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  • Végétaliser Paris

     

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    Paris lance des permis pour « végétaliser » tout ce que vous voulez !

    6 octobre 2016 / par La Relève et La Peste

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    En voilà de bonnes nouvelles ! Passée inaperçu cet été, cette loi adoptée par les élus du conseil de Paris le 1er juillet dernier, permet au parisien d’acquérir un permis pour végétaliser le lieu qui vous plait le plus ! Une très belle alternative pour reverdir nos villes issues du 100 % béton…

    Paris fait partie des capitales les moins « vertes », où on ne trouve relativement que peu d’espaces et pour ainsi dire pas de véritable poumon verts, comme il y en a à Londres ou encore à Central Park. La mairie de Paris frappe fort cette fois avec sa proposition 100 % écolo. On aperçoit en toile de fond de véritables propositions plutôt audacieuses pour la capitale française. L’objectif d’ici 2020, est de reverdir Paris sur plus de 100 hectares. Toutes les solutions alternatives sont dans les propositions. Toits, murs et façades pourront et seront végétalisés, dont un tiers sera consacré à l’agriculture urbaine. Voilà des propositions que l’on attendait depuis longtemps. Seulement, cette proposition est passée sous un quasi silence médiatique.

    La rue verte
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    Un permis de végétaliser disponible sous un délai de 1 mois et qui dure 3 ans, renouvelable !

    Ces permis seront délivrés par la Ville de Paris, sous un délai d’un mois. Cette autorisation d’occupation du domaine public à titre gratuit portera sur une durée de 3 ans renouvelable tacitement. Elle doit faciliter les démarches des Parisiens, pour les inciter à devenir les « jardiniers de l’espace public parisien » et à végétaliser la capitale sous diverses formes : arbres fruitiers, murs, jardinières mobiles, keyholes, pieds d’arbre, potelets ou autres. La Ville de Paris leur fournira un kit de plantation comprenant de la terre végétale ainsi que des graines.

    « On leur propose un certain nombre de pistes, mais on attend surtout leurs idées »

    En retour, les « citoyens-jardiniers » signeront une Charte de végétalisation, qui les engagera à utiliser des plantes locales et mellifères favorisant la biodiversité de Paris, à ne pas recourir à des pesticides et à veiller à l’esthétique et à l’entretien de leurs plantes et supports. Avec ce permis, nous permettons aux Parisiens de participer au changement de modèle urbain pour un Paris plus végétal, à l’embellissement et à l’amélioration du cadre de vie, au pied de leur domicile ou de leur travail. Au-delà de favoriser la nature et la biodiversité en ville, ce permis contribuera aussi à créer du lien social en renforçant les échanges avec les autres, notamment ses voisins », a souligné Pénélope Komitès, adjointe à la maire de Paris.

    Avec la mise en place de jardinières le long des façades, de plantations de fleurs au pied des arbres et même d’installations de mobiliers urbains tels que des clôtures végétalisées, la mairie demande désormais aux Parisiens de faire preuve d’imagination ! « On leur propose un certain nombre de pistes, mais on attend surtout leurs idées », explique Pénélope Komitès.

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    © Christophe Noël et Jean-Pierre Viguié / Mairie de Paris

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  • KUNDALINI (24)

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    "Les mains de Sat sur son corps. Elle voulait les absorber, qu’elles effacent les peurs.

    Elle n’arrivait pas à se dire que tout avait toujours été là, qu’elle avait passé toute sa vie aux côtés d’une présence divine, qu’elle n’avait jamais compris que la mélancolie n’était que la tristesse innommée d’une âme perdue.

    Elle-même dans le territoire de l’amour.

    Une autre Maud, celle que Dieu accompagne.

    « Sat, est-ce que le fait d’entrer dans le territoire de l’amour ouvre en soi des horizons inconnus ? »

    Une voix ténue, presque craintive.

    « Oui, c’est exactement ça. Et c’est inquiétant parfois.

    -Je confirme, c’est inquiétant.

    -Mais le fait que tu parviennes à verbaliser ce questionnement, c’est que tu as la capacité à explorer ce territoire. Sinon, tu aurais déjà fait demi-tour, tu aurais tout rejeté au plus profond.

    -Je l’aurais fait sans doute si tu n’avais pas été avec moi. »

    Il suspendit un instant les arabesques de ses mains.

    « Je te remercie, Maud d’être encore là et de m’accueillir dans cet espace. »

    Il massa l’arrondi de ses fesses, ému, troublé, envahi lui-même du bien-être qu’il prodiguait.

    Elle se répéta les derniers mots et laissa gonfler dans son ventre la chaleur du plaisir, cette reconnaissance qu’elle était bien sa partenaire de voyage, qu’il découvrait avec elle ce qu’il n’avait pas encore atteint.

     

    Se laisser porter par le flot, cet océan bienveillant qui nourrissait la présence à soi.

    Les mains de Sat sur ses cuisses, sur ses fesses, sur la cambrure de ses reins. Elle sentait le corps doux de la verge posée sur sa peau.

    Et les questions jaillirent, férocement, comme un coup de poignard.

    Qu’avait-elle ressenti tout à l’heure, pourquoi cet étouffement, cette raideur dans son dos ? Comment expliquer l’impression que le paysage tombait en elle, qu’elle en ressentait l’existence, le foisonnement des molécules ?

    Se laisser porter par le flot, revenir à la conscience des mains de Sat.

    Elle percevait les pensées insoumises comme des armées sombres, des assaillants avides de luttes intestines et son ventre brûlait.

    Ces particules qu’elle sentait vibrer, là sous sa peau, pourquoi se révélaient-elles ainsi ? Où étaient-elles restées enfouies jusque-là ? Pourquoi la vie ne se délivrait-elle pas, spontanément, dans toute sa splendeur dès les premières secondes ?

    Elle aurait voulu se souvenir de ses premières années. L’innocence de l’enfance. Avait-elle retrouvé la magnificence perdue des émotions enfantines ?

    Pourquoi maintenant ? Quel était l’élément déclencheur ? Sat ? La découverte merveilleuse d’une autre sexualité ? Juste le magnétisme de cet endroit ? Pourquoi avait-elle senti cette vibration dans le tronc de l’arbre ? Pourquoi s’était-elle laissé emporter aussi loin dans le plaisir ? À cinquante-deux ans. Avec un homme qu’elle venait de rencontrer.

    Deux jours…Il avait suffi de deux jours. Comment l’expliquer ?

    « Tu as trop de questions dans la tête, Maud, je le sens bien. Tu n’es pas vraiment là. »

    Elle eut un sursaut, une crispation des épaules, comme au claquement d’une porte.

    « Pardon, Sat. Je n’arrive pas à évacuer toutes ces questions. Elles reviennent sans cesse. »

    Il massa sa nuque.

    « Alors, il est préférable que tu abandonnes la visualisation de mes mains et que tu laisses sortir tout ça. Mais je continue à te masser quand même si tu veux bien, termina-t-il en riant.

    -Tant que tu veux, Sat et je peux t’assurer que j’en reçois pleinement les bienfaits.

    -Pas pleinement, je pense mais je sais que ça te fait du bien. De quoi tu veux parler en premier ?

