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De l'écriture à la terre.
- Par Thierry LEDRU
- Le 12/05/2021
Je ne sais plus à quand remonte ma décision de ne plus écrire de romans. Plusieurs mois, assurément.
Ce dont je suis certain, par contre, c'est de l'absence totale de regrets au regard de cette décision alors que ça me semblait improbable il y a un an. Et totalement inconcevable il y a quelques années.
Je me souviens de tout ce que j'ai écrit ici sur l'importance capitale pour moi d'écrire ces romans. Quatorze en tout, sept sont publiés. Ceux qui ne le sont pas ne seront pas repris, ni proposés à mon éditrice. Le dernier en cours d'écriture ne sera pas fini.
Je n'en ai absolument plus envie.
Et j'en suis même arrivé à me demander si tout ce temps consacré à l'écriture de romans est parfaitement justifiable.
Si je regarde tout ce que j'ai lu ou visionné depuis que j'ai "récupéré" tout ce temps libéré, je me dis que j'ai gâché des milliers d'heures à écrire.Mais si je prolonge cette réflexion, je réalise que ce constat n'est valable qu'à l'intant où je l'écris mais que si je me projette dans le passé, la nécessité d'écrire ces textes était réelle et parfaitement justifiée. Il s'agissait avant tout d'un cheminement personnel. Je sais ce que j'ai appris à travers ces histoires.
Par conséquent, j'en déduis que ce cheminement était tout simplement arrivé à son terme. La priorité n'était plus là. Il aurait donc été absurde et même inconvenant que je m'obstine. D'autres horizons m'appelaient. Je l'ai écrit, il y a quelques jours, je devais passer à la matérialisation d'un cheminement intellectuel. L'achat de cette nouvelle maison représente le point de départ de cette mise en forme. Aujourd'hui, je travaille de mes mains, j'use de mon corps pour donner forme à un jardin, à un terrain, à des cultures et à tous les aménagements nécessaires. Je ne travaille pas dans l'optique exclusive d'atteindre l'autonomie alimentaire la plus grande mais également la limitation des pensées. C'est à dire la concentration de mes pensées à la réalisation d'un projet. Je sais combien l'écriture de mes romans a produit en moi une frénésie de pensées, un état d'euphorie qui en était devenu addictif. Je sais aussi combien cet état a pu me couper de mes proches et les faire souffrir, ma femme et mes enfants.
Le projet actuel est un projet commun, entre Nathalie et moi, un aboutissement de couple et non plus une voie individuelle dans la réflexion. Je travaille pour elle et pour moi et peut-être aussi pour nos enfants, selon la tournure que prendra ce monde humain...
J'ai donc posé la "plume" et je vis désormais avec la terre dans les mains.
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L'éleveur qui aimait ses vaches
- Par Thierry LEDRU
- Le 10/05/2021
Voilà ce qui est parfaitement acceptable, parfaitement recevable, qui mérite d'être reconnu, préservé, encouragé, soutenu.
Corrèze : un livre sur Régis Coudert, défenseur de la race bovine limousine
Le livre "L'enfant qui aimait les vaches", ouvrage paru aux éditions Maïade, retrace la vie de Régis Coudert, un Corrézien qui a consacré sa vie à la sauvegarde de la race limousine. Il sera disponible le 10 mai 2021.
Publié le 09/05/2021 à 20h10

Régis Coudert (au centre) éleveur de vaches limousines avec des membres de sa famille • © Régis Coudert
Régis Coudert a quasiment voué sa vie à la vache limousine, race bovine qui a pourtant failli disparaître dans les années 50. Dans ce livre, illustré de nombreuses photographies, l’éleveur corrézien nous immerge dans sa vie quotidienne, depuis son enfance, sa famille, en passant par l’Algérie, son combat pour la sauvegarde de la race bovine et l’amour pour son “pays”, le Limousin.
Notre métier c’est de nourrir les gens et donc de faire de la viande de bonne qualité
Régis Coudert, retraité, éleveur de vaches limousines
Né en 1934 dans la campagne corrézienne, l’éleveur est décrit comme un être passionné, rebelle, généreux, créatif, bref hors du commun.

Régis Coudert enfant • © Régis Coudert
Il affectionne la nature, les animaux et en premier les vaches dont enfant, il collectionne les miniatures avant de devenir éleveur bovin. Il va consacrer son existence à cette vache de couleur marron qui est désormais réputée dans le monde entier pour sa rusticité, ses qualités maternelles et sa viande.
Un livre hommage
Corrézien, qui naît et grandit à Saint-Pardou-le-Vieux, il parle aussi de ses racines, des traditions et de sa famille engagée pendant la guerre. En 1946, son papa sera récompensé pour ses actions pendant l'occupation par la Médaille de la Résistance, la Croix de guerre et la Légion d’honneur. Un père qui put acquérir en partie une propriété à Meilhards près de Chamberet, à 80 km de Loubeix. De retour de la guerre d’Algérie, Gilbert alors âgé de 21 ans, se retrouve à la tête de la ferme de cent hectares.

Le château de Meilhards dans la creuse (19) • © Régis Coudert
Eleveur-sélectionneur
Une terre est propice à l’élevage des races limousines, race bovine française destinée principalement à la production de viande.
Enfant, il assiste au rituel qui consistait à tuer le cochon. Il s’agissait d’égorger, puis récupérer le sang de l’animal pour le transformer en diverses charcuteries. Une tradition qui, comme il l’explique dans le livre, le marquera pour toujours. “Voir ces bêtes souffrir, leur vie sacrifiée à ceux qui les élevaient, me faisait poser beaucoup de questions. Habituellement, les vieux meurent de vieillesse ou de maladie, les jeunes d’accidents, et l’on élève et tue des animaux que l’on aime bien pour les manger : ce paradoxe me hante toujours”.
Alors quand il devient éleveur il décide qu’il ne ferait que de la sélection. Lui qui aime tant ses bêtes rêve d’abattoirs où les animaux sont traités dignement.
Des abattoirs plus humanisés
Régis Coudert, retraité, éleveur de vaches limousines
Une Limousine qui s’éteignait
Dans les années 50 l’agriculture traverse une grave crise dans la région Limousin. Une région rurale quelque peu délaissée par la nouvelle génération. L’agriculteur va tout faire pour inverser cette tendance.
Il cherche une méthode qui pourrait garder les jeunes dans la profession et qui serait rentable pour ceux qui voudraient en vivre.
Son idée, révolutionnaire et novatrice à l’époque, sera de faire sortir les vaches de leurs étables pour les mener dans les prairies toute l’année, été comme hiver, pour les faire brouter à volonté une bonne herbe de surcroît gratuite et abondante.
A l’origine des “broutards”
Il sera le premier à faire de l’élevage de plein air intégral. “Je m’étais caché pour sortir 3 vaches pour expérimenter ma méthode” explique Régis Coudert.
Même sous la neige les bestiaux sont désormais dehors. Un véritable séisme à l’époque dans le milieu agricole local où il ne fera pas l’unanimité. Ce sera le début des "broutards”. Les vaux ainsi nommés sont ainsi nourris de lait maternel et de bonne herbe jusqu’à leur sevrage.
Il sera le premier à gagner une médaille à un concours inter régional agricole avec ses animaux élevés en plein air.
C’était une fierté, je battais soixante-dix taureaux avec Danseur, animal de plein air intégral
Régis Coudert, retraité, éleveur de vaches limousines
Des hostilités, il y en eut. Mais il est encouragé et accompagné par tout un groupe de propriétaires éleveurs dynamiques. Il s’associe donc à ceux qui partagent ses valeurs et rejoint le CETA (Centre technique agricole) de Pierre-Buffière en Haute-Vienne. Un établissement fondé par Louis De Neuville, Corrézien qui œuvra pour la sauvegarde de la race limousine et fut son ambassadeur dans le monde entier.

