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Par
Thierry LEDRU
Le 11/04/2026
A écouter, à lire et bien évidemment ne pas oublier le livre de Camus.
J'étais en Terminale littérature-philo quand je l'ai lu et l'association de ces deux phrases m'est restée, à tout jamais.
« Il faut imaginer Sisyphe heureux » car « la lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un coeur d'homme. »
L'été de mes 17 ans, j'étais monté au sommet du Mont-Blanc, j'avais cette phrase en tête et le livre "Les conquérant de l'inutile" de Lionel Terray ne me quittait pas.
Le Sens du Sacré (2) (15/03/2013)
Oui, c'était inutile, absurde même puisque le sommet atteint, je devais redescendre. Mais je l'avais choisi, j'en étais conscient et ce que je découvrais de moi, là-haut, rien d'autre ne pouvait me l'enseigner. Je poussais consciemment ce rocher et je redescendais le chercher pour remonter ensuite. Et j'en étais infiniment heureux. Je le suis toujours.
J'ai retrouvé cet ancien article. Je n'en changerai pas un mot aujourd'hui :
"Il faut imaginer Sisyphe heureux. " (12/10/2011)
"Il faut imaginer Sisyphe heureux"
Vendredi 3 avril 2026
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Provenant du podcast
Les punchlines de la philo (cliquer)
Par Thibaut de Saint Maurice
Si l’on cherche un vrai paradoxe, en voilà un, dans cette citation d'Albert Camus.
Sisyphe est un roi de l’Antiquité grecque qui a eu l’audace de tromper les dieux à deux reprises : il a enchaîné la Mort elle-même, puis s’est échappé des Enfers. Sa punition est à la mesure de son insolence : il est condamné par les dieux à rouler éternellement un rocher jusqu’au sommet d’une montagne. Et une fois arrivé en haut, il le voit redescendre de l’autre côté. Et doit donc recommencer. Tous les jours, éternellement et sans aucune raison. C’est l’image même de l’absurde, c’est-à-dire de ce qui n’a strictement aucun sens.
L’absurdité de notre vie humaine
Et c’est l’image dont Camus se sert pour penser toute l’absurdité de notre vie humaine. C’est ce qu’il développe dans son livre intitulé Le Mythe de Sisyphe , publié en 1942. Pourtant, la dernière phrase de ces 150 pages qui expliquent que la vie n’a pas de sens donné, que le monde reste silencieux face à nos questions et que l’espoir est une illusion, c’est : "Il faut imaginer Sisyphe heureux".
Alors moi je veux bien essayer. On peut tous essayer. Mais je ne vois pas bien comment, si nos vies sont absurdes, si nous ne faisons que pousser un rocher qui finit toujours par redescendre, je ne vois pas bien comment nous pourrions être heureux. Et surtout pourquoi il faudrait absolument nous imaginer que nous sommes heureux…
De la pensée positive ?
Ça ressemble à de la pensée positive un peu forcée : "Je vais bien, tout va bien". Ça en a l’odeur et le goût, mais ce n’est pas de la pensée positive. C’est même exactement l’inverse. Parce que Camus ne dit pas qu’il faut imaginer Sisyphe heureux comme une consolation. Il dénonce même nos tentatives de consolation comme des illusions. Pour lui, résoudre l’absurde par un saut vers la foi religieuse ou vers l’espoir d’un sens caché, c’est un "suicide philosophique". Il faut renoncer à l’espoir, refuser de se mentir sur sa condition. C'est justement depuis cette vérité-là que la joie devient possible. Facile à dire, me direz-vous, mais pas facile à comprendre.
Alors voilà comment ça marche. Dans son livre, Camus attire notre attention sur le moment de la descente : "C’est pendant ce retour, cette pause, que Sisyphe m’intéresse", dit-il. Après que le rocher a roulé en bas, Sisyphe redescend à son tour, les mains vides, conscient de ce qui l’attend. Il le voit, il le pense, et il y retourne quand même. Et c’est dans cette descente lucide que quelque chose bascule : en acceptant pleinement l’absurdité de sa tâche, Sisyphe la domine. Il cesse d’en être la victime passive. Les dieux ont voulu le punir par un supplice absurde ; il retourne cette absurdité contre eux en la regardant en face.
Le choix de la lucidité
Voilà, c’est pour cela qu’il faut imaginer Sisyphe heureux. Parce qu’au cœur de l’absurdité de sa vie, il lui reste cette lucidité comme une lumière dans la nuit. Et à notre tour, même quand nous n’y comprenons plus rien et que nous sommes submergés par l’absurdité de nos vies, même quand nous poussons, toutes et tous, les rochers de nos vies, nous pouvons faire le choix de la lucidité. C’est ce travail pénible qui recommence chaque lundi, cette douleur chronique qui bouffe les articulations, ces incompréhensions qui rongent nos relations ou, tout simplement, ces tomates qui n’ont plus de goût au cœur de l’été.
Dans ces combats dont nous ne voyons pas le bout, dans ces routines qui contaminent tout, Camus ne nous promet pas le grand soir d’un changement qui renverserait tout. Il nous dit seulement que la conscience que nous apportons à notre effort nous appartient, et que personne ne peut nous l’enlever. Imaginer Sisyphe heureux, c’est se rappeler que le bonheur n’attend pas que les choses s’arrangent. Il commence au moment où l’on cesse d’en être la victime et que l’on entre en résistance intérieure. Ou comme le disait le poète René Char : "La lucidité est la blessure la plus proche du soleil".
À écouter
L’espoir fait-il vivre ? Camus, "Il faut imaginer Sisyphe heureux"
Les Chemins de la philosophie
France Culture
Par
Thierry LEDRU
Le 10/04/2026
Depuis que j'ai découvert cette vidéo, je l'écoute tous les soirs et je suis toujours aussi fasciné. Jamais, je n'aurais imaginé que cette oeuvre musicale puisse être interprétée par huit voix, juste huit voix, avec une telle puissance, une telle justesse, une telle perfection, comme si l'intégralité d'un orchestre symphonique était là.
Je n'aime pas les religions mais il m'arrive d'aimer les chants religieux, tout autant que je suis fasciné par la beauté des églises et des cathédrales. Dans nos périples à pied, si on passe à côté d'une église, on entre, toujours et on écoute le silence. Parfois, si on est seul, on chante. Et toujours, je pense à ces hommes qui ont bâti ces monuments puis à tous ces êtres qui sont venus s'y recueillir. Il y a tant de vies qui sont passés dans ces lieux.
Par
Thierry LEDRU
Le 09/04/2026
Pour en revenir au texte précédent et que les choses soient claires, je n'adhère à aucune religion monothéiste et ce ne sont pas les événements en cours, musulmans, juifs, chétiens (créationnisme) qui vont me faire changer d'avis. Pour ceux et celles qui auraient lu "Là-haut (le roman), vous avez eu un aperçu de ce que que je pense des religions.
Un ancien article :
Religion/Spiritualité
Par Thierry LEDRU Le 29/06/2020
J'ai déjà tenté ici de décrire ce que représente pour moi ces deux aspects de la psyché humaine.
Je viens de lire ceci et ça me convient intégralement. Aucun jugement de ma part envers qui que ce soit. (Je tiens à le préciser vu deux commentaires reçus dernièrement). Quand je parle de comportements humains, je ne "juge" pas les humains mais leurs actes. Et le mot "jugement" n'a aucune connotation agressive. Je parle de faits. C'est tout. Je ne suis pas juge. Ce que je pense et écrit ne change rien à rien.
" La religion est pour ceux qui ont peur d'aller en enfer, la spiritualité pour ceux qui y sont allés. "
- Proverbe Sioux -
Pour ce qui est de mes croyances ou plutôt de mes certitudes, je résumerai en une phrase : tout est conscience. Ce qui me place dans la sphère du panthéisme, bien que je n'aime aucune catégorie d'aucune sorte, dès lors qu'elles deviennent des identifications.
