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Thierry LEDRU
Le 28/03/2026
Comme vous avez pu le constater, le blog a changé et je n'en suis pas responsable. Je n'avais aucunement envie de changer le graphisme, les couleurs, la mise en page etc...
C'est l'hébergeur qui m'a envoyé un message pour me dire que le "thème" que j'utilisais allait disparaître et que je devais en choisir un autre...
Bon, pourquoi changer quelque chose qui convient, je n'en sais rien. Cette mode du changement me déplaît fortement.
D'autant plus que je ne suis pas informaticien, que ça me saoule, que je n'aime pas passer des plombes à chercher comment faire ci, comment faire ça pour au final ne rien réussir.
Donc, je suis désolé pour ce changement soudain. Personnellement, je n'aime pas du tout cette présentation.
J'ai demandé aux personnes responsables du site d'hébergement de m'aider mais la dernière fois que j'ai eu besoin d'une intervention, je n'ai rien compris à leur réponse... C'est pénible, et même très pénible, ces gens très compétents dans leur domaine et qui pensent que quand un néophyte comme moi a besoin d'aide, on peut lui répondre avec des termes et des phrases incompréhensibles.
Je viens de passer une bonne partie de la matinée (qui du coup était une mauvaise partie) à essayer d'améliorer les choses mais sans succès.
A voir la semaine prochaine quand j'aurai eu une réponse (si tant est qu'elle soit compréhensible et applicable...)
Par
Thierry LEDRU
Le 27/03/2026
Je partage parce que j'aime les gens passionnés, habités par la détermination, la foi dans leur travail et parce qu'en plus, il s'agit des livres, de la littérature, de cette création des esprits qui sans les maisons d'édition ne pourrait être partagé.
En Ardèche, une maison indépendante entre artisanat du livre et pari sur les auteurs
https://actualitte.com/article/130174/edition/en-ardeche-une-maison-independante-entre-artisanat-du-livre-et-pari-sur-les-auteurs
Aux Vans, en Ardèche méridionale, LEAP | Les éditions au pluriel avance à rebours des logiques industrielles du livre. Peu de titres chaque année, un catalogue hétérogène, des paris éditoriaux, une imprimerie à l’origine de l’aventure, et un ancrage local qui ne se confond pas avec une ligne de terroir. La maison dirigée par Fabienne De Dyn s’est construite au fil des rencontres, des manuscrits inattendus et d’un rapport très concret à l’objet imprimé.
Publié le :
26/03/2026 à 12:06
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Fabienne De Dyn ne vient pas du sérail éditorial au sens classique. Son entrée dans le métier procède d’un désir ancien, longtemps différé, puis réactivé par une opportunité entrepreneuriale. « J’ai toujours eu une passion pour le livre et si j’avais pu choisir mes études, à l’époque j’aurais pu devenir prof en littérature, en lycée, ou à la fac. Voilà. C’est des rêves qui ne sont pas arrivés. »
De l’imprimerie à l’édition indépendante
Avant de créer sa propre structure, elle a travaillé dans des univers très différents, des mairies au privé, de la comptabilité à d’autres fonctions administratives. Puis, en 2014, la reprise d’une petite imprimerie lui ouvre enfin une porte vers ce qu’elle voulait faire depuis longtemps : « Quand j'ai la possibilité de reprendre une petite imprimerie, je me suis dit que c’était l’occasion de commencer ce boulot d’éditeur que j’avais touché auparavant en travaillant pour une autre maison d’édition, La Fontaine de Siloé. »
Cette reprise n’a pas seulement représenté un changement professionnel. Elle a constitué le point de départ d’une activité qui articule très étroitement indépendance, technique et goût du contact. « C’était à la fois l’envie d’être indépendante et de m’ancrer dans un univers qui me correspond : le papier, la création. Un travail très enrichissant, qui mêle le contact humain, une dimension créative forte, mais aussi un savoir-faire manuel et technique qui me plaît énormément. »
Dans cette configuration, la maison d’édition naît moins d’un « business plan » que d’une extension naturelle de l’atelier. Le premier livre ne sortira qu’en 2017, mais la logique est déjà là : faire du lieu de fabrication un espace de circulation des textes, des auteurs et des projets.
Une maison façonnée par l’atelier
La particularité de LEAP | Les éditions au pluriel tient d’abord à leur lien organique avec l’Atelier Pluriel. Cette proximité ne relève pas seulement de l’image, mais détermine une manière de penser le livre depuis sa matérialité, ses contraintes et ses possibilités. Connaissance des papiers, des finitions, des coûts, des limites de fabrication : pour Fabienne De Dyn, cette compétence change la relation au texte comme au projet éditorial.
L’atelier reçoit ainsi des particuliers venus avec des projets intimes, parfois destinés à rester dans un cercle familial ou amical. Il peut s’agir d’autobiographies, de témoignages ou de recueils personnels qui ne relèvent pas nécessairement du catalogue de la maison, mais qui bénéficient d’une véritable expertise.
« C’est un véritable travail d’édition, mais appliqué à des projets personnels, à plus petite échelle et avec une finalité différente. » Ce travail passe par la relecture, la mise en page, la présentation, parfois par un accompagnement plus substantiel sur le texte lui-même, afin d’éviter aux auteurs de se contenter d’un objet bricolé ou impersonnel.
