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    Constat de fin de carrière en cours.

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  • Tantrisme (sexualité sacrée)

     
     
    Unnamed
     
     
     
    Le tantrisme c’est l’expérience que l’on fait à l’intérieur de soi, dans son corps, dans son cœur, dans son esprit, de la présence de l’amour.

    Quand l’échange se fait subtil, il se manifeste en vibration faisant écho avec chaque cellule du corps, chaque battement du cœur, chaque souffle de l’esprit.

    Le tantrisme n’est pas une sensation, c’est l’expérience de l’unité, quand la reconnaissance se fait en soi que rien n’est séparé, que l’autre est soi parce qu’issu de la même énergie qui se manifeste en chaque être sensible, en chaque être vivant.

    Chöying Wangmo

     

    Vivre sa sexualité autrement : le Tantrisme

    Mercredi 20 février 2013
    Publié par milena
     
     
    Dans une société spirituellement immature où l’être humain est réduit à son corps, un simple morceau de viande, et la femme, l’expression la plus parfaite du Principe primordial, à un bien de consommation, pire, un objet sexuel pour la gente masculine ; il est plus que jamais nécessaire de repenser notre rapport avec la sexualité. Porter un regard nouveau sur celle-ci, un regard moins animal, plus humain, plus sain – sinon spirituel.
     
         – Il existe une pratique qui utilise la sexualité comme principe d’évolution. Mais attention, bien que la théorie semble facile, la pratique est beaucoup plus difficile, surtout dans la maîtrise de l’orgasme, cependant ne vous découragez pas car le jeu en vaut la chandelle
     
    1. Les origines du Tantrisme
     
    - Le tantrisme est un courant de l’hindouisme apparu en Inde aux environs de l’an 500. D’après la doctrine tantrique, il existe une identité absolue entre le soi et le monde, l’esprit et la matière, l’âme individuelle et l’âme universelle.
     
    - Le paramâtman (l’âme universelle) est conçu comme le fondement de tout, c’est une forme composée de deux principes ; l’un masculin et l’autre féminin. Ces deux aspects sont symbolisés par le lingam (le phallus) et la yoni (le vagin). La vie naît de l’union de ces deux principes. 
     
     
    WAK : Light My Fire
    - Fortement marqué par le mysticisme, le culte tantrique comporte de nombreux rites de nature ésotérique. Par exemple, la pûjâ est une cérémonie très importante dans le tantrisme érotique. Les fidèles considèrent que l’acte sexuel est une célébration de la création. En atteignant une maîtrise parfaite des forces du cosmos qui se manifestent à travers leur corps, ils permettent l’union de l’âme individuelle avec l’âme universelle.
     
    2. Tantrisme et sexualité
     
    Dans le tantrisme, l’acte sexuel est une célébration mystique, il est un moyen pour atteindre l’éveil et non pas une course à l’orgasme. Il est perçu comme une découverte des sens, une unification du corps et de l’esprit. Les adeptes ont toutes sortes de pratiques et rituels pour faire monter l’énergie sexuelle ou kundalini.
     
    - La préparation spirituelle et corporelle : avant l’union (Maithuna en sanskrit), les partenaires doivent se préparer afin de ressentir un sentiment d’unité avec eux-mêmes, ainsi qu’avec leur partenaire. Il y a plusieurs techniques :
     
    > purification mentale : méditation, yoga…
    > purification de l’atmosphère : bougies, encens, huiles essentielles..
    > purification corporelle : thé (vert, de Damania), eau, gommages, fruits, légumes, exercices physiques
     
    - Les caresses : après avoir trouvé la paix intérieure, les partenaires commencent à rentrer en contact. Ils commencent à s’embrasser, se masser et se caresser tout doucement, puis se déshabillent mutuellement. Les gestes doivent être lents, sensuels, conscients. Une fois nus, les massages et caresses continuent. Les massages doivent de préférence partir du bas des jambes vers le haut du corps, les partenaires peuvent utiliser chaque partie de leur corps pour masser (langue, doigts…)
     
     
    Wak : Lock and Key (Exchange)
    - La pénétration : elle doit être une danse sensuelle où les deux partenaires sont à l’unisson. Ils doivent prendre leur temps, être à l’écoute de l’autre, et ne pas penser à jouir à tout prix. Dans la philosophie tantrique, c’est l’énergie féminine qui est à l’origine de la création et c’est donc à la femme que revient l’initiative pendant l’amour : c’est elle qui donne le rythme, les mouvements sont donc plus subtils et plus lents. Ainsi, l’union dure plus longtemps.
     
    - L’orgasme : les partenaires sont invités à ralentir la venue de l’orgasme. Certains pratiquants du tantrisme n’éjaculent pas ; avec de l’entraînement, ils parviennent à jouir sans libérer de sperme, considéré comme un liquide vital et sacré. Le but n’est pas de se retenir indéfiniment, mais de se libérer de la contrainte de l’orgasme. Les amants doivent ressentir l’énergie sexuelle, la faire monter dans tout leur corps, et la transformer en extase de tous les sens, c’est une extase à la fois physique et mentale.
     
    - Les positions : il n’y a pas de position privilégiée, mais la femme se place de préférence au-dessus de l’homme. Ainsi, elle contrôle mieux son plaisir et a plus de chance de parvenir à l’orgasme, tandis que l’homme y arrive moins vite. Dans le tantrisme, les corps sont sensés prendre naturellement position, guidés par l’énergie. La position Yab-Yum ou « l’union du soleil et de la lune » est idéale pour contrôler l’énergie sexuelle : l’homme est assis en lotus et la femme s’assoit sur lui en l’enlaçant, ils effectuent un va et vient lent et langoureux. Dans cette posture la femme peut arriver facilement à l’orgasme cervico-utérin, c’est à dire l’orgasme le plus intense qu’elle puisse vivre, proche d’un état d’extase amoureuse.
     
    Réconciliation & plaisir
     
    Le grand secret du tantrisme, c’est la libération de la kundalini, la force contenue vers le bas de la colonne vertébrale et qui est, selon les principes du tantrisme, le moteur de notre énergie vitale… et de notre libido. Laisser s’exprimer pleinement la kundalini nécessite un certain temps, puisqu’il s’agit de s’abandonner, de lâcher prise, de chercher par le biais de la méditation et de l’ouverture, une forme de plénitude. En découvrant son « corps énergétique », et en le faisant entrer en harmonie avec celui de son ou sa partenaire, le tantrika (adepte du tantra) atteint une nouvelle forme de plaisir et d’échange sexuel. Selon Claire de Lys, « la pratique du tantrisme permet de se désinhiber totalement, de se libérer de nos blocages, de combattre les problèmes sexuels : éjaculation précoce, absence de plaisir, peur du contact, impuissance. Pour les hommes, il s’agit de dissocier plaisir et éjaculation afin de devenir, comme les femmes, multi orgasmiques. Pour les femmes, c’est la possibilité de vivre pleinement leurs orgasmes et expérimenter leur rôle d’initiatrices de l’amour. Pour les deux partenaires, c’est une promesse de plaisir fusionné : l’homme s’ouvre à sa part de féminité, la femme s’ouvre à sa part de masculinité. On est à la fois l’un(e) et l’autre. Le tantrisme, c’est la réconciliation de l’homme et de la femme. » -  
     
     
    WAK : kISS
     
       – Lorsque les gens pensent au Tantrisme, ils pensent souvent aux moines célibataires, aux yogis et, par conséquent, à la suppression de la sexualité. Ceci est un malentendu, impliquant que l’atteinte de l’extase nécessite la répression de la sexualité. Dans la pratique de la Sexualité Sacrée, l’amour est au contraire cultivé et célébré. C’est de la graine de l’amour que pousse la fleur de l’extase. Une autre idée répandue est que le Tantra ressemble à une orgie sexuelle, encourageant les plaisirs de la chair. Le Tantrisme est la voie du milieu. Il n’est ni répression ni indulgence. Il vous enseigne à regarder votre sexualité en face, à la comprendre, la vivre, la transformer. Le Tantrisme offre des réponses pratiques à des questions fondamentales : qu’est ce que l’état d’extase ? Comment y accéder à travers la sexualité ? Comment peut-il nous aider dans notre vie quotidienne ?

    Tantra veut dire « Tisser« . Tisser les nombreux aspects contradictoires de son être pour créer ainsi un tout harmonieux. Tantra veut aussi dire « expansion« . Une fois que nos énergies ont été comprises et unifiées, nous grandissons dans la joie. 

    La vision tantrique accepte tout. Tout ce qu’une personne ressent est une occasion d’apprendre, sans jugement. Par exemple, une situation dans laquelle vous ressentez une frustration sexuelle n’est pas jugée comme négative, mais considérée comme un enseignement. Cette situation fournit l’occasion de comprendre quelque chose sur votre sexualité.

