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  • Indications et contre indications au jeûne

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    Accueil  Cure de jeûne  Indications et contre-indications au jeûne

    INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS AU JEÛNE

    Le jeûne est indiqué pour :

    Ci-joint une liste non exhaustive des maladies pour lesquelles le jeûne se montre efficace. 

    Comme le dit le proverbe allemand :

    "Une maladie qui ne peut être soignée par le jeûne ne peut être soignée par rien d'autre."

    Le jeûne en détoxiquant, détoxifiant et "détoxinant" permet une bonne assimilation des matériaux nutritifs nécessaires au corps. C'est pourquoi après quelques jours de jeûne les ongles cassants ou friables deviennent solides et résistants. C'est aussi pourquoi une personne fatiguée retrouve la vitalité après un jeûne.

    En dehors des contre-indications au jeûne, il est très intéressant de jeûner pour se soigner et améliorer sa santé pour un grand nombre de maladies. Dans l'éventail  de celles-ci (ou symptômes), certaines seront améliorées ou stabilisées, d'autres soignées et beaucoup de symptômes disparaitront.

    Nous sommes tous uniques. Et les résultats pour l'un ne sont pas identiques pour l'autre. En effet, plusieurs paramètres entrent en compte dans l'amélioration de sa santé en dehors des bénéfices indiscutables d'un jeûne sur le plan physique et physiologique : l'état émotionnel, la  confiance en soi et en sa capacité et ses propres ressources à s'auto-réguler, l'application d'un réglage alimentaire adapté à chacun, l'activité physique... 

    Nous observons que le jeûne sera d'autant plus efficace s'il est associé à une réflexion globale sur notre hygiène de vie : notre hygiène alimentaire, notre hygiène émotionnelle (nos pensées, nos croyances, nos peurs, nos limites, notre stress...) et notre hygiène en lien avec notre activité physique. Il s'agit de la santé du corps et de l'esprit absolument indissociable.

    En effet, si la maladie s'installe, c'est le plus souvent causée par des erreurs répétées. Il est très important de réfléchir à la globalité de notre hygiène. Le jeûne alors se révèle être un tremplin vers une nouvelle façon de prendre soin de sa santé, se soigner lorsque la maladie est apparue et aussi éviter qu'elle ne réapparaisse. Même si le jeûne en lui-même est très efficace, il est absolument necéssaire de changer son hygiène de vie de façon globale.

    Voir quelques témoignages d'auto-guérison en bas de page. Les personnes qui témoignent sur ce site ne présentent pas la  garantie scientifique que cela fonctionnera pour vous. Mais cela vaut la peine d'essayer !

    Abcès

    Acné

    Acouphènes

    Agueusie (Amélioration du sens du goût)

    Allaitement (Stoppe naturellement la montée de lait)

    Allergies

    Alzheimer

    Aménorrhée

    Amygdalite

    Anémie

    Angine

    Angine de poitrine (angor)

    Aphtes

    Apnée du sommeil

    Appétit

    Athérosclérose 

    Artérite

    Arthrite

    Arthrose

    Asthme

    Atonie gastrique digestion lente

    Audition (amélioration de l'audition)

    Ballonnements

    Bartholinite

    Beauté (peau tendue et rajeunissement)

    Bipolarité

    Bouffées de chaleur

    Boutons de fièvre

    Bradycardie

    Bronchites (aiguës et chroniques)

    Burn-out

    Calculs biliaires

    Calculs rénaux

    Cancer

    Candidose

    Cardiovasculaires (maladies cardiovasculaires)

    Cataracte

    Cellulite

    Chimiothérapie (amélioration des effets secondaire : fatigue, chute de cheveux, vomissements...)

    Chocs psychologiques

    Cholestérol

    Circulation (trouble de la circulation artérielle)

    Cirrhose du foie

    Colibacillose

    Colites

    Colopathies

    Concentration

    Conjonctivites

    Constipation

    Couperose

    Crises hémorroïdaires

    Crohn (maladie de Crohn)

    Cycles menstruel irrégulier ou abondant

    Cystites

    Dartres

    Décalcification

    Déminéralisation

    Dents

    Dépendances

    Dépression

    Diabète type 2

    Diarrhée

    Digestion

    Diverticules

    Douleurs articulaires et musculaires

    Douleurs cervicales

    Drainage

    Drogues (sevrage)

    Dysménorrhées

    Eczéma

    Emphysème

    Engelures

    Entorse

    Épuisement physique et psychique

    Éruptions

    Escarres

    Excroissances de peau

    Extrémités froides

    Fatigue chronique

    Fécondité

    Fibromes

    Fibromyalgie

    Fièvre

    Fistules anales

    Flatulences

    Foie (hépatite C, cancer)

    Foulure

    Frigidité

    Furonculose

    Ganglions

    Gastrite

    Gencives

    Glaucome

    Goitres

    Gorge

    Goutte

    Grippe

    Gros bras

    Grossesse (avant fécondation)

    Hématome

    Hémorroïdes

    Hépatite virale

    Herpès

    Hyperactivité

    Hypercalcémie

    Hypertension

    Hypertrophie de la prostate

    Impuissance

    Incontinence urinaire

    Infections chroniques

    Inflammation du tube digestif

    Insomnie

    Insuffisance cardiaque

    Insuffisance veineuse

    Jambes enflées

    Jambes lourdes

    Jambes sans repos

    Kératites

    Kystes

    Laryngite chronique

    Les troubles du rythme cardiaque

    Libido (augmente la libido)

    Lipomes

    Maigreur (prise du poids après le jeûne)

    Maigrir

    Maladie de Lyme

    Maladie mentale

    Maladies auto-immunes

    Mastose

    Médicament (sevrage)

    Mémoire

    Ménopause

    Migraine

    Mycoses

    Nervosité

    Névralgies dentaires

    Névralgies faciales

    Névrites Obésité

    Odorat (amélioration de l'odorat)

    Œdème

    Ongles (plus durs avec le jeûne)

    Ostéoporose

    Otites à répétition

    Ovaires (douleurs, kystes)

    Ovulation

    Parkinson

    Parodontose

    Peau (plus luminseuse)

    Petite urémie

    Plaies variqueuses

    Poids

    Polyarthrite rhumatoïde

    Polypes de la muqueuse nasale

    Polypes du nez

    Prostate hypertrophie

    Prostate PSA (cancer de la prostate)

    Psoriasis

    Rajeunissement

    Rectocolite

    Règles absentes

    Règles douloureuses

    Régulation du poids

    Rétention d'eau

    Rétinopathie

    Rhinite allergique

    Rhinite chronique

    Rhinite infectieuse

    Rhumatisme articulaire aïgue

    Rhumatismes

    Rhumes

    Rides

    Sciatalgie

    Sclérose en plaques

    Sécheresse vaginale

    Seins (cancer, kystes, mastose)

    Sinusite chronique

    Spasmophilie (avec réglage alimentaire)

    Spondylarthrite

    Spondylarthrite ankylosante

    Stérilité

    Stress

    Sueur

    Surpoids (régulation du poids)

    Syndrome de Dupuytren

    Syndrome de Raynauld

    Syndrome prémenstruel

    Tabagisme (Sevrage)

    Taches de vieillesse

    Tachycardie

    Tendinite

    Trachéite chronique

    Transpiration

    Trouble gastrique

    Tumeurs

    Ulcère au gastro-duodenal

    Ulcère variqueux

    Urticaire

    Varices

    Varicocèles

    Verrues

    Vieillissement cérébral

    Vue (amélioration de la vue)

    Zona

    Maria Buchinger, qui a assisté son père pendant de nombreuses années, lui a un jour posé cette question :  "Que dois-je répondre à tous ceux et celles qui veulent savoir ce que le jeûne peut guérir ?" Et Otto Buchinger répondit : "Demande-moi plutôt ce que le jeûne ne peut pas guérir !  Ce ne sont que quelques maladies : tuberculose, hyperthyroïdie... Dans tous les autres cas, et notamment en cas de maladies chroniques, le jeûne vaut la peine d'être essayé.

    Contre-indications au jeûne :

    Ci-joints les contre-indications au jeûne, contactez-nous si vous souhaitez vous assurer que vous pouvez jeûner :

        Malades épuisés, dévitalisés, grands sous-vitaux anergiques

        Tuberculose pulmonaire

        Myopathie pseudo-paralytique grave (dégénérescence musculaire)

        Diabète maigre, (type1-insulino-dépendant)

        Grande faiblesse avec insuffisance émonctorielle

        Phobie du jeûne

        Néphropathies

        Malades sous médication chimique lourde (voir selon les cas)

        Grossesse (voir selon le cas)

        Carences aiguës en minéraux (voir selon le cas)

        Carence ou faible taux d'albumine, dans ce cas corriger les carences avant de jeûner.

