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  • "Le yoga du corps et de l'esprit".

     

     

    9782263054662

    Résumé

    Grâce à la pratique du yoga, façonnez-vous un corps tout à la fois fort et souple, un mental dynamique et une véritable sérénité intérieure.

    Présentation

    Ecrit par les enseignants les plus prestigieux de l'école Sivananda de Yoga Vedanta, de réputation internationale, ce guide complet et illustré vous explique :

    - les postures classiques avec des photographies et des instructions étape par étape

    et

    - les bénéfices physiques et mentaux de chaque posture ainsi que des conseils avisés sur les erreurs à éviter

    mais aussi :

    - comment pratiquer grâce à des cycles de 20, 40 et 60 minutes adaptés à votre niveau

    - le rôle essentiel de la méditation et des exercices de respiration ainsi que les stratégies permettant de développer vos pouvoirs de concentration

    - comment passer à une alimentation plus saine et réaliser quarante délicieuses recettes

     

     

    Bien au-delà de la vision simpliste de l'Occident, le yoga et sa pratique sont expliqués en détail dans cet excellent ouvrage. Du débutant au confirmé, chaque étape est analysée dans sa dynamique physique tout autant que spirituelle (alimentation, méditation, relaxation...)

    Quant à l'idée que le yoga consiste à s'asseoir en lotus et à respirer béatement, il suffit, par exemple, d'essayer la "posture du danseur" pour prendre conscience de l'énorme travail physique et de concentration, de maîtrise intérieure et de conscience de son corps pour réaliser pleinement l'immense chemin à parcourir pour ceux et celles qui désirent dépasser le cadre étroit de leur "méconnaissance personnelle"...

     

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  • Notre corps.

     

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    Le Tantra Te Fait Confiance – Totalement

    OSHO

    « Cette vision du Tantra est une de plus grandes visions jamais rêvée par l’être humain : une religion sans prêtres, une religion sans temples, une religion sans organisations ; une religion qui ne détruit pas l’individu mais qui respecte énormément l’individualité, une religion qui fait confiance à l’homme et à la femme de la rue. Et cette confiance est très profonde. Le Tantra fait confiance à ton corps ; aucune autre religion ne fait confiance à ton corps. Quand les religions ne font pas confiance à ton corps, elles créent une séparation entre ton corps et toi. Elles te rendent ennemie de ton corps, elles commencent à détruire la sagesse du corps.

    Le Tantra fait confiance à ton corps. Le Tantra fait confiance à tes sens. Le Tantra fait confiance à ton énergie. Le Tantra te fait confiance – totalement. Le Tantra ne nie rien, mais il transforme tout.

    Comment faire pour parvenir à cette vision du Tantra ? Voilà le plan pour vous exciter, pour vous changer et pour vous avancer au-delà.

    Premièrement le corps : ton corps est ta base, il est ton terrain. Te rendre opposé à ton corps c’est te détruire, c’est te rendre schizophrénique, c’est te rendre misérable, c’est créer l’enfer. Tu es ton corps. Evidemment, tu est plus que ton corps, mais de ce « plus » on parlera plus tard. D’abord tu es un corps. Ton corps est ta vérité fondamentale, alors ne t’oppose jamais à ton corps. Chaque fois que tu t’opposes à ton corps, tu t’opposes à Dieu. Chaque fois que tu ne respectes pas ton corps, tu perds le contact avec la réalité, car ton corps est ton lien, ton corps est ton pont. Ton corps est ton temple.

    Le Tantra enseigne la révérence à l’égard du corps, l’amour, le respect pour le corps et l’expression de la gratitude pour le corps. Le corps est une merveille. Le mystère du corps est le plus grand de tous. »

    Osho, This Very Body the Buddha, Vol. 1


     

    Je suis assez consterné quand je regarde les gens dans les magasins où je fais les courses de voir l'état physique d'une bonne partie de la population au niveau de l'indice de masse corporelle (IMC) et ça m'interpelle grandement.

    Je suis allé chercher des informations sur ces données étant donné que mon médecin était quelque peu inquiet de mon "état de maigreur" selon ses propos et j'ai découvert que cette IMC avait augmenté ces dernières années dans la population française. Je suis effectivement à la limite de la zone de maigreur et je m'en porte pourtant parfaitement bien. Notre dernière sortie en montagne cumulait 2000 mètres de dénivelée positif, huit heures trente de marche soutenue et une trentaine de kilomètres. 

    Ce qui m'interpelle, c'est donc cette "norme" acceptée par le monde médical d'un côté et de l'autre le nombre conséquent de personnes en surpoids. Des gens de mon âge qui parcourent les montagnes, sur de longues distances, je trouve que ça devient rare... Je suis d'ailleurs sidéré de la "désertification" des sommets ces dix dernières années. L'effort physique long est de moins en moins pratiqué et c'est certain qu'avec un IMC dépassant allégrement ce que le corps est censé supporter, les sorties en montagne relèvent de l'improbable. C'est comme un sac à dos qu'on ne peut jamais poser.

    Qu'en est-il dès lors de ce lien avec le corps, de sa connaissance, de son respect ? J'ai l'impression d'assister à grande échelle à une forme d'abandon aux normes matérielles de la société de consommation, une forme d'addiction à des produits alimentaires de basse qualité et dans des quantités qui dépassent les besoins vitaux. Il y a, à mes yeux, dans cette problématique un désamour évident envers ce corps que nous habitons.

    Et c'est triste, considérablement triste.

    Notre rapport à l'alimentation censée, essentiellement, combler nos besoins vitaux, se doit d'être analysée. Lucidement. Vient-elle combler un manque d'ordre psychologique ou uniquement physique ?

    Peut-elle s'attribuer le droit de tuer ?

    L'alimentation carnée est-elle indispensable ?

    Quel est, dans ce cas, le regard que nous portons sur le droit à la vie ?

    L'alimentation végétarienne peut-elle suffire ?

    Les immenses problèmes liés aux surfaces agricoles réservées à l'alimentation des animaux que les humains consomment est-elle acceptable au regard du nombre d'humains souffrant de malnutrition ? 

    Qu'en est-il de l'absorption de pesticides et autres produits dangereux ?

    Qu'en est-il des addictions au sucre, au sel et à tous les éléments rajoutées dans les plats industriels ? 

    Qu'en est-il du conditionnement alimentaire issu des multinationales, répété inlassablement par des médias complices, soutenu parfois par quelques "éminents scientifiques" ou par quelques politiciens en mal de dessous de table (le ministre de l'agriculture est très fort dans le domaine) ?

    D'innombrables questions qui concernent notre corps...

    Le Tantrisme est une voie qui y répond.