Les vaches limousines de Régis Coudert ans la neiges • © Régis Coudert
Dans les pas de l'ambassadeur
Louis De Neuville c’était une locomotive, il avait un don pour la communication
Régis Coudert, retraité, éleveur de vaches limousines
C’est donc en toute logique que la préface du livre a été confiée à Christine De Neuville, maire depuis 2001 de Vicq-sur-Breuilh dans la Haute-Vienne et fille de Louis De Neuville. Né et éleveur à Vicq-sur-Breuilh, il est la figure de l’élevage limousin et de la culture, fondateur de La Borie et du pôle de Lanaud il met en place un plan de développement international de la race limousine.et en devient l'ambassadeur à l'étranger.
Une race adorée
Deux homme unis par la même passion. Alors dans ce recueil, le Corrézien parle longuement de ses vaches qu’il chérit tant. Il leur parle, veille sur elles et sait immédiatement repérer si l'une de ses vaches ne va pas bien. Agora figure parmi les stars de son cheptel. Il lui donne la parole dans son recueil. ”J’étais, moi, une des préférées, un caractère en or, j’ai toujours fait naître mes enfants sans assistance. A sept ans, j’avais eu sept petits, dont deux fois des jumelles”. Une complicité quotidienne avec ses bestiaux.
Collectionneur d’outils
D’ailleurs, Gilbert est passionné par la nature et les animaux depuis toujours. Enfant, il collectionne des figurines de toutes sortes mais surtout des vaches miniatures.
Mon parrain m’avait offert mes premières vaches en bois achetées dans le Cantal
Gilbert Coudert, éleveur de limousines
Un engouement qui va le suivre toute sa vie par plaisir mais aussi pour compléter les fins de mois difficiles. Il revend de vieux objets et outillages qu’il trouve en chinant dans les brocantes ou en récupérant des objets jetés
Avec mon épouse on avait pas le smic
Régis Coudert, retraité, éleveur de vaches limousines
Le temps du témoignage
Malgré les difficultés de la vie, aujourd’hui âgé de 87 ans, l’homme de la terre a toujours la même énergie. Intarissable sur son sujet. Après le décès en 2019 de sa femme Alix dont il ne tarit pas d’éloges, l'éleveur décide d’immortaliser dans un ouvrage les événements de sa vie.
C’était une perle, elle était magnifique, je lui dois tout
Régis Coudert, retraité, éleveur de vaches limousines

Alix, l'épouse de Régis Coudert, dans les prairies avec les limousines • © Régis Coudert
Et c’est par le biais d’une maison d’édition locale, Maïade, qu’il se livre. Ce sont Claudine Evrard et Marie-France Houdart qui ont successivement recueilli ses mémoires. “Il était venu me voir il y a à peu près huit ou dix ans il m’avait raconté tellement de choses, je m’étais dit qu’il faudrait que je fasse quelque chose sur lui un jour” explique Marie-France Houdart directrice de Maïade éditions”. Une vie intense qu’elle prend le temps de retranscrire. "Cette année j’y suis allée maintes fois car il y avait toujours des choses à corriger mais maintenant que le livre est terminé il est satisfait" ajoute l’éditrice.
Régis Coudert est aussi à l’honneur en image grâce au documentaire intitulé “L’engrangeur”, l’un des films de la trilogie de Sylvain Tousselle tourné en 2019.
Un éleveur corrézien fier d’avoir fait de la viande de bonne qualité pour nourrir les gens. “Je suis le dernier des mohicans” explique-il. L’un des derniers de son groupe d'amis à transmettre ses valeurs pour sa terre natale.
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Engraissement des veaux
- Par Thierry LEDRU
- Le 10/05/2021
Du tri à l’engraissement, le supplice des veaux français

