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  • Si, si, tout ça est vrai.

    http://vigilance-rs.clicforum.fr/index.php

    Paris, deuxième jour de classe dans l'école de la refondation, j'ai l'impression d'être passé dans une autre dimension.
    Je ne reconnais plus mon école, pourtant j'y travaille depuis onze ans et les collègues n'ont pratiquement pas changé cette année.

    Il y a des gens partout, toute la journée, des animateurs à l'entrée qui accueillent les parents, des animateurs dans la cour, dans le préau, dans les couloirs. Comme moi, certains collègues ont vraiment l'impression de déranger, de ne plus avoir leur place dans l'école. L'accès à la salle informatique devient très compliqué, pareil pour la salle de sport, et la photocopieuse leur appartient désormais. D'ailleurs la salle des maîtres a été rebaptisée "salle des adultes", c'est tout dire.
    On s'excuserait presque de venir faire cours.
    On croise des inconnus à tous les étages, ils sont là , ils attendent on ne sait quoi. certains discutent dans une langue étrangère. La gardienne de l'école est totalement perdue, elle ne sait plus qui elle doit laisser entrer.
    De temps en temps je suis interrompu dans la classe par des personnes qui entrent sans frapper, et sans s'inquiéter de savoir si cela me dérange ils s'adressent aux élèves pour leur demander quelles activités ils veulent faire à 15 heures , foot, jeux de société, bibliothèque ou débat sur je ne sais quel sujet.
    Mardi après-midi, les élèves sont finalement restés dans la cour jusqu'à quatre heures et demi, à s'occuper tout seuls entre eux, une grande récréation quoi.
    Les élèves sont vraiment perturbés pour un début d'année. Je retrouve chez eux des comportements qu'ils ont plutôt en fin de trimestre habituellement. L'irrégularité des horaires de fin des cours n'arrange certainement pas les choses : deux jours à 16h30, deux jours à 15 heures et le mercredi à 11h30.
    Ce midi j'ai croisé un ancien collègue qui travaille maintenant dans un autre arrondissement. Il m'a dit que dans son école, il y avait deux animateurs non-voyants qui prenaient en charge des groupes d'enfants. J'ai pensé qu'il plaisantait. Il ne plaisantait pas.
    Après 21 ans de bons et loyaux services dans l'école publique, je pense pour la première fois à partir enseigner dans le privé. Ici ce n'est plus possible.

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  • Et encore un autre...

    #89

    2014-04-01 16:56


    http://rue89.nouvelobs.com/2013/10/09/rythmes-scolaires-lecole-grand-e-cest-fini-246448

    A Paris, une directrice d’école a affiché une lettre dénonçant les conséquences de la réforme des rythmes scolaires. Elle parle de « violence inouïe ». Reportage.

    Au 16 de la rue Riblette, dans le XXe arrondissement de Paris, une directrice d’école élémentaire a placardé des mots très durs sur les murs de son établissement.

    La lettre (voir document) est intitulée « Les enseignants souffrent, nous souffrons tous » et raconte une école apocalyptique depuis la réforme des rythmes scolaires (la classe finit à 15 heures les mardis et vendredis pour laisser place à des activités de groupe jusqu’à 16h30. Les heures d’enseignements perdues sont rattrapées les mercredis matins) :

    « Violence inouïe dans le sens où les élèves (et nous-mêmes !) vivent
    (vivons) dans les cris, le brouhaha, les hurlements et les insultes à
    partir de 15 heures.

    Les aînés en “profitent”, se battent, courent lors de cette passation entre école et périscolaire lorsqu’ils se rassemblent dans la cour et le préau avant d’aller dans leurs ateliers respectifs.

    Les règles ne sont pas les mêmes. Ils s’y perdent. Et nous sommes désavoués. Atelier slam (avec droit “de dire des insultes !”) et hip-hop dans les salles de classe, alors que l’on demande d’être calme dans ces mêmes locaux, est incompatible.

    La vie est devenue beaucoup plus difficile pour nous enseignants, avec ces changements perpétuels de règles et d’autorité. »

    14h45, heure studieuse

    Dans le silence du hall d’entrée, des chuchotements résonnent. « Je suis punie parce que j’ai volé des billes », raconte une petite tête blonde assise sagement sur une chaise en bois. « Moi aussi je suis puni, mais c’est pas moi ». Qui alors ? « T’as pas compris, c’est moi mais je dis toujours que c’est pas moi », raconte le deuxième larron du trio mis au coin. La dernière non plus n’a pas la langue dans sa poche. « J’ai étranglé quelqu’un », confie-t-elle avec un sourire d’ange. L’écolière n’a pas l’air de bien peser ses mots.

    Par la porte ouverte de son bureau, la directrice rappelle les garnements à l’ordre, mais pas de quoi décourager leur curiosité. « T’es une nouvelle animatrice madame ? Moi, je fais du foot et Aminata, du slam. » « C’est pourri », renchérit l’intéressée. A l’étage, le parquet commence à grincer.
    15 heures, heure fatidique

    La sonnerie retentit, bien plus douce qu’à mon époque. Mais au son de la musique, l’école s’agite. On descend en rang deux par deux. Enfin plus ou moins. Depuis quelques minutes les animateurs débarquent eux aussi au compte-gouttes. En jogging, en béquilles ou à côté d’un vélo, ils inscrivent leur nom sur une liste et prennent la direction du préau intérieur.

    Maîtres et maîtresses y amènent leur classe puis prennent la poudre d’escampette. Sur neuf salles de classe, huit sont désormais réquisitionnées pour le périscolaire et une seule leur est dédiée pendant les ateliers. Résultat, la plupart des instituteurs se sont résignés à ramener cahiers et stylos rouges à la maison. Fini le temps où ils étaient dans leur salle de classe comme chez eux.

    En quelques minutes, le préau intérieur se remplit de bambins. Ils gesticulent dans tous les sens, entre bousculades, chamailleries et confidences bras dessus, bras dessous.

    Au milieu d’une foule qui plafonne à 1m20, quelques animateurs tentent de rétablir le calme. Encerclé par une vingtaine de gamins, l’un d’entre eux, la voix cassée, réclame le silence.

    Les activités périscolaires n’étant pas obligatoires, certains parents viennent chercher leurs enfants à 15 heures. Mais rue Riblette, cela ne concerne qu’une minorité d’écoliers, une petite quarantaine sur 233 élèves.

    Une directrice à bout

    Les autres sont répartis entre treize activités dont plus de la moitié se déroulent au sein même de l’établissement. Si certaines écoles s’en sortent très bien, ici le manque d’espace et de personnel crée des problèmes. Directrice depuis trois ans, Agnès Thill est à bout :

    « Excusez mon langage, mais c’est le bordel. Je n’ai jamais vu une rentrée si violente. Le premier jour, j’avais cinq animateurs au lieu de dix pour 200 gosses. Ils ne sont pas formés, ils n’ont rien pu préparer et sentent qu’ils sont critiqués. En plus, les pauvres sont payés au lance-pierre. Résultat : au bout de deux semaines, ils ont failli se mettre en grève. »

    Le poste de responsable éducatif ville (REV), chargé de mettre en place le périscolaire, n’a toujours pas été pourvu. Sa mission à donc été déléguée à un animateur qui assume plusieurs casquettes. « Personne ne sait plus à qui se référer, alors c’est moi qui endosse tout », soupire la directrice.

    « Tous les matins, j’ai quinze carnets de correspondance sur mon bureau et dix coups de fil qui m’attendent. »

    Les inscriptions fluctuent d’un jour à l’autre et chaque mardi, certains petits restent sur le carreau. Cet après-midi, Sylvie, la bibliothécaire, à pris sous son aile une dizaine d’écoliers sans atelier et leur a mis quelques bouquins entre les mains.
    « On ne fera pas l’année »

    Depuis que la directrice a placardé la lettre, elle est en attente de sanctions disciplinaires de la part de son inspectrice. Agnès Thill n’en démord pas : « Voilà ce qu’on m’a dit : “Si vous souffrez, mettez-vous en arrêt maladie.” » C’est ce qu’ont fait, selon elle, deux autres directrices d’écoles du quartier. « A ce rythme-là, on ne fera pas l’année. »

    Résultat, mardi, la circonscription des affaires scolaires (CAS) a investi les lieux par surprise. Brigitte Dumont, responsable de la CAS du XXe arrondissement de Paris, est venue faire office de REV. Entre adultes, la tension est palpable. « Allez faire un tour dans le préau, vous verrez ce qu’il en est », me glisse une institutrice du bout des lèvres. Brigitte Dumont paraît tendue mais se veut rassurante :

    « Si je suis ici, c’est parce qu’on sait qu’il y a des problèmes, mais avec un peu de temps, tout ça va se mettre en place. »
    15h15, retour relatif au calme

    La plupart des groupes ont rejoint les salles de classe ou quitté l’établissement, direction la piscine ou le gymnase. Mais restent une dizaine d’écoliers bloqués dans l’entrée. « Je dois coordonner le départ avec l’école d’en face », explique une animatrice, portable en main, sa collègue de l’école voisine au bout de la ligne. Dans le préau intérieur, au milieu des cartables qui jonchent le sol, le groupe de l’atelier danse entame ses premiers pas. Ce mardi, la présence des affaires scolaires a permis une passation plutôt rapide.

