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Thierry LEDRU
Le 02/04/2026
L'abus d'alcool est dangereux et l'abus de mélange d'alcool est très dangereux.
Il en est de même avec les pesticides.
Je trouve effrayant que des scientifiques soient encore obligés de faire des études pendant des années pour prouver la toxicité de produits qui sont déversés sur le sol. Comment pourrait-on imaginer que tout ça ne se retrouve pas dans l'alimentation ? Les plantes trient ce qui est bon et pas bon ? Mais, oui, bien sûr...Nos premières années de potager, on n'utilisait pas de paille, de broyat et de compost et on en était même encore à retourner le sol. Bien évidemment les récoltes étaient faibles. Et puis, on a appris, on a expérimenté et maintenant on en arrive à donner aux voisins une partie de ce qu'on récolte. Et donc, le crottin de cheval, le compost et ses kilos de végétaux décomposés n'apporteraient rien du tout aux plantes ? Elles ne s'en nourriraient pas ? Rien ne se transmettrait ? Donc, les plantes n'absorbent rien et poussent uniquement avec la lumière. Ou alors, elles sont capables de trier les éléments nutritifs et les produits chimiques,
"Oh les copines, ça c'est bien et ça c'est mauvais, faut pas vous tromper."
Juste pour information, BAYER en 2024 a un chiffre d'affaires de plus de 50 milliards. Donc, d'un côté, il participe à l'empoisonnement des sols et donc des humains et de l'autre, il fabrique des médicaments pour les soigner. Jackpot.
Bayer AG figure parmi les leaders mondiaux de la conception, de la production et de la commercialisation de produits pharmaceutiques et agrochimiques. Le CA par famille de produits se répartit comme suit :
- produits agrochimiques (47,5%) : herbicides, fongicides, insecticides, etc. ;
- produits pharmaceutiques (39,1%) : destinés à la prévention et au traitement des maladies cardio-vasculaires et respiratoires, du diabète, des disfonctionnements du système nerveux, etc. ;
Et bien évidemment, les états prennent leur part avec la TVA et les impôts sur les sociétés. (moins tout ce qui aura été détourné "légalement"). Les avocats fiscalistes sont très performants dans leur domaine...
Le lien entre exposition aux pesticides et cancers établi par des chercheurs français et péruviens
Aucun des 31 pesticides étudiés dans leurs recherches n'était classé comme cancérogène avéré par l'OMS. Pourtant, au terme de six années de recherches, ils ont constaté que "le risque de développer un cancer était en moyenne 150% plus élevé" dans les zones où les habitants étaient plus exposés à leur dispersion.
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Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié le 01/04/2026 11:00
Temps de lecture : 4min /2026/04/01/69cca854591fc537919644.jpg)
Un agriculteur répand des pesticides sur un champs d'oignons au Pérou. (Milton Rodriguez / Moment Unreleased RF / VIA GETTY)
Une nouvelle étude scientifique, publiée mercredi 1er avril dans la revue Nature Health(Nouvelle fenêtre) et que franceinfo a pu consulter, révèle "un lien solide entre l’exposition aux pesticides agricoles présents dans l’environnement et le risque d’apparition de cancers".
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Atmo France lance une carte interactive mesurant le taux de pesticides dans l'air
Cette étude est le fruit d'années de travail de chercheurs français et péruviens. Ils ont d'abord choisi un terrain d'étude, le Pérou, un pays "marqué par une agriculture intensive dans certaines régions, une grande diversité de climats et d’écosystèmes, ainsi que de fortes inégalités sociales et territoriales", expliquent les auteurs de cette étude. "Le cancer y est devenu une priorité de santé publique et les niveaux de contamination corporelle par les pesticides sont préoccupants."
Les chercheurs ont modélisé la dispersion de 31 pesticides dans l'environnement pendant six ans, ce qui permet d'avoir une cartographie particulièrement précise des risques d'exposition à ces substances. Ils ont ensuite croisé cette carte avec les données de 150 000 patients atteints de cancer et "diagnostiqués entre 2007 et 2020". Les scientifiques ont pu identifier des zones "où les populations sont à la fois plus susceptibles d’être exposées aux pesticides dans l’environnement et davantage touchées par certains cancers". "Dans ces territoires, le risque de développer un cancer était en moyenne 150% plus élevé", atteste l'étude.