Pour ceux et celles qui voudraient aller plus loin, je vous invite sur la page wikipedia sur le panthéisme :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Panth%C3%A9isme
"Le panthéisme est une doctrine philosophique selon laquelle « Dieu est tout ». Elle se distingue du monothéisme en considérant que Dieu n'est pas un être personnel distinct du monde, mais qu'il est l'intégralité du monde ; cette conception est appelée l'immanence par opposition au principe de transcendance du Dieu créateur monothéiste.
Ou vers cet ancien article sur Spinoza et le panthéisme:
Oui, la lecture de Spinoza est ardue et j'ai mis bien des années avant de commencer à prendre conscience de la portée de ses textes. Je ne le regrette pas.
Anthropique : pour ou contre ?
Par
Thierry LEDRU
Le 06/04/2026
Il y a quelques éléments qui m'amènent à aimer encore l'être humain.
Il est capable de créer des musiques qui m'émeuvent au plus haut point.
et il réfléchit à des questions qui me fascinent et me passionnent.
L'univers aurait été intentionnellement créé pour nous accueillir (d’où le terme « anthropique »). Bien évidemment, on voit poindre l'idée d'une "intelligence, d'une intention" et par conséquent d'un être créateur, Dieu. C'est donc une hypothèse sur laquelle de esprits éminents ont travaillé. Et puis, il y a les autres qui considèrent que l'univers n'a pas besoin de nous. Franchement, quand je vois le désastre en cours, je serais enclin à adhérer au deuxième groupe ^^. Comment pourrait-on considérer que ce Dieu serait doté d'une très grande intelligence si c'est pour avoir créé une espèce aussi déglinguée :)
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3650
« L’univers est suffisamment bienveillant pour que, une fois que l’intelligence a pu s’y développer, les lois de la physique permettent qu’elle continue à s’y exercer à jamais. »
Jean Staune :
« L’hypothèse d’un créateur est scientifique. »
« Tout commence avec un principe appelé anthropique (d’anthropos, l’« homme » en grec). Les scientifiques se sont rendu compte que si l’on change quoi que ce soit dans les constantes fondamentales de l’Univers, aucune forme de vie et encore moins de conscience ne peut s’y développer. Face à cette découverte, que personne ne conteste, il n’y a que les trois solutions que je vous ai décrites avec mon histoire. Première solution, il existe des milliards d’univers parallèles et statistiquement l’un d’entre eux a pu « gagner au loto », créer la vie en ayant juste la bonne vitesse d’expansion, la bonne gravitation, la bonne masse du proton, etc. La deuxième solution, c’est celle du complot où l’on a payé un à un les tireurs pour qu’ils ratent leur cible : un principe créateur a effectué un réglage fin de toutes les constantes fondamentales de notre Univers pour qu’il soit ce qu’il est. Enfin, la troisième solution, c’est qu’il existe une théorie d’unification expliquant la valeur de toutes les constantes fondamentales de l’Univers (ce qui correspond à l’hypothèse des balles à blanc : il y a une cause commune à l’échec des tireurs)... Stephen Hawking défend les première et troisième options. Dans Une brève histoire du temps, Stephen Hawking reconnaissait que s’il existait une théorie du Tout, le problème se poserait de savoir « ce qui a insufflé le feu aux équations », c’est-à-dire qui a mis les balles à blanc dans l’armurerie ? L’existence éventuelle d’une théorie de grande unification ne suffit pas à éliminer la question d’un créateur. Par contre, s’il y a une infinité d’univers parallèles, alors oui, l’hypothèse d’un créateur n’est plus utile. Il y a une autre contradiction chez Hawking : il dit qu’une théorie scientifique doit être confrontée à la réalité, or, l’existence d’univers parallèles, qu’il soutient, ne peut jamais être testée puisque nous ne voyons, par définition, que notre univers. Stephen Hawking évoque une création spontanée de ces univers. Mais sans en apporter la moindre preuve. De plus, la théorie d’unification qu’il défend (la M-Théorie) est très, très loin d’être vérifiée. Lee Smolin a écrit un livre à ce sujet, Rien ne va plus en physique ! (Editions Dunod). Pour lui, la M-Théorie n’existe pas encore vraiment. Et si elle existe un jour, rien ne dit que nous pourrons la tester. Ces réponses sont donc à la fois contradictoires et insuffisantes. C’est la science elle-même et non la théologie qui pose la question de l’existence d’un créateur. Comme elle n’impose aucune des trois réponses que nous avons décrites ici, il est antiscientifique d’affirmer que la science permet de se passer d’un créateur. »
George Coyne :
« Je crois que le principe anthropique a non seulement constitué un stimulant à la recherche en cosmologie, mais qu’il fournit aussi un point de rencontre passionnant entre la théologie et les sciences et qu’il a certainement servi à réintégrer le facteur "être humain" qui, pendant des siècles, a été exclu des sciences physiques. »
Trinh Xuan Thuan :
« On s’est aperçu que si l’on variait un tant soit peu ces conditions physiques, l’Univers ne pourrait pas fabriquer d’étoiles. Sans étoiles, pas d’éléments lourds, parce que le big-bang ne fabrique que l’hydrogène et l’hélium - éléments trop simples pour construire la chimie nécessaire aux chaînes d’ADN qui portent nos gènes, ou pour former les neurones qui sont le support de notre conscience. L’Univers a été réglé de façon extrêmement précise pour que nous soyons ici. Tout se joue sur un équilibre très délicat. La densité initiale de l’Univers doit être réglée avec une précision de 1060, comparable à celle dont devrait être capable un archer pour planter une flèche dans une cible carrée d’un centimètre de côté qui serait placée aux confins de l’Univers, à une distance de 15 milliards d’années-lumière ! Un changement infime entraînerait la stérilité de l’Univers. Nous voici donc intimement liés au cosmos. Et nous sommes là pour lui donner du sens. »
« L’univers a été réglé avec une précision infinie pour que la vie apparaisse. ... On s’est aperçu que les constantes physiques ont été réglées d’une façon extrêmement précise pour que la vie apparaisse. ... Sur la probabilité que la vie apparaisse. La densité de l’univers par exemple, doit être réglée à une précision de 10 puissance moins 60, donc qui est égale à la précision qu’un archer doit exercer s’il voulait planter une flèche dans une cible de 1 cm carré, mais qui serait placé au bord de l’univers à 14 milliards d’années. Une précision extrême. D’où la question, est-ce qu’il y a un principe créateur, quelque chose qui règle les choses dès le début, ou, c’est le pur hasard ? Mais le pur hasard quand il y a une probabilité si faible pour que cela aboutisse il faut faire l’hypothèse qu’il y a une infinité d’univers. ... Donc, j’appelle ça mon pari pascalien, et bien sûr je pense qu’il y a un principe créateur qui a réglé tout cela dès le début, et je pense qu’il y a un univers unique, c’est mon intuition. ... C’est difficile de croire quand je vois toute cette beauté, cette harmonie, cette organisation, de croire que tout est hasard, que rien n’a de sens, que nous sommes là par hasard, que toute cette architecture cosmique est faite par hasard. »
Stephen Hawking :
« A la question : ‘‘pourquoi l’univers est-il tel que nous le voyons ?’’, la réponse est simple : s’il avait été différent nous ne serions pas là. Les lois de la Physique, nous le savons aujourd’hui, contiennent beaucoup de nombres fondamentaux, comme la taille de la charge électrique de l’électron et le rapport des masses du proton et de l’électron. (...) Le fait remarquable est que la valeur de ces nombres semble avoir été finement ajustée pour rendre possible le développement de la vie. (...) Si le stade initial n’avait été choisi avec le plus de soin possible pour en arriver à ce que nous voyons autour de nous, l’univers n’aurait que peu de chance de contenir quelque région dans laquelle la vie pourrait apparaître. (...) Il serait très difficile d’expliquer que l’univers n’aurait dû commencer que de cette façon, à moins que ce ne soit l’acte d’un Dieu désireux de créer des êtres comme nous. »
R. Morris dans « Comment l’univers finira et pourquoi ? » :
« Pour être favorable à la vie, l’univers doit être très particulier. La véritable question que nous posons est la suivante : « Pourquoi l’univers est-il si particulier ? […]
C’est comme si l’univers avait été consciemment modelé de manière à ce que la vie soit inévitable. Les scientifiques des époques précédentes n’auraient pas hésité à conclure que ces considérations prouvaient l’existence du Créateur […]
Un moyen très évident de contourner la difficulté consiste à imaginer qu’il y a un nombre infini d’univers. Les univers qui ne possèdent pas le caractère particulier du nôtre existent aussi, mais ils n’abritent aucune vie. La raison pour laquelle notre univers à certaines propriétés spéciales est que, s’il ne les avait pas il n’y aurait personne pour s’en rendre compte.