    Après les ateliers, certains écoliers restent en étude. Ils quittent l’école à 18 heures, cartable sur le dos. Agnès Thill craint qu’il ne soit difficile pour les enfants de faire la part des choses :

    « C’est très déstabilisant, surtout pour les CP. L’école doit leur apprendre à se repérer dans le temps et dans l’espace, alors qu’il n’y a pas deux jours pareils. »

    Surtout, pour elle, maîtres et animateurs sont assimilés au même lieu, mais pas aux mêmes règles.
    « C’est très bien pour les vacances »

    Institutrice pendant trente ans, Agnès Thill a du mal à voir s’asseoir les écoliers sur leur pupitre. Pas très fan de l’activité slam, elle n’approuve guère qu’Abd al Malik ait remplacé La Fontaine, mais estime qu’on peut parler de dérives lorsqu’une même institution admet des comportements différents :

    « Ces choses-là, c’est très bien pour les vacances. Mais ici, certains ont besoin d’un cadre qu’ils n’ont déjà pas à la maison. Il ne faut pas qu’ils aient l’autorisation de faire n’importe quoi. C’est moi qui ai dû réunir les animateurs pour leur dire : “Pas de casque sur les oreilles ni de pantalon en bas des fesses.” »

    Agnès Thill n’était pas hostile, a priori, à cette réforme :

    « Elle devait bénéficier à des écoles comme la nôtre, permettre une véritable ouverture culturelle. Mais le périscolaire nous envahit et l’école avec un grand E n’existe plus »

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  • Un autre témoignage...

    http://rue89.nouvelobs.com/2013/10/09/rythmes-scolaires-lecole-grand-e-cest-fini-246448

    Les enseignants souffrent, nous souffrons tous.
    Violence inouïe dans le sens où les élèves (et nous-mêmes !) vivent (vivons) dans les cris, le brouhaha, les
    hurlements, et les insultes, à partir de 15h. Les aînés en « profitent », se battent, courent, lors de cette
    passation entre école et périscolaire lorsqu’ils se rassemblent dans la cour et le préau avant d’aller dans leurs
    ateliers respectifs. Tous n’en ont toujours pas à ce jour d’ailleurs.
    Les élèves sont heureux de se déplacer à la piscine. « C’est bien avec les animateurs, on peut crier dans la rue
    ! » Les règles ne sont pas les mêmes. Ils s’y perdent. Et nous sommes désavoués.
    Atelier slam
    (avec droit « de dire des insultes ! ») et hip-hop dans les salles de classe, alors que l’on
    demande d’être calme dans ces mêmes locaux, est incompatible.
    La vie est devenue beaucoup plus difficile pour nous enseignants, avec ces changements perpétuels de règles
    et d’autorité. Même si l’on sait que les règles sont soi-disant les mêmes, elles ne peuvent pas être respectées
    de la même façon, les exigences diffèrent, ils sont au centre, au périscolaire, un animateur dans ce cadre n’est
    pas un enseignant dans le cadre scolaire, lui il plaisante avec les élèves, son langage est incorrect, tant au
    niveau syntaxique que vocabulaire, donc ces mêmes règles ne sont pas appliquées de la même façon.
    Fatigue et énervement excessifs. De la part de tout le monde. Neuf dictionnaires neufs déchirés lors de
    l’atelier « initiation à l’espagnol » dans la classe de CM2. Les enseignants replacent leurs
    chaises d’élèves tous les matins, parce que oui, ils sont pointilleux : on ne commence pas une journée dans le
    désordre. Sans parler des tableaux souillés bien que lavés la veille, des outils utilisés.
    Manque 2 animateurs quotidiennement. Toujours pas d’individus physique pour les postes de PPS alors qu’il
    y a le budget pour ce faire. REV en arrêt maladie depuis le début, un animateur qui a été déchargé a pris cette
    charge deux semaines après la rentrée. Il n’a rien pu préparer, arrive
    dans l’école, ne me prévient pas lorsqu’il n’est pas là, j’ai tout assumé ou j’assume tout, ou presque. Je ne
    peux même plus faire mon travail d’école, réfléchir sur les programmes...
    Les élèves sont 50 heures par semaine à l’école dans nos quartiers, moi aussi, on est épuisés, équipe tendue,
    tous dans le même état qu’une fin
    juin, c’est anormal. Nous crions, ce qui est anormal en septembre.
    Les plus jeunes sont perdus (CP). Ils quittent l’école le mercredi à 18h avec le cartable sur le dos,
    symboliquement c’est trop dur ! Pour eux, ils sont à l’école, puisque dans le lieu école, et désormais à l’école
    ils ont ces droits qu’ils n’avaient pas (règles différentes), la vie est devenue trop difficile
    pour
    nous tous, enseignants. Les enseignants perdent ½ heure par jour avec ce périscolaire, ces listes qui
    changent tout le temps, les mots sur les cahiers de correspondances. Confusion, amalgame entre école et
    périscolaire.
    L’école n’est plus un lieu d’apprentissage, l’école est « mangée » par le périscolaire : "les problème du périscolaire" sont les
    seules questions qui ont été posées aux enseignants lors des réunions de parents les quinze
    premiers jours d’école, rien sur l’apprentissage de la lecture, la méthode, les évaluations, la natation, le
    programme, les devoirs, que du périscolaire !
    L’école a perdu son âme. Le hall est envahi par les affiches indiquant les inscrits aux 18 ateliers du mardi et
    du vendredi, on ne voit plus les dessins d’enfants, on n’accède plus aux armoires. Idem
    pour les tableaux dans la rue : les tableaux « école » et « parents » sont envahis par le périscolaire, cela ne
    choque personne, seul le périscolaire Est !
    NOUS SOUFFRONS.
    Agnès Thill

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  • Lettre de contestation

    Lettre au DASEN de 419 directeurs et directrices d’école
    publié le 18 octobre 2013




    Paris, le 17 octobre 2013

    A Monsieur Duthy, Directeur Académique des Services de l’Education Nationale chargé du 1er degré.

    Copie à : à Monsieur Weill, Recteur de Paris, à Mesdames, Messieurs les Inspecteurs de l’Education Nationale, Inspecteurs de Circonscription chargés du 1er degré.
    L’important, c’est l’Ecole !
    Monsieur le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale, Nous, directeurs d’écoles élémentaires et maternelles de Paris, tenons à vous faire part de notre désarroi et de notre colère après un mois de reprise des classes. Depuis le 2 septembre, l’essentiel de nos préoccupations et de notre temps est consacré au périscolaire municipal décidé par la Ville de Paris. Sa qualité, par ailleurs très inégale, les conditions dans lesquelles il s’exerce, ses modalités d’organisation, les périmètres de responsabilité des uns et des autres dans cette nouvelle organisation de l’école, sont les sujets qui envahissent nos journées. Or, fonctionnaires d’état en charge de mission d’Education Nationale, nous souhaitons affirmer fortement ici qu’à l’école, l’important c’est l’École, autrement dit les apprentissages. Apprentissages qui doivent se construire dans de bonnes conditions, dans la sérénité. Des apprentissages menés sous la responsabilité d’adultes formés, habilités. Des apprentissages qui trouvent leur légitimité dans le cadre de programmes officiels, appliqués sur l’ensemble du territoire national. Contrairement à ce qui est affirmé, nous souhaitons attester que les bonnes intentions qui sous-tendaient cette réforme n’ont pas suffi. Les déclarations « c’est dans l’intérêt des enfants », « les journées scolaires sont trop longues », « il faut réduire les inégalités », « combattre l’échec scolaire », sont des préoccupations partagées par la totalité des enseignants. Elles se heurtent cependant à la réalité de la mise en place de cette réforme. Voici quelques éléments de notre constat :
    Les conditions de sécurité mal assurées pour nos élèves aux différentes sorties de l’école,
    Un niveau d’hygiène des locaux scolaires dégradé,
    L’intervention dans les bâtiments scolaires d’une succession d’adultes dont on ne peut garantir la compétence, à qui sont confiés des groupes d’enfants pour faire des « ateliers » dont on ignore les objectifs, dans les locaux ou hors des locaux de l’école,
    Une confusion totale pour les élèves qui ne savent plus se situer par rapport aux adultes référents. Pour ceux de l’école maternelle, la perte de repères spatio-temporels à laquelle ils sont soumis et le non-respect de leur biorythme sont proprement insupportables. La représentation de l’école qui leur est donnée ne leur permet pas de se situer de façon constructive dans l’institution scolaire,
    La confusion des finalités du scolaire et du périscolaire, certains ateliers proposés par la ville ayant des appellations équivoques : « lecture », « ateliers scientifiques », « anglais », etc.
    Des personnels enseignants exclus des locaux des classes où ils préparaient leur travail pédagogique après 15 heures deux fois par semaine. Il en résulte une perte de motivation des équipes et une interrogation sur les finalités de leur métier,
    Des personnels d’animation, souvent plein de bonne volonté, mais désemparés devant l’ampleur de la tâche confiée : animer des ateliers sans matériel, dans des locaux impropres à leur exercice, parfois sans formation, ….
    Des agents des écoles maternelles déboussolés qui ont du mal à s’inscrire dans les nouvelles missions imposées par la Ville, sans formation : passer du ménage et de l’assistance aux enseignants à l’animation d’ateliers éducatifs en responsabilité devant les élèves. Depuis un mois, les bâtiments scolaires sont réduits à des lieux d’accueil pour enfants où différents adultes possédant des statuts mal identifiés par les élèves passent faire avec eux des « activités », le scolaire peinant à trouver sa place dans la confusion générale des espaces et des rôles de chacun. Il nous semble particulièrement important que l’institution qui nous emploie réaffirme aujourd’hui la prépondérance de l’École à l’école. En professionnels de l’Education que nous sommes, nous savons que la désorganisation structurelle induite par l’application de cette réforme parisienne, ne sera pas résolue après une « période de rodage » ou après quelques « ajustements » à la marge. Nous vivons douloureusement le fait qu’une expérience mal préparée, sans consensus trouvé entre les différents acteurs, vienne mettre à mal les valeurs de l’école de la République en laquelle nous continuons de croire. Nous vous assurons, Monsieur le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale, de notre profond attachement au service public d’éducation.

