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"Il y a le feu..." Pierre Rabhi

"Il y a le feu et il faut l'éteindre" : Pierre Rabhi condamne ceux qui "se foutent de l'avenir de l'humanité"

 

Pierre Rabhi est plus remonté que jamais contre le saccage de l’environnement par la société de consommation à outrance. "Il y a le feu et il faut l’éteindre", dit-il. Sobriété et modération sont ses maîtres mots. Extrait du magazine "13h15 le dimanche".

 

Le paysan, écrivain, philosophe et poète Pierre Rabhi, 80 ans, a largement atteint l’âge d’une retraite bien méritée. Il n’arrête pourtant pas et reçoit 600 demandes de participation à des conférences chaque année ! Ce jour-là, il se rend dans un lieu de formation qu’il a ouvert avec des amis en Ardèche. On y apprend notamment à faire pousser de bons légumes en respectant la terre nourricière.

"Ce n’est pas seulement un lieu d’apprentissage, c’est aussi une philosophie, explique le paysan le plus célèbre de France et pionnier de l'agriculture bio au magazine "13h15 le dimanche" (replay). Nous pensons maintenant qu'il faut que les citoyens se réapproprient leur capacité de survie. On a des gens hors sol, concentrés dans des villes, avec des camions qui leur apportent à manger", précise l’auteur de Vers la sobriété heureuse (Actes Sud) et de La Puissance de la modération (Hozhoni).

"On est en train de leur faire un monde invivable"

"Pour moi, cultiver son jardin, c’est un acte politique. C’est un acte de résistance légitime à des systèmes qui confisquent toute possibilité au citoyen de survivre par lui-même, pour le rendre entièrement dépendant. Et la disparition de la biodiversité est devenue une problématique extrêmement grave. Ah, je me demande parfois pourquoi je m’emmerde avec tout ça. Et pourquoi je ne passe pas une retraite tranquille..." s’interroge-t-il en souriant.

Alors, pourquoi n’arrête-t-il pas un peu ? "Eh bien parce que je ne peux pas. Si je ne le fais pas, je ne dormirais pas bien. C’est comme s’il y avait le feu et qu’on dise n’en avoir rien à foutre. Il y a le feu et il faut l'éteindre. C’est un devoir. Vous avez des enfants ? On est en train de leur faire un monde invivable. Tous ces salopards de gens qui n’ont d’autre préoccupation que de faire du profit… Ils se foutent littéralement de l’avenir de l’humanité. Non, on ne peut pas... Là, on est obligé de prendre le maquis. On ne peut pas faire autrement !" affirme Pierre Rabhi dans son éternelle chemise à carreaux.

Bernard AFFLATET : Chroniques amasiennes.

Bernard AFFLATET est publié aux éditions du 38 et sa passion de l'écriture est aussi grande que la mienne :)

Sur son blog, il propose en lecture les deux premiers chapitres de son roman de science fiction "Chroniques amasiennes".

J'ai lu et j'ai adoré.

Très clairement, j'admire le foisonnement de l'imagination et en même temps la qualité de l'écriture parce que pour avoir lu quelques ouvrages de ce domaine, il y en a certains, au bout de dix pages, tu en viens à te demander qui tu es tellement tu es perdu dans le scénario et l'euphorie créatrice de l'auteur. Là, je sais encore qui je suis, je sais ce que je lis, je sais qui est qui et ce qui se passe et en même temps, je suis complètement ailleurs, dans un monde fascinant.

Les détails sont utiles, justes, ils apportent ce dont le lecteur a besoin, il n'y a aucune "dérive imaginaire", cette logorrhée que je trouve pénible dans ces romans de science fiction où l'auteur se laisse emporter par une imagination débridée qui finit par être épuisante à suivre...

 J'admire les auteurs qui parviennent à décrire ce qui n'existe pas encore et savent le rendre parfaitement crédible. C'est comme si je gagnais le droit de passer à une prochaine vie, dans dix mille ans. Parfois, ça donne envie, parfois, au contraire, je me dis que j'ai de la chance de vivre maintenant :) 

En même temps, l'auteur sait décrire de nombreuses situations actuelles en les transposant dans un futur qui en devient le miroir critique de nos dérives et ça, c'est très fort et ça me touche particulièrement. Quand la description du futur permet de mieux comprendre le présent, je réalise que je lis un livre utile tout autant qu'enivrant. C'est pour moi la raison même de la littérature.

Donc, je ne peux qu'inviter les lecteurs et lectrices à rejoindre le monde imaginaire de l'auteur.

A consommer jusqu'à plus soif. :) 

 

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RAY'S DAY !

Pour le Ray's Day, je vous propose une nouvelle.

Il s'agit en fait des 2 premiers chapitres de mon roman (une aventure en deux tomes) : CHRONIQUES AMASIENNES.

Vous voyez le rapport ? Non ? Et si je vous dis que le personnage principal s'appelle Brad Bury... ça ne vous dit toujours rien?!

Allez quoi, le Ray's Day est le jour hommage à Ray Bradbury

(Brad Bury... Ray Bradbury... Chroniques Martiennes... Chroniques Amasiennes. Non ? Là je ne peux plus rien pour vous !).

Chroniques Amasiennes T1Vous trouverez d'autres initiatives d'auteurs en suivant le hashtag #RAYSDAY sur TwitterFacebook, etc...

Ci-dessous, ma nouvelle en téléchargement gratuit :

En PDF (Tablette) :

CHRONIQUES_AMASIENNES___Nouvelle

En EPUB (Kobo) :

CHRONIQUES_AMASIENNES___Nouvelle

EN DOCX (PC-Windows) :

CHRONIQUES_AMASIENNES___Nouvelle

EN MOBI (Kindle) :

CHRONIQUES_AMASIENNES___Nouvelle

Bonne lecture !

CHRONIQUES AMASIENNES, T1 & T2, aux Éditions du 38.

#RaysDay #ChroniquesMartiennes #RayBradbury #Bradbury #200MA


 

Gênes

Effroyable drame.

Une analyse très pertinente de l'impact psychologique. Des réflexions qui m'intéressent grandement étant donné que c'est un domaine que je suis depuis longtemps déjà...La suprématie illusoire de l'être humain et en même temps sa phénoménale capacité à surmonter l'impensable.

Gênes : l'effondrement du viaduc "remet en cause notre illusion de toute puissance et renvoie à notre fragilité d'être humain"

Selon le psychiatre Christian Navarre, la catastrophe de Gênes entraîne "un changement de repères brutal, comme si pour nous, un monument emblématique de Paris s'était écroulé".

Le viaduc Morandi s\'est effondré mardi 14 août 2018 à Gênes.
Le viaduc Morandi s'est effondré mardi 14 août 2018 à Gênes. (MARCO BERTORELLO / AFP)

L'effondrement du viaduc de Gênes représente "un bouleversement majeur dont les images sont elles-mêmes émotionnellement choquantes", estime samedi 18 août Christian Navarre, psychiatre et auteur de Du traumatisme collectif à la catastrophe individuelle. Les premières obsèques nationalessont organisées samedi dans la ville. Une prise en charge collective "très importante pour les familles", affirme le spécialiste. 

franceinfo : Faire le deuil d'une personne morte dans un accident de la route banal ou dans une catastrophe nationale, est-ce différent ? 

Christian Navarre : Effectivement, c'est différent, dans la mesure où c'est extrêmement médiatisé. Tout d'abord, il s'agit d'un bouleversement majeur dont les images sont en elles-mêmes choquantes émotionnellement. Ce pont gigantesque faisait partie du paysage et de l'inconscient collectif des habitants de Gênes, c'est donc un changement de repères brutal, chaotique auquel nous assistons tous, comme si pour nous, un monument emblématique de Paris s'était écroulé. Cela évoque des films catastrophe, des bombardements de temps de guerre, ce qui paraît irréel dans le contexte actuel. Les victimes font effectivement partie d'un groupe auto-constitué de gens, qui n'avaient rien à voir les uns avec les autres mais qui, sur un plan collectif, sont maintenant dans la même action. 

Certaines familles de victimes refusent de participer aux obsèques nationales et préfèrent une célébration dans l'intimité, comment expliquez-vous cela ?

Les familles endeuillées pensent en permanence aux circonstances de la mort de leurs proches, donc la douleur peut aussi entraîner le fait qu'on ne souhaite pas être en groupe. Le groupe est pour certains rassurant et pour d'autres, il est anxiogène. En fonction de nos personnalités, on a des façons différentes de voir la mort et le deuil, peut être aussi en fonction des croyances. 

Quand on parle de deuil national, est-ce que cela veut dire que les familles des victimes sont en lien avec toute la nation italienne ? 

En effet, et plus que la nation italienne - vu l'impact des réseaux sociaux - avec peut-être même toute l'Europe. Car c'est aussi une effraction dans notre illusion de toute puissance, de maîtrise technologique, d'invulnérabilité, qui nous renvoie à notre fragilité d'être humain. Nous paraissons aussi fragiles et démunis que des fourmis face aux énormes décombres, cela correspond à nos angoisses archaïques. C'est pour ça qu'il y a plusieurs types de victimes. D'abord, on a les témoins directs, qui ont vu s'effondrer le pont, qui s'identifient au conducteur et au passager et voient le drame arriver. Mais aussi ces personnes blessées qui ont vécu un traumatisme avec une impression de mort imminente. L'état de choc, l'incompréhension, ce qu'on appelle un état de stress aigu. Et puis, il y aussi les survivants physiquement indemnes, d'abord soulagés, mais qui pourraient secondairement souffrir de culpabilité d'être vivant, de la colère, et même développer des symptômes avec des cauchemars et des angoisses, et qui ne pourront plus reprendre la route en particulier sur un pont. C'est pour ça que cette prise en charge collective européenne est très importante pour les familles, parce qu'ils ont l'impression que nous sommes tous avec eux.

Un certain dépit

Etant donné le néant absolu de réponses à la suite de mon appel aux lecteurs et lectrices pour l'écriture de commentaires, je m'interroge fortement en essayant de ne pas tenir compte du dépit que cela engendre...

Plusieurs réflexions me viennent : 

1) La lecture de mes romans n'engendre aucune envie de les commenter ce qui représente bien entendu une grande déception.

2) Le lectorat n'a pas de temps à accorder à l'écriture de quelques lignes sur les réseaux sociaux ou sur les sites de vente en ligne.

3) Ma personnalité, elle-même, contribue à casser cette éventuelle envie de participer à la promotion de mes livres.

4) Le lectorat préfère commenter des ouvrages d'auteurs connus.

5) Je n'ai pas de lectorat en dehors de quelques proches. 

Je me suis donc mis à chercher des articles sur le net pour essayer de voir ce qu'il en est pour les auteurs qui comme moi restent quasiment inconnus.

Le constat est varié. Certaines auteures, principalement, et quelques hommes parviennent à créer un réseau assez important avec un lectorat assidu et enthousiaste. D'autres sont confrontés au même problème que moi : l'anonymat. 

Les réseaux sociaux restent pour tous et toutes une piste incontournable. Facebook et un blog personnel sont les deux atouts majeurs. (C'est fait) Les séances de dédicaces locales et les salons jouent également un rôle important. (C'est à faire)

Il n'empêche que des livres de qualité restent inconnus malgré l'énergie dépensée et aucun des écrivains qui en parlent ne parviennent, bien évidemment, à vivre de leur plume. (je ne me fais aucune illusion sur ce point en ce qui me concerne)

Le constat est donc sans appel : il est considérablement difficile de parvenir à créer un lectorat déterminé à participer à la promotion d'un auteur.

Un certain dépit...

Je verrai par conséquent si cela évolue avec la sortie prochaine de "Kundalini". 


Promouvoir un livre : pourquoi et comment faire ?

 

Avec plus de 40 000 nouveautés qui sortent chaque année en librairie, auxquelles s’ajoutent plusieurs milliers de livres auto-publiés, la concurrence littéraire est rude. La promotion de votre livre est essentielle pour vous démarquer et vous faire connaître des lecteurs. Suivez les conseils de Librinova pour promouvoir votre livre efficacement.

1. Pourquoi consacrer du temps à la promotion de votre livre ?

« Mon travail, c’est écrivain, pas communicant », « Si mon livre est bon, il marchera », « Je n’y connais rien en réseaux sociaux ». Quand il s’agit de promouvoir votre livre, vous ne savez bien souvent pas par où commencer et les idées reçues sont nombreuses.
Certes, votre rôle est avant tout d’écrire un (bon) livre mais préparez-vous à consacrer du temps à sa promotion car, sans ce soutien, vous avez peu de chance d’en faire un best-seller. Les livres de qualité sont nombreux et vous allez devoir vous démarquer pour prouver au lecteur que c’est le vôtre qu’ils ont envie de lire.
Pour cela, internet et les réseaux sociaux sont vos meilleurs amis. Aujourd’hui, la donne a changé, et les médias ne sont plus les premiers prescripteurs de livres. Ils sont désormais remplacés par les commentaires et les blogs. En tant qu’auteur auto-édité, vous avez désormais la possibilité de promouvoir votre livre beaucoup plus simplement. Mais, n’oubliez pas, vous pouvez toujours 
vous faire accompagner dans la promotion par des professionnels comme Librinova.

À lire aussi : Promouvoir son livre : les 5 commandements !

2. Faire la promotion de son livre : quelques clés pour bien démarrer

Pour bien démarrer la promotion de votre livre, commencez par suivre ces quelques conseils, dont la plupart sont détaillés dans des articles du blog.

  • • Préparez votre planning de communication : avant la sortie, le jour de la sortie, dans les mois qui suivent.
  • • Posez-vous les bonnes questions : à qui allez-vous vous adresser ? Quand ? Comment ?
  • • Sollicitez vos proches, votre réseau : ils sont vos meilleurs ambassadeurs.
  • • Utilisez les réseaux sociaux au maximum.
  • • Persévérez : une bonne communication est un travail de longue haleine permettant de développer une communauté solide de lecteurs. Publier plusieurs livres est un véritable atout.

Si vous voulez toucher les blogueurs et les prescripteurs, l’idéal est de vous faire accompagner, par exemple par les services de Librinova : communiqué de presse aux blogueurs ou service de presse NetGalley.

Ces romancières inconnues qui affolent le marché du roman

  

Virginie Grimaldi, Agnès Ledig, Agnès Martin-Lugand, Aurélie Valognes, Raphaëlle Giordano... Ces noms ne vous disent rien ? Elles se hissent pourtant aux premières places des meilleures ventes de livres. Galerie de portraits.

Marc Lévy, Guillaume Musso et Michel Bussi devront désormais composer avec elles. Repérées sur internet pour la plupart, Virginie Grimaldi, Agnès Ledig, Agnès Martin-Lugand, Aurélie Valognes, Raphaëlle Giordano ont acquis une grande célébrité grâce aux réseaux sociaux. Un succès tel, qu'elles chamboulent l'ordre très masculin du roman populaire.