     

     

    Tableau de l'IMC

     

    image: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d2/Tableau_imc.PNG

    Tableau imc.PNG

     

    image: http://www.calculersonimc.fr/images/imcicon.png

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    CALCUL IMC (INDICE DE MASSE CORPORELLE)

    EFFECTUER LE CALCUL DE VOTRE IMC

    Indiquez votre poids (kg) et taille (en cm) pour calculer votre Indice de Masse Corporelle

    Ma taille :  cm
    Mon poids :  kg

    VOS RÉSULTATS

    Votre IMC est en attente de calcul. Nous fournirons une interprétation visuelle immédiate

    IMC0550

    Nous vous proposons aussi d'autres calculs de « poids idéal théorique ».
    (moins populaires que l'IMC, mais qui pourront aussi vous aider)

      

    INTERPRÉTATION DE L'INDICE DE MASSE CORPORELLE

    L'interprétation se fait selon la classification de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

    Valeur de l'IMC Interprétation (selon l'OMS)
    Inférieur à 16 Anorexie ou dénutrition
    Entre 16.5 et 18.5 Maigreur
    Entre 18.5 et 25 Corpulence normale
    Entre 25 et 30 Surpoids
    Entre 30 et 35 Obésité modérée (Classe 1)
    Entre 35 et 40 Obésité élevé (Classe 2)
    Supérieur à 40 Obésite morbide ou massive

     

    ORIGINES ET UTILITÉ DE L'IMC

     

    L’IMC permet de déterminer de manière objective la corpulence d’une personne.

    C'est au mathématicien et statisticien Adolphe Quetelet (1796-1874) que l'on doit cet indice. Toutefois, le terme « Indice de Masse Corporelle » n'apparaît qu'en 1972 (1), soit bien après la création de ce qui se dénommait à l'origine « Indice de Quetelet ».

    Depuis 1997, l'OMS utilise cet indice afin d'établir une classification standard de référence en matière de surcharge pondérale, qui puisse être utilisée de manière internationale.

    Cette classification (voir tableau ci-dessus) a pour rôle d'évaluer les risques liés au surpoids. Le fait de calculer de manière régulière son IMC présente donc un intérêt : repérer ses propres évolutions de poids et les interpréter en accord avec les informations fournies par l'OMS.

    FORMULE IMC

    Le calcul de l’IMC est relativement simple puisqu’il ne nécessite que deux critères : votre taille (en cm) et votre poids (en kg). La formule mathématique exacte est la suivante :

     

    image: http://www.calculersonimc.fr/images/formule-imc.png

    Formule de l'Indice de Masse Corporelle

    Attention toutefois, cette formule de l’IMC n’est valable que pour les adultes âgés de 18 à 65 ans. Ainsi, les enfants, les adolescents, les personnes âgées, mais également les femmes enceintes ou les personnes très musclées, doivent s'orienter vers des formules différentes (2). Concernant les enfants, vous pouvez consulter notre page dédiée au calcul de l'IMC chez l'enfant.

    AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DE L'IMC

    Les avantages de l'IMC sont les suivants :

    • Facilité de calcul qui ne nécessite que le poids et la taille, à travers une formule simple (voir formule ci-dessus).
    • Indicateur généralisé de manière « internationale », permettant donc de faire des statistiques à l'échelle mondiale.

    Mais cette facilité de calcul ainsi que cette généralisation internationale font apparaitre les inconvénients suivants :

    • La silhouette n'est pas prise en compte.
    • L'histoire du poids n'est pas prise en compte.
    • Des éléments déterminants comme le sexe, l'âge ou encore l'origine ethnique ne sont pas pris en compte.

    Ces inconvénients peuvent donc introduire des biais dans le résultat de l'IMC.

    Pour plus d'informations sur les avantages et les limites de cet indice, nous vous invitons à consulter notre dossier détaillé (1).

    IMC : UN INDICE POUR VOTRE SANTÉ

    Un IMC dit normal est compris entre 18,5 et 24,9 kg/m². Si votre résultat est inférieur à 18,5, votre corpulence est considérée comme maigre. Au-delà de 24,9, vous êtes soit en surpoids (entre 25 et 30), soit en obésité (>30), soit en obésité massive (>40). C’est à travers cette lecture qu’intervient toute l’utilité de calculer son IMC.

    image: http://www.calculersonimc.fr/images/imcicon.png

    Calculez votre IMC
    Consultez nos autres
    calculateurs de poids idéaux

    Un IMC élevé accroît les risques de survenue de certaines maladies, notamment cardio-vasculaires, pulmonaires ou des articulations. Néanmoins, sachez que l’IMC n’est qu’un simple indice qui doit être une alerte pour vous inciter à prendre rendez-vous chez un médecin généraliste. Ce dernier saura vous exposer les risques éventuels encourus.

    SOURCES ET RÉFÉRENCES

    (1) Vous retrouverez toutes les différentes sources médicales utilisées dans le cadre de nos présentations de l'IMC à l'issu de notre dossier spécialisé sur l'IMC.

    (2) Il existe pour cela d'autres calculateurs afin d'estimer son poids idéal théorique.

    Dernière mise à jour de cette page : le 25 Novembre 2015


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  • L'épigénétique.

    Voilà une des problématiques liées à notre alimentation et aux conséquences que cela peut avoir. Il est évident également que la pratique du sport, la méditation, le yoga contribuent à régler ou même à empêcher des problèmes conduisant à des dérèglements susceptibles d'aboutir à des atteintes génétiques. 


    Aujourd'hui la définition la plus courante de l'épigénétique est : “l'étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence de l'ADN”. Pour prendre une métaphore, la génétique renvoie à l'écriture des gènes, l'épigénétique à leur lecture.

    http://forums.futura-sciences.com/biologie/471125-lepigenetique.html

     

    L'Epigénétique . 

    Résumé très succinct : 
    La génétique, c’est ce que la cellule peut faire une fois pour toute (c'est-à-dire bien souvent tout et son contraire),mais qu’elle ne fait pas réellement . 
    La génétique est quasi stable dans le temps . 
    L’épigénétique, c’est ce que la cellule peut tirer de son bagage génétique en fonction des circonstances . 
    L’épigénétisme est fort variable dans le temps en fonction des circonstances . Il peut passer de génération en génération, il peut au cours du temps et chez un même individu progresser dans un sens puis dans un autre (y compris le retour en arrière) .

    Quelques exemples d’expression de l’épigénétisme : 
    • La chenille qui se transforme en papillon (le bagage génétique est exactement le même ,mais l’un est une chenille et l’autre un papillon) . 
    • La masse graisseuse qui détermine le sexe chez le Merou . 
    • La température qui détermine aussi le sexe chez certaines grenouilles . 
    • Deux jumeau vrais ont exactement le même bagage génétique tout au long de leur vie ,et on à la naissance exactement le même bagage epigenetique. 
    En début de vie ils sont identiques . 
    Au cours de leur vie, ils peuvent différer sur bien des points en fonction du milieu dans lequel ils vivent ,et l’indice de méthylation du bagage épigénétique en est le reflet direct . 
    • Jusqu’au stade blastula de l’organogénèse,, les cellules sont omnipotentes mais à partir du stade blastula elles sont prédéterminées . 
    • Certaines graines doivent être vernalisées (surgelées) pour pouvoir germer . Sans le gel par de germination. 
    Quand on fait la synthèse « de tout » ,les conclusions sont assez surprenantes : 
    • La génétique ne code finalement pas grand chose, mais ce qu’elle code est essentiel un peu comme les grandes bases de données en informatique . Elle est en cela « irremplaçable ». 
    • L’épigénétique est responsable de la quasi-totalité de la différence entre les individus et ce sont des caractères acquis suite aux pressions de l’environnement . 


