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Le moustique tigre

Enervement à la lecture de l'article sur l'invasion de moustique tigre dans la région grenobloise...

On explique comment traiter les eaux stagnantes, c'est à dire comment l'homme doit s'y prendre pour réduire la prolifération des larves.

Mais le premier problème n'est pas là.

L'origine du mal remonte à l'impact de l'homme sur les prédateurs du moustique et en premier lieu, les oiseaux.

Depuis 25 ans qu'on habite en Savoie, on a vu diminuer de façon effarante la population de petits oiseaux, moineaux, mésanges, hirondelles, bouvreuils, et passereaux en tous genres. Je peux ajouter l'affaiblissement considérable des batraciens. Ici, on a un lac qui sert de zone de reproduction aux grenouilles et depuis plusieurs années, on les récupère quand ils descendent des collines pour éviter qu'elles soient écrasées par les voitures. On les met dans des paniers et on les libère à l'eau. Là aussi, les populations péréclitent de façon alarmante. 

Quelles sont les raisons ? Pesticides, agriculture intensive, remembrement et urbanisation, circulation routière, pollutions des cours d'eau etc etc...

Alors, avant de demander aux jardiniers et adeptes de potager et donc récupérateurs d'eau de pluie de "nettoyer" les eaux des bassins, il faudrait dans un premier temps et de façon urgente s'intéresser à la survie des prédateurs...Encore une fois, on travaille à l'envers...

 

Le moustique-tigre a envahi l'agglomération grenobloise

 

© France 3 Rhône-Alpes © France 3 Rhône-Alpes

 

Le moustique-tigre sévit plus que jamais autour de Grenoble. Plusieurs communes de l'agglomération ont dû faire appel aux experts de l'Entente Interdépartementale Rhône-Alpes de Démoustication pour venir à bout du petit insecte tigré.

Par LC 

ZZzzzZZ... Il est partout, le moustique-tigre. Et notamment près des berges de l'Isère, à l'Ile Verte à Grenoble. Les habitants n'en peuvent plus, mais les pharmacies se frottent les mains: les ventes de répulsif battent des records. 
 

Prolifération du moustique-tigre
Intervenants: Catherine Zitouni, préparatrice en pharmacie - Stéphane Serrano, technicien EID, Entente Interdépartementale de Démoustication - Stéphane Campos, technicien EID - Michel Chamel, habitant de Saint-Martin-d'Hères Equipe: Jean-Christophe Pain - Jérôme Ducrot


Certaines communes, dont Saint-Martin-d'Hères, ont pris le problème à bras-le-corps. Elles ont dû faire appel aux experts de l'Entente Interdépartementale de Démoustication. Traitement et prévention... Ces experts font aussi du porte-à-porte pour informer les habitants sur les bonnes habitudes à prendre.

 

© ARS

Le moustique

Le moustique, ses oeufs, ses larves et sa nymphe

Sous le terme 'moustique' se cache toute une panoplie de diptères plus ou moins agressifs pour l'Homme. Qui est-il ? Comment se reproduit-il, pourquoi nous pique-t-il et comment l'éloigner ? Apprenons à mieux connaître cet insecte ailé.

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Moustique communOeufs, larves et nymphes de moustiquesLa moindre soucoupe remplie d'eau et les larves de moustiques se développentLe moustique tigre, Aedes albopictus

Le moustique, un insecte méconnu

 

Bien que la plupart des personnes ait eu à faire à un moustique un jour, bien peu connaissent cet insecte dans le détail. Il existe en fait plusieurs espèces de moustiques (3500 au niveau mondial) dont une quarantaine qui sévit sous nos latitudes. Les AedesOchlerotatus et Culexsont les espèces les plus fréquemment rencontrées.

La piqûre de la femelle, car seule celle-ci pique, peut causer des démangeaisons très gênantes.

Le 'moustique tigre' Aedes albopictus, zébré de blanc fait beaucoup parler de lui à cause de son installation sur notre territoire et du risque de transmission de maladies comme le chikungunya et de la dengue. A noter que certaines espèces autochtones peuvent aussi transmettre le virus West Nile dont quelques cas d’infection humaine et équine ont été signalés en Camargue et dans le Var en 2003-2004.

Autrefois en Corse et dans le Var, l’Anophèle était le vecteur du paludisme mais un traitement massif en est venu à bout. Il sévit encore malheureusement de part le monde contaminant chaque année de nombreuses personnes.

Cycle de vie du moustique

Selon l'espèce, le cycle de vie du moustique peut varier de 3 semaines à plusieurs mois, certaines d'entre-elles ayant la capacité d'hiverner. Dans leurs premiers jours de vie, les adultes se nourrissent de nectar puis vient le temps de se reproduire. L'accouplement se déroule soit en vol soit sur un support. Le sperme est alors stocké par la femelle qui devra prendre un premier repas sanguin afin d'assurer la maturation des œufs grâce à cet apport protéiné.

Selon les espèces, les femelles piqueront des batraciens (Culex hortensisCulex impudicus), des oiseaux (Culiseta longiareolata) et bien sûr des humains (Culex caspiusAedes detritusCulex pipensAedes albopictus...). Une fois le repas pris, la femelle attend dans un endroit abrité que les œufs soient arrivés à maturité pour pondre. La ponte se fera dans de l'eau stagnante de préférence, voire dans une flaque boueuse car les œufs peuvent rester viables malgré une longue période de sécheresse. Chaque ponte donnera naissance à 100 voire 400 œufs qui se transformeront en larves aquatiques durant 7 à 12 jours. Ces dernières deviendront ensuite des nymphes en 2 à 4 jours pour devenir adultes et prendre leur envol.

Les repas, qu'ils soient faits de nectar ou de sang, se prennent souvent au crépuscule. S'adaptant particulièrement bien, le moustique hiverne à un stade bien précis de son développement selon l'espèce si la région présente un hiver trop rigoureux. Certains hivernent au stade d’œufs, d'autres de larves, d'autres encore au stade adulte. Il trouvent alors un abri mais ne se reproduiront pas avant que les jours aient rallongés et que les températures soient plus clémentes.

Les prédateurs du moustique

Conserver une belle biodiversité au jardin permet de lutter contre les moustiques de façon naturelle. Les oiseaux sont de grands amateurs de ces insectes, tout comme les batraciens, les reptiles ou même les chauves-souris.

Les poissons assurent aussi une part du travail d'élimination s'attaquant directement aux œufs, larves et nymphes !

L'Homme est bien sûr un des plus gros tueur de moustiques puisque sa durée de vie passe de 6 mois à 6 semaines en période estivale tant il est chassé à cause des désagréments qu'il cause.

Certaines plantes peuvent aider à les repousser sans pour autant les tuer, il s'agit de Pelargonium citrosa (Géranium odorant), Cymbopogon citratus (Citronelle), mais aussi de la melisse, du basilic à petites feuilles ou du thym citron.


 

Handicap et scolarité

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« Lettre d’une AVS… Une quoi ? »

 

 

aeshjob 

J’éprouve un besoin, une obsession, mieux une obligation. Témoigner.
Je suis auxiliaire de vie scolaire. Ce que j’éprouve n’est pas de l’aigreur ou de la fatigue mais plutôt un sentiment d’impuissance et d’injustice.
Je suis une femme, j’ai 40 ans, je vis en couple et j’ai deux enfants.
Je possède une maîtrise d’arts plastiques.
J’ai travaillé dans le domaine du social tout en étant bénévole dans une association d’arts plastiques et en ayant passé un certificat d’art thérapie.

Depuis 8 ans je travaille en tant qu’auxiliaire de vie scolaire.
Vous savez ces personnes sans qui les enfants handicapés ne pourraient ou auraient de grandes difficultés à être scolarisés.
Vous connaissez ? Ces personnes qui sont embauchées avec un baccalauréat minimum, qui tentent d’adapter la pédagogie des professeurs au handicap de l’enfant qu’ils accompagnent, qui assistent aux réunions pluridisciplinaires pour mettre en place un projet d’accueil de l’élève dans l’école.
Vous savez ces personnes qui s’informent, se documentent sur le handicap spécifique de l’enfant dont ils s’occupent.
Ces personnes qui aident l’enfant à la bonne mise en œuvre de son intégration sociale avec ses camarades, avec le personnel de l’école, celles qui font le lien entre les parents et l’école, celles qui dialoguent, qui écoutent, qui essaient de comprendre, d’expliquer.
Celles qui aident l’enfant à aller aux toilettes, qui le nettoient, qui le recoiffent, qui le rhabillent, qui l’accompagnent dans toutes les activités scolaires extérieures à l’école.
Ces personnes payées une misère auxquelles aucun CDI ou titularisation ne peuvent être promis, auxquelles aucune certitude de reconduction de CDD ne peut être garantie.

Et bien, ces personnes c’est moi et quelques milliers d’autres qui aiment leur travail, qui se sentent utiles et qui réfléchissent à leurs rôles professionnels dans leur établissement, qui s’adaptent aux différents enfants qu’ils suivent, qui sont surdiplômés par rapport à la fiche de poste qu’ils ont ou par rapport au dernier « diplôme » niveau CAP pondu par on ne sait qui .
Ce sont ces personnes qui depuis des années ont réfléchi et ont créé le métier d’auxiliaire de vie scolaire (AVS) maintenant accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH)
,oui les acronymes sont importants dans l’Education Nationale.

Après 6 ans de contrat d’un an, renouvelé tous les ans, je suis virée, non pas que je travaille mal, que j’ai commis une faute grave, non il s’agit de la fin de ce système de renouvellement qui mettrait l’éducation nationale en infraction si elle me proposait un autre contrat.
Deux ans de chômage où je vous passerai les détails pour trouver un emploi ou prétendre à une formation professionnelle.
Puis un autre contrat, privé, en CAE-CUI. Qu’est- ce donc ? Mon salaire est subventionné à 70% par pôle emploi pour permettre à un autre établissement
de me recruter. Il s’agit à la base d’un contrat pour aider les plus démunis, les plus mal diplômés à être embauchés.
J’ai droit à ce contrat car cela fait 2 ans que je suis au chômage. Quelle aubaine pour les principaux d’établissement qui peuvent embaucher à 20h, pas plus, au smic (675€ par mois) des personnes soit diplômées en psychologie, soit avec une expérience de plusieurs années dans le monde du handicap, soit ayant un master I, II etc.
Ce contrat est valable 2 ans et ne peut être renouvelé. Me voilà en fin de contrat, j’ai 40 ans, une famille, une expérience professionnelle qui n’est
absolument pas reconnue, et quoi ? Il faut que je refasse 2 ans de chômage pour pouvoir être à nouveau rembauchée ? 675€ de chômage ça fait… Oups, à peu près 400€ par mois pendant 2 ans. Quelle aubaine !

J’avais envie d’expliquer ma situation qui est semblable à beaucoup d’autre et encore, je peux prétendre avoir de la chance d’avoir un compagnon qui travaille. ( Bonjour l’indépendance financière ! au revoir féminisme !)
Une collègue doit aller au resto du cœur pour nourrir son enfant. Elle rentre dans les statistiques des travailleurs pauvres surdiplômés.
J’en deviendrais cynique si ce n’était pas à pleurer ! Comment être disponible et à l’écoute de tous ces enfants emprisonnés dans leur handicap lorsque l’on ne sait pas si son propre enfant mangera à la fin du mois ? Et pourtant, elle parle de son métier comme d’une passion.

Mais voilà que mes deux ans de contrat se terminent, et voilà que j’ose demander un CDI. Qu’ai-je fait, quoi ! Non, mais moi petite AVS demander un CDI, alors que j’ai raté tous mes concours, alors que l’inspection académique n’a aucune trace de mes recherches d’emploi pérenne…
Non, vous ne rêvez pas, c’est exactement ce que m’a répondu mon administration.
Après de nombreuses turpitudes et combats, j’ai décroché…un nouveau CDD renouvelable tous les ans pendant 6ans à 600€ par mois !
Me voici repartie dans les méandres de contrat précaire, de CDD qui n’en finissent plus, de quotité horaire dérisoire.
Allez tiens bon après 14 ans de CDD tu pourras peut-être bénéficier de l’aumône d’un CDI à 20h.
L’AESH est très souvent femme, très souvent considérée comme dévote, prédisposée au bien être des autres, au « care », tout ce qui peut être dans notre schéma de société patriarcale dévolu à la féminité.
Pourtant accompagner un élève handicapé n’est pas que du soin et de la douceur. Parfois il s’agit aussi d’une relation conflictuelle, d’une réflexion psychologique et pédagogique, d’une observation, d’une posture professionnelle et non compassionnelle, il s’agit de comprendre le fonctionnement de l’enfant de l’intégrer dans un projet de progression dans ses apprentissages, il s’agit d’un travail d’adaptation, un travail de groupe, d’équipe, il s’agit d’inclusion scolaire.

C’est un métier passionnant que beaucoup laissent tomber à contre cœur au vue du salaire misérable.
Mais de plus en plus de collectifs d’AVS et d’AESH se créent un peu partout en France qui ne murmurent plus mais crient, grondent et commencent à se faire entendre.
Impuissance, injustice, dégoût, voilà mes sentiments, mes sensations face à l’immobilisme des pouvoirs publics.
J’écris cette lettre pour tous les parents d’enfants en situation de handicap qui sont épuisés de devoir combattre, revendiquer, tomber, se relever, se remettre prêt au combat pour leur enfant.
Je l’écris pour tous les accompagnants qui sont injustement maltraités par l’administration, qui ne sont « rien » (c’est à la mode, je crois) face aux hauts fonctionnaires de l’éducation nationale et qui font un travail remarquable.
Ceci est une réponse à un besoin, une obsession, une obligation. »


Agathe.

 
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15 commentaires sur “« Lettre d’une AVS… Une quoi ? »”

  1. Bonjour, vous ne pouvez pas mieux résumer !! Je suis dans la situation de votre amie, maman de 53 ans solo avec une fille de 18 ans qui doit entrée a la faculté en septembre prochain et Ouiii avec 687 € par moi et un emploi précaire , comment peut-on exploiter encore un peu plus ces pauvres AVS nous sommes juste un pion pour ces petits qui ont besoins de gens comme nous!!! Parents aidés nous .

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  2. oui AGATHE, oui, mille fois oui. Je te rejoins et me reconnais dans ta lettre et suis approximativement dans le mème cas de figure sauf que je suis plus âgée, et avec une longue expérience dans l’éducation spécialisé. J’ai eu le malheur de changer de région pour suivre mon conjoint, et là fini, plus d’expérience, plus de reconnaissance et cela fait 11 ans que je fais des CDD, payés au SMIC. J’ai de plus commis la pire des choses, avoir un enfant à 40 ans ……Alors depuis 4 années, j’exerce la fonction d’AVS en CUI, puisque éducatrice spécialisée, ce n’est plus possible…. J’aime ce que je fais mais la différence de salaire à été très difficile a accepter ainsi que le niveau de reconnaissance, je m’accroche et essaie là ou je suis de faire bouger les lignes …..

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  3. Merci pour ta colère qui me fait du bien.Cette précarité permanente est très difficile et pourtant c est un métier qui a du sens!Je suis en cdd aesh et c est très difficile de ne pas savoir si contrat renouvelle ou pas et cet espèce de salaire miséreux qui ne permet pas de vivre même si les enfants restent optimistes dans ce monde d adultes!!!!!

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  4. J’ai lu.
    Je me suis reconnue.
    Les larmes montent
    La gorge se serre
    La passion est
    Pourquoi tant de méprise et de braderie
    Pourquoi ça semble figé dans le marbre des vieille rues institutionnelles
    Pourquoi rien ne concorde….

    Pourquoi ? L’argent, cette erreur créée par l’Homme contre lui même.

    Val. Aesh.

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  5. bonjour!
    je suis un homme et aesh (et oui, il y en a, mais maintenant je suis habitué et accepte, toujours avec un sourire, la féminisation de ce métier, même quand on parle « d’une avs « , en ma présence en équipe de suivi…)
    rien à redire sur tes propos, car certes c’est un métier passionnant….mais tellement peu reconnu (et je ne parles pas que du salaire!)
    en tout cas je suis de tout coeur avec toi, et je pense que l’on est nombreux(ses) à partager ton avis, à en avoir marre de cette précarité, pour soi et pour les autres
    personnellement, j’ai eu beaucoup de chance dans mon parcours d’aesh (je suis en cdi à 27h mensuel), à défaut de mon parcours professionnel (bac+3), mais suis dépité par la situation de nombres de mes collègues, et quand je vois le type de diplôme qu’ils nous pondent!
    je sens , et j’espères que l’ensemble de nos collègues vont réagir et ne plus accepter d’être traité(e)s de la sorte
    je suis du 44 (nantes) et dois avouer que dans notre département, on ne voit pas forcément beaucoup de collègues pour se rassembler ou assister à des réunions syndicales, mais j’ai bon espoir quand je vois que dans beaucoup de coin dans la france, les gens commencent à se réveiller
    bon courage à tous et à toutes
    nicolas

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  6. euh ok, pas de souci
    moi je tiens juste à être solidaire avec tout mes collègues
    et tant que les uns peuvent apporter aux autres!
    bonne journée à vous
    nicolas, alias pitou

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  7. Bravo Agathe, quel courage, moi je l’ai un peu perdu !! Dans 2 ans, j’en aurai 50 !! j’ai un BAC + 3 et je me me dis : quelle cata !! alors c’est sûr c’est un métier passionnant, mais difficile, non seulement nous n’avons pas de salaire décent mais en plus nous n’avons même pas des formations intéressantes et utiles !! Je ne sais pas si c’est pareil dans toute la France, mais dans le 86 à Poitiers, c’est la catastrophe, on ne répond pas à nos questions, à nos demandes, le rectorat balance des personnes qui viennent de n’importe quel horizon sans formation sur le terrain et elles se retrouvent face à des enfants, des ados, des handicaps, des situations aussi différentes les unes que les autres, et aucunes aides pour s’adapter, pour débuter, pour savoir ce qu’il faut faire !! Alors moi j’ai eu la chance de tomber dans un Lycée extra, avec une CPE extra, qui à pris le temps de m’expliquer ce qu’il fallait faire et comment, et qui laisse sa porte ouverte en permanence en cas de besoin … mais Il ne faut surtout pas compter sur le rectorat, il faut aller sur internet pour se former, fouiller, aller dans les bibliothèques pour trouver des ouvrages appropriés au handicap de votre élève… bref c’était juste pour compléter un peu ton propos, car il y a tout ce que tu as dit qui est totalement vrai et qu’il faut dénoncer, tu as complètement raison, mais je crois qu’il est important que les parents savent que ce n’est pas un petit CAP qui va changer grand chose, surtout si le rectorat n’est pas capable de mettre un contenu utile dans cette formation !!
    bonne journée à tous
    Lo

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    • Lo, tu ne dois pas te décourager ! J’ai 55 ans, 2 années d’AVS et je démarre à la rentrée en tant qu’AESH, CDD d’un an.
      Le plus difficile pour moi est la non-reconnaissance des équipes avec lesquelles nous travaillons, et je l’attribue au manque de professionnalisation, donc avant tout de formation. Et aussi critiquable que soit le DEAES nouvellement créé, j’y vois quand même une avancée. Je compte le préparer en VAE.
      Je ressens ce besoin d’un diplôme pour être reconnue comme une professionnelle – j’ai vu trop d’AVS en CUI en manque total de motivation, je n’ose dire de « vocation ». Je suis d’accord avec Agathe, je marche comme beaucoup sur la même route qu’elle, mais les choses bougent, oui des collectifs se créent, il nous manque une représentation syndicale digne de ce nom, distincte des syndicats d’enseignants auprès desquels il est parfois très difficile de faire sa place.