Le point de départ d’une aventure
C’est aussi dans cet espace, à la frontière entre service, conseil et écoute, que surgissent certains livres publiés ensuite par la maison. Le premier titre édité est né de cette manière. Un homme arrive avec un classeur rempli de poèmes manuscrits, sans projet défini, sinon celui de ne pas laisser ces feuilles volantes se perdre. « Pendant des années, il avait accumulé des poèmes, sans vraiment savoir qu’en faire. Des feuilles volantes, éparses, qui risquaient de se perdre. Il voulait simplement leur donner une forme, en faire quelque chose. »
À mesure que les textes sont saisis à l’ordinateur, Fabienne De Dyn découvre une véritable qualité poétique. « On a découvert des textes d’une grande profondeur, d’une vraie beauté, avec une force poétique évidente - alors même que leur auteur menait une vie très précaire. Là, je me suis dit qu’on ne pouvait pas passer à côté : ces textes méritaient d’exister. »
Le livre ne fait plus partie du catalogue aujourd’hui, mais l’éditrice continue d’y voir un moment fondateur. « C’était un très beau livre qui a d’ailleurs bénéficié d’une préface de Hugues Aufray. C’est quand même un petit gage de qualité. »

Le coin Des livres dans notre atelier.
Des rencontres qui deviennent des livres
Cette manière d’éditer par rencontre, plutôt que par construction de collection en chambre, se retrouve dans d’autres histoires de la maison. Le cas de Rémy Belhomme est emblématique. Devenu l’un des auteurs importants du catalogue, il s’est d’abord présenté à l’atelier avec une vingtaine de pages « de La maman de casa, une autobiographie. Il m’a dit : “On m’a parlé de toi comme d’une grande lectrice, d’une éditrice — je viens avoir ton regard”. »
La réponse de Fabienne De Dyn : « Oui, c’est très bien que tu écrives. Il m’a dit : “Je peux continuer ?” Tu peux continuer, tu dois continuer. »
Le manuscrit reviendra deux ans plus tard, retravaillé, puis retravaillé encore avec l’éditrice. Sorti pendant le Covid, le livre n’a pas bénéficié de l’exposition qu’elle espérait. « Dans d’autres conditions, le livre aurait sans doute rencontré un écho plus large : nous aurions pu l’accompagner en salons, lui donner une visibilité que le contexte ne permettait pas. »
Cette remarque dit aussi quelque chose du modèle des petites maisons : un livre ne vit pas seulement par sa publication, mais par la possibilité d’être porté, défendu, montré, mis en circulation dans des salons, des rencontres, des librairies et des médias.
Une ligne ouverte, mais pas sans boussole
Le catalogue de la maison est large : romans, imaginaire, essais, cuisine, poésie, art et voyage, polar avec la collection Ultra Violet. « Au départ, on avance forcément à tâtons : on a des envies, des intuitions, sans toujours savoir où elles vont nous mener. Certains projets séduisent, mais on ignore s’ils trouveront leur public. Alors j’ai choisi d’explorer, d’ouvrir plusieurs pistes plutôt que de me limiter d’emblée. »
Certaines expériences restent ponctuelles. Une bande dessinée locale a été publiée à petit tirage, sans ambition de diffusion large. Un livre de cuisine, né lui aussi d’une rencontre, a au contraire trouvé son public, avec 800 exemplaires écoulés, ce qui représente un très bon résultat pour une petite structure. D’autres voies ont été refermées. C’est le cas de la poésie, non par désintérêt, mais faute de moyens suffisants pour entrer dans les bons réseaux de librairies et de festivals.
À l’inverse, la collection Ultra Violet est aujourd’hui clairement identifiée comme un axe fort. Son identité visuelle a été conçue par Florence Vandenbrouck, fille de l’éditrice et graphiste de la maison. Le choix du nom ? « Je ne voulais pas d’une collection “noire” », explique Fabienne De Dyn. « Ce n’est pas un univers qui me correspond. Alors on a cherché autre chose — quelque chose d’encore plus radical. Et on s’est dit : finalement, ce qui est plus noir que le noir, c’est l’ultraviolet. »
Et pourquoi les éditions « au pluriel » ? Le nom prolonge d’abord celui de l’atelier d’origine et reflète une structure aux activités multiples, tournée vers différentes manières d’accompagner les textes. Mais Fabienne De Dyn reconnaît ses limites, évoquant un nom difficile à mémoriser, d’où la mise en avant progressive du sigle LEAP. Au-delà de cette question d’identité, la maison se définit surtout par son approche humaine du métier, évoquant « les découvertes et les partages avec les auteurs » comme véritable cœur de son projet éditorial.

Florence Vandenbrouck et Fabienne de Dyn.
Une ruralité revendiquée, mais pas folklorisée
L’ancrage cévenol et ardéchois de la maison est réel. Il se traduit par la localisation, par la vie quotidienne de l’équipe - composée de Fabienne De Dyn et Florence Vandenbrouck, mais aussi de Stéphanie Geel, correctrice et traductrice, et d’Agnès Catet, commerciale - par les événements organisés sur place, par la relation avec les acteurs culturels des Vans.
Mais cet ancrage ne définit pas une ligne « locale » au sens où l’entendent beaucoup de petites structures régionales. Fabienne De Dyn insiste sur ce point : « J’aime profondément cette région, mais la maison n’a pas vocation à publier uniquement des auteurs locaux ni des textes ancrés dans le territoire. Ce n’est pas l’orientation que nous avons choisie. » Elle revendique néanmoins une implantation hors des centres culturels dominants, en valorisant ce que les territoires offrent de diversité et de liberté.
Malgré l'afflux massif de manuscrits, la sélection repose sur une lecture approfondie, loin des jugements expéditifs. Fabienne De Dyn se méfie des premières impressions : « Il y a des auteurs qui sont très mauvais en début, même des bons auteurs. Il faut 50 à 80 pages pour se rendre compte, et s’il y a quelque chose, on a envie de continuer. » La maison publie entre trois et huit titres par an. Ce rythme reste modeste, mais s'appuie uniquement sur des nouveautés.
Le nerf de la guerre : libraires, médias, temps long
Les livres sont accompagnés par la maison elle-même, avec le soutien d’une commerciale, mais Fabienne De Dyn juge cet accompagnement encore insuffisant. La place laissée aux petites structures dans les librairies s’est réduite, notamment sous l’effet des grands diffuseurs et de la multiplication d’ouvrages issus de l’autoédition, parfois déguisée.