    -Comment expliquer ce que j’ai ressenti tout à l’heure ? »

    Elle tenta de décrire au mieux le phénomène. Il l’écouta attentivement et ne combla pas les silences. Il savait que le langage est insuffisant quand il s’agit de décrire l’impensable, quand rien dans la mémoire des paroles ne parvient à exprimer ce qui n’avait encore jamais existé.

    « Ce qui m’attriste énormément, c’est de penser que ce phénomène est arrivé alors que j’éprouvais pour la première fois un sentiment de connivence avec la nature autour de moi. C’était merveilleux au départ. Et puis tout a explosé. Sans prévenir.

    -C’était inévitable. Ton mental ne sait pas gérer de tels ressentis, c’est au-delà de l’expérience vécue, on entre dans une dimension totalement inconnue. Imagine que tu es une petite fille plongée soudainement dans le noir, seule, pendant un orage. À l’approche des nuages, tu trouvais le ciel magnifique, chargé de formes immenses et de couleurs variés, peut-être même qu’un arc-en-ciel t’a réjouie et puis tout s’est obscurci, l’obscurité, le vent qui hurle, les trombes d’eaux, les éclairs, le vacarme du tonnerre. Et pour couronner le tout, une panne d’électricité. Il ne te reste que la peur.

    -Oui, c’est une peur de cet ordre-là. Et tu expliques ça comment ?

    -C’est là qu’il faut que je te parle de la Kundalini. »

    Elle tourna la tête pour croiser son regard. Elle en avait besoin.

    « Je peux me retourner ? J’aimerais te voir pour te parler. 

    -Oui, bien sûr. Mais tu vas avoir besoin de tes lunettes de soleil. »

    Il se leva, prit les lunettes sur le muret et les lui tendit.

     

    « Tu les avais enlevées tout à l’heure ?

    -Oui, je voulais voir vraiment le paysage, ses couleurs, j’avais vraiment besoin de l’inspecter, dans ses détails, expliqua-t-elle en s’allongeant. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai senti d’un coup que je ne l’avais jamais vraiment regardé avant. »

    Il s’était assis en lotus, à ses côtés. Les mains posées à plat sur elle, des caresses légères, du ventre à ses épaules.

    « Et tu l’as regardé différemment ?

    -Oui, vraiment, mais je n’en avais pas conscience. C’était comme ça. Spontanément. Pas un balayage rapide, tu vois, ou juste l’observation d’un point précis, non, c’était vraiment comme si… »

    Elle s’arrêta.

    « Je ne sais pas le dire Sat.

    -Eh bien, tu vois, c’est très symbolique en fait. Tu as enlevé un voile, un rideau sur ta conscience et tu as été aveuglée.

    -Aveuglée par quoi ?

    -Par l’amour. »

    Un silence. Elle lui sourit.

    Avec les lunettes de soleil, il ne voyait plus les yeux de Maud mais il en devinait l’intensité.

     

    «Alors… La Kundalini. »

    Il chercha un peu ses mots.

    «  C’est un terme sanskrit. Il désigne une énergie primordiale, présente en chacun, lovée à la base de la colonne vertébrale, dans le chakra racine. La pratique de la méditation permettrait l’éveil de cette énergie et sa diffusion dans l’intégralité des chakras. Les effets sur l’individu sont très variables. Positifs ou non. La Kundalini est souvent décrite comme une énergie cosmique, la source de toute forme de vie. Il ne s’agit pas d’un petit changement éphémère dans l’individu mais d’une considérable transformation. On peut rapprocher ça des expériences de mort provisoire, non pas dans le vécu mais dans certains effets. Personnellement, je vois la Kundalini comme l’émergence énergétique de Dieu en nous, sa pleine réalisation. Ce qui signifie que Dieu jouit en nous. C’est une érection divine qui cumule l’énergie masculine et féminine ce qui explique des ressentis associés aux deux sexes.»

    Elle découvrait, subjuguée, les raisons possibles de ses multiples troubles.

    Il expliqua encore et encore, tout ce qu’il savait, tout ce qu’il avait appris. Sa propre expérience.

    « La montée de la Kundalini représente la jonction entres les forces nourricières de la terre et l’incommensurable dimension de l’esprit dans les cieux. La jonction entre la matière et l’énergie créatrice, comme un éclair d’orage. »

    Elle écouta, impressionnée par sa maîtrise du sujet.

    La Kundalini, les symptômes physiques, les effets psychologiques, l’importance de la glande pinéale, le troisième œil, le désordre intérieur avant l’exploration consciente, une rupture sensorielle, émotionnelle, existentielle, spirituelle, une vie entière qui basculait. Un potentiel immense qui se découvrait, des qualités insoupçonnées, la vigilance, la clairvoyance, l’énergie physique, la lucidité émotionnelle, la révélation de l’être réel dans une dimension extraordinaire.

    Elle espérait ne rien oublier, ne rien perdre. Une urgence absolue, comme des bouffées d’oxygène salvatrices.

    « L’éveil de la Kundalini peut être provoqué par diverses choses. La méditation, les prières, la pleine conscience, la contemplation, la sexualité sacrée, le sport d’endurance et les états seconds qu’ils génèrent, l’engagement physique et psychologique, la création artistique lorsque l’individu entier y est plongé. Il y a bien d’autres situations encore mais ce qui relie tout cela, c’est la notion de durée. C’est une transformation qui suit un long travail, de plusieurs années. Il y a pourtant des éveils spontanés inexplicables.

    -Et c’est mon cas alors ? demanda-t-telle.

    -Il me semble, en effet.

    -À quel moment tu as pensé que c’était ça ?

    -Quand tu m’as parlé des démangeaisons dans tes jambes et cette impression de chaleur interne. Mais je ne voulais pas m’avancer trop vite. J’ai recoupé ça avec diverses choses.

    -Des symptômes connus ?

    -Oui et il y en a beaucoup. Une grande fatigue soudaine ou une euphorie toute aussi inhabituelle, des douleurs multiples, crâne, colonne vertébrale, sensation d’électricité dans le corps, mais aussi une grande félicité, un bonheur immense, bouleversant, l’impression de s’ouvrir tellement ça déborde, une conscience démultipliée avec des révélations surprenantes et contraires parfois aux croyances de la personne, des visions divines par exemple, des souvenirs incompréhensibles, comme des vies antérieures, des sens particulièrement aiguisés, une sexualité qui révèle pleinement son immensité, une intelligence décuplée avec des assimilations extrêmement rapides de données ésotériques ou au contraire une apathie cognitive, l’incapacité à réfléchir posément, l’impression que chaque instant est une épreuve insurmontable. Il y a comme ça des dizaines de symptômes qui ont été répertoriés depuis des millénaires.

    -Il y en a plusieurs qui me concernent.

    -Oui, je sais et c’est cet assemblage qui m’a convaincu.

    -Il y a autre chose encore qui t’a alerté ?

    -L’intensité de ton magnétisme, je n’ai jamais vu ça. Il y a une très grande activité dans tes corps subtils. Même chose avec ton aura. Elle est très variable dans ses teintes aussi.

    -Ce qui signifie ?

    -Des troubles très forts mais qui peuvent être tout autant agréables que pénibles. En tout cas, une activité constante, pleine de vie et de transformations intérieures.

    -C’est impressionnant, je trouve, que tu puisses juger de mon état de cette façon. »

    Elle décida de s’asseoir. Face à lui.