Capture d'écran de la vidéo de L214You Tube
Réalisée en Bretagne dans un centre de tri et trois élevages d’engraissement, la nouvelle enquête diffusée aujourd’hui par L214 dénonce les conditions de vie inacceptables des veaux en système intensif.
« J’ai fait plusieurs années dans le milieu de la viande, en Bretagne, principalement en tant qu’acheteur de veaux. Et ce que j’ai vu, vous ne le croiriez pas. » Ainsi débute la vidéo diffusée aujourd’hui par L214, commenté par un lanceur d’alerte qui a contacté l’association de protection animale. Les images qui suivent après ce préambule sont en effet particulièrement choquantes. Réalisées entre juillet et octobre 2019 dans le Finistère, elles nous entraînent dans les bas-fonds d’un centre de tri, où transitent des bovins à peine nés, et de 3 élevages d’engraissement. Des usines à souffrance où les hommes à l’œuvre semblent avoir perdu l’empathie.
Vidéo : attention des images peuvent heurter des personnes sensibles
Beaucoup l’oublient ou préfèrent ne pas y penser, mais la vache n’est pas une machine à « pisser » du lait : pour produire, elle doit donner naissance à un veau chaque année. L’idée en intensif, c’est donc d’en faire naître un maximum, souvent grâce à l’insémination artificielle, afin de répondre à la consommation (23,9 milliards de litres de lait ont été collectés en France en 2018 selon la filière). Poussées à l’hyperproductivité, les vaches laitières finissent à l’abattoir. Ainsi, environ 40% de la viande bovine produite en France est issue de vaches réformées. Qu’advient-il de leurs petits dont les éleveurs veulent se débarrasser pour ne pas alourdir leur quota ? Séparés de leur mère dès la naissance, ils sont collectés dans les fermes laitières et ne connaîtront jamais le pâturage. « En général on débarque tôt le matin, pendant la traite, témoigne le lanceur d’alerte. On va voir les veaux qui, des fois, n’ont pas encore été nourris. Ils sont dans des cases individuelles, sur de la paille souillée. On va les sortir, les manipuler, les observer, voir l’état général, s’ils n’ont pas de maladies ou d’infections apparentes.
On les manipulera en les prenant comme demandé : par la base de l’oreille et la base de la queue, c’est-à-dire la fin de leur colonne vertébrale, un endroit très sensible. En les prenant par la base de l’oreille, il arrivait que le bouclage s’arrache. L’animal avait l’oreille en sang jusqu’au soir, évidemment pas de désinfectant… On fait des dizaines, des vingtaines de fermes dans la journée. Les veaux sont trimballés dans le camion, sans être abreuvés, peu importe la saison. Ils seront déchargés manu militari sans forcément respecter leur bien-être ; s’ils sont en train de dormir, ils vont être réveillés rapidement. Ça peut être à coups de pied, à coups de bâton pour les faire se lever. On va leur faire comprendre par la force qu’ils vont aller par là. Même s’il ne veulent pas, ils vont y aller. Suite à ça, on va voir des dérives qui malheureusement perdurent depuis des années dans la filière : des coups sur les animaux, des coups gratuits parce que dans ce milieu-là, beaucoup de gens sont frustrés. On m’a toujours appris une phrase qui m’est restée en travers :si tu tapes sur un veau, qui va se plaindre, est-ce que tu as déjà vu un veau se plaindre ?»
A lire aussi, Plaidoyer pour les animaux
Les conditions d’hygiène sont catastrophiques
Ensuite, les animaux sont « ramenés dans un bâtiment pour arranger les lots selon ce que veulent les éleveurs engraisseurs ». Un centre de tri où les bêtes transitent durant 1 à 3 jours. Sur les images de L214, on assiste au parquement de veaux âgés d’à peine 2 semaines dans un centre de tri appartenant à la société Ouest Elevage(groupe Even), filiale de Laïta, une entreprise coopérative laitière qui propose également des veaux de boucherie. Les animaux sont frêles et dociles, ce qui n’empêche pas les employés de les malmener en leur assénant de violents coups de pieds et de poings à la tête. Puis s’opère le « tri » : les veaux malades ou ne présentant pas un bon potentiel de gain de poids sont euthanasiés par injection au niveau de la jugulaire. Il faut parfois s’y reprendre à deux fois… Les plus prometteurs, eux, sont transportés vers les élevages d’engraissement.
L’enquête de L214 révèle leurs conditions de (sur)vie dans trois établissements du Finistère sous contrat d’intégration avec Ouest Elevage. On découvre des bâtiments sordides, avec des veaux enfermés dans des micro-cages individuelles sur un sol nu. Le calvaire dure environ 8 semaines, selon les investigations de L214. Puis, les animaux sont entassés dans des box sur caillebotis. Leur nourriture ? « Du lait en poudre reconstitué, a constaté L214. Leur alimentation est carencée en fer pour que leur chair garde une teinte pâle afin de répondre aux attentes des consommateurs. De nombreux veaux souffrent de diarrhées ». Dans deux de ces élevages, les conditions d’hygiène sont catastrophiques. Veaux couverts de leurs déjections, locaux crasseux. Un bac d’équarrissage est rempli de cadavres en état avancé de décomposition et d’un squelette. La quantité de produits pharmaceutiques utilisés est impressionnante, certains sont stockés dans un réfrigérateur souillé. « Dans l’un des élevages, nombreux animaux sont atteints de teigne, symptomatique de la promiscuité, de l’humidité et de l’insalubrité », note L214. Après 5 mois passés dans ces taudis, ils sont envoyés comme « veaux gras » à l’abattoir.
« Dans ce milieu, j’ai vu des gens qui ne se préoccupaient que de l’argent, sans aucun respect pour les animaux, j’ai vu des petits tués à coups de marteau parce qu’ils étaient trop maigres et donc pas rentables, des gens s’amuser à jeter les veaux par-dessus les barrières », conclut, écoeuré, le lanceur d’alerte. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, je témoigne en espérant que les consommateurs vont se réveiller. Je sais que les images sont dures, mais il faut les regarder entièrement. Merci de partager pour sortir de cette omerta qui règne dans la filière viande.»
Avec 1 268 000 veaux produits en 2018, la France est le deuxième pays producteur mondial après les Pays-Bas, et le premier consommateur. « Forte de ses 479 producteurs sur environ 2300 au niveau national, la Bretagne est la première région française de veaux de boucherie, peut-on lire sur une plaquette de la Chambre d’agriculture. Sur les 370 000 veaux laitiers mâles et veaux croisés (mâle et femelles) nés en Bretagne, 123 149 y ont été engraissés. » Sur son site, Laïta, l’entreprise coopérative laitière du Grand Ouest, 8ème au niveau européen, explique : « Laïta, via sa société Ouest Elevage, développe l’élevage et la production de veaux de boucherie. Des veaux de 8 jours sont ainsi collectés à travers toute la Bretagne. Ils transitent ensuite par le centre d’allotement (centre de tri, ndlr) de l’entreprise, puis sont placés chez des éleveurs partenaires. Laïta donne la priorité au bien-être et à la qualité des veaux produits. Pour honorer ses engagements, elle mène un suivi technique tout au long de la croissance des animaux et propose des services à la carte : aide à la création d’étable, mise aux normes des bâtiments, démarches administratives… ». Contacté par téléphone, le Groupe Even, dont dépendent Laïta et Ouest Elevage, n’a pas donné suite à nos questions et aux images que nous lui avons transmises lundi.
83% des Français sont favorables à l’interdiction de l’élevage intensif
Désormais, le bien-être animal n’est plus une option pour les consommateurs. Mais si 83% des Français sont favorables à l’interdiction de l’élevage intensif (sondage Ifop février 2019 pour 30 Millions d’Amis), peu ont accès à une viande labellisée (10% pour le veau avec un prix au kilo environ 30% plus cher). Pour répondre aux attentes citoyennes, la filière veau « travaille depuis deux ans à la mise en place d’un monitoring du bien-être animal que devront s’approprier tous les acteurs (éleveurs, transporteurs…), nous explique Jean-Louis Arquier, Président de la branche veau d’Interbev. Ce plan est en cours de test afin de vérifier sa praticité. Nous avons identifié 36 points de vigilance qui permettent de déclencher des actions correctrices. Il s’agit par exemple d’observer l’état sanitaire des veaux pour adapter la ventilation des bâtiments, de réorganiser les groupes d’animaux en cas de problèmes de compétition entre eux. Nous sommes absolument opposés aux dérives, d’autant que nous savons que nous devons répondre aux attentes de la société. Ne pas y être sensible serait contre-productif pour notre activité. Il nous est déjà arrivé de nous porter partie civile face à des situations à l’encontre de notre volonté. On ne peut pas cautionner le n’importe quoi ! Dans les élevages en groupe, les animaux sont élevés dans des espaces aérés avec une luminosité minimum bien établie, une alimentation équilibrée par rapport à leurs besoins physiologiques. L’enquête de L214, que je n’ai pas encore vue, ne peut pas être considérée comme une généralité. Le monde agricole a affaire à un bashing anti-élevage qui va conduire à sa disparition plutôt qu’à son évolution. Les mutations de ces 20 dernières années ont été considérables et sont souvent méconnues. On en parle peu, mais depuis 5 ans, nous avons réduit l’usage des antibiotiques d’environ 35- 40%. »
Suite à sa nouvelle enquête, l’association L214 réitère son Appel contre l’élevage intensif lancé le 5 septembre dernier dans les colonnes du «Monde», aujourd’hui signé par près de 100 000 personnes dont 200 personnalités.
Environ 80% des animaux subissent ce mode d’élevage. Et la majorité des mesures susceptibles d’améliorer un peu leur triste sort a été retoquée de la loi EGalim promulguée le 1er novembre 2018.
Plus d’infos sur :
A voir aussi : le témoignage complet du lanceur d’alerte
A lire : « Quand la faim ne justifie plus les moyens. En finir avec l’élevage intensif », par L214, Editions Les liens qui libèrent.
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La ferme des mille veaux
- Par Thierry LEDRU
- Le 10/05/2021
Cet article date de plus de 3 ans. Le suivant date de quelques jours. Et je m'en réjouis infiniment. Que ça ferme définitivement. Et que toute la filière industrielle de la viande et la filière industrielle laitière s'écroulent, partout, ici, n'importe où. Parce que si je me mets à diffuser ici toutes les vidéos dénonçant les conditions de vie de ces animaux, je pense que plus personne ne viendra sur ce blog. Personnellement, ça me noue le ventre, ça me donne la nausée, ça me révolte et ça me désespère.
La "ferme des mille veaux" en Creuse autorisée à doubler sa capacité
Le préfet de la Creuse vient de donner son feu vert : le centre d'engraissement de Saint-Martial -le-Vieux qui pouvait accueillir 400 bovins pourra désormais en recevoir 800.
Publié le 21/02/2018 à 12h06 • Mis à jour le 12/06/2020 à 17h44

Image d'illustration • © Bruno Barlier/MaxPPP
A la suite d'un recours de l'association L-PEA (Lumière sur les pratiques d'Elevage et d'Abattage) la SAS "Ferme de Saint-Martial" ne pouvait accueillir que 400 animaux à la fois.
L'arrêté du 7 février 2018 du préfet de la Creuse va permettre aux exploitants du centre d'engraissement de Saint-Martial-le-Vieux de multiplier par deux le nombre d'animaux.
Cet arrêté précise aussi que les 7 776 tonnes de fumier produites annuellement devront être valorisées par une usine de méthanisation.
Pour l'instant cette usine n'existe pas encore et le centre d'engraissement est autorisé à épandre 3 180 tonnes sur des parcelles agricoles avoisinantes.
Dans un communiqué, l'association L-PEA indique qu'elle "reste fermement mobilisée contre la ferme-usine des 1000 veaux" ... "qui ne vise qu'à promouvoir un modèle d'élevage intensif totalement dépassé".
En décembre 2016 un incendie d'origine criminel avait détruit un bâtiment de stockage de la ferme.
Le Premier Ministre de l'époque Bernard Cazeneuve s'était rendu sur place pour soutenir le projet et lui octroyer des aides substantielles.
Pour l'instant l'enquête n'a toujours pas abouti et le bâtiment incendié n'a toujours pas été reconstruit.
Arrêté préfectoral du 07-02-18 autorisant l'extension de la "Ferme des Mille Veaux"
Creuse : la ferme des 1000 veaux va-t-elle survivre ?
Après 5 ans d’existence, la ferme des 1000 veaux n’est toujours pas rentable. Chaque année, elle perd de l’argent. Aujourd’hui, sous contrôle judiciaire, sa survie n’est qu’une question de mois.
Publié le 07/05/2021 à 16h31

