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  • Sophrologie : la vivance

    Un condensé de plusieurs lectures.

    Anissa Mensous, Dr Chéné, Cindy Chapelle.

    En sophrologie, le corps et l'esprit constituent les deux dimensions d'une même réalité existentielle. Notre histoire collective les a souvent séparés, privilégiant l'esprit au détriment du corps. Pour un sophrologue, la conscience est la force génératrice permettant de les unir.
    Personnellement, je ne pense pas que l'esprit ait pu être exclu...Il a été submergé par le mental, un mental au service de l'ego. Le mental raisonne, planifie, cartographie, il est extrêmement performant pour user de l'intellect mais il a un défaut majeur. Il nie l'esprit. L'esprit représente l'énergie vitale, le flux créateur. Il existe toujours mais il n'a pas de volonté, il ne sait pas s'imposer. Il est dans une acceptation totale. Les choses sont ce qu'elles sont...

    La sophrologie devient donc, pour moi, le travail permettant d'user des performances du mental, la pensée, le contrôle corporel, l'observation intérieure, pour réunifier le corps et l'esprit. Le mental redeviendra l'ouvrier qualifié chargé de l'entretien de la maison. Il n'en sera pas le Maître mais il sera infiniment respecté de tout ce qu'il permet. 

    La sophrologie favorise la perception de la vie qui circule dans un corps vivant, la vie qui s'éprouve en tant que phénomène apparaissant à la conscience. Cette perception s'appelle la "vivance". 

    La vivance, c'est la rencontre du corps et de l'esprit dans les profondeurs de la conscience. Cette rencontre produit une transformation des structures de l'être.

    Elle représente quelque chose de plus que le vécu : elle est l'engagement de tout ce vécu autour de la conscience dans une situation concrète. 

    En cela, d'ailleurs, je trouve que l'ont rejoint la pratique de la Pleine Conscience...

    La sophrologie a une origine européenne mais ses influences sont clairement orientales. 

    la vivance s'effectue par un acte de conscience profond et volontaire qui consiste à vivre son corps dans toute sa réalité présente. Elle s'intéresse à ce qui se passe en nous en tant que phénomène (phénoménologie), libre de toute pensée associée inhérente à notre mental. En suspendant les jugements, les interprétations, les dispersions mentales, le pratiquant s'installe peu à peu dans un état de conscience beaucoup plus profond que ce qui est vécu dans la vie quotidienne. 

    Les sensations seront donc une porte d'entrée, comme un balisage à emprunter pour amener l'esprit à une voie apaisée. 

    La fréquence, la profondeur, la perception affinées de ces sensations éveilleront des émotions.

    La répétition régulière de ces émotions conduira à un sentiment de plénitude, une bienveillance envers soi et une connaissance réelle des phénomènes intérieurs. 

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  • Les lieux communs et la réalité.

    Accueil du site > ACTUALITE > Débats > Les rythmes scolaires, peut-on dépasser les lieux communs ?
    pargiordan(son site)lundi 10 septembre 2012 - 5 réactions |

    Les rythmes scolaires, peut-on dépasser les lieux communs ?


     
     
    Dans le cadre de la refondation de l’école, la question des rythmes scolaires est mise en avant. Le nouveau ministre Vincent Peillon en a même fait un de ses chantiers prioritaires. « Je ne crois pas qu’il soit bon pour nos élèves d’avoir beaucoup moins de jours de classe que les autres, et (...) des journées très chargées. (...) Je veux qu’il y ait une réforme profonde du temps scolaire.[1] » Le retour à la semaine de 4 jours et demi devrait être effectif à la rentrée 2013. Le ministre ne se dit pas non plus "hostile" à l’allongement de l’année scolaire sur les vacances d’été.
     
     
    De fait, les « chiffres » sont imparables : 144, c’est le nombre de jours de classe par an d’un écolier français. Elle représente l’année la plus courte en Europe ! Par comparaison, les élèves ont 186 jours en moyenne dans les pays de l’OCDE, 190 jours au Royaume-Uni, 193 jours en Allemagne.
     
