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Thierry LEDRU
Le 10/03/2026
Des journalistes en danger quand ils essaient d'alerter et donc de nous protéger.
«Je ne pensais pas que le sujet de mes articles pouvait m’attirer des problèmes» : la journaliste experte des PFAS Stéphane Horel cible de pressions
https://vert.eco/articles/je-ne-pensais-pas-que-le-sujet-de-mes-articles-pouvait-mattirer-des-problemes-la-journaliste-experte-des-pfas-stephane-horel-cible-de-pressions
PFAS aux faits. La journaliste d’investigation, qui coordonne des enquêtes internationales sur le scandale sanitaire des «polluants éternels», a été la cible de vols et de tentatives d’effraction de son domicile. Dans cet entretien à Vert, elle revient sur ces événements et sur la spécificité de son travail sur les PFAS.
10/03/2026
Par Mathilde Picard
À l’origine de nombreuses révélations sur les scandales de pollutions chimiques, Stéphane Horel est journaliste au Monde depuis 2018. Ciblée par des intimidations depuis 2023, elle a porté plainte mi-février aux côtés de son média pour «entrave à la liberté d’expression, atteinte à l’intimité de la vie privée, tentative de violation de domicile, vol et détérioration de biens privés».
Reporters sans frontières lui a apporté son soutien et affirme que si les faits sont avérés et organisés par une seule personne, «ce serait une atteinte très grave à la liberté de la presse et au droit des citoyen·nes à avoir accès à de l’information d’intérêt général». L’ONG rappelle que «de telles méthodes qui relèvent de moyens criminels sont rares en France, mais existent bien, comme l’ont montré les pressions exercées sur le média Fakir».
Quels évènements ont mené à la plainte contre X que vous avez déposée aux côtés du Monde ?
J’ai coordonné le Forever pollution project, une enquête transfrontalière qui a révélé l’ampleur de la contamination aux PFAS. Elle a donné lieu à une carte des zones les plus polluées en Europe. Dans la continuité, nous avons lancé le Forever lobbying project, une investigation collective sur le lobbying de l’industrie afin d’empêcher l’interdiction de ces substances dans la réglementation. J’ai rassemblé une équipe de 46 personnes pour mener ces enquêtes. C’est un projet collaboratif et je me sens responsable de la sécurité de mes collègues et de notre travail.
Or, le 3 janvier 2025, à dix jours de la publication du Forever lobbying project, j’étais chez moi et j’ai entendu un bruit métallique à l’extérieur de mon appartement. Peu après, je suis sortie sur mon palier et j’ai vu une marque autour de la serrure, la peinture était abîmée et le cylindre enfoncé. J’étais quasi seule dans l’immeuble, j’ai vérifié toutes les serrures de mes voisins : aucune autre n’avait été abîmée. J’en ai parlé avec les collègues avec qui je bosse sur le projet. Ils m’ont fait remarquer que c’était la troisième fois cette année que j’avais «un problème avec ma porte».

Stéphane Horel coordonne une enquête transfrontalière sur les PFAS, ces polluants toxiques pour la santé et ultra-persistants dans l’environnement. © Lisa Drian/Vert
Je me suis souvenue qu’en mai 2024, le lendemain de mon arrivée à une conférence de journalisme d’investigation à côté de Bruxelles, mes voisins m’avaient prévenue que ma serrure avait été cassée. Quelques mois plus tard, j’intervenais dans une autre conférence à Bologne : même scénario, ma serrure était de nouveau abîmée. J’ai compris que ces deux incidents étaient arrivés à des moments où mon absence était connue publiquement.
«Sur la question de la pollution aux PFAS, les enjeux économiques sont colossaux.»
Le vol de mon sac à dos dans un bar en juillet 2024 était-il un hasard ? En juin dernier, je me suis aussi fait voler mon téléphone à la terrasse d’un café, dans des circonstances un peu bizarres. Je ne m’étais jamais retrouvée dans des commissariats, et là j’y suis allée quatre fois en 18 mois, dans une période où je travaillais uniquement sur les PFAS. Le 3 septembre dernier, un homme m’a suivie en vélo jusqu’à l’endroit où je m’étais garée, au pied des locaux du Monde. Il a uniquement volé ma sacoche et ne s’en est pris à aucun autre vélo autour. Nous avons donc porté plainte avec Le Monde. Heureusement, aucun collègue ou chercheur du projet collaboratif n’a vécu ce même type d’incident.
Travailler sur les questions environnementales est-il devenu risqué pour les journalistes ?