Il faut bien préciser que l’hypothèse selon laquelle il existerait un nombre infini d’univers n’est absolument pas une théorie scientifique reconnue. Cependant, je ne vois pas comment on pourrait éviter cette conclusion. Il n’y a tout simplement pas d’autres solutions raisonnables. »
Favorables au principe anthropique faible mais non fort :
Martin Rees :
« Le principe anthropique ne peut manifestement pas fournir d’explication scientifique au sens propre. Au mieux, il peut fournir une satisfaction de type ’’bouche-trou’’ à notre curiosité relative aux phénomènes pour lesquels nous n’avons pas encore obtenu d’explications scientifiques authentiques. »
Malcolm Sim Longair :
« Je déteste profondément la théorie du principe anthropique et la considère comme un dernier recours absolu au cas où tous les arguments physiques échoueraient.. »
Christian Magnan :
« On connaît encore l’argument repris par nombre de vulgarisateurs relatif aux prétendus « choix » concernant les conditions prévalant à l’origine de l’Univers, et notamment le choix relatif à la vitesse intiale d’expansion : trop rapide, et l’Univers sera ouvert, trop faible, et il sera fermé. On avance souvent à ce propos l’exemple du lancement d’une sonde spatiale, laquelle doit posséder une vitesse suffisante pour ne pas retomber sur Terre. Et de se gargariser autour de la précision inimaginable (donc inexplicable, sinon après coup par argument anthropique !) avec laquelle « il a fallu » ajuster la vitesse d’expansion pour en arriver à l’état actuel. Or cet ajustement d’apparence extraordinaire existe en réalité dans tous les modèles d’univers que nous fabriquons avec nos équations, et non pas exclusivement dans celui qui nous concerne. Les équations d’univers d’Einstein contiennent en effet un terme de « courbure spatiale » qui devient asymptotiquement négligeable devant les autres lorsqu’on se rapproche du temps zéro. Du même coup, les termes qui « comptent vraiment » se compensent de plus en plus exactement. Faire croire que cet écart infime est exceptionnel pour notre Univers relève de la tricherie. Il s’agit ici de la même confusion dénoncée plus haut entre les effets et les causes. Ce n’est pas la vitesse d’expansion qui détermine le type d’univers (ouvert ou fermé), mais l’inverse. La véritable condition aux limites (à l’origine) concerne en effet le type d’univers, de sorte que, si choix il y a, c’est entre un univers fermé ou ouvert. Mais, dès lors que ce « genre » est fixé, toute possibilité de choix ultérieur disparaît : une fois l’univers choisi, la vitesse d’expansion est elle-même fixée sans ambiguïté à chaque instant. Ainsi, contrairement à ce que voudrait faire croire une vulgarisation tapageuse, on ne « lance » pas un univers comme un simple satellite artificiel ! Enfin et surtout, parler de « choix » en ce qui concerne l’univers relève, en l’état de nos connaissances, de la fantaisie, et ce pour au moins deux raisons. La première est une question de principe. Notre Univers est unique et nous ne pouvons donc pas le comparer à d’autres univers. Considérer comme des objets physiques réels des univers hypothétiques existant « au-delà » du nôtre mais avec lesquels, par définition même (autres univers), nous ne pouvons pas établir le moindre contact est pure mystification. Car le champ de la physique se limite au domaine de l’expérience et qu’au-delà, il s’agit, à proprement parler, de « métaphysique ». La seconde est que, si nos modèles comportent bien des paramètres, nul n’en connaît le statut. Supposer avec les partisans du principe anthropique que tous les choix sont possibles sans la moindre discrimination est une hypothèse « sauvage » constituant en réalité un aveu inacceptable d’impuissance. Tant que nous ne possèderons pas de théorie sérieuse de création des univers, toutes ces questions de « choix » relèveront de la fiction et ne mériteront pas la caution de la science. »
Leonard Susskind dans « Le paysage anthropique de la théorie des cordes » :
« A partir de travaux récents d’un certain nombre d’auteurs, il paraît probable que le paysage est si vaste et diversifié qu’on ne peut même pas en avoir un aperçu. Que cela nous plaise ou non, ce type de comportement justifie le principe anthropique… Mais, en théorie anthropique… le seul critère pour choisir un état du vide est son utilité, s’il possède ou non les éléments nécessaires à la vie, à la formation des galaxies et à la chimie complexe. »
Steven Weinberg dans « Vivre dans le multivers » :
« Plus élevé est le nombre de valeurs possibles de paramètres physiques fournies par le paysage des cordes, plus la théorie des cordes rend légitime le raisonnement anthropique comme le nouveau fondement des théories physiques : tout scientifique qui étudie la nature doit vivre dans une partie du paysage où les paramètres physiques ont les valeurs permettant l’apparition de la vie et des scientifiques. »
Joseph Polchinski :
« Le raisonnement va tellement à l’encontre des buts historiques de la physique théorique que je lui ai résisté longtemps après avoir compris qu’il était probablement nécessaire. Mais maintenant j’ai fait mon coming-out. »
Andrei Linde :
« Ceux qui n’aiment pas le principe anthropique nient simplement l’évidence. »
George Coyne :
« Je crois que le principe anthropique a non seulement constitué un stimulant à la recherche en cosmologie, mais qu’il fournit aussi un point de rencontre passionnant entre la théologie et les sciences et qu’il a certainement servi à réintégrer le facteur "être humain" qui, pendant des siècles, a été exclu des sciences physiques. »
Des philosophes l’ont soutenue :
Sébastien Giguère :
« Si l’apparence d’une connexion profonde entre la possibilité de la conscience humaine et les paramètres physiques fondamentaux de l’Univers étonne aujourd’hui plusieurs hommes de science, c’est en grande partie parce que le mode de connaissance propre à la rationalité physiciste moderne a habitué le scientifique à considérer le monde physique "objectivement", comme s’il lui était extérieur, et à y faire abstraction de la présence de l’esprit. (…) Le dualisme de I’esprit philosophique moderne, problème auquel tant de penseurs se sont consacrés depuis quatre siècles, plonge ses racines au coeur de cette rationalité physiciste qui, aspirant à mathématiser la totalité du réel, a dû se résoudre, pour le dire simplement, soit à apercevoir dans la vie ou l’esprit des phénomènes dont l’essence diffère radicalement de celle du monde physique, soit à tenter de réduire ces phénomènes au niveau des régularités physiques mathématisables. Ainsi, lorsqu’elle envisage la diversité des lois mathématiques qui régissent le monde physique, la pensée scientifique moderne le fait habituellement sans tenir compte de la présence de l’esprit au sein de cette totalité objectivée. C’est donc pour elle un fait déconcertant de découvrir aujourd’hui que sa propre existence dépende si étroitement de l’ajustement de l’ensemble de ces lois physiques. (…) Dans une telle perspective, il parait s’installer une continuité inattendue entre la matière, la vie et l’esprit. (…) Dans un tel tableau, comme nous l’évoquions, la matière, la vie et l’esprit paraissent s’inscrire dans une étonnante continuité. Tous apparaissent réunis dans une même trame et semblent participer du même mouvement. (…) Les versions les plus controversées du principe anthropique aspirent justement à apporter une solution au problème de la valeur des constantes et des lois. Cette solution consiste à animer que les présences de l’être humain, de la vie et, plus généralement, de la complexité dans l’univers, par l’ampleur des contraintes qu’elles imposent à I’évolution et à la structure du cosmos, permettent d’expliquer la valeur de ces paramètres et de leur donner un sens. C’est là bien sûr opérer un renversement de la logique scientifique traditionnelle et faire appel à un processus téléologique. C’est dire : "c’est en vue de permettre l’évolution de la complexité, de la vie ou de l’être humain que les lois sont ce qu’elles sont". (…) Ensuite, puisque les différentes positions dans cette discussion se définissent selon l’attitude adoptée envers 1"’ajustement précis" des paramètres fondamentaux, nous progresserons à partir de ce premier point selon un schéma arborescent correspondant aux diverses attitudes possibles face à lui. (…) Mais habituellement, dans les discussions sur le principe anthropique, l’ensemble des paramètres fondamentaux est envisagé dans sa relation à la possibilité de l’émergence de la vie. Ainsi, dans les pages qui suivent, lorsqu’il sera question de la vie ou de l’intelligence, ce sera la plupart du temps en les envisageant à partir du plus lointain passé de l’Univers, alors que ni elles ni les étoiles et les atomes qui leur sont nécessaires n’existaient encore. De ce point de vue, ce sont bien les paramètres fondamentaux de l’univers qui sont adaptés à la vie telle que nous la connaissons. »
