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  • Dis papa, on va où ?...

    Réforme des Rythmes Scolaires.

    Dégradation des conditions d'enseignement, désengagement de l'Etat, augmentation des impôts locaux, mise en danger des enfants ...
    Les scandales de la réforme des "rythmes scolaires"



    Les petits français sont fatigués, alors il faut qu'ils se lèvent tôt le mercredi aussi ! "merci monsieur le nimiste de l'école !"


    Les membres de ce forum et des collectifs liés à ce forum sont des parents d'élèves, des enseignants et des élus locaux.
    Ce forum n'est lié à aucun parti politique et à aucun syndicat.

    La réforme des rythmes scolaires n’est pas une « gentille réforme » pour le bien des enfants menée par un gentil « ministre des élèves » comme il se qualifie lui-même.
    Avançant caché derrière une prétendue intention d’améliorer les résultats scolaires des élèves des écoles publiques, le gouvernement engage en réalité un train de réformes dont les objectifs sont bien moins louables.

    Et sur le terrain, les conséquences de cette réforme sont déjà catastrophiques !



    Ecoles publiques des territoires: écoles publiques de toutes les inégalités

    Préparée par la droite et appliquée par la gauche, la réforme des rythmes scolaires qui impose aux communes d’établir un «  projet éducatif du territoire » ( pedt ) a pour objectif de préparer le terrain pour une prochaine décentralisation du système éducatif français. Cela signifie que l’Etat a l’intention de se débarrasser de la charge des salaires des enseignants au détriment des collectivités locales ( régions, départements, communes … ) qui devront forcément, pour assumer ce rôle supplémentaire, augmenter les impôts locaux. Etant donné que les impôts nationaux ne diminueront pas pour autant, le contribuable sera donc amené à payer deux fois ce qu’il ne finançait qu’une seule fois auparavant.
    Ces projets de décentralisation sont dévoilés clairement dans le rapport de la Cour des comptes rendu le 22 mai 2013 intitulé « Gérer les enseignants autrement » et dont une analyse très pertinente a été réalisée sur ce site :

    http://www.laviemoderne.net/grandes-autopsies/52-le-fabuleux-rapport-de-la-…

    Autre preuve de ces intentions cachées, les déclarations récentes du président de la région Aquitaine qui a fièrement annoncé une réforme de décentralisation totale de l’éducation « dans moins de temps qu’on ne croit »
    http://www.sudouest.fr/2014/01/14/alain-rousset-croit-au-rebond-des-territo…

    Alors que le gouvernement cherche à faire des économies par tous les moyens, il a débloqué un fonds de 250 millions d’euros pour la première année et le reconduit pour la deuxième année. Comment expliquer une telle aberration si ce n’est par la volonté de faire passer au plus vite une réforme qui lui permettra ensuite d’alléger considérablement le budget de l’Etat au détriment de collectivités locales.
    http://www.vousnousils.fr/2013/11/20/rythmes-scolaires-370-millions-ajoutes…

    La décentralisation du système éducatif créera des inégalités inédites entre les territoires en termes de moyens financiers pour les écoles mais aussi en termes de contenus d’apprentissage.
    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/education-nation…

    Des emplois-aidés municipaux pour « inverser la courbe du chômage »

    Le gouvernement a aussi un besoin crucial de cette réforme pour obtenir à court terme une baisse des statistiques du chômage, sur le dos des contribuables locaux. En effet, il compte sur le recrutement de centaines de milliers de personnes par les communes pour quelques heures par semaine d’ « activités périscolaires » sur ce temps de garderie supplémentaire créé dans ce but par cette réforme.

    http://vigilance-rs.clicforum.fr/t675-R-forme-des-rythmes-scolaires-les-con…

    Ce sont les enfants qui trinquent

    Sur le terrain, l’application de cette réforme a déjà conduit à une dégradation sans précédent des conditions d’apprentissage des élèves des écoles publiques.
    Dans les quatre mille communes qui appliquent cette réforme depuis la rentrée 2013, enseignants et parents d’élèves sont unanimes pour dire que les enfants sont beaucoup plus  fatigués qu’avant. Il ne s’agit pas d’un « retour » à la semaine de 4 jours et demi puisque la demi journée retirée en 2008 était le samedi matin. La coupure du mercredi était indispensable pour que les élèves puissent souffler en milieu de semaine.

    http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2013/10/01/rythm…

    Plutôt que d’alléger la semaine des élèves ( objectif annoncé ), cette réforme a entraîné dans la majorité des cas une augmentation du temps passé en collectivité.
    Très inégal d’une commune à l’autre, ce temps supplémentaire de collectivité est dans la plupart des cas plus fatigant que le temps passé en classe.

    http://www.sne-csen.net/4-jours-c-est-bon-pour-les-enfants_a289.html

    Et pour mieux faire passer la pilule auprès des communes, le gouvernement a réduit le taux légal d’encadrement des enfants, prenant ainsi le risque de voir augmenter le nombre d’accidents.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20130804.AFP1374/le-decret-abaissa…


    Des difficultés supplémentaires et des problèmes insolvables ... dont on se passerait bien

    Des difficultés concrètes de mise en œuvre de cette réforme ont été totalement négligées par ses initiateurs tant il était primordial qu’elle s’applique le plus rapidement possible.
    Habituellement, ce type de réforme est précédé d’une expérimentation dans quelques départements. Cette fois, tout le monde doit y passer d’autorité en 2014.


    Problèmes de financement alors que l’Etat réduit toujours d’avantage ses subventions aux collectivités locales, d'où l'obligation pour les maires d'augmenter les impôts locaux.
    http://www.ledemocratevernonnais.fr/2013/02/11/pourquoi-la-reforme-scolaire…

    Problèmes de locaux et d’infrastructures.
    http://blogs.mediapart.fr/blog/bondy-autrement/160214/rythmes-scolaires-ou-…

    Problèmes de transports scolaires.
    http://www.larochesuryon.maville.com/actu/actudet_-rythmes-le-transport-ine…
    http://vigilance-rs.clicforum.fr/f154-PROBLEMES-DE-TRANSPORT-SCOLAIRE.htm

    Confusions sur les questions de responsabilités entre les personnels de l'Education Nationale et les personnels municipaux.
    http://www.ouest-france.fr/le-conseil-sursoit-la-reforme-des-rythmes-scolai…

    Impossibilité de trouver du personnel compétent pour travailler avec des enfants en nombre suffisant et pour quelques heures seulement.
    "Allez leur dire qu’ils ne se déplacent que pour travailler 45 minutes sur une journée ! Je ne suis pas sûr qu’ils soient partants… "
    http://www.lavoixdunord.fr/region/voeux-de-rene-dubuisson-les-rythmes-scola…

    Des alertes sont lancées partout pour dénoncer des cas d’enfants qui se retrouvent dans la rue par négligence.
    http://www.rtl.fr/actualites/article/quatre-ans-un-enfant-est-reste-seul-ch…
    http://www.lavoixdunord.fr/region/maubeuge-les-parents-de-dorine-six-ans-ne…
    http://vigilance-rs.clicforum.fr/f153-PROBLEMES-POSES-PAR-L-INCOMPETENCE-DE…

    Des problèmes de comportements et de langage inadaptés avec les enfants de la part des « animateurs » sont signalés.
    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/lutte-contre-le-harceleme…
    http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/rythmes-scolaires…
    http://vigilance-rs.clicforum.fr/t658-L-assistant-d-ducation-tait-un-perver…

    Des communes lancent des appels désespérés aux bénévoles avec tous les risques que cela comporte. Les désistements de bénévoles sont fréquents et les taux d'encadrement des enfants ne sont plus respectés.

    http://www.courrier-picard.fr/region/un-appel-aux-benevoles-pour-les-rythme…

    Des communes décident de facturer aux parents ce temps de garderie supplémentaire.
    http://www.rtl.fr/actualites/info/article/reforme-des-rythmes-scolaires-la-…
    http://vigilance-rs.clicforum.fr/f143-Nouveaux-rythmes-scolaires-des-d-pens…

    Des communes décident de ne pas mettre en place de garderie après l’école contraignant les parents à venir chercher leurs enfants à 15h30.

    Des milliers de professionnels travaillant avec les enfants sont mis en difficulté par la perte du mercredi comme les orthophonistes ou les clubs de sport.
    http://vigilance-rs.clicforum.fr/f156-PROBLEMES-POUR-LES-AUTRES-PROFESSIONS…


    Les enseignants alertent sur les difficultés accrues de faire leur travail

    Nombreux sont ceux qui dénoncent la transformation de leur école en « centre d’animation » où tout tourne autour des activités de loisirs et dans lesquels ils tentent péniblement d’enseigner encore un minimum. Ils dénoncent la confusion croissante des élèves entre le scolaire et le périscolaire surtout quand les deux se déroulent dans les mêmes locaux et que les animateurs reprennent des thèmes du programme scolaire.
    Les enseignants alertent aussi sur les dégradations des locaux et du matériel après chaque passage de groupes d’enfants gérés par des personnes qui n’ont pas l’autorité nécessaire et sont rapidement submergés.

    http://www.lexpress.fr/actualite/reforme-des-rythmes-scolaires-a-paris_1311…
    http://rue89.nouvelobs.com/2013/10/09/rythmes-scolaires-lecole-grand-e-cest…
    http://vigilance-rs.clicforum.fr/f152-LES-ENSEIGNANTS-ALERTENT-SUR-LA-DEGRA…


    La réforme des rythmes scolaires favorise l'intrusion des grandes entreprises dans les écoles sous couvert de "partenariats pour la jeunesse"

    Elles cherchent à soumettre les enfants à leurs marques dès le plus jeune âge.
    Quand ces "partenariats" auront pris de l'ampleur, les élèves auront-ils l’obligation de regarder des publicités sur des écrans en début de cours comme le montrait un reportage d’ « Envoyé Spécial » sur les écoles publiques américaines il y a une dizaine d’année ?