    « Ça va ? Tu n’as pas la tête qui tourne ?

    -Non, c’est bon, je me sens juste fatiguée.

    -Tu sais, depuis le temps que je perçois ces couleurs, je n’y fais plus vraiment attention. Sauf dans certaines situations. Et c’est vrai que la puissance de ton aura et ses variations me fascinent. Mais je suis persuadé que tu peux accéder à cette vision, toi aussi.

    -Voir les auras ? Moi ?

    -Oui, en tout cas, en avoir l’intuition. Qu’est-ce que tu connais des auras ?

    -Qu’est-ce que j’en connais ?… Rien. Je sais juste qu’il s’agit de couleurs autour de la personne.

    -Tu connais la symbolique de ces couleurs ?

    -Absolument pas, ni même quelles sont les couleurs, ou si c’est toujours la même, ou ce qu’elles représentent. Non, vraiment, mes connaissances, tu vois, aujourd’hui, je les ressens comme un vide insupportable.

    -Quelle est la couleur autour de moi ?

    -Quoi ?

    -Quelle est la couleur dominante de mon aura ?

    -Mais… Je ne la vois pas, Sat. Je n’ai pas ce don.

    -Très bien. Alors, ferme les yeux. Je retire mes mains, il ne doit y avoir aucun contact de corps à corps. Je reste là, immobile. Tu vas fermer les yeux et écouter. Tu vas écouter la couleur. Tu vas faire défiler tous les noms de couleurs que tu connais, lentement, dans ta tête, en visualisant à chaque fois cette couleur, sans l’associer à un objet connu, juste la couleur, tu peux imaginer un grand drap si tu veux. Uniquement un tissu. Je te laisse trois minutes de silence, les yeux fermés et je te dirai quand les ouvrir. Tu verras à ce moment-là si quelque chose flotte autour de moi.»

    Silence.

    Elle ferma les yeux.

    Immobilité.

    Elle s’appliqua à respirer consciemment, langue contre le palais, bouche fermée. Aller vers le calme. Elle décida d’énumérer les couleurs au rythme de son souffle : rouge…vert…jaune…bleu…

    Pourquoi elle ? Qu’est-ce qui avait déclenché ça ?

    Un énervement devant l’intrusion des pensées.

    Rose…violet…orange…

    Elle voyait le corps de Sat, sa musculature, la douceur de son visage, la franchise de son sourire, la profondeur de ses yeux noirs…son sexe.

    Elle avait envie de ses caresses. Là, maintenant. Elle avait envie de son corps sur elle.

    Et c’était douloureux.

    Les émotions emportaient tout avant même que le début de l’immobilité s’installe.

    Trois minutes qui dureraient deux heures.

    Impensable, insupportable.

    Elle ouvrit les yeux.

    « Je n’y arriverai pas. C’est trop difficile pour moi. Je n’arrive déjà même pas à rester concentrée trente secondes. »

    Elle replia les genoux, dans un geste d’énervement. Puis elle reprit la position du lotus, elle redressa son dos, gonfla la poitrine. Longue respiration, un soupir prolongé.

    « On recommencera une autre fois, c’est un exercice à répéter. Il faut du temps pour que le mental apprenne à se taire et que l’âme prenne les manettes. Pour que tu y vois clair en quelque sorte.

    -C’est quoi cet esprit dont tu as parlé tout à l’heure ? Le mental, je vois à peu près je pense et l’âme également mais cet esprit, comment tu le définis ? »

     « Pour moi, le mental, c’est l’ensemble de nos fonctionnements cognitifs, et donc les pensées, les raisonnements, les verbalisations. Les années d’utilisation de ce mental construisent la conscience de l’individu encapsulé et par conséquent la formation de l’ego. L’ego étant l’identification de l’être à son histoire. Ces deux entités, mental et ego, sont des acteurs qui prennent beaucoup de place. En arrière-plan se tient notre âme. Tu peux te la représenter comme le souffleur derrière le rideau de la scène où jouent le mental et l’ego. Le problème, c’est que la voix du souffleur est bien souvent trop faible pour s’imposer au vacarme des pensées. C’est là que la méditation intervient. Il s’agit de taire le mental pour que l’âme puisse s’exprimer. Mais, ça, personne ne nous l’a appris dans notre histoire d’ego. Il s’agit donc d’apprendre à entendre son âme. Les intuitions sont par exemple des jaillissements d’âmes. Mais je pense que l’âme ne fait que communiquer une information qui vient de l’Esprit. L’Esprit avec un E majuscule. L’âme sert d’intermédiaire entre le mental et l’Esprit, l’Esprit étant l’énergie créatrice, le flux divin, ou Dieu. On peut bien l’appeler comme on veut. Pour moi, c’est une intelligence et je n’ai pas besoin d’en avoir une image rapportée par d’autres humains. Je regarde les montagnes, je contemple la création et je vois l’intelligence. »

    Elle posa une main sur la sienne.

    « Tu n’imagines pas le bien que c’est d’entendre tout ça, j’ai l’impression de voir couler de la lumière en moi, je sens des données qui prennent forme, qui se solidifient, j’ai moins l’impression d’avancer dans un chaos absolu. Tu sais, depuis que je suis arrivée ici, je ne sais pas combien de fois ce mot, âme, est venu dans ma tête. Et c’est totalement inhabituel pour moi. Et là, avec toutes ces images que tu utilises, je revois les situations où c’est arrivé et je comprends. Je sais que c’était ça. Je sais aussi que mon mental résistait et voulait éteindre ces informations que mon âme me transmettait. »

    Elle se releva subitement, à angle droit, le visage illuminé, les mains devant la bouche. Une inspiration de surprise.

    « Tout à l’heure, Sat, quand j’étais prêt du muret, c’est ça que j’ai senti.

    -Quoi ?

    -L’Esprit. Mais c’était tellement puissant que la peur a pris le dessus. »

     

    Il la regarda, comme on contemple un lever de soleil.

    Elle se pencha vers lui et il ouvrit les bras.

    C’est elle qui l’embrassa, c’est elle qui l’invita à s’allonger. La couverture et le tapis d’herbe en matelas.

    Il la laissa faire.

    C’est elle encore qui glissa les mains sur son torse, sur son ventre, sur ses cuisses.

    Et ce fut comme un embrasement mutuel, fulgurant.

    Le désir éblouissant de s’unir, d’être un, d’être dans l’amour.

    Elle voulait explorer ce territoire, elle le voulait plus que tout, c’était comme une urgence absolue. Elle pensa dans un battement de paupières que les bébés, à leur première bouffée d’air, devaient souffrir de la sorte. Et qu’ils n’avaient pourtant pas d’autre issue que de respirer encore..."

  • Gélatine de porc

    Pourquoi la gélatine de porc est partout

     

    Des bonbons comme les célèbres oursons renferment de la gélatine de porc. Photo d’illustration Pixabay/domaine public
    Des bonbons comme les célèbres oursons renferment de la gélatine de porc. Photo d’illustration Pixabay/domaine public
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    Bonbons, vaccins, médicaments, produits allégés, cosmétiques… et même dans les pellicules photos ! La gélatine de porc est utilisée par l’industrie agro-alimentaire, mais pas seulement.

    Jetez un oeil sur vos emballages alimentaires, vous ne serez pas déçu. La gélatine animale est partout.

