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Carmat et son cœur artificiel
- Par Thierry LEDRU
- Le 10/01/2021
Je n'en ai aucune certitude mais il est possible que mon roman "A CŒUR OUVERT" soit le premier qui mette en scène la prothèse de coeur artificiel de la société Carmat dont la presse parle depuis quelques jours.
Bien que la prouesse technologique soit de taille, ça n'est pas elle qui m'intéressait mais bien évidemment les effets psychologiques, spirituels, émotionnels des individus concernés.

« Le principe du cœur artificiel intégralement implantable est d’offrir au patient la même liberté qu’avec un vrai cœur et lui donner la possibilité d’avoir une mobilité normale.
La prothèse de la société Carmat ne peut fonctionner toute seule, elle doit être alimentée par des batteries.Ce système comprend le coeur artificiel, les batteries et un petit ordinateur. Ce système donne un confort d’utilisation pour le patient et une bonne qualité de vie, car il permet aux patients non seulement de retrouver une mobilité normale, mais également une sécurité de fonctionnement. »
Mais qu’en est-il de l’impact existentiel, philosophique, émotionnel ?
Qu’en est-il de l’idée du transhumanisme ?
Qu’en est-il des risques inhérents à une panne de batterie ?
Un individu ne possédant plus de cœur biologique mais une prothèse artificielle voit-il sa personnalité changer ? Ses propres valeurs, ses convictions, sa vision de l’amour, le sens de sa vie ?
Le cœur biologique est présenté aujourd’hui par les scientifiques comme une entité mémorielle. Mais que se produit-il si l’individu perd son propre cœur et que celui-ci est remplacé par une machinerie ?
La vie possède-t-elle une puissance que les scientifiques n’ont pas envisagée ?
Commercialisation des cœurs artificiels Carmat : le groupe espère en produire "dix par mois assez rapidement"
Après avoir obtenu sa certification européenne, le cœur artificiel Carmat va commencer à être commercialisé au deuxième trimestre. "On est conscient de nos limites, donc on va se focaliser sur l'Allemagne et on va travailler sur la France", a expliqué ce mercredi sur franceinfo Stéphane Piat, directeur général de Carmat.
Article rédigé par

Radio France
Publié le 06/01/2021 06:16Mis à jour le 06/01/2021 10:45
Temps de lecture : 3 min.

Un coeur artificiel Carmat présenté au siège de la société à Bois-d'Arcy (Yvelines), en 2018. (BERTRAND GUAY / AFP)
La commercialisation du cœur artificiel Carmat, conçu par le professeur Alain Carpentier, va pouvoir débuter au prochain trimestre. La société française qui a développé ce cœur a obtenu la certification européenne fin décembre, après des années d’essais cliniques et d’améliorations.
La première implantation a eu lieu le 12 décembre 2013. Claude Dany, le patient, avait survécu 2 mois et demi et ouvert la voie à cette technologie. La commercialisation du cœur artificiel Carmat intervient avant même que les essais cliniques ne soient terminés. Sept patients doivent encore être implantés pour achever l’étude-pivot.
L'Allemagne, premier cœur de cible
Le cœur artificiel sera commercialisé "dans les pays de la communauté européenne et dans une dizaine de pays qui accepte le marquage CE, comme la Russie, le Kazakhstan", a détaillé Stéphane Piat, directeur général de Carmat, ce mercredi sur franceinfo. "On est conscient de nos limites, donc on va se focaliser sur l'Allemagne, cela représente plus de 40% du marché des technologies d'assistance mécanique, et on va travailler sur la France qui représente 15% du marché à travers l'étude clinique efficace. Avec deux pays on pourra couvrir quasiment 60% du marché européen."
Concevoir un tel cœur prend plus d'un an, explique le dirigeant. "Pour une carte électronique, il faut un an de la commande des composants à l'assemblage et à la fourniture chez Carmat. En général, une fois qu'on a tous les composants il faut deux mois et demi, trois mois, pour que le produit soit fini, stérile et prêt à être envoyé à l'hôpital".