     
     
     
     
     
    WAK : Soulmates
     
    Dans le Tantrisme, il n’y a pas de division entre le bien et le mal, l’acceptable et l’inacceptable. Par exemple, le Tantra tel que je le comprends, ne rend pas de jugement moral sur vos préférences sexuelles. L’accent n’est pas tant sur la personne avec qui vous faites l’amour, mais sur la manière de le faire. Ainsi, il peut être pratiqué par tous ceux qui sont attirés par son enseignement. 
    La vision tantrique est une vision globale, totale. Chaque situation, qu’elle soit plaisante ou déplaisante, est une occasion de devenir plus conscient. Elle fournit une excellente occasion d’intégrer les différents aspects de vous-même, y compris ceux que vous rejetez et cachez habituellement. 

    Cette vision reconnaît également qu’en chaque être humain existe un être à la pureté enfantine, innocent et qui représente notre capacité naturelle de profiter de la vie, d’aimer, de jouer et d’être extatique. J’appelle cet aspect du moi le Moi Extatique
    Le Tantrisme croit dans la complémentarité des contraires. Les concepts de masculin et féminin ne sont donc pas divisés, séparés mais sont considérés comme deux polarités qui se rencontrent en chaque être humain. Le Tantrisme met en évidence que chaque être humain, homme ou femme, a des qualités tant masculines que féminines.

    Cela veut dire qu’en laissant de côté les stéréotypes, nous pouvons élargir considérablement notre identité sexuelle, rendre hommage à notre polarité ignorée. L’homme est encouragé à explorer ses aspects vulnérables, réceptifs, féminins. Il peut alors se libérer du poids de ses responsabilités masculines et se relaxer, prendre son temps, faire l’amour sans but précis, s’autorisant à être réceptif lorsque sa partenaire prend des initiatives. Pour sa part, la femme peut explorer sa dimension masculine, se rendre compte qu’elle est capable d’initiatives, créant de nouvelles manières de donner du plaisir à son partenaire comme à elle-même. 

    L’homme ne renonce pas à sa masculinité, pas plus que la femme n’abandonne sa féminité. Ils élargissent simplement leur potentiel. Dans le Tantra, lorsque les polarités masculines et féminines fusionnent, une nouvelle dimension devient accessible : le sens du sacré. On perçoit notre relation à l’énergie vitale elle-même comme la source de la création. Cette connexion élève votre conscience au-delà du plan physique, dans un champ de puissance et d’énergie beaucoup plus vaste que le vôtre. Vous vous sentez alors relié, par votre partenaire, à tout ce qui vit et aime. Vous avez la sensation de faire partie de la grande danse de l’existence. 

    Le Tantrisme conçoit l’union sexuelle non seulement comme sacrée mais comme un art. Il est d’ailleurs intéressant de savoir que la racine sanscrite du mot « art » signifie « convenablement uni ». Pour devenir des tantrikas, pratiquants du Tantrisme, il était demandé aux amoureux de connaître, entre autres, la conversation, la danse, la cérémonie, le massage, l’arrangement floral, la musique, le costume, le maquillage, l’hygiène, la respiration et la méditation. 

    Lorsque nous apprenons les arts érotiques sous cette forme, on met en place une profonde guérison de notre sexualité. L’acte sexuel n’est plus une affaire bâclée, vécue par des partenaires inconscients, mais un échange sain et nourrissant entre partenaires se respectant et se connaissant intellectuellement, émotionnellement et sensuellement avant d’entrer consciemment dans l’union sexuelle. 

    Voilà ce dont nous avons besoin de manière urgente aujourd’hui : une vision joyeuse, amoureuse, et globale de la sexualité. 

     
     
    WAK : Lock and Key
     
    Selon le Tantrisme, la sexualité est la première forme d’énergie, vue comme un mouvement de la vie. Dans le corps humain, l’énergie est continuellement en mouvement. Chaque cellule de notre corps vibre rythmiquement provoquant des courants bio-électriques circulant dans tout le corps. Nos humeurs et émotions suscitent aussi des vibrations spécifiques. Chaque être humain est un organisme faisant partie d’un tout plus grand – l’environnement immédiat, la nature, la planète possédant eux aussi leurs propres rythmes et vibrations. Le tantra apprend aux amants comment harmoniser leurs énergies, créant ainsi une résonance mesurable entre leurs champs énergétiques. 

    Un des aspects les plus profonds du Tantra est que le corps humain est considéré comme un simple phénomène énergétique. A une extrémité du spectre, au niveau physique, cette énergie s’exprime dans l’activité sexuelle. A l’autre extrémité, au niveau du système nerveux et du cerveau, l’énergie est perçue en tant qu’extase. Il est dit que les premiers mystiques orientaux eurent leurs premières étincelles d’illumination spirituelle au moment de l’orgasme. En effet, beaucoup de gens savent que l’orgasme peut les amener temporairement en un état d’extase. 

    Pendant quelques secondes, l’esprit se vide, la vue égocentrique de la vie disparaît. Nous perdons la notion du temps pour entrer dans la béatitude. Pour ces mystiques, la sexualité était la vraie source de l’expérience religieuse. Elle peut l’être encore aujourd’hui si l’on en crée les conditions. 

    Puisse ta vie être le reflet de l’Extase en toi. 
    Puisse cette Extase être l’instrument de l’Amour infini.

    Margot Anand - 

     
     
    Pour approfondir sur le tantrisme, voir le film les secrets du massage tantrique. Un film très intéressant et très instructif.
     
    Medite

  • L'Ordre et le Hasard (spiritualité)

    "L'idée que l'ordre et la précision de l'univers, dans ses aspects innombrables, seraient le résultat d'un hasard aveugle est aussi peu crédible que si, après l'explosion d'une imprimerie, tous les caractères retombaient par terre dans l'ordre du dictionnaire." Albert Einstein

  • Extase

    "L'émotion la plus magnifique et la plus profonde que nous puissions éprouver est la sensation mystique. Là est le germe de

    toute science véritable. Celui à qui cette émotion est étrangère, qui ne sait plus être saisi d'admiration ni éperdu d'extase est un

    homme mort."

    Albert Einstein

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  • Etat des lieux.

    Je suis entré dans l'enseignement à 19 ans. Je voulais être "le ver dans la pomme" du système.

    Et bien, la pomme, en pourrissant, a contaminé le ver.

    Je n'en peux plus.

    Je refuse de faire du mal à mes élèves. Ca n'est pas ma mission.

    Et je ne peux plus lutter. Les armes sont trop inégales.

    Il suffit de regarder les dégâts...

    Edvard munch le cri 1895 640x853 1


    Frustrée, la jeunesse française rêve d’en découdre

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    Des jeunes en service civique, à Saumur, le 19 décembre 2013.

    L'autoportrait est sombre. Amenés à définir leur génération, ce sont les mots « sacrifiée » ou « perdue » qui leur viennent le plus souvent à l'esprit. A l'automne 2013, les jeunes de 18 à 34 ans étaient conviés par France Télévisions à répondre à un long questionnaire en ligne sur eux-mêmes et leur génération. 210 000 se sont pris au jeu de cette opération « Génération quoi ? ». Leurs 21 millions de réponses fournissent un matériau de recherche exceptionnel pour les deux sociologues de la jeunesse Cécile Van de Velde et Camille Peugny, maîtres de conférences respectivement à l'EHESS et à l'université Paris-VIII, qui ont contribué à concevoir le questionnaire. Ils en tirent aujourd'hui pour Le Monde les principaux enseignements, en se focalisant sur la tranche d'âge des 18-25 ans, centrale pour l'analyse.

    • La vie en noir

    Interrogés sur leur devenir personnel, les jeunes répondants sont près des deux tiers à se déclarer plutôt ou très optimistes. En revanche, le regard qu'ils portent sur le destin de leur génération est extrêmement sombre. Vingt ans n'est pas le plus bel âge de la vie, pensent-ils majoritairement (à 51 %). Les mots-clés librement choisis pour définir leur génération sont édifiants : « sacrifiée », « perdue ». Et encore (après « Y », « Internet », « connectée »), « désabusée », « désenchantée », « galère »… « Autant ‘‘sacrifiée” est un terme qui a pu être induit par le discours des médias, analysent Cécile Van de Velde et Camille Peugny, autant ‘‘perdue” semble un choix spontané. » Donc révélateur.