Crée il y a cinq ans, la ferme des 1000 veaux perd 100 000 euros chaque année. • © Tania Gomes
Sur le plateau de Millevaches, à Saint-Martial-le-Vieux, en Creuse, sise "la ferme des 1000 veaux". Un centre d’engraissement bovin d'une capacité de 1000 bêtes, porté par 45 exploitations agricoles de Creuse et de Corrèze. Le projet dont le coût s’élève à 1,8 millions d’euros, subventionné par l’Etat et les collectivités locales, a vu le jour à l’été 2016. L’ambition de cette structure : relocaliser l’engraissement des veaux en France pour arrêter de les envoyer en Italie. Un projet nécessaire selon les éleveurs pour s’adapter aux nouvelles conditions du marché européen.
Sauf que depuis 5 ans, la ferme n’en finit pas de perdre de l’argent. A la tête de la SAS Alliance Millevaches, Claude Bauvy, s’acharne chaque jour pour négocier les prix et traquer la dépense. C’est une question de survie.
On perd 100 000 euros par an, on a 500 000 euros de dettes.
Claude Bauvy, président de la SAS Alliance Millevaches.
Aujourd’hui, 658 animaux sont présents sur le site. Les veaux arrivent des 45 exploitations voisines, à l’âge de huit mois et après avoir vécu auprès de leur mère en pâturage. A Saint-Martial-le-Vieux, les bêtes suivent un régime alimentaire intensif pour doubler leurs poids en six ou huit mois. Le but, passer d’environ 350 kilos à 700 kg à leur sortie. Sur le papier, la volonté d’engraisser sur place des veaux nés ici plutôt qu’en Italie a du sens mais sur le terrain, la rentabilité n’a jamais été là.
Sous contrôle judiciaire
Depuis 5 mois, la structure est placée sous contrôle d’un administrateur judiciaire et le propriétaire des murs, Haute Corrèze Communauté, va racheter les abreuvoirs, les barrières, les pompes, pour espérer garantir la continuité. "[Cela] nous permettrait demain, si l’éventualité arrivait que la SAS ne reprenne pas son activité, de pouvoir louer le site à toutes autres structures" explique Pierre Chevalier, président de Haute-Corrèze Communauté.
L’ex-président de la fédération bovine tente de les aider coûte que coûte car la ferme enchaîne les coups durs. Son unique client a mis un terme à son contrat au mois de juin. Pierre Chevalier active son carnet d’adresse pour tenter de trouver un nouveau partenaire à la structure. La Celmar, coopérative d’éleveurs pourrait être le prochain.
"Y avait urgence aujourd’hui dans les négociations que nous conduisons. Nous avons déjà sécurisé une reprise. D’autres candidats, avec des potentiels financiers très importants, sont sur les rangs donc nous n’avons aucune inquiétude pour l’avenir des partenariats avec la ferme de Saint-Martial.
Pierre Chevalier, président de Haute-Corrèze Communauté
Le groupe d’agriculteurs veut y croire, le propriétaire des lieux est optimiste. Reste les opposants au projet, qui ne s’étonnent pas de la situation de cette ferme qu’ils considèrent toujours comme inadaptée aux conditions du plateau.
Monter un projet d’engraissement sur le plateau de Millevaches là où il faut importer tout un tas de produits (de la paille…) pour nourrir ces animaux… nous savions dès le départ que c’était un projet voué à l’échec.
Joël Sarlat, membre de la Confédération Paysanne.
Claude Bauvy, le président de la SAS Alliance Millevaches se veut confiant. Les 300 000 euros de la communauté de communes vont permettre d’alléger la dette.
"Je pense qu’on va se relever mais ça va être dur. On fait un business plan dans l’urgence pour réussir à sortir la tête de l’eau".
Il faut attendre quelques mois pour savoir si cet atelier d’engraissage arrivera à survivre ou non.
Que va devenir la ferme des 1000 veaux ?
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Les veaux et l'industrie laitière
- Par Thierry LEDRU
- Le 10/05/2021
Chaque année, 1 million de veaux sont les victimes de l’industrie laitière en France
https://lareleveetlapeste.fr/chaque-annee-1-million-de-veaux-sont-les-victimes-de-lindustrie-laitiere-en-france/?
« Pour continuer à manger de la viande et boire du lait, on trouve des excuses. Ils ne sont pas sensibles, ils ne ressentent pas la même douleur, ils ne sont pas conscients…On est obligés de s’auto-convaincre, car sinon on est face à une grande contradiction : les tuer alors qu’on pourrait ne pas le faire ».

27 avril 2021 - Marine Wolf
Envie d’une vraie déconnexion ? Évadez-vous avec notre bande dessinée !
- Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
- Format : 128 pages
- Impression : France
En France, la consommation de lait implique de faire naître des veaux, dont il faut ensuite revendre la viande à tout prix. Considérés comme des sous-produits de l’industrie du lait, leurs conditions de vie sont souvent catastrophiques. Entretien avec Brigitte Gothière, cofondatrice de l’association L214.
La France, deuxième producteur de veaux
« On a une production de lait très importante en Europe », commence Brigitte Gothière. « Et pour produire du lait il faut faire naître des veaux. C’est ainsi qu’en France on doit gérer un peu plus d’un million de veaux par an. Notre pays est le 2e producteur et le 1er consommateur de viande de veau à l’échelle mondiale ».
Sur l’ensemble de ces veaux, 85% des veaux sont des mâles, puisque les femelles sont destinées à renouveler le cheptel et produire du lait, et ceux-ci ont une faible valeur marchande.
« La viande de bœuf est de la viande de vache laitière », explique Brigitte Gothière. « En France, on a assez de viande de bœuf pour satisfaire la demande. Donc on ne sait pas quoi faire des veaux. Ils partent ailleurs en Europe, parfois jusqu’en en Turquie ».
Or, cette faible valeur marchande induit des conditions de vie catastrophiques pour la plupart d’entre eux. Ces veaux nés de l’industrie du lait passent en effet les premières semaines de leur vie dans des cases individuelles, souvent à peine plus grandes que leur corps.
Ils sont ensuite envoyés dans des élevages d’engraissement spécialisés, où ils restent généralement quelques semaines en box individuels, avant d’être parqués en groupes de plusieurs veaux – le logement en groupe étant obligatoire à partir de 8 semaines selon la réglementation en vigueur.
D’après les études de L214, les veaux sont élevés en bâtiments fermés sur caillebotis – c’est-à-dire sur un sol dur sans litière, en bois ou en béton – dans 91 % des cas.


Veaux entassés – Crédit : L214
Les veaux, « sous-produits » de l’industrie laitière
Séparés de leur mère, ils sont principalement nourris d’un lait en poudre de substitution, constitué notamment des déchets de l’industrie laitière, d’huile de palme et d’additifs.
« Ces veaux devraient être élevés à l’extérieur, dans des conditions radicalement différentes », soutient Brigitte Gothière. « Ce sont des animaux pour lesquels la relation mère-petit est très forte. Les isoler dès le plus jeune âge constitue une véritable violence psychologique ».
Les habitudes de consommation affectent encore davantage les conditions de vie des veaux.
« Aujourd’hui en France, les consommateurs s’attendent à de la viande blanche lorsqu’il mangent du veau » note la cofondatrice de L214 . À cause de cette attente, « les veaux peuvent donc être volontairement anémiés pour que leur chair soit claire ».
Le minimum légal d’apport en fer dans leur alimentation se trouve en effet largement en dessous des recommandations de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments).

