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  • Prise de conscience

     

    Je suis né en Bretagne. J'ai mangé du poisson et des fruits de mer. J'adorais ça.

    Avec ma grand-mère, on ramassait des coques, des pieds de couteaux, on cherchait des crabes. Des souvenirs impérissables.

    Je pêchais aussi et j'étais fier de rentrer avec mes poissons. Parfois, je les faisais cuire sur un feu de bois à la plage. J'étais Robinson sur son île. 

    Je tuais les poissons dès que je les ramenais au bout de ma ligne. Un coup sur la tête et je les vidais aussitôt. Je ne voyais dans tout ça que ma puissance, mon adresse, ma débrouillardise. J'étais un gamin juste heureux de mes qualités de pêcheur.

    Bien plus tard, alors que j'étais devenu instituteur et que j'étais en poste dans un petit village côtier, j'avais installé dans ma classe un très grand aquarium. Avec les enfants, on était allé à la plage et on avait ramené divers animaux, crevettes, crabes, bigorneaux ...

    Un matin, alors que j'arrivais de bonne heure, bien avant l'arrivée des enfants, en montant l'escalier qui menait à ma classe, j'ai trouvé un crabe qui descendait. Il se laissait tomber du haut d'une marche, avançait sur le carrelage et retombait sur la marche suivante. Je suis resté sidéré. Comment était-il sorti de l'aquarium, je n'en sais rien.

    La porte de la classe était ouverte. 

    Il s'enfuyait.

    Je l'ai mis dans une caisse en plastique et je l'ai ramené à la mer. 

    J'ai eu beaucoup de mal à travailler pendant toute la journée. Je n'ai rien dit aux enfants.

    Quelques jours plus tard, je suis allé voir mes parents. Ma mère avait acheté deux énormes "araignées". Nos crabes préférés. Elle avait mis l'eau à bouillir mais comme le récipient était trop petit pour y cuire les deux en même temps, elle a plongé le premier alors que le deuxième était prostré au fond de l'évier. Lorsque le premier crabe a été plongé dans l'eau bouillante, j'ai vu le deuxième "bondir", se détendre et gratter au fond de l'évier, cherchant à se hisser sur les bords.  

    Je n'ai pas pu en manger. 

    Et puis, jour après jour, l'émotion est passée et le plaisir du goût a repris le dessus.

    Il y a dix ans maintenant que je ne mange plus aucun animal, ni terrestre, ni marin, ni de rivière. Rien. Et il me revient parfois en mémoire, tous ces animaux que j'ai mangés.

    "La noix de veau" que mon père nous faisait, avec de la crème fraîche. Je n'ai jamais imaginé le veau. Je ne voyais que la tranche de viande. Tout autant que les steacks, ou les tranches de jambon, ou le saucisson, ou les rillettes ou les multiples pâtés bretons. Je ne voyais pas l'animal. Tout le problème est là. On mange de la "viande", on ne mange pas un animal. Et pourtant, c'est bien d'un animal dont il s'agit. 

    Hier, quand on est allé courir dans les bois, on est passé près d'un pré où paissait un troupeau de vaches et de multiples veaux. Ils étaient tout jeunes, ils gambadaient puis venaient se blottir contre leurs mères ou têtaient goulûment. La Creuse compte un grand nombre d'exploitations produisant de la viande...De la viande de veau. Entre autres. 

    On les a regardés courir, vivre, se nourrir, se frotter à leurs mères. Insouciants. Futurs "noix de veau".

    Il me reste moins d'années à vivre que je n'en ai vécu mais au moins, ce qui reste à faire ne comptera plus aucun animal dans mon assiette. 

    Et il m'arrive de demander pardon à tous ceux que j'ai mangés. 

     

    Les pêcheurs demandent d’interdire la pêche sur le plateau de Rochebonne, un réservoir de biodiversité

     

    https://lareleveetlapeste.fr/les-pecheurs-demandent-dinterdire-la-peche-sur-le-plateau-de-rochebonne-un-reservoir-de-biodiversite/

    « Dans le contexte actuel, où la filière est confrontée à des difficultés majeures, cette proposition des structures professionnelles doit répondre à une volonté forte des pêcheurs, accompagnée des pouvoirs publics, d’assurer la pérennité des activités socio-économiques face à la montée d’objectifs souhaitant répondre à des enjeux écologiques », indique le CNPMEM dans son communiqué.

