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  • "Dieu n'est pas phénoménal"

    Dieu n'est pas phénoménal

     

    http://patriceweisz.blogspot.fr/2006/12/notes-bibliographiques.html

     

    "Bonjour et bienvenue sur ce blog

     

    Si vous refusez comme moi la nécessité scientifique d'un monde absurde ;

    Si vous n'acceptez pas que le hasard soit considéré comme une cause agissante ;

    Si vous tentez d'imaginer que notre monde (non restreint à l'univers observable) est causal mais que vous tenez aussi à votre libre-arbitre ;

    Si vous n’aimez pas faire intervenir de façon trop triviale un Dieu à la volonté insondable pour expliquer ce qui vous échappe ;

    Si ce que je vous dis ici vous parle ;

    Alors soyez les bienvenus :

    nous sommes sur la même longueur d'onde pour tenter d'imaginer, ensemble, autre chose réconciliant ce que nous proposent la science et la religion d'aujourd'hui dans leur opposition manichéenne."


    Patrice Weisz

    5- Hasard et Principe Anthropique

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    "Ce que pensait Roger" de John Updike

    Il est temps de parler un peu de ces livres merveilleux cités en référence à la fin de cet ouvrage. Je n’ai pas mis tous les livres que j’ai lus, simplement j’ai essayé de me souvenir de ceux qui m’ont marqué d’un intérêt particulier. Ils sont pour moi l’occasion de m’en servir comme point de départ pour développer quelques réflexions.
    Parmi les nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique que j’ai mis dans la bibliographie, il y a curieusement 2 ou 3 romans amusants ou instructifs et « Ce que pensait Roger » de John Updike en fait partie. 

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    John Updike
    Pourquoi ce choix ?
    En fait à côté de l’intrigue divertissante qui tourne en gros autour de la libido d’un quinquagénaire, il y a un débat fort intéressant entre un professeur de théologie étant frappé du doute et un scientifique qui essaie de prouver l’existence de Dieu à travers la singularité « anormale » des principales constantes rencontrées en physique. Nous parlerons effectivement de ce point de vue dans le chapitre consacré aux unités de Planck.

    Des valeurs inexplicables

    Mais de quoi s’agit-il exactement ?
    Cela me donne ici l’occasion d’exposer quelques questions non résolues posées par la cosmologie moderne et qui demandent quelques éclaircissements.
    Notre univers observable est caractérisé par un ensemble de constantes universelles et les valeurs mesurées de ses composants. Il s’agit de c la vitesse de la lumière, de h la constante de Planck, de la masse de l’électron, etc... Toutes ces valeurs sont mesurées et définissent un modèle mathématique de l’univers qui permet d’en faire des simulations informatiques. Si on modifie l’une de ses valeurs d’une petite quantité, alors on obtient un univers totalement différent du notre.
    Et on ne trouve aucune explication plausible à l’obtention de ces valeurs.
    C’est comme si elles avaient été judicieusement choisies parmi les milliards de milliards de combinaisons possibles. Donc cela frappe l’entendement. La probabilité de tomber par hasard sur des valeurs qui marchent est si faible que cela rend le hasard douteux....

    Tout ouvrage démontre un ouvrier

    Donc le scientifique de John Updike y voit là autre chose que le hasard : la trace de Dieu et ainsi une preuve « observable » de son existence. 
    Ce raisonnement est une version plus moderne du Grand Horloger de Voltaire.
    livre patrice6_html_4e35bd94François Marie Arouet dit Voltaire (1694-1778)






     

    En apercevant l’ordre, les lois mécaniques et géométriques qui règnent dans l’univers, je suis saisi d’admiration et de respect. Si les ouvrages des hommes me forcent à reconnaître en nous une intelligence, je dois en reconnaître une bien supérieure agissant dans la multitude de tant d’ouvrages. J’admets cette intelligence suprême sans craindre que jamais on puisse me faire changer d’opinion. Rien n’ébranle en moi cet axiome : tout ouvrage démontre un ouvrier «

    Le seul raisonnement trouvé pour expliquer cela par les scientifiques non croyants est ce que l’on appelle le principe anthropique : j'y reviendrais, mais pour l'instant, il suffit de se dire que ce principe définit le raisonnement suivant :
    Les seules valeurs possibles des constantes de notre univers sont celles permettant l’avènement de l’homme car sinon il ne serait pas là en train d'en parler. 
    i.e. : D'autres valeurs définissent peut-être d'autres univers dans lesquels la race humaine n'existe pas, et donc personne n'y formule ce type de question !
    A l’ère du déterminisme on voit là une entorse à tous les raisonnements modernes et à toute la rationalité ambiante.
    On peut aussi y lire un raisonnement « fataliste » qui trouve la cause du Big-Bang dans son futur « humain ».
    Les valeurs physiques adoptées dès la genèse de l’univers (la théorie du Big-Bang) sont justifiées par ce qui va s’y passer quelques milliards d’années après, créant ainsi les conditions indispensables à la vie.
    Le principe de causalité nécessitant que la cause soit antérieure à l’effet paraît totalement inversé ici sans choquer personne. Ce principe est repris par les plus grands physiciens actuels qui s’en satisfont sans y voir de contradiction.

    Avec le temps, tout arrive par hasard

    Donc il y a deux attitudes possibles :

    1. Voir dans cette cohérence incroyable de valeurs la main de Dieu comme dans le roman de John Updike
    1. Remplacer le grand Horloger par le Hasard (comme d’habitude, non ?) en évoquant l’hypothèse d’une successions infinie d’univers sans vie auto-créés avec toutes les valeurs possibles jusqu’à tomber par hasard sur celui permettant l’avènement de la vie, mais aussi de l’homme en tant qu’observateur. 
    2. On peut aussi dans le cadre de la physique quantique, non pas mettre en série ces univers mais plutôt les mettre en parallèle (voir la Théorie des Univers parallèles* de Hugues Everett) ce qui ne change pas grand chose. L’avantage étant de réduire la durée temporelle théorique nécessaire. Tous les univers possibles co-existent (on appelle cela des multivers*), certaines valeurs des paramètres cosmologiques engendrent des mondes sans vie, et d'autres permettent la venue de l'homme : c'est dans ceux là que nous sommes et que nous regardons la valeur des constantes de l'univers, nécessairement les bonnes pour que l'homme puisse y exister.

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    Hugh Everett(1930-1982)
    Je vous laisse choisir l’hypothèse la plus plausible...Pour ma part je me suis lassé des raisonnements du type :

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    Ce singe va-t-il réussir à écrire Notre-Dame de Paris avant de mourir ?
    « Mettez un chimpanzé devant une machine à écrire, au bout d’un temps suffisamment long il finira par hasard à écrire Notre-Dame de Paris ! »
    Vous y croyez-vous ?
    En toute modestie, je veux bien reconnaître avoir du mal à appréhender des durées de milliards et de milliards d’années car n’étant qu’un être humain ma capacité naturelle me pousse à m’approprier des durées de l’ordre de celle d’une vie humaine.
    C’est alors mon propre entendement qui trouve ses limites et qui est ainsi heurté par l’infinité potentielle du temps.
    En fait, là où certains voient Dieu, d’autres remplacent cela par le Hasard, aidé par beaucoup beaucoup, beaucoup de temps, autant qu'il en faut pour couvrir toutes les possibilités... Et le tour est joué ! Avec ce principe, on prend n'importe quelle hypothèse la plus farfelue et comme dans l'infini temporel (qui n'est que théorique) tout peut et doit arriver parce que sinon ce n'est pas l'infini, alors même le plus invraisemblable doit aussi survenir. C'est exactement selon cette même explication scientifique « élaborée » que l'on prédit qu'un jour les poules auront des dents !
    Cette explication n'est pas très crédible car elle reste une démonstration théorique, basée sur des concepts inventés par l’homme, qui ne peut hélas ni se prouver ni s'expérimenter. De plus elle s'articule sur l'existence théorique de l'infini du temps.
    Il faudrait donc aussi que le temps puisse exister durant cette longue période d’essais successifs. J’y reviendrais. 