Nicola Dallaporta :
« La reconnaissance du principe anthropique devrait être considérée comme un moment décisif dans le développement de la science, ouvrant de nouvelles voies vers des aspects inconnus de l’Univers. »
Quelques physiciens l’ont combattue :
Heinz Pagels :
« Contrairement aux principes de la physique conventionnelle, le principe anthropique n’est sujet à aucune vérification expérimentale - le signe sûr qu’il ne s’agit pas d’un principe scientifique. L’influence du principe anthropique sur le développement des modèles cosmologiques contemporains a été stérile... »
George Smoot :
« Stephen Hawking apporte malheureusement sa caution à ce « principe anthropique », d’autant plus principiel qu’il n’est pas scientifique, dans « Une brève histoire du temps », affirmant : « Ce que l’on connaît comme le principe anthropique peut être résumé par la phrase : « c’est parce que nous existons que nous voyons l’univers tel qu’il est. » (...) Le principe anthropique faible pose que dans un univers qui est grand et infini dans l’espace et/ou dans le temps, les conditions nécessaires au développement de la vie intelligente ne se rencontreront que dans certaines régions limitées dans l’espace et dans le temps. Les êtres intelligents de ces régions devraient donc ne pas être étonnés que leur voisinage dans l’univers remplisse les conditions qui sont nécessaires pour leur existence. Un peu comme une personne riche vivant dans un environnement riche sans jamais voir de pauvreté. Un exemple, de l’utilisation de ce principe anthropique faible est d’ « expliquer » pourquoi le Big bang est apparu il y a dix milliards d’années de cela : il a fallu tout ce temps aux êtres intelligents pour évoluer. (...) Peu de personnes devraient contester la validité ou l’utilité du principe anthropique faible. (...) A la question : ‘‘pourquoi l’univers est-il tel que nous le voyons ?’’, la réponse est simple : s’il avait été différent nous ne serions pas là. Les lois de la Physique, nous le savons aujourd’hui, contiennent beaucoup de nombres fondamentaux, comme la taille de la charge électrique de l’électron et le rapport des masses du proton et de l’électron. (...) Le fait remarquable est que la valeur de ces nombres semble avoir été finement ajustée pour rendre possible le développement de la vie. (...) Si le stade initial n’avait été choisi avec le plus de soin possible pour en arriver à ce que nous voyons autour de nous, l’univers n’aurait que peu de chance de contenir quelque région dans laquelle la vie pourrait apparaître. (...) Il serait très difficile d’expliquer que l’univers n’aurait dû commencer que de cette façon, à moins que ce ne soit l’acte d’un Dieu désireux de créer des êtres comme nous. »
André Brahic :
« Certains n’hésitent pas à introduire dans leurs modèles des idées anthropiques : l’Homme serait le symbole, voire la finalité de cette réussite et notre existence de toute façon déterminerait le « bon » modèle cosmologique. En replaçant l’Homme au centre de l’Univers, ils ne sont apparemment pas guéris des folies du géocentrisme. »
Bernard D’Espagnat :
« Supposons (ce qui est peut-être vrai, je n’en sais rien : je dis donc « supposons ») que l’existence de cristaux de neige aussi étonnants — en variété, en complexité, en beauté etc. — que ceux qui se forment sous nos yeux ne soit concevable que moyennant un réglage extrêmement fin, donc, à première vue, fort improbable, des constantes, niveaux d’énergie etc. qui interviennent dans la structure de l’eau. Si la chose était prouvée, dirions-nous pour autant qu’il y a un « principe cristallique » ? Émettrions-nous la conjecture que l’Univers a été créé peu ou prou dans le but que les cristaux de neige soient aussi complexes et beaux qu’ils le sont ? «
Hervé Zwirn :
« L’argument consistant à envisager qu’une très faible différence entre la charge électrique de l’électron et celle du proton conduirait les objets qui nous entourent à exploser, n’est pas réellement recevable. En effet, qu’est ce que la physique ? C’est une explication plus ou moins précise du réel matériel qui nous entoure. Les lois, élaborées par les physiciens, qui fondent notre modèle explicatif de cette réalité, sont admises lorsque tout au moins, leurs prédictions théoriques sont en accord avec les mesures objectives, expérimentales ou observationnelles, que nous sommes capables de réaliser. Une fois que les lois physiques sont établies, si un désaccord évident apparaît entre la réalité expérimentale ou observationnelle et les prédictions théoriques, comme la non-stabilité des objets environnants, cela signifie, que c’est la loi qui est en cause et qui doit être corrigée, et non que la réalité physique est particulièrement singulière. Dans l’exemple qui nous intéresse, ce n’est pas la différence éventuelle entre la charge de l’électron et du proton qu’il faudrait questionner, mais notre capacité, le cas échéant si cette différence existait, à expliquer alors la stabilité des objets qui nous entoure. Nous aboutirions dans ce cas, fort probablement à de tout autres lois physiques que celles que nous connaissons aujourd’hui. De plus, les lois physiques sont élaborées de façon cohérente, non seulement avec la réalité expérimentale et observationnelle, mais également entre-elles. C’est pourquoi l’observation d’un évènement aussi “ étrange ” qu’une différence entre la charge de l’électron et celle du proton mettrait en difficulté non pas une loi physique particulière ayant trait à cet événement mais des pans entiers de notre compréhension physique du monde. »
« J’ai dit mon scepticisme sur les raisonnements du type : " si telle constante n’avait pas exactement telle valeur, il se passerait ceci". En fait, un tel raisonnement est ce qu’on appelle un contre factuel. On se dit si les choses avaient été comme ceci, alors aujourd’hui il se passerait cela. Or, il ne se passe pas cela, on le constate, donc c’est qu’il ne s’est pas passé ceci avant. Ce type de raisonnement est la base même du principe anthropique, au moins le principe faible. Il consiste à dire que si telle ou telle constante avait été différente, en utilisant les lois de la physique on en conclurait que les choses devraient être différentes de celles qu’on observe. Un raisonnement par l’absurde permet alors d’en conclure que l’hypothèse (à savoir la valeur différente de telle ou telle constante) est fausse. Mais dans ce cas, on raisonne toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire qu’on fait des simulations numériques qui permettent de prédire ce qu’on observerait si la seule chose qui changeait, était, par exemple, la valeur de la masse du proton ou le rapport entre la charge du proton et la charge de l’électron mais que tout le reste (par exemple les lois physiques) ne changeait pas. Or ceci me paraît contestable car on pourrait penser que si la masse du proton change alors telle ou telle loi de la nature pourrait changer aussi et permettre ainsi de rétablir ce qu’on observe. Si en changeant à la fois la masse du proton et une loi physique on peut rétablir la concordance avec ce qu’on observe alors rien ne nous permet de déduire que la masse du proton doit nécessairement avoir sa valeur constatée pour que l’univers soit tel que nous l’observons. »
Jean-Pierre Petit :
« On pourrait dire que la nature, en donnant une telle valeur à la longueur de réabsorption du neutron par l’uranium, avait en quelque sorte programmé l’autodestruction de cette humanité au bout de quelques milliards d’années de cette pénible évolution. Si la vie avait été une chose nécessaire, inévitable, incluse dans le programme de l’Univers sur certaines planètes, il se pourrait que la mort le fût aussi. »
Maccolm Sim Longair :
« Je déteste profondément la théorie du principe anthropique et la considère comme un dernier recours absolu au cas où tous les arguments physiques échoueraient... »
Notre point de vue sur le principe anthropique
Une discussion sur le principe anthropique
Une défense de la thèse anthropique
Pour combattre l’anthropocentrisme par rapport à l’évolution des espèces
Messages
Charles Darwin :
"Le vieil argument du dessein dans la nature, tel que le donnait Paley, me paraissait autrefois des plus concluants, il tombe aujourd’hui après qu’a été découverte la loi de sélection naturelle. Nous ne pouvons plus soutenir que, par exemple, l’admirable charnière d’une coquille bivalve a dû être faite par un être intelligent, comme la charnière d’une porte par l’homme. Il semble qu’il n’y a pas plus de dessein dans la variabilité des êtres organiques et dans l’action de la sélection naturelle, que dans la façon dont le vent souffle. Tout dans la nature est le résultat de lois fixées à l’avance."