Dans cette masse, une maison sérieuse doit d’abord convaincre de son sérieux. Une fois ce cap franchi, la relation peut devenir durable. « Dès qu’on a un libraire qui nous suit, ils nous suivent. Une fois qu’ils ont lu deux ou trois livres de la maison, là, c’est bon. On sait qu’on aura une place et ils vendent très bien. »
Même diagnostic pour les médias. Sans relais, le livre existe mal. Sans événement, il circule peu. « Pour exister, un livre a besoin de visibilité médiatique. Une simple mention à la radio peut suffire : immédiatement, les commandes suivent. » Les dédicaces, les festivals, les lectures, les salons demeurent par ailleurs des outils décisifs.
À la question de l’équilibre financier, Fabienne De Dyn répond sans détour qu’une petite maison ne se juge pas à l’année. « Une telle initiative se construit dans la durée : son équilibre ne se mesure pas à court terme, ni en quelques années, mais dans une vision de long cours. » Dans cette temporalité longue, l’atelier joue un rôle décisif pour le financement global de la structure.

Agnès Catet et l'auteur Frank Andriat.
Le salon comme vitrine, mais pas comme simple outil maison
L’autre grand chantier de LEAP | éditions au pluriel est le salon « Les livres & Les Vans », dont la troisième édition est annoncée du 24 février au 1er mars 2026. La manifestation est née d’un constat simple : malgré une forte demande culturelle locale, la région manque de salons généralistes hors des grandes villes. Les Vans, petite ville dotée de deux librairies, d’un bouquiniste, d’une médiathèque et d’un cinéma, offrait un terrain propice.
« Il y a un peu plus de 2500 habitants mais ça draine une population d’environ 15.000 habitants. » À partir de là, l’idée du salon s’impose comme une réponse à un manque, appuyée par la volonté de la municipalité et de la communauté de communes. « On s’est dit : nous sommes là, avec une maison d’édition, des librairies, un bouquiniste, et le soutien de la municipalité comme de la communauté de communes. Il fallait tenter. Et le succès a largement dépassé nos attentes. »
Aujourd’hui, l’événement occupe une place importante dans la vie de la maison. Il sert de vitrine, crée une échéance de publication, permet de mettre en avant certains auteurs, mais garde une vocation plus large, malgré l'absence de soutien au niveau régional.
Pour 2026, des animations ont été portées par différents acteurs culturels du village, et la présence annoncée de Laura Vazquez comme marraine, ainsi que celle d’invités comme Frank Andriat, Rémy Belhomme, Olivier Bertrand, Denis Infante, Gaëlle Perrin-Guillet ou Nelly Pons, marquent une montée en ambition.
Reste la contrainte majeure du lieu : faire venir jusqu’aux Vans. « Parce que c’est à deux heures de la première gare, du premier aéroport, de l’autoroute. » Mais l’éditrice le dit avec un sourire : ceux qui y viennent une fois reviennent.

Avec Laura Vasquez sur le stand des éditions au pluriel au Salon Les Livres & Les Vans.
Les livres du moment et la suite
Après le dernier salon, la maison a enchaîné plusieurs sorties marquantes. Fabienne De Dyn cite notamment Le musée de monsieur Marteau de Rémy Belhomme, qu’elle décrit comme « une farce électorale jubilatoire », L’Île aux fous de Jean-Marc Gibert, dans la collection Ultra Violet, ou encore Une vie sous le vent de Fabrice Sluys, roman d’aventure traversé par des questions d’insularité, d’écologie et de bifurcation intime.
Elle met aussi en avant Transhumance, un beau livre de photographies de Pierre Merle, accompagné de textes recueillis par Tassadite Favrie auprès de bergers.
Cette diversité résume assez bien la ligne de la maison : peu de titres, beaucoup de confiance dans les singularités, une attention constante à l’objet livre, et une capacité à accueillir des textes très différents dès lors qu’ils suscitent un véritable engagement.
À LIRE - Blitz et Blast ensemble pour reprendre le livre à l’extrême droite
Dans un paysage éditorial saturé, LEAP | Les éditions au pluriel avance sans recette ni accélération forcée. Ici, les livres prennent le temps de se faire - souvent à partir d’une voix, d’un texte, ou d’un classeur posé sur une table. Et c’est peut-être là que tout commence.

Quelques auteurs de la maison, en 2022.
Crédits photo : Anniversaire des 10 ans de LEAP | Les éditions au pluriel, avec Fabienne De Dyn et Florence Vandenbrouck
Par
Thierry LEDRU
Le 27/03/2026
Je commence par une ITW de l'ancien ministre de l'agriculture et ensuite un article dans les archives de l'INA.
A chacun d'en tirer ses conclusions.
"Ne reprochons pas aux politiques de ne rien faire" : Marc Fesneau réagit aux alertes de l'Anses sur le cadmium
Publié le 25/03/2026 22:34 Mis à jour le 25/03/2026 22:52
Temps de lecture : 5min - vidéo : 23min
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Article rédigé par franceinfo - Édité par l'agence 6Medias
France Télévisions
Sur le plateau de l'émission "Tout est politique", Marc Fesneau, président du groupe Modem à l'Assemblée nationale et ancien ministre de l'Agriculture, s'exprime sur la surexposition des Français au cadmium.
Ce texte correspond à la retranscription d'une partie de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour regarder l'entretien en intégralité.
Marc Fesneau, président du groupe Modem à l'Assemblée, a également été ministre de l'Agriculture entre 2022 et 2024. Face à Sonia Chironi et Nathalie Saint-Cricq, mercredi 25 mars, il réagit à l'alerte lancée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) sur une "imprégnation forte et croissante" des Français en cadmium(Nouvelle fenêtre), un métal lourd présent dans les sols et qu'on retrouve dans l'alimentation.
