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Les ondes cérébrales
- Par Thierry LEDRU
- Le 28/03/2022
Types d'ondes cérébrales : Delta, Thêta, Alpha, Bêta et Gamma
7 minutes
https://nospensees.fr/types-dondes-cerebrales-delta-theta-alpha-beta-et-gamma/

Il existe 5 types d’ondes cérébrales qui fonctionnent presque comme des notes de musique. Certaines agissent à basse fréquence, d’autres à une fréquence plus élevée. Cependant, ensemble, elles sont capables de constituer une harmonie où nos pensées, nos émotions et nos sensations peuvent atteindre un équilibre parfait, de sorte que nous nous sentons plus attentifs et réceptifs à tout ce qui nous entoure…
Chacun d’entre nous aura entendu quelqu’un dire quelque chose comme “je veux entraîner mon onde cérébrale Alpha pour me sentir plus détendu et atteindre la sérénité adéquate et la paix intérieure”. Plus encore, il est même question ces derniers temps de machines de biorétroaction capables de stimuler certaines ondes pour nous permettre d’atteindre, grâce à elles, certains états de conscience. Il convient néanmoins de rester prudent avec ces données.
S’agissant de nos ondes cérébrales, la clé de l’authentique bien-être est que chacune d’elles fonctionne correctement, dans sa fréquence et à un niveau optimal. De plus, nous ne pouvons pas ignorer le fait que ces rythmes cérébraux ne sont pas stables, mais qu’ils changent à mesure que nous grandissons, mûrissons et vieillissons. Le but, par conséquent, n’est pas d’être obsédé par le renforcement de nos ondes Bêta pour améliorer notre attention ou les Gammas pour atteindre un état mystique ou spirituel supposé.
La vérité est qu’il n’existe pas de type d’onde cérébrale meilleure qu’une autre ou plus spéciales par rapport aux autres. Toutes sont importantes, car elles sont toutes le résultat de l’activité électrique de nos neurones et de chacun de nos états mentaux.

Les différents types d’ondes cérébrales
Nous savons tous que le cerveau est un organe électrochimique ; en effet, les neurologues expliquent que si toutes nos cellules nerveuses étaient activées en même temps, nous pourrions obtenir assez d’énergie pour allumer une ampoule. Il s”agit là d’une donnée incroyable.
Par ailleurs, toute cette activité électrique est responsable des différents types d’ondes cérébrales, une sorte de processus complexe, fascinant et parfait par lequel chaque activité, chaque état mental et chaque pensée sont capables d’émettre un type d’onde cérébrale.
D’autre part, il est important de clarifier que notre cerveau maintient actifs les 5 types d’ondes cérébrales tout au long de la journée. Selon ce que nous faisons à un instant donné certaines ondes montreront une plus grande activité dans certaines zones de notre cerveau et d’autres travailleront avec moins d’intensité dans d’autres zones, mais aucune ne sera, pour ainsi dire, “déconnectée”.
Il s’agit de nuances très spécifiques que nous devons prendre en considération. Voyons à continuation qu’elles sont les différents types d’ondes cérébrales et comment se caractérise leur effet.

1. Les ondes Delta (1 à 3 Hz)
Les ondes Delta sont celles qui ont une plus grande amplitude d’onde et sont liées au sommeil profond (mais sans rêves). Il est également intéressant de savoir qu’elles sont très fréquentes chez les bébés et les jeunes enfants, de sorte que, à mesure que nous vieillissons, nous produisons moins d’ondes de ce type. La vérité est que le sommeil et notre capacité à nous reposer se perdent progressivement au fil des ans.
Par ailleurs, il faut également noter que ce type d’onde est principalement lié à des activités corporelles dont nous n’avons pas conscience, telles que la régulation de la fréquence cardiaque ou de la digestion.
Que se passe-t-il si dans un électroencéphalogramme révèle des pics très élevés de cette onde ? Cela pourrait indiquer une lésion cérébrale, des problèmes d’apprentissage ou même être un indicateur de TDAH sévère.
Que se passe-t-il si dans un électroencéphalogramme révèle de faibles pics de cette onde ? Cela pourrait indiquer un mauvais sommeil, des difficultés pour activer et revitaliser le corps et l’esprit …
Un niveau adéquat d’ondes delta favorise et protège le système immunitaire, notre repos et notre capacité d’apprentissage.
2. Les ondes Thêta (3,5 à 8 Hz)
Le deuxième des types d’ondes cérébrales va de 3,5 à 8 Hz et est principalement lié à nos capacités imaginatives, à la réflexion et au sommeil. En tant que curiosité, nous pouvons préciser que les ondes thêta ont tendance à montrer une activité élevée lorsque nous éprouvons des émotions très profondes.
Un exemple simple lors duquel nous pouvons être conscients du moment où ce type d’onde prend le contrôle est lorsque nous finissons de faire un effort ou une tâche qui a demandé beaucoup d’énergie. Juste au moment où nous nous détendons et laissons notre imagination “voler” , les ondes thêta acquièrent une plus grande présence dans notre cerveau.
Voici davantage de données illustratives :
Un pic élevé d’ondes Thêta peut être lié à un trouble dépressif, un manque d’attention…
Les pics bas vont de pair avec l’anxiété, le stress et une faible auto-conscience émotionnelle.
Un niveau adéquat d’ondes Thêta favorise la créativité, la connexion émotionnelle et même notre intuition.

3. Les ondes alpha (8 à 13 Hz)
Les ondes Alpha apparaissent dans ce crépuscule intermédiaire où il le calme est présent mais pas le sommeil, où nous trouvons la relaxation et un état favorable à la méditation. Nous pouvons également les éprouver lorsque nous sommes sur le canapé à regarder la télévision ou au lit, mais sans nous endormir.
Un niveau élevé d’ondes alpha nous empêcherait de concentrer notre attention ou même de nous sentir trop faible pour accomplir une tâche.
Un niveau bas vas de pair avec l’anxiété, le stress et l’insomnie.
4. Les ondes bêta (12 à 33 Hz)
Nous avons déjà franchi le seuil de ce types d’ondes cérébrales, de niveau faible ou modéré, pour atteindre un échelon supérieur. Nous sommes ici déjà dans ce spectre de fréquences plus élevées qui résultent d’une intense activité neuronale.
Nous parlons d’états très intéressants, en même temps que complexes, il faut bien le dire. Des états qui sont liés à ces activités quotidiennes où nous mettons toute notre attention, lorsque nous restons vigilants et que nous devons être conscients de multiples stimuli.
Des activités aussi banales que conduire, passer un examen, faire une exposition, participer à une réunion de travail en présentant un projet, etc., sont des moments d’activation maximale. Cependant, un excès, une suractivation neuronale peut conduire à un état d’anxiété ou de stress susceptible de nous porter préjudice.
Un faible niveau d’ondes bêta, en revanche, nous conduirait à un état trop détendu, laxiste, voire dépressif…
Un niveau optimal de ces ondes nous aide à être beaucoup plus réceptif, concentré sur l’amélioration de notre capacité à résoudre les problèmes.
5. Les ondes gamma (25 à 100 Hz)
Nous savons qu’en écoutant le mot “gamma” nous vient immédiatement à l’esprit les fameux rayons gamma, avec leur longue longitude d’onde et leur rayonnement électromagnétique élevé. En réalité, les ondes gamma et les rayons gamma ne se ressemblent que sur un point : leur fréquence extrêmement rapide .