Veau assoiffé – Crédit : L214
Depuis quelques années, de nombreux experts alertent la Commission Européenne sur les conséquences des conditions d’élevage.
« On a des connaissances scientifiques très importantes », souligne Brigitte Gothière. « Des ouvrages comme Les cerveaux de la ferme montrent clairement que les animaux sont doués de sensibilité, sont conscients, ont des formes d’intelligence ».
Les veaux laitiers sont généralement envoyés à l’abattoir à l’âge de 5 à 6 mois en France, et jusqu’à 8 mois en Europe pour l’appellation « veau de boucherie ». D’après les observations en refuges, ils peuvent vivre jusqu’à environ 20 ans.

Veau isolé – Crédit : L214
« Pour continuer à manger de la viande et boire du lait, on trouve des excuses. Ils ne sont pas sensibles, ils ne ressentent pas la même douleur, ils ne sont pas conscients…On est obligés de s’auto-convaincre, car sinon on est face à une grande contradiction : les tuer alors qu’on pourrait ne pas le faire ».
L’ambition de l’association est ainsi de défendre un modèle de société les animaux ne seraient plus considérés comme des ressources.
« On n’a aucun respect pour les autres formes de vie, malgré les preuves scientifiques qui montrent qu’elles sont à considérer », conclut Brigitte Gothière. « Pythagore interrogeait déjà ses compatriotes sur la nécessité de tuer les animaux. Est-il légitime de continuer à les manger alors qu’on en a pas besoin ? Et de les traiter de cette façon ? On n’a jamais maltraité les animaux aussi massivement qu’à notre époque ».
27 avril 2021 - Marine Wolf
"Le plus souvent, les gens renoncent à leur pouvoir car ils pensent qu'il n'en ont pas"
Votre soutien compte plus que tout -
Covid : Docteur Louis Fouché
- Par Thierry LEDRU
- Le 10/05/2021
Je n'en parle plus beaucoup ici mais je continue bien évidemment à suivre l'évolution.
La personne qui m'intéresse le plus actuellement, c'est le docteur Louis Fouché.
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L'édito de la semaine
7 avril 2021
Toute l’équipe de Reinfocovid…
Toute l’équipe de Reinfocovid adresse un grand merci
à tous ses contradicteurs et au Coronavirus.Tout d’abord chapeau bas à tous ceux qui ont réussi à transformer le Coronavirus en « crise sanitaire mondiale », en « pandémie globale. Merci aux médias alarmistes, merci aux politiques dictatoriaux, merci aux scientifiques corrompus ou dogmatiques.
Nous tenons par cet article à leur exprimer toute notre gratitude. Gratitude qui vient du mot « grâce ». Oui nous avons été touchés par la grâce, grâce à vous.
Cette crise est une révélation, un dévoilement, une apocalypse. Et après l’apocalypse vient un autre monde. Nous ne reviendrons jamais au monde d’avant, n’en déplaise à ceux qui s’y accrochent encore.
Depuis plusieurs années, nous sentions bien que plusieurs choses « clochaient » dans ce monde. Pris par la vie de tous les jours avec ce sentiment confus d’un « quelque chose » qui n’allait pas, nous errions sans vraiment comprendre, nous raccrochant à ce monde vicié pour éviter la douleur de s’en détacher. Heureusement, le virus et son narratif burlesque envahissant la surface du globe est arrivé, nous arrachant nos oeillères, nous laissant contempler le désastre.
D’abord, nous avons essayé de comprendre. Je peux vous le dire, nous n’avons jamais autant travaillé. Et je vais vous faire mal : nous sommes tous bénévoles ! Nous avons épluché tous les articles de sciences, toutes les informations, lois, décrets, ordonnances. Nous avons lu toutes les informations, celles des médias mainstream comme celles des « complotistes ». Nous avons appris à maîtriser internet, les réseaux sociaux, la communication, le graphisme, la communication non violente... Nous avons écrit, filmé, publié, coordonné, dessiné, chanté, dansé créé des œuvres d’art. Nous nous levons aux aurores et nous couchons lorsque nos yeux se ferment.
Vous vouliez nous appauvrir, vous nous avez tant enrichis : nos connaissances sont plus grandes, nous nous sommes découverts de nouveaux talents. Nous avons repoussé nos limites : plus que jamais nous sommes emplis d’espoir, de courage et d’allégresse.
Vous vouliez notre mort mais nous nous sentons plus vivants et rayonnants que jamais.
Vous vouliez nous désespérer, nous n’avons plus besoin d’espoir pour entreprendre.
Grâce à vous, nous avons pu cerner ce que nous ne voulions pas.
Nous ne voulons pas vivre masqués.
Nous ne voulons pas vivre en nous méfiant les uns des autres.
Nous ne voulons pas vivre dans la culpabilité hypothétique de « donner la mort » à nos proches en transmettant un virus.
Nous ne voulons pas vivre vaccinés de force tous les mois pour tous les virus qui sont ou viendront.
Nous ne voulons pas de passeport sanitaire, de reconnaissance faciale, nous ne voulons pas vivre fichés.
Nous ne voulons pas être incarcérés dans nos domiciles.
Vous vouliez nous séparer. «Attention, distanciation sociale: 1m, puis 1m50, puis 2m avec les nouveaux variants ».
Vous nous avez rassemblés.
Vous vouliez nous faire peur, nous sommes sortis de la caverne. Jouez tous seuls avec vos ombres.
Vous vouliez nous abrutir devant la télévision, nous l’avons éteinte et demain nous jetterons devant nos seuils tous vos biens de consommation à l’obsolescence programmée.
Vous vouliez nous imposer le passeport sanitaire, nous surveiller, nous reconnaître facialement, nous pucer peut-être ? Nous avons faim de liberté.
Vous vouliez nous vendre des médicaments couteux à l’efficacité et à la sécurité douteuse ? Nous arpentons d’autres chemins de santé.
Vous vouliez nous imposer votre vision du monde, marchande et basée sur la dette éternelle, la dépossession intégrale, jusqu’à celle de nos propres vies ? Nous posons les premières pierres d’un autre monde enthousiasmant basé sur la gratitude, la joie et la présence à l’autre.
Alors un immense merci à vous pour tous ces bienfaits.
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"L'éolien, une énergie nocive"
- Par Thierry LEDRU
- Le 09/05/2021
De plus en plus de détracteurs et à juste raison. Il y a dans cette frénésie éolienne une illusion qui coûte très cher et ne résoud en rien le problème énergétique.
De toute façon, comme le dit d'ailleurs l'auteur de l'article, la solution énergétique doit passer prioritairement par l'économie de l'énergie disponible et non par le renforcement des moyens de production.
« L’éolien est une énergie nocive »
Patrice Cahart publie « La Peste éolienne », un livre à charge contre les éoliennes et le gouvernement, qui à ses yeux les soutient en dépit du bon sens.

