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  • "L'Esprit de l’athéisme" (spiritualité)

    Photo de Cercle De Philosophie Fondamentale.

    Cercle De Philosophie Fondamentale10 juillet 2014, 11:25 · 

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    Peut-on se passer de religion? Dieu existe-t-il? Les athées sont-ils condamnés à vivre sans spiritualité? Autant de questions décisives en plein "choc des civilisations" et "retour du religieux". André Comte-Sponville y répond avec la clarté et l'allégresse d'un grand philosophe mais aussi d'un "honnête homme", loin des ressentiments et des haines cristallisés par certains. Pour lui, la spiritualité est trop fondamentale pour qu'on l'abandonne aux intégristes de tous bords. De même que la laïcité est trop précieuse pour être confisquée par les antireligieux les plus frénétiques. Aussi est-il urgent de retrouver une spiritualité sans Dieu, sans dogmes, sans Église, qui nous prémunisse autant du fanatisme que du nihilisme. André Comte-Sponville pense que le XXIe siècle sera spirituel et laïque ou ne sera pas. Il nous explique comment. Passionnant.

    Extrait de l'avant-propos :

    Le retour de la religion a pris, ces dernières années, une dimension spectaculaire, parfois inquiétante. On pense d'abord aux pays musulmans. Mais tout indique que l'Occident, dans des formes certes différentes, n'est pas à l'abri du phénomène. Retour de la spiritualité ? On ne pourrait que s'en féliciter. Retour de la foi ? Ce ne serait pas un problème. Mais le dogmatisme revient avec, trop souvent, et l'obscurantisme, et l'intégrisme, et le fanatisme parfois. On aurait tort de leur abandonner le terrain. Le combat pour les Lumières continue, il a rarement été aussi urgent, et c'est un combat pour la liberté.
    Un combat contre la religion ? Ce serait se tromper d'ad­versaire. Mais pour la tolérance, pour la laïcité, pour la liberté de croyance et d'incroyance. L'esprit n'appartient à personne. La liberté non plus.
    J'ai été élevé dans le christianisme. Je n'en garde ni amertume ni colère, bien au contraire. Je dois à cette religion, donc aussi à cette Eglise (en l'occurrence la catholique), une part essentielle de ce que je suis, ou de ce que j'essaie d'être. Ma morale, depuis mes années pieuses, n'a guère changé. Ma sensibilité non plus. Même ma façon d'être athée reste marquée par cette foi de mon enfance et de mon adolescence. Pourquoi devrais-je en avoir honte ? Pourquoi devrais-je, même, m'en étonner ? C'est mon histoire, ou plutôt c'est la nôtre. Que serait l'Occident sans le christianisme ? Que serait le monde sans ses dieux ? Être athée, ce n'est pas une raison pour être amnésique. L'humanité est une : la religion en fait partie, l'irréligion aussi, et ni l'une ni l'autre n'y suffisent. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

    Un mot de l'auteur
    Pourquoi ai-je écrit ce livre ? Au fond, pour trois raisons. La première est que depuis très longtemps, je m'intéresse à la spiritualité, et je voulais montrer que pour les athées, cette spiritualité est importante aussi. Autrement dit, on aurait tort de penser que la spiritualité est réservée aux croyants. Les athées n'ont pas moins d'esprit que les autres. Pourquoi auraient-ils moins de vie spirituelle ? La deuxième raison est que je voulais combattre ce retour du fondamentalisme, de l'intégrisme, de l'obscurantisme, du fanatisme. Troisième raison : je voulais montrer que l'on pouvait combattre ce fanatisme sans tomber dans la haine anti-religieuse. Je voulais montrer qu'être athée, ce n'était pas avoir la haine de la religion, que c'était simplement vivre autrement sa spiritualité et que, de ce point de vue, le conflit n'oppose pas du tout les croyants et les incroyants. Le conflit oppose les esprits libres, ouverts, tolérants d'un côté, qu'ils croient ou pas en Dieu, et les esprits dogmatiques ou fanatiques de l'autre. Pour ce faire, je traite trois chapitres dans ce livre. Le premier s'intitule : «peut-on se passer de religion ?». Le second s'appelle : «Dieu existe-t-il ?», et j'explique pourquoi, pour ma part, je n'y crois pas, quels sont les principaux arguments en faveur de l'athéisme. Enfin, le troisième et dernier chapitre répond à la question : quelle spiritualité pour les athées ? Voilà, bonne lecture, au revoir et à bientôt.

