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"Dans quel monde allons-nous grandir ?"

Un texte de Mooji

"Si vous pensez que c'est plus "spirituel" de devenir végétarien, acheter des aliments bio, pratiquer le yoga et méditer, mais qu’ensuite vous vous retrouvez à juger ceux qui ne font pas toutes ces choses, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Si vous pensez que c'est plus "spirituel" d’aller à vélo ou avec les transports publics au travail, mais qu’ensuite vous vous trouvez à juger ceux qui vont dans la voiture, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Si vous pensez que c'est plus "spirituel" d'arrêter de regarder la télé parce qu'elle annule le cerveau, mais qu’ensuite vous vous retrouvez à juger ceux qui la regardent encore, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Si vous pensez que c'est plus "spirituel" d'éviter de lire des journaux et des magazines de potins, mais qu’ensuite vous vous trouvez à juger ceux qui les lisent, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Si vous pensez que c'est plus "spirituel" d'écouter de la musique classique ou les sons de la nature, mais qu’ensuite vous vous trouvez à juger ceux qui écoutent de la musique commerciale, vous êtes tombés dans un piège de l'ego.

Il faut toujours faire attention au sentiment de "supériorité", il est en effet l'indice le plus important que nous ayons pour comprendre que nous sommes dans un piège de l'ego.

L'ego se cache habilement dans des pensées nobles comme celui de commencer un régime végétarien ou d'utiliser le vélo pour ensuite se transformer en sentiment de supériorité vis-à-vis de ceux qui ne suivent pas le même chemin "spirituel".

-Mooji

Je vois passer ce texte en boucle sur des pages associées au développement personnel et autres sites et il me pose quelques problèmes…

Premièrement, ça n’est pas parce qu’on aborde certains sujets et qu’on présente ses propres choix qu’on est en train de juger ceux des autres. On peut, par contre, effectivement, essayer de présenter les effets positifs de l’un et par conséquent mettre en avant les effets négatifs de l’autre. Qu’on ne vienne pas me dire par exemple que la consommation effrénée de viande est justifiable. J'ai mangé de la viande pendant cinquante ans. Je n'ai aucun sentiment de supériorité aujourd'hui sur ceux qui continuent mais je peux par contre expliquer les raisons de mon choix. 

Je ne pense pas que des individus ayant opté pour un régime végétarien soit à mettre dans le même panier que ceux qui écoutent certaines musiques ou regardent la télévision. L’impact de ces différents choix n’est pas du tout le même. Laisser entendre que la mise en avant de ses propres valeurs relève d’un sentiment de supériorité est particulièrement culpabilisant et l’usage de ce fameux « ego » est une méthode quelque peu réductrice.

D’ailleurs, je pourrais dire que Mooji, lui-même, fait preuve d’un sacré ego en mélangeant ainsi tous les thèmes, du plus dérisoire au plus important pour expliciter un comportement qui est effectivement détestable. Les extrémistes, de tous bords, sont les premiers adversaires de la cause qu'ils défendent. 

J’ai passé trente-cinq ans de ma vie à enseigner aux enfants sans jamais me penser supérieur à eux. J’ai juste davantage d’expérience et de connaissances. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils n’ont rien à m’apprendre. Je suis moi aussi leur élève puisqu’ils m’ont appris la patience, la bienveillance, l’écoute, l’attention, l’intuition, l’observation, l’abnégation.

Je n’aime pas par conséquent ce texte car il contient une dimension culpabilisante qui englobe tout et n’importe quoi dans le même registre.

Je peux supposer que des lecteurs ou lectrices de mon blog ont fini par ne plus le lire en raison de l’énergie que je mets à partager mes réflexions et le manque probable de tact dans certains de mes écrits. J’appelle cela la conviction et je ne m’oppose jamais à la contradiction.

Lorsque je partage une réflexion, elle ne vient pas de jaillir au moment où j’ai allumé mon ordinateur mais elle est issue de longues, longues périodes de pensées et de lectures diverses.

Est-ce que c’est mon ego qui cherche à s’imposer, est-ce que c’est un jugement de valeur, est-ce que c’est un sentiment de supériorité ? Non, c’est une réflexion, rien d’autre.

Si des individus viennent me dire que la souffrance animale se justifie par l’hégémonie de l’humain depuis la nuit des temps, j’aurai à leur opposer des heures de réponse. Est-ce que c’est de la prétention ? Non, de la réflexion.

Si des individus viennent me dire que la musique classique vaut mieux que la musique que j’écoute, je leur répondrai simplement que je suis très heureux pour eux qu’ils aient trouvé leur bonheur.

Nous ne sommes pas dans le même registre, ni dans la même gravité et je trouve inconcevable de tout mélanger de la sorte.

Je pense désormais, au regard de l’urgence de la situation planétaire, qu’il n’est plus temps de s’interroger sur l’ego, la supériorité, la bienveillance, la patience quand il s'agit de comportements dont les conséquences concernent des milliards d'individus…

Pour une raison très simple : dans quelques semaines, je vais retrouver devant moi vingt-huit enfants et que j’ai conscience de l’immense responsabilité que nous avons, nous adultes, envers eux. J’entends leurs peurs, j’entends leurs détresses à ne rien pouvoir faire et je n’aurais jamais imaginé quand j’avais vingt ans que ma carrière s’arrêterait sur ce constat effroyable : les enfants ont peur de ce monde. Et je n'ai aucunement besoin de leur en parler : ils entendent, ils voient, ils constatent et surtout ils subissent.

Ils se fichent de nos problèmes d’ego et ils ont parfaitement raison. Eux, ils veulent juste pouvoir vivre dans un monde supportable.

La question qu'ils se posent est simple : "dans quel monde allons-nous grandir ?"

Est-ce que je peux me contenter de leur répondre qu'il faut laisser le temps aux adultes de prendre conscience de leurs responsabilités dans ce monde futur ?... Alors, c'est qu'il faudrait arrêter de leur dire "d'être sages" parce que cette réponse ne contiendrait aucune sagesse mais une totale démission envers eux. 

Dans un an, je fermerai ma classe pour la dernière fois.

Ces visages d'enfants, je ne les verrai plus. Peut-être que leur absence m'apaisera.

Jusqu'au jour où je deviendrai grand-père...

 

Boscalid

Peu de gens connaissent ce nom...Et pourtant, il est partout. On a tous entendu parler du glyphosate et la population finit par croire que c'est le seul produit chimique dangereux...Que nenni.

La farine blanche, par pitié, laissez tomber...Ou au moins pour vos enfants. 

 

Boscalid SDHi : Générations Futures demande des mesures de retrait immédiat

 

Le 

sdhi

Générations Futures

Fongicides SDHi : après l’alerte des chercheurs sur leur dangerosité, Générations Futures alerte sur leur omniprésence dans notre environnement et demande des mesures de retrait des autorisations au niveau national et européen

Rappel des faits : Mi-avril, des chercheurs de l’INSERM, du CNRS et de l’INRA ont alerté sur la dangerosité pour l’homme d’une classe de fongicides, les SDHi (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase).

Ces fongicides sont très largement utilisés en agriculture. En France, ce sont ainsi plus de 70 % des surfaces en blé qui sont traitées avec ces produits, en 2014.

Les fabricants de ces produits assurent que ces fongicides inhibent spécifiquement l’activité de cette enzyme dans les moisissures. Mais des scientifiques français à l’origine d’une publication scientifique[1] et d’une tribune dans Libération[2] ont sonné l’alarme car, selon leurs travaux, ces fongicides bloquent également l’enzyme humaine. Le blocage de cette enzyme conduit à l’accumulation d’une petite molécule, le succinate. Celle-ci va entraîner à long terme, un changement de la structure de notre ADN : ce sont des phénomènes de modifications épigénétiques. Pour ces chercheurs, cela peut avoir comme conséquence l’apparition d’encéphalopathies sévères et même de certains cancers du rein ou du système digestif. Ces modifications, contrairement aux mutations, ne sont pas détectées ni testées, au cours des tests de toxicité conduits avant la mise sur le marché des pesticides.

Le boscalid, un SDHi très (trop) présent. Suite à la publication de ces travaux, notre association s’est questionnée sur l’exposition des populations à ces fameux SDHi. Nos travaux révèlent aujourd’hui un autre aspect du problème : l’exposition importante de la population au fongicide SDHI le plus utilisé : le boscalide (ou boscalid). Le boscalide est une substance active autorisée dans l’UE depuis 2008 et son autorisation expire le 31/07/2018 [3]. En France, on le trouve dans une douzaine de spécialités commerciales ayant une Autorisation de mise sur le marché (AMM) [4].  Il est autorisé sur les crucifères oléagineuses, le blé, l’avoine, l’orge, le seigle, le tournesol, les pommiers, les amandiers, les cerisiers, les asperges, la carotte, les fraisiers, la laitue, etc.

Cette molécule nous était familière, c’est pourquoi elle a attiré notre attention et nos recherches ont révélée qu’on retrouve ce fongicide SDHi :

  • Dans les eaux de surface. En effet, le boscalide était en 2013 le 8e pesticide le plus fréquemment quantifié, dans les eaux souterraines c’était le 12e[5].
  • Dans l’air. Le boscalide est l’un des deux fongicides les plus quantifiés dans l’air en PACA en 2016[6]. Dans l’Isère aussi c’est un des pesticides les plus retrouvés dans l’air[7].
  • Dans les aliments. Surtout le boscalide est le résidu de pesticides le plus fréquemment quantifié dans les aliments au niveau européen (6 704 déterminations). On le retrouve dans presque 10 % des recherches le ciblant, tous aliments confondus[8] ! Dans les enquêtes que Générations Futures a pu mener (analyses de fraises, salades ou muesli), ce résidu ressort très fréquemment[9].

« Au regard de l’alerte scientifique majeure lancée par des scientifiques français sur la dangerosité des fongicides SDHi et de l’exposition importante de la population au principal représentant de cette famille, Générations Futures demande que l’ANSES suspende immédiatement les autorisations de mise en marché des produits contenant du boscalide et autres SDHis, à titre conservatoire. » déclare F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

« Nous demandons également que la France fasse usage de la clause de sauvegarde prévue au niveau européen pour faire obstacle à l’entrée d’aliments traités avec des substances de cette famille chimique et demande une révision communautaire de l’homologation de ces substances actives SDHi. Enfin, l’autorisation du boscalide arrivant à son terme en juillet de cette année, nous demandons à la France de s’opposer à sa réhomologation. » conclut-il.

NDLR: Générations Futures a envoyé ce jour des courriers aux ministères concernés et à l’ANSES:


[1] https://www.biorxiv.org/content/early/2018/03/29/289058

[2] http://www.liberation.fr/debats/2018/04/15/une-revolution-urgente-semble-necessaire-dans-l-usage-des-antifongiques_1643539

[3] http://ec.europa.eu/food/plant/pesticides/eu-pesticides-database/public/?event=activesubstance.detail&language=EN&selectedID=1040

[4] https://ephy.anses.fr/substance/boscalid

[5] Source : SOeS 2015

[6] cf.  Étude Air Paca, Mesures du Glyphosate dans l’air : étude exploratoire en région PACA Novembre 2017

[7] Source : Atmo Auvergne Rhône Alpes 2015

[8] EFSA, avril 2017

[9] Pour le détail lire le dossier de presse Dossier de presse SDHi 240418

 

 

Voilà la présentation qui en est faite par BAYER à l'attention des vignerons...Le verre de vin quotidien, aucun problème, mais alors du vin naturel...

Quant aux grappes de raisins "non bio", savourés pendant tout l'été, autant boire du "round up" à la bouteille. BASF France Agro

 

BASF France Agro

Fongicides

CANTUS

L’anti-botrytis à base de boscalid


Grâce à son mode d’action original, Cantus® permet de lutter contre le botrytis seul ou en programme de la floraison à la véraison. Pour un effet optimal, on l’utilisera aux stades A ou B. A noter : une activité anti-laccase dès le stade A et des effets contre l’oïdium.

Botrytis sur grains

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Bénéfices

  • Efficacité et souplesse : quel que soit le stade de développement de la vigne.
  • Biodisponibilité : son action translaminaire le met rapidement à l’abri du lessivage et assure le transport de la molécule vers l’autre face des feuilles.
  • Qualité des vins : il diminue le niveau de laccase, responsable de l’altération des couleurs, goûts et arômes du vin, et ce, dès le stade A.
  • Import : LMR dans les principaux pays importateurs.

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0 800 100 299 (Service et appel gratuits)


Préconisations d’emploi


Cantus® est un fongicide de contact et translaminaire. Pour qu’il exprime toutes ses qualités, il sera utilisé de préférence en préventif aux stades A ou B.


Pour une bonne gestion des modes d’action fongicides, il est recommandé d’appliquer Cantus® ou tout produit de la famille des carboxamides une seule fois par saison.

"Utopie sauvage"

Tout comme notre fille. Tumblr nkicxcycz11rlz4xxo1 501

Difficile de conquérir la liberté sans changer de mode de vie. Mais quand on ose ce choix, alors, le bonheur peut être au rendez-vous. Exemple avec Sylvie Barbe qui a tout simplement quitté l’agitation du monde moderne pour vivre dans une forêt, sous une yourte. Rencontre avec une dame hors-norme et terriblement inspirante.

Source : Step aside project

Si l’on connaît aujourd’hui le joli destin de cette pionnière de la yourte, c’est notamment grâce à Baptiste Henry. Ce réalisateur (à qui l’on doit déjà de magnifiques reportages) est allé à sa rencontre pour lui consacrer un film, Utopie Sauvage. Vous voulez avoir un aperçu du résultat ? Alors voyez cette superbe bande-annonce :

Sylvie Barbe :

« Je ne veux pas devenir un robot. je veux rester humaine. Pendant des années, j’ai crû que c’était moi qui étais fautive, que je n’étais pas adaptée à la société. En fait, non. Aujourd’hui, j’assume : c’est la société qui n’est pas adaptée à l’humain. »

Source : Step aside project

Le montage d’Utopie sauvage est presque terminé. Reste à financer la post production du film pour qu’il atterrisse le plus loin possible, jusque dans les salles de cinéma. Pour ça, Baptiste Henry lance une campagne de crowdfunding ici.

Source : Step aside project

Présentation du projet :

Baptiste Henry, sur Step aside project :

« Entre rêve éveillé et réalité brulante, le quotidien de Sylvie nous immerge dans un monde qui, à défaut d’un ailleurs, révèle la possibilité d’un autrement. »

Source : Step aside project
Source : Step aside project
Source : Step aside project

Pour qu’Utopie Sauvage soit diffusé le plus largement possible, ça se passe par ici

Réduire la consommation du plastique

Effectivement, bien avant les mesures gouvernementales, la solution passe par les consommateurs;

Il nous arrive d'écrire à la direction de magasins que nous ne serons plus clients tant que leur usage du plastique sera aussi absurde.

J'ai même abandonné l'achat d'une paire de chaussures de montagne dans un magasin de la région lorsque la caissière a sorti un sac en plastique pour emballer la boîte en carton.

"Bon, stop, je ne la prends plus. Je ne cautionne pas la pollution de la planète. Vous n'y êtes pour rien mais vous pourrez toujours faire remonter l'information à votre direction. Merci, au revoir."

J'aurais toujours pu la prendre sans le sac plastique mais ça n'aurait eu aucun impact sur le magasin. Le boycott est notre seule force...

 

Des bouteilles en plastique destinées au recyclage dans le centre de tri et de valorisation des collectes sélectives des déchets du Syctom, dans le 15e arrondissement de Paris, le 5 mai 2015.
Des bouteilles en plastique destinées au recyclage dans le centre de tri et de valorisation des collectes sélectives des déchets du Syctom, dans le 15e arrondissement de Paris, le 5 mai 2015. (MAXPPP)

100 % de plastique recyclé en 2025 : voilà l'objectif visé par le gouvernement. Brune Poirson, secrétaire d'État à la Transition écologique, a annoncé dans un entretien accordé au Journal du dimanche l'instauration d'un système de "bonus-malus" pour inciter les consommateurs à privilégier les produits en plastique issus du recyclage. La secrétaire d'État a aussi confirmé la volonté du gouvernement de mettre en place un système de "consigne solidaire" pour les bouteilles en plastique.

Une enquête diffusée au mois de mars par le magazine 60 Millions de consommateurs révélait que seulement 26 % des emballages en plastiquesont actuellement recyclés dans l'Hexagone. Comment réduire sa consommation de plastique au quotidien ? Franceinfo vous donne quelques conseils. 

Faire attention au suremballage, notamment des fruits et légumes

Pour réduire sa consommation de plastique, tout commence dans le choix des produits en magasin. Par exemple, au rayon fruits et légumes, il n'est pas rare de trouver des produits sous plastique ou emballés dans du cellophane, comme le souligne franceinfo.

Selon l'association Zero Waste France, 25,8 millions de tonnes de déchets plastiques sont produites chaque année en Europe, dont 60 % proviennent des emballages. Préférez donc les fruits et légumes non-emballés. Plus largement, tous les produits doivent être passés au crible. Au rayon hygiène ou ménage, par exemple, les éco-recharges permettent de réduire considérablement sa consommation d'emballages. 

La solution peut aussi résider dans l'achat en vrac, dont l'offre ne cesse de se développer. Le nombre d'épiceries qui proposent ce mode de consommation est passé de 18 en 2015 à 160 en 2018. Et les grandes surfaces ont franchi le cap. Café, graines, pâtes, riz... De plus en plus de produits sont disponibles. L'achat en vrac permet également d'éviter le gaspillage alimentaire, puisque les clients choisissent eux-mêmes la quantité qu'ils estiment nécessaire. 

Privilégier les gourdes pour éviter les bouteilles en plastique

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir rappelle que l'eau vendue en bouteille génère 10 à 20 millions de m³ de déchets par an. Sauf contre-indication, l'eau du robinet est tout aussi potable. Privilégiez donc les carafes à table et pour la journée achetez une gourde réutilisable, qui représente une alternative aux multiples gobelets à usage unique utilisés à la fontaine. Pour la pause café, il suffit d'apporter sa bouteille isotherme ou sa propre tasse. Chaque seconde, 150 gobelets sont jetés en France.