      Aimé par 1 personne

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  8. Autisme Pyrénées Hélas, le combat est des deux côtés….AVS et Parents vs Administration qui n’a pas encore pris la mesure et l’ampleur du problème de l’inclusion des enfants handicapés. Il y aurait peut-être une action conjointe AVS-Assocations enfants handicapés à mener…

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  9. Beau résumé, que je vais partager, Agathe… Il y a 9 ans, je voyais la fin des six ans contractuels arriver (perso, j’avais bénéficié de contrats de 2 ans, gros privilège!). J’étais ultra formée (essentiellement par expériences successives et assez peu par les formations proposées qui venaient toujours « après la guerre ») j’avais une excellente réputation et j’avais fait partie de ceux qui ont essuyé les plâtres, quasi inconnus au bataillon, mais en vous lisant, je réalise que ça n’a quasiment pas changé, les AVS se débrouillent et trouvent en eux des trésors d’inventivité pour accompagner les élèves.

    Lors d’une réunion, une dame très haut perchée dans l’académie déclarait aux 400 AVS présents que leur fonction n’était pas un métier. Texto. Avec, en gros sous-entendu, « une fois que vous aurez fini vos 6 ans, faites une validation d’acquis, bougez vous les fesses et trouvez ENFIN un vrai métier » le tout assené sur un ton de mépris qui m’a mise dans une telle colère que je l’ai mouchée sur son terrain, sans m’énerver, avec acclamations finales (au temps pour ces bourrins d’AVS)

    Je ne sais pas ce qui est pire, ce salaire indigne ou le mépris que montre l’EN pour les pauvres petites fourmis travailleuses, en comptant toujours sur le « ils se débrouilleront ». Quoiqu’en fait c’est la même chose. A salaire indigne/statut inexistant/considération minimum.

    Mais l’indignité, elle est chez ceux qui décident que l’humain est moins important que des économies de moyens et de personnes, pourvu que la Machine fonctionne.

    Aimé par 1 personne

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Communication non violente

Les 4 clés de la communication non violente (CNV)

 

PAR  · PUBLICATION  · MIS À JOUR 

communication non violente

Selon son instigateur et créateur, Marshall Rosenberg,

« La Communication Non Violente, c’est la combinaison d’un langage, d’une façon de penser, d’un savoir-faire en communication et de moyens d’influence qui servent mon désir de faire trois choses :

  • me libérer du conditionnement culturel qui est en discordance avec la manière dont je veux vivre ma vie ;
  • acquérir le pouvoir de me mettre en lien avec moi-même et autrui d’une façon qui me permette de donner naturellement à partir de mon cœur ;
  • acquérir le pouvoir de créer des structures qui soutiennent cette façon de donner. » (via)

 

 

Retrouvez la suite de cette vidéo ici (merci à Cedric Eulliot pour son excellent travail de traduction).

 

Marshall Rosenberg a construit la communication non violente (CNV) sur 4 bases :

OSBD

O comme Observation

Observez mais ne faites pas de jugement de valeur et ne généralisez pas.

A éviter :  » Tu es tout le temps en retard/désagréable/triste ».

Préférez plutôt : « Nous avions rendez-vous à 18H. Il est 18H15. J’aurais aimé être averti de ton retard. »
« Je vois que les habits ne sont pas rangés dans l’armoire. »

 

S comme Sentiment

Exprimez ce que vous ressentez, partagez vos émotions.

 

Par exemple : « Quand j’entends ces mots, je me sens rabaissé et triste. » « Je suis triste,… »

Retrouvez le vocabulaire des émotions dans cet article.

 

B comme Besoin

Derrière chaque émotion, se cache un besoin satisfait (sentiment positif) ou insatisfait (sentiment négatif).

Les besoins sont à la base de la CNV car « les jugements portés sur autrui sont des expressions détournées de nos propres besoins inassouvis ».

Les identifier, c’est s’inscrire dans une action réparatrice.

La liste des besoins est ici.

 

D comme Demande

C’est la dernière étape de CNV. Il s’agit d’exprimer une demande. N’attendons pas que les autres devinent nos besoins, exprimons-les. Ainsi nous évitons de porter des jugements hâtifs autant que faux sur ceux qui nous entourent.

 

 

Je vous conseille la lecture de « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » (disponible sur Fnac.com et Amazon.fr)

 

 

Conclusion :

la communication non violente mériterait d’être enseignée à l’école, à la maison et dans les entreprises.

  • En tant que parents, commençons par en inculquer les principes à nos enfants. Rien que le fait d’apprendre à exprimer ses émotions et de ne pas porter de jugements de valeur est gage d’une épanouissement certain.
  • Dans notre vie professionnelle, engageons-nous dans cette voie, véritable philosophie de vie pour améliorer les conditions de travail et réinstaurer du respect.
  • Dans notre quotidien, au sein de notre famille ou en couple, ces 4 clés assureront des relations sereines et positives.

 

 

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Triangle de Karpman

Sortir du triangle Persécuteur-Victime-Sauveur (triangle de Karpman)

 

PAR  · PUBLICATION  · MIS À JOUR 

Le triangle de Karpman, connu également sous le nom de triangle dramatique, est un triangle représentant les relations entre trois rôles d’un jeu psychologique dangereux : le Persécuteur – le Sauveur – la Victime.

victime bourreau sauveur sortir du cercle

Comme le résume parfaitement Christel Petitcolin dans son livre « Victime, bourreau ou sauveur : comment sortir du piège ? » :

Le Persécuteur/Bourreau attaque, brime, humilie, donne des ordres et provoque la rancune. Il considère la victime comme inférieure.

Le Sauveur étouffe, apporte une aide inefficace, crée la passivité par l’assistanat. Il considère aussi la victime comme inférieure et lui propose son aide, à partir de sa position supérieure.

La Victime apitoie, attire, énerve, excite. Elle se positionne comme inférieure et cherche un Sauveur ou un Persécuteur pour conforter sa croyance.

Triangle de Karpman

Extrait de « boostez votre parcours professionnel avec le mind mapping »

Notons que ces rôles ne sont pas figés, ils sont interchangeables, parfois plusieurs fois dans une même journée.

Ce type de jeu est néfaste pour les individus et les relations. Il est donc important :

  1. d’en prendre conscience

  2. d’en sortir

  3. de refuser toute proposition de rentrer dans ce type de relation

L’impact de l’éducation et le rôle des parents

Notons que ces jeux sont fort répandus dans notre société occidentale et trouvent leurs racines dans notre enfance.

Exemple de scénario : l’enfant est une Victime évidente (car il est dépendant) et les parents jouent tour à tour le rôle de bourreau et de sauveur (via les compliments, les menaces, le chantage, les comparaisons, les jugements, les récompenses, punitions, etc.).

C’est comme cela que le schéma de ce jeu psychologique se met en place et se perpétue.

Mais il y a d’autres configurations possibles :

Le parent Persécuteur a peut-être été lui-même persécuté. Il reproduit donc ce qu’il a vécu en se montrant trop exigeant, anxieux, intolérant, répressif,… L’enfant sera donc privé de liberté, ne pourra pas montrer ses émotions, sera stressé et aura tendance à développer des complexes (notamment d’infériorité).

 

Le parent Sauveur sera trop laxiste et tentera sans cesse de plaire à son enfant. L’enfant deviendra capricieux, manipulateur et peu volontaire. Il ne développera pas son autonomie.

 

Le parent Victime est un parent infantile. Il ira même jusqu’à réclamer de se faire materner par ses propres enfants. Cette situation ne contribue pas au développement des enfants qui endosseront le rôle de Sauveur, négligeant leurs besoins au profit de la satisfaction et de la reconnaissance d’autrui.

 

Sortir du triangle

Pour sortir de ce jeu psychologique, il est essentiel de se recentrer sur nos propres besoins. Puis de s’exprimer de telle manière que les autres ne ressentent pas de culpabilité, de peur, de honte,…

Pour cela, une discipline s’impose : la communication non-violente de Marshall B. Rosenberg.

En ce qui concerne la parentalité, la CNV se complète parfaitement avec l’éducation bienveillante. Cette dernière ne permet pas au triangle de Karpman de se mettre en place.

Vous trouverez des lectures conseillées pour vous former à la parentalité bienveillante dans cet article.

 

Références :

Victime, bourreau ou sauveur : comment sortir du piège ? de Christel Petitcolin

« Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » de Marshall B. Rosenberg

« Boostez votre parcours professionnel avec le mind mapping »

« Êtes-vous ce que vous voulez êtres ? » de Camille Lagrenaudie et Alexandre Bernhardt.

 

« Des jeux et des hommes » d’Eric Berne

 

 

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Une autre école

PUBLIÉ LE PAR DQMVO

Cette école a tout compris : elle place la nature au centre de l’enseignement

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À Caminando, la rentrée des classes a plus de saveur que dans les écoles conventionnelles. Située en pleine nature, dans le Diois (Drôme), cette école pas comme les autres enseigne aux enfants les mathématiques, le français, mais aussi le jardinage, l’échange et la communication.

 

 

Depuis sa création en septembre 2013, l’école primaire Caminando repense totalement le processus d’apprentissage. Les contenus pédagogiques de l’Éducation Nationale y sont enseignés comme partout, mais cet établissement va plus loin. Au coeur de ses enseignements : la nature, l’écologie et le concret de l’action.

Dans cette école, hors de question de passer une journée assis dans une salle de classe à ingurgiter des savoirs abstraits. Les élèves de l’unique classe multi-âge alternent entre temps académique le matin, activités plus pratiques en début d’après-midi (fabrication de pain ou jardinage), avant de reprendre une activité intellectuelle en fin d’après-midi.

Cette année, 19 élèves ont fait leur rentrée à Caminando, le maximum que puisse accueillir l’établissement. « Nous avons une liste d’attente d’au moins 80 personnes », souligne fièrement Muriel Fifils, directrice et fondatrice de l’école.

Les élèves alternent entre activités intellectuelles et pratiques

 

« PAR EXEMPLE, EN MATHÉMATIQUES, ON VA APPLIQUER EN PESANT DES LÉGUMES »

Muriel Fifils et son assistante enseignent ensemble les programmes officiels du CP au CM2. Si le programme est le même, la méthode d’enseignement est totalement différente. Elle s’attache à donner du sens à l’apprentissage en le rendant plus concret.

Caminando amène aussi les élèves à s’interroger sur des questions plus philosophiques, chose qui n’existe pas dans les écoles primaires conventionnelles. Amour, colère, les élèves abordent les sentiments et réfléchissent au sens de la vie.

Les élèves ont aussi des moments d’échanges philosophiques sur le sens de la vie

Les enfants y sont particulièrement responsabilisés. Tous, quelque soit leur âge, participent activement à la vie de l’école. Repas, vaisselle, ménage, ils font tout et en redemandent. « Ils arrivent en courant le matin. Certains demandent parfois à dormir sur place. Nous l’avons fait une fois pour le départ des CM2 au collège, l’année dernière », raconte la directrice.

Dans cette école, la nature est au centre de l’apprentissage. Le jardinage fait également partie de l’enseignement. Deux fois par semaine, Jean-Louis Peytoureau, formateur en agroécologie, se rend à Caminando pour y enseigner les techniques de la permaculture. Mais ce n’est pas tout, observations des insectes, des oiseaux, exploration des berges de la rivière, les élèves apprennent à vivre en harmonie avec la nature et à la respecter.

Les élèves participent aux tâches ménagères de l’école, ce qui permet de les responsabiliser

La petite école de Caminando devrait devenir un modèle pour l’éducation nationale. Car n’oublions jamais que protéger l’environnement passe avant tout par l’éducation des plus petits. Si l’éducation vous intéresse, arpentez les écoles du monde entier en passant des classes surpeuplées d’Asie aux bateaux scolaires brésiliens.

Regardez :

VIA 

Source 

 

Musique à l'école

 

Je vais travailler l'écoute musicale avec mes prochains élèves.

Je ne sais pas chanter, j'ai une voix très "limitée" mais je peux leur apprendre à écouter...

Les musiques répétitives représentent un espace musical très intéressant pour travailler l'audition, la concentration, la différenciation, la capacité à s'extraire d'un son pour en percevoir un autre, plus discret, en arrière-plan...La répétition permet ce travail. L'absence de paroles aussi. D'ailleurs, pour moi, la musique et le chant sont deux espaces différents. Sans aucune hiérarchie. Il ne s'agit pas de savoir si l'un est mieux que l'autre ou s'ils sont indiossociables ou quoi que ce soit d'autre. C'est juste que selon moi, pour apprendre à écouter de la musique, il ne doit pas y avoir de paroles parce que les mots captent considérablement l'attention. Je ne parle pas bien évidemment des "bouses" anglo saxonnes que les enfants écoutent sur leurs ordinateurs, smartphones et autres high tech. 

Je leur ferai certainement écouter du Ferré, Barbara, Brassens ou Brel.

Là, je parle de musique, d'instruments, de mélodie. 

Je cherche également à travers la concentration à les amener progressivement vers la méditation. 

Au début, il s'agira simplement "d'absorber" les notes de piano... Elles ne sont pas nombreuses... Rien d'autre...Et dans l'espace entre chaque note, observer en soi le silence, c'est à dire, la "non-pensée"... Et le fait de se concentrer sur le piano et d'attendre la touche suivante, l'enfant écoutera l'espace intérieur, le vide en soi, la respiration, l'immobilité. 

Oh, bien sûr, la première séance sera chaotique. Peu importe.

Je n'ai pas appris à écouter ces musiques du lundi au mardi.

Et puis, ensuite, on passera à la rythmique.

Et puis ensuite au synthétiseur.

Ou aux quelques notes de guitare basse.

Et puis à ces quelques voix, très lointaines, qu'on devine parfois...

Et puis, on reviendra au piano...

Et on recommencera...

Et lorsque, après dix ou vingt ou trente écoutes, ils auront "absorbé" le morceau, ils le "chanteront".

Certains joueront le piano, non pas en essayant de trouver l'instant exact de la note mais en la répétant, en essayant d'être le plus "juste" possible, d'autres tiendront la rythmique, (tchictchitchitchic...tchictchitchitchic....d'autres les vagues longues du synthétiseur (mmmmmmm........ohohohohoh.... mumumumumum.....) 

Juste pour le plaisir.

Puis ensuite, on "agrandira" l'espace et on cherchera en quoi cette musique porte une certaine similarité avec l'existence...

Ces sons répétitifs comme des situations qui reviennent sans cesse, à intervalles réguliers ou pas, ces vagues sonores qu'on devine à peine mais qui existent pourtant, toutes ces petites notes joyeuses, lumineuses qui nous échappent si on n'y prend pas garde, si on ne parvient pas à s'extraire de la mélodie la plus vaste... Il est dans chaque journée des moments auxquels il faut accorder une attention particulière pour qu'ils ne tombent pas dans l'oubli, pour qu'ils ne dépérissent pas. Il est dans chaque journée des bruits entêtants qui couvrent les notes les plus pures. 

Il faut apprendre à écouter... L'ensemble. 

Pour être. 

Le sourire d'un ami est une note de piano.

La parole bienveillante en est une autre.

Tout doit être entendu même quand le vacarme existe.

Il faut apprendre à écouter ce qui ne s'entend pas au premier abord. 

Un oiseau qui chante dans le tumulte de la ville.

Un moment de silence dans le brouhaha de la cour de récréation.

Un nuage blanc solitaire au-dessus des montagnes.

Comme des notes de piano dans les vagues sonores qui s'étendent. 

Et comprendre enfin que les notes de piano, toutes seules, n'auraient pas la même douceur.

 

 

 

 

Loin des villes

Montée au rocher de l'homme, massif de Belledonne.

Une arête finale assez étroite et instable.

Moins dangereuse que les trottoirs des villes et les rues commerçantes.

Quand j'étais jeune et qu'il y avait un accident en alpinisme, à skis ou en randonnée, j'entendais dire que la montagne, c'était vraiment très dangereux, que tous ces gens qui prenaient des risques inconsidérés, c'était mal et qu'on devrait leur faire payer les secours, qu'ils mettaient la vie des secouristes en danger, que ces jeunes n'avaient plus aucune lucidité et patati et patata...