    Circonscription 1-2-4-Louvre : Thierry Hattu (polyvalente 10, rue des Hospitalières Saint Gervais), Pascal Duchénois (élémentaire 15, rue Neuve Saint-Pierre), Christine Fortanier (polyvalente 20, rue Etienne Marcel), Nicole Millet (maternelle 27, rue de la Sourdière), Josette Gardesse (maternelle 12, rue Dussoubs), Claude Bernas (maternelle 221, rue Saint Denis), Walter Billoni (élémentaire 9, rue de Moussy), Marie Pommier (polyvalente 5, rue Beauregard), Sylvie Bouchet (maternelle 12, place des Vosges), Jean-Marc Picard (élémentaire 15-19, rue de l’Arbre Sec), Véronique Pécourt (maternelle 6, rue Saint Germain l’Auxerrois), Isabelle Sarfaty (maternelle 11, rue Vivienne), Christine Bruneau (élémentaire 3, rue de la Jussienne), Patricia Tourbier (élémentaire 42, rue Dussoubs), Danielle Berrebi (élémentaire 6, rue Louvois) Circonscription 5-6-Luxembourg-Sorbonne : Gérard Sitruk (élémentaire 42, rue Madame), Sylvie Barbier (élémentaire 9, rue de Vaugirard), Catherine Parage (élémentaire 12, rue Saint Benoît), Sabine Valette (maternelle 16, rue Saint Benoît), Sophie Tessier-Hugon (maternelle 40, rue Madame), Evelyne Fillon (élémentaire 6, rue Littré), Danielle Laquerrière (élémentaire 28, rue Saint Jacques), Martine Vieu (élémentaire 7, rue du Jardinet), Erick Vintrin (élémentaire 21, rue de Pontoise), Jean-Louis Pécour (maternelle 22, rue des Lyonnais) Circonscription 7-8-Invalides-Etoile : Catherine Giacomoni (maternelle 7, rue de Moscou), Max Durand (polyvalente 15, rue de Monceau), Frédéric Luparello (polyvalente 8, rue Robert Estienne), Sophie Calvet (élémentaire 10, avenue de la Motte Picquet), Michèle Heyer (maternelle 48, rue Vaneau), Hervé Valoise (polyvalente 27, rue Las Cases), Guy Marchou (polyvalente 10, rue Paul Baudry), Philippe Véquaud (maternelle 12, rue de la Bienfaisance), Lionel Leroux (élémentaire 4, rue de Florence), Laurent Surville (élémentaire 42, avenue Duquesne), Danièle de Chambrun (élémentaire 14, rue Eblé), Martine Kerhervé (élémentaire 12bis, rue de la Bienfaisance) Circonscription 9-10A-Rochechouart : Olivier Esnault (élémentaire d’application 9, rue Blanche) , Michelle Raimbaud (élémentaire 32, rue de Bruxelles), Geneviève Legal (élémentaire 32, rue Buffault), Ghislaine Vassiat (élémentaire 10,rue de Clichy), Michel Dospital (élémentaire 5, rue Milton), Youenn Goasdoué (élémentaire d’application 21, rue Milton), Patrick Fabri (élémentaire 15, rue Turgot), Jean-Luc Desmazure (élémentaire 16, rue de la Victoire), Thierry Kervoal (élémentaire 12, rue Chaptal), François Lemaire (élémentaire 3, rue de Belzunce), Michel Savart (élémentaire 41, rue de Chabrol), Michèle Luton (élémentaire 9, rue Martel), Frédéric Ferrier (maternelle 9bis, rue Blanche), Céline Collombet (maternelle 32, rue Buffault), Isabelle Vanbaelen (maternelle 11, rue de la Grange Batelière), Patrick Colson (maternelle 5, rue Milton), Catherine Sanchez (maternelle 22, rue de Rochechouart), Jean-Luc Duchamp (maternelle 68, rue de Rochechouart), Emmanuelle Blanchet (maternelle 30, rue Rodier), Claudie Jean Roy Chalançon (maternelle 9, rue Martel), Marie Guierre (maternelle 3, rue de Belzunce), Martine Picquet (maternelle 34, rue de Bruxelles), Daniel Gueret (maternelle 11, rue Léon Schwartzenberg), Fabienne Ribes de Lacombe (maternelle 20, rue de Paradis) Circonscription 10B-Récollets : Laurent Boutillier (maternelle 155, avenue Parmentier), Bernadette Lombard (élémentaire 10, rue Eugène Varlin), Annie Cousin (maternelle 23, passage des Récollets), Dominique Gambazza (maternelle 4, rue Pierre Bullet), Violette Grisey (élémentaire 19, passage des Récollets), Myriam Martin (élémentaire 33, avenue Claude Vellefaux), Hervé Goudet (élémentaire 16, rue Vicq d’Azir), Nadine Trébon (polyvalente 15, rue de Lancry), Marie Sanjuan (maternelle 5, rue Boy Zelenski), Catherine Benezech (maternelle 18, rue de l’Hôpital Saint Louis), Jacqueline Maillols (élémentaire 34, rue du Faubourg Saint Denis), Sidonie Meric (élémentaire 39, rue de l’Aqueduc), Juliette Brunet (maternelle 39, rue de l’Aqueduc), Hélène Petit (élémentaire 159, avenue Parmentier), Catherine Robin (maternelle 49, rue Louis Blanc), Philippe Guttermann (maternelle 6, rue Legouvé), Catherine Malliet (élémentaire 49bis, rue Louis Blanc), Christophe Pernot (maternelle 28, rue des Ecluses Saint Martin) Circonscription 11A-Voltaire : Patricia Laporte-Rigal (maternelle 6, cité Voltaire), Hélène Quenor (élémentaire 14, rue Titon), Olivier Bartoli (maternelle 6, avenue de Bouvines), Serge Pontes (élémentaire 22, rue Saint Maur), Pascal Déruelle (élémentaire 8, cité Voltaire), Olivier Jost (maternelle 54, rue Servan), Martine Bousseyroux (maternelle 18, rue Faidherbe), Jacqueline Hugonnet (maternelle 10bis, rue Duranti), Martine Lévêque Simon (maternelle 4, passage Bullourde), Brigitte de Malleray (élémentaire 29, rue Servan), l. Marquade (maternelle 144, rue de la Roquette) Circonscription 11B-Bastille : Jérôme Boulaud (élémentaire spécialisée 1, rue Pihet), Françoise Jannot (maternelle 9, rue Popincourt), Karine Serre (élémentaire 39, rue des 3 bornes), Rosemonde Kuszelewicz (maternelle 11bis, rue Parmentier), Leray (maternelle 4, rue de la Présentation), Véronique Audinet (maternelle 5, impasse de la Baleine), Didier Péroutin (maternelle 13, boulevard Richard Lenoir), Corinne Plumas-Stéphan (maternelle 19, rue Alphonse Baudin), Martine Flament (élémentaire 77, boulevard de Belleville), Pascale Chartier (maternelle 39, rue des 3 bornes), Thierry Jallerat (élémentaire 109, rue Parmentier), Marianne Tenti (maternelle 2, passage Beslay), Joël Parraud (maternelle 111, avenue Parmentier), Francine Thalmensy (maternelle 7, passage Piver), Sophie Rachel Castagnac (maternelle 312, rue Godefroy Cavaignac), Jean-Philippe Fey (élémentaire d’application 24, rue Saint Sébastien) Circonscription 12A-3-Daumesnil-Marais : Isabelle Deléan (maternelle 167, rue de Bercy), Michel Levy (élémentaire 52, rue de Wattignies), Arline Hurmeau (maternelle 25, rue Chapon), Edith Gambade (polyvalente 211, rue Saint Martin), Carine Lagarenne (maternelle 5, rue Brantôme), Marie Louise Francini-Melchior (maternelle 41, rue Traversière), Evelyne Apeloig (maternelle 2, place Lachambeaudie), Dolorès Pardon (maternelle 28, rue de la Brèche aux Loups), Véronique Amaru-Bensoussan (maternelle 16, rue Charles Baudelaire), Jean-Marie Brisot (élémentaire 8, rue Charles Baudelaire), Gérard Grangeaud (élémentaire 4, rue Bignon), Françoise Salmon (élémentaire 8 rue des Vertus), Claude Hénault (élémentaire 165, rue de Bercy), Isabelle Alexinitzer (élémentaire 5, rue Gerty Archimède), Corinne Moreau (élémentaire 315, rue de Charenton), Catherine Verstraeten (maternelle 7, rue de la Perle), Nadia Miri (élémentaire 51, rue de Charenton), Nicole Jachymiak (maternelle 6, rue Paul Dubois), Pascale Kacef (élémentaire 4, rue Pommard) Circonscription 12B-Nation : Françoise Anav-Mallard (élémentaire 40, boulevard Diderot), Geneviève Brulé (élémentaire 8, avenue Lamoricière), Isabelle Etienne (maternelle 7, rue Jean Bouton), Christine Beaujouan (élémentaire B 57, rue de Reuilly), Laura Pourcheron (maternelle 47, rue de Picpus), Mme Giberges (élémentaire 5, rue Jean Bouton), José Alvarez (élémentaire A 57, rue de Reuilly), Christel Enjalbert (élémentaire A 56, rue de Picpus), Hervé Wattez (maternelle 70, avenue Daumesnil), Christiane Macquart (maternelle 12, rue de d’Artagnan), Valérie Ignacio (maternelle 56, rue de Picpus), Florence Mathevon (maternelle 42, avenue du Docteur Arnold Netter), Sophie Bonny (élémentaire 27, rue de Reuilly), Geneviève Brémont (maternelle 13, avenue Armand Rousseau), Chantal Cherel (maternelle 16, boulevard Carnot), Christian Muller (élémentaire 19, rue Marsoulan), Marie Vitard (maternelle 16, rue Marsoulan), Anne Tzislakis (maternelle 