    André Comte-Sponville --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

  • Pensées et système immunitaire (santé)

    Quand je vois les effets physiques de mon conflit avec l'éducation nationale, je ne peux que valider cette étude...

     

    Nos pensées contrôlent-elles notre système immunitaire ?

     

    La psycho-neuro-immunologie, des recherches prometteuses

    Du passé à l'avenir en passant par le présent
    pensées système immunitaire
    pensées système immunitaireDans l'article précédent sur Nos pensées et le contrôle de notre système immunitaire, nous avons jeté des bases en parlant de l'histoire de la psycho-neuro-immunologie.
    pensées système immunitaire
    C'était pour le passé. Que nous réserve l'avenir ? Une des recherches les plus prometteuses dont j'ai eu vent est un genre de biofeedback très avancé. Imaginez porter des lunettes spéciales contenant un écran vous montrant l'état d'une tumeur ou d'une maladie à laquelle vous faites face ; ces lunettes et vous-même êtes reliés à un logiciel de biofeedback. Nous savons que nos pensées peuvent influencer notre système immunitaire ; le logiciel de biofeedback surveille vos émotions (provenant de vos pensées) et vos réactions et les projette sur l'écran. À un certain moment, vous remarquez, sur l'écran, que la tumeur commence à décroître ou que la maladie perd du terrain. En vous avertissant, le logiciel vous permet de prêter attention à l'état dans lequel vous vous trouvez à ce moment précis, pour que vous puissiez y rester et que vous parveniez à y revenir, à loisir... jusqu'à ce que la tumeur ou la maladie disparaisse. Ces recherches sont en cours... Le logiciel est déjà en usage... les lunettes à écran pas encore.
    pensées système immunitaire
    pensées système immunitaireQue faire en attendant ? La relaxation et l'imagerie semblent être les deux modalités les plus prometteuses pour l'autoguérison ; elles n'ont pas besoin d'instrumentation compliquée et coûteuse. C'est durant la relaxation que le corps se guérit. Si l'on invite le subconscient à nous guider par des images de relaxation appropriées à la dysfonction, cela accélère considérablement le processus.
    pensées système immunitaire
    D'un autre côté, on peut aussi consulter des ouvrages qui nous aideront à comprendre notre état et nous mettrons peut-être sur la piste de la guérison.

    Les émotions qui nuisent à la santé
    pensées système immunitaire
    Souvenez-vous que nous sommes formés d'énergie qui vibre à des fréquences différentes. Toute émotion à une fréquence particulière ; certaines nous conduisent vers la santé, d'autres vers la maladie et même la mort. Bien que je me méfie des plats tout préparés quant aux interprétations que l'on donne aux maladies, j'ai trouvé un auteur qui semble avoir un discernement exceptionnel et qui "voit juste" dans la plupart des cas. Par contre, la source de l'émotion qu'il mentionne, qui conduirait à la maladie, ne me semble pas aussi exacte, à moins que l'on ne tienne compte de l'ADN émotionnel ou des vies antérieures, selon vos croyances.
    pensées système immunitaire
    Le Dr Narayan Singh Khalsa, Ph.D., a fait une étude extensive reliant les sentiments aux troubles physiques. Les émotions qui causent le plus de problèmes de santé, selon lui, sont : être critique, en colère, avoir du ressentiment, être accablé de culpabilité, de honte, avoir un chagrin profond ou vivre dans la crainte et l'angoisse. Le Dr Khalsa décrit ces émotions :