    Le jeûne n'est pas efficace pour :

    1. les personnes qui gardent une mauvaise hygiène de vie entre les jeûnes. En effet les effets bénéfiques du jeûne disparaissent pour les personnes qui après un jeûne se nourrissent mal ou suivent une mauvaise hygiène de vie.
    2. s'il est réalisé et vécu sous la contrainte, la peur, le challenge, ou pour faire plaisir à un ami ou conjoint trop bien intentionné. Les ressentiments, les émotions négatives engendrées alors freinent voire inhibe les bénéfices qu'apporte le jeûne. 

    Témoignages d'auto-guérison par le jeûne :

    Vous trouverez sur le site des témoignages de personnes ayant retrouvé leur santé grâce au jeûne et au changement d'alimentation : Témoignages de jeûneurs ayant retrouvé la santé.

    D'autres témoignages sont parus dans les publications de Shelton ainsi que ceux de Nicole Boudreau. Shelton parle de plus de 10 000 personnes ayant retrouvé la santé à travers le jeûne. En Russie et en Allemagne il existe plus de 10 000 cas d'auto-guérison par le jeûne.

     

  • Pas de bio dans les cantines

    La liste des sénateurs qui ne veulent pas de bio dans les cantines

    Publié Le 28 Mai 2016 à 12h45

     

    Mais qui sont ces sénateurs qui ne veulent pas de bio pour nos enfants ? L'association Agir pour l'Environnement vient de publier la liste des 188 sénateurs qui ont rejeté l'amendement fixant un seuil de 20% de produits bio en restauration collective d'ici à 2020.

    L'association Agir pour l'environnement a publié la liste des sénateurs qui ont voté contre l'amendement rétablissant le seuil de 20% d'aliments issus de l'agriculture biologique dans les cantines publiques (écoles, hôpitaux, maisons de retraites)

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    DOSSIER SPECIAL

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    Le 9 mars 2016, la proposition de loi " visant à favoriser l'ancrage territorial de l'alimentation " de la députée Brigitte Allain, n'a pas été votée au Sénat. Le texte, pourtant adopté à l'unanimité à l'Assemblée nationale, obligeait à introduire 40% de produits locaux et 20% de produits bio dans la restauration collective publique (écoles, maisons de retraite, hôpitaux,..). 188 sénateurs ont voté contre, 149 ont voté pour (6 sénateurs n'ont pas pris part aux votes et 5 se sont abstenus).

    Un décision incompréhensible alors même que 76% des Français souhaitent l'introduction de produits bio en restauration collective (sondage IFOP effectué en janvier 2016) ! D'autant plus que, selon les derniers chiffres de l'Agence bio, les ventes de produits biologiques ont connu une hausse de 14,7% en 2015. Les surfaces en bio ont également bondi de 23,1% en France en 2015, atteignant 1 375 328 hectares.

    Pour dénoncer les sénateurs qui "ont préféré satisfaire les intérêts bien compris du lobby de l'agrochimie", l'association Agir pour l'Environnement a décidé de publier la liste des 188 sénateurs "anti-bio" qui se sont opposés à l'introduction de 20% de bio en restauration collective publique.

    La liste est disponible sur le site reponses.agirpourlenvironnement.org/cantinebio-senateurs. Un moteur de recherche permet de sélectionner votre département pour voir ce qu'ont voté vos sénateurs.

    Dans cette liste, on trouve notamment :

    François Baroin, le président de l'Association des maires de France (AMF) et sénateur de l'Aube (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine)

    Philippe Bas, Sénateur de la Manche (Normandie)

    Serge Dassault, célèbre chef d'entreprise dans l'industrie aéronautique et l'armement, Sénateur de l'Essonne et 5ème fortune de France en 2015 avec une fortune estimée à plus de 17,5 milliards d'euros (selon le journal français Challenges)

    Daniel Chasseing, sénateur de la Corrèze (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes)

    Jean-Claude Gaudin, le Maire de Marseille et sénateur des Bouches-du-Rhône (Provence-Alpes-Côte d'Azur)

    Robert Hue, ancien président du Parti Communiste et Sénateur du Val-d'Oise (Ile-de-France)

    Brigitte Micouleau, Sénatrice de la Haute-Garonne, adjointe au maire de Toulouse chargée des Seniors, et conseillère métropolitaine de Toulouse Métropole.

    Louis Nègre, Sénateur des Alpes-Maritimes (Provence-Alpes-Côte d'Azur), qui est également l'un des rapporteurs de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte

    Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre sous Jacques Chirac, et Sénateur de la Vienne (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes)

    Charles Revet, Sénateur de Seine-Maritime, ancien agriculteur de profession et membre du Groupe d'études "Économie agricole alimentaire" au Sénat

    Catherine Troendlé, Sénateur du Haut-Rhin (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine), nommée déléguée nationale des Républicains chargée de la famille par Nicolas Sarkozy en 2015

    Caroline Cayeux, Sénateur de l'Oise (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), Maire de Beauvais, fille du docteur Pierre Fournier, ancien président du Conseil de l'Ordre des Pharmaciens

    Alain Chatillon, Sénateur de la Haute-Garonne (Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées), qui a fondé en 1972 le groupe Nutrition & Santé, premier fabricant français d'aliments diététiques et biologiques

    Françoise Laborde, Sénatrice de Haute-Garonne, ancienne institutrice et directrice d'école maternelle

    Valerie Létard, Sénatrice du Nord (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), ancienne secrétaire d'État auprès du ministre de l'Écologie (en 2009 et 2010) et chargée des Technologies vertes et des Négociations sur le climat

    Pierre Médevielle, Sénateur de la Haute-Garonne (Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées), membre du Haut Conseil des Biotechnologies en charge notamment d'éclairer la décision publique concernant les organismes génétiquement modifiés (OGM).

    Jean François Husson,  Sénateur de la Meurthe-et-Moselle (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine). En 2012, il a fait partie de la mission commune dʼinformation parlementaire sur les pesticides et leur impact sur la santé et lʼenvironnement. Il préside, depuis février 2015, la commission d'enquête sur le coût économique et financier de la pollution de l'air. Il a été nommé par le président du Sénat membre du comité pour l'économie verte.

    Jacques Genest, sénateur de l'Ardèche (Auvergne-Rhône-Alpes), membre du groupe Chasse et Pêche du Sénat, qui a également voté contre la loi pour la reconquête (la protection et la restauration) de la biodiversité, de la nature et des paysages

    A noter : Chantal Jouanno, Sénatrice de Paris (Ile-de-France), ancienne secrétaire d'État chargée de l'Écologie, co-fondatrice de l'Institut de l'économie circulaire... n'a pas voté.

    "Les parents apprécieront à sa juste valeur le jeu de postures d'une majorité de sénateurs qui se traduit par un rejet d'un objectif qui aurait amené une nourriture de qualité, bio et locale dans l'assiette de leur enfant. A ce jour, la part de la bio en restauration collective ne représente que 2,7% des achats alimentaires, seuil que les sénateurs considèrent manifestement comme " globalement suffisant " !" commente l'association Agir pour l'Environnement dans un communiqué. "Le rejet, par les sénateurs, de ce seuil de 20 % d'aliments bio en restauration collective n'est finalement qu'un épiphénomène, le râle d'un monde qui se meurt. La démocratie réelle est en train de prendre le pas sur ces artifices et faux-semblants démocratiques. Avec la constance et la détermination de celles et ceux qui ont la certitude que le productivisme agricole vit ses dernières heures, que notre avenir mérite mieux que des antibiotiques, des fermes-usines, des pesticides, de la souffrance animale, mal-être professionnel et malbouffe généralisée, nous continuerons à nous engager sans faillir ni faiblir pour une planète vivable. N'hésitez pas à partager ce trombinoscope des anti-bio du Sénat. C'est notre façon d'assurer un minimum de publicité autour de ces votes et se rappeler au bon souvenir d'élus empoussiérés dans des certitudes d'un autre temps".

    Stella Giani

     

  • Vaut mieux en rire

    Education : parlez-vous le nouveau programme ?

    Par  et  —  (mis à jour à )

    A Paris le 1er septembre 2014.
    A Paris le 1er septembre 2014. Photo Thomas Samson. AFP

     

    Rendus publics mi-avril, les textes, qui doivent encore être amendés avant leur entrée en vigueur à la rentrée 2016, ont été moqués pour leur vocabulaire jargonnant. Venez tester votre compréhension de la novlangue éducative.

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       Education : parlez-vous le nouveau programme ?

    Aller directement au quiz

    «Jargon», «termes abscons», «vacuité du vocabulaire» : depuis leur publication, le 13 avril, les nouveaux programmes scolaires font l’objet de critiques virulentes pour leur manque de clarté. Elaborés par le Conseil supérieur des programmes, ces textes, censés guider les enseignants, entreront en vigueur à la rentrée 2016.

    Mais avant cela, ils doivent encore être présentés aux profs, entre le 11 mai et le 12 juin, pour être amendés. Nul doute que des clarifications seront nécessaires.

    Ainsi, la section qui concerne l’enseignement du sport est pour le moins alambiquée. Lundi, le journal de 20 heures de France 2 consacrait un reportage à une obscure formule, régulièrement reprise depuis, qui invite à «traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête» dans un «milieu aquatique profond standardisé». Comprendre : nager dans une piscine.