Ces nouvelles plumes ont conquis un lectorat friand d'histoires réalistes. Leurs histoires mettent en scène des héroïnes inspirées de leur quotidien. Des femmes et des hommes ayant des vies étrangement similaires à celles des lecteurs et lectrices et qui portent un message délibérément optimiste. Rupture, perte d'un proche, beaucoup de sujets douloureux sont traités avec l'intime conviction qu'un nouveau départ est possible.

En peu de temps, leurs textes, souvent publiés au préalable sur des plateformes numériques, ont acquis une grande notoriété parmi une communauté de blogueuses. Rapidement repérées par les maisons d'édition, ces romancières conservent un lien fort avec ces internautes. Tour d'horizon de cette nouvelle génération de romancières.

» À Lire aussi - Ces romancières qui triomphent grâce au bouche-à-oreille

» À Lire aussi - «C'est très compliqué d'écrire un roman facile à lire»

● Agnès Ledig

Cette sage-femme a choisi de raconter une histoire personnelle des plus douloureuses. La perte d'un enfant. Juste avant le Bonheur touche profondément les lecteurs. Lorsque son fils lutte contre une grave maladie, elle se met à écrire. Poussée par son chef de service, Agnès Ledig décide de raconter une histoire tragique mais loin d'être déprimante. Au contraire, elle réussit à y mêler humour et espérance.

● Agnès Martin-Lugand

Agnès Martin-Lugand est ce qu'on pourrait appeler une autoentrepreneuse du roman. Elle autoédite son premier roman Les gens heureux lisent et boivent du café sur une plateforme numérique. Elle y raconte l'histoire d'une femme dont le monde s'effondre du jour au lendemain. Un basculement dramatique mais agrémenté d'humour. Ses romans sont largement influencés par sa formation en psychologie. Un talent repéré par Michel Lafon et qui s'est également exporté à l'étranger.

● Aurélie Valognes

Repérée sur internet, l'auteur de Mémé dans les orties publiée chez Michel Lafon a connu un succès similaire à celui d'Agnès Martin-Lugand. Aurélie Valognes y décrit une rencontre intergénérationnelle entre un vieillard malheureux de quatre-vingt-trois ans et une jeune fille qui lui redonne le goût de vivre.

● Raphaëlle Giordano

Son premier roman Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une publié aux éditions Eyrolles l'a propulsé au sommet du box-office littéraire. Cette coach antistress a même vu les droits de son livre rachetés dans dix-sept pays. Elle y raconte l'histoire d'une femme approchant la quarantaine, déprimée par son quotidien. Raphaëlle Giordano y dresse un portrait psychologique dans lequel elle glisse des conseils pour repartir de l'avant. Dans son deuxième roman Le jour où les lions mangeront de la salade verte, elle reprend avec finesse la thématique d'un changement de vie radical

● Virginie Grimaldi

La réussite de Virginie Grimaldi a tout d'un conte de fées. Elle publie son premier livre sur son blog. Les bonnes critiques affluent de toute part jusqu'à ce qu'une éditrice de Fayard découvre cette pépite aujourd'hui vendue à plus d'une centaine de milliers d'exemplaires. Dans Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, elle décrit, elle aussi, l'histoire d'une mère qui reprend sa vie en main. Son succès, comme celui de toutes ses nouvelles consœurs, elle le doit à l'universalité des thèmes qu'elle aborde. Ces instants de vie que nous traversons avec plus ou moins de bonheur

 

Pour le potager

Durée de conservation et de germination des semences potagères

http://www.tous-au-potager.fr/duree-conservation-germination-semences-potageres/

Vous trouverez dans le tableau ci-dessous deux indications importantes pour vous aider à gérer vos stocks de graines potagères.

  • La durée de vie ou la faculté germinative est la durée pendant laquelle les semences sont capables de germer. Elle est variable suivant les espèces de légumes, mais dépendra aussi de la qualité des semences récoltées et des conditions de conservation.
  • Le temps de germination est la durée qu’il faudra à la semence pour germer après le semis. Cette durée est liée à la température, à l’eau et à l’obscurité ou la lumière. Dernier facteur, que l’on ne prend jamais en considération car il fait partie de l’air mais est indispensable à la vie, c’est l’oxygène.

Espèce

Faculté germinative (Durée de vie)

Temps de levée (et température)

Aubergine

6 ans

4 à 8 jours 24°C

Artichaut

7 ans

7 à 15 jours à 22°C

Basilic

4 à 8 ans

10 jours

Blette

5 ans

10-20j 10-30°C

Betterave

6 ans

10j à 10-30°C

Cardon

5-7 ans

5-15j 12°C min

Carotte

4-5 ans

10-20j 7-30°C

Céleri

7 ans

10-21j 16-21°C

Chicorées

8-10 ans

2-7j 25°C

Chou Brocoli

4-5 ans

5-10j 7-30°C

Chou de Bruxelles

5-6 ans

5-10j 7-20°C

Chou de Chine

5j 7-30°C

Chou-fleur

5-6 ans

8-10j 7-30°C

Chou frisé (Kale)

5-6 ans

10j 7-20°C

Chou navet (rutabaga)

3-4 ans

4-7j

Chou pommé

5 ans

5-7j 7-30°C

Chou-rave

5 ans

8-10j; 7-30°C

Concombre et cornichon

10 ans

8-10j – 16-35°C

Courge

4-6 ans

6-10j 21-35°C

Courgette

4-6 ans

6-10j 21-35°C

Epinard

4-5 ans

6-15j 7-24°C

Fenouil

4 ans

8-10j 12°C min

Fève

5 ans

8-30j 8°C min

Haricot

3 ans

5-8j 16-30°C

Laitue

4-5 ans

4-10j 5-27°C

Mâche

5 ans

12-15j 15-20°C

Maïs

2 ans

10-15j 16-30°C

Melon

7 ans

6-7j 24-35°C

Navet

4-5 ans

4-7j 7-30°C

Oignon

2 ans

20-25j 10-30°C

Panais

1 an

10-25j 20°C

Persil

3 ans

20j 16-30°C Possible de raccourcir ce temps, voir ci dessous mon astuce

Piment et poivron

4 ans

10-15j 18-35°C

Poireau

2 ans

10-20j 13-24°C

Pois

2-6 ans

6-15j 5-24°C

Pois chiche

3-8 ans

6-8j 20°C

Radis et radis noir

4-5 ans

3-5j 7-32°C

Salsifis et scorsonère

12 ans

8-10j 15°C

Tétragone

4 ans

8-10j 15°C

Tomate

4-10 ans

6-8j 16-30°C

Physalis

8 ans

10j 16-30°C

Les informations qui figurent sur les sachets achetés sont diverses et pas toujours qualitatives. Dans l’idéal il faudrait que soit figuré le taux de germination à une date donnée et l’année de la récolte. Seulement certains semenciers ne font figurer qu’une date de péremption. Basée sur quoi ? Elle ne pousse qu’à jeter et racheter de nouveaux sachets.

C’est pourquoi cette information de faculté germinative est d’autant plus utile lorsque l’on décide de faire ses propres semences. Prenons deux exemples, pour les tomates on ne va pas systématiquement récolter les semences de toutes les variétés tous les ans, on peut se permettre d’attendre plusieurs années sans problèmes (si les semences sont conservées dans de bonnes conditions) et récolter les semences d’un certain pourcentage de variétés chaque année.

Par contre pour le panais, il faut penser à faire des graines tous les ans (voir deux ans) car sa faculté germinative est très courte (et n’est déjà pas à 100% dès la récolte).

Le temps de germination et la température sont également deux paramètres importants. Tout simplement car l’on peut penser qu’un semis est raté alors que c’est simplement les conditions qui n’étaient pas optimales. Et ce n’est pas forcément que la température est trop basse, par exemple la laitue ne germe pas au-delà de 27°C, la mâche aura également des difficultés au-delà de 20°C.

Une astuce pour gagner du temps pour la germination du persil et des légumineuses, il suffit de tremper les semences dans de l’eau la veille du semis. Les graines vont s’imbiber, ce qui très visible chez les légumineuses car elles doublent de volume. Le temps de germination sera diminué. Par exemple pour le persil, j’ai déjà réussi à gagner 12 jours (levée des premières semences en 8 jours).

"Végéterrien"

Végéterrien

Il ne s'agit pas d'une mauvaise orthographe.

Je ne me considère pas comme végétarien parce que cela ne concernerait que mon alimentation alors qu'il en va de bien autres choses.

D'autre part, même si mes convictions sont fortes sur les dangers de la viande sur le plan individuel et sur le plan écologique, je reconnais totalement que l'extrémisme véganisme est le pire ennemi de ceux qui défendent la cause animale.

Il n'est pas question pour moi de vouloir forcer qui que ce soit, et d'ailleurs de quel droit, mais juste de montrer à travers mon expérience les bienfaits de ce mode de vie.

L'intérêt pour le véganisme est né chez moi de l'impact positif sur la biodiversité.

De l'impossibilité de participer à la souffrance animale.

De l'opportunité offerte par l'agriculture végétale de nourrir l'ensemble de la planète, là où l'élevage et les cultures associées sont incapables de le faire. 

Ensuite de mon propre état de santé.

C'est en cela que j'aime le terme de "végéterrien". Il s'agit avant tout d'une démarche tournée vers la Terre.

C'est en cela aussi que le partage des informations sur l'état de la planète est indispensable.

Je rappelle que j'ai mangé de la viande jusqu'à mes 50 ans et je vais en avoir 56 dans quelques jours. J'étais même pêcheur (Breton d'origine) et j'adorais également les fruits de mer.

Je ne mange absolument plus aucun animal aujourd'hui.

Ce que je dois préciser car c'est un reproche récurrent envers l'alimentation végétarienne, c'est la perte de masse musculaire et la difficulté de pratiquer un sport.

Cet été, nous avons couru en montagne comme jamais et je dis bien "couru", c'est à dire que nous allons au sommet en marchant vite et que nous redescendons en trottinant. 

Nous sommes allés par exemple au sommet du mont Thabor en 3h05 alors qu'il est donné en 5 à 6 heures sur les topos.

Je bois un café le matin avec deux tartines de pain complet. 

A midi, nous mangeons un biscuit "fait maison".

Le soir, nous mangeons un repas essentiellement végétarien. 

Nous jeûnons régulièrement sur 24 h ou 48 h. (jeûne hydrique)

J'ai perdu du poids ces dernières années et de la masse musculaire mais c'était le conflit professionnel avec l'éducation nationale la raison.

Aujourd'hui, je pèse 56 kilos pour 1m76 et je me porte très bien, non seulement d'un point de vue musculaire mais surtout sur un plan énergétique. Notre récupération n'a jamais été aussi optimale ce qui nous permet d'enchaîner les journées de montagne.

Le régime végatarien n'a eu que des effets positifs.

Avant hier, Léo, un de nos trois jeunes, nous a rejoints pendant une sortie. Il est également végétarien depuis trois ans maintenant. Il voulait s'entraîner pour un ultra trail à venir (140 kilomètres à travers la chaîne de Belledonne, 8800 mètres de dénivelée, entre 20 et 30 h non stop). 

Il s'était donc concocté un parcours de 72 km avec 5500 mètres de dénivelée. 

Nous nous sommes contentés, Nathalie et moi de 28 km avec 1800 mètres de dénivelée.

Le bonheur de courir avec Léo. Une joie immense. 

Là aussi, le terme de "végéterrien" nous plaît.

Ces convictions, c'est sur la Terre que nous prenons conscience de tout ce que nous en retirons.

Physiquement, énergétiquement, amoureusement. 

 

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Guerre et paix

Quelques sommets de plus de 3000 mètres en Haute Maurienne et la rencontre avec des fortifications militaires sur le fil de l'arête avec l'Italie. 

J'ai trouvé une porte blindée sur le flanc d'un blockhaus perché à 2000 mètres et après quelques efforts, j'ai réussi à l'ouvrir. Comme on a toujours nos lampes frontales dans les sacs, je suis entré...

Il y avait une échelle qui descendait dans un puits bétonné, un conduit très étroit avec un tuyau, dix mètres plus bas, j'ai découvert une galerie...Et nous sommes partis dans un réseau de couloirs, un véritable labyrinthe. Le sol et les murs étaient glacés. Depuis bien longtemps, personne n'était venu là. Une ambiance très particulière.

Nous avons tenté d'imaginer la vie de ces soldats... Comment tenaient-ils en hiver ? La nourriture ? Le chauffage ? Pour l'eau, aucun problème, il y avait un torrent à proximité. 

Y a-t-il eu des combats ou était-ce une réplique du "désert des Tartares" de Dino Buzzati. 

Des hommes se sont-ils entretués dans ces paysages qui aujourd'hui délivrent un silence et une paix absolue. 

Personne à des kilomètres à la ronde. Des marmottes, des chamois, des rapaces. 

Et l'univers minéral, immobile sous la danse des nuages.

De la guerre à la paix. 

 

8 heures du matin, on commence à monter. 

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Punta Nera, le sommet du jour. On a concocté un itinéraire particulier, plus ardu que la voie normale. On va monter par l'arête de droite et descendre de l'autre côté. Une vingtaine de kilomètres, 1700 mètres de dénivelée.1534446880-p8160142.jpg

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Un blockhaus quasiment invisible dans une vaste paroi, photographié avec le zoom. Je ne sais pas comment ils sont allés construire ça là-haut...1534447092-p8160146.jpg

 

En découvrant ce petit blockhaus, c'était impossible d'imaginer tout ce qu'il y avait caché dans les profondeurs...1534447083-p8160163.jpg

 

Une petite porte blindée, rouillée...1534447099-p8160164.jpg

 

 

Le puits d'accès avec l'échelle, vu d'en haut et la photo suivante vu d'en bas...Pas bon pour les claustrophobes.1534447401-p8160165.jpg

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Voilà ce que ça donne sans le flash de l'appareil photo...1534447676-p8160173.jpg

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Jardins familiaux.

De retour de montagne, nous nous sommes arrêtés dans un magasin "biocoop" pour quelques achats.

Je me suis demandé alors pour quelles raisons, ce sont ces magasins qui devaient porter une mention "Bio" ...

Il serait bien plus logique en fait que l'alimentation "non bio" porte le terme de "nourriture agro industrielle".

Finalement, le terme de "bio" ne devrait pas lui-même exister mais bien plutôt le terme d'alimentation "naturelle" en opposition à "l'alimenation non naturelle". Pour quelles raisons, cette alimentation industrielle n'est-elle pas présentée sous son vrai jour ?

Cette terminologie de "bio" représente en réalité la main-mise de l'agriculture chimique dans le domaine alimentaire et c'est lui qui devrait être montré du doigt par une expression qui aurait le mérite d'être claire. Aujourd'hui, les "bio" comme les "vegan" sont montrés du doigt et bien souvent moqués "Bobos gauchos" et autres "gentillesses", les adeptes de la bougie et de la grotte...

