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Sécheresse : état des lieux

Rien de réjouissant... 

http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/propluvia/faces/index.jsp

 

     
 

Statistiques

 

Nombre de département ayant une restriction (au delà de vigilance) :

88

Nombre total d'arrêtés en cours :

210
     

Légende de la carte

Départements
Restrictions par département

Vigilance : Information et incitation des particuliers et des professionnels à faire des économies d'eau

Alerte : Réduction des prélèvements à des fins agricoles inférieure à 50% (ou interdiction jusqu'à 3 jours par semaine), mesures d'interdiction de manœuvre de vanne, d'activité nautique, interdiction à certaines heures d'arroser les jardins, espaces verts, golfs, de laver sa voiture, ...

Alerte renforcée : Réduction des prélèvements à des fins agricoles supérieure ou égale à 50% (ou interdiction supérieure ou égale à 3,5 jours par semaine), limitation plus forte des prélèvements pour l'arrosage des jardins, espaces verts, golfs, lavage des voitures, ..., jusqu'à l'interdiction de certains prélèvements

Crise : Arrêt des prélèvements non prioritaires y compris des prélèvements à des fins agricoles. Seuls les prélèvements permettant d'assurer l'exercice des usages prioritaires sont autorisés (santé, sécurité civile, eau potable, salubrité)

Quelles sont les origines de la sécheresse ?

La sécheresse peut résulter d'un manque de pluie. Elle survient lorsque la quantité de pluie est nettement inférieure aux normales saisonnières et cela, sur une assez longue période. Lorsque le manque de pluie survient en hiver ou au printemps, il empêche le bon remplissage des nappes phréatiques (« réserves » d'eau) qui s'effectue à cette période de l'année. Au delà du mois d'avril, l'eau de pluie est essentiellement absorbée par les plantes, en pleine croissance, ou s'évapore à cause de la chaleur. La sécheresse peut être accentuée par des températures élevées, notamment en été qui provoquent un assèchement des sols et l'évaporation plus importante de l'eau disponible. Le manque d'eau peut donc apparaître à tous moments dans l'année.

Les niveaux d'eau disponibles sont mesurés en permanence dans des stations de mesures automatisées qui alimentent les bases de données spécialisées. Lorsque des seuils préalablement définis sont dépassés, les préfets peuvent prendre des mesures de limitation ou de suspension des usages de l'eau.

Tous les mois, un « bulletin de situation hydrologique » est publié dans chaque région ou bassin par les directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) et au niveau national par un comité de rédaction composé des différents contributeurs du bulletin (producteurs et gestionnaires de données), animé par l'Office International de l'Eau (OIEau), en lien avec l'Agence française pour la biodiversité (AFB) et la direction de l'eau et de la biodiversité du ministère de la Transition écologique et solidaire.

 

 

Comment sont décidées les mesures de restriction ?

Les seuils entraînant des mesures de restriction sont définis au niveau local par les préfets. Ce qui facilite la réaction en situation de crise, et permet la transparence et la concertation entre les différents usagers d’un même bassin.

Les arrêtés sécheresse ne peuvent être prescrits que pour une durée limitée pour un périmètre déterminé. Ils doivent assurer l’exercice des usages prioritaires, plus particulièrement la santé, la sécurité civile, l’approvisionnement en eau potable et la préservation des écosystèmes aquatiques. Ceci tout en respectant l’égalité entre usagers des différents départements et la nécessaire solidarité amont - aval des bassins versants.

Quels sont les différents seuils et conséquences pour les différents acteurs ? Quatre niveaux ont été définis : vigilance, alerte, alerte renforcée, crise

Les mesures de limitation des prélèvements sont progressives (fonction des seuils définis : vigilance, alerte, alerte renforcée, crise) et adaptées aux différents usagers.

  • Usages domestiques : sensibilisation, puis limitation de plus en plus fortes des prélèvements pour l’arrosage des pelouses, des espaces verts, le lavage des voitures, le remplissage des piscines jusqu’à l’interdiction totale de ce type d’utilisation (hors usage eau potable).
  • Agriculture : (80% des prélèvements entre juin et août) : interdiction d’irriguer 1 jour par semaine, plusieurs jours par semaine ou à certaines heures jusqu’à l’interdiction totale de l’irrigation.
  • Industrie : Des mesures spécifiques ont été prises sur les unités les plus consommatrices : mesures imposant une réduction progressive d’activité, le recyclage de certaines eaux de nettoyage, la modification de certains modes opératoires.

La fronde des communes

J'ai toujours rêvé d'une prise du pouvoir par les communes envers l'Etat et sa subordination aux lobbies.

On en prend le chemin et je m'en réjouis grandement.

 

https://lareleveetlapeste.fr/paris-grenoble-clermont-ferrand-lille-et-nantes-interdisent-les-pesticides-sur-leur-territoire/?fbclid=IwAR1umfWiDDCucCEcVSG3g3JrS2mS81WmgjcdD-6k9gE26uKYu0SE0g6WZUY

La décision des 5 grandes villes est avant tout symbolique mais concerne tout de même les copropriétés et les terrains gérés par les entreprises, comme la SNCF qui utilise du glyphosate pour désherber les voies ferrées. Pénélope Komitès, adjointe à la maire de Paris, a ainsi estimé que cette nouvelle interdiction concernerait environ 600 hectares dans la capitale, tandis qu’elle atteindrait 1 800 hectares à Grenoble.

14 septembre 2019 - Laurie Debove

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Par solidarité avec les communes dissidentes, les villes de Paris, Lille, Nantes, Clermont-Ferrand et Grenoble ont décidé d’élargir l’interdiction de l’emploi des pesticides sur tout leur territoire, y compris les zones privées. Le bras de fer entre Etat et communes s’intensifie.

Une mesure symbolique en soutien

Depuis 2017, la loi interdit l’utilisation de produits phytosanitaires chimiques par les collectivités pour l’entretien des espaces verts et de la voirie. Les particuliers sont soumis à la même interdiction pour leur jardin par une loi de janvier 2019. Restent donc les espaces verts privés, appartenant à des entreprises par exemple, jusqu’à ce jeudi 12 septembre, où les 5 villes ont annoncé leur décision dans un communiqué de presse commun. 

« Aujourd’hui, en application du principe de précaution, nous avons décidé collectivement d’élargir par un arrêté municipal pris conjointement, le champ de cette interdiction : l’usage des produits phytosanitaires chimiques sera désormais interdit sur l’ensemble des territoires de nos villes. (…) Nous connaissons le statut juridique de tels arrêtés mais il s’agit pour nous d’engager une démarche concertée pour faire changer la loi et concourir à la sauvegarde du patrimoine inestimable de la biodiversité sur nos territoires et de la santé de nos concitoyens. » peut-on lire dans le communiqué de presse commun

Cette décision intervient alors que le mouvement « Nous voulons des coquelicots » prend de l’ampleur au sein de l’opinion publique, et que les communes s’engagent dans un combat juridique avec l’Etat pour faire interdire les pesticides et autres intrants chimiques sur leur territoire, à l’image du Maire de Langouët dont l’arrêté a été récemment suspendu par la justice.

La décision des 5 grandes villes est avant tout symbolique mais concerne tout de même les copropriétés et les terrains gérés par les entreprises, comme la SNCF qui utilise du glyphosate pour désherber les voies ferrées. Pénélope Komitès, adjointe à la maire de Paris, a ainsi estimé que cette nouvelle interdiction concernerait environ 600 hectares dans la capitale, tandis qu’elle atteindrait 1 800 hectares à Grenoble.

Une législation à deux vitesses

La Ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a raillé la décision des cinq villes en les accusant de vouloir faire un simple « coup de com’ ». Pourtant, cette annonce refait la lumière sur un sujet souvent occulté dans les nombreuses polémiques sur les produits phytosanitaires : celle d’une législation à deux vitesses.

En effet, pourquoi interdire l’utilisation de produits phytosanitaires pour la voirie et les espaces verts publics en ville, mais l’autoriser pour les espaces privés ? Pourquoi l’interdire dans le jardin des particuliers, mais pas à côté de l’école des enfants ? En commençant à interdire l’usage de ces produits, l’Etat reconnaît qu’il existe un risque sanitaire important, que ce soit pour les humains ou les insectes dont l’hécatombe menace toute la chaîne du vivant et de nos systèmes alimentaires.

Devant la polémique, le gouvernement français a lancé une consultation publique, ouverte jusqu’au 1er octobre, pour fixer une distance minimale entre les épandages d’intrants chimiques et les habitations. S’il déclare s’appuyer sur les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), de nombreuses voix se sont élevées pour protester contre la distance proposée de 5 à 10 mètres, pour exiger une distance de 150 mètres.

On peut également noter, comme détaillé dans la consultation, que le gouvernement s’appuie sur les distances minimums fixées, et ne prend pas de marge supplémentaire. Quid de l’infiltration de ces produits dans les nappes phréatiques ?

Enfin, pour être vraiment efficace et juste, l’interdiction législative de produits phytosanitaires devrait être menée avec un accompagnement technique et financier des agriculteurs, ainsi que de tous les acteurs concernés, dans leurs changements de pratiqueBien plus qu’un débat autour d’une limite maximale, c’est tout un pan du fonctionnement de notre société qui est critiqué à travers la fronde des communes.

 


 

VIDEO. Le message de Christian Favier, le premier président d'un département à vouloir interdire le glyphosate

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/video-le-message-de-christian-favier-le-premier-president-d-un-departement-a-vouloir-interdire-le-glyphosate_3615227.html

C'est la première fois en France qu'un département interdit l'utilisation du glyphosate. Christian Favier, président du Val-de-Marne, explique pourquoi il a décidé de prendre cet arrêté.

BRUT

 

Une dimension éminemment symbolique

D'une part, sa décision est d'abord motivée par des raisons sanitaires. Christian Flavier est conscient de l'impact négatif des pesticides sur la santé. "On sait que ces produits, malheureusement, entraînent bien souvent des cas de cancer qui peuvent toucher aussi bien des habitants que des agriculteurs eux-mêmes", rappelle le président PCF du Val-de-Marne.

D'autres part, cet arrêté a aussi une portée symbolique. Christian Favier a d'ailleurs conscience qu'il sera très certainement retoqué par le tribunal administratif. "Demain, on pourrait nous dire : 'vous avez été avertis, vous n'avez rien fait'."

Des mesures insuffisantes

Des dizaines de maires ont déjà pris des arrêtés anti-pesticides à l'échelle de leur commune. Mais pour le président PCF du Val-de-Marne, "en portant cela à l'échelle du département, on donne aussi un signe plus fort." De plus, Christian Favier estime que le ministre de l'Agriculture a un rôle important à jouer. Mais, "aujourd'hui, je trouve qu'il a tendance à plus écouter, d'une certaine manière, les lobbies qui continuent d'agir pour le maintien de l'usage de ces produits chimiques dans l'agriculture plutôt que d'entendre aujourd'hui les citoyens qui disent : 'Ça suffit maintenant, on veut des produits sains, on ne peut pas prendre de risques pour notre santé dans notre consommation quotidienne.'" Et selon lui, la bande de protection de 5 à 10 mètres autour des champs est une mesure insuffisante.

Enfin, Christian Favier trouverait très fort de sens que la France fasse une sortie anticipée du glyphosate bien que l'Union européenne l'ait autorisé jusqu'en 2022.

"On ne peut pas faire des déclarations en permanence sur la protection de la planète, sur la lutte contre le réchauffement climatique, la condamnation justifiée de ce qu'il se passe au Brésil par exemple et puis de l'autre, là où on est en responsabilité, où on peut prendre des mesures, ne pas les prendre réellement", conclut-t-il.

L'amour familial et la chasse.

J'en suis resté bouche bée en lisant ça...

 

https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/biodiversite/chasse-le-permis-national-coute-deux-fois-moins-cher_3608437.html?fbclid=IwAR1rhcm0RA4dD-am1n4C_Bo9yZ-hhxHJTEMtxJEdOfDZlLVG2p5aoPJtYAE

 

Alors, donc la chasse est un vecteur de lien social entre les générations. Le permis de tuer, c'est bien parce que ça renoue les familles...Ben, purée, celle-là, il fallait oser quand même...C'est du lourd...

"C'est une volonté du président de la République de rendre la chasse un peu plus démocratique, et de permettre, notamment dans les jeunes générations, les échanges. Puisque les jeunes chasseurs ont de la famille un peu partout, ça va leur permettre de pouvoir aller chasser en famille", explique Jean-Bernard de Larquier, vice-président de la Fédération des chasseurs de la Charente-Maritime. "


 

Puisque le Sieur Macron veut aider les familles à vivre ensemble en baissant le prix du permis de chasse, il devrait plutôt aider toutes les mères qui souhaitent passer du temps avec leur enfant et l'aimer tendrement... Quand je vois des femmes devoir reprendre le travail et déposer leur enfant chez une nounou...Mais, bon, c'est du sexisme ça, c'est contraire à l'égalitarisme prôné aujourd'hui, c'est archaïque et rétrograde.
Mais, oui, bien sûr...
Les mâles crèvent au boulot avec des rythmes de vie de fous et l'égalité, c'est de promouvoir le travail des femmes. Et de créer des emplois avec des nounous.
Les femmes sont tellement heureuses et épanouies dans le travail...
Et puis, la crèche et l'école maternelle, c'est tellement bien pour les enfants..."Ça les socialise"..."
Ce qui se passe dans leur cerveau, on s'en fout. On leur apprendra à aimer l'école...En 37 ans d'enseignement, je ne les comptais plus les enfants malheureux, les petits qui dormaient debout à 7h30 à la garderie de l'école, qui pleuraient à la cantine, qui pleuraient à la garderie du soir... En attendant Maman..

L'égalitarisme qui consiste à proposer aux femmes le même droit au travail que les hommes, c'est pour moi, une aberration. 


Monde de dingues.

 

« Le monde a soif d’amour, tu viendras l’apaiser.» Arthur Rimbaud

Première IRM au monde d'une mère et son enfant : La maman, Rebecca Saxe, neuroscientifique embrasse son fils de 2 mois.
Le baiser provoque une réaction chimique dans les 2 cerveaux, une explosion de l'hormone de l'amour, l'ocytocine.

Câlins, baisers, tendresse activent notre cerveau !
La dopamine, hormone du bien-être, la vasopressine qui lie les partenaires entre eux (parent/enfant, couple,...), et la sérotonine, hormone qui régule l'humeur y sont libérées.

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Imaginez comme ils doivent être heureux ces chers petits dans les bras aimants de l'école de la République : 

A Saint-Jean-de-Maurienne, seulement deux classes sont disponibles pour répartir les 63 élèves de l'école maternelle Les Clapeys. Les parents d'élèves n'en peuvent plus et s'inquiètent pour leurs enfants.

https://www.francebleu.fr/infos/education/plus-de-30-eleves-par-classes-a-la-maternelle-les-clapeys-de-saint-jean-de-maurienne-1568052154?fbclid=IwAR1Sg3cUEC07NuTBMtUbDDLUo4HsKsfR6E1tx3ft1uOD3-p4DwDeTw0X7hA

Les parents d'élèves ont affiché des pancartes sur les grilles de l'école Les parents d'élèves ont affiché des pancartes sur les grilles de l'école © Radio France - Xavier Grumeau

Saint-Jean-de-Maurienne, France

"Nous ne fermerons pas notre Clapeys". C'est le slogan des parents d'élèves qui veulent le retour d'une troisième classe à l'école maternelle des... Clapeys.

Depuis la rentrée, les 63 élèves de maternelle sont répartis dans seulement deux classes. L'une avec 31 enfants et l'autre avec 32 enfants. Un surnombre que dénoncent les parents à travers un collectif.

Une situation compliquée car pour ouvrir cette classe, il faut l'aval de la Direction Académique des Services de l'Éducation Nationale (DASEN) qui gère l'embauche des enseignants. Or, selon le collectif, si une classe compte moins de 26 élèves, elle est fermée.

"S'il faut bloquer l'école, on bloquera l'école" - Collectif de parents d'élèves

Selon le syndicat SNUIPP, la moyenne d'élèves par classe de maternelle est de 25.5 - Radio France
Selon le syndicat SNUIPP, la moyenne d'élèves par classe de maternelle est de 25.5 © Radio France - Xavier Grumeau

Le maire de Saint Jean de Maurienne, Pierre-Marie Charvoz dénonce un système ubuesque et promet de ne rien lâcher avant la réouverture de la classe.

Une réunion d'urgence avec des parents d'élèves et le DASEN est prévue ce jeudi 12 septembre.

 

L'entraînement et tout le reste.

Départ de la maison à 8 heures, altitude 450 mètres.

Arrivée au sommet de la pointe du Rognier à 11h15, altitude 2341 mètres.

Presque 2000 mètres de dénivelée en un peu plus de 3 heures. Comme quoi, l'entraînement ça paye...Mais il y a beaucoup d'autres choses. 

1) La perte de poids. Lorsque j'ai fermé ma classe en juillet, je pesais 65 kilos. Ce matin, j'en pesais 57. Huit kilos de moins à monter. 

2) L'alimentation végétarienne issue du potager de la maison. Il n'y a plus aucun produit toxique dans notre assiette. L'équilibre alimentaire ne peut pas se faire dans un régime carné. Le corps n'a absolument pas besoin de viande. Je ne vais pas détailler ici. On peut tout trouver sur internet.

3) La pratique du jeûne et donc l'élimination des cellules dégradées. Là aussi, tout a été décrit sur l'autophagie et l'hormèse.

4) La conscience de son corps, une connaissance la plus pointue possible. L'habitude de la pratique de sports d'endurance et l'analyse des phénomènes associés. 

5) La bienveillance et l'amour de soi. Je sais si je peux pousser la machine et je ne le fais que lorsque tous les ressentis sont présents. Sinon, je m'adapte. J'ai passé l'âge des "performances extrêmes."

6) La patience et la confiance... L'an passé, à la même époque, je me suis rebloqué le dos. Les trois hernies discales sont toujours là et elles se sont "fossilisées" jusqu'à réduire le canal lombaire.

"Sténose du canal lombaire" : voilà le diagnostic qu'on m'a donné. Le vieillissement en est la cause première. S'y ajoutent dans mon cas deux opérations manquées ( à 24 ans, puis à 37 ans) et une troisième hernie apparue à 44 ans.. 

«Le signe typique de la sténose du canal lombaire, c’est la claudication : après quelques minutes de marche, une douleur des jambes apparaît et impose l’arrêt».

C’est l’une des causes les plus fréquentes des douleurs lombaires après 50 ans.

Alors que chez l’adulte jeune, c’est surtout la sciatique par hernie discale qui provoque des douleurs lombaires et des membres inférieurs, passé 50 ans, la sténose du canal lombaire en devient une des causes les plus fréquentes. Avec le vieillissement, la colonne vertébrale subit un processus dégénératif plus ou moins rapide qui se manifeste en particulier par de l’arthrose, principale responsable du rétrécissement - ou sténose - du canal lombaire.

Entourée du fourreau étanche de la dure-mère, baignant dans le liquide céphalo-rachidien, la moelle épinière descend dans le canal rachidien formé par l’empilement des vertèbres. Comme elle se termine à la première vertèbre lombaire, la sténose du canal lombaire ne peut pas l’abîmer. Mais elle peut comprimer plus ou moins le faisceau des nerfs qui cheminent dans ce canal avant d’aller innerver les membres inférieurs et le bassin."

 

Les projections, sur une récupération possible, n'étaient guère positives.

J'ai recommencé à marcher "normalement" en mai / juin...Les sorties étaient courtes et souvent génératrices de douleurs. Encore aujourd'hui, j'ai des crampes dans les mollets, la nuit. Mais je n'ai pas de douleurs quand je marche en montagne. Alors, je marche...

L'ostéoptahie a été très bénéfique. Le yoga aussi. Le massage tout autant.

Et le fait d'y croire, toujours, de rester dans la pensée positive. J'avais l'expérience des opérations passées et de la difficulté des rééducations. 

J'ai toujours fini par reprendre le sport.

Je sais aussi combien l'amour de Nathalie est déterminant.

Et j'ai le bonheur immense de vivre au pied des montagnes. Elles sont là, elles m'attirent. Je veux continuer à les découvrir. 

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Sur l'autophagie, je rappelle que c'est une étude validée par un prix Nobel de médecine :

 

Le prix Nobel de médecine 2016 récompense les travaux sur l’autophagie

 

Le prix Nobel de médecine 2016 a été attribué au Japonais Yoshinori Ohsumi pour ses travaux sur l’autophagie, le mécanisme par lequel une cellule s’autodigère, voire s’autodétruit, pour protéger l'organisme.

BÉNÉDICTE SALTHUN-LASSALLE|  |  

    

L’autophagie est un processus qui permet à une cellule de consommer et de recycler ses propres composants quand les conditions extérieures sont néfastes, voire de se détruire quand elle est malade. Le prix Nobel 2016 vient d’être attribué au Japonais Yoshinori Ohsumi, de l’Institut de technologie à Tokyo, qui en a étudié les mécanismes.