    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/des-ecoles-publiques-la…
    http://www.blogapares.com/leducation-nationale-corrompue-par-nestle/
    http://www.slate.fr/story/77312/privatiser-ecole-france-pas-tout-fait-une-f…


    Les écoles privées sous contrat n’ont pas l’obligation d’appliquer cette réforme
    pourtant considérée comme La solution contre l’échec scolaire par le ministre de l’EN. Encore une manière d’inciter les parents à retirer leurs enfants de l’école publique et les inscrire dans le privé.

    http://vigilance-rs.clicforum.fr/f157-AUCUNE-OBLIGATION-POUR-LES-ECOLES-PRI…

    BILAN :
    Inconvénients : 100 %   /  Avantages: 0 %


    Depuis plus d'un an, dans toute la France, des milliers de parents d'élèves, d'enseignants et d'élus locaux luttent pour que cette absurdité ne s'appliquent pas dans leur commune :

    http://vigilance-rs.clicforum.fr/f150-PETITIONS-MANIFESTATIONS-BOYCOTT-ET-O…
    http://vigilance-rs.clicforum.fr/f151-DES-MILLIERS-DE-COMMUNES-S-OPPOSENT-A…

    Cette réforme est un coup d'accélérateur sans précédent dans le processus de destruction de l'école publique mené depuis plusieurs décennies.
    http://vigilance-rs.clicforum.fr/f147-POUR-COMPRENDRE-COMMENT-L-ECOLE-S-EST…

    Rejoignez
    le groupe facebook « Rythmes Scolaires : Arrêtez le Massacre ! »
    https://www.facebook.com/groups/609556085733767/
    et l'association des "Gilets Jaunes" Contre la réforme des rythmes scolaires
    https://www.facebook.com/CONTRE.LA.REFORME.SCOLAIRE
    http://clrdrs.fr/
    Autres sites contre la réforme des rythmes scolaires:
    http://vigilance-rs.clicforum.fr/t667-des-sites-des-blogs-des-forums-des-pa…

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  • Condamnés...

    Liste (non exhaustive) des condamnations et mises en examen du PS, de l’UMP et du FN

    Une liste à diffuser car non seulement elle montre bien que finalement, tous les partis sont plus ou moins pourris, mais qu’en plus, ils ne méritent vraiment pas le respect auquel ils prétendent avoir droit! Le casier judiciaire vierge devrait être une condition sine qua non en politique!!!

    http://lesmoutonsenrages.fr/2013/04/05/liste-non-exhaustive-des-condamnations-et-mises-en-examen-du-ps-de-lump-et-du-fn/

    menottes

    Liste des condamnations et mises en examen du PS

    Anne Hidalgo condamnée en 2012 à 40 000 € d’amende pour infraction à la législation sur la durée du travail.
    Bernard Granier condamné en 2011 pour corruption.
    Bertrand Delanöe condamné en 2010 pour atteinte au droit du travail.
    Catherine Trautmann condamnée en 1999 pour diffamation.
    Christian Bourquin condamné en 2012 pour délit de favoritisme.
    Claude Pradille condamné en 1995 pour corruption.
    Edmond Hervé condamné en 1999 pour manquement à une obligation de sécurité dans l’affaire du sang contaminé.
    Elie Pigmal condamné en 2012 pour délit de favoritisme.

    François Bernardini condamné en 2001 pour ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux.
    François Xavier Bordeaux condamné en 2011 pour abus de faiblesse
    Georges Frêche (ex PS) condamné régulièrement en fin de carrière pour de multiples dérapages verbaux.
    Harlem Desir condamné en 1998 pour recel d’abus de confiance.
    Henri Emmanuelli condamné en 1997 pour trafic d’influence.
    Jack Lang condamné en 2008 pour rupture de contrat.
    Jack Mellick condamné en 1997 dans l’affaire OM-VA pour faux témoignage.
    Jeanine Ecochard condamnée en 1998 dans l’affaire Urba(financement occulte du PS).
    Jean-Christophe Cambadélis condamné en 2006 pour l’affaire de la MNEF.
    Jean-François Noyes mis en examen en 2012 dans le cadre de l’Affaire Guérini pour association de malfaiteurs en vue de trafic d’influence et recel de trafic d’influence.
    Jean-Marc Ayrault condamné en 1997 pour délit de favoritisme.
    Jean-Marie Le Chevallier condamné en 2003 pour subordination de témoin.
    Jean-Noel Guérini mis en examen en 2011 pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence.
    Jean-Paul Huchon condamné en 2007 pour prise illégale d’intérêt et en 2011 par le Conseil d’Etat.
    Jean-Pierre Balduyck condamné en 2005 pour favoritisme a fait appel de sa condamnation.
    Jean-Pierre Destrade condamné en 2005 pour escroquerie et trafic d’influence.
    Khadija Aram (ex PS) condamnée en 2011 pour trafic d’influence et abus de confiance.
    Line Cohen Solal condamnée en 2011 dans la même affaire que celle touchant Pierre Mauroy.
    Malek Boutih condamné en 2006 pour diffamation.

    Michel Delebarre condamné en 2005 dans l’Affaire des Ecoutes Téléphoniques.
    Michel Laignel condamné en 2006 pour faux, usage de faux, délit de favoritisme, prise illégale d’intérêt, et détournement de fonds.

    Michel Pezet condamné en 1998 pour recel de fonds utilisés [pour un financement politique] en dehors de tout enrichissement personnel.

    Mohamed Abdi condamné en 2007 pour escroquerie.

    Monique Delessard condamné en 2010 pour mariage illégal.

    Olivier Spithakis condamné en 2005 dans l’affaire de la MNEF.

    Patrick Sève mis en examen en 2011 pour octroie injustifié de marchés publics et soustraction de fonds publics.  Pascal Buchet reconnu coupable en 2012 de harcèlement moral après le suicide d’une de ses collaboratrice.

    Philippe Sanmarco condamné en 1997 pour complicité de trafic d’influence dans l’affaire du financement occulte du PS, l’Affaire Urba.

    Pierre Mauroy condamné en 2011 pour emploi fictif.

    Pierre Moscovici condamné en 2001 pour atteinte au droit à l’image.

    René Teulade condamné en juin 2011 pour abus de confiance.

    Robert Gaïa condamné en 2002 pour favoritisme.

    Ségolène Royal condamnée en 2008 pour licenciements abusifs.

    Serge Andréoni mis en examen en 2011 pour complicité de trafic d’influence dans le cas de l’affaire Guérini.

    Sylvie Andrieux mise en examen en 2010 pour complicité de tentative d’escroquerie et de détournements de fonds publics dans l’affaire du financement présumés à hauteur de 700 000 € d’associations présumées fictives.

    Yacine Chaouat condamné en 2011 en appel pour violences conjugales

     

    Cette liste est non exhaustive. Nous la tiendrons à jour en fonction de l’actualité judiciaire. Merci de nous faire part d’éventuels ajouts. Nous tenons également à mettre tout particulièrement en garde le PS d’être extrêmement vigilant car il vous faudra être exemplaire. Votre pouvoir est aujourd’hui considérable, faites-en bon usage … Nous ne vous lâcherons pas non plus, c’est un devoir citoyen.

    D’autres listes sont à venir. Suite au prochain N°…

     

    UMP

    Alain Agostini (UMP) 2008, condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée.

    Alain Carignon (UMP) 1999, condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins.

    Alain Ferrand (UMP) 2006, condamné pour faux et usage de faux. 1998, condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale.

    Alain Juppé (UMP) 2007, condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt.

    Alain Tuduri (UMP) 2009-2010, condamné pour discrimination raciale, pour avoir préempté les biens immobiliers que voulait acheter des personnes d’origines étrangères dans sa commune.

    Axel Poniatowski (UMP) 2010, condamné pour diffamation.

    Brice Hortefeux (UMP) 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence. Il a également été condamné pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre.

    Brigitte Barèges (UMP) 2011, condamnée pour refus de mariage.

    Bruno Sandras (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.

    Charles Fabre (UMP) 2010, mis en examen pour favoritisme.

    Charles Pasqua (UMP) 2009 à 2010, condamné pour trafic d’influence, pour favoritisme, pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance. Il est cité dans l’affaire de recel d’abus de biens sociaux pour l’association France Afrique Orient. Il également mentionné dans l’affaire du financement occulte du ministère de l’Intérieur et de l’Union des groupements d’achats publics.

    Christian Vanneste (UMP) 2006 et 2007, condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation. Il avait déclaré l’homosexualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité.

    Claude Polony (UMP) 2001-2009, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds.

    Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Il avait déjà été condamné pour harcèlement moral.

    Damien Meslot (UMP) 2010, condamné pour outrage à magistrat, mis en examen pour atteinte ou tentative d´atteinte à la sincérité d´un scrutin.

    Denis Gautier-Sauvagnac (UMP) 2008, mis en examen pour blanchiment d’argent.

    Denis Jacquat (UMP) 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales.

    Didier Schuller (RPR-UMP) 1994, il s’enfuit aux Bahamas après la révélation d’une tentative de déstabilisation du juge Éric Halphen puis il continue sa cavale en Dominique Républicaine où il bénéficie d’une protection diplomatique, avant de revenir en France.> 2005, condamné pour financement illégal de sa campagne.> 2007, condamné pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques.

    Dominique Paillé (UMP) 2004, condamné pour abus de confiance.

    Frédéric Chazal (UMP) 2010, condamné pour diffamation.

    Gaston Flosse (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.

    Georges Tron (UMP) 2011, mis en examen pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol.

    Gérard Dezempte (UMP) 2006, condamné pour discrimination.

    Gérard Larrat (UMP) 2011, condamné pour constitution de partie civile abusive ou dilatoire dans le but de nuire à son adversaire socialiste.> 2011, mis en examen pour complicité d’atteinte à la sincérité du scrutin, complicité de faux administratif et usage et complicité de manà…“uvre frauduleuse tendant à l’exercice irrégulier du vote par procuration, son élection a été annulée.