Je ne pensais pas que le sujet de mes articles pouvait m’attirer des problèmes. J’ai des collègues qui travaillent sur des oligarques et des trafiquants de drogue au quotidien… Je n’envisageais pas que mes enquêtes pouvaient être aussi sensibles par rapport aux leurs. Je me suis dit que, peut-être, les gens visés par nos enquêtes voulaient savoir ce qu’on allait révéler, et qu’après la publication de nos articles on allait me laisser en paix. Mais ça n’a pas été le cas.
© Lisa Drian/Vert
En dehors de l’Europe, les journalistes les plus ciblés par des menaces et des assassinats, ce sont ceux qui travaillent sur l’environnement. Est-ce que ça devient aussi problématique en France ? Sur la question de la pollution aux PFAS, les enjeux économiques sont colossaux, on parle de dizaines ou centaines de milliards d’euros. Sans compter que, sur les questions environnementales, des personnes qui ont d’autres rôles dans la société subissent également des intimidations gravissimes. C’est le cas de Claire Nouvian, directrice de l’ONG Bloom, qui lutte pour une meilleure réglementation de l’industrie de la pêche et pour la protection des océans.
Ces intimidations ont-elles changé votre quotidien de journaliste ?
Il y a des périodes où j’étais aux aguets, mais on ne peut pas l’être tout le temps. Maintenant, je me demande beaucoup plus ce qui, dans mon travail, peut susciter ce genre d’évènements. Je ne bosse que sur les PFAS depuis 2022. Est-ce qu’il s’agit d’intimidations, ou de personnes qui voulaient se renseigner sur ce que nous allions publier ? Impossible de savoir, on peut seulement émettre des hypothèses.
Comment en êtes-vous venu à travailler sur les PFAS, ces polluants persistants toxiques ?
Les PFAS, c’est mon obsession journalistique, ça fait partie des sujets qui te percutent. C’est un sujet total qui recoupe toutes les problématiques liées à la pollution. Cela révèle les manquements de nos gouvernements, qui n’ont pas instauré de règles adéquates pour protéger la population.
«Rendre visible l’invisible.»
En enquêtant sur ces substances, j’ai découvert le concept du state-facilitated corporate crime : ce sont les dommages industriels facilités par l’État. Ce ne sont pas les entreprises les méchantes de l’histoire, et les pouvoirs publics les victimes : les normes sont coconstruites avec les pouvoirs publics, donc il y a une véritable absence de curiosité de leur part sur ce qu’il se passe à l’intérieur des usines. On compromet notre santé pour une molécule qui sert à protéger la moquette. Aujourd’hui, les bébés naissent pré-pollués, on a tous des PFAS dans le sang – et les enfants dans une proportion bien plus importante.
Comment faire pour informer sur une pollution d’une telle ampleur et aux conséquences si graves sans se décourager ni accabler le public ?
Il faut une énergie joyeuse pour travailler sur des sujets comme ça. Avoir de l’humour peut apporter de nouvelles idées, une perspective neuve sur les problèmes. Il y a une quinzaine de jours, lors d’une réunion pour préparer un voyage à Bruxelles, où certains d’entre nous ont suivi des «habitants de la pollution» [qui vivent dans des zones hautement contaminées, NDLR], j’ai fait une blague en disant : «I am a PFAS hotspot» [«Je suis une zone de haute contamination aux PFAS»], et ça a fini sur des autocollants qu’ils ont distribués pendant leurs rendez-vous.
C’était une blague qui attrapait quelque chose de très réel : une des femmes italiennes que j’ai rencontrées a plus de 100 nanogrammes par millilitre (µg/l/ml) de PFAS dans le sang. Les Académies nationales des sciences, de l’ingénierie et de médecine américaines estiment que les patients présentant une concentration supérieure à 20 ng/ml devraient subir une série d’examens pour prévenir des effets importants sur la santé. Elle a eu un cancer du sein. L’humour permet de vulgariser ces sujets-là parce que, quand on parle de polluants, on doit rendre visible l’invisible. Et on peut avoir de la fantaisie tout en étant très carré.
«On n’a pas encore pris la mesure du problème.»
Le journalisme cross-border [transfrontalier, en collaboration avec des enquêteur·ices de différents pays, NDLR] crée aussi un espace de liberté énorme pour développer les sujets environnementaux. Il permet de sortir l’investigation des scandales politico-financiers sur lesquels elle se concentrait traditionnellement, et de féminiser la profession.
Par
Thierry LEDRU
Le 10/03/2026
C'est une nouveauté : le bombardement de datacenters.
Le cloud héberge des services financiers, des systèmes de santé, des communications d’État et des données industrielles critiques, quels critères géopolitiques doivent guider le choix d’une région d’hébergement ? Les Émirats arabes unis sont devenus ces dernières années une destination prisée pour les grandes infrastructures numériques, attirées par une fiscalité avantageuse, une connectivité dense et une stabilité perçue comme solide.