Quand une cellule eucaryote – avec un noyau, comme celles des animaux, des plantes ou des levures – vient à manquer de nutriments, elle s’adapte en dégradant des éléments intracellulaires afin de produire ceux nécessaires à ses fonctions vitales. Et quand elle est infectée ou cancéreuse, elle peut de la même manière éliminer ses constituants défectueux ou potentiellement toxiques, voire s’autodétruire, afin de protéger l’organisme entier. Pour ce faire, elle « s’autodigère » par un processus nommé autophagie. Ce mécanisme est impliqué dans plusieurs pathologies : cancers, maladies neurologiques et infectieuses. 

Une cellule comprend de nombreux compartiments cellulaires spécialisés, parmi lesquels les lysosomes. Dans ces vésicules acides, des enzymes digestives découpent et détruisent toutes sortes de molécules : protéines, lipides, sucres, constituants du matériel génétique, etc. Les lysosomes sont ainsi un des éléments essentiels à l’autophagie. Leur découverte a valu au Belge Christian de Duve le prix Nobel de médecine en 1974.

Mais dans les années 1960, d’autres scientifiques observent dans les cellules la présence de vésicules dont le contenu est dégradé suite à leur fusion avec le lysosome. Ce sont les transporteurs des éléments cellulaires à détruire, ou autophagosomes. L’autophagie se déroule ainsi en deux étapes : quand un autophagosome se forme dans la cellule, il enferme des éléments à détruire ou toxiques, puis fusionne avec le lysosome qui les digère. Les molécules obtenues sont ensuite libérées dans la cellule pour être éventuellement réutilisées. La cellule s’autoentretient et se régénère de cette façon, notamment si elle manque momentanément d’énergie ou de nutriments.

Quand un autophagosome se forme dans la cellule, il enferme des éléments à détruire, puis fusionne avec le lysosome qui les digère.

Quand il a ouvert son laboratoire en 1988, Yoshinori Ohsumi s’est surtout intéressé à la dégradation des protéines dans les vacuoles de levures, qui correspondent aux lysosomes des cellules humaines. La levure est un des modèles expérimentaux les plus utilisés pour identifier les gènes impliqués dans le fonctionnement des cellules eucaryotes. Mais à l’époque, on ignorait si l’autophagie existait chez la levure, cette cellule étant si petite qu’il était impossible de distinguer ses constituants au microscope.

Ohsumi a alors raisonné « à l’envers » : il a décidé de stopper le processus d’élimination des autophagosomes par les lysosomes. Pour ce faire, il a créé des levures mutantes dont les vacuoles sont dépourvues d’enzymes digestives, et il les a privées de nourriture afin qu’elles déclenchent l’autophagie pour recycler leurs composants et survivre. Ainsi, en quelques heures, dans les levures affamées, il a observé des dizaines d’autophagosomes s’accumulant dans les lysosomes devenus de plus en plus gros. Ohsumi venait de prouver l’existence de l’autophagie dans les levures, et surtout, il pouvait maintenant étudier les gènes impliqués dans ce mécanisme.

Quand des mutations sont introduites aléatoirement dans les gènes de la levure (à l'aide d'une substance chimique qualifiée de mutagène), si l'un des gènes de l’autophagie est affecté, les autophagosomes ne s’accumulent plus dans les lysosomes, qui ne sont alors plus visibles au microscope. Avec cette méthode, Ohsumi a pu identifier 15 gènes essentiels à l’autophagie. Il a ensuite caractérisé les protéines correspondantes : toutes participent à la naissance et à la croissance de l’autophagosome. Le chercheur japonais a publié ces résultats en 1992. Depuis, plusieurs équipes ont montré que les mêmes acteurs interviennent dans les cellules humaines.

Quel est l’intérêt d’un tel mécanisme de recyclage ? On sait désormais que l’autophagie participe à de nombreuses fonctions cellulaires. En cas de stress ou de privation de nourriture, elle permet à la cellule de récupérer rapidement du carburant en attendant de meilleures conditions. En cas d’infection par une bactérie ou un virus, l’autophagosome peut « attraper » l’agent étranger, alors détruit dans les lysosomes. De même, lorsqu’un élément de la cellule devient délétère, toxique, ou arrive en fin de vie (comme les protéines qui ne sont fonctionnelles que quelques heures ou quelques jours), l’autophagie permet de faire le ménage. Elle jouerait ainsi un rôle dans le vieillissement cellulaire, et deviendrait moins efficace avec l’âge.

Ce processus participe également au développement embryonnaire. On a montré qu’il est essentiel à la survie des souriceaux juste après leur naissance. En effet, les bébés ne reçoivent plus de nutriments de leur mère dès que le placenta se détache, de sorte que l’autophagie est nécessaire dans différents organes, comme le cœur, le poumon ou la peau.

La liste est encore longue… On sait aussi que l’absence d’autophagie entraîne l’accumulation d’agrégats protéiques dans les cellules, notamment celles qui ne se divisent pas ou peu, comme les neurones et les cellules du foie. Par ailleurs, la prolifération d’autophagosomes non dégradés par les lysosomes est une caractéristique commune à différentes pathologies : les maladies d’Alzheimer, de Parkinson et de Creutzfeldt-Jakob et la chorée de Huntington. Dans les neurones des malades, l’autophagie pourrait être moins efficace. On a aussi lié ce processus à différents types de cancers.

Depuis 50 ans et surtout depuis les résultats de Ohsumi, qui ont permis de mieux comprendre le mécanisme de l’autophagie, on cherche de nouvelles molécules thérapeutiques qui moduleraient ce processus cellulaire, commun à toutes les cellules. L’autodigestion, pour survivre ou mourir, est aujourd’hui mise à l’honneur et les chercheurs n’ont pas fini de l’explorer."

L'Amazonie et le spécisme

 

J'avais écrit un petit texte sur les incendies.

La forêt amazonienne brûle


Je m'attendais bien évidemment à ce que cette actualité disparaisse rapidement. C'est le cas, une fois de plus.

En 2014 : Amazonie : "Un effort de guerre"

C'est un problème ancien qui revient au devant de la scène de temps en temps et puis rentre dans l'oubli.

 

J'avais évoqué également la responsabilité planétaire de ces incendies au regard de l'élevage intensif et de la culture du soja.

La forêt amazonienne, le soja et la viande de bétail.

 

En 2018, j'avais écrit ce texte-là :

Le Bien et le Mal (4)

 

 

En voici un nouveau :

 

La dernière affiche de campagne de la

PETA

La dernière affiche de campagne de la PETA.

Alors que les militants animalistes du monde entier ont marqué la semaine dernière la cinquième journée mondiale de la lutte contre le spécisme, des incendies ont continué à ravager l’Amazonie. À première vue, ces deux faits peuvent sembler n’avoir aucun rapport, mais une simple réalité les rapproche: l’Amazonie brûle pour faire de la place à des centaines de milliers de vaches, afin que des humains puissent se nourrir de leur chair.

Une vision spéciste des animaux au cœur des flammes

Le monde entier a versé des larmes face aux images d’animaux sauvages s’enfuyant, paniqués, forcés de quitter leurs habitats perdus aux flammes. Mais ces personnes attristées se rendent elle compte que la forêt est détruite pour faire de la place aux bovins voués à l’abattage? S’ils mangent de la viande leurs choix alimentaires contribuent directement au problème, et par ailleurs, leurs repas carnés font plus d’une catégorie de victimes – les animaux sauvages chassés pour les flammes et les animaux tués pour leur chair.

Ce n’est pas une responsabilité qui se limite au Brésil, puisque les terres sont utilisées pour faire paître (selon Greenpeace, un peu plus de 65% des terres déboisées en Amazonie sont aujourd’hui occupées par des pâturages) des animaux dont la chair est exportée et consommée dans d’autres pays – le Brésil est le plus grand exportateur au monde de viande bovine, en fournissant à 182 pays dans le monde. Y poussent également des cultures de soja dont l’immense majorité sert à engraisser les animaux dans les élevages partout dans le monde, avant que ceux-ci finissent morts dans nos assiettes.

Pourquoi tant de gens se focalisent-ils uniquement sur le sort des animaux “exotiques” sur place tout en plantant leur fourchette dans un morceau de viande, dont la production est à l’origine du problème?

Il s’agit du spécisme, une vision du monde préjudiciable qui créé des distinctions illogiques entre la valeur que nous accordons à la vie d’un animal par rapport à un autre, tout simplement à cause de l’espèce à laquelle chacun appartient. L’humain spéciste se présume également supérieur aux autres animaux, pour justifier de les exploiter et de contribuer à leurs souffrances.

Une récente affiche de PETA met ce paradoxe en image: elle représente un bovin tuant un ara rouge, illustrant le lien entre la consommation de viande et la mort des animaux qui habitent l’Amazonie. 

Force est de constater que nos choix alimentaires sont littéralement en train de mettre le feu à la planète.

Notre part de responsabilité

S’il est facile de condamner les éleveurs qui ont allumé ces feux, il serait beaucoup plus productif d’examiner comment notre comportement, motivé par des préjugés que nous prenons pour acquis – en particulier notre vision spéciste du monde – joue un rôle majeur. Si vous continuez de manger de la viande pendant que cette catastrophe enflamme la toile, autant vous rendre au Brésil et allumer vous-même les feux…

Le moment est venu de remettre en question notre conviction erronée qui stipule que nous pouvons élever, massacrer et manger des milliards d’êtres sans impunité. Nos intérêts ne sont pas supérieurs à ceux des autres animaux, il s’agit d’un mensonge que nous devons cesser d’avaler, puisqu’il justifie la souffrance de milliards d’individus et la destruction de notre planète.

Les solutions pour étouffer les flammes

Les images déchirantes de l’incendie en Amazonie ont été rapidement suivies d’appels publics pour que les dirigeants mondiaux prennent des mesures, mais assumons notre part de responsabilité. Au cœur de la crise climatique se trouve notre volonté d’accepter le mensonge selon lequel certains individus peuvent être étiquetés comme “aliments”.

Mais les rapports scientifiques sont incontestables: nous devons modifier notre alimentation pour survivre. Et cela commence par notre propre assiette. Chacune et chacun de nous peut, sur le plan personnel, aider à noyer l’incendie. Il nous suffit de réajuster notre rapport aux animaux et d’arrêter de les manger.

À voir également sur Le HuffPost:

 

"IL FAUDRA BEAUCOUP D'AMOUR" : 2 heures du matin.

 

 

Il est 2 heures du matin...Walter Zorn était dans mon rêve. Dans la salle ovale, debout, devant l'immense baie vitrée. Il regardait le parc immense de son domaine. Les arbres à perte de vue, les montagnes en fond d'écran. Il a neigé. Il écoute le silence immobile. 


Je me suis levé. J'ai bu un café.
J'écris...
Demain, je ne travaille pas. Je ne travaillerai plus jamais.

L'écriture est mon travail. C'est une nécessité. Elle ne me rapporte aucun salaire mais j'y gagne beaucoup plus qu'une somme d'argent. On dit qu'il faut travailler pour "gagner sa vie". 

Avec l'écriture, cette expression en devient parfaitement juste. J'y gagne la vie intérieure, l'exploitation de tous ces mots qui se sont installés au fil du temps. Combien de mots, combien de pensées, combien de millions d'heures à réfléchir, à analyser, à contempler les images en dedans, à chercher à les traduire ? 

Pourquoi ? Quel intérêt ? Le nombre de lecteurs ? 

Si cela était une question de lecteurs, il y a bien longtemps que j'aurais cessé d'écrire. 

J'écris pour honorer la vie intérieure. Et les mots assemblés ne sont là que pour la mise en forme parce que l'effort de la mise en forme contribue considérablement à exploiter au mieux le territoire de la pensée.

La pensée, dans sa solitude chaotique, est trop volage, inconstante, fragile... Elle n'a aucune tenue, aucun maintien, elle est comme un corps de méduse flottant au gré des courants.

Les mots viennent bâtir la Citadelle. Une Citadelle qui se dresse au fil des lignes. Les mots sont des pierres taillées posées les unes après les autres, comme une muraille de Chine. Une muraille qui arrête les hordes de pensées disparates, les armées barbares des pensées qui se combattent et finissent mélangées dans une boue informe.

Je dois modeler mes pensées, je dois en extraire la forme qui me convient. Ou alors, il faudrait que je m'abandonne aux pensées barbares qui saccagent tout ce qu'elles atteignent.

Je ne peux pas m'y résoudre..

Il faut que j'écrive.

 

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IL FAUDRA BEAUCOUP D'AMOUR
"Le moi souverain. Voilà ce dont il s’agissait, voilà ce qui était la cause fondamentale de l’état de la planète. Il devait régler ce problème. Définitivement. C’était sa mission. Son grand-père le lui avait dit. Son père avait continué. Il serait le maître des vies. Il serait Jésus descendu de sa croix et les clous retirés de son corps seraient des armes à planter dans l’âme des humains. Rien ne pouvait l’arrêter. Il devait effacer des consciences l’idée même du moi souverain.
Sauf du sien. Puisqu’il était le Dieu terrestre qui sauverait la vie.
Personne n’avait idée de son projet réel, personne ne pouvait deviner ce qui le guidait. Même l’Ordre des Justes ne savait rien. Il avait effacé ce conditionnement. Il devait aller au-delà de tout ce qui lui avait été enseigné. L’Ordre des Justes ne serait qu’un moyen, un outil à son service. Il était l’architecte, le maître d’œuvre. Les ouvriers n’auraient aucune idée du projet. Ils n’en connaîtraient que la phase initiale. Pas l’aboutissement.
Il pourrait dévoiler ce qu’il porte à Fabiola lorsque l’enfant à naître serait annoncé. Elle lui serait irrémédiablement attachée. Comme Marie-Madeleine.
Effacer le moi souverain des âmes et bâtir cette humanité si chère à Teilhard de Chardin, la noosphère, la fin des égos encapsulés.
Pour la Terre, pas pour les humains."

"L'illusion verte"


 

Evidemment que c'est une illusion.

Il n'y a pas de "croissance verte".

Il peut juste y avoir une croissance verte un peu moins dévastatrice.

Mais la croissance ne sera jamais protectrice de la nature. Elle continuera à l'exploiter, tout comme elle exploitera ceux et celles qui penseront agir à bon escient. L'écologie est aux mains des marchands et nous continuons à en être les proies.

Il n'y a qu'une solution, radicale : la simplicité volontaire. D'ailleurs, prendre l'avion pour aller filmer un endroit et dénoncer les effets de la croissance, c'est participer à la dévastation. Et quand je lis cette annonce et que je visionne le film, j'utilise un ordinateur avec des terres rares et de l'électricité nucléaire.

Pas le choix : il faut dénoncer ce que nous faisons tous : croître...Pour moins le faire.

Ce film est nécessaire. Il y en a peu en fait...

Mais si une fois, son visionnage achevé, rien ne se passe dans la tête des spectateurs, si aucune action n'est engagée dans leur vie quotidienne, alors il sera inutile. Non pas en lui-même mais par la faute des consommateurs. 

Nous sommes le monde dans lequel nous vivons. 

L’image contient peut-être : texte

 

Industrie textile et pollution

Le monde agricole en prend plein la figure depuis quelques temps par rapport à l'impact environnemental. Je ne dis pas que c'est injustifié dans de nombreux cas mais il ne faut pas oublier les autres secteurs. Celui de l'inudstrie textile est très fort en la matière...

Ici, on lit que les industriels vont prendre des mesures... La fameuse "croissance verte".

"Achetez nos produits, ils sont écologiques".

Aucune croissance n'est verte. C'est impossible. 

Le recyclage, qui consiste à jeter dans des bennes, ne l'est pas, puisqu'il déculpabilise les consommateurs, tout autant que les producteurs. L'idée sous-jacente reste encore et toujours de ne pas freiner la consommation et donc la croissance. 

Le recyclage qui remet dans le circuit de ventes des produits dont les gens ne veulent plus, celui-là est réellement utile. 

L'écologie est juste devenue un élément marketing.

 

Seule, la décroissance est écologique. La simplicité volontaire. Le refus de la consommation. 

J'ai beaucoup maigri ces dernières années et j'ai toujours les mêmes pantalons de montagne. Je me fiche de l'allure que ça me donne. J'ai juste besoin d'un pantalon, pas d'un pantalon qui me va bien. Celui-là tient avec une cordelette mais il tient. Si j'en avait le droit, je marcherais tout nu d'ailleurs. La vie en société impose qu'on soit habillé mais elle impose aussi que ça doit être seyant, ajusté, en très bon état... Et personne ne viendra vous dire : "Ce pantalon est très beau mais sa fabrication est très polluante."

Et pourtant, c'est bien le cas. 

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Un de nos garçons s'est marié cet été et j'ai acheté une veste et une chemise dans une recyclerie. Cinq euros les deux. Voilà le recyclage que je soutiens. Personne au mariage ne s'est rendu compte que mon costume venait d'une recyclerie. En quoi il était nécessaire que j'aille acheter un costume neuf ? Je n'en mets jamais. Sauf là. 

 

 

 

CO2, eau, microplastique : la mode est l’une des industries les plus polluantes du monde

 

En marge du G7, trente-deux groupes du textile se sont engagés à réduire l’impact du secteur de l’habillement.

Par Juliette Desmonceaux  Publié le 01 septembre 2019 à 10h00 - Mis à jour le 02 septembre 2019 à 07h32

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Toujours plus de vêtements et de moins en moins cher. Le succès du prêt-à-porter a révolutionné notre façon d’acheter des vêtements, mais fait de la mode une des industries les plus polluantes de la planète. Pour la première fois, en marge du G7, trente-deux entreprises du textile, des groupes Adidas et Nike à Chanel et Prada, en passant par H&M et Gap, ont décidé de s’engager à diminuer l’empreinte carbone du secteur de l’habillement. Vendredi 23 août, ces géants de la mode ont signé un « Fashion Pact » (pacte de la mode) visant à atteindre zéro émission nette de dioxyde de carbone (CO2) d’ici à 2050 et à passer à 100 % d’énergies renouvelables sur toute la chaîne d’approvisionnement d’ici à 2030.

Synthèse : Des groupes de mode s’engagent à réduire leur impact sur l’environnement

 

Plus de 12 kg de vêtements par an pour un Européen

 

Selon l’Agence européenne pour l’environnement (EEA), la quantité de vêtements achetés dans l’Union européenne (UE) a augmenté de 40 % entre 1996 et 2012. En 2015, les Européens ont acquis 6,4 millions de tonnes de nouveaux habits et chaussures, selon une étude du Parlement européen. A l’échelle mondiale, la tendance est la même : 100 milliards de vêtements ont été consommés dans le monde en 2014, selon Greenpeace.

Cette frénésie de consommation connaît un bond depuis les années 2000.

Les ventes de vêtements et de chaussures ne cessent de grimper

Le début des années 2000 s'accompagne d'une explosion des ventes avec la multiplication des collections proposées en magasins et le succès du commerce en ligne.


Cette consommation cache de fortes disparités.

Si un Nord-Américain achète en moyenne 16 kg de vêtements par an, le chiffre n’atteint que 12,6 kg dans l’Union européenne et chute à seulement 2 kg dans les pays du Moyen-Orient, selon Greenpeace.

La demande en vêtements est toutefois en progression sur les continents asiatique et sud-américain, d’après la Fondation environnementale Ellen MacArthur. Les Français se situent dans la moyenne basse en Europe, avec 9 kg de vêtements achetés par personne et par an, suivant une courbe descendante depuis les années 1960. 

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), le budget des foyers s’est vu de plus en plus contraint par des dépenses préengagées et difficilement négociables à court terme (loyer, contrats d’assurance et de téléphone). De nombreux ménages français ont donc diminué leurs achats de vêtements pour compenser. Le marché de la seconde main s’est par ailleurs bien installé en France après la crise économique de 2008, contribuant à la diminution des achats en boutique.

Les Français se placent parmi les plus petits acheteurs de l'Union européenne

 


Source : ECAP

Une mode plus accessible et plus rapide

Première raison de cet engouement croissant pour la mode : la montée des classes moyennes dans les pays en développement et la baisse des prix de l’habillement. Avec le développement du prêt-à-porter à partir des années 1950, puis les nombreuses délocalisations de la production de textile vers des pays au coût de production plus faible, les tee-shirts à 5 euros font leur arrivée dans les rayons, permettant à une classe moyenne en plein essor de consommer davantage.

En vingt ans, le prix des vêtements a moins augmenté que les autres biens de consommation

Entre 1995 et 2014, la hausse des prix de l'habillement a été moins forte que l'ensemble des autres biens, les rendant plus abordables.

