11 ans

« J'ai onze ans, et je veux mourir. »


On peine à imaginer qu’un enfant, Kévin, le protagoniste du livre, puisse être mal au point de vouloir mettre fin à ses jours.
Et si l’idée du suicide d’un petit garçon, tellement éloignée de la vision que nous avons de l’enfance, n’était pas qu’une monstrueuse exception ? Chaque année, cette exception concerne plus d’une centaine d’enfants âgés de 10 à 14 ans.

Sans pathos et avec une certaine dose d’innocence et d’humour le premier roman de Jean-Baptiste Aubert pointe ce tabou majeur.

Kévin est hypersensible, il écoute le monde et a décidément beaucoup de mal à le comprendre, d’autant plus qu’il subit un stress important dû à des tensions incessantes entre ses parents. Comment peut-il, sans le cocon famille de protection, apprendre à percevoir le monde ? 

Naturellement ce climat oppressant gangrène le reste de sa vie : il est plus perméable aux choses, se pose des questions, ses résultats scolaires et ses relations avec ses camarades s’en trouvent affectés. Kévin s’interroge sur la nécessité d’une vie faite de disputes et de malaises.

Il finit par se retrouver dans une institution pour enfants en difficultés.

Kévin arrivera-t-il à se sortir de ce lot d’enfants qui, comme le dit le neuro-psychiatre Boris Cyrulnik, pensent à la mort tant ils sont anxieux et malheureux ?

Nous sommes immergés dans la conscience de Kévin qui raconte dans un carnet les événements marquants de sa vie et ses observations sur le monde qui l’entoure, avec un ton juste et des réflexions qui confirment que la vérité sort de la bouche des enfants. 

Une lecture qui ne peut que nous interpeler et nous émouvoir.

 

5 janvier 2017 | 13 × 19 cm | 160 pages
17,00 € | 978-2-36626-108-0

 

Librairie Bookstore (Biarritz), Aurélia Barrera
« Un texte qui rappelle la force d'une petite barbare et d'une maladroite des rentrées passées. Ne soyez pas effrayés. Ce petit texte ne l'est que par sa brièveté. Ne passez pas à côté de ce narrateur en herbe, que la détresse et la détermination rendent tendrement mature. Il suffit parfois de décrocher une plume pour rester accroché à la vie. » 

Librairie Au Vent des Mots (Lorient), Caroline Le Gal
« Un récit nécessaire sur la douleur de vivre, la douleur de grandir, la peur du lendemain et de nos destins. Le sens de la vie prend tout son sens en lisant 11 ans de Jean-Baptiste Aubert. »

Culture (Chambray-les-Tours), David Goulois
« Sans misérabilisme, la voix du narrateur, celle d'un enfant chahuté par la vie et mal dans sa peau, nous délivre un discours touchant. La rédemption et le retour au goût à la vie par le travail manuel et les tâches d'ébénisterie sont de magnifiques passages. Un texte touchant, sobre et émouvant. »

Le blog de Yv, Yves Mabon
« L'écriture de Jean-Baptiste Aubert est fine, sensible, délicate, de celles qu'on aime à lire, qui disent beaucoup simplement, sans artifice. Elle va au plus profond des êtres et de leurs questionnements. »