La nuit du 1er mars a mis un sérieux bémol à cette perception.
C'est le système informatique qui est visé et on sait tous l'importance considérable de cette technologie.
Guerre en Iran : les datacenters américains dans le viseur
En ciblant les datacenters d’AWS au Moyen-Orient, l’Iran désigne les infrastructures numériques comme des cibles de guerre.
Par Philippe Leroy, Le 6 mars 2026, 17h18
3 min
Des drones iraniens ont frappé délibérément cette semaine les data centers d’AWS aux Émirats arabes unis et à Bahreïn. Selon le Financial Times (FT), c’est la première fois qu’une opération militaire prend pour cible les infrastructures d’une entreprise technologique américaine de premier plan.
L’agence Fars News, proche des Gardiens de la révolution islamique, a revendiqué ce jeudi des frappes contre des installations d’Amazon et de Microsoft dans la région. Si Microsoft a démenti tout incident opérationnel, AWS a confirmé que deux de ses sites aux Émirats avaient été « directement touchés » par des drones, mettant hors service deux de ses trois zones de disponibilité régionales.
Un data center en Bahreïn a également été atteint lors d’une attaque à proximité. AWS a conseillé à ses clients de migrer leurs données vers d’autres régions, reconnaissant que « l’environnement opérationnel au Moyen-Orient reste imprévisible ».
Des cibles difficiles à défendre
Les data centers présentent des caractéristiques qui en font des cibles vulnérables : des groupes électrogènes diesel, des turbines à gaz, et surtout d’imposants systèmes de refroidissement. « Ce sont des installations tentaculaires, et si vous mettez hors service les refroidisseurs, vous pouvez les mettre entièrement hors ligne », explique au FT Sam Winter-Levy, chercheur à la Carnegie Endowment for International Peace.
Lire aussi : OpenAI se raccroche à AWS pour avancer sur l'agentique
Matt Pearl, du think-tank américain CSIS, résume la logique de ces offensvives : « Les Iraniens voient les data centers comme une composante du conflit. C’est une façon d’avoir un impact réel dans la région. »
L’eldorado de l’IA du Golfe remis en question ?
Les conséquences de ces frappes dépassent largement le cadre militaire. Le Golfe avait misé sur son image de havre de stabilité pour attirer des investissements colossaux dans l’intelligence artificielle. L’Arabie saoudite, via son entité Humain, et les Émirats arabes unis, via G42, ont engagé des milliards aux côtés de Nvidia, Amazon et Microsoft pour construire de vastes clusters de data centers.
Abu Dhabi accueille également l’un des gigantesques projets « Stargate « d’OpenAI. Le mois dernier encore, Microsoft annonçait l’ouverture prochaine d’un nouveau centre Azure en Arabie saoudite.
« Ces frappes pourraient fondamentalement changer le calcul de risque pour les investisseurs privés, les assureurs et les entreprises technologiques elles-mêmes », avertit Jessica Brandt, du Council on Foreign Relations. « Le Golfe s’était vendu comme une alternative sûre à d’autres marchés. Cet argument vient de perdre de sa force. »
Un avertissement mondial
Au-delà des capitaux, c’est le recrutement de personnel d’ingénierie et de construction qui pourrait pâtir du nouveau climat d’insécurité, selon un vétéran américain de l’industrie tech installé dans la région, cité par le FT. Il compare le projet « Stargate » aux usines de fabrication de puces d’Intel en Israël, protégées par l’armée et entourées de défenses anti-aériennes : « Il faut intégrer la protection dès le départ, c’est incontournable pour un projet de cette envergure. »
Reste que l'attaque soulève une question qui dépasse le seul Moyen-Orient. « C'est un avant-goût de ce qui va venir, et ces types d'attaques ne se limiteront pas à cette région », prévient Winter-Levy. À l'heure où les infrastructures numériques deviennent le nerf de la guerre économique et technologique mondiale, leur protection physique s'impose désormais comme un enjeu de souveraineté à part entière.
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Thierry LEDRU
Le 08/03/2026
Je tente de suivre les événements au Moyen-Orient. Non pas avec BFMTV ou TF1 mais sur les pages de personnes que je suis depuis longtemps et que j'ai toujours trouvé pertinentes, informées, objectives. Le détroit d'Ormuz, l'approvisionnement en pétrole (bien que 80 % du pétrole passant par Ormuz part vers l'Asie), on est dans une problématique explosive au regard de la hausse des cours du pétrole et par conséquent d'un retour violent de l'inflation. Et donc d'un impact majeur sur les économies occidentales. On sait tous que les marchands vont répercuter les coûts sur les consommateurs. La durée du conflit va être déterminante pour la suite. J'ai déjà parlé ici des risques systémiques, inflation, économie, finance, dette, banqueroute, effondrement du commerce mondial. Encore une fois, les puissants affûtent la lame du rasoir.