40, rue Jacques Hillairet) Circonscription 13A-Olympiades : Françoise Marty Ratinahirana (maternelle 20, rue de Patay), Valérie Thieulent (maternelle 31, rue du Château des Rentiers), Michel Brunet (élémentaire B 34, rue Charles Moureu), Jacques Borensztejn (élémentaire 3, rue Emile Levassor), Nathalie Danzon (élémentaire 40, rue du Château des Rentiers), Florent Aubry (maternelle 35, rue de la Pointe d’Ivry), Bernadette Meunier (maternelle 9, rue Franc Nohain), Patricia Cauly-Monier (élémentaire A 47, avenue d’Ivry), Vincent Soubriard (maternelle 53, avenue de la Porte d’Ivry), Pierre Beauchamp (élémentaire 31, rue du Château des Rentiers), Marie-Laure Brunaud (maternelle 30, rue du Disque), Armelle Deriaz Lenci (élémentaire 51, avenue de la Porte d’Ivry), Martine Bayout (élémentaire A 53, rue Baudricourt), Viviane Lidon (maternelle 4bis, avenue de Choisy), Laurence Guillo (maternelle 31, rue du château des Rentiers) Circonscription 13B-Buttes aux cailles : Fabrice Alanore (élémentaire 38, rue Vandrezanne), Emmanuelle Boniface (maternelle 140, rue Léon Maurice Nordmann), Catherine Agier (élémentaire 8, rue Kuss), Pierrick Busseil (polyvalente 8, rue Kuss), David Maquère (élémentaire 16, rue Wurtz), Mme Kirouani (polyvalente d’application 2, place des 44 enfants d’Izieu), Elisabeth Chatenet (maternelle 2, rue Paul Gervais), Eugénie Chadouteau (maternelle d’application 40, rue Vandrezanne), Bertrand Defaÿ (élémentaire 7, rue de la Providence), M. Gibergues (élémentaire 140, rue Léon Maurice Nordmann), Marie-Christine Haro (élémentaire 100, rue de la Glacière) Hélène Sabbag (élémentaire 87, rue Brillat Savarin), Isabelle Courtin-Matthey (maternelle 100, rue de la Glacière), Nadia Achkar (maternelle 12, rue de l’Espérance) Circonscription 13C-Austerlitz : Philippe Gemgembre (maternelle 13, rue Lahire), Françoise Guilbert (maternelle 28, avenue Stephen Pichon), Claudine Guilhem, (élémentaire A 33, place jeanne d’Arc), Sylvie Buchez-Perez (élémentaire 64, rue Dunois), Olivier Faure (maternelle 8, rue Ricaut), Pascale Priam Benguigui (élémentaire 13, rue Fagon), Catherine Aubailly (polyvalente 21, rue Primo Levi), Cécile du Jonchay (maternelle 32, place Jeanne D’arc), Laurence Toullec (élémentaire 15, rue Pierre Gourdault), Pascale Cadinot (maternelle 15, rue Domrémy), Olivier Morteveille (élémentaire 46-48, rue Jenner) Circonscription 14A-Montparnasse : Philippe Navarre (maternelle 22, rue Antoine Chantin), Brigitte Percelier (élémentaire 7, rue Asseline), Catherine Evrard (maternelle 13, rue de l’Ouest), Françoise Berger (élémentaire 28, rue Pierre Larousse), Michel Cauchard (élémentaire 46 rue Boulard), Catherine Seguin Couvé (maternelle 15, rue Antoine Chantin), Patricia Viard (maternelle 5, avenue Maurice d’Ocagne), Evelyne Viguier (élémentaire 12 rue, Severo), Philippe Tesson (élémentaire 24, rue Delambre), Dominique Chavance (élémentaire 48, rue Hippolyte Maindron), François Calvino (élémentaire 20, rue Antoine Chantin), Roger Duc (maternelle 23, rue Boulard), Sylvie Pavan (maternelle 24, rue Delambre), Laurence Falip (maternelle 190, rue d’Alésia), Sylvie Tridon (maternelle 23, rue Jacquier), Françoise Abgrall (élémentaire 7, avenue Maurice d’Ocagne), Eléonore Bonnot (maternelle 5-7, square Alain Fournier), Karine Dubois (maternelle 55, rue Maurice Ripoche), Philippe Gontard (maternelle 2, rue Maurice Rouvier), Gauthier Lechevalier (élémentaire 188, rue d’Alésia), Anne Dorange (maternelle 48, rue Hippolyte Maindron), Myriam Contal (élémentaire 18, rue Jean Zay) Circonscription 14B-15A-Montsouris : Serge Besançon (élémentaire 5, rue Prisse d’Avennes), Isabelle Gillard (maternelle 55 rue Sarrette), Sylviane Coué (maternelle 3bis, rue d’Alésia), Emile Perez (élémentaire 12-14, rue d’Alésia), Bruno Martin (polyvalente 13, avenue de la Sibelle), Magalie Lecuire (maternelle 66, rue de la Procession), Julie Saint-Raymond (maternelle 15, rue Aristide Maillol), Annie Vacherot (maternelle 42, rue d’Alleray), Alain Richez (maternelle 102, rue d’Alleray), Philippe Clidière (élémentaire A 17, rue Vigée-Lebrun) Circonscription 15B-Grenelle : Isabelle de Chauveron (maternelle 16, rue Emeriau), Yannick Pavelck (maternelle 3, place du Cardinal Amette), Christophe Neveu (maternelle22, rue Sextius Michel), Sonia Tourtelier (maternelle 33, rue Miollis), Raphaël Beurtin (élémentaire A 10, rue Saint Lambert), Patrick Contard (élémentaire 35, rue de l’Amiral Roussin), Pascale Leroy (maternelle 6, rue Gerbert), Marie-Laure Lekieffre (maternelle 13, rue Cépré), Charles Perrier (élémentaire 20, rue Falguière), Gilles Tarcelin (élémentaire 12, rue Saint Lambert), Guillaume Robequain (maternelle 33, rue l’Amiral Roussin), Maguy Morin (élémentaire 33bis, rue Miollis), Gilles Hibon (maternelle 83, rue Mademoiselle), Martine Melloul (maternelle 18, rue de la Fédération), Carole Lagniez (élémentaire 81, rue Mademoiselle), Catherine Baud (maternelle 5, rue Lacordaire), François Peirsman (élémentaire 21, rue Dupleix), Nathalie Achard (maternelle 149bis, rue de Vaugirard) Circonscription 15C-Convention : Jacques Tisserand (élémentaire 56, avenue Félix Faure), Bruno Le Clerc (élémentaire 5, avenue de la Porte Brancion), Evelyne Garcia Lamotte (polyvalente 78, rue de la Convention), Yann Vigny (maternelle 10, rue François Coppée), Aline Chagneau (maternelle 99, rue Olivier de Serres), Nathalie Da Silva (maternelle d’application 3, rue de Jongking), Pascale belin (élémentaire 99,rue Olivier de Serres), Eric Touitou (maternelle 56, avenue Félix Faure), Catherine Patin (maternelle 9, rue Varet), Christine Gueusquin (maternelle 34, rue Olivier de Serres), Alexandrine Mengarelli (élémentaire 27, rue Olivier de Serres), Chantal Rolgen (élémentaire 195, rue Saint Charles), Sylvie Sadaune (maternelle 5, avenue de la Porte Brancion), Stéphanie Labesse (maternelle 40, rue de Morillons), Roger Pouessel (élémentaire d’application 14, rue François Coppée), Véronique Granville (polyvalente 3, boulevard des Frères Voisins) Circonscription 16A-Auteuil : Dominique Tozzo (élémentaire d’application 51, rue Michel Ange), Marie-Odile Douy (maternelle 27, avenue du Parc des Princes), Catherine Forestier (maternelle 162, boulevard Murat), Sylvie Daley le Merrer (élémentaire d’application 17-23, rue Boileau) Circonscription 16B-Trocadéro : Brigitte Bidal (maternelle 9 rue de Boulainvilliers), Pascale Giraudon (élémentaire d’application 41bis, rue Jean de la Fontaine), Christophe Canonge (élémentaire 54, rue Boissière), Isabelle Broc (maternelle 130, rue de Longchamp), Danielle Bris (polyvalente 3, impasse des belles Feuilles), Dominique Boisseau (élémentaire 10, rue des Bauches), Chantal Orgeolet (élémentaire 21, rue de l’amiral Hamelin), Olivier Rossignol (maternelle 38, rue Perchamps), Pascale Kossowski (maternelle 5, rue Gustave Zédé), Sylvia Canonge (maternelle 15bis, rue Saint Didier), G Dumoulin (maternelle 18, rue Serge Prokofiev) Circonscription 17A-Wagram : Jean-Christophe Durand (maternelle 221, boulevard Péreire), Philippe Lapeyre (élémentaire 18, rue Ampère), Eric Baron (élémentaire 16, rue du Colonel Moll), Sophie Lesaffre (élémentaire 112, boulevard Berthier), Corinne Maréchal (maternelle 24, rue Christine de Pisan), Chantal Picarle (élémentaire 101, rue de Saussure), Christiane Diakonoff (maternelle 16, rue du Colonel Moll), Malika Nessah (polyvalente 38, boulevard de Reims), Anne van de Port (maternelle 8, rue des Tapisseries), Françoise Goninet (Polyvalente B. Buffet 14, impasse Chalabre), Frédéric de Seynes (élémentaire 221, boulevard Pereire), Philippe Gelard (maternelle 3, rue Gustave Doré), Joëlle Sigust (maternelle 22, avenue de la Porte de Villiers) Circonscription 17B-Bessières : Valérie Boukobza (maternelle 21, rue du Capitaine Lagache), Véronique Galtié (maternelle 