Aujourd'hui, on pourrait dire que tous ces gens qui vont dans des gares, des salles de spectacle, des rues commerçantes, à des feux d'artifice ou simplement qui marchent sur un trottoir en ville, sont vraiment des inconscients...

On vit une époque détestable.

 

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"La ferme des animaux" de G Orwel

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La Ferme des Animaux par Orwell
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Jean Queval (Autre)

ISBN : 2070375161 
Éditeur : GALLIMARD (04/01/1984)


Note moyenne : 4.05/5 (sur 3758 notes)

Résumé :

Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule de Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement:
“Tout deuxpattes est un ennemi. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d’alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux.”
Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : 
“Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres.”

 

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peloignon
peloignon17 décembre 2012

★★★★★

★★★★★

 

Ce petit livre, dont le titre sonne comme un petit conte pour enfants sans prétention, est une des meilleures fables politiques jamais écrites.
L'humour, l'élégance et la simplicité de l'écriture d'Orwell contribuent grandement au succès du livre, en lui permettant d'aborder des questions politiques et historiques avec beaucoup de finesse et d'acuité, sans que la lecture devienne désagréable, bien au contraire.
On reconnaît aisément les différents types sociaux derrière chaque espèce animale de la ferme. Quel beau et touchant personnage que ce Boxer, représentant de la paysannerie irréductiblement fidèle au chef, qui abuse pourtant d'elle sans aucun scrupule! 
On voit aussi apparaître très clairement des personnalités politiques précises derrière certains animaux, comme Lénine derrière Old Major, Staline derrière Napoléon ou encore Trotski derrière Snowball.
La dynamique interne de la petite révolution est aussi présentée de manière tout à fait convaincante.
Orwell arrive ainsi avec une facilité étonnante aux fins de critique politique qu'il se propose. Il reconnaît la méchanceté égoïste intrinsèque qui se cache derrière l'idéologie capitaliste et préfère une forme plus juste et honnête de socialisme. Par contre, il s'opposera toujours aux idéologies de gauche comme de droite, car leur extrême opposition n'est jamais qu'une apparence illusoire : en réalité, ce sont deux chemins qui mènent exactement au même point d'inhumanité bestiale.

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garrytopper9
garrytopper909 avril 2015

★★★★★

★★★★★

 

Mon premier livre de George Orwell. Il n'est jamais trop tard pour commencer après tout ? Et surtout il faut lire ce livre, vous voyez, ce livre m'a tellement passionné qu'il rejoint mon top dix, voir mon top cinq des meilleurs livres. 
Alors que l'on s'attend à une petite histoire sympathique, on a droit à une critique politico-sociale d'une incroyable justesse. Ce livre comment malgré toutes les belles promesses, et les bonnes volontés le système évolue toujours dans un totalitarisme plus ou moins avoué. 
Dans ce livre, les secrets, les règles, les privilèges, qu'on certaines personnes de part leur rang ou leur argent sont clairement montré du doigt. Et ce n'est pas parce que ce sont des animaux que cela rend la chose plus facile, moins réaliste. 
Chaque animal a sa place et son rôle et cela les chefs l'ont bien compris. Les moutons sont les meilleurs représentants de l'effet mouton dans notre société. Les termes abordés sont criants de vérité, on retrouve notamment le culte du chef tout puissant, la réécriture de l'histoire par les vainqueurs, le travail supplémentaire, la recherche du profit à tout prix, et la propagande. 
Honnêtement je ne m'attendais pas à cela en commençant cette lecture. D'ailleurs je trouve la fin très dure car je trouve que le livre se termine sans aucun espoir. L'esclavagisme arrive et la meilleure ferme est devenue la ferme des animaux, tous les fermiers alentours voulant s'en inspirer afin d'avoir de meilleurs rendements…Un constat pessimiste mais terriblement réaliste. 
Gorge Orwell nous montre que trop souvent ceux qui se soulèvent contre l'oppresseur finissent par le devenir eux-même…

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lehane-fan
lehane-fan18 octobre 2011

★★★★★

★★★★★

 

Petit précis de littérature devenu , à juste titre , un incontournable Classique avec un K majuscule...ou peut-etre un Q , je ne sais plus...
La Ferme des Animaux ne m'a jamais attirée plus que ça , la faute en incombant certainement aux dizaines de rediff. des pérégrinations de la famille Ingalls dont j'ai été abreuvé jusqu'à plus soif...Naaan , Laura , je peux pas te laisser dire ça . Nellie Oleson n'est pas méchaaaante , elle est juste conne , jalouse , peste , vicieuse mais pas méchaaaante...Bref , saturation totale de tout ce qui pouvait toucher de pres ou de loin à un récit à caractere champetre , aussi profond soit-il...
Errare Humanum Est ! Erreur réparée ! Plaisir maximal ! 
Le Girl Poweeer est mort , place au Pig Power . Napoleon et Boule de Neige ont décidé , à la mort de Sage l'Ancien ( Sus Scrofa Domesticus également de son état ) d'appliquer pleinement ses préceptes à savoir que l'homme est mauvais pour le deux pattes et decident ainsi , aidés en cela par tous les animaux de la ferme , de s'en affranchir ! Jones et sa femme sont donc violemment priés de décamper , laissant désormais le champ libre à nos deux leaders non-charismatiques autoproclamés et désormais en charge de gerer le quotidien de l'exploitation et de tous leurs occupants . 
Des animaux parlant et conversant avec l'humain ne me dérangeaient pas quand j'avais...quatre ans . J'avais pour habitude , à l'époque , de guetter fébrilement le wagon de dessins animés du club Dorothée en réclamant impatiemment mon gouter journalier ! Une généreuse tartine de tripes au saindoux constituait immanquablement mon quatre heures à moteur , ceci expliquant cela...Le début fut donc quelque peu déroutant mais la force et l'intelligence du propos ici présent suffisent à focaliser le lecteur sur la démonstration plutot que sur les acteurs . 
Et le propos justement , quel est-il ? En à peine 150 pages , Orwell nous démontre magistralement que , placé dans un contexte particulier , tout un chacun , des lors qu'il est porté par une majorité , est à meme de devenir le libérateur tant espéré . Un prophete qui rapidement prendra les traits d'un dictateur , une fois le ou les opposants placés sous l'éteignoir . le fait d'utiliser la métaphore animaliere donne à ce récit un caractere intemporel ! Une situation que l'on a connu ( Staline , Hitler , Mussolini..) , que l'on connait toujours ( Castro , Kim Jong Il ...) et sans etre un voyant du niveau de la fille qu'a une chance sur deux de mettre dans le mille mais qui se plante systématiquement , j'ai nommé la tres naturelle Elizabeth Tessier ( ce qui me permet encore de décocher quelques sourires sans faire craindre à mon interlocuteur que mes coutures ne lui petent à la gueule ! ) , que l'on connaitra encore . 
Orwell démonte un à un les mécanismes du totalitarisme . Et notamment leurs dérives inhérentes . 
Premiere étape : un hymne glorifiant le combat victorieux et l'entrée dans L Histoire 
Deuxieme étape : les tables de la loi . Ici , point de Décalogue mais sept lois ayant la particularité d'évoluer au gré du gentil dictateur sachant que ce dernier a plutot l'humeur changeante et arrangeante . 
Puis vient le temps du sacre . Les opposants ou les fideles de la premiere heure susceptibles de s'en réclamer n'etant plus là pour l'invalider ! Entouré de sa garde rapprochée , le gentil dictateur prendra bien soin d'abreuver le bon peuple de tous ses bienfaits tout en lui présentant systématiquement le traitre de service , éxutoire tout désigné de tous leurs malheurs . Puis viendra la megalomanie galopante assortie d'une legere paranoia exterminatrice . Un gouteur pour chaque plat , on ne sait jamais . Une rumeur , un bruissement de complot et c'est la disparition définitive des pseudo bélligérants , on ne sait jamais...
Le gentil dictateur sait également s'entourer d'orateurs à la verve convaincante ! le lavage de cerveaux fait partie intégrante du processus ! le gentil dictateur est doté d'une modestie qui n'a d'égale que son altruisme . Il aime le faire savoir à l'envi ! 
Orwell , de façon concise et méthodique , nous délivre un petit bijou fabulatoire à haute teneur en causticité ! 

La Ferme des Animaux ou " Comment devenir un gentil despote " pour les nuls . 
Et m'sieur Orwell , visiblement , dans le cochon , tout n'est pas bon...

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dgwickert
dgwickert29 mars 2017

★★★★★

★★★★★

 

Waouh ! ça dépote ! Angleterre, 1945. Suite au discours d'un vieux porc, les animaux de la Ferme du Manoir s'interrogent sur leur condition, et décident de chasser les humains de la ferme. Une fois maîtres des lieux, deux cochons, Boule de Neige et Napoléon, prennent les choses en main pour faire fonctionner la ferme, libérés de l'esclavage imposé par l'homme. Boule de Neige a plein de projets, mais Napoléon a d'autres idées derrière la tête.
Achevé en 1944, aucun éditeur n'a osé publier ce pamphlet allégorique contre Hitler et Staline, pas encore "débarqués".
Tous les symboles facho-staliniens y sont :
la préparation minutieuse de l'arrivée au pouvoir ;
la "nuit des longs couteaux" ;
la svastika et les symboles du totalitarisme ;
Joseph Goebbels et la manipulation d'information ;
Munich 1938 et les promesses bafouées ;
les SS ;
le bouc émissaire polonais ;
les confessions publiques ;
le stakhanovisme ;
les soupçons à outrance et l'exécution des traîtres ;
la diffusion de rumeurs ;
enfin, l'hypocrisie des puissants et leur vrai visage de malade, terrifiant.
Vers les trois quart du livre, des animaux, embrouillés par les discours manipulateurs de Brille-Babil. se demandent s'ils sont vraiment plus libres, et si la vie s'est vraiment améliorée...
Bref, un chef d'oeuvre, très rapide à lire, presque aussi bon que SA MAJESTE DES MOUCHES auquel il me fait penser !

 

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Sando
Sando15 octobre 2015

★★★★★

★★★★★

 

Avant de s'éteindre, Sage l'Ancien, un cochon respecté par tous les animaux de la ferme, confie à ses compagnons son rêve d'un avenir débarrassé de l'Homme, où chaque bête vivrait des fruits de son propre labeur, libre et indépendante. Cet appel à la révolte, bien qu'effrayant pour ceux qui n'ont toujours connu que la domination des hommes, va peu à peu faire son chemin, jusqu'au jour où tous les animaux, d'un mouvement commun, se soulèvent et parviennent à chasser leur propriétaire et ses employés de l'exploitation.
Fière de cet exploit, la petite communauté décide de s'organiser autour des trois cochons qui savent lire et écrire : Napoléon, Boule de Neige et Brille-Babil, qui décident alors d'établir sept commandements qui régiront la vie à la ferme, basés sur l'égalité, la solidarité et le rejet de tout ce qui appartient au monde humain. Mais, très vite, certaines prérogatives apparaissent, améliorant les conditions de vie des cochons au détriment des autres animaux et menaçant l'harmonie de la ferme…

« La ferme des animaux », est une fable politique publiée en 1945 et qui s'est depuis élevée au rang de classique de la littérature. George Orwell, comme Esope et La Fontaine avant lui, fait parler des animaux pour élaborer à travers eux une critique virulente du régime de l'URSS et plus particulièrement du stalinisme, dénonçant cette politique hypocrite qui, sous prétexte de partage et d'égalité, s'approprie le pouvoir et manipule le plus grand nombre.
A travers l'histoire de ce soulèvement des bêtes contre l'homme, il décortique les mécanismes du totalitarisme dénonçant la montée au pouvoir d'une minorité, la mise en place d'un système de propagande, l'exploitation des plus faibles et l'éviction des rivaux... Ce que j'ai trouvé particulièrement fort, c'est cette capacité de George Orwell à s'emparer d'un sujet pourtant complexe et d'en faire un roman plaisant à lire, facile à comprendre et accessible par le plus grand nombre. Un texte passionnant et intemporel, impressionnant de part son acuité, qui fait partie des oeuvres à avoir lu absolument !

Challenge Variétés : un livre avec des personnages non-humain

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CITATIONS & EXTRAITS (184) Voir plusAJOUTER UNE CITATION

Lilionie Lilionie17 août 2017

Toute l'année, les animaux trimèrent comme des esclaves, mais leur travail les rendaient heureux. Ils ne rechignaient ni à la peine ni au sacrifice, sachant bien que, de tout le mal qu'ils se donnaient, eux-mêmes recueilleraient les fruits, ou à défaut leur descendance - et non une bande d'humains désoeuvrés, tirant les marrons du feu.

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Prudence Prudence09 août 2017

S'étranglant presque, et montrant un triple menton violacé, il finit par dire: "Si vous avez affaire aux animaux inférieure, nous c'est aux classes inférieures." Ce bon mot mit la tablée en grande joie. Et de nouveau Mr. Pilkington congratula les cochons sur les basses rations, la longue durée du travail et le refus de dorloter les animaux de la Ferme.

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Prudence Prudence09 août 2017

A l'en croire, il existait un pays mystérieux, dit Montagne de Sucrecandi, où tous les animaux vivaient après la mort. D'après Moïse, la Montagne de Sucrecandi se trouvait au ciel, un peu au-delà des nuages. C'était tous les jours dimanche, dans ce séjour. Le trèfle y poussait à longueur d'année, le sucre en morceaux abondait aux haies des champ.

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Prudence Prudence09 août 2017

Une fois délivrés de l'engeance humaine -des bons à rien, des parasites-, chacun d'eux reçut en partage une ration plus copieuse.

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Prudence Prudence09 août 2017

De tous les animaux de la ferme, il était le seul à ne jamais rire. Quand on lui demandait pourquoi, il disait qu'il n'y a pas de quoi rire.

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Attentats

Ce bilan n'est désormais plus à jour...

 

 

Entre 2013 et 2016, l'Europe a été le théâtre de 24 attentats et 64 projets d'attentats»

  • Par Alexandre Devecchio
  • Mis à jour 
  •  
  • Publié 
«Entre 2013 et 2016, l'Europe a été le théâtre de 24 attentats et 64 projets d'attentats»

 

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FIGAROVOX/ENTRETIEN- Jean-Charles Brisard revient sur l'attentat de Londres. Pour lui, malgré l'affaiblissement de l'État islamique, rien ne permet de penser que la menace terroriste qui pèse sur l'Europe baissera en intensité.


Jean-Charles Brisard est président du Centre d'Analyse du Terrorisme (CAT)


FIGAROVOX.- Un an jour pour jour après les attentats de Belgique, Londres est victime d'une nouvelle attaque terroriste? Que cela vous inspire-t-il? Cette date a-t-elle, selon vous, été choisie au hasard?

Jean-Charles BRISARD.- Aucun élément ne permet de dire à ce stade s'il existe une symbolique de cette date. Les djihadistes ont leur propre agenda et n'attachent pas nécessairement d'importance aux dates qui sont symboliques pour les pays occidentaux. Ce type d'attaques, c'est d'abord une question d'opportunité.

En juillet 2005, un attentat à la bombe dans le métro londonien, avait déjà fait 56 morts. L'Angleterre et, en particulier Londres, sont-ils particulièrement visés par les terroristes islamistes? Cela a-t-il un lien avec la population qui vit dans la capitale?

L'absence d'attentat meurtrier depuis 2013 sur le sol britannique ne doit pas nous faire oublier que le Royaume-Uni est, à l'instar des États-Unis, l'une des principales cibles des menaces des groupes djihadistes. 13 attentats ont été déjoués par les autorités depuis 2013, et une attaque à l'arme blanche conduite par un sympathisant de l'État Islamique a fait 3 blessés en 2015. Au moment des attentats de Bruxelles en mars 2016, les terroristes envisageaient différentes cibles, dont la Grande-Bretagne, avant d'y renoncer. Outre des projets déjoués ou avortés, ce pays est très régulièrement visé par la propagande de ces groupes, dans leur littérature, ainsi que par de nombreux djihadistes appelant à frapper ce pays. Ces groupes, l'État Islamique en particulier, ont tenté à de très nombreuses reprises, et sans succès, d'organiser des attentats sur le sol britannique. D'après plusieurs témoignages, s'ils ne sont pas parvenus à mener une opération de grande ampleur, c'est notamment en raison d'une attrition des volontaires djihadistes pour participer à une opération sur leur territoire national, alors que les Britanniques constituent le second contingent de djihadistes européens après les Français, avec près de 600 combattants sur place. Une situation qui illustre sans doute une dimension plus internationaliste chez les djihadistes britanniques que chez les djihadistes français ou belges, plus enclins à frapper leur pays d'origine. Ce qui a dominé, en termes de projets, ce sont des actions téléguidées depuis la Syrie et l'Irak par des djihadistes anglo-saxons. Il existe en Grande-Bretagne de nombreux sympathisants et soutiens des groupes djihadistes comme l'a montré la préparation des attentats de Paris et Bruxelles, lorsque Mohamed Abrini, l'un des logisticiens de ces attentats, s'était rendu à Birmingham au mois de juillet de 2015 à la demande d'Abdelhamid Abaaoud pour récupérer de l'argent mis à disposition par des sympathisants.

Après la France, la Belgique et l'Allemagne, c'est désormais la Grande-Bretagne qui est visée. Les terroristes islamistes ont-ils déclaré la guerre à l'Europe entière?