    Les profs d’EPS ont peu apprécié ce coup de projecteur. Le Snep-FSU, syndicat majoritaire, a ainsi adressé une lettre ouverte à David Pujadas, pour dénoncer une «critique, soi-disant humoristique, ciblée uniquement» sur sa discipline, sur la chaîne publique et dans d’autres médias. Le courrier s’insurge d'«une forme de condescendance et d’ignorance bienséante lorsqu’il s’agit d’EPS et de sport à l’école. Un enseignement se préoccupant du corps (donc considéré comme de bas niveau intellectuel ?) devrait forcément s’écrire dans un langage trivial et non se théoriser».

    Si on parle de «milieu standardisé», c’est pour «rendre explicite le fait qu’on n’apprend pas à nager en rivière par exemple», poursuit le courrier. Cela peut être «bien sûr une piscine, mais aussi un bord de mer calme, sans courant, délimité comme dans les DOM», explique le syndicat. Il existe aussi «des piscines ou des bassins» où «on a pied ! Or, apprendre à nager nécessite de se confronter à la profondeur», ajoute-t-il. «Les programmes devraient d’abord être écrits pour les enseignants», leurs «premiers utilisateurs», pas pour le grand public, estime le syndicat.

    Néanmoins, la ministre de l’Education, Najat Vallaud -Belkacem, et le Conseil supérieur des programmes ont depuis reconnu que ces textes devraient être écrits «dans une langue que tout le monde peut comprendre», selon les termes de la ministre, dans un entretien auPoint. 

    Bon élève, Libération s’est plongé dans les programmes de collège, et en a extrait quelques formules énigmatiques. Saurez-vous les décrypter ?

    Virginie Ballet Gurvan Kristanadjaja

  • Collusions contre le jeûne

    On touche ici à un problème majeur au regard des multinationales agroalimentaires et de leurs comparses pharmaceutiques. Pas question de tirer la sonnette d'alarme au vu du "grand public" et sans une recherche personnelle touchant ce désastre, pas grand-chose ne sort...Les collusions sont très puissantes et profondes et le grand-public a un sacré chemin pour s'en extraire. 



    "Le groupe d'experts britannique Global Panel a publié une étude, relayée par Le Point, détaillant les effets dévastateurs de l'obésité sur la santé publique et l'économie des Etats concernés. Les conclusions indiquent que le pourcentage de personnes en surpoids risque de passer de 1,33 milliard en 2005 à 3.28 milliards en 2030. D'après les chiffres de l'organisation mondiale de la santé (OMS), le surpoids est un fléau sanitaire qui concerne à l'heure actuelle plus de 1,9 milliard de personnes dans le monde, dont 600 millions d'obèses avérés.

    Si la lutte contre le tabagisme, l'alcool et les relations sexuelles non-protégées sont au coeur des préoccupations de santé publique, le nombre de morts liées à ces trois facteurs seraient en réalité inférieur à celui lié à l'obésité. En cause, le grand nombre de conséquences sanitaires d'une mauvaise alimentation sur l'organisme (diabète, maladies cardio-vasculaires, hypertension artérielle, cholestérol)..."

     

    Jeûne intermittent

    Jeûner est une Hérésie selon le Corps Médical Français

    Author Un article de Jérémy Anso   Comments 39 commentaires

    jeune-intermittent-monde-nutritionniste-inra

    2 semaines plus tôt, j’étais sur mon ordinateur portable entouré d’amis pour participer à des batailles sanguinaires virtuelles, quand l’un de mes amis me signale la parution d’un article sur le jeûne dans le très célèbre journal Le Monde (en me faisant croire que j’y étais cité au passage, le fourbe).

    Après la lecture de cet article, intitulé « Le jeûne, en vogue mais controversé, est-il si bon pour la santé ? », je suis finalement heureux de ne pas avoir été cité. Explications.

    Le corps médical français contre le jeûne ?

     

    Dans cet article signé de la journaliste Angela Bolis, nous apprenons que le corps médical français, représenté par un médecin et un nutritionniste, ne « croît guère aux vertus du jeûne ».

    D’après notre journaliste du Monde, toute personne qui se soumet à un jeûne sur plusieurs jours (jusqu’à 7 jours) souffrira de « nausées, maux de tête et de ventre, crampes, essoufflements, palpitations […] » allant même jusqu’à l’évanouissement au bout de 2 à 3 jours nous dit-elle.

    La journaliste a sollicité le Dr Laurence Plumey, un médecin nutritionniste, pour donner son avis sur le bienfondé d’un jeûne, thérapeutique ou non (intermittent ?). Le docteur est catégorique :

    c’est une hérésie.

    Mme Plumey considère que « le corps humain est conçu pour recevoir de la nourriture toutes les quatre heures » et qu’il faut privilégier « le bon sens alimentaire, la constance, l’équilibre ».

    La 2ème personne contactée par Mme Bolis pour écrire cet article est M. Daniel Tomé, qualifié de « nutritionniste à l’INRA ».

    M. Tomé, comme Mme Plumey, n’est pas franchement pour le jeûne, il pense d’ailleurs que cette pratique apporte des risques de carences et possède la « fâcheuse tendance à provoquer l' »effet yo-yo » ». Il conclut que « les bienfaits du jeûne peuvent en effet tout simplement s’expliquer par la perte de poids occasionnée », un « bienfaits de courte durée » nous rappelle le nutritionniste.

    Pour résumer, d’après notre journaliste et les professionnels contactés, le jeûne rendrait malade (au moins au moment de sa réalisation), avec des maux de ventre ou de tête et même des évanouissements. Celui-ci serait également contre nature car l’Homme est conçu pour manger toutes les 4 heures, et finalement, il ne permettrait que de perdre du poids avec un effet « yo-yo » en bout de course !

    Qu’en est-il réellement de cette question de jeûne ? Qui sont ces professionnels contactés par la journaliste ? Ont-ils des connaissances sur le jeûne, ces bienfaits et ces contraintes ? Faut-il réellement manger toutes les 4 heures ?

    On va creuser un peu plus que M. Bolis, du moins, on va essayer.

    …Réponse à l’article du Monde sur le jeûne…

    L’article du Monde apparait vraisemblablement à sens unique. Les deux professionnels sollicités, et même la journaliste, n’apportent aucun élément positif sur le jeûne. Le billet d’aujourd’hui vise à défendre cette pratique très ancienne, à la défendre contre les idées reçues et les attaques sans réelles fondement.

    1er Point : L’avis d’un seul médecin reflète celui du corps médical

    Je vous le rappelle, « globalement, le corps médical ne croit guère aux vertus du jeûne », d’après notre journaliste du Monde. Dans notre situation, le corps médical mentionné est représenté par un médecin nutritionniste et un nutritionniste de l’INRA.

    Un nutritionniste à l’INRA ? Vraiment ? Le terme nutritionniste et INRA (pour l’Institut National de la Recherche Agronomique) dans la même phrase pourrait en faire sourire plus d’un, car l’INRA est à vocation scientifique tandis que le nutritionniste est plutôt à vocation médical.

    Malheureusement pour la journaliste du Monde, le terme de « nutritionniste » est contrôlé par la législation, et n’existe pas sous cette forme seule. En France il est impossible de détenir le titre de nutritionniste, seuls les médecins qui ont suivi une formation supplémentaire en nutrition (comme Mme Plumey) peuvent jouir du titre de « médecin nutritionniste ».

    De façon plus général, les diététiciens sont aujourd’hui appelés diététiciens nutritionnistes, et jamais l’un sans l’autre !

    Pour revenir sur notre « nutritionniste de l’INRA », l’Agence européenne de la sécurité alimentaire (EFSA) mentionne officiellement le parcours professionnel de M. Tomé, et ne met à aucun moment en évidence l’obtention d’un diplôme de diététicien nutritionniste, ou un parcours de médecin suivi d’une formation en diététique.

    M. Tomé est en réalité un scientifique, il est le directeur d’une d’unité de recherche à l’INRA (Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire). Même si les recherches de M. Tomé peuvent avoir des implications dans le domaine médical, il n’est ni nutritionniste, ni médecin et n’appartient donc pas au corps médical.

    Finalement, le corps médical mentionné par Angela Boris n’est représenté que par un seul médecin nutritionniste, et en matière de représentativité, on fait tout de même mieux.

    2ème Point : Il faut manger toutes les 4 heures

    Voici l’affirmation du médecin nutritionniste la plus intrigante dans cet article sur le jeûne. Nous avons l’impression ici qu’il faut absolument désintégrer l’idée de sauter des repas, ou de ne pas manger, car comme notre organisme serait fait pour manger toutes les 4 heures, il faudrait donc lui donner à manger toutes les 4 heures.

    Si vous prenez votre petit-déjeuner à 7h du matin, votre prochain repas devrait se situer aux alentours de 11h. Toujours selon ce schéma, vous devriez manger à 15h (un goûter en somme) puis à 19h le soir. Si vous avez le malheur de vous coucher tard, un 5ème repas peut être envisagé à 23h juste avant de dormir.