    L’échec économique du séquençage génétique . 
    Le séquençage génétique est actuellement terminé . 
    Il a duré des années et n’a aboutit à presque rien de « palpable » ; il n’explique qu’une toute petite partie des affections dont on sait pertinemment qu’elles sont génétiques . 
    La régulation (et donc la dérégulation) doit forcément se trouver « ailleurs » . 


    Le succès médical du séquençage génétique . 
    A côté de l’échec économique du séquençage, ce même séquençage a été extrêmement productif en termes scientifiques sur ce qu’est un gêne . 

    Le gène « théorique » est extrêmement facile à comprendre ,mais ce n’est qu’une vue de l’esprit …): 
    Il fonctionne de la façon suivante : 
    • Sur un seul chromosome 
    • Il y a une séquence d’ADN 
    • Qui code pour une seule protéine 
    • Et qui contient juste avant ce codage, une séquence régulatrice permettant ou interdisant sa lecture 

    Le gêne « réel » est assez différent …. 
    • Il peut être constitués de multiples séquences dispersées sur les divers chromosomes pour produire toujours une seule protéine. 
    • Les éléments régulateurs peuvent être situés « n’importe où » sur l’ensemble des chromosomes . 
    • Des fragments de séquences (qui dans le schéma de base ne sont lus que pour faire un seul type de protéine) peuvent en fait être lus pour créer des protéines différentes (un peu comme si pour construire des voitures differentes,on se servait toujours d’une même séquence de base pour construire une voiture et ensuite,pour « personaliser la voiture », que l’on se servait de séquences différentes pour construire des voitures de marques différentes,et de modèles et de couleurs différentes ). 
    Le nombre de gènes est assez petit : de l’ordre de 20.000. 
    Le nombre de protéines différentes possibles est immense : de l’ordre de plusieurs millions 


    Le support génétique et le support épigénétique : 
    Le support génétique, c’est l’ADN . 
    Sauf mutations (rare) ou altération des copies, le bagage génétique reste rigoureusement le même toute la vie de l’individu . 

    Le support épigénétique,c’est les histones ; des protéines enveloppant l’ADN et pouvant permettre ou interdire de lire un segment d’ADN . 
    Ces protéines peuvent changer de configuration assez facilement en cours de vie en fonction des circonstances extérieures , et donc rendre possible ou impossible quelque chose en cours de vie . 
    Comme ces modifications sont en grande partie fonction de l’environnement, c’est en quelques sortes la mémoire de l’acquis . 

    Le bagage génétique d’un individu est pour ainsi dire « fixe » tout au long de sa vie . 
    Ce bagage est énorme mais pas infini . 
    Il est possible de cartographier l’intégralité du génome, et cela a d’ailleurs été fait . 
    Par contre le bagage épigénétique bouge tout le temps. Ce bagage est infini et il est impossible d’en dresser une base de données complètes . 


    La génétique de l’épigénétique . 
    L’épigénétique permet de changer la cellule, voire l’individu en fonction de circonstances extérieures 
    Mais ces transformations si elles sont dues globalement à l’environnement au sens large, survivent à une nouvelle modification de cet environnement et se transmettent elles aussi génétiquement ! 
    L’épigénome comme le génome peut avoir des mutations, mais ces mutations sont beaucoup plus fréquentes dans l’épigénome que dans le génome . 


    "La survie génétique de l'acquis!" . 
    D’une certaine façon l’épigénétique fixe des caractères qui ne sont pas héréditaires . 
    Cette fixation est souvent très importante voire vitale pour la survie dans un milieu donné . 
    L’épigénétisme est particulièrement important pour la survie des plantes qui ne peuvent survivre qu’en s’adaptant tandis que l’animal peut survivre en partant plus loin … 

    On remarque cette variation dans le comportement différent des plantes en fonction de leurs lieux d’implantation : bord de mer, région humide, région sèche, etc .. 
    C’est génétiquement la même plante mais elle peut être géante ici et naine là . 


    Où se trouve la régulation ? 
    La régulation se trouve à la fois dans le génome et dans l’épigénome . 
    Le génome a des zones codant des activateurs ou des inhibiteurs . 
    L’épigénome aussi . 
    La régulation est faite par des enzymes qui peuvent ajoutent à la molécule d’ADN ou aux histones (les protéines d’enveloppe de l’ADN) divers types de radicaux : (groupes methyl,acétyl,phosphoryl …). 

    Ceci a pour effet de changer la configuration spatiale de l’histone considéré et le faire masquer ou démasquer la s équence d’ADN nécéssaire . 
    Mais le démasquage ce n’est que la première étape,il faut aussi que sur l’ADN il y ait autorisation de copie ,et cela aussi est donné via un groupe méthyl, acéthyl, phosphoryl… 


    Comment fonctionne la régulation de l’épigénome ? 
    Des modifications peuvent survenir dans l’épigénome et avoir un effet activateur ou inhibiteur sur un gène . 
    Cet effet activateur ou inhibiteur est fonction de ce gène là bien précis et pas d’un autre ; la même modification peut avoir un effet activateur sur un gêne et inhibiteur sur un autre gêne . 


    Darwin et l’épigénétisme . 
    La théorie de Darwin bien que séduisante n’était pas « possible » en tous les cas telle qu’exprimée initialement pour des raisons de temps : il était impossible par exemple que le bec d’un oiseau change de forme en fonction des circonstances et de la pression génétique dans un laps de temps court (quelques dizaines d’années),si ce changement de bec était fonction des seules mutations (phénomène rare, rarement bénéfique et rarement transmissible (puisque le message devait être changé dans une cellule de la lignée sexuelle (spermatozoïdes ou ovules) si on voulait qu’il passe à la génération suivante) . 
    Cela ne change en rien la théorie de Darwin qui reste totalement valable comme charpente de l’ensemble du raisonnement 



    L’avenir de l’épigénétique . 
    L’avenir est illimité point de vue médical : 
    • Comprendre le vieillissement : pourquoi une cellule au départ pluripotente devient par la suite spécialisée . ; 
    • Permettre la synthèse ou la régénération d’organes malades ou traumatisés . 
    • Comprendre la cause intime des cancers ,éviter qu’ils surviennent ,créer de nouveaux médicaments pour renforcer le bagage génétique existant,et adapter les médicaments à la personne considérée en fonction de ses capacités génétiques et épigénétiques . 

    Les complications politiques et juridiques aussi sont illimitées …il semble en effet établis que certains caractères soient dus aux conditions de vie au sens large :,et agisse non seulement sur l’individu mais aussi sur sa descendance 
    • Pollution 
    • Ambiance générale : quiétude, stress… 

    • Alimentation 




    Références : 

    http://www.i-sis.org.uk/fromGenomicsToEpigenomics.php 
    http://epigenome.eu:80/fr/1,1,0

     

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  • Les modalités narratives

     

     

     

     LES MODALITÉS DE LA NARRATION
    (NE PAS CONFONDRE POSITION DU NARRATEUR ET POINTS DE VUE NARRATIFS)


    http://xn--coursdefranais-qjb.net/narration.htm

    1)    La position du narrateur

             La position du narrateur, c'est la place qu'il occupe par rapport à l'histoire : ou bien il la raconte du dehors, ou bien il participe à cette histoire en tant que personnage.

    a)    Le narrateur extérieur à l'histoire (narrateur hétérodiégétique).