Sonia Chironi : Quand on mange tous les jours des pâtes, du pain, des céréales... Je crois que c'est le cas à peu près de tout le monde, on s'empoisonne au quotidien ? C'est un scandale de santé publique ?
Marc Fesneau : On ne veut pas dire que c'est à chaque fois un scandale de santé publique. Le sujet est posé depuis un certain temps, d'ailleurs on attendait des résultats de l'Anses. Je pense que ce qui est important, ce que vous avez dit d'une certaine façon, c'est qu'il faut se baser sur la science.
Le mieux, c'est qu'on laisse la science dire et qu'après, en fonction de ce que dit la science de l'exposition, du facteur de risque... qu'on prenne les décisions qui s'imposent. On savait que c'était un produit cancérogène, la question, c'était la dose, comme dans des tas de choses.
Le sujet principal, c'est que les engrais phosphatés, un certain nombre contiennent une teneur en cadmium qui est importante. On a besoin de phosphate pour faire pousser des plantes. C'est juste la dose de cadmium à l'intérieur du phosphate qu'il faut essayer de réduire. C'est là-dessus qu'il va falloir travailler, qu'on enlève du cadmium aux engrais phosphatés, ce qui va renchérir le coût quand même. C'est ça le sujet sur lequel il faut qu'on travaille.
Sonia Chironi : Mais en attendant, plus de la moitié de la population a un niveau supérieur aux limites ?
Marc Fesneau : Ne reprochons pas aux politiques de ne rien faire. L'important, c'est qu'on ait des données sur lesquelles on puisse se baser. Ce n'est pas pour perdre du temps. Le mieux, c'est que la science nous dise. Et qu'après, avec ce qu'on sait, ce que dit l'Anses, c'est l'utilité des autorités scientifiques.
Nathalie Saint-Cricq : Vous savez très bien qu'il y a des choses que la science a pu dire et qui n'ont pas été forcément suivies d'effets, parce qu'on disait soit qu'il n'y avait pas de substituts. Regardez pour le glyphosate...
Marc Fesneau : Si vous écoutez l'Anses et si vous écoutez l'Agence européenne, on dit que sur le glyphosate, justement, il n'y a pas les effets que certains, en particulier certains internautes (dénoncent)...
Nathalie Saint-Cricq : Mais dans certains cas, on nous dit également qu'il y a eu une surestimation en France pour protéger la population et que dans d'autres pays européens on est beaucoup plus laxistes.
Marc Fesneau : Mais ce n'est pas laxiste. Je ne peux pas remettre en cause une autorité sanitaire européenne parce que si je commence à dire je ne suis pas d'accord avec l'autorité sanitaire européenne, il y aura beau jeu de dire aussi je ne suis pas d'accord avec l'autorité sanitaire française. Ce sont les mêmes autorités sanitaires, enfin les mêmes. Ce sont dans les deux cas des scientifiques.
Nathalie Saint-Cricq : Vous comprenez que les Français, ou les gens, ou l'opinion, ou nous, soient inquiets en se disant, d'abord il faut attendre qu'il y ait une étude, deuxièmement qu'elle soit sérieuse, troisièmement qu'elle soit confirmée, quatrièmement qu'elle soit sûre, et ensuite après que ça passe à l'échelon européen. Comment faire quand on dit aussi que l'eau en bouteille est dangereuse, que l'eau filtrée est dangereuse, que l'eau du robinet est dangereuse...
Marc Fesneau : J'essaie de mettre un peu de rationalité dans ce monde. La rationalité, c'est quand même les faits. Et les faits, c'est la science. Je sais que la science, parfois, a besoin de démontrer, et c'est long de démontrer. La science, ce n'est pas les réseaux sociaux. La science, ce n'est pas le fil Twitter. La science a besoin de démontrer des choses. À partir de là, il faut avancer.
Nathalie Saint-Cricq : Le chlordécone, par exemple, ça a mis du temps.
Marc Fesneau : En vérité, la science l'avait dit. Ce sont des décisions politiques à l'époque, sous pression d'un certain nombre de gens, y compris des élus locaux, qui ont laissé faire. Alors que le chlordécone était déjà interdit dans un pays dont on dit qu'il est laxiste sur le sujet : les États-Unis.
Donc la question c'est une fois que la science dit des choses, l'objectif c'est de prendre les décisions puis de trouver une trajectoire. Parce qu'on ne peut pas sortir non plus du jour au lendemain. Donc après, c'est de trouver une trajectoire.
Le cadmium en 1982 : «Une chose certaine, on ne peut pas continuer comme ça»
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/alerte-cadmium-pollution-sante
Une nouvelle étude de l'Anses alerte sur une surexposition de la population française au cadmium, un métal toxique présent dans l'alimentation. Début juin 2025, des médecins libéraux avaient déjà alerté sur la contamination massive des Français au cadmium, notamment issu des engrais phosphatés. Cette prégnance dans notre environnement est une préoccupation ancienne.
Par Romane Laignel Sauvage - Publié le 12.06.2025 - Mis à jour le 25.03.2026
Alain Bombard sur la pollution de la mer Méditerranée par les métaux lourds - 1982 - 02:29 - vidéo
L'ACTU.
Dans une nouvelle expertise publiée le mardi 24 mars, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme une surexposition de la population française au cadmium dans l’alimentation. Dans son étude, l'Anses a évalué « l'ensemble des sources et voies d'exposition à ce métal tout au long de la vie ». Le cadmium est un métal lourd présent naturellement dans les sols et dont la présence peut être augmentée par l'activité de l'homme. l'étude souligne que « les données les plus récentes témoignent d'une situation préoccupante » et d'une « exposition diffuse touchant une grande variété d’aliments de notre quotidien ». L'alimentation représente 98% de l'imprégnation de la population. Parmi les aliments « les plus contributeurs » l'étude pointe les produits céréaliers : les céréales du petit-déjeuner, les viennoiseries ainsi que les gâteaux et biscuits sucrés. Mais le cadmium est aussi présent dans les pâtes, le riz ou encore les pommes de terre et certains légumes. L'Anses conseille de limiter ces produites et d'introduire plus de légumineuses dans les repas en substitution au blé.