 


Vingt-quatre collections par an dans les boutiques Zara

Au début des années 2000, la fast fashion fait son arrivée. Certaines enseignes passent des traditionnelles collections printemps-été et automne-hiver à une dizaine de collections par an. Zara renouvelle même ses rayons vingt-quatre fois chaque année.

Conséquence, la durée de vie d’un habit a été réduite de moitié ces quinze dernières années, selon une étude de la société de conseil McKinsey. Et près d’un tiers de la garde-robe des Européens n’est pas sortie du placard depuis au moins un an, selon l’EEA.

De nombreux vêtements passent donc à la poubelle. Les méthodes de recyclage étant encore peu efficaces, 1 % seulement des matériaux utilisés dans la fabrication de vêtements sont utilisés pour en fabriquer de nouveaux, d’après la Fondation Ellen MacArthur. Au total, un peu moins des deux tiers de l’ensemble de la production mondiale finissent dans des décharges ou des incinérateurs, estime McKinsey.

 

 

7 500 litres d’eau pour fabriquer un jean

L’industrie de la mode est une grosse consommatrice de matières premières, notamment de coton, qui représente un quart de la production mondiale de textiles. Sa culture n’est pourtant pas sans conséquence pour l’environnement. Un rapport des Nations unies estime qu’il faut 7 500 litres d’eau pour fabriquer un jean, soit l’équivalent de l’eau bue par un être humain pendant sept ans.

Nécessaire à toutes les étapes de fabrication d’un vêtement, l’eau est aussi indispensable pour appliquer teintures et produits chimiques. Quatre-vingt-treize milliards de mètres cubes d’eau sont employés chaque année par l’industrie textile, selon la Fondation Ellen MacArthur.

Une autre matière première, à laquelle on pense moins, est indispensable à l’industrie de la mode : le pétrole, qui sert notamment à fabriquer le polyester. Cette fibre synthétique est devenue, à partir du début des années 2000, la matière la plus utilisée dans le prêt-à-porter, car peu chère et plus résistante que le coton. Or cette ressource fossile n’est pas renouvelable.

Explosion du polyester dans l'industrie textile

A partir de 2006, la fibre synthétique dépasse le coton dans le domaine du prêt-à-porter.

 

 



Fortes émissions de gaz à effet de serre

 

L’industrie de la mode produit d’importantes émissions de gaz à effet de serre. Elles sont liées à la production des matières premières, par le biais de l’élevage de vaches, pour produire du cuir, ou de moutons, pour produire de la laine. S’y ajoute la question du transport du textile et des produits finis. Il se fait majoritairement en avion, moyen de transport le plus rapide, mais gros producteur de CO2, et sur des longues distances, puisque la grande majorité des vêtements achetés en Occident sont importés d’Asie du Sud-Est.

Le transport des matières premières et des produits finis ne recouvre pourtant que 2 % des émissions de gaz à effet de serre produits par l’industrie de la mode, d’après une estimation de la Fondation Ellen MacArthur. L’empreinte carbone de la mode est particulièrement élevée à cause de la production des textiles. La fabrication de coton, de matières synthétiques artificielles et naturelles produit à elle seule 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre, toujours selon l’organisation environnementale.

Lavage et microplastiques

Le plus gros impact environnemental de la mode n’est pas lié aux matières premières, à la production ou au transport, mais au lavage des vêtements. A la fois à cause de l’eau et de l’énergie utilisées, mais aussi à cause de la pollution des eaux et des sols qu’elle provoque.

En effet, les fibres textiles contiennent des produits chimiques, principalement des détergents venus de la lessive ou de parfums, et des microplastiques, contenus dans le polyester ou les polymères acryliques. Ces particules sont rejetées dans les océans lors des lavages et mettent des décennies à se dégrader. Plus du tiers (35 %) des microplastiques rejetés dans les océans viendrait du lavage de textiles, selon l’organisation environnementale l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Retrouvez tous les articles explicatifs des Décodeurs dans notre rubrique « Pour comprendre ».

Juliette Desmonceaux

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Nouvel Ordre mondial : la commission trilatérale

Dans la trilogie en cours d'écriture (Tome 3 à l'ouvrage), j'explore l'idée du nouvel ordre mondial, "l'Ordre des Justes", dans l'histoire. Il suffit de chercher un peu pour en trouver les traces au plus haut de l'échelle politique et financière. Quant à ceux qui vont dire que tout ça relève du complotisme de comptoir, je leur souhaite bien du courage dans les décennies à venir. 

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« La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions. »

– Président John Fitzgerald Kennedy (1917-1963), dans un discours fait à l’Université Columbia le 12 novembre 1963, dix jours seulement avant son assassinat
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« Si le Peuple avait la moindre idée de ce que nous avons fait, il nous traînerait dans la rue et nous lyncherait. »

– George H.W. Bush, 41e Président des Etats-Unis d’Amérique

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« Nous sommes devenus un des moins bien dirigé, un des plus entièrement contrôlé et dominé des Gouvernements du monde, non plus un gouvernement de libre opinion, non plus un gouvernement par conviction et vote de la majorité, mais un gouvernement par l’opinion et la coercition d’un petit groupe d’hommes dominants. »

– Woodrow Wilson (1856-1924), 28e président américain

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« Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est de la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial. »

– David Rockefeller

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« Le but des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Supercapitalisme et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. […] Est-ce que j’entends par là une conspiration? Oui, en effet. Je suis convaincu qu’il y a un tel complot, d’envergure internationale, en planification depuis plusieurs générations, et de nature incroyablement maléfique. »

– Lawrence Patton McDonald (1935-1983), congressiste américain tué dans l’attaque d’un vol de la Korean Airlines, dans un message public diffusé en 1976

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« Nous aurons un gouvernement mondial, que nous le voulions ou non. La seule question est à savoir si le Gouvernement Mondial sera instauré par l’adhésion, ou par la conquête. »

– James Paul Warburg (1896-1969), officier de l’OSS et membre du CFR, le 7 février 1950, devant le Sénat des États-Unis.

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“En politique, rien n’arrive par accident. Si quelque chose se produit, vous pouvez parier que cela a été planifié de cette façon.”

– Franklin Delano Roosevelt (1882-1945), 32e président américain

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« Depuis l’époque des Spartacus, Weishaupt, Karl Marx, Trotski, Belacoon, Rosa Luxembourg et Ema Goldman, cette conspiration mondiale a connu une croissance constante. Cette conspiration a joué un rôle décisif et identifiable dans la Révolution Française. Elle a été le berceau de tous les mouvements subversifs pendant le 19e siècle. Et finalement, ce groupe de personnalités extraordinaires du monde secret des grandes villes d’Europe et d’Amérique ont saisi le peuple Russe par les cheveux, et sont maintenant devenus les maîtres incontestables de cet énorme empire. »

– Winston Churchill (1874-1965), Premier Ministre de la Grande-Bretagne de 1940 à 1945 et de 1951 à 1955, cité dans le London Press, en 1922

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« Nous serons tous ultimement jugés sur les efforts que nous aurons investi à la construction d’un Nouvel Ordre Mondial. »

– Robert Kennedy (1925-1968), sénateur et candidat à la présidence Américaine assassiné, comme son frère John Fitzgerald Kennedy

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« Aujourd’hui, l’Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l’ordre. Demain elle en sera reconnaissante! Ceci est particulièrement vrai s’il leur était dit qu’un danger extérieur, qu’il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C’est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L’unique chose que tous les hommes craignent est l’inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial. »

– Henry Kissinger, Conférence Bilderberg, Evians, France, 1991
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« Nous avons devant nous l’opportunité de forger pour nous-mêmes et pour les générations futures un Nouvel Ordre Mondial, un monde où les règles de la loi, pas les règles de la jungle, gouvernent la conduite des nations. Quand nous serons victorieux, et nous le serons, nous aurons une vraie chance pour ce Nouvel Ordre Mondial, un ordre dans lequel des Nations Unies crédibles pourrait utiliser leur rôle de maintien de la paix pour réaliser la promesse et la vision des fondateurs des Nations Unies. »

– Président George Herbert Walker Bush

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« Quelques-uns croient même que nous (la famille Rockefeller) faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des Etats-Unis, caractérisant ma famille et moi en tant d’internationalistes et conspirant avec d’autres autour de la Terre pour construire une politique globale plus intégrée ainsi qu’une structure économique – un seul monde si vous voulez. Si cela est l’accusation, je suis coupable et fier de l’être. »

– Mémoires, David Rockefeller, éd. Random House, 1st Trade Ed edition, October 15, 2002 (ISBN 978-0679405887). p. 405

https://blogs.mediapart.fr/danyves/blog/201116/trente-ans-d-une-institution-secrete-pouvoirs-opaques-de-la-trilaterale

Trente ans d’une institution secrète Pouvoirs opaques de la Trilatérale

  

Dirigeants des multinationales, gouvernants des pays riches et partisans du libéralisme économique ont vite compris qu’ils devaient se concerter s’ils voulaient imposer leur vision du monde. Dès juillet 1973, dans un monde alors bipolaire, David Rockefeller lance la Commission trilatérale, qui va marquer le point de départ de la guerre idéologique moderne. Moins médiatisée que le forum de Davos, e

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Trente ans d’une institution secrète

Pouvoirs opaques de la Trilatérale

Source :  http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/BOIRAL/10677

Dirigeants des multinationales, gouvernants des pays riches et partisans du libéralisme économique ont vite compris qu’ils devaient se concerter s’ils voulaient imposer leur vision du monde. Dès juillet 1973, dans un monde alors bipolaire, David Rockefeller lance la Commission trilatérale, qui va marquer le point de départ de la guerre idéologique moderne. Moins médiatisée que le forum de Davos, elle demeure très active, au travers d’un réseau d’influences aux multiples ramifications.

par Olivier Boiral  

Il y a trente ans, en juillet 1973, à l’initiative de M. David Rockefeller, figure de proue du capitalisme américain, naissait la Commission trilatérale. Cénacle de l’élite politique et économique internationale, ce club très fermé et toujours actif de hauts dirigeants a suscité nombre de controverses, surtout à ses débuts (1). La Commission entend alors devenir un organe privé de concertation et d’orientation de la politique internationale des pays de la triade (Etats-Unis, Europe, Japon). Sa charte fondatrice résume : « Centrée sur l’analyse des enjeux majeurs auxquels font face l’Amérique du Nord, l’Europe de l’Ouest et le Japon, la Commission s’attache à développer des propositions pratiques pour une action conjointe. Les membres de la Commission regroupent plus de 200 distingués citoyens provenant des trois régions et engagés dans différents domaines (2). »

La création de cette organisation opaque, où se côtoient à huis clos et à l’abri de toute compromission médiatique des dirigeants de multinationales, des banquiers, des hommes politiques, des experts de la politique internationale, ou encore des universitaires, coïncide à ce moment avec une période d’incertitude et de turbulence dans la politique mondiale. La gouvernance de l’économie internationale semble échapper aux élites des pays riches, les forces de gauche paraissent de plus en plus actives, en particulier en Europe, et l’interconnexion croissante des enjeux économiques appelle une coopération plus étroite entre les grandes puissances. La Trilatérale va rapidement s’imposer comme un des principaux instruments de cette concertation, soucieuse à la fois de protéger les intérêts des multinationales et d’« éclairer » par ses analyses les décisions des dirigeants politiques (3).

A l’image des rois philosophes de la cité platonicienne contemplant le monde des idées pour insuffler leur sagesse transcendante dans la gestion des affaires terrestres, l’élite rassemblée au sein de cette institution fort peu démocratique ­— et que la démocratie inquiète dès lors que des groupes autrefois silencieux s’en mêlent — va s’employer à définir les critères d’une « bonne gouvernance » internationale. Elle véhicule un idéal platonicien d’ordre et de supervision, assuré par une classe privilégiée de technocrates qui place son expertise et son expérience au-dessus des revendications profanes des simples citoyens : « Un lieu protégé, la Cité trilatérale, où la technè est loi, commente Gilbert Larochelle. Et, postées en surplomb, des sentinelles veillent, surveillent. Le recours à l’expertise ne relève point d’un luxe, il offre la possibilité de mettre la société face à elle-même. Le mieux-être ne vient que par les meilleurs qui, en leur hauteur inspirée, produisent des critères pour les relayer vers le bas (4). »

Les thèmes débattus au sein de cette oligarchie de la politique internationale, dont les réunions annuelles se déroulent en différentes villes de la Triade, le sont dans une discrétion qu’aucun média ne semble plus vouloir troubler. Chaque sujet fait l’objet de rapports annuels (The Trialogue) et de travaux thématiques (Triangle Papers) réalisés par des équipes d’experts américains, européens et japonais triés sur le volet. Edités régulièrement depuis une trentaine d’années, ces documents publics traduisent l’attention de la Trilatérale à des problèmes globaux censés transcender les souverainetés nationales et appeler l’intervention des pays riches : réforme des institutions internationales, mondialisation des marchés, environnement, finance internationale, libéralisation des économies, régionalisation des échanges, rapports Est-Ouest (surtout au début), endettement des pays pauvres, etc.

Ces interventions s’articulent autour de quelques idées fondatrices qui ont été largement relayées par le politique. La première est la nécessité d’un « nouvel ordre international ». Le cadre national serait trop étroit pour traiter des grands enjeux mondiaux dont la« complexité » et l’« interdépendance » sont sans cesse réaffirmées. Une telle analyse justifie et légitime les activités de la Commission, à la fois observatoire privilégié et contremaître de cette nouvelle architecture internationale.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont fourni une nouvelle occasion de rappeler, lors de la rencontre de Washington en avril 2002, la nécessité d’un « ordre international » et d’« une réponse globale » auxquels les principaux dirigeants de la planète sont enjoints de collaborer sous la houlette américaine.

Lors de cette réunion annuelle de la Trilatérale, MM. Colin Powell (secrétaire d’Etat américain), Donald Rumsfeld (secrétaire à la défense), Richard Cheney (vice-président) et Alan Greenspan (président de la Réserve fédérale) étaient présents (5).

La seconde idée fondatrice, qui découle de la première, est le rôle tutélaire des pays de la triade, en particulier des Etats-Unis, dans la réforme du système international. Les pays riches sont invités à s’exprimer d’une seule voix et à unir leurs efforts dans une mission destinée à promouvoir la « stabilité » de la planète grâce à la généralisation du modèle économique dominant. Les démocraties libérales sont le « centre vital » de l’économie, de la finance et de la technologie. Ce centre, les autres pays devront l’intégrer en acceptant le commandement qu’il s’est donné. L’unilatéralisme américain paraît cependant avoir mis à épreuve la cohésion des pays de la triade. Leurs dissensions s’expriment dans les débats de la Commission. Ainsi, dans son discours du 6 avril 2002, lors de la réunion évoquée plus haut, M. Colin Powell a défendu la position américaine sur les principaux points de discorde avec le reste du monde : refus de signer les accords de Kyoto, opposition à la création d’une cour pénale internationale, analyse de « l’axe du Mal », intervention américaine en Irak, appui à la politique israélienne, etc.

L’hégémonie des démocraties libérales conforte la foi dans les vertus de la mondialisation et de la libéralisation des économies qui s’exprime dans le discours de la trilatérale. La mondialisation financière et le développement des échanges internationaux seraient au service du progrès et de l’amélioration des conditions de vie du plus grand nombre. Or elles supposent la remise en cause des souverainetés nationales et la suppression des mesures protectionnistes. Ce credo néolibéral est souvent au centre des débats.

Lors de la rencontre annuelle d’avril 2003, à Séoul, il a été notamment question de l’intégration économique des pays d’Asie du Sud-Est et de la participation de la Chine à la dynamique de mondialisation. Les réunions des deux années précédentes avaient été l’occasion pour le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), M. Mike Moore, de professer dévotement les vertus du libre-échange. Après avoir vilipendé le mouvement antimondialisation, M. Moore avait même déclaré qu’il était« impératif de rappeler encore et toujours les preuves accablantes qui démontrent que le commerce international renforce la croissance économique (6) ».

La tirade du directeur de l’OMC contre les groupes réclamant une autre mondialisation ­— qualifiés de « e-hippies » — ­ souligne la troisième caractéristique fondatrice de la Trilatérale : son aversion pour les mouvements populaires. Elle s’était exprimée dans le célèbre rapport de la Commission sur la gouvernance des démocraties rédigé par Michel Crozier, Samuel Huntington et Joji Watanuki (7). Dès 1975, ce texte dénonçait les « excès de la démocratie » qu’exprimaient aux yeux des auteurs les manifestations contestataires de l’époque. Celles qui, un peu comme aujourd’hui, mettaient en cause la politique étrangère des Etats-Unis (rôle de la CIA dans le putsch chilien, guerre du Vietnam, etc.) et réclamaient la reconnaissance de nouveaux droits sociaux. Ce rapport provoqua à l’époque nombre de commentaires indignés, qui dirigèrent leurs feux contre l’administration démocrate du président James Carter, qui fut membre de la Trilatérale (comme, plus tard, le président Clinton) (8).

Depuis le début des années 1980, l’attention de la presse pour ce genre d’institution semble s’être plutôt portée sur des rencontres moins fermées et surtout plus médiatisées, comme le forum de Davos. L’importance des enjeux débattus au sein de la Trilatérale et le niveau de ceux qui ont participé à ses réunions ces dernières années soulignent néanmoins son influence persistante (9).

Loin d’être un « vieux serpent de mer » qui referait surface au ravissement de quelques adeptes d’ésotérisme et de « théorie du complot », la Commission trilatérale est une institution bien établie, dont la discrétion facilite la collusion entre responsables politiques et grandes entreprises. « J’espère bien que les points de vue qui sont formulés par ces gens d’expérience ont une influence réelle sur la politique internationale ! », nous a répliqué un ancien ministre canadien qui a participé à plusieurs des travaux de la Commission trilatérale. Il faisait ainsi écho aux propos du fondateur, M. David Rockefeller : « Quelquefois, les idées mises en avant par les rapports de la Commission trilatérale sont devenues des politiques officielles. Ses recommandations ont toujours été sérieusement débattues à l’extérieur de notre cercle, et elles ont joué un rôle dans les réflexions des gouvernements et dans la formulation de leurs décisions (10). »

Ainsi se dessine la trame d’un pouvoir diffus, opaque, presque insaisissable, qui tisse ses liens à travers des clubs fermés et des rencontres internationales dont le forum de Davos représente l’expression la plus ostentatoire. Dans ces lieux de rencontres, d’échanges, de tractations gravitent les mêmes protagonistes, s’élaborent les analyses et les compromis qui précèdent souvent les grandes décisions. La Commission trilatérale est une des pièces de cet échiquier polymorphe. Elle consolide l’alliance entre le pouvoir des multinationales, de la finance et de la politique, grâce à un réseau d’influences dont les ramifications s’étendent aux principaux secteurs de la société.

Olivier Boiral

Professeur à l’université Laval (Canada)

(1Le Monde diplomatique a consacré plusieurs articles au sujet dans les années 1970. Lire en particulier Claude Julien, « Les sociétés libérales victimes d’elles-mêmes », et Diana Johnstone, « Une stratégie trilatérale », respectivement mars 1976 et novembre 1976. Lire aussi l’article de Georges-Albert Astre, « Le nouveau capitalisme », in Manière de voir, n° 72, en vente le 15 novembre.

(2) Le nombre des « distingués citoyens » admis au sein de la Commission a été par la suite élargi et comprend aujourd’hui plus de 300 membres. MM. Raymond Barre, Thierry de Montbrial, Denis Kessler ont participé à ses travaux. M. de Montbrial est également membre du « Groupe Bilderberg ».

(3) Lire sur les réseaux de « décideurs » de ce genre, Geoffrey Guens, Tous pouvoirs confondus, EPO, Bruxelles, 2003.

(4) Gilbert Larochelle, L’Imaginaire technocratique, Boréal, Montréal, 1990, p. 279.

(5) Leurs discours, ainsi que de nombreuses autres informations, sont accessibles par le site de la Commission : http://www.trilateral.org/

(6) Mike Moore, The Multilateral Trading Regime Is a Force for Good : Defend It, Improve It, Réunion de la Commission trilatérale du 11 mars 2001.

(7) Michel Crozier, Samuel Huntington et Joji Watanuki, The Crisis of Democracy : Report on the Governability of Democracies to the Trilateral Commission, New York University Press, 1975.

(8) Zbigniew Brzezinski avait été l’un des grands architectes de cette organisation avant de devenir le principal conseiller du président Carter pour les questions de sécurité.

(9) On citera, par exemple, MM. William Clinton, George H. Bush, Henry Kissinger, George Soros, Valéry Giscard d’Estaing, Ernesto Zedillo, Mme Madeleine Albright. Mais, à ces responsables politiques, il convient d’ajouter de nombreux dirigeants en exercice des multinationales Exxon-Mobil, General Electric, Daimler-Chrysler, Levi Strauss, Kodak, Xerox, ABB, Johnson & Johnson, Alcan, Power Corporation, etc.