    Utilisée comme additif, elle porte les numéros E428 ou E441. Si vous ne trouvez pas de numéros, vérifiez la liste des ingrédients de la recette. La mention « gélatine » est affichée, sans plus de précisions ? Bingo. Dans 95 % des cas, il s’agit bien de gélatine de porc. Un ajout pas dangereux pour la santé qui n'est cependant ni halal, ni casher, et ne convenant ni aux régimes végétariens, ni végétaliens. Les industriels s’en servent comme épaississant, stabilisant ou agent texturant… dans bien des produits. Un moteur de recherche existe sur Open food facts.

    Les bonbons

    L’ajout de gélatine porcine dans les confiseries gélifiées afin de leur donner de la consistance est une pratique répandue. Le champion d’Europe de la vente de bonbons, le géant allemand Haribo, l’assume en le spécifiant sur son site internet. Oursons, fraises Tagada, crocodiles… Ils en contiennent presque tous. Le groupe français Carambar et ses barres "goût fruits" ne font pas exception.

    En outre, cette gélatine se glisse dans les préparations de crème glacée, pâte à tartiner, gâteau à la crème, sauce de plats cuisinés, pizza…
    Des traces sont également détectables dans des jus de fruits, de la bière ou du vin, puisque certains industriels en ajoutent dans les cuves afin de clarifier leurs préparations.

    Les produits light

    Plus étonnant, la gélatine de porc se retrouve dans de nombreux produits allégés. Là où les industriels ont retiré le gras pour qu’ils soient moins caloriques, ils ajoutent de l’eau additionnée de cet agent afin de garantir une texture onctueuse agréable et fondante en bouche. Yaourts, mousses, beurres, fromages… Au rayon frais, la plupart d’entre eux renferment de la gélatine de porc, que ce soit le panier 0 % de Yoplait ou la mousse Taillefine de son concurrent Danone.

    Les vaccins

    Incroyable, mais vrai. Dans la composition des vaccins se trouvent des stabilisants qui vont maintenir leur qualité de leur fabrication à leur utilisation. Selon la Direction générale de la santé, certains de ces stabilisants sont bien fabriqués à partir de gélatine d’origine porcine. Cinq vaccins sont concernés en France : le ProQuad, le Varivax, le Zostavax, le Fluenz Tetra et le M-M-RVAXPRO. Ce dernier, utilisé contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, fait d’ailleurs partie des vaccins obligatoires pour les enfants, rappelle Le Monde.

    Les médicaments

    A l’instar des vaccins, certains médicaments sont concernés, surtout ceux se présentant sous forme de gélule ou de capsule, les analgésiques et les cachets de type « multivitamines ». Pour se faire une idée, une liste non exhaustive est disponible sur la base de données vidal.fr.

    Les cosmétiques

    Quant aux produits cosmétiques, seule la mention « gelatin » figure sur les contenants. Elle peut être présente dans le gel pour les cheveux, shampooing, crème de soins, fond de teint… Plus surprenant, certains dentifrices en comportent, tels que le « Haleine pure » de Signal ou le « Soin essentiel blancheur» de Sanogyl. Le groupe Unilever, qui possède la première marque et a revendu la seconde, propose sur son site internet de consulter la composition de ses produits.

    Les pellicules photos

    Enfin, la gélatine entre dans la composition des pellicules et du papier pour photos argentiques. Elle est nécessaire à la réalisation de la couche photosensible qui va servir de matrice pour les impressions.

    Repères

    Gélifiant et gélatine

    Dans la famille des gélifiants, on distingue deux catégories : la gélatine, d’origine animale, et les alternatives végétales : l’agar-agar (E406), l’amidon (E1401), le carraghénane (E407), la gomme xanthane (E415), la gomme de Guar (E412), la pectine… Pour être sûr de ne pas ingérer de produit issu d’un animal, il faut privilégier le terme « gélifiant » réservé aux texturants d’origine végétale par la législation.

    Sur l’étiquette

    Préféré au bœuf (spectre de la maladie de la vache folle) ou au poisson (plus cher à produire), le porc est utilisé pour la fabrication de la gélatine dans 95 % des cas. La législation n’oblige pas les fabricants à préciser sur l’étiquette son origine, selon la répression des fraudes. Ainsi, bien souvent, seule la mention « gélatine » apparaît au lieu de « gélatine porcine ».

    Fabrication

    La gélatine de porc est fabriquée par l’hydrolyse du collagène issu de la peau, des os ou des tendons des animaux. Après avoir été réduits en purée, ces morceaux de carcasses sont bouillis dans de l’acide chlorhydrique selon une recette ancestrale et des règles très strictes de fabrication. La substance obtenue est solide, transparente ou légèrement jaune, et ne possède ni goût, ni odeur.

    Par V. M. M. | Publié le 16/08/2017 à 09:10 |

  • Petit guide de collapsologie.

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    Les hommes anticipent – fantasment même – leur fin mais la projettent depuis toujours dans un espace-temps abstrait. Le chercheur et scientifique Pablo Servigne souhaite alarmer les nouvelles générations de l'état actuel du monde : prêt à céder.

    De quoi notre fantasme de la fin du monde est-il le symdrome ? Le cinéma et la littérature survavilistes n'ont jamais été aussi féconds. Comme si l'homme avait soudainement fait l'expérience d'une épiphanie et réalisait la menace qu'il représente pour lui-même. Mais la majeure partie des œuvres que ces mouvements présentent envisagent la fin comme un déclin, une agonie, un processus lent (coucou Interstellar) et la projettent dans futur abstrait, lointain. D'autres auteurs, eux, perçoivent et établissent un point de non-retour : ce moment où l'humanité flanche, devient zombie et se bouffe - chez Mac Carthy ou Romero par exemple. Les politiques, eux, préfèrent penser la fin du monde comme une « crise ». Le mot est apposable à tout ce que l'on veut, un peu à la façon d'un préfixe : crise économique, écologique, diplomatique, sociale, des réfugiés, existentielle, humanitaire... ad nauseam. Bizarrement le mot rassure en ce qu'il engage l'idée d'un après, d'un peut-être (littéralement). Le chercheur français Pablo Servigne, lui, préfère parler d'effondrement. Forcément, le terme est plus menaçant : lorsque les choses s'effondrent, elles cèdent et tombent à l'état de tas, de poussière, de rien. Mais loin d'un pessimisme hyper négatif, ce scientifique de formation tente de prédire une fin plus proche, résultat d'un effondrement en chaîne - irréparable - qu'il nous faut absolument accepter et arrêter de refouler. Servigne annonce que nous exhortons plus vite qu'on ne le pense le monde vers sa fin et que nous avons peu de chances aujourd'hui de le sauver. Avec nous, le déluge.

    En se posant à la charnière entre philosophie, psychologie sociale, sociologie et biologie, Pablo Servigne établit une nouvelle (inter)discipline. Dans son ouvrage Comment tout peut s'effondrer, signé à quatre mains avec Raphaël Stevens, il retrace la littérature scientifique de l'effondrement systémique du monde et construit ainsi les bases de ce qu'il nomme - non sans ironie - la « collapsologie » (du latin « collapsus » : qui tombe d'un bloc). Et lorsque Pablo Servigne parle de choses graves, il dégage une sérénité déconcertante tandis que son verbe est on ne peut plus déterminé, si bien que la fin du monde ne fait presque plus peur. i-D l'a rencontré. 