    Seuls 25 % des 18-25 ans ont la conviction que leur vie sera meilleure que celle de leurs parents. Ils sont 45 % à imaginer qu'elle sera pire, 29 % qu'elle sera semblable. Près d'un tiers (33 %) sont persuadés qu'ils ne connaîtront jamais autre chose que la crise. Quant à la vie de leurs propres enfants, 43 % pensent qu'elle sera encore pire que la leur. A toutes ces questions, les jeunes femmes répondent de façon encore plus pessimiste que leurs congénères masculins. « Ces pourcentages sont très élevés, sachant que les jeunes sont, dans la plupart des enquêtes, plus optimistes que leurs aînés. Ils le sont d'ailleurs dans cette enquête concernant leur avenir personnel, remarque M. Peugny. Ce qui apparaît ici, c'est le poids du discours de crise dans lequel nous baignons désormais, et le sentiment d'être pris dans une spirale du déclassement. »

    Deux pondérations à apporter, selon lui, néanmoins. Les participants peuvent avoir été tentés de « surjouer un discours noir et cynique, ce qui est une manière de conjurer le sort ». Surtout, cette génération est fortement clivée en fonction des parcours et des statuts, précaires ou non. Ce n'est pas une mais des jeunesses qui se dessinent. En passant des étudiants ou salariés en CDI aux chômeurs-intérimaires-inactifs, le pessimisme gagne 20 points. L'expérience du chômage affecte fortement la projection dans l'avenir.

    • Un besoin de reconnaissance

    « Les 18-25 ans qui ont participé font voler en éclats le mythe d'une société méritocratique » : voilà le second enseignement majeur de l'enquête, à entendre les deux sociologues. Près des trois quarts (70 %) d'entre eux ont le sentiment que la société française ne leur donne pas les moyens de montrer ce dont ils sont capables. « C'est massif, et en forte progression. En 2006, ils étaient 53 % dans ce cas. »

    Les jeunes se montrent très sévères sur le fonctionnement du système éducatif à la française. Récompense-t-il le mérite ? Non, à 61 %. Donne-t-il sa chance à tous ? Non, à 61 %. Logiquement, plus le statut du jeune est précaire, plus son opinion est négative. Des réponses lourdes de rancoeurs dans une société « où formation initiale et diplôme exercent une si forte emprise sur les parcours de vie ».

    D'autant que dans la sphère professionnelle non plus, les jeunes n'ont pas l'impression que leurs mérites et efforts soient récompensés. 60 % des répondants ne se croient pas payés, par exemple, à la hauteur de leurs qualifications.

    Dans cette enquête transparaît donc, selon Cécile Van de Velde, « une génération consciente, lucide, désillusionnée, selon laquelle les instruments de mobilité sociale ne fonctionnent pas ». « Les jeunes se sentent abandonnés par la société. Ils ne sont pas aux commandes de leur vie, ils subissent. Sont frustrés de ne pas pouvoir faire leurs preuves, montrer qui ils sont. » Pour réussir dans la vie, la moitié des répondants pense donc ne pouvoir compter que sur soi-même. « Les jeunes sont individualistes, libéraux, par dépit plus que par essence. » Puisque très majoritairement (77 %), ils estiment également que dans la vie, on ne peut pas s'en sortir sans solidarité.

    • La valeur travail

    Les jeunes valorisent d'autant plus le travail qu'il leur échappe, un quart d'entre eux connaissant le chômage. Seule une toute petite frange le rejette, envisageant de vivoter en marge du système. 81 % des répondants disent que le travail est important dans leur vie. Et pas seulement pour gagner de l'argent. La moitié déclare que travailler sert avant tout à s'épanouir. « Qu'ils soient soucieux de l'équilibre vie privée-vie professionnelle ne veut pas dire que la valeur travail se perd », commente Camille Peugny, pour qui rien n'est plus faux que les clichés sur une « génération feignasse » : « Impossible de faire une conférence sur les jeunes sans qu'un manager assure qu'à peine arrivés en entreprise, les jeunes ne s'intéressent qu'à leurs RTT. Platon déjà évoquait la décadence de la jeunesse, c'est un discours vieux comme le monde, lié au cycle de l'âge, à la difficulté à concevoir le changement apporté par les jeunes. »

    A la question « Actuellement, es-tu épanoui dans ton travail ? », 62 % des 18-25 ans ont acquiescé. Mais la statistique chute à 43 % pour les intérimaires… L'enquête Génération quoi ? fournit le plus grand échantillon d'intérimaires jamais réuni (8 000 répondants dans cette situation), et leur « souffrance » saute aux yeux des sociologues. « Il faut sortir du discours sur l'intérim choisi. Ces jeunes veulent travailler davantage, ils ont le sentiment insupportable que leur destin est aux mains des autres, que leur sort dépend d'un coup de téléphone, ce qui interdit toute projection dans l'avenir. »

    • La tentation du départ

    « T'installer à l'étranger, ça te tente ? » Evidemment oui, cela tente les trois quarts des participants à l'enquête. Inhérente à la jeunesse, cette envie d'aller voir ailleurs est plus que jamais valorisée dans la société. Mais 24 % des jeunes se sont reconnus dans une expression volontairement rageuse, hargneuse, qui leur était suggérée : « Dès que je peux, je me barre. » « Une réponse aux portes fermées pour tous les jeunes dans l'impasse, chômeurs, petits contrats, stagiaires… », à en croire les sociologues.

    • Famille, je t'aime

    Toutes les questions portant sur les relations au sein de la famille suscitent des réponses unanimement positives. La famille apparaît plus que jamais comme la valeur refuge. S'ils doivent qualifier leurs relations avec les parents, 27 % des jeunes les décrivent comme « idéales », 53 % comme « cool », seuls 10 % les jugent « moyennes » ou « hypertendues ». Les parents, assurent-ils, sont fiers de leur parcours (89 %), les soutiennent dans leurs choix (91 %). Pour Camille Peugny, « les parents ont intériorisé le fait que la situation des jeunes est extrêmement difficile. Les quadras et quinquagénaires ont eux-mêmes connu la crise. Fini, les réflexions désagréables. Les deux générations sont solidaires dans la crise. Moralement et matériellement. »

    Une bonne moitié des jeunes (53 %), même actifs, dit recevoir des aides parentales. Dans les familles, l'inquiétude est partagée. « Est-ce que tes parents sont angoissés par ton avenir ? » 63 % pensent que oui. Les réponses positives montent logiquement à 80 % pour les jeunes chômeurs ou inactifs. Mais atteignent tout de même 63 % chez les étudiants, et encore 47 % chez les jeunes en CDI. Même ce sésame recherché par tous ne parvient pas à apaiser l'anxiété familiale. « Cela rejoint les enquêtes sur les angoisses scolaires, la pression du diplôme, poursuit M. Peugny. Et cela montre que les parents sont parfois un brin schizophrènes : ce sont les mêmes qui, dans leurs fonctions en entreprise, ne sont guère pressés d'intégrer les jeunes dont ils ont une image peu flatteuse. »

    • La faute aux baby-boomers

    Autre ambivalence, chez les jeunes cette fois : ils ne sont pas en conflit avec la génération parentale parce que les relations sont souples, les solidarités fortes. Mais cela ne les empêche pas d'en vouloir à leurs aînés de ne pas leur faire de place dans la société. Pour un jeune sur deux, les générations précédentes sont responsables de leurs difficultés. « C'est assez nouveau en France, et l'on peut penser que cela monte, surtout chez les étudiants, observe Cécile Van de Velde. Le problème d'équité entre générations se conscientise, sans doute du fait de la politique d'austérité, de la réforme des retraites et des débats sur le poids de la dette. Les jeunes pensent qu'ils font les frais de tout cela. » Mais sur une même génération, leur regard est double. Les mêmes qui disent « Marre des baby-boomers, on paye pour leur retraite, nous on n'en aura pas » ne veulent surtout pas que la retraite de leurs parents soit amputée – c'est particulièrement frappant chez les jeunes filles. « Ce qui explique en partie pourquoi le mouvement des Indignés a si peu pris en France… »

    • La politique, ils n'y croient plus

    Vis-à-vis d'elle, la défiance est énorme. Près de la moitié (46 %) des répondants n'ont pas du tout confiance dans les femmes et hommes politiques. Certes, ils sont encore plus nombreux à se méfier des institutions religieuses (60 %) Et presque aussi sceptiques à l'égard des médias (40 % de non-confiance) que des politiques.

    Mais pour la moitié des 18-25 ans, c'est tout vu, les politiques sont « tous corrompus ». Ces derniers ont bien encore du pouvoir (64 % des réponses), mais l'utilisent mal, puisqu'ils laissent la finance diriger le monde (90 %). La charge est violente, aux yeux des deux sociologues : « Les jeunes expriment une demande d'Etat, en souhaitant par exemple que leur période de formation soit financée. Ils pensent que les politiques, s'ils en avaient le courage, pourraient avoir une influence sur leur vie. Mais qu'ils ont laissé la finance prendre le pouvoir. Il y a du mépris dans ce regard des jeunes. Ils n'y croient plus. »

    Chez eux, jeunes diplômés en tête, le sentiment que droite et gauche se valent semble encore plus fort que dans l'ensemble de la population. « Ils font l'expérience de la désillusion politique. C'est la première fois qu'ils vivent la gauche au pouvoir. Et ils ont le sentiment que rien ne change pour eux. » Voilà qui poussera massivement à l'abstention, anticipent les chercheurs. « Ce sont des gens informés, qui ne se fichent pas de la politique, qui ont des habitudes participatives liées à l'usage des réseaux sociaux. Mais l'offre politique ne répond pas à leurs attentes. La démocratie ne s'adresse pas à eux. Ils n'iront pas voter mais ce sera une abstention politique, réfléchie, presque militante. »

    S'ils critiquent au plus haut point la politique traditionnelle, les 18-25 ans s'engagent plus volontiers dans un militantisme de terrain : manifestations, associations, solidarités locales… Leur altruisme semble plus marqué que celui du reste de la population. 80 %, par exemple, seraient favorables à un service civique obligatoire. Autre valeur classique de la jeunesse, la tolérance demeure forte (70 % estiment que l'immigration est une source d'enrichissement culturel) mais semble s'éroder. « A l'image de ce qui se passe dans l'ensemble de la société, une grosse minorité campe sur des positions autoritaires et xénophobes. Une véritable bombe à retardement, craint Mme Van de Velde. Ce sont les jeunes invisibles, dans des vies d'impasse, perdants de la mondialisation. Beaucoup de ruraux et de périurbains, en difficulté, déclassés. Ils sont souvent tentés par le Front national. » Un tiers des répondants envisagent que des emplois puissent être réservés aux Français.