    21 avril 2021 - Laurie Debove

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    - Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
    - Format : 128 pages
    - Impression : France

     

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    BREVE – Les mentalités seraient-elles en train de changer ? Le Comité national des pêches a créé la surprise : il souhaite interdire la pêche dans la zone du plateau de Rochebonne, afin de laisser prospérer la faune et la flore maritimes uniques de ce lieu.

    Les pêcheurs commencent à prendre conscience de l’impact de la surpêche sur l’état des Océans, et aussi de la pérennité de leur activité. Afin de préserver le stock de poissons, le Comité national des pêches (CNPMEM) a regroupé l’ensemble des structures professionnelles de la façade Atlantique (comités régionaux et organisations de producteurs), pour demander à la ministre de la Mer Annick Girardin l’arrêt de la pêche sur le Plateau de Rochebonne.

    Au large de l’île de Ré, le plateau de Rochebonne est un espace de plus de 9700 hectares qui abrite de nombreuses espèces telles que les dauphins communs, les grands dauphins, les marsouins communs, les globicéphales noirs, les requins pèlerins, mais aussi de nombreux oiseaux marins. Cette zone classée Natura 2000 est un espace censé être protégé par la loi, à travers un régime de protection des mammifères marins dont le dauphin commun fait partie. 

    « C’est un lieu absolument magique qui concentre énormément d’algues notamment des grands laminaires qui, compte tenu de la clarté et de la transparence des eaux, arrivent à 40 mètres de haut, avec énormément d’autres algues, ce qui attire beaucoup de poissons et des oiseaux pélagiques qui pêchent au-dessus des pitons du plateau de Rochebonne, des mammifères marins comme des tortues, etc. » explique Dominique Chevillon naturaliste, Président de Ré Nature Environnement et Vice-Président de la LPO, pour La Relève et La Peste

    Fin 2019, la Préfecture de la Nouvelle Aquitaine a pris une décision forte pour protéger ce réservoir de biodiversité : la pêche au chalut, trop meurtrière, est désormais interdite sur le plateau de Rochebonne.

    Lire aussi : Des milliers de bars et de dauphins sauvés grâce à l’interdiction de la pêche à chalut

    Restait donc les autres bateaux de pêche, autorisés à venir dans la zone une année sur deux. Une vingtaine de navires continuent d’y pêcher, et entre 300 et 400 autres navires ratissent les eaux alentours en quête de poissons. Au fil du temps, l’endroit est devenu un symbole.

    « Dans le contexte actuel, où la filière est confrontée à des difficultés majeures, cette proposition des structures professionnelles doit répondre à une volonté forte des pêcheurs, accompagnée des pouvoirs publics, d’assurer la pérennité des activités socio-économiques face à la montée d’objectifs souhaitant répondre à des enjeux écologiques », indique le CNPMEM dans son communiqué.

    Carte du plateau de Rochebonne

    La montée en puissance des écologistes face au massacre de dauphins qui continue chaque année aurait-il convaincu les plus récalcitrants de l’importance primordiale d’épargner certaines zones de pêche ? Le communiqué ne le précise pas.

    Lire aussi : Massacre de dauphins en France : « Si on n’arrive pas à les sauver, c’est foutu pour tout le reste. »

    Concrètement, le CNPMEM demande que l’interdiction concerne tous les engins de pêche pendant dix ans avec une dérogation pour la pêche à la ligne, plus sélective, du 1er avril au 30 septembre. Les bateaux battant pavillon étranger et les espagnols qui fréquentent le plateau de Rochebonne doivent aussi y être soumis. Un suivi scientifique serait mis en place.

    « Cet endroit est au large des côtes, c’est un massif récifaire quasiment unique en poche de biodiversité : si ça se fait c’est une bonne nouvelle. » conclut Dominique Chevillon

    21 avril

  • L'hérésie du gazon

    J'ai vu mes parents prendre soin de leur gazon pendant des années, y arracher la moindre "mauvaise herbe", utiliser des produits chimiques, se pâmer devant la splendeur de la pelouse. Où rien de nourricier ne poussait. 

    1500 m² de terrain et pas un seul légume. De la pelouse et des fleurs. Au moins, il y avait des abeilles. 

    Et ma mère achetait les légumes au super marché. Et moi, j'allais chercher des pommes dans les vergers abandonnés. Et je cuisais des châtaignes sur les feux de bois. Oui, j'aurais pu prendre la décision de faire mon potager dans un coin. Mais je n'avais aucunement conscience de la beauté de la chose.

    Aujourd'hui, lorsque je vois ce nombre incalculable de jardins arborant fièrement des pelouses taillées au millimètre, je me dis qu'on est encore loin de cette prise de conscience. Et pourtant, je sais que ça avance, je sais que de plus en plus de personnes s'y mettent, que la séance de jardinage fait partie du planning du week end.