    Gilles Forray (UMP) 2006, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

    Guy Drut (UMP) 2005, condamné pour avoir bénéficié d’un emploi fictif.Guy Wildenstein (UMP) 2011, mis en examen pour recel d’abus de confiance.

    Henry Chabert (UMP) 2002, condamné pour recel d’abus de biens sociaux.

    Jacques Blanc (UMP) 2009, mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt.

    Jacques Masdeu-Arus (UMP) 2006 à 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

    Jacques Myard (UMP) 2009, condamné pour diffamation.Jean Reynaud (UMP) 2004, condamné pour prise illégale d’intérêt. 2006, condamné pour harcèlement moral et dégradation des conditions de travail.

    Jean Tiberi (UMP) 2009, condamné pour occupation illégale des locaux de sa permanence et fraude aux électeurs.

    Jean-Louis Garnier (UMP) 2011, condamné pour coups et blessures.

    Jean-Louis Masson (UMP) 1997, condamné pour avoir financé la campagne d’un concurrent afin d’affaiblir sa rivale à droite.

    Jean-Paul Alduy (UMP) 2008, son élection est annulée pour fraude.

    Jean-Paul Fournier (UMP) 2009 à 2010, condamné pour prise illégale d’intérêt.

    Joëlle Ceccaldi-Raynaud condamnée (UMP) 2006, condamnée pour diffamation et complicité de diffamation.

    Joëlle Ferrand (UMP) 2010, condamnée pour prise illégale d’intérêt et malversations.

    Laurence Spicher-Bernier (UMP) 2010 à 2011, condamnée pour exercice illégal de la profession d’avocat et escroquerie.

    Lionel Cressiot (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation.

    Lucette Michaux-Chevry (UMP) 2002, condamnée pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics.

    Manuel Aeschlimann (UMP) 2009, condamné pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public.

    Marie-Jeanne Bozzi (UMP) 2002, condamnée pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs et dissimulation de travail clandestin.> 2007, condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale.> 2009, mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée.

    Maurice Gutman (UMP) 2010, condamné pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans.

    Michel Buillard (UMP) 2011, condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.

    Michel Habig (UMP) 2006, condamné pour avoir fait incendier 14 caravanes appartenant à des Roms installées sur un terrain municipal.

    Nicolas Bazire (UMP) 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

    Olivier Deleu (UMP) 2011, mis en examen pour injures et diffamation.Olivier Rey (UMP) 2008, condamné pour violences, menaces et dégradation grave du bien d’autrui à raison de la religion.

    Pascal Buchet (UMP) 2007-2011, condamné pour harcèlement moral ayant mené au suicide.

    Patrick Balkany (UMP) 2003, condamné pour injure publique et pour diffamation. 1999, condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable trois personnes désignées comme des employés municipaux mais qui ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny.

    Philippe Brun (UMP) 2011, condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux.Pierre Bédier (UMP) 2009, condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

    Philippe Pemezec (UMP) 2010, condamné pour injures. 2007, condamné pour irrégularités lors de sa campagne, son élection sera annulée.

    Renaud Donnedieu de Vabres (UMP) 2004, condamné pour blanchiment d’argent.> 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

    René Vestri (UMP) 2009, condamné pour travail dissimulé.> 2010, mis en examen pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d’influence et association de malfaiteurs.

    Richard Cazenave (UMP) 1999, condamné pour abus de biens sociaux.> 2004, condamné pour recel et complicité d’abus de biens sociaux.

    Serge Dassault (UMP) 1998, condamné pour corruption. 2010, condamné pour procédure abusive.> 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales.

    Thérèse Aillaud (UMP) 2002, condamnée pour détournement de fonds publics.

    Thierry Gaubert (proche de l’UMP, collaborateur de Sarközy) 2008, mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie.> 2011, mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi.

    Thierry Leprince (UMP) 2007, condamné pour viol sur une mineure de 12 ans.

    Vincent Toni (UMP) 2008 et 2011, condamné pour corruption passive.

    Xavier Dugoin (UMP) 1997, condamné pour trafic d’alcool, salaires fictifs et corruption.> 1999 à 2000, condamné pour abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêt.> 2001, mis en examen dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs du conseil général de l’Essonne, cette procédure sera annulée pour vice de forme.2010, un cadre de l’UMP dont le nom n’a pas été diffusé a été mis en examen pour vol de carte bancaire d’un ancien dirigeant et pour le piratage, lors de la guerre interne à l’UMP 31, de l’ordinateur de l’ex-présidente Christine de Veyrac.> Les policiers ont retrouvé des objets acquis frauduleusement au domicile du jeune homme.L’UMP condamnée pour atteinte au droit à l’image avec son LipDub en diffusant pour le clore la photo d’une jeune femme n’y ayant pas consenti.

    L’UMP, à l’origine de la loi Hadopi, condamnée pour piratage d’une musique de MGMT utilisée lors de leurs meetings et pour illustrer plusieurs vidéos diffusées sur Youtube.

    André Santini avait été mis en examen le 30 mai 2006 pour «prise illégale d’intérêt», «faux et usage de faux» et «détournement de fonds publics».

    UMP Eric Woerth mis en examen jeudi 9 février 2012, cette fois pour « recel » dans l’enquête sur l’héritière de L’Oréal Liliane Bettencourt, a déclaré son avocat.

    NdA : (manquent, notamment les « affaires Chirac »)

     

     

    FN

    Voici la liste non-exhaustive des condamnations de membres du Front National.

    Cette liste a été réalisée en effectuant des recherches sur internet  et grâce au travail de certains internautes, Il est possible que certains jugements aient évolués sans qu’ils n’en soient trouvés la trace.

    Nous remercions toutes les personnes qui ont effectuées ce travail et relayons donc ces informations sur No Pasaran FM, comme nous l’avons fait pour les membres UMP et PS.

    Sur cette liste les condamnations sont très graves, voici donc approximativement ce pourquoi 18 % de français ont voté à l’élection présidentielle de 2012 mais étaient t’il au courant de ces faits ? Pour certains oui, ils cautionnent donc de tels actes, pour tous les autres qui se sont fait embobiner, il est temps de vous réveiller et de regarder la vérité en face.

    La première date correspond à l’époque des faits, la deuxième correspond au moment de la condamnation. Si une seule date est inscrite, il s’agit de celle de la condamnation.

    N’hésitez pas à nous signaler toute erreur ou oubli et il doit y en avoir.

     

    Le Front National 1992-1996, condamné pour avoir vendu une investiture.

    Le Front National 2002, condamné pour avoir utilisé de manière dévalorisante l’image d’une personne.

    Le Front National 2002, condamné pour avoir utilisé sur son site les clichés protégés de l’AFP.

    Le Front National 2008, condamné pour avoir utilisé sans autorisation, en la détournant, la célèbre photo du « Che au béret et à l’étoile ».

    Le Front National 2007-2009, condamné à rembourser plus de 6,3 millions d’euros de dettes majorées de près de 600 000 euros d’intérêts à Fernand Le Rachinel.

    Le Front National 2009, condamné à détruire ses tracts.

    Le Front National 2010, condamné à retirer ses affiches litigieuses.

    1995, trois colleurs d’affiches du Front National ont été condamnés pour le meurtre d’Ibrahim Ali-Abdallah.

    2004, un membre du Front National dont l’identité n’a pas été révélée a été mis en examen et écroué pour la profanation de 127 tombes du cimetière juif de Herrlisheim.

    2007, un membre du Front National dont l’identité n’a pas été révélée a été mis en examen pour l’assassinat de Karim Zaiter, un pilote de quad, la veille de Noël, puis incarcéré.  Il affirme avoir tiré au hasard sur un des engins qui tournaient sur le square sans vouloir tuer.

    2009, quatre membres du Front National dont les noms n’ont pas été révélés ont été condamnés pour coups et blessures après avoir attaqué un homme noir une fois le repas patriotique organisé par le FN terminé.

    Alexandre Gabriac (FN) 2007, mis en examen pour ses liens étroits avec un commando d’extrême-droite ayant tenté de cambrioler un stand de tir à Saint-Andéol-le-Château, dont l’aventure s’est terminée par le meurtre du Gendarme Ambrosse.

    2009, condamné pour apologie de crime contre l’humanité, injures à caractère raciste et violences volontaires ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 8 jours

    Alexandre Simonnot (FN) 2006-2010, condamné pour avoir détruit un préservatif géant à l’occasion de la journée mondiale contre le Sida.

    Antoinette Martinet (FN) 1997 à 1998, condamnée pour provocation à la haine, à la violence et à la discrimination.

    Bruno Gollnisch (FN) 2004-2007, condamné en première instance et par le Conseil d’État pour contestation de l’existence de crime contre l’humanité (négationnisme), la Cour de Cassation va pourtant casser sans renvoi l’arrêt de la cour d’appel. 2008-aujourd’hui, poursuivi en justice pour incitation à la haine raciale.

    Bruno Mégret (Fondateur du MNR et membre du FN) 1998, condamné pour avoir tenu des propos sur l’inégalité des races. 2002-2002, condamné pour avoir envoyé aux frais de la commune de Vitrolles plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer sa candidature pour l’élection présidentielle.

    2006, condamné pour détournement de fonds.

    Calude Jaffres (FN) 1997, condamné pour usurpation de fonction.

    Catherine Mégret (FN) 1998 et sa Mairie de Vitrolles furent condamnés pour discrimination et incitation à la discrimination.

    2002, condamnée pour avoir envoyé aux frais de la commune de Vitrolles plusieurs milliers de lettres appelant à parrainer la candidature de son époux pour l’élection présidentielle.

    2006, condamnée avec son mari pour détournement de fonds.

    Cédric Bégin (FN) 1999-2002, condamné pour détention sans autorisation de munitions et d’armes, condamné pour incitation à la haine raciale.

    Christophe Klein (FN) 1999-2002, condamné pour provocation à la discrimination raciale

    Claude Jaffrès (FN) 1997, condamné pour abus d’autorité et usurpation de fonction.