Arrêter les sacs en plastique à usage unique 

Les sachets en plastique à usage unique sont aujourd'hui interdits en France. Depuis le 1er janvier 2017, ils sont officiellement proscrits de tous les commerces, hors caisses (par exemple pour les fruits et légumes), sauf s'ils sont compostables. Le gouvernement rappelait en 2017 que 100 milliards de sacs en plastique à usage unique étaient encore consommés chaque année et "en tout, plus de 700 espèces aquatiques sont impactées par les sacs plastiques". Pourtant, il n'est pas rare que des commerçants les proposent encore, notamment pour écouler leurs derniers stocks.

La solution : investir dans un cabas réutilisable ou un chariot pour les courses. À noter toutefois que l'abus de cabas est mauvais pour la planète. Le ministère britannique de l'Environnement a calculé qu'un sac cabas (pour les sacs non tissés en polypropylène) doit être utilisé au moins onze fois avant que son impact environnemental soit inférieur à celui du sac en plastique. Pour les sacs en coton standard, le nombre s'élève à 131 fois.

Éviter les produits à usage unique

Pailles, couverts en plastique, brosses à dents, rasoirs... Les produits en plastique à usage unique sont une plaie pour l'écologie. Selon l'association Ocean Conservancy, les pailles arrivent en 7e position des déchets les plus trouvés en mer, soit 4% de ces derniers. La ville de Paris a récemment voté la suppression progressive des pailles, à partir de septembre, de tous les équipements municipaux. Une paille en plastique met jusqu'à 400 anspour se décomposer dans la nature. 

Pour les couverts, privilégier le métal lavable et réutilisable. Dans la salle de bains, enfin, les pains de savon peuvent remplacer les flacons de gel douche, certains étant épinglés par les associations de protection de l'environnement, comme ceux contenant des microbilles. 

Privilégier d'autres matières

Au quotidien, le plastique est bien plus présent qu'on ne l'imagine. Ne serait-ce que dans les vêtements, comme ceux en synthétique. Les matières naturelles ont l'avantage d'être plus résistantes dans le temps. Le coton bio, le chanvre et le lin sont ainsi à privilégier. Attention toutefois au coton conventionnel, le plus couramment utilisé. Selon l'Ademe, il génère de "nombreux impacts environnementaux et sociaux".  

Idem pour le mobilier, les objets de décoration ou de rangement : le bois, le verre et le carton offrent une durée de vie plus longue que les objets en plastique et permettent un meilleur recyclage.

Des solutions

On pourrait penser à la lecture des articles que je poste que ma vision de l'avenir est essentiellement pessismiste et ne contient aucune solution.

Il n'en est rien et à notre mesure, nous en appliquons certaines.

Ici est présenté un travail de très grande qualité.


Marie-Monique Robin : « L’autonomie alimentaire et énergétique sera facteur de résilience »

Publié le 20/02/2015 • Par Laurence Madoui • dans : A la uneDossiers d'actualitéFrance • Source : COP 21

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La Découverte

Vingt ans après la publication, en avril 2014, du cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), l’économie mondiale vit à l’ère de la « post-croissance », qui permet de contenir le dérèglement climatique à un niveau compatible avec la survie de l’espèce humaine. Dans le scénario échafaudé par Marie-Monique Robin, c’est François Hollande, las de courir « après l’Arlésienne de la croissance », qui impulse le revirement des politiques économiques. Entretien avec Marie-Monique Robin, auteure « Sacrée croissance », une « uchronie prospective » - et optimiste -, déclinée sous forme de documentaire, de livre et d’exposition.

CET ARTICLE FAIT PARTIE DU DOSSIER

Climat : Pourquoi les experts défendent un rôle accru des collectivités locales

EN PARTENARIAT AVEC

Votre ouvrage (1) décortique nombre d’exemples locaux, toujours puisés à l’étranger, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation au changement climatique. Est-ce à dire que l’action des collectivités territoriales françaises, pourtant engagées dans des « plans climat », « plans de protection de l’atmosphère » et autres « plans de déplacements urbains », est sans grand intérêt ?

Marie-Monique Robin : Les collectivités françaises ne sont pas étudiées dans cet ouvrage, qui entend proposer un modèle de transition écologique. Je m’intéresse donc aux territoires très avancés, où l’expérience est assez ancienne pour que l’on puisse y mesurer les transformations accomplies.
Toutes les solutions sont identifiées. Mises bout à bout et généralisées, elles permettent de stopper, en vingt ans, la machine infernale de l’emballement climatique – sans que tous les problèmes soient résolus – et de poser les bases d’une société post-croissance.

En quoi consistent ces solutions ?

MMR : Pour répondre aux défis que sont le dérèglement climatique, l’épuisement des ressources, la crise financière et sociale, l’une des clés se trouve dans les territoires : c’est à cette échelle que l’on peut rechercher une autonomie aux plans alimentaire, énergétique et monétaire.
Dans ces trois domaines, correspondant aux besoins essentiels, cette autonomie rendra les communautés résilientes face aux chocs venus de l’extérieur – tout en étant créatrice d’emploi local et de lien social. Sur le terrain, les projets qui avancent le mieux sont portés par des citoyens motivés et relayés par des municipalités à l’écoute.

Vous parlez de ces « héros locaux », capables d’emporter l’adhésion des acteurs du territoire, en particulier des collectivités ?

MMR : Oui, ces lanceurs d’avenir jouent un rôle essentiel. Ils actionnent la transition en convainquant leurs semblables de s’engager vers la sobriété et les énergies renouvelables. Les gens sont prêts à entendre le discours sur le dérèglement climatique et les menaces qu’il porte car ils voient bien que les politiques menées, axées sur la sacro-sainte croissance du PIB, ne fonctionnent pas. Les héros locaux doivent aussi convaincre les élus, en leur montrant que la transition est non seulement possible mais aussi porteuse d’activité économique et de cohésion sociale.

C’est ce qu’exprime, dans votre ouvrage, l’économiste allemand Niko Paech, selon lequel « les politiques ont besoin de notre aide pour trouver le courage de dire aux gens des vérités pas très agréables et mettre en place les structures permettant de construire au plus vite la résilience » ?

MMR : Exactement. La projection du film « Sacrée croissance » aide les élus à comprendre l’intérêt de la transition écologique comme outil de développement local. J’ai d’ailleurs le projet d’un film sur les emplois liés à la transition énergétique. Il y a un grand besoin de décentraliser et de responsabiliser les territoires. Dès 1997, le Danemark a invité les collectivités à s’affranchir, en dix ans, des énergies fossiles pour la production de chauffage et d’électricité.

Avec l’appel à projets « Territoires à énergie positive », qui vient de distinguer 212 lauréats, la France ne s’inscrit-elle pas dans cette même logique ?

MMR : L’appel à projets du ministère de l’Ecologie va certainement dans le bon sens. La différence majeure avec le Danemark étant le poids des opérateurs historiques en France. Au Danemark, la politique publique, impulsée par le gouvernement avec de substantielles incitations et relayée par les autorités locales, a très vite donné des résultats. L’île de Samsø a atteint, en 2005, l’autosuffisance énergétique grâce à un mix d’énergies éolienne, solaire et issue de la biomasse. Elle travaille aujourd’hui à décarboner totalement les transports, y compris les ferries.
Un élément clé de cette évolution rapide est que les installations de production sont détenues à 100 % par les acteurs locaux, réunis au sein de coopératives dans lesquelles la commune détient des parts, tout en se portant, par ailleurs, garante des emprunts. Je ne vois pas comment la France pourrait aller vers un tel schéma sans casser le monopole, ou du moins la position ultra-dominante, d’EDF. Dans le modèle hexagonal, on ne deviendra pas « prosommateur ».

Qu’est-ce donc que cette vertu qui serait inaccessible ici ?

MMR : Le prosommateur est à la fois producteur et consommateur, c’est-à-dire un acteur économique à part entière, oeuvrant à un développement commun durable, selon la définition qu’en fait le Brésilien Joaquim Melo, l’un des pionniers des monnaies locales. Le prosommateur est par exemple producteur de chaleur en étant copropriétaire d’une chaufferie alimentée par de la biomasse, qui répond à ses besoins de consommation et à ceux de sa communauté. En étant associé à la production, il est aussi intéressé à la qualité du service, qui inclut l’efficacité énergétique des logements – et non la simple fourniture de chauffage.
Toute la grande histoire de la croissance a été de nous réduire à un seul rôle, celui de consommateur. Le gaspillage vient notamment du fait que nous étions confinés à cette fonction consistant simplement à acheter. Le prosommateur est aussi l’utilisateur d’une monnaie locale ou celui qui participe à l’activité d‘une ferme urbaine.

La France est-elle mieux armée en matière d’autonomie alimentaire qu’énergétique ?

MMR : L’agriculture urbaine s’est développée sur des territoires aussi divers que Toronto (1ème ville du Canada) ou Rosario (3ème ville d’Argentine), grâce à des politiques municipales très volontaristes. Rosario dispose d’un département dédié à l’agriculture urbaine,  animé par 25 personnes, qui accompagne les maraîchers.
Toronto – où l’agriculture urbaine est enseignée à l’université – cartographie les espaces disponibles et dépollue d’anciens sites industriels avant leur mise en culture. La réglementation y impose la création d’au moins un jardin collectif par arrondissement. Si l’espace fait défaut, on supprime des parkings ! A Paris, si l’on se place à l’échelle de la Métropole, c’est ce genre de politique qu’il convient d’engager.

La production de l’agriculture urbaine n’est-elle pas vouée à rester anecdotique ?

MMR : Des études montrent que la ville de Cleveland (Etats-Unis, Ohio, 400 000 hab.) pourrait aisément être autosuffisante en fruits, légumes et volailles. Si 20 % de ces produits frais étaient issus de circuits courts à Detroit (Etats-Unis, Michigan, 700 000 hab.), cela créerait 4 700 emplois et dégagerait un revenu annuel de 20 millions de dollars.
En cas de rupture d’approvisionnement, les grandes villes du monde ne tiendraient pas plus de trois jours. Il est crucial d’y développer l’autonomie alimentaire. En Europe, les aliments parcourent en moyenne 3 000 km entre leur lieu de production et leur lieu de consommation.
Les terres cultivées ont aussi l’intérêt d’absorber les pluies, que le dérèglement climatiques rendra plus violentes. J’ai rencontré les responsables de Toronto en juillet 2013, au lendemain d’une inondation.

Et la production locale a vocation à être achetée avec de la monnaie locale ?

MMR : Les communautés deviennent résilientes face au dérèglement climatique en reprenant en main, à leur échelle, l’alimentation, l’énergie ainsi que l’argent, nécessaire aux échanges. En commençant mon enquête, je pensais que les monnaies locales étaient un sujet sympa mais un peu gadget. Aujourd’hui, je crois que c’est par là qu’il faut commencer.
Il existe environ 5 000 monnaies locales – ou sociales, alternatives ou complémentaires – dans le monde. Ce support d’échange fonctionne d’autant mieux que l’initiative de la société civile trouve un relais politique. C’est le cas, en France, du Sol Violette à Toulouse et du Gallégo à Rennes, Fougères et Redon, lancés par des associations avec l’appui respectif de la ville et du conseil général d’Ille-et-Vilaine.

Ces monnaies ancrent la dépense dans le territoire et bénéficient à l’économie réelle. L’exemple de Conjunto Palmeiras, cet ancien bidonville du Nordeste brésilien où Joaquim Belo a créé l’une des premières monnaies locales d’Amérique latine, en 1998, est probant : à l’époque, moins de 20 % des habitants faisaient leurs courses dans le quartier ; en 2013, 93 % consomment localement. En moyenne, chaque « palmas » qui sort de la banque communautaire engendre 5 échanges avant d’y retourner. En Bavière, la circulation du « chiemgauer » a incité les entreprises à s’orienter vers des fournisseurs locaux.

Il est bien entendu qu’il s’agit là de monnaies complémentaires, la monnaie nationale – ou l’euro ou le dollar – restant de mise pour les échanges de produits non produits localement – les villes ne cultiveront pas de blé ! Là encore, il s’agit d’une solution locale apportée aux grands désordres mondiaux, dont les acteurs sont reliés aux circuits internationaux, notamment économiques.

Lire notre dossier : Quand les territoires inventent leur monnaie

C’est la « glocalité », dont parle Joaquim Belo ?

MMR : C’est cela, le « glocal » ou le local interconnecté. Il faut penser global : les enjeux (dérèglement du climat, déplétion des ressources, érosion de la biodiversité) concernent le monde entier. Mais la clé réside dans le local, qui n’est pas un repli sur soi mais la reconsidération des modes de production et de consommation par les membres d’une communauté. Produire localement épargne des ressources, réduit les émissions de gaz à effet de serre et crée de l’emploi.

Comment prôner une économie stationnaire quand la croissance apparaît comme l’unique solution aux problèmes économiques ?

MMR : Dans la vision des libéraux classiques britanniques, Adam Smith (1723 – 1790) et John Stuart Mill (1806-1873), le développement du bien-être, « pour le souverain et le peuple », passe par la hausse de la production. Selon ces économistes – qui se définissaient aussi comme philosophes, réfléchissant à la gestion des biens – , l’initiative privée doit être favorisée, le secteur bancaire encadré et les riches payer plus d’impôt. Quand un certain niveau de bien-être est atteint, il s’agit alors de ne pas produire indéfiniment car la terre porte en elle des limites physiques. Et il n’y a pas intérêt à être toujours plus riche – Smith raille le souci du paraître – il faut tendre vers une « steady-state economy ».

Au XIXème siècle, les néoclassiques déboulonneront les classiques, en supprimant la terre – supposée inépuisable – des facteurs de production, dont ne resteront que le capital et le travail. Cette grande manipulation fut une réponse à l’économiste américain Henry George qui, à la fin du XIXème siècle, défendait l’impôt sur la terre. Les keynesiens ne tiendront pas non plus compte des ressources naturelles.

Aujourd’hui nombre d’économistes alertent sur l’incompatibilité entre croissance économique et maîtrise du climat. « Les pays riches vont devoir oublier la croissance s’ils veulent stopper le changement climatique », déclarait Nicholas Stern en septembre 2009.

Le propos n’a guère eu d’écho chez les responsables économiques. « A partir de 1 % de croissance, on recréée de l’emploi », affirme le ministre des Finances, Michel Sapin, par ailleurs peu disert sur les emplois liés à la sobriété, la transition, l’autonomie des territoires …

MMR : Les esprits évoluent. J’ai eu carte blanche pour une intervention d’une heure à la dernière fête de l’Humanité. J’y ai déclaré qu’il fallait sortir de la logique productiviste. Et j’ai été vivement applaudie.

CET ARTICLE FAIT PARTIE DU DOSSIER

Climat : Pourquoi les experts défendent un rôle accru des collectivités locales

 

SOMMAIRE DU DOSSIER

  1. A quelles conditions la COP 21 sera-t-elle un succès ?
  2. Stuttgart, Manchester : deux exemples de villes « zéro carbone » à méditer
  3. COP 21 : L’accord international est signé, le travail de terrain continue
  4. Climat : l’appel des maires pour un accord plus ambitieux
  5. « Les maires peuvent sauver le monde, laissons-les faire »
  6. « Une organisation mondiale des villes devrait siéger à la Cop21 »
  7. Climat : « Toutes les régions de France seront touchées, les mesures d’adaptation doivent être localisées »
  8. Climat : un train d’avance pour le pays ch’ti
  9. Climat : « Les collectivités du Sud ont beaucoup à nous apprendre »
  10. « Les collectivités locales sont les premières prises à la gorge par le changement climatique »
  11. « Plus vite les collectivités se saisiront de la loi, plus vite nous verrons les outils à améliorer »
  12. « Les collectivités doivent faire encore plus de bruit sur la COP21 » – Matthieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot
  13. Il faut « anticiper les changements climatiques à l’échelle régionale » selon le climatologue Hervé Le Treut
  14. « Il faut que le pouvoir énergétique soit décentralisé », Claire Roumet, directrice générale d’Energy Cities
  15. Marie-Monique Robin : « L’autonomie alimentaire et énergétique sera facteur de résilience »
  16. Climat : le chemin accompli, de Copenhague à Paris
  17. « L’adaptation au changement climatique implique d’inventer de nouvelles formes de management public »

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Activer la Kundalini

Nathalie Vieyra, enseignante en Tantra et Wutao, intervient dans cet article.

Elle a lu mon roman KUNDALINI et m'a accordé l'honneur d'une préface. 


 

"L'Alchimie interne ne consiste pas à faire brûler jusqu'à la cendre la matière, mais bien à faire rougeoyer et entretenir la braise. Faire chauffer le chaudron alchimique et respirer pour faire circuler les énergies à travers toutes les cellules du corps." Nathalie Vieyra


Article


© GORBASH VARVAR


PUBLIÉ LE 30/03/2018
  • Catherine Maillard
    Auteur

 

Magazine » Pratique

SANTÉ & BIEN-ÊTRE

Activer sa Kundalini

La mystérieuse énergie du « serpent enroulé en spirale » qui réside en chacun de nous peut se déployer et nous aider à gagner en santé, en conscience, et en créativité…

Sa simple évocation s’entoure d’une aura de mystère et provoque tour à tour fascination et crainte... La kundalini, qui signifie « enroulé en spirale » en sanscrit – ou encore énergie des profondeurs selon les écoles non dualistes Kaula, Trika, et Krama – est couramment symbolisée par un serpent, lové au bas de la colonne vertébrale, dans la région du sacrum, siège du chakra racine. Ses pouvoirs ont fait l’objet de nombre de fantasmes et d’écrits et son déploiement, appelé communément « montée de kundalini », pourrait, lorsqu’il est complet, amener à l’Éveil. Toutefois, au-delà de ce Graal que peu d’élus atteignent avec de profonds bouleversements à la clé, la contacter aurait bien des vertus, plus ordinaires, et vecteurs de puissants leviers de changements. La percevoir et l’activer présente de nombreux bénéfices, tant sur le plan physiologique et sexuel, qu’énergétique, et bien sûr spirituel. Zoom sur les pratiques pour contacter cette onde, vibration, énergie vitale, ou libido, si difficile à décrire, et pourtant disponible pour chacun d’entre nous.

 

Stimuler son énergie vitale

« De la libre circulation de cette énergie subtile vont dépendre notre vitalité et une meilleure santé, y compris sur le plan sexuel. »

Nathalie Vieyra, enseignante en tantra.