"L'effet cocktail" des mélanges de pesticides
"C’est la première fois que l’on peut relier, à l’échelle nationale, l’exposition aux pesticides et des perturbations biologiques suggérant un risque accru de cancer", explique Stéphane Bertani, directeur de recherche en biologie moléculaire à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), au sein du laboratoire Pharma-Dev (Université de Toulouse). C'est la première étude à montrer un tel lien en conditions réelles.
En général, on examine chaque pesticide, un à un séparément, afin de fixer des seuils de dangerosité et les risques sur la santé. Or, cette étude prend en compte les différentes substances auxquelles nous pouvons être exposées dans notre environnement, ce qui représente une nouveauté. Les résultats remettent donc en question "les approches toxicologiques classiques, basées sur l’évaluation de substances isolées et la fixation de seuils considérés comme sûrs. Ils montrent l’importance de prendre en compte les mélanges de pesticides, l’exposition environnementale et les contextes socio-écologiques réels", insistent les chercheurs. Cette méthodologie permet de prendre en compte ce qu'on appelle "l'effet cocktail" ou comment plusieurs substances peuvent interagir entre elles et provoquer des effets nocifs supplémentaires.
Une altération "silencieuse" des cellules
Aucun des 31 pesticides étudiés dans ces recherches n'est classé comme cancérogène avéré par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), mais les résultats montrent pourtant bien un lien avec l'apparition de cancers. Les résultats de cette étude doivent amener la communauté scientifique et les autorités sanitaires à réévaluer la manière dont nous évaluons les risques de nos jours. Les auteurs appellent à revoir les politiques publiques sur les pesticides au Pérou. Mais cela peut aussi s'appliquer en France, parce que cet effet cocktail n'est pas aujourd'hui suffisamment pris en compte.
Les analyses à l'échelle moléculaire menées chez des Péruviens montrent que les pesticides perturbent le fonctionnement des cellules, la manière dont s'expriment nos gênes (notre ADN), et donc la manière dont la cellule fait son travail. Les scientifiques parlent "d'altérations biologiques" qui apparaissent avant le développement d'un cancer, une altération "silencieuse" selon leur mot, ce qui rend les cellules plus vulnérables.
Par
Thierry LEDRU
Le 31/03/2026
En lisant l'article suivant, je me suis dit qu'il serait temps de créer une page "Thème" sur l'école et donc je suis allé voir dans les archives.
Il y a une cinquantaine d'articles. Alors, non, je ne vais pas créer de thème sur l'école. C'est très long de sélectionner et d'enregistrer les articles sur une nouvelle page. Peut-être un jour, quand je serai vraiment vieux et que l'école publique n'existera plus ^^ J'ai quand même reposté un des premiers textes du blog sous cet article. En 2010, déjà, je voyais mal la suite.
"Ils n'ont pas encore eu une leçon d'histoire de l'année", une "classe de rue" pour alerter sur le manque de professeur remplaçant
Publié le31/03/2026 à 16h53
Temps de lecture : 4 min
Depuis trois mois, les élèves de CM1 de l’école Jeanne d’Arc subissent l’absence de leur professeur titulaire, remplacé de manière aléatoire. Parents et enfants ont organisé une "classe de rue" devant l’Inspection académique pour dénoncer le manque criant de remplaçants. Une situation loin d'être unique en Île-de-France.
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Munis de chaises d'école, des parents d'élèves et leurs enfants âgés de 8 à 9 ans se sont donné rendez-vous ce mardi matin devant l'école élémentaire Jeanne d'Arc avant de prendre la direction de l'Inspection académique pour y organiser une manifestation symbolique et insolite. Une "classe de rue" pour dénoncer le manque de professeurs remplaçants dans l'une des classes de leur école.
Voilà trois mois que ces élèves de CM1 subissent une situation scolaire jugée "chaotique" par ces parents mobilisés. Le professeur titulaire de leur classe est absent et il n’est remplacé que de manière épisodique et aléatoire.