    Daniel Simonpieri (FN puis UMP), condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Condamné pour harcèlement moral.

    Denis Monteillet (FN) 1995, condamné pour avoir inscrit plusieurs personnes de son voisinage sur la liste présentée par son parti au municipales sans les avoir prévenues. Le Conseil d’Etat a annulé les élections des conseillers municipaux FN pour « liste irrégulière ».

    Emilien Bonnal (FN) 1985, ex-candidat FN aux cantonales et municipales, a été  reconnu coupable de meurtre, alors qu’il collait des affiches pour le FN, pour avoir tué Abdallah Moktari, 23 ans ; qui l’avait insulté. 8 ans de prison.

    Francis Watez (FN) 1995, condamné pour incitation à la discrimination raciale pour avoir

    collé des affiches proclamant : « Musulmans, Barbaresques, Algériens, terroristes ou non, tous dehors » et « Refuser l’intégration de ces sauvages est un devoir national ». (2 ans d’inéligibilité et 50 000 F d’amende).

    François Nicolas-Schmitt (FN) 1997, condamné pour détournement de fonds.

    Gilles Lacroix (FN) 1997-1997, condamné pour complicité de violence en réunion, avec arme et préméditation et pour complicité de destruction de biens.

    Georges Theil (FN) 2001,  condamné pour contestation de crimes contre l’Humanité. 2004-2006, de nouveau condamné pour contestation de crimes contre l’humanité.

    Guy Cannie (FN) 2009-2011, condamné pour escroquerie en bande organisée.

    Jacky Codvelle (FN) 1990, condamné pour avoir mis le feu à la voiture du député du Rhône et maire PS de la ville, Jean Jacques Queyranne pour fêter le 14 juillet.

    Jacques Bompard (FN) 2008-2010, mis en examen pour prise illégale d’intérêt.

    Jacques Coutela (FN) 2011, mis en examen pour incitation à la haine raciale suite à son apologie d’Anders Behring Breivik, auteur des attentats d’Oslo.

    Jean Holtzer (FN) 1990, ex-candidat FN aux cantonales a été reconnu coupable de vol à main armé pour avoir braqué une banque (8 ans fermes). Cet ancien avocat général avait un jour réclamé la peine de mort pour une histoire identique.

    Jean-Claude Poulet (FN) 1992, condamné pour avoir battu sa femme pendant quinze ans pour « la stimuler au travail… Il fallait que je la stimule assez fréquemment »

    Jean-Marc Maurice (FN) 2004 à 2009- 2010 à 2011, 6 condamnations. Condamné pour outrage à agent dépositaire de l’autorité publique, vol, escroquerie, banqueroute, travail dissimulé et non déclaré, abus de bien sociaux.

    Jean-Marie Le Chevallier (FN), condamné pour subornation de témoin dans l’affaire du meurtre de son directeur de cabinet.

    Jean-Yves Douissard (FN) 1999-2002, condamné pour incitation à la haine raciale.

    Jean-Yves Le Gallou (FN) 1991-1998, condamné pour provocation à la haine raciale.

    Joël Klein (FN) 1998,  condamné pour coups et blessures sur un Nord-Africain.

    Laurent Mirabeau (financier de JM LePen) 1994, condamné pour escroquerie et exercice illégal de la profession de banquier.

    Louis Aliot (FN) 2008, condamné pour diffamation.

    Louis de Noëll (FN) 1997, condamné pour détournement de fond. Il avait utilisé de l’argent de la société dont il est le gérant pour s’acheter un appartement à Paris, un autre à Perpignan et une villa sur la mer. 1 an avec sursis et 50000F d’amende.

    Marc Georges (FN) 1995, condamné pour avoir blessé par balle un jeune homme.

    Marc Lyoen (FN) 1997, condamné pour avoir employé des clandestins.

    2008 : Candidat régulier du F.N condamné cette fois pour fraude au RSA. L’ancien dirigeant départemental du FN devra payer une amende de 500 euros et rembourser 15 000 euros au Conseil Général de Maine et Loire.

    Marcel Mazières (FN) 1995, condamné pour avoir envoyé à un professeur de philosophie une lettre anonyme injurieuse. Extrait : « Vous transformez nos classes en goulag politique, votre aspect physique est disgracieux et, apprenant que vous êtes homo, cela est risible ».

    Marine Le Pen (FN) 2008, condamnée pour diffamation.

    Pascal-Bernard de Leersnyder (FN) 1991,  condamné pour actes de torture sur un enfant de cinq ans.

    reconnu coupable de violence sur mineur pour avoir appris l’allemand au fils de sa compagne à coup de poing (jusqu’au sang) et pour lui avoir plongé la tête dans les WC ( « Il n’était pas digne de la salle de bains » ). 13 mois de prison dont 10 fermes.

    Patrick Bassot (FN) élu dans le Vaucluse 2012, a été condamné à 1.000 euros d’amende pour « incitation à la discrimination, à la haine et à la violence à l’encontre des immigrés ».

    Patrick Binder (FN) 2010-2011, condamné pour injure publique et provocation à la haine raciale. 2004-2005, condamné pour injures racistes en public.

    Philippe Bernard (FN) 2004-2008, mis en examen pour faux et falsification, abus de confiance et escroquerie.

    Philippe Viard (FN) 1998, mis en examen et probablement condamné depuis pour discrimination en raison de l’origine, de l’appartenance ou la non-appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation ou une religion non déterminée. Condamné pour injures et pour délit de fuite après avoir renversé un enfant.

    Pierre Van Dorpe (FN) 1989, condamné pour avoir tiré à l’aide de son fusil à pompe sur un groupe de jeunes d’origines maghrébine en blessant au dos l’un d’eux parce qu’il faisait trop de bruit. Le FN lui paye ses 15 000F de caution. 15 mois avec sursis.

    Raynald Liekens (FN) 1994, condamné pour le meurtre d’une juive. Il a déclaré : « Elle était plus gentille avec moi que personne ne l’avait été jusque-là. Mais, quand j’ai appris qu’elle était juive, j’ai décidé de la tuer car les juifs sont les ennemis de la race blanche ».

    Richard Jacob (FN) 2010-2011, condamné pour outrage et rébellion.

    Roger Fabregues (FN) 1996, condamné pour trafic de drogues. Il avait profité d’un voyage au Maroc pour importer du haschisch (2 ans de prison).

    Sylvain Ferrua (FN) 1996, condamné pour proxénétisme 1 ans avec sursis et 50000 F d’amende.

    Tanguy Deshayes (FN) 2008-2009, mis en examen pour menaces de mort, il a confirmé en être l’auteur. Quelques années auparavant il avait été condamné pour bagarre ainsi que pour port d’arme.

    Valls et André (FN), condamnés pour violence avec arme

    Xavier Voute (FN) 1997, condamné pour avoir aspergé de gaz lacrymogène des militants de Ras l’Front (mouvement anti-FN).

    Yannick Lecointre (FN) 2010-2011, condamné pour trafic de drogue (transport, détention, acquisition, cession et emploi non autorisés de stupéfiants).

    Jean-Marie Le Pen (FN) : reconnu coupable par le tribunal administratif de fraude fiscale

    (Redressement de 1,4 Millions de Francs), reconnu coupable d’apologie de crime de guerre dont la déportation pour l’édition d’un disque sur lequel on peut entendre « un hymne du parti nazi » et « Vive Hitler », reconnu coupable d’antisémitisme insidieux, reconnu coupable de banalisation d’actes jugés constitutifs de crimes contre l’humanité (11/10/1989) pour avoir qualifié les chambres à gaz de « point de détail » de la 2ème guerre mondiale, reconnu coupable de captation d’héritage, 5000F à verser, reconnu coupable d’agression d’un candidate socialiste, 3 mois avec sursis, 20 000F d’amende, 2 ans d’inéligibilité, reconnu coupable d’avoir tenu des propos sur l’inégalité des races avec B.Megret. Condamné à verser 10 000F a L’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) et à publier à ses frais le jugement dans 3 hebdomadaires (30 000F par publication).

    Liste de ses condamnations :

    1960, condamné pour menaces de mort proférées à l’encontre d’un commissaire de Police.

    1964, condamné pour coups et blessures volontaires.

    1969, condamné pour coups et blessures volontaires.

    1971, condamné pour apologie de crime de guerre.

    1986, condamné pour antisémitisme insidieux.

    1986, condamné pour apologie de crimes de guerre dont la déportation.

    1987, condamné pour provocation à la haine, à la discrimination et à la violence raciale.

    1991, condamné pour  trouble manifestement illicite à l’ordre public.

    1991, condamné pour banalisation de crimes contre l’humanité et consentement à l’horrible.

    1992, condamné pour diffamation.

    1993, condamné pour injure publique.

    1995, condamné pour oublis de plus-value boursière et sous-estimation de loyer.

    1996, condamné pour avoir tenu des propos ayant gravement porté atteinte au président du tribunal d’Auch.

    1997, condamné pour avoir injurié l’association Ras l’front (mouvement anti-FN) de « mouvement de tueurs de flics ».

    1997, condamné pour avoir injurié le président de SOS-Racisme.

    1997, condamné pour banalisation de crimes contre l’humanité et consentement à l’horrible.

    1998, condamné pour injures publiques et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions.

    1998, condamné pour avoir présenté une tête en carton à l’effigie de Catherine Trautmann.

    1998, condamné pour avoir déclaré « Je crois à l’inégalité des races ».

    1999, condamné pour incitation à la haine raciale et apologie de crime de guerre.

    2002, condamné pour avoir reproduit sans autorisation un reportage de treize photographies prises par l’AFP.

    2004, condamné pour provocation à la haine raciale.

    2005, condamné pour incitation à la haine raciale.

    2008, condamné pour complicité d’apologie de crimes de guerre et contestation de crime contre l’humanité.

     

    Eddy TRIVULCE

    Via les brindherbes

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  • Devenir prof...

    Au fil des années, j'ai vu diminuer les enfants désirant devenir maître, maîtresse ou prof.