Nous devons préciser que les neuroscientifiques commencent à découvrir davantage de données sur ce type d’ondes, dont nous savions peut de chose il y a peu encore. Plus encore, il est très difficile de les capturer dans les électroencéphalogrammes. Nous parlons d’un type d’onde qui trouve son origine dans le thalamus et qui se déplace de l’arrière du cerveau vers l’avant et à une vitesse incroyable.
Elle sont liées à des tâches de traitement cognitif élevé.
Elles ont un rapport avec notre style d’apprentissage, avec la capacité d’établir de nouvelles informations mais également avec nos sens et nos perceptions.
Nous savons par exemple que les personnes ayant des problèmes mentaux ou d’apprentissage tendent à avoir une activité d’ondes gamma plus faible que la moyenne.
Les états de bonheur montrent également des pics élevés dans ce type d’ondes.
La phase de sommeil REM est par ailleurs généralement caractérisée par une activité élevée dans cette gamme de fréquences.
Pour conclure, connaître les différents types d’ondes nous permet de comprendre que nos processus mentaux, nos émotions, activités et dynamiques génèrent un type d ‘”énergie” dans notre cerveau. La clé est donc d’en être conscient, d’apprendre à se détendre, d’être plus réceptif, intuitif ou de favoriser, par exemple, ce contrôle émotionnel où notre anxiété agit en notre faveur et jamais contre nous.
Cela vaut la peine d’essayer.
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La résonance de Schumann
- Par Thierry LEDRU
- Le 25/03/2022
Il y a quelques années déjà, j'ai écrit un roman intitulé "Les héros sont tous morts".
Peu à peu, l'idée s'est construite d'en écrire une suite pour en constituer une trilogie.
J'ai achevé le deuxième tome " Le désert des Barbares" à la fin de l'année 2020.
Puis, j'ai entamé le troisième tome.
En 2021, un projet de grande ampleur est venu dans notre vie et l'écriture est passée au second plan. Jusqu'à disparaître de ma vie. Il est clair que le temps que j'y consacrais et le peu de retour que j'en avais n'a pas aidé à me motiver. Alors que le projet de changement de lieu de vie était pour sa part réjouissant, stimulant, intellectuellement, physiquement, spirituellement.
Je pense que peu de personnes ont conscience de l'engagement que représente l'écriture d'un roman. C'est un véritable chantier intérieur, une construction qui nécessite d'être opiniâtre, appliqué, rigoureux. C'est une mise à l'écart de la vie quotidienne. C'est en tout cas ainsi que je l'ai toujours vécu. Ce qui n'est pas facile à vivre pour une compagne et des enfants. L'écriture est un espace d'isolement.
Voilà un an que nous sommes dans notre nouveau lieu de vie. Nous y avons énormément travaillé, quasiment tous les jours. Beaucoup d'éléments sont en place et même s'il reste encore beaucoup à faire, l'intensité de l'engagement journalier n'est plus la même. L'essentiel est réalisé. On suit notre plan de marche. Chaque jour.
Et donc, depuis quelques semaines, une envie s'est réveillée. L'actualité du monde humain a une part de responsabilité. La crise sanitaire, la guerre, la crise climatique... Ecrire de nouveau, reprendre le fil de l'histoire, en développer les élements primordiaux. Comme une évidence. Je ne peux plus laisser tout ça en plan.
Cette trilogie entre dans le registre de la littérature d'anticipation. Du tome 1 au tome 3, l'évolution des personnages et des évènements suit une ligne de plus en plus chaotique puis bascule dans une projection dévastatrice. Et pourtant, bien que l'humanité se retrouve toute entière menacée, le titre du tome 3 laisse entendre qu'il n'y aura qu'une seule et unique solution : "Il faudra beaucoup d'amour."
La spiritualité. Nous ne pouvons y échapper. Et elle devra prendre une ampleur inconnue jusque-là. Le chemin sera long, ardu, redoutablement désespérant parfois. Il faudra beaucoup d'amour et de joie et d'humilité et de bienveillance et d'empathie, beaucoup de reconnaissance envers la Vie.
Il s'agira également d'entrer dans un nouveau champ d'investigation, un paradigme qui ira bien au-delà des limites actuelles, l'acceptation de l'idée fondamentale que la science ne peut nier la spiritualité et que la spiritualité a une dimension scientifique. Les résistances issues de l'esprit cartésien, redoutable héritage, devront être dépassées.
Je me suis intéressé en 2021 à la résonance de Schumann et j'ai beaucoup lu sur le sujet. Jusqu'à décider d'insérer dans le tome 3 ce phénomène.
J'ai trouvé ce site et cette vidéo et les explications me plaisent.
Alors, oui, on peut mettre tout ça dans le cadre ésotérique, sous une étiquette ironique d'illuminé, sous le carcan réducteur de visions sectaires, aucunement prouvées etc etc etc... Je réponds aux sceptiques qu'au vu de l'état de l'humanité et de la planète, il aurait été salutaire de se montrer plus lucide et de ne pas remettre les existences aux mains de puissances essentiellement matérialistes. L'humanité a manqué de prudence et a fait preuve d'une prétention sans limites.
Les limites apparaissent aujourd'hui. Nous n'avons pas appris encore à être des humains puisque l'humain devrait avant toute chose ne jamais considérer qu'il y a lui et puis l'environnement. Tant que l'idée d'un ministère de l'environnement perdurera, quel que soit son nom, c'est que n'aurons toujours rien compris.
Nous sommes la Terre. Et la Terre est ce que nous sommes.
Je vais donc recommencer à écrire et essayer de finir cette trilogie. Je sais que ça sera long car il n'est plus question que je "m'isole".
Le plan de marche prioritaire n'est pas celui-là. Notre lieu de vie, c'est notre tâche essentielle.
La résonance de Schumann et le taux vibratoire de la terre
La résonance de Schumann et le taux vibratoire de la terre