LE CONTEXTE.
« L’État ne peut plus ignorer ce problème. » Début juin 2025, les Unions régionales de professionnels de santé-médecins libéraux (URPS) adressaient une lettre pour alerter l’exécutif sur la prégnance du cadmium, un métal lourd notamment issu de l’épandage d’engrais phosphatés, dans l'alimentation. « Une explosion de la contamination des jeunes enfants existe bel et bien, en rapport avec leur alimentation – en particulier les céréales, pains et dérivés et les pommes de terre et apparentés, qui sont des aliments de la vie courante », explique l'URPS.
Le collectif appelait à adapter l'alimentation, à soutenir l'agriculture biologique et à faciliter le dépistage de la contamination au cadmium. Et de conclure : « L’augmentation de la contamination au cadmium n’est pourtant pas une fatalité comme en atteste l’imprégnation des Américains qui a baissé régulièrement entre les années 1960 et 2020, grâce notamment à une meilleure gestion des boues d’épuration dans les sols agricoles. » Le 10 juin 2025, le ministre chargé de la Santé Yannick Neuder annonçait le remboursement des dépistages du cadmium « à l'automne en médecine de ville ».
En février 2026, un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) relevait déjà un « risque sanitaire » pour trois métaux dont le cadmium.
Le cadmium se trouve de manière naturelle dans l'environnement, mais sa présence est accrue par les activités humaines, en particulier par les rejets de certaines industries et l'utilisation d'engrais phosphatés en agriculture. C'est la raison pour laquelle il est aujourd'hui retrouvé en grande quantité dans l'eau et l'alimentation. L'exposition prolongée à ce métal peut induire une atteinte rénale, une fragilité osseuse, des effets sur l’appareil respiratoire, des troubles de la reproduction ainsi qu’un risque accru de cancer. Il a été classé par le Circ en 2012, cancérogène de groupe 1, c'est-à-dire cancérogène certain pour l’humain.
Les autres grandes causes de l'exposition à ce métal sont le tabagisme et certains secteurs professionnels comme les industries de la métallurgie du zinc ou de la production de pigments. L'intoxication au cadmium (par inhalation) est par ailleurs reconnue comme maladie professionnelle en France depuis 1973. À la télévision, les premières alertes concernant une prégnance toxique du cadmium dans l'environnement datent des années 1980.
LES ARCHIVES.
« Le grand problème, c'est de savoir comment va se terminer cette accumulation dans la chaîne alimentaire. En tout cas, il y a une chose certaine, on ne peut pas continuer comme ça. » 1982, dans l'émission scientifique « Planète bleue » s'intéressait aux risques alimentaires. Alain Bombard, médecin et homme politique brièvement secrétaire d'État à l'environnement en 1981, alertait sur les conséquences des rejets de métaux lourds comme le cadmium en mer Méditerranée. Ceux-ci étaient ensuite retrouvés dans les poissons de grande consommation.
Dans l'archive en tête d'article, il notait l'urgence à agir. « Notre travail à l'heure actuelle doit se centrer sur la diminution de la quantité de métaux lourds qui entre dans l'eau, dans le milieu où va se développer cette chaîne alimentaire. (...) Premièrement, arrêter l'injection de poison. Donc faire des stations d'épuration qui soient des stations d'épuration efficaces. Et ensuite, nettoyer, c'est-à-dire restituer les lieux. »
Au moment où Bombard s'exprime, les rejets de cadmium dans l’environnement et l’alimentation étaient déjà sous surveillance depuis plusieurs années. En 1976, Le Monde rapportait les conclusions d'une enquête sur les quantités de substances toxiques ingérées par les Français. Grâce aux données « analysées par l'ordinateur de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale », le Comité interministériel d'action pour la nature et l'environnement concluait à une alimentation peu polluée, les quantités moyennes ingérées de cadmium correspondant à moins de la moitié des « doses journalières acceptables » déterminées par la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Conclusion « rassurante ».
À peu près à la même époque, le journal rapportait des négociations européennes ayant pour vocation de « limiter la pollution des eaux », notamment par le cadmium. Quelques années plus tard, en 1983 on cherchait à dépolluer le Rhin où se trouvent de nombreux résidus de l'industrie, dont des métaux lourds comme le cadmium.
Des rejets sur le littoral
C'est d'abord cette pollution industrielle que la télévision montre. En 1988, un documentaire intitulé « Pitié pour la Méditerranée », dont un extrait est disponible ci-dessous, montrait les conséquences de la pollution au cadmium sur les fonds marins du proche littoral italien. Sur les images, un « désert » écologique : « Dans cette zone, il faut bien constater que le milieu a pratiquement cessé d'exister », détaillait un plongeur italien. À la place des prairies de posidonie, poumon de la Méditerranée, « le cadmium permet la prolifération de ces petites algues rousses typiques de la pollution industrielle ». Un enjeu méditerranéen qui n'est aujourd'hui pas entièrement réglé, en témoigne une enquête récente de Radio France sur une usine de Gabès en Tunisie.
Pollution de la Meditérranée au Cadmium
1988 - 02:28 - vidéo
Le responsable de cette pollution : les résidus industriels, comme le phosphogyspe notamment issu de la production de l'acide phosphorique et des engrais phosphatés. En 1989, France 3 Normandie alertait sur une pollution du genre dans l’estuaire de la Seine. Les usines havraises incriminées assuraient que l'impact sur l'écosystème était circonscrit à la zone de rejet et faire le nécessaire pour diminuer leur volume.