    -         Même extérieur à l'histoire, le narrateur peut livrer dans sa narration des traces de sa présence : le récit au sens strict laisse alors place au discours ; des indices d'énonciation signalent la présence de quelqu'un qui juge les personnages, organise le récit, propose des réflexions. Ces manifestations du narrateur sont fréquentes dans les romans de Stendhal ou de Balzac.

    -         Mais pour entretenir davantage l'illusion réaliste, le romancier peut choisir de dissimuler la présence du narrateur : les faits semblent alors se raconter d'eux-mêmes, sur le mode du récit pur (3e personne, temps du passé), les marques du discours n'apparaissent que dans les dialogues. Cette tendance s'impose dans les romans de Flaubert ou de Zola.

    b)    Le narrateur-personnage (narrateur homodiégétique).

    -         Le narrateur raconte sa propre histoire : le héros rapporte l'aventure qu'il a vécue. Le lecteur peut ainsi avoir l'impression d'entrer de plain-pied dans l'histoire (voir L'Etranger).

    -         Le narrateur peut aussi raconter des faits dont il n'a pas été l'acteur principal mais simplement un témoin, à distance du héros que l'on découvre alors de manière indirecte (voir Le Grand Meaulnes).

             Le romancier opte parfois pour un dispositif complexe qui combine ces différentes possibilités : un premier narrateur laisse la parole à un second ; le narrateur que l'on croyait «au dehors» révèle qu'il a participé aux faits, etc. De telles structures peuvent difficilement être repérées dans les limites d'un extrait, mais il est important de les identifier dans une œuvre complète.

    2)    Les points de vue narratifs

             On entend par point de vue, la perspective selon laquelle les événements de l'histoire sont perçus et présentés. Si le narrateur-personnage rapporte généralement les faits en fonction du point de vue limité qui est le sien, le narrateur situé hors de l'histoire peut choisir entre trois types de points de vue.

    a)    Le point de vue omniscient.

             Les informations données par le narrateur dépassent le savoir et les possibilités de perception des personnages (le lecteur en sait plus que le personnage).

             Le narrateur ne se limite pas à un point de vue déterminé : il raconte à la manière d'un historien qui sait tout, change librement d'angle de vue, dévoile les pensées secrètes des personnages, peut se déplacer d'un lieu de l'action à l'autre et effectuer des retours en arrière.

             Cette technique ouvre de vastes possibilités à l'analyse psychologique, mais comporte des risques d'invraisemblance puisqu'elle suppose un narrateur aux pouvoirs surhumains.

    b)    Le point de vue interne.

             Les informations données par le narrateur coïncident avec le savoir d'un personnage (le lecteur en sait autant que le personnage).

             Les faits racontés sont perçus et interprétés à travers le point de vue d'un personnage précis. La réalité décrite est limitée par les possibilités d'une perception subjective, que ce soit celle d'un narrateur-personnage ou d'un personnage qui n'est pas narrateur.

             Cette technique impose des contraintes, mais rend vraisemblables les informations communiquées par le narrateur, puisque celles-ci passent par un point de vue humain limité dans lequel le lecteur peut facilement se reconnaître.

    c)     Le point de vue externe.

             Les informations données par le narrateur restent en deçà de ce que sait le personnage. (le lecteur en sait moins que le personnage).

             N'est décrit et raconté que ce qui peut être vu de l'extérieur, à partir d'une position neutre. Les faits et gestes sont présentés d'un point de vue purement objectif, tels qu'ils pourraient être enregistrés par l'œil d'une caméra, sans l'interprétation d'une conscience. On ne connaît donc pas les pensées des personnages décrits.

             Cette technique est fréquemment pratiquée au début d'un roman, lors de l'entrée en scène de l'« inconnu » sur lequel le romancier veut attirer l'attention. On la rencontre surtout dans les romans contemporains, en partie sous l'influence du cinéma.

             Les textes narratifs présentent souvent des variations de point de vue : le point de vue externe peut être une stratégie provisoire (début de Germinal) ; plusieurs points de vue internes différents peuvent se succéder (dans un roman par lettres)... Il ne faudra donc pas s'empresser d'étendre à tout un roman la technique repérée dans un extrait ; inversement, la connaissance du roman intégral aide à mieux analyser le point de vue utilisé dans un passage.

     


     

     

    La narration cinématographique (KUNDALINI)

     

     

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    Tumblr nmmza6etxh1rren5ro1 500

     

    Je n'utilise quasiment jamais de prénoms dans mes romans dès lors qu'il s'agit d'une structure narrative indirecte.

    Je travaille essentiellement sur la narration directe mais à la 3 ème personne.

    Je n'existe pas en tant qu'écrivain dans l'histoire. Je n'aime pas l'omniscience de l'auteur.

    Ce qui m'intéresse, c'est de donner à voir à travers les yeux des personnages. Je n'écris donc jamais :

    "Sat marchait depuis des heures dans l'étroite vallée et il observait les crêtes enneigées. Il se tourna vers Maud.

    -C'est vraiment beau, s'exclama-t-il."

    car dans ce cas-là, ça n'est pas lui qui raconte sa propre histoire mais un auteur qui l'observe et qui décrit ce qu'il voit. Mais ce que voit l'auteur, ça ne m'intéresse pas. C'est le personnage que je veux voir et c'est en lui que je veux "vivre" l'histoire.

    Sur l'ensemble d'un récit, je cherche à créer un transfert entre les personnages et le lecteur. C'est une écriture sur laquelle je travaille depuis longtemps et mes trois autres romans publiés sont construits sur cette structure narrative.

    Personnellement, je ne lis plus de romans en narration indirecte.

    C'est comme si au cinéma, une voix off venait en permanence expliquer aux spectateurs, les actes des personnages. Comme si le spectateur n'avait pas la capacité à "entrer" dans la peau des personnages, comme si les descriptions narratives se révélaient indispensables.

    À mon sens, c'est juste une marque de distanciation et ça ne répond pas à l'exigence de vie que je tiens à marquer. Ce qui m'importe donc, ça n'est pas de me positionner comme écrivain mais comme caméraman...J'accompagne les personnages mais ils sont eux-mêmes les acteurs. Je ne leur donne pas vie. Ils la racontent...

     


    KUNDALINI

    Elle prit la route et suivit attentivement l’itinéraire qu’elle avait préparé.

    Joyeuse et impatiente. Elle imaginait déjà la fraîcheur de l’eau et la beauté des roches, le plaisir du soleil et le bonheur du silence.

    Elle gara son véhicule sur le bas-côté. Au pied d’une falaise. Juste de la place pour un véhicule. Elle ne risquait vraiment pas d’être dérangée.