Sommaire
La résonance de Schumann : une mesure scientifiqueQu’est-ce que la résonance de Schumann ?
Les éclairs, principale source de la fréquence de Schumann
La résonance de Schumann, une mesure importante
Mesure de la résonance de Schumann
Petit historique des recherches scientifiques liées
Résonance de Schumann et ondes cérébrales alpha
Émission de la résonance de Schumann à visée thérapeutique, première expérience
Applications scientifiques des mesures de la résonance Schumann
Météorologie et climatologie terrestre et spatiale
Effets biologiques de la résonance Schumann : un outil thérapeutique
Émission de la résonance Schumann à visée thérapeutique
Ramener à l’équilibre l’état vibratoire grâce à des impulsions magnétiques
Les cryptochromes détectant le champ magnétique
Résonances de Schumann et spiritualité
Le diapason de la terre et de la vie
Trouver le chemin vers notre propre harmonie
Corps humain, corps de la planète, corps de conscience
La vibration individuelle affectée par la vibration collective
7,83 Hz, résonance physique et mystique
Téléchargez nos 52 cadrans de radiesthésie dont l’échelle de Bovis
Découvrir la résonance de Schumann en vidéo
La résonance de Schumann : une mesure scientifique
Qu’est-ce que la résonance de Schumann ?
La résonance de Schumann est le nom donné à la fréquence électromagnétique de la terre. C’est une mesure scientifique, qui s’intéresse à la résonance telle que définie par la physique, c’est-à-dire l’augmentation de l’amplitude d’oscillation d’un système au contact d’une de ses fréquences propres.
Les éclairs, principale source de la fréquence de Schumann
Dans le cas de la résonance de Schumann, les éclairs sont la principale source de cette fréquence. L’ionosphère, qui est une couche de l’atmosphère terrestre comprise entre environ 60 et 1000 km d’altitude, se comporte alors comme un guide d’ondes pour les très basses fréquences (entre 3 et 30 kHz) et les fréquences extrêmement basses (ou EBF, entre 3 et 30 Hz). On la nomme ionosphère car elle est composée de gaz ionisés. Le signal généré par les éclairs ou d’autres décharges électriques est amplifié. Selon la Nasa, il y aurait à tout moment environ deux mille orages produisant environ cinquante flashs de lumière par seconde. Chacune de ces décharges électriques produit des ondes qui se combinent et s’amplifient, donnant naissance à la résonance de Schumann.
La résonance de Schumann, une mesure importante
Les champs électromagnétiques font partie des forces fondamentales de la nature, comme la gravitation. C’est la rencontre entre la charge électrique qui caractérise toute vie (étant positive, négative ou neutre) et les champs magnétiques. La résonance de Schumann est donc une mesure importante en soi. C’est la pulsation de la planète. Mais c’est lorsqu’elle fut comparée aux fréquences du cerveau humain que de multiples hypothèses sont nées, quant à son rôle biologique, cognitif ou spirituel.

Mesure de la résonance de Schumann
Actuellement, on mesure les résonances de Schumann en continu dans différentes stations au travers du monde. On observe une variation normale de plus ou moins 0.5 Hz non significative ainsi que des pics au courant d’une journée. On mesure le champ magnétique horizontalement et le champ électrique verticalement, à l’aide d’inducteurs magnétiques.
Les mesures des résonances sont disponibles en direct en ligne via plusieurs sites internet qui les relaient. Le plus souvent on se sert du spectrogramme, qui permet de visualiser les fréquences entre 1 et 50 Hz par bandes de couleurs.
Découverte
Prédites pour la première fois en 1952, et estimées autour de 10 Hz, les résonances de Schumann sont mesurées pour la première fois en 1957 par Winfried Otto Schumann. Il repère la principale onde permanente, mesurée à 7,83 Hz, lui donnant ainsi son nom. Schumann, un physicien allemand de Tübingen fait alors équipe avec Herbert Konig. Depuis les années soixante, cette mesure a été largement répliquée et confirmée par de nombreux scientifiques. L’existence de la résonance de Schumann avait déjà été postulée au préalable par différents chercheurs dont Nikola Tesla. Dans les années soixante, les techniques d’analyse et de mesure s’affinent avec Balser et Wagner. Ils permettent de valider la mesure de 7,83 Hz.
Petit historique des recherches scientifiques liées
Résonance de Schumann et ondes cérébrales alpha
À cette époque, l’inventeur de l’EEG, Hans Berger, découvre et nomme les ondes alpha, en mesurant l’activité électrique du cerveau. Ces ondes, qui correspondent à un état éveillé calme et détendu, se situent dans la fourchette de fréquence de 8 à 12 Hz, en parfaite adéquation avec les mesures des résonances de Schumann. Cette corrélation est relevée par le Dr Anker Mueller, un collègue de Hans Berger. La découverte soulève de nombreuses questions, car elle ne concerne pas que l’humain mais l’ensemble des mammifères. L’hypothèse d’une fréquence caractérisant la vie et bénéfique ou essentielle à la vie, est postulée. Selon ses défenseurs, son usage pourrait révolutionner la médecine et la science.

Résonance de Schumann et ADN
Rares sont les scientifiques qui ont directement travaillé sur le lien entre la résonance de Schumann et la vie. Néanmoins, un scientifique français connu et controversé met à contribution la fameuse fréquence dans ses recherches sur la réplication de l’ADN. Il s’agit de Luc Montagnier, prix Nobel de médecine pour sa découverte du VIH, et hautement débattu pour ses travaux sur la mémoire de l’eau, ses positions sur les vaccins, ou plus récemment ses théories sur l’origine du coronavirus. Montagnier travaille sur les fréquences extrêmement basses échangées entre des brins d’ADN. Il soutient qu’elles ont un rôle clef dans la transformation et la réplication de l’ADN. Cette expérience, malgré les questions fascinantes, n’est pas bien reçue par la communauté scientifique et n’a pas été répliquée.
Émission de la résonance de Schumann à visée thérapeutique, première expérience
Ces questions donnent naissance à de nombreuses recherches scientifiques. L’une des plus marquantes est certainement l’expérimentation menée par Rütger Wever, qui s’intéressait alors aux rythmes circadiens. Il mena une expérimentation dans un bunker, isolant les sujets de la fréquence de la terre pendant deux semaines. Les sujets développèrent des maux de tête, et des souffrances émotionnelles dans ces conditions d’isolement. Wever apporta un générateur de fréquence, pour les exposer à la résonance de Schumann, ou 7,83Hz. Il rapporta de nettes améliorations répétées immédiatement suite à cette exposition. Cette expérience ouvrit la porte à de nombreuses nouvelles questions, bien qu’elle semble manquer de contrôles sur tous les effets liés à l’enfermement, au manque de lumière… inhérent au protocole. Néanmoins, c’est la première fois qu’un scientifique expose volontairement ses sujets à la fréquence de la résonance de Schumann à des fins de recherche thérapeutique.