    Depuis quatre, cinq ans, il n'y en a plus un seul...


    Le ministère de l'Éducation finance quelques clips ineptes pour inciter les jeunes à se faire enseignants. Et je n'en ai vu aucun qui corresponde à la réalité de la profession : les mutations par exemple ne sont pas ce que l'on vous dit, elles sont le règne de l'arbitraire et du désespoir, et la gestion de la violence ordinaire ne se fait pas en claquant des doigts. Ils n'évoquent pas plus ce qui est à la source de l'intérêt passionné que je porte à ce métier depuis quarante ans. Pendant ce temps, un institut féru de statistiques nous apprend qu'enseignant est le métier qui fait le plus horreur aux demandeurs d'emploi.

    Comment ? Malgré les vacances, malgré tout ce que le café du commerce dit de l'attractivité de ce métier de feignasses, malgré les salaires faramineux ! Pensez, 1 500 euros net par mois au terme de cinq ou six ans d'études complexes pour avoir le droit d'enseigner au fin fond d'un département hostile dans deux ou trois établissements distants de quelques dizaines de kilomètres à des élèves peu motivés dotés de parents agressifs...

    Repoussoir

    Eh bien, non. Les chômeurs préfèrent, de loin, être conducteurs de locomotive... Quitte à rêver comme des gosses, ils ne rêvent pas sur le tableau noir ou, plutôt, comme les nouvelles technologies sont désormais la tarte à la crème des néo-pédagogues, sur le tableau interactif (j'ai jadis pensé que certains pouvaient avoir un intérêt à imposer le renouvellement du parc informatique et autres joujoux inutiles et dispendieux, mais non, c'est par bêtise et conviction qu'ils croient qu'un ordinateur peut remplacer un maître). Ils ne rêvent pas sur les classes surchargées ni sur les programmes simultanément ambitieux et incohérents, et que l'on n'est pas près de réécrire, alors que c'était la priorité des priorités.

    Ils ne rêvent pas sur ce qui était le coeur du métier, la transmission des savoirs, parce qu'on a vidé ce coeur et que l'on envisage très sérieusement de le remplacer par une mécanique "curriculaire" (sic !) qui mettra les "compétences" de l'élève au centre du système. Non, ils ne rêvent plus sur "le plus beau métier du monde", parce que les apprentis sorciers de la pédagogie en ont fait un repoussoir, à force d'imposer aux futurs enseignants leurs lubies et leurs propres incompétences.

    Crise de recrutement

    De ce désamour, je ne veux pour preuve que la raréfaction des candidatures dans les concours de recrutement. Dans certaines disciplines, il y a aujourd'hui plus de postes offerts que de candidats - et les jurys n'osent même pas les affecter tous sur les postes, tant le niveau est parfois bas. Particulièrement en sciences. Marian Balastre, sur l'excellent site Skhole, analyse en détail les chiffres, l'évolution du taux de candidatures sur les quinze dernières années (90 % de candidats en moins, pour un nombre de postes globalement constant), et pointe une évidence : "Les candidats eux-mêmes n'ont plus soit le niveau, soit l'attrait pour la transmission d'une discipline académique ; en échange, l'idéologie pédagogiste de la gestion éducative des compétences des élèves, qui se développe actuellement pour pallier la ruine du modèle transmissif, n'attire évidemment pas les "cerveaux", les étudiants cultivés et ambitieux intellectuellement."

    Encore fallait-il le dire. Quand une profession peine à faire le plein, ce n'est pas dans les élites qu'elle recrute. Et comme l'avoue sous cape le ministère, qui fait pourtant de son mieux pour anéantir le dernier secteur qui marche, c'est dans les classes prépas que l'on trouve les derniers vrais spécialistes.

    Quelques suggestions...

    J'imagine que Vincent Peillon a payé (fort cher) les "consultants" qui ont imaginé cette campagne de promotion du métier effarante. Ce n'est pas dans ses propres services, actuellement occupés à se déchirer entre eux, et quelle que soit la compétence réelle de certaines petites mains de la DGESCO, que l'étincelle surgira pour faire des spots publicitaires convaincants. Mais je voudrais faire au ministre, arrivé porteur d'espoirs et qui, s'il fait les frais, comme on le susurre, d'un prochain remaniement, partira sous les huées, quelques suggestions qui produiraient chez les étudiants en herbe l'ambition d'entrer dans la carrière professorale.

    D'abord, ne pas mentir au départ sur les taux effectifs de recrutement. À quoi bon lancer des étudiants dans des études de philo (qui ne débouchent que sur l'enseignement), alors que cette discipline, qui n'existe par définition qu'en terminale, n'offre pas grand nombre d'opportunités ? Autant imposer un numerus clausus réaliste. Cela allégera d'autant les cours, en les peuplant d'étudiants motivés, et non de fantômes - spooks, disait le héros malheureux de Philip Roth dans La Tache - venus s'inscrire pour bénéficier de la Sécu étudiante.

    Augmenter les enseignants !

    Ensuite, quitte à prévoir (c'est gouverner, n'est-ce pas...), réinstaurer le système des IPES, qui dans les années 1960 garantissait (sur concours) un traitement mensuel minimum aux candidats au professorat, en fin de L1 ou de L2, en échange d'un engagement décennal à servir l'Éducation nationale. Cela vaudra mieux que toutes les bourses, toujours insuffisantes et attribuées sur des critères sociaux opaques. Les ambitieux pauvres - j'en fus - auront à coeur de le réussir, au lieu de se voir proposer une béquille insuffisante pour avoir le droit d'occuper un siège en université. Le mérite reconnu vaut toujours mieux que le saupoudrage de charité.

    Sur ce plan, cesser de se voiler la face et admettre que les enseignants français sont parmi les plus mal payés de l'UE - moitié moins, en moyenne, que leurs confrères allemands par exemple. Les syndicats disent tout haut qu'ils n'admettront pas un gel du point d'indice pour la cinquième année consécutive... Ils se cachent derrière leur petit doigt : il faut augmenter les traitements de départ de 50 %. Je dis bien les traitements, et pas un absurde système de primes qui ne se retrouveront point dans le calcul, in fine, de la retraite. Mais nous n'avons pas d'argent ! Ah, oui ? C'est pour ça que vous changez le parc informatique tous les deux ans - pour rien ? C'est pour ça que vous payez les conseillers du ministre plus de 10 000 euros par mois - sans compter une foultitude d'administratifs de tout poil, qui font des rapports sur les gens qui font des rapports... Des profs et des élèves - cela suffit.

    Cela, c'est l'aspect matériel - mais il n'est pas négligeable, dans un monde où être, c'est avoir, et où l'on évalue les gens à l'aune de ce qu'ils gagnent. Demandez donc aux élèves ce qu'ils pensent d'un enseignant qui s'échine pour 1 500 euros par mois. On déplore la féminisation du métier ? Ma foi, on méprisera moins des enseignantes qui gagneront au départ 2 300 euros par mois.

    Toujours moins

    Mais surtout, le grand surtout, c'est dans les programmes et dans la pédagogie qu'il faut sévir. Redonner aux enfants le goût de l'étude, c'est parler à leurs passions - et non à leur raison, qui est encore en construction. Un pédagogue doit fasciner, ou il n'est bon à rien. Dans quelque matière que ce soit. Et il fascinera d'abord par sa maîtrise de ce qu'il enseigne. La formation des maîtres ne peut se résumer à trois recettes de pédagogie assénées par des pseudo-spécialistes en "sciences de l'éducation", qui ont imposé aux étudiants de passer sous les fourches caudines des masters "professionnels" au lieu de chercher à approfondir leurs savoirs fondamentaux : les gourous du pédagogisme croient manifestement que l'on est suffisamment bon en maths avec un petit niveau licence. Enseigner ne consiste pas à maîtriser les programmes, mais à en savoir dix fois, cent fois plus. La formation des maîtres doit procéder essentiellement d'une immense culture disciplinaire.

    Et d'une exigence maintenue. Le SNUipp, engagé dans une réflexion sur les programmes du primaire qui est un jeu de massacre des programmes de 2008, souhaite reporter à plus tard (aux calendes grecques, sans doute) certaines notions que Xavier Darcos avait souhaité voir enseignées en CP : nous voici au retour de l'apprentissage de la division en CM2 - ça arrangera certainement le "curriculum" des gosses. "Toujours moins" - telle est leur devise. À croire que non seulement ce ne sont plus les meilleurs étudiants qui se font enseignants, mais ce ne sont pas les meilleurs enseignants qui se font syndicalistes. Pas dans le primaire, en tout cas.

    Un rêve de bobo

    Ah, j'oubliais : il est urgent de confier la formation pratique des enseignants, après leur recrutement, à leurs pairs, et aux meilleurs d'entre eux, et non à des administratifs ou à des obsédés de schémas pédagogiques collés arbitrairement sur des élèves qui ne leur ont rien fait. Le problème n'est pas les rythmes scolaires, mais le contenu de la scolarité. Et je n'échangerai jamais un cours de français ou de maths contre deux heures de macramé. L'aménagement des rythmes scolaires version Peillon est un rêve de bobo parisien ignorant des réalités du terrain. Et la charge que ces divertissements imposés va faire peser sur les finances locales pèsera aussi certainement dans le choix des électeurs dans trois semaines. Surtout dans les communes les plus pauvres : les socialistes ont le chic pour se brouiller avec les pauvres. Sans doute parce qu'il y a beau temps qu'ils ne le sont plus eux-mêmes.

    Ce ne sont que des pistes, bien entendu, mais leur mise en application peut être rapide, si l'on s'abstenait enfin de convoquer, dès qu'il s'agit de changer une virgule dans un décret, une commission ad hoc peuplée des indispensables incompétents qui sévissent depuis trente ans.

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  • Vigilance

    Texte de synthèse pour expliquer l'opposition à la réforme des rythmes scolaires.