Nous tous, on regarde, on observe, on cherche à comprendre, à anticiper, à notre humble niveau.
Depuis une semaine, avec le beau temps, on a pu reprendre les activités dans le potager.
On sait à quel point, c'est une situation de privilégiés.
Là-bas, ils comptent les morts.
Cyrus Farhangi
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Contrairement à ce que j'imaginais intuitivement au départ, l'Iran aurait en fait la capacité, par ses drones pas chers et ses mines maritimes, de bloquer le Détroit d'Ormuz pendant "des mois".
Ce n'est évidemment pas le seul risque d'enlisement de ce conflit, mais ce serait un choc de grande ampleur sur l'économie mondiale et la sécurité alimentaire (le pétrole-gaz est déjà critique pour l'approvisionnement alimentaire, mais par le détroit d'Ormuz transite également un tiers du commerce mondial d'engrais azotés).
L'Iran est un important fabricant de drones et dispose d’une capacité industrielle permettant d’en produire environ 10 000/mois, selon le Centre for Information Resilience, groupe de recherche financé par le ministère britannique des Affaires étrangères.
« L’Iran ne va pas céder facilement ni rapidement ; il dispose des moyens de rendre dangereuse la circulation commerciale dans le détroit d’Ormuz », déclare à Reuters Bob McNally, président du cabinet Rapidan Energy Group.
« Les États-Unis donnent la priorité aux attaques contre les munitions, les bases et les installations iraniennes qui menacent le détroit. Mais il suffit à l’Iran de montrer qu’il peut frapper quelques pétroliers, et l’inquiétude fera le reste : les navires n’oseront tout simplement plus passer ».
La dernière génération de drones Shahed-136 possède une portée de 700 à 1 000 kilomètres, suffisante pour atteindre n’importe quel point de la côte sud du Golfe, selon Farzin Nadimi, chercheur au Washington Institute.
Ces drones parviennent à pénétrer les systèmes de défense aérienne des États du Golfe : 65 d’entre eux sont entrés aux Émirats arabes unis depuis le début du conflit.
Ils ont frappé des centres de données d’Amazon, l’aéroport international de Dubaï et un hôtel Fairmont. Bahreïn a subi des dommages matériels sur des infrastructures, une base navale américaine et une tour comprenant un hôtel et des appartements.
Des négociants pétroliers se préparent à de nouvelles hausses des prix.
« Je suis très inquiet : ce risque est actuellement sous-évalué sur les marchés pétroliers », a déclaré un cadre dirigeant de Vitol, société mondiale de négoce de matières premières. « La théorie dominante est que l’Iran utilise d’abord des missiles et des drones plus anciens pour épuiser les défenses aériennes. Si c’est le cas, leur véritable riposte n’a pas encore vraiment commencé. »
Si les missiles et les drones venaient à manquer, l’Iran pourrait déployer des mines marines. Téhéran disposerait d’un stock de 5 000 à 6 000 mines de ce type, selon Dryad Global, société spécialisée dans l’analyse des risques maritimes.
« Si des mines marines sont posées, il faudra beaucoup de temps pour s’en débarrasser », a déclaré Cormac McCarry, directeur chez Control Risks spécialisé dans le renseignement maritime et les services de sécurité. « C’est à ce moment-là que l’on pourrait parler de plusieurs mois de perturbations. »
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Thierry LEDRU
Le 07/03/2026
Il y a bien longtemps déjà que je rêve des personnages de mes romans. Je les vois dans les situations déjà écrites.
Je me souviens particulièrement de Luc, dans "NOIRCEUR DES CIMES", il allait mourir de froid, il m'a appelé, il fallait que je le sauve.
La nuit dernière, j'ai eu une nouvelle visite.
Martha, petite fille, dans " TERRE DES HOMMES" est venue pour me dire que j'avais oublié de lui rapporter ses vêtements restés dans la maison de ses parents, qu'elle n'avait rien pour se changer et qu'il fallait que j'y remédie.
J'ai ressenti une certaine honte de l'avoir laissée aussi démunie.
Ce soir, je vais rectifier cet oubli.
Il est tout de même surprenant de se voir rappeler à l'ordre par des personnages de fiction et en même temps, je finis par trouver ça logique au regard de la place qu'ils tiennent dans ma tête.
J'ai écrit "LES HEROS SONT TOUS MORTS" en 2017, il a été publié en 2018.
En 2018, j'avais déjà commencé l'écriture du tome 2.
En 2022, je commençais l'écriture du tome 3.
Je suis environ au premier tiers du tome 4.
On peut considérer que je vis avec ces personnages depuis 9 ans.