Dans une étude qui sera rendue publique la semaine prochaine, nous montrons qu'entre 2013 et 2016, l'Europe a été le théâtre de 64 projets d'attentats, 24 attentats et 6 tentatives en lien avec le contexte syro-irakien, un bilan très supérieur à celui observé dans d'autres pays occidentaux comme les États-Unis, l'Australie ou le Canada. Ces actions visaient plusieurs pays européens, la France, la Belgique, l'Allemagne, le Royaume-Uni, mais également la Suède, le Danemark, l'Espagne, l'Italie et l'Autriche. Frapper l'Europe est devenu une priorité pour l'État Islamique essentiellement pour trois raisons: la participation de plusieurs pays européens à la coalition militaire internationale contre ce groupe, la présence d'un très grand nombre de djihadistes européens sur le théâtre des opérations syro-irakien, plus de 2.800 selon nos dernières estimations, et enfin la proximité de l'Europe avec le théâtre des opérations terroristes en Syrie et en Irak.

Dimanche à Orly, un assaillant a tenté de tuer un militaire avant d'être lui-même abattu. La violence djihadiste se banalise-t-elle? Va-t-on devoir vivre avec au quotidien durant les prochaines décennies?

Nous sommes aujourd'hui confrontés à 3 types de schémas opérationnels de la part des groupes djihadistes: une menace directe, organisée, à l'instar des attentats des Paris et Bruxelles ; une menace téléguidée qui est le fait de djihadistes présents sur le théâtre des opérations qui communiquent avec des sympathisants via les réseaux sociaux et les messageries chiffrées en leur prodiguant des recommandations de cibles et des conseils opérationnels (représentant la majorité des projets d'attentats en France en 2016 - 9 sur 17 -) ; enfin une menace inspirée par la propagande de ces groupes, celle qui demeure la plus insaisissable. Les assaillants menant ce type d'attaques utilisent généralement des moyens rudimentaires (arme blanche, véhicules…) dont l'issue est aléatoire mais qui peuvent s'avérer aussi meurtriers que des bombes ou des armes de guerre (Attentat de Nice le 14 juillet 2016). La menace est amenée à évoluer vers plus d'attaques inspirées, d'abord parce que les pertes territoriales et humaines subies par le groupe État Islamique affaiblissent et désorganisent sa capacité à planifier des attentats en Europe et à projeter des combattants pour y commettre des attentats. Ensuite, les services de renseignement occidentaux ont progressivement acquis une connaissance plus précise des réseaux constituant la menace actuelle, et peuvent donc être plus proactifs qu'ils ne l'étaient il y a encore 2 ans. Cependant, compte tenu du nombre de djihadistes européens aujourd'hui impliqués en Syrie et en Irak, il convient également de tenir compte du fait que les conséquences de leur engagement seront durables, comme nous l'avons déjà observé dans l'histoire du djihad moderne, non seulement en termes de menaces directes, mais également en termes de radicalisation. Ces combattants sont susceptibles, à leur retour, de mener des actions de propagande, de prosélytisme et de recrutement. Au-delà des seuls combattants, l'emprise et l'enracinement à long terme, par capillarité, du phénomène salafiste djihadiste et de ses soutiens, sont une cause de préoccupation majeure, amplifiée par une propagande qui demeure massive et aisément accessible.

Pourtant l'État islamique semble affaibli. Cela explique-t-il la multiplication des attaques? S'agit-il d'un baroud d'honneur?

Dans le contexte actuel d'affaiblissement général de l'État Islamique sur le plan militaire, ces attaques sont devenues vitales pour le groupe, afin de ne pas enrayer la dynamique créée il y plus de 3 ans avec la proclamation d'un Califat. Pour autant, les attaques de l'État Islamique contre les pays occidentaux s'inscrivent dans un continuum, elles ont commencé bien avant l'offensive actuelle à Mossoul. Il convient d'analyser ce mode opératoire sur le long terme plutôt que comme un phénomène conjoncturel. Je l'ai souvent rappelé, la menace globale de l'État Islamique est inhérente, consubstantielle à son existence en tant que groupe djihadiste, et ce dès sa création. À cet égard, le premier appel d'un djihadiste français à perpétrer des attentats en France précède l'annonce du Califat en Juin 2014, et même la création de l'État Islamique en Irak et au Levant en Avril 2013, et date du 22 janvier 2013. C'est donc une menace ancienne qui est amenée à durer longtemps.

La destruction de Daech suffira-t-elle à enrayer le phénomène djihadiste et islamiste?

L'État Islamique sera défait militairement dans sa forme actuelle, c'est une évidence. Il perd progressivement ses principaux bastions en Irak et en Syrie. Le groupe enchaîne les défaites et ne peut plus compter sur sa force d'attraction qui constituait son principal moteur. Pour autant, détruire ce groupe dans sa forme actuelle ne mettra pas fin à la menace terroriste qu'il véhicule. Ce groupe va se transformer, retournant sans doute à la clandestinité, mais en tout état de cause il sera toujours présent dans la région et poursuivra ses efforts de propagande et d'incitation. Quant au phénomène djihadiste, il ne sera pas enrayé par ces victoires militaires. Il a montré une forte capacité de résilience depuis 30 ans qui le conduira à évoluer.

Terrorisme.

Dans l'écriture de "Là-Haut", le roman précédent, j'avais décidé de travailler sur la reconstruction d'un homme, victime d'un attentat.

La femme de Jean est morte et il est amputé d'une jambe. Le retour à la montagne engendrera le retour à l'amour.

Une fin heureuse.

 

Après l'écriture de l'histoire "Les héros sont tous morts", j'ai décidé de prolonger le récit avec une suite. "Tous, sauf elle."

Puis deux. "Jéricho".

Je travaille donc à écrire.

Je compile des dizaines de documents.

La menace terroriste est toujours sur le devant de la scène. Mais elle prend une ampleur monumentale.

 

Et voilà, que de nouveau, l'actualité rejoint la fiction. Avec la même violence insupportable, les mêmes douleurs, les mêmes questions...

Et, pour moi, une interrogation tourne en boucle : Qu'en est-il de notre droit à nous défendre ?

 

Loin de moi l'idée de critiquer les forces de police qui agissent sur le terrain. C'est envers la hiérarchie politique que je m'interroge grandement.

De nombreux écrivains, sociologues, historiens, philosophes, ont travaillé, réfléchi, commenté, analysé le rôle de la peur et son "intérêt" pour des dirigeants. J'ai lu, lu, lu encore et encore et visionné de nombreux documents.

Je n'ai absolument AUCUNE confiance dans les instances gouvernementales. Quelles que soient leurs étiquettes.

 

Non, je ne suis pas un "complotiste" paranoïaque, déglingué, drogué et je ne suis pas non plus avide et impatient de voir s'effondrer le château de cartes.

Je cherche juste à comprendre ce qui doit l'être. 

Il est inutile d'énumérer les souffrances immenses dont nous sommes les témoins.

Je rejette par contre totalement l'idée que nous sommes impuissants et que nous n'ayons que le droit de prier pour les morts, d'allumer des bougies, d'éteindre la tour Eiffel...

Ceux qui ont survécu mais souffriront pour le reste de leurs jours que pensent-ils aujourd'hui de la sécurité des populations ?

Que deviennent ces hommes, ces femmes et ces enfants, une fois que la ferveur empathique est retombée ?

Est-ce donc si inéluctable, devons-nous apprendre à vivre avec cette peur en bravant les fous et en affirmant que rien ne pourra nous priver de nos libertés ?

Ce sont des paroles. La réalité est totalement différente quand le mal a frappé.

Je suis très heureux de vivre dans une vallée perdue et j'évite autant que possible les zones urbaines. Il est bien moins dangereux finalement d'aller grimper sur un sommet que d'aller dans une gare, un musée ou une rue commerçante.

Doit-on l'accepter en espérant que les forces policières parviendront à éviter le pire ?

On voit bien que c'est impossible. 

Alors ?

Que fait-on ? 

Prenons le cas d'un enfant. Que pense-t-il du fait que son père ne puisse le sauver autrement qu'en prenant la fuite et en espérant qu'un homme armé dans un uniforme viendra les protéger ? Son père doit-il lui répondre qu'il n'a pas le droit de se défendre ?  

Mais puisque les gouvernants disent que "nous sommes en guerre", comment l'enfant peut-il comprendre que son père n'a pas le droit de le sauver ?...

Je sais, aujourd'hui que si j'ai la possibilité un jour de tuer un terroriste avec le poignard qui ne me quitte jamais, je le ferai. 

Je ne l'implorerai pas. 

 


 

"TOUS, SAUF ELLE."

 

« Un pays n’est pas en guerre, c’est juste un territoire sur une carte, un concept, une entité vide. C’est le peuple qui est en guerre, c’est lui qui en souffre dans sa chair et si le peuple est menacé il est de son droit naturel de pouvoir et même de devoir se défendre. Le peuple français est victime des agissements secrets et intéressés des gouvernements successifs et c’est lui qui en subit directement les conséquences. Aucune personnalité politique n’a été abattue par les terroristes mais combien de civils, ici en France, à Londres, en Belgique, en Espagne ? Dès lors, il est absurde que le peuple compte uniquement sur ces différents gouvernements et les forces occultes qui s’y trouvent pour assurer sa sécurité. Lorsque Roland Bafius armait Al Nosra, opposé à Bachar el Assad, il armait par la même occasion les terroristes qui aujourd’hui tuent sur le sol européen. Lorsque le gouvernement français vend des armes aux pays arabes, il contribue à mettre le peuple français en danger car ces pays se haïssent les uns les autres à travers des factions religieuses qui s’opposent et elles nous en font payer le prix. Puisque Samuel Balls a dit que « la France est en guerre et que les générations futures devront apprendre à vivre avec le risque terroriste », j’ai décidé de prendre une arme et de m’en servir. Si je n’avais pas tué  ces deux terroristes, combien auraient-ils tué de personnes avant que les forces de l’ordre n’arrivent et les abattent ? Vous voulez me reprocher d’avoir sauvé ces gens ? Il a fallu huit minutes aux militaires pour intervenir. C’est très long huit minutes quand il s’agit de sauver votre vie. Souvenez-vous de cet homme qui avait réussi à s'accrocher à la cabine du camion sur la promenade des Anglais à Nice, le camion qui a fauché plusieurs dizaines de personnes. S’il avait eu une arme à feu, c’était fini. Combien de personnes sauvées ? Qui aurait été en droit de le lui reprocher ? Allez donc demander aux familles qui ont perdu un proche ce qu’elles en pensent ? Nous sommes en guerre, c’est très clair, personne ici ne l’a voulu, nous sommes les victimes potentielles des agissements des politiciens et des financiers. Je ne veux pas mourir, donc je me défends. Les gens qui devraient être entendus par la justice, ça n’est pas moi mais les hommes qui ont déclenché ce chaos. Allez chercher tous ces politiciens, tous les vendeurs d’armes, tous les financiers, tous les magnats du pétrole. Organisez un tribunal populaire et non la mascarade habituelle de votre justice corrompue. Et si vous ne le faites pas, alors taisez-vous et laissez le peuple se défendre.»


 

Attentats en Europe : "De plus en plus de projets d'attaque passent à travers les mailles du filet"

On compte une quinzaine d'attentats en Europe depuis le début de l'année, contre une dizaine seulement en 2015 et 2016. Comment expliquer ce phénomène ? Yves Trotignon, ancien analyste de la DGSE et spécialiste du jihadisme, a répondu aux questions de franceinfo.

 
Les unes de la presse espagnole au lendemain des attentats qui ont frappé Barcelone et Cambrils le 17 août 2017. (GABRIEL BOUYS / AFP)

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Propos recueillis parPierre GodonFrance Télévisions

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il y a 1 heure

La Catalogne, une région au cœur des réseaux jihadistes

L'Espagne meurtrie. Deux attentats ont frappé la Catalogne (Espagne), jeudi 17 août. L'un à Barcelone, qui a fait 14 morts et une centaine de blessés selon un bilan provisoire, l'autre à Cambrils où six personnes ont été blessées. Deux attaques qui s'ajoutent à la longue liste des attentats commis en Europe depuis 2015. Avec le sentiment d'une accélération depuis le début de l'année, où l'on compte une quinzaine d'attaques meurtrières (notamment Londres, Manchester ou Stockholm). Comment expliquer ce phénomène ? Éléments de réponse avec Yves Trotignon, ancien analyste de la DGSE et spécialiste du jihadisme.

>> Attentats en Catalogne : suivez l'évolution de l'enquête dans notre direct 

franceinfo : Y a-t-il réellement une multiplication du nombre d'attentats depuis le début de l'année 2017 ?

Yves Trotignon : Il y a un effet d'accumulation, qui donne au citoyen le sentiment que ça ne s'arrête jamais. Pour se faire une idée plus juste de la menace terroriste, il faut compter le nombre d'attentats qui ont eu lieu et ceux qui ont été déjoués. A ce titre, on sait qu'il y a eu une quinzaine d'attentats déjoués en France en 2016, et sept depuis le début de cette année. En Angleterre, le gouvernement a communiqué le chiffre d'une demi-douzaine de tentatives déjouées au moment de l'attentat de Manchester. Le phénomène auquel on assiste, c'est qu'il y a de plus en plus de projets d'attaque qui passent à travers les mailles du filet. Mais ces attentats sont pour l'instant moins meurtriers qu'en 2015 ou 2016. 

Les cibles de ces attentats se diversifient : Cambrils est par exemple une ville beaucoup plus petite que Barcelone…

Le fait que les terroristes se soient attaqué aussi à Cambrils, qui n'est pas une ville connue en dehors de l'Espagne, envoie le message que tout le monde est concerné. Comme lors de l'attaque de Saint-Etienne-du-Rouvray, en juillet 2016 en France. Le but des terroristes, c'est que tous les Européens craignent qu'ils puissent frapper chez eux, et pas que dans les grandes métropoles. 

Ce déchaînement constaté en Europe est-il lié aux défaites militaires de l'Etat islamique en Irak et en Syrie ?

On ne peut pas nier un sentiment de vengeance. L'Etat islamique perd militairement, donc il attaque en Europe. Il ne faut pas oublier que les attentats permettent de recruter de nouveaux membres. Ce qui se passe dans l'ancien territoire de l'EI, avec les exactions des milices chiites de la coalition à Mossoul ou à Raqqa, pousse aussi certains à se dire que ce sont les jihadistes qui avaient raison.

Mais ce serait réducteur d'expliquer uniquement ainsi l'accroissement des attentats. Sinon, en poussant le raisonnement, cela voudrait dire qu'en leur laissant le territoire qu'ils revendiquent, ils devraient arrêter les attentats – ce qui ne se produira pas. Et cette défaite militaire ne sonnera pas le glas de l'EI. Sur le terrain, les chefs de l'organisation ont commencé à entrer dans la clandestinité. Ils l'avaient déjà fait en 2007-2008 quand ils avaient été battus une première fois par la coalition menée par les Etats-Unis.

On observe aussi que de plus en plus d'attentats se font à l'aide d'une fourgonnette. Ce mode opératoire plus simple a-t-il poussé des sympathisants jihadistes à passer à l'acte ?

L'Etat islamique incite régulièrement ses sympathisants à frapper n'importe où. Ils ont ainsi encouragé le fait de mettre le feu à des forêts pendant l'été, à saboter des transports en commun ou, récemment, à provoquer des déraillements. Il existe toute une littérature jihadiste qui aide les aspirants terroristes à passer à l'acte. Dans un numéro du magazine d'Al-Qaïda, on trouvait un dossier avec des conseils sur la bonne camionnette à louer pour faire un maximum de dégâts en fonçant sur une foule. Le magazine de l'EI avait de son côté publié un dossier sur les voitures piégées, qui expliquait comment procéder avec les bonbonnes de gaz…

Autant de synthèses extrêmement habiles qu'on appelle le terrorisme "open source". Le plus incroyable, c'est que ces magazines proposent des retours d'expérience. Celui d'Al-Qaïda commente les actions terroristes de l'EI en soulignant les bons et les mauvais points. On assiste à une forme d’émulation entre groupes rivaux, qui s’affrontent mais reconnaissent qu’ils ont des ennemis communs.

Cela renforce-t-il le côté "amateur" du terrorisme actuel ? 

Il existe, schématiquement, deux types de personnes susceptibles de passer à l'acte. D'un côté, l'amateur éclairé, qui va puiser sur internet les ressources pour commettre son attentat de proximité. De l'autre, le noyau dur de l'Etat islamique en Irak ou en Syrie, qui revient au bercail après avoir survécu à la guerre. Ceux-là sont les plus dangereux, les plus radicaux et surtout les plus convaincus par le projet politique de l'EI. Ce sont les plus susceptibles de mener un attentat à l'explosif, coordonné, comme à Paris le 13 novembre.

Interpol fait circuler une liste de 173 jihadistes susceptibles de commettre des attentats d'envergure à leur retour en Europe – et ils sont en train de devenir. Ce sont deux menaces distinctes, mais qui se complètent. Un attentat sophistiqué de l'EI a ainsi été déjoué en Australie en juillet : l'organisation faisait parvenir à une cellule sur place des pièces détachées et des consignes pour fabriquer une bombe artisanale.

On risque donc d'assister à de plus en plus d'attentats en Europe dans les années à venir ?

C'est une tendance lourde depuis 2013-2014 et l'attentat du musée juif de Bruxelles. Après, il faut faire une distinction entre ce que perçoit le grand public et ce que perçoivent les spécialistes. L'homme qui a attaqué des militaires à Orly en mars n'était pas jihadiste ; idem pour celui qui a foncé dans une pizzeria en Seine-et-Marne, mi-août. D'un point de vue judiciaire, il n'est pas poursuivi pour tentative d'attentat. Et pourtant, cela renforce le sentiment de peur du grand public.

C'est pour ça qu'on a toujours les militaires de l'opération Sentinelle dans les rues, alors que nombre de spécialistes estiment que ça ne sert à rien et qu'ils constituent plus des cibles qu'autre chose. Le consensus général au sein des chercheurs était qu'on en avait pour une ou deux générations à vivre avec la menace terroriste. Le chiffre a été revu à la hausse récemment, et certains observateurs craignent que ce ne soit un des phénomènes du siècle.