Il arrivera un jour où la terminologie sera inversée et il serait temps, pour eux, que les agriculteurs relèvent le défi de cette transformation dans leur travail...Ou alors, il ne faudra pas qu'ils viennent se plaindre. 

 

"Un produit bio est un produit issu d'un mode de culture ou d'élevage n'ayant pas recours aux produits chimiques de synthèse ou encore un produit transformé dont 95% au moins des ingrédients répondent à ces critères. On le reconnaît grâce à son étiquetage dont le logo officiel est représenté par un carré vert dans lequel se trouvent les initiales AB."

J'ajouterais à cette définition l'empreinte carbone car pour nous un produit exotique, même s'il est issu de l'agriculture naturelle, n'a plus rien de "bio" étant donné qu'il aura fallu employer de multiples moyens de transport pour qu'il soit proposé à la vente. Ce qui fait que nous ne mangeons plus de bananes, par exemple. Ni ananas, ni aucun aliment dont la culture relève de territoires lointains. Alors, bien sûr, il s'agit d'une "perte" étant donné que nous aimons ces aliments. Mais il convient d'être honnêtes avec soi-même.  

Quant au 5% des produits bio qui ne respectent pas le cahier des charges de l'alimentation naturelle, cela met en évidence que seule la culture de son propre potager permet de parler d'alimentation naturelle. 

Il nous suffit de sortir de la maison pour remplir les assiettes. Cela n'est possible bien entendu que dans le cadre d'une alimentation végétarienne. A moins d'élever des animaux et d'être capable de les tuer et de les vider pour être consommés. Ne devrions-nous pas d'ailleurs ne consommer que ce que nous sommes capables de préparer intégralement ?... Cela ne reprsente-t-il pas le seul moyen de sortir de l'agro industrie ? 

Désolé pour tous les habitants des cités qui ne disposent pas de jardin potager. Il leur reste à réclamer en masse à leur commune l'octroi de "jardins familiaux"... En plus d'une alimentation naturelle, on sait combien ces espaces contribuent à la vie communautaire, au partage des connaissances, à la solidarité, à l'entraide, à la transmission des avoirs inter-générationnels. De multiples expériences existent déjà sur le territoire français. 

 


Les jardins familiaux

Les jardins familiaux

48 parcelles de 100 m² chacune (dont une pour les écoles et une pour le foyer logement La Pastorale) composent les jardins familiaux de la Commune. L'espace comprend également douze abris de jardin, huit bornes d'alimentation en eau, une aire de compostage des déchets végétaux, un WC public et un abri pique-nique avec deux tables. Ce bel aménagement rentre dans le cadre du Contrat de Ville de l'Agglomération Chambérienne et s'inscrit dans un partenariat avec Grand Chambéry et le Conseil Général.

Grâce aux parcelles réservées aux écoles et au foyer logement La Pastorale, une activité de plantation intergénérationnelle est née avec la participation de certaines classes de l'école Le Picolet et de nombreuses personnes âgées de La Pastorale. Cette opération baptisée «Pousses poussent» est maintenue pendant la période des vacances d'été par le biais d'un partenariat avec le CLEM. Les enfants du centre de loisirs continuent le travail mené par les écoles, toujours avec les personnes volontaires du foyer-logement La Pastorale.


Contact
Association Les Petits Jardins Motterains

Président 
Bernard SCHNEIDER
Tél. 06 08 85 15 24


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NOS ASSOCIATIONS

Les Jardins Familiaux sont des groupes de parcelles potagères gérés par une association loi 1901 ou par une section de la Fédération (comité local) et mis à disposition de jardiniers moyennant une cotisation annuelle versée à l’association.

Les jardiniers peuvent cultiver ces parcelles pour les besoins de leur famille à l’exclusion de tout usage commercial.

Actuellement, sur le territoire national, la Fédération regroupe plus de 200 structures associatives qui gèrent les différents sites et rassemblent 20 000 familles de jardiniers.L’association SEVE est le partenaire privilégié de la FNJFC pour les Antilles, la Guyane et l’UDJFCR pour la Réunion. Les 200 structures associatives ont chacune une histoire : cette diversité fait la force de la Fédération. Certains sites ont été créés au moment de la naissance de la Ligue du Coin de Terre et du Foyer, d’autres viennent de naître et proposent de nouvelles formes de jardins et de gestion. Le lien entre histoire et modernité est permanent et la passion du jardin reste le dénominateur commun.

Les responsables associatifs bénévoles mettent toute leur expertise et leur dynamisme au service des jardiniers et des Jardins Familiaux. Ils sont à l’initiative de nombreux projets et concrétisent dans les différentes régions les orientations stratégiques prises par la Fédération : protection de l’environnement, développement durable, action sociale, mise en place de nouveaux types de jardins, participation à toutes les opérations Jardins/Nature destinées à sensibiliser le grand public et les élus.

Pour accompagner les responsables bénévoles dans leur mission quotidienne, la FNJFC propose des conseils et des formations (jardinage au naturel...), des assurances spécifiques (abris, locaux associatifs…), des soutiens financiers, des outils de communication…

Vous êtes une association et vous souhaitez adhérer ? Vous pouvez étudier tous les services rendus par la Fédération à ses adhérents en cliquant ici.


 

LISTE DE NOS ASSOCIATIONS

  


 

 

"Dans quel monde allons-nous grandir ?"

Un texte de Mooji

"Si vous pensez que c'est plus "spirituel" de devenir végétarien, acheter des aliments bio, pratiquer le yoga et méditer, mais qu’ensuite vous vous retrouvez à juger ceux qui ne font pas toutes ces choses, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Si vous pensez que c'est plus "spirituel" d’aller à vélo ou avec les transports publics au travail, mais qu’ensuite vous vous trouvez à juger ceux qui vont dans la voiture, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Si vous pensez que c'est plus "spirituel" d'arrêter de regarder la télé parce qu'elle annule le cerveau, mais qu’ensuite vous vous retrouvez à juger ceux qui la regardent encore, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Si vous pensez que c'est plus "spirituel" d'éviter de lire des journaux et des magazines de potins, mais qu’ensuite vous vous trouvez à juger ceux qui les lisent, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Si vous pensez que c'est plus "spirituel" d'écouter de la musique classique ou les sons de la nature, mais qu’ensuite vous vous trouvez à juger ceux qui écoutent de la musique commerciale, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Il faut toujours faire attention au sentiment de "supériorité", il est en effet l'indice le plus important que nous ayons pour comprendre que nous sommes dans un piège de l'ego.

L'ego se cache habilement dans des pensées nobles comme celui de commencer un régime végétarien ou d'utiliser le vélo pour ensuite se transformer en sentiment de supériorité vis-à-vis de ceux qui ne suivent pas le même chemin "spirituel".

-Mooji

Je vois passer ce texte en boucle sur des pages associées au développement personnel et autres sites et il me pose quelques problèmes…

Premièrement, ça n’est pas parce qu’on aborde certains sujets et qu’on présente ses propres choix qu’on est en train de juger ceux des autres. On peut, par contre, effectivement, essayer de présenter les effets positifs de l’un et par conséquent mettre en avant les effets négatifs de l’autre. Qu’on ne vienne pas me dire par exemple que la consommation effrénée de viande est justifiable. J'ai mangé de la viande pendant cinquante ans. Je n'ai aucun sentiment de supériorité aujourd'hui sur ceux qui continuent mais je peux par contre expliquer les raisons de mon choix. 

Je ne pense pas que des individus ayant opté pour un régime végétarien soit à mettre dans le même panier que ceux qui écoutent certaines musiques ou regardent la télévision. L’impact de ces différents choix n’est pas du tout le même. Laisser entendre que la mise en avant de ses propres valeurs relève d’un sentiment de supériorité est particulièrement culpabilisant et l’usage de ce fameux « ego » est une méthode quelque peu réductrice.

D’ailleurs, je pourrais dire que Mooji, lui-même, fait preuve d’un sacré ego en mélangeant ainsi tous les thèmes, du plus dérisoire au plus important pour expliciter un comportement qui est effectivement détestable. Les extrémistes, de tous bords, sont les premiers adversaires de la cause qu'ils défendent. 

J’ai passé trente-cinq ans de ma vie à enseigner aux enfants sans jamais me penser supérieur à eux. J’ai juste davantage d’expérience et de connaissances. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils n’ont rien à m’apprendre. Je suis moi aussi leur élève puisqu’ils m’ont appris la patience, la bienveillance, l’écoute, l’attention, l’intuition, l’observation, l’abnégation.

Je n’aime pas par conséquent ce texte car il contient une dimension culpabilisante qui englobe tout et n’importe quoi dans le même registre.

Je peux supposer que des lecteurs ou lectrices de mon blog ont fini par ne plus le lire en raison de l’énergie que je mets à partager mes réflexions et le manque probable de tact dans certains de mes écrits. J’appelle cela la conviction et je ne m’oppose jamais à la contradiction.

Lorsque je partage une réflexion, elle ne vient pas de jaillir au moment où j’ai allumé mon ordinateur mais elle est issue de longues, longues périodes de pensées et de lectures diverses.

Est-ce que c’est mon ego qui cherche à s’imposer, est-ce que c’est un jugement de valeur, est-ce que c’est un sentiment de supériorité ? Non, c’est une réflexion, rien d’autre.

Si des individus viennent me dire que la souffrance animale se justifie par l’hégémonie de l’humain depuis la nuit des temps, j’aurai à leur opposer des heures de réponse. Est-ce que c’est de la prétention ? Non, de la réflexion.

Si des individus viennent me dire que la musique classique vaut mieux que la musique que j’écoute, je leur répondrai simplement que je suis très heureux pour eux qu’ils aient trouvé leur bonheur.

Nous ne sommes pas dans le même registre, ni dans la même gravité et je trouve inconcevable de tout mélanger de la sorte.

Je pense désormais, au regard de l’urgence de la situation planétaire, qu’il n’est plus temps de s’interroger sur l’ego, la supériorité, la bienveillance, la patience quand il s'agit de comportements dont les conséquences concernent des milliards d'individus…

Pour une raison très simple : dans quelques semaines, je vais retrouver devant moi vingt-huit enfants et que j’ai conscience de l’immense responsabilité que nous avons, nous adultes, envers eux. J’entends leurs peurs, j’entends leurs détresses à ne rien pouvoir faire et je n’aurais jamais imaginé quand j’avais vingt ans que ma carrière s’arrêterait sur ce constat effroyable : les enfants ont peur de ce monde. Et je n'ai aucunement besoin de leur en parler : ils entendent, ils voient, ils constatent et surtout ils subissent.

Ils se fichent de nos problèmes d’ego et ils ont parfaitement raison. Eux, ils veulent juste pouvoir vivre dans un monde supportable.

La question qu'ils se posent est simple : "dans quel monde allons-nous grandir ?"

Est-ce que je peux me contenter de leur répondre qu'il faut laisser le temps aux adultes de prendre conscience de leurs responsabilités dans ce monde futur ?... Alors, c'est qu'il faudrait arrêter de leur dire "d'être sages" parce que cette réponse ne contiendrait aucune sagesse mais une totale démission envers eux. 

Dans un an, je fermerai ma classe pour la dernière fois.

Ces visages d'enfants, je ne les verrai plus. Peut-être que leur absence m'apaisera.

Jusqu'au jour où je deviendrai grand-père...

 

Boscalid

Peu de gens connaissent ce nom...Et pourtant, il est partout. On a tous entendu parler du glyphosate et la population finit par croire que c'est le seul produit chimique dangereux...Que nenni.

La farine blanche, par pitié, laissez tomber...Ou au moins pour vos enfants. 

 

Boscalid SDHi : Générations Futures demande des mesures de retrait immédiat

 

Le 

sdhi

Générations Futures

Fongicides SDHi : après l’alerte des chercheurs sur leur dangerosité, Générations Futures alerte sur leur omniprésence dans notre environnement et demande des mesures de retrait des autorisations au niveau national et européen

Rappel des faits : Mi-avril, des chercheurs de l’INSERM, du CNRS et de l’INRA ont alerté sur la dangerosité pour l’homme d’une classe de fongicides, les SDHi (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase).

Ces fongicides sont très largement utilisés en agriculture. En France, ce sont ainsi plus de 70 % des surfaces en blé qui sont traitées avec ces produits, en 2014.

Les fabricants de ces produits assurent que ces fongicides inhibent spécifiquement l’activité de cette enzyme dans les moisissures. Mais des scientifiques français à l’origine d’une publication scientifique[1] et d’une tribune dans Libération[2] ont sonné l’alarme car, selon leurs travaux, ces fongicides bloquent également l’enzyme humaine. Le blocage de cette enzyme conduit à l’accumulation d’une petite molécule, le succinate. Celle-ci va entraîner à long terme, un changement de la structure de notre ADN : ce sont des phénomènes de modifications épigénétiques. Pour ces chercheurs, cela peut avoir comme conséquence l’apparition d’encéphalopathies sévères et même de certains cancers du rein ou du système digestif. Ces modifications, contrairement aux mutations, ne sont pas détectées ni testées, au cours des tests de toxicité conduits avant la mise sur le marché des pesticides.

Le boscalid, un SDHi très (trop) présent. Suite à la publication de ces travaux, notre association s’est questionnée sur l’exposition des populations à ces fameux SDHi. Nos travaux révèlent aujourd’hui un autre aspect du problème : l’exposition importante de la population au fongicide SDHI le plus utilisé : le boscalide (ou boscalid). Le boscalide est une substance active autorisée dans l’UE depuis 2008 et son autorisation expire le 31/07/2018 [3]. En France, on le trouve dans une douzaine de spécialités commerciales ayant une Autorisation de mise sur le marché (AMM) [4].  Il est autorisé sur les crucifères oléagineuses, le blé, l’avoine, l’orge, le seigle, le tournesol, les pommiers, les amandiers, les cerisiers, les asperges, la carotte, les fraisiers, la laitue, etc.

Cette molécule nous était familière, c’est pourquoi elle a attiré notre attention et nos recherches ont révélée qu’on retrouve ce fongicide SDHi :

  • Dans les eaux de surface. En effet, le boscalide était en 2013 le 8e pesticide le plus fréquemment quantifié, dans les eaux souterraines c’était le 12e[5].
  • Dans l’air. Le boscalide est l’un des deux fongicides les plus quantifiés dans l’air en PACA en 2016[6]. Dans l’Isère aussi c’est un des pesticides les plus retrouvés dans l’air[7].
  • Dans les aliments. Surtout le boscalide est le résidu de pesticides le plus fréquemment quantifié dans les aliments au niveau européen (6 704 déterminations). On le retrouve dans presque 10 % des recherches le ciblant, tous aliments confondus[8] ! Dans les enquêtes que Générations Futures a pu mener (analyses de fraises, salades ou muesli), ce résidu ressort très fréquemment[9].