Inévitablement, ça crée des liens.
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Thierry LEDRU
Le 01/03/2026
Mon père a 91 ans. Il y a cinq ans, il a été victime d'un AVC qui l'a rendu aveugle. Il n'a plus l'usage de ses jambes. Touché par la "démence sénile" (expression que je trouve particulièrement violente), il perd la parole, il n'a quasiment plus aucun souvenir.
Il ne se souvient plus de sa femme, ma mère, décédée en septembre 2025. Elle aussi a été victime d'un AVC en 2019. A la démence sénile s'est ajoutée la maladie d'Alzheimer. La dernière année de son existence n'a été qu'un calvaire.
Mon père est dans un EHPAD à dix kilomètres de chez moi. Je vais donc le voir souvent. Il ne se souvient pas de mon prénom mais ça lui revient à chaque fois au bout d'un certain temps d'échanges. Je lui parle de sa vie, de sa femme, de leurs voyages, de leurs métiers, de nos années en Bretagne. Il ne se souvient pas de mon frère, mort à 39 ans.
Il a énormément de mal à s'exprimer et moi à le comprendre. Il peut s'endormir en quelques secondes pendant que je lui parle. Demain matin, il sera peut-être mort mais il est également possible que dans un an, je passerai l'après-midi avec lui.
Depuis plusieurs mois, quand je vais le voir, on écoute des chansons de son époque. Charles Trénet, Charles Aznavour, Yves Montand, Georges Brassens, Jean Ferrat, Edith Piaf, Barbara, Dalida, Serge Lama, etc... Parfois, il y a quelques paroles de refrain qui lui reviennent et il est heureux. Je ne lui dis jamais a priori de qui il s'agit, ni de quelle chanson. Il est très rare qu'il arrive à retrouver les noms.
Aujourd'hui, j'ai eu l'idée de lui faire écouter une musique de film, un de ces films préférés.
Ce morceau-là.
Et au bout de trente secondes, il a dit, fort et distinctement selon ses capacités, " Il était une fois dans l'ouest, ennio morriconne" et j'ai vu son visage s'illuminer, il a écouté encore puis il a continué "Comme c'est beau, comme c'est beau." L'harmonica avait suffi, dans sa mémoire, une étincelle avait jailli.
Et j'ai vu les larmes couler sur ses joues, sur son visage réjoui, extatique et j'ai pleuré avec lui.
Puis enfin, quand la musique s'est arrêté, il a pris ma main, il l'a serrée fort, très fort, il a dit "Merci Thierry, merci mon chéri."
Il y avait bien longtemps que je ne l'avais entendu parler autant.
Et encore moins exprimer son amour pour moi avec un visage aussi illuminé. Pas juste des mots, tout son corps, tout ce qui est encore en état de fonctionner.
La musique a un pouvoir immense.
Par
Thierry LEDRU
Le 01/03/2026
Tout le monde est au courant des évènements en Iran.
Au-delà des drames inhérents à tous conflits armés, conflits armés que je suis dans l'incapacité de comprendre, où que ce soit, je me rends compte, depuis un moment déjà, que je n'écris pas assez vite et que la folie humaine est plus rapide que ma capacité à finir cette quadrilogie dans les temps, c'est à dire avant qu'elle ne devienne une fresque historique.
L'acheminement du pétrole, c'est le sang dans les veines des pays occidentaux.
LE DESERT DES BARBARES
Ils contemplèrent le coucher du soleil. Silencieux.
Lorsqu’ils rentrèrent, Théo prépara le contact.
« J’ai mis en place un système de traduction automatique sur l’écran de l’ordi. C’est pas de l’instantané mais ça permet de suivre sans être perdu. Tu verras, il y a des protocoles de prise de paroles. En général, Alec invite cinq personnes en fonction de leur situation géographique.
- Il est en Angleterre ?
- En Écosse, exactement. Mais lui, il a un système d’antennes tellement puissantes qu’il peut contacter quasiment n’importe qui en Europe. Et le réseau qu’il a établi permet de passer de l’un à l’autre, comme des sauts de puce, pour aller jusqu’à Vladivostok s’il en a envie. Moi, je suis limité à une partie de l’Europe, les pays limitrophes avec le Portugal, la Grèce, le Danemark pour les plus éloignés et pas toujours avec une bonne qualité. Mais, bon, ça me suffit et je n’ai ni le temps ni l’envie de passer des heures là-dessus. Tu n’imagines pas les passionnés qu’il y a dans ce milieu. Certains, pour que tu te fasses une idée, rêvent de contacter des extra-terrestres. Et leur installation, c’est autre chose que mon bricolage. Je ne suis qu’un tout petit amateur comparé à eux.»
Ils attendirent en parlant des prochains trails. Laure avait envie de s’inscrire à une course à la fin du mois de septembre.