Je ne sais pas par qui la densité de l’univers peut être « choisie », mais ce que je sais c’est que dans les modèles d’univers la densité n’est pas un paramètre libre, ce qui veut dire que l’on ne peut pas lui donner une valeur arbitraire. En particulier il est stupide (que l’on me pardonne le qualificatif mais c’est le « mot juste ») de penser que l’on peut changer de type d’univers en changeant de densité. C’est le type d’univers, fini ou infini, qui détermine la densité (et notamment son rapport à la densité critique) ; ce n’est pas la densité qui détermine le type d’univers. Par conséquent dire que la densité de notre Univers a été choisie de façon à lui donner telle structure est un nouveau mensonge.
Si on considère un univers fini, alors sa densité, donnée par les équations classiques, sera forcément supérieure à tout instant à la densité critique. C’est la situation inverse (densité inférieure à la densité critique) qui prévaut pour un modèle infini. Mais il serait absurde de prétendre que la donnée de la densité fixe l’univers, pour la bonne raison que les équations d’un univers fini ne sont pas les mêmes que celles d’un univers infini et que par conséquent, tant qu’on n’a pas fait son choix entre les deux systèmes, on ne peut conduire aucun calcul. Conclusion : n’étant pas optionnelle, la densité de matière de notre Univers n’a pas pu être choisie pour quelque motif de convenance que ce soit.
La question de la précision du réglage (impossible) recouvre une autre escroquerie. En accord avec notre théorème du jardin, la courbure de l’espace n’est pas décelable au big bang ni dans les premiers stades évolutifs de l’univers. Il en résulte que la distinction ne peut pas se faire au départ entre univers fini et univers infini, et que pareillement dans les équations la densité est « presque strictement », pourrait-on dire, égale à la densité critique. Mathématiquement parlant, l’égalité n’est pas exactement réalisée, évidemment, puisque dans un cas (fini) le rapport est supérieur à l’unité, ne serait-ce que d’une quantité infime, et dans l’autre il est inférieur, ne serait-ce que d’une quantité infime.
L’entourloupette consiste à faire croire que c’est ce terme « infime », celui qui fait la différence entre univers fini et univers infini, ce terme qui contient en germe la courbure future, qui précisément pourrait être choisi par ajustement du rapport de la densité réelle à la densité critique (ce rapport est souvent baptisé Oméga, comme le savent les amateurs éclairés en matière de big bang). Or nous venons de voir qu’il est faux de penser que ce terme (et notamment son signe) pourrait être ajusté.
Le physicien Brandon Carter a calculé en 1974 que si l’intensité de l’interaction entre charges électriques était plus petite de quelques pour cent, aucune planète ne se serait jamais formée et les seuls objets denses dans l’univers seraient les étoiles ; et que si elle était de quelques pour cent supérieure, alors aucune étoile n’aurait jamais explosé, et par conséquent aucun élément autre que l’hydrogène et l’hélium n’existerait en dehors des étoiles. Dans un cas comme dans l’autre, il n’y aurait pas de chimie complexe et donc probablement pas de vie.
Un autre exemple : si le taux d’expansion initial de l’univers au moment du Big Bang avait été un peu plus élevé, aucune étoile ne se serait formée et il n’y aurait dans l’univers rien d’autre que de l’hydrogène – à une densité extrêmement basse et sans cesse décroissante. Si ce taux avait été un peu plus petit, l’univers se serait recontracté peu après le Big Bang. Des résultats similaires ont été obtenus depuis pour d’autres constantes de la physique qui ne sont déterminées par aucune théorie connue. Pour la plupart, sinon pour toutes, il semble que si elles avaient eu des valeurs légèrement différentes, il n’y aurait pas eu de possibilité que la vie existe.
C’est un fait remarquable qui a même été pris comme preuve que ces constantes ont été ajustées finement de façon intentionnelle, c’est-à-dire choisies, par un être surnaturel. C’est une nouvelle version du créationnisme et de l’argument d’intention, aujourd’hui fondé sur l’apparence d’intention dans les lois de la physique…
A l’idée que le réglage fin requiert une explication, on peut simplement objecter que nous n’avons pas de bonne explication indiquant que les planètes, ou la chimie, sont essentielles à la formation de la vie… Nous n’avons pas la moindre idée du type d’environnement, permettant l’émergence de la vie, qui existerait sous l’effet d’autres lois. L’idée que l’on doive s’attendre à ce que des lois de la physique similaires conduisent à des environnements similaires est réfutée par l’existence même d’un réglage fin.
« Une brève histoire du temps : du Big Bang aux trous noirs » de Stephen Hawking, défendant le principe anthropique :
« Cependant, supposons qu’il n’y ait de galaxies et d’étoiles formées que dans les régions uniformes et qu’il n’y ait que là, également, que l’on rencontre de bonnes conditions pour le développement d’organismes compliqués s’autorépliquant, comme nous, capables de poser la question : Pourquoi l’univers est-il si lisse ? C’est un exemple d’application de ce que l’on connaît sous le nom de principe anthropique qui peut être résumé par la phrase : " C’est parce que nous existons que nous voyons l’univers tel qu’il est ". »
Le principe anthropique est un vaste retour en arrière, retour vers l’ancien anthropocentrisme...
Stephen Jay Gould dans « Darwin et les grandes énigmes de la vie » :
« Toutes les sciences ont contribué à mettre en doute l’idée suivant laquelle l’homme aurait une importance cosmique. L’astronomie a montré que nous occupons une petite planète, à la frontière d’une galaxie de taille moyenne, parmi des millions d’autres. La biologie nous a retiré notre statut d’exception aux lois de la nature, créée à l’image de Dieu. La géologie, elle, nous a donné l’immensité du temps et nous a appris que notre espèce n’en avait occupé qu’une part dérisoire. »
Gould dans « L’éventail du vivant » :
« Nous pensions vivre sur le corps central d’un univers limité lorsque Copernic, Galilée et Newton révélèrent que la Terre n’est qu’un minuscule satellite d’une étoile secondaire. Nous nous étions alors rassurés en imaginant que Dieu avait néanmoins choisi ce lieu excentré pour créer un organisme unique à Son image quand Darwin vint "nous reléguer au rang de descendants du monde animal". Nous avions alors trouvé consolation dans la rationalité de notre esprit lorsque, ainsi que le note Freud dans l’une des moins modestes affirmations de l’histoire de l’intelligence, la psychologie découvrit l’inconscient. »
Le principe de proportionnalité dans la guerre
Par
Thierry LEDRU
Le 06/04/2026
Il existe donc un quota acceptable de morts. Il y a des gens qui ont "réfléchi" pour savoir dans quelle mesure une armée est autorisée à tuer des civils quand l'objectif est militaire.