"Les enfants voient des têtes différentes, doivent se réadapter, ont des professeurs qui n’ont pas du tout les mêmes méthodes. Et ça contribue finalement à un déséquilibre. Il n'y a aucune continuité pédagogique", déplore Claudia Guichard, mère d'un élève. "Dernièrement, on a eu un remplacement pendant trois semaines. Brutalement il a dû être affecté à une autre école et on ne connaît pas la raison", s'indigne-t-elle.
Devant les portes closes de l'Inspection académique dans le 5e arrondissement, la "classe de rue" improvisée prend forme sur le trottoir. Sous le regard attentif de leurs parents, une douzaine d'élèves, assis sur leurs chaises disposées en rangées, brandissent sagement des ardoises scolaires. "On veut un remplaçant !" peut-on y lire. "On n'a plus de maître et c'est plus possible. On est très déjà trop en retard dans notre programme", explique Camille, élève de CM1. "On s'ennuie et quand on est dispersé dans les classes, on est jamais avec nos copains", souligne amèrement Liliana.
"On sollicite l'Inspection académique depuis le mois de janvier et en fait, on n'a jamais de réponse. On voit nos enfants comme ça s'enfoncer et qui se sentent de plus en plus mal", regrette ce parent d'élève.
"Sur les bases actuelles de leur programme, ils n'ont fait qu'une moitié d'année scolaire. Ils n'ont pas encore eu une leçon d'histoire de l'année. C'est dire la vacuité pédagogique dans laquelle on les laisse et ça c'est insupportable. Pas une seule leçon d'histoire. On est dans une démocratie et c'est central pour comprendre le monde. Pour nous parents, c'est insupportable", dénonce-t-il.
Sollicitée, l'Inspection académique n'a pas pour l'instant répondu à notre demande d'entretien.
"Je ne peux pas me substituer à l'Education nationale"
En l'absence d'un enseignant attitré, les élèves de CM1 de l'école Jeanne sont répartis par groupe dans d'autres classes les surchargeant un peu plus. À l'école Elémentaire Clémenceau A au Perreux-sur-Marne dans le Val-de-Marne, un scénario similaire se joue.
Depuis le 16 janvier, une maîtresse titulaire de la classe de CE2 est absente pour maladie. Après trois semaines de remplacement avant les vacances d’hiver, les 27 élèves de cette classe se retrouvent sans encadrement pédagogique. Un remplacement de trois jours est bien prévu cette semaine, mais au-delà, les parents sont encore dans l'incertitude.
Des enfants commencent à être déjà tous démotivés d'aller à l'école
Cheida André, parent d'élève
"Il n'y a pas de cours, pas de pédagogie. Moi, j’habite au Perreux-sur-Marne et je travaille à Paris. Je ne peux pas consacrer deux heures le soir pour faire bosser mon enfant et le faire avancer sur son programme. Je ne peux pas me substituer à l'Education nationale", explique Cheida André, mère d'un élève.
"On leur a dit : 'mais donnez-nous des cahiers d'activités à leur niveau pour les faire bosser". On nous dit : 'mais on n'a pas le budget photocopies'. À un moment donné, il y a quand même un problème !", s'offusque-t-elle.
Ce 31 mars, les syndicats de l'Éducation nationale ont appelé à une grève générale contre les suppressions de postes, pour la revalorisation des salaires, et contre les fermetures de classes. Une classe de l'École Jeanne d'Arc du 13e arrondissement comme 151 autres à Paris pourraient être fermées dans la capitale à la rentrée prochaine d'après le rectorat.
Un des premiers articles sur l'école, c'était en 2010..
De l'école.
Par Thierry LEDRU Le 17/03/2010 0
Une réflexion que je me faisais sur mon rôle en tant qu'instituteur.
Il me suffit de regarder 20 ans en arrière pour voir déjà une dégradation. Dans les acquis mais également dans l'image associée à l'école. Cette institution a perdu de son aura. La faute aux enseignants, aux gouvernements, aux syndicats, à toutes les têtes dirigeantes de tous bords. Les parents dans tout ça ne font que subir et cherchent à sauver leur progéniture. Par le conflit, l'adhésion ou l'indifférence. Les enfants de leur côté s'adaptent ou tombent dans le fossé.
Personnellement, je pense que tout ça ne vaut plus grand-chose. Et que l'avenir de l'école publique est très sombre. C'est volontaire d'ailleurs. Une école privée majoritaire coûtera beaucoup moins cher à un gouvernement. On fera le point dans dix ans.