(10) David Rockefeller, Georges Berthoin et Takeshi Watanabe, préface aux Task Force Reports : 9-14, New York University Press, 1978, p. IX.

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Commission Trilatérale

La Commission Trilatérale (TC)

Version Officielle

Commission Trilatérale Logo

D’après un texte datant du 23 mars 1994

La communauté Européenne, l’Amérique du nord (US et Canada) et le Japon – les 3 principaux pôles démocratiques du monde – sont les 3 côtés de la Commission Trilatérale. Les membres de la commission sont 325 citoyens distingués qui ont une variété de responsabilités de par leurs statuts dans ces 3 différentes régions. Quand le Trium de la Commission Trilatérale a démarré en 1973, le but immédiat était de mettre ensemble – durant une période où il y avait énormément de frictions entre gouvernements – le groupe ayant le plus haut niveau possible pour les problèmes qu’ont à  faire face ces 3 régions. Dans un sens plus profond, il y avait des indices comme quoi les USA n’étaient plus longtemps dans une position de contrôle singulier comme ils l’avaient été pendant la Seconde Guerre Mondiale, ce qui a ammené à  une forme de gestion partagée avec l’Europe et le Japon, ce qui était nécessaire pour le système international (TC), afin de résoudre les problèmes les plus majeurs dans les années à  venir. C’est d’ailleurs toujours aujourd’hui le but de la commission trilatérale.

La montée du Japon et le progrès de la communauté Européenne par rapport aux derniers années (particulièrement dans l’économie mondiale) ont validé la vision des fondateurs de la Commission. Au même moment, la fin de la Guerre Froide appelle à  une vision plus fraiche sur ce que peut accomplir le partenariat des dirigeants au sein de la commission. Les opportunités sont remarquables avec la fin salutaire de la menace Soviètique.

La commission se rassemble entièrement chaque année – A Lisbonne en 1992, à  Washington en 1993, à  Tokyo en 1994 et au Danemark en 1995.

Ceci est la version officielle du groupe, maintenant passons aux versions de différentes personnes qui ont étudié la Commission Trilatérale.

La Réalité sur la TC

La Commission Trilatérale (Trilateral Commission (TC), en anglais) a été fondée en juillet 1973 au moment ou les membres du CFR et de Bilderberg (alliés ou ralliés) décidèrent de créer une organisation très discrète entre les 3 régions démocratiques et industrialisées à  économie de marché qui sont l’Europe, l’Amérique du Nord, et le Japon. Le but de la commission trilatérale est de faire avancer l’agenda du nouvel ordre mondial plus rapidement.

La commission trilatérale est aussi appelée l’enfant de Bilderberg. Les instigateurs de la commission trilatérale sont les gens les plus puissants de la planète. Les têtes importantes sont:David Rockefeller (membre d’honneur depuis 1991), Zbigniew Brzezinski et Henri Kissinger.

– Parmi les personnages connus des Français, nous pourrons citer quelques noms des participants du Meeting de Paris en 1989:
Claude Imbert, Thierry de Montbrial, Hubert Curien, Jacques Rigaud, Alain Cotta, Raymond Soubie, Robert Lion, Raymond Barre, Roland Dumas, Jacques Delors, Alain Poher, Jacques Chirac, et beaucoups d’autres.
On peut constater la présence de personnalités de Gauche comme de Droite discuter d’un projet commun. Parmi les autres participants, on pourra citer: Giovanni Agnelli, Georg Büchner, James E. Burke, Isamu Yamashita, Yotaro Kobayashi, E. Gerald Corrigan, Thomas P. Foley, Zbigniew Brzezinski, Manfred Wörner, et beaucoup d’autres dont la liste est accessible au bas de cette page.

David Rockefeller

Zbigniew Brzezinski

L’organisation a été crée par David Rockefeller, qui était le Chairman du CFR, et le groupe était composé de 17 membres. Zbigniew Brzezinski fut désigné comme président du groupe lors de sa fondation. Maintenant la commission trilatérale compte 150 membres européens100 membres américains et canadiens et 85 membres japonais tous interviewés et choisis par David Rockefeller.

« L’organisation a été créé par David Rockefeller, les membres choisis par David Rockefeller, le but défini par David Rockefeller et son financement fourni par David Rockefeller. »

La TC est formée de la crème du CFR, du Bilderberg Group et de la Franc-maçonnerie anglaise qui est mère de toutes les loges francs-maçonniques dans le monde. Rares sont ceux qui savent que cette mystérieuse organisation existe et qu’elle exerce un contrôle rigoureux sur les Etats-Unis et l’économie internationale par l’intermédiaire des affiliates qu’elle compte dans la finance, la politique, la diplomatie, l’administration et les médias.

Autres Informations sur la commission trilatérale

Rapport de la TC sur la gouvernabilité des démocraties, 1975

 

"Nous sommes venus à  reconnaître qu’il existe potentiellement des limites désirables à  la croissance économique. Il y a également des limites potentielles désirables à  l’extension indéfinie de la démocratie politique… Un gouvernement qui manque d’autorité… aurait peu de capacité, à  l’arrivée d’une crise cataclysmique, d’imposer à  son peuple les sacrifices qui pourraient être nécessaires."

Phrases célèbres sur la commission trilatérale

« La Commission Trilatérale ne contrôle pas le monde… C’est le CFR qui s’occupe de ça! » Par Winston Lord, assistant secrétaire d’état à  la défense.

« La commission tilatérale est internationale et a l’intention d’être le véhicule pour une consolidation multinationale des intérêts des banquiers et du commerce, afin de saisir le contrôle du gouvernement des USA. La commission représente un effort constant et intelligent pour prendre le contrôle et consolider les 4 centres du pouvoir-politique, monétaire, intellectuel et ecclésiastique » par Barry Goldwater.

« Depuis 1940, tous les secrétaires d’Etat à  la défense (à  l’exception du gouverneur James Byrnes de la Caroline du Sud) ont été membres du Council on Foreign Relation (CFR) et/ou son petit frère, la commission trilatérale. » Pris sur la page Roster of CFR

« Monsieur le Président, une examination précise de ce qui est entrain de se passer derrière la scène révèle que tout ces intérêts sont travaillés avec les maitres du Kremlin en ordre de créer ce que certains réfèrent à  Nouvel Ordre Mondial. Des organisations privées tel que le Council on Foreign Relationsle Royal Institute of International Affairsla Commission Trilatéralele Dartmouth ConferenceL’institut d’Aspen sur les études HumainesL’institut de l’Atlantiquele groupe Bilderberg cherchent à  disséminer et à  coordonner le plan de ce « Nouvel Ordre Mondial » dans le business, la finance, les académies et les cercles officieux… » Sénateur Jesse Helm, 12/15/87

« La commission trilatérale est une autre de ces entités peu connues qui travaille diligemment et méthodiquement à  la destruction de la souveraineté de cette nation et va mettre les USA sous la loi étrangère – C’est le monstre jumeau du CFR » – ‘Treasonous Agenda of the Trilateral Commission’

« Dans ce domaine économico-technologique, quelques coopérations ont déjà été achevées, mais d’autres progrès vont demander plus de sacrifices de la part des Américains. Beaucoup plus d’efforts intensifs afin de créer une nouvelle structure monétaire vont être entrepris, avec quelques risques conséquents à la position relativement favorable des Américains« . – Zbigniew Brzezinski

« La commission a été fondée par David Rockefeller en 1973 comme un partenariat entre les citoyens privés de l’Amérique du Nord, de l’Europe et du Japon. Elle a maintenant grandi et inclus d’autres pays sortant des 3 locations originales. Si vous regardez la liste des membres dans le passé et le présent, c’est comme si vous lisiez le ‘qui est qui’ des plus gros businessmen du monde. Certains de ces membres ont été présidents et diplomates avant qu’ils n’entrent dans une position publique. Cette organisation a rassemblé beaucoup de controverses durant son existence. »

(en)Site officiel
http://www.trilateral.org/

 

Randonnée du vertige en Chartreuse.

En Chartreuse, le massif offre une palette très large de sorties. Du parcours familial à la "randonnée du vertige", c'est à dire un terrain aventureux, avec des passages scabreux, des itinéraires très peu marqués, des vides impressionnants, et quelques incertitudes dans les choix qui se présentent par absence de panneaux indicateurs, de peintures sur les rochers ou de cairns.

La dernière sortie était dans ce registre et on peut dire qu'on a été gâté. 

Départ au cirque de Saint-Même. 9h30. 

On monte vers "le pas de la mort", une barrière rocheuse qui se franchit pas un étroit couloir partiellement équipé avec un câble et quelques échelons. C'est une des caractéristiques de certaines sorties en Chartreuse : les itinéraires prennent de l'altitude en franchissant des brèches, des couloirs, des gradins avant de rejoindre une vire, "un sangle", au pied d'une nouvelle falaise. On suit alors ce "sangle", bien souvent étroit, peu marqué jusqu'à trouver une nouvelle brèche dans la muraille qui nous surplombe et de gagner un nouveau palier. 

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Après "le pas de la mort", on a suivi une sente peu marquée dans la forêt. Juste quelques cairns et quelques traces de terre

sur les roches. La végétation est abondante et couvre bien souvent le "chemin". Les jeux de lumière dans les frondaisons, le silence de la forêt, une sensation d'isolement.

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On sort de la forêt après un aller-retour suite à une erreur d'itinéraire, une sente animale qui nous fait manquer une bifurcation très peu visible.

On découvre la vallon. Au loin, on aperçoit le col de Bellefont puis une partie de la montée vers le sommet des lances de Mallissard. Point le plus haut de la journée.

 

 

 

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La brume de chaleur flotte au-dessus de la vallée du Grésivaudan.

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Depuis le col, on remonte l'arête par un couloir rocheux et on débouche au sommet des lances de Mallissard. La vue est phénoménale, des horizons ouverts, le jeu des nuages, des palettes de couleurs, le silence.

On fait une pause en mangeant le biscuit maison. On ne prend rien d'autre en dehors d'un litre d'eau. 

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Une demie-heure de pause et on s'engage sur le fil de l'arête puis dans les pentes, versant Est. Il n'y a pas d'itinéraire connu mais quelques traces de chamois ou d'autres randonneurs "aventureux"...

 

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Après une longue traversée, on finit par venir buter contre un ressaut rocheux infranchissable. Obligation de descendre dans des lapiaz assez raides, face à la pente. 

 

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Comme on est hors sentier, on tombe sur une harde de chamois. ils ne sont guère farouches. On est dans une réserve naturelle. Ils ne connaissent pas les chasseurs. Ils s'éloignent sous le couvert des arbres. 

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Une fois au bas des lapiaz, on cherche dans la forêt le sentier qui monte au col de Fontanieu. On fouille quelques temps avant de le trouver. Il n'y a toujours aucun panneau, aucune peinture sur les roches, même pas de cairns. Même si la zone n'est pas interdite, les responsables de la réserve cherchent très clairement à limiter le nombre de randonneurs. On sort souvent la carte IGN du sac...On monte le raidillon jusqu'au col.

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Aucune indication au col...On cherche la "cheminée de Fontanieu". On finit par la trouver...Raide, très raide...Dix mètres de haut qui aboutissent à une plate-forme pas bien large. En-dessous, le vide est immense...Il y a un câble qu'il faut prendre à pleines mains pour descendre comme en rappel. Je regrette de ne pas avoir pris une corde pour assurer Nathalie. Je descends le premier pour voir la meilleure méthode. Le câble n'est pas bien placé et les prises de pied sont parfois invisibles. Le rocher est en dévers. J'en arrive à me demander si on est au bon endroit. Dans les quelques informations que j'avais lues sur le net, il n'était pas mentionné que le passage était aussi ardu...

J'arrive en bas et je commence à guider Nathalie. Je la sens tendue. L'effort est intense. Je remonte à la moitié du couloir pour l'aider à placer ses pieds. la situation est inconfortable. Il ne faut surtout pas tomber...Prendre son temps, hésiter trop longtemps, c'est courir le risque de se fatiguer. On ne doit pas s'attarder dans ce genre de passage. 

On finit par atteindre le bas du couloir. Soulagement. 

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On éprouve une certaine incompréhension au regard de l'équipement de cette cheminée. Tant qu'à installer un câble, il fallait y ajouter un ou deux échelons dans les zones en dévers. Ou tout enlever et ne pas proposer la descente. Etrange...On a vraiment l'impression d'être sur un itinéaire totalement délaissé.

On a donc changé de versant. On est côté Ouest. On ne voit toujours pas notre point de départ de ce matin. Il faut chercher...

On est au pied de la falaise sommitale. Il reste à trouver l'itinéraire pour franchir les barres rocheuses qui sont sous nos pieds. On s'engage sur une sente assez bien marquée. On doit trouver un "couloir câblé" assez long et bien raide, terreux et ruiniforme en direction du col de Fontanieu. 

 

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Pour la première fois, on aperçoit le hameau où on est garé. Tout en bas.

 

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La sente nous permet de descendre d'étages en étages, avec quelques passages qui remontent pour contourner un pilier, éviter une faille, un ravin. On a bien conscience qu'on est encore loin de l'arrivée...On sort régulièrement la carte pour essayer de se situer correctement. On avance toujours mais dans un certain doute. L'absence totale de marques maintient l'incertitude. On voulait du terrain d'aventure, on est servi :) 

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On cherche un bon moment avant de trouver ce fameux couloir, caché dans un fouillis végétal. La pente est très raide. On devine un câble quelques mètres sous le départ. C'est là...

 

 

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On arrive au pied du couloir. On est dans la forêt. Il faut trouver le col de Fontanieu pour basculer vers le point de départ.

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Encore une longue traversée, plein Sud. Puis, on trouve une sente qui descend droit dans la pente. C'est la bonne direction. 

 

Cette fois, on sait que ça se termine :) 

On arrive à la voiture à 19 H 30. 

Dix heures aller-retour, avec la montée à Malissard et les quelques A/R :), on est dans les 2000 m de dénivelée, une bonne vingtaine de kilomètres. On est content de voir qu'on n'est pas "explosés". On aurait pu continuer encore. L'entraînement de l'été est là. 

On regarde les falaises où on était tout à l'heure. Difficile d'imaginer qu'il y a un "itinéraire" là-dedans.

La magie de la Chartreuse.

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"Malnutrition culturelle"

La malnutrition culturelle : un ensemble de comportements que nous avons aujourd’hui et qui entrave la qualité du lien parent-enfant et in fine du lien social.

La malnutrition culturelle : un ensemble de comportements que nous avons aujourd’hui et qui entrave la qualité du lien parent-enfant et in fine du lien social.

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https://www.telerama.fr/enfants/aujourdhui,-le-manque-deveil-culturel-et-artistique-des-tout-petits-est-un-fleau-sanitaire,n6299251.php?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR1J6bm9Pv_5ewUtDGDnsMa_WjMxjlOQ6_LRJtE-VDQ1YTWdmkysrOagcWE#Echobox=1564495990

 

“Malnutrition culturelle”. L’expression est lancée par la psychanalyste Sophie Marinopoulos dans un rapport sur les enfants et les écrans, remis le 4 juin au ministre de la Culture. Dans cette société où tout s’accélère, elle pointe les dangers du manque d’attention et d’accompagnement des parents dans l’éveil des touts-petits. Rencontre.

Les enfants sont-ils en bonne santé culturelle ? Non, et c’est un fléau sanitaire, répond la psychanalyste Sophie Marinopoulos dans un rapport remis le 4 juin dernier au ministre de la Culture, Franck Riester. La spécialiste de l’enfance croise nombre de parents et d’enfants en difficulté dans les lieux de parole gratuits et sans rendez-vous qu’elle a créés, appelés Les Pâtes au beurre, où les familles sont écoutées et aidées. Elle en appelle à « une stratégie nationale pour la santé culturelle » et veut « promouvoir et pérenniser l’éveil culturel et artistique de l’enfant de la naissance à 3 ans dans le lien à son parent ».

Dans votre rapport, vous parlez à plusieurs reprises de « malnutrition culturelle ». De quoi s’agit-il ?
La santé culturelle, c’est la santé de nos relations, de nos liens. Et donc la malnutrition culturelle est tout ce qui vient empêcher la relation. Aujourd’hui, à la vitesse à laquelle on vit, la temporalité de nos relations et de ce que nous partageons ne fait pas du tout bon ménage avec la temporalité de l’enfance. C’est ce que j’appelle une « culture entravante ». La modernité nous impose une performance et une efficacité immédiates. Alors on attend d’un enfant quelque chose qui n’est pas possible pour lui : un enfant doit faire des expériences répétées et, évidemment, passer par l’échec. Il me semble qu’on est de plus en plus pris dans une espèce de mouvement qui oublie l’enfant et ses besoins. On veut des enfants mais sans l’enfance : qu’ils ne fassent pas de bruit, qu’ils ne bougent pas trop (dans un train par exemple), qu’ils ne nous mettent pas en situation difficile en ne répondant pas immédiatement à nos demandes. On parle beaucoup de la frustration des enfants mais pas de celle des adultes !

Je ne suis pas opposée aux écrans, nous sommes une génération « écrans », en revanche, l’utilisation de l’écran comme évitement de la relation, cela pose problème. On voit beaucoup de parents qui collent un téléphone ou une tablette entre les mains des enfants pour qu’ils ne fassent pas de bruit, pour qu’ils ne nous dérangent pas. Ils sont complètement hypnotisés. Et donc ni eux ni nous, adultes, ne sommes confrontés à la relation. On parle d’enfants instables, mais moi je questionne une société d’adultes où des enfants doivent trouver des tas de stratégies pour avoir notre attention, susciter notre parole à leur encontre. Les adultes sont constamment sur leur portable, si nous sommes bien là physiquement, nous ne sommes pas là psychiquement.

C’est tout cela la malnutrition culturelle : un ensemble de comportements que nous avons aujourd’hui et qui entrave la qualité du lien parent-enfant et in fine du lien social. Pour moi, il s’agit d’un nouveau défi sanitaire.

l’écran comme évitement

Quels en sont les effets ?
Les enfants ont un rapport au langage problématique, avec une grande perte de la qualité de l’expression. Les parents entravent, à leur insu, cet accès au langage. Et on sait bien que quand on n’a pas les mots, on tape. C’est comme ça qu’arrive la violence. Les enfants sont en difficulté dans la gestion de leurs émotions et sont relativement impatients, toujours dans la quête de la relation.

Nos enfants s’affaiblissent intérieurement. Globalement, ils sont en bonne santé : on a fait des efforts énormes concernant la nutrition, la prévention, etc. Mais, paradoxalement, dans leur vie interne, dans cette santé psychique, relationnelle, culturelle, ils s’appauvrissent et sont en moins bonne santé. Et c’est valable aussi pour nous, les adultes. Nous sommes en moins bonne santé : plus anxieux, plus vite dépressifs, plus vite découragés, nous savons moins nous exprimer, moins nous défendre par les mots.

Aujourd’hui, quand on parle de santé de l’enfant, on pense à quoi ? On va le peser, le mesurer, mais on ne prend pas du tout en compte la dimension globale de son développement. Il y a des fléaux sanitaires propres à chaque siècle, ce ne sont jamais les mêmes. Avant, cela concernait les corps, aujourd’hui, notre fléau, le manque d’éveil culturel et artistique des tout-petits, s’attaque au psychisme, et je ne vois pas pourquoi on l’ignorerait.

“La société doit soutenir les parents dans leur parentalité.”

Qu’est-ce qui peut remédier à cette situation ?
La culture. Il faut préconiser une politique culturelle pour les tout-petits et valoriser l’éveil culturel, c’est-à-dire tout ce qui peut nourrir l’enfant à partir des approches artistiques. Cela se fait déjà, mais il est important de le préconiser et de le promouvoir pour que nous en fassions véritablement un critère de santé. Si le ministère de la Culture et le ministère de la Santé s’associent, il y aura de vrais programmes de santé culturelle qui pourront initier de l’éveil partout, et ainsi le démocratiser. On parle beaucoup d’éducation, mais l’éveil vient en premier lieu, il concerne les enfants de la naissance à l’âge de 3 ans.

Il doit s’agir d’une politique et d’une stratégie nationales d’éveil culturel et artistique, défendues dans tous les lieux qui accueillent des tout-petits : les crèches, les PMI (protection maternelle et infantile), les musées… Nous devons réussir à allier les professionnels de l’enfance aux artistes, repenser leurs formations de manière à ce qu’ils puissent conjointement approcher nos tout-petits et participer à leur éveil. C’est cette politique d’attention qui protégera le lien parents-enfants. Faire d’un enfant le sujet de notre attention lui permet de naître à l’altérité.

Selon vous, la responsabilité ne peut être uniquement parentale ?
Cela relève de la responsabilité de la société. La société doit soutenir les parents dans leur parentalité. Les parents d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier, ils ne vivent pas dans le même environnement sociétal. Nos parents ne couraient pas comme nous courons. Notre modernité a des avantages et des inconvénients, soyons courageux. J’en appelle à une société d’adultes courageux qui regardent les points de fragilisation dans la croissance de nos enfants. Ayons le courage d’agir pour qu’ils ne soient pas entravés dans leur croissance.