    aliments
    Une attitude critique provient d'un sentiment de vouloir tout contrôler et peut nous amener à des problèmes d'arthrite. pensées système immunitaire
    La colère provient d'avoir buter sur des obstacles qui n'ont pas été surmontés et que l'impuissance ressentie est projetée sur les autres et sur l'Univers. Les problèmes qui en résultent peuvent prendre la forme de furoncles, de sensations de brûlures, defièvre, d'infections ou d'inflammations.
    Celui qui éprouve du ressentiment a souvent été plongé dans une situation où il s'est senti être victime et impuissant, ce qui le ronge à l'intérieur et peut amener le corps à développer destumeurs et des cancers.
    La culpabilité, c'est de la colère tournée sur soi-même. On se punit et on se fait mal. L'emphysème et l'herpès peuvent en résulter.
    La honte est un sentiment profond de culpabilité généralisée, qui s'attaque au sang et au foie.
    Le chagrin profond fait suite à une perte ou à la privation et touche en général les poumons, les reinset la vessie.
    Vivre dans la crainte et l'angoisse met le système en alerte constante, fatiguant les glandes surrénales. On est la proie au stress, avec ses réactions de fugue, fuite ou paralysie. La digestion et le système immunitaire en pâtissent.

    pensées système immunitaireToutes ces émotions sont des émotions qui peuvent être saines, si elles sont passagères. Un des médecins avec lequel je travaillais disait que les émotions ne sont que de l'énergie en mouvement... (e-motion = energy in motion) ; elles doivent nous traverser mais pas s'incruster. C'est lorsqu'elles restent bloquées qu'elles causent des problèmes.
    pensées système immunitaire
    Spirituellement, le mal-être peut également provenir d'un sentiment d'isolement ou de séparation d'avec Dieu, l'Univers ou cette puissance supérieure qui crée un vide lorsque nous nous sentons déconnectés. Le mal-être a un message important : quelque chose doit changer!
    Prêtez attention aux signes précurseurs
    pensées système immunitaire
    Un cancer, par exemple, ne nous tombe pas dessus d'un jour à l'autre. Il y a une période d'incubation qui peut aller de 6 mois à 20 ans. Lorsque vous obtenez un diagnostic, posez-vous les questions suivantes : quels étaient mes sentiments, mes pensées, mes fantaisies, mes rêves, ainsi que les événements durant cette période de ma vie ou la précédant ? Quel événement traumatisant pourrait être à la source de mon problème maintenant ? Qu'est-ce que je n'ai pas digéré ? En général, on trouve un choc quelconque, qui n'a pas été résolu, entre 6 et 12 mois précédant la dégradation de la santé. La détérioration, allant de la phase 1 à la phase 8 (voir le schéma ci-dessous), peut se faire très progressivement ou très rapidement, selon les cas.

    Ayurvéda

    Il faut aussi tenir compte du fait que les maladies catastrophiques et dégénératives ont plus d'une source de déséquilibre. Pensons au mode de vie, à l'alimentation, à l'environnement, etc. La plupart des gens de nos jours réalisent l'importance de l'alimentation dans le bien-être, mais omettent souvent de faire le lien entre les émotions et le mal-être, sujet de la psycho-neuro-immunologie.

    Exemples de troubles physiques pouvant avoir commencé par des problèmes psychologiques
    pensées système immunitaire
    Ne prenez pas les exemples suivants comme paroles d'Evangile. Bien que le pourcentage justifiant un rapport entre le physique et le psychologique soit étonnamment précis, il n'est pas garanti à 100 %. Je donne ci-dessous quelques exemples pour démontrer que les études qui ont été faites confirment que les pensées et les émotions ont un effet sur le bien-être. Rappelons que les pensées/émotions influencent le système nerveux, qui influence le système immunitaire. Les analyses du Dr Khalsa remplissent un manuel de 450 pages ; je n'en donne ici que quelques détails.