    Vous êtes « collapologue ». Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?
    Les collapsologues étudient l'effondrement des civilisations, et en particulier les signes d'effondrement de notre civilisation thermo-industrielle (celle qui est basée sur la consommation d'énergies fossiles). Nous passons au crible les dernières publications scientifiques ainsi que les enquêtes de journalistes, en prenant soin d'avoir une vision complexe du monde et une approche transdisciplinaire (climatologie, écologie, géologie, histoire, psychologie, sociologie, économie, etc.).

    Vous parlez d'effondrement et non pas de crise ou de déclin. Pourquoi un tel choix sémantique ?
    Le mot « crise » laisse penser qu'une fois passée, nous pourrions revenir à la situation que nous avons connue avant, une sorte de normalité apaisante. C'est un leurre. La fréquence des catastrophes ne fait qu'augmenter, et il n'est plus de retour à la normale possible (en tout cas en ce qui concerne l'extinction d'espèces, le cycle du phosphore ou de l'azote, et le climat, par exemple). Le déclin est un mot qui désigne un processus qui s'étale sur plusieurs décennies, or notre société interconnectée par des réseaux rapides et homogènes a créé la possibilité d'un véritable effondrement brutal et global, ce que les scientifiques appellent le « risque systémique global ». Nous avons choisi de mettre les pieds dans le plat en utilisant le mot effondrement, simplement parce qu'il est possible que ça arrive.

    Pour vous, l'effondrement peut donner lieu à une renaissance. Comment ?
    Il n'y a qu'à voir l'histoire des civilisations, c'est une succession d'expansions, de déclins ou d'effondrement, et de renaissances… Dans une forêt, lorsqu'un grand arbre meurt, il se décompose et nourrit l'écosystème qui l'entoure. Les jeunes pousses peuvent alors émerger à la lumière. Mais attention, ce n'est pas garanti ! Il se peut qu'aucune civilisation ne puisse repartir après la nôtre, en particulier si le réchauffement climatique est trop brutal, ou s'il y a trop de catastrophes nucléaires.

    Pourrions-nous du coup penser l'effondrement comme une nécessité ?
    Certains le font, d'autre ne préfèrent pas. C'est une question de posture. Mais d'un point de vue strictement théorique, il est vrai qu'un effondrement représente un incroyable « déverrouillage » du système politique et économique, c'est-à-dire que cela ouvre le champ des possibles à un changement de vie radical. Prenez la question climatique, par exemple, on dit qu'il faut absolument laisser les énergies fossiles dans les sous-sols pour ne pas aggraver la situation. Mais arriverons-nous à nous passer de pétrole en moins de 10 ans ? Impossible. Sauf si survient un effondrement relativement rapide de l'économie mondiale… ce qui serait une véritable catastrophe humaine, il faut le rappeler.

    Dans quel ordre voyez-vous les choses s'effondrer ?
    Difficile à dire, mais on peut remarquer que la dynamique de la finance (de l'ordre de la seconde) est bien plus rapide que celle de l'économie (de l'ordre de la semaine), qui est plus rapide que le fonctionnement des écosystèmes (années) ou du climat (décennies ou siècles). Toutefois, il faut aussi bien se rendre compte qu'un événement climatique peut tout à fait provoquer une catastrophe industrielle, qui provoquera une crise financière majeure… qui se propagera à l'économie puis à la politique, etc. Mon intuition me dit que même si des chocs globaux peuvent arriver rapidement, un effondrement prendra quand même quelques années.

    Existe-t-il d'autres exemples d'effondrement dans l'histoire ?
    Beaucoup ! L'empire Maya et l'empire Romain se sont effondrés en près de deux siècles, mais ils n'avaient pas de réseaux de communication, d'approvisionnement et de transport si rapides, si long et si interconnectés que les nôtres. Le bloc soviétique s'est aussi effondré, mais pas jusqu'à faire disparaître la civilisation russe. Ainsi, on peut voit un effondrement à travers une échelle de gravité (comme l'échelle de Richter pour les tremblements de terre). Plusieurs collapsologues, par exemple le russe Dmitry Orlov ou l'étasunien John Michael Greer, ont développé ce genre d'échelles pour classer les différents types d'effondrements.

    Selon vous, le monde « hyper-connecté » dans lequel nous vivons est moins robuste sur le long terme qu'un monde pré-mondialisé
    Notre « système-Monde » est devenu extrêmement efficace, mais ce qu'il a gagné en efficacité, il l'a perdu en résilience (la capacité à se remettre des chocs, tout en gardant ses fonctions vitales). Ainsi, notre économie mondialisée est devenue paradoxalement « robuste » aux petits chocs, mais c'est cela cache une fragilité invisible grandissante qui l'expose à des effondrements brutaux. Ce sont les physiciens qui ont récemment découvert cette propriété des réseaux complexes, résumée par la phrase de Ken Rogoff, ancien chef économiste du FMI : « Les systèmes tiennent souvent plus longtemps qu'on ne le pense, mais finissent par s'effondrer beaucoup plus vite qu'on ne l'imagine ».

    Les hommes pensent leur fin depuis toujours. Aujourd'hui, le cinéma de catastrophe, « survivaliste » ou post-apocalyptique est particulièrement fécond. Pensez-vous que nous prenons de plus en plus conscience de cet effondrement ?
    Conscience, je ne sais pas, peut-être. Mais cette mythologie entre en résonance avec notre époque, oui. Les gens sentent cela. Leur intuition, leur inconscient s'exprime. Je le vois lors de mes conférences : il y a 3 ou 4 ans, le public s'étonnait de nos découvertes, certains pleuraient, d'autres se mettaient en colère, et beaucoup avaient peur. Aujourd'hui, mon message passe comme une lettre à la poste, comme si c'était un acquis. Je pense que notre imaginaire (de français) a été bien ébranlé par Fukushima, puis par l'arrivée des migrants, les attentats, et enfin l'élection de Trump. Aujourd'hui, on s'attend plus facilement au pire. Il n'y a qu'à demander aux jeunes ce qu'ils pensent de leur avenir…

    Justement, votre ouvrage est destiné « à l'usage des générations présentes ». Pensez-vous que les nouvelles générations sont particulièrement conscientes de ces enjeux ?
    Oui, assez. Bien sûr, il y a toujours des gens dans le déni. Il y a ceux qui ne peuvent pas savoir (ils n'ont pas accès aux informations), d'autres qui ne veulent pas savoir, d'autres qui savent mais qui n'y croient pas (ce sont les plus nombreux !), et d'autres enfin qui savent mais qui n'en parlent pas car ils ne peuvent pas ou car il n'y braque leur auditoire. Mais globalement (encore une fois mon intuition et mon expérience au contact du public et des médias), de plus en plus de monde est conscient des enjeux.