    J’ai eu l’occasion d’échanger quelques emails avec M. Plumey à propos de sa position dans l’article du Monde. Dans cet échange, très courtois et intéressant, M. Plumey m’explique pourquoi il faudrait manger toutes les 4 heures, et tiens le même discours que dans l’article du Monde.

    Mais je me pose réellement la question…doit-on réellement manger toutes les 4 heures ou dès que notre ventre « grogne » ?

    Non. Les évidences psychologiques.

    Les progrès de l’agroalimentaire, dans la texture et le goût des aliments, mais également les progrès du marketing, avec des publicités toujours mieux ciblées et mieux conçues, participent à générer une « faim » psychologique omniprésente.

    Aujourd’hui, il est bien difficile de faire la différence entre une vraie faim physiologique, le cri des cellules de notre corps, avec une faim psychologique, le cri des cellules de notre cerveau pour obtenir leur « shoot » quotidien.

    La publicité participe activement à nous montrer en permanence les produits les plus attractifs (généralement les plus sucrés, salés, gras ou industriels) pour nous créer une envie de manger. Le chercheur américain Brian Wansik a démontré par le passé que le simple fait de voir (et d’en avoir accès) des sucreries déclenchent des fringales et augmentent dramatiquement le nombre de calories ingérées [1].

    Il suffit de se promener dans la rue le matin, et d’humer les émanations idylliques des boulangeries pour avoir faim, même après avoir pris un petit-déjeuner (ces odeurs peuvent malgré tout en repousser certains).

    Il est donc évident qu’à notre époque, nos sens n’ont jamais été autant sollicités, et agressés pour tenter de nous faire succomber à chaque instant. Rare sont donc les personnes qui parviennent à faire la différence entre une vraie faim physiologique (le besoin de manger) et une faim psychologique, induit par notre environnement.

    Non. Les évidences biologiques

    Est-ce que la science plaide en faveur d’une multitude de repas ou pas ? Justement, cela tombe bien car j’ai récemment critiqué une étude épidémiologique publiée par l’école de santé publique de Harvard qui s’est intéressée à la fréquence des crises cardiaques et la fréquence des prises alimentaires [2] (voire la note n°1 en bas de page).

    Dans ce papier, les scientifiques n’ont pas pu établir de différence entre les risques de maladies coronariennes et la fréquence des repas, allant de 1 à 2 repas par jour à plus de 6. Autrement dit, manger entre 1 à 2 fois par jour ne changerait rien que de manger 4,5 ou 6 fois par jour pour la santé cardiovasculaire.

    D’ailleurs les professionnels de la musculation avertis affrontent régulièrement ce mythe des multiples repas par jour censés maintenir un fort métabolisme. Ils citent fréquemment une méta-analyse datant de 1997 qui affirme que les études sérieuses et indépendantes sur ce sujet ne montrent aucun effet sur le métabolisme du nombre de repas pris dans la journée [3]

    Conclusions et recommandations

    Il est plutôt regrettable de voir dans l’article du Monde une seule position anti-jeûne de certains professionnels de la santé et du monde scientifique. Même si les longs jeûnes ne sont pas discutés en détail sur ce blog, nous défendons activement le jeûne intermittent (de 16h à 24h de jeûne, parfois plus) qui présente de nombreux avantages sur la santé.

    L’article du Monde fait selon moi un terrible amalgame entre les jeûnes thérapeutiques commerciaux, à tendance spirituelles, avec les jeûnes alternatifs (intermittent ou non) qui se basent sur de la science, et de l’expérience. J’ai bien peur que les lecteurs de cet article classent, à tords, les jeûnes dans leur globalité dans la catégorie mystique et dangereux.

    Et pourtant, au cours de mes recherches sur le jeûne et de mes expérimentations, une forme particulière (intermittente) présente de nombreux avantages, tant au niveau physiologique, cérébrale que corporel.

    L’article du Monde vous parait-il objectif et juste ?


    Note et références

    Note 1. La critique de l’étude de Harvard est disponible ici. Cette critique démontre que les modèles complets des scientifiques ne mettent pas évidence un rôle protecteur des petits-déjeuner sur la fréquence des crises cardiaques.

    1. Wansink, B., J.E. Painter, and Y.-K. Lee, The office candy dish: proximity’s influence on estimated and actual consumption. International Journal of Obesity, 2006. 30(5): p. 871-875.

    2. Tucker, K.L., et al., Effects of beer, wine, and liquor intakes on bone mineral density in older men and women. The American Journal of Clinical Nutrition, 2009. 89(4): p. 1188-1196.

    3. Bland, R.G. and L. Desutter-Grandcolas, An annotated list of Orthoptera from St Eustatius and Saba, Dutch West Indies, with descriptions of two new cricket species (Trigonidiidae, Mogoplistidae). Journal of Orthoptera Research, 2003. 12(2): p. 115-126.

     

     

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    39 commentaires

    • michel PERRIER 10 septembre 2013 à 20 h 17 min

      http://www.arte.tv/fr/le-jeune-une-nouvelle-therapie/6412060.html
      tout est dit des milliers de cas en Russie en Allemagne recencés par des professeurs des medecins mais on est dans des pays ou le pouvoir des labos est moindre
      Vive la France:)
      continue a nous délivrer des réfexions de ce type
      merci
      Michel

      Répondre

    • Mil 10 septembre 2013 à 20 h 32 min

      C’est vraiment d’la merde ce genre d’article..
      Ça fait 2 ans que je pratique le jeune intermittent (16h par jour), jmentraine 5 jours par semaine.
      82 kg de muscle , poids stable depuis des années..
      Aucune carence ni faiblesse quelconque…

      Le plus important est le total calorique apporté chq jour et non la frequence des repas…
      Car c’est clair que s’il se base sur une personne qui bouffe 3 repas de 500kcal chacun et fais un jeune intermittent avec 1 repas de 500kcal par jour…au lieu d’un repas de 1500kcal…il aura forcement les symptomes mentionnés plus haut

      Répondre

      • Mil 11 septembre 2013 à 19 h 43 min

        Oui Sylvain, la marche ça peut aider à ameliorer tes capacités de proprioception du pied.
        La course à pied ( nus ou avc chaussures minimalistes) reste l’ideal , fais une recherche sur le « pose running » ya plein de site et video qui t’expliqueront comment aborder la course pied nu

        Regulierement, jai des remarques sur ma pratique du jeune intermittent, ou ma pratique sportive avec chaussure minimaliste type 5fingers,inov8,…

        Le corps humain a toujours ete habitué a jeuner, rappelez vous de nos ancetres, qui allait chasser tte la journée, et manger seulement le soir… Et couraient pied nu !!

        Répondre

    • DanielleW 10 septembre 2013 à 20 h 53 min

      Et les crises curatives???
      Les malaises sont souvent dus aux toxines extraites des réserves diverses et variées que le le corps élimine à l’occasion du jeûne.
      Cela dit, même si je suis convaincue de longue date par ses bienfaits, je n’ai jamais réussi à faire un jeûne, mais je reste volontiers sans manger jusqu’en milieu d’après-midi.

      Dans le dernier magazine Nexus, un dossier est consacré au respirianisme, ou prânisme.
      Plus fort que le jeûne!!!

      http://www.nexus.fr/index.php?PHPSESSID=11f913a563238e7a5e1dba8c92dc9243

      Et bien sûr d’autres articles passionnants sur la pilule et les mensonges qu’on nous fait avaler depuis 60 ans, ainsi que sur les vaccins!

      Répondre

    • Cloclo 10 septembre 2013 à 21 h 05 min

      Quand les médias s’occuperont-ils intelligemment du contenu de leur colonnes « journalistiques » ?
      Depuis votre dernier article relatif au jeûne, je m’y suis mis et, sur les deux tests de 24 heures, aucun problème de quelque nature que ce soit. Je vais d’ailleurs continuer de jeûner une fois par semaine.
      Merci à vous pour vos articles.

      Répondre

    • Agnes 10 septembre 2013 à 21 h 50 min

      Bonjour,
      Je ne comprends pas bien votre article. Je suis allée lire celui du Monde, et je ne le trouve pas du tout à charge contre le jeûne. Bien au contraire.

      Vous démarrez votre article en déformant le texte : l’évanouissement dont parle la journaliste est celui des symptômes (nausées, étourdissements, etc), pas l’évanouissement du jeûneur. Ce qu’on peut d’ailleurs lire un peu partout dans les témoignages de jeûneurs, il paraît qu’une fois l’acidose du 3ème jour passée, on retrouve la pêche.

      Je suis d’accord sur le fait que la position du corps médical français concernant toute pratique n’incluant pas l’industrie pharmaceutique est, d’une manière générale, plus que déplorable et démontre une mauvaise foi évidente.

      Bref, je trouve quand même que l’auteur de l’article du Monde a une vision positive du jeûne, et minimise les contre-indications infondées des médecins.