90, boulevard Bessières), Paule-Marie Degrange (élémentaire 42, rue Pouchet), Leonardo Carrozzo (élémentaire 49, rue Legendre), Gilles Cochet (élémentaire 105, rue Lemercier), Paul Casabianca (polyvalente d’application 10, rue Boursault), Rose-Marie Laulo (maternelle 21, rue André Brechet), Mireille Michels (maternelle 48, rue de Saussure), Catherine Tremblay (maternelle 16, rue Dautancourt), Alain Brousseau (polyvalente 15, rue Truffaut), Florence Djien (élémentaire spécialisée 19, rue du Capitaine Lagache), Nathalie Montet (maternelle 28, rue Brochant) Circonscription 18A-La Chapelle : Maryline Bonnefond (maternelle 77, rue du Mont Cenis), Bernard Philippon (élémentaire 7, rue Championnet), Olivier Tertre (élémentaire d’application 5, rue Ferdinand Flocon), Claire Legentil (polyvalente 3, rue Maurice Genevoix), Jacques Pierrès (maternelle 2, rue Charles Hermite), Pascale Marchand (élémentaire 5,rue de Torcy), Anne-Marie Ly-Cuong (maternelle 19, rue des Amiraux), Emile Sobieski (maternelle Ferdinand Flocon) Circonscription 18B-Goutte d’or : Kadda Benamara (maternelle 3, rue Saint Luc), Nathalie Claux-Ogienko (élémentaire 9, rue Richomme), Laurence Carrot (polyvalente 49bis, rue de la Goutte d’Or), Nora Cherifi (élémentaire 6 rue Jean François Lépine), Peggy Peczinka (maternelle 27-29, rue Emile Duployé), Natacha Hadidi (maternelle 51, rue du Département) Circonscription 18C-Montmartre : Laurence Darchez (maternelle 72, rue Championnet), Yolaine Filipowski (maternelle 33-41 rue des Cloÿs), Véronique Vinas (élémentaire 19, rue Labori), Camélia Aguilar (maternelle 1, rue Paul Abadie), Christine Langlois (maternelle 131, rue Belliard), Thierry Segaunes (élémentaire 129, rue Belliard), Laurence Achilli (élémentaire 69, rue de Championnet), Pierre Guini (élémentaire 50, rue Vauvenargues), Gaëlle Soille (polyvalente 60, rue René Binet), Elise Raybaud (maternelle 1, rue Gustave Rouanat), Corinne Drouillat (maternelle 4, rue Vauvenargues), Didier Salé (élémentaire 67, rue Damrémont), Philippe Toison (élémentaire A 60, rue René Binet), Stéphanie Daffas (maternelle 6, rue du Ruisseau), Pascale Vincendon (élémentaire 7, rue Gustave Rouanet) Circonscription 18D-Jules Joffrin : Claude Martinet (maternelle 11, rue André del Sarte), Annie Masson (élémentaire 26, rue du Mont Cenis), Françoise Meyer (maternelle 4, square Lamarck), Philippe Vève (maternelle 5-7, rue Carpeaux), Esther Roudmanovitch (maternelle 56, rue d’Orsel), Dominique Fina (maternelle 8, rue Christiani), Alain Cure (élémentaire 1, rue Foyatier), Bruno Aubailly (élémentaire 61, rue de Clignancourt), Daniel Ponsot (élémentaire 62, rue Lepic), Hélène Leroux (maternelle 4, place Jean-Baptiste Clément), Florence Guédon (maternelle 1, place Constantin Pecqueur) Circonscription 19A-Buttes Chaumont : Marie-Noëlle Blaise (maternelle 36, rue Fessart), Armelle Gonzalez de Trébons (élémentaire B d’application 59, rue de Romainville), Martine Maitre (élémentaire 4, rue Fessart), Corinne Le Lièvre (élémentaire B 16, rue Eugénie Cotton), Tassimot (maternelle 20, rue Eugénie Cotton), Sylvie Sonnier (maternelle 59bis, rue de Romainville), Dominique Rué (maternelle 65, avenue Bolivar), Agnès Vanryssel (élémentaire A 16, rue Eugénie Cotton), Maxime Torrente (maternelle 2-4, cours du septième art), Anne-Laure Taupin (maternelle 2, rue des Bois), Christian Défosse (élémentaire 67, avenue Simon Bolivar), Laurence Rohée (maternelle 1, rue de Palestine) Circonscription 19B-Stalingrad : Alain Cotte (maternelle 21, rue Colette Magny), Nicole Noyelle (maternelle 41, rue de Tanger), Corinne Orsat (maternelle 5, allée des Eiders), Nadia Altona (maternelle 5bis, rue de Cambrai), Jacques Lamagnère (élémentaire A 41, rue de Tanger), Dominique Quemeneur (élémentaire B 17, rue Colette Magny), Eléonore Castreau (élémentaire d’application B 19bis, rue de Tanger) Circonscription 19C-Jaurès : Pierre-Marie Mandel (élémentaire 7, rue de Général Brunet), Nathalie Delhome (maternelle 5 rue Noyer Durand), Sylvie Rioblanc (maternelle 34, rue Manin), André Sadé (élémentaire 4, rue Goubet), Joëlle Huguenot (maternelle 9, rue du Général Brunet), Anne Ramamonjy-Ratrimo (élémentaire B, 7 rue Barbanègre), Emmanuelle Wolf (maternelle 8, rue Barbanègre), Isabelle Hélié (élémentaire 30, rue Manin), Denis Bertron (maternelle 53, allée Darius Milhaud), Jean Paul Soubiran (élémentaire A 7, rue Barbanègre) Circonscription 19D-Colonel Fabien : Corinne Vilkoviski (maternelle 22, rue Tandou), Muriel Six (maternelle 47, rue Armand Carrel), Jocelyne Cerri (polyvalente 16, rue de Tandou), Elisabeth Devillers (élémentaire 9, rue Pierre Girard), Charlotte Voyer (maternelle 8, rue Sadi Lecointe), Anne Speisser (maternelle 2, rue Jean Menans), Irène Cabaleiro-Jouadé (maternelle 132, rue d’Aubervilliers), Gisèle De Carvalho-Bailleul (maternelle 11, cité Lepage), Stéphane Calella (élémentaire 132, rue d’Aubervilliers), Patricia Dusson (élémentaire 9 rue de Tandou), Isabelle Huyghe (maternelle 6, passage Thionville), Jacques Macry (polyvalente 10, rue Henri Noguères), Corinne Pétrissans (maternelle 15, rue de Tanger), Laurent Klein (élémentaire 17, rue de Tanger), Maurice Ould Abdesslam (élémentaire A 119, avenue Simon Bolivar) Circonscription 20A-Télégraphe : Stéphanie Labia-Dospital (maternelle 16-18, rue du Surmelin), Isabelle Buhour (maternelle 12 rue Bretonneau), Henri Baron (élémentaire 9, rue Bretonneau), Véronique Deneuche (maternelle 99, rue Pelleport), Pascal Meissonnier (élémentaire 29, rue du Télégraphe), Béatrice Mendès (maternelle 2, rue Pierre Foncin), Françoise Monzat (polyvalente 9,rue des Tourelles), Odile Delbet (maternelle 26, rue de la Cour des Noues), Nathalie Tecquert (élémentaire 8, rue Pierre Foncin), Jean-François Liska (polyvalente 166, rue de Pelleport) Circonscription 20B-Ménilmontant : Jean-Sébastien Bailleul (maternelle 36-38, rue Piat), Catherine Raoux (élémentaire, 293, rue des Pyrénées), Catherine Boulanger (élémentaire 291, rue des Pyrénées), Isabelle Sirieix (maternelle 32, rue Pali Kao), Nathalie Carboni-Latour (maternelle 15, rue d’Eupatoria), Annie Caron (maternelle 39, rue de Tourtille), Olivier Hattu (élémentaire 42, rue de la Mare), Régis Herbuveaux (maternelle 10, rue de Ménilmontant), Annie Lance (maternelle 94, rue des Couronnes), Valérie Chilma (élémentaire 51, rue Ramponneau), Catherine Forestier (élémentaire 38, rue de Tourtille), Murielle Roméo Hardy (élémentaire 16, rue Julien Lacroix) Circonscription 20C-Gambetta : Isabelle Leblois (maternelle 2, rue Eugène Reisz), Muriel Pouzané (élémentaire 20 rue, Maryse Hislz), Virginie Askienazy (maternelle 18, rue du Clos), Valérie Renaud (maternelle 31, rue des Maraîchers), Michel Jeanne (élémentaire 40, rue des Pyrénées), Agnès Thill (élémentaire 16, rue Riblette), Valérie Cartozo (maternelle 12, allée Alquier Debrousse), El Hachmi Fahmi (élémentaire 4, rue Eugène Reisz), Lyse Braure (maternelle 99, rue des Pyrénées), Frédéric Sevestre (maternelle 18, rue Maryse Hilsz), Françoise Hélène (polyvalente 17, cité Champagne), Colette Coffin (élémentaire 5, rue Mouraud), Nathalie Duchadeuil (maternelle 9, rue Mouraud), François Terretaz (élémentaire 18, rue du Clos) Circonscription 20D-Belleville : François Bonnard (élémentaire 103-111, rue de Amandiers), Sophie Daunay (maternelle 90, rue des Amandiers), Olivier Léonard (élémentaire 54, rue Planchat), Sophie Guillard (maternelle 91, rue de la Réunion), Hélène Tissier (maternelle 20, rue des Cendriers), Pierre Cadrot (maternelle 21, rue de la Bidassoa), Pierre-Yves Sellès (maternelle d’application 12, rue de Fontarabie), Caroline Hégron (maternelle 29, avenue Gambetta), Martine Rousselle (maternelle 9, rue de Lesseps), Malie Paupert-Burlet (élémentaire 9, rue de Tlemcem), Dominique David (élémentaire 9, rue de Lesseps)