Quelles sont alors vos préconisations ?
J’aimerais d’abord qu’on repense le carnet de santé et qu’on y intègre cette notion de santé culturelle. Que le pédiatre ou le généraliste ne s’intéressent pas seulement au poids, à la taille ou au périmètre crânien d’un enfant. Nous sommes dans du chiffrable et nous ne nous intéressons pas du tout à l’invisible, à la vie affective et émotionnelle. Il faut des programmes de soutien à la parentalité de qualité et, surtout, associer la culture aux PMI. Je vois beaucoup de parents en grande difficulté sociale : leur donner des couches et du lait est essentiel, mais cela ne suffit pas. Les PMI doivent ajouter à leurs intentions cette dimension culturelle, regarder l’appétence d’un enfant à écouter, à s’engager dans le langage, sa curiosité, sa manière de se mouvoir, d’écouter de la musique, de s’intéresser aux livres… Tout cela fait partie du développement de l’enfant"

La Nature

 

Depuis quelques mois déjà, les articles concernant la Nature sont quasiment tous désespérants. Canicules, sécheresses, incendies, pollution des océans, des lacs, des rivières, pollution de l'air, des cargos de déchets qui passent d'un continent à l'autre, disparition des espèces, affaiblissement considérable de la biodiversité, gaspillage alimentaire et donc des ressources, extraction effrénée de toutes les matières premières, accroissement effréné de l'urbanisation et diminution des terres agricoles, empoisonnement ou assèchement des nappes phréatiques etc etc etc etc etc etc ....

Et puis, il y a la Nature, l'autre face, celle que le monde humain ne voit plus aux informations, celle qui n'existe plus que pendant les vacances (pour ceux qui aiment encore ces lieux), celle qu'on finit par oublier si on ne s'oblige pas à se couper des flots de désastres, ceux qui nourrissent l'audimat des medias. 

Ne serait-il pas plus juste et surtout plus puissant de rappeler à tous l'existence de ce "miracle" de la création, de cette infinie beauté, ne serait-il pas plus efficace de réalimenter l'amour de la vie au lieu d'offrir un piédestal gigantesque à la mort ?

Un exemple : Est-ce que la mise en avant des actes terroristes, avec force détails, n'incite pas davantage d'autres extrémistes à passer à l'acte ?

Est-ce que l'atteinte à la Nature, sans cesse ressassée par les medias, n'amène pas certains individus, à considérer que tout est fichu et qu'il faut profiter de tout ce qui reste avant la fin ?

J'en viens à me demander si nous ne sommes pas arrivés aujourd'hui à une ambiance mortifère qui au lieu de porter vers un monde préservé contribue à renforcer l'ampleur du mal. 

Est-ce qu'il ne faudrait pas identifier tout ce qui reste, tout ce qui est sous nos yeux, en bénir la richesse ? Il ne s'agirait pas de nier les dégâts, ils sont gigantesques et il faudrait être dénués de lucidité pour ne pas les voir mais, une fois le diagnostic posé et les solutions émises, ne conviendrait-il pas de se projeter également sur cette vie restante et celle à rétablir ?

Comment solliciter les populations à des comportements aimants si elles ne savent pas ce qu'il y a à aimer ? L'interrogation peut sembler stupide mais cette humanité "moderne" est arrivée à un tel niveau d'existence "hors sol" qu'il serait utile, il me semble, de la ramener vers la Terre avant de lui demander d'en prendre soin.

Personne n'aime "a priori". On aime réellement que ce qu'on connaît.

 

L’image contient peut-être : ciel, plein air et nature

Obésité

Très clairement, j'ai vu la progression de ce mal depuis une dizaine d'années chez les enfants de mes classes d'école primaire. Le constat est facile à faire dans les années suivantes  : il suffit de se poster à la sortie d'un collège...

Quand j'étais jeune, je passais mon temps libre à jouer dehors, à courir dans les bois, à aller nager à l'océan, à faire des tours de vélo, à grimper aux arbres, à faire des cabanes. Ensuite, au collège, j'ai joué au tennis, mes parents n'avaient que peu de moyens financiers pourtant. J'ai fait du tennis de table, du badmington et je courais beaucoup, des footings dans les bois et des virées en vélo de plus en plus longues, j'allais sur la côte pour escalader les rochers. Tout ça ne coûtait pas bien cher.

C'était autrefois.

Ici, dans la ville la plus proche, 4000 habitants, la municipalité a fait construire des "city park"...Je n'y vois quasiment jamais de jeunes et quand ils y viennent, c'est davantage pour écouter de la musique ou jouer avec leurs smartphones.

Il y a des clubs de sport mais en dehors de celui de foot, ils ne croulent pas sous les adhésions.

Quant à croiser des jeunes en montagne, ça relève du miracle. Une paire de chaussures suffit pourtant. 

Il y a clairement un phénomène de société et plusieurs paramètres l'expliquent.

 

Obésité : pourquoi la maladie progresse-t-elle chez les ados ?

 

Par LEXPRESS.fr ,publié le , mis à jour à 

  
Selon le Ministère de la Santé, près de 20 % des adolescents sont en surpoids.

Selon le Ministère de la Santé, près de 20 % des adolescents sont en surpoids.

afp.com/PAUL ELLIS

Selon un rapport publié ce mercredi par le ministère de la Santé, près de 20% des adolescents sont en surpoids, et 5,2% d'entre eux sont obèses.

Chez les adolescents en surpoids, le risque d'obésité augmente. C'est ce que révèle une étude publiée ce mercredi par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), qui dépend du ministère de la Santé. Selon cette enquête, 18,4 % des adolescents français sont en surcharge pondérale, et 5,2 % d'entre eux en situation d'obésité. Des chiffres en hausse depuis 2009, où l'on dénombrait alors 17 % d'adolescents en surpoids, dont 3,8 % de jeunes obèses. La DREES pointe du doigt plusieurs facteurs à cette hausse de l'obésité chez les adolescents, comme le temps passé sur les écrans, le risque de grignotage ou le manque de sport. Mais, selon l'organisme, ces chiffres mettent également en lumière les conséquences des inégalités sociales. 

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Ainsi, 24 % des enfants d'ouvriers sont actuellement en surcharge pondérale en France, dont 8 % sont obèses : chez les enfants de cadres, ces proportions sont respectivement de 12 % et 3 %. "Ces disparités peuvent en partie s'expliquer par des habitudes de vie différenciées selon le milieu social. Les habitudes de vie bénéfiques à la santé sont plus souvent déclarées par les adolescents issus des milieux socialement favorisés : prise régulière d'un petit-déjeuner, pratique d'un sport, limitation du temps passé devant les écrans", analyse la DREES. L'Express a posé trois questions au nutritionniste Laurent Fidalgo, spécialiste de l'obésité infantile et collaborateur au sein du Réseau pour la prise en charge et la prévention de l'obésité en pédiatrie Île-de-France (Repop IDF), afin de décrypter ces chiffres. 

L'Express. Les conclusions de ce rapport sur l'obésité des adolescents sont-elles inquiétantes ?  

Laurent Fidalgo. Ces chiffres ne sont pas inquiétants, dans la mesure où ils ne sont pas surprenants. En tant que nutritionniste, sur le terrain, je vois bien que les adolescents en situation de surpoids ou d'obésité sont de plus en plus nombreux. Je pense que c'est une fatalité, du fait du mode de vie des adolescents : l'obésité n'est qu'une conséquence normale de la malbouffe et de la sédentarité. Je pense même que ces chiffres pourraient encore augmenter, pour atteindre jusqu'à 30 % d'adolescents en surpoids dans quelques années. Il faut bien comprendre que l'obésité est une maladie multifactorielle.  

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Beaucoup de paramètres interviennent, à commencer par le fait que les adolescents qui grossissent sont majoritairement ceux qui sont prédisposés à le faire : le facteur génétique est bien évidemment à prendre en considération. D'autre part, le harcèlement médiatique des enfants et adolescents par l'industrie agroalimentaire n'est pas anodin. Les jeunes sont matraqués par les publicités sur les réseaux sociaux, ou à la télévision, qui les motivent en permanence à consommer des sucreries, des céréales, des barres chocolatées, des gâteaux industriels...  

En quoi ces chiffres peuvent-ils refléter une certaine inégalité sociale ? 

Effectivement, l'étude soulève la disparité sociale de cette maladie, qui s'explique presque logiquement : les familles qui sont en précarité sociale auront comme réflexe de s'orienter vers des produits riches en énergie, puisqu'ils sont moins chers et nourrissants. Les fruits et légumes, les produits bio, les aliments issus de l'agriculture locale, sont moins faciles d'accès d'un point de vue économique.  

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Les personnes les plus précaires n'ont pas non plus accès à toutes les activités physiques auxquelles peuvent s'initier les familles les plus aisées. Tous les parents ne peuvent pas toujours payer à leurs enfants des cours de tennis, de piscine, de judo... Cette maladie est façonnée par le milieu dans lequel on grandit : le type de nourriture consommé, la façon dont on mange, le temps alloué à la cuisine... Mais on ne peut évidemment pas réduire l'obésité aux seuls facteurs sociaux.  

Comment réduire ces inégalités et prévenir l'obésité des adolescents ?  

La chose la plus importante est de s'y prendre le plus tôt possible. Aujourd'hui, nous avons un outil permettant de dépister quasiment 100 % des enfants qui auront une probabilité forte de prendre du poids dès l'âge de six ans. Très tôt, le rebond précoce d'adiposité, sur la courbe de corpulence, permet de "dépister" un enfant qui aura plus tendance à prendre du poids. Alors quand un adolescent est pris en charge à 13, 14, 15 ans, on a juste perdu du temps. Mais encore faut-il que les parents soient au courant de cette possibilité, et prennent eux-mêmes l'initiative de consulter. Dès la naissance, il faut donc éduquer les parents sur ce sujet, mais également sur le fait qu'ils doivent transmettre à leurs enfants une alimentation saine, composée de fruits et de légumes... Plus tôt on s'y prend, plus tôt on peut guérir cette maladie.  

"La souveraineté protéinique"

J'en parlais il y a quelques jours...

Il ne sert à rien de s'émouvoir sur les feux de forêts, que ça soit en Amérique du sud, Brésil et Colombie, en Afrique ou en Indonésie. Il faut en chercher les causes réelles. 

Ici, elles sont clairement expliquées. En fait, France info finit par être obligé de reprendre tous les articles parus dans les sites contestataires, au regard du buzz que ça a créé sur internet. Ils ne font que suivre le mouvement. Mais c'est déjà bien étant donné qu'ils sont parmi les plus lus.

Pour ma part, je continue à dire que si les gens sont choqués par ces feux, c'est à eux d'agir... Sinon, c'est juste hypocrite.

 


 

"Par ailleurs, si les Français ne réduisent pas leur consommation de viande, et que les élevages industriels continuent de se développer au détriment d'élevages de taille plus modeste, il sera difficile pour l'Europe et la France de se passer des importations de soja OGM. "

Un tracteur sur un champ de soja, dans l\'Etat du Mato Grosso, dans le centre du Brésil, le 8 décembre 2008. 
Un tracteur sur un champ de soja, dans l'Etat du Mato Grosso, dans le centre du Brésil, le 8 décembre 2008.  (RODRIGO BALEIA / AE / AFP)

"Nous devons recréer la souveraineté protéinique de l'Europe." Cette phrase, prononcée par Emmanuel Macron, lundi 26 août, sur le plateau du journal de 20 heures de France 2, a fait lever quelques sourcils. Interrogé sur la "part de complicité" de la France dans les incendies qui ravagent depuis plusieurs semaines la forêt amazonienne, le président français a évoqué la part de responsabilité des Etats qui, comme la France, importent du soja brésilien pour nourrir leur bétail.

Une forte dépendance au soja sud-américain 

Selon un rapport de Greenpeace, l'Union européenne importe environ 33 millions de tonnes de soja chaque année, "majoritairement en provenance d'Amérique du Sud, et 87% du soja utilisé en Europe est destiné à l'alimentation animale." Les trois quarts sont destinés aux élevages industriels de poulets de chair ou poules pondeuses (50%), ou de porcs (24%). Les vaches laitières consomment pour leur part 16% du soja importé et les vaches allaitantes (races à viande), 7%.

Si la consommation de viande a tendance à baisser en Europe et en France depuis les années 1980, relève Le Monde, elle reste élevée et continue de faire la part belle aux produits laitiers et aux œufs. Surtout, la politique agricole commune (PAC) encourage une augmentation d'échelle des exploitations (et donc l'élevage industriel, gourmand en protéines de soja issues de l'importation). La part de viande porcine produite dans les méga-fermes françaises est passée de 31% en 2004 à 64% en 2016, et de 11% à 28% pour la viande de poulet, selon un rapport de Greenpeace (lien en anglais), publié en février 2019. 

"La France importe chaque année entre 3,5 et 4,2 millions de tonnes de soja", poursuit l'ONG, qui ajoute que le Brésil est de loin le premier fournisseur de l'Hexagone. Ainsi, 61% du soja importé par la France est brésilien, ce qui représente plus de 2 millions de tonnes par an, sur une production totale de soja estimée à 113,8 millions de tonnes. Au sein de l'UE, l'Hexagone est la cinquième destination pour les importations de soja latino-américain. Le Brésil est le deuxième producteur de soja au monde.

Un impact écologique néfaste 

Le lien entre culture du soja et déforestation est aujourd'hui indiscutable. Au Brésil, avec la production bovine, les activités agricoles occupent près de 6,5% de la surface déboisée (selon l'ONG Amazon Watch, la production de soja et l'élevage de bœufs comptent pour 80% des causes de la déforestation – lien en anglais–.) Une enquête internationale des ONG Mighty Earth, Rainforest Foundation Norway et Fern soulignait en 2018 les impacts dramatiques de la culture de soja en Amérique latine. Elle évoque la destruction, souvent illégale, par le feu ou au bulldozer de milliers d'hectares de forêt amazonienne. 

Ces cultures sont également particulièrement gourmandes en pesticides et, notamment, en glyphosate, détaille un rapport de l'Académie d'agriculture de France, consacré au soja américain. "Le gouvernement Bolsanaro affiche son soutien total à cette fillière et au développement agro-industriel pour l'export, notamment en accélérant l'homologation d'une très large gamme de nouveaux pesticides", écrit ce rapport. "En Argentine, où la quasi-monoculture de soja est largement répandue depuis des années (...), le soja, tolérant au glyphosate, en nécessite de plus en plus et, souvent, en mélange non contrôlé avec d'autres herbicides plus toxiques." Or, le rappport de l'ONG Mighty Earth s'inquiète des conséquences de cette exposition pour les populations locales.

Par ailleurs, alors que la culture des OGM est interdite en France, Greenpeace dénonce l'importation, chaque année, de millions de tonnes de soja transgénique pour nourrir les animaux qui se retrouvent en bout de chaîne, dans l'assiette des Français. 

Des enjeux de diversification

Produire davantage de ses besoins en protéines permettrait à l'Europe d'assurer une meilleure traçabilité de la nourriture donnée à ses bêtes. Elle gagnerait par ailleurs en indépendance vis-à-vis des puissances étrangères : le Brésil, mais aussi les Etats-Unis, également grand producteur de soja. Afin de consolider la souveraineté alimentaire française, le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, a donc lancé début 2019 une large concertation nationale pour l'élaboration d'une stratégie "protéines végétales" , en vue d'un plan protéines européen présenté dans le cadre de la prochaine PAC. Après des débats difficiles entre ministère et professionnels du secteur, les agriculteurs espèrent la formalisation de ce texte à l'automne

A travers ce plan, les producteurs d'oléoprotéagineux (colza, pois, tournesol) ont pour ambition de réduire la dépendance de la France aux importations de 45% à 35% (contre près de 65% à 70% en Europe) dans les cinq prochaines années.

Aussi, dans son plan climat, publié en juillet 2017, la France s'est engagée à "mettre un terme à la déforestation importée." Signataire en 2015 de la déclaration d'Amsterdam, sur l'huile de palme et la déforestation, la France continue de recourir aux importations de soja. Paris "se contente d'afficher un objectif ambitieux sans mettre vraiment en place les mesures pour l'atteindre", a déploré Greenpeace. "[La France] ne fixe ainsi pas d'objectif de réduction des importations de soja et ne permet pas non plus la réorientation radicale nécessaire de notre modèle d'élevage, qui n'est pas soutenable
 et trop dépendant du soja importé." 

Des importations aujourd'hui indispensables

Dans un rapport daté de 2016, l'Inra souligne la dépendance de l'élevage français aux importations de soja, "même si les autres constituants de la ration comme les céréales, les tourteaux de colza ou de tournesol par exemple, contribuent aussi à la couverture des besoins en protéines des animaux." L'organisme qualifie alors les légumineuses de "voie royale pour réduire cette dépendance".

"Excellentes sources de protéines et d'énergie","leur teneur en acides aminés sont plus proches des besoins des animaux que celle du soja",poursuit ce document. "Les pois peuvent parfaitement se substituer au soja dans les aliments pour les porcs. Leurs régimes pourraient contenir jusqu'à 30% de ces graines. De même, pois et féveroles pourraient constituer entre 15 et 20 % de la ration des poulets et des ruminants. Les légumineuses pourraient même se substituer en partie aux farines de poissons destinées à l'aquaculture". Enfin, "les légumineuses fourragères présentent un grand intérêt pour l'élevage bovin", continue l'Inra, qui conclue toutefois qu'"avec moins de 200 000 hectares cultivés, les légumineuses ne peuvent pas encore prendre des parts de marché au soja importé". 

Sur le territoire français, les surfaces de soja (+4%) et de protéagineux (+7,8%) seraient en nette hausse en 2019, selon les premières projections du ministère de l'Agriculture, qui prévoit également de bons rendements, notamment pour les pois et les féverolles. Mais "une réelle autonomie en concentré riche en protéines semble a priori peu accessible à moyen terme", estime un rapport de l'Académie d'agriculture de France. Selon ce document, "le niveau de prime des dernières années n'est pas suffisant pour entraîner une conversion significative des surfaces en céréales vers les protéagineux, dont la culture est plus délicate et les rendements nettement plus aléatoires." 

Par ailleurs, si les Français ne réduisent pas leur consommation de viande, et que les élevages industriels continuent de se développer au détriment d'élevages de taille plus modeste, il sera difficile pour l'Europe et la France de se passer des importations de soja OGM. 

 

 

 

 

L'hypocrisie du recyclage

Le recyclage est un appel à la consommation et non une protection de la planète. C'est un système déculpabilisant alors qu'il n'est qu'un maillon hypocrite de la chaîne de destruction de l'environnement. 

Je suis effaré de voir les bennes à la déchetterie du secteur. Des dizaines de personnes qui balancent tout ce qui les gêne, tout ce qui prend de la place, tout ce qui va leur permettre de dire qu'ils ont des gestes "écologiques"... C'est toujours mieux que de tout balancer dans un fossé ou un ravin de montagne, c'est certain. Mais ça n'est pas la solution idéale. Loin de la là. Le seul comportement qui soit écologique, c'est d'analyser les déchets et de se demander sil était vraiment indispensable, vital d'acheter les objets qui ont contribué à l'émergence de ces déchats et de s'engager dès lors dans une "dé-consommation" afin non pas de recycler mais de ne pas se retrouver avec ces déchets. Le recyclage qui sert d'alibi à la consommation est un adversaire de l'écologie, pas un partenaire. 

 

TEDx Talks

Ajoutée le 29 janv. 2019

S'ABONNER 20 M

Focalisés sur le changement climatique, nos gouvernements nous invitent à changer régulièrement de voitures et d’appareils afin d’économiser de l’énergie et ainsi réduire les émissions de CO2. Or cette politique est réductrice et dangereuse pour nos vies. Car c’est oublier que la fabrication d’une voiture génère une pollution chimique qui, contrairement au CO2, ne peut pas être compensées à l’utilisation. En effet, les dégâts causés par les substances toxiques envoyées à la fabrication dans l’eau, l’air et les sols sont irréversibles. Donc on a beau parcourir des millions de kilomètres avec la même voiture, on n’arrivera jamais à revenir en arrière. Ainsi plus nous fabriquons de voitures plus nous empoisonnons le vivant ! Dès lors, garder sa vieille voiture est plus écologique que de la changer pour une neuve. Lucien Willlemin nous livre une réflexion hors norme qui perturbera bien des idées reçues. A voir absolument ! Après une formation bancaire, à 23 ans il reprend la direction des achats dans une entreprise horlogère. Des voyages d'affaires dans le Sud-Est asiatique lui font découvrir la Chine en construction d'où une prise de conscience de ce qui s'y prépare sur le plan environnemental et social. Il quitte alors ce secteur et c'est à l'âge de 27 ans qu'il s'associe et crée une société de promotion immobilière. Après deux ans d'activités, il découvre l'énergie grise, une révélation. Il s'entoure alors de personnes compétentes pour réaliser des concepts d'habitations écologiques avec pour objectif de développer la conscience environnementale dans les milieux immobiliers par des constructions concrètes. A 40 ans il remet sa société immobilière afin de s'accorder du temps pour mener une réflexion plus approfondie sur notre société et son avenir. Cela fait 10 ans qu'il s'est arrêté et qu'il va à la rencontre du grand public pour partager son expérience et offrir un regard nouveau sur la question environnementale. S'en suit trois petits livres à succès "En voiture Simone !", "Fonce Alphonse !" et "Tu parles Charles !". Dans la foulée il fonde La Chaussure Rouge, le symbole du "prendre soin de la vie". Son site : www.lucien.lu This talk was given at a TEDx event using the TED conference format but independently organized by a local community. Learn more at https://www.ted.com/tedx

 

 

La SUEDE a bien compris dans quel sens il fallait agir...