« Au regard de l’alerte scientifique majeure lancée par des scientifiques français sur la dangerosité des fongicides SDHi et de l’exposition importante de la population au principal représentant de cette famille, Générations Futures demande que l’ANSES suspende immédiatement les autorisations de mise en marché des produits contenant du boscalide et autres SDHis, à titre conservatoire. » déclare F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

« Nous demandons également que la France fasse usage de la clause de sauvegarde prévue au niveau européen pour faire obstacle à l’entrée d’aliments traités avec des substances de cette famille chimique et demande une révision communautaire de l’homologation de ces substances actives SDHi. Enfin, l’autorisation du boscalide arrivant à son terme en juillet de cette année, nous demandons à la France de s’opposer à sa réhomologation. » conclut-il.

NDLR: Générations Futures a envoyé ce jour des courriers aux ministères concernés et à l’ANSES:


[1] https://www.biorxiv.org/content/early/2018/03/29/289058

[2] http://www.liberation.fr/debats/2018/04/15/une-revolution-urgente-semble-necessaire-dans-l-usage-des-antifongiques_1643539

[3] http://ec.europa.eu/food/plant/pesticides/eu-pesticides-database/public/?event=activesubstance.detail&language=EN&selectedID=1040

[4] https://ephy.anses.fr/substance/boscalid

[5] Source : SOeS 2015

[6] cf.  Étude Air Paca, Mesures du Glyphosate dans l’air : étude exploratoire en région PACA Novembre 2017

[7] Source : Atmo Auvergne Rhône Alpes 2015

[8] EFSA, avril 2017

[9] Pour le détail lire le dossier de presse Dossier de presse SDHi 240418

 

 

Voilà la présentation qui en est faite par BAYER à l'attention des vignerons...Le verre de vin quotidien, aucun problème, mais alors du vin naturel...

Quant aux grappes de raisins "non bio", savourés pendant tout l'été, autant boire du "round up" à la bouteille. BASF France Agro

 

BASF France Agro

Fongicides

CANTUS

L’anti-botrytis à base de boscalid


Grâce à son mode d’action original, Cantus® permet de lutter contre le botrytis seul ou en programme de la floraison à la véraison. Pour un effet optimal, on l’utilisera aux stades A ou B. A noter : une activité anti-laccase dès le stade A et des effets contre l’oïdium.

Botrytis sur grains

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Bénéfices

  • Efficacité et souplesse : quel que soit le stade de développement de la vigne.
  • Biodisponibilité : son action translaminaire le met rapidement à l’abri du lessivage et assure le transport de la molécule vers l’autre face des feuilles.
  • Qualité des vins : il diminue le niveau de laccase, responsable de l’altération des couleurs, goûts et arômes du vin, et ce, dès le stade A.
  • Import : LMR dans les principaux pays importateurs.

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Cantus® est un fongicide de contact et translaminaire. Pour qu’il exprime toutes ses qualités, il sera utilisé de préférence en préventif aux stades A ou B.


Pour une bonne gestion des modes d’action fongicides, il est recommandé d’appliquer Cantus® ou tout produit de la famille des carboxamides une seule fois par saison.

"Utopie sauvage"

Tout comme notre fille. Tumblr nkicxcycz11rlz4xxo1 501

Difficile de conquérir la liberté sans changer de mode de vie. Mais quand on ose ce choix, alors, le bonheur peut être au rendez-vous. Exemple avec Sylvie Barbe qui a tout simplement quitté l’agitation du monde moderne pour vivre dans une forêt, sous une yourte. Rencontre avec une dame hors-norme et terriblement inspirante.

Source : Step aside project

Si l’on connaît aujourd’hui le joli destin de cette pionnière de la yourte, c’est notamment grâce à Baptiste Henry. Ce réalisateur (à qui l’on doit déjà de magnifiques reportages) est allé à sa rencontre pour lui consacrer un film, Utopie Sauvage. Vous voulez avoir un aperçu du résultat ? Alors voyez cette superbe bande-annonce :

Sylvie Barbe :

« Je ne veux pas devenir un robot. je veux rester humaine. Pendant des années, j’ai crû que c’était moi qui étais fautive, que je n’étais pas adaptée à la société. En fait, non. Aujourd’hui, j’assume : c’est la société qui n’est pas adaptée à l’humain. »

Source : Step aside project

Le montage d’Utopie sauvage est presque terminé. Reste à financer la post production du film pour qu’il atterrisse le plus loin possible, jusque dans les salles de cinéma. Pour ça, Baptiste Henry lance une campagne de crowdfunding ici.

Source : Step aside project

Présentation du projet :

Baptiste Henry, sur Step aside project :

« Entre rêve éveillé et réalité brulante, le quotidien de Sylvie nous immerge dans un monde qui, à défaut d’un ailleurs, révèle la possibilité d’un autrement. »

Source : Step aside project
Source : Step aside project
Source : Step aside project

Pour qu’Utopie Sauvage soit diffusé le plus largement possible, ça se passe par ici

Monsanto, Bayer, les députés, les juges, la FNSEA...

Le Roundup face à ses juges

90 min

Disponible du 11/08/2018 au 12/10/2018

Disponible en direct : oui

Prochaine diffusion le mercredi 15 août à 01h40

Ce programme est disponible en vidéo à la demande ou DVD.

À la lumière du procès symbolique de Monsanto tenu en 2016, Marie-Monique Robin expose l’ampleur du scandale sanitaire lié au Roundup, herbicide le plus vendu au monde. Un réquisitoire accablant, paroles de victimes et d'experts à l'appui.

C’est l’histoire d’une colère citoyenne, jusque-là quasi inaudible, et d’une lutte contre un écocide, ou crime contre l'environnement, commis en toute impunité par la firme championne des OGM. En octobre 2016, à La Haye, victimes et experts témoignent – une première – devant le Tribunal international Monsanto, au fil d’un édifiant procès symbolique contre le Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, et sa très toxique molécule active, le glyphosate. Cette année-là, quelque 800 000 tonnes de ce "tue-tout" (son surnom en espagnol) ou de ses génériques ont été déversées sur la planète. Si la multinationale a refusé de comparaître, les victimes ont raconté à la barre les conséquences de son épandage : malformations des enfants, cancers, maladies respiratoires ou rénales et destructions environnementales. Éclairé par des scientifiques, cet accablant réquisitoire révèle l’ampleur de ce scandale sanitaire, qu’illustrent des reportages bouleversants sur la tragédie en cours, de la France à l’Argentine en passant par les États-Unis et le Sri Lanka – premier pays à interdire le glyphosate. "Ce pulvérisateur nous a apporté la mort, alors qu’on voulait simplement gagner notre vie", lâche, amer, un riziculteur sri-lankais contaminé.

Lanceuse d’alerte
Presque dix ans après son enquête Le monde selon Monsanto, Marie-Monique Robin démontre, faisceau de preuves à l’appui, l’extrême nocivité du Roundup, à l’heure où l’Union européenne doit décider de prolonger ou non l’autorisation du glyphosate sur le marché. Déclaré en mars 2015 "cancérigène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), et reconnu comme tel par des études scientifiques secrètes commanditées par Monsanto, l’herbicide, omniprésent dans l’eau, l’air, la terre et les aliments, est aussi un perturbateur endocrinien, un antibiotique et un chélateur de métaux – il séquestre les minéraux. Face au silence coupable des agences de santé et à l’inertie des gouvernements, le film, à travers ce procès, montre également la mobilisation à l’œuvre de la société civile mondiale pour faire reconnaître l’écocide. L’enjeu ? La poursuite au pénal des multinationales dont les activités menacent la sûreté de la planète et la santé des hommes.

Réalisation :

Marie-Monique Robin

Pays :

France

Année :

2017

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Qui veut encore sauver le Roundup en Europe ?

Qui veut encore sauver le Roundup en Europe ?

Un comité d'experts des États membres de l'Union européenne doit se prononcer le 25 octobre sur l'autorisation du glyphosate en Europe. Cinq mois après qu’un tribunal citoyen a jugé Monsanto coupable du crime d’écocide, les "Monsanto Papers" portent un nouveau coup à la crédibilité de la multinationale. Des scientifiques ayant contribué aux expertises selon lesquelles le principe actif de son pesticide phare, le Roundup, ne serait pas cancérigène, auraient travaillé main dans la main avec le champion des herbicides et des OGM. Pourtant, de nombreux États soutiennent toujours la prolongation de la licence du glyphosate pour 10 ans… sur recommandation de la Commission européenne. La multinationale a-t-elle encore des chances de l’emporter?

Le glyphosate a encore ses défenseurs

Documentaire de Marie-Monique Robin, "Le Roundup face à ses juges"

"Tout ce dont vous avez besoin pour rester productifs, qu'il s'agisse de glyphosate ou d'investissements dans les nouvelles technologies, est-ce que vous continuerez à y avoir accès? Je m'engage à faire tout mon possible pour que cela soit le cas" :  s'exprimant il y a deux semaines lors des Farmers Weekly Awards, le secrétaire d’État à l’agriculture britannique Michael Gove a mis du baume au coeur des syndicats agricoles nationaux. Ceux-ci ont lancé une campagne sur les réseaux sous le hashtag #GlyphosateIsVital afin d'obtenir la prolongation de la licence d’autorisation du glyphosate pour 15 ans… soit cinq années de plus que ce que propose la Commission européenne.

Nul doute que le Royaume-Uni s'apprête à voter pour la prolongation de la licence du glyphosate. Et les Britanniques sont loin d’être isolés sur la question. Dans les faits, la majorité écrasante des États européens n’ont pas émis la moindre volonté de déroger au soutien qu’ils témoignaient à la proposition de la Commission européenne lors du précédent vote sur la question en 2016.

Ils maintiennent que le produit est sûr, faisant systématiquement référence aux études des agences sanitaires de l’Union européenne. Problème : le rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments de 2015 s’avère être en partie basé sur une copie de la demande de réautorisation de Monsanto en 2012, comme le révélaient le mois dernier les "Monsanto Papers".

Mais une majorité d'États ne suffit pas : la Commission européenne doit rassembler une majorité "qualifiée" afin de faire valider sa proposition. Soit seize Etats sur vingt-huit, représentants au moins 65 % de la population totale de l’UE. Dès lors, si l’on fait le calcul en termes de population, si la France, l’Italie et l’Allemagne ne se prononcent pas en faveur de la proposition de Bruxelles, celle-ci ne pourra être validée.

La France pour l'interdiction du Roundup… mais quand ?

Or la France a annoncé la couleur : elle votera contre la proposition de la Commission européenne. Tout en restant évasive quant à la date à laquelle elle souhaite interdire définitivement le produit. Si Nicolas Hulot s’est engagé à bannir le Roundup "d’ici la fin du quinquennat", le Premier ministre Édouard Philippe parle lui d’une transition "progressive et irréversible" d’ici à 5 ou 7 ans. Fidèle à sa conjonction de coordination préférée, le président Macron affirmait cette semaine qu’il ne souhaitait "ni procrastiner, ni stigmatiser" sur la question.

Les "swing states" en route vers l’abstention ?

Dans ce contexte, les voix de l’Italie et de l’Allemagne pourraient bien être décisives. La ministre de l’Environnement allemande Barbara Hendricks souhaite également voter contre, mais doit faire face à une forte opposition politique au sein du gouvernement.

Le ministre de l’Agriculture italien s’est également prononcé récemment pour l’interdiction de l’herbicide au sein de l’Union européenne. Mais à l’approche des élections générales sur la péninsule, le Parti démocrate redoute les "pertes politiques non nécessaires" que pourrait engendrer un affrontement sur le glyphosate avec les populistes du Mouvement 5 étoiles. Selon  Franziska Achterberg, qui milite pour l’interdiction du glyphosate à Bruxelles avec l’ONG Greenpeace, ces deux pays pourraient choisir la voie de l’abstention. Ce qui empêcherait Bruxelles de valider sa proposition.

Monsanto contre-attaque

Mais Monsanto n’a pas dit son dernier mot. À Bruxelles, les lobbyistes des syndicats agricoles ont encore un peu plus d’une semaine pour tenter de changer la donne, notamment à travers leur campagne #WithOrWithoutGlyphosate.

Plus inquiétant encore pour Martin Pigeon, de l’Observatoire européen des multinationales, Monsanto vient de se lancer dans une campagne de décrédibilisation de Christopher Portier, un scientifique en première ligne dans la valorisation des travaux du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui a émis un avis défavorable concernant le glyphosate. L’expert est accusé d’être lui-même à la merci de lobbys anti-glyphosate. Une allégation difficile à vérifier en huit jours, et qui ne remettrait de toute façon pas en question l’intégralité des recherches du CIRC puisque Christopher Portier n’était qu’un conseiller spécial externe du groupe de travail. 

Le rôle trouble des autorités européennes

Le rôle joué par les autorités européennes elles-mêmes est assez obscur. Malgré les révélations des Monsanto Papers, l’Autorité européenne de sécurité des aliments reste pour le moment campée sur ses positions. "(Nos) travaux d’évaluation du glyphosate ont été réalisés en parfaite adéquation avec (les réglementations européennes)", déclare un porte-parole de l’agence à ARTE.  

La Commission européenne se défend de chercher à influencer le vote des États membres. Mais un compte-rendu d’une réunion d’avril 2016 entre le Commissaire européen à la santé Vytenis Andriukaitis, et le Copa et le Cogeca, les lobbys des syndicats agricoles à Bruxelles, rendu public par l’Observatoire européen des multinationales, laisse interrogateur. D’après ce compte-rendu, la Commission européenne aurait rappelé aux syndicats agricoles leur "responsabilité" afin de convaincre les gouvernements concernés du bienfait de sa proposition.

D'après une source du groupe socialiste du Parlement européen, les eurodéputés devraient émettre leur avis concernant une résolution non contraignante visant à bannir le glyphosate du marché européen d'ici trois ans à Strasbourg, à la veille du scrutin décisif pour la Commission.

Alors que l’autorisation du glyphosate arrivait à échéance en juin 2016, les membres de l’Union européenne ne sont pas parvenus à un consensus pour interdire ou autoriser sa présence sur le marché européen. La Commission a alors prolongé temporairement son autorisation jusqu’au 31 décembre 2017 et présenté un ultimatum aux États membres pour qu’ils trouvent un compromis sur la question avant cette date butoire.

 

 

 

Réduire la consommation du plastique

Effectivement, bien avant les mesures gouvernementales, la solution passe par les consommateurs;

Il nous arrive d'écrire à la direction de magasins que nous ne serons plus clients tant que leur usage du plastique sera aussi absurde.

J'ai même abandonné l'achat d'une paire de chaussures de montagne dans un magasin de la région lorsque la caissière a sorti un sac en plastique pour emballer la boîte en carton.

"Bon, stop, je ne la prends plus. Je ne cautionne pas la pollution de la planète. Vous n'y êtes pour rien mais vous pourrez toujours faire remonter l'information à votre direction. Merci, au revoir."

J'aurais toujours pu la prendre sans le sac plastique mais ça n'aurait eu aucun impact sur le magasin. Le boycott est notre seule force...