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  • Racine et Icare

    Secrets de femmes en pré-vente

    Prix : 
    11,00€

    Aliza Claude Lahav a invité Aurélie Daveine (Airoude) et Carine Roucan à composer un recueil avec elle.  Ainsi, toutes trois racontent-elles des histoires de femmes : de femmes trahies, de femmes amoureuses, de femmes combatives et héroïques, de femmes en proie aux difficultés de la vie et au désespoir, qui toutes réagissent avec force et sensibilité.

    Les femmes ont-elles une façon bien à elles d'affronter la vie? Sûrement, oui, et c'est impressionnant. En mettant en scène ces personnages, Aliza, Aurélie et Carine emmènent le lecteur dans leur imaginaire féminin , où les femmes et les hommes sauront trouver leur reflet.

    "This is a man's world, but it would be nothing without a woman or a girl"

     

    En commande jusqu'au 10 avril 2014 au prix de 11 euros (au lieu de 12). Sortie prévue le 20 avril 2014.

    Mots Clés :  

    femme

     

    amour

     

    maladie

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  • L'école élémentaire et le collège...

    La bonne idée pour l'école qu'on ne verra pas en France: un tronc commun primaire-collège

    Une école unique, de 6 ans à 16 ans, permettrait-elle de régler les problèmes posés par le passage en 6e et par une pédagogie vieille de quarante ans qui renforce les écarts de niveau?

    A Denain, le 3 septembre 2013. REUTERS/Pascal Rossignol

    - A Denain, le 3 septembre 2013. REUTERS/Pascal Rossignol -

    Un tronc commun de 6 ans à 16 ans qui correspondrait à la scolarité obligatoire. Voilà l’idée déjà ancienne que Terra Nova relance dans un rapport publié mardi. Rapport qui se fonde sur un constat: la césure élémentaire primaire est à la source de nombreuses difficultés pour les élèves, leurs résultats, leur bien-être et donc pour l’école:

    «A 11 ans, avec le passage du Primaire au Secondaire, les élèves font l’expérience d’une triple rupture: en termes de contenus enseignés et de relation au savoir, de pédagogie et de relation au(x) maître(s), enfin d’éducation et de relation aux normes sociales et morales.»

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    Les parents de collégiens peuvent en témoigner, le passage à un nouveau système de cours avec de nombreux professeurs dans des établissements représente un choc pour les «petits sixièmes». D’ailleurs, l’Education nationale publie régulièrement des recommandations pour faciliter cette transition.

    Ce «problème» du collège a une racine qui remonte à la création du collège unique en 1975.

    Celui-ci n’a pas été inventé comme une école nouvelle adaptée à un nouveau public dans son ensemble, il a perpétué un modèle qui existait pour devenir une sorte de petit lycée. Quatre ans pour trier les élèves entre l’école primaire et la suite: dans le meilleur des cas le lycée général, sinon l’orientation en filière technique ou professionnelle malheureusement mal considérées en France, dans le pire cas le décrochage.

    Comment changer?

    Cela fait quarante ans que les acteurs et les observateurs constatent à quel point le type de pédagogie généralement utilisée au collège ne fonctionne tout simplement pas pour l’ensemble des élèves et renforce les écarts de niveau.

    Pour le rapport de Terra Nova toujours, le collège accroît la ségrégation scolaire, comprenez ségrégation sociale. Il est vrai que c’est traditionnellement à ce niveau que l’évitement scolaire commence à se pratiquer à grande échelle. Cela étant, rien ne dit qu’une école renouvelée (et le rapport le dit aussi) convertisse comme par magie tous les parents aux bénéfices de la mixité sociale!

    Pour revenir à l’«école commune», les spécialistes de l’éducation la connaissent sous le nom d'«école du socle». Le socle, c’est le fameux socle commun de connaissances et de compétences. Le problème, c’est que ce socle reste méconnu et flou pour les parents, les élèves et même les enseignants. Pour ces derniers, il est surtout à la source d’une charge supplémentaire de travail: remplir les livrets de compétences. Car, évidemment, l’objectif de maîtrise du socle n’a pas remplacé la traditionnelle notation. De plus, comme le rappelait –à l'occasion du (mauvais) classement Pisa– de manière très pertinente Claude Thélot, qui avait piloté la grande consultation de 2005 sur l’école et publié un ouvrage qui synthétisait des centaines de débats dans toute la France (un million de participants), le socle est trop large:

    «Un "socle" existe, beaucoup trop large, qu'il faut absolument resserrer (il ne définit pas du tout les indispensables, mais un ensemble si large que je défie quiconque dans le pays de maîtriser tout ce qu'il contient).»

    Faut-il penser ainsi que le soutient Andreas Schleicher, le directeur du département de l’éducation à l’OCDE (et donc le responsable de l’étude Pisa), que changer l'école est une gageure?

    «Certains disent que changer l’administration de l’éducation, c'est comme faire déplacer des cimetières. Vous ne pouvez pas vraiment compter sur les gens qui y sont pour vous aider.»

    Mais c’est possible. L’Allemagne, la Corée, la Pologne et il y a un peu plus longtemps la Finlande –et pourtant l’école y était très élitiste– l’ont fait. Et la France? A la rentrée 2012, le rapport consécutif à la concertation pour la Refondation de l’école de la République recommandait par exemple de multiplier les postes d’enseignants bi-matière, par exemple français/histoire, maths/SVT, les deux premières années du collège. Cela se fait en Allemagne pour faciliter cette fameuse transition. Mais les syndicats d’enseignants français, très attachés à l’organisation disciplinaire, ont tué l’idée et elle est sortie du texte de loi.

    Nous avons 381.902 profs du secondaire qui sont d’abord enseignants d’une discipline. Elle est constitutive de leur identité professionnelle. Il faut lire pour les croire les invectives que peuvent se lancer enseignants du primaire et du secondaire quant à leurs compétences pédagogiques pour comprendre à quel point les conceptions du métier peuvent différer entre ces deux niveaux d’enseignement. La préconisation du rapport de «fusionner le corps de professeur des écoles (instituteurs) et celui de professeur certifié (titulaire du Capes)» a du chemin à faire dans les esprits!

    Louise Tourret

    http://www.slate.fr/story/84265/education-tronc-commun-primaire-secondaire

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  • La classe inversée

    L’innovation est une «vieille» tradition scolaire. Certaines pédagogies sont éternellement «nouvelles», Mais certaines nouveautés vraiment plus nouvelles mérite qu'on s'y arrête. C’est le cas de la classe inversée, flipped classroom dans son idiome d’origine. Ce ne sont pas les élèves qui font cours au prof et ça ne consiste pas non plus à faire classe dans le couloir ou assis sur les tables.

    La classe inversée, c’est le temps des devoirs et celui de leçon qui sont intervertis. Le cours est lu et appris par les élèves hors du cours, chez eux, en salle de permanence, pendant un moment spécifiquement aménagé mais surtout sans le professeur. Et les exercices, sont réservés à la classe, avec, là, l’aide du prof.

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    Au cœur de la méthode, le caractère actif qu’elle donne à l’heure de cours et l’efficacité attendue d’un suivi de la compréhension et des difficultés des élèves pas à pas. Parce que les exercices sont fait avec l'enseignant, la classe inversée permet de se donner l’occasion d’intercepter tout de suite les obstacles qu’ils rencontrent. Et d’y remédier.

    Dans un cours magistral traditionnel, un élève qui n’a pas compris aura peut-être peur, ou la flemme de poser une question… On a tous vécu ça. C’est ce qui incite les enseignant à interpeler ceux qui ont l’air perdus ou qui semblent peu attentifs pour maintenir une tension dans le cours même dans les cours dit magistraux. Mais dans la classe inversée, l’interaction est érigée en principe.

    Les élèves peuvent travailler en petit groupe, s’expliquer les choses entre eux, résoudre un problème en collectivement. (Travailler en équipe, c’est traditionnellement une compétence que l’école peine à enseigner.)

    Alors que donne la classe inversée? On sait depuis longtemps que des professeurs enthousiastes et motivés produisent toujours des effets positifs sur les résultats des élèves, donc oui les effets sont, en toute logique, bénéfiques pour cette pédagogie qui est toujours choisie par des enseignants à la recherche d'innovation pour leurs cours.

    David Bouchillon est professeur d’Histoire-Géographie au collège. Quand on parle de classe inversée, on tombe tout de suite sur lui (en l’occurrence pour moi c’était via Twitter mais il a déjà été cité dans plusieurs papier et sa classe a fait l’objet d’un reportage sur France 2). Pourquoi a-t-il voulu changer de méthode ?

    Les élèves se désinvestissent au collège, l’avantage de la classe inversée est la remise au travail des élèves, les rendre actifs et acteurs de leurs apprentissages.