    Comment réagissez-vous face à l'eco-scepticisme de ceux qui refusent d'y croire ou de politiques comme Trump par exemple ?
    C'est très choquant, et en même temps c'est tout à fait normal. Le système de production d'énergies fossiles est extrêmement puissant. Non seulement il génère des milliards d'euros de bénéfices, mais il est grassement subventionné par les États. Il a les moyens d'influencer le monde politique, le monde économique ainsi que l'imaginaire des gens. Et il n'y a pas que lui ! Par exemple les multinationales de l'agrochimie, certains gouvernements, l'industrie de l'armement, etc. sont autant d'entités gigantesques qui ne veulent pas mourrir. Ils se battront jusqu'au bout pour survivre… ou simplement pour conserver ce qui a fait leur succès. Je pense donc que nous allons vers plus de conflits (internationaux, intra-nationaux, de classes, etc.), et que pour préserver nos conditions de vie sur Terre, il faudra allier notre capacité à créer de nouveaux modes de vie et notre capacité à empêcher la destruction du monde, c'est-à-dire lutter et résister. Nous n'avons pas le choix, c'est le défi de notre génération.

    Quel conseil donneriez-vous aux nouvelles générations nées dans un monde que vous considérez comme « condamné » ?
    De se rendre compte à quel point ce « monde condamné » est toxique pour eux et pour la Terre, et de se mettre à construire le monde qu'ils veulent voir advenir. Nous sommes déjà nombreux à avoir commencé, mais dépêchez-vous, car la conversion prend du temps !

    Quelle est leur marge de manœuvre ?
    Cela dépend de votre imaginaire, de votre formation, de leur famille, de votre stabilité émotionnelle, de votre santé, de l'argent que vous possédez, de votre réseau social, de votre charisme, si vous avez des enfants, etc. Mais quelle que soit cette marge, je pense que nous avons tous l'obligation morale de manœuvrer… et dans la bonne humeur ! Comme le disait une personne du public à l'une de mes conférences, répondant à une autre personne très anxieuse : « D'accord, c'est l'effondrement, mais c'est pas une raison pour faire la gueule ! »

    Pablo Servigne est co-auteur de Comment tout peut s'effondrerPetit manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015), du Petit traité de résilience locale (Charles Léopold Mayer, 2015), et de L'Entraide, l'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, à paraitre fin 2017).

     

  • Une épreuve révélatrice.

    Dans ce reportage, on suit la progression de duos engagés dans une course mythique qui allie sur son parcours les passages de natation et ceux de course à pied. C'est terriblement éprouvant.

    Ce qui émane des commentaires au fil de l'épreuve relève de "l'intime", des profondeurs de chacun.

    Il y a une compétition interne à l'épreuve entre les duos les plus performants mais également une compétition qui concerne chacun, une compétition qui tient davantage d'une "confrontation" contre les pensées néfastes, les doutes, les douleurs et pourtant, pourtant, cette irrépressible soif d'aller jusqu'au bout.  

    Le duo crée une énergie communicative, un renfort, un soutien. On court et on nage avec et pour l'autre. On puise des forces dans l'énergie du partenaire et s'il n'en a plus, on fusionne les forces restantes de chacun et on avance encore.

    Quant aux quelques duos formés par des couples, l'histoire partagée est un ciment empli d'amour et de respect. Une aventure qui élève. 

    Juste magnifique. 

     

  • Incendies et climat.

    Quand j'ai lu qu'un incendie gigantesque frappait le Groenland, je ne l'ai pas cru... Et pourtant... Est-ce que dans notre imaginaire d'adultes la possibilité d'une telle situation existait ? Pas dans ma tête en tout cas. Pour moi, le Groenland ne peut pas être en flammes... C'est comme imaginer que les forêts de Norvège s'embrasent et que plus personne ne contienne l'incendie... Mais alors, si c'était impensable au Groenland, est-ce que ça devient possible n'importe où ? Quelques climatologues et autres scientifiques considèrent que les phénomènes de canicule et de sécheresse vont devenir la norme et s'amplifier année après année.

    La population d'Athènes, c'est à dire urbaine et non au fin fond des montagnes de Corse ou de zones montagneuses désertifiées, découvrent la gravité de la situation. Marseille et d'autres villes méditérannéennes luttent tous les ans. Les pompiers se plaignent du manque de matériel et de sa vétusté. L'extension de l'urbanisation amplifie les risques, année après année. En observant toutes les situations d'incendies en Europe, il sera impossible en tout cas de dire qu'on ne pouvait pas prévoir...

     



    L’île du Groenland elle aussi touchée par un énorme incendie visible depuis l’espace

    par 6k vues

    Photo satellite prise le 3 août 2017 Crédits : Landsat USGS © NASA

    Bien que l’île du Groenland soit proche du Pôle Nord, celle-ci connaît une augmentation spectaculaire des feux ravageant ses terres. Les scientifiques s’inquiètent de cette situation que l’on impute pleinement au réchauffement climatique.

    Les feux de brousse sont généralement associés aux zones sèches et chaudes, mais les inquiétudes concernant le Groenland se font de plus en plus sentir. Un incendie ayant débuté le 31 juillet 2017 a ravagé quinze kilomètres carrés de terre et les panaches de fumée ont été visibles depuis l’espace grâce aux satellites de la NASA, à environ 150 kilomètres au nord-est de Sisimiut (5 500 habitants) située sur la côte ouest de l’île. 500 hectares sont d’ailleurs toujours en flammes, menaçant la santé des habitants et les activités de l’aéroport Kangerlussuaq situé non loin.

    Photo satellite prise le 3 août 2017
    Crédits : Landsat USGS © NASA

    Le nombre de feux de brousse touchant la plus grande île du monde a été multiplié depuis 2010 et plus fortement depuis 2015 avec un pic inédit atteint cette année. Cet été, la température tourne autour de 12 °C, des températures anormalement élevées à cette période et dans cette région du globe. Stef Lhermitte, professeur au Delft University of Technology, estime qu’il s’agit ici du « plus grand (feu) jamais enregistré par les satellites depuis 2000 ».

    Alors que les causes du départ de feu restent encore à déterminer, les scientifiques estiment que le réchauffement climatique favorise ce type de catastrophe, car le Groenland est plus connu pour sa calotte polaire ! La fonte de la glace et du pergélisol ont mis à nu la végétation et permis un assèchement de la région. Bien que la végétation du Groenland soit en grande partie composée de toundra (herbes et mousses), de nombreuses zones sont dotées d’une végétation arbustive(bouleaux nains) parfois très dense.

    Par ailleurs, les scientifiques indiquent que ces feux libèrent des quantités importantes de CO2 ainsi que des microparticules noires qui se déposent sur la couche de glace couvrant la région, ce qui a pour effet d’accélérer sa fonte.

    Enfin, le réchauffement climatique apporte chaque année son lot de nouveautés, notamment quelques records atteints récemment dans la vallée de la Mort en Californie (États-Unis) comme l’indique ConsoGlobe. En juillet 2017, la moyenne des températures était de 41,89 °C, ce qui représente le mois le plus chaud jamais enregistré aux États-Unis et dans l’hémisphère nord-occidental.

     

     

    Sources : Le Monde – ConsoGlobe – DN



    Climat : 2050, l'alerte rouge

    Les incendies, la sécheresse et la canicule de cet été pourraient devenir notre quotidien dans les années qui viennent.

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    Et si cet été caniculaire devenait la norme ? C'est ce que prédisent certains climatologues si rien n'est fait pour stopper le réchauffement climatique. Depuis le XIXe siècle, la courbe de la chaleur n'a jamais cessé de grimper. Si cela continue, les records de températures pourraient exploser. Des températures dignes des déserts africains en France.