En Suède, plus on réparera, moins on paiera d’impôts !

Près de 190 millions de couronnes suédoises (environ 20 millions d’euros) seront consacrés au projet de réduction d’impôts, et 270 millions de couronnes seront déboursés pour la baisse de la TVA (près de 28 millions d’euros).

27 septembre 2018 - La Relève et La Peste

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Le gâchis à grande échelle est démocratisé tandis que l’urgence environnementale ne cesse d’enflammer la polémique. Dissonante et trébuchante, la société devient schizophrène. Nous avançons à contre-courant de notre époque, pourtant si propice à une profonde remise en question. Nous achetons trop, nous consommons trop, et par conséquent, nous polluons beaucoup trop !

Quand un objet cesse de fonctionner, nous avons tendance à le remplacer, vite fait bien fait, par un nouveau modèle, flambant neuf. Cependant, les conséquences pour l’environnement sont désastreuses lorsqu’on sait que l’Amérique jette environ 130 000 ordinateurs et plus de 350 000 téléphones portables par jour.

Actuellement, le temps c’est de l’argent, et les industriels l’ont bien compris ! Nous assistons alors à l’avènement de la consommation par fainéantise : « Facilitez-vous donc la vie en achetant un nouvel aspirateur au lieu de vous embêter à le réparer ! »

Crédit Photo : Carl Young

De plus, le système est si bien fait (pour nous faire acheter) qu’il redouble d’ingéniosité pour nous rendre la tâche plus compliquée. La société de consommation a fait naître l’ennemi juré du zéro déchet : l’obsolescence programmée. Kesako ? C’est un gros mot qui fait froid dans le dos tant son illogisme frise l’indécence. 

« L’obsolescence programmée est l’ensemble des techniques destinées à réduire la durée de vie ou d’utilisation d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement. »

Pour faire simple, disons que les industriels sont les rois du « gâchis organisé ». Raymond Loewy, le célèbre designer industriel franco-américain du début du 20e siècle se retournerait dans sa tombe s’il savait qu’aujourd’hui nous négligeons nos objets au point de les rendre volontairement défectueux.

Crédit Photo : Carl Young

Malheureusement, nous constatons qu’il est souvent plus rentable de racheter que de faire réparer. Entre les frais à engager, la dimension chronophage que cela implique et les contraintes logistiques, il faut s’armer de courage et de détermination pour demeurer ou devenir un consommateur responsable.

De plus, Internet finit de nous mâcher le boulot quand on sait qu’en quelques clics on peut être livré à prix modique. Des objets de piètre qualité inondent le marché, mais demeurent les leaders des ventes, entretenant la fuite économique par la délocalisation et entretenant la main d’œuvre à bas coût.

Histoire de mettre un coup de pieds dans la fourmilière de la surconsommation, le gouvernement Suédois encourage une pratique ancestrale oubliée… le bricolage ! Désormais, les citoyens qui réparent (ou font réparer) leurs biens endommagés au lieu de courir les magasins seront récompensés par une baisse de leurs impôts.
Le 20 septembre dernier, le Parti Social Démocrate et le Parti Vert suédois ont proposé au parlement une nouvelle loi concernant la baisse des taxes sur les opérations de recyclage. Ainsi, la TVA sur les prix des réparations de vélos, de chaussures ou les reprises de vêtements devrait passer de 25 à 12 %.

En outre, les « consom’acteurs » qui choisissent l’option réparation pour soigner leurs appareils électroménagers pourront se faire rembourser, en partie, l’argent dépensé. « Nous pensons que cela pourrait diminuer les coûts et rendre la réparation plus rationnelle et économique. Il y a un changement qui s’opère à ce niveau en Suède actuellement, une prise de conscience du besoin de faire durer les objets plus longtemps pour réduire la consommation de matériaux » raconte le ministre des finances suédois Per Bolund. Et pour aller encore plus loin dans cette logique, la proposition de loi inclut aussi de nouvelles taxes sur les produits contenant des matériaux non recyclables ou difficilement réparables. Mises bout à bout, toutes ces mesures inversent la tendance du consumérisme irraisonné. Bientôt, il deviendra plus économique d’offrir une seconde jeunesse à nos produits, et à l’inverse, il deviendra plus onéreux d’acheter des objets qui ne sont pas fait pour durer.

Au total, tout cela représente une coquette somme pour le gouvernement Suédois. Près de 190 millions de couronnes suédoises (près de 20 millions d’euros) seront consacrés au projet de réduction d’impôts, et 270 millions de couronnes seront déboursés pour la baisse de la TVA (près de 28 millions d’euros). Mais au final, c’est un investissement prometteur pour l’avenir ! En effet, cette nouvelle loi encourage la réduction de la pollution et du gaspillage (qui coûtent très cher aux pouvoirs publics) mais surtout, elle relance tout un pan de l’économie basé sur la réparation, le recyclage et l’économie circulaire.

27 septembre 2018 - La Relève et La Peste

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Les peuples racines de l'Amazonie.

Dans une tribune publiée sur franceinfo, l'organisme qui représente et défend les intérêts des peuples amérindien et bushinengé de Guyane met notamment en cause l'extractivisme.

Un bout de la forêt amazonienne incendiée près de Porto Velho au Brésil, le 24 août 2019.
Un bout de la forêt amazonienne incendiée près de Porto Velho au Brésil, le 24 août 2019. (CARL DE SOUZA / AFP)

 Le feu "n’est pas le seul danger qui menace ou qui détruit l’Amazonie", affirme le Grand Conseil coutumier des peuples amérindien et bushinengé, qui a la responsabilité de représenter et de défendre les intérêts des peuples amérindien et bushinengé de Guyane, dans une tribune publiée sur franceinfo.fr. Alors que des incendies ravagent l'Amazonie, il met en cause "l'extractivisme" et appelle la France à ratifier la Convention 169 de l'Organisation internationale du travail (OIT), relative aux peuples indigènes et tribaux, afin de reconnaître véritablement le droit des peuples autochtones. "L'Amazonie est vivante et elle est en train de mourir, par l’action de l’homme", conclut cette tribune.


Depuis plusieurs semaines les regards du monde entier sont tournés vers la forêt amazonienne. Cependant, il est souvent vite oublié, volontairement ou pas, que cette forêt est habitée, et gérée raisonnablement par les peuples autochtones depuis des millénaires. Le lien fraternel qui nous lie entre peuples autochtones d'Amazonie transcende les frontières administratives.

Depuis la Guyane, nous observons avec une grande tristesse les incendies qui ravagent notre forêt dans les différents pays. L'Amazonie est le territoire ancestral des peuples Amérindiens. L’Amazonie a servi de refuge au moment de la rébellion face au système esclavagiste.

La forêt est bien plus qu’un ensemble d’arbres et d’animaux. Nous y avons, nous peuples Amérindiens et Bushinengé, un attachement particulier au niveau culturel, spirituel, économique, etc.

Quand nous voyons les flammes, c’est tout cela qui brûle et c’est ce qui crée cette profonde compassion et solidarité avec les peuples et les communautés qui font directement face à ce drame.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a déclaré le 12 avril 1998 : "Quel dommage que la cavalerie brésilienne ne soit pas montrée aussi efficace que les Américains. Eux, ils ont exterminé leurs Indiens". Il est évident que ce personnage profondément raciste a une grande part de responsabilité, néanmoins le Grand Conseil coutumier refuse de céder à la facilité et de personnifier le véritable problème qui est politique et économique et qui est soutenu par la majorité des dirigeants au niveau mondial.

Ce ne sont pas de simples feux, c’est l’œuvre du capitalisme.

Le Brésil n’est pas le seul pays amazonien touché par les flammes, l’Amazonie n’est pas la seule forêt en feu, en Afrique aussi la forêt brûle et les peuples et l’ensemble des êtres souffrent de cette destruction.Le Grand Conseil coutumier

Le feu n’est pas le seul danger qui menace ou qui détruit l’Amazonie. L’extractivisme a sa grande part de responsabilité. Et nous sommes dans l’étonnement face au positionnement du président Emmanuel Macron qui consiste à dénoncer la destruction de l’Amazonie brésilienne ou bolivienne mais qui parallèlement attribue 360 000 hectares de forêt aux multinationales minières, en Guyane, en Amazonie française.

Le Grand Conseil coutumier a pour responsabilité de représenter et défendre les intérêts des peuples amérindiens et bushinengé de Guyane.

Nous tenons à ré-affirmer notre solidarité avec les peuples directement touchés par ces incendies et nous demandons à la population de prendre enfin conscience de l’importance de la forêt.

Nous avons refusé de cosigner la tribune de madame la ministre Annick Girardin car il manque des engagements au niveau de la reconnaissance des droits des peuples autochtones et leur rôle dans la préservation de la biodiversité. Nous soutenons sa proposition d’augmenter les fonds alloués par l’Union européenne sur le développement de l’Amazonie mais la participation pleine des peuples autochtones à sa gestion doit être garantie. Nous soutenons sa proposition de créer un fonds international pour l’Amazonie mais qui devra être directement géré en Amazonie par les peuples autochtones et les communautés.

Nous notons les engagements du président de la République Emmanuel Macron "d’associer les peuples autochtones", néanmoins cela doit se traduire par la participation pleine des peuples autochtones à l’ensemble des décisions concernant la Guyane et l’Amazonie, donc le renforcement du Grand Conseil coutumier en instance décisionnaire avec de véritables moyens de fonctionnement.

Nous demandons une nouvelle fois au gouvernement français de ratifier la Convention 169 de l'OIT afin de reconnaître véritablement le droit des Peuples autochtones. 

Pour finir, l’Amazonie est bien plus qu’une forêt, c’est notre "chez-nous", elle est vivante et elle est en train de mourir, par l’action de l’homme. Ensemble changeons le destin de notre planète et ayons le courage de prendre des virages pour l’avenir et pour l’espoir.

Le Grand Conseil coutumier des peuples amérindien et bushinengé

 

Syndrome du savant acquis.

Souvent réservé aux personnes atteintes d'autisme, le syndrome du savant n'est pas médicalement reconnu.

Souvent réservé aux personnes atteintes d'autisme, le syndrome du savant n'est pas médicalement reconnu.

© Brenda Neckvatal

https://www.femininbio.com/sante-bien-etre/actualites-nouveautes/genie-accident-derek-amato-atteint-syndrome-savant-acquis-95369?fbclid=IwAR3dFUnMjaJnPH9nb2Rklp889rnC2t0dHEWnmcTISO6WFMsIk5mWrACu9RY

Au réveil d'un long sommeil suite à une chute, Derek Amato découvre qu'il a le "syndrome du savant acquis". Sa vie va changer du tout au tout lorsqu'il découvre qu'il peut jouer de tous les instruments de musique comme un professionnel. Découvrez son histoire hors du commun.

JE TESTELES PRODUITS

Métamorphose : le podcast de la semaine, par Anne Ghesquière

Métamorphose : le podcast de la semaine, par Anne Ghesquière

Retrouvez Derek Amato et bien d'autres invités prestigieux le 6 avril 2019 au Grand Rex dans "Les mystérieux pouvoirs de l'esprit humain". 
Infos et réservations : 
www.lesmysterieuxpouvoirs.com

Aussi appelé "savantisme", le syndrome du savant n'est pas un diagnostic médicalement reconnu. Selon le psychiatre Darold Treffert, ce syndrome touche en majorité les personnes ayant un trouble du développement tel que l'autisme. Il se manifeste lorsqu'un individu possède des domaines de compétences, de capacité ou d'excellence qui contrastent avec les limitations de la personne.

Derek est l'un de ces personnages entiers et incroyablement humains. Pendant notre entretien, il me parle d’une voix douce et tranquille, et prend soin de s’assurer que chaque phrase est bien comprise. Sa passion pour la musique, son envie de partager et sa foi en les capacités humaines sont contagieuses.

FemininBio : Comment votre don est-il apparu ?

Derek Amato : Depuis mon plus jeune âge, j’aime les sports de compétition, ce qui m’a valu un certain nombre de commotions cérébrales, sans conséquences, jusqu’à mes 39 ans. Un jour d’octobre 2006, alors que j’étais chez moi avec des proches, je fais une mauvaise chute dans la piscine et perd connaissance. Après un court séjour à l'hôpital, je suis renvoyé chez moi après une série de tests médicaux qui détectent à peine une légère surdité. Epuisé, je dors pendant quatre jours puis me réveille en pleine forme. Ce que je ne sais pas encore c’est que je suis maintenant atteint du syndrome de savant acquis et de synesthésie. C’est en rendant visite à un ami quelques jours plus tard que je suis soudain attiré par son piano. Alors que je n’avais jamais touché un piano de ma vie, je joue sept heures d’affilée sans pouvoir m’arrêter. Et ce n’est pas tout ! En plus du piano, j’ai aussi reçu un don pour la guitare, la basse et les percussions, et ce dans plusieurs styles musicaux allant du classique au rock.

>> Dereck Amato interviendra lors du colloque "Les mystérieux pouvoirs de l'esprit humain" le 6 avril prochain. Un événement dont FemininBio est partenaire.

Concrètement, comment se traduit ce phénomène ?

Je compose spontanément de la musique 24h/24, sans pouvoir l’interrompre. Les carrés de couleurs que je vois tourner autour de ma tête correspondent à des notes, mais cela défile si vite que je ne peux capturer qu’une partie de cette mélodie. Je pourrais jouer sans interruption, mais évidemment ce n’est pas possible. Je vis une vie normale, avec ma famille, mes occupations mais il y a toujours un moment où la pression est trop forte et je sais que je dois aller jouer. Il faut que la musique s’exprime.

Quel a été l'autre diagnostic ?

En plus du syndrome de génie musical, je suis synesthète. Ce phénomène vient du grec syn, “avec” (union) et aesthesis, “sensation” et associe deux ou plusieurs sens. Chez moi cela se traduit par le fait de “voir” la musique avec ces carrés de couleurs qui me tournent autour de la tête que je traduis en notes. De nombreuses études scientifiques sont en cours à mon sujet, pour essayer de comprendre comment toutes ces capacités ont été activées, les mesurer, les situer dans le cerveau et dans l’ADN. C’est passionnant ! Je n’ai pas fais de recherches généalogiques pour savoir si j’avais des ancêtres musiciens, mais en tout cas pas dans des générations proches.

Comment expliquez-vous votre lien à la musique ? 

Si la musique est un langage, c’est celui de l’âme. Pour moi la musique est l’opportunité de créer du lien entre chacun mais aussi le moyen de se connecter avec notre moi profond. La musique est un des outils qui nous permet d’aller explorer à l’intérieur de soi.

Mon projet est de faire le tour du monde pour dénicher toutes les perles rares et de co-créer une pièce musicale.

>> A lire sur FemininBio En apnée avec Guillaume Néry dans son livre "A plein souffle"

J’aime créer et diriger. Pour vous donner un exemple : j’ai composé pour l'orchestre de Philadelphie une symphonie en une semaine pour chacun des musiciens. Ils se sont entrainé et j'ai été leur chef d’orchestre, sans même avoir besoin de m'entrainer. Tout est déjà prêt dans ma tête et je vois simultanément toutes les partitions. Ce n’est pas toujours facile de collaborer avec d’autres personnes, car je suis très exigeant.

Vous avez aussi développé un don d'empathie ?

Bien que j’ai toujours eu de l'empathie, ce phénomène s’est largement intensifié depuis mon accident.  Mon don est intimement connecté à l’intuition car en plus de la musique, je peux maintenant me connecter énergétiquement avec les gens. Cela se traduit différemment en fonction des personnes mais je sens une connexion avec chacun. C’est comme si j’arrivais à ressentir physiquement ce que les autres ressentent, mais avec une compassion qui me dépasse. J’ai une empathie particulière pour ceux qui souffrent, comme les sans-abri. J’ai aussi une facilité à communiquer avec les génies musicaux autistes, car nous communiquons grâce au langage universel, la musique, et ils me font confiance. On me dis d'ailleurs que j’ai une énergie particulière, et cela m’intrigue. En dehors de mon don musical, je me considère comme une personne ordinaire.

Comment vivez-vous cette nouvelle vie ?

Au départ, je me suis mis en retrait pendant plus d’un an, à pratiquer la pêche à la mouche quotidiennement, le temps d’apprivoiser mes nouvelles capacités. Il m’a fallu du temps pour m’adapter à ce niveau de conscience décuplé. Je suis le seul cas au monde de savant musical acquis, sur moins de cent savants qui sont encore en vie, et souvent sont autistes.

Y a t-il des effets secondaires ?

Ce n’est pas facile tout les jours et j’ai souvent des migraines violentes ainsi qu'une grande sensibilité au son et à la lumière. En règle générale, il faut que je fasse attention quand je suis à l'extérieur : cette sur-stimulation de mon cerveau peut m’épuiser. J’ai appris à le gérer, écouter mon corps et me reposer quand j’en ressens le besoin. J’évite de prendre des médicaments pour ne pas “endormir” mes capacités. 

Quelle est votre mission dans la vie ?

Après mon accident, j’ai vraiment senti que je devais partager ce don que j’ai reçu. Selon moi, il y a deux raisons de vivre : servir et aimer, et je crois profondément que nous avons tous un potentiel extraordinaire et unique à l'intérieur de nous. Il ne tient qu’à chacun d’aller le chercher. Au travers de la musique, je veux toucher chacun des êtres humains sur cette terre, pour faire passer ce message. Je sais que ce don est une porte d’entrée au potentiel divin et universel, et mon histoire démontre l’infinité des possibles en terme de capacités humaines.

FemininBio est partenaire de la conférence "Les Mystérieux Pouvoirs de l'Esprit Humain" le 6 avril 2019 au Grand Rex à Paris. 

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Simon Gautier : ode à la liberté

Je suis allé seul en montagne, de nombreuses fois, en randonnée, en alpinisme, en ski de randonnée. Je sais ce que j'y risque. Tout comme Simon le savait. Tout comme les autres personnes désignées dans cet article. 

Je ne dirai pas ce que je pense de tous les gens qui l'ont critiqué. 

 

 

Vladimir de Gmeline

Grand reporter

 

https://www.marianne.net/debattons/billets/simon-gautier-ode-la-liberte-d-un-jeune-homme?fbclid=IwAR2HNBPDPmN-TtSAIAl-gy1twVKCnv8ZvL-fVEd2Igy6YLjUNJ3SUB_v21w

La disparition en Italie du randonneur français de vingt-sept ans, après une chute du haut d'une falaise, a ravivé les questionnements sur l'opportunité d'entamer seul un tel périple. Un débat qui n'a pas de sens véritable, mais symptomatique d'une époque où certains voudraient abolir toute prise de risque.

Simon Gautier aimait l’art, l’aventure, les randonnées et les beaux paysages. Il avait vingt-sept ans, sa mort est une tragédie.

Les polémiques sur la lenteur des secours et les défauts de la géolocalisation en Italie, alors même qu’il avait appelé le 112 peu après avoir chuté, sont naturelles, nécessaires, et salutaires. Il faut espérer qu’elles permettront une amélioration du système de recherche, dans les pays qui n’ont pas encore adopté la technologie permettant de situer les personnes qui composent ce numéro d’urgence (dont la France).

Au-delà de cette question, il en est une autre, que de nombreux internautes, confortablement installés derrière leur écran, n’ont pas manqué de soulever. Elle est indécente, comme beaucoup de ce qu’on lit sur les réseaux sociaux. Avant l’arrivée de ces derniers, les gens se taisaient, ou quand ils allaient trop loin, pris de boisson au café du coin, on les faisait taire. Il y a donc depuis deux jours beaucoup de spécialistes en tous genres pour nous expliquer qu’on ne part jamais seul en randonnée, en montagne, en mer, que c’est imprudent, inconscient, que « qui va payer ? », que l’on fait prendre des risques aux autres. Ces brillants esprits, qui ont tous sous la main une anecdote de « la cousine à ma mère qui s’y connaît en trek » nous abreuvent de leurs conseils, de leurs appels à la responsabilité, à la prudence. A la sécurité, « parce qu’après il ne faut pas venir se plaindre quand il vous arrive quelque chose ».