Applications scientifiques des mesures de la résonance Schumann
Il faudra attendre les années 90 pour que les résonances de Schumann éveillent un intérêt scientifique majeur. E lles viennent compléter l’arsenal de mesures permettant d’étudier le changement climatique. Loin des bunkers et des tubes à essai, la résonance de Schumann fait son entrée en sciences de l’environnement, et climatologie terrestre et spatiale.
Météorologie et climatologie terrestre et spatiale
Les résonances Schumann sont utilisées pour l’analyse de l’ionosphère. Et en particulier le suivi scientifique des phénomènes dans la couche D de cette dernière (60 à 90 km). Ces mesures, aux côtés d’autres paramètres, rentrent dans la boîte à outil de la compréhension du climat terrestre mais aussi du climat spatial et des climats d’autres planètes. Sur terre, elles sont utiles pour détecter à court terme les éclairs, les tempêtes, les tremblements de terre, ou d’autres évènements climatiques majeurs.
Changement climatique
Elles nous informent aussi sur les changements de température, en faisant une clef dans les sciences du changement climatique, aujourd’hui en plein développement.

Effets biologiques de la résonance Schumann : un outil thérapeutique
Effets biologiques
L’effet de la résonance de Schumann sur l’humain est un domaine d’étude au croisement de la physique, de la médecine et la biologie. Son étude n’est pas complète. On explore encore aujourd’hui de nombreuses pistes.
Néanmoins, nous savons que les champs électromagnétiques affectent l’ensemble des fonctions biologiques. L’emploi des fréquences a une influence sur l’ensemble de l’être. Au niveau cellulaire et bactérien, comme au niveau électrique, ce qui se répercute au niveau du cerveau par un changement d’état de conscience (mesurable par l’EEG) lorsque nous nous synchronisons sur les ondes alpha.L’équilibre vibratoire
La santé humaine dépend de nombreux facteurs, l’un d’entre eux étant l’environnement géophysique dans lequel évolue le sujet. Cette interrelation fréquentielle peut affecter notre santé et notre état émotionnel, comme le postule Hainsworth. Son idée se résume à la notion d’équilibre vibratoire. S’exposer à certaines fréquences de façon répétée peut nous faire perdre cet équilibre. Cela se manifeste par une baisse d’énergie, une baisse du système immunitaire et un affaiblissement général, avec des conséquences cognitives. C’est lorsque le corps s’accorde avec la résonance de la planète qu’il retrouve vitalité. Pour savoir comment calculer son taux vibratoire, vous pouvez vous munir d’une planche de radiesthésie (échelle de Bovis).
Sachant que notre corps lui aussi émet une fréquence, l’idée que notre bonne santé correspond à une résonance fréquentielle biologique optimale, est derrière tous les usages de thérapies fréquentielles qui visent à stimuler, par exposition ou impulsion, les fréquences biologiques du corps.
Émission de la résonance Schumann à visée thérapeutique
À partir de l’expérimentation de Wever, d’autres chercheurs ont continué à expérimenter l’émission de la fréquence de Schumann à visée thérapeutique. Lorsque notre champ électromagnétique est perturbé (par un excès d’ondes au bureau par exemple), le fait de se réexposer à la résonance clef du corps et de la terre permet de promouvoir un état calme propice à l’équilibre et la guérison.
Ramener à l’équilibre l’état vibratoire grâce à des impulsions magnétiques
Cette approche et cette pratique trouvent un écho particulièrement fort, au moment où nous vivons la pollution électromagnétique la plus élevée que l’humanité n’ait jamais connue. Pour contrebalancer l’effet des bains d’ondes électromagnétiques qui règnent particulièrement en zone urbaine, et affectent notre équilibre, la proposition est de s’exposer à la fréquence de la planète, ou 7,83Hz pour stimuler nos rythmes circadiens naturels. En répliquant la résonance naturelle et en stimulant sa résonance physique grâce à des impulsions magnétiques, on cherche à ramener à l’équilibre l’état vibratoire du sujet.
Les cryptochromes détectant le champ magnétique
Cette proposition repose aussi sur des hypothèses scientifiques qui postulent un lien entre notre environnement électromagnétique et notre capacité à gérer nos niveaux de mélatonine (hormone régulatrice du sommeil), via le rôle notamment des cryptochromes. Ces dernières sont des protéines présentes chez les animaux, les végétaux et chez l’humain, impliquées les rythmes circadiens et la détection des champs magnétiques. Les cryptochromes absorbent la lumière bleue et peuvent détecter le champ magnétique à partir de celle-ci. Néanmoins, ce chapitre scientifique demande encore à être mis en lumière…

Résonances de Schumann et spiritualité
Le diapason de la terre et de la vie
Nous décrivons la résonance de Schumann comme « le diapason de la terre ». Partant de l’idée que la résonance de Schumann est un diapason du vivant, nous y exposer nous permet de nous remettre en contact instantanément avec ce point de repère électromagnétique et physique. Entrer en résonance avec cette fréquence nous permet de retrouver notre équilibre naturel. Cet équilibre stimule la capacité du corps à se régénérer et donc à guérir.
Trouver le chemin vers notre propre harmonie
Ce processus d’entrée en résonance explique partiellement pourquoi nous nous sentons aussi bien dans la nature : nous retrouvons cet état vibratoire naturel, auquel nous souhaitons toujours revenir, car il est synonyme d’harmonie et de détente. C’est en entrant en contact avec la fréquence qui contient la mémoire de cette harmonie que nous trouvons le chemin vers notre propre harmonie. C’est l’harmonie de nos rythmes et mouvements internes, en synchronisation avec les rythmes et mouvements de l’univers. L’harmonie c’est l’équilibre des rythmes de la vie. Notre corps fonctionne comme un instrument de musique qu’il faut parfois raccorder, pour pouvoir jouer sa partie dans la grande symphonie du vivant.
Vous voulez en savoir plus sur le taux vibratoire ? Découvrez notre article “Comment augmenter le taux vibratoire ?” et “Pourquoi augmenter son taux vibratoire ?“