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La respiration, indissociable de l’énergie, joue un rôle majeur pour la canaliser. Techniquement, se trouve sur le devant de la colonne vertébrale une sorte de canal, appelé sushumma, dans lequel voyage l’énergie. Une technique de respiration, dite de « la flûte creuse », va permettre de « réveiller » le serpent lové au bas de la colonne, pour qu’il s’élève, « créant ainsi une sorte de musique céleste, d’où son nom », ajoute notre experte. Irriguant en premier lieu notre bassin, cette pratique va dynamiser le fonctionnement de nos organes et redonner à notre corps les conditions d’une plus grande vitalité.

? En pratique

Assis, les deux ischions bien ancrés dans le sol, la colonne érigée, une main posée sur votre ventre et l’autre sur le coeur, pratiquez une série de respirations spécifiques. Inspirez, expirez, par la bouche ouverte, juste derrière les incisives, en plongeant avec le souffle, jusqu’à la base de la colonne vertébrale. « De ce socle va naître une petite vague, une vibration, qu’on va faire grandir, pour déployer cette énergie vers le haut », précise Nathalie Vieyra. Il s’agit de focaliser son attention sur ses sensations. Tranquillement, sans rien forcer. Peu à peu, va s’ensuivre une douce transe, au fur et à mesure que cette énergie emplit votre bassin. Vous pouvez pratiquer allongé, si vous le désirez, à raison d’une quinzaine de minutes pas jour, pour commencer à sentir des résultats.



 

Ouvrir son troisième œil

« Tant que la kundalini repose inerte en nous, elle correspond à nos énergies inconscientes, obscures. Éveillée et maîtrisée, lorsqu’elle se dresse, elle devient un précieux allié de la conscience pour mettre de la lumière. »
Nathalie Vieyra

Certaines méditations profondes vont permettre d’activer cette onde subtile, et d’ouvrir la vision du 3e oeil. L’une d’elles, dite « du regard », favorise un état d’ouverture propice à l’expansion de conscience. Les yeux, dans la tradition tantrique, sont les fenêtres de l’âme. La praticienne partage « combien la libre circulation de cette énergie interne, opérant un travail subtil sur nos ombres, peut procurer une sensation d’unité… souvent indescriptible, la fusion avec le Tout. »

? En pratique

Assis l’un en face de l’autre (ou face à un miroir, si vous êtes en solo), plongez votre regard dans celui de votre partenaire. Imprimez un doux mouvement de bascule du bassin, d’avant en arrière, en restant connecté à l’énergie lovée au bas de la colonne. Entrez dans un mouvement continu, sans relâche, « pour accrocher le serpent » comme si vous chevauchiez « l’énergie ». Le bassin va « chauffer ». Le principe consiste à « baratter », pour la laisser monter jusqu’au 3e oeil. Se crée alors une vague d’énergie connectée bassin/regard, d’où va jaillir un profond sentiment d’unité, à soi, à l’autre, au cosmos.



 

Expérimenter une sexualité sacrée

Le périnée, aux vertus encore méconnues, s’avère un élément important de la bonne circulation de la kundalini et d’une sexualité épanouie.

Situés au niveau du premier chakra, les muscles de cette région s’appellent muscles pubo-coccygiens, et leur mobilisation est essentielle. Sur le plan anatomique, il y a huit séries de muscles qui vont de l’os pubien au coccyx, l’os caudal. « Sa mobilisation en conscience, associée à des pratiques tantriques, participe à une véritable transformation intérieure, fondée sur la libération de l’onde orgasmique », écrit Shakti Malan, diplômée d’anthropologie et enseignante en tantra.

? En pratique

Exercice de Kegel, du nom de son inventeur, le Dr Arnold Kegel, gynécologue. Portez votre attention sur la zone du périnée. Pour le situer, si besoin, asseyez-vous sur une balle de tennis ; votre point d’équilibre est votre périnée. Contractez-le dans une inspiration profonde (5 sec), relâchez dans une expiration (10 sec). Sentez comme le simple fait d’y porter votre focus va activer, chauffer cette zone. Poursuivez. Inspirez, contractez, expirez, relâchez. (Le temps de relâchement doit être le double de la contraction). Faites l’expérience avec une intensité plus grande. Observez la différence de sensations… Gardez le haut de votre corps détendu… Peu à peu, l’énergie de la kundalini va se déployer, sans effort. En l’accompagnant avec le souffle, vous devriez ressentir une vague de plaisir à travers le corps. C’est la manifestation d’une bonne circulation de notre énergie vitale. Trois séries de 10 pratiques par jour.



 

Gagner en liberté avec la méditation

« La méditation Kundalini d’Osho, est l’une des plus pratiquées dans le monde. »
Avi Fédida, enseignant de méditation.

Sans doute parce que la pratiquer régulièrement permet de mettre en mouvement cette énergie « vitale », facilement, et de gagner en liberté. Agrandir son champ de conscience donne moins de pouvoir à nos peurs, et davantage d’espace à la joie. Selon l’enseignant, « il y a au fond de nous un joyau de pure joie sans cause extérieure, un état qui est la nature même de notre être et disponible à tout moment ». Son conseil : devenir le disciple de l’énergie, plutôt que chercher à la maîtriser.

? En pratique

La méditation kundalini est constituée de quatre phases. 1) Debout, les pieds au sol, bien ancré, on pose le focus sur le chakra racine. La séquence débute par un quart d’heure de secousses à partir du bas de la colonne, siège de la kundalini. Une fois le mouvement imprimé « volontairement », l’énergie prend le relais. « Des émotions peuvent émerger, le principe étant de les libérer à travers leur mise en mouvement », prévient Avi Fédida. 2) Célébration par une danse. Toujours arrimé au foyer du bassin, le « serpent » se déroule pour emplir l’espace du coeur et transmuter les émotions en amour… « Se détacher, se désidentifier est la clé », ajoute notre expert. 3) L’assise en musique. Une fois le champ émotionnel nettoyé, l’énergie peut monter en prière jusqu’au centre de la conscience. Elle poursuit son parcours ascensionnel jusqu’au 3e oeil. 4) En silence, intériorité. Phase d’intégration. Quand tout est libéré, mon espace intérieur peut se déployer, mon champ de conscience s’élargit : sentiment d’unité cosmique !



 

Créer et interagir avec le monde

« Le kundalini yoga vise à harmoniser l’ensemble des systèmes glandulaires, endocriniens, immunitaires. »
Caroline Bénézet, enseignante certifiée au prestigieux centre parisien Le Tigre.

Cette pratique repose sur une série de postures dynamiques, reliées au souffle, des méditations et des mantras. Comme son nom l’indique, la kundalini, « partie dormante du prana », est au coeur de la pratique. Son activation va permettre « une interaction créative et spontanée avec le monde », selon les propos de son fondateur Yogi Bhajan ; plus concrètement, l’alignement corps/coeur/esprit, qui permet de faire les choix les plus proches de ceux de son âme.

? En pratique

Un des véhicules de l’énergie spécifique à cette méthode est la pratique des mantras. « Ils sont la projection créative du mental par le son, permettent le nettoyage du subconscient et l’intégration d’affirmations positives, par la répétition », précise Caroline Bénézet. Le mantra Ong Namo Guru Namo signifie « je salue le principe qui va de l’obscurité à la lumière », se pratique en ouverture. Il se chante trois fois de suite, sur une seule expiration, le dos droit, les paumes jointes au niveau de la poitrine, les pouces contre le sternum. L’attention se porte sur le 3e oeil, entre les sourcils.

 

Je lance un appel.

Au cas où des lecteurs et lectrices de ce blog auraient également été amenés à lire un de mes romans, je serais touché et enchanté de lire leurs avis sur les pages des sites proposant mes textes à la vente. Il est bien évidemment essentiel dans l'éventualité d'un achat que des personnes puissent lire divers commentaires. Rien ne vaut ces avis pour se faire une idée... En espérant bien entendu que ces romans vous aient plu.

En septembre, KUNDALINI, mon cinquième roman publié, sera mis en vente et je tenterai d'obtenir des invitations dans les librairies de la région pour des séances de dédicace. Ces librairies ne les acceptent que si elles pensent que l'auteur a une certaine portée auprès des clients... Très difficile à obtenir par conséquent.

Il est encore plus difficile d'obtenir un article dans un journal, une revue ou un site internet.

Seule la participation des lecteurs et lectrices peut y contribuer quand on est un auteur inconnu et sans soutien médiatique. 

Le site de la librairie DECITRE, la FNAC ou AMAZON proposent ce genre de participation aux lecteurs et lectrices.

En parler à votre libraire attitré est également un soutien très fort et participe d'ailleurs à la pérénité de ces professionnels confrontés aux mastodontes d'internet...

Merci à vous. 

"Les fin-du-mondistes"

L'expression est révélatrice de cette image négative de ce mouvement de pensées et de leurs applications dans la vie quotidienne.

Pour les médias et une bonne partie du grand public, les "survivalistes" (terme de plus en plus pratiqué) sont fans de films apocalyptiques à la Mad Max et de zombies décimant les rares survivants réfugiés dans des caves d'immeubles désertés par une humanité mourante.

Bon... Les mentalités évoluent quelque peu ces derniers temps. L'actualité y pourvoit. 

Il viendra un temps où les survivalistes seront enfin perçus pour ce qu'ils sont : des pompiers qui cherchent à éviter l'extension des brasiers, des individus qui par leur engagement quotidien oeuvre à péréniser l'existence de tous, humains, animaux et plantes, des gens ni pessimistes, ni optimistes mais réalistes, attentifs à l'information la plus crédible possible et à son partage.

Le chemin est encore long...

 

La canicule donne des arguments aux "fin-du-mondistes"

 

Après le passage d'un incendie géant en Californie, le 7 août 2018.

Après le passage d'un incendie géant en Californie, le 7 août 2018. - JOSH EDELSON / AFP

Incendies, canicule, disparition de la biodiversité… Les mauvaises nouvelles sur l'état de notre planète s’accumulent, au point que certains se sont spécialisés dans la prévision d'un effondrement de la société: la "collapsologie". 

"Si on ne prend pas les bonnes décisions, c’est une société entière qui s’effondre littéralement, qui disparaît. Je trouve que cette question-là est une question assez obsédante". Cette phrase ne sort pas de la bouche d’un auteur de science-fiction ou d’un fervent survivaliste. Elle a été prononcée par Edouard Philippe lui-même lors d’un Facebook Live en compagnie de Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire, en juin dernier. Le Premier ministre a également évoqué plusieurs fois un livre qui l’aurait marqué: Effondrement, comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie (2005), de l’Américain Jared Diamond.

L’ouvrage fait partie de toutes les bonnes bibliothèques chez les "collapsologues", du latin "collapsus", qu’on peut traduire par "effondrement". En France, le terme a été popularisé par le chercheur indépendant Pablo Servigne. Ingénieur agronome de formation, il est l’auteur avec Raphaël Stevens de Comment tout peut s’effondrer, petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes (éd. Anthropocène Seuil). Selon lui, la collapsologie est "l’exercice transdisciplinaire d’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder, en s’appuyant sur les deux modes cognitifs que sont la raison et l’intuition et sur des travaux scientifiques reconnus".

"Très peu de gens savent aujourd’hui survivre sans supermarché"

La dernière étude de ce genre a été publiée lundi dans la revue Proceedings of the national Academy of Science (PNAS), et décrit un effet domino mêlant réchauffement climatique, fonte des glaces et déforestation, qui pourrait bien transformer notre planète en "étuve" dans les prochaines décennies. Et donc créer un cataclysme tel que le décrit Pablo Sevigne dans son livre.

 

 

"Dans nos sociétés, très peu de gens savent aujourd’hui survivre sans supermarché, sans carte de crédit et sans station-service. Lorsqu’une société devient 'hors-sol' (…), la population devient entièrement dépendante de la structure artificielle qui la maintient dans cet état. Si cette structure, de plus en plus puissante, mais vulnérable, s’écroule, c’est la survie de l’ensemble de la population qui pourrait ne plus être assurée".

Collapsology@collapsology

Scientists say: Domino-effect of climate events could push Earth into a ‘hothouse’ state and... "hope they are wrong" https://bit.ly/2LZqORV 
W. Steffen et al., "Trajectories of the Earth System in the Anthropocene"
http://www.pnas.org/content/early/2018/07/31/1810141115 …

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En France, quelques associations ou fondations se penchent sur ce thème, qu’on ne peut pas à proprement parler qualifier de science en tant que telle. Elles organisent des conférences, lancent des études et collectent des données. C’est le cas par exemple du comité Adrastia (du grec ancien adrasteia: "auquel on ne peut échapper"). "Notre référence, c’est le rapport du Club de Rome en 1972, réalisé par des scientifiques américains irréprochables", explique Dominique Py, professeure des universités en informatique et secrétaire générale de l’association. "Ils avaient monté un modèle basé sur des équations mathématiques, qui tournait avec différentes hypothèses. La conclusion, c’est que dans tous les cas, on allait vers un effondrement, sauf si on avait pris des mesures drastiques dès les années 70. Ce qu’on n’a pas fait".

"Un aveuglement qui pourrait se payer cher"

"On n’est pas survivaliste, au sens où on ne cherche pas à se réfugier avec des armes et des munitions au fond des bois", assure Yves Cochet. L'ancien ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement dans le gouvernement de Lionel Jospin est désormais président de la fondation Momentum, lancée il y a huit ans pour se pencher sur le sujet, et se revendique lui-même collapsologue.

"Aujourd’hui, c’est toujours la fuite dans la surconsommation, la politique de l’autruche", déplore celui qui fut aussi député et député européen. "Il y a peut-être plus de gens qui se disent au courant, mais aussi que du moment où leur patron leur fout la paix et que leur famille va bien, on n’en fait pas plus. C’est un aveuglement qui pourrait se payer cher".

D’autant plus que les collapsologues n’ont pas vraiment l’impression que les pouvoirs publics aient pris la mesure de la situation. "Il est possible que certains dirigeants puissent avoir, en tant que livre de chevet, plus ou moins feuilleté un livre comme celui de Diamond", reprend Yves Cochet. "Mais dans les politiques publiques réelles ou les décisions budgétaires annuelles, on n’en voit pas la moindre trace, hélas". "Certains commencent à se préoccuper de ça", nuance Dominique Py. "Il y a une association qui s’appelle SOS Maires, où ils réfléchissent à la manière dont ils vont pouvoir préparer leur commune à de la résilience et de l’adaptation vis-à-vis des bouleversements qui vont se produire".

 

 

"Peut-être que la Syrie ne va jamais se relever et est déjà dans l’effondrement"

"Les dirigeants savent très bien ce qu’il se passe. Mais on veut faire des compromis avec la nature, et pas faire de compromis sur notre niveau de vie, alors que c’est la seule chose à faire", assure Alexia Soyeux. Il y un an, cette ancienne responsable marketing dans la gastronomie a lancé Présages, une série de podcasts où elle explore l’univers des "risques d’effondrement de nos sociétés industrielles" à travers des entretiens avec des spécialistes du sujet.

Selon elle, "beaucoup de gens ont envie de faire comme si de rien n’était. La morale écocitoyenne permet de se dédouaner une fois qu’on a bien fait son tri sélectif et qu’on achète bio. Mais les vrais sujets qui font basculer les choses, c’est réduire considérablement ses transports en avion ou ne plus manger de viande. Des choses qu’on n'a justement pas envie de faire".

 

L’idée est donc aussi de tenter de réveiller les consciences, "parce que le grand public n’est pas assez informé", mais aussi pour "parler de l’effondrement de notre monde au présent, parce qu’on voit bien que c’est maintenant que les choses sont en train de basculer, alors qu’on parle toujours de 2100", reprend Alexia Soyeux.

Mais un "collapsologue" sérieux ne vous donnera jamais de date précise ni de cause principale à un cataclysme. "Ce qu’on peut dire, c’est que la situation va se dégrader, mais de manière inégale, et pas à la même vitesse partout", explique Dominique Py. "Peut-être que la Syrie ne va jamais se relever et est déjà dans l’effondrement. Peut-être que c’est ce qui se passe au Venezuela, qui est dans une situation de crise économique liée au fait qu’il a passé son pic pétrolier. Peut-être qu’en Europe, ce sera tous les ans un peu plus de chômage, un peu plus de misère. Un effondrement, ce n’est pas une date, c’est un processus".

"On vous avait prévenus"

C'est bien cela que nous finirons par entendre mais lorsque nous l'entendrons vraiment, il sera bien tard...Il n'est pas envisageable que toutes ces études soient erronées. Certaines sont véritablement apocalyptiques, d'autres gardent une forme d'espérance mais toutes, en tout cas, pointent l'urgence absolue.

Si on cherche dans les discours politiques, l'émergence d'une volonté de décroissance économique, le résultat est un néant absolu.

Si on cherche la proposition d'une réduction de la croissance démographique, le résultat est le même.

Si on cherche la réduction drastique de la consommation des ressources non renouvelables, on se heurte aux clichés du retour dans la grotte de Lascaux.

De la même façon, lorsque l'association L214, alerte sur la consommation considérable d'eau potable pour l'élevage industriel, les commentaires des internautes tournent tout cela en dérision ou se montrent même parfois particulièrement violents. Le barbecue d'été est sacré.

"Une vache ne boit pas 7000 litres d'eau par jour..."

Bon, très bien. N'en parlons plus. 

On fera le point dans dix ans. 

 

 

Quand le sage montre le climat, l’économiste regarde l’inflation

 

Par Jean-Joseph Boillot, Conseiller économique au club du CEPII — 

Sur l’archipel arctique canadien en 2017.
Sur l’archipel arctique canadien en 2017. Photo David Goldman. AP

Alors qu’apporter une réponse économique à la crise climatique relève désormais de l’urgence absolue, les spécialistes persistent à se focaliser sur des indicateurs à la pertinence illusoire. Et les dirigeants se murent dans un «silence caniculaire».

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     Quand le sage montre le climat, l’économiste regarde l’inflation

«On entend l’arbre qui tombe mais pas la forêt qui pousse.» Ce proverbe africain bien connu peut être rangé au musée. Désormais, la forêt tombe sous l’effet du changement climatique et ce sont les économistes qu’on n’entend pas. Alors que les climatologues retiennent de plus en plus sérieusement le troisième scénario mis sous le tapis de l’accord de Paris d’une augmentation de 3 à 4 °C de la température de la planète d’ici à 2025-2030, les économistes se sont plutôt passionnés en juin pour la montée à 2 % de l’inflation en Europe, ou pour le demi-point de croissance mondiale que pourrait coûter la guerre commerciale déclenchée par Trump. Puis ils sont partis en vacances comme le Président et son gouvernement dont le seul devoir d’été est de préparer les «grandes» réformes de la rentrée dont le plan pauvreté et la Constitution.