    6h… c’est le nombre d’heures de classe par jour à l’école primaire. Ainsi, un élève français suit entre l’âge de 7 et 14 ans, 12 % d’heures de cours en plus par rapport à la moyenne des élèves européens, soit le nombre d’heures le plus élevé des pays de l’Union Européenne !.. De là, il est déduit que « l’organisation du temps scolaire en France lors de la scolarité obligatoire, et particulièrement au premier degré, « impose aux élèves une charge de travail quotidienne parmi les plus élevées sur une des années scolaires les plus courtes[2]. » D’où l’idée d’ajouter une demi-journée de classe supplémentaire. CQFD…
     
     
    De multiples commissions nationales se sont penchées sur cette question. Avant la commission en cours dans le cadre « Refondons l’école », la « Conférence nationale sur les rythmes scolaires » présidé par Christian Forestier, administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers et Odile Quintin, ancien directeur général de l’éducation et de la culture à la Commission européenne a proposé un Rapport d’orientation, publié en juillet 2011. Une multitude d’études scientifiques les plus diverses ont été réalisées. Déjà en 1880, l’Académie de Médecine s’intéressait au rythme de l’enfant et de l’adolescent à l’école ! Vieille histoire donc… Au cours du siècle précédent, de nouveaux champs d’investigation sont même nés, comme la chronobiologie, la psycho-physiologie, l’éthologie de l’enfant ou la chrono-psychologie.
     
     
    Une méta-analyse des rapports des Commissions et de ces travaux dits « scientifiques » met en avant plusieurs considérations. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’organisation de l’année, de la semaine ou de la journée scolaire n’ont jamais été pensées en termes de besoins de l’enfant ou de l’adolescent. Elle est plutôt le reflet de l’Histoire de la France, de ses pratiques et de ses mœurs. A la fin du XIXème siècle, c’étaient les travaux agricoles d’une société encore très rurale qui a défini en creux le temps scolaire. On ne recommençait l’école qu’en octobre, après les vendanges ou la cueillette des pommes. La fin des cours, généralement à 16h30, était la conséquence des longues marches pour rentrer à la maison avant la tombée de la nuit… L’année, le trimestre, la semaine étaient calquées sur le calendrier religieux. Et la coupure du jeudi, puis du mercredi, était demandée pour laisser place au catéchisme.
     
     
    Avec le développement des loisirs, le calendrier des vacances est devenu progressivement un enjeu social et économique. Pourquoi décale-t-on les vacances en février et à Pâques, sinon pour répondre aux demandes des professionnels des sports d’hiver ? En permanence, de multiples intérêts constitués en lobbies, ont interféré pour organiser le temps scolaire. On pourrait maintenant citer les familles divorcées ou recomposées, les transporteurs scolaires, les communes ou… les concierges des établissements.. qui chacun avec des demandes propres exercent leurs propres pressions. On est bien loin des préoccupations de santé du jeune ou de la réussite scolaire…
     
     
    Par ailleurs, le temps de l’école n’est pas un temps isolé, il n’est pas non plus l’unique épisode de la vie du jeune. Réfléchir l’aménagement du temps scolaire, c’est prendre en compte tous les temps -temps scolaire, temps périscolaire (devoirs, soutien,..), temps de loisir, y compris les temps de sommeil. Il ne faut pas oublier la place croissante qu’ont pris la télévision et les nouveaux médias dans la vie de l’enfant, même très jeune et de l’adolescent. Tous passent bientôt plus de temps sur ces nouveaux écrans qu’à l’école !
     
     
    Les études sur le rythme de l’enfant, et notamment celles sur la vigilance, ont toutes été effectuées dans un cadre de cours contraints. L’expérience montre qu’il en est tout autrement si l’enseignant sait interpeller, motiver ses élèves avant de faire son cours. Et ne parlons pas des moments où il y a projet, intrigue, travail de groupe ou sur le terrain. Quand l’enseignant sait mettre du sens, l’attention des élèves et leurs apprentissages sont tout autre.
     
     
    De plus, s’interroge-t-on vraiment sur ce qu’on met toujours en avant : « l’heure de cours ». Que veut-elle dire vraiment ?
    Le travail des élèves, son attention, sa motivation varie de 55 minutes à seulement… 5 minutes, suivant l’intérêt du cours pour l’enfant, suivant que la classe est calme ou dissipée, suivant l’aura de l’enseignant, etc... Et qu’en est-il de l’apprendre ? Les études de didactique montrent qu’apprendre n’est jamais corrélé automatiquement à une quantité d’heures de cours… Enseigner n’est pas automatiquement faire apprendre 
     
     
    Le rythme scolaire ne peut s’envisager de façon cloisonnée, en se limitant à compter heures de cours et jours de classe. Les apparences sont toujours trompeuses et des mesures de surface ne pourront faire évoluer l’institution scolaire. (Re)penser l’école demande d’être un peu iconoclaste. On ne peut pas prendre de décisions sans s’interroger sur les divers paramètres en jeu. Notamment, on ne peut plus éluder la question des programmes ou celles des pédagogies dominantes.
     