Corps humain, corps de la planète, corps de conscience
La résonance Schumann affecte la surface de la terre (l’ionosphère) qui peut être comparée symboliquement à la peau de notre planète. Cette couche de l’atmosphère est très proche de nous et nous affecte en tant que collectivité, que corps.
Les êtres humains, tout comme l’ensemble du vivant sont affectés par les modifications du champ magnétique de la terre.La vibration individuelle affectée par la vibration collective
Mais, il ne s’agit pas là d’un effet unilatéral. L’être humain affecte lui aussi de façon collective la fréquence de la terre. C’est une chaîne du vivant fréquentielle : ma vibration individuelle affecte et est affectée par la vibration collective du vivant. Et elle-même est affectée et affecte la vibration de la terre. Nous sommes tous à la fois émetteurs et récepteurs. C’est l’interrelation de tous les corps conscients. Dans ce paradigme, la terre a, elle aussi, une conscience, souvent évoquée par son nom grec : Gaia. Il existe une corrélation entre les mouvements de l’univers, de la planète, et du vivant. Par conséquent, il y a donc une corrélation entre notre résonance individuelle et le monde.
Ascension
Dans cette approche, les conditions vibratoires de la planète déterminent ce qui peut être manifesté ou non. L’interrelation vibratoire des corps de conscience permet à l’humain d’affecter volontairement la fréquence de la terre. C’est l’idée derrière la notion d’ascension, l’augmentation collective de la fréquence vibratoire de l’humanité. Cette notion accompagne un changement de paradigme planétaire vibratoire et spirituel.
7,83 Hz, résonance physique et mystique
7,83Hz. De la détection des éclairs à l’ascension de la conscience collective, les résonances de Schumann font raisonner les scientifiques et vibrer les mystiques. Fidèle à sa sémantique, la résonance, telle que l’entend la physique, cohabite avec la résonance dans son sens le plus large, ce qui nous fait vibrer ; comment retentit en nous un vécu ou une sensation…
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"L'esprit léger et le corps sain."
- Par Thierry LEDRU
- Le 19/03/2022

"Puissé- je être en paix, heureux (se)
L'esprit léger et le corps sain.
Puissé-je vivre en sécurité
Et sans afflictions.
Puissé-je être libre de la colère
De la peur et de l'anxiété
Puissé-je me voir toujours avec les yeux
de la compréhension et de l'amour.
Puissé- je être capable de vivre avec fraîcheur,
Dans la détente et la solidité
Libre de tout attachement et de toute aversion,
Sans sombrer dans l'indifférence. "Thich Nhat Hanh

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Le jeûne thérapeutique (3)
- Par Thierry LEDRU
- Le 17/03/2022
Une méthode que nous pratiquons depuis pas mal d'années.
Ceux qui me connaissent savent que sur le plan médical, je traîne quelques belles "casseroles".
Je suis convaincu que sans le jeûne, il ne s'agirait pas de casseroles mais de gamelles, de chaudrons, de marmites...
C'est toujours la même problématique avec des méthodes qui ne sont pas passées dans le domaine public. Beaucoup de réticences et de doutes encore aujourd'hui. Sans parler bien entendu de tous les commentaires négatifs d'une bonne partie du corps médical. Je rappelle juste que j'ai été opéré de deux hernies discales, qu'elles se sont reformées et qu'une sténose canalaire lombaire s'y est ajoutée. A ce jour, je devrais marcher avec une canne.
Avant-hier, j'ai couru 14 km en forêt (jamais sur le goudron), j'en suis à 600 km de vélo depuis le 1er janvier. Je mesure 1m76 et pèse environ, selon les saisons, entre 55 et 58 kilos. J'ai pesé jusqu'à 85 kilos. Je ne mange pas à midi. Petit-déjeuner et repas du soir, principalement cru. Jamais d'animaux. Je ne mange pas mes amis...
L'autophagie dans le jeûne (1)
L'autophagie dans le jeûne (2)
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"Laughing heart" De Charles Bukowski
- Par Thierry LEDRU
- Le 11/03/2022
Il y a quelques temps déjà que j'écoute ce morceau de musique et je tenais à trouver l'origine des paroles.
Et j'ai enfin trouvé.
C'est un poème de Bukowski. Et j'aime infiniment.
Quand à l'accompagnement musical, il me fascine par sa justesse.