    Elle prit son sac à dos, vérifia rapidement le contenu, ferma les portes, rangea les clés et s’engagea sur la route. Le chemin s’ouvrait cent mètres plus loin. Elle longea le rail de sécurité qui dominait le ravin.

    Elle entendit l’eau qui courait devant elle. Le torrent.

    Une entaille dans la paroi, une brèche cisaillée par le flot qui passait sous la route en grondant.

    Un sentier s’engageait sur la rive droite. L’eau emportée par la pente cascadait avec fracas.

    Des bouillons de bulles dessinaient des arabesques mouvantes autour des blocs épars, des carillons liquides qui semblaient animés d’une euphorie contagieuse.

    Elle observa l’entaille, le coup de sabre dans la montagne, comme l’entrée d’un royaume perdu.

    Elle se surprit à sourire.

     

    L’impression inexplicable que cette faille l’invitait, qu’elle y trouverait des réponses et la paix intérieure.

     

    Elle s’amusa à franchir un gué sur des blocs erratiques, lisses comme des boules de bowling. Des sauts maîtrisés, l’euphorie du corps en action, la joie du jeu, l’enfance dans un corps d’adulte. Elle s’amusa aussitôt de sa force et de sa souplesse, de sa capacité à étudier une réception en un seul regard.

    Le plaisir de l’enchaînement, d’un bloc à un autre, au-dessus du flot bouillonnant.

    S’amuser.

    Depuis combien de temps n’avait-elle pas éprouvé ce simple bonheur ? Juste pour elle, toute seule.

    Elle s’en voulut d’avoir été aussi impitoyable, d’avoir succombé à la colère jusqu’à en oublier tout le reste.

    Elle se promit que ça n’arriverait plus, que de ce jour, elle accueillerait tous les bonheurs.


     

    Si je remplace le pronom "elle" par le prénom "Maud", l'effet, à mes yeux, n'est plus du tout le même.

    Le lecteur ou la lectrice n'est plus en lien direct mais sous l'emprise de l'auteur qui indique ce qui doit être vu, compris, perçu, ressenti...

    Dans "la narration cinématographique", la caméra filme ce que le personnage ressent, éprouve, vit, expérimente à travers ses pensées. Le personnage est en observation de lui-même. Il n'est pas décrit par un narrateur. Il est juste "filmé"...

    Je cherche à exprimer par conséquent ce qui se passe en lui de façon à ce que ce soit ce "Il" qui intervienne.

    Il me semble que la narration indirecte, c'est à dire l'auteur omniscient, marque une rupture entre le personnage et le lecteur car l'auteur intervient dès lors comme un intermédiaire alors qu'une narration cinématographique cherche à instaurer une "communion". Quand on regarde un film, la caméra n'intervient pas comme intermédiaire. Elle est "invisible", elle n'est qu'un outil et non un architecte.

    Bien entendu qu'il existe des différences immenses entre la caméra d'un Malick et celle d'un J.M Poiré...L'objectif n'est pas le même...

    J.M Poiré guide chaque regard. Malick suggère, propose, invite, crée une introspection, une observation intime, existentielle, philosophique et l'usage de la voix Off est primordial. 

    Aucun jugement de valeurs de ma part. "Les visiteurs (1)" de J.M Poiré m'ont bien fait rire :)

    La narration de Malick, quant à elle, me bouleverse...

     

    J'aimerais un jour parvenir à une écriture aussi profonde.

    J'aimerais en fait disparaître intégralement en tant qu'écrivain et que les personnages que je "filme" existent par eux-mêmes.

     

    Quand il s'agit d'un dialogue, j'insère un prénom, généralement en fin de phrase mais à l'intérieur même du dialogue, et non comme une extension de l'auteur.

     

    « Qu’est-ce qui m’arrive Sat ? J’ai parfois l’impression de ne plus être moi, j’ai des pensées qui viennent et je ne les comprends même pas, j’ai des sensations que je ne reconnais pas, il y a tellement de choses étranges, je ne peux même plus les énumérer. Qu’est-ce qui m’arrive, Sat ? »

     

    Il devina l’inquiétude, il perçut cette rupture dans la voix, ce décrochement empli d’incertitudes, lorsque les mots semblent troubler la parole, lorsqu’ils agissent comme une boisson acide et enrayent les cordes vocales.

    Il fallait donner des réponses. Le moment était venu. Il le savait.

     

    « Une autre réalité Maud, c’est tout, l’ouverture des fenêtres, une conscience nouvelle qui prend conscience d’elle-même. Il n’y a rien d’inquiétant là-dedans, sauf si vous décidez d’en tirer des suppositions qui viendront nourrir vos peurs.

    -C’est trop flou pour pouvoir me satisfaire, Sat. Je suis désolé mais j’ai besoin de comprendre.

    -Vous voulez comprendre parce que c’est un fonctionnement archaïque, parce que la dimension intellectuelle sert de références alors qu’elle n’est qu’une partie de la structure. »

    Elle sentait monter de la colère, un énervement profond dont elle ne voulait pas mais qui s’imposait comme un parasite accroché à ses neurones.

    « C’est très bien Maud que la pression monte en vous, il faudra beaucoup de puissance, beaucoup d’énergie pour parvenir à entrer dans la danse. Mais avant de danser, il faut apprendre l’immobilité. »

    Elle abandonna toute volonté de réponses. Elle n’obtiendrait pas celles qui l’auraient comblée et elle devinait que tout cela était planifié.


     

    De cette façon, les dialogues sont juste "filmés" et non "racontés" par un auteur qui serait spectateur de la scène.

    Il y a parfois un temps d'adaptation, quelques lignes ou quelques pages, selon la plasticité neuronale du lecteur :) 


    Read more at http://kundalinisexualitesacree.e-monsite.com/blog/la-narration-cinematographique.html#YHkla8SlyBz67gbX.99


     
     

  • Le biomimétisme

    Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas entendu une conférence aussi fascinante, un intervenant aussi passionnant, clair, pédagogique, une idée aussi enthousiasmante de l'osmose possible entre la Nature et l'humain. 

    Il est clair également que depuis l'êre industrielle, nous nous sommes totalement trompés.

    Des individus comme Idriss.J. Aberkane me comble de bonheur.

    Et si la connaissance était le nouveau pétrole ?

    "La nature est une bibliothèque, lisez-la au lieu de la brûler." 
     

    Idriss Aberkane nous parle d'économie de la connaissance et de biomimétisme. 
    Une idée folle vous dites ? Elle est pourtant bien mise en pratique par la Corée du Sud qui est le seul pays au monde à avoir son ministère de l'économie de la connaissance et qui exporte aujourd'hui 20% plus que la Russie, avec pourtant 171 fois moins de territoire...