Mais à part ça, il faut rester optimiste quant à la capacité des humains à user de leur raison.
Au final, ce principe de proportionnalité n'est rien d'autre que le prolongement de l'idée même de la guerre comme étant inévitable.
"Puisque nous devons faire la guerre, nous devons établir des règles pour tuer."
On en est toujours là en 2026.
Guerre au Moyen-Orient : frapper des sites civils, comme menace de le faire Donald Trump en Iran, peut-il être qualifié de crime de guerre ?
L'Iran a mis en garde lundi contre de possibles "crimes de guerre" après des menaces du président américain Donald Trump de viser prochainement des infrastructures civiles dans le pays.
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Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié le 06/04/2026 16:47
Temps de lecture : 3min /2026/04/06/69d3c2a40ae57399421318.jpg)
Un pont détruit à Karaj, près de Téhéran en Iran, début avril 2026. (ATTA KENARE / AFP)
Donald Trump a menacé, dimanche 5 avril, de détruire les centrales électriques et les ponts en Iran si le pays ne rouvre pas le détroit d'Ormuz, et a fixé un ultimatum à mardi soir. Selon les Iraniens, ces attaques seraient des "crimes de guerre" et le droit international pourrait bien leur donner raison.
À lire aussi : Entretien
Selon le quatrième texte de l'une des conventions de Genève, qui font office de table de la loi du droit humanitaire international, "la destruction et l'appropriation de biens non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire" constitue un crime de guerre. Les menaces du président américain tombent donc sous ce chef d'inculpation.
Caractériser l'utilité de l'infrastructure visée
On pourrait toutefois rétorquer aux Iraniens que leurs bombardements des usines de désalinisation des pays du Golfe ou des infrastructures énergétique. Raffineries ou dépôts pétroliers au Koweit, à Bahrein, au Qatar et aux Émirats arabes unis tombent également sous le coup de cette caractérisation de "crime de guerre" puisqu'il s'agit de destruction de biens non justifiées par des nécessités militaires.
Le problème est plus difficile quand on vise des biens ou des emprises à utilisation, duale aussi bien civile que militaire. Détruire un pont peut avoir une vraie utilité militaire, pour empêcher le transit de troupes ennemies, par exemple. Mais détruire une infrastructure encore en construction, comme cela a été le cas il y a quelques jours pour le pont de Karaj en Iran - le plus grand du pays - est beaucoup plus discutable.
Calculer le "seuil" acceptable des victimes civiles
Le droit humanitaire international vise surtout à épargner les civils, estimant que des pertes ne sont légitimes qu'à partir du moment où l'objectif militaire derrière une opération meurtrière était d'une certaine valeur. C'est ce qu'on appelle le principe de proportionnalité : une armée s'autorise à entraîner des pertes civiles - les dommages collatéraux - à partir du moment où la cible visée est d'une haute valeur, militairement parlant.
Dès le début des années 2000 les Américains, et à leur suite la plupart des armées occidentales, ont mis au point un tableau de mesure très complexe de la mise en relation coût-bénéfice en termes de vies civiles sacrifiées, appelé NCV pour "non-combattant casualty cut-off value" - ou "valeur seuil des victimes non-combattantes". En clair, le nombre de civils qu'on s'autorise à tuer pour remplir un objectif militaire. Le NCV le plus haut édicté par l'armée américaine était de 30 civils, passés par pertes et profit pour un objectif très particulier : tuer Oussama ben Laden, le chef du réseau Al-Quaïda.
Dans sa guerre contre Gaza, l'armée israélienne avait fait grimper ce NCV jusqu'à 300 pour les commandants les plus aguerris du Hamas. Autrement dit, en zone urbaine dense comme à Gaza, les militaires étaient autorisés à raser tout un quartier - et les gens qui l'habitaient - pour tuer un seul commandant.
PDF DE LA CROIX ROUGE
/ Service DIH DROIT INTERNATIONAL HUMANITAIRE
Dossier thématique – Introduction au DIH / Principes et règles essentielles – V 15.05.2012
1
FICHE 1.6. PRINCIPES ET REGLES ESSENTIELLES DU DIH
Pour rappel, l’objectif du DIH consiste à limiter les effets néfastes des conflits armés, tout en
tenant compte des nécessités militaires. Ses principes et règles assurent donc un équilibre entre les
considérations humanitaires et les nécessités militaires.
1. Principes fondamentaux du DIH 1
Le DIH est fondé sur les principes suivants :
Principe d’humanité :
Ce principe couvre les notions de respect de l’adversaire et de protection du faible contre
l’oppression par le fort. Il a été résumé comme suit par Fyodor Martens en 1899 : « les
personnes civiles et les combattants restent sous la sauvegarde et sous l’empire des
principes du droit des gens, tels qu’ils résultent des usages établis, des principes de
l’humanité et des exigences de la conscience publique.»
Cette « Clause de Martens » qui avait déjà valeur de norme coutumière, a été reprise à
l’article 1(§2) du Protocole additionnel I de 1977 : « … les personnes civiles et les
combattants restent sous la sauvegarde et sous l’empire des principes du droit des gens,
tels qu’ils résultent des usages établis, des principes de l’humanité et des exigences de la
conscience publique. »
Principes de distinction, de nécessité militaire et d’interdiction des maux superflus :
En application de ces principes, tels que formulés dans la Déclaration de Saint-Pétersbourg
de 1868, le seul but légitime des Etats en guerre est l’affaiblissement des forces militaires
de l’ennemi et ce but serait dépassé par l’emploi d’armes qui aggraveraient inutilement les
souffrances des hommes hors combat ou rendraient leur mort inévitable.
Les Protocoles additionnels de 1977 ont réaffirmé et précisé ces principes, notamment celui
de la distinction : « … les parties au conflit doivent en tout temps faire la distinction entre
la population civile et les combattants ainsi qu’entre les biens de caractère civil et les
objectifs militaires et, par conséquent, ne diriger leurs opérations que contre des objectifs
militaires. »2
Principes de proportionnalité et de précaution :
Ces principes sous-jacents aux principes précédents visent à trouver un équilibre entre deux
intérêts divergents, l’un dicté par les considérations de nécessité militaire et l’autre par les
exigences d’humanité. Ainsi, le DIH admet que lors d’opérations militaires, des pertes
civiles sont parfois inévitables.
Toutefois, il oblige les combattants à s’abstenir de lancer une attaque dont on peut
attendre qu’elle cause incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile,
des blessures aux personnes civiles ou des dommages aux biens civils qui seraient excessifs
par rapport à l’avantage militaire concret et direct attendu. (Principe de proportionnalité).
De plus, toutes les précautions doivent être prises en vue d’éviter et, en tout cas, de
réduire au maximum les pertes en vies humaines dans la population civile, les blessures aux
personnes civiles et les dommages aux biens de caractère civil qui pourraient être causés
incidemment. Ainsi, si une attaque est susceptible d’affecter la population civile,
l’attaquant doit donner un avertissement en temps utile et par des moyens efficaces. Les
parties au conflit doivent également prendre toutes les mesures possibles pour éloigner les
personnes et les biens civils du voisinage des objectifs militaires. (Principe de précaution).
1 CICR, Droit international humanitaire. Réponses à vos questions, Genève, février 2004.
2 PA I art.48, voir aussi PA II art.13
/ Service DIH DROIT INTERNATIONAL HUMANITAIRE
Dossier thématique – Introduction au DIH / Principes et règles essentielles – V 15.05.2012
2
2. Règles essentielles des Conventions de Genève et de leurs Protocoles additionnels3
Les parties à un conflit feront, en tout temps, la distinction entre la population civile et les
combattants, de façon à épargner la population et les biens civils. Ni la population civile en tant
que telle, ni les personnes civiles ne doivent être l’objet d’attaques. Les attaques ne seront dirigées
que contre les objectifs militaires. Les personnes mises hors de combat et celles qui ne participent
pas directement aux hostilités ont droit au respect de leur vie et de leur intégrité physique et
morale. Ces personnes seront, en toutes circonstances, protégées et traitées avec humanité, sans
aucune distinction de caractère défavorable. Il est interdit de tuer ou de blesser un adversaire qui
se rend ou qui est hors de combat.