Comme si la grande tâche de l’heure n’était pas le bouleversement climatique en cours et de se lancer dans des réformes fondamentales. Par exemple, pour inverser nos émissions de gaz à effet de serre (GES) qui continuent d’augmenter ; ou encore pour reculer drastiquement le fameux «jour du dépassement» tristement fêté le 1er août pour la planète, mais bien silencieusement en France le 5 mai, jour d’épuisement de notre biocapacité annuelle.

On entend les climatologues qui poussent (des cris d’urgence), mais les économistes continuent de tomber dans leur discrédit, qui se mesure par exemple au millimètre linéaire de leur rayon dans les librairies. Et ce n’est pas surprenant. L’inflation, par exemple ? Tant mieux, en réalité, si les prix montent. Les Français ne sont pas des imbéciles. Ils répondent comme tout le monde à des incitations comme les prix ou à des réglementations. Ce qui est vrai pour le tabac est tout aussi vrai pour les émissions de CO2. De même pour l’alimentation aux prix maintenus artificiellement très bas, comme pour la viande ou le lait, grâce à des méthodes de production de plus en plus intensives fondées sur une agrochimie destructrice rendue possible grâce à un système de puissants lobbys.

Ce dernier n’hésite pas à jouer du chantage sur la faim dans le monde pour exporter les trois quarts de la production française alors que cela tue les agricultures des pays en développement. En particulier en Afrique, où l’exode rural s’accélère, premier facteur de migration bien avant les guerres. Ce qui nous ramène au commerce international, dont le libre-échange le plus intégral serait censé apporter des gains de pouvoir d’achat alors que c’est un vaste système de dumping environnemental et social où les prix ne reflètent surtout pas la rareté des ressources de la planète. Tout particulièrement parce que les lobbys du transport maritime et aérien ont discrètement réussi à sortir de l’accord de Paris et ne supportent aucune contrainte sur leurs énormes émissions de CO2 ou leur pollution bien connue, qui n’ont rien à envier à la Chine en bilan total.

A de rares exceptions près, les économistes des pays riches sont toujours obsédés par le paradigme du progrès linéaire et quantitatif. Leur véritable traumatisme ces derniers mois a été le débat lancé par l’ancien secrétaire d’Etat au Trésor américain Lawrence Summers sur la stagnation séculaire de la productivité et donc de la croissance, près d’un million d’occurrences sur la Toile. Or, de l’avis de tous les climatologues, seule une division par quatre de nos émissions de gaz à effet de serre permettrait au mieux d’éviter la catastrophe. Et ne nous faisons pas d’illusions. Son impact sur le vaudou du taux de croissance ne peut être que négatif en effet. Le concept de décroissance - pourtant dû à un grand économiste mathématicien, Nicholas Georgescu-Roegen - n’a toujours pas droit de cité dans les manuels d’économie, et très rares sont les travaux de recherche entrepris pour en comprendre les mécanismes et la mise en œuvre.

La quatrième révolution industrielle en cours n’est vue par les économistes standards qu’au travers des points de croissance supplémentaires qu’elle pourrait apporter pour compenser le risque de stagnation séculaire. Elle devrait être, au contraire, un formidable atout pour gérer la décroissance d’une façon intelligente, et notamment inclusive sur le plan social tant l’explosion des inégalités ces dernières années a un lien étroit avec celle des risques sur la planète. C’est ce que vient de montrer une étude passionnante sur le tourisme de masse à l’échelle mondiale qui ne fait que reproduire le mode de vie des élites. Les inégalités de prélèvement des ressources de la planète sont aujourd’hui de l’ordre de ce qu’elles étaient sous l’Ancien Régime.

Et ici, les économistes savent bien que le seul système d’incitation par les prix pèche en termes d’équité et qu’il n’est d’ailleurs pas toujours le plus efficace en présence de déficiences de marché. Il leur faut donc imaginer des systèmes de taxation, de quotas, de réglementation et surtout de réformes de structures qui permettraient d’atteindre le Facteur 4 d’ici à 2030, c’est-à-dire demain.

Ce qui compte in fine n’est pas le PIB ou le revenu national brut, mais bien le revenu net, notamment de tous les dégâts du soi-disant «progrès», surtout ceux à venir qui constituent une dette vis-à-vis de nos enfants. C’est une révolution conceptuelle pour les économistes. Ils ont commencé leur mutation avec ce fameux rapport commandé à l’ère Sarkozy sous la direction des Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et Amartya Sen (Richesse des nations et bien-être des individus, Odile Jacob, 2010). Mais ils n’ont toujours pas concrètement franchi le Rubicon dans leurs conseils aux dirigeants. D’où leur silence caniculaire cet été.

Or, les prédictions d’un autre scientifique (Safa Motesharrei) publiées dans un papier remarqué de 2014 (1) mentionnent la probabilité très sérieuse d’un effondrement de notre civilisation lié aux inégalités et à la surexploitation des ressources. Elles rejoignent celles des climatologues et des scientifiques de la nature qui envisagent de plus en plus sérieusement une rupture systémique brutale des grands équilibres de la planète et le scénario graduel très diplomatique de l’accord de Paris. Les économistes connaissent pourtant ce type de phénomène. C’est celui des hyperinflations comme dans l’Allemagne des années 30 ou au Venezuela aujourd’hui. C’est celui des crises financières. Ils savent que pour les arrêter, il faut une réaction radicale des autorités monétaires. Cette fois, la réaction doit être aussi radicale mais dans tous les domaines de la relation entre les ressources de la planète et nos systèmes de production et de consommation. La France a besoin de bien autre chose qu’un plan canicule et les économistes doivent se mobiliser pour en dessiner les contours. Voilà une vraie grande réforme pour la rentrée.

(1) Safa Motesharrei, Jorge Rivas, Eugenia Kalnay : «Methodological and Ideological Options Human and nature dynamics (Handy) : Modeling inequality and use ofresources in the collapse or sustainability of societies», Ecological Economics 101 (2014), pp. 90-102.

Glacier et bouquetins

Quatre jours en Haute Maurienne, cols et sommets à plus de 3000 mètres dans des paysages magnifiques, lacs glaciaires, marmottes, bouquetins, des vallons déserts, des itinéraires à vue, carte et jumelles, des torrents pour la baignade, des kilomètres avalés avec un bonheur immense, des descentes à la "trottinette" dans une concentration euphorisante, les fleurs, les papillons, quelques passages mémorables, la recherche de l'itinéraire avec une trace, un cairn ou rien du tout et donc "au mieux"...Les nuits dans le camion, caché au bout des pistes désertes.

Que du bonheur.

Chose étonnante au regard de l'âge qui s'accumule (56 ans), on enchaîne plus facilement aujourd'hui les journées de marche (4 à 5 h de montée, 2 h de descente) qu'il y a quelques années, autant Nathalie que moi. Il est clair pour nous que notre régime alimentaire en est la raison principale. 

La plupart du temps désormais, nous ne mangeons pas à midi. Un petit-déjeuner et un repas complet le soir. Un biscuit "montagne" fait maison à midi et 1 litre d'eau. Aucune sensation de faim. Un massage à chacun le soir après un bain dans l'eau froide des torrents et on repart le lendemain sans aucune courbature et toujours la même énergie. 

On a même pris l'habitude d'effectuer les descentes de sommets en trottinant. Pour quelqu'un qui a eu cinq hernies discales, dont deux opérées, il y a des médecins qui ne comprendraient pas... 

Nous ne sommes absolument pas des "cas" mais juste deux personnes sportives avec une hygiène de vie très simple.

C'est ce qui nous désole quelque peu d'ailleurs quand on voit "l'état" physique des gens de notre génération dans une bonne majorité...Et même des plus jeunes. De tout l'été, nous n'avons jamais été "dépassés" par qui que ce soit et lorsqu'on descend en trottinant, on voit des jeunes qui nous regardent passer avec interrogation.

Et ce bonheur du corps en action, il est tellement euphorisant qu'à peine rentrés à la maison pour l'entretien du potager (il pleut enfin), l'envie de remonter nous prend déjà :)

La magie de la montagne.

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L'effet domino

Quand je reprends des ouvrages scientifiques écrits il y a vingt et même trente ans, toutes les projections sur le réchauffement climatique engendré par l'activité humaine se révèlent justes. Rien ne vient me laisser croire que les études actuelles seraient fausses. 

On vient de passer quatre jours en haute Maurienne à courir sur des sommets à plus de 3000 mètres. Là, où j'ai connu des glaciers lorsque j'avais vingt ans, il ne reste que des moraines ruinformes et quelques îlots glaciaires en fin de vie. Une simple observation. 

Alors, on fait quoi ? On attend que les gouvernements prennent des mesures draconniennes ? Ils ne le feront pas. 

Il existe une phrase fondamentale pour comprendre le fonctionnement de la sphère politique et elle a été prononcée par Al Gore...Elle est bien évidemment appliquée par tous ses condisciples. Elle met simplement en exergue le fait que la priorité absolue, c'est de ne prendre de décisions qu'à partir du moment où elles contribueront au pouvoir alors que toutes les décisions qu'il faudrait prendre pour combattre le réchauffement climatique à travers les comportements humains condamneraient le gouvernement qui les mettrait en action. 
 

"Le minimum d'actions, de dépenses, d'investissements (...) scientifiquement nécessaire pour combattre le réchauffement de la planète dépasse largement le maximum politiquement faisable pour ne pas perdre les prochaines élections. "

Les politiciens, d'où qu'ils viennent, n'ont qu'un objectif : préserver leurs privilèges et pour que cela se fasse, ils oeuvrent au maintien du système qui leur a permis d'arriver au sommet de l'échelle sociale. Rien d'autre.

Ce mois de juillet est le plus chaud depuis 1990 et patati et patata, le moins arrosé depuis Louis XIV, le plus sec depuis la disparition des dinosaures, les nuits les plus brûlantes depuis la chute de Sodome et Gomorrhe, et patati et patata... Les infos se délectent de ces grands titres. C'est très vendeur depuis quelques temps. 

Mais ça n'est pas ça LE problème. 
Ce qu'il faut surtout entendre, c'est que les records précédents étaient étalés dans le temps, sur des décennies, qu'il s'agissait d'épisodes éphémères. 
Là, maintenant, ce qu'il faut comprendre et retenir, c'est que les records tombent année après année et qu'ils seront sans doute battus l'année prochaine. 
Les vendeurs de climatisation se frottent les mains et la première option dans les automobiles neuves, c'est encore la climatisation. 
On voit donc comme principale réaction des populations, le moyen de se protéger des effets de la chaleur.
Mais quand il y a un incendie, les pompiers ne cherchent pas à se protéger de la chaleur, ils cherchent à éteindre les flammes. Ensuite, ils se réjouiront de la baisse des températures.
Alors, on fait quoi ? 
Combien sont les individus ayant conscience qu'ils ont un rôle à tenir dans l'extinction des flammes ? Combien comprennent qu'après avoir été des pyromanes (et moi aussi) ils doivent devenir des pompiers.
C'est ça le problème.

Voilà cinq ans que nous ne mangeons plus d'animaux. Par respect pour eux, pour ne plus être complices de leurs souffrances mais également parce que l'élevage industriel contribue considérablement à la dévastation de la planète. Il y a sur ce blog toutes les études disponibles pour en prendre conscience.

Voilà cinq ans que nous boycottons la grande distribution et le consumérisme, que nous boycottons au mieux tout ce qui est en plastique, tout ce qui est issu du pétrole. Bien entendu que nous ne parvenons pas à tout rejeter. Malheureusement. Mais nous avons malgré tout très fortement diminué notre consommation. Nathalie fabrique elle-même tous les produits de soins et d'hygiène (savons, dentifrices, produit vaisselle, lessive...), tous nos produits alimentaires sont conservés dans des bocaux en verre, le potager de la maison contribue à 80 % de notre alimentation, nous n'achetons aucun aliment "exotiques" ou hors saison, nos achats sont bio ET local car il est absurde de se dire "écolo" en consommant des produits qui ont traversé des océans et ont voyagé sur des milliers de kilomètres en camions. 

Tout doit être analysé, réfléchi et jugé au regard de l'empreinte carbone du produit.

On en vient même à penser que ces millions de personnes en surpoids, non pas pour une maladie ou un traitement quelconque, mais par simple goinfrerie, devraient être taxées au regard de l'impact qu'elles ont de par leur alimentation. Elles prennent bien plus que ce dont elles ont besoin et sans aucune capacité de jugement sur l'impact que leur consommation effrénée a sur l'ensemble de l'humanité et de la vie. 

C'est despotique ? 

Non, ce qui l'est, c'est leur indifférence, leur immaturité, leur insouciance, leur bêtise puisqu'il est impossible aujourd'hui de ne rien comprendre à l'état de la planète. Ces gens-là imposent à la planète entière leur mode d'existence. C'est cela le despotisme. Le fameux "Après moi, le déluge"... 

Voilà environ dix ans maintenant que j'entends mes élèves s'interroger et me questionner sur l'état de la planète. Ils entendent les informations, ils en comprennent partiellement les données mais ce qui est incontestable, c'est que leurs peurs sont de plus en plus fortes. 

"Le monde des adultes, c'est un cauchemar et je n'ai pas du tout envie d'en faire partie." 

C'est un garçon de ma classe qui a dit cela. Il avait dix ans. 

Il existe d'ailleurs aux USA un mouvement juridique qui permet à des enfants d'attaquer des multinationales. Un premier jugement leur a été favorable. 

C'est cela le monde que nous leur proposons ? 

Un monde où les enfants vont devoir se protéger des adultes ? 

Qui donc est mature ? Qui donc est responsable ? 

Eux ou nous ?


 

 

Un terrible "effet domino" menace de transformer notre planète en une étuve

 

Par Sciences et Avenir avec AFP le 07.08.2018 à 12h28

Même si l'humanité réduit les émissions de gaz à effet de serre la planète elle-même pourrait perturber les efforts des hommes et basculer dans un état durable d'étuve, selon une étude publiée lundi 6 août 2018.

Effet domino

Image d'artiste de la Terre, pour moitié sans eau.

©MARK GARLICK / SCIENCE PHOTO LIBRA / MGA / SCIENCE PHOTO LIBRARY/AFP

C'est un scénario catastrophe. Mais un scénario plausible. D'ici quelques années, la température moyenne de la Terre pourrait se stabiliser à +4°C ou +5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, bien au-delà de l'objectif de l'accord de Paris sur le climat (+2°C maximum), révèle une étude de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), publiée lundi 6 août 2018. Voici les grandes lignes de cette étude conduite par une équipe internationale de chercheurs. 

Si les calottes polaires continuent de fondre, les forêts d'être décimées et les émissions de gaz à effet de serre de battre chaque année des records, la Terre va inéluctablement franchir un "point de rupture". De nombreux mécanismes interconnectés pourraient alors se produire les uns à la suite des autres, conduisant à rejeter des quantités colossales de CO2 et de méthane dans l'atmosphère, contribuant alors encore plus au réchauffement global de la planète. Ces "points de bascule" sont liés à des températures au-delà desquelles la libération de ces gaz serait inéluctable. "Quand un seuil critique est atteint, le processus de réactions s'auto-entretient", note l'étude, qui s'inquiète que la Terre puisse approcher un seuil la condamnant à devenir alors une étuve. Et si ce processus s'enclenche, "il sera conduit par des mécanismes puissants, intrinsèques, bio-géo-physiques, difficiles à corriger par une quelconque action humaine, et qui ne pourra ni être inversé, ni guidé, ni ralenti" affirme l'étude. 

  • "Puits de carbone" affaiblis

Les forêts et les océans ont absorbé ces dernières décennies plus de la moitié des émissions de carbone. Mais les forêts rétrécissent et les océans montrent des signes de saturation en CO2, selon de récentes études. Leur rôle d'éponge risque de s'affaiblir.

  • Permafrost

Le méthane et le CO2 emprisonnés dans le permafrost, sol censé être gelé en permanence en Russie ou au Canada, correspond à environ 15 années d'émissions humaines. Une véritable bombe climatique à retardement. En cas de dégel, ces gaz relâchés -- pour l'instant en quantité négligeable-- accélèreraient le réchauffement, libérant encore plus de gaz.

Les "points de bascule" du climat, bombes à retardement (AFP - Simon MALFATTO)

  • Hydrates de méthane

De manière similaire, les hydrates de méthane, composés ayant l'apparence de la glace présents dans les fonds marins, sont également vulnérables au réchauffement, mais les scientifiques ne savent pas à quel rythme. Ils sont suspectés d'être à l'origine d'épisodes rapides de réchauffement il y a plusieurs millions d'années, et représentent donc une menace potentielle.

  • Dépérissement des forêts 

Un réchauffement de 3°C pourrait condamner à terme au dépérissement 40% de la forêt amazonienne, selon une étude publiée en 2016 dans le magazine Nature Climate Change. Et les incendies, pas pris en compte dans ce modèle, pourraient accélérer cette destruction susceptible de relâcher dans l'atmosphère des milliards de tonnes de CO2.

  • Moins de banquise

Le miroir blanc glacé de la banquise renvoie 80% des rayonnements du soleil. Mais avec la fonte de cette glace de mer, l'océan qui la remplace absorbe à l'inverse 80% de ces radiations, accélérant le réchauffement. Dans l'Arctique, le premier été sans banquise devrait avoir lieu avant le milieu du siècle. Une situation susceptible de se reproduire tous les quatre ans dans un monde à +2°C. Les scientifiques s'accordent pour dire qu'il existe une température de bascule au delà de laquelle la calotte glaciaire recouvrant la terre de l'Antarctique ouest et du Groenland fondra. Mais leurs estimations sur cette température varient entre +1°C et +3°C. L'autre question ouverte est le temps que cette glace mettra à fondre, libérant des volumes énormes d'eau douce dans les océans. Les conséquences seraient dévastatrices : deux-tiers des mégalopoles sont installées moins de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer, tout comme les plaines agricoles qui les nourrissent. La fonte des glaces de l'Antarctique Ouest et du Groenland conduirait à une hausse du niveau de la mer de 13 mètres. La calotte de l'Antarctique Est, plus sensible au réchauffement qu'estimé précédemment, représente 12 mètres potentiels supplémentaires.