"Notre but est d'arriver à dix par mois assez rapidement".
Stéphane Piat, directeur général de Carmat
à franceinfo
"Cela paraît peu de l'extérieur, ajoute Stéphane Piat, mais on ne met pas autant de cœur artificiel ou de système d'assistance mécanique que de stents et le prix n'est pas le même."
Ce cœur artificiel coûte environ 150 000 euros. La question est de savoir également quelle sera la prise en charge de la Sécurité sociale. Carmat prévoit de fabriquer environ 300 cœurs artificiels par an d’ici trois ans dans son usine de Vélizy (Yvelines).
Un coeur pour les patients en fin de vie
Le cœur Carmat est encore loin de prolonger durablement la vie des malades. Lors des essais cliniques, seul un patient a réussi à survivre plus de deux ans, quand une transplantation classique permet d’espérer vivre quasiment 20 ans de plus. Ce coeur s'adresse à des patients "qui souffrent de maladie bi-ventriculaire, c'est quand le cœur ne pompe plus et que les ventricules gonflent et empêchent le cœur de fonctionner normalement", précise Stéphane Piat. Très peu de gens meurent d'infarctus depuis qu'on a des stents, selon Stéphane Piat, mais on a créé, dit-il, "une population de patients très fragiles". "Implanter un cœur sera plus rentable que de ne pas traiter un patient", défend-il. Il permet notamment de tenir jusqu’à ce qu’un greffon naturel soit libre or il y a pénurie de cœurs naturels. Environ 500 greffes cardiaques sont réalisées chaque année, alors que plus de 10 000 Français sont en attente d’une transplantation.
Quant à la question de savoir si on pourra changer de cœur aussi facilement que de vêtement, Stéphane Piat affirme y croire. "Quand je vois d'où on est parti et où on peut arriver avec la technologie. En 1957, le pacemaker c'était une grosse boîte à l'extérieur du corps avec deux câbles. Maintenant c'est une pièce d'un euro. Je pense que d'ici 10 à 15 ans le cœur artificiel ou une technologie similaire sera totalement enfermé dans le thorax. Aujourd'hui, nos pompes volumétriques n'ont pas d'usure sur 10 ans. Il y aura une technologie dont on ne sait pas qu'elle est dans le corps", assure-t-il.
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Stations de ski fermées, montagne ouverte
- Par Thierry LEDRU
- Le 10/01/2021
Ce matin, on s'est fait une nouvelle sortie de skis de randonnée en partant de la station des sept Laux. Les pistes sont fermées, rien ne tourne mais il y a quand même pas mal de monde. En fait, les gens ont découvert le ski de randonnée et les raquettes à neige et ça tricote dans tous les coins. Chacun choisit son itinéraire, pistes bleues, rouges, noires, la distance et le dénivelée et puis certains redescendent sur les pistes ou d'autres dans la poudreuse. Une montée, une descente, 1000 mètres de dénivelée et dans le silence et la lumière des montagnes. Même si économiquement, c'est un désastre, cette interdiction d'ouvrir a incité quelques personnes à se lancer dans une activité qu'ils n'auraient peut-être pas découverte autrement.



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L'obéissance consumériste
- Par Thierry LEDRU
- Le 09/01/2021
« Je pense depuis longtemps que si un jour les méthodes de destruction de plus en plus efficaces finissent par rayer notre espèce de la planète, ce ne sera pas la cruauté qui sera la cause de notre extinction, et moins encore, bien entendu, l’indignation qu’éveille la cruauté, ni même les représailles et la vengeance qu’elle s’attire, mais la docilité, l’absence de responsabilité de l’homme moderne, son acceptation vile et servile du moindre décret public. Les horreurs auxquelles nous avons assisté, les horreurs encore plus abominables auxquelles nous allons maintenant assister, ne signalent pas que les rebelles, les insubordonnés, les réfractaires sont de plus en plus nombreux dans le monde, mais plutôt qu’il y a de plus en plus d’hommes obéissants et dociles. »
Georges BERNANOS.