Présent, donc, en grande quantité dans les eaux à proximité de ces zones industrielles, le cadmium était ensuite retrouvé dans les produits pêchés. En août 1990, une nouvelle alerte concernait les huitres sauvages de l'estuaire de la Gironde, comme le dévoilait l’archive ci-dessous. Une pollution découverte en 1983 par les scientifiques de l'Ifremer : « Il s'agit d'une pollution par un métal industriel qui provient de la région du Lot, ce sont des mines qui produisent du zinc, et il y a un sous-produit de cette activité, ce métal le cadmium qui a été déversé dans l'eau de la Garonne et le Lot ». Le préfet envisageait de dynamiter les gisements naturels d'huitre « pour empêcher toute cueillette sauvage ».
Huîtres sauvages polluées dans l'estuaire de la Gironde
1990 - 02:05 - vidéo
Concernant la persistance de métaux lourds sur le littoral français, l'État assurait en 2019 : « La teneur en cadmium dans les mollusques, indicateurs quantitatifs de contamination du milieu marin, décroit globalement depuis les années 1980, du fait du durcissement des réglementations, voire de l’arrêt de certains de ses usages. Localement, l’estuaire de la Gironde et les pertuis charentais sont toutefois marqués par de fortes contaminations provenant d’anciens rejets industriels sur le bassin du Lot. »
Les engrais phosphatés
Désormais l'inquiétude porte sur les conséquences de l'utilisation d'engrais phosphatés. D'une part, leur fabrication peut impliquer de nouveaux rejets industriels toxiques, comme le montre l'enquête à Gabès de Radio France précédemment citée. D'autre part, ce fertilisant peut lui-même contenir du cadmium en grande quantité et passer dans les produits alimentaires qui font le quotidien des Français. Cet aspect apparait beaucoup plus tard dans les archives. Exemple en 2020, en Bretagne avec l'archive ci-dessous.
Etude sur les pommes de terre au cadmium
2020 - 02:14 - vidéo
Du cadmium était retrouvé dans des pommes de terre bretonnes. L'enquête de France 3 sur un petit échantillon de Bretons dévoilait une quantité plus importante que celle recommandée par l'ANSES de ce métal lourd chez 21 % des sondés. Le commentaire se montrait cependant rassurant : « Le seuil de toxicité du cadmium est de cinq microgrammes par gramme de créatinine, soit dix fois plus que la norme recommandée par l'ANSES. »
Une première étude de Santé publique France avait estimé l'imprégnation du cadmium dans la population française en 2006-2007, puis une seconde fois en 2014-2016. « Une sur-imprégnation était observée dans la population de l’étude Esteban par rapport aux autres pays européens et nord-américains. Les niveaux d’imprégnation par le cadmium en France en 2014-2016 en population générale chez les adultes étaient plus élevés par rapport aux niveaux en 2006-2007 », concluait Santé publique France. C'est notamment sur cette base que les médecins appellent aujourd'hui à une action de l'État.
"Comment s'organiser dans un monde instable ? "
Par
Thierry LEDRU
Le 25/03/2026
Si vous avez davantage de temps ^^
Pour ma part, quand j'écoute des vidéos, j'augmente la vitesse dans les paramètres ^^
183 964 vues 2 nov. 2025 ✪ Priorité aux membres le 2 novembre 2025 GÉOPOLITIQUE
L'humanité entre dans une phase chaotique. Un monde instable. Pour Olivier Hamant, le monde va radicalement changer dans les années à venir. Notre monde, basé sur un climat stable, va en grande partie s'effondrer. L'économie globalisée, reposant sur des infrastructures, des transports, ou des technologies ultra-performantes va être violemment percutée par un climat chaotique comme par l'effondrement du vivant. Pour Olivier Hamant, le paradigme de la performance va être remplacé par celui de la robustesse.
Interview réalisée par Maxime Thuillez à l'Académie du climat Montage : Michael Granier
Par
Thierry LEDRU
Le 25/03/2026
Encore une personne dont je regarde les publications car il a une vision très large de tous les problèmes inhérents à un futur incertain mais sa vision reste fondamentalement créatrice, compliquée dans les mises en forme mais positives dès lors qu'un mouvement de masse s'enclenche. Et à mon sens, tout le problème est là. Les résultats des écologistes aux municipales reflètent bien "l'intérêt" très modéré des Français envers l'écologie qui reste pour beaucoup une "écologie punitive" alors que c'est justement en niant l'écologie que l'humain se punit. Nous n'avons plus le choix et tous les retards qui seront pris compliqueront encore davantage la résolution des problèmes. Pour ma part, j'attends davantage des individus en tant que masse de citoyens que de l'ensemble de la sphère politique. Il vaut mieux cent mille "colibris" qui oeuvrent de leur mieux que cent "rapaces" qui gouvernent.
21 571 vues 14 mars 2026 #ecologie #climat #futur
Dans cet extrait publié sur la chaîne de la Ville de Grenoble, le biologiste Olivier Hamant, directeur de recherche à l’INRAE, chercheur à l’École normale supérieure de Lyon et directeur de l’Institut Michel-Serres, décrit à quoi pourrait ressembler le monde en 2040. Il évoque la fin possible de l’agriculture intensive, la montée de l’agroécologie, les technologies réparables, les low tech, l’économie circulaire et les biomatériaux. Inspiré par la robustesse du vivant, il explique pourquoi nos sociétés devront s’adapter à un monde plus instable et repenser énergie, technologie, santé et modes de vie.
52 306 vues 21 mars 2026 #environnement #ecologie #nature
Conférence de Olivier Hamant, biologiste et directeur de recherche à l’INRAE, à l’Académie du Climat. Il explique pourquoi réduire la crise écologique au CO2 est une erreur et comment certaines solutions aggravent biodiversité, pollution et ressources. Il défend une approche centrée sur le vivant, l’agroécologie et la robustesse pour répondre aux enjeux climat, écologie et transition. Une analyse forte sur le climat, la biodiversité, le carbone, les batteries et les limites des solutions technologiques.