Quant aux enseignants, j'en connais d'extraordinaires. Il y en a même beaucoup. Et puis il y les autres. Ceux-là ont brisé le sanctuaire. Et je les hais.
Doit-on s'en tenir à l'instruction ou doit-on prendre en charge également l'éducation?
Pour ma part, la réponse est évidente. Sans éducation l'instruction est impossible. Il ne s'agirait que d'un intérêt pour le contenu et pas le contenant. J'entends par "éducation" non pas l'adhésion à une morale mais l'ouverture de l'humain à des notions spirituelles. L'instruction se limite à l'instruction d'un savoir. Pas nécessairement d'un savoir être. On peut être instruit et totalement inapte à la vie. L'éducation suppose une connaissance de soi, une conscience de la vie dans ce qu'elle a de plus profond. L'éducation doit promouvoir le développement de l'individu, un être sensible, intelligent, cultivé, respectueux, ouvert, critique et auto critique, responsable, aimant, contemplatif et déterminé. Un être engagé et non passif. Celui qui reçoit de l'instruction est un être passif que l'on remplit. Mais dont le vide intérieur est un gouffre gigantesque quand son mental se complaît dans le gavage.
Je n'aime pas ce que l'école propose aux enfants. S'il ne s'agit que d'instruction, je ne suis qu'un subordonné aux mains d'un despote. Je ne veux pas formater, je ne veux pas de statistiques, pas de graphiques, pas de remédiations dès lors qu'on laisse croire que cela suffit à éveiller l'individu.
Je pense que l'enseignant est avant tout un éducateur, "un passeur de sens", comme le dit René Barbier. L'éducateur est en premier lieu celui qui "est" ce qu'il propose de transmettre. Il ne s'agit pas de leurrer l'auditoire, ça serait un mensonge inacceptable. L'enseignant est celui qui met toute sa passion, son énergie, son enthousiasme, sa joie de connaître et de "vivre" ses connaissances au service des enfants. Il est impossible de délivrer un message, quel qu'il soit, s'il n'y a pas de messager. Et il ne s'agit pas d'être simplement un facteur. Mais un éveilleur. La meilleure évaluation se trouve au fond des yeux des enfants. Qu'ils soient brillants d'ardeur et la mission est menée. Le reste suivra. Peu importe le temps que ça prendra. Il convient de respecter les rythmes de chacun. Ce qui compte, c'est que le brasier soit allumé. Chaque individu y apportera le combustible nécessaire en fonction de ses désirs, de ses forces. Il n'y a pas de technique, il n'y a que l'énergie. Et l'Amour.
Selon l'étymologie, l'éducation signifie "nourrir" par le latin "educare" et également "conduire hors de" par une seconde version, "educere".
Il n'est pas difficile de comprendre qu'il ne s'agit pas de gaver mais bien d'apporter les éléments et les ressources favorables à une auto-suffisance..."Donne-moi un poisson et j'aurai à manger aujourd'hui. Apprends-moi à pêcher et j'aurai à manger toute ma vie." Il ne faut pas oublier d'apprendre à connaître et à aimer le poisson. Ca évite le pillage...
Dans l'idée de conduire l'individu "hors de", j'entends par là la nécessité d'extraire l'individu de son petit moi, de sa suffisance ou de son hébétude, de sa léthargie, de sa complaisance envers lui-même, de ses conditionnements, de ses formatages, de ses abandons, de ses hallucinations...Si l'instruction scolaire entretient, développe, favorise cet embrigadement, elle va à l'encontre de l'homme pour ne s'occuper que du citoyen...Mais le citoyen est manipulable, il croit et se satisfait des "nourritures " qu'il reçoit. Juste des farines animales dont il se délecte au point de jalouser celles du voisin...Consternant. Et magistralement entretenu par les masses opaques du pouvoir. Pas les politiciens, ceux-là ne sont que des marionnettes infatuées. Le pouvoir est aux mains de ceux qui ne se montrent pas, ceux qui possèdent les richesses, ceux qui manipulent les marionnettes. Toutes les marionnettes...