    Je m'efforce parfois de regarder attentivement les belles choses. Et de détourner les yeux de tout le reste.

     

    L’histoire du gazon, symptôme de nos contradictions face à la nature

     

    Réécouter L’histoire du gazon, symptôme de nos contradictions face à la natureÉCOUTER (3 MIN)

    À retrouver dans l'émission

    LE JOURNAL DE L'HISTOIRE par Anaïs Kien

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    Une pelouse verte parfaitement tondue serait le symbole du contrôle de la nature par la loi du marché. Peut-on encore domestiquer son environnement à sa guise, sans remords, alors que la conscience écologique grandit dans nos sociétés ?

    "Défendre sa nation, c’est défendre son gazon" dans les Etats-Unis d'après-guerre.

    "Défendre sa nation, c’est défendre son gazon" dans les Etats-Unis d'après-guerre.• Crédits : Found Image Holdings/Corbis - Getty

    Alors que l‘on s’interroge sur notre rapport à la nature, et sur la nécessité de le changer radicalement, ou pas, François Jarrige publiait il y a quelques temps un article sur l’histoire de l’invention de la pelouse, ces étendues précieuses et si recherchées dans les villes quand le printemps s’installe, ces carrés verts tant convoités qui cristallisent nos contradictions face à ce que qui devrait être fait et ce qui se fait vraiment.    

    La pelouse, c’est une nature sous contrôle et un marché. Cette pelouse, façon moquette, d’où rien ne doit dépasser, pas même un pissenlit qui briserait son harmonie, on en compte plus d’un million d’hectares en France, un chiffre en inflation constante ces dernières années. Mais les Français n’auraient pas encore suffisamment développé cette "culture de la pelouse" au goût des professionnels de ce marché qui rêvent du modèle américain où l’on trouve 65 millions d’hectares de pelouse cultivée.  

    Dans certaines villes un gazon mal entretenu est forcément lié à la "moralité douteuse" de son propriétaire. Le carré d’herbe soigné est devenu symbole d’hygiène, d’ordre et de propreté. Aux États-Unis on a même pu entendre dans les années d’après-guerre : "défendre sa nation, c’est défendre son gazon". 

    Cette projection du portrait moral et patriote des jardiniers amateurs sur la surface immaculée de leur pelouse remonte à l’époque moderne quand les jardins de la Renaissance sont remplacés par leur successeurs baroques, soutenus par un bouleversement de la conception que l’on se fait de la place de l’homme dans son environnement : jusque-là l’homme était une partie de l’univers, il en devient le centre. Une conception renforcée par la démocratisation du jardinage non productif comme loisir et la mode des jardins à l’anglaise, accompagnées d’un discours commercial qui investit toujours plus les vertus morales et édifiantes liées à la culture de son propre jardin.

    La domestication des zones herbeuses

    On cultive son jardin comme on vit, d’autant plus à l’heure du développement croissant des villes réputées malsaines par l’éloignement qu’elles imposent avec la nature des campagnes. 

    La culture du jardinage en ville n’invente pas pour autant la jungle urbaine si l’on en croit la symétrie et les lignes artificielles parvenues à leur paroxysme dans les jardins de Versailles conçus par Le Nôtre au XVIIe siècle. Un très "savant mélange de rêve bucolique et de fierté de la conquête technologique de la nature", bien loin de l’évocation de la vitalité des herbes folles et des massifs sauvages, considérés comme une invasion barbare, et les barbares on s’en méfie. En matière de pelouse, ils se nomment trèfle, pâquerettes, orties ou chardon.  

    La domestication des zones herbeuses est "une construction historique" et selon François Jarrige « un vaste business qui engouffre chaque année des quantités astronomiques d’eau, de pesticides et d’essence ». Une fois dit ça, la nature semble s’éloigner à grand pas.    

    On termine la lecture de cet article avec l’impression que la dictature de la pelouse nous gouverne, avec ses exigences polluantes et son terrorisme moral, et peut-être aussi avec la conviction que pour reprendre en main notre destin environnementale, il nous reste à poser nos fesses sans modération sur ce gazon maudit pour y remettre un peu de désordre et pour envisager d’en changer l’avenir à défaut de pouvoir en changer l’histoire.

    Liens :

    "Éloge du pissenlit" par François Jarrige, Alternatives-agriculturelles.fr, 01/12/2016.