    • Un vent de révolte

    Une Cocotte-Minute qui n'aurait pas de soupape. Telle est l'inquiétante image choisie par les deux sociologues pour décrire le « fort potentiel de révolte » perçu au travers de cette vaste enquête. « C'est une génération qui veut entrer de plain-pied dans une société vieillissante. Elle enrage de piétiner à son seuil. Elle ne veut rien renverser, elle n'est pas en conflit de valeurs, mais elle trouve toutes les portes fermées, et elle envoie un avertissement. »

    Besoin d'expression étouffé. Frustrations de ne pas avoir de place, de n'obtenir aucune reconnaissance sociale, de ne pouvoir devenir des citoyens à part entière, dotés d'un travail et d'un logement. Trajectoires déviées parce que l'emploi trouvé ne correspond pas aux études. Craintes pour l'avenir. Défiance vis-à-vis du politique… « Ce sentiment d'être privés de l'essentiel constitue un terreau fertile à la contestation. »

    Jamais la jeunesse, en France, n'a été aussi éduquée. Lorsqu'ils sont chômeurs, stagiaires, coincés dans l'intérim, ces enfants de la démocratisation scolaire et de la mondialisation culturelle, extrêmement informés, vivent comme une indignité de devoir se contenter de survivre alors que leurs études ont fait naître de forts espoirs. D'où cette frustration existentielle et cette capacité à développer un discours de plus en plus critique sur l'épreuve sociale qu'ils traversent. « Un ‘‘nous'' pourrait se former, croient les sociologues, si les diplômés étaient rejoints par les jeunes en désespérance sociale. »

    Lire notre reportage à Saumur : Camille, 19 ans : « Les politiques ne changent pas notre vie »

    A la question « Est-ce que tu participerais à un mouvement de révolte type Mai 68 demain ou dans les prochains mois ? », ils sont 61 % à dire oui. Tous quasiment égaux dans la colère, femmes et hommes tirés d'affaire et jeunes en galère… 66 % des intérimaires. 63 % des chômeurs. 60 % des étudiants. Et même 54 % des employés en CDI !

    « Les jeunes ne sont pas dans la résignation. Il y a une énergie latente, comme en 1968 », perçoit Cécile Van de Velde. En temps de crise, explique-t-elle, on peut adopter une stratégie d'adaptation au système (loyalty), de départ (exit), ou de révolte (voice). « ‘‘Loyalty'' pourrait bien se transformer en ‘‘voice'' si rien ne bouge… Il suffit d'une étincelle… » Et d'une figure cible. La chance des politiques jusqu'à présent ? Qu'il soit plus malaisé de se rebeller contre un ennemi lointain et abstrait – la finance, la mondialisation, l'Europe – que contre la génération de ses parents, comme en 1968.

    Lire aussi : Les coulisses du succès de l'opération « Génération quoi ? »

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  • Eveil spirituel

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    http://lauramarietv.com/fr/21-symptomes-de-leveil-spirituel/

    A l’heure actuelle, beaucoup de choses sont en train de changer dans le monde. Nous vivons une époque d’éveil spirituel et de désir de changement sans précédent. Beaucoup de consciences s’éveillent sur des problèmes ou pratiques dans le monde perpétuées depuis trop longtemps et qui doivent désormais changer. Beaucoup de personnes désirent prendre les rennes de leur vie en mains et sortir du schéma imposé par la société, pour atteindre le bonheur et la vie qu’ils ont vraiment envie de vivre – pas une vie dictée par la télévision, les magazines, les films, les codes sociaux et toutes de sortes de clichés dénués de sens dont bon nombre souhaitent désormais s’affranchir.
    Le monde s’éveille aussi en matière d’alimentation. De plus en plus de reportages dénoncent les scandales alimentaires actuels (du génocide animal aux produits chimiques toujours plus nombreux et à la destruction des ressources de notre planète). De plus en plus de scientifiques indépendants, journaux, blogs, particuliers, créent leurs propres groupes et supports d’information, pour faire connaître au plus grand nombre la vérité sur les différentes industries qui nous entourent et nous régissent, et proposent de nouveaux modèles inspirants. Ils contribuent tous à leur manière à ce que l’on appelle « l’éveil des consciences ».
    De l’autre côté, bon nombre de gens sont prêts à entendre ces vérités, et à être eux aussi le changement qu’ils aimeraient voir dans le monde. Leur conscience s’élargit, leurs centres d’intérêts évoluent, le sens de la vie devient soudainement pour eux différent, ils ont de nouvelles inspirations et aspirations, et le désir de changer eux-même et pour beaucoup, changer également le monde. Est-ce votre cas ? J’ai décidé de réunir dans cet article, 21 symptômes qui montrent que vous avez vécu / vous vivez un éveil spirituel, autrement dit, un élargissement de votre degré de conscience de vous-même et du monde.

     

    21 symptômes de l’éveil spirituel

     

    1) Le sentiment que quelque chose a changé en vous

    woman lightVous ne pouvez pas l’expliquer mais vous vous sentez différent. Vous avez même l’impression d’être devenu une nouvelle personne, une nouvelle personne qui n’a plus rien à voir avec celle que vous étiez avant. Vous avez peut être même déjà été plusieurs personnes, et ça continue. Et chaque fois vous avez l’impression de vous rapprocher de votre vérité. Ce sentiment vous rempli de bonheur car vous vous rapprochez de plus en plus de qui vous voulez vraiment être (ou plutôt de qui vous êtes vraiment), mais en même temps cela vous terrorise, car vous sortez des sentiers battus, vous sortez du connu, vous vous êtes échappés de votre zone de confort et la vie était parfois bien plus facile lorsque vous étiez de l’autre côté. Maintenant vous êtes sortis de l’ »illusion », vous avez laissé tomber le « masque », vous avez l’impression d’avoir retiré vos oeillères et d’y voir tellement plus clair. Et vous vous demandez comment c’est même possible que vous ayez pu « faire ça » ou « vivre comme ça » pendant tant d’années. Le monde n’a plus la même couleur ni saveur, car vous le regardez tout simplement avec de nouveaux yeux.

     

     

    2) Prise de conscience de vos anciens comportements destructeurs

    Vous prenez conscience de tout ce qui n’allait pas dans votre « précédente » vie, votre ancien vous. Vous réalisez toutes ces choses que vous avez faites et que vous ne souhaitez plus faire, et toutes ces façons de penser que vous ne souhaitez plus conserver. Vous êtes prêt(e)s pour le changement et ne souhaitez plus jamais retourner en arrière, tellement vous êtes heureux d’avoir découvert tout ce que vous avez découvert. Vous ressentez un sentiment de profond bonheur de vous rapprocher de votre vérité, et de joie de ressentir ce nouvel élan dans votre vie et nouvel espoir.