Quand on lit la vie de cet homme, on comprend de quoi il parle. Il faut remettre ses propos dans le contexte de cette époque.
Pour ma part, aujourd'hui, cette dernière phrase " ’il y a de plus en plus d’hommes obéissants et dociles. ", je ne la comprends pas dans le sens d'une obéissance envers l'Etat et ses institutions, envers l'idée de nation ou de citoyenneté mais une obéissance en tant que consommateur.
Bernanos l'évoquait également dans ses conférences : " Il voyage en Europe pour y faire une série de conférences dans lesquelles il alerte ses auditeurs et ses lecteurs contre les dangers du monde de l'après-Yalta, l'inconséquence de l'homme face aux progrès techniques effrénés qu'il ne pourra maîtriser, et les perversions du capitalisme industriel (voir La Liberté pour quoi faire ? et La France contre les robots, 1947).(wikipedia)
L'obéissance est à la source du conformisme et le conformisme matérialiste nous a entrainés dans une voie guerrière, une guerre contre la nature.
Oserais-je parler de troisième guerre mondiale ?
L'expression semble envisageable étant donné que les effets de ce conformisme matérialiste ont désormais des conséquences planétaires et que ces conséquences contribuent à la mort de millions d'individus. C'est une guerre silencieuse, d'une perversité redoutable.
L'idée est de vivre mieux grâce au progrès et pour que cette vie meilleure advienne, l'humain s'est engagé dans une voie d'exploitation effroyablement diverse et d'une étendue folle : des océans aux forêts en passant par les profondeurs de la Terre, chaque parcelle de terrain doit être exploitée. Il en est ainsi si on veut que l'humain vive mieux. C'est cela le conformisme matérialiste. Et cette obéissance et cette docilité n'ont aucunement besoin d'être régimentée par la force. Chacun y participe de toute son énergie, en y plaçant tous ses rêves, depuis l'école jusqu'au cimetière.
Aucun Etat n'a jamais eu besoin de forcer ses citoyens à consommer...Beaucoup d'Etats ont eu par contre à écouter les critiques des citoyens qui ne pouvaient consommer autant qu'ils le souhaitaient.
Je ne m'exclus pas de ce groupe. Je suis moi aussi un consommateur. J'essaie de tout réduire au maximum mais je n'irai pas pour autant vivre dans une cabane.
Et je me dis maintenant que les générations à venir auront à inventer une autre voie. Et on peut aisément considérer cela comme une mission titanesque. Il s'agira de s'extraire non seulement d'une éducation formatée mais bien plus important encore d'une sorte de patrimoine génétique (je vais faire hurler les généticiens)...Je parle là d'un patrimoine génétique cérébral parce que ce fonctionnement remonte à tant de siècles qu'on pourrait envisager qu'il est inscrit dans notre ADN, dans tout ce qui nous constitue, dans la matière, dans les neurones, dans les cellules, partout en nous.
Vivre mieux, c'est vivre dans le confort matériel, vivre sans se priver de rien, ni des besoins vitaux, ni des désirs futiles. Posséder, profiter, jouir, amasser encore et encore.
L'idée d'une vie minimaliste est dans nos pays occidentaux une totale hérésie. Là, où en d'autres endroits du monde, la vie minimaliste n'est aucunement un choix mais une condamnation. Et non seulement, ces populations pauvres souffrent de leur existence quotidienne mais elles ont désormais à subir les effets planétaires de la vie matérialiste des populations privilégiées.
Le dérèglement climatique ne s'arrête pas aux frontières des pays riches. L'appauvrissement des ressources marines ne s'arrête pas aux eaux territoriales des pays qui possèdent les flottes de navires-usines. L'effacement de la biodiversité ne concerne pas que les forêts des pays occidentaux.
L'obéissance consommatrice a des effets planétaires, le comportement matérialiste s'est répandu comme un ...virus.
Il est même considéré comme "anormal" de ne pas être contaminé. Les marginaux volontaires sont des énigmes, des gens dont il faut se méfier. Il n'est pas normal de ne pas souhaiter consommer.