     

     

  • Keny Arkana : Cinquième soleil

    On est allé courir ce matin et j'avais ça dans les oreilles.

    Mon espèce s'égare, l'esprit qui surchauffe
    Les gens se détestent, la guerre des égos
    XXIe siècle, 
    cynisme et mépris
    Non respect de la Terre, folie plein les tripes

    Frontièresbarricadesémeutes et matraques
    Cris et bains de sang, bombes qui éclatent

    Politique de la peur, science immorale
    Insurrection d'un peuple, marché des armes

    Nouvel Ordre Mondial, fusion de terreur
    L'homme, l'animal le plus prédateur
    Le système pue la mort, assassin de la vie

    A tué la mémoire pour mieux tuer l'avenir
    Des disquettes plein la têteles sens nous trompent
    3e œil ouvert car le cerveau nous ment

    L'être humain s'est perdu, a oublié sa force
    A oublié la lune, le soleil et l'atome

    Inversion des pôles vers la haine se dirige
    A perdu la raison pour une excuse qui divise

    L’égoïsme en devise, époque misérable
    Haine collective contre rage viscérale
    Une lueur dans le cœur, une larme dans l’œil
    Une prière dans la tête, une vieille douleur
    Une vive rancœur, là ou meurt le pardon
    Où même la voix prend peur, allez viens nous partons
    Des lois faites pour le peuple et les rois tyrannisent

    Confréries et business en haut de la pyramide
    Ça sponsorise le sang, entre chars et uzis
    Innocents dans un ciel aux couleurs des usines

    Un silence de deuil, une balle perdue
    Toute une famille en pleurs, un enfant abattu

    Des milices de l'état, des paramilitaires

    Des folies cérébrales, des peuples entiers à terre
    Bidonvilles de misère à l'entrée des palaces
    Liberté volée, synonyme de paperasse
    Humanité troquée contre une vie illusoire
    Entre stress du matin et angoisses du soir
    Des névroses plein la tête les nerfs rompus
    Caractérisent l'homme moderne, bien souvent corrompu

    Et quand la ville s'endort, arrive tant de fois
    Une mort silencieuse, un SDF dans le froid

    Prison de ciment, derrière les œillères
    Le combat est si long, pour un peu de lumière

    Les famille se déchirent et les pères se font rares
    Les enfant ne rient plus, se battissent des remparts
    Les mères prennent sur elles, un jeune sur trois en taule
    Toute cette merde est réelle, donc on se battra encore

    C'est la "malatripa" qui nous bouffe les tripes
    Une bouteille de vodka, quelques grammes de weed
    Certains ne reviennent pas, le sevrage est violent
    Subutex injecté dans une flaque de sang

    Des enfants qui se battent, un coup de couteau en trop

    Ce n'est plus à la baraque que les mômes rentrent tôt
    Ils apprennent la ruse dans un verre de colère

    Formatage de la rue, formatage scolaire
    C'est chacun sa disquette,
     quand les mondes se rencontrent
    C'est le choc des cultures, voir la haine de la honte

    Les barrières sont là, dans nos têtes bien au chaud
    Les plus durs craquent vite, c'est la loi du roseau
    Non rien n'est rose ici, la grisaille demeure
    Dans les cœurs meurtris qui à petit feu meurent
    Ne pleure pas ma sœur car tu portes le monde
    Noble est ton cœur, crois en toi et remonte
    N'écoute pas les bâtards qui voudraient te voir triste

    Même Terre-mère est malade, mais Terre-mère résiste
    L'homme s'est construit son monde, apprenti créateur
    Qui a tout déréglé, sanguinaire prédateur

    Babylone est bien grande mais n'est rien dans le fond
    Qu'une vulgaire mascarade au parfum d'illusion

    Maîtresse de nos esprits, crédules et naïfs

    Conditionnement massif, là ou les nerfs sont à vifs
    Dans la marche et la rage, bastion des galériens

    Ensemble nous sommes le monde et le système n'est rien
    Prend conscience mon frère, reste près de ton cœur
    Méfie-toi du système, assassin et menteur

    Éloigne-toi de la haine qui nous saute tous aux bras
    Humanité humaine, seul l'Amour nous sauvera

    Écoute le silence quand ton âme est en paix
    La lumière s'y trouve, la lumière est rentrée
    Vérité en nous-même, fruit de la création

    N'oublie pas ton histoire, n'oublie pas ta mission
    Dernière génération à pouvoir tout changer
    La vie est avec nous n'aies pas peur du danger
    Alors levons nos voix, pour ne plus oublier