 

Des bouteilles en plastique destinées au recyclage dans le centre de tri et de valorisation des collectes sélectives des déchets du Syctom, dans le 15e arrondissement de Paris, le 5 mai 2015.
Des bouteilles en plastique destinées au recyclage dans le centre de tri et de valorisation des collectes sélectives des déchets du Syctom, dans le 15e arrondissement de Paris, le 5 mai 2015. (MAXPPP)

100 % de plastique recyclé en 2025 : voilà l'objectif visé par le gouvernement. Brune Poirson, secrétaire d'État à la Transition écologique, a annoncé dans un entretien accordé au Journal du dimanche l'instauration d'un système de "bonus-malus" pour inciter les consommateurs à privilégier les produits en plastique issus du recyclage. La secrétaire d'État a aussi confirmé la volonté du gouvernement de mettre en place un système de "consigne solidaire" pour les bouteilles en plastique.

Une enquête diffusée au mois de mars par le magazine 60 Millions de consommateurs révélait que seulement 26 % des emballages en plastiquesont actuellement recyclés dans l'Hexagone. Comment réduire sa consommation de plastique au quotidien ? Franceinfo vous donne quelques conseils. 

Faire attention au suremballage, notamment des fruits et légumes

Pour réduire sa consommation de plastique, tout commence dans le choix des produits en magasin. Par exemple, au rayon fruits et légumes, il n'est pas rare de trouver des produits sous plastique ou emballés dans du cellophane, comme le souligne franceinfo.

Selon l'association Zero Waste France, 25,8 millions de tonnes de déchets plastiques sont produites chaque année en Europe, dont 60 % proviennent des emballages. Préférez donc les fruits et légumes non-emballés. Plus largement, tous les produits doivent être passés au crible. Au rayon hygiène ou ménage, par exemple, les éco-recharges permettent de réduire considérablement sa consommation d'emballages. 

La solution peut aussi résider dans l'achat en vrac, dont l'offre ne cesse de se développer. Le nombre d'épiceries qui proposent ce mode de consommation est passé de 18 en 2015 à 160 en 2018. Et les grandes surfaces ont franchi le cap. Café, graines, pâtes, riz... De plus en plus de produits sont disponibles. L'achat en vrac permet également d'éviter le gaspillage alimentaire, puisque les clients choisissent eux-mêmes la quantité qu'ils estiment nécessaire. 

Privilégier les gourdes pour éviter les bouteilles en plastique

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir rappelle que l'eau vendue en bouteille génère 10 à 20 millions de m³ de déchets par an. Sauf contre-indication, l'eau du robinet est tout aussi potable. Privilégiez donc les carafes à table et pour la journée achetez une gourde réutilisable, qui représente une alternative aux multiples gobelets à usage unique utilisés à la fontaine. Pour la pause café, il suffit d'apporter sa bouteille isotherme ou sa propre tasse. Chaque seconde, 150 gobelets sont jetés en France.

Arrêter les sacs en plastique à usage unique 

Les sachets en plastique à usage unique sont aujourd'hui interdits en France. Depuis le 1er janvier 2017, ils sont officiellement proscrits de tous les commerces, hors caisses (par exemple pour les fruits et légumes), sauf s'ils sont compostables. Le gouvernement rappelait en 2017 que 100 milliards de sacs en plastique à usage unique étaient encore consommés chaque année et "en tout, plus de 700 espèces aquatiques sont impactées par les sacs plastiques". Pourtant, il n'est pas rare que des commerçants les proposent encore, notamment pour écouler leurs derniers stocks.

La solution : investir dans un cabas réutilisable ou un chariot pour les courses. À noter toutefois que l'abus de cabas est mauvais pour la planète. Le ministère britannique de l'Environnement a calculé qu'un sac cabas (pour les sacs non tissés en polypropylène) doit être utilisé au moins onze fois avant que son impact environnemental soit inférieur à celui du sac en plastique. Pour les sacs en coton standard, le nombre s'élève à 131 fois.

Éviter les produits à usage unique

Pailles, couverts en plastique, brosses à dents, rasoirs... Les produits en plastique à usage unique sont une plaie pour l'écologie. Selon l'association Ocean Conservancy, les pailles arrivent en 7e position des déchets les plus trouvés en mer, soit 4% de ces derniers. La ville de Paris a récemment voté la suppression progressive des pailles, à partir de septembre, de tous les équipements municipaux. Une paille en plastique met jusqu'à 400 anspour se décomposer dans la nature. 

Pour les couverts, privilégier le métal lavable et réutilisable. Dans la salle de bains, enfin, les pains de savon peuvent remplacer les flacons de gel douche, certains étant épinglés par les associations de protection de l'environnement, comme ceux contenant des microbilles. 

Privilégier d'autres matières

Au quotidien, le plastique est bien plus présent qu'on ne l'imagine. Ne serait-ce que dans les vêtements, comme ceux en synthétique. Les matières naturelles ont l'avantage d'être plus résistantes dans le temps. Le coton bio, le chanvre et le lin sont ainsi à privilégier. Attention toutefois au coton conventionnel, le plus couramment utilisé. Selon l'Ademe, il génère de "nombreux impacts environnementaux et sociaux".  

Idem pour le mobilier, les objets de décoration ou de rangement : le bois, le verre et le carton offrent une durée de vie plus longue que les objets en plastique et permettent un meilleur recyclage.

Des solutions

On pourrait penser à la lecture des articles que je poste que ma vision de l'avenir est essentiellement pessismiste et ne contient aucune solution.

Il n'en est rien et à notre mesure, nous en appliquons certaines.

Ici est présenté un travail de très grande qualité.


Marie-Monique Robin : « L’autonomie alimentaire et énergétique sera facteur de résilience »

Publié le 20/02/2015 • Par Laurence Madoui • dans : A la uneDossiers d'actualitéFrance • Source : COP 21

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La Découverte

Vingt ans après la publication, en avril 2014, du cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), l’économie mondiale vit à l’ère de la « post-croissance », qui permet de contenir le dérèglement climatique à un niveau compatible avec la survie de l’espèce humaine. Dans le scénario échafaudé par Marie-Monique Robin, c’est François Hollande, las de courir « après l’Arlésienne de la croissance », qui impulse le revirement des politiques économiques. Entretien avec Marie-Monique Robin, auteure « Sacrée croissance », une « uchronie prospective » - et optimiste -, déclinée sous forme de documentaire, de livre et d’exposition.

CET ARTICLE FAIT PARTIE DU DOSSIER

Climat : Pourquoi les experts défendent un rôle accru des collectivités locales

EN PARTENARIAT AVEC

Votre ouvrage (1) décortique nombre d’exemples locaux, toujours puisés à l’étranger, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation au changement climatique. Est-ce à dire que l’action des collectivités territoriales françaises, pourtant engagées dans des « plans climat », « plans de protection de l’atmosphère » et autres « plans de déplacements urbains », est sans grand intérêt ?

Marie-Monique Robin : Les collectivités françaises ne sont pas étudiées dans cet ouvrage, qui entend proposer un modèle de transition écologique. Je m’intéresse donc aux territoires très avancés, où l’expérience est assez ancienne pour que l’on puisse y mesurer les transformations accomplies.
Toutes les solutions sont identifiées. Mises bout à bout et généralisées, elles permettent de stopper, en vingt ans, la machine infernale de l’emballement climatique – sans que tous les problèmes soient résolus – et de poser les bases d’une société post-croissance.

En quoi consistent ces solutions ?

MMR : Pour répondre aux défis que sont le dérèglement climatique, l’épuisement des ressources, la crise financière et sociale, l’une des clés se trouve dans les territoires : c’est à cette échelle que l’on peut rechercher une autonomie aux plans alimentaire, énergétique et monétaire.
Dans ces trois domaines, correspondant aux besoins essentiels, cette autonomie rendra les communautés résilientes face aux chocs venus de l’extérieur – tout en étant créatrice d’emploi local et de lien social. Sur le terrain, les projets qui avancent le mieux sont portés par des citoyens motivés et relayés par des municipalités à l’écoute.

Vous parlez de ces « héros locaux », capables d’emporter l’adhésion des acteurs du territoire, en particulier des collectivités ?

MMR : Oui, ces lanceurs d’avenir jouent un rôle essentiel. Ils actionnent la transition en convainquant leurs semblables de s’engager vers la sobriété et les énergies renouvelables. Les gens sont prêts à entendre le discours sur le dérèglement climatique et les menaces qu’il porte car ils voient bien que les politiques menées, axées sur la sacro-sainte croissance du PIB, ne fonctionnent pas. Les héros locaux doivent aussi convaincre les élus, en leur montrant que la transition est non seulement possible mais aussi porteuse d’activité économique et de cohésion sociale.

C’est ce qu’exprime, dans votre ouvrage, l’économiste allemand Niko Paech, selon lequel « les politiques ont besoin de notre aide pour trouver le courage de dire aux gens des vérités pas très agréables et mettre en place les structures permettant de construire au plus vite la résilience » ?

MMR : Exactement. La projection du film « Sacrée croissance » aide les élus à comprendre l’intérêt de la transition écologique comme outil de développement local. J’ai d’ailleurs le projet d’un film sur les emplois liés à la transition énergétique. Il y a un grand besoin de décentraliser et de responsabiliser les territoires. Dès 1997, le Danemark a invité les collectivités à s’affranchir, en dix ans, des énergies fossiles pour la production de chauffage et d’électricité.

Avec l’appel à projets « Territoires à énergie positive », qui vient de distinguer 212 lauréats, la France ne s’inscrit-elle pas dans cette même logique ?

MMR : L’appel à projets du ministère de l’Ecologie va certainement dans le bon sens. La différence majeure avec le Danemark étant le poids des opérateurs historiques en France. Au Danemark, la politique publique, impulsée par le gouvernement avec de substantielles incitations et relayée par les autorités locales, a très vite donné des résultats. L’île de Samsø a atteint, en 2005, l’autosuffisance énergétique grâce à un mix d’énergies éolienne, solaire et issue de la biomasse. Elle travaille aujourd’hui à décarboner totalement les transports, y compris les ferries.
Un élément clé de cette évolution rapide est que les installations de production sont détenues à 100 % par les acteurs locaux, réunis au sein de coopératives dans lesquelles la commune détient des parts, tout en se portant, par ailleurs, garante des emprunts. Je ne vois pas comment la France pourrait aller vers un tel schéma sans casser le monopole, ou du moins la position ultra-dominante, d’EDF. Dans le modèle hexagonal, on ne deviendra pas « prosommateur ».

Qu’est-ce donc que cette vertu qui serait inaccessible ici ?

MMR : Le prosommateur est à la fois producteur et consommateur, c’est-à-dire un acteur économique à part entière, oeuvrant à un développement commun durable, selon la définition qu’en fait le Brésilien Joaquim Melo, l’un des pionniers des monnaies locales. Le prosommateur est par exemple producteur de chaleur en étant copropriétaire d’une chaufferie alimentée par de la biomasse, qui répond à ses besoins de consommation et à ceux de sa communauté. En étant associé à la production, il est aussi intéressé à la qualité du service, qui inclut l’efficacité énergétique des logements – et non la simple fourniture de chauffage.
Toute la grande histoire de la croissance a été de nous réduire à un seul rôle, celui de consommateur. Le gaspillage vient notamment du fait que nous étions confinés à cette fonction consistant simplement à acheter. Le prosommateur est aussi l’utilisateur d’une monnaie locale ou celui qui participe à l’activité d‘une ferme urbaine.

La France est-elle mieux armée en matière d’autonomie alimentaire qu’énergétique ?

MMR : L’agriculture urbaine s’est développée sur des territoires aussi divers que Toronto (1ème ville du Canada) ou Rosario (3ème ville d’Argentine), grâce à des politiques municipales très volontaristes. Rosario dispose d’un département dédié à l’agriculture urbaine,  animé par 25 personnes, qui accompagne les maraîchers.
Toronto – où l’agriculture urbaine est enseignée à l’université – cartographie les espaces disponibles et dépollue d’anciens sites industriels avant leur mise en culture. La réglementation y impose la création d’au moins un jardin collectif par arrondissement. Si l’espace fait défaut, on supprime des parkings ! A Paris, si l’on se place à l’échelle de la Métropole, c’est ce genre de politique qu’il convient d’engager.

La production de l’agriculture urbaine n’est-elle pas vouée à rester anecdotique ?

MMR : Des études montrent que la ville de Cleveland (Etats-Unis, Ohio, 400 000 hab.) pourrait aisément être autosuffisante en fruits, légumes et volailles. Si 20 % de ces produits frais étaient issus de circuits courts à Detroit (Etats-Unis, Michigan, 700 000 hab.), cela créerait 4 700 emplois et dégagerait un revenu annuel de 20 millions de dollars.
En cas de rupture d’approvisionnement, les grandes villes du monde ne tiendraient pas plus de trois jours. Il est crucial d’y développer l’autonomie alimentaire. En Europe, les aliments parcourent en moyenne 3 000 km entre leur lieu de production et leur lieu de consommation.
Les terres cultivées ont aussi l’intérêt d’absorber les pluies, que le dérèglement climatiques rendra plus violentes. J’ai rencontré les responsables de Toronto en juillet 2013, au lendemain d’une inondation.

Et la production locale a vocation à être achetée avec de la monnaie locale ?

MMR : Les communautés deviennent résilientes face au dérèglement climatique en reprenant en main, à leur échelle, l’alimentation, l’énergie ainsi que l’argent, nécessaire aux échanges. En commençant mon enquête, je pensais que les monnaies locales étaient un sujet sympa mais un peu gadget. Aujourd’hui, je crois que c’est par là qu’il faut commencer.
Il existe environ 5 000 monnaies locales – ou sociales, alternatives ou complémentaires – dans le monde. Ce support d’échange fonctionne d’autant mieux que l’initiative de la société civile trouve un relais politique. C’est le cas, en France, du Sol Violette à Toulouse et du Gallégo à Rennes, Fougères et Redon, lancés par des associations avec l’appui respectif de la ville et du conseil général d’Ille-et-Vilaine.

Ces monnaies ancrent la dépense dans le territoire et bénéficient à l’économie réelle. L’exemple de Conjunto Palmeiras, cet ancien bidonville du Nordeste brésilien où Joaquim Belo a créé l’une des premières monnaies locales d’Amérique latine, en 1998, est probant : à l’époque, moins de 20 % des habitants faisaient leurs courses dans le quartier ; en 2013, 93 % consomment localement. En moyenne, chaque « palmas » qui sort de la banque communautaire engendre 5 échanges avant d’y retourner. En Bavière, la circulation du « chiemgauer » a incité les entreprises à s’orienter vers des fournisseurs locaux.