    Les univers parallèles

    A moins d'opter pour les multivers et faire le grand saut conceptuel : nous sommes présent dans une quasi-infinité d'univers ayant entre eux comme différences de toutes petites variations infinitésimales, de façon à ce que toutes ces variantes recouvrent toutes les possibilités de choix qu'offre le hasard. Du coup celui-ci s'élimine car chaque histoire d'univers devient unique. Quand il y a un choix possible, et cela peut arriver au niveau de chacune des particules de l'univers, alors celui-ci bifurque et donne plusieurs univers de façon à ce que tous les cas de figures existent vraiment. On peut voir un multivers comme un vaste complexe déjà déployé dans lequel toutes les possibilités sont déjà réalisées dans tous les univers possibles. Complexe au sein duquel nous naviguons en prenant un chemin qui ne nous montre qu'une seule réalité, les autres plans ne nous étant pas accessibles. En supposant en chaque instant un choix binaire, alors il existe deux univers réalisant ces deux choix. Donc tout arrive en même temps : il y a donc un univers dans lequel un singe a tapé notre-dame de Paris du premier coup pour, beaucoup, beaucoup d'autres univers dans lesquels ce même singe clôné n'a produit qu'une longue suite de lettres sans queue ni tête. 
    La théorie des univers parallèles élimine ainsi la nécessité d'un infini temporel pour laisser au hasard aveugle le temps de fabriquer quelque chose ressemblant à ce que l'on a sous les yeux. 
    Il n'y a alors qu'une seule durée de temps nécessaire : celle de l'âge de notre univers, puisque les essais ne sont pas successifs mais simultanés. Néanmoins cela est rendu possible en perdant l'unicité de notre univers et en le remplaçant par une quasi-infinité de toutes ses variations possibles. La fantastique explosion combinatoire qui en découle n'est pas forcément plus satisfaisante intellectuellement pour le commun des mortels et ne saurait guère qu'apaiser les seuls esprits pétris des hautes jongleries abstraites que les mathématiques favorisent. 

    Le Googol

    On estime en plaisantant que le nombre d'univers composant un multivers est un « googol » soit un 1 suivi de cent zéros : 
    Un GOOGOL=
    «10000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000 ».
    A titre anecdotique, le googol dont le nom a été trouvé par le fils de neuf ans du mathématicien Edward Kasner a servi pour nommer le fameux moteur de rechercheGoogle
    Edward Kasner a aussi crée le nom GOOGOLPLEX, un 1 suivi de googol zéros, mais se nombre est tellement gigantesque qu'en admettant que chaque particule de l'univers connu serve à codifier un zéro, l'univers serait encore trop petit pour pouvoir le représenter en totalité.

    Ceci m’amène sans transition à une autre conversation captivante que deux protagonistes du livre de John Updike tiennent au cours d’un cocktail, dans ce roman au demeurant très croustillant (mais cette fois pour d'autres raisons nettement plus terriennes...) :

    Comment tout peut exister à partir de rien ?

    Dans cette conversation faussement mondaine, ce qui est intéressant et que je vous résume ici, c’est l’évocation de structures originelles de l’univers qui ont tellement peu de propriétés (en mathématique on appelle cela les ensembles de Borel) que même la distance entre deux points ne peut y être définie. Car une distance est une relation de propriété entre deux éléments d'un ensemble qui doit pour pouvoir être définie répondre à quelques critères géométriques élémentaires.
    Soit d une distance sur un ensemble E permettant d'effectuer une mesure, alors pour tout couple (x,y) de points de E,
    Il faut que d(x,y)=d(y,x) relation de symétrie
    Il faut que si d(x,y)=0 alors x=y séparation
    Il faut de plus que pour tout (x,y,z) dans E,
    d(x,z) <= d(x,y) + d(y,z) inégalité triangulaire
    Si on peut définir d dans E alors l'ensemble E s'appelle un espace métrique et il est mesurable
    Mais s'il ne répond pas à cette définition, alors on est en présence d'un « espace » bizarre dont la géométrie (ou la topologie) est très anarchique.
    Imaginons une sorte d'espace dans lequel on peut avoir une distance nulle entre deux éléments différents : cela veut dire qu'ils sont confondus au même endroit sans être identiques. De la même façon, si le temps n'est pas mesurable, alors aucune chronologie temporelle ne peut y être défini : tous les instants y sont confondus ou des éléments différents sont tous au même endroit, etc.. La géométrie de l'univers pré-Big-Bang ne permettrait pas encore de raisonner en terme d'espace-temps, car ni l'espace, ni le temps, au sens où nous les entendons, n'existeraient encore. On peut donc considérer que l'espace-temps de notre univers a démarré au moment du Big-Bang, à partir d'une géométrie chaotique non mesurable, donc sans dimension, à l'image d'un point purement géométrique sans étendue quantifiable.
    En relativité, le temps est une distance de même nature que l’espace. L'espace-temps étant un continuum non-séparable dans lequel mathématiquement on peut se déplacer sans direction privilégiée.
    Mais si on se trouve dans une sorte de magma originel non suffisamment élaboré, et que même la distance ne peut s'y définir, le temps lui-même n’existe pas encore en tant que dimension structurée.
    En d’autres termes l’espace et le temps sont nés d’un même point où tout était confondu, puis une géométrie s'est déployée en augmentant de volume jusqu'à séparer les lieux et les instants, permettant bien plus tard la venue des premiers grains de matière. Ceci est bien entendu une façon de voir les choses en utilisant une image géométrique, un modèle simpliste se voulant plus pédagogique que réaliste.
    Le «avant» et le «après» ne peuvent se définir que si le temps lui-même existe, c'est-à-dire si des écarts de temps peuvent être mesurés et ordonnés de façon à constituer une chronologie.

    Avant le Big-Bang

    Donc la question «Qu’y avait-il avant le Big-Bang ?» perd d’un certain point de vue tout son sens, 
    Et là se trouve vraisemblablement aussi une des clés de compréhension de notre monde.
    Comment imaginer une succession de milliards de milliards d’univers durant, chacun, des milliards d'années, fruits du hasard, et se succédant ainsi, jusqu’à tomber sur les bonnes valeurs du notre, si le temps ne pouvait pas exister avant celui ci ? 
    Faut-il alors penser que tout a commencé en même temps que le temps du Big-Bang ?
    Ou que le temps physique du Big-Bang n'est pas le seul temps , et qu'il s'inscrit dans un temps plus vaste et infini mais non mesurable ? Une sorte de « pré-temps » associé à aucune géométrie le rendant mesurable...
    Ou alors que le temps n'existe pas tout simplement ?

    Big-Bang et Big-Crunch

    Mais il reste encore, car les scientifiques ont réponse à tout, la théorie des cycles de contractions et d’expansions de l’univers (Big-Bang et Big-Crunch).
    A chaque contraction, l’espace et le temps re-fusionnent en un point jusqu’au prochain Big-Bang.
    La contraction n’étant possible qu’au-delà d’une certaine masse d’énergie critique afin que la force d’attraction gravitationnelle puisse au bout d’un moment contrecarrer l’expansion de l’univers. 

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    Calcul de la masse manquante de l'univers
    D’où les programmes de recherche de la masse manquante ou de la matière noire, afin de tenter de boucler les cycles d'univers et ne pas finir dans un univers froid et immobile. Tous les calculs d'évaluation de la masse totale de la matière visible de l'univers donnent des valeurs en-deçà des valeurs critiques nécessaires au comportement cyclique de l'univers. Car si l'univers en expansion se refroidit jusqu'à un immobilisme complet, sans plus aucun mouvement, alors le temps s'arrêtera aussi car sans mouvement, pas de temps qui s'écoule...
    Et il deviendrait alors assez délicat de soutenir qu'il y a eu pleins d'univers avant nous, ayant parfaitement exécuté des cycles d'expansion et de contraction jusqu'au notre (le seul que nous connaissions). Si le notre s'arrête en mourant à la fin de la première phase, et n'a pas les caractéristiques énergétiques pour se re-contracter, cela ne rend pas cette hypothèse très crédible, car cela supposerait que l'univers précédent aurait contenu plus d'énergie que le notre, ce qui remet en cause le principe de la conservation d'énergie sur lequel précisément tous les calculs d'astrophysiques reposent...A moins qu'il y ait des fuites énergétiques alimentant d'autres univers par le principe des vases communicants, auquel cas on ne peut alors rien prédire du tout !
    Et sans solution physique, tout l’édifice savant s’effondre et le principe anthropique avec. 
    Et le mystère des données constitutives exceptionnelles de notre univers restera alors entier ! Et lespectre de Dieu risque donc de refaire son apparition tant redoutée par les scientifiques.
    En prenant un peu de recul, on se rend compte que tout cela n’est que pure spéculation théorique induite par le comportement et la limitation des modèles mathématiques d’univers, et n’a rien à voir avec sa nature réelle qu'ils ne font qu'approcher avec plus ou moins de bonheur.

    Le polynôme de Lagrange

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    Joseph Louis, comte de Lagrange (1736-1813)
    Pour conclure : en mathématique, l’étude du polynôme de Lagrange m’a fortement interpellé.
    Le brillant mathématicien Joseph Louis, comte de Lagrange a trouvé dans les années 1770, parmi d'autres résultats remarquables à son actif, comment construire une équation polynomiale à partir d’un nombre quelconque de points. La particularité de la courbe de cette équation est qu’elle passe par tous les points qui sont donnés. 