The Laughing Heart (traduction en français)
Artiste : Charles Bukowski
The Laughing Heart
Your life is your life
don't let it be clubbed into dank submission.
Be on the watch.
There are ways out.
There is a light somewhere.
It may not be much light, but
it beats the darkness.
Be on the watch.
The gods will offer you chances.
Know them.
Take them.
You can't beat death, but
you can beat death in life, sometimes.
And the more often you learn to do it,
the more light there will be.
Your life is your life.
Know it while you have it.
You are marvelous.
The gods wait to delight
in you.
La coeur hilare
Ta vie c'est ta vie
Ne la laisse pas se faire matraquer par une froide soumission.
Sois sur tes gardes.
Il y a des issues.
Il y a une lumière quelque part.
Peut-être qu'elle éclaire peu
Mais elle bat l'obscurité.
Sois sur tes gardes.
Les dieux vont t'offrir une chance.
Rencontre-les
Prends-les sous ta coupe.
Tu ne peux pas battre la mort, mais
tu peux battre la mort dans ta vie, parfois.
Et plus tu apprends à le faire,
Plus il y aura de la lumière.
Ta vie c'est ta vie.
Sache-le tant que t'es en vie.
Tu es merveilleux.
Les dieux attendent de se délecter
en toi.
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la zone ultime.
- Par Thierry LEDRU
- Le 27/02/2022
"« Ce n'est pas un état dans lequel on se met, c'est un état qu'on trouve. Et si vous prenez conscience que vous êtes en train d'accomplir quelque chose d'extraordinaire, vous vous déconcentrez, et vous sortez donc de “la zone.” »
"La zone" (lien)
Un tour de vélo aujourd'hui et il y avait longtemps que je n'avais pas expérimenté cette fameuse "zone" à vélo. L'avantage de prendre de l'âge, c'est que le potentiel physique se réduit et que le temps nécessaire pour basculer dans cet état "second" se raccourcit. C'est en tout cas le cas pour moi. Je l'ai vécu dernièrement dans une sortie de trail. Cet espace temps pendant lequel la fatigue se révèle intense, où les muscles sont en feu et où pourtant, il devient impossible de ralentir parce que le plaisir est plus puissant que la brûlure musculaire, où l'euphorie est plus stimulante que l'envie de tout relâcher.
Et c'est délicieux.
Mais la suite l'est encore plus. Jusque-là, cette euphorie est consciente, on est encore dans la pensée, on est concentré, on s'applique, on cherche le geste juste, on se parle intérieurement, on récite les connaissances, on fait appel à l'expérience, on est dans le savoir. On pourrait penser que sur un vélo, il n'y a pas grand-chose à savoir : on pédale et c'est tout. J'en suis environ sur le plan kilométrique à cinq fois le tour de la Terre et je sais combien le cyclisme n'est pas qu'une histoire de force musculaire. C'est certain qu'entre les premières sorties en janvier et maintenant, les muscles sont plus affûtés. Mais ça ne fait pas tout. Le contrôle mental, l'observation de la consommation d'énergie, la position du corps, le relâchement des épaules, la rotation des jambes et le mouvement du pied, la poussée de la jambe vers le bas et la traction de l'autre vers le haut, l'analyse du relief, l'usage juste des vitesses, le souffle, l'usage du poids du corps en danseuse, il existe de multiples paramètres incontournables. Et lorsque tout ça est en place, alors, l'entrée dans la "zone" est envisageable.
Mais il reste un point essentiel : que le corps devienne le maître et que le mental se retire puis que tout disparaisse. Corps et mental et que tout se fasse dans un "no man's land" que j'appelle la "zone tampon". Et c'est cette dimension que j'aime par-dessus tout dans les activités d'endurance.
Il s'agit en fait d'être là, totalement là.
La "zone, ça n'est pas pour moi un état "qu'on trouve", c'est elle qui nous trouve. Parce que la volonté est une pensée, et de vouloir trouver la zone, c'est l'empêcher d'advenir.
Inspiration, expiration...Les mouvements du ventre et de la poitrine. Tant que j'y pense, comme à tout ce que j'ai cité avant, c'est un état de pensée. Et la "zone" est un état de "non pensée". C'est un état de perfection.
La concentration est une forme de pensée silencieuse qui visualise un phénomène intérieur et le fait d'en prendre conscience et de le verbaliser est une autre forme de pensée.
Arrêter volontairement de se concentrer c'est encore un état de pensée. Et même à chercher à saisir ce qui reste implique la réflexion et le fonctionnement cérébral.
Il faut aller vers l'état de conscience qui consiste à réaliser qu'on ne pense à rien... Puis il faut se placer dans cet espace où s'établit la césure entre la conscience et la pensée...Car comment concevoir qu'une pensée puisse prendre conscience d'elle-même ? Une pensée pense mais elle n'agit pas en dehors d'elle-même, elle ne peut pas se séparer de ce qu'elle est ou alors, c'est qu'elle ne penserait plus. La pensée ne peut pas se conscientiser sans s'évaporer. Une pensée concientisée n'est plus une pensée, elle est la conscience. Et nous devrions ne penser que consciemment pour penser vraiment. Sinon, ça serait comme imaginer qu'une pomme puisse se manger elle-même. Elle ne peut qu'être mangée. La pensée, de la même façon, ne peut pas vouloir s'observer elle-même au risque de se dévorer. C'est donc qu'il y a une autre entité. Et c'est là que la conscience surgit.
Alors, dans cet espace qui marque la césure entre ma pensée et la conscience que j'en ai, il y a un lieu où rien ne se passe. Ni pensée, ni même conscience. Rien. C'est la zone tampon. C'est là que se situe le "no man's land". Et rien n'est plus intense que cet homme-là alors qu'il semble ne plus être là... Il est même possible et incommensurablement intense de le vivre dans le cadre de la sexualité. Lorsque l'étreinte amoureuse n'est plus la rencontre entre deux individus mais l'état de pureté absolu de l'amour. Et lorsque l'activité physique entre dans cette dimension-là, qu'il s'agisse du trail, du vélo, de la marche en montagne, comme de n'importe quelle activité associée à la durée, c'est d'amour qu'il s'agit. L'amour de la vie en soi, la puissance de l'énergie et elle peut s'avérer ne plus avoir de limites connues. C'est là que courent par exemple les ultra-trailers, au-delà du connu, dans une dimension nourrie par la puissance de vie, nourri par l'amour de la vie en soi.
Et c'est pour cela que j'aime autant l'endurance dans le sport. Il y a inévitablement dans cet état des moments de rupture, des instants pendant lesquels la conscience revient puis les pensées et alors il faut de nouveau se concentrer, rétablir les rituels, l'usage contrôlé du souffle, l'application physique, la quintessence des gestes, une forme de douceur envers soi-même, sans chercher à forcer, pour que le mental retourne se coucher, puis laisser venir l'absence ou la présence mais une présence qui ne relève pas de la conscience de soi. Juste de la conscience d'être au-delà. Et l'au-delà de soi n'a pas besoin de conscience. C'est la beauté ineffable de la "zone".
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LES ÉGARÉS (roman 14)
- Par Thierry LEDRU
- Le 23/02/2022
Franck, un lecteur, m'a fait part d'une particularité, prise en compte dans la dimension du chaminisme et ignorée, bien évidemment, par la médecine occidentale.
Un traumatisme est susceptible d'entamer une partie de l'âme. Et l'individu, sans comprendre les raisons profondes, souffrira toute sa vie de cette amputation.
J'ai vécu quelques traumatismes. L'un d'entre eux a eu un impact considérable.
J'avais 16 ans, je veillais Christian, mon frère, cliniquement mort, dans une chambre d'hôpital. Jours et nuits. Charlotte était une infirmière de nuit.
Puis est venu Roger...
Puis est venu le temps d'écrire tout ça. Parce qu'il m'aurait fallu une thérapie et que je ne l'ai jamais demandée.
Un bout de mon âme est peut-être parti le jour où Roger s'en est allé. Un autre à la mort de mon frère. Un autre lorsque j'ai frôlé la mort, si près que le frisson est toujours là. Que faut-il réaliser pour que le morceau d'âme perdu réintègre son calice ? Faut-il même y croire ? Si j'allais en parler avec les médecins qui m'ont suivi, ils me proposeraient des anxiolytiques. Je n'en ai aucunement besoin.
Je sais qu'il existe des médiums. J'ai eu la chance d'en croiser une. Hélène. Je n'en connais pas d'autre et ça n'est pas le genre de démarche que l'on demande à n'importe qui. Je ne crois qu'au hasard en sachant qu'il n'existe pas. Il faut lui donner un autre nom : coïncidence, destin.
"Rien au ciel n'est écrit" disait le philosophe. A moins que nous ne sachions pas lire.