    Et pour Olivier Quinet, autre professeur d’Histoire Géo, également en collège, la classe inversée porte ses fruits en terme de résultats :

    Les élèves sont preneurs car il y a moins de travail à la maison. Ils apprennent mieux. Il y’a peu de «vie» (comprenez du désordre) dans la classe mais ça les rend plus autonomes. Je les fais rédiger davantage, lors d’exercices non notés, cela leur permet de s’exprimer plus facilement par écrit, et finalement d’obtenir meilleurs résultats aux évaluations. Je n’ai plus de copies blanches! Le seul problème pour certain c’est qu’ils ne peuvent plus dormir en cours! Pour le moment, les trois quatre élèves les plus en difficultés ne rattrapent pas leur retard mais le «ventre mou» a vraiment vu son niveau augmenter.

    Alors pourquoi la classe inversée se diffuse-t-elle spécifiquement en ce moment ? La réponse tient en un mot: L'Internet. Au départ, et en principe, un enseignant n’a pas besoin d’internet pour inverser sa classe. Un polycopié peut suffire (je viens d’un monde dans lequel on avait des polycopiés). Mais de fait c’est plutôt sur écran que les élèves vont se familiariser avec la leçon et apprendre leur cours grâce à des modules de une, deux trois minutes. Ces petites vidéos s’appellent des capsules.

    Les enseignants peuvent aussi utiliser des ressources en lignes (et pas forcément celles de la Khan academy qui correspond peu aux standards des apprentissages des mathématiques en France parce qu’il y a aussi des ressources sur Sesamaths, maclasseinversée, iclasse130 le site de David Bouchillon) – mais surtout ils peuvent les fabriquer!

    Il y a un esprit artisanal très réjouissant dans ces modules conçus par des enseignants pour leurs élèves, on est loin des MOOCS avec leurs cours prodigués par les grandes stars de la Ivy League! Cela risque aussi d’évoluer pour le secondaire. Catherine Ferrier, conseillère académique en Recherche-développement, innovation et expérimentation de l'académie de Créteil note que certains flairent déjà le filon :

    Nos boites mails voient arriver de plus en plus de communiqués proposant des offres payantes. Les entreprises de cours particuliers (elle a refusé de donner des noms) commencent à voir les bénéfices économiques qu’ils pourraient tirer de ce qui deviendrait un marché… Les contenus sont d’ailleurs très inégaux voire pas fameux.

    Et les éditeurs scolaires commencent à contacter des professeurs précurseurs. Les noms circulent, mais sous le manteau, car le premier qui arrivera sur le terrain prendra une avance décisive sur ce qui deviendra peut-être un marché.

    Les enseignants pourraient-ils renoncer à des manuels scolaires pour demander à leur établissement d’investir dans des «capsules» en ligne payantes ? Si les éditeurs y trouvent leur compte l’expérience pourrait être tentée…

    Mais surtout, surtout, le net permet aux adeptes de la classes inversée d’avoir des échanges inédits par leur qualité et leur ampleur. Les capsules circulent et s’échangent sur le net. C’est par exemple c’est ce que fait Anne Andrist, française qui enseigne en Suisse  sur un «mur» ouvert à tous…

    Idem pour David Bouchillon :

    Mon site est totalement ouvert. Tout ce que je demande c’est qu’on me cite si on me reprend. Chaque semaine un enseignant me contacte via Twitter. Je communique avec des profs de toute la France et au Québec. On se montre nos cours.

    C’est là que les réseaux sociaux jouent un rôle plus inattendu. Parce que comme me le faisait remarquer récemment une enseignante d’un collège parisien:

    C’est très rare de parler de ce qu’on fait, de ce qu’on fait vraiment en classe, avec ses collègues. On a peur d’être jugé alors on ne veut pas non plus raconter qu’on galère ou qu’on a l’impression de se planter. Du coup chacun reste dans sa merde.

    David Bouchillon renchérit :

    «Ce qui est bien, c’est qu’on sort du chacun pour soi! J’ai des tas de collègues très isolés dans leur établissement avec qui j’échange énormément sur la manière de faire cours».

    Internet et les réseaux sociaux fonctionnent donc comme un espace de libération de la parole pédagogique. Un espace d’échanges et de formation professionnelle informelle. Le tout au service d’une pédagogie qui semble très efficace aux yeux de ceux qui l’ont choisie. Et mine de rien, c’est un vrai changement.

    Louise Tourret

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  • Démocratie participative

    À Saillans, les 1 199 habitants ont tous été élus au premier tour !

    Ah ! Quelle histoire formidable, vous allez voir !
    Les gentils virus vont sûrement savourer ce reportage épatant d’Émilie Brouze.
    Merci à Rue89 de nous avoir rapporté cette trouvaille.
    Je suis sur le chemin de retour de Paris. Bientôt, je vous raconterai les ateliers constituants que nous venons de vivre, à Fontenay-sous-Bois et à Nanterre. C’est de plus en plus jubilatoire. C’est fou ce que le niveau monte. Il se passe quelque chose d’important, je crois.
    Déjà hâte de vous revoir.
    Étienne.
    Voici l’histoire exemplaire de Saillans (Source Rue89) :

    Ils en avaient assez que le maire sortant décide seul : les habitants de ce village de la Drôme ont travaillé pendant des mois à une liste collégiale, et vécu une belle expérience de démocratie participative.

    (De Saillans, Drôme) Que ceux qui ne croient plus à la politique aillent donc passer quelques jours dans ce petit coin au sud du Vercors. Ce qui s’y est passé ces derniers mois pourrait bien les faire changer d’avis. Joachim Hirschler, l’un des nouveaux élus de Saillans, rapporte avec délice la remarque d’une habitante :

    « C’est magnifique : c’est la première fois que je vote avec le sourire. »


    Le pont de Saillans (Emilie Brouze/Rue89)

    Dans ce village de la Drôme, les municipales ont brassé une énergie formidable.

    Face au maire sortant, quelques habitants ont lancé l’idée d’une « liste collégiale ». Avec l’envie de changer les choses, de ne pas voter « par dépit », ils se sont lancés dans une nouvelle manière de gérer leur commune, en sollicitant tous leurs voisins.

    Une « démocratie participative » pour laquelle ils ont renversé l’organisation pyramidale de la mairie.

    Hop, voilà les 1 199 habitants au sommet. Par petits groupes, ils ont imaginé ensemble des dizaines de projets et jusqu’à 250 personnes se sont réunies lors des réunions publiques – soit presque le quart de la population !

    Ces deux derniers mois, on ne parlait plus que de politique, au village. Joachim Hirschler :

    « A la fin on n’en pouvait plus, il fallait vraiment faire ces élections. »

    La Drôme à Saillans, en mars 2014 (Emilie Brouze/Rue89)
    La Drôme à Saillans, en mars 2014 (Emilie Brouze/Rue89)

    Réveil des consciences

    Cris de joie à l’annonce des résultats dimanche dernier, dans une salle bondée : la liste collégiale remporte les élections au premier tour avec 56,8% des voix (pour 1 070 inscrits) et 110 bulletins d’écart avec la liste du maire sortant, qui conserve trois sièges.

    L’annonce des résultats des élections

    Le soir même, les membres de la liste collégiale et ses sympathisants ont bu plus de Clairette de Die que prévu. Il ne reste que des bouteilles de jus de pomme qu’Annie Morin, la première adjointe, a mis de côté pour le conseil municipal du vendredi suivant. Le tout premier.

    « Va falloir travailler ensemble, maintenant, pour l’intérêt commun ! », fait remarquer une vieille dame qui promène son caniche près du cimetière. « Les gens attendaient quelque chose de ces élections », sourit Sabine Girard, l’une des élues. Isabelle Raffner, sur la même liste, acquiesce :

    « Qu’on gagne ou qu’on perde, il s’est passé un truc. Un réveil des consciences. Des rencontres, du partage. Quoi qu’il arrivait, ça allait changer. »

    « Un village un peu rebelle »

    A Saillans, la vie est habituellement aussi douce que les couleurs des maisons. Sur les façades, du saumon, de la menthe à l’eau ou des nuances de rose. La Drôme qui coule sous le pont de pierre à l’entrée du village est d’un bleu lagon, tout en transparence.


    Deux façades à Saillans (Emilie Brouze/Rue89)

    Les habitants affirment qu’il y a dans ce village une énergie hors du commun. Une effervescence qui doit en partie expliquer ce qui s’est déroulé ces dernières semaines. Saillans a connu l’exode rural et ses maisons abandonnées, avant de voir sa population grossir depuis une dizaine d’années. Vincent Beillard, le nouveau maire, installé depuis 2005, fait partie de ces « néo ».

    Le village foisonne aussi d’associations (une quarantaine, selon Annie Morin). Comme L’Oignon, lancé en 2011, qui propose des soirées vinyles ou des cours de langues.Son local, sur la Grande rue, hébergeait autrefois un cercle républicain – L’Union. L’Oignon compte plus d’adhérents que d’habitants.

    Confinés dans la vallée, les villageois assurent enfin qu’ils bénéficient d’un microclimat : quand ça souffle à Crest (la commune d’Hervé Mariton, réélu au premier tour), le mistral passe au-dessus des Saillansons.

    « Le village est réputé pour être un peu rebelle », s’exalte Michel Gautheron.