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    Interpolation avec le polynôme de Lagrange
    Si on a 2 points, le polynôme de Lagrange donne la droite passant par ces deux points, si on en a 3, le polynôme de Lagrange donne l’équation de la parabole passant par ces 3 points, etc.. Il s'agit donc d'une interpolation polynomiale exacte, dans la mesure où la courbe de la fonction trouvée passe systématiquement par les points qui sont donnés pour la définir.
    On peut se servir de cette analogie pour mieux comprendre comment fonctionne la modélisation mathématique du monde :
    L’observation scientifique des phénomènes de notre univers nous donne N points, alors les mathématiciens construisent des modèles passant par ces N points d’observation.
    Les physiciens construisent des théories en utilisant ces modèles mathématiques et en les plaquant sur la réalité observée. La compatibilité des théories avec les observations existantes est testée.
    Pour cela il faut que la théorie puisse prédire des données observables auxquelles on pourra la comparer. Il faut donc que cette théorie soit falsifiable au sens de Karl Popper, c'est à dire qu'il y ait un moyen de la tester et de la prendre, le cas échéant, en défaut. Il faut trouver un moyen de pouvoir laréfuter en faisant une expérience qui peut l'invalider ou la conforter.

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    Karl Popper

    La falsifiabilité des théories scientifiques

    Cette notion de falsifiabilité (on aurait dû dire en français réfutabilité, mais le terme anglais s'est déjà imposé) est très importante, et hélas fait que nombre de théories non testables empiriquement, ne sont pas prises au sérieux ou sont reconnues comme non scientifiques. 
    C'est d'ailleurs le critère de démarcation entre science et métaphysique de Karl Popper
    En revanche les théories testables et donc réfutables, ont du coup l'avantage d'être opérationnelles, car nécessairement prédictibles.
    Ensuite, si la théorie est bonne, on s’en sert pour prédire d’autres points non encore observés ; on imagine des expériences permettant de les révéler et on teste à nouveau. Si les tests s’avèrent incompatibles avec la théorie, celle-ci est invalidée , dans le cas contraire, elle est corroborée...jusqu'à tomber sur un point qui ne marche pas. Les théories sont donc en sursis permanent, elles sont vraies jusqu'à preuve du contraire !
    Et voilà.
    Les théories sont en quelque sorte de grands polynômes de Lagrange, construites pour être compatibles avec les données de l’observation.
    Hélas, la courbe peut passer à côté d’un point existant mais non encore observé qui remettrait à lui seul radicalement en cause son équation et sa logique.

    La limitation de la condition humaine

    De plus dans l’immensité du monde, le nombre d’observations possibles est forcément dérisoire et limité par nos capacités d’observation. Le type de modèle mathématique que l’on peut trouver est lui aussi forcément limité par nos capacités d’entendement et l'imagination certes très fertile mais néanmoins simplement humaine des chercheurs de tous bords. Donc on ne peut rendre compte, par l'observation empirique du monde, de tout ce qu'il contient. Ce qui fait que la science n'aura jamais finie de se rapprocher de la réalité, dans une quête sans fin de l'approximation la plus fidèle possible, mais inévitablement tronquée.
    La logique mathématique engendrée par les modèles existants aboutit à des hypothèses qui sont discutées et étudiées très sérieusement. 
    Les limites des modèles engendrent des paradoxes qui défient l’entendement, car trop souvent ces modèles sont assimilés à la réalité. Mais un plan infini ne se réduit pas à une courbe passant par quelques points, et il y a dans le vaste univers, des points que l'on ne pourra jamais connaître, alors nos polynômes de Lagrange n'y passeront pas !
    En conséquence, la réalité profonde du monde, « la chose en soi » ne peut être contenue dans les équations mathématiques passant par les quelques phénomènes qui nous sont donnés d’observer.
    Pour aller encore plus loin, Emmanuel Kant a dit fort justement :

     

    « L’espace et le temps sont deux modalités de notre entendement ».

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    Le grand Emmanuel Kant (1724-1804)

    Ce que l’on pourrait traduire par le fait que ce ne sont pas des propriétés appartenant à notre monde, mais plutôt des représentations structurellement liées à l’architecture de notre entendement et dont on ne peut pas sortir.
    Donc, en synthèse :
    C’est l’homme qui projette, sur le monde des phénomènes, sa propre façon d’appréhender les choses, à travers les modèles qu’il invente à partir de ses observations, pour pouvoir se les rendre compréhensibles et ainsi s’approprier la réalité sensible.
    Du coup les paradoxes liés au temps, à l’infini, etc.. évoqués plus haut ne sont que pures élucubrations intellectuelles induites par le regard forcément réducteur que l’on porte sur l’Etre et non liées à sa vraie nature. Ces paradoxes sont d'origine mathématique car ils portent sur une représentation mathématique du monde.
    Les réponses que l’on peut alors apporter sur le plan scientifique ou métaphysique ne peuvent être prises pour une réalité objective mais sont dictées de façon incontournable par notre condition humaine.
    La réalité sensible construite par l’homme prend ainsi sa source dans les spécificités de la conscience humaine qui se retrouve alors être à l’origine de toute cosmologie possible, scientifique ou religieuse, sans pour autant que l’une ait droit de préséance sur l’autre. Les théories scientifiques deviennent donc des théories sur l'information que l'on peut extraire du monde plutôt que sur le monde lui-même.
    La science est assise sur des critères d'inter-subjectivité, a une réelle opératibilité, mais en aucun cas ne peut prétendre à être objective ou posséder une quelconque vérité découlant de ses modèles.
    Elle peut par contre se targuer d’avoir une cohérence interne structurelle certaine, induite par le langage mathématique, et aussi une compatibilité avec les données restreintes de l’observation de certains phénomènes, mais ne peut prétendre aller plus loin.
    La science n’est qu’une point de vue particulier très convaincant de notre univers observable issu de l’esprit humain, qu’il serait absurde de rejeter, mais qui reste insuffisant pour comprendre l'essence du monde. Il est donc nécessaire d'y apporter d'autres points de vue complémentaires ne laissant pas autant la spiritualité de côté, avec comme contrainte constructive que ces différents points de vue n’entrent pas en contradiction.
    Patrice Weisz

     

     

  • Le principe anthropique fort

    C'est sidérant d'imaginer que parfois les humains qui ont un peu de temps à consacrer à la lecture ne savent pas vers quel sujet se porter au point qu'ils vont allumer la télévision. Sur la problématique du principe anthropique, il existe des quantités d'articles sur le net et sans même avoir une quelconque intention d'affirmer quoique ce soit, il semble tout de même que l'émergence de la Vie représente un sujet honorable pour qui dispose de quelques minutes, voire de quelques heures... Juste pour se poser la question : "Mais bon sang, pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien et comment c'est possible que je sois là à me poser cette question ?".........

    Dans l'idée d'un hasard créateur de l'Univers, il est incontournable d'envisager dès lors l'existence d'autres Univers parallèles. (10 puissance 60)...

    Dans l'idée d'une nécessité, il est inévitable d'accepter le principe créateur. Celui-ci est réprésenté par les lois physiques de la Nature et non pas un Dieu à l'image de l'homme...

    http://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/anthropic.html

    "Si la densité critique de l'Univers avait été un tant soit peu différente, l'Univers n'aurait jamais évolué jusqu'à l'état actuel. Une seconde après le Big Bang, l'Univers était déjà en équilibre et l'écart avec le seuil critique était de 10 puissance 15... Si l'Univers est tel qu'il est aujourd'hui, c'est justement parce que les constantes de couplage qui mesurent l'influence des différentes interactions ont été ajustées avec une précision telle qu'on peut réellement se demander quel mystère se cache sous cette précision d'horloger...Hubert Reeves a démontré et d'autres astrophysiciens également, qu'à l'époque de la genèse de l'Univers, la moindre déviance des constantes de couplage aurait provoqué l'instabilité des nucléons et aurait condamné l'évolution cosmique..."

    Quelle est la différence entre le principe anthropique faible et le principe anthropique fort ?