La question désormais est de savoir si les humains d'aujourd'hui ont la capacité à s'extraire de cette obéissance normative pour qu'une autre voie se dessine et que les générations à venir n'est pas à subir ce formatage morbide. Car c'est bien de mort dont il s'agit.
Personnellement, je ne crois pas que nous soyons à l'aube d'une nouvelle ère spirituelle. La situation n'est pas encore assez grave. On en reparlera dans dix ans, ou vingt ans, ou trente ans, mais on en reparlera. Le problème, c'est que ce jour-là, il sera probablement trop tard.
Il y a en ce moment une tempête hivernale, "historique" en Espagne. Madrid a les pieds dans la neige et je lis sur les réseaux sociaux des dizaines de commentaires de gens qui se moquent du réchauffement climatique, qui se moquent des "écolos-bobos", des "gauchistes verts" etc etc....
Des gens qui ne font donc pas la différence entre les notions de climat et de météorologie. Comment espérer que les choses changent ?
Non, la situation n'est pas encore assez grave pour que les mentalités évoluent. On ne change pas "l'ADN cérébral" d'un coup de baguette magique. Il faudra une déflagration monumentale.
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Autonomie alimentaire
- Par Thierry LEDRU
- Le 08/01/2021
Il est clair que cette situation de dépendance alimentaire est intenable dès lors que les structures sont mises à mal. Il n'est qu'à voir ce qui s'est passé dans la vallée de la Vésubie et les vallées voisines.
Le problème n'est pas tant l'organisation étatique, les infrastructures elles-mêmes, mais la prise de conscience individuelle de cette dépendance.
Paris dispose de trois jours d'autonomie alimentaire et cela uniquement dans le cas où la répartition des réserves se ferait de façon équitable, sans vandalisme. Ce qui est utopique dans le cas de crise majeure. La loi sera celle du plus fort et rien d'autre.
J'ai lu des dizaines d'études à ce sujet, des centaines de pages de témoignages.
L'alimentation est une problématique qui engendre très rapidement des comportements destructeurs, des pillages et l'usage de la force.
C'est pour cette raison que nous partons d'ici. C'est beaucoup trop urbanisé et cette densité de population est la source même des affrontements.
Il nous faut une région avec une faible densité de population, loin des grands centres urbains, avec une population rurale, des hameaux, des campagnes, l'habitude de l'autonomie la plus grande.
Je ne pense pas que des mesures étatiques puissent régler ce problème.
La seule solution, c'est ce que nous sommes en mesure de faire nous-mêmes.
La question de la résilience alimentaire n'est présente dans aucun plan de prévention communal ou départemental.
En réponse à la Sénatrice Laborde qui alertait en mars 2019, M. Castaner évoquait le plan ORSEC.
Qu'est-ce que c'est?
"Le dispositif ORSEC est un plan d'urgence polyvalent français de gestion de crise. Il organise sous l'autorité du préfet, la mobilisation, la mise en œuvre et la coordination des actions de toute personne publique et privée concourant à la protection générale des populations."
En quoi le plan ORSEC fait pousser des légumes, des céréales, et autres denrées nécessaires à la préservation des populations??
Faites vous-mêmes le test, tapez votre code postal sur ce simulateur et vérifiez votre niveau de résilience alimentaire locale : https://crater.resiliencealimentaire.org/
En cas de nouvelle crise COVID neutralisant les transporteurs routiers trop longtemps (vérifiez qui transporte nos stocks auprès de
), en cas de cyberattaques ou d'attaque bioterroriste (rapport Biotox de 2003*), une fois les magasins traditionnels vides, la production alimentaire locale ne garantirait pas la paix. Cette alerte relayée par la Sénatrice Laborde émane de 20 ans d'enquêtes de Stéphane Linou et de vérifications auprès des institutions.
Depuis la COVID-19 ? Rien de plus !