Parc d'éoliennes à Guigneville, dans le centre de la France. Selon Patrice Cahart, il faudra investir 145 milliards d'euros dans l'éolien et le solaire pour atteindre les objectifs fixés en 2035.© JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Par Michel Revol
Publié le 08/05/2021 à 14h00 - Modifié le 09/05/2021 à 10h12
Patrice Cahart a fait toute sa carrière dans la haute administration, plus précisément à Bercy, où il était inspecteur général des Finances. Parcourant lors de ses moments libres les campagnes de France, il s'est heurté, abstraitement, aux éoliennes qui piquettent un peu partout les paysages. À la retraite, Patrice Cahart s'est attelé à l'écriture d'un livre incisif mais pédagogique et étayé, dont le titre annonce la couleur : La Peste éolienne (Hugo Publishing) est une attaque sévère contre les mâts géants que le gouvernement plante un peu partout. « Une de mes principales fonctions était de traquer partout le gaspillage de l'argent public, explique Patrice Cahart. Avec les éoliennes, je reste dans la tradition et le sillon de l'inspection des finances ! »
Le Point : Encore un livre qui dénonce les éoliennes ! Pourquoi un ancien inspecteur des finances s'intéresse-t-il à son tour à ce sujet ?
Patrice Cahart : Je suis Parisien par ma profession, mais aussi un homme de la campagne, en particulier du Perche. Je suis très attaché aux paysages, et je suis vice-président d'une association, La demeure historique, qui lutte contre les atteintes aux demeures et aux paysages. Or, ces derniers sont très abîmés par les éoliennes. Le Perche est à peu près épargné, mais ça cogne de plus en plus ! Au début de mon livre, je cite le cas d'un homme d'affaires retranché dans le canton de Zoug, en Suisse, l'un des endroits les plus secrets au monde. Personne ne le connaît, mais il est en train d'implanter des éoliennes à 10 kilomètres de chez moi !
Le titre de votre livre est très agressif. Est-ce qu'il ne risque pas de desservir votre propos ?
Je m'intéresse à l'éolien depuis une dizaine d'années. Depuis ce temps, j'apporte des chiffres et des raisonnements, j'écris des articles. L'effet sur les responsables politiques est quasi nul. Vient donc un moment où il faut élever la voix. D'ailleurs, d'après mon analyse, la poursuite de l'expansion éolienne, en France, ne comporte aucun avantage. Elle n'a que des inconvénients. Je n'ai donc pas de raison de ménager ses auteurs.
En quoi est-ce un problème politique ?
Le sujet des éoliennes est appréhendé selon ce seul point de vue. On n'y intègre aucune considération économique ni environnementale. Regardez Emmanuel Macron. Au fond de lui, je doute fort qu'il soit pro-éoliennes. N'a-t-il pas refusé l'implantation d'un parc éolien au large du Touquet (où son épouse possède une maison de vacances, NDLR) ? Le chef de l'État a aussi prononcé un discours à Pau, au début de l'année dernière, où il a reconnu que les éoliennes sont mal acceptées en France. Deux mois après cette déclaration, le gouvernement annonce une hausse massive du nombre d'éoliennes aussi bien à terre qu'en mer. On est en pleine contradiction ! Notre président a peur d'être incendié par les Verts s'il retire son soutien aux projets éoliens. Les écologistes crient très fort, si on abandonne ces projets ils vont crier encore plus fort ! Mais voilà, ils sont influents, ils peuvent chambouler le paysage politique.
À LIRE AUSSIKervasdoué – Éoliennes : du rififi en baie de Saint-Brieuc
L'éolien ne sert à rien, selon vous. N'est-ce pas un peu exagéré ?
On nous dit qu'il sert à faire baisser nos émissions de CO2, mais on ne peut guère les baisser plus en France. Nos sources d'énergie sont le nucléaire, l'hydroélectricité, le charbon et le fuel, ces deux dernières étant condamnées. Reste le gaz naturel, qui en année normale représente environ 5 % de l'alimentation électrique du pays. Le problème, avec l'éolien mais aussi avec le solaire, c'est qu'on est obligé d'avoir un minimum d'énergie de complément pour pallier leur intermittence. Je rappelle que les éoliennes ne délivrent que 24 % de leur puissance en moyenne dans une année. Si on poursuit l'essor des éoliennes, comme le gouvernement le veut, il faudra de plus en plus d'énergie de complément, et la seule qu'on peut développer en France s'appelle le gaz naturel. Or c'est une énergie fossile (elle émet deux fois moins de CO2 que le charbon, mais quarante fois plus que le nucléaire, NDLR), importée de façon croissante de Russie, ce qui pose des problèmes de dépendance. En résumé, l'éolien a besoin d'énergie fossile pour se développer. C'est une énergie nocive.
Renouvelable ne veut pas dire proprePatrice Cahart
Vous évoquez beaucoup les coûts, exagérés selon vous, qu'engendre cette énergie
L'éolien a un effet pervers. Les besoins financiers sont énormes. J'ai évalué dans mon livre les sommes nécessaires à son développement programmé à 145 milliards d'euros de 2020 à 2035, en incluant le photovoltaïque. Les investisseurs se précipitent, parce que l'État leur garantit, pendant vingt ans, une recette à peu près égale au double de ce que leur courant vaudra sur les marchés de l'électricité. Aucun autre secteur de l'économie ne bénéficie d'un tel avantage. Le problème de ce système, c'est que les sommes investies pourraient être plus utiles au climat ailleurs, comme dans l'isolation des bâtiments ou les véhicules électriques. J'ajoute les masses d'argent qu'il faut investir pour aménager des routes à chaque nouveau projet, l'achat à l'étranger des engins, les réseaux de lignes à édifier, etc.
À LIRE AUSSI100 % d'électricité renouvelable en 2050 : la fin d'une illusion
L'un des principaux problèmes de l'éolien est son intermittence. Elle pourrait toutefois être palliée par un stockage efficace de l'électricité. Vous ne faites pas confiance aux chercheurs pour mettre au point un tel procédé dans les prochaines années ?
Aujourd'hui, aucun système de stockage à grande échelle et fiable n'existe. Par exemple, si on transforme les excédents d'électricité éolienne en hydrogène pour les rendre ensuite au réseau électrique, on perd au passage 70 % de l'énergie : c'est prohibitif. Il y aura sans doute des progrès, mais il faudra du temps. Or la durée de vie d'une éolienne est de vingt ans. Les engins qu'on installe aujourd'hui seront donc périmés avant qu'on trouve un procédé de stockage correct. Au lieu de se précipiter en implantant autant d'éoliennes, il faudrait plutôt patienter. Mon souhait est d'arrêter les projets éoliens et de revoir l'affaire dans quinze ou vingt ans. D'ici là, les réacteurs en place pourront fournir sans problème.
Les nuisances, surtout sonores, sont évidemment un des aspects négatifs que vous soulevez. Il existe pourtant tout un tas de normes visant à les limiter.
Je suis allé dans plusieurs maisons situées à 500 mètres d'éoliennes, qui est la distance minimale imposée, et je vous assure que c'est affreux. Cette distance est trop courte. En Bavière et en Pologne, on prend la hauteur totale de l'engin, pales comprises, et on multiplie ce chiffre par 10. Avec une éolienne de 180 mètres, on obtient donc presque deux kilomètres de distance minimale entre une éolienne et les premières habitations. Les gouvernements précédents ont refusé cette solution pour la France. Peut-être pourrait-on s'entendre sur une solution médiane, à savoir la hauteur multipliée par 7 ?
Je pense qu'il faut aussi imposer la procédure d'appel d'offres pour tous les projets. C'est le gage d'une saine concurrence, qui ferait baisser les prix, et permettrait à l'autorité publique de déterminer les emplacements pour les éoliennes, alors que ce sont les promoteurs qui les choisissent. Aujourd'hui, il n'y a pas de procédure d'appel d'offres pour les projets comprenant moins de sept éoliennes, au motif que ces petits opérateurs n'auraient pas les moyens d'y répondre. C'est une rigolade : ils sont tous filiales de grands groupes ! En l'absence de procédure encadrée, ces opérateurs vont donc voir les préfets pour obtenir un permis d'implanter un parc éolien, et le préfet signe toujours !
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L'éolien en mer n'est pas non plus une solution à vos yeux ?
Ce n'est guère mieux. La côte française ne dispose pas de fonds de faible profondeur, ce qui entraîne des coûts élevés pour implanter des éoliennes. Les fonds sont d'environ 30 mètres en France, contre 5 au Royaume-Uni et au Danemark, les champions de l'éolien off-shore. En moyenne, les éoliennes en mer produisent donc une électricité en France à un prix deux fois supérieur à celui des éoliennes terrestres, qui est lui-même deux fois supérieur au prix du marché ! Et je ne parle pas des inconvénients des parcs éolien off-shore pour les marins-pêcheurs, le tourisme ou les fonds sous-marins. Ce que je viens de dire concerne les éoliennes fixées au fond. Peut-être les performances des éoliennes flottantes seront-elles meilleures, mais nous n'avons pas encore de retour d'expérience.
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Le renouvelable n'est donc pas propre, écrivez-vous…
Les deux notions ne sont pas équivalentes. Le nucléaire est propre si l'on considère les émissions très faibles de CO2, mais il n'est pas encore renouvelable (il pourra l'être si on met au point les supergénérateurs). L'éolien a besoin d'un complément d'énergie, qui ne peut être que le gaz naturel. Or ce gaz n'est ni propre ni renouvelable. L'éolien qui lui est lié est donc une fausse énergie propre, une fausse énergie renouvelable. On trompe le bon peuple avec des termes illusoires.
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Sport et végétarisme
- Par Thierry LEDRU
- Le 06/05/2021
Depuis que j'ai cessé de manger des animaux, non seulement, je n'ai rien perdu en endurance et en récupération mais la perte de poids m'a été très bénéfique. Avec trois hernies discales et une sténose canalaire lombaire, plus je suis léger, mieux c'est. J'ai pesé 85 kilos à un moment de ma vie. Première opération pour mon dos, ratage complet. J'avais 25 ans. Je n'étais pas bien, pas bien du tout. Dans ma tête.
Aujourd'hui, je pèse entre 55 et 58 kilos, selon les saisons et mon engagement sportif.
En ce moment, je travaille de 9 h à 17 h dans le jardin, ou pour la maison. On ne mange pas à midi. Un petit-déjeuner, classique pour moi, café, pain, beurre et un repas copieux à 18 heures. Aucune viande. Des oeufs, régulièrement, quatre ou cinq par semaine.
On a trois enfants, adultes aujourd'hui, les trois sont végétariens, végétalien pour Léo, le benjamin.
Au niveau sportif, les trois sont au-dessus de la moyenne, très clairement.
Léo fait partie des très bons skieurs de pentes raides. Ski-alpinisme engagé, très engagé.
Il y a quelques mois, on a reçu un texto de sa part :
"Yo, Chambéry-Sète, en vélo, non-stop, je rentre en train. "
Marine, notre fille vit seule, au fond des bois, elle a construit sa BAD, "base de vie durable". Elle cultive son potager et prend son eau à une source. Elle court avec Yuka, son chien. Ou marche des kilomètres dans les collines.
Rémi court, nage, skie, grimpe, pédale, enchaîne les séances de musculation. Officier dans l'armée de terre. Et végétarien.
Des exemples de sportifs végétariens, il y en a beaucoup. Des articles précisant les méthodes, tout autant.
Des vidéos, des livres, des témoignages. Plus grand monde aujourd'hui n'irait soutenir que le régime vétéarien est incompatible avec le sport.
Peut-on devenir sportif et végétarien sans risquer de carences nutritionnelles ?
https://www.sport-et-fitness.fr/etre-sportif-et-vegetarien/
De nos jours, les régimes végétariens, végétaliens et le véganisme sont de plus en plus courants. Certains y voient un effet de mode lorsque d’autres soutiennent un choix de consommation différent. Quelle que soit la position sur ce débat, ces modes de vie soulèvent beaucoup de questions : Permettent-ils réellement de couvrir nos besoins ? Peut-on être sportif et végétarien sans carence ? Si oui, une telle alimentation peut-elle nuire à nos performances ? Dans cet article, nous vous expliquons en détail les raisons de la compatibilité entre sport et végétarisme.
Sommaire
Végétarien, végétalien, vegan : quelles différences ?
Ces dernières années, les médias ont beaucoup parlé des vegans. En conséquence, beaucoup d’amalgames ont été faits entre les différents modes de consommation, et on finit par ne plus trop savoir de quoi l’on parle. C’est pourquoi il nous semble essentiel de faire le point sur les différentes définitions.
Les personnes végétariennes sont celles dont le régime alimentaire est le moins contraignant. En effet, ces personnes excluent uniquement la chair animale (viandes et poissons), mais continuent à consommer des œufs, des produits laitiers, etc. A l’inverse, les végétaliens excluent de leur alimentation tous les produits provenant de l’exploitation des animaux. Ils ne mangent donc pas de viande, pas de poisson, mais pas non plus de produits laitiers, d’œufs, de miel, etc. Les vegans, quant à eux, ont des convictions dépassant le champ alimentaire. En effet, leur mode de vie consiste à exclure tout produit provenant des animaux. Cela concerne l’alimentation, bien sûr, mais également l’usage du cuir, de cosmétiques contenant des substances d’origine animale ou ayant été testés sur des animaux, et, pour les plus convaincus, les médicaments.
Les caractéristiques du régime végétarien
Comme dit plus haut, le végétarisme exclut toute consommation de chair animale, c’est-à-dire la viande et le poisson. Cette définition est la plus classique, mais des variantes existent. Certains végétariens consomment du poisson, alors que d’autres ne consomment ni chair animale, ni oeufs. Avant d’aller plus loin, si vous désirez sauter le pas mais que vous ne savez pas comment faire, vous pouvez consulter cet article détaillé contenant des conseils pour devenir végétarien.
Point historique
Dans nos sociétés occidentales, la consommation de viande est en constante augmentation. Beaucoup tendent à penser que cela a toujours été le cas, mais il n’en est rien, et il est important, pour comprendre la problématique du végétarisme et de ses dérivés, de savoir quelle est l’origine de la consommation de produits carnés.
De nombreuses raisons ont favorisé le régime alimentaire maintenant classique, comme l’industrialisation de l’agriculture, ou encore simplement l’image de la viande, qui était un signe de richesse et de prospérité. Mais avant la Seconde Guerre Mondiale, peu de gens consommaient de la viande régulièrement ! Tant l’élevage que les faibles revenus ne le permettaient pas à l’époque. Par conséquent, la notion de végétarisme n’existait pas, puisque la majeure partie de la population avait un régime pauvre en viande.
A la suite de la Seconde Guerre Mondiale, les progrès technologiques, associés aux mutations sociales et professionnelles et à l’urgence de fournir de la nourriture en grande quantité, ont favorisé le changement de régime alimentaire. Mais, avec ce changement, sont apparues de nombreuses maladies dont les générations précédentes n’avaient que rarement entendu parler : diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, syndromes métaboliques, etc. De nos jours, la corrélation entre ces maladies, le régime alimentaire carné et la sédentarité a maintes fois été prouvée par les scientifiques. Ce qui nous amène à notre thème suivant.
Conséquences nutritionnelles du régime végétarien
Les conséquences nutritionnelles qui découlent de l’alimentation végétarienne sont nombreuses… pour le mieux ! En effet, si elle est bien gérée, l’absence de consommation de chair animale induit :
augmentation de l’ingestion de fibres et de micronutriments
diminution de l’apport en acides gras saturés et autres composés impliqués dans les maladies cardiovasculaires
augmentation de la consommation de fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
De plus, au-delà de l’aspect sanitaire, le végétarisme réduit l’impact environnemental de l’alimentation. En effet, la production de viande est la branche de l’industrie agroalimentaire la plus coûteuse d’un point de vue écologique (consommation d’eau, émission de gaz à effets de serre, déforestation, etc.)
Toutefois, troquer ses habitudes alimentaires habituelles contre un régime végétarien doit respecter certaines conditions. En effet, nous avons l’habitude de trouver un bon nombre de nos macronutriments dans les produits carnés, comme les protéines, par exemple. D’autres éléments essentiels peuvent également manquer lors d’un régime végétarien, comme le fer, le zinc, ou encore les vitamines du groupe B. Il est néanmoins facile d’éviter le risque de carence, puisque tous ces nutriments peuvent se retrouver dans des aliments autres que la viande.
Ainsi, les végétariens pourront équilibrer leur alimentation par la consommation de céréales complètes (pâtes complètes, riz complet, etc.), d’oléagineux (amandes, noix, noisettes, …) et de légumes secs (haricots, pois chiches, etc.). Par conséquent, si vous commencez un régime végétarien, il est primordial de bien vous renseigner. Cela ne doit toutefois pas vous décourager, puisque quelques principes simples permettront de pallier tout manque nutritionnel.
Aparté pour les végétaliens
Seuls les végétaliens et les vegans ont un risque de carence important : celui en vitamine B12. Ce composé ne se trouve en effet que dans les produits d’origine animale (viande, mais aussi œufs, lait, et même le miel). Les personnes suivant ces régimes devront donc avoir une supplémentation en vitamine B12.
Maintenant que la clarification sur le régime végétarien est faite, nous allons pouvoir passer au véritable sujet de cet article : peut-on être sportif et végétarien ?
Comment faire pour être sportif et végétarien ?
Vous avez décidé de suivre une alimentation végétarienne, mais vous vous posez des question sur les moyens de concilier sport et végétarisme ? Pour vous guider, voici quelques conseils :
Mangez suffisamment de protéines : certes, la chair animale est une excellente source de protéines. Mais elle n’est pas la seule ! Pour avoir un apport suffisant en protéines, vous pouvez consommer des œufs et des laitages, bien sûr, mais également des légumineuses et des fruits secs.
Les œufs et produits laitiers sont une source de protéines évidente. Par ailleurs, ils apportent tous les acides aminés essentiels. Ils sont donc idéaux pour les sportifs végétariens débutants.