Si l'instruction est destinée à forger des esprits martelés et cadenassés afin que ces individus s'engagent dans une vie sociale légiférée, réglementée et qu'ils s'en satisfassent, alors c'est que l'éducation est morte. Car l'éducation est sans fin. Elle est toujours ce brasier qui ne s'éteindra qu'à la mort. Cette idée répétée aux enfants qu'ils doivent aller à l'école pour avoir un bon métier est une abomination.
Lorsque des enseignants se contentent de recevoir une "formation continue" et s'imaginent dès lors évoluer favorablement parce qu'ils sont au courant des dernières techniques d'apprentissage, ils ne sont que des vaches à lait adorant leur avoine et la main condescendante du fermier qui les trait... Je hais les enseignants qui ne sont que des fonctionnaires.
L'instruction est politique.
L'éducation, quant à elle, s'intéresse à l'homme.
Si on calcule le temps que passent les enfants en face d'enseignants, je ne pense pas qu'on puisse exclure ceux-ci de la dimension éducative. Il me semble même qu'elle reste à la source et qu'une fois ce rapport humain établi il est possible d'envisager l'instruction. C'est parce que l'enfant sentira que l'enseignant le considère avant tout comme un individu et pas uniquement comme un élève qu'il acceptera pleinement ce rôle d'élève.
Il est impossible à mes yeux d'envisager des apprentissages scolaires en dehors de ce rapport humain. Quand je parle d'éducation, je ne limite pas ça à des règles de vie mais je l'étends à la dimension existentielle.
Dès lors qu'on légifère l'enseignement, on n'éduque pas. On soumet.
La loi est un garde-fou quand plus rien d'autre n'est envisageable. Il suffirait pourtant de créer des groupes de paroles dans les villes, des réunions de parents avec des gens formés, créer des postes d'éducateurs, de psychologues, d'enseignants éveillés et non de simples "techniciens de surfaces", pour aider profondément. On va me dire que ceux qui en ont besoin ne viendront pas et c'est faux, archi faux, je le vois dans mon métier, rares sont ceux qui refusent qu'on les aide, ça n'est qu'une excuse pour se dédouaner... Il faut créer des lieux de rencontres encadrés par du personnel, créer des postes, construire des salles d'accueil, des foyers sociaux éducatifs, des salles de jeux, favoriser les rencontres mais pas dans l'abri bus ou près des containers à poubelle. Il n'y a plus rien dans les villes, tout disparaît, les salles sont fermées, il n'y a plus assez d'éducateurs de rues, on travaille à l'envers.
Faire une loi, c'est ce qui coûte le moins cher à l'Etat. Et on renvoie chacun avec ses problèmes. On condamne avant même d'avoir cherché à aider.
" Je me demande si nous nous sommes jamais posé la question du sens de l'éducation. pourquoi va t-on à l'école, pourquoi étudie t-on diverses matières, pourquoi passe t-on des examens, pourquoi cette compétition pour l'obtention de meilleures notes?
Que signifie cette prétendue éducation et quels en sont les enjeux?
C'est une question capitale, non seulement pour les élèves, mais aussi pour les parents, les professeurs, et pour tous ceux qui aiment cette terre où nous vivons.
Pourquoi nous soumettons nous à cette épreuve qu'est l'éducation?...
... La fonction de l'éducation n'est-elle pas plutôt de nous préparer, tant que nous sommes jeunes, à comprendre le processus global de l'existence?
... Assurément la vie ne se résume pas à un travail, un métier; la vie est une chose extraordinaire, un grand mystère, ample et profond, un vaste royaume au sein duquel nous fonctionnons en tant qu'êtres humains..."
" C'est pourquoi il est d'une grande importance que nous soyons éduqués de façon authentique- sans être étouffés par la tradition, sans tomber dans le destin tout tracé d'un groupe racial, culturel ou familial particulier, sans de venir des êtres mécanisés en marche vers une fin déterminée.
...Celui qui comprend l'ensemble de ce processus, qui rompt avec lui et qui fait front tout seul,- cet homme là est le moteur de son propre élan..."
Krisnamurti
Le Sens du Bonheur: Chapitre I) l'Education Chap XIII) Egalité et liberté
Une liste de questions débattues en classe avec mes élèves pendant les "débats-philo"
Doit-on supprimer l’école ?