      Répondre

      • Jérémy 11 septembre 2013 à 8 h 50 min

        Bonjour Agnès,

        Tu as tout à fait raison pour le début de l’article ! C’est une belle étourderie de ma part dans la lecture de l’article. Mea culpa pour la journaliste et les autres !

        Je te confirme bien qu’après le 3 jours, les symptômes dérangeants disparaissent (d’après le témoignage de Léa, une jeûneuse du blog)

        Merci de ton intervention. J

        Répondre

      • Léa 12 septembre 2013 à 2 h 29 min

        Bonjour Agnès et Jérémy

        Je me suis fait les mêmes réflexions que toi, Agnès, lorsque j’ai lu l’article du Monde en entier et finalement cet article me parait laisser une impression globale plutôt positive du jeûne (si l’on ne tient pas compte du titre), notamment en commençant par affirmer qu’  » il est possible de ne rien manger pendant une semaine sans dépérir, tout en marchant plusieurs heures par jour  » et en finissant sur une note plutôt positive qui invite à la réflexion avec la métaphore de Panacée et Hygie. Pour ce qui est de l’évanouissement, j’avais compris la même chose que Jérémy :-/ … Mais c’est finalement tout à l’honneur de la journaliste de parler du fait que les « effets secondaires » du jeûne disparaissent au bout de 3 jours et je confirme !

        En revanche, je suis d’accord toi, Jérémy, sur les 2 principaux points que tu soulignes.
        Du coup, pour répondre à ta question  » L’article du Monde vous parait-il objectif et juste ? « , l’article manque effectivement d’objectivité dans le fait de ne citer qu’1 médecin pour représenter le corps médical.
        Pour ce qui est de la nécessité de manger toutes les 4h, la journaliste ne fait que CITER le médecin en question donc je ne considère pas que cela soit un manque d’objectivité de sa part. On peut donc reprocher à la journaliste de ne citer uniquement les propos du Dr Plumey, qui, en plus, affirment une absurdité (à mon sens, mais je crois qu’on est d’accord sur ce point). En parlant d’absurdités, l’effet yoyo dont parle le « nutritionniste de l’INRA » est aussi selon moi une absurdité : les quelques personnes que je connaisse qui pratiquent ou on pratiqué le jeune n’ont jamais subit d’effet yoyo et les jeunes de plusieurs jours peuvent même être une solution à long terme pour perdre du (beaucoup de) poids (ma mère a réussi à perdre 18kg de manière régulière, sans effet yoyo, en un an grâce au jeûne, ce qu’elle n’avait jamais réussi à faire en faisant des régimes).
        Pour finir, ce qui m’a finalement le plus déçu dans cet article, c’est son titre ! Il me déçoit beaucoup car il fournit d’emblée une vision négative du jeûne en suggérant qu’il serait mauvais pour la santé et ne reflète donc pas, d’après moi, le message général du texte. Et c’est bien dommage car les personnes qui ne lisent que le titre sont beaucoup plus nombreuses que celles qui lisent l’article en entier !

        Léa

        Répondre

        • Léa 12 septembre 2013 à 2 h 35 min

          PS à Jérémy : je crois qu’il y a une erreur dans ta ref n°3 ;-)

          Répondre

    • Jerome 10 septembre 2013 à 21 h 59 min

      Bonjour Jérémy,

      Merci pour cette analyse juste et documentée contrairement à certains journalistes qui nous manipulent avec des informations à sens unique.

      La question serait de savoir si ces donneurs d’avis (ou de leçons) ont déjà essayé le jeûne pour pouvoir parler de ses effets, je n’en suis pas certains!

      Penses tu que la mono-diète (fruits ou légumes) peut être une alternative au jeune pour commencer?

      Répondre

    • Laponico 10 septembre 2013 à 22 h 55 min

      C’est intéressant.
      C’est comme la course (running) avec des chaussures dites « minimalistes » (oui, rien a voir avec le jeune, ou le repas). La majorité des médecins sont contres, et pensent qu’il faut courir avec des chaussures amorties sinon il y a des blessures.
      Mais les pro minimalistes insistent sur le fait que les blessures sont causées par une façon de courir, et qu’en minimaliste, on réapprend à courir. On ne se blesse donc pu…pareil, car le fait d’avoir habitué son pied a courir avec des chaussures avec beaucoup d’amortis (pour le sport et tous les jours, avec souvent des talons en plus) fait qu’on a tout à réapprendre : mollets a remuscler, pieds à fortifier…donc risques de blessures !
      Il suffit donc de faire une transition, indispensable et réapprendre à courir (j’ai écris un article sur mon site si vous voulez plus d’explications).
      Bref, pour faire le lien avec le jeune et cet article, c’est ce côté je donne mon avis, je suis sur de mon avis, mais au final je ne me suis pas renseigné plus que ça, et surtout je ne donne pas toute les informations…
      Bref, merci pour cet article (et ces articles en général), c’est génial de pouvoir avoir ces critiques !

      Répondre

      • Sylvain 11 septembre 2013 à 0 h 47 min

        Je m’intéresse justement à la transition vers la course à pieds (comme) pieds nus.

        Marcher pieds nus, très souvent, est-ce que ça peut aider ? Enfin, j’ai une paire de vibramFF pour la ville, que je mets pour aller au boulot.

        J’ai tenté de courir avec mes vibramFF 5 mn, j’arrive pas à chopper le coup sain, j’ai lu Born to run, le bouquin de Dubois et Brossard, mais dur dur d’y arriver.

        Répondre

        • Laponico 16 septembre 2013 à 23 h 17 min

          J’ai vu plusieurs fois qu’il fallait effectivement déjà commencer par marcher le plus souvent pieds nus. Chez moi, je ne met plus de chaussons, j’essaye un max d’être en chaussettes, et cet été dehors j’ai essayé de rester au maximum pieds nus, où en tongs.
          Après quand tu cours, il ne faut pas courir comme avec des chaussures: poser l’avant du pied et non le talon, faire des petites foulées. Un peu comme le font naturellement les enfants finalement ! perso, je courrais plus ou moins comme ça avec mes chaussures à amorti !
          Ne pas essayer d’aller trop vite, mais plutôt faire des petites séances avec les Vibram sur du macadam où tu ne devras penser qu’a tes pieds !

          Répondre

    • Bonnie Dubé 11 septembre 2013 à 5 h 27 min

      Intéressant ton article tout le monde devrais faire un jeune une fois par semaine de toute
      façon une bonne fois la nourriture va manquer et ils auront pas le choix.

      Ça rends pas malade même le pape François nous a demander de faire le jeune pour ce qui
      arrive en Syrie. Tout le monde seraient malade si on pouvait pas .

      Répondre

    • ANSO Monique de Plum 11 septembre 2013 à 11 h 15 min

      Je pense sérieusement que l’on est bien plus malade en mangeant trop que jeuner un ou plusieurs jours quand on jeûne on est bien on élimine toutes ses cochonneries accumulées par de la nourriture plus ou moins « saine » en fait le corps respire et se sent bien il devient plus léger mais dans mon cas ce n’est pas du tout pour mincir car de ce côté là ca va c’est une philosophie de la vie tout comme le naturisme la permaculture etc esprit sain dans corps sain c’est la devis n’est ce pas?

      Répondre

    • Françoise 11 septembre 2013 à 19 h 24 min

      Bonjour, je m’intéresse beaucoup à la nutrition et lis depuis peu vos articles. Concernant la préconisation de manger toutes les 4 h, elle s’adresse surtout à des personnes qui ne gèrent pas toujours bien les quantités ni leur sentiment de satiété. Il vaut mieux une collation protéinée en milieu d’après midi, plutôt que de grignoter n’importe quoi à 18h, de préférence du gras et du sucré, ou manger trop au repas suivant.
      Votre blog s’adresse surtout à des personnes qui sont à l’écoute des signaux de leur corps , ce qui n’est malheureusement pas le cas de la majorité des gens.
      S’il vous plaît, prenez un peu de recul. A être trop excessif, vous risquez de vous décrédibiliser.
      Cordialement

      Répondre

      • Jérémy 11 septembre 2013 à 19 h 55 min

        Bonjour Françoise,

        Je comprends bien vos remarques, et je dirais que non, mon blog et mes articles ne s’adressent pas uniquement aux personnes à l’écoute de leur corps. Le blog s’adresse à n’importe qui capable de se poser des questions sur son alimentation, son comportement ou autre.

        Je suis surpris de lire la recommandation de prendre une collation protéinée en milieu d’après-midi.. Un oeuf ? De la viande ? Je ne pense honnêtement pas qu’il y est beaucoup de personnes qui souhaitent et qui voudraient bien prendre « une collation protéinée ». Avez-vous des exemples en particulier ?