    Bout de poussière d'étoile, qu'attends-tu pour briller ?
    Tous frères et sœurs, reformons la chaine
    Car nous ne sommes qu'un divisé dans la chaire
    Retrouvons la joie, l'entraide qu'on s'élève

    Une lueur suffit à faire fondre les ténèbres
    S’essouffle ce temps, une odeur de souffre
    La fin se ressent, la bête envoute la foule
    Les symboles s'inversent se confondent les obsèques
    L'étoile qui fait tourner la roue se rapproche de notre ciel
    Terre à l'agonie, mal-être à l'honneur
    Folie, calomnie peu de cœur à la bonne heure
    Ignorance du bonheur, de la magie de la vie
    Choqué par l'horreur, formé à la survie
    L'époque, le pire, une part des conséquences
    Le bien, le mal, aujourd'hui choisis ton camp

    L'être humain s'est perdu trop centré sur l'avoir
    Les étoiles se concertent pour nous ramener sur la voie
    Quadrillage ficelé, mais passe la lumière
    Aies confiance en la vie, en la force de tes rêves
    Tous un ange à l'épaule, présent si tu le cherches

    Quand le cœur ne fait qu'un, avec l'esprit et le geste
    Le grand jour se prépare, ne vois-tu pas les signes ?

    La mort n'existe pas, c'est juste la fin des cycles
    Cette fin se dessine, l'humain se décime

    Espoir indigo, les pléiades nous désignent
    Lève ta tête et comprends, ressens la force en ton être

    Dépasse Babylone, élucide le mystère
    Rien ne se tire au sort, que le ciel te bénisse

    Enfant du quinto sol, comprend entre les lignes

    [Parlé]
    Comprends entre les lignes
    Enfant du 
    quinto sol
    Le soleil est en toi
    Fait briller ta lumière intérieure
    Pour éclairer le chaos de leur monde
    On est pas là par hasard
    Les 
    pléiades nous désignent
    Lève ta tête, comprends entre les lignes (la vie est grande)
    Écoute ton cœur

    Désobéissance
    Car la vérité est en nous
    Car la solution est en nous
    Parce que la vie est en nous

     

  • Barnabé Chaillot et Damien Dekarz

    Ces deux personnages méritent absolument d'être connus.

    Je suis abonné à leur chaîne respective mais je ne savais pas qu'ils s'étaient rencontrés. Pour le rocket stove qui m'intéresse grandement.

     

  • De l'intellect à la matière

    Je l'ai déjà écrit, il y a quelques temps. J'ai pleinement conscience que le contenu de ce blog a fortement changé au fil du temps. Entre les textes écrits en 2009, les thèmes abordés, les réflexions, la dimension spirituelle et ce qui occupe désormais mes pensées, la marge est importante. Au premier abord. Mais finalement, la dimension spirituelle et tout ce qu'elle implique comme évolution intérieure, il faut bien, à un moment, qu'elle prenne forme dans la réalité matérielle. Depuis bien longtemps, je m'attache à identifier ce qui relève de la liberté ou du conditionnement, du libre arbitre ou du déterminisme, de la lucidité individuelle ou du formatage social. Il m'importait de pouvoir juger de ma capacité à prendre des décisions réfléchies et non de subir aveuglément des influences multiples. La tâche est immense et bien souvent le constat n'est pas reluisant. 

     

    J'avais écrit ce texte en 2012.

    Rien n'a changé.

    Nous sommes venus vivre dans le département de la Creuse en réaction à divers phénomènes, pour répondre à de multiples paramètres qui nous sont devenus incontournables. Nous avons quitté les montagnes et il y a dix ans en arrière, cette idée nous aurait paru totalement impensable. Il n'y a donc pas une décision libre mais une volonté de préserver notre liberté de vivre comme nous le souhaitons. Nous réagissons à des phénomènes et nous agissons a posteriori .

    Notre choix n'est pas issu de rien. C'est le propre de l'humain finalement. La liberté prend forme dès lors que l'action qui s'impose peut être menée à son terme, dans toute son étendue, sans aucune retenue, sans aucun compromis, sans aucun abandon. L'absence totale de liberté, c'est de ne rien pouvoir changer. 

    Nous avons donc le privilège de pouvoir réagir en toute liberté à nos conditions d'enfermement. Et c'est ce qui nous rend partiellement libres. Maintenant que nous avons trouvé le lieu qui nous convient, il nous reste à l'aménager pour répondre pleinement à notre choix. 