     

    Le site d'Idriss Aberkane : http://idrissaberkane.org/index.php/fr/

     

    IDRISS ABERKANE, 29 ANS, CHERCHEUR SANS LIMITES

     • ON EN PARLE •  34

    logo-ouest-france

    Il a grandi dans Le Val-de-Marne, banlieue pavillonnaire du sud de Paris. A appréhendé les mathématiques grâce aux jeux vidéo. À 29 ans, ce self-made-man de la génération 3.0 est un enseignant d’un genre inhabituel. Chercheur, penseur et éditorialiste, il rend compréhensible la science. Comme ce soir sur TF1, aux côtés de Christophe Dechavanne.
    Il irrite déjà son petit monde. Suscite la jalousie de ses pairs. « J’ai des ennemis », confesse-t-il, fixant ses interlocuteurs de son regard noisette grillée. « En France, seulement », ajoute-t-il, avec une moue de dépit. Idriss Aberkane a de quoi agacer. À 29 ans, il est titulaire de trois doctorats. Et son titre est long comme le Danube : professeur à Centrale-Supélec, chercheur à Polytechnique, chercheur affilié à Stanford (États Unis) et ambassadeur de l’Unitwin (un réseau d’universités, sous le patronage de l’Unesco), section « systèmes complexes ». Le jeune homme est une tête. Une tête bien faite. Il agace surtout ses confrères parce qu’avec lui, les maths, la science, le cerveau, sont des sujets compréhensibles par le plus grand nombre. On lui reproche des présentations trop simples. « Nous sommes complexés de la pédagogie », répond l’intéressé. Aux États-Unis, où il passe beaucoup de son temps, le chercheur ne reçoit pas le même accueil. « Là-bas, on dit « populariser ». Pour les Américains, des gens comme moi sont là pour aider. En France, on dit « vulgariser ». Pour certains, c’est vulgaire. » En mars dernier, cinq millions de téléspectateurs ont découvert le joli minois du neuroscientifique sur TF1. Idriss Aberkane décryptait les performances de candidats aux facultés hors normes, dans Les Extra-ordinaires, un divertissement produit par Endemol France et présenté par Christophe Dechavanne, avec Marine Lorphelin, Miss France 2013. « Le flux de connaissance est proportionnel à l’attention, multipliée par le temps », explique-t-il pour justifier sa participation. Le programme télé est reconduit ce vendredi soir. Sa frimousse a fait la Une de l’hebdomadaire Le Point le 30 octobre 2014, sous le titre : « Comment développer son intelligence ». Idriss Aberkane présentait neuf méthodes pour muscler son cerveau. Depuis, le penseur partage, tous les quinze jours dans le magazine, ses analyses de l’actualité. Tout petit, il a abordé les mathématiques par le prisme des jeux vidéo. « J’ai découvert les consoles Nintendo et PlayStation à l’école. Nous y avions accès dans des temps de loisirs. » Il développera plus tard la thèse selon laquelle « le jeu peut permettre une approche des maths différente ». L’enseignant a grandi avec son frère aîné Selim dans le Val de Marne, banlieue pavillonnaire au sud de Paris. Leurs parents y sont instituteurs maîtres formateurs à l’IUFM. « Ils m’ont toujours encouragé. J’ai aimé l’école dès le départ. Hier comme aujourd’hui, je me nourris d’un buffet de connaissances, à volonté. » Ce musulman soufi a rejoint un lycée catholique puis l’université d’Orsay, à Paris.
    « Une nouvelle Renaissance »
    « La connaissance, c’est comme la connerie : elle est infinie. » Le jeune homme a le sens de la formule. « Partager une somme d’argent, c’est la diviser ; partager une information, c’est la multiplier », dit-il encore. Rafraîchissant. Ce jour-là, il intervient devant des dirigeants adhérents de l’Association progrès du management (APM). Ils sont une vingtaine, à se retrouver près de Rennes, pour une journée de formation. Debout devant un grand écran, l’orateur use d’images et de mots intelligibles. Pas de verbiage. Le discours n’est ni creux, ni spécieux. L’expert montre que, 500 ans après, nous assistons à « notre nouvelle Renaissance ». Après l’imprimerie, le monde change davantage encore, avec Internet. Après la découverte des Amériques, la tête est tournée vers l’espace et les étoiles. « L’avenir économique mondial appartiendra à ceux qui sauront faire circuler la connaissance à la fois beaucoup mieux et beaucoup plus vite », professe-t-il, défendant un nouvel Eldorado : une économie de la connaissance. Le jeune homme impressionne. « J’ai le double de son âge et je peux vous dire qu’il a les pieds sur terre, observe René Hamard, directeur d’une entreprise spécialisée dans la construction métallique, entre Rennes et Fougères. La réflexion collective est la condition de la réussite. Avec les cadres de mon entreprise, tous ingénieurs, nous nous penchons ensemble sur l’avenir de l’entreprise. » Régis Le Roux, à la tête d’une société développant des équipements dans le secteur de la télé numérique, à Cesson-Sévigné, partage l’analyse du penseur : « Nous ne sommes qu’au balbutiement des inventions. Des révolutions arrivent dans le domaine de la biotechnologie, du biomédical. C’est enthousiasmant, non ? » L’agenda d’Idriss est vissé à la minute. Hier à Shanghai et Istanbul, demain à Johannesburg et San Francisco. Sur terre comme dans les avions, il a en tête des héros, Francisco Javier Varela, neurobiologiste et philosophe chilien, le polymathe (érudit) irlandais Richard Francis Burton, le mythique patron d’Apple, Steve Jobs… Des héros et des révolutions.

    Publié le 20 Novembre 2015
    Angélique CLÉRET. Photo : Philippe RENAULT.

  • Privé/Public

    JUIN07

     

    Sauver l’école, pour tous !

    Education

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    Tribune publiée dans le Figaro daté du 7 juin 2016.

    L’enseignement privé va bien : c’est ce qui ressort du dernier congrès de l’APEL (Association de parents d’élèves de l’enseignement libre), qui s’est conclu ce dimanche dans une ambiance d’optimisme quasi unanime. Tout semble réuni pour favoriser le secteur privé sous contrat, à commencer par l’effondrement de l’enseignement public. L’échec manifeste des dernières réformes scolaires constitue la principale clé de l’attractivité des établissements privés, qui ont la chance d’éviter les mesures que l’Etat impose à leurs voisins du public. Ils ont ainsi été à l’abri de la calamiteuse réforme des rythmes scolaires, et leur liberté de recrutement constitue dans bien des territoires un échappatoire au piège de la carte scolaire. L’apparente santé du privé est donc essentiellement la conséquence de la descente aux enfers que subit l’enseignement public.

    Cette situation devient un scandale lorsque, non contents de bénéficier de cet état de fait, les dirigeants du privé encouragent les réformes qui minent l’enseignement public, pour trouver ensuite dans leur autonomie les moyens d’en amortir chez eux les effets dévastateurs… Les dernières évolutions imposées par le ministère (réforme du collège et réforme des programmes) ont eu, on le sait, peu de partisans enthousiastes. La quasi-totalité des syndicats enseignants comme beaucoup de parents d’élèves, de nombreux intellectuels de premier plan et le Conseil supérieur de l’éducation lui-même s’y sont opposés. Il aura fallu que ce soit l’enseignement dit « libre » qui donne de la voix pour soutenir le ministère, plutôt sur le mode de l’enthousiasme spontané que du soutien argumenté. L’APEL a dit « accueillir avec beaucoup d’espoir la volonté de la Ministre de réformer le collège » – et pour fonder tant d’espoir, s’est contentée d’un lien sur son site internet renvoyant à l’argumentaire du gouvernement. Pour une telle « liberté », que ne nous ôte-t-on tout à fait la peine de penser, aurait dit Tocqueville… Alors que la contestation montait, la présidente de l’APEL a décidé, en guise de concession aux parents mécontents, de créer, cela ne s’invente pas, des « comités de suivi » de la réforme du collège – est-ce pour « suivre les réformes » qu’une mobilisation historique a sauvé l’école libre en 1984 ?