« J’ai juste envie de voir où j’en suis. Si j’ai de nouveau du plaisir à la compet.
- Tu serais toujours sponsorisée ?
- Oui, ils ne me laissent pas tomber. Ils attendent que je retrouve mon niveau de l’an passé, quand j’étais au Kilimandjaro. Ils aimeraient bien que je tente le prochain UTMB, l’ultra trail du Mont-Blanc, l’été prochain. Je l’ai gagné il y a trois ans. Première féminine et vingt quatrième du général.
- Tu es vraiment impressionnante.
- Je l’étais. Mais, c’est sans pitié le sport de haut niveau. Un an d’arrêt, c’est minimum deux ans d’entraînement pour retrouver le rythme.
- Contact », lança Théo.
Les premiers mots d’Alec.
Un accent très marqué.
Laure se concentra immédiatement sur la traduction à l’écran.
Elle lut et sentit aussitôt son ventre se nouer.
« Changement de programme pour une alerte majeure. Il y a deux heures, attaques de drones missiles en Arabie Saoudite, terminaux pétroliers en feu, raffinerie, cuves, plusieurs explosions. Missiles et drones envoyés depuis le Yémen. Aramco, propriétaire des centres pétroliers, a dit que 50% de sa production était concernée. Hausse du prix du baril inévitable, réaction militaire des États-Unis, tensions sur les marchés financiers. L’Iran est accusé. Embrasement possible au Moyen-Orient. Plusieurs pays arabes, Égypte et pays du Golfe, ont appelé à des représailles contre l’Iran. L’arraisonnement de pétroliers dans le golfe d’Ormuz il y a quatre semaines avait déjà marqué un point chaud. Si des attaques de drones-missiles avaient lieu sur cette zone, la voie d’acheminement prioritaire du pétrole vers l’Occident pourrait être bloquée. À surveiller également des représailles terroristes envers les pays qui soutiennent l’Arabie Saoudite. La France lui a vendu des frégates l’an passé. La complexité de toutes les factions religieuses en place rend l’avenir très incertain. Craindre dans les prochains jours une extension du conflit. Approvisionnement du pétrole affaibli avec une possible rupture en cas d’aggravation. »
Par
Thierry LEDRU
Le 28/02/2026
Un film amateur qui prouve combien l'amateurisme peut être très, très talentueux.
Je suis un écrivain amateur et j'espère que la quadrilogie que je terminerai un jour sera aussi talentueuse.
Effondrée : Le film
433 abonnés
35 212 vues 23 janv. 2026 DRÔME
Résumé : La civilisation s'effondre. Tim a fuit la ville pour trouver à manger et rejoindre ses parents, en vain. Affamé et assoiffé, il tombe par hasard sur la maison de Manon, une femme solitaire qui vie en autonomie dans la nature. Elle accepte de le nourrir en échange de son aide au potager mais dans deux semaines, il devra partir.
Effondrée est un moyen-métrage auto-produit.
Pour en découvrir plus sur le film, vous trouverez sur la Chaîne Youtube Olivier Escalon le making-of réalisé par Axel Bove, et un lien vers une émission de l’Atelier 7 présentée par Guillaume Desjardins de la chaîne RougeVertBleu où on rentre vraiment dans le détail de chaque rôle sur le tournage avec les membres de l’équipe.
Écriture et réalisation : Olivier Escalon Manon : Murielle Huet Des Aunay Tim : Arnaud de Grandry Homme affamé : Roland Pistoresi Première assistante de réalisation : Kasia Balas Deuxième assistante de réalisation : Anna-Lena Rebaud Script : Lorette Faivre Chef Opérateur : Alexandre Mottart Chef électro : Adrien Picq Assistant cam et lumière : Matéo Colzi Baptiste Bertrand Alexandre Tornier Chef opérateur son : Nathan Morlevat-grivot Assistants son : Lina Badreddine Nicolas Noclin Cheffe Déco : Angélique Monbeig Assistante déco et accessoiriste plateau : Inga Adeline-Eshuis Maquillage coiffure : Nina Le Roux Costumes : Célia Poufarin Régisseuse générale : Julie Le Garignon Régisseur adjoint : Axel Bove Cuisine : Catherine Parmentier Damien Cécillon Aide Logistique : Laurent Montmagnon Montage : Olivier Escalon Assistant monteur : Baptiste Bertrand Étalonnage : Adrien Picq Mixage son : Rémi Bastianelli Effets spéciaux : Clément Delord Xavier De Capèle Adrien Picq Making-of : Axel Bove
Musique 1 titres
Runes
Richard Lacy, Sonia Slany
ANW2578 - Northern Lights
Transcription
Suivez la vidéo à l'aide de la transcription.