Le 10 décembre 2020, le sénateur Frédéric Marchand** attirait l'attention de Mme la ministre des armées sur la question de l'alimentation comme secteur d'activité d'importance vitale: "La crise sanitaire sans précèdent que nous connaissons a mis en lumière parmi les sujets que nous pensions, funeste erreur, acquis « ad vitam aeternam », celui de notre alimentation, celui de l'alimentation."
C'est pourquoi l'audit de sécurité nationale de @
est urgent, ceci après tant d'années de non-prise de conscience des institutions. Les vulnérabilités sont réelles et les risques pour la sécurité nationale inacceptables ! Il faut que les populations soient protégées. Elles doivent au regard de la loi 2004-811 de modernisation de la sécurité civile contribuer à cette protection. Les alertes systémiques ne manquent pas. Sans la conscience citoyenne, rien ne bougera !
(*) https://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i1097.asp
(**)
https://www.senat.fr/questions/base/2020/qSEQ20121417S.html
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Corps et âme
- Par Thierry LEDRU
- Le 07/01/2021
Une cellule de peau a une durée de vie de 3 à 4 semaines avant d'être renouvelée. En fonction de son endommagement (blessure, coup de soleil...), ces cellules peuvent être recyclées toutes les 2 semaines.
Un globule rouge vit lui quelque 120 jours soit 4 mois.
Une cellule de la rétine ne dépasse pas 10 jours.
Les cellules tapissant la surface de l'intestin ne «tiennent» que 5 jours, elles comptent parmi celles dont la durée de vie est la plus courte de tout l'organisme. À l'exception de celles-ci, l'âge moyen des cellules de l'intestin est de 15,9 ans.
Quant au foie, chargé de détoxiquer l'organisme humain, la durée de vie de ses cellules est assez courte - une cellule du foie d'un humain adulte se renouvelle tous les 300 à 500 jours.
De même pour le pancréas, la rate et les poumons dont les cellules ont une durée de vie de 300 à 500 jours.
Les cellules du squelette vivent un peu plus de 10 ans.
Celles des muscles des côtes durent en moyenne 15,1 ans.
Nous sommes par conséquent spirituellement figés dans un organisme incessamment transformé.
L'illusion de transformation psychologique est entretenue par une Histoire nourrie par l'évolution matérialiste de l'Humanité.
Oui, l'Humanité, ou en tout cas une part conséquente, a considérablement progressé dans ses conditions d'existence. Il n'est qu'à observer les graphiques de l'espérance de vie.
Mais ne peut-on pas voir également dans l'époque actuelle et les difficultés que nous rencontrons, les prémices d'une nécessaire transformation du "grand corps de l'Humanité" ? Il semble de plus en plus clair que nous allons devoir vivre avec une menace constante, une menace mondialement contagieuse. Nous ne sommes pas malades" individuellement, mais "collectivement".
La recherche et la diffusion d'un vaccin ne restera à long terme qu'un pis-aller, une rustine sur une roue qui ne cessera de se percer, ailleurs et encore ailleurs, et toujours sans prévenir. Ce qu'il faut observer, c'est le pourquoi de l'usure.
L'usure.
N'est-ce pas là l'analyse fondamentale que nous devons mener ? Sommes-nous parvenus au bout de la route ? Non pas dans l'idée d'une disparition mais dans la façon de cheminer.
Si l'Humanité se voit confrontée désormais à de multiples "crevaisons", ne doit-elle pas changer de voie ?
Tout ça paraît "déshumanisé" puisque derrière ces mots, il y a des milliers de morts. Et si justement ces milliers de morts survenaient maintenant parce que les alertes précédentes n'avaient pas été considérées comme elles l'auraient dû ? Et si nous n'avons pas su écouter les alertes, ne sommes-nous pas également responsables par nos comportements de ces milliers de morts ? Les atteintes dévastatrices à la biodiversité, le développement frénétique de nos activités, nos comportements vis-à-vis de notre propre santé, l'indifférence planétaire envers nos actes, ce déni de nos dégâts, le refus de changer, l'attachement à nos modes de vie, ne serait-ce qu'alimentaire, n'y a-t-il pas dans tout cela un fonctionnement individuel qui a conduit à des effets planétaires ?