    Sur le terrain, si le privé suit toujours le ministère, il le suit pourtant de loin. À la rentrée prochaine, de nombreux établissements privés proposeront aux familles toutes les options que la réforme du collège a pu supprimer avec la bénédiction de l’APEL… L’incohérence n’est pas d’offrir le meilleur enseignement, mais de le garder pour soi après avoir encouragé sa destruction pour les autres. Les classes bilangues ? Le latin et le grec ? Proposés en option hors contrat, c’est à dire de façon payante, en plus des frais d’inscription. La baisse des dotations horaires attribuées par le ministère ? On trouvera toujours une solution pour la compenser sur fonds propres s’il le faut. Et naturellement, les nouveaux dispositifs pédagogiques, comme les fameux enseignements pratiques interdisciplinaires, seront adaptés pour se conformer à la vigilance des parents, soucieux de l’acquisition des savoirs fondamentaux par leurs enfants, et capables de les accompagner pour cela – y compris financièrement, en recourant au business en pleine croissance des cours supplémentaires… Les équipes pédagogiques de ces établissements ont bien raison de rivaliser d’inventivité pour continuer d’offrir le meilleur à leurs élèves. Bien sûr, ce ne sera pas possible partout : bien des établissements privés accueillent dans des secteurs paupérisés des jeunes de tous les milieux. Sans moyens conséquents, ils subiront le désastre comme les autres. Mais partout ailleurs, combien de collèges privés trouveront dans ces dernières réformes l’occasion de capter pour de bon toutes les familles un peu favorisées, prêtes à payer pour éviter à leur enfant un naufrage qui condamne définitivement les élèves du public – auxquels on retire tout ce qui pouvait constituer des occasions de survie scolaire ?

    Si loin de l’aspiration des parents et du travail des professeurs, qui se battent avec raison pour garder un enseignement de qualité, les représentants du privé auront donc essentiellement contribué à noyer encore un peu plus les collèges publics, qui perdent là leurs derniers leviers d’attractivité. C’est un scandale pour tout citoyen ; ce devrait être aussi un scandale pour tout chrétien, car l’idéal de l’enseignement catholique est à l’évidence profondément dévoyé lorsqu’il multiplie les propositions commerciales pour faire un marché de tout l’héritage dont il a lui-même encouragé la déconstruction. Les élèves issus d’un enseignement public en ruines, à l’exception de quelques sanctuaires intouchables, semblent désormais définitivement empêchés de vaincre leur relégation scolaire, culturelle, sociale, à cause d’une réforme imposée au nom de « l’égalité » par des responsables politiques de gauche, avec le soutien de cet enseignement privé où beaucoup d’entre eux inscrivent d’ailleurs leurs enfants, parce qu’il consolide comme jamais son monopole en matière de reproduction des élites.

    C’est de l’avenir de la société qu’il s’agit – et aussi de l’avenir de l’enseignement libre, car l’hypocrisie risque de devenir si intenable qu’elle conduira tôt ou tard à l’explosion d’un système si manifestement injuste. Le ministère doit tirer des leçons de la situation, non pas en tentant par la coercition d’empêcher le privé de sauver le latin ou de contourner les EPI, mais en rendant cette chance à tous les élèves. Il est encore temps de retirer ces réformes : l’enseignement public peut et doit être un lieu d’excellence, partout, au service de tous les élèves, et pour accompagner toutes les formes de réussite !

    Il est urgent aussi que l’enseignement privé se ressaisisse : derrière l’autosatisfaction de façade, il y a le versant intérieur de ce scandale démocratique – l’incroyable monopole statutaire d’une association de parents qui, dans une fiction de démocratie, se protège de sa base derrière ses statuts, et prend position au nom des centaines de milliers de familles qui la font vivre sur le terrain sans même les avoir consultées… Puisque le renouvellement ne vient pas de l’intérieur, l’espoir vient des périphéries – par exemple de la fondation d’une nouvelle association de parents d’élèves authentiquement attachés au sens pédagogique de la transmission, ou du développement des écoles Espérance Banlieues qui, retrouvant l’inspiration et l’audace perdues par les administrations jumelles du public et du privé, remettent une liberté pédagogique authentique au service des plus déshérités.

  • L'anthropocène

     

     

    Réunis en Afrique du Sud, des experts de la géologie ont appelé à déclarer la fin de l'holocène, l'ère géologique actuelle, et le début d'une nouvelle période marquée par l'action de l'homme. 

     

    La station spatiale internationale survole l'Italie, les Alpes et la mer Méditerranée, le 25 janvier 2016.
    La station spatiale internationale survole l'Italie, les Alpes et la mer Méditerranée, le 25 janvier 2016. (TIM PEAKE / NASA / REUTERS)

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    Est-ce bientôt le début d'une nouvelle ère géologique ?

    Réunis au Cap (Afrique du Sud), lundi 29 août, lors du Congrès géologique international, des scientifiques ont voté à 30 voix contre trois (dont deux abstentions) que le passage à l'anthropocène devait bel et bien être déclaré, compte tenu de l'impact de l'homme sur la planète, rapporte le Guardian (en anglais). Que signifie cette recommandation ? Qu'est-ce que l'anthropocène ? Franceinfo revient, en détail, sur cette information. 

    Que signifie le mot "anthropocène" ? 

    C'est Paul Crutzen, chimiste et prix Nobel néerlandais, qui a imaginé ce nom en 2000. Selon lui, cette "ère de l'homme" consiste en un nouvel âge géologique marqué par la capacité de l'humain à transformer la Terre. 

    Sommes-nous officiellement passés dans l'anthropocène ?

    Non, il va falloir encore un peu de temps pour que l'anthropocène soit enfin gravé dans "l'échelle des temps géologiques", régulée par la Commission internationale de stratigraphie. Ainsi, la recommandation des scientifiques réunis en Afrique du Sud doit encore être validée par l'Union internationale des sciences géologiques (IUGS), rappelle The Independent (en anglais). Et cette reconnaissance pourrait prendre deux à trois ans. Ce n'est qu'à partir de ce moment-là que nous pourrons définitivement dire au revoir à l'holocène, une ère géologique commencée il y a environ 10 000 ans.

    Pourquoi le processus de changement d'ère prend-il du temps ? 

    Tout d'abord parce que "pour les géologues, cette échelle [des temps géologiques] est la colonne vertébrale de leur discipline, on ne peut la changer à la légère", explique le paléobiologiste Jan Zalasiewicz, de l'université de Leicester (Royaume-Uni), dans Le Monde.