     

     

    3) Ne plus se sentir en adéquation avec son ancien entourage et ressentir le besoin fort d’être seul ou avec de nouvelles personnes plus en alignement avec qui l’on est devenu

    woman forest
    Evoluer spirituellement peut être un processus douloureux car tout le monde n’évolue pas de la même manière et en même temps. Souvent, l’on évolue soi-même suite à certains évènements ou certaines rencontres qui nous provoquent des déclics, mais ce n’est pas le cas de notre entourage qui reste le même. Nous commençons petit à petit à nous sentir « anormal » de ressentir et de penser toutes ces choses tout à coup, et même coupable parfois de ne plus trouver certaines personnes intéressantes. On aimerait pourtant continuer à les fréquenter mais « l’écart » que nous ressentons est devenu trop grand. Cet écart est en fait le reflet de l’écart énergétique entre eux et vous. Vos deux vibrations ne sont plus au même niveau, raison pour laquelle, votre vibration étant plus élevée, vous ressentez un sentiment d’inconfort en leur présence, et le besoin fort de vous ressourcer après les avoir vus (vous vous sentez « vidés »). Vous préférez ainsi de plus en plus la solitude à la présence de personnes qui ont une énergie négative. Vous aspirez à faire de nouvelles rencontres plus en adéquation avec la nouvelle personne que vous êtes devenue et votre nouvelle énergie. Naturellement vous connectez avec ces nouvelles personnes, qui vous procurent souvent un sentiment de bien être bien plus grand dès votre première rencontre (même virtuelle) que certains amis que vous aviez depuis 10 ans. Vous avez le sentiment d’être enfin compris et apprécié à votre juste valeur. Vous avez même l’impression d’avoir toujours connu ces nouvelles personnes, bien plus que parfois votre propre famille. C’est parce qu’il s’agit d’une connexion d’âme à âme, et du même niveau vibratoire. Et il n’y a rien de plus enrichissant et satisfaisant que deux âmes qui se rencontrent et qui sont sur la même longueur d’onde. La connexion du coeur et de l’âme n’a pas de barrières physiques et de barrières de l’égo. Il s’agit là de rencontres que l’on peut appeler « spirituelles » (souvent même prévues bien avant que les corps ne se rencontrent). C’est le cas de rencontres qui provoquent en vous un profond chamboulement vers le positif, une sensation de bouleversement intérieur et de joie profonde de communion avec un autre être vivant.

     

    4) Ne plus supporter la superficialité et tout ce qui n’est pas authentique

    nightclubBeaucoup de lieux ou de personnes que vous fréquentiez auparavant ne vous intéressent plus, voire vous dépriment. Vous faites un rejet total de tout ce qui est superficiel et qui n’est pas vrai, qui n’est pas authentique : les gens, les activités, les endroits, les émissions télé (si vous continuez même à la regarder). Vous êtes en quête d’authenticité, de simplicité, et de choses vraies, qui font vibrer votre coeur. Vous pensez que vous devenez associable ou « trop difficile », que nous n’arrivez pas à vous intégrer, mais « ce n’est pas un signe de bonne santé mentale que d’être parfaitement intégré à une société malade », ne l’oubliez jamais. Suivez toujours votre propre vérité, et suivez toujours votre coeur. Car si notre mental et notre égo peuvent nous jouer bien des tours et nous faire sombrer, notre coeur ne nous trompe jamais. Plus vous évoluerez spirituellement, et vibratoirement, plus vous serez attirés par l’authenticité et moins vous supporterez le mensonge, l’illusion, la fausseté et les faux-semblants.

     

    5) Sentiments de tristesse (voire dépression) très profonds face à la souffrance du monde

    woman earth josephine

    Un éveil spirituel / une prise de conscience peut souvent s’accompagner de sentiments de tristesse voire de dépression, car comme j’en parle dans ce précédent article « Comment être heureux lorsque l’on a conscience de la souffrance dans le monde« , une fois que l’on sait les choses, on ne peut plus revenir en arrière, et on se sent tout à coup responsable. C’est un moment normal à passer. Il ne faut ni culpabiliser, ni se sentir anormal. Il faut laisser nos émotions faire surface sans jugement, les ressentir profondément, et comprendre que c’est un symptôme normal de l’éveil de conscience.  On « voit » et « comprend » tout à coup les choses, et cela peut souvent être un choc. Par exemple, quand j’ai découvert l’horreur du traitement animal dans l’industrie alimentaire et les abattoirs et que j’ai enquêté ensuite dessus pendant plusieurs semaines et maintenant mois, j’ai fais une dépression de quelques semaines où je ne voulais plus sortir ni rien faire, simplement pleurer toutes les larmes de mon corps. J’ai laissé passer du temps puis je me suis resaisie et comme je l’explique dans cet article, et j’ai ensuite décidé d’agir. Aujourd’hui, je ne regrette pas de savoir ce que je sais, cela fait de moi une personne plus responsable et plus forte.

     

    6) Ressentir le besoin de faire le bien autour de soi et pour le monde

    two handsVous occuper de votre propre bien-être ne vous suffit plus. Vous souhaitez également faire le bien autour de vous et apporter un changement positif dans le monde. Vous ne comprenez pas ceux qui ne font rien pour les autres et qui sont égoïstes. Vous ne comprenez pas comment il est possible de faire du mal à quelqu’un ou à un animal. Vous ressentez de plus en plus d’empathie envers les autres et les animaux. Votre vie n’a désormais du sens que si vous faîtes quelque chose pour les autres. Même si vous avez impacté la vie d’une seule personne ou d’un seul animal, cela vous rend infiniment heureux et vous donne le sentiment de ne pas être venu sur terre pour rien. Vous ne pouvez plus vous imaginer mourir sans n’avoir rien fait pour ce monde. Cette seule pensée vous rendrait malade. Vous vous sentez comme « appelés » à réaliser quelque chose de plus grand que vous. Vous n’avez pas le choix, vous devez le faire et c’est à vrai dire ce qui vous comble le plus au monde. Vous ne pouvez plus revenir en arrière et vous n’en avez pas envie, même si parfois vous trouvez cela dur d’être « éveillés ». Au fond, pour rien au monde vous ne voudriez redevenir « endormis ».

     

     

    7) Recherche de sens dans votre vie

    eyes universeVous n’arrivez plus à faire les choses sans sens que vous faisiez avant. Vos anciens lieux de sorties ou anciennes fréquentations ne vous font plus le même effet. Vous avez besoin de sens dans votre vie désormais, sinon vous vous ennuyez ou pire, cela vous atteint psychologiquement (vous fait déprimer). Comme expliqué dans les points précédents, vous ne pouvez tout simplement plus trouver d’intérêt à faire quoi que ce soit qui ne soit pas authentique et qui ne corresponde pas à vos nouvelles valeurs. Vous avez besoin d’avoir un but dans votre vie, un but quand vous vous levez. Vous avez besoin aussi de faire un travail qui a du sens. Vous ne supportez plus de faire un métier qui n’apporte rien au monde et dans lequel vous ne vous sentez pas vraiment utile.

     

    8) Hypersensibilité

    woman angel beautyEn plus de vos 5 sens physiques (La vue, l’ouïe, le goût, le toucher, et l’odorat) qui semblent devenir exacerbés (vous devenez plus sensible en général sur tout), vos sens spirituels (intuition, émotions, imagination, conscience et inspiration) eux aussi se développent à vitesse grand V. Vos intuitions vous guident de plus en plus et vous savez de plus en plus les écouter. Vous comprenez de plus en plus la signification de vos émotions qui sont le « compas » que notre âme utilise pour nous indiquer la direction à prendre (émotion négative : mauvaise direction ou mauvaise façon de penser, émotion positive : bonne direction ou bonne façon de penser). Pour en savoir plus sur l’hypersensibilité, cliquez ici pour lire mon article à ce sujet.

     

     

     

    9) Créativité et inspiration accrues, besoin de réaliser ses rêves

     

    magical handsVous êtes assaillis d’idées en permanence. Un feu vous brûle dans l’estomac à l’idée de réaliser certaines choses et vous brûlez d’enthousiasme à l’idée de créer, d’imaginer, et vous aimez vous inspirer des personnes que vous admirez. Dans votre tête, c’est comme un ordinateur avec 30 onglets ouverts en même temps. La vie prend tout son sens quand vous créez, vous vous sentez alors vivant(e). Vous sentez en vous un appel à réaliser vos rêves, votre mission sur terre. C’est tout simplement parce que votre âme peut enfin exprimer à travers votre corps physique ce qu’elle est venue pour exprimer.

     

     

     10) Quête de savoir qui vous êtes réellement et d’être enfin vous-même

    horse woman shadowVous ne voulez plus être défini par la société ou par ce que les autres veulent que vous soyez. Vous en avez marre de ce masque que vous portez depuis trop longtemps pour correspondre à ce que les autres attendent de vous. Vous voulez enfin savoir qui vous êtes réellement. Vous vous posez des questions sur vous-même et votre mission sur terre, sur le but de la vie, sur le monde, sur l’univers et pourquoi pas même les autres planètes et autres civilisations. Vous ne désirez plus voir à travers le filtre de l’illusion de la société mais à travers le filtre de l’âme et du coeur. Vous désirez être qui vous êtes réellement et devenir enfin libre, heureux, léger, regoûter au rêve et à l’innocence du coeur, et surtout ne plus jamais vivre pour les autres et refaire ainsi souffrir votre âme. Vous voulez plus que jamais des réponses à vos questions.

     

    11) Intuitions accrues et désir de se reconnecter à soi-même

    Comme vu dans le point précédent, votre désir de vous reconnecter à qui vous êtes réellement devient de plus en plus fort. Vous avez compris que vous seul pouvez connaître vos réponses. Même si vous pouvez être aidé et inspiré par les autres, seul votre moi supérieur, votre conscience supérieure, qui vous êtes réellement, peut vous donner les réponses que vous attendez. Vous avez besoin de passer plus de temps avec vous-même, et désirez fortement faire désormais plus confiance à vos intuitions.