     
    La fatigue du jeune n’est-elle pas liée à l’ennui, à la démotivation plutôt qu’à la durée ? La perte du désir d’apprendre que l’on constate au cours de la scolarité, n’en est-elle pas un bel indicateur ? Le déficit d’apprentissage constaté n’est-il pas plutôt lié à des programmes soporifiques, sans lien avec le monde dans lequel vit l’enfant ? Cela est encore plus « vrai » s’il s’agit d’adolescents… Quand on interroge les élèves, c’est l’inintérêt des points abordés, c’est l’incompréhension du sens des exercices et du travail demandés qui donnent le sentiment d’une semaine pesante.
     
     
    De même, peut-on continuer à faire abstraction des contraintes du fonctionnement de l’école ? Le temps scolaire s’inscrit dans un territoire sur lequel interviennent d’autres acteurs : collectivités territoriales, familles, clubs et associations. N’oublions pas par exemple les contraintes liées au ramassage scolaire. L’organisation du temps de l’école renvoie inévitablement à l’aménagement de l’espace, des locaux et de la gouvernance, à tous niveaux. A quoi bon mettre en place une « pause méridienne », si l’enfant en difficulté est soumis à du soutien qu’il vit souvent comme une punition, si la cantine ou le restaurant scolaire est bruyant ou la cours de récréation mal abritée.
     
     
    Pourquoi n’introduit-on pas plus souvent des projets, des défis, des jeux de rôles, des échanges de savoirs, à commencer pour apprendre des savoirs indigestes comme l’orthographe ou les tables de multiplication ? Pourquoi n’introduit-on pas des moments de respiration ou de relaxation ou même des siestes obligatoires, comme cela le devient dans certaines entreprises, pour relancer l’attention, y compris en fin de journée. Etc.. Tout ne dépend pas d’une quantité de temps ou d’une quantité de jours. Il est possible d’apprendre plus et mieux, en moins de temps, quand on apprend autrement.
     
     
    La formation des enseignants est une question beaucoup plus prioritaire. Notamment il leur faut apprendre à l’élève à apprendre par lui-même, et d’abord lui en donner le désir, plutôt que de lui insuffler par des méthodes d’un autre temps qu’on apprend seulement quand le professeur enseigne ! Que de temps perdu…
     
    André Giordan et Jérôme Saltet[1]

     


    [1]André Giordan est le fondateur et directeur du Laboratoire de Didactique et Épistémologie des Sciences de Genève. Il est l’auteur de nombreuses recherches sur l’école et sur l’apprendre. Jérôme Saltet est co-fondateur et directeur associé du groupe Play Bac (Les Incollables, Mon Quotidien). Tous deux travaillent ensemble depuis sept ans sur un projet de collège optimal et ont déjà publié ensemble quatre ouvrages sur « apprendre à apprendre ».


     


    [1]Vincent Peillon, Conférence de rentrée du Ministre, 29/08/2012
    [2]Ministère de l’Education Nationale, site Refondons l’école de la République.

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  • Ecoles alternatives

    L'appel


    Appel à Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale  

    Rendez possible le choix d'une autre approche éducative à l’école pour tous et sur tout le territoire !