    La réforme des rythmes scolaires, ( RSS) expérimentée dans 20 % des communes cette année et censée s'appliquer dans toute la France l'année prochaine, est une véritable catastrophe à tous points de vue.

    La réforme des rythmes scolaires fatigue les élèves car elle les prive de la coupure du mercredi et les oblige à passer DAVANTAGE de temps qu'avant en collectivité dans des conditions matérielles et sous un encadrement qui laissent très souvent à désirer.

    La RRS expose les enfants à de nouveaux dangers car ils sont contraints de passer du temps sous la responsabilité de personnes non-formées pour travailler avec des enfants ( bénévoles, associations, personnels municipaux dont ce n'est pas le métier ... ) et avec des taux d'encadrement qui ont été largement revus à la baisse.

    La RRS oblige les communes à organiser des activités périscolaires qui se résument très souvent à du temps de garderie supplémentaire faute de moyens, et qui les obligeront aussi à augmenter les impôts locaux après les élections, en plus des contributions que certaines demandent déjà aux parents pour un temps qui était gratuit jusque-là. D'autres communes ont choisi d'alléger ou de suspendre totalement les subventions aux associations sportives et culturelles.

    La RRS creuse considérablement les inégalités entre les enfants car ils auront tous droit à des activités de qualités différentes (ou rien ) selon les moyens de la commune où ils vivent. Il ne s'agit donc plus d'une école nationale mais territoriale. Un désengagement programmé de l'Etat.

    La RRS rend plus difficile la scolarité des élèves car en plus d'accroître leur fatigue, elle crée la confusion entre les activités scolaires obligatoires qui demandent de l'investissement et les activités de loisirs qui se passent dans les mêmes locaux mais avec des personnes qui n'imposent pas les mêmes règles de comportement.

    La RRS rend plus difficile la tâche des professeurs des écoles car elle leur impose de partager des locaux et du matériel avec les "animateurs", de subir des dégradations de leur outil de travail ( la salle de classe ), et de régler quotidiennement des problèmes d'organisation au détriment du temps d'enseignement. Très souvent, il ne leur sera plus possible travailler en classe en fin de journée car les lovaux seront réquisitionnés par la commune.

    La RRS rend plus difficile l'organisation quotidienne de nombreux parents car de nombreuses communes n'organiseront pas de garderie après le temps de classe qui se terminera plus tôt qu'avant, sans parler des problèmes de transport scolaire qui se posent déjà un peu partout et des difficultés que rencontrent à présent les professionnels travaillant avec les enfants, orthophonistes, clubs de sport ... dont certains ont déjà mis la clé sous la porte. La situation des nourrices agréées gardant des enfants d'âge différents est très compliquée. Des enfants à récupérer à des horaires différents, l'obligation de réveiller les jeunes enfants de leur sieste pour aller chercher des plus grands en plein milieu de l'après-midi. Dans certaines communes, les horaires de la maternelle et de la primaire seront totalement différents en fonction de toutes les contraintes imposées per les personnels et les locaux.

    La RRS n'a rien à voir avec une quelconque volonté de favoriser la réussite des élèves:

    La RRS sert en réalité à inverser ( artificiellement ) la courbe du chômage sur le dos des contribuables locaux et des parents d'élèves en obligeant les communes à recruter massivement du personnel pour quelques heures d'activités périscolaires par semaine afin qu'ils sortent des statistiques de Pôle Emploi.

    La RRS sert en réalité à imposer un rôle éducatif aux communes en les contraignant à mettre en place un "Projet Educatif du Territoire" afin qu'elles se préparent à intégrer dans leur budget la charge des salaires des professeurs des écoles dans le cadre de l'acte 3 du plan de décentralisation des services de l'Etat, ce qui fera encore augmenter les impôts locaux et creusera terriblement les inégalités territoriales en matière d'enseignement.

    La RRS sert en réalité à constituer un vivier de personnes disponibles pour assurer le service minimum d'accueil dans les écoles au moment des grandes grèves des enseignants prévues par le gouvernement quand justement cette décentralisation sera mise en place et qu'ils se battront pour conserver le statut de fonctionnaire d'Etat.
    La RRS qui n'a pas obligation à être appliquée par les écoles privées contribuera à une fuite des familles les plus favorisées vers d'autres structures. De substantielles économies pour l'Etat. Un nombre croissant d'élèves quitteront l'école laïque et suivront toute leur scolarité dans des écoles privées appelées à se développer désormais très vite.

    Plus de 2000 communes ont déjà décidé de ne pas appliquer cette réforme l'année prochaine.
    Dans votre commune, opposez-vous à la mise en place de ce hold-up d'hypocrites préparé par la droite et appliqué par la gauche.

    Informez-vous, des milliers de témoignages et d'articles de presse sont disponibles sur :
    Forum "Vigilance rythmes scolaires"
    http://vigilance-rs.clicforum.fr/index.php
    Groupe facebook "Rythmes scolaires : Arrêtez le Massacre"
    + pdf téléchargeable " la face cachée des rythmes scolaires" :
    https://www.facebook.com/groups/609556085733767/

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  • Ré-éducation Nationale

    Une éducation soumise aux directives et pour ceux et celles qui s'y opposeraient, il suffit de mettre en place des mesures coercitves.

    Chers parents d'élèves, vous n'avez pas idée de ce qui va advenir de vos enfants...


    Éducation nationale : le (dernier) mauvais coup de Vincent Peillon

    Le Point.fr - Publié le

    Avec la complicité des syndicats, le ministre, bientôt recasé à Bruxelles, démolit le statut des enseignants. Démonstration par Jean-Paul Brighelli.

    Une modification du décret de 1950 va encore aggraver la paupérisation des enseignants, parmi les moins bien payés des pays de l'OCDE.
    Une modification du décret de 1950 va encore aggraver la paupérisation des enseignants, parmi les moins bien payés des pays de l'OCDE. © Rierre Andrieu / AFP

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    Le 27 mars prochain, Vincent Peillon, quelques jours avant de quitter sans doute le ministère pour cause de campagne des européennes (il a ingénieusement prévu de se faire tête de liste dans le Sud-Est, ce qui lui assure, quel que soit le désamour électoral pour son parti, un gîte à Bruxelles pour les années à venir) et de remplacement par Ségolène Royal, disent les augures, fera signer à la plupart des syndicats d'enseignants l'abrogation des "décrets de 1950" qui régulaient depuis soixante-trois ans le temps de service des profs.

    J'en ai déjà parlé ici même début janvier. On en était alors aux intentions. La plupart des syndicats n'ont pas bougé, sinon dans le sens du ministre. Dès lors, pourquoi se gêner et ne pas passer aux actes ?

    Le nouveau texte, qui ramène les enseignants au cadre général de la fonction publique, établit que ce seront désormais 1 607 heures qui seront dues - en 36 semaines de cours. Soit un peu plus de 44 heures par semaine : cela fait beaucoup, cela contrarie la loi, et contrarie même Mme Royal, qui proposait jadis que nous passions tous à 35 heures. On peut donc s'attendre à un allongement de l'année scolaire (rentrée en août, 37, 38, 39 semaines de cours ? Impossible - les élèves n'y résisteraient pas, les chronobiologistes qui ont envahi la rue de Grenelle et imposé au ministre l'idée absurde des "rythmes scolaires" protesteraient sauvagement), et à ce que les enseignants soient mis à disposition des chefs d'établissement (pour jouer aux concierges ? animateurs de centres aérés ? gentils animateurs ?) et des responsables départementaux (pour les certifiés) ou régionaux (pour les agrégés).

    Celui qui paie décide

    Parce qu'en même temps que le sabotage du temps de travail (je résume : les profs travailleront deux fois plus pour un salaire équivalent, voire nettement inférieur en ce qui concerne les classes préparatoires), les syndicats se voient imposer la territorialisation de l'enseignement : dans un grand accès de fièvre anti-jacobine, le ministre souhaite effectivement ranger une fois pour toutes les établissements sous la férule des autorités locales qui les gèrent - les municipalités pour le primaire, les conseils généraux pour les collèges, les régions pour les lycées. C'est celui qui paie qui décide, n'est-ce pas, même s'il est incompétent.

    À Marseille, où j'écris, j'entends d'ici les cris d'enthousiasme de mes collègues à la perspective de dépendre désormais de Patrick Mennucci, ce phare de l'intelligence qui prétend diriger la troisième ville de France.

    Fin des garanties nationales, fin des libertés pédagogiques. Ah, si, il restera toujours la possibilité, pour les plus fortunés, d'inscrire leurs bambins dans des structures totalement privées.

    La presse a été curieusement muette sur cette casse des conditions de travail de ceux qui forment les enfants - y compris ceux des journalistes. C'est que le projet du ministère s'est intelligemment étalé dans le temps, avec moult écrans de fumée et désinformation massive (curieusement relayée par des syndicats censés défendre les enseignants), après les manifestations brutales de refus organisées par les profs de prépa en décembre : ils se battaient pour leurs salaires, certes, et pour la réussite de leurs élèves (le noyau dur de ce qui marche encore en France, faut-il le rappeler) ; mais ils voyaient aussi venir Peillon avec ses gros sabots, qui, avec son projet, impose désormais à tous les enseignants des "missions" aux contours assez flous pour qu'on y glisse n'importe quoi.

    Travailler plus pour gagner encore moins

    Un fait aurait pu alerter les journalistes spécialisés : Luc Chatel, précédent ministre, mais aussi membre éminent d'une UMP qui d'habitude n'est pas avare de critiques, se félicite de l'initiative de son successeur. À ceci près qu'il envisageait d'augmenter les enseignants (travailler plus pour gagner plus), et qu'un ministère de gauche, sûr du vote d'un corps qu'il croit captif, impose, lui, de travailler beaucoup plus pour ne pas gagner davantage (et même nettement moins : les salaires, parmi les plus bas de l'OCDE, sont bloqués depuis des années, et les calculs les plus objectifs prouvent un recul, en dix ans, de 20 % des salaires, calculés en pouvoir d'achat).

