Marcher là-haut

J'ai déjà raconté ici combien ma dernière année scolaire a été éprouvante. Comme si j'étais arrivé au bout de mon "capital enseignant" comme on peut l'être avec son capital soleil. J'ai tout fait pour tenir jusqu'au bout et donner à mes derniers élèves toute l'énergie qui me restait.


J'ai passé le mois de juillet à me reconstruire. Dormir, me reposer, ne rien faire, me soigner...Jeûner aussi.

Six jours de jeûne

Puis j'ai recommencé à marcher, doucement, malgré les difficultés physiques et les douleurs. Des sorties en partant de la maison, des itinéraires que je connaissais et où je pouvais doser les efforts sans risquer de tomber sur un passage trop éprouvant au regard de mes capacités.

J'ai déjà connu ces périodes de "reconstruction". Deux opérations à la colonne vertébrale. On ne s'en remet pas en une semaine. Encore moins lorsque les résultats ne sont pas à la hauteur des espoirs et que les dégâts collatéraux sont bien plus lourds qu'escomptés.

Je sais qu'il faut être patient et bienveillant avec soi. Le corps n'y est pour rien. Il serait absurde de le maudire. C'est d'amour dont il a besoin. 

Depuis deux semaines, j'ai commencé des sorties plus conséquentes.

Avec un immense bonheur. On a pris le camion et on est parti en Maurienne puis en Chartreuse. Dormir en altitude, dans le silence des montagnes, se lever au petit jour, préparer le sac et monter... Monter là-haut. Marcher pendant des heures, éprouver le bonheur de son corps en action, le silence des pensées, la contemplation des montagnes, les regards qui s'étendent sur les immensités.

Ressentir enfin ce bonheur de la force en soi, de l'énergie retrouvée. Aussi fragile soit-elle encore, elle est là. Et je la bénis.

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J'ai même recommencé à trottiner dans les descentes et ça, c'était vraiment des retrouvailles avec un plaisir immense...

 

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