    Nous, professeurs de l’Éducation nationale, professeurs d'écoles expérimentales ou associatives, parents d'élèves, anciens élèves, éducateurs, citoyens intéressés par les questions d'éducation, constatons qu’une part croissante de la population aspire à un autre modèle pour l’éducation de ses enfants, alors qu'une autre part préfère conserver un modèle plus classique.
    Nous demandons donc à l’Éducation nationale :
    de prendre les dispositions nécessaires pour que chaque famille et chaque enseignant puissent, dans l'école publique et dans celles en partenariat avec l’Éducation nationale, enfin faire le choix entre un enseignement classique et un enseignement inspiré des réflexions des grands pédagogues tels que C.Freinet, M.Montessori, O.Decroly, R.Steiner-Waldorf, J.Dewey, J.Holt, P.Kergomard, J.Korczak ...
    En effet,
    • de nombreuses expériences ont depuis longtemps validé ces « nouvelles » approches qui ne sont donc plus expérimentales etqui doivent aujourd'hui être officiellement intégrées dans notre système éducatif,
    • de nombreux parents sont demandeurs et de nombreux enfants - dont les difficultés ne relèvent que du système classique auquel ils doivent à tout prix s’adapter - ont besoin de ces approches plus souples et plus respectueuses de leur curiosité, de leurs rythmes et de leurs personnalités,
    • de nombreux professionnels ont les compétences, l’expérience etl'envie d'offrir des pratiques différentes aux enfants, aux adolescents et aux familles.
    Or,
    • actuellement, seuls des parents socio-culturellement privilégiés peuvent faire ce choix dans des écoles alternatives privées quand elles existent,
    • et des enseignants s’engagent dans ces pratiques non classiquessans être reconnus ni soutenus par l’administration.
    Nous demandons donc que :
    • ce choix soit rendu possible et gratuit pour toutes les familles et sur tout le territoire,
    • des établissements (ou des parties d’établissements) soient officiellement dédiés à cette approche différente et que leurs enseignants puissent y mettre en œuvre ces pratiques sereinement et dans un ensemble cohérent,
    • ces approches différentes - légitimées par les travaux et les expériences passées et actuelles des praticiens, par les chercheurs et les neurosciences - fassent effectivement partie de la formation des enseignants,
    • tous les parents soient informés de l’existence des deux grandes approches possibles de l’éducation et des apprentissages.
    Ainsi, la relation et le partenariat école/famille, alors fondés sur le choix clair de chacun, en seront forcément améliorés et pacifiés, et les enfants en seront les premiers bénéficiaires.
    Dans notre système éducatif français qui tergiverse aujourd'hui entre ces deux conceptions de l'éducation, notre appel à la diversité assumée de l'offre éducative n’est donc que la voix de la raison.

    Pour signer, cliquez ici.

    Au 10 avril 2014, déjà plus de 5 milliers de personnes nous ont rejointes !"



    Ci-dessous quelques extraits de commentaires de signataires :