    Mais il faut surtout trouver "un signe" tangible de l'activité humaine dans les strates géologiques, poursuit le Guardian. Par exemple, la fin de l'ère du crétacé, avec la disparition des dinosaures, est visible dans les strates par une couche d'iridium dans les sédiments, provoquée par la météorite qui a heurté la Terre. Les chercheurs doivent désormais identifier un signe de ce type pour marquer le passage à l'anthropocène. Ils vont donc le traquer dans les sédiments des lacs, les carottes de glace en Antarctique, les coraux ou encore les cernes des arbres.

    Pour Jan Zalasiewicz, interrogé par le quotidien britannique, "nous sommes face à un choix énorme : il y a de si nombreux signes". La pollution plastique, l'aluminium, les particules de béton pourraient constituer des preuves de l'impact humain sur la Terre. Mais ce sont les éléments radioactifs dispersés dans l'atmosphère avec les essais nucléaires qui tiennent la corde. On en retrouve la trace "dans les tourbes, les sables et jusque dans les sédiments marins", relève Le Monde

    Quand cette nouvelle ère débute-t-elle ?

    C'est justement la question à laquelle les chercheurs vont devoir répondre pour valider le passage à l'anthropocène. Pour l'instant, souligne l'historien des sciences Christophe Bonneuil dans Libération, trois thèses prédominent. La première fait démarrer l'anthropocène "au néolithique, avec les débuts de l'agriculture et de l'élevage", soit il y a 9 000 ans. Une deuxième considère plutôt la révolution industrielle du milieu du XIXe siècle comme point de départ.

    Mais c'est la troisième qui est défendue par les experts réunis en Afrique du Sud. Eux prennent comme point de départ le milieu du XXe siècle. Pour ces chercheurs, la période post-1945 marque ainsi le début de ce qu'ils nomment la "grande accélération" des indicateurs de l'empreinte humaine sur Terre. A partir de ce moment-là, la démographie, la consommation d'eau ou d'énergie, les émissions de CO2, l'extinction de la biodiversité, le recul des forêts commencent à s'intensifier sous l'effet de l'homme.  

    Si le signe retenu est bien les éléments radioactifs dispersés autour de la planète, l'explosion de la première bombe atomique de l'histoire, le 16 juillet 1945 dans le désert du Nouveau-Mexique, pourrait donc être considérée comme le point de départ de l'anthropocène, affirme Le Monde. Réponse dans quelques années. 

    Est-ce la fin du monde si nous passons à l'anthropocène ? 

    Même si la déclaration du passage à l'anthropocène n'a rien de certain, "on peut s'y préparer", prédit Jan Zalasiewicz. Ce serait ainsi un signe implacable de l'impact de l'homme sur la planète.

    Dire qu'on est entrés dans l'anthropocène, c'est dire qu'il ne s'agit pas d'une crise passagère, qu'on peut oublier entre deux sommets de la Terre au nom de la sacro-sainte croissance, mais d'une révolution géologique d'origine humaine.

    Christophe Bonneuil, historien

    dans "Libération"

    Pour Christophe Bonneuil, il s'agirait d'une "remise en question massive de notre modernité industrielle et de ses grands partages"

    Ce possible changement "nous dit que nous jouons avec le feu", analyse le spécialiste du climat Chris Rapley, dans le Guardian. Et que c'est irréversible. Cette mauvaise nouvelle, si elle est actée, devra-t-elle nous rendre fatalistes, quitte à ne rien faire pour rectifier le tir ? Non, répond, l'astronome Martin Rees. "Les sociétés humaines peuvent se frayer un chemin à travers ces menaces, réussir un futur durable et lancer des ères d'évolution post-humaine encore plus merveilleuses que celles qui nous ont précédé", assure-t-il dans le quotidien britannique. Le passage à l'anthropocène pourrait bien être le prochain défi de l'humanité.

  • L'interprétation

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    Les interprétations génèrent les ressentis.

    Ce qui nous amène à ne pas saisir ce qui est mais à constuire une réalité issue de notre identification.

    Il ne s'agit pas pour autant d'une condamnation dès lors que la conscience de ces émotions reste entière. A défaut de conscience, l'individu est emporté dans le flot. Il peut en souffrir si cela vient renforcer l'interprétation de la situation ou s'en réjouir si cette situation réveille des souvenirs lumineux.

    Le danger vient de cet abandon au flux.

    La conscience élève au contraire le donjon au sommet duquel l'individu peut observer les phénomènes et en jouer selon son désir.

    Il ne s'agit donc pas de fuir les douleurs et de rechercher frénétiquement les bonheurs mais de tenir ce poste de sentinelle et de nourrir la vigilance.

    Si je prends l'exemple de cette musique, selon mon état d'esprit, je peux à son écoute en éprouver une certaine tristesse ou au contraire, une profonde sérénité.

    Ni le premier état, ni le second n'ont d'importance s'ils sont consciemment observés et que l'individu, entraîné par un mental insoumis, ne se laisse emporter.

    Il ne s'agit pas de fuir cette tristesse ou de plonger dans le bain délicieux de la paix mais de maintenir l'observation de l'émotion. Il ne s'agit pas de nier ce qui est en nous mais de saisir l'opportunité de conscience qui est proposé.

     

    Cette conscience établit, peu à peu, un état de réception intégrale, un saisissement de ce qui est. 

    L'émotion, elle-même, se retire et laisse place à une écoute qui emplit, comme une respiration. On ne pense pas à respirer la plupart du temps. Et personne n'oublie pourtant de le faire. 

    La conscience de ce qui est ne possède pas ce pouvoir mais lorsque l'individu parvient à l'établir, elle devient ce donjon et la sentinelle prend place. 

    L'âme est le gardien du lieu. Elle ne souffre ou ne se réjouit d'aucune émotion. Elle est là, c'est tout et elle se remplit de ce qui est.

    Il n'y a dès lors dans cette musique, ni tristesse, ni bonheur, rien qui ne soit généré par une mémoire intrusive, rien qui n'appartienne à l'individu dans son histoire.

    Il ne reste que la musique, comme une respiration.

    Elle est là et ne subit aucun jugement, aucune interprétation, elle n'est pas devenue ce que nous sommes, elle ne souffre d'aucune transformation, d'aucune métamorphose.

    L'âme peut jouer avec elle et décider en toute conscience de plonger en son coeur et de respirer avec elle.

    Le mental n'y est pour rien parce qu'il n'a aucun pouvoir d'observation. Celui-là n'est qu'un bout de bois emporté par le courant de son histoire.

    L'âme dans cette respiration peut explorer l'étendue infinie de la tristesse ou de la joie sans jamais se perdre. C'est juste une expérience, jamais un égarement, c'est juste un horizon à parcourir, jamais une disparition. 

     

    Le mental écoute et interprète.

    L'âme ne se contente pas d'écouter. Elle vit la musique.

    De cette vie qui résonne et de l'observation que l'âme entretient, elle prend conscience d'elle-même.

    C'est là que le bonheur s'érige, c'est là que les frissons ruissellent, c'est ce qui arrive de plus beau quand on aime.

    La musique n'est rien d'autre que l'escalier qui mène au sommet du donjon.