    "Le principe anthropique se trouve dans la reconnaissance du fait qu’un nombre limité d’univers possibles (parmi tous les univers théoriquement possibles) sont favorables à l’émergence de la vie. Le principe dit faible propose que l’univers que nous habitons doit avoir les caractéristiques d’un univers permettant notre évolution, et donc l’observation de ce même phénomène. Ce principe est généralement admis par les philosophes et par les astronomes. Le principe dit fort, énoncé par Brandon Carter, est plus spéculatif. Étant données toutes les coïncidences dans la nature, apparemment sans connections entre elles, et qui ont donné lieu à l’émergence de la vie, l’univers DOIT promouvoir le développement des observateurs. Autrement dit, le principe anthropique fort propose une forme de destin universel où la présence éventuelle de l’observateur est nécessaire, tandis que le principe anthropique faible propose que seulement un univers habitable par la conscience pourrait être observé. "


     

    http://www.atoi2voir.com/spiritualite/temoignages-sur-dieu/temoignages-existence-de-dieu-science-et-foi/1120-je-ne-crois-pas-au-hasard-dans-lunivers/

    L’astrophysicien Trinh Xuan Thuan explique comment il ne croit plus au hasard, mais en une intelligence qui a créé l’univers : Dieu

    Trinh Xuan Thuan

    L’astrophysicien Trinh Xuan Thuan nous explique une constatation acceptée par tous les chercheurs, appelée principe anthropique : « l’univers se trouve avoir, très exactement, les propriétés requises pour engendrer un être capable de conscience et d’intelligence (l’homme) ».

    Il se base sur un impressionnant calcul de probabilité : «Les astrophysiciens peuvent jouer aux dieux créateurs en construisant des modèles d’univers, chacun avec sa propre combinaison de constantes et de conditions initiales, grâce à la puissance des ordinateurs modernes. La question … qu’ils se sont posée pour chaque modèle d’univers est : héberge-t-il la vie et la conscience après une évolution de 13,7 milliards d’années ? La réponse est … : la vaste majorité des univers possède une combinaison perdante (…) – sauf le nôtre (…) La précision stupéfiante du réglage de la densité initiale de notre univers est comparable à celle que devrait montrer un archer pour planter une flèche dans une cible carrée d’un centimètre de côté qui serait placée aux confins de l’univers, à une distance de quelque 14 milliards d’années-lumière.»(1)

    «Aucun scientifique ne contestera le réglage très précis des constantes physiques et des conditions initiales de l’univers pour permettre notre existence (…) Les débats surviennent quand il s’agit d’aller plus loin, quand on aborde le principe anthropique fort (…): ce réglage est-il dû au seul hasard ? Ou bien résulte-t-il de la nécessité, si bien que les valeurs des constantes … sont les seules permises ? Disons le tout de suite : la science est incapable de trancher entre ces deux propositions.»(2)

    Trinh Xuan Thuan a pris partie pour l’hypothèse «forte»:

    «Une autre raison pour laquelle je m’insurge contre l’hypothèse du hasard est que je ne puis concevoir que toute la beauté, l’harmonie et l’unité du monde soient le seul fait de la chance (…) Je pense qu’il faut parier, comme Pascal, sur l’existence d’un principe créateur (…) mais c’est un postulat que la science est incapable de démontrer, qui relève de la métaphysique».(3)

    «Certains avancèrent que l’émergence de l’intelligence et de la conscience dans l’Univers n’était qu’un simple fait dû au hasard (…) L’univers n’avait que faire de notre présence. Il s’en souciait comme d’une guigne (…) Jacques Monod: ‘ L’homme est perdu dans l’immensité indifférente de l’Univers d’où il a émergé par hasard ’ (…) Steven Weinberg: ‘ Plus on comprend l’Univers, plus il nous apparaît vide de sens ‘… je ne suis pas d’accord avec cette vision désespérante du monde».(4)

    La «complémentarité des approches scientifique et spirituelle est très importante. Je suis persuadé que la science n’est pas la seule fenêtre qui nous permet d’accéder au réel. Ce serait arrogant, de la part d’un scientifique, d’affirmer le contraire (…) La science nous apporte des informations, mais n’a rien à voir avec notre progrès spirituel et notre transformation intérieure (…) Confronté à des problèmes éthiques et moraux, notamment en génétique, le scientifique a besoin de la spiritualité pour l’aider à ne pas oublier son humanité»(5)


     

  • Le silence de la foi.

     

     

    Quand je vois les adhérents aux partis politiques et leur « foi » en leur sauveur, j’aimerais pouvoir leur dire qu’il ne s’agit que de croyances.

    Le croyant est inquiet et il a besoin de partager ses peurs. C’est le rôle des meetings politiques. Le croyant adopte la vision tronquée du réel diffusée par la masse et les discours « liturgiques » des leaders.

    La croyance est le tuteur de ceux qui n’ont pas la foi.

    La croyance se nourrit d’un espoir apporté par une projection.

    La foi, elle, n’a aucun espoir, aucune attente. Elle n’existe pas dans un espace extérieur. Elle ne vibre qu’au plus profond…

     

    La croyance vient pour combler un vide existentiel qui propage des peurs, des peurs nourries par un espace extérieur, une réalité qui inquiète et dont les leaders usent à bon escient pour gonfler les armées de croyants. On pourrait trouver dans l’enfance des croyants des traumatismes irrésolus.

    La communauté des croyants, noyautée par les Maîtres, vient apaiser les douleurs des âmes apeurées et solitaires et dresser des lumières artificelles, des phares aveuglants.

     

    Celui qui a foi accepte la solitude pour une raison très simple : il vit dans l’instant de sa foi en la vie et il est impossible d’être seul au cœur de la vie.

     

    Le réel, et non une réalité fabriquée, c’est ce qui reste quand on a laissé derrière soi toute croyance.

    La croyance est une réponse à la peur alors que la foi est un appétit de vivre. Non pas sur le repas à venir, dans l'illusion infantile que les famines ne reviendront jamais mais sur les nourritures qui ruissellent en nous, à chaque instant…

    L'intellect entretient les croyances, qu'elles soient religieuses, scientifiques, philosophiques.

    Ce sont des idées auxquelles on tient, avec acharnement, jusqu'à l'intransigeance parfois et sur lesquelles on cherche à avancer, comme une forme de dépendance, une addiction sociale et intellectuelle.

    Ces croyances nourrissent l'ego, ce sont des signes d'appartenance, de reconnaissance, d'union.

    Elles restent dans la dimension des "croyances", même si leurs adeptes leur trouvent d'indéniables justifications parce qu'elles sont justement de l'ordre de l'intellect...

    Il suffit pour s'en convaincre de juger des changements de ces "croyances", des discussions infinies sur les religions elles-mêmes ou sur la politique... Elles sont fluctuantes parce qu'elles n'existent que par l'intellect et que l'intellect vit sous le joug des émotions. Il est normal qu'elles évoluent dans cet espace mentalisé, sinon, d'ailleurs, il s'agirait de fanatisme...Mais elles ne peuvent dès lors permettre à l'individu de nager en eaux libres.

    La foi n'est pas dans cet espace parce qu'elle ne trouve pas sa source dans l'intellect. Elle est de l'ordre du ressenti, mais un ressenti qui n'est pas identifié, maîtrisable, reproductible. Les cinq sens eux-mêmes s'y affolent et dès lors qu'une tentative de contrôle est envisagée, tout se perd.

    L'abandon du moi est à la source du Soi. La foi est son combustible. Il n'y a rien à faire. Seul l'abandon de l'intellect, momentané, involontaire ou pas, reste le point de départ.

    Ne pas chercher revient à découvrir que c'est déjà là, comme si l'effort était un paravent au lieu du cheminement qu'on imagine.

    Les voies de l'intellect sont des labyrinthes mouvants. Il n'est d'autres solutions que de tout raser. 

     

     

     

    La foi, elle, n'est même pas une voie puisque cela laisserait entendre qu'il y a un horizon à conquérir.

    Ce n'est pas une voie sur la montagne. C'est la montagne.

     

    La foi est la certitude que je n'ai pas à chercher une réponse. Alors que la croyance m'invite à absorber celles qui me sont proposées. Il me serait facile de « croire » après avoir été envahi d'auras bleues qui me parlaient, d'avoir recommencé à marcher, d'être devenu une "énigme" médicale...

    Les Églises m'invitaient.

    Mais je n'ai pas de croyance.

    J'ai une certitude. Celle d'un Esprit créateur, celle d'une Énergie divine, celle d'un Souffle commun à tout ce qui est.

    La certitude aussi qu'il est inutile et présomptueux de vouloir obtenir une réponse autre que celle de la Vie en moi. Il n'est pas question pourtant de laxisme ou de lâcheté ou de fatalisme. Juste une bénédiction totale et constante devant cette certitude qu'il existe ce que je ne peux pas saisir mais qui pourtant vibre en moi.

    Mon cerveau, sous le joug des pensées, est un organe perturbateur dans le courant de ce flux, un obstacle qui me prive du bonheur de l'eau qui tourbillonne.