Les légumes secs et céréales complètes renferment également de nombreux acides aminés essentiels. Toutefois, les uns ne contiennent pas les mêmes que les les autres. Pour cette raison, les repas végétariens allient souvent des mélanges de céréales complètes et de légumineuses afin d’avoir un apport protéique complet.
Attention aux carences en fer : en effet, dans un régime classique, l’apport en fer provient surtout des viandes rouges. Les premiers temps d’un régime végétarien, vous risquez donc la carence. En effet, la transition nécessite souvent un temps d’adaptation pour savoir où trouver les différents nutriments. Les œufs, légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches), légumes verts, laitages et fruits secs seront donc vos alliés.
Veillez à votre apport en vitamines B. En effet, tout comme le fer, plusieurs de ces vitamines entrent dans la fabrication des globules rouges. Une carence en vitamines du groupe B peut donc également entraîner une anémie. Pour éviter ce risque, les aliments cités ci-dessus vous aideront. Toutefois, si vous êtes plutôt végétalien, il faudra, dans tous les cas, vous complémenter en vitamine B12.
Etre sportif et végétarien : quels aliments privilégier ?
Pour les efforts physiques intenses et réguliers, les protéines sont essentielles. Elles assurent une meilleure récupération après un effort et entrent dans la constitution des muscles. Vous pourrez trouver vos protéines dans les laitages et les œufs, mais également dans les légumes secs, les céréales complètes et les oléagineux. En plus de fournir un bon apport en protéines, ces aliments permettent également de constituer les réserves énergétiques essentielles à un effort physique.
Comme vous le savez sans doute, plus une personne est sportive, plus sa consommation de protéines devra être importante. Ainsi, si vous pratiquez peu de sport, il est conseillé de consommer 0,8 gramme de protéines par kilo de poids de corps. Si vous pratiquez une activité d’endurance, manger entre 1 et 1,2 grammes de protéines par kilo est conseillé. Pour les activités plus poussées, comme la musculation, consommer entre 1,3 et 1,5 grammes de protéines par kilo est une bonne moyenne. En revanche, si vous pratiquez la musculation pour prendre de la masse musculaire, votre apport en protéines devra être compris entre 2 et 2,5 grammes par kilo.
Où trouver des protéines végétales lorsque l’on est sportif et végétarien ?
Les œufs et les laitages représentent d’excellentes sources de protéines. Les végétaux, en particulier les légumineuses, en contiennent également une grande quantité. Si vous êtes un sportif végétarien ou végétalien, voici les aliments dans lesquels vous pourrez trouver des protéines :
Le soja (36 g/ 100 g)
Les graines de chanvre (26 g/ 100 g)