Il est bien entendu qu’il s’agit là de monnaies complémentaires, la monnaie nationale – ou l’euro ou le dollar – restant de mise pour les échanges de produits non produits localement – les villes ne cultiveront pas de blé ! Là encore, il s’agit d’une solution locale apportée aux grands désordres mondiaux, dont les acteurs sont reliés aux circuits internationaux, notamment économiques.

Lire notre dossier : Quand les territoires inventent leur monnaie

C’est la « glocalité », dont parle Joaquim Belo ?

MMR : C’est cela, le « glocal » ou le local interconnecté. Il faut penser global : les enjeux (dérèglement du climat, déplétion des ressources, érosion de la biodiversité) concernent le monde entier. Mais la clé réside dans le local, qui n’est pas un repli sur soi mais la reconsidération des modes de production et de consommation par les membres d’une communauté. Produire localement épargne des ressources, réduit les émissions de gaz à effet de serre et crée de l’emploi.

Comment prôner une économie stationnaire quand la croissance apparaît comme l’unique solution aux problèmes économiques ?

MMR : Dans la vision des libéraux classiques britanniques, Adam Smith (1723 – 1790) et John Stuart Mill (1806-1873), le développement du bien-être, « pour le souverain et le peuple », passe par la hausse de la production. Selon ces économistes – qui se définissaient aussi comme philosophes, réfléchissant à la gestion des biens – , l’initiative privée doit être favorisée, le secteur bancaire encadré et les riches payer plus d’impôt. Quand un certain niveau de bien-être est atteint, il s’agit alors de ne pas produire indéfiniment car la terre porte en elle des limites physiques. Et il n’y a pas intérêt à être toujours plus riche – Smith raille le souci du paraître – il faut tendre vers une « steady-state economy ».

Au XIXème siècle, les néoclassiques déboulonneront les classiques, en supprimant la terre – supposée inépuisable – des facteurs de production, dont ne resteront que le capital et le travail. Cette grande manipulation fut une réponse à l’économiste américain Henry George qui, à la fin du XIXème siècle, défendait l’impôt sur la terre. Les keynesiens ne tiendront pas non plus compte des ressources naturelles.

Aujourd’hui nombre d’économistes alertent sur l’incompatibilité entre croissance économique et maîtrise du climat. « Les pays riches vont devoir oublier la croissance s’ils veulent stopper le changement climatique », déclarait Nicholas Stern en septembre 2009.

Le propos n’a guère eu d’écho chez les responsables économiques. « A partir de 1 % de croissance, on recréée de l’emploi », affirme le ministre des Finances, Michel Sapin, par ailleurs peu disert sur les emplois liés à la sobriété, la transition, l’autonomie des territoires …

MMR : Les esprits évoluent. J’ai eu carte blanche pour une intervention d’une heure à la dernière fête de l’Humanité. J’y ai déclaré qu’il fallait sortir de la logique productiviste. Et j’ai été vivement applaudie.

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Climat : Pourquoi les experts défendent un rôle accru des collectivités locales

 

SOMMAIRE DU DOSSIER

  1. A quelles conditions la COP 21 sera-t-elle un succès ?
  2. Stuttgart, Manchester : deux exemples de villes « zéro carbone » à méditer
  3. COP 21 : L’accord international est signé, le travail de terrain continue
  4. Climat : l’appel des maires pour un accord plus ambitieux
  5. « Les maires peuvent sauver le monde, laissons-les faire »
  6. « Une organisation mondiale des villes devrait siéger à la Cop21 »
  7. Climat : « Toutes les régions de France seront touchées, les mesures d’adaptation doivent être localisées »
  8. Climat : un train d’avance pour le pays ch’ti
  9. Climat : « Les collectivités du Sud ont beaucoup à nous apprendre »
  10. « Les collectivités locales sont les premières prises à la gorge par le changement climatique »
  11. « Plus vite les collectivités se saisiront de la loi, plus vite nous verrons les outils à améliorer »
  12. « Les collectivités doivent faire encore plus de bruit sur la COP21 » – Matthieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot
  13. Il faut « anticiper les changements climatiques à l’échelle régionale » selon le climatologue Hervé Le Treut
  14. « Il faut que le pouvoir énergétique soit décentralisé », Claire Roumet, directrice générale d’Energy Cities
  15. Marie-Monique Robin : « L’autonomie alimentaire et énergétique sera facteur de résilience »
  16. Climat : le chemin accompli, de Copenhague à Paris
  17. « L’adaptation au changement climatique implique d’inventer de nouvelles formes de management public »

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Activer la Kundalini

Nathalie Vieyra, enseignante en Tantra et Wutao, intervient dans cet article.

Elle a lu mon roman KUNDALINI et m'a accordé l'honneur d'une préface. 


 

"L'Alchimie interne ne consiste pas à faire brûler jusqu'à la cendre la matière, mais bien à faire rougeoyer et entretenir la braise. Faire chauffer le chaudron alchimique et respirer pour faire circuler les énergies à travers toutes les cellules du corps." Nathalie Vieyra


Article


© GORBASH VARVAR


PUBLIÉ LE 30/03/2018
  • Catherine Maillard
    Auteur

 

Magazine » Pratique

SANTÉ & BIEN-ÊTRE

Activer sa Kundalini

La mystérieuse énergie du « serpent enroulé en spirale » qui réside en chacun de nous peut se déployer et nous aider à gagner en santé, en conscience, et en créativité…

Sa simple évocation s’entoure d’une aura de mystère et provoque tour à tour fascination et crainte... La kundalini, qui signifie « enroulé en spirale » en sanscrit – ou encore énergie des profondeurs selon les écoles non dualistes Kaula, Trika, et Krama – est couramment symbolisée par un serpent, lové au bas de la colonne vertébrale, dans la région du sacrum, siège du chakra racine. Ses pouvoirs ont fait l’objet de nombre de fantasmes et d’écrits et son déploiement, appelé communément « montée de kundalini », pourrait, lorsqu’il est complet, amener à l’Éveil. Toutefois, au-delà de ce Graal que peu d’élus atteignent avec de profonds bouleversements à la clé, la contacter aurait bien des vertus, plus ordinaires, et vecteurs de puissants leviers de changements. La percevoir et l’activer présente de nombreux bénéfices, tant sur le plan physiologique et sexuel, qu’énergétique, et bien sûr spirituel. Zoom sur les pratiques pour contacter cette onde, vibration, énergie vitale, ou libido, si difficile à décrire, et pourtant disponible pour chacun d’entre nous.

 

Stimuler son énergie vitale

« De la libre circulation de cette énergie subtile vont dépendre notre vitalité et une meilleure santé, y compris sur le plan sexuel. »

Nathalie Vieyra, enseignante en tantra.

Telechargement 1

La respiration, indissociable de l’énergie, joue un rôle majeur pour la canaliser. Techniquement, se trouve sur le devant de la colonne vertébrale une sorte de canal, appelé sushumma, dans lequel voyage l’énergie. Une technique de respiration, dite de « la flûte creuse », va permettre de « réveiller » le serpent lové au bas de la colonne, pour qu’il s’élève, « créant ainsi une sorte de musique céleste, d’où son nom », ajoute notre experte. Irriguant en premier lieu notre bassin, cette pratique va dynamiser le fonctionnement de nos organes et redonner à notre corps les conditions d’une plus grande vitalité.

? En pratique

Assis, les deux ischions bien ancrés dans le sol, la colonne érigée, une main posée sur votre ventre et l’autre sur le coeur, pratiquez une série de respirations spécifiques. Inspirez, expirez, par la bouche ouverte, juste derrière les incisives, en plongeant avec le souffle, jusqu’à la base de la colonne vertébrale. « De ce socle va naître une petite vague, une vibration, qu’on va faire grandir, pour déployer cette énergie vers le haut », précise Nathalie Vieyra. Il s’agit de focaliser son attention sur ses sensations. Tranquillement, sans rien forcer. Peu à peu, va s’ensuivre une douce transe, au fur et à mesure que cette énergie emplit votre bassin. Vous pouvez pratiquer allongé, si vous le désirez, à raison d’une quinzaine de minutes pas jour, pour commencer à sentir des résultats.



 

Ouvrir son troisième œil

« Tant que la kundalini repose inerte en nous, elle correspond à nos énergies inconscientes, obscures. Éveillée et maîtrisée, lorsqu’elle se dresse, elle devient un précieux allié de la conscience pour mettre de la lumière. »
Nathalie Vieyra

Certaines méditations profondes vont permettre d’activer cette onde subtile, et d’ouvrir la vision du 3e oeil. L’une d’elles, dite « du regard », favorise un état d’ouverture propice à l’expansion de conscience. Les yeux, dans la tradition tantrique, sont les fenêtres de l’âme. La praticienne partage « combien la libre circulation de cette énergie interne, opérant un travail subtil sur nos ombres, peut procurer une sensation d’unité… souvent indescriptible, la fusion avec le Tout. »

? En pratique

Assis l’un en face de l’autre (ou face à un miroir, si vous êtes en solo), plongez votre regard dans celui de votre partenaire. Imprimez un doux mouvement de bascule du bassin, d’avant en arrière, en restant connecté à l’énergie lovée au bas de la colonne. Entrez dans un mouvement continu, sans relâche, « pour accrocher le serpent » comme si vous chevauchiez « l’énergie ». Le bassin va « chauffer ». Le principe consiste à « baratter », pour la laisser monter jusqu’au 3e oeil. Se crée alors une vague d’énergie connectée bassin/regard, d’où va jaillir un profond sentiment d’unité, à soi, à l’autre, au cosmos.



 

Expérimenter une sexualité sacrée

Le périnée, aux vertus encore méconnues, s’avère un élément important de la bonne circulation de la kundalini et d’une sexualité épanouie.

Situés au niveau du premier chakra, les muscles de cette région s’appellent muscles pubo-coccygiens, et leur mobilisation est essentielle. Sur le plan anatomique, il y a huit séries de muscles qui vont de l’os pubien au coccyx, l’os caudal. « Sa mobilisation en conscience, associée à des pratiques tantriques, participe à une véritable transformation intérieure, fondée sur la libération de l’onde orgasmique », écrit Shakti Malan, diplômée d’anthropologie et enseignante en tantra.

? En pratique

Exercice de Kegel, du nom de son inventeur, le Dr Arnold Kegel, gynécologue. Portez votre attention sur la zone du périnée. Pour le situer, si besoin, asseyez-vous sur une balle de tennis ; votre point d’équilibre est votre périnée. Contractez-le dans une inspiration profonde (5 sec), relâchez dans une expiration (10 sec). Sentez comme le simple fait d’y porter votre focus va activer, chauffer cette zone. Poursuivez. Inspirez, contractez, expirez, relâchez. (Le temps de relâchement doit être le double de la contraction). Faites l’expérience avec une intensité plus grande. Observez la différence de sensations… Gardez le haut de votre corps détendu… Peu à peu, l’énergie de la kundalini va se déployer, sans effort. En l’accompagnant avec le souffle, vous devriez ressentir une vague de plaisir à travers le corps. C’est la manifestation d’une bonne circulation de notre énergie vitale. Trois séries de 10 pratiques par jour.



 

Gagner en liberté avec la méditation

« La méditation Kundalini d’Osho, est l’une des plus pratiquées dans le monde. »
Avi Fédida, enseignant de méditation.

Sans doute parce que la pratiquer régulièrement permet de mettre en mouvement cette énergie « vitale », facilement, et de gagner en liberté. Agrandir son champ de conscience donne moins de pouvoir à nos peurs, et davantage d’espace à la joie. Selon l’enseignant, « il y a au fond de nous un joyau de pure joie sans cause extérieure, un état qui est la nature même de notre être et disponible à tout moment ». Son conseil : devenir le disciple de l’énergie, plutôt que chercher à la maîtriser.

? En pratique

La méditation kundalini est constituée de quatre phases. 1) Debout, les pieds au sol, bien ancré, on pose le focus sur le chakra racine. La séquence débute par un quart d’heure de secousses à partir du bas de la colonne, siège de la kundalini. Une fois le mouvement imprimé « volontairement », l’énergie prend le relais. « Des émotions peuvent émerger, le principe étant de les libérer à travers leur mise en mouvement », prévient Avi Fédida. 2) Célébration par une danse. Toujours arrimé au foyer du bassin, le « serpent » se déroule pour emplir l’espace du coeur et transmuter les émotions en amour… « Se détacher, se désidentifier est la clé », ajoute notre expert. 3) L’assise en musique. Une fois le champ émotionnel nettoyé, l’énergie peut monter en prière jusqu’au centre de la conscience. Elle poursuit son parcours ascensionnel jusqu’au 3e oeil. 4) En silence, intériorité. Phase d’intégration. Quand tout est libéré, mon espace intérieur peut se déployer, mon champ de conscience s’élargit : sentiment d’unité cosmique !



 

Créer et interagir avec le monde

« Le kundalini yoga vise à harmoniser l’ensemble des systèmes glandulaires, endocriniens, immunitaires. »
Caroline Bénézet, enseignante certifiée au prestigieux centre parisien Le Tigre.

Cette pratique repose sur une série de postures dynamiques, reliées au souffle, des méditations et des mantras. Comme son nom l’indique, la kundalini, « partie dormante du prana », est au coeur de la pratique. Son activation va permettre « une interaction créative et spontanée avec le monde », selon les propos de son fondateur Yogi Bhajan ; plus concrètement, l’alignement corps/coeur/esprit, qui permet de faire les choix les plus proches de ceux de son âme.

? En pratique

Un des véhicules de l’énergie spécifique à cette méthode est la pratique des mantras. « Ils sont la projection créative du mental par le son, permettent le nettoyage du subconscient et l’intégration d’affirmations positives, par la répétition », précise Caroline Bénézet. Le mantra Ong Namo Guru Namo signifie « je salue le principe qui va de l’obscurité à la lumière », se pratique en ouverture. Il se chante trois fois de suite, sur une seule expiration, le dos droit, les paumes jointes au niveau de la poitrine, les pouces contre le sternum. L’attention se porte sur le 3e oeil, entre les sourcils.

 

Je lance un appel.

Au cas où des lecteurs et lectrices de ce blog auraient également été amenés à lire un de mes romans, je serais touché et enchanté de lire leurs avis sur les pages des sites proposant mes textes à la vente. Il est bien évidemment essentiel dans l'éventualité d'un achat que des personnes puissent lire divers commentaires. Rien ne vaut ces avis pour se faire une idée... En espérant bien entendu que ces romans vous aient plu.

En septembre, KUNDALINI, mon cinquième roman publié, sera mis en vente et je tenterai d'obtenir des invitations dans les librairies de la région pour des séances de dédicace. Ces librairies ne les acceptent que si elles pensent que l'auteur a une certaine portée auprès des clients... Très difficile à obtenir par conséquent.

Il est encore plus difficile d'obtenir un article dans un journal, une revue ou un site internet.

Seule la participation des lecteurs et lectrices peut y contribuer quand on est un auteur inconnu et sans soutien médiatique. 

Le site de la librairie DECITRE, la FNAC ou AMAZON proposent ce genre de participation aux lecteurs et lectrices.