    Il me suffit de m'asseoir et de laisser monter les larmes.

     

     

    La croyance est juste une pensée de l'amour qui s'étend comme un écran de fumée. 

    L'amour de la vie est une foi qui danse comme une flamme éternelle. Sans aucun voile, sans aucune barrière, aucune retenue, aucune peur.

     

    Dieu ? L'Energie ? L'Architecte ? Quelle importance ?

    La croyance voudrait le nommer, le reconnaître, l'identifier, lui donner une histoire, un projet, nous transmettre des Textes, la croyance voudrait souder les âmes perdues, leur donner une direction...

    Ça ne m'intéresse pas. Le chemin est en moi.

    C'est ma foi. Une certitude.

     

    Il existe des individus religieux qui n’ont aucune croyance. Ils sont dans la foi ou la foi est en eux. Les textes religieux ne les nourrissent pas, ils sont juste des accompagnants, des passerelles vers d’autres esprits nourris de la même foi. Ceux-là sont au-delà de l'intellect, aud-delà des mots, des paroles récitées.

    Et puis, il y a des croyants qui se gaussent d’avoir la foi et qui nourrissent leurs croyances des Evangiles. Ceux-là sont dangereux dans le sens où ils portent leurs croyances comme des glaives ou pire encore comme une bonne conscience, une morale épuratrice, une confession salvatrice.

    J’ai rencontré des individus porteurs de la foi. Ils étaient bien au-delà des discours liturgiques. Ils n'avaient d'ailleurs pour la plupart aucune autre religion que celle de l'amour de la vie.

    C’est la Vie qu’ils bénissaient.

     

    La Vie n'a pas de partis, pas d'étiquettes, pas de castes, pas de textes, pas de monuments.

    Elle est là où les hommes se taisent intérieurement, s'assoient, contemplent, sans un mot, sans même une pensée.

    Comme une déchirure dans le voile gris de l'ego, un rayon lumineux qui transperce les flots et irradie l'âme.

     

    Les croyances sont des bruits du mental, des vacarmes qui se couvrent les uns les autres

    La foi est un silence qui accueille à bras souverts ceux et celles qui s'assoient et se taisent.

     

     

  • "La télé des éditions Jouvence"

     

    La Télé Jouvence, c’est parti !

     
     

     

    Interviews d’auteurs, coulisses des Éditions Jouvence, chroniques de développement personnel : Jouvence lance cette année sa première web TV.

    Restez connectés à vos auteurs préférés et recevez régulièrement de précieux conseils pour se sentir bien au quotidien !

     

     
         
         

     

    Isabelle Filliozat - Comment se relever d’un échec ? 

     
         

     

    Comment édite-t-on un livre ? Les coulisses des Éditions Jouvence

     
     

     

    Françoise Dorn : offrez une journée de vie à ceux que vous aimez.

     

     

    Maxime Ily : voyage de sagesse et spiritualité au Burkina Faso."

     
     

     

     

     

    Coup de coeur Jouvence : le roman à ne pas râter. Interview de Nicolas Fougerousse.

     

     

     

     

    Claire Laurant-Berthoud : la santé par l’usage de vos plantes.

     
         
     

    Carole Rinaldi, intervieweuse

     

     

     

    Carole Rinaldi est passionnée par le potentiel humain et le développement personnel. 

    Elle crée en 2014  la TÉLÉ BIENVEILLANTE :  une webTV de bienveillance sous forme de vidéos, coaching, interviews d’experts et d’auteurs, visant à aider les femmes à aimer leur corps. La TÉLÉ BIENVEILLANTE compte aujourd’hui  + de 630 000 vues, rassemble de nombreux experts internationaux autour du message de l’amour de soi, de l’authenticité et de l’humanité.

    Carole Rinaldi et Jouvence se sont associés pour créer la Télé Jouvence.

  • Une autre vie communale.

    Un petit village de Dordogne inverse l’exode rural avec le « bio » et la qualité de vie

    Publié le :Last updated:

    dordogne

    Guillaume Claude, le jardinier en chef du village Saint-Pierre-de-Frugie enlève les mauvaises herbes devant l’église, le 12 septembre 2016.
    © AFP/Archives PASCAL LACHENAUD

    Saint-Pierre-de-Frugie (France) (AFP) – Interdiction des pesticides, bistrot-épicerie « bio », école Montessori: en voie de désertification voici seulement quelques années, le village de Saint-Pierre-de-Frugie (Dordogne), aux confins du Périgord Vert, a radicalement inversé la tendance en misant sur l’écologie et la qualité de vie.

    « Quand j’ai été élu (en 2008), le premier constat que j’ai fait, c’est que la commune où j’avais grandi avait changé », raconte Gilbert Chabaud, maire de cette commune de 400 habitants.

    Comme ailleurs, les maisons s’étaient vidées, des anciens étaient morts et les jeunes étaient partis « à la ville », emportant avec eux emplois et enfants. En 2007, le rectorat fermait l’école et le seul bistrot, qui assurait aussi la cantine scolaire, mettait rapidement la clef sous la porte.

    « On était là, derrière les fenêtres avec Véronique, mon assistante. Les rues étaient désertes. On s’est dit: +on doit bien pouvoir faire quelque chose+ », se souvient l’ancien concessionnaire automobile converti à l’écologie.

    Pour enrayer ce déclin, le maire et son équipe décident de faire un pied-de-nez à cette « civilisation de l’hyper », source de tous les maux des villageois. Saint-Pierre-de-Frugie va prendre son temps là où tout le monde va vite et se lancer dans une transition écologique exemplaire.

    Première décision: supprimer tous les pesticides et traitements phytosanitaires. Une décision visionnaire – elle s’appliquera à toutes les collectivités locales à partir du 1er janvier -, que les habitants accueillent d’abord avec scepticisme.

    « Il a fallu renverser les mentalités, prouver que le monde est un écosystème global où tout est imbriqué. La nature est conçue pour nous aider. Il suffit juste de l’aider un peu nous aussi », sourit Guillaume, le jardinier en chef du village.

    Huit ans après, pas une haie ou un bosquet de Saint-Pierre dont les fleurs ne soient visitées par des dizaines de papillons, abeilles et autres insectes pollinisateurs. « Ils font le boulot », résume le jardinier.

    Ce premier pari remporté, Gilbert Chabaud crée, dès 2010, un jardin partagé qui accueille les visiteurs à l’entrée du village. On peut s’y initier à la permaculture et se fournir en fruits, légumes et plantes médicinales. Un jardin arrosé par un bélier hydraulique, procédé presque aussi vieux que la roue, qui utilise la force de l’eau pour propulser, depuis l’étang situé en contrebas, de quoi arroser les plantes.

    « En améliorant l’environnement, en rachetant les zones humides tout autour de la commune, on s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire pour l’écotourisme », explique le maire. Neuf sentiers de randonnée ont été ouverts et le petit patrimoine a été rénové en matériaux 100% écologiques.

    Après les papillons, ce sont les randonneurs qui sont revenus à Saint-Pierre. Pour les accueillir, Gilbert Chabaud a réhabilité l’école abandonnée pour en faire un gîte rural, lui aussi 100% écolo.

    En 2013, la commune rénove son bistrot, confié en gérance à un entrepreneur venu spécialement s’installer à Saint-Pierre-de-Frugie et qui fait le bonheur des randonneurs affamés. Et pour ses administrés, le maire a poussé à l’ouverture d’une épicerie bio où les agriculteurs locaux vendent eux-mêmes leur production.

    « C’est un cercle vertueux », s’enthousiasme Véronique Friconnet, la secrétaire de mairie, et désormais il ne se passe « pas un jour sans que des gens appellent pour nous demander s’il y a des maisons à vendre à Saint-Pierre ».

    Restait à rouvrir l’école. Devant les refus du rectorat, Gilbert Chabaud a mis à contribution une enseignante qui souhaitait quitter l’Education nationale pour créer une école Montessori (pédagogie alternative). Elle a doublé ses effectifs à la rentrée et accueille désormais une vingtaine d’enfants.

    Accompagné par le Parc naturel régional Périgord-Limousin, le village est cité en exemple et sollicité par d’autres communes pour faire partager son savoir-faire.

    Et après? « Demain, j’imagine un village autonome en énergie, une autre vision de l’espace public qui donne la priorité aux piétons, rend possible les rencontres », répond M. Chabaud.

    « Mais aussi un +musée à l’envers+ où, au lieu de raconter +comme c’était mieux avant+, on montrera comme l’avenir peut être joyeux à l’aune de notre expérience », lance-t-il.