Vers un nouveau mode de fonctionnement terrestre

Tous ces mécanismes sont interconnectés, selon les auteurs de l'étude, et l'un d'entre eux pourrait en déclencher un autre, puis un autre. "Ces événements en cascade pourraient pousser le système Terre dans son ensemble dans un nouveau mode de fonctionnement", note Hans Joachim Schellnhuber, coauteur et directeur du Potsdam Institute for Climate Impact Research. 

Les émissions de gaz à effet de serre ont déjà provoqué une hausse de 1°C de la température moyenne de la Terre, augmentant les probabilités et l'intensité des canicules, des sécheresses ou des tempêtes. Le risque d'évènements en cascades pourrait survenir dès 2°C estime l'étude. Petite pointe d'optimisme toutefois, il n'est pas impossible, si l'humanité prend maintenant des mesures drastiques de réduction d'émission des gaz à effet de serre, d'infléchir ce scénario catastrophe vers celui d'une terre "stabilisée". Ce dernier avait précédemment estimé qu'une Terre à +4 ou +5°C ne pourrait pas abriter plus d'un milliard de personnes. Les impacts d'un tel changement sur nos sociétés seraient alors "massifs" et "abrupts".

Tous dans le même brasier

Il est clair que la situation m'interpelle beaucoup et que j'y réfléchis énormément. 

C'est de toute façon le thème principal de la trilogie en cours, "Les héros sont tous morts" et les suites.

Lorsque je lis tous les articles et toutes les études scientifiques que je trouve, je me dis que finalement, c'est une "chance" ou une opportunité ce qui arrive parce que c'est sans doute la première fois dans l'histoire de l'humanité que l'ensemble des terriens est confronté au même danger : le climat. 

Il est clair également que jusqu'ici, les divers problèmes, en tous lieux, ne concernaient que les humains sur place. Pas les autres. Et par conséquent, aucune mesure planétaire n'a jamais été envisagée.

Là, maintenant, nous sommes tous dans le même brasier.

C'est aussi la métaphore des grenouilles dans le chaudron... 

 


La vie dans un monde trop chaud

Par Aurore Coulaud et Aude Massiot — 

Kineta, près d’Athènes, le 24 juillet.
Kineta, près d’Athènes, le 24 juillet. Photo Valérie Gache. AFP

Plus fréquentes et intenses, les vagues de canicule font sentir leur impact sur la santé et l’environnement. Cette année, c’est tout l’hémisphère Nord qui passe un été hors-norme, entraînant décès et hospitalisations.

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     La vie dans un monde trop chaud

A Qurayyat, ville aride du sultanat d’Oman, la température n’est pas descendue en dessous de 42,6°C entre le 25 et le 26 juin. Sur toute une journée, aucun point de la planète n’a jamais connu une telle température. Cet épisode extrême n’est que la pointe émergée de l’iceberg de records de chaleur observés à travers le monde depuis le début de l’année. Ils ont causé plus de 70 morts au Canada et encore davantage au Japon. En Californie, des incendies gigantesques dus à la sécheresse intense font rage et ont tué six personnes depuis le début du mois.

«Il y a une très grande cohérence entre les prédictions de l’évolution du changement climatique et les observations de terrain, affirme Robert Vautard, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement du CNRS. En Europe, le réchauffement est même plus rapide que prévu. Dans les prochaines décennies, les vagues de chaleur vont se multiplier et s’intensifier partout sur la planète.» Les années 2016, 2015, 2017 et 2014 ont été, dans cet ordre, les plus chaudes jamais enregistrées. 2018 pourrait bientôt se placer en haut de la liste, selon l’Organisation météorologique mondiale.

À LIRE AUSSI «La lutte pour le climat est contraire aux libertés individuelles»

Face à ce scénario, les pouvoirs publics commencent à s’inquiéter des impacts sur la santé humaine, alors que de nombreux pays ne sont pas armés pour protéger leur population. Le 26 juillet, des parlementaires britanniques ont alerté, dans un rapport, que la chaleur pourrait causer 7 000 morts par an d’ici 2050 si le gouvernement n’adaptait pas les infrastructures du pays. Dans le Sahel, la saison sèche (au printemps) a vu les températures atteindre des niveaux presque mortels. Le chercheur-climatologue François-Marie Bréon précise que «la durée est aussi importante que la température elle-même» car elle favorise le risque de mortalité pour les personnes vulnérables.

Une étude scientifique publiée en 2017 dans la revue Nature concluait qu’actuellement, près de 30 % de la population mondiale est exposée, au moins 20 jours par an, à des températures et de l’humidité au-delà du seuil létal. Pour 2100, ce pourcentage s’élèverait à environ 48 % si on réduit drastiquement les émissions de gaz à effet de serre (GES), et à 74 % si ces dernières continuent d’augmenter (ce qui est en train d’arriver). Sous l’effet conjugué d’une forte humidité et d’une température de plus de 35°C, le corps humain ne peut plus se refroidir par la transpiration.

Chikungunya

«La chaleur affecte aussi la qualité et la quantité d’eau et de nourriture disponible pour les communautés qui vivent dans ces circonstances climatiques extrêmes pendant très longtemps, décrit Shubhayu Saha, professeur à l’université Emory à Atlanta, spécialiste des impacts du changement climatique sur la santé publique. La sécheresse provoque des incendies qui dégagent des fumées toxiques pour l’homme et les animaux.»

Le dérèglement climatique a aussi des effets de long terme sur la santé, mais qui restent encore peu étudiés. Selon l’Association américaine de psychiatrie (APA), l’exposition à de hautes températures est associée à un accroissement de la consommation d’alcool pour lutter contre le stress et à une hausse des admissions dans les hôpitaux et aux urgences des personnes souffrant de troubles mentaux et psychiatriques, ainsi que du nombre de suicides. «On a découvert un lien entre les événements météorologiques extrêmes et une augmentation des comportements agressifs et de la violence domestique», décrit l’APA. «Le désagrément causé par une température trop chaude ou trop froide touche notre système immunitaire, lui-même lié au mental», rappelle le Pr Emmanuel Rusch, médecin de santé publique au CHU de Tours.

Autre conséquence : la transformation des possibilités de transmission des maladies infectieuses. «Les écosystèmes changent, la répartition des insectes aussi, souligne le spécialiste. Il y a dix ans, en Indre-et-Loire, il n’était pas possible d’imaginer la transmission de maladies infectieuses comme le chikungunya véhiculé par le moustique tigre. Aujourd’hui, c’est différent.» Marie Carrega, adjointe au secrétaire général de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc), confirme : «On s’attend à une remontée des maladies qu’on n’avait plus l’habitude de voir en Europe.» C’est aussi ce que prédit une étude de la revue scientifique britannique Scientific Reports parue l’an dernier et selon laquelle plus de 63 % de 157 agents pathogènes ou maladies (concernant l’homme et l’animal) sont liées au moins à un facteur climatique et pourraient donc évoluer sous l’effet du réchauffement.

Chaleur est aussi synonyme de pollution de l’air. De la frontière nord de la France à la vallée du Rhône en passant par Paris, l’épisode de canicule de la semaine dernière s’est accompagné d’une hausse des concentrations en polluants atmosphériques. «La pollution à l’ozone[qui prend la forme du smog, ndlr] se produit de manière concomitante avec la hausse des températures, affirme Robert Vautard. L’air chaud circule lentement et s’alimente en pollution à son passage au-dessus des régions industrielles et au fort trafic routier.» Respirer beaucoup d’ozone peut provoquer crises d’asthme, encombrements des bronches et irritations oculaires.

Est-on prêt à faire face à ces menaces ? «En France, il a fallu attendre la canicule de 2003 pour développer un plan de prévention et d’adaptation efficace, souligne le chercheur. Il n’est basé que sur les observations, pas sur les prévisions climatiques établies par les scientifiques.» Aux Etats-Unis, plus de 130 groupes de protection des travailleurs ont déposé, le 17 juillet, une requête auprès de l’administration Trump pour l’élaboration d’un plan pour les personnes travaillant en extérieur. La série de canicules de cet été a déjà provoqué la mort de plusieurs personnes, notamment des agriculteurs.

Selon l’Organisation internationale du travail, les chaleurs extrêmes pourraient conduire à des pertes de productivité au travail équivalentes à 2 000 milliards de dollars à l’échelle mondiale. Car «notre activité économique tout comme notre bien-être dépendent du climat», rappelle François-Marie Bréon. En France, le code du travail, par exemple, prévoit pour les travailleurs du BTP la mise à disposition de lieux de repos, mais aussi «de l’eau potable et fraîche, à raison de trois litres au moins par jour et par travailleur» et même «l’arrêt du travail en cas d’intempéries». Mais on est encore loin des bons réflexes de l’Espagne et du Portugal, qui décalent leurs horaires à cause de la chaleur.

Océan saturé de chaleur

Les hommes ne sont pas les seuls touchés. Animaux et végétaux sont aussi bouleversés par la fournaise. En France, certains oiseaux et arbres ont débuté leur ascension vers des altitudes plus fraîches, mais risquent d’être coincés par les hauteurs dans les prochaines décennies. Plus alarmant encore : les océans captent 93 % de la chaleur liée aux émissions de GES. «Ce réchauffement des eaux entraîne la fonte des glaces aux niveaux des pôles et la montée du niveau des mers,développe Françoise Gaill, coordinatrice du conseil scientifique de la plateforme Océan et Climat. Il participe à leur acidification, ce qui a de graves impacts sur certaines espèces marines, notamment les mollusques et les coraux.» Des populations de poissons ont déjà commencé à migrer vers le nord pour éviter de cuire. «Nous savons que l’océan a une limite de chaleur qu’il peut capturer, mais nous ne la connaissons pas encore, reprend la chercheuse. Atteindre ce seuil de saturation aura des conséquences dramatiques pour tous les écosystèmes, les humains y compris.» 

Enfants contre adultes

 

Thierry Ledru

6 min · 

A l'origine, les adultes ont pour mission de protéger les enfants. Il est clair que ça n'est plus le cas au niveau planétaire. Désormais, les enfants apprennent à se protéger contre le monde adulte...

Des enfants du monde entier attaquent leurs gouvernements sur le réchauffement climatique

 

Repéré par Victor Métais —  — mis à jour le 25 juillet 2018 à 10h11

Et ça fonctionne!

Une usine au loin dans un champ | Thomas Hafeneth via Unsplash CC License by

Une usine au loin dans un champ | Thomas Hafeneth via Unsplash CC License by

 

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Temps de lecture: 2 min — Repéré sur Quartz

En 2015, un groupe de vingt-et-un jeunes Américains et Américaines a décidé de poursuivre le gouvernement en raison du réchauffement climatique. Dans l’affaire Juliana vs. US, les plaignants ont affirmé que le gouvernement avait violé «le droit de vie, de liberté et de propreté des jeunes générations» en adoptant des politiques promouvant l’utilisation d’énergie fossiles, malgré les études mettant en cause le rôle des émissions de CO2 dans le processus de réchauffement climatique.

Malgré son apparence extrême, cette revendication a été acceptée à plusieurs reprises. Le 20 juillet dernier, la cour d’appel des États-Unis pour le neuvième circuita rejeté la tentative de révocation de l’affaire par l’administration Trump. L’affaire sera jugée au tribunal le 29 octobre prochain. «Avec le soutien de la cour fédérale, nous gagnons en puissance»,affirme Avery M., une plaignante de 12 ans. «Le gouvernement fédéral essaie de nous mettre des bâtons dans les roues mais nous persévérerons. Nous sommes optimistes et avons le courage suffisant pour continuer à défendre nos droits constitutionnels.»

Un des problèmes auquel font face ces jeunes gens est que la Constitution américaine ne fait pas état du réchauffement climatique, l’influence de l’Homme sur l’environnement n’étant pas une des préoccupations du XVIIe siècle. Mais les juges estiment que, depuis le siècle dernier et à partir du moment où les gouvernements ont été au courant des conséquences désastreuses de leur politique énergétique, ils sont allés à l’encontre de la Constitution –les principes de vie et de liberté perdant tout leur sens sur une planète inhabitable.

Les enfants ont aussi dénoncé le fait, qu'à cause des politiques passées et (parfois) présentes, leur génération soit disproportionnellement accablée par les effets du réchauffement climatique. À ce titre, ils affirment avoir été victime de discrimination.

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Un mouvement d'ampleur mondiale

En avril dernier, la jeunesse colombienne a réussi à convaincre la cour suprême de justice de son pays de revenir sur la décision de ne pas donner suite à une affaire mettant en cause le gouvernement et cette jeunesse dans le cadre du réchauffement climatique. Les jeunes plaignants et plaignantes affirmaient que la déforestation de l’Amazonie et le réchauffement des températures que cette dernière induit, menaçaient leur droit constitutionnel de bénéficier d’un environnement sain. La cour suprême de justice colombienne a décrété que la partie colombienne de l'Amazonie était considéré comme une personne morale. De ce fait, le gouvernement a le devoir de protéger cet espace.

Ce mouvement a aussi touché la Norvège, la Belgique, les Pays-Bas. Ainsi, ces différents enfants, à travers le globe, ne se rendent pas nécessairement compte qu’ils font partie d’un mouvement collectif international. Cependant ce dont ils se rendent compte est que le «réchauffement climatique est déjà destructeur». Sahara V. affirme en ce sens que ce phénomène «ne cessera pas tant que les gouvernements ne prendront pas de mesures significatives pour l’arrêter plutôt que pour en être acteur».

Jean Jouzel, climatologue

Réchauffement climatique. Jean Jouzel, climatologue : "Nous n'avons que trois ans pour agir"

 

Le climatologue Jean Jouzel tire la sonnette d'alarme au JDD sur les risques du réchauffement climatique. Selon lui, la planète subira des conséquences dramatiques si les émissions de gaz ne sont pas stabilisées d'ici à 2020.

Le climatologue Jean Jouzel s'alarme sur l'évolution du réchauffement climatique. (Eric Baudet/Divergence pour le JDD.)

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"Pas besoin de faire de catastrophisme : la situation est catastrophique." L'avertissement fait froid dans le dos. Le climatologue et ancien vice-président du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) Jean Jouzel, dresse un bilan bien sombre sur l'évolution du réchauffement climatique. "Pour espérer rester en deçà de 2°C de réchauffement par rapport à l'ère préindustrielle, il faudrait que le pic d'émissions de gaz à effet de serre survienne au plus tard en 2020", souligne le climatologue. Nous n'avons que trois ans devant nous." Face au réchauffement climatique, il prévoit notamment des étés de plus en plus chauds, jusqu'à 6 à 8°C de plus dans les années à venir. "On n'est plus dans le futur : ce sont les enfants d'aujourd'hui, ceux des cours d'école, qui pourraient subir ces étés à 50°C", s'inquiète Jean Jouzel.

À quoi ressembleront nos étés demain ?
Ils seront plus chauds en moyenne. Pour vous donner une idée, en juin, juillet et août 2003, les températures étaient supérieures de 3 °C par rapport à un été de référence du XXe siècle. Si rien n'était fait pour lutter contre le réchauffement, cela pourrait devenir banal au-delà de 2050. Les étés caniculaires seraient encore plus chauds, jusqu'à 6 à 8 °C de plus, avec deux problèmes majeurs. D'une part la mortalité : même si on est mieux préparés, la canicule de 2003 avait causé 15.000 décès en France et 70.000 morts en Europe ; d'autre part, les feux de forêt, avec 73.000 hectares brûlés ce même été. Et dans certaines mégapoles comme Paris, des îlots de chaleur urbains se formeront, où le mercure grimpera encore de 6 à 8 °C supplémentaires, entraînant des problèmes de santé accentués en cas de pollution.

Certaines régions en France connaîtraient des journées à plus de 50 °C, selon une récente étude.
C'est un travail très utile car il rend le phénomène concret. Si on n'agit pas, la planète se réchauffera en moyenne de 4 à 5 °C d'ici à la fin du siècle par rapport à l'ère pré­industrielle. La limite à ne pas ­dépasser, c'est + 2 °C. Si on respecte les accords de Paris, on sera entre les deux, entre + 3 et + 3,5 °C. Or il est difficile de faire comprendre qu'un degré de plus nous fera basculer dans un autre climat. Ces chercheurs ont compilé les données de températures journalières et travaillé avec un modèle de Météo France d'une résolution de 12,5 kilomètres. Si rien n'est fait, vers 2075, les maximales journalières seront certaines années plus chaudes de 12 à 13 °C dans l'est de la France, de 8 °C en Bretagne. Et cela sur des températures dépassant déjà 40 °C! On atteindrait ainsi 50 à 55 °C dans certaines régions.

"À l'horizon 2050, ce risque de feux apparaîtra dans le centre et l'ouest de la France, jusqu'ici épargnés"

Une canicule en juin, des incendies massifs en juillet… La France est-elle déjà en surchauffe?
L'été est plus chaud et plus précoce. Au 15 juin, on a désormais un climat de début juillet 1960. La saison s'étend, avec des canicules plus précoces en juin ou plus tardives en septembre. Le lien avec le réchauffement climatique est certain, et celui-ci est dû depuis 1950 avec une quasi-certitude aux activités humaines. Ce contexte fait craindre que les sécheresses actuelles du ­Bassin méditerranéen (40 °C et plus de 60 morts dans un incendie au Portugal, pénurie d'eau en Italie, le sud de la France en proie aux flammes) soient de plus en plus fréquentes et aiguës. Les incendies augmentent partout et les ingrédients sont connus : la température, la sécheresse, le vent, mais aussi l'urbanisation et la négligence humaine. À l'horizon 2050, ce risque de feux apparaîtra dans le centre et l'ouest de la France, jusqu'ici épargnés.

Boira-t‑on bientôt du vin de Bordeaux cultivé en Finlande?
Il y a dix ans, lorsqu'on disait qu'il faudrait planter des vignes en ­Angleterre car les vins deviendraient trop alcoolisés avec la chaleur, les gens nous prenaient pour des fous. Aujourd'hui, les maisons champenoises investissent toutes dans le sud de l'Angleterre. Cette préoccupation de l'adaptation au climat est devenue quotidienne pour la profession. Pour les vignerons et les producteurs de fruits, la succession d'hivers doux suivis de gelées tardives est aussi très néfaste.

Votre frère, qui a repris la ferme familiale en Bretagne, ne croit pas au réchauffement!
Exact, comme beaucoup de paysans qui reprennent le credo de Claude Allègre, il pense que nous sommes dans un cycle comme il y en a déjà eu par le passé. En ­revanche, j'ai beaucoup d'espoir en voyant mes sept petits-enfants. Récemment, j'ai entendu deux de mes ­petites-filles de 9 et 10 ans parler trente minutes d'éoliennes et d'énergies renouvelables…

"Les engagements actuels ne sont pas à la hauteur de l'enjeu. L'urgence est là."