Je lis toutes les critiques formulées envers le gouvernement sur la lenteur du plan de vaccination. Mais il s'agit de critiques formulées par les acteurs mêmes de la crevaison. C'est comme si nous étions en train de crier sur le colleur de rustine. C'est immature. C'est une vision court-termiste et c'est justement ce genre de vision étroite et immédiate qui contribue à l'usure. Car même si le gouvernement parvient à accélérer le processus de vaccination, ça ne changera rien à l'usure. Un autre trou surviendra. Ailleurs, un peu plus loin.
Nous demandons des actes urgents alors que l'état d'urgence n'aurait jamais dû arriver.
Je sais que j'ai vécu les trois-quarts de mon existence dans une certaine indifférence, dans une grande naïveté, avec l'idée de "profiter" de tout ce qui était disponible. Et je n'en suis pas fier.
J'ai participé à l'usure.
Avec Nathalie, nous tentons de nous extraire du processus. Nous n'y parviendrons pas intégralement puisque nous consommons toujours de l'essence, de l'électricité, de l'eau, du gaz etc etc...
Ce qui a changé, c'est que nous en avons conscience. Et que cette conscience alimente désormais notre spiritualité. Tout en nous désormais est engagé dans la transformation. Corps et âme.
"Un être humain est une partie du tout, que nous appelons Univers, une partie limitée par l'espace et le temps. Il expérimente lui-même ses pensées et ses sentiments comme quelque chose de séparé du reste, une sorte d'illusion d'optique de sa conscience. Cette illusion est pour nous une forme de prison, nous limitant à nos désirs personnels et à l'affection pour les quelques personnes proches de nous. Notre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion pour embrasser dans leur beauté toutes les créatures vivantes et l'ensemble de la nature. "
Albert Einstein.
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Défenses immunitaires et industrie agroalimentaire
- Par Thierry LEDRU
- Le 05/01/2021
Le lien est tellement évident.
Notre nourriture contribue à notre santé.
Tout ce qui empoisonne contribue à nous affaiblir.
Mais la rentabilité de l'industrie agro-alimentaire n'a que faire de ces évidences.
L'ignorance ou l'indifférence des populations envers la propre prise en charge de leur santé nourrit ces multinationales.
Manger n'importe quoi, tomber malade et demander à être soigné, c'est juste le tryptique fondateur de l'industrie agro-alimentaire et de l'industrie pharmaceutique.
Le terrain est ouvert pour la covid depuis bien longtemps. Nos propres barrières immunitaires sont criblées de brèches.
" Le microbe n'est rien, le terrain est tout" Antoine Béchamp
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Zoonoses et dérèglement climatique
- Par Thierry LEDRU
- Le 05/01/2021
Le Covid-19, énième zoonose causée par l'interférence de l'Homme sur la biodiversité
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Publié le : 11/04/2020 - 15:22

Le coronavirus, dont le bilan mondial approche les 100 000 morts pourrait avoir été transmis à l'homme par le pangolin ou la chauve-souris. AFP/File
5 mn
Alors que l'origine animale du Covid-19 est avérée, les scientifiques alertent sur le risque de voir se propager d'autres pandémies si l'Homme poursuit son utilisation toujours plus intense des ressources planétaires et la destruction des écosystèmes.
Qu'il vienne de la chauve-souris ou du pangolin, le coronavirus, dont le bilan mondial approche les 100 000 morts vient du monde animal, c'est certain. Toutefois, c'est l'activité humaine qui a favorisé son passage à l'Homme, et si rien ne change, alertent les spécialistes, bien d'autres pandémies pourraient suivre.
Les zoonoses sont les maladies ou infections qui se transmettent de l'animal à l'humain. Celles-ci n'ont rien de nouveau : tuberculose, rage, toxoplasmose, paludisme... Selon le programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), 60 % des maladies infectieuses humaines ont cette origine. Un chiffre qui grimpe à 75 % pour les maladies "émergentes" telle que Ebola, le Sida, les grippes aviaires et autres SRAS ou Zika.