    © AFP

    - See more at: http://www.goodplanet.info/actualite/2016/09/20/petit-village-de-dordogne-inverse-lexode-rural-bio-qualite-de-vie/?hash=dacd46d0-d14a-4fe0-b65b-7f2e42fe7aa6&utm_medium=social&utm_source=facebook#sthash.ekzRBLsu.dpuf

  • L'autophagie dans le jeûne (2)

    MÉTABOLISMESPIRITUALITÉ ET ALIMENTATION

    LE JEÛNE ET LA MORT CELLULAIRE

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    Le jeûne, plus qu’une coutume ancestrale, est une pratique instinctive largement utilisée dans le monde animal.

    Nous vivons dans l’opulence avec l’idée que nous devons chaque jour manger sinon nous souffrirons de carences et serons malades. Ne pouvant plus profiter de pauses alimentaires, notre corps ne peut plus trouver l’énergie, la force, le temps de se mettre en mode nettoyage. Si nous voulons inverser la croissance vertigineuse des maladies environnementales, bien-sûr nous devons d’abord couper le plus possible les sources de toxiques mais aussi offrir à notre corps ce repos nécessaire.

    Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il faille mortifier le corps pour atteindre le nirvana. Comme Hildegarde de Bingen qui avait remarqué que le jeûne et la prière ne permettaient pas de guérir les malades, je pense que plutôt que d’arrêter de nourrir son corps, donc tous les micro-organismes, il est préférable de supprimer la nourriture des mauvaises bactéries et autres agents pathogènes pour ne sustenter que les bons micro-organismes.

    À la lueur des dernières recherches sur le jeûne, la restriction calorique, la réduction de la consommation des produits animaux qui montrent les bienfaits sur la santé, nous pouvons comprendre que de ne plus pratiquer les rituels nous a été dommageable.

    Quand je me suis lancée dans ces changements d’hygiène alimentaire et de vie, j’espérais réussir par cette méthode à m’éloigner des douleurs physiques et améliorer mon psychisme, de là où j’étais je ne pouvais même pas entrevoir ce que j’atteindrais plus tard. La récompense à mes efforts a été bien au-delà de mes espérances.

    Que dit la science sur le sujet ?

    Les cellules malades sont capables d’utiliser différentes sortes de suicide pour nous sauver et on sait que justement dans différentes maladies, comme le cancer, la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, différentes maladies neurodégénératives ou la myofasciite et beaucoup d’autres c’est la survie de ces cellules endommagées qui entraîne la pathologie.

    La survenue de la mort cellulaire comme un événement physiologique dans des organismes multicellulaires est connue depuis plus de 150 ans.

    L’autophagie est un mécanisme d’auto-digestion.
    Mais l’autophagie constitue aussi une stratégie adaptative importante (survie) de la cellule en réponse aux défis métaboliques telles que la privation de glucose ou d’acides aminés, ou à la famine en général.
    L’autophagie permet de détruire les protéines et les mitochondries endommagées, ce qui est fondamental dans la suppression tumorale ou la protection des neurones.
    Seulement voilà, comme mentionné plus haut dans plusieurs pathologies le processus est bloqué et la mort de la cellule (apoptose) ne fait pas suite à l’autophagie car ces systèmes sont en fait dépendants et non pas des procédés réellement différents.

    Dans le cadre du cancer, il a été montré qu’en réponse à un stress, à une chimiothérapie, l’autophagie peut parfois éviter l’apoptose(mort cellulaire) et permettre la survie de la cellule et ainsi la progression de la tumeur. La science poursuit les recherches et espère trouver le traitement qui permettrait d’inhiber l’autophagie afin de laisser la pleine expression à l’apoptose.
    Il n’est d’ailleurs pas étonnant (au moins pour moi) de voir que le candida a la capacité d’inhiber l’apoptose.

    Comment y remédier?

    Ceux qui connaissent le jeûne savent que celui-ci induit l’autophagie mais pas forcément l’apoptose qui est plutôt ce que l’on recherche. Alors jeûner totalement est-il la meilleure solution si cela n’entraîne pas la mort des cellules malades, que cela peut présenter différents problèmes comme celui de pousser le candida à changer de forme et jeter des spores partout, celui de libérer des toxiques en trop fortes quantités et de prendre des risques pour les organes d’élimination (les émonctoires), celui de faire trop monter le taux de glutamate(très mauvais pour les neurones) , celui de renforcer encore la flore pathogène, celui de vous affaiblir encore plus si vous êtes déjà malade etc…? Pourquoi pas des changements progressifs ou unediète cétogène verte?

    Alors, plein pot sur les légumes verts qui offrent vitamines, minéraux, acides aminés et la reine des détoxicants: la chlorophylle.

    Le bien-être commence dans les intestins et dans votre assiette.

    Faites une pause à l’autodestruction.

    Vous trouverez différents articles qui pourraient vous guider sur la page d’accueil
    Maladies environnementales

    Gwénola Le Dref

  • L'autophagie dans le jeûne (1)

    Le jeûne pour rajeunir nos cellules

    Sachons en profiter pour rajeunir notre corps !

    >Médecines naturelles>Le jeûne pour rajeunir nos cellules

    des cellules

    On sait depuis peu que nos cellules sont capables de régénérer leurs parties abîmées ou usées par le temps. Notre corps entier bénéficie de ce « rajeunissement cellulaire ». Nous pouvons déclencher nous-mêmes ce processus par des jeûnes courts, comme nous allons le voir.

    L’autophagie : un processus de régénération au sein de nos cellules

    Littéralement, ce mot signifie que nos cellules se « mangent elles-mêmes ». En fait, elles disloquent en elles des particules usées ou étrangères (grâce à des enzymes) pour les utiliser éventuellement plus tard. Dans certains cas, elles peuvent « faire du neuf avec du vieux ».

    L’autophagie de corps étrangers dans la maladie

    L’autophagie (ou autolyse) permet aux cellules d’éliminer des corps ou substances indésirables qui ont pu pénétrer dans les cellules : virus, bactéries, toxines, protéines dégénérées…(1) Elle est impliquée dans des maladies infectieuses, des troubles neurodégénératifs, le cancer (2), etc…

    L’autophagie sans maladie un vrai rajeunissement cellulaire

    Chaque jour, sur les millions de réactions qui se produisent dans nos cellules, certaines ont des « ratés » et produisent des composants anormaux ou trop usagés. Lors de l’autophagie de ces composants détériorés, une sorte de « recyclage des pièces défectueuses » de la cellule se fait.

    L’autophagie est aussi décrite comme une source alternative d’énergie pour la cellule, mise en oeuvre lors de certains stress comme le jeûne, la baisse du sucre dans le sang ou le manque d’oxygène… En clair, pendant ces périodes de stress, la cellule génère de l’énergie avec ses déchets.

    Une cellule sait se réparer toute seuleoutils de reparation de la cellule

    Parmi les composants importants de la cellule vous avez peut-être entendu parler des mitochondries, ces « petites chaudières » qui brûlent oxygène et nutriments pour produire l’énergie de notre corps.

    Etant le siège de fortes réactions oxydantes, leur mauvais fonctionnement ou leur détérioration est très préjudiciable à notre santé. En effet, des radicaux libres peuvent alors être produits en excès et abimer à leur tour d’autres éléments de la cellule, voire son ADN (qui contient nos gênes), et sortir hors de la cellule pour attaquer d’autres tissus. Ces réactions d’oxydation se poursuivent jusqu’à ce que notre système antioxydant les neutralisent.
    Des études ont montré des corrélations entre ces phénomènes et l’accélération du vieillissement, le cancer et des maladies dégénératives.

    Jeûne et autophagie soutiennent la santé

    L’autophagie a suscité beaucoup d’intérêt chez les chercheurs depuis sa découverte.

    Jeûne et détoxication

    En plus de stopper toute possibilité d’ingérer des toxines, le jeûne, activant l’autophagie, aurait donc une action détoxicante à l’intérieur même de nos cellules. C’est intéressant car la majorité des techniques de détoxication visent plutôt l’élimination des toxines contenues dans le sang ou dans le milieu où baignent nos cellules (qui les nourrit). Celle-ci se fait alors par les organes d’élimination (foie, rein, colon…). L’autophagie, elle, nettoie et restaure en même temps l’intérieur des cellules.

    Autophagie et maladies dégénératives

    Des études sur les maladies neurodégénératives ont montré que les neurones pouvaient éliminer leurs toxines et régénérer leurs mitochondries abimées lors d’un jeûne intermittent (ou alterné). ce type de jeûne déclenche l’autophagie au niveau du cerveau et serait nettement plus efficace pour cela que les autres diètes restrictives (3). L’autolyse peut s’attaquer aux dépôts intracellulaires qui s’observent avec le vieillissement, en particulier dans des maladies comme Alzheimer.