A-t-on le droit de désobéir ?
Un ami et un copain, est-ce que c’est pareil ?
Peut-on dépasser ses peurs ?
Tout le monde peut-il être courageux ?
Tout le monde peut-il être heureux ?
Doit-on toujours éviter les situations dangereuses ?
Est-ce que la peur peut être utile ?
Est-il raisonnable de risquer sa vie pour une passion ?
Est-il possible d’arrêter d’apprendre ?
Peut-on apprendre en s’amusant ?
Peut-on définir clairement l’intelligence ?
Est-il nécessaire de faire ses propres expériences pour comprendre une idée ?
Apprendre et comprendre, est-ce que c’est pareil ?
Est-ce que le progrès suffit à prouver que nous sommes intelligents ?
Est-il nécessaire de toujours progresser ?
Peut-on se contenter de vivre comme nos ancêtres ?
Est-ce que notre opinion peut changer ?
Une personne handicapée a-t-elle les mêmes droits que les personnes valides ?
Doit-on toujours respecter les idées des autres ?
Est-il possible de vivre seul ?
Sommes-nous influencés par les autres ?
Est-ce que quelqu’un d’intelligent peut être méchant ?
Est-ce qu’il suffit de vivre pour exister ?
Un enfant dans sa famille a-t-il les mêmes droits que ses parents ?
Un adulte doit-il toujours répondre à la question d’un enfant ?
Peut-on ne pas avoir peur de la mort ?
Peut-on combattre l’injustice par la violence ?
Est-ce qu’il suffit d’être riche pour être heureux ?
Est-ce que nos erreurs sont utiles ?
Est-ce que le passé est utile dans le présent ?
Est-ce que le présent sert uniquement à préparer l’avenir ?
Est-il possible de définir ce qui est beau ?
Est-il possible de définir la beauté intérieure ?
Mon corps est-il à moi ?
Est-ce qu’il suffit d’être intelligent pour être sage ?
Qu’appelle-t-on la sagesse ?
Peut-on apprendre la sagesse tout seul ?
Est-ce que l’animal a conscience de lui-même ?
Nos cinq sens suffisent-ils à tout comprendre ?
Existe-t-il des formes de communication que nous ne comprenons pas ?
Tous les animaux ont-ils un langage ?
Est-ce qu’il est grave de tuer un insecte ?
Doit-on respecter un animal comme on respecte un être humain ?
Doit-on respecter une plante comme on respecte un animal ?
Est-ce que toutes les formes de vie ont une importance ?
Est-ce qu’une grande personne est toujours plus intelligente qu’un enfant ?
Les autres sont-ils indispensables à notre bonheur ?
Est-ce que les autres peuvent nous empêcher d’évoluer ?
Est-ce que les modes sont importantes ?
La télévision nous apprend-elle autant que les livres ?
Sommes-nous dépendants du progrès ?
Est-il nécessaire d’avoir des idoles ?
Est-il dangereux d’avoir des idoles ?
Est-ce que les héros d’aujourd’hui sont les mêmes qu’autrefois ?
Est-il important de se souvenir ?
Est-il important de se souvenir des morts ?
Est-ce qu’il est possible de définir l’âme ?
Est-ce qu’il est possible de définir l’esprit ?
Notre corps a-t-il une volonté ?
Est-ce que les sociétés modernes s’intéressent autant à l’esprit qu’au corps ?
Est-ce qu’il suffit de connaître son corps pour se connaître ?
Est-ce que le fait de souffrir peut être utile ?
Est-il possible de contrôler toutes ses pensées ?
Est-il possible de définir la conscience ?
Est-ce que notre conscience suffit à nous empêcher de faire du mal ?
Peut-on avoir clairement conscience de la vie ?
Est-ce que l’existence est nécessairement rattachée à un objectif ?
Peut-on affirmer que nous sommes maîtres de nous-mêmes ?
Sommes-nous réellement libres ?
Comment définir l’amour ?
Est-ce que l’amour nous rend prisonnier ?
L’amour permet-il à l’homme de progresser ?
L’amour est-il limité à quelques personnes ?
A-t-on besoin d’être aimé ?
A-t-on besoin d’aimer ?
Est-il utile de faire partie d’un groupe ?