    Pour que la planète reste vivable

    "Si on réussit à maintenir le réchauffement climatique à deux degrés, on pourra s'y adapter. (...) Si on veut réussir, c'est aujourd'hui qu'il faut agir", déclare le climatologue Jean Jouzel. Dès 2050, les conséquences pourraient être dramatiques. Le niveau de la mer devrait monter de 40 centimètres à un mètre avec, dans ses premières victimes, l'île de Sein en Bretagne. L'intensification des sécheresses frapperait l'agriculture. Pour que le réchauffement climatique ne dépasse pas les deux degrés, il doit diminuer dès 2020. Un ralentissement indispensable pour que la planète reste vivable.

     



    De violents feux de forêt ravagent le sud de l’Europe

    De violents incendies de forêt font rage depuis plusieurs jours dans le sud de l’Europe, notamment au Portugal, en France, en Italie et en Croatie où les flammes ont atteint la banlieue de Split, la deuxième ville du pays.

    Par Afp | 

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    La côte de l’Afriatique (Croatie) en proie aux flammes. De violents incendies de forêt font rage depuis plusieurs jours dans le sud de l’Europe, notamment au Portugal, en France, en Italie et en Croatie. PHOTO AFP

    La côte de l’Afriatique (Croatie) en proie aux flammes. De violents incendies de forêt font rage depuis plusieurs jours dans le sud de l’Europe, notamment au Portugal, en France, en Italie et en Croatie. PHOTO AFP

    En Croatie, plusieurs dizaines de feux de forêt se sont déclarés depuis dimanche dans la région de Split, sur la côte de l’Adriatique, détruisant environ 4.500 hectares de pinède, de broussailles et d’oliviers, selon les services de secours. Environ 80 personnes, principalement des pompiers, ont été légèrement blessées et plusieurs maisons ont brûlé. Environ 400 pompiers et 100 militaires sont mobilisés.

    Lundi soir, l’incendie a atteint la banlieue de Split, détruisant plusieurs voitures et entraînant l’évacuation d’un centre commercial. Une décharge publique a pris feu et la ville était noyée sous une épaisse fumée noire. Les pompiers ont toutefois réussi à prendre le contrôle de l’incendie dans la nuit de lundi à mardi.

     

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    Le sud de l’Europe en flammes

    Au Monténégro voisin, plusieurs autres incendies de forêt ont notamment entraîné l’évacuation d’une centaine de campeurs sur la péninsule de Lustica, dans l’ouest du pays, mais la situation s’améliorait mardi grâce à une accalmie des vents, selon les autorités. Le Monténégro avait lancé lundi un appel à l’aide internationale pour lutter contre les incendies. Ces derniers étaient tous sous contrôle mardi matin, selon les services de secours locaux.

    Au Portugal, où l’incendie de forêt le plus meurtrier de l’histoire récente du pays avait fait 64 morts et 254 blessés fin juin dans la région centrale de Pedrogao Grande, trois incendies majeurs dans le nord mobilisaient à eux seuls mardi près de 1.400 pompiers et une douzaine d’avions ou hélicoptères bombardiers d’eau.

    Celui qui faisait rage depuis dimanche dans la commune d’Alijo, dans le district de Vila Real, était maîtrisé sur 80% de son périmètre mardi matin par près de 600 pompiers, a annoncé la Protection civile. La veille, les flammes avaient redoublé d’intensité et menacé plusieurs habitations. Plusieurs centaines de pompiers luttaient également contre les flammes à Mangualde, près de Viseu, et dans la région de Guarda. Ces régions connaissaient mardi une météo plus clémente, avec des températures maximales qui devaient rester en-dessous des 30°C contre plus de 35°C les jours précédents.

    En Italie, les incendies continuent avec quelque 1.030 interventions des pompiers lundi sur tout le territoire. Une des régions les plus concernées est celle du Latium, autour de Rome, avec notamment l’incendie d’une pinède sur le littoral, un parc naturel très connu des Romains, où un pyromane présumé a été arrêté. Les feux ont été éteints ou maîtrisés après intervention notamment de moyens aériens, hélicoptères ou Canadairs, mais d’autres foyers étaient signalés mardi en Calabre dans la province de Cosenza (sud).

    Le feu a également repris lundi aux abords de Naples, près du quartier résidentiel de Posillipo, qui n’a toutefois pas été évacué. Une personne est morte lundi en tombant de son toit dans la région de Naples après l’avoir escaladé pour se rendre compte de la progression d’un incendie de forêt non loin de son habitation.

    La France n’est pas épargnée

     

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    Les feux se multiplient aussi dans le sud de la France en raison de vents, de la chaleur et de la sécheresse, notamment au nord de la ville de Nice et en Corse. Mardi matin, plus de 450 pompiers luttaient toujours contre un violent feu de forêt au nord de Nice, (sud-est), qui a ravagé 100 hectares mais ne progressait plus.

    Lundi, quelque 200 hectares de maquis ont été détruits à proximité de Bonifacio, en Corse du Sud. Et le week-end dernier, 800 hectares sont partis en fumée près d’Aix-en-Provence (sud-est), un incendie probablement causé par un mégot mal éteint.

     

    Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Incendie




    Nouvel incendie en Corse-du-Sud : déjà 130 hectares détruits

    Un incendie est en cours mardi après-midi entre Loretto di Tallano et Fozzano, en Corse-du-Sud. Le feu a déjà détruit 130 hectares.

    Un bombardier d\'eau au Cap Corse, entre Sisco et Corbara, le 12 août 2017.
    Un bombardier d'eau au Cap Corse, entre Sisco et Corbara, le 12 août 2017. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

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    Un incendie s'est déclaré mardi 15 août dans l'après-midi entre Loreto-di-Tallano, et Fozzano, deux communes de Corse-du-Sud situées à une vingtaine de kilomètres à l'est de Propriano.

    Le feu, survenu à 11h45, a déjà détruit 130 hectares, selon le Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) de Corse-du-Sud. Les flammes ravagent une zone à fort relief, dont l'accès est difficile et ne se fait que par une route départementale.

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    France 3 Corse @FTViaStella

     Loretto di Tallano, 130 ha parcourus, 4 canadairs, 3 trackers et une centaine d'hommes à pied d'oeuvre @sdis2a

     · Paris, France

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    Deux canadairs attendus en renfort

    Les pompiers - une centaine sur place - estiment que le feu ne sera pas maîtrisé avant la nuit. Ils sont aidés par des bombardiers d'eau, des avions de la sécurité civile, et deux canadairs sont attendus. Les renforts envoyés par le continent lors des précédents incendies sont également venus leur prêter main forte. 

    L'île de beauté est particulièrement touchée par les incendies depuis le début de l'été : le Sdis de Haute-Corse a estimé la surface brûlée entre le premier juillet et le 15 août à 4 345 hectares. Pour comparaison, en 2016, à la même période, 900 hectares étaient partis en fumée, soit presque cinq fois moins. Les deux plus gros feux de l'été 2017, déclenchés dans le Cap Corse, près de Sisco et de Pietracorbara, ont dévasté 2 000 hectares à eux seuls en quatre jours. 

     

     

    Grèce : le feu aux portes d’Athènes

    En Grèce, les incendies mobilisent les pompiers et les secours. Un feu se propage aux alentours d’Athènes, la capitale, dans une zone très urbanisée.