    Il a aussi été montré que l’autophagie pouvait améliorer l’état de reins abimés par le diabète(4).

    Jeûner pour activer l’autophagie contre le vieillissement

    Sachant qu’une période de jeûne peut favoriser les phénomènes d’autophagie et que celle-ci évite d’accélérer le vieillissement et certains phénomènes d’oxydation, il n’y avait qu’un pas pour dire que le jeûne pouvait être considéré comme une technique anti-âge.

    Le jeûne pour rajeunir ?

    Dans son 3° livre, le Dr H. Shinya parle d' »enzyme de rajeunissement » et cite les recherches sur l’autophagie du Pr Mizushima de Tokyo. Il préconise, de son côté, des mini-jeûnes de 16 à 24 h. Il se base aussi sur les études du Pr Panda (La Jolla Californie) qui a montré ce qui suit.

    Les souris qui mangent riche en graisses et en calories, à quelque moment de la journée, pendant 100 jours, voient leurs paramètres de santé se détériorer (obésité, excès de graisses et de sucres dans le sang, problèmes hépatiques…). En revanche, des souris qui mangent exactement la même chose, en même quantité mais pendant seulement 8 heures de la journée et qui jeûnent pendant les 16 autres heures n’ont pas eu ces troubles et ont même vu leur forme s’améliorer. A priori, le métabolisme du corps est positivement modifié par des périodes de jeûne bref (en tout cas pour les souris).

    Ceci paraît intéressant, d’autant plus que le Pr Malene Hansen a montré que des périodes de jeûne, induisant l’autophagie chez le ver, pouvaient rallonger sa durée de vie de 25% ! Gardons quand même présent à l’esprit qu’il s’agit (comme bien souvent) d’études sur des animaux.

    D’autres études vont dans ce sens (5)(6).
    Enfin, il semblerait que la plupart des techniques qui ont réussi à rallonger l’espérance de vie dans les modèles expérimentaux de manipulations génétiques, substances chimiques (comme resvératrol, lithium, rapamycine…), stimulent finalement l’autophagie.

    Jeûne et traditions

    On peut tout de même noter que la plupart des populations très riches en centenaires connait des périodes de disette où l’on peut ne pas manger tous les jours ou à tous les repas. Cela contribuerait-il à leur santé d’acier et à leur longévité ? C’est possible.

    La plupart des religions demande des périodes de restriction alimentaire ou de jeûne. Ceci-dit, il s’agit le plus souvent d’une journée de jeûne, ou bien de jeûne alternatif comme dans le ramadan où il est permis de manger la nuit. Si l’on ôte les heures de sommeil, on est proche de jeûnes de 16 à 18 heures.

    La médecine traditionnelle ayurvédique préconise rarement des jeûnes longs. En revanche, elle emploie des jeûnes de 24 heures (toujours à adapter selon la constitution et la sensibilité de chacun) pour améliorer bon nombre de troubles de santé. Ou encore, elle préconise un jour de jeûne par semaine lors de périodes de détoxication, ou tout simplement pour augmenter santé et longévité.

    Notons enfin que la médecine naturopathique enseigne depuis longtemps que lors d’un jeûne, l’organisme puise intelligemment dans ses réserves. Elle dit qu’il puise tout d’abord dans la graisse, puis les tissus détériorés, puis les tissus les moins importants, etc… Une fois de plus la science nous dit que ces concepts n’étaient pas qu’imaginaires…

    Pour abonder dans ce sens, une étude de 2013 montre aussi que 24 heures de jeûne peuvent augmenter nos taux d’hormone de croissance (jusqu’à 20 fois!) et diminuer les signes de risque cardiovasculaire et diabétiques.

    Comment déclencher l’autophagie dans ses cellules en pratique ?

    horloge 8 heures pour mangerLe jeûne intermittent

    En fonction de ce qui a été vu ici, il y a deux possibilités simples :

    – des jeûnes de 16 heures en sautant soir le petit déjeuner, soit le repas du soir et en mangeant assez léger au repas précédant le jeûne, afin que sa digestion soit la plus courte possible (ceci pourrait se faire aisément une à 3 fois par semaine). Bien entendu on peut boire de l’eau à volonté.

    – des jeûnes de 24 heures 1 fois par semaine ou par quinzaine par exemple.

    La durée et la répétition de ces jeûnes devraient s’adapter à chaque situation et à chaque personne selon sa constitution, comme toujours. Certaines personnes très fragiles ne devraient le faire que sous avis médical.

     

  • Jeûner pour se soigner

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    Comment le corps s'adapte au jeûne ?

    • Comment est-il possible que l’on reste en vie alors que nous ne mangeons pas lorsque nous jeûnons ?   
    • Comment est-il possible que nous nous sentons de mieux en mieux lorsque nous jeûnons ?    
    • Pourquoi nos cellules continuent de fonctionner alors qu’elles ne peuvent pas vivre une fraction de seconde sans nourriture ?
    • Comment le corps se nourrit pendant un jeûne ?    
    • Pourquoi les tumeurs, mastoses, scléroses, tissus vieillis, disparaissent durant un jeûne ?
    • Pourquoi les organes vitaux, tels que le cœur et le cerveau ne perdent pas un milligramme ? 
    • Pourquoi dans certains cas l’ouïe s’améliore, la vue s’améliore, notre peau devient plus douce, notre visage devient plus coloré, nous guérissons de notre asthme, bronchite, mastose du sein, ulcère…

         
    Mais tout d’abord le jeûne hydrique c’est quoi ?
     
    C’est l’abstention volontaire de nourriture à l’exception de l’eau !
     
    On peut rester plusieurs semaines sans manger, mais seulement quelques jours sans boire. Nous n’avons pas de réserve d’eau. Néanmoins dans nos tissus il y a des réserves de nourriture.
     
    Pourquoi, ce qui à première vue peut paraître absurde, se passer de nourriture peut en réalité nous permettre d’être en meilleur santé, voire de guérir dans certain cas ?

         
    Comment expliquer cela ? Quelle en est la raison ? Si le jeûne améliore notre santé voir guérit, comment est-ce possible ? Par quel mécanisme ?
        
    Précautions
     
    Avant de parler du jeûne, il est important de vous dire de ne pas vous lancer dans un jeûne sans demander conseil à un médecin qui connait le jeûne.
     
    Par ailleurs il est préférable de faire des jeûnes courts et réguliers (5 à 10 jours) que des jeûnes longs héroïques. Bien que pour les cancers et tumeurs il faut prévoir plusieurs jeûnes longs. Il faudra alors se faire conseiller.
     

    Alors pourquoi le jeûne peut améliorer notre santé ?

     

    I - Le premier mécanisme par lequel le jeûne peut guérir, c’est le repos physiologique

    • Une personne est atteinte, par exemple, d’un ulcère gastroduodénal. Lorsqu’elle mange, il y a sécrétion de plusieurs litres de sucs gastriques par jour (la sécrétion d’acide). L’acide chloridrique de notre estomac est très acide
    • (pH de 1,5 à 2).


    Nous avons le même pH gastrique que les grands fauves !
         

    • Cette sécrétion très acide va empêcher la guérison de notre ulcère. L’ulcère se produit car il y a d’une part un manque de facteurs protecteurs (bicarbonate et mucine) et d’autre part  sécrétion d’acide chlorhydrique. Les gens qui font un ulcère manquent soit de bicarbonate et de mucine, soit ils produisent en excès de l’acide chlorhydrique. Trois fois par jour l’estomac est donc corrodé par sa propre sécrétion. Lorsque l’individu jeûne, les premiers jours il va y avoir une exacerbation de la maladie à cause de la sécrétion acide. Cela risque donc d’aggraver l’ulcère sur 24 à 48 heures. Néanmoins, ensuite l’estomac s’arrête spontanément de sécréter. Il réduit donc ses secrétions gastriques et arrête de se contracter. La lésion arrête donc de subir des contractions et de l’afflux d’acide. Mise au repos la muqueuse va enfin pouvoir se cicatriser. On comprend ainsi comment le jeûne permet de guérir un ulcère de l’estomac.

    • Autre exemple, Le cœur ! Le cœur se contracte selon les individus de 60 à 80 fois par minutes. Imaginons une personne souffrant d’insuffisance cardiaque.


    Si on la personne jeûne, que va-t-il se passer ?
         