Il ne reste que trois ans pour agir, comme le rappelle un groupe de scientifiques, politiques et économistes dans la revue Nature.
Oui, nous n'avons que trois ans devant nous. C'était écrit dès 2007 dans le rapport du Giec. On l'a réécrit depuis, ça reste vrai! Pour espérer rester en deçà de 2 °C de réchauffement par rapport à l'ère préindustrielle, il faudrait que le pic d'émissions de gaz à effet de serre survienne au plus tard en 2020. L'accord de Paris a transformé ce diagnostic des scientifiques en un objectif d'atteindre ce pic "le plus tôt possible", sans date. Nous écrivions aussi qu'il fallait diminuer de 40 à 70 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 et atteindre la neutralité carbone d'ici à 2100. C'est un défi. Le dialogue entre scientifiques et politiques fonctionne au niveau international, mais les engagements actuels ne sont pas à la hauteur de l'enjeu. L'urgence est là.

Le discours des scientifiques n'est-il pas trop timide?
On n'a peut-être pas été bons, mais on n'arrête pas de sonner l'alarme ! Tout a été dit dans le premier rapport du Giec en 1990. Les conséquences du réchauffement étaient perçues comme virtuelles. C'était "cause toujours, on verra après". Malheureusement, les faits sont là. Avec la fonte des glaces, le niveau de l'eau s'est élevé de 20 cm depuis 1900. Il augmente de 3 mm par an, et cela risque de s'accélérer. La Bretagne s'est réchauffée de 1,5 °C depuis le milieu du XXe siècle, les gens de ma génération l'ont vu. Tout ce qu'on prédisait se réalise, et on n'exagère pas ! Hélas, la prise de conscience ne se fait que par les extrêmes. La canicule de 2003 qui a touché toute l'Europe de l'Ouest a eu un effet pédagogique, de même que le rapport de l'économiste Nicholas Stern selon lequel ne rien faire coûterait plus cher que d'agir. Ce message a été un choc pour les entreprises.

"Si le Sahel et la Corne de l'Afrique deviennent plus secs, les réfugiés seront encore plus nombreux"

Que dire aujourd'hui pour alerter les consciences?
J'ai longtemps dit qu'en Europe de l'Ouest le réchauffement était perceptible mais pas encore dangereux. Je change mon discours : il est déjà dangereux. Ces catastrophes ont des coûts humains, financiers, en pertes de biens. Je le répète, on n'est plus dans le futur : ce sont les enfants d'aujourd'hui, ceux des cours d'école, qui pourraient subir ces étés à 50 °C. On n'échappera pas d'ici à 2100 à une hausse de 40 cm à 1 m du niveau de la mer ; peut-être pas loin de 2 m, selon des études récentes. L'île de Sein ou l'île de Ré seraient coupées en deux. Et si le réchauffement se maintient sur plusieurs siècles, le Groenland pourrait finir par fondre, provoquant une élévation de 7 mètres.

Et cela ne vous rend pas catastrophiste?
Pas besoin de faire de catastrophisme : la situation est catastrophique. Alarmiste, je le suis si on ne fait rien. Le réchauffement est inéluctable, mais en le limitant à 2 °C nous pourrons nous y adapter pour l'essentiel. Du moins dans les pays riches. Car la principale conséquence du réchauffement, c'est l'accroissement des inégalités. Il diminue les endroits où il fait bon vivre sur la planète. Partout, les premières victimes sont les moins fortunées : cela a été vrai en France lors de la canicule de 2003 et pour ­Xynthia : les maisons les plus touchées par la tempête étaient celles construites sur des terrains pas chers. C'est vrai ailleurs. Le réchauffement a des effets sur l'instabilité et le risque de conflits au Moyen-Orient. Cet été, on a relevé 54 °C au Pakistan et en Iran. Au Moyen-Orient et de la Corne de l'Afrique jusqu'à la Libye, le mercure va grimper de 5 à 6 °C… À ces températures, il n'y a plus d'activité extérieure possible. On compte déjà 65 millions de déplacés sur la planète. Si le Sahel et la Corne de l'Afrique deviennent plus secs, les réfugiés seront encore plus nombreux.

Malgré ce diagnostic sévère, vous restez optimiste. Par foi en l'homme?
À mes yeux, un monde sans pétrole, où on fait mieux avec moins, est tout aussi désirable. À l'échelle planétaire, si on s'y met, 50 % de l'énergie pourrait venir du renouvelable en 2050. Créer un mode de développement différent, c'est enthousiasmant ! Cela suppose des innovations, des emplois. Il faut donner l'espoir et l'envie : ceux qui ont acheté une voiture électrique ne reviendront pas à l'essence. Mon principal reproche à Claude Allègre et ses soutiens, c'est de laisser croire qu'on trouvera toujours des solutions quand les catastrophes arriveront. Ce n'est pas vrai pour le réchauffement climatique. C'est la pure vanité humaine. Personne n'arrêtera l'élévation des mers. Les refuges vont rétrécir. Il sera difficile de garantir la sécurité alimentaire pour 10 milliards d'habitants.

"J'ai été agréablement surpris lorsque Macron a cité l'accord de Paris comme une action majeure du quinquennat Hollande"

Se donne-t‑on les moyens d'y faire face en France?
Le moment approche où il sera trop tard pour mettre en place les solutions. Or trop de freins administratifs à l'action persistent. En Allemagne, un projet éolien voit le jour en quatre ans ; en France, en huit ans ! Dans le golfe du ­Morbihan, ils veulent construire des hydroliennes, ils n'y arrivent pas. Il y a 3.000 éoliennes en mer en Europe, zéro en France. Entre l'appel d'offres et la réalisation, cinq à dix ans s'écoulent, et des technologies plus performantes apparues entre-temps ne peuvent pas être utilisées. Ces barrages sont aberrants. Accélérer ces projets, c'est l'un des grands chantiers de Nicolas Hulot.

Sentez-vous un climat favorable depuis sa nomination et l'élection d'Emmanuel Macron?
J'ai soutenu Benoît Hamon. Mais j'ai été agréablement surpris lorsque Macron a cité l'accord de Paris comme une action majeure du quinquennat Hollande. Pour Hulot, le travail consistera avant tout à mettre en œuvre les lois existant sur la transition énergétique et la biodiversité. Ce n'est pas si facile. La France est à 16 % d'énergies renouvelables, nous n'atteindrons pas l'objectif fixé à 23 % en 2020. Le ministre dit qu'il veut faire mieux que la loi. Très bien, mais remplissons déjà le contrat !

Avec le retrait des États-Unis de l'accord de Paris, les chances de réussir à le mettre en œuvre ne sont plus que de 10 %, selon le climatologue américain Michael Oppenheimer.
Je ne suis pas loin de ce diagnostic. Je dirais qu'il reste 20 à 30 % de chances. L'effet le plus dommageable du retrait américain est indirect : c'est l'impact auprès des autres pays signataires. Chacun d'eux devait détailler en 2018 les outils pour atteindre ses objectifs. Puis vers 2019, rediscuter des moyens de faire mieux, de relever l'ambition. C'est indispensable, car on est dans les choux par rapport à l'objectif de 2 degrés maximum ! Désormais, les autres pays pourront dire : "Les USA ont quitté le navire, pourquoi faire plus ?" Le succès de Paris, c'était d'être quasi universel. Trump a rompu cette confiance. Mais s'il y voit un intérêt pour sa politique intérieure, il pourrait faire un geste. Il a déjà fait savoir que Washington participerait aux négociations hors de l'accord, il pourrait aussi revenir sur sa promesse de cesser le soutien aux organisations internationales environnementales. Comme le dit le Nobel d'économie Joseph Stiglitz, c'est le seul grand projet pour l'avenir : réussir à continuer à se développer dans ce monde limité. Tenir compte de l'écologie, et pas seulement de l'économie.

 

Climatiseurs et dissonance cognitive

 

Thierry Ledru

"Selon la théorie de la dissonance cognitive, lorsque les circonstances amènent une personne à agir en désaccord avec ses croyances,cette personne éprouvera un état de tension inconfortable appelé dissonance, qui, par la suite, tendra à être réduit, par exemple par une modification de ses croyances dans le sens de l’acte."


On a donc avec les épisodes répétés de canicule des millions de personnes dans le monde qui s'équipent en climatiseur et on sait de façon irréfutable que ces climatiseurs renforcent encore le réchauffement climatique. 
Malgré tout, les installateurs et les équipementiers croulent sous les commandes et tout le monde se plaint de la chaleur...
La dissonance cognitive prend forme lorsque les consommateurs considèrent que leur confort individuel devient prioritaire au regard de l'impact planétaire et qu'ils s'efforcent d'oublier ou de continuer à ignorer les conséquences de leurs actes personnels.
"Je ne suis pas responsable de cette canicule alors je m'en protège. "
La responsabilité du phénomène est atténuée par le confort retrouvé. Le problème s'efface dans le plaisir.

On peut bien évidemment élargir le phénomène à bien d'autres domaines.

Qui aujourd'hui n'a pas entendu parler de la maltraitance animale et de l'impact considérable de l'élevage bovin pour l'alimentation humaine ? Combien ont décidé de ne plus manger d'animaux?

Qui aujourd'hui n'a pas entendu parler de la pollution engendrée par le commerce mondial et l'achat de produits alimentaires venant de l'autre côté de la planète ? Combien ont décidé de ne plus acheter ces produits ? 

Qui n'a pas entendu parler de la pollution considérable de l'atmosphère par les avions de grandes lignes ? Combien ont décidé de se passer des vacances dans les pays "exotiques" à la nature si belle ? 
 

Le plaisir individuel est à la source de l'état désastreux de la planète. Pas uniquement de décisions politiques n'ayant pour seuls objectifs que de garder le pouvoir et ses privilèges.


Réchauffement de la planète : le cercle vicieux de la climatisation

Des milliards de nouveaux climatiseurs vont être installés dans le monde sur les prochaines décennies. Mais ces appareils consomment beaucoup d'énergie.

Source AFP

Modifié le  - Publié le  | Le Point.fr

Le climatiseur est l'un des premiers achats réalisés lorsque le niveau de vie s'améliore en pays émergent.

Le climatiseur est l'un des premiers achats réalisés lorsque le niveau de vie s'améliore en pays émergent.

© BELGA/AFP/ Patrick Lefevre

 

Dans certains pays où il fait très chaud l'été, les populations peuvent s'offrir depuis longtemps maintenant quelques instants de fraîcheur. Comment ? Grâce aux climatiseurs. Un été humide et torride devient alors plus supportable en Géorgie américaine, ou encore en Australie. Problème : la climatisation contribue discrètement mais sûrement et de façon croissante au réchauffement de la planète. Car plus il fait chaud, plus il y a de climatiseurs en circulation, et plus il y a de climatiseurs, plus il fait chaud. Des milliards de nouveaux appareils vont être installés dans le monde dans les prochaines décennies, au fur et à mesure que les habitants de pays émergents au climat étouffant obtiennent les moyens de s'acheter ces biens, aussi essentiels en Chineet en Inde que peut l'être le réfrigérateur.

Or ces appareils consomment énormément d'électricité, de l'électricité aujourd'hui générée principalement par des centrales au charbon ou au gaz... et qui émet donc des gaz à effet de serre, réchauffant le climat. À moins d'un changement radical de trajectoire, les émissions de dioxyde de carbone liées à la climatisation devraient presque doubler entre 2016 et 2050, selon un rapport publié mardi par l'Agence internationale de l'énergie. En quantité de CO2 supplémentaire rejeté dans l'atmosphère, c'est comme si l'on ajoutait une Afrique actuelle au monde, soit près d'un milliard de tonnes de CO2 environ par an.

Les cas de la Chine, l'Inde et l'Indonésie

Les climatiseurs ont un autre effet réchauffant, bien plus direct et ressenti par chacun : ils réchauffent les villes car chaque appareil rejette dans la rue la chaleur qu'il a pompée pour refroidir l'intérieur d'un logement ou d'un bureau. Une étude de 2014 a simulé la hausse de température, de nuit, à un degré Celsius en centre-ville. Le cercle vicieux est renforcé par la hausse continue du niveau de vie dans le monde. À commencer par la Chine, l'Inde et l'Indonésie, trois pays qui contribueront pour moitié à la hausse mondiale de consommation électrique pour la climatisation. Au Brésil, en Thaïlande ou en Indonésie, quand les revenus d'un ménage augmentent, c'est souvent l'un des premiers achats.

L'urbanisation rapide, notamment en Inde, accélère encore le phénomène : les machineries urbaines, pas seulement la climatisation, créent de la chaleur, une chaleur qui est à son tour absorbée par le béton... Il existe aujourd'hui environ 1,6 milliard de climatiseurs installés dans le monde, dont environ la moitié aux États-Unis et en Chine. Environ 135 millions de nouveaux appareils sont vendus chaque année, trois fois plus qu'en 1990, selon le rapport de l'AIE. Rien qu'en Chine, le premier marché mondial, 53 millions ont été vendus en 2016. En Inde, seuls 4 % des ménages sont équipés en climatisation. Tout indique que la demande va exploser dans les prochaines décennies.

Le climatiseur, « angle mort » du débat énergétique

« Le monde va subir une crise du froid », affirme le directeur de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol. Pour lui, la question des climatiseurs est « l'angle mort » du débat énergétique actuel. Les solutions, détaillées dans le rapport, existent, comme développer l'énergie solaire donc le pic de production, en journée, correspond au pic de consommation des climatiseurs ; ou améliorer l'isolation énergétique des bâtiments. Mais la priorité, selon l'organisation, est de durcir les normes sur la consommation électrique des appareils. Les technologies plus économes existent, mais les consommateurs plébiscitent encore largement les appareils énergivores et moins chers, notamment aux États-Unis.

L'eau de Là-haut (2)

 

Vu la chaleur, l'idéal, c'est de monter jusqu'aux lacs d'altitude. Col du Moretan (2500 m) et lac du même nom, chaîne de Belledonne. 2 h 45 de montée et bien entendu, il n'y a personne.


L'eau, les montagnes, le silence, les lumières, les reflets, la surface du lac immobile...

Tellement beau.

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10 degrés... On ne plonge pas tête baissée dedans, on met les pieds, on les ressort, on les remet etc...puis on va aux genoux et on recommence le processus et puis on mouille la tête et puis plouf et là on ressort, et on attend que le sang re-circule :) Excellent procédé avant d'entamer les 1H30 de descente en trottinant.

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Haro sur le tourisme de masse

Haro sur le tourisme de masse

 

http://media.lesechos.fr/infographie/tourisme-masse/

La planète s’affole devant des flux de touristes toujours plus nombreux : 1,3 milliard en 2017, selon l’Organisation mondiale du tourisme, en hausse de 7% sur un an. Et aucun signe de ralentissement en vue. Ni les crises économiques, ni les tensions géopolitiques n’ont durablement infléchi cette croissance. On attendrait 500 millions de visiteurs supplémentaires pour 2030, dont la moitié viendrait de Chine.

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Geneviève Thibaud & Jules Grandin

Les pays d’Europe accueillaient plus des deux tiers des touristes internationaux en 1980, l’Amérique du Nord 16%, les autres régions du monde se partageant les miettes. En 2017, l’Europe capte 51% des arrivées, l’Amérique toujours 16%, mais l’Asie-Pacifique 24%, avec l’émergence de la Chine passée au 3e rang (4e, en 2016) des destinations touristiques. Et même au premier rang, en incluant Macao et Hong Kong.

La Chine dans le « Top 5 » des destinations

Evolution des 20 premières destinations touristiques, en 1980 et 2016

Flourish logoA Flourish data visualisation

L’asphyxie menace déjà certains sites. Les habitants de Barcelone, de Palma, ou de Venise, manifestant régulièrement leur exaspération devant les nuisances provoquées par ces hordes de touristes, les autorités ont fini par réagir, à coups de restrictions sur les locations saisonnières, de réglementation ou d’interdiction. A tel point que la tendance est à l’inventaire des sites à éviter absolument. Tour d’horizon de ces destinations en « overtourism » mises sous surveillance.

Les sites fermés

THAÏLANDE

Maya Bay

Immortalisé par Danny Boyle, dans le film « La Plage » avec Leonardo DiCaprio, ce lagon aux eaux cristallines est devenu un spot mondial attirant 5 000 curieux/jour. Au péril de l’environnement. 77% du corail aurait disparu, selon les scientifiques.

Les autorités ont fini par juger que Maya Bay, comme une vingtaine d’autres sites de plongée, avait besoin d'une pause. L’accès est fermé jusqu’en septembre prochain, pour permettre de transplanter du corail d'autres endroits mieux préservés. Par la suite, le nombre de visiteurs pouvant accoster sera limité à 2 000 par jour.

PHILIPPINES

île de Boracay

Cette île paradisiaque de l’archipel des Visayas accueillait plus de 2 millions de visiteurs par an, avant que Rodrigo Duterte, le président philippin, n’annonce sa fermeture pour six mois, jusqu’en octobre prochain. Face à "ce cloaque surpeuplé", selon ses mots, il était urgent de nettoyer les déchets et de dépolluer. Malheureusement cette opération serait un préliminaire à la construction d’un vaste complexe de loisirs.

AUSTRALIE

Uluru

C’est sans doute le rocher le plus connu et le plus photographié de la planète : il a été rendu célèbre par une image de Charles et Diana, le couple royal britannique, posant devant cette falaise lors d’un voyage en 1983. Les touristes se contenteront de l’admirer de loin. L'ascension de cette formation rocheuse, sacrée pour les Aborigènes, sera interdite à partir du 26 octobre 2019.

MEXIQUE

Chichen Itza

L’escalade de la pyramide de Kukulkan de ce site maya est désormais interdite, et la salle du trône est fermée.

Les quotas

INDE

Taj Mahal

Le site accueille entre 10 000 et 15 000 visiteurs/jour, un chiffre pouvant atteindre 70 000 le week-end. Une surfréquentation qui fragilise particulièrement les fondations du palais. Depuis janvier dernier, les autorités ont limité le nombre de visiteurs quotidiens à 40 000. Cette restriction ne concerne pas les touristes étrangers. Elle ne s'applique qu'aux Indiens, sauf s'ils acquittent le droit d’entrée réservés aux étrangers de 1 000 roupies (13 euros). La visite ne peut plus excéder trois heures.