La liberté, l’appel des grands espaces, le goût de la solitude, de la contemplation, les longues heures à marcher et à méditer, cela ne les effleure pas. Ils sont enfants d’un monde qui les a formatés, enfermés, et ils voudraient que chacun fasse de même. Pas besoin de leur imposer des normes, ils les ont parfaitement intégrées. Ils sont un peu mous, un peu veules, ce ne serait pas le plus grave s’ils n’étaient pas en plus méchants, irrespectueux, conscients finalement de leur statut d’esclaves volontaires. Ce qu’a vécu Simon, ce jeune homme libre qui aimait le beau et l’effort, qui a souffert, la douleur de sa famille et de ses amis, ils font semblant de ne pas le voir. Parce que cette liberté, qui a parfois un prix qui peut être très lourd, ils en sont jaloux. C’est la valeur suprême mais voilà, pour la cultiver il faut un certain courage et cela ne se fait certainement pas derrière l’anonymat d’un écran.

On ne part jamais seul ? Il aurait fallu le dire à tous les aventuriers, écrivains, artistes, qui sont partis à la découverte de l’inconnu, de contrées lointaines ou simplement d’eux-mêmes. Il aurait fallu le dire au jeune Châteaubriand, seul la nuit sur la lande bretonne. La nuit ? Sous la pluie ? Quelle folie ! Au Rousseau des « Rêveries du promeneur solitaire ». Solitaire ? Mais quelle imprudence ! Et s’il lui était arrivé quelque chose ? L’alpiniste Walter Bonatti, qui passa cinq jours seul dans le massif des Drus, en 1955, accomplissant des prouesses frisant l’inconscience, était-il bien raisonnable ? Et cette idée saugrenue de Mike Horn, le tour du monde et en autonomie, par la latitude zéro ? Personne n’a prévenu Sylvain Tesson, pas plus que Patrice Franceschi, quand ils se baladaient seuls dans la taïga russe et les montagnes de Papouasie-Nouvelle Guinée ? Rappelons tout de même que ces irresponsables partaient à l’aventure (quel drôle de mot) avant même l’arrivée du téléphone portable. Ils auraient pu attendre, tout de même. Tabarly, pas mieux. Bernard Moitessier, Jacques Lacarrière, Nicolas Bouvier, sans commentaire. Pas impossible que Jack London, Savorgnan de Brazza, Lawrence d’Arabie, Ernest Hemingway, le docteur Linvingston, Henri Morton Stanley et tant d’autres, célèbres ou anonymes, ne soient partis seuls un jour, voir ce qu’il y avait de l’autre côté de la montagne, de la rivière, respirer l’air du petit matin et ce parfum exaltant de l’incertitude.

Et tant mieux si aujourd’hui nous disposons de moyens qui permettent de nous localiser si nous nous perdons ou nous nous blessons, ils les auraient utilisés à leur époque s’ils avaient existé. Paul Valéry, qui ne disait pas que des bêtises, avait cloué le bec par avance à ceux qui seraient tentés d’établir des comparaisons, arguant qu’on ne peut prétendre partir à l’aventure et compter sur les secours et la géolocalisation : « La véritable tradition n’est pas de refaire ce que les autres ont fait mais de trouver l’esprit qui a fait ces grandes choses et qui en ferait de toutes autres en d’autres temps. » Alors, à ces donneurs de leçons digitaux, on peut aussi rappeler cette phrase du général Mac Arthur, et les plaindre : « Si un jour votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard ».

Simon Gautier étudiait à Rome, il en aimait le soleil, la lumière et les pierres. Il n’était pas parti au hasard. Son périple, il l’avait préparé, comme en ont témoigné sa famille et ses amis. On pourra commenter tout ce que l’on veut. Mais ce que personne ne pourra lui enlever, c’est la nuit qu’il a passée avant de prendre la route, sur une plage en Italie, la tête dans les étoiles."

Sur le survivalisme

Une analyse à laquelle j'adhère intégralement.

https://www.resilience-urbaine.com/survivalisme-resilience/survivalisme-france-societe-valeurs/#comment-1765

 

Le survivalisme en France : la réponse à une société en perte de valeurs

 

Publié par  | 19/04/2017 |  | 38  |     

Le survivalisme en France : la réponse à une société en perte de valeurs

Sommaire de l'article [Afficher]

Le survivalisme et la préparation survivaliste sont de plus en plus au cœur de l’actualité en France. Si beaucoup considèrent les survivalistes comme des originaux, ce mode de vie visant à être indépendant et autonome réunit de plus en plus d’adeptes en France et dans le monde.

Survie : Fait de survivre à un événement négatif, de continuer à vivre : Un malade en survie. Continuité de la vie dans un contexte dégradé.

Survivalisme : Mode de vie visant l’autonomie et la résilience dans le but d’éviter de subir des situations de survie.

01. Société moderne et survivalisme : le paradoxe de l’évolution

01.1 L’effet domino

Notre société moderne repose sur une longue chaîne d’interdépendances : chaque maillon de la structure socio-économique dépend d’un autre maillon pour fonctionner correctement. Industrie, transports, services publics, fret, entreprises privées, tous ces secteurs semblent distincts et pourtant l’un de ne saurait fonctionner sans les autres. Chacun, à un moment ou à un autre de sa vie, a fait l’expérience d’une perturbation de ce système en France : paralysies des transports, catastrophes naturelles ou industrielles, pénuries de pétrole, accidents nucléaires, effondrements économique, pannes de courant, grèves, conflits armés, émeutes, etc. Dans une société où chaque jour amène son lot de nouvelles menaces, les rangs des citoyens cherchant à se protéger se grossissent de jour en jour.

Les facteurs potentiels de dérèglement sont nombreux. Le dysfonctionnement isolé d’un organe est courant et communément considéré comme un incident tolérable (cf. cas AZF). Mais une défaillance simultanée et durable de plusieurs systèmes vitaux pourrait déclencher une réaction en chaîne capable de provoquer l’effondrement complet de notre société. Que ceux qui pensent que c’est impossible en France ouvrent leurs livres d’Histoire…

Certains balayent cette éventualité d’un revers de la main en s’appuyant sur la probabilité « statistiquement faible » d’un tel bouleversement. D’autres choisissent de la prendre en compte et créent leurs propres maillons pour minimiser leur dépendance au système. Ils limitent ainsi l’impact qu’aurait une rupture complète de la chaîne principale sur leurs vies.

La démarche survivaliste qui vise à maintenir une normalité relative le temps que les systèmes principaux soient rétablis pourrait, si elle se démocratisait en France, participer à la création d’une société plus réfléchie. Avec une population plus réactive et résiliente, la France serait capable de s’adapter aux contraintes exceptionnelles et de basculer sur un mode de fonctionnement alternatif entièrement opérationnel lorsque les circonstances l’exigent.

01.2 Le survivalisme a mauvaise presse en France

Apprendre à maintenir son habitation en bonne condition structurelle et sanitaire, stocker et produire de quoi s’hydrater, se nourrir et se chauffer, générer sa propre énergie pour s’éclairer, connaitre les gestes qui sauvent et être capable de se défendre lorsque c’est nécessaire semble tomber sous le sens. Et pourtant, la communauté survivaliste et la notion même de survivalisme ont mauvaise presse, en particulier en France où le sujet est souvent tourné en ridicule.

Qualité inhérente à l’espèce humaine, la capacité de survie est pourtant devenue une notion étrangère au citoyen moderne, au point de s’être transformée en une curiosité spectaculaire qu’on met en scène dans des téléréalités comme la célèbre « Man vs. Wild » où le sensationnel Bear Grylls, en caricature d’aventurier, grimpe aux arbres, se jette dans des rivières glacées, mange des plâtrées d’insectes et boit son urine.

L’audience est toute trouvée : la survie et la nature sont deux notions bien méconnues de l’homme 2.0 piégé dans sa jungle de béton. Les techniques de survie n’ont d’ailleurs jamais été adaptées à nos modes de vies urbains : la grande majorité des guides parus à ce jour se propose de nous apprendre à subsister dans la nature, ce qui est d’une pertinence relative quand on habite en ville. L’objet de la préparation survivaliste sera de vous donner les moyens de vous maintenir autant que possible dans votre logement urbain et donc ne pas avoir à appliquer leur contenu, ou du moins le plus tard possible.

Souvent abordé sous le prisme de la pathologie mentale et du sensationnalisme voyeuriste par les médias français, le terme survivalisme appelle irrémédiablement l’image d’un paranoïaque qui s’enferme dans son bunker avec armes et provisions pour échapper à la fin des temps.

survivalisme durant la guerre froide : illustration d'un bunker survivaliste de 1962

Brochure commerciale d’un promoteur de bunkers personnels, Etats-Unis, années 1960.

01.3 Qui sont les survivalistes ?

Cette vision réductrice de l’état d’esprit survivaliste occulte les raisons profondes de son apparition et de sa démocratisation, tout comme l’étendue des savoirs qu’il regroupe. Compétences techniques, organisation, cohésion, cultures, soins médicaux, maniement des armes, psychologie, chimie, mécanique, stratégie, tactique, la liste des qualités et connaissances des membres de la communauté survivaliste est longue. Et pour cause : l’accumulation de savoirs utiles est la meilleure façon de se préparer aux risques qu’impliquent les situations dégradées.

Il n’y a pas de doute, le survivalisme fascine. Critiqué pour sa logique perçue comme catastrophiste, ultra-individualiste et prédatoire, le mouvement survivaliste a pris ses racines aux États-Unis dans les années 1950, entre autres en réponse à la menace d’un conflit nucléaire avec l’URSS.

À la fin de la Guerre du Vietnam (1955-1975), des dizaines de milliers de soldats vétérans rentrent aux États-Unis. Ce retour marquera le début du survivalisme moderne : certains d’entre eux, marqués par l’expérience du combat et de la guerre, se retirent de la vie collective avec la société américaine qui traverse alors une révolution culturelle libertaire. Certains de ces soldats partent alors dans les régions isolées du centre des États-Unis pour s’y installer en quasi autarcie. Isolés du reste de la population américaine, ils vivent simplement tout en se préparant à l’éventualité d’une catastrophe ou d’une guerre sur le sol américain et posent les bases du survivalisme en mettant au point guides et techniques que nous connaissons aujourd’hui.

Devant la décadence d’une société qu’ils ne reconnaissent ni ne comprennent plus, ils se vouent à vivre en préservant et en étant prêts à défendre les valeurs authentiques de liberté, de propriété et de souveraineté sur leurs terres inspirées par leur foi et la constitution des États-Unis. Cette vie rudimentaire orientée sur des valeurs simples et axée sur la survie leur a valu le surnom de survivalistes.

Le survivalisme a évolué depuis la fin de la guerre froide et la multiplication des catastrophes industrielles et naturelles, des guerres, des attaques terroristes et des tensions socio-culturelles au cours des XX et XXIème siècles l’ont démocratisé sous les notions de prepping ou néo survivalisme, considérées comme des approches plus durables, plus collectives, plus sereines et plus politiquement correctes de la survie. Il n’en a néanmoins pas perdu de vue ses fondamentaux.

Survivre implique de continuer à vivre quand tout est réuni pour entraîner la déchéance, la mort, ou les deux. Les communautés humaines font face à ces risques depuis la nuit des temps, la notion de préparation préventive n’a donc rien de nouveau. Pendant longtemps la communauté survivaliste s’est principalement préparée à un effondrement soudain et brutal de la continuité civilisationnelle et sociale. Elle a petit à petit élargi le spectre des scénarios envisagés pour s’adapter aux enjeux et contraintes d’un monde moderne qui sombre lentement et donne d’une main pour reprendre de l’autre.

Ainsi, loin des clichés du reclus associable qui astique son arme toute la journée dans l’attente que l’humanité retourne à ses plus bas instincts, le survivaliste passe le plus clair de son temps à travailler (comme tout le monde) et à assimiler des connaissances pour accroître son autonomie : jardinage, couture, bricolage, premiers soins, la liste est longue.

Aujourd’hui en France, les survivalistes sont aussi nombreux qu’invisibles. Nous sommes vos voisins, vos amis, vos policiers, vos médecins ou vos garçons de café. Nous ne sommes ni des fous ni des dangers. Nous ne sommes pas un contre-pouvoir. Nous ne souhaitons pas la guerre ni la chute de l’État. Bien au contraire : nous construisons, dans le calme et dans la discrétion, la transmission de nos valeurs républicaines et les remparts de notre société au cas où elle viendrait à s’effondrer.

01.4 Se préparer à mieux vivre

De la panne d’essence au milieu de nulle part à la guerre civile en passant par la catastrophe naturelle, une foule d’événements extraordinaires plus ou moins déstabilisants et graves peuvent survenir. Le citoyen survivaliste ne se concentre d’ailleurs pas nécessairement sur les risques d’une catastrophe majeure. Savoir comment éviter et minimiser les problèmes et dangers de la vie quotidienne et comment réagir à des désastres aux conséquences temporaires est même sa préoccupation principale.

Si le survivalisme est souvent perçu comme un mode de vie réservé aux illuminés ou aux fous furieux, la réalité est bien différente. Au cours d’une vie, tout un tas de coups durs surviennent : perte d’emploi, problèmes de santé, perte d’un proches, catastrophe naturelle… dans les moments où l’argent vient à manquer ou quand plus rien ne semble avoir de sens, avoir un stock de denrées alimentaires et de l’argent de côté est un « luxe » qu’on apprécie.

Les scénarios plus graves sont bien sûr aussi un sujet de préoccupation pour le survivaliste, mais leur nature extrêmement imprévisible et destructrice les rend très complexe à anticiper. Une personne seule ou accompagnée de sa famille ne peut rien faire pour anticiper une catastrophe nucléaire ou une guerre, et à l’heure où les discours alarmistes se multiplient en France il est bon de garder les pieds sur terre. La préparation à l’imprévu ne doit pas se transformer en une peur irrationnelle du lendemain ni en angoisse de tous les instants.

Un certain nombre d’auteurs et de commerçants on fait de la peur un fonds de commerce très lucratif et distillent leur message angoissant par le biais de livres, de vidéos et de billets de blogs. Si injecter un peu de réalité dans l’esprit de son prochain n’est en soi pas une mauvaise chose, il faut savoir rester terre à terre.

  • On a plus de chance de se faire renverser en traversant la rue que d’être victime d’une attaque bactériologique,
  • il est plus probable de perdre son emploi que de voir son lieu de travail détruit par un bombardement,
  • le risque de perdre un proche de la maladie est plus élevé celui de le voir tomber lors d’une attaque terroriste,
  • il est plus vraisemblable de subir les conséquences d’une inondation que celles d’une guerre civile. etc…

Si cette dernière hypothèse apparait souvent comme la moins probable, elle est néanmoins possible et nombreux sont les événements à nous l’avoir rappelé ces dernières années. Ce n’est pas un hasard si on entend de plus en plus parler de survie urbaine, de survivalisme et de résilience… Les divers sites de sécurité civile ont toujours préconisé de garder chez soi de quoi tenir au minimum 1 mois et le gouvernement allemand a récemment incité sa population à constituer des stocks de vivres et d’eau en cas d’attentat ou de catastrophe.

Si vous lisez ceci c’est que vous prenez conscience que le contexte général actuel et notre mode de vie moderne –la dépendance à tout- nous rendent vulnérable. Vous voulez vous donner les moyens de protéger votre famille du mieux que vous le pouvez en cas de situation de crise et c’est normal. Pour chacun et plus encore pour le survivaliste, l’idée de voir ses proches manquer, souffrir ou mourir est inacceptable. S’imaginer incapacité et ne plus pouvoir leur être utile ou les défendre l’est tout autant. On ne survit pas pour soi, on survit pour que les siens survivent. Et pour cela, il faut se préparer.

Quoi qu’il en soit, nul ne peut se préparer à toutes les éventualités ni vivre dans l’isolement total, quel que soit son niveau de préparation. Personne ne choisit la date ni les circonstances de sa mort et nous ne pouvons qu’essayer d’en retarder l’heure. Les éventualités de vivre un cataclysme majeur sont restreintes. Il est donc plus constructif et accessible de se concentrer sur des scénarios plus plausibles et de mettre en place des plans d’actions répondant à des troubles limités en gravité et en durée : le plan d’évacuation et les sacs d’évacuation d’urgence, qui peut s’avérer utile en cas de travaux dans l’appartement comme en cas de guerre civile, en est un bon exemple.

01.5 Ville et campagne, deux environnements pour une même dépendance

Le milieu urbain évoque communément une forte densité de population et le nombre élevé de logements et services qui lui sont dédiés : barres d’immeubles, parkings, usines, bureaux, hôtels de police, casernes de pompiers, ateliers, hôpitaux, crèches, commerces, écoles, etc.  A l’école, on nous apprend très tôt à différencier la ville et la campagne, comme si ces deux univers se côtoyaient sans  se rencontrer. La réalité est bien différente et dès lors qu’il s’agit d’être confronté à une situation de crise, les enjeux des habitants de grandes villes de France comme Paris, Lyon ou Marseille ne sont pas très éloignés de ceux de communes bien plus modestes.

On peut alors élargir les critères de la vie en milieu urbain à toute personne qui vit dans un logement qui donne sur une route fréquentée ou qui en est proche, qui a une proximité directe de voisinage (maisons proches ou mitoyennes, vie en appartement dans un immeuble), qui est dépendante des réseaux publics pour l’eau, le gaz et l’électricité et des commerces pour s’alimenter.

On s’aperçoit ainsi que la plus grande part de la population française est confrontée à des problématiques de résilience et de survie urbaine. La densité de population et la proximité des bâtiments sont les facteurs les plus inquiétants à considérer dans le cadre d‘un effondrement de la normalité dans une ville. La haute concentration d’individus dans un secteur aux ressources limitées ou épuisées ne peut rien amener de bon et le survivalisme urbain fait de plus en plus d’adeptes. Il est extrêmement difficile de se figurer la barbarie des comportements induits par le manque. On a beau se l’imaginer, on ne connait pas le manque d’hygiène total, ni la soif, ni la faim, la vraie, celle qui rend fou au point de piller ou de tuer son voisin pour se nourrir.

01.6 Le siège de Sarajevo : une population forcée au survivalisme urbain

Les survivants des guerres de Yougoslavie et en particulier ceux du siège de Sarajevo (Bosnie) auraient beaucoup à dire sur le sujet. Pris au piège par le siège le plus long et le plus meurtrier de l’histoire de la guerre moderne (5 avril 1992 – 29 février 1996, près de 11500 morts), la population a vécu en vase clos pendant 4 ans. A la merci du manque de tout, pris pour cibles par les snipers et les bombardements incessants de l’artillerie serbe, les assiégés ont vu tomber près de 500 000 obus sur leur ville. Entre pertes humaines dramatiques et ravages matériels, le cauchemar fut total. Ce qui est particulièrement marquant avec ce siège et ce qui en fait un cas d’école, c’est la situation de Sarajevo avant que la situation ne bascule. Avant la guerre, cette capitale dynamique de 500 000 âmes connaissait une forte période de croissance et de développement et était un modèle de mixité ethnique et religieuse.

Les habitants vivaient en paix et jouissaient de l’animation de la cité qui proposait douceur de vie et services modernes : hôpitaux, cinémas, restaurants, etc. Entouré de ce confort et de ces signes tangibles de civilisation, la population n’a pas voulu croire à la guerre qui frayait son chemin jusqu’à elle. Ces gens vivaient dans un pays civilisé où ils étaient égaux. Nationalités, religions et origines ethniques différentes se mélangeaient pour créer une nation vantée comme forte et prospère, égalitaire, fraternelle… du moins jusqu’à ce que l’équilibre des forces change et qu’il en soit décidé autrement. Et lorsque les obus ont commencé à pleuvoir autour de la ville, il était trop tard. Incrédules, les Sarajéviens ont imaginé que leur gouvernement allait faire quelque chose, que l’aide internationale allait solutionner le conflit et que la situation allait revenir à la normale rapidement. Mais rien ne s’est produit. Et personne n’était préparé à vivre l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire européenne du XXe siècle.