    André Giordan

    L'école doit bouger... voir mes textes...
    Sylvain Connac
    En tant qu'enseignant et chercheur associé en sciences de l'éducation, je vais dans le sens des arguments avancés, principalement ceux relatifs à l'intérêt majeur pour le système éducatif français. Je me permets d'ajouter que ces écoles auront besoin d'un accompagnement par de la recherche pour situer la nature des effets induits et fournir des informations permettant d'éviter d'éventuelles dérives inhérentes aux apprentissages des élèves.
    Clairanne Leroudier
    Pour permettre que ces idées soient entendues par les plus hautes sphères de l'Etat Français.
    Pierre Ch.
    Complètement en accord avec le contenu et j'ai un enfant qui aurait besoin de ces alternatives.
    Kevin Martin
    Pour que les pédagogies alternatives soient officiellement reconnues et encouragées.
    Laurence Holvoet
    Mère de famille, j'ai désespéré de ne pas avoir le choix !
    Marion Mercier
    Bibliothécaire et engagée dans l'éducation populaire, je signe pour que TOUTES les pédagogies alternatives soient reconnus et encouragées afin de trouver un système éducatif pour TOUS plus approprié !
    Pédopsychiatre. Ex directeur de CMPP.
    Très proche de Freinet pour les plus de 10 ans, j'ai impulsé pour les 3-10 ans une école Montessori (St pierre d'Irube et Hossegor) : les Jardins Montessori. Et bientôt une crèche Montessori à Biarritz. J'insiste pour que ce soit l'Education nationale qui "ouvre ses portes" et non les parents les plus riches qui s'offrent une éducation alternative de luxe.
    Sophie P.
    Parce que je suis enseignante, et que j'ai bien du mal à pratiquer autrement en toute quiétude !
    Eliane Flament
    Je suis psychologue clinicienne et je rencontre dans le cadre de ma consultation en C.M.P.I de nombreux enfants en "échec scolaire" et pour lesquels il me paraît évident au vu de leur souffrance et de ce que je perçois de leur intelligence que d'autres approches pédagogiques les sortiraient du marasme dans lequel ils sont.
    Violaine F.
    J'ai un enfant dans une école alternative alors que j'estime n'en avoir pas les moyens financiers, je souhaiterais que cela soit accessible à toutes les familles.
    Bernard Collot
    Une telle option ne mettrait même pas les écoles en concurrence. Parce que le choix d'une approche différente correspond alors à des attentes éducatives, pas à des performances de résultat. Si une comparaison peut avoir lieu, ce ne peut être qu'au bout de quelques années et c'est alors qu'on pourra en tirer des conséquences.
    Mais parents et enseignants auront pu assumer une responsabilité partagée.
    L'Education nationale s'embourbe depuis longtemps dans des polémiques sans fin et stériles,
    et le système éducatif n'arrive pas à prendre et à s'engager dans une direction... et ne satisfait personne. Même dans les compromis comme la réforme des rythmes. L'appel me semble simplement RAISONNABLE et pacificateur en même temps que démocratique... en attendant mieux. C'est donner du temps pour que le temps et l'expérience mettent tout le monde d'accord et qu'une refondation puisse s'enclencher avec une direction à suivre.
    Maud G.
    Mère d'une enfant précoce et dyspraxique, je me vois contrainte d'inscrire ma fille dans une école privée ou "j'espère" que ma fille sera mieux suivie et considérée. Ceci va à l'inverse de mes convictions - je suis très attachée à l'école publique, et je suis très déçue qu'elle ne soit pas en mesure de prodiguer un enseignement adapté aux enfants précoces qui représentent tout de même 2% de la population ! Par ailleurs, l'enseignement privé à un coût qui va être difficile à assumer. Que dire de ceux qui sont dans l'impossibilité d'y pourvoir ? Et que penser du coût prohibitif des écoles Montessori ? Doit-on comprendre que seuls les enfants des familles aisées ont le droit à la différence. Au vu du taux d'échec scolaire pour les enfants précoces (70%), c'est une véritable condamnation.
    Catherine B.
    Parce que ce choix n'existe quasiment pas , ni pour les parents, ni pour les enseignants, alors même qu'il serait une porte ouverte aux échanges, réflexions et évolutions bénéfiques pour tous et avant tout pour nos enfants et le futur de tous.
    Joël G.
    Pour une ouverture de l'école publique vers de nouvelles pratiques pédagogiques.
    Nathalie P.
    Pour être libre de choisir ce que chacun estime être le mieux pour son enfant dans le pays des droits de l'Homme.
    Nathalie M.
    Parce que j'ai vu mes enfants vivre et souffrir à l'école alors que j'aurais voulu qu'ils suivent un autre enseignement.
    Mélanie H.
    Enseignante retraitée très attachée à ce que vous revendiquez
    Oscar B.
    Parce que je suis lycéen.
    Gaele LC
    Parce que je crois en une éducation alternative plus respectueuse des personnes dans leur singularité et parce que je souhaite préserver l'école publique. Gaèle mère de deux enfants en école Freinet/Montessori
    Hasita M.
    Parce que comme pour tous les secteurs de notre société démocratie, économie , énergie nous sommes appelés à muter pour une humanité nouvelle!!!!
    Zohra F.
    J'aurais aimé donner à mes enfants qui ont été scolarisés, une pédagogie plus adaptée à leur être, plutôt que de passer un système qui n'en tient pas compte. J'ai actuellement un enfant de 14ans 1/2 en souffrance dans le système scolaire traditionnel. Et surtout il s'agit de l'avenir de nos enfants donc de l'humanité de demain...
    Nicolas B.
    Je n'ai pas d'enfants mais l'idée me séduit...
    Jordan G.
    Etudiant souhaitant devenir professeur des écoles, j'ai un très grand intérêt pour ces pédagogies différentes qui m'ont l'air porteuses d'espoir, d'intelligence, de plaisir, de réconciliation aussi.
    Yves R.
    Pour qu'un souffle d'air irrigue l'école publique et donner à chaque enfant le maximum de chances de se construire et devenir des citoyens à part entière !
    Stéphanie T.
    Mes enfants ont ce privilège et je pense que tous les enfants en ont le droit.
    Christelle B.
    Pour que notre pays montre qu'une vraie démocratie offre le choix
    Corinne B.
    Enseignante qui voudrait bien être formée à ces pratiques...
    Pascale G.
    Je signe car je pense qu'il n'y a pas d'enfant incapable, et que l'échec scolaire vient simplement de la mauvaise adaptation de l'éducation à l'enfant. Tous les enfants sont différents, c'est l'éducation qui dois s'adapter à eux.
    Akos B.
    Je suis convaincu que la société française toute entière sortirait gagnant d'un tel choix.
    Marie B.
    J'ai ma fille dans une école qui pratique la pédagogie institutionnelle.
    Anne L.
    Je suis enseignante freinet et mon statut d'enseignante "Freinet" n'est pas reconnu par l'administration qui cherche à me déstabiliser, notamment lors de ma dernière inspection.
    Lucie R.
    Pour que les écoles alternatives se multiplient, deviennent moins chères et accessibles à tous, ou pour que les pédagogies nouvelles soient en usage dans les écoles publiques.
    Marie-Blandine P.
    à 200% pour une véritable avancée pédagogique au lieu des replâtrages absurdes et coûteux qu'on inflige à nos enfants tous les ans!!!
    Anne-marie C.
    Pour que mon petit fils soit heureux d'aller à l'ecole
    Nicole Boutiere FRANCE il y a 26 minutes    Aimé 0
    Ca me parait une atteinte grave à la liberté que de ne pas l'accepter!
    Mathieu Naud
    Tous capables, tous différents. Créer tous les possibles, est-ce impossible ?
    Marc H
    Par ce que j'ai été confronté au système actuel qui déniait à mon fils le droit d'être différent , atypique par rapport au moule de l'Education Nationale.
    Sophie P.
    Parce que je suis enseignante, et que j'ai bien du mal à pratiquer autrement en toute quiétude !
    Magali R.
    Le système scolaire que nous avons est trop vieux. Il nous a déjà montré ses limites par le passé et il serait temps d'avoir une approche scolaire plus actuelle et plus adaptée aux profils qui ont besoin d'une manière de penser et d'apprendre différente.
    Césaire M.
    Pour développer la créativité des générations futures afin de faire face au nouveau monde qui se dessine, et que chacun y trouve enfin sa place !
    Gwénaël P.
    Pour que puissent exister des propositions éducatives et pédagogiques plurielles et inventives, comme le sont les élèves
    Sandrine S.
    Enseignante spécialisé j'utilise souvent des pédagogies citées et elles ont fait leur preuve, j'aimerai que tous les enfants puissent en bénéficier.
    Eliane flament
    Je suis psychologue clinicienne et je rencontre dans le cadre de ma consultation en C.M.P.I de nombreux enfants en "échec scolaire" et pour lesquels il me paraît évident au vu de leur souffrance et de ce que je perçois de leur intelligence que d'autres approches pédagogiques les sortiraient du marasme dans lequel ils sont.
    Amandine M.
    Education populaire, nationale !
    Frédérique M.
    Ras le bol d'envoyer mes filles dans une école inadaptée, qui les casse, les formate au lieu de les enrichir et les "élever" !
    Alain C.
    Je signe parce que nous avons un urgent besoin d'êtres humains et non de catégories sociales!
    Et que depuis environ un siècle des gens se battent pour faire de notre école publique autre chose qu'une vieille machine à fabriquer une (soit-disant) élite dont nous n'avons plus RIEN à faire, et que malgré toutes les preuves de cette nécessité, la dogmatique Education Nationale s'entête encore à ne rien vouloir voir ni entendre!
    Vincent F.
    Libérez nos enfants, Célestin Freinet pour tous, ici et maintenant !
    Françoise J.
    Devant le malaise des éducateurs et des enfants, il est temps d'avoir le courage d'une vraie alternative.
      