    « Il y a l’histoire de la supérette, de la carrière ou la fermeture de la gare – on s’était mis sur la voie pour arrêter les trains ! »

    « Faut faire quelque chose ! »

    L’aventure de « Autrement pour Saillans… tous ensemble » a démarré en juin autour d’un trio de villageois, Fernand Karagiannis, Annie Morin et André Oddon. Ils en avaient marre du coté « chef de village » du maire, François Pégon, qui prenaient des décisions sans consulter la population. Ils ont commencé à imaginer une démocratie participative.

    Annie, ex-enseignante, raconte que le maire sortant était très attaché au mode électif :


    Le « A » d’anarchie sous l’abri-bus (E.B./Rue89)

    « J’ai dit “x fois” au maire que ça ne fonctionnait plus. De moins en moins de gens assistaient au conseil, les gens se désintéressaient. »

    Dans le trio, André Oddon ne tenait pas en place : « Faut faire quelque chose ! »

    IIs ont commencé à réfléchir à un projet de gestion municipale alternatif. Leur envie a commencé à s’ébruiter après les grandes vacances, par bouche à oreille.

    Le supermarché, goutte d’eau de trop

    Un événement a cristallisé le ras-le-bol, en 2010 : le projet d’une supérette qui devait être implantée à la sortie du village. Le maire n’a pas consulté les habitants pour cette décision importante : le supermarché, qui n’était pas accessible à pied depuis le centre, risquait d’affecter les petits commerces.

    Un collectif, Pays de Saillans vivant, s’est mobilisé contre le projet, à grand renfort de pétitions, manifestations et courriers. Avec succès : le supermarché a été abandonné.

    La bataille du supermarché a fourni l’énergie nécessaire aux débats sur la gestion de la commune : le succès des premières réunions publiques en a surpris plus d’un.

    Au début, on ne parlait ni de liste, ni de programme. Il n’y avait, comme document de travail, qu’une feuille en papier pour que les intéressés puissent laisser leurs coordonnées.

    Le 16 novembre, dans une salle polyvalente remplie (120 têtes, « un événement en soi »), les habitants ont été invités à parler de leur village – une sorte de diagnostic – avant d’avancer des idées.

    Huit groupes de travail ont été constitués, encadrés par des animateurs : environnement, vivre ensemble, sport, jeunesse… Tristan Rechid, qui travaille dans un centre social, explique qu’ils ont utilisé les méthodes de l’éducation populaire, avec des gommettes et des post-it :

    « On avait ce pari fou : bâtir un programme qui ne sortait pas de la tête d’un élu. On était en posture d’animateurs, à l’écoute, et trente projets ont été définis, initiés par des propositions d’habitants : de petites choses quotidiennes, de l’embellissement aux crottes de chien en passant par la redéfinition du stationnement. »

    Pendant cette réunion, les habitants ont beaucoup parlé de lien social, d’écoute et de ce qu’ils pourraient faire pour décloisonner les générations et les groupes.

    Les personnes âgées, par exemple, avaient envie d’être intégrées au projet de Maison de l’enfance et de la parentalité, issue de l’ancienne municipalité.


    Les sympathisants de la liste collégiale, à Saillans, en février 2014 (Emmanuel Cappellin)

    Les municipales, passage obligé

    La liste de « Autrement pour Saillans » s’est constituée au début de l’année. Beaucoup d’associatifs et une majorité d’actifs, de 20 à 66 ans. Tout le monde est au même niveau : l’absence de hiérarchie se ressent au niveau de l’animation des réunions.

    Ils n’ont jamais parlé de la « politique avec un grand P » et ignorent les penchants de leurs colistiers – le village vote plutôt à gauche. Ils disent se rassembler autour de valeurs communes, mises au propre dans une charte – on retrouve le dialogue, la transparence ou la protection de l’environnement.

    « Ça m’a fait plaisir que de voir que des gens différents se retrouvaient ensemble, sans aucune cooptation », résume une élue, Dominique Balderanis.Pour choisir leur tête de liste, ils ont tranché selon les disponibilités de chacun. Tristan Rechid :

    « On a essayé de tenir jusqu’au bout pour ne pas avoir une personne désignée. Il y avait “la liste de Pegon” [le maire sortant, ndlr] et “la liste collégiale”.

    On a gagné sur ce point : on n’a pas voté pour une personne mais pour un projet. »

    Conseil des sages

    Durant les réunions publiques, les habitants ont également construit le schéma de fonctionnement de leur municipalité idéale.


    Le schéma de fonctionnement « collégial et participatif »

    « On est même allés jusqu’à se demander si on avait besoin d’un maire », précise Tristan Rechid. Les conseillers municipaux fonctionneront en binôme autour de sept compétences communales. Les indemnités leur seront équitablement réparties, en fonction du temps investi.

    Que faire des trois élus de l’opposition ? « On va les intégrer dans notre fonctionnement, leur proposer de travailler selon nos méthodes », précise Vincent Beillard, le nouveau maire.

    Une à deux fois par an, la population sera invitée à donner ses idées lors d’assemblées (les « commissions participatives » du schéma). Le reste de l’année, il y aura des petits comités sur des sujets précis, comme le choix du mobilier urbain ou la question des rythmes scolaires. Et s’il faudra trancher sur une chose importante, les élus aimeraient organiser des référendums.


    Des chats se la coulent douce à Saillans (Emilie Brouze/Rue89)

    Sabine se souvient que les beaucoup d’habitants avaient critiqué l’abattage d’arbres centenaires, sous l’ancienne municipalité :

    « Peut-être que ce choix était rationnel… Si on avait eu tous les éléments du dossiers, on serait peut-être arrivé au même résultat. On veut prendre des décisions qui paraissent justes. »

    Dans ce schéma de fonctionnement, il y aussi un « conseil des sages » : neuf habitants, qui veilleront au respect de la politique participative et en seront les ambassadeurs.

    Car les élus veulent partager leurs méthodes, « essaimer » dans d’autres communes.


    Saillans et Les Trois becs, à l’horizon (Emilie Brouze/Rue89)

    « Complètement utopiste »

    « Quand je suis sortie de la première réunion, je me suis dit que c’était complétement utopiste, qu’on y arriverait jamais », se souvient Sabine Girard, une géographe de 36 ans, attablée à la terrasse du Café des sports.

    L’élue continue :

    « Je suis quand même revenue et je me suis laissée embarquer par l’énergie du groupe. »

    Les plus vieux ont joué un rôle important, juge-t-elle, alors que sa propre génération y croyait mollement.

    Toutes ces réunions, ces centaines d’e-mails, cette campagne… Ça n’a pas été « un long fleuve tranquille », raconte Annie.

    « Il y avait beaucoup d’interrogations. Parfois, je rentrais et j’avais l’impression de ne pas avancer. Il y avait des frictions, du débat, on savait que ça allait être épuisant mais on est restés. »

    Les participants parlent tous d’un mélange d’utopie et de rigueur, de rêve et de travail.


    Les élus dans la salle du conseil, le 27 mars 2014 (Emilie Brouze/Rue89)

    « Arme de discussion massive »

    Ce jeudi, le maire et sa première adjointe, fraîchement élus, s’arrêtent toutes les cinq minutes pour dire bonjour, serrer des mains, faire des bises. Vincent porte un T-shirt à message de circonstance : « arme de discussion massive », est-il indiqué sous un haut-parleur.

    Plus loin, un homme les interpelle déjà car sa vigne vierge a été soit-disant arrachée par du personnel communal :

    « C’est toujours mieux de le dire amicalement plutôt que d’envoyer une lettre avec des photos. »


    Annie Morin et Vincent Beillard (Emilie Brouze/Rue89)

    Les résultats du premier tour sont encore placardés sur la porte en bois de la mairie. Le premier magistrat n’a pas encore récupéré les clés de l’entrée mais les nouveaux élus utilisent une salle au premier étage, pour leur « réunion de pilotage » hebdomadaire, ouverte au public. La première des six ans de mandat.


    Hollande caché derrière un buste dans la salle du conseil (Emilie Brouze/Rue89)

    Comme ils se trouvent à côté de la salle du conseil, plusieurs élus vont jeter un œil. « Ils ont caché Hollande ! », rient-ils en pointant le portrait, posé au fond derrière un buste.

    Le maire prend la parole et fait le point sur le pot offert aux employés municipaux ou les travaux de la grande rue.

    Ils parlent aussi de l’intercommunalité : les élus ont rencontré plusieurs maires pour parler stratégie :

    « C’est vrai que dès qu’on sort de Saillans, on est obligés de rentrer dans le jeu politique. »


    Lors du comité de pilotage le 27 mars 2014 (Emilie Brouze/Rue89)

    A la fin, surprise : le maire reçoit un petit cadeau de ses colistiers qu’il déballe, amusé. Une paire de chaussettes.

    « On en avait marre de voir les tiennes trouées. »

    Pour Sabine Girard, le pire maintenant serait de décevoir les attentes. Ou s’enliser dans une machine ingouvernable.

    Puisque les habitants les ont choisi, ils vont devoir travailler ensemble. Avec Olivier, le secrétaire de mairie, ils sont en train d’étudier les obligations légales pour clarifier l’organisation de la nouvelle municipalité. Sabine Girard craint la routine, aussi :

    « Le défi, ça va être aussi de maintenir cette énergie. »


    Annie Morin et Vincent Beillard, première adjointe et maire, dans la salle du conseil de Saillans (Emilie Brouze/Rue89)
    Making of

    C’est une riveraine, Ludmilla, qui nous a signalé l’expérience de Saillans et la victoire de la « liste collégiale » : « …79 % de votants, une belle mobilisation pour contrer le maire sortant François Pégon cadre-politicien, qui menait une politique mono-décisionnelle [...] S’il y a un nouveau maire c’est que la constitution l’exige, car la volonté de la nouvelle maire est tout autre ». Rue89

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