Par
Thierry LEDRU
Le 23/03/2026
C'est important d'aller fouiller dans les archives quand on veut comprendre les réelles intentions de certains dirigeants de ce monde...Depuis le début du conflit Iran, Israël, USA, le pétrole a passé la barre des 100 dollars, une hausse tout aussi importante sur le gaz et je ne parle pas des sociétés d'armement. Maurel Prom, Exail technologies, Exosens, Dassault Aviation, Thalès, elles sont très nombreuses à avoir profité de la guerre.
"Profiter de la guerre", l'expression est monstrueuse mais on sait tous que c'est la réalité.
Je pourrais également parler de la vente à découvert, la fameuse "VADE" qui consiste à vendre un titre pour faire tomber sa valeur boursière et gagner à la baisse puis ensuite, quand une information positive tombe, profiter de ce cours boursier descendu très bas pour en racheter et enclencher la hausse. Des valeurs qui sont tombées bien en-dessous de leur valeur réelle, celle qui devrait refléter la bonne santé de l'entreprise, seront recherchées par les investisseurs.Tous les traders connaissent ce système. Je vous laisse imaginer les sommes stratosphériques que les financiers les plus proches de Donald viennent d'encaisser. Ces gens n'ont strictement aucune morale. Et ils sont au pouvoir. Et comme les "citoyens" leur ont donné tous pouvoirs, ils s'assoient sur les règles et s'enrichissent. Et les citoyens se réjouissent de vivre en "démocratie". LOL ^^ Est-ce qu'on a une idée du nombre de morts dans le conflit en cours ? Non, personne. Et les milliardaires comptent leurs sous.
Trump se vante dans Oval Office que ses amis milliardaires ont fait un meurtre dans les actions après qu'il a tiré le bouchon sur les droits de douane
Mary Papenfuss à San Francisco
Vendredi 11 avril 2025 11:00 BST
https://www.independent.co.uk/news/world/americas/us-politics/trump-billionaire-profits-dropped-tariffs-b2731386.html
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Trump se vante de faire courir des pilotes que l'ami Charles Schwab a gagné $2bn du chaos boursier

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Le président Donald Trump a joyeusement raconté combien d'argent ses amis milliardaires ont gagné sur le marché boursier après qu'il a soudainement suspendu la plupart de ses droits de douane mondiaux.
Les actions ont zoomé mercredi après que Trump a tiré le bouchon sur les tarifs.
« C’EST UN EXCELLENT MOMENT POUR ACHETER !!! » Il a exhorté à Truth Social peu de temps après l'ouverture du marché et avant de suspendre les prélèvements pendant 90 jours seulement quatre heures plus tard.
Les actions ont bondi de plus de 7% mercredi dans les minutes qui ont suivi son annonce suspendant le tarif pendant 90 jours. Le marché a finalement clôturé plus de 9% de plus.
Au bureau ovale de la Maison Blanche ce jour-là, Trump a pointé du doigt une paire de visiteurs milliardaires.
« Il a gagné $2,5 milliards, et il a gagné $900 millions! Ce n’est pas mal ! » Trump a déclaré, pointant vers l'investisseur financier Charles Schwab, puis le propriétaire de l'équipe NASCAR, Roger Penske. Les hommes faisaient partie d'un contingent d'invités en visite de notables de course.
Schwab est estimé à $12,9 milliards et Penske $5,6 milliards.
Bloomberg a rapporté que mercredi était le « meilleur jour de tous les temps » pour les milliardaires alors que les personnes les plus riches du monde ratissaient $304 milliards alors que les marchés remontaient en puissance.
Les mannes de mercredi ont déclenché des accusations de manipulation du marché et même de délit d’initié, alors que les critiques de Trump accusaient le président de faire basculer ses amis bien talonnés pour acheter, sachant qu’une suspension des tarifs sur sa commande stimulerait les cours des actions.
Le démocrate de Californie Adam Schiff demande une enquête du Congrès.
Le sénateur démocrate de l’Arizona, Ruben Gallego, s’est joint à Schiff pour signer une lettre envoyée à la Maison Blanche jeudi matin pour « demander une enquête urgente sur la question de savoir si le président Trump, sa famille ou d’autres membres de l’administration se sont livrés à des transactions d’initiés ou à d’autres transactions financières illégales » avec une connaissance approfondie des informations non publiques sur le changement de politique tarifaire.
Un porte-parole de la Maison Blanche a accusé les démocrates de jouer à des «jeux partisans» après des appels à une enquête.
Par
Thierry LEDRU
Le 22/03/2026
La résonance, ce n’est pas fusionner avec la nature.
C’est cesser de se croire séparé d’elle.
Depuis combien de temps l'humanité s'est-elle fourvoyée ? Depuis combien de temps considère-t-elle la nature comme un espace à exploiter, à contrôler, à transformer, à comprendre non pas pour la protéger mais pour l'assujettir.
Je sais que je me suis déjà posé la question, que j'ai déjà écrit là-dessus mais je ne sais plus quand ni encore moins le titre de l'article. C'est déprimant d'ailleurs de voir que je me pose sempiternellement les mêmes questions au regard des mêmes constats.
Rien ne change.
Le ministère de l'écologie est une aberration, parler d'environnement est une absurdité, classifier les espèces selon leur côté utile ou nuisible est une abomination. La nature ne nous entoure pas, nous sommes aussi de la nature et c'est parce que nous nous sommes extraits de ce "Réel" que nous considérons notre "réalité" comme juste. Non, notre réalité est une fausse route.
Le ministère de l'écologie, de la nature, de la transition écologique ou n'importe quel autre nom qu'on donne à cette entité ne sera jamais que la continuité d'une démarche spirituelle obsolète mais que les gouvernants et une bonne partie de l'humanité s'acharnent à péréniser. Il ne s'agit pas de chercher à fusionner avec la nature mais de prendre conscience que, fondamentalement, nous ne pouvons pas être séparés d'elle. Et c'est parce que, intellectuellement, nous nous sommes persuadés que nous lui étions supérieurs que nous nous condamnons en même temps qu'elle.