     

    woman planets

     

    12) Augmentation des « coïncidences » et des synchronicités dans votre vie

    1111Plus l’on s’élève spirituellement, plus notre énergie augmente, et plus l’on se rend compte que tout est orchestré d’une perfection incroyable. Vous tombez « comme par hasard » sur le livre ou la personne qu’il fallait, vous vous trouvez comme par hasard au bon endroit au bon moment, vous désirez une chose et cette chose se produit. Que se passe-t-il ? Votre énergie, votre taux vibratoire, a augmenté; plus vous êtes dans une énergie positive (vibration élevée) plus vous attirez à vous des évènements positifs (qui correspondent à ce que vous désirez au plus profond de votre coeur). Egalement, plus vous serez connectés à votre conscience supérieure et serez tournés vers quelque chose de plus grand que vous, plus vous recevrez également des messages de vos guides spirituels, à travers des chiffres à répétition (111 ou 2222 etc…), et des petits signes qui ne peuvent être du hasard tellement ils sont flagrants et parfaits.

     

     

    13) Prise de conscience dans votre l’alimentation

    fullyraw saladVous remarquez que vous êtes naturellement plus attiré vers telle ou telle nouvelle chose dans votre alimentation et rejetterez naturellement d’autres. Vous avez envie de prendre plus soin de vous et votre corps, mais pour les bonnes raisons.  Les cookies chimiques que vous adoriez avant ne vous feront plus envie. Le steak saignant non plus. Chaque aliment a son énergie propre et lorsque l’on augmente son taux vibratoire général (ce qui accompagne un éveil spirituel), on est donc attiré vers d’autres aliments, alignés vers ce nouveau taux vibratoire. C’est la raison pour laquelle beaucoup de personnes qui s’éveillent spirituellement et qui augmentent leur énergie ne souhaitent plus manger de viande et bon nombre de produits animaux (issus d’une industrie cruelle et donnant des produits à l’heure actuelle hautement nocifs pour la santé). Certains ne résonnent plus non plus avec les produits contenant du gluten, aspartame et produits chimiques en tous genre, sucre blanc, farines blanches,  etc. Nous ne sommes naturellement plus attirés vers ces aliments et si nous en mangeons, notre corps nous fait immédiatement ressentir son rejet (ce qui se présentera sous forme de nouvelles allergies ou d’intolérances alimentaires pour certains). Nous sommes naturellement de plus en plus attirés vers les aliments très hauts en énergie, tel que les fruits et légumes bio, les noix, oléagineux, céréales ancestrales (riz, sarrasin…) – en clair une alimentation de plus en plus naturelle et vivante. Nous allons vers la régénérescence à tous les niveaux (corps, âme et esprit).

     

    14) Troubles du sommeil

    out of bodyVous avez besoin de plus de sommeil qu’avant pour récupérer, vous vous réveillez fatigué(e), ou au contraire vous avez besoin de moins de sommeil et êtes impatient(e) chaque matin de vous lever pour réaliser tout ce que vous voulez réaliser. Pour certains, vous pouvez également avoir des « crises de panique », réveils en sursauts à votre retour à la réalité après avoir dormi (choc du retour dans la réalité, après le voyage de notre conscience / âme pendant le sommeil).

     

     

     

    15) Diminution / disparition de l’habitude de s’inquiéter – Actions basées sur l’amour et non plus sur la peur

    love yourself woman yellowVous comprenez désormais le rôle des émotions : vous indiquer dans quelle vibration vous êtes. Une émotion négative est l’indicateur d’une vibration négative. Vous avez donc compris que vivre dans la peur, dans l’inquiétude, est la pire chose à faire puisque nous créons notre réalité sur la base de chacune de nos pensées et attirons à nous ce envers quoi nous donnons le plus notre attention. Vous souhaitez désormais prendre vos décisions sur la base de l’Amour et de la confiance, être dans la gratitude et dans la joie, plus que jamais.

     

     

    16) Une perte d’intérêt envers toute forme de conflit

    drama réalitéVotre paix intérieure est devenu sacrée. Tout conflit vous met désormais terriblement mal à l’aise car vous ressentez toute variation d’énergie en vous. Les « dramas » de vos amis ou de la télé ne vous intéressent pas. Vous voulez la paix et la sérénité profonde. Vous vous détachez même de la recherche constante d’avoir raison.

     

     

    17) Une perte d’intérêt envers toute forme de jugement envers l’autre ou envers soi-même

    amour fillesComme vous ressentez de plus en plus que nous sommes tous connectés, et que nous sommes bien plus que notre apparence physique, vous avez perdu tout intérêt à juger l’autre, y compris vous-même. Vous ne souhaitez plus être aussi dur que vous l’avez été, envers les autres et envers vous-même. Vous aspirez à plus de souplesse et de compassion, ainsi que d’Amour pour vous-même et pour les autres, dans votre vie.

     

     

     

    18) Une plus grande volonté et habilité à aimer et à donner sans rien attendre en retour et sans raisons

    Votre coeur et votre âme ne se remplissent plus que lorsque vous êtes au service du monde. Vous ne recherchez plus systématiquement la gratification mais avez de plus en plus envie de donner et d’aimer sans raisons et sans rien attendre en retour.

    woman renard

     

    19) Le sentiment d’être connecté à tout et à tout le monde (humains, animaux, nature, planète, univers)

    universe downloadVous ressentez de plus en plus fort cette connexion entre vous et tous les autres êtres vivants qui vous entourent. Vous comprenez l’impact de chacune de vos paroles, pensées et actions sur le reste du monde et vous vous en sentez désormais profondément responsable. Vous souhaitez ainsi désormais utiliser votre impact de la manière la plus positive qu’il soit, ayant compris que vous faites parti de ce « tout » et que tout est relié.

     

     

     

     

     

     

     

     

    20) Attirance et connexion forte vers les animaux et la nature

    homme vache
    Vous ne voyez pas les animaux comme des êtres inconscients et non-intelligents. Vous avez compris qu’une pensée sans langage existe et que chaque être vivant est doté d’une conscience (même les plantes). Vous ressentez une connexion très forte avec eux et pouvez même pour certains d’entre vous communiquer avec eux (animaux, arbres, et plantes). Comme vu dans le point N°13, il deviendra pour beaucoup impossible ensuite de manger des animaux. Vous ne souhaiterez plus contribuer à leur massacre et torture en masse qui a lieu à l’heure actuelle dans l’industrie alimentaire et serez même portés à contribuer à apporter un changement dans notre relation aux animaux et aux plantes, et à l’éveil des consciences.

     

    21) Sentiment de « Bliss », d’extase

    Tout cela fait que vous ressentez un profond sentiment d’extase, inexplicable. Vous ressentez des sensations très fortes dans votre poitrine, un feu qui brûle, de l’amour profond pour la vie, de la gratitude, de la joie, de l’enthousiasme, vous avez l’impression que vous ne pourriez pas être plus heureux au monde que d’avoir compris tout ce que vous avez compris. Vous vous émerveillez d’un tout petit rien (aux yeux des autres) mais qui pour vous est extraordinaire (la perfection du pelage d’un animal, de ses couleurs, de ses traits, la perfection du corps humain, des plantes, des fleurs, du soleil, de la mer…).

     

    woman fall

    L’éveil peut faire peur. Etre soi-même peut soudainement être terrifiant (nous n’avons plus la société ou les autres pour nous indiquer qui nous devons être). La transition entre cette ancienne « fausse identité » que vous aviez et cette nouvelle « vraie » identité et vie, peut être effrayante, et vous aurez même peut être envie parfois de retourner à l’illusion, au connu, à la familiarité. Mais ne faites jamais chemin inverse, ne supprimez jamais plus la voix de votre âme qui cherche à exprimer sa singularité et sa vérité.