    De la démarche spirituelle, nous entrons dans la démarche matérielle, dans l'action, dans le travail, dans l'engagement physique. Et c'est là que la liberté trouve son second souffle, un déploiement qui sort du cadre intellectuel, une mise en oeuvre qui se doit d'être explorée. 

    Le choix de se croire libre

    "Je ne crois pas un seul instant à une quelconque liberté. Tout est l'effet des causes initiales. Si je regarde les enchaînements de mon existence, je finis toujours par trouver une cause première. Mes choix n'ont été que des réactions et non des actions. Je sais pourquoi je suis devenu instituteur, je sais pourquoi j'aime la montagne, je sais pourquoi j'aime la solitude, pourquoi j'écris... Rien ne s'est fait "librement" mais parce qu'il y avait initialement un évènement qui m'amenait à réagir. Je pourrais convenir pour me rassurer qu'il y a tout de même une décision prise de ma part et qu'il y en avait sans doute une autre d'envisageable. Mais la source reste la même. Rien ne vient de rien.

    Je pourrais choisir d'arrêter d'écrire cet article et de fermer l'ordinateur pour me prouver que j'ai un pouvoir décisionnel. Je regretterai certainement dans peu de temps ce caprice prétentieux et je reviendrai m'asseoir en me maudissant d'avoir perdu ce que j'avais déjà écrit. Je "dois" écrire ce que je porte. Je sais pourquoi je dois l'écrire, j'en ai déjà parlé.

    Cette illusion du choix s'établit dans les contingences de la vie quotidienne. C'est certain mais c'est si insignifiant que ça n'a aucun intérêt. Je vais choisir une nouvelle tapisserie. Ouah, formidable...Ou acheter un smartphone, ouah, trop bien ! Ah, non, finalement, là je ne l'ai pas choisi, je n'en avais pas besoin, je n'ai fait que succomber à une pression médiatique et encore une fois prétentieuse. "Moi, j'ai un smartphone" !! (Je ne sais d'ailleurs même pas à quoi ça sert...) Ah, et puis, je pourrais changer de voiture aussi, là, il y a du choix. C'est important le choix d'une voiture ! Elles ont bien toutes quatre roues, un moteur et une caisse mais quand même il y en a qui sont mieux que d'autres et je serais tellement heureux de rouler dans une voiture qui me plaît. Oui, bon, ok , c'est ridicule, je sais...

    Je pourrais même choisir de changer de femme. Celle-là est vraiment trop nulle. Et d'ailleurs, je ne sais même pas pourquoi j'en suis arrivé à l'aimer et à avoir des enfants avec elle. Mais des femmes, il y en a tellement, c'est comme les voitures, il y a du choix...Quand je vois ce qui existe dans les revues que je lis...Non, pas les revues de bagnole, les revues avec de belles femmes ! Celle du cinéma par exemple, c'est extraordinaire comme elles sont belles au cinéma. Ah, oui, là c'est vrai, je me fais un film. J'en finis même par ne plus voir la réalité de ma femme...

    Liberté du choix...Quelle fumisterie. Il faudrait déjà exister intérieurement pour pouvoir prétendre faire un choix. Car enfin, qui choisit ? Qui est là pour choisir ? Un individu lucide, conscient, éveillé ou une machine qui se remplit de carburant pour croire qu'elle avance par elle-même ? Qui lui donne ce carburant ? Les autres ? Des individus endormis qui fonctionnent avec le même carburant ? Ah, non, ceux-là sont propriétaires des pompes à carburant. Mais ils sont tout aussi endormis. C'est juste qu'ils ont appris à en profiter davantage et à se servir de ceux qui restent juste attachés à ce désir immodéré de remettre sans cesse du carburant. Hiérachie dans le sommeil et dans les addictions. Il y a les dealers camés et les camés tout court.

    Le choix de se croire libre est par conséquent une auto mutilation. Je coupe en moi le lien qui me rattachait à mon âme et je "décide" de me soumettre à mon mental. Ca n'est évidemment pas une décision réfléchie mais juste un abandon par conditionnements. C'est pour cela qu'il faut bénir les drames. Ils sont la plupart du temps les seuls évènements susceptibles de réveiller les individus. Il y aura toujours ceux qui regretteront infiniment le temps du grand sommeil et de la multiplicité des pompes à carburant. Bon, tant pis. Peut-être ont-ils besoin de revenir pour un autre passage...Va savoir.

    Et puis, il y a ceux ou celles qui ne peuvent plus dormir. Parfois même réellement. Ils vont aller marcher pendant des jours et des nuits. Mûs par une énergie inconnue qui les brûle intérieurement.