LE DESERT DES BARBARES
Extrait
« Nous sommes la Terre et la Terre est ce que nous sommes, reprit Tim, avec une voix déterminée, une intonation appuyée.
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Tant qu’il y a aura l’idée d’un ministère de l’environnement, quel que soit son nom, c’est que les humains n’auront toujours rien compris. Il n’y a pas nous d’un côté et la Terre de l’autre. Il y a nous, Terre et humains, dans une même entité, englobée par la galaxie, elle-même englobée par l’univers. Et tout ça forme un tout. Les humains exploitent la Terre sans aucune modération parce que les humains s’exploitent eux-mêmes sans aucune modération depuis des siècles mais maintenant la dégradation spirituelle des humains a des effets sur la vie spirituelle de la Terre.
- La vie spirituelle de la Terre ? reprit Francis, dubitatif.
- Je t’ai dit il y a quelques temps que mes travaux personnels n’entrent pas dans la logique cartésienne et dans l’esprit formaté des humains. Je suis au-delà. Est-ce que tu veux vraiment que je continue ?
- Oui, je t’écoute, désolé, je ne t’interromps plus.
- La Terre est un être vivant, les anciens grecs l’appelaient Gaïa. Elle est dotée d’ondes, des vibrations, une fréquence électromagnétique, imagine des vagues qui enveloppent la planète, des vagues de pulsations, on ne les voit pas mais on sait les enregistrer, c’est ça la résonance de Schumann dont je t’avais parlé. C’est le nom du scientifique qui les a identifiées et ça date des années 1960. »
Tim était parti dans son univers, Francis le sentait, un débit mesuré mais une voix affirmée, un esprit délié, une parfaite connaissance de son sujet. Il émanait de lui un plaisir évident, une forme de joie profonde qui le transformait et le rendait passionnant. Il rappelait à Francis un professeur d’université qu’il avait beaucoup apprécié.
« La Terre émet des ondes et notre cerveau entre en résonance avec ces ondes. Les humains sont des antennes cosmo-telluriques. Les animaux également et les plantes. Tout ce qui est animé par la vie. Nous sommes tous dans un état de perception des phénomènes électromagnétiques de la Terre. Le cerveau, lorsqu’il est en mode d’ondes alpha, est particulièrement réceptif. Pendant la méditation par exemple. Ou dans l’usage de drogues pour d’autres, le LSD particulièrement, quand on sait s’en servir, bien évidemment. Tout ça se passe dans l’ionosphère et bien que l'existence de la résonance de Schumann soit un fait scientifique établi, il y a très peu de scientifiques qui sont conscients de l'importance de cette fréquence mais ça n’a rien d’étonnant. Le développement de cette connaissance balayerait une bonne partie de l’industrie pharmaceutique. C’est toujours pareil. On ne trouve que ce qu’on cherche et pas grand-monde n’explore cet espace parce que financièrement, ça ne serait pas rentable et ça contesterait très fortement l’hégémonie de la médecine allopathique. Ces découvertes ont été reprises par d’autres scientifiques en 1979. Tu imagines le temps perdu. Et ça n’est pas parce que ça ne tenait pas debout mais uniquement parce qu’il n’y a pas de subventions pour des études qui ne rapporteraient pas dix fois ce qu’elles ont coûté.
- Et donc, toi, tu as repris tout ça ?
- Oui, mais sans en parler. Je profite de mon job. Le gouvernement met à ma disposition tout ce que je demande. Je leur file ce qui les intéresse et je garde le reste.
- Bon, et c’est quoi le problème avec cette résonance ?
- Tu as entendu parler des orages dernièrement ?
- Oui et j’en ai même connu certains, des phénomènes surpuissants.
- Pas grand-chose puisque tu es toujours en vie.
- Ah, oui, d’accord. Et donc ?
- Depuis plusieurs mois la recrudescence des orages et leur ampleur est reconnue par tous les organismes chargés de les enregistrer. Partout sur la planète et plus étrange encore à des périodes inhabituelles. L’ionosphère se charge de l’énergie propagée par les éclairs. Le niveau vibratoire s’amplifie. La résonance n’est plus de 7,83 hertz mais aux environs de 30. Les scientifiques qui bossent là-dessus ont des explications rationnelles. Moi, j’en ai une autre. Mais il faut que je t’explique en détail le phénomène pour que tu comprennes bien mon hypothèse.
- Ah, parce que là, tu n’as pas encore expliqué ?
- T’es un marrant. J’ai à peine commencé. Tu crois peut-être que je vais te résumer dix ans de mes recherches en trois phrases ?
- Ouais, évidemment. Vas-y, je t’écoute. »
Par
Thierry LEDRU
Le 22/03/2026
Inutile de présenter Jean-Marc Jancovici.
Cyrus Farhangi est moins connu du grand public.
Pour ma part, je lis attentivement tout ce qu'il publie. Tout comme le fait JM Jancovici.
La qualité, ça se partage.
Jean-Marc Jancovici
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"Le nerf de la guerre n’est pas comme on le dit parfois abstraitement de contrôler le détroit d’Ormuz — mais bien d’assurer la sécurité de navigation le long d’un rail de plus de 1500 kilomètres de long, et dans une zone maritime de plus de 200 000 kilomètres carrés, jamais située à plus de 100 kilomètres de la menace."
Un extrait instructif parmi d'autres de cet article de Stéphane Audrand, permettant de comprendre la difficulté à securiser le trafic maritime dans le Golfe persique. Difficulté géographique mais également militaire, l'article faisant le tour des nombreux avantages asymétriques de l'Iran, avant de conclure sur les leviers d'action pour sécuriser à nouveau le trafic.
https://legrandcontinent.eu/.../17/tactique-bataille-ormuz/ (cliquer sur le lien)