        Le sentiment de satiété se travaille comme tout. Apprendre à manger lentement, reposer une fourchette entre deux bouchés, prendre au moins 20 minutes pour manger… Ce n’est pas quelque chose d’insurmontable, mais qui peut se réaliser progressivement, et par tout le monde. Quand je dis tout le monde, je parle bien entendu de la majorité, et non des cas exceptionnel qui ne pourront jamais surmonter ces obstacles à cause de problèmes psycho, profonds, multiples et que sais-je encore

        Répondre

        • Françoise 11 septembre 2013 à 22 h 03 min

          Il n’y a pas que dans la viande et les œufs qu’il y a des protéines! On peut prendre du fromage blanc si on consomme des produits laitiers ( entre 7 et 8 g pour 100g) ou bien 3 ou 4 noix…
          On peut aussi prendre des encas Herbalife qui apporte 10g de protéines par portion.
          Je suis coach nutrition et je suis assez surprise et consternée du manque de connaissance des personnes concernant l’alimentation. Et assez peu sont en demande de comprendre, la plupart souhaite surtout un resultat, càd une perte de poids. Il y a un grand travail d’information à faire. L’industrie agro-alimentaire a encore de beaux jours devant elle.

          Répondre

          • Jérémy 12 septembre 2013 à 9 h 44 min

            Françoise,

            Un fromage blanc au travail, en pleine après-midi ? Est-ce réalisable par la majorité des personnes qui travaillent en France ?

            Mon blog se place, ou tente, de s’ancrer dans la réalité que vivent les consommateurs au quotidien. J’ose vous rappeler que les noix ne contiennent que peu de protéines, c’est principalement un apport gras et faut-il encore que ces noix soient nature,

  • Le "conatus" de Spinoza

    « On ne désire pas une chose parce qu'elle est bonne, c'est parce que nous la désirons que nous la trouvons bonne ». Spinoza


    C'est donc bien le désir qui produit les valeurs et non l'inverse. Mais alors, si on transpose cette idée fondamentale au rapport entre l'élève et l'école, dès lors que le désir n'existe pas ou PLUS, il arrive immanquablement, comme l'explique le philosophe, que la tristesse (affect) l'emporte sur la joie et bien souvent, cette tristesse ne sera pas exprimée ouvertement. L'enfant en la réprimant succombera à la colère. (agitation, rébellion, déconcentration, désinvestissement, perturbation...)....

    "Le concept de conatus est lié, chez Spinoza au couple constitué de deux affects joie et tristesse. Tout « facteur » qui vient augmenter notre puissance d'exister, et donc favoriser notre conatus, provoque inévitablement en nous un affect de joie. Inversement, tout facteur réduisant notre puissance d'exister provoque immanquablement de la tristesse." http://sfreydier.canalblog.com/archives/2012/02/17/24909495.html


     

    Je me souviens d'une discussion en classe, c'était en 2010.......

     

     

    Le désir de l'école.

    •  

    "Mais moi, l'école, ça ne me manque pas du tout. Et je ne la désire pas."

    Inutile de préciser que cette phrase lancée par un élève me tourneboule depuis deux jours.

    S'il n'y a pas de manque, il ne peut y avoir de désir. Mais pourquoi ce manque ne s'éveille-t-il pas ?

    Je ne garde que la conclusion d'un long échange avec les enfants. Une idée principale qui est ressortie de façon générale.

    Le plus difficile avec l'école, c'est de n'être jamais autorisé à profiter du présent...

    Dès qu'un apprentissage est fini, un autre commence.

    Dès qu'une leçon est apprise, une autre arrive.

    Dès qu'un contrôle est passé, un autre se prépare.

    Dès qu'une année est finie, une autre se présente.

    Il n'y a pas de présent dans cette course en avant, ce qui revient à priver l'enfant de la satisfaction. D'autant plus qu'il n'y avait pas en lui de manque ni par conséquent de désir. L'école n'est qu'un labeur constant qui n'autorise que subrepticement le contentement. La pression revient immanquablement à la charge.

    On voit dès lors l'importance du Maître. Il est le seul à pouvoir déclencher ce manque essentiel. Qu'un désir s'éveille, que le labeur devienne plaisir, que l'énergie ne soit pas constamment projetée vers l'avenir mais dans la jouissance de l'instant, dans le bonheur d'apprendre, sans qu'aucune sanction ne vienne salir ce bonheur.

    On voit dès lors l'incongruité du systéme. Des notes, des contrôles, des bulletins, des appréciations, des sanctions arbitraires, des jugements subjectifs, tous les "Peut mieux faire" qui rappellent que la vie est à venir, que le futur est un présent insaisissable, qu'il faut travailler encore et encore pour s'approcher de ce fameux seuil de réussite cher au système.

    "Tu seras un Homme mon fils," disait Kipling.

    -Est-ce que ça donne le droit au système de m'arracher à ma vie d'enfant."

    L'enfant est là. Et pas dans cet avenir d'adulte.   

    Ce sytème révèle avant tout l'incapacité des adultes à générer en l'enfant un manque de connaissances, un désir d'apprendre, une énergie à utiliser pour être celui qui sait et en profite et non, uniquement, celui qui doit savoir, le regard fixé vers l'horizon à atteindre.

    On en revient à cet épouvantable espoir que l'on martèle dans des esprits malléables. Cette idée que la vie est à venir, qu'il faut gagner sa vie, qu'il faut préparer sa retraite, qu'il faut réserver son caveau. Jusqu'à en oublier d'être là.  

    L'école en devient finalement un aprrentissage de toutes les dérives spirituelles de l'individu.

    Ça me mine au plus profond.

    Pour ma part, je pense que le mal est fait à l'école élémentaire, qu'il est renforcé par le collège et trouve son aboutissement au lycée. C'est une oeuvre de désintégration de l'individu.

    Comment des parents pourraient-ils s'investir dans le respect de l'école quand ils ont eux-mêmes été démolis par cette école, qu'ils le sont encore par le jugement inique d'une partie des enseignants? Il faut arrêter de dire que les parents n'éduquent pas leurs enfants. Aucun parent n'est satisfait de la révolte et de l'échec scolaire de leurs enfants. Eux aussi, ils en souffrent. Et de toute façon, mettre les parents au pilori ne les incitera jamais à soutenir les professeurs. Celui qui est condamné ne sera jamais le soutien de ses juges.

    Que l'école reconnaisse ses erreurs serait déjà un pas immense, qu'elle reconnaisse qu'elle n'est plus un sanctuaire mais un tribunal, qu'elle admette qu'elle doit revoir à la base même son fonctionnement, que les enseignants apprennent à vivre avec les jeunes et non "contre" les jeunes.
     

    Le projet de classe est le seul moyen de créer le "manque" favorable à un désir. Que ce projet soit associé à la vie du jeune et non le support à un enseignement didactique. C'est la motivation le moteur et non la peur de la sanction à travers la compétition. Il n'y a aucune sanction à donner quand on travaille en osmose. C'est un accompagnement et non un rapport de force.

    Je n'ai plus confiance dans la majorité des enseignants. Ils sont bien plus responsables de la situation que les familles elles-mêmes. Le rejet du problème sur les autres est une pratique ancestrale. Ça n'a jamais rien changé. Lorsque des parents sont obligés d'aller chercher de l'aide en dehors de l'institution, c'est que celle-ci n'assure plus sa mission. 

    Il ne s'agit plus de changer de techniques d'apprentissage, de calendrier scolaire, de formation des professeurs mais bien d'établir QUI mérite d'entrer dans cette fonction ? C'est au départ que ça se joue. Mais pour établir quels sont les critères de sélection des futurs enseignants, encore faut-il que le projet éducatif soit entièrement reconstruit. Et ça, personne ne le veut.

      

    Le fait par exemple que les enseignants soient recrutés avec un master est un non sens absolu étant donné qu'on va chercher les enseignants parmi ceux qui ont supporté le système...Et qui ont oublié depuis longtemps leur propre parcours à l'école élémentaire. Recruter après le BAC était bien plus favorable...Et largement suffisant, techniquement, pour enseigner à de jeunes enfants. Une formation dans la psychologie de l'enfance me semble être un critère essentiel aujourd'hui. Au lieu de cela on retrouve des adultes ayant passé un master en SVT, histoire, Anglais, mathématiques, lettres modernes, architecture byzantine ou reproduction des mouches drosophiles......

    Où est l'intérêt ? Est-ce que ces gens se sont interrogés sur l'importance spirituelle de ce métier, sur le développement de l'enfant, sur l'accompagnement indispensable et non l'élaboration de critères sélectifs ? On nous demande de faire des évaluations alors qu'on ne connaît même pas les enfants qu'on évalue...On ne connaît que leur capacité à entrer dans un cadre restrictif.

    La complexification artificielle des méthodes du primaire est une absurdité. Ça n'a rien de compliqué d'apprendre à lire, à compter. Ça n'est pas la technique qui importe mais l'énergie, l'amour, la patience, l'attention, l'empathie qu'on y met. Ça ne sert à rien de faire de la linguistique avant, absolument à rien. Comme ça ne sert à rien de faire des maths en fac pour aller apprendre la multiplication. C'est comme si on demandait à un bûcheron de savoir faire un meuble Louis XVI avant de tronçonner un chêne.
    C'est la formation de "l'individu-enseignant" qu'il faut entièrement reprendre, le contenant et pas le contenu. 