    Une pétition circule sur le Net pour organiser une protestation massive contre cet étrange projet qui vise à vider largement l'enseignement de ses fonctions... d'enseignement. Après tout, pourquoi se gêner ? Le ministère, autosatisfait des résultats pédagogiques (87 % de réussite au bac l'année dernière - qui dit mieux ?), estime que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais que l'on peut encore améliorer la réception des parents (la FCPE a bien plus de pouvoir, rue de Grenelle, que le plus puissant des syndicats d'enseignants), la mise à disposition des profs, l'écrasement des syndicats (qui ne fera pleurer personne à droite), et la caporalisation de tout le système : une partie des rémunérations sera désormais affectée par le chef d'établissement lui-même, sur des critères... personnels. De même, la liberté pédagogique passera désormais sous les fourches caudines du "projet d'établissement" (la réunionite, qui épuise tant de cadres dans le secteur privé aujourd'hui, gagne l'Éducation), matrice de toutes les dérives des pédagogues fous qui contrôlent la rue de Grenelle.

    Diviser les syndicats

    Cette semaine, le magazine Marianne se demande - question intéressante - qui tient véritablement les commandes du gouvernement. Lobbies, anciens condisciples de la "promotion Voltaire", responsables européens, et quelques personnalités occultes se tiennent les coudes et sont les vrais maîtres de la France. Pour l'Éducation, ce serait largement le Snes, parce qu'il est le principal syndicat du second degré, et plus globalement la FSU, parce qu'elle syndique une majorité des personnels de l'Éducation nationale (et pas mal d'autres dans la fonction publique).

    C'est très exagéré. Les temps où le Snes cogérait le ministère sont bien finis, et Frédérique Rolet n'a pas avec Vincent Peillon, que je sache, les excellentes relations que Monique Vuaillat entretenait avec François Bayrou... Ça ne l'empêche pas de se tortiller pour épauler sans trop oser le dire le projet Peillon, même si localement des sections entières de son syndicat condamnent avec la plus extrême fermeté cette avancée en arrière que propose ou impose le ministre. Les adhérents du Snalc, dans les établissements, sont loin, très loin d'octroyer au ministre le blanc-seing que lui décernerait la direction du syndicat. Ça barde dans les états-majors. Peut-être était-ce aussi le projet de Peillon : diviser la base et les directions afin de réduire l'influence des uns et des autres.

    Les ministres, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît, comme disait à peu près Michel Audiard. L'adjointe aux basses oeuvres de Vincent Peillon, George Pau-Langevin, ne vient-elle pas d'expliquer que nous participons - involontairement, dit-elle - à la discrimination raciale ?

    Mal aimés du café du commerce

    En fait, ce sont aujourd'hui les syndicats les plus idéologues qui tiennent les rênes - essentiellement le SE-Unsa et le SGEN, qui sont, pour l'un, truffés de socialistes encartés, et pour l'autre, farcis d'ex-membres des Jeunesses ouvrières chrétiennes qui ont engendré Philippe Meirieu et ses clones. Le vrai pouvoir des copains, des coquins, des gredins et des grenelliens est là. Et proposer que les projets d'établissement soient les cadres directeurs de la pédagogie, c'est se livrer pieds et poings liés à des gens pour lesquels la transmission des savoirs n'est pas un enjeu prioritaire, pour parler poliment. Ni la remise en cause du collège unique. Ni la contestation de la politique des ZEP. Ni...

    Je sais bien que les enseignants sont théoriquement très estimés, mais en pratique fort peu aimés (jalousie ? ignorance ?) par l'ensemble de la population. Le café du commerce déborde de gens qui pensent que nous exerçons une profession de paresseux accrochés à leurs quatorze semaines de vacances, une profession où il suffit de parler pour être entendus d'élèves toujours obéissants : ce doit être pour cette raison que si peu de candidats se présentent aux concours de recrutement, que tant d'enseignants craquent, que la clinique de la Verrière est débordée, et que certains collègues en finissent avec ce métier si enviable, parfois par des moyens atroces. Aux abonnés des "yaka" de comptoir et des "ilsuffitde" de bistro, je suggère de venir faire cours une semaine dans un collège quelconque, pour voir. Après, on en reparle.

    Mauvais coups

    Les enseignants font de leur mieux pour former des générations de Français - ceux qui me lisent en ce moment même leur doivent au moins la capacité... de lire - et de critiquer. Ce n'est pas rien, c'est même presque tout. Les enseignants ont fait leur boulot depuis soixante ans dans le cadre d'un statut dérogatoire, mais fonctionnel : ces 15 ou 18 heures de cours correspondent, de l'aveu même des services du ministère, à 40 heures de travail hebdomadaire effectives en moyenne - et bien davantage en classes prépas, cette cible de choix de Vincent Peillon. Pendant que la durée hebdomadaire du travail diminuait, elle est restée la même pour les enseignants, avec des salaires bloqués (voire en diminution : Claude Allègre, via le calcul modifié des heures sup, a diminué de 17 % les revenus moyens des enseignants - et il y en a encore qui votent PS !).

    Les projets du ministre sont autant de mauvais coups portés à la fois aux enseignants et à leurs élèves. Parce qu'accabler les profs se répercutera fatalement sur les élèves : qui aura encore envie de faire ce métier, sinon de façon temporaire, en bouche-trou avant de trouver un emploi véritablement rémunérateur ? Les profs seront-ils encore capables d'exiger le meilleur, quand ils seront choisis parmi les ultimes masochistes ?

    Signez et faites signer la pétition qui proteste contre les mauvais coups conjugués du ministère et de syndicats idéologues ! Intervenez dans les établissements, et aussi parmi les parents d'élèves, pour exiger non une "évolution" vers l'abîme, mais une révolution qui ramènera le savoir au premier plan, et la transmission de ce savoir au premier rang des exigences. Ou cessez à jamais de vous plaindre.

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  • Rythmes scolaires...

    Un article qui date de janvier 2013...


    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/reforme-peillon-des-rythmes-128707

    Réforme PEILLON des rythmes scolaires, un rejet massif et un désaveu pour le gouvernement

    Un rejet massif

    En rejetant à une très large majorité la réforme Peillon, dite des rythmes scolaires, c'est une véritable claque que le Conseil supérieur de l’Éducation vient d'infliger au gouvernement.
    L'ampleur de ce rejet, le vote négatif de la FSU, de FO et de la CGT, l'obligation où se sont trouvées la CFDT et l' UNEF de s'abstenir, tout ceci est l'expression du rejet massif que rencontre cette réforme et de l'isolement du gouvernement ,son incapacité à forger un consensus pour l'application de ses réformes.
    Pourtant l'importance de ce rejet tient surtout au fait que cette réforme, dont chacun s'obstine à taire le véritable contenu, est bien plus qu'une réforme des rythmes scolaires, un véritable plan de démantèlement de l'école républicaine.

    Beaucoup ont voulu nous faire croire que le débat portait simplement sur l'aménagement des rythmes scolaires, comme si la seule question posée était de savoir si nos enfants allaient travailler ou non le Mercredi ou le Samedi matin.

    En réalité, il s'agit selon les propres termes du ministre Peillon de faire évoluer l'école autour d'un projet territorial et derrière cette formule de remettre en cause le caractère national de l'école républicaine.
     

    Rythmes scolaires : à chaque territoire son projet, sa politique éducative

     Le ministre Peillon explique ainsi : « la réforme des rythmes scolaires doit agir comme un levier pour faire évoluer l’école autour d’un projet éducatif territorial et doit conduire à (…) coordonner les actions de l’État, des collectivités territoriales et des organismes œuvrant dans le champ éducatif  ». Concrètement, l’école ne serait plus de la compétence exclusive de l’État. Trois heures hebdomadaires seraient placées sous la responsabilité des collectivités avec le Projet Éducatif Territorial (PET).
     

    L’enseignement professionnel et l’orientation transférés aux régions

    Les régions décideraient de l’ouverture et de la fermeture des filières professionnelles, des BTS… elles contrôleraient le service de l‘orientation « afin de mieux adapter l’offre de formation professionnelle aux besoins des territoires

    A l’heure du TSCG, aucune création réelle de poste pour l’école !

    Derrière l’annonce par le gouvernement de 43 000 créations de poste pour la rentrée 2013, la réalité c’est 21 500 départs à la retraire remplacés et 22 000 contractuels embauchés à tiers temps pour plusieurs milliers d’élèves en plus.
     

    Refondation ou liquidation ?

    Comme d'habitude on nous prend pour des nigauds et l'on croit que la magie des mots va parvenir à nous tromper sur le contenu réel des réformes annoncées.
    Chacun jugera du cynisme qu'il faut pour engager la pire réforme de destruction engagée contre le droit à l'instruction sous le prétexte de la lutte contre l’échec scolaire, comme si l’échec scolaire n'était pas le produit de tous les coups portés contre l'école par les gouvernements successifs de droite ou de gauche.
     
    Le gouvernement a engagé une « refondation de l’école » qui commence par la « réforme des rythmes scolaires ». On vous dit que cette réforme a pour but de « lutter contre l’échec scolaire » des enfants.
     

    Mensonge et tromperie

    Il ne s'agit aucunement de rétablir les milliers de fermetures de classes découlant des 17 000 suppressions de postes, dont 16 000 maintenues à la dernière rentrée, afin d’éviter, par exemple, que les classes de maternelles aient 30 élèves, ou de rétablir les classes en milieu rural pour que les enfants ne passent pas des heures dans des cars ? Il ne s'agit pas non plus de rétablir les postes de Rased* pour les enfants en difficulté scolaire.
    Au nom des contraintes budgétaires et de l’application du TSCG, ce sont 10 milliards supplémentaires qui doivent être pris sur le budget des services publics.
     