Est-ce que la compétition est utile ?
Est-ce que les notes sont nécessaires ?
Doit-on avoir nécessairement une bonne note pour être fier de soi ?
La poésie peut-elle servir à défendre des idées ?
Peut-on vivre sans machine ?
Peut-on définir clairement la vérité ?
Peut-on perdre son temps ?
La science peut-elle tout expliquer ?
Peut-on définir clairement la morale ?
La morale est-elle toujours au bénéfice de l’homme ?
La morale est-elle partout la même ?
Doit-on s’occuper de la Terre comme d’un être vivant ?
Comment définir ce qui est vivant ?
Est-ce que nous pensons par nous-mêmes ?
Sommes-nous responsables de tous nos actes ?
Est-il important de s’interroger ?
L’état est-il ennemi de la liberté ?
Liberté et égalité sont-elles compatibles ?
Le plaisir conduit-il au bonheur ?
Peut-on être maître de son destin ?
Conscient et inconscient, qu’est-ce que ça veut dire ?
Notre éducation détermine-t-elle notre vie ?
C'est à travers ces débats que tout le reste prend forme, que le travail cognitif s'instaure de lui-même. Sans aucune réticence. Pour une simple raison : ce sont les enfants qui s'expriment et qui acceptent dès lors d'endosser la tâche d'être aussi des élèves.
L'enfant est un individu. L'élève est une fonction. Et la fonction ne doit jamais l'emporter sur l'intégrité de l'individu. Tant que l'éducation nationale et ses sbires n'admettront pas qu'il est inacceptable de nier les individus pour les enfermer dans une fonction, les écoles ne seront que des enceintes carcérales.
Par
Thierry LEDRU
Le 31/03/2026
Par
Thierry LEDRU
Le 31/03/2026
Léo, le benjamin de la famille, a un doctorat en écologie. Les vidéos qu'il produits ont pour but de présenter ce qu'est l'écologie théorique de manière ludique. Voilà la quatrième vidéo. Cette réflexion se nourrit d'études scientifiques et la modélisation permet d'en avoir une vision animée, ce qui pour des "non scientifiques" de formation, comme moi, est d'une aide précieuse.
Les précédentes vidéo sont disponibles dans la page "Ecologie théorique"
Par
Thierry LEDRU
Le 28/03/2026

Pascal Boniface
Directeur de l’IRIS
Pascal Boniface est le fondateur et directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
Pascal Boniface dirige également La Revue internationale et stratégique (parution trimestrielle depuis 1991) et L’Année stratégique (parution annuelle depuis 1985).
Il a écrit plus de quatre-vingt ouvrages ayant pour thème les relations internationales, les questions nucléaires et de désarmement, les rapports de force entre les puissances, la politique étrangère française, l’impact du sport dans les relations internationales (il a développé le concept de géopolitique du sport), le conflit du Proche-Orient et ses répercussions en France. Nombre d’entre eux sont devenus des classiques réédités régulièrement et traduits dans plusieurs langues.
Pascal Boniface publie de nombreux articles dans des revues internationales de géopolitique, intervient régulièrement dans les médias, nationaux ou internationaux, écrits ou audiovisuels et fait de nombreuses conférences et débats en France et à l’étranger. Il est l’un des géopolitologues les plus suivis sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, Facebook et TikTok. Il décrypte l’actualité internationale en vidéo sur sa chaîne YouTube et son podcast hebdomadaire « Comprendre le monde » où il est suivi par plus de 450 000 abonnés, ainsi qu’à travers ses différents blogs : IRIS, Mediapart et personnel.
Pascal Boniface est consultant pour les questions géopolitiques du Musée de l’Olympisme et consultant géopolitique pour l’ONG Peace and Sport.
Pascal Boniface est Chevalier de l’Ordre national du mérite, Officier de la Légion d’honneur et Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Il a également reçu le prix Vauban en 2011.
L'accès barré au canal de Suez, là, on comprendrait vraiment ce qu'est un effondrement économique.
Par
Thierry LEDRU
Le 28/03/2026
C'est assurément la première fois que je poste une ITW d'un homme politique pour autre chose que de le critiquer ^^. Mais s'il y a bien un diplomate que j'aime encore écouter, c'est bien Dominique de Villepin.