     

    Le haut niveau d'étude éloigne l'individu de la sphère enfantine. Dès lors, il agit comme un technicien certain de ses compétences intellectuelles au lieu d'être un individu aimant et sensible à cette sphère enfantine. L'essentiel dans un apprentissage est de comprendre le fonctionnement de l'enfant au lieu de vouloir le faire entrer dans un fonctionnemendt d'adulte. Ressentir l'enfant au lieu d'être un technicien. Entrer dans sa sphère au lieu de chercher à le faire entrer dans un espace hermétique pour lui. L'enseignant qui comprend l'enfant l'amène à se comprendre lui-même. Dès lors, il ne s'agit pas d'être enfermé dans un fonctionnement stéréotypé mais de briser en soi ce carcan de certitudes. Plus on croit savoir et moins on est apte à apprendre. Apprendre pour soi comme apprendre aux autres. Il faut se vider de soi pour devenir "l'enfant" et l'amener en tant que compagnon de cordée à avancer. Il n'y a pas le maître et loin derrière lui un groupe d'enfants épuisés mais un ensemble homogène avançant conjointement vers un but.

    Le maître qui fait la trace en oubliant la réalité du groupe affaiblit la classe entière parce qu'elle n'existe pas. Elle n'est plus qu'un ensemble de techniques privée de sa condition humaine.

    Le bonheur de suivre un Guide de Hautes Montagnes, c'est de se servir des connaissances qu'il dispense pour apprécier encore davantage la beauté des lieux et de se sentir soi-même en "croissance", en progrès, en marche et non à l'arrêt ou même en marche arrière. S'il n'y a pas de la part du Guide le moindre amour envers ses "clients", la moindre bienveillance, le respect le plus profond, malgré les faiblesses, les peurs, les incertitudes ou l'inconscience, alors, il n'y a pas de cordées. Il n'y a que des individus qui cherchent à sortir de cette situation le plus vite possible... 


  • Antonio Damasio : émotions et sentiments

    Antonio Damasio.

     

    L’erreur de Descartes (1995) ; 

     

    Le sentiment même de soi (1999) ; 

     

    Spinoza avait raison (2003)

     

    https://osp.revues.org/748

    Paris : Odile Jacob

    Arnaud Grandguillaume and Charles Piroux

    p. 477-479

    Bibliographical reference

    Paris : Odile Jacob

    Paris : Odile Jacob

    Paris : Odile Jacob

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    1) Dans son premier livre qui l’a fait connaître au grand public, intitulé « L’erreur de Descartes », Antonio Damasio traite du rôle de l’émotion et du sentiment dans la prise de décision, en faisant référence à la théorie fonctionnaliste de W. James. Son deuxième livre, « le sentiment même de soi », nous éclaire sur le rôle des émotions et des sentiments dans la construction du soi. Enfin, dans son dernier ouvrage, « Spinoza avait raison », l’auteur concentre son propos sur les sentiments eux-mêmes ; il s’efforce de les définir et d’expliquer leur contribution à l’expérience humaine.

    2) Dans « l’erreur de Descartes », A. Damasio apporte une vision originale sur la manière dont les émotions se manifestent dans les inter-relations étroites qu’entretiennent le corps et le cerveau dans la perception des objets. En s’appuyant sur l’étude de cas « Phinéas Gage », l’auteur se propose de montrer comment les émotions permettent de nous adapter à l’environnement et pourquoi « pour le bon et le moins bon » elles font partie de la raison (contrairement à ce qu’indique une certaine culture classique cartésienne, d’où le titre évocateur du livre). Phinéas Gage travaillait dans la construction des chemins de fer de l’Ouest américain au siècle dernier. À la suite d’un accident d’explosif, une barre à mine lui traversa la boîte crânienne. Gage sortit miraculeusement vivant de ce drame, mais en changeant radicalement de personnalité : l’homme, qui était apprécié et respecté avant l’accident, devint, à la suite de celui-ci, asocial et très mal habile dans ses choix de vie. En étudiant les conséquences neuropsychologiques de la lésion cérébrale de Gage, il apparaît que celui-ci avait perdu le respect des conventions sociales et des règles morales antérieurement apprises, alors même que ni les fonctions intellectuelles fondamentales, ni le langage n’avaient semblé compromis. Pour Damasio, le « cas Gage » illustre idéalement comment la lésion d’une partie de la région préfrontale (ventro-médiane) perturbe significativement l’émotivité, ce type d’atteinte ayant pour conséquences d’abolir la capacité de bien programmer ses actions dans l’avenir, de se conduire adroitement en fonction des règles sociales antérieurement apprises et enfin de faire des choix susceptibles d’être plus avantageux pour sa survie. Ainsi, grâce à l’apport de la neuropathologie, on peut appuyer l’idée selon laquelle le cerveau a pour caractéristique de permettre d’anticiper l’avenir et de former des plans d’action, ceci en s’appuyant sur l’orchestration fine de l’émotion. En effet, l’émotion donnerait du poids aux différentes solutions d’avenir en termes de survie et d’intérêt propre, ceci en s’appuyant sur le marquage émotionnel factuel acquis par la personne et sur le marquage émotionnel inné de son espèce. Pour étayer sa démonstration générale, Damasio avance, dans la première partie de son livre, que les circuits neuronaux, qui sont à la base de la perception des émotions, sont localisés dans le système limbique, mais aussi dans certaines zones du cortex pré-frontal, tout autant que dans les régions du cerveau où se projettent et sont intégrés les signaux en provenance du corps. Dans une seconde partie, l’auteur tente de montrer que la perception des émotions correspondrait à l’information sensorielle provenant d’une certaine partie du paysage corporel, à un instant t. La juxtaposition de cet état à un événement non corporel, la perception d’un objet extérieur par exemple, revêtirait alors cet évènement d’une « qualité » bonne ou mauvaise en fonction de l’information provenant du corps : la capacité de percevoir des émotions représentant un mécanisme d’évaluation de la qualité des relations entre l’organisme et les objets (concrets ou abstraits), une valeur cognitive serait donc attribuée aux émotions, selon cette théorie dite « des moyens somatiques ». Enfin, dans la troisième partie de l’ouvrage, Damasio termine sa démonstration en précisant comment le corps fournit un contenu fondamental aux représentations mentales. Celui-ci constitue le cadre de référence de notre représentation du monde, de notre relation à ce dernier : les représentations fondamentales du corps en train d’agir forment un cadre spatial et temporel stable, sur lequel les autres représentations pourraient s’appuyer. Ainsi, le fait d’exister précéderait celui de penser, contrairement à ce qu’indique la pensée cartésienne.

    3) Malgré l’originalité de « L’erreur de Descartes » et la richesse de son exposé, la théorie d’Antonio Damasio n’allait pas jusqu’au bout de l’explication du ressenti émotionnel car elle n’expliquait pas comment le sentiment devient connu de l’organisme qui ressent. Dans son deuxième livre, intitulé « Le sentiment même de soi », Damasio s’attache à combler cette lacune : il se propose de comprendre comment les individus s’avancent dans la pleine lumière de la conscience, en examinant les circonstances biologiques et émotionnelles qui permettent la transition cruciale de l’état d’insu à l’état de connaissance, et ceci en prenant pour toile de fond le sentiment même de soi, partie indispensable de l’esprit conscient. Pour comprendre ce processus fluctuant, le neuropsychologue affine la conceptualisation du soi pour les notions de « proto soi » (le soi le plus primaire, inconscient et qui s’inscrit dans tout le corps de façon dynamique grâce aux structures cérébrales vitales et anciennes au niveau phylogénétique), de « soi central » (en simplifiant : le soi ressenti actuel « ici et maintenant ») et de « soi autobiographique » (le soi passé et futur, enrichi de toute la perspective individuelle et factuelle) ; les deux premiers soi (proto soi et soi central) constituant la « conscience noyau » et les deux derniers soi (soi central et soi autobiographique) constituant la « conscience étendue ». En s’appuyant sur les principes de l’homéostasie, Damasio pense que la conscience – définie pour les besoins opérationnels de ses recherches comme la connaissance immédiate que possède un organisme de soi et de ce qui l’environne – est une plaque tournante dans l’évolution, en continuité des processus émotionnels. Dans le prolongement de ces derniers en effet, les processus conscients sont chargés de permettre à l’organisme individuel de faire face à des évolutions imprévues dans son environnement, de sorte que les conditions fondamentales de la survie continuent d’être remplies. En s’appuyant sur le corps biologique, l’esprit tire son origine du fonctionnement narratif du cerveau, qui établit des comptes-rendus, des relations entre l’organisme et les objets (les objets traités par l’organisme fonctionnant à l’intérieur de celui-ci comme des inducteurs émotionnels de conscience, l’esprit quant à lui correspondant à l’animation vive et synthétique des relations du corps à l’objet). Ainsi, raconter des histoires semble une caractéristique inconsciente et naturelle du cerveau, qui replace alors l’organisme et les objets de conscience dans un contexte personnel et subjectif, le ressenti intime du sentiment même de soi, en fonction du marquage somatique émotionnel passé (génétique et acquis), mais aussi, c’est un point important, en fonction des perspectives d’avenir. Selon cette logique temporelle mixte, les modifications du soi au cours d’une vie ne dépendraient pas seulement du remodelage conscient et inconscient du passé, mais aussi de la mise en place de la reconfiguration des perspectives d’avenir, l’un des facteurs clefs de l’évolution du soi tenant à l’équilibre qui s’instaure entre ces deux déterminations, le passé vécu et l’anticipation du futur. En poursuivant cette perspective d’homéostasie corporelle et mentale, les scénarii qui s’établissent sous forme de désirs, de souhaits, d’objectifs et d’obligations exercent à chaque instant une influence. Ils contribuent aussi à remodeler les expériences du passé, consciemment et inconsciemment, ainsi que la personne que chacun pense être, instant après instant. Ainsi, grâce à la richesse de l’imagination humaine, le scénario de la vie de chaque individu s’écrit en versions multiples, tout en s’accordant constamment dans l’ombre avec la sélection qui convient le mieux à un soi unique et unifié. Grâce au sentiment même de soi, le soi et la subjectivité prennent forme au contact de l’objet. Ces sentiments s’enrichissent avec l’échange, l’expérience et la culture, mais ils s’enracinent toujours profondément dans le corps biologique et se développent donc toujours sous ses auspices. Ce mécanisme subtil, qui évalue la probabilité que les scénarii retenus favorisent la continuité historique du soi à travers le temps, permet aux créatures dotées d’une conscience évoluée de faire le lien entre le monde de la régulation homéostatique et celui des créations imaginaires, et ainsi d’étendre leur pouvoir d’anticipation et de créativité afin de vivre de façon satisfaisante, voire de changer les conditions de leur existence.