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    Impossible à maîtriser depuis 48 heures, un incendie se rapproche d’Athènes. Il est ce lundi 14 août au soir à une quarantaine de kilomètres de la capitale de la Grèce. Plus de 150 pompiers sont mobilisés, appuyés par des avions bombardiers d’eau. Des dizaines de maisons ont déjà été ravagées par des flammes. Ce lundi matin, un village entier de 900 habitants a même été évacué. "C’était un désordre terrible, on pouvait voir des maisons en feu, des gens qui courraient, des gens qui étaient désespérés, c’était le chaos", raconte une habitante.

    Aucun blessé à déplorer

    Depuis dimanche 13 août, la Grèce est le théâtre de 91 feux de forêt. De nouveaux foyers d’incendie se sont déclarés cet après-midi dans le Péloponnèse, et près de Thessalonique. Aucun blessé n’est à déplorer pour l’instant, mais la Grèce vit dans la hantise d’un scénario meurtrier, comme en 2007, lorsque 77 personnes avaient péri.

     



    Incendies: le Portugal demande l'aide de l'Europe

    • Par Le Figaro.fr avec Reuters
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    Le Portugal a sollicité l'aide de ses partenaires européens alors que des milliers de pompiers sont mobilisés pour lutter contre les feux de forêt qui risquent de s'aggraver dans les prochains jours.

    Le temps exceptionnellement chaud et sec depuis le début de l'été a déjà provoqué fin juin l'incendie le plus grave de l'histoire du pays, qui a entraîné la mort de 64 personnes.

    » Lire aussi - Incendie au Portugal: après les larmes, la colère

    La ministre portugaise de l'Intérieur, Constança Urbana de Sousa, a annoncé dimanche avoir demandé "par prudence" l'aide de l'Europe, samedi soir, en raison des prévisions météorologiques défavorables - vent fort et températures élevées - pour les prochains jours.

    Selon les services d'urgence, pas moins de 268 foyers ont démarré samedi, le nombre le plus élevé en une seule journée cette année, et 6.500 pompiers ont été mobilisés pour tenter de les contrôler.

    L'état d'urgence a été décrété dans la région de Coïmbra, dans le centre du pays, alors que le vent devrait s'intensifier dès la fin de la journée de dimanche.

    Plus de 140.000 hectares de forêt ont déjà brûlé cet été au Portugal, plus de trois fois la moyenne annuelle des dix années écoulées, selon les données de l'Union européenne.



     

     

  • Les dernières longueurs.

     

    Un reportage qui me touche beaucoup pour la personnalité et les propos très profonds de la sportive, Aurélie Muller, des émotions très fortes, des analyses pertinentes malgré leurs douleurs,  la nécessité de la reconstruction et le rôle essentiel d'un coach charismatique. 

    Aurélie Muller était médaillée d'or aux JO de Rio sur le 10 kilomètres en eau libre (natation) puis soudainement, elle apprend qu'elle est disqualifiée.

    L'effondrement...

    S'ensuit une longue période de doutes puis la reconstruction sur un projet totalement hors norme : participer à la course en eau libre Santa Fé-Coronda en Argentine, la course la plus longue et la plus difficile au monde....

    En le visionnant, j'ai soudainement eu un flash quant à ma situation personnelle.

    Il me reste deux ans à enseigner. Il y a quelques mois je n'en avais aucunement envie. Aujourd'hui, je sais que ce que je vais faire dans ma classe dépassera tout ce que j'ai fait jusqu'ici. Et là, ça me porte...

    Je pars pour les dernières longueurs et je ne veux rien regretter.

     

     

  • Intelligence émotionnelle

    La roue des émotions : un outil d’intelligence émotionnelle et de non violence pour les enfants

     

    Connaître et accueillir ses émotions est un pilier de la non violence et du bonheur.

    Tant que le cerveau n’a pas atteint sa pleine maturité (pas avant 20 ans, certains chercheurs affirmant même vers 30 ans), les processus de gestion des émotions ne sont pas totalement fonctionnels.

    L’enfant a alors des difficultés à contrôler et maîtriser ses réactions émotionnelles. L’enfant n’est pas en mesure de gérer l’ensemble des émotions qui affluent en lui du fait de l’incomplétude de ses réseaux neuronaux. Le cortex préfrontal est incapable de jouer son rôle de régulateur des émotions fortes.

    L’apprentissage du langage des émotions aura alors sur l’enfant un impact sur son comportement social, et notamment sa capacité à surmonter le stress, à gérer son agressivité et à exprimer ses affects.

    Par ailleurs, un enfant qui enfouit ses émotions, ses peurs, qui ne peut pas manifester sa joie ou sa colère, n’apprend pas à tenir compte de ce que lui ou les autres ressentent. Il ne développe pas d’empathie, pas de bienveillance : ni pour lui-même, ni pour les autres.

    Quand un enfant apprend à repérer ses émotions et à repérer le message envoyé par son corps, il arrive mieux à s’adapter et à comprendre ce qui compte pour lui mais aussi pour les autres.

    La roue des émotions que je vous propose permet de gagner en intelligence émotionnelle. Elle peut servir de boussole interne aux enfants pour mettre des mots sur ce qu’ils ressentent en identifiant les sensations qui accompagnent les émotions et les besoins insatisfaits qui en sont à l’origine. Dans cette roue des émotions, des suggestions sont faites pour combler ces besoins sur lesquels les émotions attirent l’attention.

    roue des émotions enfant

    Cette roue peut être utilisée en classe, à la maison, dans tout groupe d’enfants (centre aéré, périscolaire…) et par toute personne travaillant avec des enfants (orthophonistes, psychomotriciens…). Elle est accessible aux enfants dès 6 ans.

    On peut la proposer sous la forme de jeu et, une fois que les enfants se sont approprié cet outil, on pourra les inviter à l’utiliser en autonomie en cas de tension, de mauvaise humeur, de découragement ou de conflit.

    Ainsi, on pourra introduire cet outil en posant des questions sur les émotions en général, en dehors des moments de « crise » :

    • te souviens-tu d’un moment où tu as ressenti de la colère ? qu’as-tu ressenti dans ton corps ? de quoi aurais-tu eu besoin ? qui peut écouter ta colère ?
    • te souviens-tu d’un moment où tu as ressenti de la peur ? qu’as-tu ressenti dans ton corps ? de quoi aurais-tu eu besoin ? qui peut t’aider et te protéger ?
    • te souviens-tu d’un moment où tu as ressenti de la tristesse ? qu’as-tu ressenti dans ton corps ? qu’est-ce qui t’a rendu.e triste ? de quoi aurais-tu eu besoin ? qui peut te réconforter ?
    • te souviens-tu d’un moment où tu as ressenti de la honte ? qu’as-tu ressenti dans ton corps ? de quoi aurais-tu eu besoin ?
    • te souviens-tu d’un moment où tu as ressenti du dégoût ? qu’as-tu ressenti dans ton corps ? de quoi aurais-tu eu besoin ?
    • te souviens-tu d’un moment où tu as ressenti de la joie ? qu’as-tu ressenti dans ton corps ? de quoi aurais-tu eu besoin ? avec qui peux-tu partager ta joie ? comment peux-tu la maintenir ?

    La roue des émotions pour les enfants en téléchargement gratuit pour impression :  roue des émotions

    la roue des émotions pour enfants