Les pois chiches (19 g/ 100 g)
Les flocons d’avoine (15 g/ 100 g)
Les petits pois (5 g/ 100 g)
Les haricots noirs (25 g/ 100 g)
Le brocoli (3 g/ 100 g)
Les lentilles (24 g/ 100 g)
Le parmesan (39,4 g/100 g)
Le sarrasin (13 g/ 100 g)
Les graines de chia (17 g/ 100 g)
Les noix (21 g/ 100 g)
L’épeautre (15 g/ 100 g)
Le quinoa (14 g/ 100 g)
A titre de comparaison, une escalope de veau contient en moyenne 31 g de protéines par 100 g de viande. Certains végétaux contiennent donc plus de protéines que la viande !
Sportif et végétarien : quelques conseils supplémentaires
Pour combiner sport et végétarisme, il convient donc d’adopter une alimentation adaptée. Pour vous éviter les faux pas, nous vous conseillons également de :
Varier vos repas : si les protéines sont un élément clé de votre alimentation, les lipides et glucides ne doivent pas être laissés de côté. Ces trois éléments sont essentiels au bon fonctionnement de votre organisme. Pour vos performances sportives, il sont également bénéfiques !
Ne sautez pas de repas.
Privilégiez les céréales complètes à index glycémique bas. Veillez à bien choisir vos sources de glucides : tous ne sont pas de même qualité !
Si vous êtes végétalien, pensez à vous supplémentez en vitamine B12, car elle est présente uniquement dans les produits d’origine animale. Vous éviterez ainsi les risques d’anémie.
Etre sportif et végétarien : c’est donc possible !
Non seulement être sportif et végétarien est possible, mais de nombreux sportifs de haut niveau le sont. Beaucoup d’athlètes végétaliens se classent en compétition, et même en culturisme. Parmi ces sportifs, on retrouve par exemple l’athlète Carl Lewis, végétalien depuis 1990, qui a remporté pas moins de 10 médailles olympiques et 10 médailles aux championnats du monde. Cela indique donc que sport et végétarisme sont tout à fait compatibles ! Il reste cependant essentiel de prendre soin de son corps et de son alimentation, quel que soit son niveau sportif.
Sportif et végétarien : ne vous affamez pas
Pour éviter une fonte musculaire, une perte de densité osseuse et les dysfonctionnements hormonaux, toute personne doit consommer suffisamment de calories. C’est particulièrement vrai si vous êtes sportif. Vous devez donc consommer le nombre de calories nécessaire à votre niveau d’activité physique. De nombreux sites internet proposent de calculer vos besoins, en se basant sur votre sexe, votre âge, votre poids, votre niveau d’activité physique et votre objectif (poids stable, fonte graisseuse ou prise de masse). N’hésitez pas à les consulter.

Équilibrez vos repas
Votre organisme a besoin de nutriments pour bien fonctionner. Ainsi, lipides, glucides et protéines doivent être présents en quantités suffisantes. En tant que sportif végétarien, vous devrez donc veiller à :
Choisir avec attention les glucides que vos consommez : principal carburant de l’organisme, les glucides doivent représenter 50% de votre apport calorique. Mais attention ! Choisissez avec soin les glucides que vous mangez. Ainsi, privilégiez les produits céréaliers à base de farine complète ou intégrale, les légumes, les fruits et les légumineuses.
Limiter votre consommation de graisses saturées : le végétarisme peut, comme toute alimentation, induire un excès de graisses saturées. Que vous soyez, ou non, un sportif végétarien, favorisez les acides gras insaturés (oméga-3 et oméga-6). Pour cela, vous pouvez varier les huiles que vous utilisez, consommer des oléagineux comme les noix, les amandes, les noisettes… et diminuer la quantité de laitages.
Consommer assez de protéines : comme expliqué, les protéines jouent un rôle essentiel dans le maintien, la construction et la réparation des muscles. Sur les 20 acides aminés, 8 sont dits “indispensables”, car ils ne peuvent pas être produits par l’organisme. Ils doivent donc être fournis par l’alimentation. Il est ainsi nécessaire de consommer des protéines de bonne qualité pour éviter tout risque de carences. Dans vos menus, intégrez donc des légumineuses, des oléagineux et des céréales complètes.
Ne pas oublier les aliments riches en fibres, en antioxydants et en minéraux pour limiter le stress oxydatif causé par l’exercice physique.
Récupérer après l’effort : après votre entraînement, il est essentiel de boire beaucoup d’eau.