Les parties au conflit et les membres de leurs forces armées n’ont pas un droit illimité quant au
choix des méthodes et des moyens de guerre. Il est interdit d’employer des armes ou des méthodes
de guerre de nature à causer des pertes inutiles ou des souffrances excessives.
Les blessés et les malades seront recueillis et soignés par la partie au conflit qui les aura en son
pouvoir. Le personnel, les établissements, les moyens de transport et le matériel sanitaires seront
protégés.
L’emblème de la croix rouge, du croissant rouge ou celui du cristal rouge sur fond blanc est le signe
de cette protection et doit être respecté.
Les combattants capturés et les civils qui se trouvent sous l’autorité de la partie adverse ont droit
au respect de leur vie, de leur dignité, de leurs droits personnels et de leurs convictions (politiques,
religieuses ou autres). Ils seront protégés contre tout acte de violence et de représailles. Ils auront
le droit d’échanger des nouvelles avec leur famille et de recevoir des secours. Ils bénéficieront des
garanties judiciaires fondamentales.
En résumé, les règles du DIH se concentrent autour de deux axes :
La protection des personnes qui ne participent pas ou plus aux combats (elle est régie
essentiellement par les CG de 1949 et par les PA de 1977) :
• Les personnes concernées sont : les combattants blessés ou malades, les prisonniers de
guerre, les services sanitaires, le personnel religieux, les civils, y compris certaines
catégories spécifiques : les enfants, les femmes, les journalistes, les acteurs humanitaires…
• Ces personnes doivent être épargnées des attaques. Elles ont droit au respect de leur vie,
de leur intégrité physique et de leur dignité, ainsi qu’à des soins médicaux et à des
garanties judiciaires (jugement par un tribunal indépendant et impartial, respect des droits
de la défense,…)
La limitation de l’utilisation des moyens de combat (armes) et des méthodes de combat
(tactiques militaires et comportements) (elle est régie essentiellement par les PA de 1977) : il
est interdit notamment d’utiliser de moyens et méthodes qui :
• visent les personnes civiles et les biens civils, y compris les biens culturels ;
• produisent des effets de manière indiscriminée à l’égard des combattants et civils ;
• causent des souffrances inutiles, y compris aux membres des forces armées ennemies ;
• provoquent des dommages graves et durables à l’environnement.
3 Ces règles résument l’essentiel du droit international humanitaire. Elles n’ont pas l’autorité d’un instrument
juridique et n’entendent nullement remplacer les traités en vigueur. Elles ont été rédigées par le CICR dans
le but de faciliter la diffusion du DIH et sont disponibles sur son site Internet :
http://www.icrc.org/fre/resources/documents/misc/665h8v.htm. Ces règles sont extraites des Règles
essentielles des Conventions de Genève et de leurs Protocoles additionnels (Jean de Preux), Genève, CICR,
1990 : http://www.icrc.org/fre/assets/files/other/icrc_001_0365.pdf
Par
Thierry LEDRU
Le 06/04/2026
On pourrait me dire que les gens de ce mouvement "Make love, no war" vivait dans une illusion, l'illusion d'un monde en paix, un monde juste, équitable, aucunement engagé dans une croissance sans fin mais dans un partage et surtout dans la volonté de s'en tenir à "la simplicité volontaire", de la nourriture, un toit, des soins si nécessaires.
"Walden ou la vie dans les bois" de Thoreau aurait pu leur servir de référence.
"Ah oui, mais le progrès, bon sang, c'est magnifique le progrès, tout ce qui existe aujourd'hui et qui n'existait pas il y a dix, vingt, trente ans ! Ces jeunes auraient voulu rester au Moyen Age, c'est pitoyable."
L'argument habituel des "progressistes", autrement appelés "les exploiteurs".
Faut-til donc rappeler encore et encore ce que ce fameux progrès a créé ? Faut-il donc rappeler encore et encore l'état de la planète et l'avenir très sombre dans lequel elle s'enfonce ? Est-ce que les "progressistes" ont une solution ?
"Oui, celle des prochaines inventions qui sauveront l'humanité."
La géo-ingénérie et autres projets dont les retombées financières dépassent l'entendement pour leurs concepteurs. Car c'est bien là l'objectif de toutes les idées qui fleurissent : l'argent. Non pas celui dépensé mais celui que ça peut rapporter. Les exploiteurs ne cherchent pas à préserver la planète mais bien, uniquement, l'humanité puisqu'elle est la source des croissances économiques. L'objectif des exploiteurs ne tient pas dans un changement de paradigme, une prise de conscience réelle, elle ne cherche pas la reconnaissance vitale que sans la vie de la Terre, la nôtre n'est plus rien.
Il faut préserver la croissance.
Aujourd'hui, des états sont en guerre, des gens meurent, des milliards sont dépensés, des destructions qui impactent la planète par des pollutions effroyables, des puits de pétrole, des usines chimiques, des marées noires, rien n'arrête les belligérants, celle en Ukraine n'est toujours pas finie et d'autres peuvent survenir. Les puissants, les gouvernants, les égos, rien ne les arrête. Trump a été élu, deux fois, un peuple met à sa tête un individu mentalement atteint, la plus grande puissance militaire alors que d'autres sont déjà assez armés pour réduire la planète à un désert irradié. Et il faudrait rester optimiste, croire en l'humain ? Les Américains devraient renverser Trump, le destituer, l'envoyer devant un tribunal. Et rien ne se passe, des gens le soutiennent encore. L'impact écologique des Américains est bien plus élevé que celui des Chinois et tout ce dont rêvent les Américains, c'est que leur pouvoir d'achat se maintienne. On ne parle pas du Bouthan, des îles Féroé, du Costa Rica mais des USA. "Le rêve américain." On sait tous que la quête du pétrole, la main-mise sur les exploitations, tout comme au Vénézuéla, c'est l'objectif suprême pour Trump et les "faucons". Pour Israël, et les extrémistes qui sont au pouvoir, c'est leur paranoïa qui est à la source de tout. Benyamin "Nettoimoitout" est un assassin et ceux qui me répliqueront qu'il ne faut pas oublier les assassinats orchestrés par le Hamas et le Hezbollah, je leur répondrai que depuis le temps que le conflit entre Israël et la Palestine dure, il est clair que les violences commises des deux côtés n'ont jamais été et ne seront jamais la voie vers une résolution. Je me souviens quand j'étais enfant que j'entendais parler des attentats et des périodes de guerre.
Rien ne changera jamais.
L'homme est un prédateur et le pouvoir rend fou.
Alors, oui, j'aurais aimé voir ce que l'humanité serait devenue si les jeunes de Woodstock avaient réussi à changer le monde.
Par
Thierry LEDRU
Le 05/04/2026
Les années Woodstock, la guerre du Vietnam, la contestation de cette frange anticapitaliste, la libération sexuelle, l'usage des drogues, le livre de Jerry Rubin "Do it", les mouvements de masse qui regroupaient toutes les couleurs de peau...
Et puis tout est parti à vau-l'au et un grand nombre des leaders (il ne devrait jamais y avoir de leaders) a fini trader, chef d'entreprise, capitaliste jusqu'au bout des ongles.
Et pourtant, il y avait moyen, là, de construire un autre monde. Ceux et celles qui y ont cru ont et n'ont pas supporté l'échec de ce mouvement ont bien souvent fini par overdose. J'en ai lu des bouquins là-dessus et c'est juste d'une tristesse infinie.
Et pourtant, ce chant, cette foi, cet amour, cette puissance de vie, ce lien entre humains, n'est-il pas ce qu'il y a de plus beau dans l'humanité ?