    Le gouvernement a imaginé que pour lutter contre l’échec scolaire il était plus économique… de supprimer une heure d’enseignement par semaine à chaque élève. Les élèves n’auraient plus que 23 heures hebdomadaires de cours, au lieu des 24 actuelles, cette dernière heure n’étant plus une heure d’enseignement.
    Xavier Darcos, ministre de Sarkozy, avait déjà supprimé deux heures de cours par semaine en 2008, avec des conséquences catastrophiques sur le niveau des élèves.
    Mais ce n’est pas tout !
    Le plus odieux dans ce projet n'est-il pas de faire des communes les instruments de la destruction de l'unité de l'école de la République et d'aggraver par la même occasion les inégalités entre les citoyens .
    Elles pourraient ainsi décider de l’organisation de la semaine scolaire, des horaires quotidiens et hebdomadaires d’enseignement, de « l’animation », comme elles l’entendent, avec une semaine répartie sur 5 jours, dont le mercredi ou le samedi !
    Ainsi, selon la richesse des communes ou l’orientation politique de leur conseil municipal, ces « projets éducatifs locaux » seraient différents selon que vous habitez telle ou telle ville, tel ou tel village.
    Dans les faits, ce mélange des responsabilités d’instruction et d’animation aboutirait à une école « territorialisée », aggravant l’inégalité du droit des enfants à l’instruction et amorçant la tutelle des collectivité locales sur l’enseignement et les professeurs.
     
    Nul doute que la résistance contre ce projet ne fait que commencer et qu'elle va trouver un solide point d'appui dans le refus des organisations syndicales d''accompagner' cette réforme dirigée contre les enfants ,les personnels et les communes.
    Nul doute qu'aucun enseignant, aucun parent, aucun élu ne pourra se contenter de moins que de l'abandon pur et simple de cette réforme, que le rétablissement de l'école de la République dans ses droits et ses prérogatives bafouées depuis tant d'années par des gouvernants sans conscience.
     
     

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  • Témoignage

    Il est très facile de trouver ce genre de témoignage sur le net. Il y en a des centaines, sur des blogs, des sites d'informations, des pages facebook spécialement créées...Il s'agit d'enseignants, de parents, de nourrices agréées, de vacataires du périscolaire, de maires, d'élus, etc, etc...

    Page Facebook : Rythmes scolaires : Arrêtez le massacre.

    https://www.facebook.com/groups/609556085733767/703921639630544/?comment_id=703960912959950&notif_t=like

    Page Facebook : Quitter l'enseignement

    https://www.facebook.com/HirondelleFondatrice

    Blog : http://www.quitterlenseignement.org/

    Agoravox, Rue 89, et autres, des centaines de pages...

    J'en ai vu passer des réformes mais alors celle-là, elle fait fort...

    Une chose "amusante" aussi...Cette réforme ne sera pas imposée aux écoles privées. C'est curieux d'entendre M Peillon affirmer que cette réforme, c'est pour le bien de tous les enfants. Mais alors, ceux du Privé, que vont-ils devenir les pauvres ? Et bien, c'est là qu'on voit les objectifs réels de la réforme : le désengagement progressif de l'Etat dans l'éducation nationale par la baisse des effectifs générés par tous les départs dans le Privé. Le mouvement est déjà en route.

    L'autre objectif inavoué, c'est bien entendu la baisse du nombre de chômeurs par l'emploi "d'animateurs..." Et il en faut un sacré paquet...

    Budget de l'EN en baisse, des sous dans les caisses, l'UE est contente et amélioration sur le front de l'emploi.

    Les conséquences sur les enfants ? LOL !! Ils s'en tamponnent.

    TEMOIGNAGE

    "Assistante maternelle, je suis contre les 4,5 jours car notre famille et mes chers petits pensionnaires vont en pâtir.
    je m'étale peut être mais voici mes motivations CONTRE la réforme.

    1er: Le mercredi matin, mes enfants peuvent faire la sieste et l'après midi ils peuvent se détendre avec une activité extérieure Ping pong et jujitsu donc cette journée de plaisir et de loisir va virer en allers retours à l'école et l'après midi ils vont se cogner des devoirs supplémentaires car ils n'en seront pas dédouaner.

    Vu la pauvreté des activités proposées dans notre commune et le peu de fiabilité des intervenants qui ne toucheront même pas un smic donc je ne crois pas en leur motivations sur du long terme (ils ne contrôlent même pas le casier judiciaire et par ailleurs on peut avoir un BAFA sans notion réelle de surveillance des enfants car s'occuper d'enfant est un métier je crois non compatible avec du tourisme), je préfère les reprendre plus tôt.

    2ème: Le Hic avec mon métier et je suis loin d'être la seule !
    J'accueille 3 bambins en tant qu'ass mat et ces dernier font la sieste jusqu'à 16h au moins donc je vais devoir casser leurs rythmes à eux aussi pour aller chercher mes enfants plus tôt. Dois je privilégier mes enfants ou ceux des autres ....?
    et mes enfants se retrouvent privés de leurs activités en club du mercredi ... pourquoi les priver de ça ?.

    Des parents commencent à me démarcher pour garder leurs enfants les mercredis après midi car habituellement ceux sont les grands parents qui les accueillent mais ceux ci n'ont pas envie ou la possibilité de faire des trajets à l'école dans des communes éloignées pour aller chercher leur petits enfants.
    Certains parents ont pris le parti afin de ne pas avoir de frais supplémentaires, de laisser leurs enfants faire les trajets seuls puis rester seuls le mercredi chez eux et ce, dés 6 ans moi je dis bravo! On veut changer tout un système pour des parents qui ne sont pas à la hauteur quitte à en pousser d'autres vers du laxisme ou de la mise en danger des enfants.

    Donc SI !!!! les parents sont financièrement et directement impactés par des couts de garde supplémentaires et à terme des impôts locaux qui vont monter car chez nous le maire n'a jamais reçu des milliers d'euros d'aide de l'état comme lu ici dans un post.

    On parle de pénurie de travail et de faillites de milliers d'entreprises mais que vont devenir tous ces clubs sportifs où leur adhérents n'iront plus.

    Ce que je vois dans ce projet:

    - Des enfants fatigués avec des semaines et des journées à rallonge car tous les salariés DU PRIVÉ ne quittent pas à 17h
    - Encore une différence accrue entre les avantages consentis aux fonctionnaires face au privé afin de s'adapter au planning de cette réforme ce qui va encore diviser plus notre pays (à croire que les réformes de ce pays sont pensées pour les parisiens et les fonctionnaires)
    - Des devoirs supplémentaires sur le mercredi pour bien continuer d'assommer les enfants
    - Des frais de garde qui vont entamer encore les ressources des parents
    - Des intervenants non qualifiés pour gommer des taux de chômage mais qui auront un grand turn over car avec quelques heures de boulot on ne vit pas et donc on ne se motive pas. Je crains par ailleurs qu'il n'y est des accident par défaut de surveillance. Les tarés pédophiles vont se précipiter dans nos écoles en proposant une activité bidon et comme aucune enquête ni control sérieux ne sont faits, je crains le pire (nous avons le cas ici d'une dingue qui à mutilé, violé et tué une enfant avec son compagnon et qui a postulé donc ça n'arrive pas qu'aux autres)
    - Des grands parents qui n'auront plus le plaisir d'avoir leurs petits enfants le mercredi (on va laisser encore un peu plus les vieux seuls chez eux et bêtement je crois à la transmission des savoirs et du passé dans les échanges enfants/grands parents)
    - Les enfants en bas âge seront impactés en cassant leur rythmes à eux aussi car les parents n'iront pas chercher que les ainés
    - les activités de loisirs du mercredi vont sauter et après on va nous expliquer que nos enfants doivent faire du sport et avoir le gout de la compétition
    - les entreprises de loisir du mercredi vont continuer de péricliter pour planter encore un peu plus nos emplois et nos industries

    J'arrête là car la moutarde me monte au nez.
    Je crois que ce ministre fait n'importe quoi et que ce gouvernement à des ambitions dont il n'a pas les moyens sans s'inquiéter réellement de nos enfants et de nous.
    C'est honteux de faire preuve d'autant de laxisme et diminuer encore un peu plus nos niveaux de vie et d'emplois.

    A ceux qui me disent que dans le temps il y avait 5 jours d'école, je réponds que dans le temps on allait accoucher dans les bois avec une branche entre les dents.

    Je me tiens prête à manifester, faire grève ou autre moyen plus radical si besoin.
    Mais qu'ils fichent la paix à mes enfants !!!!"

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  • Ni certitude, ni vérité

    «Il faut une grande maturité pour comprendre que l’opinion que nous défendons n’est que notre hypothèse préférée, nécessairement imparfaite, probablement transitoire, que seuls les très bornés peuvent faire passer pour une certitude ou une vérité.»  Milan Kundera.


    Je sais très bien que je n'ai pas forcément raison au regard de la situation de l'école. Peut-être que cela fonctionnera, peut-être que j'ai une vision trop pessismiste.

    Mais il est une chose dont je suis certain, c'est que si je cautionne les directions prises par la continuité de mon engagement dans la classe, je trahirai mes convictions.

    Ces convictions sont peut-être erronées et il serait peut-être bon que j'accepte de les remettre en question.

    Mais je ne peux pas m'y résoudre.

    Cette impression de me trahir, de nier tout ce que j'ai fait pendant trente ans.

    J'ai considérablement changé ma façon de travailler, j'ai considérablement évolué, je n'ai jamais cessé de réfléchir, d'écrire, d'expérimenter, d'observer les effets, d'analyser chaque situation. Je n'ai pas attendu les directives de mes Inspecteurs successifs pour m'engager dans cette mission.

    Par contre, désormais, cet engagement personnel, porté par des convictions existentielles, est totalement bridé. Il ne reste qu'un embrigadement forcené, une main mise étatique sur la pédagogie, jusqu'à l'organisation même de chaque journée.

    L'enseignant est devenu un ouvrier qui gère des marchandises et qui doit rendre des comptes chiffrés, établr des graphiques et dont le travail doit correspondre à des statistiques.

    Je ne peux pas. Physiquement, philosophiquement, existentiellement. C'est impossible.

    Peut-être que je me trompe. Mais il s'agira au moins de ma dernière liberté.

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