LES ÉGARÉS
"C'est le lendemain soir que l'épreuve en cours se renforça encore davantage.
Il faisait les cent pas dans le couloir. Il avait besoin régulièrement de vider en marchant le trop plein de douleurs. Lui qui n’aimait pas particulièrement cette activité lancinante, il avait découvert dans ces couloirs austères l’apaisement de ce baume, la quiétude de ces gestes simples, la tranquillité intérieure qui émanait de ces allers-retours. L’absence. Laisser tomber sous les semelles les chargements de pensées.
Une aide-soignante poussait un brancard roulant. Il avait regardé rapidement le visage éteint, le pansement volumineux qui entourait le crâne. Il avait cru reconnaître son ami de classe.
Chambre 21. Il avait vérifié l’identité du blessé auprès d’une infirmière. Il ne s’était pas trompé.
Il avait questionné l'infirmière. Elle avait raconté.
« Il roulait en mobylette derrière le tracteur de son père, ils avaient labouré un champ, ils rentraient à la ferme et le père a pilé pour éviter un chien. Ton ami n’a pas réagi assez vite. Il est venu s’empaler sur les barres de coupe. Une dans le crâne, elle a perforé le casque, une autre dans le poumon droit. Coma profond. Y a pas beaucoup de chance qu’il s’en sorte d’après le chirurgien. Faut attendre. »
Il se souvient du ton dénué d’émotions. Un compte-rendu anodin, juste une énumération de faits, comme s’il s’agissait d’un objet abîmé, un pantin malmené, juste un cas de plus, un dossier médical, un lit occupé, un numéro de chambre, « le patient du 21. »
Il avait imaginé le père. Il le connaissait. Un homme bourru, silencieux, amoureux de sa terre. Roger ne voulait pas reprendre la ferme. Il n’aimait que les livres. Son père lui en voulait. L’ambiance à la maison était conflictuelle. Lourde. Roger ne voulait pas céder. Il rêvait de devenir professeur de français.
Il avait demandé à Charlotte l’autorisation d’aller voir Roger. Une supplique. Elle avait hésité pendant plusieurs jours puis devant sa détermination, elle avait accepté. Personne n’en saurait rien.
Il lui lisait des livres.
....
Il n’aurait jamais imaginé à quel point la Mort était une garce.
Chaque nuit, il allait voir Roger. Ses parents étaient venus deux fois pendant la première semaine. Plus jamais depuis. Les médecins avaient dit que ça ne servait à rien de rester. Ils les avaient écoutés et puis les animaux de la ferme avaient besoin de soins eux aussi. Ils ne pouvaient pas les laisser.
Roger n’avait jamais réagi, à aucune de ses visites. Le respirateur sur lequel il était branché insufflait un air purifié dans ses poumons inertes. Quand il se penchait au-dessus du visage inexpressif, il avait du mal à comprendre qu’un geste aussi essentiel puisse être ignoré par le cerveau. L’état apparent de Roger était pourtant moins désastreux que celui de Christian. Il sentait néanmoins à quel point, dans cette poitrine artificiellement gonflée, la vie n’avait plus beaucoup d’emprise.
Continuer malgré tout à offrir à Roger le bonheur des mots partagés. Ces mots qui les faisaient vibrer de bonheur. Ils partageaient souvent leurs lectures, s’enflammaient dans des discussions passionnées.
Sartre, Camus, Le Clézio, London, Gandhi, Schoendeorffer, Koestler, Gide, Mauriac …
Ils avaient adoré tous les deux « La longue route » de Moitessier. Tant de poésie, tant d’amour envers l’océan, tant de révélations aussi. Ils rêvaient qu’à leur tour ils parcourraient un jour les mers du sud. Leurs discussions passionnées dans la cour du lycée, leurs recherches endiablées dans les rayons de la bibliothèque, les pages qu’ils recopiaient, les passages qu’ils récitaient.
Cet amour des mots.
Cette journée-là avait été particulièrement éprouvante. Une nouvelle opération pour Christian, la cheville gauche, rien ne se consolidait. Les chirurgiens avaient opté pour une arthrodèse. Boulonner les fracas osseux et vivre peut-être avec un pied bloqué. Mais vivre.
Chaque anesthésie nourrissait l’état comateux. Impossible de savoir si le réveil aurait lieu. Les chirurgiens avaient refusé les premiers jours de le placer en coma artificiel. Malgré les crises de folie furieuse que les douleurs intenables déclenchaient, il était trop dangereux d’ajouter des drogues puissantes avec des effets difficilement contrôlables.
À chaque fois qu’il voyait Christian partir au bloc, il ne savait pas s’il le reverrait vivant et il priait pendant des heures dans le fauteuil de la chambre, dans les couloirs, près d’une fenêtre, sur un banc du parc, près de l’ascenseur par lequel il devait réapparaître.
Il priait.
Il se souvient bien de ces phrases répétées jusqu’à l’assèchement de sa volonté. Il se surprenait parfois à les murmurer dans la solitude de ses pensées.
« Tiens le coup, Christian, tiens le coup. T’as fait le plus dur maintenant. Tu ne dois pas lâcher. »
Il n’avait jamais mêlé Dieu à ses suppliques. Impossible d’oublier cette haine du premier jour. Dieu … Dans l’éventualité de son existence, il ne pouvait l’absoudre de toutes les souffrances propagées.
Christian était revenu.
Et lui, épuisé par l’attente, il s’était senti vaciller dans ses fibres, dans son esprit laminé, dans son énergie consumée.
Une immense fatigue. Comme si l’immobilité de cette vie d’attente le fossilisait insidieusement, comme si des relents d’anesthésiants flottaient dans les airs et l’empoisonnaient.
Lorsque ses parents étaient arrivés après leur journée de travail et qu'ils avaient pris le relais, il avait raconté ce que les infirmières avaient bien voulu lui expliquer puis il était allé dormir. Il prendrait sa veille à 5 heures. Il avait immédiatement sombré dans un sommeil de tombe. Vidé de toute pensée.
Au petit matin, quand ses parents avaient repris le chemin du travail et qu’il avait réintégré son poste de garde, recroquevillé dans son fauteuil, il avait pensé qu’il n’était pas allé voir Roger au début de la nuit. Jusque-là il avait instauré un horaire fixe. De vingt heures à vingt et une heures. Que Roger puisse se repérer dans sa journée.
Il avait oublié. L’épuisement avait voilé sa conscience et la mission qu’il s’était fixé avait succombé cette fois sous le fiel poisseux de la torpeur.