Et c'est bien à travers tous les échecs de ce type que je n'ai plus aucune confiance dans le moindre changement VOLONTAIRE de paradigme.
Hair est une comédie musicale rock de James Rado (en) et Gerome Ragni (en) (paroles) et de Galt MacDermot (musique) créée « off-Broadway », dans une cave de Greenwich village, en octobre 1967 puis jouée à Broadway au Public Theater à partir d'avril 1968 pendant quatre ans sans interruption[1]. Le New York Times en dit : « C'est enfin la première comédie musicale qui parle d'aujourd'hui. »[2]
Produit de la contre-culture hippie et de la révolution sexuelle des années 1960, certaines de ses chansons, inspirées de la théorie du New Age, sont devenues des hymnes des mouvements pacifistes contre la guerre du Viêt Nam. Une adaptation cinématographique est réalisée par Milos Forman en 1979.
Après une première exportation à Londres, la version française est créée à Paris au théâtre de la Porte-Saint-Martin le 30 mai 1969[3].
Elle rompt avec le spectacle traditionnel et révolutionne le genre[4].
Hair est remonté à Broadway en 2009[5] et à Paris en 2011.
Argument
Hair raconte l'histoire d'un groupe de hippies qui s'initient aux substances hallucinogènes et à la vie en communauté dans les rues de New York.
Claude Bukowski, jeune fermier dans l'Oklahoma, doit quitter son ranch pour combattre au Viêt Nam. Avant de se présenter aux services de l'armée, le futur soldat décide de visiter New-York. Il y rencontre un groupe de jeunes contestataires qui protestent contre la guerre au Vietnam, avec qui il participe à la révolution sexuelle et à la lutte contre la société conservatrice américaine[3].
Une comédie controversée
En 1969, l'adaptation française surprend le public par ses scènes dénudées[6] et provoque en décembre une protestation de l'Armée du salut, qui fait irruption dans la salle pour arrêter le spectacle[7],[8],[9]. Pourtant, le New York Times écrit que la version de Paris « est sans doute la meilleure, la plus hippie et la plus festive[10] ».
La même année, le gouvernement mexicain interdit la comédie musicale à la suite de la première représentation à Acapulco[11].
À Londres, les producteurs attendent un allègement des lois sur la censure pour ouvrir la comédie dans le West End[11].
En 2019, la chaine américaine NBC déprogramme une émission consacrée à la comédie musicale suggérant que celle-ci, en raison des thèmes abordés, n'est pas adaptée à une heure de grande écoute[12],[13].
Succès mondial
La comédie musicale se joue dans le monde entier à guichet fermé[6],[14]. Les producteurs comprennent vite que les préoccupations de la jeunesse de Tokyo ou de Berlin sont semblables à celles des jeunes américains. Le spectacle est un triomphe aux quatre coins du globe : São Paulo, Sydney, Hambourg, Amsterdam, Tel-Aviv, Londres et Belgrade[15].
Dès sa sortie, l'adaptation française connaît un immense succès[16]. Elle attire un million de spectateurs[17].
Par
Thierry LEDRU
Le 04/04/2026
Sur notre terrain, on a de nombreux murets en pierrres sèches, des anciennes constructions typiques des fermes. Notre maison, autrefois, était une grange. Comme en plus, je laisse de nombreux tas de bois morts pour les hérissons et autres animaux, pour leur hibernation, on commence à voir quelques animaux apparaître.
L'été dernier, c'était les mantes religieuses ou les couleuvres.
Aujourd'hui, alors qu'on travaillait au pied d'un muret, on a vu sortir ce magnifique lézard vert. Il faisait beau, plus ce pénible vent du nord qui nous a assommés pendant deux semaines, un plein soleil. Le lézard était à deux mètres de nous, comme s'il nous regardait travailler^^
Ce lézard est un indicateur important de la santé des écosystèmes. Sa présence témoigne d’un environnement sain et équilibré.




Le Lézard Vert à Tête Bleue : Le Secret Mieux Gardé de la Nature !
Un Lézard Pas Comme les Autres
Pourquoi le Lézard Vert à Tête Bleue Est-il si Fascinant ?
Comment Observer le Lézard Vert à Tête Bleue ?
Introduction
Vous pensez tout savoir sur les reptiles ? Détrompez-vous ! Le lézard vert à tête bleue est un animal qui va vous surprendre. Ce reptile, aussi mystérieux que fascinant, cache des secrets que peu de gens connaissent. Préparez-vous à plonger dans un monde où la nature révèle ses merveilles les plus cachées.
Un Lézard Pas Comme les Autres
Le lézard vert à tête bleue, connu scientifiquement sous le nom de Lacerta bilineata, est une espèce qui attire immédiatement l’attention grâce à ses couleurs vives et contrastées. Imaginez un corps vert éclatant surmonté d’une tête d’un bleu profond. Ce contraste saisissant n’est pas seulement esthétique, il joue un rôle crucial dans la survie de l’espèce.
Habitat et Répartition
Où peut-on trouver ce lézard extraordinaire ? Le lézard vert à tête bleue est principalement présent en Europe, notamment dans les régions méditerranéennes. Il affectionne les zones ensoleillées, les prairies, les forêts claires et les jardins. Si vous avez la chance de vivre dans ces régions, ouvrez l’œil, car vous pourriez bien croiser ce reptile étonnant lors de vos promenades.
Comportement et Mode de Vie
Le lézard vert à tête bleue est un animal diurne, ce qui signifie qu’il est actif pendant la journée. Il passe la majeure partie de son temps à se prélasser au soleil pour réguler sa température corporelle. Mais ne vous y trompez pas, ce lézard est aussi un chasseur redoutable. Il se nourrit principalement d’insectes, de petits invertébrés et parfois de fruits.
Reproduction et Cycle de Vie
La saison des amours est un moment crucial pour le lézard vert à tête bleue. Les mâles arborent des couleurs encore plus vives pour attirer les femelles. Après l’accouplement, la femelle pond ses œufs dans un endroit bien caché. Les petits lézards éclosent après quelques semaines et sont immédiatement autonomes. Ils doivent rapidement apprendre à se débrouiller seuls dans un environnement où les prédateurs ne manquent pas.
Menaces et Conservation
Comme beaucoup d’espèces, le lézard vert à tête bleue est menacé par la destruction de son habitat naturel. L’urbanisation, l’agriculture intensive et les pesticides sont autant de dangers qui pèsent sur cette espèce. Heureusement, des mesures de conservation sont mises en place pour protéger ce joyau de la biodiversité. La sensibilisation du public et la protection des habitats naturels sont essentielles pour assurer la survie de ce lézard unique.
Pourquoi le Lézard Vert à Tête Bleue Est-il si Fascinant ?
Ce qui rend le lézard vert à tête bleue si fascinant, c’est sa capacité à s’adapter et à survivre dans des environnements variés. Sa coloration unique n’est pas seulement un atout esthétique, elle joue un rôle crucial dans la communication et la reproduction. De plus, ce lézard est un indicateur important de la santé des écosystèmes. Sa présence témoigne d’un environnement sain et équilibré.
Comment Observer le Lézard Vert à Tête Bleue ?
Si vous souhaitez observer ce lézard dans son habitat naturel, il y a quelques astuces à connaître. Tout d’abord, soyez patient et discret. Le lézard vert à tête bleue est très sensible aux mouvements et aux bruits. Choisissez des moments de la journée où il est le plus actif, généralement le matin et en fin d’après-midi. Munissez-vous de jumelles pour ne pas le déranger et profitez du spectacle.
Conclusion
Le lézard vert à tête bleue est sans aucun doute l’un des reptiles les plus fascinants de notre planète. Sa beauté, son comportement et son rôle écologique en font un sujet d’étude passionnant. En apprenant à mieux connaître cet animal, nous pouvons mieux le protéger et préserver la richesse de notre biodiversité. Alors, la prochaine fois que vous vous promènerez dans la nature, ouvrez l’œil et laissez-vous émerveiller par ce joyau de la faune.