Carl Gustav Jung

Carl Gustav Jung : 30 citations inspirantes qui vous aideront à mieux vous comprendre.

 

http://www.hypnose-deconditionnement.com/blog/2017/06/08/30citations_jung_hypnose_deconditionnement_marseille

08.06.2017, 09:212 commentaires

 

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Carl Gustav Jung est un médecin psychiatre suisse né le 26 juillet 1875 à Kesswil, mort le 6 juin 1961 à Küsnacht en Suisse alémanique.
Fondateur de la psychologie analytique et penseur influent, il est l'auteur de nombreux ouvrages. Son œuvre est liée à la psychanalyse de Sigmund Freud dont il a été l’un des premiers défenseurs et dont il se sépara par la suite en raison de fortes divergences théoriques et personnelles.


Les citations regroupées dans cet article vous permettront d’obtenir une appréciation approfondie de ce connaisseur de la vie, avec des thèmes conscients et présents tout au long de ses enseignements. Il était un penseur profond avec une connaissance intime de son être intérieur.


Donc voici 30 citations inspirantes de Jung qui représentent aussi fidèlement que possible la pensée autour de son travail, en espérant que ces quelques lignes vous seront une vaste matière à réflexion.

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« Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité. Mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire. »

 

«Le noyau de toute jalousie est un manque d'amour.»

 

«En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu'il nous voit bien différent de ce que nous croyons être. »

 

«Si vous n'avez absolument rien à créer, vous pourriez peut-être vous créer vous-même. »


« Nul ne peut avoir de lien avec son prochain s’il ne l’a d’abord avec lui-même. »


«Lorsque la psyché ne fonctionne pas comme il faudrait, le corps peut en subir de grands dommages; et inversement, une souffrance physique peut entraîner celle de l'âme; car âme et corps ne sont pas séparés; ils sont une seule et même vie. »


«Sachant que chercher votre propre obscurité est la meilleure méthode pour traiter les ténèbres des autres personnes. L'on ne devient pas éclairé par l'imagination des figures de lumière, mais en rendant la noirceur consciente. La chose la plus terrifiante est de s'accepter complètement. Vos visions ne seront claires que lorsque vous pourrez regarder dans votre propre cœur. Qui a l'air dehors, rêve ; qui regarde à l'intérieur, se réveille. »

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 «Pour que nos feuilles puissent atteindre le ciel, nos racines doivent descendre jusqu’en enfer.»

 

 

« Les gens feront tout, jusqu'au plus absurde, afin d'éviter de se confronter à leur propre âme. On ne devient pas éclairé en imaginant des figures de lumière, mais en rendant l'obscurité consciente. »

 

« Si vous ne faites pas face à votre ombre, elle vous viendra sous la forme de votre destin. »


«Tout ce qui nous irrite chez les autres peut nous mener à conduire à mieux nous comprendre. »

 

« La rencontre de deux personnalités est comme le contact de deux substances chimiques: s’il se produit une réaction, les deux en sont transformés. »


« Je ne suis pas ce qui m’est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir. »


« Connaître la face obscure de sa propre âme est la meilleure préparation qui soit pour savoir comment se comporter face aux parties obscures des autres âmes. »

 

« Les enfants sont éduqués par ce que l’adulte est, non par ses bavardages. »

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« C'est pourquoi il est si extraordinairement important, dans l'éducation, que les parents sachent quels sont leurs problèmes, et qu'ils ne s'y ferment pas ; sans quoi les enfants sont obligés de vivre une vie qui est tout simplement impossible ; de faire des choses affreuses, qui ne sont pas du tout dans leur nature, mais transmises par leurs parents. Il y a alors des phénomènes vraiment intéressants. Quand on étudie l'histoire d'une famille et que l'on analyse les relations entre enfants et parents, on peut voir souvent le fil rouge de la destinée. La malédiction des Atrides se trouve parfois en plusieurs exemplaires dans une seule et même famille.»

 

« Trouvez ce dont une personne a le plus peur et vous saurez de quoi sera faite sa prochaine étape de croissance. »


«Votre vision devient claire lorsque vous pouvez regarder dans votre cœur. Celui qui regarde à l’extérieur de soi ne fait que rêver ; celui qui regarde en soi se réveille. »


« Les gens vont faire n’importe quoi, n’importe comment de manière absurde pour éviter d’affronter leur propre âme. »


« La solitude ne vient pas de l’absence de gens autour de nous, mais de notre incapacité à communiquer les choses qui nous semblent importantes. »

 

« Un homme qui n’a pas traversé l’enfer de ses passions ne les a jamais surmontées. »


« Votre vision devient claire lorsque vous pouvez regarder dans votre cœur. »


« Je ne suis pas ce qui est arrivé, je suis ce que je choisis de devenir. »


« Ce à quoi vous résistez persiste. »


« Le rêve est la petite porte cachée dans le sanctuaire plus profond et plus intime de l’âme, qui s’ouvre à la nuit cosmique primordiale qu’était l’âme bien avant qu'il soit un esprit conscient. »


« En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu’il nous voit bien différent de ce que nous croyons être. »


«Tout ce qui nous irrite chez l’autre peut nous aider à mieux nous comprendre. »

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« Les éléments psychologiques qui existent dans un être à son insu et dont la somme compose ce que nous appelons l'inconscient, ces éléments, selon la théorie freudienne, on le sait, seraient uniquement constitués par des tendances infantiles ; celles-ci, en raison de leur caractère d'incompatibilité avec les facteurs conscients du psychisme, se trouvent refoulées. Le refoulement est un processus qui s'insinue et s'institue dès la prime enfance : il est comme l'écho intérieur qui répond à l'influence et à l'imprégnation morales exercées par les proches, et il dure tant que dure la vie. Grâce à l'analyse, les refoulements seront supprimés, et les désirs refoulés seront rendus conscients.
Selon la théorie freudienne, l'inconscient ne renfermerait donc pour ainsi dire que des éléments de la personnalité qui pourraient tout aussi bien faire partie du conscient, et qui, au fond, n'en ont été bannis, n'ont été réprimés, que par l'éducation. »

 


« Sur le plan psychologique il n’existe pas d’influence plus puissante sur l’entourage et plus particulièrement sur les enfants que la vie non vécue des parents. »


« Si on ne comprend pas une personne, on a tendance à le considérer comme un imbécile. »


« En se confrontant avec l’inconscient, le Moi se transforme. »


« L’effet thérapeutique que je cherche à obtenir est la création, chez le sujet, d’un état d’âme dans lequel il commence à faire l’expérience de sa propre nature, à expérimenter avec les éléments de celle-ci, d’un état enfin fait de fluidité, d’aptitude à la métamorphose et au devenir. »

 

 

Sources:

«La Guérison psychologique» - C.G. Jung
«Bibliographie raisonnée des écrits de C.G. Jung»- Juliette Vieljeux et Florent Serina

«Aspects du drame contemporain » -  C.G. Jung

«C.G. Jung parle, Rencontres et interviews réunis » - W. Mc Guire et R.F.C. Hull

 

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Entre confiance et arrogance.


Jiddu Krishnamurti (1895 -1986)

https://www.facebook.com/Jiddu.krishnamurti.org/posts/1485666298190285

"Nous avons discuté de cette question d'une révolte qui reste confinée aux limites de la prison, et nous avons vu comment tous les réformateurs, les idéalistes, et d'autres encore, s'activant sans cesse à l'obtention de certains résultats, se révoltent sans jamais sortir des murailles de leur propre conditionnement, de leurs propres structures sociales, des schémas culturels qui sont l'expression de la volonté collective du plus grand nombre.

Je crois qu'à présent nous aurions intérêt à examiner ce qu'est la confiance et comment elle naît. C'est à travers l'initiative que naît la confiance ; mais l'initiative restreinte à un schéma donné ne fait naître que la confiance en soi, qui est tout à fait différente de la confiance étrangère à l'ego. Savez-vous ce que signifie avoir confiance ? Si vous faites quelque chose de vos propres mains, si vous plantez un arbre et le regardez grandir, si vous peignez un tableau ou écrivez un poème, ou, devenu plus âgé, si vous construisez un pont ou exercez de façon admirable des responsabilités administratives, cela vous donne confiance en vos capacités d'action. Mais la confiance telle que nous la connaissons actuellement reste dans l'enclos de cette prison que la société - qu'elle soit communiste, hindoue ou chrétienne - a édifiée autour de nous.

L'initiative qui s'exerce dans l'enceinte de la prison suscite en effet une certaine confiance, car vous vous sentez capables de faire certaines choses: concevoir un moteur, être un très bon médecin, un excellent scientifique, etc. Mais ce sentiment de confiance qui va de pair avec la capacité à réussir dans le cadre des structures sociales, ou à réformer, à donner plus de lumière, à décorer l'intérieur de la prison, est en réalité de la confiance en soi: vous savez que vous êtes capables de faire quelque chose, et lorsque vous le faites, vous vous sentez importants.

Au contraire, lorsque c'est à travers l'investigation et la compréhension que vous rompez avec les structures sociales dont vous faites partie, il apparaît alors une forme de confiance totalement différente et dénuée de toute sensation de notre propre importance ; et si nous parvenons à comprendre la différence entre les deux - entre la confiance en soi et la confiance étrangère à l'ego -, je crois que cette distinction aura une grande portée dans notre vie.

Quand vous êtes doués pour un sport, comme le badminton, le cricket ou le foot-ball, vous avez un certain sentiment de confiance, n'est-ce pas ? Cela vous donne le sentiment d'être plutôt bons. Si vous trouvez rapidement la solution à des problèmes mathématiques, cela aussi engendre un sentiment d'assurance. Quand la confiance naît d'une action qui a lieu dans le cadre des structures sociales, elle s'accompagne toujours d'une étrange arrogance, ne trouvez-vous pas ?

La confiance de celui qui sait faire, qui est capable d'obtenir des résultats, est toujours teintée de cette arrogance de l'ego, du sentiment que « C'est moi qui l'ai fait ». Ainsi, dans l'acte même d'obtenir des résultats, de susciter une réforme sociale à l'intérieur de la prison, il y a l'arrogance de l'ego, le sentiment que c'est moi qui ai fait cela, que mon idéal a de la valeur, que mon groupe a réussi. Ce sentiment du « moi » et du « mien » va toujours de pair avec la confiance qui s'exprime dans l'enceinte de la prison sociale. Vous avez sans doute remarqué à quel point les idéalistes sont arrogants.

Les leaders politiques qui obtiennent certains résultats, qui réussissent de grandes réformes - n'avez-vous pas remarqué comme ils sont imbus d'eux-mêmes et se rengorgent en parlant de leurs idéaux et de leurs réussites ? Ils sont au plus haut dans leur propre estime. Lisez quelques discours politiques, observez certains de ceux qui se disent réformateurs, et vous verrez que dans le processus même de réforme, ils cultivent leur ego ; leurs réformes, si étendues qu'elles soient, restent limitées au cadre de la prison, elles sont donc destructrices et en définitive apportent à l'homme un surcroît de souffrances et de conflits.

Si vous percevez lucidement toutes ces structures sociales, ces schémas collectifs que nous appelons la civilisation - si vous pouvez comprendre tout cela et vous en dégager, abattre les murs de la société qui est la vôtre et vous en arracher, que vous soyez hindou, communiste ou chrétien, vous vous apercevrez alors qu'il naît en vous une confiance qui n'est pas polluée par ce sentiment d'arrogance. C'est la confiance de l'innocence. Elle est comme la confiance d'un enfant qui est si totalement innocent qu'il est prêt à tout essayer. C'est cette confiance innocente qui fera éclore une nouvelle civilisation ; mais cette confiance-là ne peut pas voir le jour tant que vous restez prisonniers des schémas sociaux établis. Écoutez très attentivement. L'orateur n'a pas la moindre importance, ce qui compte, c'est que vous compreniez la vérité de ses propos. En définitive, c'est cela l'éducation, n'est-il pas vrai ?

L'éducation n'a pas pour rôle de vous ajuster aux schémas sociaux, mais au contraire de vous aider à comprendre complètement, pleinement ces schémas et de vous en dégager afin d'être un individu dépourvu de toute arrogance de l'ego: vous avez confiance parce que vous êtes réellement innocents. N'est-il pas tragique que notre unique préoccupation, ou presque, soit de savoir comment nous insérer dans la société, ou comment la réformer ? Avez-vous remarqué que la plupart des questions que vous avez posées reflètent cette attitude ? Vous dites, en fait: « Comment m'insérer dans la société ? Que diront mon père et ma mère, et que se passera-t-il si je ne le fais pas ? » Une telle attitude détruit le peu de confiance ou le peu d'esprit d'initiative que vous pourriez avoir. Et vous quittez l'école et l'université comme autant d'automates, hautement efficaces, peut-être, mais sans la moindre flamme créatrice.

Voilà pourquoi il est si important de comprendre la société, l'environnement dans lesquels on vit, et, par ce processus de compréhension, de rompre les liens avec tout cela. Le problème est le même dans le monde entier. L'homme cherche une nouvelle réponse, une nouvelle approche de la vie, car les voies anciennes sont en décadence, que ce soit en Europe, en Russie ou ici. La vie est un perpétuel défi, et ne faire qu'instaurer un ordre économique meilleur n'est pas la réponse totale à ce défi, qui est perpétuellement neuf; et quand des cultures, des peuples, des civilisations sont incapables de répondre en totalité à ce défi de l'inédit, ils sont anéantis.

Si vous ne recevez pas une éducation digne de ce nom, et si vous n'avez pas cette extraordinaire confiance de l'innocence, vous serez inévitablement absorbés par le collectif et noyés dans la médiocrité. Vous ferez étalage de vos diplômes sur vos cartes de visite, vous vous marierez, vous aurez des enfants et c'en sera fini de vous.

En réalité, nous avons pratiquement tous peur. Vos parents ont peur, vos éducateurs ont peur, les gouvernements et les religions ont peur que vous deveniez un individu à part entière, car ils veulent tous que vous restiez bien à l'abri au sein de la prison que sont les influences de l'environnement et de la culture. Mais seuls les individus qui brisent le carcan des schémas sociaux en les comprenant, et qui cessent par conséquent d'être prisonniers du conditionnement de leur propre esprit - seuls ceux-là sont en mesure de faire éclore une nouvelle civilisation, et non ceux qui ne font que se conformer aux schémas en place, ou qui résistent à un moule donné parce qu'ils ont été moulés dans un autre. La quête de Dieu ou de la vérité ne consiste pas à demeurer dans la prison, mais plutôt à comprendre la prison et à s'en échapper - et ce mouvement vers la liberté crée une nouvelle culture, un monde différent. – J.K.

Chapitre 12 - Mutinerie internes à la société - Le sens du bonheur (1966)

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Végétaliser Paris

 

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Paris lance des permis pour « végétaliser » tout ce que vous voulez !

6 octobre 2016 / par La Relève et La Peste

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En voilà de bonnes nouvelles ! Passée inaperçu cet été, cette loi adoptée par les élus du conseil de Paris le 1er juillet dernier, permet au parisien d’acquérir un permis pour végétaliser le lieu qui vous plait le plus ! Une très belle alternative pour reverdir nos villes issues du 100 % béton…

Paris fait partie des capitales les moins « vertes », où on ne trouve relativement que peu d’espaces et pour ainsi dire pas de véritable poumon verts, comme il y en a à Londres ou encore à Central Park. La mairie de Paris frappe fort cette fois avec sa proposition 100 % écolo. On aperçoit en toile de fond de véritables propositions plutôt audacieuses pour la capitale française. L’objectif d’ici 2020, est de reverdir Paris sur plus de 100 hectares. Toutes les solutions alternatives sont dans les propositions. Toits, murs et façades pourront et seront végétalisés, dont un tiers sera consacré à l’agriculture urbaine. Voilà des propositions que l’on attendait depuis longtemps. Seulement, cette proposition est passée sous un quasi silence médiatique.

La rue verte
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Un permis de végétaliser disponible sous un délai de 1 mois et qui dure 3 ans, renouvelable !

Ces permis seront délivrés par la Ville de Paris, sous un délai d’un mois. Cette autorisation d’occupation du domaine public à titre gratuit portera sur une durée de 3 ans renouvelable tacitement. Elle doit faciliter les démarches des Parisiens, pour les inciter à devenir les « jardiniers de l’espace public parisien » et à végétaliser la capitale sous diverses formes : arbres fruitiers, murs, jardinières mobiles, keyholes, pieds d’arbre, potelets ou autres. La Ville de Paris leur fournira un kit de plantation comprenant de la terre végétale ainsi que des graines.

« On leur propose un certain nombre de pistes, mais on attend surtout leurs idées »

En retour, les « citoyens-jardiniers » signeront une Charte de végétalisation, qui les engagera à utiliser des plantes locales et mellifères favorisant la biodiversité de Paris, à ne pas recourir à des pesticides et à veiller à l’esthétique et à l’entretien de leurs plantes et supports. Avec ce permis, nous permettons aux Parisiens de participer au changement de modèle urbain pour un Paris plus végétal, à l’embellissement et à l’amélioration du cadre de vie, au pied de leur domicile ou de leur travail. Au-delà de favoriser la nature et la biodiversité en ville, ce permis contribuera aussi à créer du lien social en renforçant les échanges avec les autres, notamment ses voisins », a souligné Pénélope Komitès, adjointe à la maire de Paris.

Avec la mise en place de jardinières le long des façades, de plantations de fleurs au pied des arbres et même d’installations de mobiliers urbains tels que des clôtures végétalisées, la mairie demande désormais aux Parisiens de faire preuve d’imagination ! « On leur propose un certain nombre de pistes, mais on attend surtout leurs idées », explique Pénélope Komitès.