"La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite, parce qu'il y a toujours des méchants ; la force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort, ou que ce qui est fort soit juste".
Blaise Pascal
Par
Thierry LEDRU
Le 28/03/2026
Oui, je sais, le titre est quelque peu ambigu, car comment comprendre un évènement qui devrait être incompréhensible au regard de la folie qui le nourrit ? Il n'en reste pas moins que l'évènement lui-même peut passer par le filtre de l'analyse et par conséquent de la raison... Aïe, utiliser la raison pour comprendre la folie de la guerre... On est bien confronté là à la particularité de cette espèce connue sous le nom de "sapiens sapiens"...
"L'expression Homo sapiens sapiens désigne l'homme moderne, avec sapiens signifiant "sage" en latin, et le doublement de sapiens indiquant une sous-espèce de l'espèce Homo sapiens."
On doit donc chercher les personnes les plus compétentes pour l'usage de leur raison objective pour comprendre la folie de la guerre.
Julia Tomasso en fait partie.
https://www.iris-france.org/chercheurs/julia-tomasso/
"Julia Tomasso est enseignante-chercheuse au sein des Programmes Industrie de défense et de haute technologie et Moyen-Orient / Afrique du Nord à l’IRIS. Elle est spécialisée dans les politiques industrielles de défense et les cultures stratégiques en Europe et au Moyen-Orient. Julia Tomasso s’intéresse notamment à l’industrie de l’armement iranienne et turque.
Elle est diplômée d’une double Licence en science politique et islamologie à l’Université McGill de Montréal, ainsi que d’un Master spécialisé sur le Moyen-Orient à l’Université SOAS de Londres. Durant ses études, elle s’est spécialisée sur la défense iranienne, les partenaires non-étatiques de l’Iran ainsi que les questions islamiques, notamment l’instrumentalisation de concepts théologiques coraniques par les groupes terroristes. Elle maîtrise le farsi et le turc à un niveau intermédiaire.
Avant de rejoindre l’IRIS, Julia Tomasso a réalisé des stages au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en Équateur ainsi qu’auprès du ministère des Armées sur la doctrine militaire iranienne. Elle a ensuite travaillé pour le Cambridge Middle East and North Africa Forum, un think tank londonien, en tant que rédactrice spécialisée sur les enjeux de défense en Iran et en Syrie."
51 520 vues Diffusée en direct le 24 mars 2026
Chaque mardi, je reçois un membre de l'équipe de recherche de l' @institutiris pour décrypter un fait d'actualité internationale. Aujourd'hui, échange avec Julia Tomasso, chercheuse à l’IRIS au sein des programmes Défense, Stratégie, Armement et Moyen-Orient / Afrique du Nord, autour de la stratégie iranienne dans le conflit qui l’oppose aux États-Unis et à Israël.
Par
Thierry LEDRU
Le 28/03/2026
Comme vous avez pu le constater, le blog a changé et je n'en suis pas responsable. Je n'avais aucunement envie de changer le graphisme, les couleurs, la mise en page etc...
C'est l'hébergeur qui m'a envoyé un message pour me dire que le "thème" que j'utilisais allait disparaître et que je devais en choisir un autre...
Bon, pourquoi changer quelque chose qui convient, je n'en sais rien. Cette mode du changement me déplaît fortement.
D'autant plus que je ne suis pas informaticien, que ça me saoule, que je n'aime pas passer des plombes à chercher comment faire ci, comment faire ça pour au final ne rien réussir.
Donc, je suis désolé pour ce changement soudain. Personnellement, je n'aime pas du tout cette présentation.
J'ai demandé aux personnes responsables du site d'hébergement de m'aider mais la dernière fois que j'ai eu besoin d'une intervention, je n'ai rien compris à leur réponse... C'est pénible, et même très pénible, ces gens très compétents dans leur domaine et qui pensent que quand un néophyte comme moi a besoin d'aide, on peut lui répondre avec des termes et des phrases incompréhensibles.
Je viens de passer une bonne partie de la matinée (qui du coup était une mauvaise partie) à essayer d'améliorer les choses mais sans succès.
A voir la semaine prochaine quand j'aurai eu une réponse (si tant est qu'elle soit compréhensible et applicable...)