     

    « CE DONT NOUS AVONS LE PLUS FAIM, ce n’est pas la nourriture, l’argent, la réussite, le statut, la sécurité, le sexe, ni même l’amour du sexe opposé. Souvent, des gens ont obtenu tout cela et sont restés insatisfaits et même souvent encore plus insatisfaits qu’au début de leur carrière, quand ils n’avaient rien de cela. La faim la plus profonde, dans la vie, est un secret qui n’est révélé que lorsqu’on est désireux de découvrir une partie cachée du soi.
    Dans les anciennes traditions de sagesse, cette quête a été comparée à une plongée pour s’emparer de la perle la plus précieuse qui soit au monde (…).
    La perle est aussi appelée l’essence, le souffle de Dieu, l’eau de vie, le nectar sacré (….), ce que nous appellerions simplement transformation (…). Du point de vue humain, cela signifie changer la peur, l’agressivité, le doute, l’insécurité, la haine et la vacuité, en leur contraire. Peut-on réaliser cela véritablement ? Il y a une chose dont nous avons la certitude : la faim secrète qui ronge l’âme n’a rien à voir avec des choses extérieures comme l’argent, la position sociale et la sécurité. C’est la personne intérieure qui meurt du désir que sa vie ait un sens, qui veut obstinément la fin de la souffrance, qui désire ardemment des réponses aux énigmes que sont l’amour; La mort, Dieu, l’âme, le bien et le mal. Une vie superficielle ne répondra jamais à ces questions, ne satisfera pas les besoins qui nous poussent à les poser.
    Trouver les dimensions cachées en soi-même est le seul moyen d’apaiser sa faim la plus profonde.  » ~Deepak Chopra. 
     i didn't change woke up
    *Je n’ai pas changé. Je me suis juste réveillé.
    signature

     

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  • Lectures numériques

    « Lire sur smartphone est tellement addictif que j'ai arrêté les livres papier »

    Le Monde.fr | • Mis à jour le

    http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/02/19/lire-sur-smartphone-est-tellement-addictif-que-j-ai-arrete-les-livres-papier_4369688_3260.html?fb_action_ids=1528917484000686&fb_action_types=og.recommends&fb_source=other_multiline&action_object_map=[216757685186216]&action_type_map=[%22og.recommends%22]&action_ref_map=[]

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    Un smartphone.

    En janvier 2013, le médialab de Science Po a révélé qu'un tiers des personnes qui s'adonnent à la « lecture numérique » (sur tablette, liseuse, smartphone...) possèdent une bibliothèque composée de 70 % à 90 % d’ouvrages non achetés. Un an après cette enquête, Lemonde.fr a voulu prendre le pouls de ses lecteurs : « Vous lisez sur smartphone, témoignez ». Plusieurs dizaines de réponses sont parvenues. Nous en avons sélectionné onze.

    Lire (en édition abonnés) l'enquête Mon smartphone, ma bibliothèque, par Laure Belot

    • « C'est tellement addictif que j'ai arrêté les livres papier », par Marie, 32 ans

    « Je lis sur smartphone depuis cinq ans. C'est plus simple et plus léger que d'avoir des livres en papier dans son sac à main. De plus, on trouve sur les librairies électroniques des livres qu'il est difficile de se procurer en version papier. C'est tellement addictif que j'ai arrêté de lire des livres papier. On m'a offert le prix Renaudot à Noël et je ne l'ai toujours pas ouvert, c'est un tel pavé que ça me rebute ! Enfin, j'aime lire des livres en anglais (Harry Potter par exemple), pour pratiquer ma compréhension écrite. Par contre, je ne lis aucun journal sur mon smartphone, ni français, ni anglais. Uniquement des livres dont je peux régler la taille des caractères, le contraste de l'écran, l'espacement des lignes, la taille des marges. Je n'éprouve pas le besoin d'acheter une liseuse, qui prendrait de la place dans mon sac à main et que j'oublierais partout. Mon téléphone, je suis sûre de ne pas l'oublier. Il faut juste choisir des modèles de smartphone avec une bonne batterie, parce que ça consomme. Pas autant que la navigation sur Internet, mais quand même. J'ai toujours un câble de recharge à mon bureau. J'aime flâner dans la librairie à côté de chez moi, mais je préfère nettement les livres électroniques. Il y a un mois, j'ai acheté dans cette librairie un livre papier, je l'ai lu, et j'ai acheté la version électronique parce que, vraiment, j'aime ça. »

    • « Je fais entrer la lecture dans tous les interstices de mon quotidien », par Agathe, productrice-auteur

    « J'aime les livres, j'ai toujours beaucoup aimé les livres, mais mon smartphone et ma tablette m'ont permis d'élargir le champ de mes lectures au quotidien. Je peux lire alors que je n'ai qu'une main de disponible (dans un métro surchargé ou en me brossant les dents) ou dans le noir alors que j'ai éteint la lumière de ma chambre pour que mon compagnon puisse dormir et que je devrais faire de même. La lecture sur tablette m'a aussi permis d'aborder des livres en langue anglaise, qui, auparavant m'auraient intimidée en raison de mon vocabulaire limité : accéder à la définition d'un mot en un clic est pour moi un atout sans égal. Enfin, les livres numériques enrichis pour enfant sont pour moi une occasion de renouveler l'expérience de lecture d'histoires avec des tout petits, et de créer des moments de complicité particulièrement riches. Ces livres ne sont pas encore assez connus des parents, ils constituent un secret bien gardé. Il m'arrive aussi de commencer la lecture de mon journal préféré sous sa forme papier, puis de basculer sans m'en rendre compte sur sa version électronique afin d'enrichir sa lecture (fact checking, approfondissement, etc). »

    • « La lecture sur écran 4 pouces, ça passe crème », par Eric, 32 ans, ingénieur

    « Avant, je n'avais pas d'usage des livres. Je me contentais d'un bouquin par an, voire deux. Depuis que j'ai le dernier smartphone à la pomme (ça fait dix-huit mois maintenant), j'ai dû avaler (à mon sens) une quinzaine de livres environ. De toutes tailles. J'ai découvert un confort de lecture différent. Certes une page ne tient que sur 4 pouces, mais plusieurs livres tiennent dans ma poche. Ceci dit, je n'ai jamais lu plusieurs livres en même temps. Et la lecture sur un écran 4 pouces, honnêtement, si votre application est bien configuré (mode défilement continu des pages), ça passe crème. Ce que je peux retenir de cet usage sur smartphone, c'est de pouvoir lire n'importe où, n'importe quand (comme avec une version papier), sans à avoir un sac dédié à transporter mon livre, sans à avoir à allumer la veilleuse au lit ou dans les transports lorsque ma compagne s'est endormie. Pour commencer, j'ai téléchargé des livres sur une plateforme pirate dédiée aux livres. Du JK Rowling, Murakami. J'ai trouvé des plateformes pour des livres libres de droit (Tolstoï, Dostoievski et cie) et désormais j'en achète... quelques uns... Parce que même si ça change désormais, je ne comprends pas la différence de prix nulle entre une version numérique et une version papier. »

    • « Une lecture agréable et pratique mais trop chère ! », par Charles

    « Je suis clairement de la génération numérique, iTunes gère ma musique depuis plus de 10 ans et j'achète désormais plus de musique en dématérialisé qu'en physique ! J'ai donc naturellement essayé la lecture de livres numériques sur mon iPhone. Le travail minutieux de mimétisme au niveau de l'interface d'iBooks donne un côté agréable à la lecture. La haute résolution des écrans actuels est aussi pour beaucoup dans ce confort de lecture. De plus, le smartphone prend très peu de place comparé à un véritable bouquin, ce qui le rend très pratique en déplacement. Et surtout, l'écran illuminé permet de lire en toute facilité dans le noir, un argument très apprécié de ceux qui aiment bouquiner au lit ! Cependant, je n'ai jamais acheté de livres numériques, me contentant de livres du domaine public (ou d'autres livres trouvables gratuitement dans les méandres d'Internet !). Etant donné la posture difficile dans laquelle se trouve la plupart des librairies, je préfère faire fonctionner ces commerces plutôt que d'acheter une version numérique dont le prix est quasi-similaire. Car si la vente de musique numérique a véritablement tiré les prix vers le bas, il n'en est pas de même pour les livres numériques. L'intérêt des boutiques en ligne reste donc limité. D'ailleurs, ces boutiques ne proposent pas de pouvoir télécharger gratuitement les livres du domaine public. Dans certains cas, ils les font même payer ! Dommage pour les consommateurs impulsifs ! »

    • « C'est un âge d'or pour le gros lecteur », par Christine

    «Je lis des livres en version numérique depuis mon premier Palm, en 2000. D'abord, parce que ma bibliothèque papier déborde ; ensuite, parce que j'évite ainsi les cantines de bouquins, lorsque je me déplace. Comme j'ai besoin de beaucoup de livres pour mes travaux, j'apprécie de pouvoir les télécharger tout de suite plutôt que d'avoir à les commander. Je ne rechigne pas à payer quand il le faut : trois ou quatre ouvrages par mois. Mais je fréquente essentiellement le fonds de Gallica. Je suis complètement habituée à lire sur écran, je copie-colle les phrases, les pages, qui m'intéressent ; je relève les infos nécessaires pour citer. C'est facile, je gagne du temps. Je lis sur tous les supports : portable, Kindle, autre tablette, ordi. Les livres ainsi me suivent partout. Je ne délaisse pas pour autant le papier. Tout se complète. C'est selon moi un âge d'or pour le gros lecteur. »

    • « J'en ai abandonné mon Kindle », par Nabil, 54 ans, Français installé à Chypre

    « J'ai 54 ans et lis a 95% sur mon smartphone. Il me permet de lire sans encombrement, à n'importe quel moment et endroit, avec ou sans lumière. Je voyage beaucoup, ainsi, j'ai toujours mes livres à portée de main avec le minimum d'encombrement. Seul bémol : certaines publications sont uniquement sur support papier. J'en ai abandonné mon Kindle. PS. Je lis également sur ma tablette. »