Charlotte était entrée. Elle venait toujours le voir avant de quitter le service au matin. Il avait deviné sur les joues les sillons des larmes séchées, la brillance triste des yeux embués.
« Yoann, je préfère que ce soit moi qui te le dise. »
Il avait deviné. Un pressentiment. Une culpabilité déjà nourrie par son abandon au sommeil.
« Roger est mort cette nuit. »
Il avait mis les mains sur ses oreilles. L’impression effroyable qu’il allait vomir son cœur.
Un coup de sabre dans le ventre.
Le dégoût.
Il aurait voulu tuer la Mort. L’étrangler de ses mains, la regarder perdre son souffle, l’entendre suffoquer, serrer sa gorge décharnée, sourire devant son visage qui blanchit, les yeux qui se révulsent, le gargouillis infâme des dernières bulles d’air.
Tuer la Mort revenait à se servir d'elle et donc à lui donner vie.
L’absurdité de l’idée l’avait renvoyé à sa trahison.
Il avait abandonné Roger et ses envies de meurtre n’étaient que des subterfuges pour se supporter.
Le dégoût. La honte.
Effondré, en larmes, la tête dans les mains.
Charlotte s’était accroupie devant lui et l’avait enlacé.
« J’ai pleuré pour Roger, Yoann, mais aussi pour toi. Roger ne pouvait pas s’en sortir. C’était un coma irrémédiable. Je n’aurais pas dû te laisser le voir, te laisser croire que tu pouvais réussir avec lui ce que tu as fait avec Christian. Je n’ai pas réalisé la mission que tu t’imposais. Et c’est pour toi aussi que j’ai mal. Je sais que tu vas t’en vouloir. Je sais que tu vas te sentir coupable. J’ai vécu ça si souvent. Mais tu n’y es pour rien, Yoann. Les gens ne partent pas à un instant précis. Ils partent, c’est tout. Rien n’est prévisible. Roger aurait pu mourir alors que tu étais à ses côtés. Et j’aurais dû y penser. Je m’en veux terriblement du mal que je t’ai fait. Je n’aurais jamais dû accepter. C’est une faute impardonnable. »
Il était sorti du carcan de ses larmes, il avait ouvert ses mains. Oh, ce visage, cette douceur en souffrance, ce petit éclat étrange dans la prunelle de son œil droit, une surprise génétique lui avait-elle dit, toujours cette envie de poser sa tête contre sa poitrine, de s’abandonner… Tant d’émotions mêlées.
Il s’arrête. La pente s’est renforcée sans qu’il ne s’en aperçoive. Le chemin trace de longues diagonales vers une brèche étroite, une entaille rectiligne dans la muraille rocheuse.
Il s’assoit et sort la gourde.
Son amour pour Charlotte. Ce serrement de ses entrailles, cette chaleur qui ruisselait comme une lave délicieuse, ce désir d’étreintes, cette plongée offerte dans la lumière de ses yeux, les arabesques fluides de son corps en mouvement, les mélodies câlines de sa voix mesurée, la danse de ses mains sur le tempo de ses mots. Il imaginait la douceur de ses seins.
Découvrir l’amour dans l’antre de la Mort. Charlotte l’avait protégé et cette attitude avait incrusté dans son âme la nécessité d’une compagne protectrice, une gardienne de cœur, une soignante attentive.
Leslie …
Ce n’est pas elle qu’il aimait mais le prolongement irréfléchi de ses traumatismes, le maintien pervers d’une identification névrotique.
Il avait pris forme dans le cocon désinfecté des murs de l’hôpital. Sa vie entière portait les stigmates des coups, des blessures, des refoulements, des peurs et les baumes inventés n’étaient que des palliatifs.
Il n’avait aimé que dans le sillage des jours sombres.
La Faucheuse avait rogné en lui les bourgeons d’amour avant qu’ils n’éclosent. Il n’en restait que des pustules nécrosées et il devinait au plus profond de son âme les branches tordues portant des résidus de bonheurs morts nés, des fœtus pourris, gangrenés, des embryons avortés.
Découvrir l’Amour dans l’antichambre de la Mort et n’en jamais sortir.
Il aurait voulu voir Roger une dernière fois mais Charlotte avait déjà envoyé le corps à la morgue. Elle avait rejeté sa requête.
« Ça ne servirait qu’à augmenter ta douleur Yoann. Garde en toi le souvenir de ton ami vivant. C’est ce qu’il aurait voulu. »
Il n’avait pas insisté.
Juste avant de partir, elle avait tenté de lui sourire mais il avait lu dans ses yeux une détresse immense.
Un mort et deux âmes torturées.
À quel point le combat contre le monstre était inégal. Sa haine s’était renforcée et il avait juré d’être encore plus intraitable et vigilant.
Il ne la laisserait plus jamais l’endormir.
« Le seul moyen de tuer la Mort, c’est de rester en vie. Chaque jour qui passe, c’est une bataille gagnée. Elle, elle ne l’emportera qu’une seule fois. L’enjeu, c’est de la ridiculiser et de l’humilier le plus longtemps possible. »
Il s’était assis au bord du lit de Christian en psalmodiant ce sermon. Il serait un guerrier indestructible.
Il avait retenu ses larmes en les noyant sous les promesses.
L’attente de Roger. Combien de fois il l’a imaginée ?
Cette porte qui s’ouvre, l’ami qui vient s’asseoir et parler, cette vie reliée, connectée, la solitude repoussée, la détresse étouffée pendant une heure, les retrouvailles avec les mots adorés, les phrases qui grandissent, les idées qui bouleversent.
Roger l’avait sûrement attendu, tendu, crispé, angoissé, incapable d’appeler à l’aide. La Mort qui le frôle, murmure à son esprit appesanti qu’il est temps de lâcher prise, que ce calvaire est inutile, ce refus qui s’étiole, cette fissure qui grandit, les sanglots qui l’étouffent. La peur qui monte en lui comme une bête immonde. Elle ronge les murailles, use les résistances, s’infiltre, serpente. De son corps répugnant suintent des semences assassines, des jus gluants qui grignotent les ultimes barrières. Le désespoir qui gonfle, l’étouffe, l’air qui lui manque, les soubresauts de sa poitrine, la panique qui l’étreint, les soubresauts, ce cri impossible, quelques spasmes profonds comme des séismes moribonds et l’abandon.
L’abandon, comme une pierre qui coule et voit s'éloigner la lumière.
La Mort qui se couche sur lui avec un rictus immonde, un baiser fatal, l’ectoplasme glacé qui l’enlace, l’envahit, le pénètre par tous les pores, envahit ses cellules, les derniers frissons.
Une ultime colère envers l’ami qui l’a trahi, celui qui l’a abandonné, celui qui l’a oublié.
Mourir dans un sursaut de haine.
Cette épouvantable honte avec laquelle il a grandi. Comme un poison en lui."