    Il y a aussi ceux ou celles qui vont s'apitoyer en disant qu'il n'y a rien à faire, "que c'est comme ça ma pauvre dame, que la vie est dure, ah la la, pensez donc, il n'était pas bien vieux encore, partir comme ça, si vite alors qu'il allait être grand-père, c'est vraiment trop dur, et vous avez vu sa pauvre Ginette comme elle a l'air de s'en fiche, vraiment quelle honte."

    Bon, on connaît...Et puis quand ça leur tombe dessus et bien ces personnes-là seront des victimes parfaites, elles tiendront leur rôle à la perfection, avec un professionalisme indéniable, comme si elles avaient attendu ça toute leur vie, LE grand rôle. "C'est comme ça, que voulez-vous, mais je suis courageux, je ne me plains pas même si je dois aller chez le docteur trois fois par semaine et deux visites à l'hôpital et que personne ne me fait les courses, mes enfants ne viennent même pas, vous vous rendez compte, avec tout ce que j'ai fait pour eux, mais bon, je ne me plains pas, c'est dur mais je peux y arriver même si avec l'hiver qui arrive, je sais que les journées seront longues tout seul et patati patata...Pas le choix, c'est comme ça ma pauvre dame, c'est même Dieu qui l'a voulu mais je vais à la messe quand même. Y'a rien d'autre à faire."

    Bon, là, effectivement, l'absence de choix est vécu comme une opportunité. Pas question d'aller voir à l'intérieur ce qui se passe. L'environnement occupe toute l'énergie dépensée.

    Et alors, qu'en est-il de cette liberté existentielle ?

    On a donc les endormis qui se gavent de carburant. Liberté existentielle : néant.

    On a aussi les victimes qui adorent leur statut de victimes. Liberté existentielle : néant.

    On a aussi les traumatisés qui ne cherchent pas à se plaindre parce qu'ils ont basculé dans un espace qu'ils ne connaissaient pas et qui se révèlent absolument fabuleux. Liberté existentielle : en cours d'apprentissage.

    Ces derniers possèdent-ils un libre arbitre ? Non, bien entendu étant donné que leur évolution est dictée par un évènement indépendant de leur volonté. Mais il y a une différence essentielle. ILS LE SAVENT.

  • Rocket stove

    Dans la grange (100 mètres ²), j'ai le projet de fabriquer un atelier fermé pour pouvoir bricoler relativement au chaud. Mais pour ça, il faut un système de chauffage. 

    L'idée qui me plaît, c'est le rocket stove. J'ai le matériel nécessaire, bouteille de gaz et deux grands extincteurs. Pour la cendre, aucun souci avec nos deux poêles à bois dans la maison. On la stocke déjà pour le potager. 

  • Pissenlit et plantes sauvages au printemps

    Deux fois par semaine, on laisse les travaux du jardin et on part dans les bois.

    A la recherche des plantes sauvages, entre autres choses.

     

     

  • Site gouvernemental sur les risques majeurs

    Qui dans la population française a eu la curiosité d'aller lire ça ?

    Si je pense aux habitants de la vallée de la Vésubie, cela leur aurait été bien utile. Et bien d'autres événements du même type ou autres entreraient dans la catégorie.

    Vous pouvez toujours visiter cette page pour vous donner une idée.

    En dehors des gens concernés, la population oublie très vite les accidents majeurs. 

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Grandes_catastrophes_en_France_depuis_1900

    Pour la suite de l'article, on ne peut pas dire que ça soit issu d'un site complotiste, survivaliste, apocalyptique et autres joyeusetés.

    Le mot "gouvernement" devrait inciter les plus réticents à jeter un oeil attentif.

    Personnellement, je trouve tout cela encore insufffisant mais c'est malgré tout la preuve que quelques "têtes pensantes" considèrent que ça doit être fait et diffusé. Il y aurait par exemple l'anticipation d'une rupture d'approvisonnement alimentaire. Combien de personnes disposent d'une réserve conséquente de nourriture ? Je renvoie de nouveau aux conséquences dans la vallée de la Vésubie. Cinq jours après la catastrophe, des gens n'avaient plus rien à manger ni à boire alors que leur maison était toujours debout. 

    Non, ça n'arrive pas qu'aux autres. Voilà ce qu'il faut garder à l'esprit ou alors ça ne sert strictement à rien que les médias diffusent des informations, qu'il y ait des reportages, des analyses, des livres etc etc...

    Et non, je ne suis pas mort de peur, pessimiste, catastrophiste, paranoïaque. 