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© Christophe Noël et Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris

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KUNDALINI (24)

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"Les mains de Sat sur son corps. Elle voulait les absorber, qu’elles effacent les peurs.

Elle n’arrivait pas à se dire que tout avait toujours été là, qu’elle avait passé toute sa vie aux côtés d’une présence divine, qu’elle n’avait jamais compris que la mélancolie n’était que la tristesse innommée d’une âme perdue.

Elle-même dans le territoire de l’amour.

Une autre Maud, celle que Dieu accompagne.

« Sat, est-ce que le fait d’entrer dans le territoire de l’amour ouvre en soi des horizons inconnus ? »

Une voix ténue, presque craintive.

« Oui, c’est exactement ça. Et c’est inquiétant parfois.

-Je confirme, c’est inquiétant.

-Mais le fait que tu parviennes à verbaliser ce questionnement, c’est que tu as la capacité à explorer ce territoire. Sinon, tu aurais déjà fait demi-tour, tu aurais tout rejeté au plus profond.

-Je l’aurais fait sans doute si tu n’avais pas été avec moi. »

Il suspendit un instant les arabesques de ses mains.

« Je te remercie, Maud d’être encore là et de m’accueillir dans cet espace. »

Il massa l’arrondi de ses fesses, ému, troublé, envahi lui-même du bien-être qu’il prodiguait.

Elle se répéta les derniers mots et laissa gonfler dans son ventre la chaleur du plaisir, cette reconnaissance qu’elle était bien sa partenaire de voyage, qu’il découvrait avec elle ce qu’il n’avait pas encore atteint.

 

Se laisser porter par le flot, cet océan bienveillant qui nourrissait la présence à soi.

Les mains de Sat sur ses cuisses, sur ses fesses, sur la cambrure de ses reins. Elle sentait le corps doux de la verge posée sur sa peau.

Et les questions jaillirent, férocement, comme un coup de poignard.

Qu’avait-elle ressenti tout à l’heure, pourquoi cet étouffement, cette raideur dans son dos ? Comment expliquer l’impression que le paysage tombait en elle, qu’elle en ressentait l’existence, le foisonnement des molécules ?

Se laisser porter par le flot, revenir à la conscience des mains de Sat.

Elle percevait les pensées insoumises comme des armées sombres, des assaillants avides de luttes intestines et son ventre brûlait.

Ces particules qu’elle sentait vibrer, là sous sa peau, pourquoi se révélaient-elles ainsi ? Où étaient-elles restées enfouies jusque-là ? Pourquoi la vie ne se délivrait-elle pas, spontanément, dans toute sa splendeur dès les premières secondes ?

Elle aurait voulu se souvenir de ses premières années. L’innocence de l’enfance. Avait-elle retrouvé la magnificence perdue des émotions enfantines ?

Pourquoi maintenant ? Quel était l’élément déclencheur ? Sat ? La découverte merveilleuse d’une autre sexualité ? Juste le magnétisme de cet endroit ? Pourquoi avait-elle senti cette vibration dans le tronc de l’arbre ? Pourquoi s’était-elle laissé emporter aussi loin dans le plaisir ? À cinquante-deux ans. Avec un homme qu’elle venait de rencontrer.

Deux jours…Il avait suffi de deux jours. Comment l’expliquer ?

« Tu as trop de questions dans la tête, Maud, je le sens bien. Tu n’es pas vraiment là. »

Elle eut un sursaut, une crispation des épaules, comme au claquement d’une porte.

« Pardon, Sat. Je n’arrive pas à évacuer toutes ces questions. Elles reviennent sans cesse. »

Il massa sa nuque.

« Alors, il est préférable que tu abandonnes la visualisation de mes mains et que tu laisses sortir tout ça. Mais je continue à te masser quand même si tu veux bien, termina-t-il en riant.

-Tant que tu veux, Sat et je peux t’assurer que j’en reçois pleinement les bienfaits.

-Pas pleinement, je pense mais je sais que ça te fait du bien. De quoi tu veux parler en premier ?

-Comment expliquer ce que j’ai ressenti tout à l’heure ? »

Elle tenta de décrire au mieux le phénomène. Il l’écouta attentivement et ne combla pas les silences. Il savait que le langage est insuffisant quand il s’agit de décrire l’impensable, quand rien dans la mémoire des paroles ne parvient à exprimer ce qui n’avait encore jamais existé.

« Ce qui m’attriste énormément, c’est de penser que ce phénomène est arrivé alors que j’éprouvais pour la première fois un sentiment de connivence avec la nature autour de moi. C’était merveilleux au départ. Et puis tout a explosé. Sans prévenir.

-C’était inévitable. Ton mental ne sait pas gérer de tels ressentis, c’est au-delà de l’expérience vécue, on entre dans une dimension totalement inconnue. Imagine que tu es une petite fille plongée soudainement dans le noir, seule, pendant un orage. À l’approche des nuages, tu trouvais le ciel magnifique, chargé de formes immenses et de couleurs variés, peut-être même qu’un arc-en-ciel t’a réjouie et puis tout s’est obscurci, l’obscurité, le vent qui hurle, les trombes d’eaux, les éclairs, le vacarme du tonnerre. Et pour couronner le tout, une panne d’électricité. Il ne te reste que la peur.

-Oui, c’est une peur de cet ordre-là. Et tu expliques ça comment ?

-C’est là qu’il faut que je te parle de la Kundalini. »

Elle tourna la tête pour croiser son regard. Elle en avait besoin.

« Je peux me retourner ? J’aimerais te voir pour te parler. 

-Oui, bien sûr. Mais tu vas avoir besoin de tes lunettes de soleil. »

Il se leva, prit les lunettes sur le muret et les lui tendit.

 

« Tu les avais enlevées tout à l’heure ?

-Oui, je voulais voir vraiment le paysage, ses couleurs, j’avais vraiment besoin de l’inspecter, dans ses détails, expliqua-t-elle en s’allongeant. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai senti d’un coup que je ne l’avais jamais vraiment regardé avant. »

Il s’était assis en lotus, à ses côtés. Les mains posées à plat sur elle, des caresses légères, du ventre à ses épaules.

« Et tu l’as regardé différemment ?

-Oui, vraiment, mais je n’en avais pas conscience. C’était comme ça. Spontanément. Pas un balayage rapide, tu vois, ou juste l’observation d’un point précis, non, c’était vraiment comme si… »

Elle s’arrêta.

« Je ne sais pas le dire Sat.

-Eh bien, tu vois, c’est très symbolique en fait. Tu as enlevé un voile, un rideau sur ta conscience et tu as été aveuglée.

-Aveuglée par quoi ?

-Par l’amour. »

Un silence. Elle lui sourit.

Avec les lunettes de soleil, il ne voyait plus les yeux de Maud mais il en devinait l’intensité.

 

«Alors… La Kundalini. »

Il chercha un peu ses mots.

«  C’est un terme sanskrit. Il désigne une énergie primordiale, présente en chacun, lovée à la base de la colonne vertébrale, dans le chakra racine. La pratique de la méditation permettrait l’éveil de cette énergie et sa diffusion dans l’intégralité des chakras. Les effets sur l’individu sont très variables. Positifs ou non. La Kundalini est souvent décrite comme une énergie cosmique, la source de toute forme de vie. Il ne s’agit pas d’un petit changement éphémère dans l’individu mais d’une considérable transformation. On peut rapprocher ça des expériences de mort provisoire, non pas dans le vécu mais dans certains effets. Personnellement, je vois la Kundalini comme l’émergence énergétique de Dieu en nous, sa pleine réalisation. Ce qui signifie que Dieu jouit en nous. C’est une érection divine qui cumule l’énergie masculine et féminine ce qui explique des ressentis associés aux deux sexes.»

Elle découvrait, subjuguée, les raisons possibles de ses multiples troubles.

Il expliqua encore et encore, tout ce qu’il savait, tout ce qu’il avait appris. Sa propre expérience.

« La montée de la Kundalini représente la jonction entres les forces nourricières de la terre et l’incommensurable dimension de l’esprit dans les cieux. La jonction entre la matière et l’énergie créatrice, comme un éclair d’orage. »

Elle écouta, impressionnée par sa maîtrise du sujet.

La Kundalini, les symptômes physiques, les effets psychologiques, l’importance de la glande pinéale, le troisième œil, le désordre intérieur avant l’exploration consciente, une rupture sensorielle, émotionnelle, existentielle, spirituelle, une vie entière qui basculait. Un potentiel immense qui se découvrait, des qualités insoupçonnées, la vigilance, la clairvoyance, l’énergie physique, la lucidité émotionnelle, la révélation de l’être réel dans une dimension extraordinaire.

Elle espérait ne rien oublier, ne rien perdre. Une urgence absolue, comme des bouffées d’oxygène salvatrices.

« L’éveil de la Kundalini peut être provoqué par diverses choses. La méditation, les prières, la pleine conscience, la contemplation, la sexualité sacrée, le sport d’endurance et les états seconds qu’ils génèrent, l’engagement physique et psychologique, la création artistique lorsque l’individu entier y est plongé. Il y a bien d’autres situations encore mais ce qui relie tout cela, c’est la notion de durée. C’est une transformation qui suit un long travail, de plusieurs années. Il y a pourtant des éveils spontanés inexplicables.

-Et c’est mon cas alors ? demanda-t-telle.

-Il me semble, en effet.

-À quel moment tu as pensé que c’était ça ?

-Quand tu m’as parlé des démangeaisons dans tes jambes et cette impression de chaleur interne. Mais je ne voulais pas m’avancer trop vite. J’ai recoupé ça avec diverses choses.

-Des symptômes connus ?

-Oui et il y en a beaucoup. Une grande fatigue soudaine ou une euphorie toute aussi inhabituelle, des douleurs multiples, crâne, colonne vertébrale, sensation d’électricité dans le corps, mais aussi une grande félicité, un bonheur immense, bouleversant, l’impression de s’ouvrir tellement ça déborde, une conscience démultipliée avec des révélations surprenantes et contraires parfois aux croyances de la personne, des visions divines par exemple, des souvenirs incompréhensibles, comme des vies antérieures, des sens particulièrement aiguisés, une sexualité qui révèle pleinement son immensité, une intelligence décuplée avec des assimilations extrêmement rapides de données ésotériques ou au contraire une apathie cognitive, l’incapacité à réfléchir posément, l’impression que chaque instant est une épreuve insurmontable. Il y a comme ça des dizaines de symptômes qui ont été répertoriés depuis des millénaires.

-Il y en a plusieurs qui me concernent.

-Oui, je sais et c’est cet assemblage qui m’a convaincu.

-Il y a autre chose encore qui t’a alerté ?

-L’intensité de ton magnétisme, je n’ai jamais vu ça. Il y a une très grande activité dans tes corps subtils. Même chose avec ton aura. Elle est très variable dans ses teintes aussi.

-Ce qui signifie ?

-Des troubles très forts mais qui peuvent être tout autant agréables que pénibles. En tout cas, une activité constante, pleine de vie et de transformations intérieures.

-C’est impressionnant, je trouve, que tu puisses juger de mon état de cette façon. »

Elle décida de s’asseoir. Face à lui.

« Ça va ? Tu n’as pas la tête qui tourne ?

-Non, c’est bon, je me sens juste fatiguée.

-Tu sais, depuis le temps que je perçois ces couleurs, je n’y fais plus vraiment attention. Sauf dans certaines situations. Et c’est vrai que la puissance de ton aura et ses variations me fascinent. Mais je suis persuadé que tu peux accéder à cette vision, toi aussi.

-Voir les auras ? Moi ?

-Oui, en tout cas, en avoir l’intuition. Qu’est-ce que tu connais des auras ?

-Qu’est-ce que j’en connais ?… Rien. Je sais juste qu’il s’agit de couleurs autour de la personne.

-Tu connais la symbolique de ces couleurs ?

-Absolument pas, ni même quelles sont les couleurs, ou si c’est toujours la même, ou ce qu’elles représentent. Non, vraiment, mes connaissances, tu vois, aujourd’hui, je les ressens comme un vide insupportable.

-Quelle est la couleur autour de moi ?

-Quoi ?

-Quelle est la couleur dominante de mon aura ?

-Mais… Je ne la vois pas, Sat. Je n’ai pas ce don.

-Très bien. Alors, ferme les yeux. Je retire mes mains, il ne doit y avoir aucun contact de corps à corps. Je reste là, immobile. Tu vas fermer les yeux et écouter. Tu vas écouter la couleur. Tu vas faire défiler tous les noms de couleurs que tu connais, lentement, dans ta tête, en visualisant à chaque fois cette couleur, sans l’associer à un objet connu, juste la couleur, tu peux imaginer un grand drap si tu veux. Uniquement un tissu. Je te laisse trois minutes de silence, les yeux fermés et je te dirai quand les ouvrir. Tu verras à ce moment-là si quelque chose flotte autour de moi.»

Silence.

Elle ferma les yeux.

Immobilité.

Elle s’appliqua à respirer consciemment, langue contre le palais, bouche fermée. Aller vers le calme. Elle décida d’énumérer les couleurs au rythme de son souffle : rouge…vert…jaune…bleu…

Pourquoi elle ? Qu’est-ce qui avait déclenché ça ?

Un énervement devant l’intrusion des pensées.

Rose…violet…orange…

Elle voyait le corps de Sat, sa musculature, la douceur de son visage, la franchise de son sourire, la profondeur de ses yeux noirs…son sexe.

Elle avait envie de ses caresses. Là, maintenant. Elle avait envie de son corps sur elle.

Et c’était douloureux.

Les émotions emportaient tout avant même que le début de l’immobilité s’installe.

Trois minutes qui dureraient deux heures.

Impensable, insupportable.

Elle ouvrit les yeux.

« Je n’y arriverai pas. C’est trop difficile pour moi. Je n’arrive déjà même pas à rester concentrée trente secondes. »

Elle replia les genoux, dans un geste d’énervement. Puis elle reprit la position du lotus, elle redressa son dos, gonfla la poitrine. Longue respiration, un soupir prolongé.

« On recommencera une autre fois, c’est un exercice à répéter. Il faut du temps pour que le mental apprenne à se taire et que l’âme prenne les manettes. Pour que tu y vois clair en quelque sorte.

-C’est quoi cet esprit dont tu as parlé tout à l’heure ? Le mental, je vois à peu près je pense et l’âme également mais cet esprit, comment tu le définis ? »

 « Pour moi, le mental, c’est l’ensemble de nos fonctionnements cognitifs, et donc les pensées, les raisonnements, les verbalisations. Les années d’utilisation de ce mental construisent la conscience de l’individu encapsulé et par conséquent la formation de l’ego. L’ego étant l’identification de l’être à son histoire. Ces deux entités, mental et ego, sont des acteurs qui prennent beaucoup de place. En arrière-plan se tient notre âme. Tu peux te la représenter comme le souffleur derrière le rideau de la scène où jouent le mental et l’ego. Le problème, c’est que la voix du souffleur est bien souvent trop faible pour s’imposer au vacarme des pensées. C’est là que la méditation intervient. Il s’agit de taire le mental pour que l’âme puisse s’exprimer. Mais, ça, personne ne nous l’a appris dans notre histoire d’ego. Il s’agit donc d’apprendre à entendre son âme. Les intuitions sont par exemple des jaillissements d’âmes. Mais je pense que l’âme ne fait que communiquer une information qui vient de l’Esprit. L’Esprit avec un E majuscule. L’âme sert d’intermédiaire entre le mental et l’Esprit, l’Esprit étant l’énergie créatrice, le flux divin, ou Dieu. On peut bien l’appeler comme on veut. Pour moi, c’est une intelligence et je n’ai pas besoin d’en avoir une image rapportée par d’autres humains. Je regarde les montagnes, je contemple la création et je vois l’intelligence. »

Elle posa une main sur la sienne.

« Tu n’imagines pas le bien que c’est d’entendre tout ça, j’ai l’impression de voir couler de la lumière en moi, je sens des données qui prennent forme, qui se solidifient, j’ai moins l’impression d’avancer dans un chaos absolu. Tu sais, depuis que je suis arrivée ici, je ne sais pas combien de fois ce mot, âme, est venu dans ma tête. Et c’est totalement inhabituel pour moi. Et là, avec toutes ces images que tu utilises, je revois les situations où c’est arrivé et je comprends. Je sais que c’était ça. Je sais aussi que mon mental résistait et voulait éteindre ces informations que mon âme me transmettait. »

Elle se releva subitement, à angle droit, le visage illuminé, les mains devant la bouche. Une inspiration de surprise.

« Tout à l’heure, Sat, quand j’étais prêt du muret, c’est ça que j’ai senti.

-Quoi ?

-L’Esprit. Mais c’était tellement puissant que la peur a pris le dessus. »

 

Il la regarda, comme on contemple un lever de soleil.

Elle se pencha vers lui et il ouvrit les bras.

C’est elle qui l’embrassa, c’est elle qui l’invita à s’allonger. La couverture et le tapis d’herbe en matelas.

Il la laissa faire.

C’est elle encore qui glissa les mains sur son torse, sur son ventre, sur ses cuisses.

Et ce fut comme un embrasement mutuel, fulgurant.

Le désir éblouissant de s’unir, d’être un, d’être dans l’amour.

Elle voulait explorer ce territoire, elle le voulait plus que tout, c’était comme une urgence absolue. Elle pensa dans un battement de paupières que les bébés, à leur première bouffée d’air, devaient souffrir de la sorte. Et qu’ils n’avaient pourtant pas d’autre issue que de respirer encore..."

Gélatine de porc

Pourquoi la gélatine de porc est partout

 

Des bonbons comme les célèbres oursons renferment de la gélatine de porc. Photo d’illustration Pixabay/domaine public
Des bonbons comme les célèbres oursons renferment de la gélatine de porc. Photo d’illustration Pixabay/domaine public
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Bonbons, vaccins, médicaments, produits allégés, cosmétiques… et même dans les pellicules photos ! La gélatine de porc est utilisée par l’industrie agro-alimentaire, mais pas seulement.