Olivier Escalon
18:39
Par
Thierry LEDRU
Le 20/02/2026
Ce constat, je le lis depuis une dizaine d'années. Et il est certain qu'il avait déjà été établi bien avant. Et pourtant, on continue à voir fleurir des zones commerciales avec des parkings gigantesques, sur des zones autrefois humides et qui ont été asséchées. Juste un exemple parmi beaucoup d'autres.
Crues : « On a détruit tout ce qui permettait d’absorber la pluie »

Rues bétonnées, haies arrachées, rivières rectifiées... Nos pratiques ont appauvri les sols, aggravant davantage les crues dans l’ouest de la France, explique l’ingénieure hydrologue Charlène Descollonges.
Après le passage de la tempête Nils, toute la moitié ouest de la France était encore en vigilance pluies et inondations le 18 février. Si ces crues sont des aléas naturels, « certaines pratiques et activités humaines aggravent fortement la situation », explique l’ingénieure hydrologue Charlène Descollonges.
Dans son livre Eaux vives, paru le 4 février (éd. Actes Sud), elle résume : « En accélérant les flux d’eau en surface, en surexploitant l’eau douce et en l’évacuant rapidement vers la mer, nous nous rendons vulnérables aux sécheresses comme aux pluies intensifiées par le changement climatique. »
Reporterre — Une grande partie de la France connaît des crues et des inondations exceptionnelles. Comment expliquez-vous ces phénomènes ?
Charlène Descollonges — Nous assistons à un phénomène de crues généralisées, qui touchent plusieurs bassins versants, essentiellement sur la partie ouest de la France. Les inondations sont dues à un aléa naturel — des cumuls de précipitation importants sur un temps très court — intensifié par le changement climatique, et à des vulnérabilités — des constructions en zone inondable, par exemple.
Mais entre les deux, il existe tout un tas de facteurs aggravants : des sols agricoles drainés, des villes imperméables, des haies arrachées, des rivières rectifiées, transformées en autoroute à eau. En gros, tout ce qui permettait de ralentir et d’infiltrer l’eau a été détruit ou dégradé. Sur la carte de Vigicrues, les tronçons en rouge sont en aval des bassins versants, ce qui veut bien dire que l’eau qui tombe en amont n’est pas retenue, tout se concentre dans les cuvettes, dans les exutoires, et déborde.
Dans votre livre, vous expliquez que « les crues violentes et les sécheresses sont les deux faces d’une même pièce : celle de cycles de l’eau dégradés ». Qu’entendez-vous par là ?
On a perturbé le cycle de l’eau bleue, en rectifiant les rivières, en détruisant des zones humides. Résultat, il y a une accélération, on évacue très vite l’eau des territoires vers la mer — et quand il y en a trop, elle déborde en aval.
« On a détruit la capacité des milieux à absorber et à recycler la pluie »
On a également altéré le cycle de l’eau verte, cette eau essentielle, contenue dans les premiers mètres du sol, qui est évapotranspirée par les végétaux. Avec nos sols appauvris, nos forêts uniformes, nos villes imperméables, on a détruit la capacité des milieux à absorber et à recycler la pluie.
Quelles activités humaines participent à cette dégradation des cycles de l’eau ?
Depuis l’après-guerre, les pratiques agricoles intensives ont engendré une perte de la capacité d’absorption et de stockage des sols. On a asséché les zones humides, arraché des haies et converti les prairies humides pour faire de grandes cultures. Par-dessus, le surlabour et les produits chimiques ont appauvri les sols en espèces vivantes. Sans matière organique, ils ne sont plus capables de retenir l’eau.
« Nous avons développé un rapport de contrôle vis-à-vis de l’eau »
La sylviculture industrielle a produit les mêmes effets. Dans les forêts cultivées de manière intensive, l’eau de pluie est évacuée par des fossés, pour avoir une humidité et une croissance des arbres homogènes. On peut aussi s’interroger sur les conséquences des monocultures de résineux sur le cycle de l’eau.
Autre problème, les rivières en France ont été fortement artificialisées, d’abord pour le trafic fluvial. Endiguement, mise à grand gabarit, canalisation... Les barrages, hydrauliques ou hydroélectriques, induisent également une surévaporation de l’eau.
Lire aussi : Mares, haies, fossés… Face aux inondations, ils tentent de guider l’eau
En amont, les petits chevelus — ces ruisseaux en tête de bassin — ont bien souvent été comblés ou curés comme des fossés. On a supprimé des méandres et des zones humides qui sont des éponges naturelles. Enfin, l’étalement urbain, le développement d’infrastructures ont totalement imperméabilisé les sols.
Vous pointez également le rapport de domination et d’hypercontrôle que nous entretenons sur l’eau douce. Qu’entendez-vous par là ?