ITALIE

Venise

Pour éviter le « Venexodus », l’exode des habitants face à la marée de touristes, la municipalité a lancé un grand plan de régulation : gel de la  création de nouveaux hôtels dans le centre-ville, réduction du nombre d'appartements en location touristique, des itinéraires alternatifs pour désengorger certains passages grâce à des capteurs placés à des endroits stratégiques, déploiement de policiers municipaux...

En attendant, les navires de croisière géants (plus de 96.000 tonneaux) ne passeront plus devant la place Saint-Marc. Ils devront accoster à Marghera, sur un nouveau terminal qui devrait être achevé en 2019.

GRÈCE

Santorin

Sur l’île, le nombre de visiteurs a été limité à 8 000 par jour, alors que l’an dernier pendant la haute saison, 10 000 à 13 000 croisiéristes étaient enregistrés.

PÉROU

Machu Picchu

En 2016, 1,4 million de touristes ont visité le site, dépassant la limite quotidienne des 2 500 fixée par l’Unesco. Pour éviter l’inscription du site sur la liste du Patrimoine mondial en péril, depuis juillet dernier, le Pérou a instauré de nouvelles règles visant à restreindre le nombre d’entrées : les touristes étrangers devront prendre un guide, afin d'éviter les attroupements de foule, emprunter l'un des trois itinéraires balisés durant un créneau horaire déterminé, limiter leur visite à 4 heures. Enfin, cannes à selfies, nourriture, ombrelles, chaussures à talons, poussettes, animaux et instruments de musique devront rester au vestiaire.

COLOMBIE

Caño Cristales

Au cœur de terres minées par des luttes entre factions rivales, aujourd’hui pacifiées, la destination a rouvert assez récemment. Mais les cohortes de touristes, 16 000 en 2016, dans un écosystème fragile préoccupent les autorités. En décembre dernier, l'accès a été restreint.

EQUATEUR

Iles Galapagos

Laboratoire vivant d' espèces uniques au monde (iguanes terrestres, tortues géantes, etc.), qui inspira à Charles Darwin sa théorie de l’évolution par la sélection naturelle, l île met le tourisme sous haute surveillance. Les visiteurs, désormais limités à 200 000 par an, signent une charte de bonne conduite. La marine militaire patrouille en mer.

CHILI

Ile de Pâques

Véritable musée à ciel ouvert, les fameuses statues Moai ne se laissent plus approcher sans billet vendu par les autorités locales ou les agences de voyage, instauré il y a deux ans. Le nombre de visiteurs est limité à 100 000 et la durée du séjour ne peut excéder 60 jours.

Réglementation, loi, taxe

NÉPAL

Mont Everest

Accéder au toit du monde se paye cher. Le permis d'ascension (« autorisation de sommet ») obligatoire pour tout étranger désireux d’accéder à un pic du Népal, se monnaye entre 10 000 et 15 000 dollars. En ajoutant la pension complète, l'équipement, le sherpa etc, l'expédition sur l'Everest coûte en moyenne 55 000 à 70 000 euros par personne. Depuis 2015, les grimpeurs « novices » sont écartés tandis que l'accent est mis sur la formation de petites cordées afin d'éviter les embouteillages sur les sentiers. Par ailleurs, pour lutter contre l’accumulation de déchets, chaque randonneur doit redescendre avec ses ordures (8 kg de déchets en plus de son matériel), sous peine de poursuites.

BHOUTAN

Le contraire du tourisme de masse. Ce pays très soucieux de préserver sa culture n’a entrouvert ses frontières aux étrangers qu’en 1974. Les restrictions demeurent nombreuses : les visiteurs, à l'exception de ceux provenant des pays voisins (Inde, Maldives, Bangladesh), doivent obtenir un visa d'un voyagiste agréé et s’acquitter d’une taxe journalière de 200 à 250 dollars selon la saison. Paradoxalement, ces mesures assez drastiques ont pu attirer des touristes soucieux d’authenticité. Le flux n’a de cesse de grossir: +412 % depuis 2010.

NOUVELLE-ZÉLANDE

A une hausse des frais de visas pourrait s’ajouter l'instauration d'une taxe de 35 dollars néo-zélandais (21 euros) imposées aux touristes étrangers, l’an prochain. Celle-ci servirait à financer des infrastructures publiques dont manque certaines régions du pays.

JAPON

Mont Fuji

Les visiteurs sont désormais invités à ramener leurs déchets, ne pas s’écarter des sentiers, ne pas faire de graffitis sur les pierres, etc. Un quota est également à l’étude.

TANZANIE

Kilimandjaro

Les touristes doivent impérativement passer par un guide local, engager des porteurs et s'acquitter des droits d'entrée du parc. L'ascension est interdite aux moins de 10 ans.

ITALIE

Florence

Le Kärcher pour empêcher les pique-niques devant les monuments de la ville : les policiers municipaux arrosent les marches des églises à l'heure du déjeuner pour empêcher les touristes de s'asseoir avec leur sandwich. La ville compte 5 866 touristes au km2.

ISLANDE

A l’éruption d'Eyjafjallajökull, qui a placé l'Islande sur la carte du tourisme, s’est ajoutée l’exposition offerte par la série culte « Game of Thrones », (les saisons 2,3, 4 et 7 y ont été tournées) et des vols bon marché. Résultat, des visiteurs toujours plus nombreux : 50 000 en 1994, 2,2 millions en 2018, pour seulement 330 000 habitants. On frôle l’overdose. Si le tourisme a sauvé l'économie à plat après la crise bancaire, les autorités entendent désormais mieux réguler ces flux de voyageurs pas toujours très soucieux d’environnement. En commençant par les encourager à signer une charte de bonne conduite. Sur un mode humoristique, « le serment islandais », se décline en huit principes essentiels comme « lorsque l’appel de la nature se fera sentir, je n’y répondrai pas sur la nature » ou encore « je suivrai la route qui mène à l’inconnu, sans jamais sortir des sentiers battus ».

ETATS-UNIS

Canyon de Zion (Utah)

Face aux embouteillages géants, les autorités ont interdit l’accès aux voitures d’avril à octobre.

ANTARCTIQUE

Une des dernières terres de conquête du tourisme mondial, l’Antarctique fait incontestablement rêver. Malgré la cherté de la destination, les croisiéristes, en particulier américains, se bousculent, obligeant les compagnies qui opèrent dans le secteur à s’accorder sur des règles. Les débarquements sont interdits aux paquebots de plus 500 passagers. Quant aux excursions terrestres, elles sont limitées à 100 personnes sur un même site à condition de stationner moins de trois heures

Restrictions à la location

FRANCE

Paris, Bordeaux, Nice

AMSTERDAM

Pays-Bas

Durcissement des règles autour des activités touristiques, comme les calèches et les « beer bikes », interdiction des cars et bateaux touristiques en centre-ville, augmentation de la taxe de séjour : la ville multiplient les initiatives. Les locations saisonnières sont également visées. Elles seront même interdites dans certains quartiers du centre pour les durées très courtes.

ROYAUME-UNI

Londres

La ville a limité la location saisonnière, pour les particuliers, à un maximum de 90 jours dans l'année.

ALLEMAGNE

Berlin

La municipalité a interdit aux particuliers la location saisonnière d'appartements entiers.

Les destinations qui explosent

Cinq des dix destinations qui affichent les plus fortes croissances se situent en Chine ou en Inde. Ce qui laisse présager d'un futur raz de marée, d’autant que ces chiffres ne tiennent pas compte des touristes voyageant dans leur propre pays, estimés à entre 3 et 4 milliards. Ainsi, sur les 750 millions de touristes visitant l’Inde, seuls 16 millions sont étrangers, les Indiens formant l’immense majorité (98%). A un tourisme international croissant s’ajoute un tourisme national véritablement exponentiel. Aucune raison, par exemple, que la classe moyenne des pays d’Afrique sub-saharienne n’échappe à cette vague de fond.

Evolution du nombre de touristes internationaux, entre 2000 et 2017

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Deux capitales asiatiques sur le podium

En tête du classement des villes les plus visitées l’an dernier, on retrouve Hong Kong suivi de Bangkok, qui dépasse Londres depuis 2015. Les capitales asiatiques dominent le classement mondial des destinations grâce à l’inexorable montée en puissance de la Chine. A un tourisme urbain plus culturel, associé quelquefois au shopping (Dubai, Singapour, Londres), ou religieux (Rome, La Mecque) s’ajoute un tourisme balnéaire ultraconcentré. A Cancun, Pattaya ou Phuket, le nombre de touristes au mètre carré affole les compteurs, pour une population locale, elle, quasi-inexistante. L’entre-soi du tourisme de masse poussé à son comble.

« Top 30 » des villes accueillant le plus de touristes

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Note : L’OMT mesure les entrées de visiteurs internationaux passant une nuit hors de leur pays d’origine. Les voyages de vacances, de détentes ou de loisir ont représenté la moitié des arrivées.

SOURCES : OMT, Euromonitor, AFP, The Guardian, BBC, le Monde.

"La sous-ciété"

La "sous-ciété"
Il m'est impossible d'utiliser le terme de société pour désigner cet environnement social et surtout spirituel dans lequel j'évolue. D'autant plus en lisant tout ce que la société Kogis a mis en place et cette osmose fascinante dans laquelle ce groupe humain évolue depuis des siècles.
Si j'utilise le terme de "sous-ciété" pour désigner le monde occidental, c'est parce qu'il s'agit à mes yeux d'un espace de basse synergie. 
Une société digne de ce nom existe au contraire dans une haute synergie. Cette synergie prend forme dès lors que les individus ont opté pour une exploration lucide de leur implication dans une harmonie constante au regard de la Nature et du flux vital.

Ce n'est pas le système occidental qu'il faut blâmer. Ce soi-disant système n'a aucune existence spontanée, il n'est que le reflet de l'état de conscience des gens qui le composent. Un système n'est que l'amalgame de composants. Les individus sont ces composants et le système est activé par les liens qui unissent les composants. 
Un moteur de voiture n'a pas d'existence en soi, ce sont les liens entre chaque composant qui lui donnent ce semblant d'existence. Il est totalement absurde de dire qu'un moteur ne fonctionne pas. Il s'agit d'identifier le composant défectueux. Pas d'accuser l'ensemble.

Le terme de "société" correspond à un paradigme extrêmement puissant. Les individus ont été conditionnés à s'en remettre à ce système et à quelques groupes ou individus chargés d'entretenir le système. Un paradigme est une "super théorie". Il propose les modèles de pensées auxquels chaque composant du système va apprendre à se référer. On trouve des paradigmes dans le domaine scientifique mais le concept de "société" s'établit dans un espace psychologique et philosophique, même si cette "philosophie" est indigne de la philosophie en tant que telle.

Inutile de se référer à des données politiques, économiques, sociales, historiques. Tout cela n'est que l'habillage d'un formatage philosophique.

Un paradigme se nourrit de schémas mentaux. Ceux qui nous concernent dans cette "sous-ciété" de basse synergie s'établissent au coeur de l'ego. Ces schémas mentaux sont destinés à préserver le paradigme. Une fois que les schémas mentaux sont appliqués à la masse entière, le paradigme devient une "réalité". Il ne s'agit pas du "réel" mais d'une interprétation des phénomènes dans le cadre du paradigme. 
La "réalité" est instaurée de façon à propager le fonctionnement institutionnel. Non pas gouvernemental mais un fonctionnement philosophique. C'est là qu'il faut dépasser la condamnation infantile de la "société". La "société" est un moteur dont chaque individu est un composant.

Même les leaders de cette "sous-ciété" ne sont pas conscients de l'illusion dans laquelle ils évoluent. Ils ont simplement adopté les schémas mentaux de leurs pairs et les ont développés pour leurs propres intérêts. Personne, parmi les leaders, qu'ils soient politiques ou économiques, n'est conscient du courant qui les emporte. On ne demande pas à un carburateur d'être conscient de son appartenance à un moteur. On lui demande d'effecteur sa tâche avec soin. Les leaders de cette "sous-ciété" ne sont que des carburateurs et ils n'ont aucune vision verticale de l'ensemble. Ils se pensent "décideurs" quand ils ne sont que les copistes des écrits de leurs prédécesseurs.

Les manipulations dont ils sont régulièrement accusés ne s'établissent toujours qu'au coeur de ce paradigme. Les schémas mentaux sont modulables mais nourrissent toujours le paradigme. La prochaine élection n'est que la confrontation de schémas mentaux dans une "réalité" illusoire et perverse. Aucun changement de paradigme n'est envisagé car cela signifierait que les leaders prendraient le risque de ne plus être les leaders. Leur objectif n'est que de porter une étiquette différente de celle de leur adversaire. La philosophie interne au système reste la même dans un jeu de chaises musicales sous la direction d'un orchestre archaïque et fondamentalement conservateur.

L'idée fondamentale est de modifier quelque peu les composants du moteur pour lui donner un rendement différent et si possible "meilleur" au regard de la "réalité" instaurée afin de justifier les privilèges qui sont accordés aux solistes. Mais il n'est pas question de réfléchir à la justesse du moteur lui-même. On ne touche qu'aux schémas mentaux. Pas à la source de ces schémas.

Les individus sont donc responsables du paradigme en se sens qu'ils l'entretiennent à travers les schémas mentaux qu'ils ont adoptés. Le système n'existe qu'à travers cette adhésion. Non seulement comportementale mais bien avant tout philosophique.

Si ce paradigme nourrissant cette "sous-ciété" existe, c'est en raison de notre fonctionnement. Nous sommes encapsulés dans un moi tout puissant et tout ce qui ne participe pas à cette identité est extérieure à ce moi. Cette scission est à la source de la dualité et de la basse synergie si dévastatrice. 
Ce modèle fondamental conditionne toute la "réalité" qui convient au maintien du paradigme. Le système s'auto-entretient à travers le figement philosophique des individus. 
On peut parler désormais avec la mondialisation de "méta-modèle" ou "méta-paradigme", c'est à dire ce qui est au-delà du paradigme lui-même. Comme un moteur qui fonctionnerait de lui-même, sans aucun pilote...Mû par sa propre énergie. Un mouvement perpétuel. Ou qui se croit perpétuel...

La société des Kogis est organisée autour d'une idée radicalement différente de celle du moi encapsulé. C'est celle de l'unicité. Il n'y a pas de séparation mais une osmose qu'il faut entretenir. L'individu n'est pas qu'un composant d'un moteur. Il est conscient du moteur et du rôle qu'il tient au coeur de ce système. Il n'agit pas en restant centré sur le fonctionnement de la pièce qui le constitue et de son rôle parcellaire parce qu'il n'est jamais dissocié du moteur lui-même. On pourrait comparer cela également avec une cellule constituant le bout infime d'un doigt. Cette cellule aurait conscience de l'existence de l'individu auquel elle appartient malgré le gigantisme de l'ensemble dans lequel elle évolue. C'est une vision macroscopique qui donne à l'existence de l'individu une énergie bien plus puissante que celle d'une cellule qui se croit isolée et toute puissante. Le moi n'est plus une entité en elle-même mais un réceptacle de l'énergie vitale qui anime un ensemble d'une complexité infinie. Il ne s'agit pas pour autant de la négation de l'individu étant donné que l'individu puise dans cette appartenance une nourriture spirituelle d'une plénitude inconcevable pour la plupart des occidentaux et impossible à saisir dans le champ limité du moi encapsulé.

Le moi encapsulé est séparé du flux vital parce que ses schémas de pensées créent un voile opaque. 
Ça n'est pas la vie qui l'anime mais lui qui donne à la vie l'image d'une réalité qui convient au maintien de son identité. Les pensées, les sentiments, les perceptions, les réflexions, les actes, les intentions sont irrémédiablement au service de ces schémas. Là encore, le fonctionnement est terriblement pervers étant donné que chaque instant de l'existence participe à l'édification puis au renforcement de l'identification. Le moi existe à travers lui-même et s'auto-persuade de la justesse de son raisonnement. On retrouve par conséquent à l'échelle de l'individu le fonctionnement inhérent au paradigme de l'ensemble. C'est en cela que le système qui apparaît comme responsable du mal être des individus est un leurre. Le moi accuse un système qu'il a lui-même constitué parce que dans cette lutte, le moi, lui-même, se renforce et se sent exister.

Même les individus qui disent oeuvrer à la constitution d'une quête spirituelle ne sont parfois que des ego établissant dans une démarche philosophique le renforcement de leur moi pour la simple raison qu'ils reproduisent un fonctionnement individuel au coeur duquel se trouve toujours le moi encapsulé. C'est en cela qu'il me semble extrêmement délicat de parvenir à rompre les schémas de pensées et tous les conditionnements qui en découlent lorsque l'individu a déjà évolué dans la dimension enivrante de la "sous-ciété".
Il faut se désintoxiquer pour entrer dans une autre vision de l'existence...

L'avenir de l'humanité appartient aux groupes ethniques ayant su préserver depuis des millénaires une vision uniciste de l'existence.

Les "sous-ciétés" modernes voient bien parfois s'éveiller quelques individus "dé-capsulés" mais ils ne seront sans doute jamais suffisamment entendus pour que des schémas de pensées opposés prennent suffisamment de puissance pour parvenir à insérer dans la masse un nouveau paradigme.

Je rêve parfois d'une intervention de la vie elle-même. Que le réel en vienne à s'imposer à la réalité. Par la force si nécessaire.

Le jour d'après

C'est le titre d'un film apocalyptique.

Ici, on en a un scénario réel.

On va où là ?...

Dès mercredi, l'humanité aura épuisé les ressources de la planète pour 2018

L'humanité aura consommé au 1er août l'ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an et vivra "à crédit" pendant cinq mois, selon l'ONG Global Footprint Network, qui souligne que cette date survient de plus en plus tôt.

Le 1er août est "la date à laquelle nous aurons utilisé plus d'arbres, d'eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent absorber", explique Valérie Gramond de WWF, partenaire du Global Footprint Network.

"Il nous faudrait aujourd'hui l'équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins", souligne WWF dans un communiqué.

Cette date est la plus précoce jamais enregistrée depuis le lancement du "jour du dépassement" au début des années 1970, où la date retenue était celle du 29 décembre. En 2017, il était intervenu le 3 août.

Le mouvement "s'est accéléré à cause de la surconsommation et du gaspillage", explique Valérie Gramond, qui rappelle que dans le monde, environ un tiers des aliments finissent à la poubelle. "On met à mal la capacité de la planète à se régénérer", en puisant par exemple dans les stocks de poissons, ajoute-t-elle.