01.7 L’expérience est un peigne pour les chauves

La morale est que nos sociétés structurées nous offrent une facilité d’accès à du matériel utile et un confort de vie dont il ne faut pas se priver tant qu’il nous est donné d’en profiter. Plus le niveau de civilisation est élevé, plus la chute est rude. Survivalisme rime nécessairement avec anticipation. Nul ne sait de quoi demain est fait et la satisfaction des besoins médicaux doit être une priorité, en particulier en France où leur accès est aisé et bien remboursé. Ce n’est pas une fois privé d’accès aux soins qu’il faut se dire qu’on aurait dû faire soigner cette mauvaise dent, cette douleur à l’abdomen ou se faire prescrire des lunettes à notre vue…

En dépit de ce confort, nombreux sont ceux qui fantasment un effondrement socio-économique en France qui les placerait en position dominante ou leur donnerait un rôle, une mission claire qu’ils comprennent et approuvent. Ceux-là sont les victimes inconscientes d’une société d’hyper-croissance et d’uniformisation de masse qui les empêche de trouver leur place : personne ne veut être un mauvais investissement. Personne ne veut être pris pour moins que ce qu’il ne vaut. Personne ne veut être la preuve que la vie ne vaut finalement vraiment rien. Alors tout le monde avance dans les pas de celui qui le précède. L’individualisme est total et rend la dépendance collective et massive, le naufrage est universel.

La consommation n’est pas un mode de vie ni une fin en soi et nos générations en prennent conscience dans la frustration et la douleur, ce qui n’est pas sans engendrer une certaine forme de violence.

02. Un regard survivaliste sur les restes du monde

Au-delà de l’accumulation de connaissances et de matériel, le survivalisme s’appuie sur la compréhension du monde qui l’entoure. Ceux d’entre vous qui ont lu 1984 de George Orwell se souviennent certainement de ce slogan: « LA GUERRE, C’EST LA PAIX. LA LIBERTE, C’EST L’ESCLAVAGE. L’IGNORANCE, C’EST LA FORCE.»

Ce slogan du régime politique fictif (ANGSOC) de 1984 de George Orwell illustre parfaitement la stratégie de contrôle mise en place par nos gouvernements et la contradiction permanente dans laquelle nous vivons. La double pensée orwellienne qui consiste en l’acceptation simultanée de deux concepts contradictoires  se retrouve par exemple dans le concept de guerre « préventive » moderne (Irak, Afghanistan, Lybie, Syrie, etc.) utilisé par les États-Unis et l’OTAN.

02.1 « La guerre, c’est la paix »

Éliminer un adversaire potentiel avant qu’il n’ait une chance de pouvoir se défendre honorablement dans le cadre d’un éventuel conflit est interdit par le droit international, mais le concept de guerre préventive existe pour contourner cette interdiction : appuyés par le flot continu d’informations orientées des médias, les gouvernements nous emmènent faire la guerre pour ne pas faire la guerre.

Ce système de pensée se retrouve aussi dans les discours politiques : le meilleur exemple récent en est l’élocution du Président de la République Française qui au lendemain des attentats du 13 novembre 2015 annonçait gravement « la France est en guerre » devant le Parlement et la France entière et déclenchait l’état d’urgence… sans qu’aucune mesure cohérente ne soit mise en place par la suite : du jamais vu au pays de la pensée cartésienne.

La population française, à qui on a annoncé la guerre suite à des attaques d’une barbarie extrême qui ont fait 130 morts, plus de 400 blessés et détruit des milliers de vies, a donc continué à vivre comme en temps de paix. Si certains analystes politiques voient dans cette déclaration présidentielle une énième maladresse de communication, on peut en faire une lecture différente. La répétition de cette déclaration et les invitations lâches du Premier ministre à « s’habituer à vivre avec le terrorisme » pourraient laisser penser qu’on cherche à nous habituer à vivre en paix dans un état de guerre permanent. Aveu d’impuissance ou manipulation ?

Le résultat est le même pour le citoyen. De tous  temps, la propagande mensongère a été la composante majeure des systèmes politiques sans principes. Tous les systèmes tentent de convaincre leurs électeurs que le système est bon, juste et noble, digne d’être défendu et perpétué… Mais en France, y croit-on encore ?

02.2 « Et je soufflerai sur ta maison… »

L’objectif des terroristes est de perturber notre mode de vie et de nous faire vivre dans la peur constante d’une attaque. Les réponses hasardeuses apportées par les politiciens, loin de créer de la réassurance, appuient malgré eux cet agenda : déploiement inutile de militaires et de policiers patrouillant en tenue de combat dans les rues, propositions de lois visant à restreindre l’accès aux armes à feu à la population, édition de consignes à respecter en cas d’attaque… l’intégration de l’islam en France (comme ailleurs) est un échec et la guerre se mène désormais à la fois contre un ennemi intérieur et extérieur.

Toutes ces mesures soulignent la soumission et l’impuissance de notre nation devant l’ennemi et influent négativement sur le quotidien du citoyen sans le protéger pour autant. Et rares sont ceux à opposer le bon sens à ces dispositions. Les militaires sont formés à la guerre conventionnelle et ne sont ni organisés ni équipés pour s’engager rapidement et efficacement dans des situations où civils et terroristes sont mélangés.

Nos policiers, qui sont d’ailleurs souvent adeptes du survivalisme, souffrent d’un manque de personnel, de formation et d’un équipement désuet dont le remplacement est sans cesse repoussé par manque de budget… En dépit des millions dépensés par le gouvernement dans des projets inutiles ou moins urgents. On l’a bien vu lors des attaques du 13 novembre 2015, les terroristes ont pris leur temps avec leurs victimes, en particulier au Bataclan.

02.3 Le jeu de quilles de l’ennemi : strike sur un peuple français désarmé

Tels des renards dans un poulailler, ils ont joué avec nos frères, nos femmes, nos adolescents avant de les mettre à mort. Ils ont pris leur temps car ils savaient qu’il n’y avait aucune chance qu’ils rencontrent la moindre résistance armée de la part de leurs otages. Et devant la volonté des citoyens de s’armer pour se protéger, la leçon que tirent les politiciens est : il faut interdire les armes à feu à la population. A ce titre, le cercle des tireurs sportif et le mouvement survivaliste sont surveillés de près.

L’explosion du survivalisme en France est directement liée à la montée de l’insécurité et à la fréquence de plus en plus élevée des attaques terroristes. Les bombes ont été délaissées pour des attaques barbares à l’arme automatique, à la machette, à la hache, au couteau ou au camion-bélier… La capitale n’est plus la cible unique et chacun se sait désormais la victime potentielle d’un « déséquilibré« . Survivalisme et défense sont directement lié et sous l’impulsion de l’Union Européenne, les lois sur le contrôle des armes légales se durcissent. L’interdiction pure et simple de détenir une arme finira par tomber, ce n’est plus qu’une question de temps. Il ne faudrait pas que le peuple Français aie l’idée de se défendre… la puissance de l’État ne doit pas être remise en cause (on ne peut mettre fin à la tyrannie sans recours à la force…) et le spectre de la guerre civile ne doit pas être agité.

Pourtant, l’ensemble des tueries de masse procède du même mode opératoire bien connu : un ou plusieurs assaillants lourdement armés pénètrent dans une enceinte abritant des civils désarmés et les massacrent. Le concept de gun-free zonesinventé par les américains pour créer des zones de sûreté est en réalité le meilleur moyen de créer des pièges mortels pour les civils.

Il en va de même à l’échelle d’un pays. Incriminer préventivement les citoyens et chercher à les priver de leur doit à posséder légalement les armes à feu qui leur permettraient de se défendre est une hérésie sans nom. Désarmer un peuple revient à nier son droit à l’autodétermination et à l’offrir en sacrifice au premier assaillant venu. Le survivaliste et le tireur sportif, qui souvent sont une seule et même personne, ne savent cela que trop bien.

La seule réponse apportée par la population aux massacres du 13 novembre aura été le dépôt de bougies, de fleurs et de peluches devant les lieux où ils furent commis, symptôme d’une population infantilisée qui ne juge et ressent les événements que par le prisme façonné par les médias et les discours du pouvoir en place, qui la dispensent d’exercer son jugement et de prendre en main son destin. La guerre de la désinformation fait rage, les mêmes images et les mêmes discours tournent en boucle sur les chaines télévisées et l’effet de sidération fait son œuvre. « Vous n’aurez pas ma haine ».

Dépendant et désarmé, le citoyen devient un sujet à la merci des décisions de la classe politique qui règne en maitre. La guerre est là, invisible mais prête à s’abattre et à déchaîner toute sa barbarie dans le monde fleuri et vulnérable des gentils, peuplé de peluches, de dessins d’enfants et de bougies ; la violence en suspens a alors un effet de pétrification sur le peuple impuissant et l’enferme dans la psychose. Ceux qui contrôlent les médias, et donc les esprits des citoyens, ont un pouvoir dont n’auraient pas osé rêver les rois et les dictateurs. La population, couche par couche, perd progressivement toute capacité de discernement. Or le discernement est la capacité à reconnaître la différence entre croyance et réalité démontrable. Aujourd’hui, tout n’est plus que croyances martelées… Le survivalisme et sa philosophie visent à contrecarrer cela.

02.4 « La liberté, c’est l’esclavage »

Ce slogan pourrait malheureusement être gravé sur les devantures de la plupart des entreprises. Aussi paradoxale que cette affirmation puisse paraitre, elle est à la base de la structuration de notre société moderne. De l’ouvrier au ministre, tous les êtres humains sont esclaves de l’argent et du profit : ils doivent travailler pour vivre et s’acquitter de taxes et d’impôts souvent abusifs pour faire partie de la société, certains plus que d’autres, certains profitant des autres. Néanmoins, beaucoup s’imaginent être libres.

Si vous avez un doute, cessez de payer lesdits impôts et vous comprendrez rapidement que la liberté s’achète. Le système financier nous oblige à pointer chaque jour de 9h à 18h et peu nombreux sont ceux qui peuvent se targuer de faire un travail à la fois bien payé, créatif, stimulant et utile à la société. Bien souvent, la seule motivation pour aller travailler est la paye à la fin du mois, qui bien sûr ne suffit pas à combler les besoins et ce n’est pas un hasard. D’un côté, le smicard vit un survivalisme économique forcené : vivre avec rien ou presque est un vrai combat quotidien, personne ne peut le nier.

Travailler plus pour gagner plus… pour payer toujours plus

Le schéma est le même dans toutes les entreprises : les équipes dirigeantes sont payées 5 à 10 fois plus que les petites mains (ouvriers, agents de maitrise, cadres) car en maintenant la plus grande part de la population dans la précarité on l’enferme dans sa condition et on la fait se concentrer sur ses problèmes matériels : comment payer les impôts, économiser pour changer de voiture, mettre de côté pour les vacances des enfants ou pour la retraite, s’offrir tel bien ou tel service… d’ailleurs nombreux sont ceux qui s’intéressent d’abord au survivalisme par nécessité matérielle.

Avec de telles préoccupations, l’envie d’envoyer paître son patron ou de prendre du temps pour se lancer en politique disparait aussi vite qu’un SMIC en période de Noël. La pauvreté, la maladie et la guerre sont profitables mais rien n’arrive à la cheville de l’esclavage salarié quand il s’agit de contrôler la population tout en la mettant au service du capital.

L’argent est devenu la religion planétaire, partout dans le monde on trouve ses fidèles. Des êtres qui vivent une vie d’esclave, piégés dans des cages de verre et de béton le jour, hypnotisés devant des écrans la nuit. Dépendants de tout, ils assemblent leurs chaînes minutieusement dans des jobs qui ne sont d’aucune utilité à leur prochain. Obéissants et soumis à l’autorité ils sont les suppôts d’un mal exponentiel et les plus dociles d’entre eux sont glorifiés par la société comme ambitieux. De bons soldats bien sous tous rapports, prêts à piller, trahir et tuer avec la bénédiction de la Machine qui joue de leurs frustrations. Se soumettre au système est leur victoire la plus étincelante ; en être exclu est leur pire cauchemar.

02.5 « L’ignorance, c’est la force »

Ces quelques mots reflètent bien l’absence d’écoute et de partage du savoir entre les élites auto-proclamées et le simple citoyen, le manque de transparence et l’immobilisme des gouvernements ainsi que la confiscation du pouvoir au peuple en dépit des discours, des postures et du cirque démocratique. On le sait et on le constate chaque jour dans le monde entier, un système politique fera n’importe quoi pour préserver son pouvoir, y compris envoyer sa nation à la casse. En Chine, on dit qu’un sot juge les gens sur leurs paroles, et qu’un homme sage les juge sur leurs actes et leur accomplissement… Avec une classe politique qui n’accomplit rien, nous en somme réduits à choisir nos présidents en fonction de leur degré de corruption. Et tout cela semble banal en France, berceau de la démocratie…

Nos jeunes sont désormais programmés dès le plus jeune âge pour exécuter des tâches binaires, leur raison d’être est de générer plus de zéros sur un serveur bancaire car leur survie en dépend : personne ne leur a appris l’indépendance ni montré qu’une autre voie est possible. La liberté  passe aujourd’hui au travers d’une vie professionnelle dévorante et d’un casque de réalité virtuelle ; l’expérience n’est plus acquise mais simulée et personne ne questionne les programmeurs. C’est une véritable guerre de destruction intellectuelle qui est menée et la conquête se fait par la saturation des esprits.

survivaliste préparation guerre virtuelle

Déconnexion totale de la réalité pour un abrutissement maximal

Le constat est clair : nos vies s’articulent autour de centres d’intérêt, d’actions et de matériels qui s’éloignent et nous éloignent chaque jour un peu plus de nos besoins réels. Les séries nous abreuvent d’histoires extraordinaires abordant d’ailleurs souvent la question du survivalisme (The Walking Dead, Jericho, The leftovers, The 100, etc.) pendant que nous sommes vautrés dans nos canapés. Il suffit d’allumer sa télévision ou de s’attarder sur les publicités placardées dans les couloirs du métro parisien pour prendre conscience que la priorité de l’humanité est devenue de s’échapper du réel. Qu’il s’agisse de consoles de jeux, de chaînes câblées proposant des milliers d’heures de séries à visionner ou de casques de réalité virtuelle invitant à l’évasion numérique, la tendance générale s’inscrit dans la fuite de la réalité. Nous sommes entrés dans l’ère du divertissement.

Diversion : Manœuvre ou procédé visant à attirer l’adversaire vers une zone ou un point différent de celui sur lequel on compte attaquer : opérer une diversion. Événement, action qui amène quelqu’un à détourner son attention d’une tâche, d’un souci : Une agréable diversion à son ennui.

Cet éloignement de la vie et l’ultra dépendance au système qui en découle résultent d’une certaine atteinte de la civilisation telle qu’elle nous est présentée par la société de consommation. Ce que nous appelons survivalisme était tout simplement la vie pour les générations qui nous ont précédées. Le survivalisme d’aujourd’hui ferait sans doute sourire nos ancêtres. Dans notre monde moderne, un être civilisé est un être qui ne se soucie pas de pouvoir satisfaire lui-même ses besoins physiologiques, il se consacre au travail et au divertissement. Chacun de ses actes génère des profits pour la Machine et c’est la Machine qui pourvoit à ses besoins vitaux.

02.6 L’esclavage moderne

Chacun doit pouvoir se dédier entièrement à travailler, à consommer et à se divertir pour combler les temps morts entre ces deux activités. Ces derniers se font d’ailleurs de plus en plus rares : le divertissement devient lui-même une source inépuisable de consommation : télévision à la demande (payante bien sûr), électroménager connecté avec fonction de commande automatique, jeux avec achats intégrés, etc. La consommation s’insinue partout et tout le temps, omnipotente, omnisciente, vorace.

Telle l’oie que l’on gave, l’humain devient une machine à consommation perpétuelle. Une personne qui se soucie de sa capacité à vivre sans l’appui des miracles et du harcèlement constant de la société de consommation  (c’est-à-dire, qui met en doute sa pertinence, ses intentions, ses valeurs et sa pérennité, un survivaliste par exemple) est considérée comme réactionnaire -voire dangereuse-, mise au ban par les gens « normaux » et lapidée par les médias.

Mais quelle est donc cette norme à laquelle on veut nous faire adhérer à tout prix ? Accepter la cheptelisation de l’humanité, la privatisation des gains et la socialisation des pertes, la décadence de la société et la destruction des valeurs, la négation du bon sens et de l’équilibre naturel et l’usure de l’humain jusqu’à la corde, voilà ce qu’est devenue la normalité (lire accès à la consommationprogrès et cohésion sociale). Le survivalisme, au-delà des considérations de sécurité physique et matérielle, vise aussi à préserver l’esprit. Et plus le temps passe, plus il devient urgent de se prémunir contre les déviances que provoque la société « moderne ».

02.7 Le survivalisme pour reprendre le contrôle

Devenir survivaliste et résilient, c’est travailler sur soi pour y échapper et créer sa propre réalité pour vivre en accord avec ses valeurs. Gagner son autonomie, c’est se donner les moyens d’être plus confiant en l’avenir et s’offrir une paix de l’esprit pour avancer le plus sereinement possible dans un monde instable et incertain. Un pied dedans, un pied dehors : il faut profiter de la croisière mais être prêt à sauter dans un canot de sauvetage si le navire sombre. Et comme à bord du Titanic, il n’y en a pas assez pour tous les passagers.

Le constat est terrible : on ne peut pas changer le monde. Mais on peut changer son monde. Prendre le contrôle de sa vie et de son environnement pour le simplifier et le sécuriser est à la portée de chacun et pour cela il suffit d’ouvrir les yeux. La résilience c’est aussi, en partie, sortir de l’enfance. L’homme est une créature d’habitudes en quête constante de réassurance ; le réflexe enfantin de se cacher dans les jambes de ses parents se transpose à l’âge adulte par le réflexe de faire appel à la protection de la société, même si elle en est incapable. Le survivaliste apprend à rejeter ce réflexe et à ne s’appuyer que sur lui-même.

La vulnérabilité entraine la peur et pour beaucoup la peur appelle le déni. Peut-être avez-vous déjà fait part de votre préoccupation à des collègues ou à des proches et essuyé des regards fuyants ? C’est frustrant mais tout à fait normal. Le commun des mortels fait tout pour oublier qu’il l’est ; ne vous avisez surtout pas de lui rappeler. La vie s’en chargera.

Si vous lisez cet article c’est que vous savez que quelque chose ne tourne pas rond et que vous voulez agir. Votre instinct de conservation s’est réveillé car vous sentez que le système se trouve déjà dans une situation critique et qu’il pourrait brutalement tout entrainer dans sa chute. Vous l’avez écouté et c’est très bien, soyez-en fier. Le mouvement survivaliste s’appuie sur l’espoir et le courage, signe le désir de renouer avec la vie et le refus de se soumettre un esclavagisme pervers.

Le survivalisme est la forme la plus avancée d’engagement et de désobéissance civile. Et par-dessus tout, c’est un chemin qui mène à la vie dans sa nature la plus authentique. En minimisant notre dépendance, nous regagnons notre indépendance, notre liberté et surtout notre humanité.

Si les quelques ondes négatives attachées au terme « survivalisme » vous dérangent, sachez que ce n’est qu’un mot. Les valeurs et notions qu’il abrite sont, elles, universelles et positives.

03. De l’ultra-consumérisme au survivalisme en France : les raisons du changement

L’objectif du survivalisme est d’apprendre comment se passer au maximum des systèmes de support et de la respiration artificielle qu’ils représentent. Le but profond est de (re)conquérir son humanité et de s’ancrer dans le réel.

03.1 La place du survivalisme dans une société déséquilibrée

Maslow a théorisé qu’en tant qu’êtres humains, nous avons différents besoins à combler pour nous épanouir dans notre condition et pour tendre à la civilisation. Ces besoins sont hiérarchisés (à tort dans un contexte de développement personnel mais à raison dans un contexte de survivalisme) en 5 strates pyramidales et complémentaires qui entrent dans 3 sphères de besoins à la fois différents et indissociables : besoins physiologiques, besoins psychologiques et enfin, besoins sociologiques.

survivalisme pyramide de maslow

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Ils sont tous en moi.

 

Treize pages achevées sur le troisième tome.
Entre "Les héros sont tous morts" / "Tous, sauf elle" / "Il faudra beaucoup d'amour" / j'arrive à 54 personnages...
Et tout ce monde qui vit en moi, que j'observe, ceux qui sont morts, et ceux à venir qui prennent forme, je les vois, je les entends, je les écoute, je les comprends. Lorsque j'écris, je les ressens, je deviens eux et simultanément je reste celui qui transcrit leur histoire. 
Je suis une femme, un homme, un assassin, un bienfaiteur, un visionnaire, un désespéré, un survivaliste ou un indifférent, un abruti ou un chercheur, un chasseur viandard ou un chasseur aimant, un montagnard, un citadin, un banquier, un terroriste, une femme d'affaires, une coureuse de trails, un migrant désœuvré et haineux, un migrant reconnaissant et dévoué, un simple soldat ou un colonel, un tueur à gages, un homme de mains, un majordome garde du corps, une jeune femme étudiante et son amoureux, une communauté entière dans un hameau perdu... Et je suis celui qui écrit tout cela. 
Et lorsque j'éteins l'ordinateur et que je vais dormir, ils viennent dans mes rêves...
J'écris.