Or, notait le PNUE dans un rapport de 2016, "l'émergence de maladies zoonotiques est souvent associé aux changements environnementaux" qui sont "habituellement le résultat d'activités humaines, de la modification de l'usage des sols au changement climatique".
Déforestation, élevage intensif, réchauffement climatique
"Vu la croissance de la population humaine et son utilisation toujours plus intense des ressources planétaires, la destruction d'écosystèmes de plus en plus nombreux multiplie les contacts" entre espèces, abonde Gwenaël Vourc'h, directrice-adjointe de l'unité d'épidémiologie vétérinaire de l'INRAE, un institut de recherche public français.
En cause, la déforestation pour faire place à l'agriculture, l'élevage intensif, l'urbanisation et la fragmentation des milieux, qui modifient l'équilibre entre les espèces. À tout cela s'ajoute le réchauffement climatique qui peut conduire certains animaux vecteurs de maladie à prospérer là où ils ne vivaient pas avant.
Les zoonoses font quelque 700 000 morts par an
"Le processus qui conduit un microbe, tel qu'un virus, d'une population de vertébrés, comme la chauve-souris, dans laquelle il existe naturellement, jusqu'aux humains est complexe, mais causé par l'Homme (...), les actions humaines créant l'occasion pour les microbes de s'approcher des populations humaines", détaille Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l'IPBES, le panel des experts de l'ONU sur la biodiversité.
Au delà de la pandémie actuelle, l'IPBES estime que les zoonoses font quelque 700 000 morts par an.
Publiée mercredi, une étude de chercheurs américains, réalisée avant l'apparition de la pandémie de coronavirus, identifie rongeurs, primates et chauve-souris comme hôtes de la majorité des virus transmis à l'Homme (75,8 %). Mais les animaux domestiques sont également porteurs de 50 % des zoonoses identifiées.
L'étude montre que les espèces menacées sont celles qui partagent le plus de virus avec les humains puisqu'elles sont précisément "celles dont les populations sont en baisse en raison de l'exploitation et de la perte d'habitat".
Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine
"Notre mépris de la nature et notre manque de respect pour les animaux"
La tendance ne devrait pas s'infléchir, prévient Anne Larigauderie. En effet, les modifications d'usage des terres, "combinées aux augmentations en matière d'échanges commerciaux et de voyages", devraient faire augmenter la fréquence des pandémies à l'avenir.
Selon Gwenaël Vourc'h, la réponse devra être systémique. "Au delà de la seule réponse indispensable à chaque épidémie, il faut réfléchir à notre modèle" et notamment "repenser notre relation avec les écosystèmes naturels et les services qu'ils rendent."
À 86 ans, la célèbre primatologue britannique Jane Goodall a passé la majeure partie de sa vie à étudier et défendre les animaux, notamment les chimpanzés d'Afrique, plus spécialement de Tanzanie. "Il était prédit que ceci allait arriver, et ça va se reproduire jusqu'à ce que nous en apprenions les leçons", prévient elle. Pour cette dernière, en effet, les causes de la pandémie sont évidentes : "Notre mépris de la nature et notre manque de respect pour les animaux avec lesquels nous devrions partager la planète".
Avec AFP
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Destruction de l'hôpital
- Par Thierry LEDRU
- Le 05/01/2021
J'en ai déjà parlé ici mais Salomé Saqué en parle évidemment beaucoup mieux que moi. C'est clair, argumenté, documenté et parfaitement objectif.
On paye aujourd'hui les conséquences d'un plan de destruction de l'hôpital et des services de santé en général pour des visées économiques. Et c'est au final toute l'économie du pays qui en subit les conséquences. Et je ne parle pas des milliers de morts. Ni de ceux à venir. Des morts du covid auxquels il faudra ajouter les suicidés et les patients de maladies diverses qui n'auront pas pu être pris en charge.