En parler à votre libraire attitré est également un soutien très fort et participe d'ailleurs à la pérénité de ces professionnels confrontés aux mastodontes d'internet...

Merci à vous. 

"Les fin-du-mondistes"

L'expression est révélatrice de cette image négative de ce mouvement de pensées et de leurs applications dans la vie quotidienne.

Pour les médias et une bonne partie du grand public, les "survivalistes" (terme de plus en plus pratiqué) sont fans de films apocalyptiques à la Mad Max et de zombies décimant les rares survivants réfugiés dans des caves d'immeubles désertés par une humanité mourante.

Bon... Les mentalités évoluent quelque peu ces derniers temps. L'actualité y pourvoit. 

Il viendra un temps où les survivalistes seront enfin perçus pour ce qu'ils sont : des pompiers qui cherchent à éviter l'extension des brasiers, des individus qui par leur engagement quotidien oeuvre à péréniser l'existence de tous, humains, animaux et plantes, des gens ni pessimistes, ni optimistes mais réalistes, attentifs à l'information la plus crédible possible et à son partage.

Le chemin est encore long...

 

La canicule donne des arguments aux "fin-du-mondistes"

 

Après le passage d'un incendie géant en Californie, le 7 août 2018.

Après le passage d'un incendie géant en Californie, le 7 août 2018. - JOSH EDELSON / AFP

Incendies, canicule, disparition de la biodiversité… Les mauvaises nouvelles sur l'état de notre planète s’accumulent, au point que certains se sont spécialisés dans la prévision d'un effondrement de la société: la "collapsologie". 

"Si on ne prend pas les bonnes décisions, c’est une société entière qui s’effondre littéralement, qui disparaît. Je trouve que cette question-là est une question assez obsédante". Cette phrase ne sort pas de la bouche d’un auteur de science-fiction ou d’un fervent survivaliste. Elle a été prononcée par Edouard Philippe lui-même lors d’un Facebook Live en compagnie de Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, en juin dernier. Le Premier ministre a également évoqué plusieurs fois un livre qui l’aurait marqué: Effondrement, comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie (2005), de l’Américain Jared Diamond.

L’ouvrage fait partie de toutes les bonnes bibliothèques chez les "collapsologues", du latin "collapsus", qu’on peut traduire par "effondrement". En France, le terme a été popularisé par le chercheur indépendant Pablo Servigne. Ingénieur agronome de formation, il est l’auteur avec Raphaël Stevens de Comment tout peut s’effondrer, petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (éd. Anthropocène Seuil). Selon lui, la collapsologie est "l’exercice transdisciplinaire d’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder, en s’appuyant sur les deux modes cognitifs que sont la raison et l’intuition et sur des travaux scientifiques reconnus".

"Très peu de gens savent aujourd’hui survivre sans supermarché"

La dernière étude de ce genre a été publiée lundi dans la revue Proceedings of the national Academy of Science (PNAS), et décrit un effet domino mêlant réchauffement climatique, fonte des glaces et déforestation, qui pourrait bien transformer notre planète en "étuve" dans les prochaines décennies. Et donc créer un cataclysme tel que le décrit Pablo Sevigne dans son livre.

 

 

"Dans nos sociétés, très peu de gens savent aujourd’hui survivre sans supermarché, sans carte de crédit et sans station-service. Lorsqu’une société devient 'hors-sol' (…), la population devient entièrement dépendante de la structure artificielle qui la maintient dans cet état. Si cette structure, de plus en plus puissante, mais vulnérable, s’écroule, c’est la survie de l’ensemble de la population qui pourrait ne plus être assurée".

Collapsology@collapsology

Scientists say: Domino-effect of climate events could push Earth into a ‘hothouse’ state and... "hope they are wrong" https://bit.ly/2LZqORV 
W. Steffen et al., "Trajectories of the Earth System in the Anthropocene"
http://www.pnas.org/content/early/2018/07/31/1810141115 …

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En France, quelques associations ou fondations se penchent sur ce thème, qu’on ne peut pas à proprement parler qualifier de science en tant que telle. Elles organisent des conférences, lancent des études et collectent des données. C’est le cas par exemple du comité Adrastia (du grec ancien adrasteia: "auquel on ne peut échapper"). "Notre référence, c’est le rapport du Club de Rome en 1972, réalisé par des scientifiques américains irréprochables", explique Dominique Py, professeure des universités en informatique et secrétaire générale de l’association. "Ils avaient monté un modèle basé sur des équations mathématiques, qui tournait avec différentes hypothèses. La conclusion, c’est que dans tous les cas, on allait vers un effondrement, sauf si on avait pris des mesures drastiques dès les années 70. Ce qu’on n’a pas fait".

"Un aveuglement qui pourrait se payer cher"

"On n’est pas survivaliste, au sens où on ne cherche pas à se réfugier avec des armes et des munitions au fond des bois", assure Yves Cochet. L'ancien ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement dans le gouvernement de Lionel Jospin est désormais président de la fondation Momentum, lancée il y a huit ans pour se pencher sur le sujet, et se revendique lui-même collapsologue.

"Aujourd’hui, c’est toujours la fuite dans la surconsommation, la politique de l’autruche", déplore celui qui fut aussi député et député européen. "Il y a peut-être plus de gens qui se disent au courant, mais aussi que du moment où leur patron leur fout la paix et que leur famille va bien, on n’en fait pas plus. C’est un aveuglement qui pourrait se payer cher".

D’autant plus que les collapsologues n’ont pas vraiment l’impression que les pouvoirs publics aient pris la mesure de la situation. "Il est possible que certains dirigeants puissent avoir, en tant que livre de chevet, plus ou moins feuilleté un livre comme celui de Diamond", reprend Yves Cochet. "Mais dans les politiques publiques réelles ou les décisions budgétaires annuelles, on n’en voit pas la moindre trace, hélas". "Certains commencent à se préoccuper de ça", nuance Dominique Py. "Il y a une association qui s’appelle SOS Maires, où ils réfléchissent à la manière dont ils vont pouvoir préparer leur commune à de la résilience et de l’adaptation vis-à-vis des bouleversements qui vont se produire".

 

 

"Peut-être que la Syrie ne va jamais se relever et est déjà dans l’effondrement"

"Les dirigeants savent très bien ce qu’il se passe. Mais on veut faire des compromis avec la nature, et pas faire de compromis sur notre niveau de vie, alors que c’est la seule chose à faire", assure Alexia Soyeux. Il y un an, cette ancienne responsable marketing dans la gastronomie a lancé Présages, une série de podcasts où elle explore l’univers des "risques d’effondrement de nos sociétés industrielles" à travers des entretiens avec des spécialistes du sujet.

Selon elle, "beaucoup de gens ont envie de faire comme si de rien n’était. La morale écocitoyenne permet de se dédouaner une fois qu’on a bien fait son tri sélectif et qu’on achète bio. Mais les vrais sujets qui font basculer les choses, c’est réduire considérablement ses transports en avion ou ne plus manger de viande. Des choses qu’on n'a justement pas envie de faire".

 

L’idée est donc aussi de tenter de réveiller les consciences, "parce que le grand public n’est pas assez informé", mais aussi pour "parler de l’effondrement de notre monde au présent, parce qu’on voit bien que c’est maintenant que les choses sont en train de basculer, alors qu’on parle toujours de 2100", reprend Alexia Soyeux.

Mais un "collapsologue" sérieux ne vous donnera jamais de date précise ni de cause principale à un cataclysme. "Ce qu’on peut dire, c’est que la situation va se dégrader, mais de manière inégale, et pas à la même vitesse partout", explique Dominique Py. "Peut-être que la Syrie ne va jamais se relever et est déjà dans l’effondrement. Peut-être que c’est ce qui se passe au Venezuela, qui est dans une situation de crise économique liée au fait qu’il a passé son pic pétrolier. Peut-être qu’en Europe, ce sera tous les ans un peu plus de chômage, un peu plus de misère. Un effondrement, ce n’est pas une date, c’est un processus".

"On vous avait prévenus"

C'est bien cela que nous finirons par entendre mais lorsque nous l'entendrons vraiment, il sera bien tard...Il n'est pas envisageable que toutes ces études soient erronées. Certaines sont véritablement apocalyptiques, d'autres gardent une forme d'espérance mais toutes, en tout cas, pointent l'urgence absolue.

Si on cherche dans les discours politiques, l'émergence d'une volonté de décroissance économique, le résultat est un néant absolu.

Si on cherche la proposition d'une réduction de la croissance démographique, le résultat est le même.

Si on cherche la réduction drastique de la consommation des ressources non renouvelables, on se heurte aux clichés du retour dans la grotte de Lascaux.

De la même façon, lorsque l'association L214, alerte sur la consommation considérable d'eau potable pour l'élevage industriel, les commentaires des internautes tournent tout cela en dérision ou se montrent même parfois particulièrement violents. Le barbecue d'été est sacré.

"Une vache ne boit pas 7000 litres d'eau par jour..."

Bon, très bien. N'en parlons plus. 

On fera le point dans dix ans. 

 

 

Quand le sage montre le climat, l’économiste regarde l’inflation

 

Par Jean-Joseph Boillot, Conseiller économique au club du CEPII — 

Sur l’archipel arctique canadien en 2017.
Sur l’archipel arctique canadien en 2017. Photo David Goldman. AP

Alors qu’apporter une réponse économique à la crise climatique relève désormais de l’urgence absolue, les spécialistes persistent à se focaliser sur des indicateurs à la pertinence illusoire. Et les dirigeants se murent dans un «silence caniculaire».

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     Quand le sage montre le climat, l’économiste regarde l’inflation

«On entend l’arbre qui tombe mais pas la forêt qui pousse.» Ce proverbe africain bien connu peut être rangé au musée. Désormais, la forêt tombe sous l’effet du changement climatique et ce sont les économistes qu’on n’entend pas. Alors que les climatologues retiennent de plus en plus sérieusement le troisième scénario mis sous le tapis de l’accord de Paris d’une augmentation de 3 à 4 °C de la température de la planète d’ici à 2025-2030, les économistes se sont plutôt passionnés en juin pour la montée à 2 % de l’inflation en Europe, ou pour le demi-point de croissance mondiale que pourrait coûter la guerre commerciale déclenchée par Trump. Puis ils sont partis en vacances comme le Président et son gouvernement dont le seul devoir d’été est de préparer les «grandes» réformes de la rentrée dont le plan pauvreté et la Constitution.

Comme si la grande tâche de l’heure n’était pas le bouleversement climatique en cours et de se lancer dans des réformes fondamentales. Par exemple, pour inverser nos émissions de gaz à effet de serre (GES) qui continuent d’augmenter ; ou encore pour reculer drastiquement le fameux «jour du dépassement» tristement fêté le 1er août pour la planète, mais bien silencieusement en France le 5 mai, jour d’épuisement de notre biocapacité annuelle.

On entend les climatologues qui poussent (des cris d’urgence), mais les économistes continuent de tomber dans leur discrédit, qui se mesure par exemple au millimètre linéaire de leur rayon dans les librairies. Et ce n’est pas surprenant. L’inflation, par exemple ? Tant mieux, en réalité, si les prix montent. Les Français ne sont pas des imbéciles. Ils répondent comme tout le monde à des incitations comme les prix ou à des réglementations. Ce qui est vrai pour le tabac est tout aussi vrai pour les émissions de CO2. De même pour l’alimentation aux prix maintenus artificiellement très bas, comme pour la viande ou le lait, grâce à des méthodes de production de plus en plus intensives fondées sur une agrochimie destructrice rendue possible grâce à un système de puissants lobbys.

Ce dernier n’hésite pas à jouer du chantage sur la faim dans le monde pour exporter les trois quarts de la production française alors que cela tue les agricultures des pays en développement. En particulier en Afrique, où l’exode rural s’accélère, premier facteur de migration bien avant les guerres. Ce qui nous ramène au commerce international, dont le libre-échange le plus intégral serait censé apporter des gains de pouvoir d’achat alors que c’est un vaste système de dumping environnemental et social où les prix ne reflètent surtout pas la rareté des ressources de la planète. Tout particulièrement parce que les lobbys du transport maritime et aérien ont discrètement réussi à sortir de l’accord de Paris et ne supportent aucune contrainte sur leurs énormes émissions de CO2 ou leur pollution bien connue, qui n’ont rien à envier à la Chine en bilan total.

A de rares exceptions près, les économistes des pays riches sont toujours obsédés par le paradigme du progrès linéaire et quantitatif. Leur véritable traumatisme ces derniers mois a été le débat lancé par l’ancien secrétaire d’Etat au Trésor américain Lawrence Summers sur la stagnation séculaire de la productivité et donc de la croissance, près d’un million d’occurrences sur la Toile. Or, de l’avis de tous les climatologues, seule une division par quatre de nos émissions de gaz à effet de serre permettrait au mieux d’éviter la catastrophe. Et ne nous faisons pas d’illusions. Son impact sur le vaudou du taux de croissance ne peut être que négatif en effet. Le concept de décroissance - pourtant dû à un grand économiste mathématicien, Nicholas Georgescu-Roegen - n’a toujours pas droit de cité dans les manuels d’économie, et très rares sont les travaux de recherche entrepris pour en comprendre les mécanismes et la mise en œuvre.

La quatrième révolution industrielle en cours n’est vue par les économistes standards qu’au travers des points de croissance supplémentaires qu’elle pourrait apporter pour compenser le risque de stagnation séculaire. Elle devrait être, au contraire, un formidable atout pour gérer la décroissance d’une façon intelligente, et notamment inclusive sur le plan social tant l’explosion des inégalités ces dernières années a un lien étroit avec celle des risques sur la planète. C’est ce que vient de montrer une étude passionnante sur le tourisme de masse à l’échelle mondiale qui ne fait que reproduire le mode de vie des élites. Les inégalités de prélèvement des ressources de la planète sont aujourd’hui de l’ordre de ce qu’elles étaient sous l’Ancien Régime.

Et ici, les économistes savent bien que le seul système d’incitation par les prix pèche en termes d’équité et qu’il n’est d’ailleurs pas toujours le plus efficace en présence de déficiences de marché. Il leur faut donc imaginer des systèmes de taxation, de quotas, de réglementation et surtout de réformes de structures qui permettraient d’atteindre le Facteur 4 d’ici à 2030, c’est-à-dire demain.

Ce qui compte in fine n’est pas le PIB ou le revenu national brut, mais bien le revenu net, notamment de tous les dégâts du soi-disant «progrès», surtout ceux à venir qui constituent une dette vis-à-vis de nos enfants. C’est une révolution conceptuelle pour les économistes. Ils ont commencé leur mutation avec ce fameux rapport commandé à l’ère Sarkozy sous la direction des Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et Amartya Sen (Richesse des nations et bien-être des individus, Odile Jacob, 2010). Mais ils n’ont toujours pas concrètement franchi le Rubicon dans leurs conseils aux dirigeants. D’où leur silence caniculaire cet été.