    • Le rythme des pulsations va diminuer de 10 à 20 pulsations à la minute. Un cœur qui évacuait donc 100 centimètres cubes de sang à chaque contraction (ne prenez pas les chiffres à la lettre c’est pour démontrer l’effet du jeûne, ce n’est pas un cours de mathématiques). Ce qui fait 6 litres de sang par minute. Soit encore en une journée 8 640 litres de sang propulsé par le cœur !


    "Une belle machine n’est ce pas ?"
         

    • Imaginez-vous diminuer les pulsations cardiaques de 20 pulsations à la minute. Vous réduisez dans votre journée de 25 % l’effort du cœur. Au lieu de 8 640 litres de sang, il n’y en aura que 6 480 litres. Le cœur fait ainsi une économie de 2,1 tonnes dans sa propulsion de sang par jour. Autrement dit le cœur se repose.


    "Le cœur est dans une chaise longue durant le jeûne !"

    • Comme le sang est débarrassé de ses déchets par le jeûne et qu’il est beaucoup plus fluide, plus léger, moins dense, le cœur cumule les économies. Au final Il ne fait plus que 40 à 50 %  de son travail habituel. On conçoit donc pourquoi dans ces conditions, il puisse s’auto-guérir.

    • Tous les organes pendant le jeûne se mettent au repos. Le tube digestif, qui secrétait 7 à 10 litres de secrétions par jour, va se mettre en repos fonctionnel. La muqueuse intestinale va devenir excrétante. Au lieu de faire passer des nutriments dans le sang pour nourrir les cellules, elle va filtrer le sang. L’intestin devient alors un organe filtre pendant le jeûne. A l’état normal, l’intestin est déjà un organe filtre. Néanmoins la filtration du sang par le colon est faible en dehors du jeûne. Pendant le jeûne, elle va s’activer, le colon devient ainsi un émonctoire supplémentaire. Le rein se met au repos, l’intestin se met au repos, le cœur se met au repos, l’estomac se met au repos. Et si l'on garde une activité douce et non stressante, c’est la quasi-totalité des organes qui se mettent au repos. C’est pourquoi le jeûne est considéré comme un repos physiologique. Les organes se reposent…

    II - Le deuxième mécanisme par lequel agit le jeûne, c’est l’activation des émonctoires
     

    • Faites vous-même l’expérience de ne pas manger un soir ou prenez un repas de velouté de pomme de terre. Le lendemain jeûnez toute la journée et le soir examinez votre langue. Elle est recouverte d’une matière blanche verdâtre, vous avez mauvaise haleine, vos urines sont très foncées.


     
    Que s’est-il donc passé ?
         

    • Toute la vitalité qui était distribuée à mastiquer, à absorber, à digérer, toute cette vitalité, n’est pas utilisée à ces fins. Elle devient disponible sur le plan de l'élimination. Les reins s’activent (les urines sont foncées), les poumons éliminent les toxines du sang (on a une mauvaise haleine), la peau élimine (la sueur devient forte). Ce sont les caractéristiques d’un corps qui se détoxine. Le jeûne guérit car il détoxique.

    • La santé, c’est l’équilibre entre la production et l’élimination des déchets. La santé c’est 5 ouvriers qui entrent les déchets (toxines exogènes, additifs de synthèse, toxines intestinales, catabolites cellulaires, excès alimentaires) et 5 ouvriers qui sortent les déchets (foie, colon, reins, poumons, peau). Pendant le jeûne il y a moins de déchets produits. Il n’y a plus que les résidus de métabolisme et les cadavres cellulaires. Il n’y a donc plus que 2 ouvriers qui entrent les déchets et toujours 5 qui éliminent les déchets. De plus ces 5 ouvriers reçoivent 3 fois plus de vitalité, aussi  ils s’activent. Forcément l’organisme se désintoxique. La production de déchets est réduite et l’élimination est augmentée.


    Même s’il y avait une forte accumulation de déchets, comme la sortie des déchets devient plus rapide que l’entrée, le corps se nettoie !
         

    • Après  quelques jours de jeûne, le gros des déchets étant éliminé, les émonctoires se mettent eux aussi en repos et se mettent en phase avec la production de déchets. Ils n’éliminent alors que le peu de déchets produits par le corps (cellules mortes et résidus du métabolisme).


    La vitalité est alors disponible pour bouger plus ! Nous avons une forte vitalité et nos sens sont hyper actifs !

     

    III - Le troisième mécanisme c’est l’autolyse contrôlée des tissus vieillis, malades et tumoraux

    • Les 100 000 milliards de cellules dont nous sommes formés ne peuvent pas rester une fraction de seconde en vie, sans glucose, sans acide gras, sans vitamines, sans acides aminées, sans glycérol, sans minéraux ou sans oligo éléments.


    Même pas une seconde !

    • On reste en vie alors que nous ne mangeons plus ! Comment cela se fait-il ? Il y a un mystère…


    En réalité ce mystère n’est qu’apparent !

    • Tout simplement, quand nous jeûnons les cellules sont quand même nourries. Le corps reçoit de la nourriture non pas à travers le tube digestif, mais il reçoit de la nourriture de lui-même. Le corps s’autophage. Il s’auto-digère, il s’autolyse. Quand on jeûne, au lieu que des enzymes soient déversées dans le tube digestif, des enzymes sont secrétées par toutes nos cellules et déversées dans le sang. Ces enzymes-là sont douées d’une intelligence spéciale, elles vont attaquer certains tissus pour nourrir les autres. C’est-à-dire que le tissu musculaire va être auto digéré pour donner des acides aminés. Les protéines vont être transformées en pectines puis en acides aminés qui vont nourrir les tissus vitaux. Le tissu graisseux est transformé en acide gras et en glycérol. Dans les cinq premiers jours de jeûne c’est la protéolyse, la lyse du tissu musculaire qui domine. Après cinq jours de jeûne c’est la lipolyse, l’autolyse du tissu graisseux qui domine.

    • Mais ce qui subit l’autolyse avant tout, et c’est pour cela que le jeûne guérit, ce sont les tissus vieillis, sclérosés, tumoraux. L’intelligence cellulaire et enzymatique de notre corps va attaquer en nous ces tissus dégénérés. Et les acides aminés de cette autophagie, de cette autolyse des tissus malades vont servir à nourrir les tissus vitaux. C’est cela qui est extraordinaire !


    Le processus protéolytique est dirigé avec une intelligence fantastique !

    • Même après trois semaines de jeûne, le cœur n’a pas perdu un milligramme, le cerveau n’a pas perdu un milligramme, les glandes endocrines n’ont pas perdu un milligramme. Les tissus subissent l’autolyse en raison inverse de leur importance pour pérenniser la vie. Plus le tissu est vital pour la conservation de la vie, plus ce tissu est nourri et protégé. Plus le tissu est pathologique ou non essentiel et plus il subit l’autolyse. Le processus est dirigé avec une intelligence fantastique !


    Les mastoses du sein par exemples disparaissent durant un jeûne !

    • Après un jeûne assez long, les gros organes comme le foie et les reins subissent une autolyse. Ils perdent 25 à 30 % de leur poids mais c’est sans danger. Lorsqu’un foie perd 50% de son volume, il lui faudra seulement deux mois pour se reconstruire, le foie se régénère très vite.

    • C’est pour cela que dans des cas bien précis, les personnes retrouvent l’ouïe, d’autres améliorent leur vue. Ce n’est possible bien entendu que lorsque les dégâts ne sont pas irréversibles et lorsqu’ils sont apparus progressivement.

     
    Pour quelles maladies ?

     

    • Le jeûne fonctionne bien pour tous types d'asthmes, les bronchites chroniques, les maladies de peau, les problèmes cardio-vasculaires, les maladies articulaires, les maladies du tube digestif et du foie, les problèmes cutanés, le vieillissement et la plupart des maladies chroniques.
       

    Les contre-indications ?
     

    • Les contre-indications au jeûne sont le diabète, la tuberculose évolutive, la myopathie, l’obésité avec insuffisance émonctorielle, la peur du jeûne. Il faut toujours vérifier avec votre médecin traitant que vous n’avez pas de contre-indications au jeûne.

     
    Petite histoire :

     

    • Dans la nature les animaux jeûnent pour accompagner les grandes transformations. Le têtard pour se transformer en grenouille va jeûner, il  autolyse sa queue pour former ses pattes. La chenille devient chrysalide, tous ses tissus subissent alors l’autolyse pour former le papillon.
    Pourquoi le jeûne est bon pour la santé?
    Pourquoi faire un jeûne ? Que ce passe-t-il dans notre corps lorsque nous jeûnons ? Comment est-il possible que l'on reste en vie alors que nous ne mangeons pas lorsque nous jeûnons ? Comment les cellules...

    Comment jeûner:

    Comment jeûner? Que faire durant un jeûne?

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