    Hélène L.
    Parce que je me trouve obligée de pratiquer l'Instruction en Famille alors que c'est simplement une école différente et publique qui aurait tout réglé. 
     

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  • "Équilibre des hémisphères"

    Équilibre des hémisphères : Développer et exercer ses sens avec le dessin de formes

    L’auteur, Claire Melchiori662269004

    Consultante en management et stratégie d’entreprise, formatrice à la créativité et à l’intelligence collective, « coach » de l’entreprise de soi et thérapeute du lien sensible, Claire Melchiori est une actrice engagée du changement sociétal. Agir ensemble concrètement dans la reliance du cœur, de la tête et de l’âme pour un mieux-Vivre ensemble est sa philosophie de vie et d’action. Elle participe activement à faire émerger les outils créatifs et collaboratifs qui permettront à l’humanité une transition plus harmonieuse, généreuse et respectueuse du vivant, et la mèneront vers d’autres possibles.

    Contact : contact@vitalitart.com
    www.vitalitart.com

    « Équilibre des hémisphères » 

    Développer et exercer ses sens avec le dessin de formes

    Texte du voletIMG_1993

    Équilibre des Hémisphères

    « Il ne s’agit pas de copier des formes mais de faire naître ces formes dans un acte de créativité permanente. » Miriam Yolanda Ramirez

    Cet ouvrage propose une réflexion sur l’apprentissage en général, et l’éducation des sens en particulier. Il agit comme un catalyseur du désir d’apprendre, de créer et de relier. Il propose une libération des forces créatrices et un accompagnement original du développement et de l’épanouissement individuel, dans le respect de l’être et la reliance à l’Univers.