    On a travaillé dans le jardin toute la journée, comme depuis plus d'un mois et c'est que du bonheur. 

     

    J'ajoute à l'article ce pdf à charger. "Plan familial d'urgence".

    http://www.lot.gouv.fr/IMG/pdf/GUIDE_PLAN_FAMILIAL_D_URGENCE.pdf

     

     

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    Anticiper une situation d'urgence, c'est avant tout identifier les risques qui nous entourent (voir Identifier les risques près de chez vous) et donc prévoir des scénarios alternatifs. Après un inventaire de ces risques, il est nécessaire de les étudier et d'évaluer leur gravité potentielle avant de décider des actions préventives à mettre en place.

    Anticiper c'est finalement prendre les précautions nécessaires pour pouvoir gérer au mieux une situation de crise. Cette rubrique a donc pour objectif d'informer le citoyen sur les attitudes à adopter avant, pendant, et après une situation d'urgence.

     

    AVANT UNE SITUATION D'URGENCE

    Recherchez les informations sur les risques dans votre région

    Concevez votre plan personnel de secours (mise à jour nécessaire tous les ans).

    Préparez votre équipement de secours  nécessaire en cas d’évacuation (kit d’urgence).

    Infographie : Kit d'urgence - voir en plus grand


    PENDANT UNE SITUATION D'URGENCE

    Votre action la plus efficace sera de rester informé en permanence des actions de secours prises par les pouvoirs publics et de respecter strictement les consignes communiquées, notamment s’il est nécessaire d’évacuer votre domicile ou la zone sinistrée.

    Écoutez en permanence la radio ou la télévision, et plus particulièrement votre radio locale de service public.

    Soyez attentif aux messages par porte-voix d’où qu’ils proviennent (véhicule terrestre, maritime ou aérien).

    Soyez vigilant aux messages transmis par sirènes qui peuvent inviter à l’évacuation.

    Restez où vous êtes jusqu’à ce que la sécurité soit assurée ou que l’on vous donne l’ordre d’évacuer les lieux.

    Gardez près de vous votre kit d’urgence.

    Pesez avec calme les avantages et les inconvénients, au cas où vous devriez seul envisager l’évacuation du domicile par votre famille.


    Respectez l’ordre d’évacuation

    L’ordre d’évacuation est donné par les autorités uniquement lorsqu’elles ont des raisons de croire que vous êtes en danger. Restez où vous êtes jusqu’à ce que l’on vous donne l’ordre d’évacuer les lieux ou que la sécurité soit assurée.

    Si vous recevez l’ordre d’évacuer les lieux, apportez avec vous votre kit d’urgence, les médicaments dont vous avez besoin, vos ordonnances, les papiers d’identité de chacun des membres de la famille, des copies des papiers essentiels de la famille et un téléphone portable.

    Verrouillez les portes de votre domicile et utilisez les voies de secours préconisées par les autorités ou suivez les itinéraires d’évacuation que vous avez préalablement repérés.

    Respectez l’ordre de confinement


    Si les responsables locaux vous conseillent de vous abriter sur place, vous devez demeurer à l'intérieur de votre domicile ou de votre lieu de travail, et vous protéger à cet endroit.

    Afin de vous protéger au mieux, il est conseillé d’agir ainsi :

    Fermez et verrouillez toutes les fenêtres et les portes donnant sur l'extérieur.

    Éteignez tous les ventilateurs, systèmes de chauffage et de climatisation d’air.

    Allez dans une pièce située au-dessus du niveau du sol, si possible sans fenêtre.

    Utilisez du ruban adhésif pour calfeutrer les fentes des portes et éventuellement celle des fenêtres.

    Informez-vous régulièrement par les médias (en écoutant la radio, en regardant la télévision ou sur internet) jusqu’à l’annonce du retour à une situation normale ou à l’ordre  d’évacuation.

    APRÈS UNE SITUATION D'URGENCE

    Il est nécessaire d’avoir connaissance des dommages causés (aux niveaux humain et matériel) et d’être conscient des dangers encore existants suite aux dégâts matériels.

    En cas d’évacuation, ne retournez à votre domicile que lorsque les pouvoirs publics vous en donneront la permission.

    Faites appel aux services de secours ou à un professionnel pour remettre en marche l’électricité ou le gaz.

    Faites-vous aider par votre médecin pour faire face aux conséquences émotionnelles et psychologiques qui peuvent survenir.

    Cela vaut particulièrement pour les enfants. Parler de son expérience l’aide à comprendre et à mieux appréhender la situation.