Or, les prédictions d’un autre scientifique (Safa Motesharrei) publiées dans un papier remarqué de 2014 (1) mentionnent la probabilité très sérieuse d’un effondrement de notre civilisation lié aux inégalités et à la surexploitation des ressources. Elles rejoignent celles des climatologues et des scientifiques de la nature qui envisagent de plus en plus sérieusement une rupture systémique brutale des grands équilibres de la planète et le scénario graduel très diplomatique de l’accord de Paris. Les économistes connaissent pourtant ce type de phénomène. C’est celui des hyperinflations comme dans l’Allemagne des années 30 ou au Venezuela aujourd’hui. C’est celui des crises financières. Ils savent que pour les arrêter, il faut une réaction radicale des autorités monétaires. Cette fois, la réaction doit être aussi radicale mais dans tous les domaines de la relation entre les ressources de la planète et nos systèmes de production et de consommation. La France a besoin de bien autre chose qu’un plan canicule et les économistes doivent se mobiliser pour en dessiner les contours. Voilà une vraie grande réforme pour la rentrée.

(1) Safa Motesharrei, Jorge Rivas, Eugenia Kalnay : «Methodological and Ideological Options Human and nature dynamics (Handy) : Modeling inequality and use ofresources in the collapse or sustainability of societies», Ecological Economics 101 (2014), pp. 90-102.

Glacier et bouquetins

Quatre jours en Haute Maurienne, cols et sommets à plus de 3000 mètres dans des paysages magnifiques, lacs glaciaires, marmottes, bouquetins, des vallons déserts, des itinéraires à vue, carte et jumelles, des torrents pour la baignade, des kilomètres avalés avec un bonheur immense, des descentes à la "trottinette" dans une concentration euphorisante, les fleurs, les papillons, quelques passages mémorables, la recherche de l'itinéraire avec une trace, un cairn ou rien du tout et donc "au mieux"...Les nuits dans le camion, caché au bout des pistes désertes.

Que du bonheur.

Chose étonnante au regard de l'âge qui s'accumule (56 ans), on enchaîne plus facilement aujourd'hui les journées de marche (4 à 5 h de montée, 2 h de descente) qu'il y a quelques années, autant Nathalie que moi. Il est clair pour nous que notre régime alimentaire en est la raison principale. 

La plupart du temps désormais, nous ne mangeons pas à midi. Un petit-déjeuner et un repas complet le soir. Un biscuit "montagne" fait maison à midi et 1 litre d'eau. Aucune sensation de faim. Un massage à chacun le soir après un bain dans l'eau froide des torrents et on repart le lendemain sans aucune courbature et toujours la même énergie. 

On a même pris l'habitude d'effectuer les descentes de sommets en trottinant. Pour quelqu'un qui a eu cinq hernies discales, dont deux opérées, il y a des médecins qui ne comprendraient pas... 

Nous ne sommes absolument pas des "cas" mais juste deux personnes sportives avec une hygiène de vie très simple.

C'est ce qui nous désole quelque peu d'ailleurs quand on voit "l'état" physique des gens de notre génération dans une bonne majorité...Et même des plus jeunes. De tout l'été, nous n'avons jamais été "dépassés" par qui que ce soit et lorsqu'on descend en trottinant, on voit des jeunes qui nous regardent passer avec interrogation.

Et ce bonheur du corps en action, il est tellement euphorisant qu'à peine rentrés à la maison pour l'entretien du potager (il pleut enfin), l'envie de remonter nous prend déjà :)

La magie de la montagne.

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L'effet domino

Quand je reprends des ouvrages scientifiques écrits il y a vingt et même trente ans, toutes les projections sur le réchauffement climatique engendré par l'activité humaine se révèlent justes. Rien ne vient me laisser croire que les études actuelles seraient fausses. 

On vient de passer quatre jours en haute Maurienne à courir sur des sommets à plus de 3000 mètres. Là, où j'ai connu des glaciers lorsque j'avais vingt ans, il ne reste que des moraines ruinformes et quelques îlots glaciaires en fin de vie. Une simple observation. 

Alors, on fait quoi ? On attend que les gouvernements prennent des mesures draconniennes ? Ils ne le feront pas. 

Il existe une phrase fondamentale pour comprendre le fonctionnement de la sphère politique et elle a été prononcée par Al Gore...Elle est bien évidemment appliquée par tous ses condisciples. Elle met simplement en exergue le fait que la priorité absolue, c'est de ne prendre de décisions qu'à partir du moment où elles contribueront au pouvoir alors que toutes les décisions qu'il faudrait prendre pour combattre le réchauffement climatique à travers les comportements humains condamneraient le gouvernement qui les mettrait en action. 
 

"Le minimum d'actions, de dépenses, d'investissements (...) scientifiquement nécessaire pour combattre le réchauffement de la planète dépasse largement le maximum politiquement faisable pour ne pas perdre les prochaines élections. "

Les politiciens, d'où qu'ils viennent, n'ont qu'un objectif : préserver leurs privilèges et pour que cela se fasse, ils oeuvrent au maintien du système qui leur a permis d'arriver au sommet de l'échelle sociale. Rien d'autre.

Ce mois de juillet est le plus chaud depuis 1990 et patati et patata, le moins arrosé depuis Louis XIV, le plus sec depuis la disparition des dinosaures, les nuits les plus brûlantes depuis la chute de Sodome et Gomorrhe, et patati et patata... Les infos se délectent de ces grands titres. C'est très vendeur depuis quelques temps. 

Mais ça n'est pas ça LE problème. 
Ce qu'il faut surtout entendre, c'est que les records précédents étaient étalés dans le temps, sur des décennies, qu'il s'agissait d'épisodes éphémères. 
Là, maintenant, ce qu'il faut comprendre et retenir, c'est que les records tombent année après année et qu'ils seront sans doute battus l'année prochaine. 
Les vendeurs de climatisation se frottent les mains et la première option dans les automobiles neuves, c'est encore la climatisation. 
On voit donc comme principale réaction des populations, le moyen de se protéger des effets de la chaleur.
Mais quand il y a un incendie, les pompiers ne cherchent pas à se protéger de la chaleur, ils cherchent à éteindre les flammes. Ensuite, ils se réjouiront de la baisse des températures.
Alors, on fait quoi ? 
Combien sont les individus ayant conscience qu'ils ont un rôle à tenir dans l'extinction des flammes ? Combien comprennent qu'après avoir été des pyromanes (et moi aussi) ils doivent devenir des pompiers.
C'est ça le problème.

Voilà cinq ans que nous ne mangeons plus d'animaux. Par respect pour eux, pour ne plus être complices de leurs souffrances mais également parce que l'élevage industriel contribue considérablement à la dévastation de la planète. Il y a sur ce blog toutes les études disponibles pour en prendre conscience.

Voilà cinq ans que nous boycottons la grande distribution et le consumérisme, que nous boycottons au mieux tout ce qui est en plastique, tout ce qui est issu du pétrole. Bien entendu que nous ne parvenons pas à tout rejeter. Malheureusement. Mais nous avons malgré tout très fortement diminué notre consommation. Nathalie fabrique elle-même tous les produits de soins et d'hygiène (savons, dentifrices, produit vaisselle, lessive...), tous nos produits alimentaires sont conservés dans des bocaux en verre, le potager de la maison contribue à 80 % de notre alimentation, nous n'achetons aucun aliment "exotiques" ou hors saison, nos achats sont bio ET local car il est absurde de se dire "écolo" en consommant des produits qui ont traversé des océans et ont voyagé sur des milliers de kilomètres en camions. 

Tout doit être analysé, réfléchi et jugé au regard de l'empreinte carbone du produit.

On en vient même à penser que ces millions de personnes en surpoids, non pas pour une maladie ou un traitement quelconque, mais par simple goinfrerie, devraient être taxées au regard de l'impact qu'elles ont de par leur alimentation. Elles prennent bien plus que ce dont elles ont besoin et sans aucune capacité de jugement sur l'impact que leur consommation effrénée a sur l'ensemble de l'humanité et de la vie. 

C'est despotique ? 

Non, ce qui l'est, c'est leur indifférence, leur immaturité, leur insouciance, leur bêtise puisqu'il est impossible aujourd'hui de ne rien comprendre à l'état de la planète. Ces gens-là imposent à la planète entière leur mode d'existence. C'est cela le despotisme. Le fameux "Après moi, le déluge"... 

Voilà environ dix ans maintenant que j'entends mes élèves s'interroger et me questionner sur l'état de la planète. Ils entendent les informations, ils en comprennent partiellement les données mais ce qui est incontestable, c'est que leurs peurs sont de plus en plus fortes. 

"Le monde des adultes, c'est un cauchemar et je n'ai pas du tout envie d'en faire partie." 

C'est un garçon de ma classe qui a dit cela. Il avait dix ans. 

Il existe d'ailleurs aux USA un mouvement juridique qui permet à des enfants d'attaquer des multinationales. Un premier jugement leur a été favorable. 

C'est cela le monde que nous leur proposons ? 

Un monde où les enfants vont devoir se protéger des adultes ? 

Qui donc est mature ? Qui donc est responsable ? 

Eux ou nous ?


 

 

Un terrible "effet domino" menace de transformer notre planète en une étuve

 

Par Sciences et Avenir avec AFP le 07.08.2018 à 12h28

Même si l'humanité réduit les émissions de gaz à effet de serre la planète elle-même pourrait perturber les efforts des hommes et basculer dans un état durable d'étuve, selon une étude publiée lundi 6 août 2018.

Effet domino

Image d'artiste de la Terre, pour moitié sans eau.

©MARK GARLICK / SCIENCE PHOTO LIBRA / MGA / SCIENCE PHOTO LIBRARY/AFP

C'est un scénario catastrophe. Mais un scénario plausible. D'ici quelques années, la température moyenne de la Terre pourrait se stabiliser à +4°C ou +5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, bien au-delà de l'objectif de l'accord de Paris sur le climat (+2°C maximum), révèle une étude de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), publiée lundi 6 août 2018. Voici les grandes lignes de cette étude conduite par une équipe internationale de chercheurs. 

Si les calottes polaires continuent de fondre, les forêts d'être décimées et les émissions de gaz à effet de serre de battre chaque année des records, la Terre va inéluctablement franchir un "point de rupture". De nombreux mécanismes interconnectés pourraient alors se produire les uns à la suite des autres, conduisant à rejeter des quantités colossales de CO2 et de méthane dans l'atmosphère, contribuant alors encore plus au réchauffement global de la planète. Ces "points de bascule" sont liés à des températures au-delà desquelles la libération de ces gaz serait inéluctable. "Quand un seuil critique est atteint, le processus de réactions s'auto-entretient", note l'étude, qui s'inquiète que la Terre puisse approcher un seuil la condamnant à devenir alors une étuve. Et si ce processus s'enclenche, "il sera conduit par des mécanismes puissants, intrinsèques, bio-géo-physiques, difficiles à corriger par une quelconque action humaine, et qui ne pourra ni être inversé, ni guidé, ni ralenti" affirme l'étude. 

  • "Puits de carbone" affaiblis

Les forêts et les océans ont absorbé ces dernières décennies plus de la moitié des émissions de carbone. Mais les forêts rétrécissent et les océans montrent des signes de saturation en CO2, selon de récentes études. Leur rôle d'éponge risque de s'affaiblir.

  • Permafrost

Le méthane et le CO2 emprisonnés dans le permafrost, sol censé être gelé en permanence en Russie ou au Canada, correspond à environ 15 années d'émissions humaines. Une véritable bombe climatique à retardement. En cas de dégel, ces gaz relâchés -- pour l'instant en quantité négligeable-- accélèreraient le réchauffement, libérant encore plus de gaz.

Les "points de bascule" du climat, bombes à retardement (AFP - Simon MALFATTO)

  • Hydrates de méthane

De manière similaire, les hydrates de méthane, composés ayant l'apparence de la glace présents dans les fonds marins, sont également vulnérables au réchauffement, mais les scientifiques ne savent pas à quel rythme. Ils sont suspectés d'être à l'origine d'épisodes rapides de réchauffement il y a plusieurs millions d'années, et représentent donc une menace potentielle.

  • Dépérissement des forêts 

Un réchauffement de 3°C pourrait condamner à terme au dépérissement 40% de la forêt amazonienne, selon une étude publiée en 2016 dans le magazine Nature Climate Change. Et les incendies, pas pris en compte dans ce modèle, pourraient accélérer cette destruction susceptible de relâcher dans l'atmosphère des milliards de tonnes de CO2.

  • Moins de banquise

Le miroir blanc glacé de la banquise renvoie 80% des rayonnements du soleil. Mais avec la fonte de cette glace de mer, l'océan qui la remplace absorbe à l'inverse 80% de ces radiations, accélérant le réchauffement. Dans l'Arctique, le premier été sans banquise devrait avoir lieu avant le milieu du siècle. Une situation susceptible de se reproduire tous les quatre ans dans un monde à +2°C. Les scientifiques s'accordent pour dire qu'il existe une température de bascule au delà de laquelle la calotte glaciaire recouvrant la terre de l'Antarctique ouest et du Groenland fondra. Mais leurs estimations sur cette température varient entre +1°C et +3°C. L'autre question ouverte est le temps que cette glace mettra à fondre, libérant des volumes énormes d'eau douce dans les océans. Les conséquences seraient dévastatrices : deux-tiers des mégalopoles sont installées moins de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer, tout comme les plaines agricoles qui les nourrissent. La fonte des glaces de l'Antarctique Ouest et du Groenland conduirait à une hausse du niveau de la mer de 13 mètres. La calotte de l'Antarctique Est, plus sensible au réchauffement qu'estimé précédemment, représente 12 mètres potentiels supplémentaires.

Vers un nouveau mode de fonctionnement terrestre

Tous ces mécanismes sont interconnectés, selon les auteurs de l'étude, et l'un d'entre eux pourrait en déclencher un autre, puis un autre. "Ces événements en cascade pourraient pousser le système Terre dans son ensemble dans un nouveau mode de fonctionnement", note Hans Joachim Schellnhuber, coauteur et directeur du Potsdam Institute for Climate Impact Research. 

Les émissions de gaz à effet de serre ont déjà provoqué une hausse de 1°C de la température moyenne de la Terre, augmentant les probabilités et l'intensité des canicules, des sécheresses ou des tempêtes. Le risque d'évènements en cascades pourrait survenir dès 2°C estime l'étude. Petite pointe d'optimisme toutefois, il n'est pas impossible, si l'humanité prend maintenant des mesures drastiques de réduction d'émission des gaz à effet de serre, d'infléchir ce scénario catastrophe vers celui d'une terre "stabilisée". Ce dernier avait précédemment estimé qu'une Terre à +4 ou +5°C ne pourrait pas abriter plus d'un milliard de personnes. Les impacts d'un tel changement sur nos sociétés seraient alors "massifs" et "abrupts".