    Mobiliser son énergie créatrice est un soutien à sa propre évolution, c’est aussi la naissance d’un art de vivre, en paix et santé du corps, du cœur et de l’esprit.
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    Fondé à la fois sur des études théoriques, comme celles de Rudolf Steiner, et sur une pratique assidue, Équilibre des Hémisphères ouvre un champ passionnant où se trouvent associés connaissance de soi et de l’autre, découverte du monde et développement personnel. Il s’adresse aussi bien aux éducateurs, aux coachs, aux thérapeutes qu’à toute personne curieuse d’apprendre ou désireuse d’un changement de perception

     

    Par Clotilde Rudent


    IMPATIENT DE LE LIRE !!! 

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  • Avec des enfants de CP (école)

    Ils ont six ans.

    Une séance par semaine. Méditation, respiration, discussion, écoute musicale...

    Je m'approche d'une petite fille, je lui demande de fermer les yeux et je touche très, très doucement le lobe de son oreille.

    Je lui demande si elle a senti quelque chose.

    "Oui, sur mon oreille.

    -Est-ce que j'ai appuyé fort ?

    -Oh, non, tout doucement, mais j'ai senti quand même."

    Elle est contente comme si elle avait réussi un contrôle...

    Je recommence l'expérience avec plusieurs enfants puis ensuite, je recommence mais en touchant les cheveux, le plus loin possible du cuir chevelu.

    "Est-ce que tu as senti quelque chose?

    -Non.

    -Et toi?

    Non, rien du tout..."

     

    Je les amène lentement à identifier ce qui leur permet de ressentir. 

    "Comment vous savez ce que je vous demande ?

    -On a entendu.

    -Avec quoi?

    -Avec les oreilles.

    -Et quand je vous ai touché l'oreille ou votre mollet ou votre main?

    -C'est avec la peau.

    -Et comment vous savez que je vais vous demander de fermer les yeux?

    -Parce qu'on voit que tu t'approches et que tu nous regardes.

    -Il y a donc des éléments en nous qui nous permettent de recevoir ces contacts.

    -Oui, c'est les cinq sens !

    -Ah, ah, voilà quelque chose de très intéressant. Mais quand notre corps reçoit, qui en nous comprend de quoi il s'agit ?

    -C'est le cerveau !

    -Ah, ah, on avance, on avance. mais alors pourquoi, vous ne sentez rien quand je touche vos cheveux ?

    -Parce qu'il n'y a pas de sang !

    -Et non, le sang ne s'occupe pas de ça, il travaille pour autre chose, on en reparlera. Alors qui est-ce qui envoie les informations au cerveau ?"

    Personne ne sait.

    "Avec qui allez-vous passer toute votre vie ? Vous vous souvenez de cette question ?

    -Oui, c'est avec nous !

    -Mais alors, c'est tout de même très important de savoir ce qui se passe en nous. Souvent, on sait bien mieux ce qui se passe au dehors mais on ne regarde pas assez ce qui se passe dedans."

     

    Je leur explique le rôle des nerfs et nous parlons de toutes les sensations dont ils se souviennent. Le froid, le chaud, la douceur d'un habit ou des draps de son lit. Et puis, on élargit sur les sensations que nous envoient les autres...Leur voix, leur apparence, leur parfum, leur corps quand on joue à s'attraper...

    Les sensations...On discute, on discute et puis sans prévenir, je pousse un grand cri. 

    Ils ont peur et sursautent.

    "Qu'est-ce qui s'est passé ?

    -On a peu peur.

    -Pourquoi ?

    -Parce que tu as crié.

    -Comment vous le savez ?

    -Ben, on a entendu. 

    -Donc, vous avez eu une senation et cette sensation très forte a déclenché autre chose. Qu'est-ce que c'était ? 

    -La peur !

    -Oui, d'accord mais est-ce que c'était une sensation?

    -Non, c'était après. (Jade est très pertinente et vive...)

    -Et bien, il s'agit d'une émotion. Et vous en avez déjà éprouvé des milliers et des milliers. Hugo, tu as un bon copain dans cette classe?

    -Oui, c'est Gabin.

    -Et qu'est-ce que ça te fait quand tu le retrouves à l'école ?

    -Je suis content de le voir et de jouer avec lui.