    • « Les livres numériques, un dilemme entre le fonctionnel et le tangible », par Christopher, 25 ans, Québec city, étudiant

    « Les livres numériques, j'ai trouvé ça fabuleux lorsque c'est apparu. Je pensais que les réfractaires, étaient des gens qui adoraient leurs habitudes, et qui, pour s'en convaincre parlaient de texture, de la sensualité du touché sur les pages. Ma première fois, c'était sur l'iPad que je me suis offert au même moment quasiment. C'était nouveau donc agréable, c'était très pratique surtout. Mais peu après, j'ai tout de même trouvé que les livres numériques étaient chers, pour des objets intangibles. Sont-ils d'ailleurs des objets ou des services ? Une chose est sûre, cela m'a incité à découvrir ou redécouvrir les classiques de la littérature française, ceux-là étant gratuits. Pour le reste, je les achète sur iTunes, mais je suis encore partagé. Il y a peu, j'ai acheté W3 Le sourire des pendus [Jérôme Camut, Nathalie Hug, Télémaque, 2013] en version papier. L'éditeur offrait la version numérique à l'achat de la version papier. Je lis le plus souvent sur smartphone dans les transports en commun. Je n'ai pas à ouvrir mon sac, ça ne prend pas de place, ce n'est pas lourd, et mon téléphone n'est pas qu'un livre, il est beaucoup d'autres choses en même temps, même si l'écran est un peu petit. Moi qui ne suis pas réfractaire aux livres numériques, j'aime le soir mettre à jour mon marque-page sur ma version papier. C'est avec elle que j'aime lire, mais c'est avec mon smartphone que j'apprécie lire. Même si je ne tire pas un trait sur le papier, c'est la praticité qui l'emporte pour ma part. »

    • « Une bibliothèque dans la poche, un vertige très agréable », par Jean-Christian, 41 ans, documentaliste, Roubaix

    « Je crois que mon témoignage peut au moins servir à tordre le cou à cette idée reçue que la pratique et l'usage de la culture numérique appartiennent au digital natives. Je lis sur mon portable depuis 2009. J'ai d'abord téléchargé quelques recueils de poésie, dont un fac-similé numérique de Chair de Verlaine annoté par l'auteur : une lecture très émouvante. Puis je suis avec surprise passé à des textes de plus en plus longs : contrairement à ce que je croyais, le mouvement de lecture sur portable - dont l'écran s'éteint assez vite - correspond plus à des œuvres de longue haleine qu'à la contemplation poétique où chaque vers est ressassé pour être pleinement goûté. Ainsi, j'ai téléchargé tout Balzac, l'intégrale des Rougon-Macquart, quelques Jane Austen, et - cerise cyclopéenne sur ce gâteau déjà titanesque - Les Misérables que je n'avais jamais lus auparavant et dont le souvenir est à jamais lié à la lecture numérique. Parfois, je conçois que j'ai dans mon portable (aujourd’hui un smartphone Wikio) le contenu de toute une petite bibliothèque : j'en ai un vertige très agréable... Énorme supériorité, à mon avis, du livre numérique sur le format codex : choisir la taille du lettrage, pouvoir reprendre sa lecture au point exact où on l'avait laissé... Énorme inconvénient : retrouver un passage qui nous a plu dans un pavé de 1000 pages, et le temps de chargement de fichiers trop lourds. Je ne réseaute pas. »

    • « Quand j'ai vu la taille du pavé en librairie, je me suis procuré le format epub », par Quentin, 25 ans, Lille, ingénieur

    « Je lis peu de livres en général, mais (...) la lecture sur smartphone ou tablette a un peu changé mes habitudes. J'ai essayé de lire un roman (le premier depuis longtemps), La Stratégie Ender, avant la sortie du film. Le thème m'ayant motivé, et les moult échos du genre "le bouquin était vachement mieux" qu'on entend régulièrement ont fini de me convaincre. Quand j'ai vu la taille du pavé en librairie, je me suis procuré le format epub. Je l'ai dévoré via mon smartphone, un peu chaque jour dans le métro. Aucun encombrement et un format vraiment poche pour le coup. La lecture reprend là où elle s'est arrêtée, c'est pratique. La taille des caractères s'ajuste, et un tas d'autres choses aussi. La perte du rapport à l'objet, au papier du livre est le point négatif. Ce côté (très) pratique et la disponibilité des livres une fois importés sur le téléphone m'a incité, moi petit lecteur, à bien plus de lecture. Depuis, j'ai téléchargé des Jules Verne sur le site ebookgratuits. Par contre je n'ai pas encore acheté d'ebooks sur des plates-formes "officielles" par crainte de ne pouvoir lire librement à cause des DRM. J'ai essayé de lire un magazine sur tablette, un PDF HD d'une revue spécialisée de photo. Le résultat n'a pas été probant : taille du fichier, faible qualité d'image ou lenteurs d'affichage ne m'ont pas convaincu. Un magazine se feuillette, se manipule, se griffonne bien plus aisément en format papier. »

    • « Il existe une complémentarité entre papier et numérique », par Yannick, 27 ans, Colombes

    « Cela fait maintenant deux ans que je suis en partie passé aux ouvrages numériques, sur smartphone dans la vie de tous les jours, sur tablette quand je suis en déplacement ou en vacances. Chez moi, je continue cependant de préférer le papier dès que cela est possible. La lecture numérique a largement modifié mes habitudes. L'encombrement et le poids minimum, l'accès à une vaste bibliothèque quelque soit l'heure et le lieu, rendent la lecture bien plus aisée en déplacement (transports en commun, TGV...). Je n'ai plus à me soucier de choisir le bon livre, de regretter de n'avoir certain titres qu'en grand format et non en poche. Je ne passe plus un temps interminable à choisir la liste de livres à emporter sans amasser trop de kilos avant de partir en vacances... Le numérique m'offre, en tant que lecteur, une liberté et une complémentarité bienvenue avec ma bibliothèque chez moi. J'ai une bibliothèque numérique d'environ 150 ouvrages, au deux tiers achetés précédemment au format papier. Dans ce cas, j'ai fait en sorte de les télécharger sur des plateformes gratuites. Je considère en effet que payer deux fois au prix fort est hors de question quand la seule différence est celle du format. Les autres titres ont été téléchargé sur Amazon (j'utilise le logiciel Kindle). Pour une demi-douzaine d'entre eux, qui m'ont particulièrement impressionné, j'ai ensuite commandé les versions grand format. Car je considère que quand on croise un bon livre, rien ne vaut le papier. »

    • « Avant, ouvrir un livre était pour moi une épreuve », par Tristan, 25 ans, Niort, gérant d'une agence de communication

    « Les smartphone et tablettes m'ont simplement permis de lire. Auparavant, je n'avais pas l'envie de lire, c'était pour moi une "épreuve" de prendre un livre et de l'ouvrir. Maintenant, je me sens capable de lire et cela m'a permis de relire des classiques de la littérature mais aussi des œuvres modernes. Cependant, je n'achète pas de livre, du moins je n'ai pas encore passé le cap. Je télécharge des livres libres de droit ou bien sur des réseaux illégaux. Malgré le faible prix d'achat, j'ai plus de mal a acheter un support immatériel. Par contre, j'achète les livres une fois lu en version physique. Ca a au moins l'avantage de relier le numérique à la vie réelle ! »

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  • Edition numérique

    C'est quand même marrant ces lecteurs ou lectrices qui me disent sur facebook qu'ils ne me liront pas sur une liseuse ou sur une tablette. De toute façon, ils n'ont déjà pas lu mes livres en version papier...Le problème n'est pas le support, le problème c'est que les lecteurs achètent les livres dont "on" parle. Tous les lecteurs de mon blog, est-ce qu'ils ont acheté mes romans papier ? Et les lecteurs de Facebook ? Non plus. Bon, alors, faut arrêter de dire que c'est une question de support...

    J'ai mis des pages et des pages de tous mes romans sur Ipagination. Est-ce que un seul des lecteurs ou lectrices qui ont commenté ces textes a acheté un de mes bouquins papiers ? Non. Est-ce qu'ils vont acheter sur un support numérique ? Pas davantage sans doute. On me dit que j'ai une belle écriture. Alors, quel est le problème ? Pas le support, ça c'est faux.

    Je n'existe pas pour les medias.

    Aucun lecteur n'aurait avantage à parler de mes romans dans un repas entre amis.

    Il n'est pas intéressant de parler de ce que j'écris à des gens qui ne me connaissent pas. Il vaut bien mieux parler d'auteurs célèbres et mettre en avant qu'on les a lus.

    Il serait risqué d'acheter un roman d'un auteur inconnu et d'en être déçu étant donné qu'on ne pourra sans doute pas le revendre sur amazon...

    Personne ne va prendre le risque d'offrir un bouquin d'un auteur inconnu à une connaissance...

    Bon, et bien voilà. Il faut être clair. Et arrêter de dire que c'est une question de tablette...

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