Nous avons développé un rapport de peur vis-à-vis de l’eau — peur de manquer ou d’en avoir trop — et donc un rapport de contrôle. C’est une vision très technique, héritée des ingénieurs, notamment ceux des ponts et chaussées, formés depuis des décennies à drainer, canaliser, irriguer. Il faudrait qu’on retrouve un rapport de respect et de soin pour les hydrosystèmes, passer d’un paradigme de contrôle à un paradigme de confiance et de libération.
On en est encore loin, semble-t-il. Aujourd’hui, face aux crues, on entend surtout parler de curage, de bassins de rétention, de digues…
C’est une fuite en avant. Tant qu’on n’aura pas pris la mesure de l’altération des cycles de l’eau, on risque de persévérer dans l’hypercontrôle hydraulique, avec un coût économique énorme. Construire des digues, canaliser des rivières, entretenir ces ouvrages… c’est extrêmement cher ! Ce faisant, on occulte les causes réelles des inondations, et on ne tient pas du tout compte des effets à venir du changement climatique.
Vous prônez plutôt la diffusion de l’hydrologie régénérative : de quoi s’agit-il ?
L’hydrologie régénérative est la science de la régénération des cycles de l’eau, bien que la notion fasse encore débat parmi les scientifiques [cette science est en phase d’émergence et doit faire l’objet d’études approfondies par un travail de recherches académiques]. Il s’agit d’un ensemble de pratiques, de principes — ralentir, infiltrer, stocker l’eau dans les sols — qui permettent de conserver l’eau dans les territoires. On cherche à réactiver des processus naturels qui permettent de régénérer les hydrosystèmes, en s’alliant avec les autres vivants.
« Il s’agit de cultiver l’eau »
À l’inverse de ce que j’ai décrit plus haut, on va chercher à cultiver l’eau, comme le fait la vie terrienne depuis des centaines de millions d’années. Des forêts diversifiées, des rivières libres, des paysages agricoles multispécifiques et agroforestiers, de l’hydraulique douce, des villes éponges.
Concrètement, en quoi peut-elle apporter des solutions aux extrêmes hydriques que nous traversons ?
Il ne s’agit pas d’une méthode miracle. On ne propose pas de creuser des mares partout ni de recréer des méandres à la pelle mécanique. L’idée est plutôt de partir du territoire, de privilégier le low tech à des méthodes interventionnistes, et de favoriser la participation citoyenne. L’objectif, c’est de viser l’autonomie des milieux naturels et des habitants.
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Par exemple, autour de Valence, des agriculteurs travaillent à concevoir des agrosystèmes qui ralentissent et répartissent l’eau de pluie. Cela passe par des ouvrages d’hydraulique douce comme des baissières ou des mares, mais également par des pratiques agroécologiques pour nourrir les sols, et par l’agroforesterie. Autrement dit, il s’agit de cultiver l’eau.
À quelques semaines des élections municipales, que peuvent les communes pour régénérer les cycles de l’eau ?
Elles peuvent beaucoup ! Il existe déjà une dynamique forte en faveur des villes éponges. Cela consiste à désartificialiser, à désimperméabiliser là où on peut — dans les parkings, les cours d’école —, à créer des jardins de pluie, des noues [sortes de fossés végétalisés], des toitures végétalisées… Tout ce qui permet d’infiltrer l’eau à la parcelle plutôt que de l’envoyer vers les égouts. À la campagne aussi, les bourgs ruraux peuvent le faire.
Quelles sont les marges de manœuvre des citoyens face aux inondations et aux sécheresses ?
Quand on a la chance d’avoir un jardin, on peut faire plein de choses : planter des arbres, faire une mare, récupérer l’eau de pluie... Je recommande à ce propos le livre de Samuel Bonvoisin [Cultiver l’eau douce, éd. Ulmer]. Et dans tous les cas, en ville ou à la campagne, on peut s’engager, car les citoyens ont un énorme pouvoir pour impulser des projets sur leur territoire.
Encore une fois, l’hydrologie régénérative n’est pas une baguette magique ni une liste de techniques à dérouler. C’est une approche globale, à l’échelle d’un bassin versant. Si on se limite à quelques jardins ou parcelles agricoles, cela ne restaurera pas les cycles de l’eau. On a besoin de dynamiques collectives pour pousser ce changement, rendre la terre à l’eau.
Mon espoir, c’est que cela peut aller très vite. Autour de Valence, où nous travaillons avec l’association Pour une hydrologie régénérative (Puhr), un seul élu a finalement réussi à embarquer une dizaine d’agriculteurs, avec le soutien de la chambre d’agriculture. Le projet se fait désormais à l’échelle du bassin… C’est très encourageant !
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