    4) Dans son troisième ouvrage intitulé « Spinoza avait raison », Antonio Damasio reprend sa théorie évolutionniste et homéostatique de l’émotion pour affiner la compréhension des sentiments et leur signification universelle. L’auteur poursuit le développement de sa thèse dans deux directions. D’abord, il fait référence aux découvertes neuroscientifiques les plus récentes. Ensuite, il établit un lien original avec la philosophie de Spinoza. À travers ces deux éclairages, Damasio reprend l’idée essentielle selon laquelle la vie représente un acte complexe où les sentiments sont l’expression de la lutte pour atteindre l’équilibre. L’esprit existe pour le corps : ils composent ensemble un organisme qui tend à se préserver et à atteindre le bien-être via les émotions et les sentiments (« the brain’s body-furnished, body-minded mind is a servant of the whole body »). Le sentiment même de soi oriente le processus de planification mentale vers la satisfaction de ce besoin essentiel, qui s’apparente au fameux « conatus » spinoziste. Le neuropsychologue américain d’origine portugaise, pragmatique mais humaniste, rejoint ainsi partiellement la philosophie de Spinoza qui fait des émotions et des sentiments un moyen de nourrir la vie. À la toute fin de l’ouvrage, Damasio envisage de façon positive mais mesurée quelques avancées en matière thérapeutique et même sociale que pourraient permettre les neurosciences nouvelles.

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    References

    Bibliographical reference

    Arnaud Grandguillaume and Charles Piroux, « A. Damasio. L’erreur de Descartes(1995) ; Le sentiment même de soi (1999) ; Spinoza avait raison (2003) »,L'orientation scolaire et professionnelle, 33/3 | 2004, 477-479.

    Electronic reference

    Arnaud Grandguillaume and Charles Piroux, « A. Damasio. L’erreur de Descartes(1995) ; Le sentiment même de soi (1999) ; Spinoza avait raison (2003) »,L'orientation scolaire et professionnelle [Online], 33/3 | 2004, Online since 28 September 2009, connection on 03 October 2016. URL : http://osp.revues.org/748

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    Arnaud Grandguillaume

    Charles Piroux

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    © Tous droits réservés

  • Sur l'empathie et la CNV (vidéo)

     

    L'empathie et la CNV (Communication Non Violente)

    Ce qui devrait être connu de tous les enseignants

    Ce qui devrait être enseigné dans la formation continue.

    Ce qui devrait être enseigné à tous les parents.

     

    Ce que les Ministres successifs de l'éducation nationale s'efforcent d'ignorer. Ils en connaissent bien entendu les fondements mais savent que pour les appliquer, il faudrait revoir intégralement le fonctionnement de l'institution.

    Quand j'ai commencé ma carrière d'instituteur, vingt-cinq élèves dans une classe, c'était un "gros effectif" et les classes à cours multiples n'atteignaient jamais ce seuil. Aujourd'hui, c'est devenu une "chance", là où le seuil de trente enfants est devenu la "norme" et parfois avec deux ou même trois cours.

    Alors, dans ces conditions, tout ce qui est dit ici, sur l'empathie et la CNV relève de l'utopie, et même avec toute la volonté du monde. 

  • Nobel de médecine : l'autophagie

    J'ai présenté brièvement le principe de l'autophagie dans le cas du jeûne et c'est très bien que ça soit mis sous les feux des projecteurs.

     

    L'autophagie dans le jeûne (1)

    L'autophagie dans le jeûne (2)


     

    Nobel de médecine : qu'est-ce que l'autophagie ?

     

    INTERVIEW. Patrick Auberger explique pourquoi les travaux de Yoshinori Ohsumi vont révolutionner le traitement des cancers et des maladies neurodégénératives.

     

    PROPOS RECUEILLIS PAR 

    Modifié le  - Publié le  | Le Point.fr

    Le Japonais Yoshinori Ohsumi est le Prix Nobel de médecine 2016 pour ses travaux sur l'autophagie.

    Le Japonais Yoshinori Ohsumi est le Prix Nobel de médecine 2016 pour ses travaux sur l'autophagie. © Junko Ozaki/AP/SIPA

     

    L'autophagie est un mot peu connu du grand public. Pour les scientifiques du monde entier, en revanche, ce vocable est source d'intérêt croissant depuis des années. Car, comme l'a souligné le jury Nobel, « les mutations des gènes de l'autophagie peuvent provoquer des maladies et le processus autophagique est impliqué dans plusieurs affections comme le cancer et les maladies neurologiques ». Explications avec Patrick Auberger, directeur de recherche Inserm, qui dirige le C3M à Nice (Centre méditerranéen de médecine moléculaire) et travaille notamment sur le cancer et les maladies métaboliques.

    Le Point.fr : L'attribution du prix Nobel de médecine 2016 à Yoshinori Ohsumi vous a-t-elle surprise ?

    Patrick Auberger : Pas du tout. Yoshinori Ohsumi fait partie des chercheurs les plus reconnus dans le domaine de l'autophagie. L'intérêt pour ce processus cellulaire ne cesse de croître dans le monde depuis quelques années. Sa compréhension va permettre des avancées spectaculaires dans plusieurs domaines des pathologies humains, dont le cancer et les maladies neurodégénératives. Yoshinori Ohsumi a découvert de nombreuses protéines qui participent à ce processus, les protéines ATG. Il a montré que l'autophagie se passait en plusieurs étapes avec des formations de complexes protéiques qu'il a bien caractérisés. Il a été un contributeur extrêmement important dans le domaine.

    Peut-on comparer l'autophagie à l'apoptose, dont on parle beaucoup depuis un certain temps ?

    Non, même si ces deux processus de dégradation coopèrent très souvent dans une cellule. L'apoptose, c'est la mort cellulaire programmée, un peu comme la chute des feuilles en automne. Autophagie, ça veut dire se digérer soi-même. Ce mécanisme est aussi programmé, mais il est très différent. L'autophagie est activée par exemple par un jeûne, donc un stress nutritionnel. Il se forme alors dans la cellule des membranes et des vésicules dans lesquelles les protéines seront dégradées. Le matériel cellulaire va être « intelligemment » dégradé et restitué sous la forme d'acides aminés, de lipides, de sucres, pour permettre à la cellule d'enclencher un certain nombre de processus et donc de survivre dans des conditions difficiles. C'est pareil lors d'une chimiothérapie anticancéreuse. En d'autres termes, avec ce mécanisme, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

     La question est de savoir quand il faut favoriser l'autophagie ou au contraire l’inhiber 

    Ces travaux vont-ils aider à mieux soigner certaines maladies ?

    Oui, mais il ne faut pas oublier que l'autophagie peut avoir à la fois un rôle bénéfique ou un rôle délétère. Toute la question est de savoir quand il faut la favoriser ou au contraire l'inhiber, à quel moment et pour quel type de pathologie. Par exemple, en cas de cancer, il est utile de la bloquer. Plusieurs essais cliniques sont en cours avec des inhibiteurs de l'autophagie en complément de chimiothérapies classiques. Idem pour lutter contre les rejets de greffes d'organes. En revanche, dans les maladies neurodégénératives, il y a formation d'agrégats protéiques qui sont éliminés par autophagie, et là, ce processus est peut-être bénéfique. Il faut l'activer. Reste maintenant à bien connaître les éventuels effets secondaires de ces actions sur les mécanismes d'autophagie.