Jetez un oeil sur vos emballages alimentaires, vous ne serez pas déçu. La gélatine animale est partout.

Utilisée comme additif, elle porte les numéros E428 ou E441. Si vous ne trouvez pas de numéros, vérifiez la liste des ingrédients de la recette. La mention « gélatine » est affichée, sans plus de précisions ? Bingo. Dans 95 % des cas, il s’agit bien de gélatine de porc. Un ajout pas dangereux pour la santé qui n'est cependant ni halal, ni casher, et ne convenant ni aux régimes végétariens, ni végétaliens. Les industriels s’en servent comme épaississant, stabilisant ou agent texturant… dans bien des produits. Un moteur de recherche existe sur Open food facts.

Les bonbons

L’ajout de gélatine porcine dans les confiseries gélifiées afin de leur donner de la consistance est une pratique répandue. Le champion d’Europe de la vente de bonbons, le géant allemand Haribo, l’assume en le spécifiant sur son site internet. Oursons, fraises Tagada, crocodiles… Ils en contiennent presque tous. Le groupe français Carambar et ses barres "goût fruits" ne font pas exception.

En outre, cette gélatine se glisse dans les préparations de crème glacée, pâte à tartiner, gâteau à la crème, sauce de plats cuisinés, pizza…
Des traces sont également détectables dans des jus de fruits, de la bière ou du vin, puisque certains industriels en ajoutent dans les cuves afin de clarifier leurs préparations.

Les produits light

Plus étonnant, la gélatine de porc se retrouve dans de nombreux produits allégés. Là où les industriels ont retiré le gras pour qu’ils soient moins caloriques, ils ajoutent de l’eau additionnée de cet agent afin de garantir une texture onctueuse agréable et fondante en bouche. Yaourts, mousses, beurres, fromages… Au rayon frais, la plupart d’entre eux renferment de la gélatine de porc, que ce soit le panier 0 % de Yoplait ou la mousse Taillefine de son concurrent Danone.

Les vaccins

Incroyable, mais vrai. Dans la composition des vaccins se trouvent des stabilisants qui vont maintenir leur qualité de leur fabrication à leur utilisation. Selon la Direction générale de la santé, certains de ces stabilisants sont bien fabriqués à partir de gélatine d’origine porcine. Cinq vaccins sont concernés en France : le ProQuad, le Varivax, le Zostavax, le Fluenz Tetra et le M-M-RVAXPRO. Ce dernier, utilisé contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, fait d’ailleurs partie des vaccins obligatoires pour les enfants, rappelle Le Monde.

Les médicaments

A l’instar des vaccins, certains médicaments sont concernés, surtout ceux se présentant sous forme de gélule ou de capsule, les analgésiques et les cachets de type « multivitamines ». Pour se faire une idée, une liste non exhaustive est disponible sur la base de données vidal.fr.

Les cosmétiques

Quant aux produits cosmétiques, seule la mention « gelatin » figure sur les contenants. Elle peut être présente dans le gel pour les cheveux, shampooing, crème de soins, fond de teint… Plus surprenant, certains dentifrices en comportent, tels que le « Haleine pure » de Signal ou le « Soin essentiel blancheur» de Sanogyl. Le groupe Unilever, qui possède la première marque et a revendu la seconde, propose sur son site internet de consulter la composition de ses produits.

Les pellicules photos

Enfin, la gélatine entre dans la composition des pellicules et du papier pour photos argentiques. Elle est nécessaire à la réalisation de la couche photosensible qui va servir de matrice pour les impressions.

Repères

Gélifiant et gélatine

Dans la famille des gélifiants, on distingue deux catégories : la gélatine, d’origine animale, et les alternatives végétales : l’agar-agar (E406), l’amidon (E1401), le carraghénane (E407), la gomme xanthane (E415), la gomme de Guar (E412), la pectine… Pour être sûr de ne pas ingérer de produit issu d’un animal, il faut privilégier le terme « gélifiant » réservé aux texturants d’origine végétale par la législation.

Sur l’étiquette

Préféré au bœuf (spectre de la maladie de la vache folle) ou au poisson (plus cher à produire), le porc est utilisé pour la fabrication de la gélatine dans 95 % des cas. La législation n’oblige pas les fabricants à préciser sur l’étiquette son origine, selon la répression des fraudes. Ainsi, bien souvent, seule la mention « gélatine » apparaît au lieu de « gélatine porcine ».

Fabrication

La gélatine de porc est fabriquée par l’hydrolyse du collagène issu de la peau, des os ou des tendons des animaux. Après avoir été réduits en purée, ces morceaux de carcasses sont bouillis dans de l’acide chlorhydrique selon une recette ancestrale et des règles très strictes de fabrication. La substance obtenue est solide, transparente ou légèrement jaune, et ne possède ni goût, ni odeur.

Par V. M. M. | Publié le 16/08/2017 à 09:10 |

Petit guide de collapsologie.

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Les hommes anticipent – fantasment même – leur fin mais la projettent depuis toujours dans un espace-temps abstrait. Le chercheur et scientifique Pablo Servigne souhaite alarmer les nouvelles générations de l'état actuel du monde : prêt à céder.

De quoi notre fantasme de la fin du monde est-il le symdrome ? Le cinéma et la littérature survavilistes n'ont jamais été aussi féconds. Comme si l'homme avait soudainement fait l'expérience d'une épiphanie et réalisait la menace qu'il représente pour lui-même. Mais la majeure partie des œuvres que ces mouvements présentent envisagent la fin comme un déclin, une agonie, un processus lent (coucou Interstellar) et la projettent dans futur abstrait, lointain. D'autres auteurs, eux, perçoivent et établissent un point de non-retour : ce moment où l'humanité flanche, devient zombie et se bouffe - chez Mac Carthy ou Romero par exemple. Les politiques, eux, préfèrent penser la fin du monde comme une « crise ». Le mot est apposable à tout ce que l'on veut, un peu à la façon d'un préfixe : crise économique, écologique, diplomatique, sociale, des réfugiés, existentielle, humanitaire... ad nauseam. Bizarrement le mot rassure en ce qu'il engage l'idée d'un après, d'un peut-être (littéralement). Le chercheur français Pablo Servigne, lui, préfère parler d'effondrement. Forcément, le terme est plus menaçant : lorsque les choses s'effondrent, elles cèdent et tombent à l'état de tas, de poussière, de rien. Mais loin d'un pessimisme hyper négatif, ce scientifique de formation tente de prédire une fin plus proche, résultat d'un effondrement en chaîne - irréparable - qu'il nous faut absolument accepter et arrêter de refouler. Servigne annonce que nous exhortons plus vite qu'on ne le pense le monde vers sa fin et que nous avons peu de chances aujourd'hui de le sauver. Avec nous, le déluge.

En se posant à la charnière entre philosophie, psychologie sociale, sociologie et biologie, Pablo Servigne établit une nouvelle (inter)discipline. Dans son ouvrage Comment tout peut s'effondrer, signé à quatre mains avec Raphaël Stevens, il retrace la littérature scientifique de l'effondrement systémique du monde et construit ainsi les bases de ce qu'il nomme - non sans ironie - la « collapsologie » (du latin « collapsus » : qui tombe d'un bloc). Et lorsque Pablo Servigne parle de choses graves, il dégage une sérénité déconcertante tandis que son verbe est on ne peut plus déterminé, si bien que la fin du monde ne fait presque plus peur. i-D l'a rencontré. 

Vous êtes « collapologue ». Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?
Les collapsologues étudient l'effondrement des civilisations, et en particulier les signes d'effondrement de notre civilisation thermo-industrielle (celle qui est basée sur la consommation d'énergies fossiles). Nous passons au crible les dernières publications scientifiques ainsi que les enquêtes de journalistes, en prenant soin d'avoir une vision complexe du monde et une approche transdisciplinaire (climatologie, écologie, géologie, histoire, psychologie, sociologie, économie, etc.).

Vous parlez d'effondrement et non pas de crise ou de déclin. Pourquoi un tel choix sémantique ?
Le mot « crise » laisse penser qu'une fois passée, nous pourrions revenir à la situation que nous avons connue avant, une sorte de normalité apaisante. C'est un leurre. La fréquence des catastrophes ne fait qu'augmenter, et il n'est plus de retour à la normale possible (en tout cas en ce qui concerne l'extinction d'espèces, le cycle du phosphore ou de l'azote, et le climat, par exemple). Le déclin est un mot qui désigne un processus qui s'étale sur plusieurs décennies, or notre société interconnectée par des réseaux rapides et homogènes a créé la possibilité d'un véritable effondrement brutal et global, ce que les scientifiques appellent le « risque systémique global ». Nous avons choisi de mettre les pieds dans le plat en utilisant le mot effondrement, simplement parce qu'il est possible que ça arrive.

Pour vous, l'effondrement peut donner lieu à une renaissance. Comment ?
Il n'y a qu'à voir l'histoire des civilisations, c'est une succession d'expansions, de déclins ou d'effondrement, et de renaissances… Dans une forêt, lorsqu'un grand arbre meurt, il se décompose et nourrit l'écosystème qui l'entoure. Les jeunes pousses peuvent alors émerger à la lumière. Mais attention, ce n'est pas garanti ! Il se peut qu'aucune civilisation ne puisse repartir après la nôtre, en particulier si le réchauffement climatique est trop brutal, ou s'il y a trop de catastrophes nucléaires.

Pourrions-nous du coup penser l'effondrement comme une nécessité ?
Certains le font, d'autre ne préfèrent pas. C'est une question de posture. Mais d'un point de vue strictement théorique, il est vrai qu'un effondrement représente un incroyable « déverrouillage » du système politique et économique, c'est-à-dire que cela ouvre le champ des possibles à un changement de vie radical. Prenez la question climatique, par exemple, on dit qu'il faut absolument laisser les énergies fossiles dans les sous-sols pour ne pas aggraver la situation. Mais arriverons-nous à nous passer de pétrole en moins de 10 ans ? Impossible. Sauf si survient un effondrement relativement rapide de l'économie mondiale… ce qui serait une véritable catastrophe humaine, il faut le rappeler.

Dans quel ordre voyez-vous les choses s'effondrer ?
Difficile à dire, mais on peut remarquer que la dynamique de la finance (de l'ordre de la seconde) est bien plus rapide que celle de l'économie (de l'ordre de la semaine), qui est plus rapide que le fonctionnement des écosystèmes (années) ou du climat (décennies ou siècles). Toutefois, il faut aussi bien se rendre compte qu'un événement climatique peut tout à fait provoquer une catastrophe industrielle, qui provoquera une crise financière majeure… qui se propagera à l'économie puis à la politique, etc. Mon intuition me dit que même si des chocs globaux peuvent arriver rapidement, un effondrement prendra quand même quelques années.

Existe-t-il d'autres exemples d'effondrement dans l'histoire ?
Beaucoup ! L'empire Maya et l'empire Romain se sont effondrés en près de deux siècles, mais ils n'avaient pas de réseaux de communication, d'approvisionnement et de transport si rapides, si long et si interconnectés que les nôtres. Le bloc soviétique s'est aussi effondré, mais pas jusqu'à faire disparaître la civilisation russe. Ainsi, on peut voit un effondrement à travers une échelle de gravité (comme l'échelle de Richter pour les tremblements de terre). Plusieurs collapsologues, par exemple le russe Dmitry Orlov ou l'étasunien John Michael Greer, ont développé ce genre d'échelles pour classer les différents types d'effondrements.

Selon vous, le monde « hyper-connecté » dans lequel nous vivons est moins robuste sur le long terme qu'un monde pré-mondialisé
Notre « système-Monde » est devenu extrêmement efficace, mais ce qu'il a gagné en efficacité, il l'a perdu en résilience (la capacité à se remettre des chocs, tout en gardant ses fonctions vitales). Ainsi, notre économie mondialisée est devenue paradoxalement « robuste » aux petits chocs, mais c'est cela cache une fragilité invisible grandissante qui l'expose à des effondrements brutaux. Ce sont les physiciens qui ont récemment découvert cette propriété des réseaux complexes, résumée par la phrase de Ken Rogoff, ancien chef économiste du FMI : « Les systèmes tiennent souvent plus longtemps qu'on ne le pense, mais finissent par s'effondrer beaucoup plus vite qu'on ne l'imagine ».

Les hommes pensent leur fin depuis toujours. Aujourd'hui, le cinéma de catastrophe, « survivaliste » ou post-apocalyptique est particulièrement fécond. Pensez-vous que nous prenons de plus en plus conscience de cet effondrement ?
Conscience, je ne sais pas, peut-être. Mais cette mythologie entre en résonance avec notre époque, oui. Les gens sentent cela. Leur intuition, leur inconscient s'exprime. Je le vois lors de mes conférences : il y a 3 ou 4 ans, le public s'étonnait de nos découvertes, certains pleuraient, d'autres se mettaient en colère, et beaucoup avaient peur. Aujourd'hui, mon message passe comme une lettre à la poste, comme si c'était un acquis. Je pense que notre imaginaire (de français) a été bien ébranlé par Fukushima, puis par l'arrivée des migrants, les attentats, et enfin l'élection de Trump. Aujourd'hui, on s'attend plus facilement au pire. Il n'y a qu'à demander aux jeunes ce qu'ils pensent de leur avenir…

Justement, votre ouvrage est destiné « à l'usage des générations présentes ». Pensez-vous que les nouvelles générations sont particulièrement conscientes de ces enjeux ?
Oui, assez. Bien sûr, il y a toujours des gens dans le déni. Il y a ceux qui ne peuvent pas savoir (ils n'ont pas accès aux informations), d'autres qui ne veulent pas savoir, d'autres qui savent mais qui n'y croient pas (ce sont les plus nombreux !), et d'autres enfin qui savent mais qui n'en parlent pas car ils ne peuvent pas ou car il n'y braque leur auditoire. Mais globalement (encore une fois mon intuition et mon expérience au contact du public et des médias), de plus en plus de monde est conscient des enjeux.

Comment réagissez-vous face à l'eco-scepticisme de ceux qui refusent d'y croire ou de politiques comme Trump par exemple ?
C'est très choquant, et en même temps c'est tout à fait normal. Le système de production d'énergies fossiles est extrêmement puissant. Non seulement il génère des milliards d'euros de bénéfices, mais il est grassement subventionné par les États. Il a les moyens d'influencer le monde politique, le monde économique ainsi que l'imaginaire des gens. Et il n'y a pas que lui ! Par exemple les multinationales de l'agrochimie, certains gouvernements, l'industrie de l'armement, etc. sont autant d'entités gigantesques qui ne veulent pas mourrir. Ils se battront jusqu'au bout pour survivre… ou simplement pour conserver ce qui a fait leur succès. Je pense donc que nous allons vers plus de conflits (internationaux, intra-nationaux, de classes, etc.), et que pour préserver nos conditions de vie sur Terre, il faudra allier notre capacité à créer de nouveaux modes de vie et notre capacité à empêcher la destruction du monde, c'est-à-dire lutter et résister. Nous n'avons pas le choix, c'est le défi de notre génération.

Quel conseil donneriez-vous aux nouvelles générations nées dans un monde que vous considérez comme « condamné » ?
De se rendre compte à quel point ce « monde condamné » est toxique pour eux et pour la Terre, et de se mettre à construire le monde qu'ils veulent voir advenir. Nous sommes déjà nombreux à avoir commencé, mais dépêchez-vous, car la conversion prend du temps !

Quelle est leur marge de manœuvre ?
Cela dépend de votre imaginaire, de votre formation, de leur famille, de votre stabilité émotionnelle, de votre santé, de l'argent que vous possédez, de votre réseau social, de votre charisme, si vous avez des enfants, etc. Mais quelle que soit cette marge, je pense que nous avons tous l'obligation morale de manœuvrer… et dans la bonne humeur ! Comme le disait une personne du public à l'une de mes conférences, répondant à une autre personne très anxieuse : « D'accord, c'est l'effondrement, mais c'est pas une raison pour faire la gueule ! »

Pablo Servigne est co-auteur de Comment tout peut s'effondrerPetit manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015), du Petit traité de résilience locale (Charles Léopold Mayer, 2015), et de L'Entraide, l'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, à paraitre fin 2017).

 

Une épreuve révélatrice.

Dans ce reportage, on suit la progression de duos engagés dans une course mythique qui allie sur son parcours les passages de natation et ceux de course à pied. C'est terriblement éprouvant.

Ce qui émane des commentaires au fil de l'épreuve relève de "l'intime", des profondeurs de chacun.

Il y a une compétition interne à l'épreuve entre les duos les plus performants mais également une compétition qui concerne chacun, une compétition qui tient davantage d'une "confrontation" contre les pensées néfastes, les doutes, les douleurs et pourtant, pourtant, cette irrépressible soif d'aller jusqu'au bout.  

Le duo crée une énergie communicative, un renfort, un soutien. On court et on nage avec et pour l'autre. On puise des forces dans l'énergie du partenaire et s'il n'en a plus, on fusionne les forces restantes de chacun et on avance encore.

Quant aux quelques duos formés par des couples, l'histoire partagée est un ciment empli d'amour et de respect. Une aventure qui élève. 

Juste magnifique. 

 

Incendies et climat.

Quand j'ai lu qu'un incendie gigantesque frappait le Groenland, je ne l'ai pas cru... Et pourtant... Est-ce que dans notre imaginaire d'adultes la possibilité d'une telle situation existait ? Pas dans ma tête en tout cas. Pour moi, le Groenland ne peut pas être en flammes... C'est comme imaginer que les forêts de Norvège s'embrasent et que plus personne ne contienne l'incendie... Mais alors, si c'était impensable au Groenland, est-ce que ça devient possible n'importe où ? Quelques climatologues et autres scientifiques considèrent que les phénomènes de canicule et de sécheresse vont devenir la norme et s'amplifier année après année.