    -Donc, tu as eu des sensations, tu l'as vu, tu lui as parlé, tu l'as touché, vous avez couru, vous vous êtes attrapés, vous avez ri. Et vous êtes heureux ensemble.  Ce bonheur ne vient pas des cinq sens, il est plus profond, il n'a peut-être pas d'endroit bien précis en nous. Ce bonheur nous envahit, il peut même nous faire frissonner ou nous faire rire...Les sensations déclenchent parfois des émotions très, très fortes. C'est bien de regarder tout ça en soi, de s'observer. Parce que c'est la même chose quand on est triste, quand on est en colère, quand on a peur...Il y a eu des sensations et les émotions se sont réveillées. Ce qui est bien quand on observe tout ça, c'est qu'on apprend à vivre mieux les émotions, à ne pas se laisser emporter. Bien sûr que c'est chouette quand c'est du bonheur et on aimerait bien que ça dure toujours. Mais, justement, c'est impossible. De la même façon, la tristesse ne dure pas toujours. Il suffit d'ailleurs de comprendre que nous sommes responsables de ces émotions pour les vivre mieux. Comment vous appelleriez des émotions qui se répètent jusqu'à faire partie de nous ? Je vous donne un exemple. Hugo et Gabin sont toujours heureux de se retrouver à l'école. Ils savent qu'ils ont un ami, un ami sûr. Est-ce que c'est encore juste une émotion ou est-ce que c'est devenu plus fort encore parce que ça se répète très souvent? Quand ils sont chez eux, dans leur chambre et qu'ils pensent l'un à l'autre, ils sont heureux et pourtant il n'y a aucune sensation puisqu'ils ne sont pas ensemble. Mais s'il n'y a pas de sensation, il n'y a pas d'émotion...Alors qu'est-ce que c'est maintenant? Qu'est-ce qui déclenche en nous cette chaleur, ce bonheur, ce sourire qui vient à notre visage alors que nous sommes tout seul?

    -C'est parce qu'on se souvient.

    -Oui, c'est cela, c'est la mémoire. Mais la mémoire, c'est comme un ordinateur qui enregistre tout ce qu'on lui donne. Elle est nourrie par les sensations et les émotions et elle est capable de retrouver tout ça quand c'est devenu tellement puissant que ça ne peut plus disparaître. Même si Hugo et Gabin ne se voyaient plus pendant plusieurs semaines, ce bonheur en eux serait toujours là. Il y a donc autre chose que les sensations et les émotions. Ce qui arrive parfois, c'est que les sensations et les émotions, quand elles se répètent souvent deviennent des sentiments.

    -C'est ça quand on aime bien quelqu'un ?

    -Oui, c'est exactement ça. Vous éprouvez de l'amitié ou de l'amour. Ce sont des sentiments. Comme si toutes les émotions avaient fini par construire un temple magnifique, un endroit où on se sent bien, en paix, protégé, accepté, sans danger. C'est l'amitié et l'amour. Les sensations, les émotions, les sentiments. Tout ça est en vous. Il faut apprendre à se connaître.

    Il faut connaître celui avec qui vous allez vivre toute votre vie. C'est vous. 

     

     

     

  • Opinion publique

    Je viens de passer une heure à lire des articles sur la réforme des rythmes scolaires MAIS surtout les commentaires qui les suivent et je suis effaré de l'image désastreuse des enseignants dans la population...

    Mon Maître de CM2 était vénéré.

    Mes professeurs étaient respectés.

    Aujourd'hui, nous sommes tous jetés à la fosse septique.

    "Des fainéants trop payés, toujours en grève, impossible de les faire bouger ceux-là, tellement de vacances que ça les épuise...etc etc..."

    Mais comment pourrait-il en être autrement d'ailleurs quand on voit la façon dont l'Etat nous considère ?...

    Quel désastre tout ça...

    Ecole primaire, j'avais dix ans. J'aimais ce lieu, j'aimais apprendre. J'aimais mon Maître.

    Quarante ans ont passé.

    Que reste-t-il de cette école ?

    Un épouvantable gâchis...

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  • Sophrologie

    Etymologie

    Sos : sérénité, équilibre, harmonie

    Phren : esprit, conscience

    Logos : science, étude, discours

    "Selon sa définition, étymologique, la sophrologie est donc l'étude de l'harmonie de la conscience, autrement dit une science de la conscience harmonieuse. "

    Cindy Chapelle


    C'est tellement évident maintenant que c'est là que je dois aller...

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  • "Desmotscratie"

    Il n'y a pas de morale, il n'y a pas de respect, les lois sont faites par ceux qui pourront les contourner.

    Démocratie ?

    Non, juste des mots, des discours, des paravents, des fumerolles pour cacher la réalité.

    Une preuve ?

    Juste un petit rappel:

    En 2005, les français avaient dit non au projet de constitution européenne et refusé le transfert de souveraineté imposé par le traité de Lisbonne. Les parlementaires avaient alors décidé d’ignorer le verdict des urnes et avaient ratifié le traité en 2008.

    Ceux qui pilotent ne sont là que par prétention carriériste et intérêts personnels.

    C'est sans espoir.


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