La situation diffère fortement selon les pays. "Nous avons des responsabilités différentes: des petits pays avec peu de population, comme le Qatar et le Luxembourg, ont une empreinte écologique extrêmement forte", souligne Pierre Cannet de WWF. Si l'ensemble de l'humanité vivait comme eux, le "jour du dépassement" interviendrait dès les 9 et 19 février. A l'inverse, dans un pays comme le Vietnam, la date retenue est celle du 21 décembre.

"On doit passer du cri d'alarme à l'action", estime Pierre Cannet, qui s'inquiète de la reprise des émissions de CO2 au niveau mondial en 2017 après trois années de stabilisation.

Sur le site internet du "jour du dépassement" sont présentées différentes solutions pour inverser la tendance: revoir la façon dont sont pensées les villes, développer et privilégier les énergies vertes, lutter contre le gaspillage alimentaire et la surconsommation de viande, limiter l'expansion démographique.

Chacun peut calculer son empreinte écologique sur http://www.footprintcalculator.org/.

https://www.linfodurable.fr/des-mercredi-lhumanite-aura-epuise-les-ressources-de-la-planete-pour-2018-5310

Apiculteurs et lobby agrochimique

Alors, on a donc aujourd'hui un gouvernement qui va piocher dans les caisses de l'état pour aider les apiculteurs. Très bien pour les professionnels, ils en ont considérablement besoin. Mais quand on sait d'où vient le problème et il faut être un sacré crétin de ministre pour le nier, cet argent devrait être pris sur les bénéfices pharaoniques des chimistes comme Bayer et Monsanto et pas sur l'argent du contribuable. D'autre part, quand des nouvelles de ce genre tombent, il convient d'aller chercher ce qui a été dit quelques années en arrière étant donné que les politiciens ont une propension à oublier leurs propos aussi rapidement que la terre absorbe les arrosoirs que j'y déverse en ce moment...Et c'est là que je me marre parce que le Foll a dit en 2013 que les décisions à prendre ne devaient pas créer de concurrence déloyale envers les autres pays de l'UE et que par conséquent, l'interdiction des néonocotinoïdes ne pouvait être prise unilatéralement. C'est dingue... Le choix de la France est donc de continuer à empoisonner depuis 2013 pour faire comme les voisins...Et donc, maintenant que le massacre des abeilles est évident, l'état débloque une enveloppe pour compenser les pertes. Vive l'UE...Un monde de fous.


Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert a annoncé ce lundi une aide de trois millions d'euros afin d'aider les apiculteurs touchés par les mortalités d'abeilles à renouveler leurs essaims.

Une ruche d'abeilles noires Une ruche d'abeilles noires © AFP - FRED TANNEAU

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert va "mettre en place un dispositif d'aide exceptionnel pour les apiculteurs impactés", a t-il annoncé ce lundi. Ce dispositif "sera effectif d'ici fin septembre, et prendra la forme d'une aide au renouvellement du cheptel apicole (aide à l'achat d'essaims)", a t-il ajouté. "L'enveloppe consacrée à cette aide sera d'un montant de trois millions d'euros".

L’enquête qualitative menée par la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) auprès des Directions Régionales de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF) sur les mortalités apicoles de l’hiver 2017/2018, a en effet "mis en lumière une augmentation par rapport aux hivers précédents en Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes-Côte-D’azur et Bourgogne-Franche-Comté principalement", selon le ministère de l'Agriculture. 

Stéphane Travert © AFP - BERTRAND GUAY

Une aide pour le renouvellement des essaims 

Afin de répondre au besoin de trésorerie des apiculteurs touchés, une avance sera versée rapidement dès la demande effectuée. Les apiculteurs auront ensuite jusqu'à la fin du printemps 2019 pour réaliser les achats d'essaims et transmettre les factures, selon le texte.

Les critères pris en compte pour l'attribution de l'aide sont en cours de définition, en lien avec les organisations professionnelles apicoles. Le dispositif sera articulé avec les aides déjà mises en place par les collectivités territoriales et notamment les Conseils Régionaux.

Un taux de mortalité pouvant monter jusqu'à 80%

Depuis plusieurs années, les apiculteurs français subissent des pertes moyennes de 30% de leurs cheptels en hiver, selon l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf).

Durant l'hiver 2017/2018 "on a franchi un cap supplémentaire", avec des taux de mortalité pouvant grimper à 40%, 50% voire 80%, avait indiqué en juin Gilles Lanio, président de l'Unaf.


 

ARTICLE DE 2013

Un plan d'aide aux apiculteurs mais sans nouvelle interdiction de pesticide

avec AFP

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Le gouvernement a lancé vendredi un plan sur trois ans pour redynamiser l'apiculture française ne prévoyant aucune nouvelle interdiction de pesticide, au grand dam des apiculteurs qui estiment que "sans abeille, pas de miel".

Le gouvernement a lancé vendredi un plan sur trois ans pour redynamiser l'apiculture française ne prévoyant aucune nouvelle interdiction de pesticide, au grand dam des apiculteurs qui estiment que "sans abeille, pas de miel". — Jean-Francois Monier afp.com

Le gouvernement a lancé vendredi un plan sur trois ans pour redynamiser l'apiculture française ne prévoyant aucune nouvelle interdiction de pesticide, au grand dam des apiculteurs qui estiment que «sans abeille, pas de miel».

C'est chez un couple d'apiculteurs de son fief de la Sarthe que le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a dévoilé les grandes lignes de ce «plan pour le développement durable de l'apiculture» destiné à «faire de la France l'un des grands pays apicoles de l'Union européenne». Son constat: la filière manque cruellement de bras et d'ailes puisque plus de 50% du miel consommé en France est importé. Et elle n'est pas suffisamment structurée: plus de 90% des apiculteurs ont moins de 30 ruches et seuls 1.600 (4%) sont «professionnels». Pour y remédier, le ministre veut créer une spécialité «apiculture» dans les BAC pro et BTS. L'objectif: 200 à 300 installations par an, a-t-il détaillé.

Son plan, doté de 40 millions d'euros sur trois ans, ne prévoit cependant aucune nouvelle interdiction de pesticide. En juin, Stéphane Le Foll avait interdit le Cruiser OSR sur le colza. Pour améliorer «la préservation de la population d'abeilles», le ministre prévoit de créer un observatoire des résidus de pesticides dans l'alimentaion de l'abeille et d'«organiser rationnellement la lutte» contre le frelon asiatique, grand prédateur d'abeilles classé comme «nuisible» en 2012.

«Zéro néonic et l'abeille vivra»

«Ce plan va dans le bon sens» et jamais aucun plan apiculture n'a dégagé autant de moyens, commente Olivier Belval, président de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), qui dit représenter 700 apiculteurs professionnels et 40% des apiculteurs. Mais «2013 sera une année avec pesticides et nous sommes déçus», ajoute-t-il.

«On n'arrive pas à maintenir nos cheptels. L'abeille quitte la ruche, ne revient pas, elle meurt. Alors, ça sert à rien de donner des subventions de soutien au cheptel, la question est politique et environnementale», s'agace Gaëlle Brossier, secrétaire générale de la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP), qui représente environ 150 professionnels. Une quinzaine d'entre eux, remontés contre le ministre, l'attendaient vendredi à l'entrée de l'exploitation vendredi avec des pancartes «zéro néonic et l'abeille vivra», en référence aux néonocotinoïdes accusés d'être dangereux pour les abeilles. «Ca fait quatre ans que je suis installée, j'ai 350 ruches et j'en ai perdu 40. Pour s'en sortir, il faut élever en forêt car dans les champs c'est plus possible», s'inquiète Gaëlle Grossier.

Stéphane Le Foll se dit conscient du problème. Mais plutôt que de prendre des décisions en France, il plaide que «le mieux est de les prendre à l'échelle européenne» pour éviter de mettre les agriculteurs français en situation de «concurrence déloyale». La Commission européenne a proposé la semaine dernière d'interdire pendant deux ans l'utilisation de certains pesticides sur quatre types de cultures (maïs, colza, tournesol et coton). «La France soutiendra la position de la Commission», a assuré le ministre, avec l'espoir qu'elle soit adoptée à l'échelle européenne pour l'été. Mais «il faut aussi qu'on se donne le temps de régler l'ensemble des autres problèmes. Est-ce que ça a un impact ou pas sur les productions de céréales ? (...) Quelles sont les alternatives ?», a-t-il demandé.

Pour l'Union des industries de la protection des plantes (IUPP, pesticides), «la réussite d'un tel plan ne passera que par un travail collectif et multi-partenarial, basé sur le respect et la compréhension de tous les acteurs impliqués».


 

Il y a en bas de ce deuxième article le nom d'un organisme qui semble promouvoir "une agriculture saine pour le bien de tous", l'IUPP, et après quelques doutes et donc de recherches, je tombe sur un article qui décrypte toute la dialectique réjouissante du lobby et tout ce que ça cache... Effarant. Le pouvoir financier qui oeuvre à des décisions favorables à l'usage de tous les produits chimiques imaginables et qui fait une promotion de dingue auprès des agriculteurs...On n'est pas prêt de sortir la tête du sable...Les politiciens ne sont pas au service de la population et ne le seront jamais parce que les sommes pharaoniques qui sont en jeu les hypnotisent et que les accointances avec les lobbies seront toujours les plus fortes.

https://www.humanite.fr/lobby-agrochimique-cachez-ces...

En faisant croire, à travers cette exposition, que les pesticides ne sont pas si dangereux et que leur emploi est indispensable, l’Uipp espère rendre ces molécules «	socialement plus acceptables	». Un leurre. Michaël Adelo pour Le Siècle Vert

En faisant croire, à travers cette exposition, que les pesticides ne sont pas si dangereux et que leur emploi est indispensable, l’Uipp espère rendre ces molécules « socialement plus acceptables ». Un leurre. Michaël Adelo pour Le Siècle Vert

LOBBY AGROCHIMIQUE. CACHEZ CES PESTICIDES QUE JE NE SAURAIS VOIR

Vendredi, 18 Mai, 2018

Alexandra Chaignon

Tout ce que vous avez voulu savoir sur les produits phytopharmaceutiques : c’est ce que promet une exposition éphémère présentée par Monsanto et consorts...

Hasard du calendrier ? Pas sûr… Alors que se déroulera, samedi, la 6e édition de la Marche mondiale contre Monsanto-Bayer et consorts, l’Union des industries pour la protection des plantes (Uipp) inaugurait cette semaine en grande pompe la Cité du siècle vert : un « espace végétal éphémère » – comprenez un lieu d’exposition – de 850 m2 destiné à faire « découvrir le monde de la santé des plantes et son histoire ». Pour un public non averti, sensible à la préservation de l’environnement, l’intitulé peut paraître séduisant. D’où la nécessité de le décoder.

Car, ici, tout est question de dialectique. « Chaque mot a été validé par l’Académie de l’agriculture », soutient d’emblée Eugénia Pommaret, la directrice de l’Uipp. Ici, on parle « protection des cultures », « santé des plantes », « chimie de synthèse ». Mais pas de pesticides. C’est pourtant l’enjeu de cette exposition, dont l’ambition est de « rétablir des vérités sur les bénéfices des solutions de protection des cultures, trop souvent ignorées, voire systématiquement décriées ». Revenons d’ailleurs sur cette organisation professionnelle qu’est l’Union des industries pour la protection des plantes : les 22 entreprises adhérentes, parmi lesquelles on retrouve Monsanto-Bayer et Syngenta, représentent… 95 % du marché des produits phytosanitaires. Mais, là aussi, silence. De là à penser qu’il s’agit d’une vaste opération de greenwashing, il n’y a qu’un pas…

L’IMPASSE TOTALE SUR LES CONSÉQUENCES SANITAIRES DE CES PRODUITS...

« Nous sommes bien conscients de l’interpellation, voire des inquiétudes, que les Français peuvent avoir autour des phytosanitaires. L’objectif de cette exposition est justement de faire de la pédagogie auprès du grand public », résume Eugénia Pommaret, qui assure avec aplomb vouloir « récréer un espace apaisé pour la discussion avec nos détracteurs ».

Nul doute que la polémique sur le glyphosate a poussé cet organe de lobbying à sortir du silence. Il n’a d’ailleurs pas lésiné sur les moyens : simulateur de conduite de tracteur, laboratoire de chimie pour retracer le parcours d’une molécule, conférences scientifiques, témoignages d’agriculteurs… Le tout étayé de raccourcis et d’arguments massues, à l’image du « chemin en 12 étapes », consacré à « l’évolution des pratiques et des solutions de protection des plantes des cent dernières années ». En bref, un panégyrique bourré de raccourcis et d’omissions.

Plants de patates malades… Tout commence par les années 1910, pour comprendre comment on a maîtrisé le mildiou, ce champignon qui décimait les cultures. Puis comment, en 1920, le désherbage mécanique a soulagé le travail des femmes, « qui étaient considérées comme la solution de désherbage ». Viennent ensuite les années 1930-1940, où « les enfants allaient à la chasse aux insectes ravageurs plutôt qu’à l’école »… Et comment le machinisme les « a sortis des champs ». « Et ce n’est pas si lointain », ponctue Eugénia Pommaret… Le raccourci est plus qu’orienté. Mais la fervente porte-parole de la filière a bien compris que c’est ce type d’anecdote que retiendront les scolaires.

Autre vitrine, autre époque : entre 1940 et 1950, c’est l’époque où il faut produire plus pour nourrir plus de monde ; les hommes découvrent les pouvoirs de la chimie moderne. Herbicides, insecticides, fongicides : c’est le début des pesticides. Puis arrivent les années 1960 et la prise de conscience de l’impact sur l’environnement, grâce notamment au travail des ONG : « Il faut le dire », souligne Delphine Guey, la directrice de la communication de l’Uipp, soucieuse de rétablir une certaine vérité. Mais si l’exposition mentionne l’interdiction de l’insecticide DDT, elle fait totalement l’impasse sur les conséquences sanitaires de ces produits, alors que des scientifiques dénoncent déjà leurs ravages… On passe donc à l’essor du biocontrôle au début des années 1980, ou « comment les coccinelles et autres insectes sont devenus les alliés des agriculteurs », souligne la directrice de l’Uipp, qui n’hésite pas à rappeler que plus de 50 % des produits biologiques sont aujourd’hui fabriqués par les géants de l’agrochimie ! Et depuis, avec la génétique, la robotique, la protection des plantes, etc., l’agriculteur est mieux outillé pour assurer « le développement d’une agriculture performante et d’une alimentation sûre ».

DES ALLÉGATIONS LOURDES DE SOUS-ENTENDUS ET DE NOMBREUX OUBLIS

Pas de contre-vérités, certes. Mais des allégations lourdes de sous-entendus, comme ces chiffres sur la prétendue « réalité agricole » : « Sans protection contre les maladies du blé, 34 milliards de baguettes de pain seraient perdues chaque année » ; « en soixante ans, les doses moyennes (de pesticides – ndlr) pour protéger un hectare ont été divisées par 34 ». Pourtant, l’utilisation des produits phytosanitaires a bondi de 22 % depuis 2008 ! En outre, études et expériences s’accumulent pour prouver qu’il est possible de se passer de ces produits dangereux.

Et surtout on constate de nombreux oublis. Quid de la disparition des abeilles à cause des néonicotinoïdes ? Quid de la pollution des eaux ? On nous dit que l’exposition a été validée par des scientifiques. Mais aucune mention n’est faite des études menées depuis trente ans et montrant que ces substances sont bel et bien à l’origine de diverses maladies. Aucune allusion non plus au Circ, cette agence rattachée à l’OMS, qui, en 2015, a classé cinq pesticides, dont le glyphosate, comme cancérogènes « probables »… Interrogée à ce sujet, la directrice de l’Uipp rétorque que les produits « sont systématiquement évalués quand ils arrivent sur le marché », tout en se déchargeant sur « les autorités sanitaires, qui décident si un produit peut être présenté sur le marché ». Et d’insister sur la « transparence » des industriels. Un comble quand on sait que ces mêmes industriels ne produisent jamais leurs données toxicologiques…

En faisant croire que les pesticides ne sont pas si dangereux et que leur emploi est indispensable, l’Uipp espère rendre ces molécules « socialement plus acceptables ». Une véritable campagne d’intoxication !

La polémique sur le glyphosate a poussé les industriels à sortir du silence. Leur objectif : « rétablir la vérité ».

Alexandra Chaignon

 

LA LECTURE DU SITE DE L'IUPP est digne d'un bad trip aux pesticides, des éléphants roses qui planent à quinze mille mètres et nous proposent "un monde meilleur..." Il serait vraiment temps que les agriculteurs ouvrent les yeux...Et leur conscience...

http://www.uipp.org/Qui-sommes-nous/Notre-vision

NOTRE VISION

  

L’Union des Industries de la Protection des Plantes (UIPP) en collaboration avec l’ensemble de la filière agricole travaille à garantir une agriculture moderne, innovante et respectueuse de la santé et des ressources naturelles, ce afin d’assurer une production durable des cultures françaises.

Notre vision

Les produits phytopharmaceutiques font partie des outils mis à la disposition d’une agriculture durable et moderne. Ils contribuent à répondre aux besoins des populations et à leur donner accès à une alimentation saine, de qualité et en quantité suffisante.

En réduisant les pertes dues aux maladies, mauvaises herbes et insectes ravageurs, la protection des plantes s’inscrit aujourd’hui pleinement dans une démarche de raisonnement systématique. Les interventions sont ajustées en fonction de chaque situation et uniquement si cela est nécessaire.

Produits et solutions de la la protection des plantes et des cultures 

Nos entreprises adhérentes proposent une palette d’outils de protection des plantes variés, ainsi que des solutions qui aident les professionnels à les utiliser. L’ensemble de ces solutions permettent une intervention raisonnée et adaptée.

  • Les produits de synthèse
  • Les produits d’origine minérale, destinés notamment à l’agriculture biologique, notamment le cuivre et le souffre à l’état naturel.
  • Les produits  de biocontrôle : organismes vivants (coccinelles, larves, etc.), médiateurs chimiques (phéromones, kairomones) ou autres substances naturelles.

Un suivi des produits est opéré sur la durée après leur mise sur le marché. Et pour une meilleure utilisation, nous proposons un accompagnement et des services à la disposition des professionnels de l’agriculture, comme les Outils d’Aide à la Décision, qui permettent de déterminer les seuils d’intervention.

 

 

 

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