La population d'Athènes, c'est à dire urbaine et non au fin fond des montagnes de Corse ou de zones montagneuses désertifiées, découvrent la gravité de la situation. Marseille et d'autres villes méditérannéennes luttent tous les ans. Les pompiers se plaignent du manque de matériel et de sa vétusté. L'extension de l'urbanisation amplifie les risques, année après année. En observant toutes les situations d'incendies en Europe, il sera impossible en tout cas de dire qu'on ne pouvait pas prévoir...

 



L’île du Groenland elle aussi touchée par un énorme incendie visible depuis l’espace

par 6k vues

Photo satellite prise le 3 août 2017 Crédits : Landsat USGS © NASA

Bien que l’île du Groenland soit proche du Pôle Nord, celle-ci connaît une augmentation spectaculaire des feux ravageant ses terres. Les scientifiques s’inquiètent de cette situation que l’on impute pleinement au réchauffement climatique.

Les feux de brousse sont généralement associés aux zones sèches et chaudes, mais les inquiétudes concernant le Groenland se font de plus en plus sentir. Un incendie ayant débuté le 31 juillet 2017 a ravagé quinze kilomètres carrés de terre et les panaches de fumée ont été visibles depuis l’espace grâce aux satellites de la NASA, à environ 150 kilomètres au nord-est de Sisimiut (5 500 habitants) située sur la côte ouest de l’île. 500 hectares sont d’ailleurs toujours en flammes, menaçant la santé des habitants et les activités de l’aéroport Kangerlussuaq situé non loin.

Photo satellite prise le 3 août 2017
Crédits : Landsat USGS © NASA

Le nombre de feux de brousse touchant la plus grande île du monde a été multiplié depuis 2010 et plus fortement depuis 2015 avec un pic inédit atteint cette année. Cet été, la température tourne autour de 12 °C, des températures anormalement élevées à cette période et dans cette région du globe. Stef Lhermitte, professeur au Delft University of Technology, estime qu’il s’agit ici du « plus grand (feu) jamais enregistré par les satellites depuis 2000 ».

Alors que les causes du départ de feu restent encore à déterminer, les scientifiques estiment que le réchauffement climatique favorise ce type de catastrophe, car le Groenland est plus connu pour sa calotte polaire ! La fonte de la glace et du pergélisol ont mis à nu la végétation et permis un assèchement de la région. Bien que la végétation du Groenland soit en grande partie composée de toundra (herbes et mousses), de nombreuses zones sont dotées d’une végétation arbustive(bouleaux nains) parfois très dense.

Par ailleurs, les scientifiques indiquent que ces feux libèrent des quantités importantes de CO2 ainsi que des microparticules noires qui se déposent sur la couche de glace couvrant la région, ce qui a pour effet d’accélérer sa fonte.

Enfin, le réchauffement climatique apporte chaque année son lot de nouveautés, notamment quelques records atteints récemment dans la vallée de la Mort en Californie (États-Unis) comme l’indique ConsoGlobe. En juillet 2017, la moyenne des températures était de 41,89 °C, ce qui représente le mois le plus chaud jamais enregistré aux États-Unis et dans l’hémisphère nord-occidental.

 

 

Sources : Le Monde – ConsoGlobe – DN



Climat : 2050, l'alerte rouge

Les incendies, la sécheresse et la canicule de cet été pourraient devenir notre quotidien dans les années qui viennent.

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Et si cet été caniculaire devenait la norme ? C'est ce que prédisent certains climatologues si rien n'est fait pour stopper le réchauffement climatique. Depuis le XIXe siècle, la courbe de la chaleur n'a jamais cessé de grimper. Si cela continue, les records de températures pourraient exploser. Des températures dignes des déserts africains en France.

Pour que la planète reste vivable

"Si on réussit à maintenir le réchauffement climatique à deux degrés, on pourra s'y adapter. (...) Si on veut réussir, c'est aujourd'hui qu'il faut agir", déclare le climatologue Jean Jouzel. Dès 2050, les conséquences pourraient être dramatiques. Le niveau de la mer devrait monter de 40 centimètres à un mètre avec, dans ses premières victimes, l'île de Sein en Bretagne. L'intensification des sécheresses frapperait l'agriculture. Pour que le réchauffement climatique ne dépasse pas les deux degrés, il doit diminuer dès 2020. Un ralentissement indispensable pour que la planète reste vivable.

 



De violents feux de forêt ravagent le sud de l’Europe

De violents incendies de forêt font rage depuis plusieurs jours dans le sud de l’Europe, notamment au Portugal, en France, en Italie et en Croatie où les flammes ont atteint la banlieue de Split, la deuxième ville du pays.

Par Afp | 

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La côte de l’Afriatique (Croatie) en proie aux flammes. De violents incendies de forêt font rage depuis plusieurs jours dans le sud de l’Europe, notamment au Portugal, en France, en Italie et en Croatie. PHOTO AFP

La côte de l’Afriatique (Croatie) en proie aux flammes. De violents incendies de forêt font rage depuis plusieurs jours dans le sud de l’Europe, notamment au Portugal, en France, en Italie et en Croatie. PHOTO AFP

En Croatie, plusieurs dizaines de feux de forêt se sont déclarés depuis dimanche dans la région de Split, sur la côte de l’Adriatique, détruisant environ 4.500 hectares de pinède, de broussailles et d’oliviers, selon les services de secours. Environ 80 personnes, principalement des pompiers, ont été légèrement blessées et plusieurs maisons ont brûlé. Environ 400 pompiers et 100 militaires sont mobilisés.

Lundi soir, l’incendie a atteint la banlieue de Split, détruisant plusieurs voitures et entraînant l’évacuation d’un centre commercial. Une décharge publique a pris feu et la ville était noyée sous une épaisse fumée noire. Les pompiers ont toutefois réussi à prendre le contrôle de l’incendie dans la nuit de lundi à mardi.

 

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Le sud de l’Europe en flammes

Au Monténégro voisin, plusieurs autres incendies de forêt ont notamment entraîné l’évacuation d’une centaine de campeurs sur la péninsule de Lustica, dans l’ouest du pays, mais la situation s’améliorait mardi grâce à une accalmie des vents, selon les autorités. Le Monténégro avait lancé lundi un appel à l’aide internationale pour lutter contre les incendies. Ces derniers étaient tous sous contrôle mardi matin, selon les services de secours locaux.

Au Portugal, où l’incendie de forêt le plus meurtrier de l’histoire récente du pays avait fait 64 morts et 254 blessés fin juin dans la région centrale de Pedrogao Grande, trois incendies majeurs dans le nord mobilisaient à eux seuls mardi près de 1.400 pompiers et une douzaine d’avions ou hélicoptères bombardiers d’eau.

Celui qui faisait rage depuis dimanche dans la commune d’Alijo, dans le district de Vila Real, était maîtrisé sur 80% de son périmètre mardi matin par près de 600 pompiers, a annoncé la Protection civile. La veille, les flammes avaient redoublé d’intensité et menacé plusieurs habitations. Plusieurs centaines de pompiers luttaient également contre les flammes à Mangualde, près de Viseu, et dans la région de Guarda. Ces régions connaissaient mardi une météo plus clémente, avec des températures maximales qui devaient rester en-dessous des 30°C contre plus de 35°C les jours précédents.

En Italie, les incendies continuent avec quelque 1.030 interventions des pompiers lundi sur tout le territoire. Une des régions les plus concernées est celle du Latium, autour de Rome, avec notamment l’incendie d’une pinède sur le littoral, un parc naturel très connu des Romains, où un pyromane présumé a été arrêté. Les feux ont été éteints ou maîtrisés après intervention notamment de moyens aériens, hélicoptères ou Canadairs, mais d’autres foyers étaient signalés mardi en Calabre dans la province de Cosenza (sud).

Le feu a également repris lundi aux abords de Naples, près du quartier résidentiel de Posillipo, qui n’a toutefois pas été évacué. Une personne est morte lundi en tombant de son toit dans la région de Naples après l’avoir escaladé pour se rendre compte de la progression d’un incendie de forêt non loin de son habitation.

La France n’est pas épargnée

 

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Les feux se multiplient aussi dans le sud de la France en raison de vents, de la chaleur et de la sécheresse, notamment au nord de la ville de Nice et en Corse. Mardi matin, plus de 450 pompiers luttaient toujours contre un violent feu de forêt au nord de Nice, (sud-est), qui a ravagé 100 hectares mais ne progressait plus.

Lundi, quelque 200 hectares de maquis ont été détruits à proximité de Bonifacio, en Corse du Sud. Et le week-end dernier, 800 hectares sont partis en fumée près d’Aix-en-Provence (sud-est), un incendie probablement causé par un mégot mal éteint.

 

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Incendie




Nouvel incendie en Corse-du-Sud : déjà 130 hectares détruits

Un incendie est en cours mardi après-midi entre Loretto di Tallano et Fozzano, en Corse-du-Sud. Le feu a déjà détruit 130 hectares.

Un bombardier d\'eau au Cap Corse, entre Sisco et Corbara, le 12 août 2017.
Un bombardier d'eau au Cap Corse, entre Sisco et Corbara, le 12 août 2017. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

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Un incendie s'est déclaré mardi 15 août dans l'après-midi entre Loreto-di-Tallano, et Fozzano, deux communes de Corse-du-Sud situées à une vingtaine de kilomètres à l'est de Propriano.

Le feu, survenu à 11h45, a déjà détruit 130 hectares, selon le Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) de Corse-du-Sud. Les flammes ravagent une zone à fort relief, dont l'accès est difficile et ne se fait que par une route départementale.

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 Loretto di Tallano, 130 ha parcourus, 4 canadairs, 3 trackers et une centaine d'hommes à pied d'oeuvre @sdis2a

 · Paris, France

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Deux canadairs attendus en renfort

Les pompiers - une centaine sur place - estiment que le feu ne sera pas maîtrisé avant la nuit. Ils sont aidés par des bombardiers d'eau, des avions de la sécurité civile, et deux canadairs sont attendus. Les renforts envoyés par le continent lors des précédents incendies sont également venus leur prêter main forte. 

L'île de beauté est particulièrement touchée par les incendies depuis le début de l'été : le Sdis de Haute-Corse a estimé la surface brûlée entre le premier juillet et le 15 août à 4 345 hectares. Pour comparaison, en 2016, à la même période, 900 hectares étaient partis en fumée, soit presque cinq fois moins. Les deux plus gros feux de l'été 2017, déclenchés dans le Cap Corse, près de Sisco et de Pietracorbara, ont dévasté 2 000 hectares à eux seuls en quatre jours. 

 

 

Grèce : le feu aux portes d’Athènes

En Grèce, les incendies mobilisent les pompiers et les secours. Un feu se propage aux alentours d’Athènes, la capitale, dans une zone très urbanisée.

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Impossible à maîtriser depuis 48 heures, un incendie se rapproche d’Athènes. Il est ce lundi 14 août au soir à une quarantaine de kilomètres de la capitale de la Grèce. Plus de 150 pompiers sont mobilisés, appuyés par des avions bombardiers d’eau. Des dizaines de maisons ont déjà été ravagées par des flammes. Ce lundi matin, un village entier de 900 habitants a même été évacué. "C’était un désordre terrible, on pouvait voir des maisons en feu, des gens qui courraient, des gens qui étaient désespérés, c’était le chaos", raconte une habitante.

Aucun blessé à déplorer

Depuis dimanche 13 août, la Grèce est le théâtre de 91 feux de forêt. De nouveaux foyers d’incendie se sont déclarés cet après-midi dans le Péloponnèse, et près de Thessalonique. Aucun blessé n’est à déplorer pour l’instant, mais la Grèce vit dans la hantise d’un scénario meurtrier, comme en 2007, lorsque 77 personnes avaient péri.

 



Incendies: le Portugal demande l'aide de l'Europe

  • Par Le Figaro.fr avec Reuters
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Le Portugal a sollicité l'aide de ses partenaires européens alors que des milliers de pompiers sont mobilisés pour lutter contre les feux de forêt qui risquent de s'aggraver dans les prochains jours.

Le temps exceptionnellement chaud et sec depuis le début de l'été a déjà provoqué fin juin l'incendie le plus grave de l'histoire du pays, qui a entraîné la mort de 64 personnes.

» Lire aussi - Incendie au Portugal: après les larmes, la colère

La ministre portugaise de l'Intérieur, Constança Urbana de Sousa, a annoncé dimanche avoir demandé "par prudence" l'aide de l'Europe, samedi soir, en raison des prévisions météorologiques défavorables - vent fort et températures élevées - pour les prochains jours.

Selon les services d'urgence, pas moins de 268 foyers ont démarré samedi, le nombre le plus élevé en une seule journée cette année, et 6.500 pompiers ont été mobilisés pour tenter de les contrôler.

L'état d'urgence a été décrété dans la région de Coïmbra, dans le centre du pays, alors que le vent devrait s'intensifier dès la fin de la journée de dimanche.

Plus de 140.000 hectares de forêt ont déjà brûlé cet été au Portugal, plus de trois fois la moyenne annuelle des dix années écoulées, selon les données de l'Union européenne.



 

 

Les dernières longueurs.

 

Un reportage qui me touche beaucoup pour la personnalité et les propos très profonds de la sportive, Aurélie Muller, des émotions très fortes, des analyses pertinentes malgré leurs douleurs,  la nécessité de la reconstruction et le rôle essentiel d'un coach charismatique. 

Aurélie Muller était médaillée d'or aux JO de Rio sur le 10 kilomètres en eau libre (natation) puis soudainement, elle apprend qu'elle est disqualifiée.

L'effondrement...

S'ensuit une longue période de doutes puis la reconstruction sur un projet totalement hors norme : participer à la course en eau libre Santa Fé-Coronda en Argentine, la course la plus longue et la plus difficile au monde....

En le visionnant, j'ai soudainement eu un flash quant à ma situation personnelle.

Il me reste deux ans à enseigner. Il y a quelques mois je n'en avais aucunement envie. Aujourd'hui, je sais que ce que je vais faire dans ma classe dépassera tout ce que j'ai fait jusqu'ici. Et là, ça me porte...

Je pars pour les dernières longueurs et je ne veux rien regretter.

 

 

Intelligence émotionnelle

La roue des émotions : un outil d’intelligence émotionnelle et de non violence pour les enfants

 

Connaître et accueillir ses émotions est un pilier de la non violence et du bonheur.

Tant que le cerveau n’a pas atteint sa pleine maturité (pas avant 20 ans, certains chercheurs affirmant même vers 30 ans), les processus de gestion des émotions ne sont pas totalement fonctionnels.

L’enfant a alors des difficultés à contrôler et maîtriser ses réactions émotionnelles. L’enfant n’est pas en mesure de gérer l’ensemble des émotions qui affluent en lui du fait de l’incomplétude de ses réseaux neuronaux. Le cortex préfrontal est incapable de jouer son rôle de régulateur des émotions fortes.

L’apprentissage du langage des émotions aura alors sur l’enfant un impact sur son comportement social, et notamment sa capacité à surmonter le stress, à gérer son agressivité et à exprimer ses affects.

Par ailleurs, un enfant qui enfouit ses émotions, ses peurs, qui ne peut pas manifester sa joie ou sa colère, n’apprend pas à tenir compte de ce que lui ou les autres ressentent. Il ne développe pas d’empathie, pas de bienveillance : ni pour lui-même, ni pour les autres.

Quand un enfant apprend à repérer ses émotions et à repérer le message envoyé par son corps, il arrive mieux à s’adapter et à comprendre ce qui compte pour lui mais aussi pour les autres.

La roue des émotions que je vous propose permet de gagner en intelligence émotionnelle. Elle peut servir de boussole interne aux enfants pour mettre des mots sur ce qu’ils ressentent en identifiant les sensations qui accompagnent les émotions et les besoins insatisfaits qui en sont à l’origine. Dans cette roue des émotions, des suggestions sont faites pour combler ces besoins sur lesquels les émotions attirent l’attention.

roue des émotions enfant

Cette roue peut être utilisée en classe, à la maison, dans tout groupe d’enfants (centre aéré, périscolaire…) et par toute personne travaillant avec des enfants (orthophonistes, psychomotriciens…). Elle est accessible aux enfants dès 6 ans.

On peut la proposer sous la forme de jeu et, une fois que les enfants se sont approprié cet outil, on pourra les inviter à l’utiliser en autonomie en cas de tension, de mauvaise humeur, de découragement ou de conflit.

Ainsi, on pourra introduire cet outil en posant des questions sur les émotions en général, en dehors des moments de « crise » :

  • te souviens-tu d’un moment où tu as ressenti de la colère ? qu’as-tu ressenti dans ton corps ? de quoi aurais-tu eu besoin ? qui peut écouter ta colère ?
  • te souviens-tu d’un moment où tu as ressenti de la peur ? qu’as-tu ressenti dans ton corps ? de quoi aurais-tu eu besoin ? qui peut t’aider et te protéger ?
  • te souviens-tu d’un moment où tu as ressenti de la tristesse ? qu’as-tu ressenti dans ton corps ? qu’est-ce qui t’a rendu.e triste ? de quoi aurais-tu eu besoin ? qui peut te réconforter ?
  • te souviens-tu d’un moment où tu as ressenti de la honte ? qu’as-tu ressenti dans ton corps ? de quoi aurais-tu eu besoin ?
  • te souviens-tu d’un moment où tu as ressenti du dégoût ? qu’as-tu ressenti dans ton corps ? de quoi aurais-tu eu besoin ?
  • te souviens-tu d’un moment où tu as ressenti de la joie ? qu’as-tu ressenti dans ton corps ? de quoi aurais-tu eu besoin ? avec qui peux-tu partager ta joie ? comment peux-tu la maintenir ?

La roue des émotions pour les enfants en téléchargement gratuit pour impression :  roue des émotions

la roue des émotions pour enfants