    A.
    pensées système immunitaire
    Douleurs Abdominales
    1.
    pensées système immunitaire
    elles commencent souvent suite à une expérience intense de crainte de ne pas pouvoir survivre ;
    pensées système immunitaire
    2. tendance à être perfectionniste et à vouloir s'occuper de tous les détails ;
    3. avoir une nécessité compulsive de "sauver" les autres.
    B. Bronchite
    La crainte, la tension et un sentiment d'instabilité règnent souvent chez ces personnes. Lorsqu'elles sont stressées, elles ont un sentiment d'insécurité et ne se sentent pas protégées. Elles peuvent se sentir séparées du monde et de Dieu. Souvent en colère contre elles-mêmes, elles doivent expier leurs fautes et souffrent de honte et de culpabilité.
    C. Problèmes de cœur
    Les personnes en question souffrent d'un cœur brisé, ont peur d'être abandonnées ou s'attendent à un rejet, mais cherchent désespérément à être secourues. Elles n'ont pas le sens d'avoir une valeur propre ou de mériter d'être aimées.
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    D. Problèmes de bas du dos
    C'est le point pivot de tous les mouvements du corps. Lorsque des problèmes se développent dans cette région, cela veut souvent dire qu'il y a un déséquilibre de pouvoir, un échange inégal d'énergie (on donne trop et on reçoit trop peu), un sentiment d'injustice et de manque d'harmonie, souvent une crainte d'échec financier ou de manque d'argent.
    E. Epilepsie
    Les individus souffrant d'épilepsie ont l'impression d'être persécutés par les personnes de leur entourage et par leur environnement ; ils se sentent accablés et livrés à une lutte intérieure intense, bien qu'ils exagèrent la sévérité des événements dans leur esprit.
    F. Fatigue
    "À quoi bon ?" est souvent la question que se posent les gens fatigués. Ils s'ennuient et manquent d'amour pour la vie qu'ils ont. Ils ne s'engagent pas et tendent à éviter les responsabilités.
    G. Goutte
    L'impatience peut être un problème, ainsi que de la colère refoulée qu'il vaudrait mieux relâcher. Les gens souffrant de goutte aiment la "bonne" vie, boire et manger, un peu trop, les menant à l'auto-intoxication.
    H. Hyperactivité
    "On me demande trop et je n'y arriverai pas" est souvent le cri de la personne souffrant d'hyperactivité. Elle fait des efforts désespérés pour se distraire des demandes énormes et impossibles qu'elle ressent sur elle.
    I. Inflammation
    On "voit rouge". Il y a un ressentiment chronique, de l'irritation, de l'ennui et de la colère concernant une situation qui est allée trop loin. C'est un conflit intérieur très intense, qui prend une forme physique.
    J. Jaunisse
    Le cynisme, pessimisme et nihilisme entrent en jeux dans la jaunisse, ainsi qu'un manque d'amour, de compassion et de tolérance, allié à de la déception, du découragement et du dégoût.
    K. K.O.
    Effrayés de ce qui les attend, ils préfèrent s'évanouir plutôt que de faire face à une situation qui les dépasse.
    L. Laryngite
    C'est une peur de s'exprimer, de demander ce dont on a besoin, parce que l'on n'est pas sûr si on peut l'obtenir ou si cela peut se retourner contre soi ; c'est aussi une crainte de ne pas être à la hauteur, de ne pas pouvoir répondre à des questions ou à des critiques.
    M. Ménopause
    Peur de ne plus être désirée ; c'est la fin d'une période de la vie d'une femme, qui peut être ressentie comme une perte de direction et d'épanouissement. La femme peut craindre de ne plus être aimée et d'être rejetée, en plus de la peur du vieillissement.
    pensées système immunitaire
    N. Névralgies
    Il n'y a pas de pardon pour les personnes souffrant de douleurs dans les nerfs. Elles ne se pardonnent pas, ne se font pas confiance, pensent qu'elles ont besoin d'être punies et vivent dans la culpabilité. Elles éprouvent de l'angoisse à communiquer avec d'autres concernant leur situation. Il y a un blocage intérieur qui cause de grandes douleurs.
    O. Obésité
    1.
    pensées système immunitaire
    L'insécurité, la frayeur et le besoin de protection caractérisent les personnes qui souffrent d'obésité ;
    2. Elles ont absorbé beaucoup de colère provenant d'elles-mêmes et du milieu dans lequel elles vivent ;
    3. Elles sont alarmées par leur potentiel qui, s'il était exprimé, pourrait les ostraciser.
    P. Panique
    "Que se passerait-il si je devais me débrouiller tout(e) seul(e) ?"
    pensées système immunitaire
    1.
    pensées système immunitaire
    Peur d'être une mauvaise personne et d'avoir le pouvoir de faire quelque chose de mal ;
    2. Peur de trahir et détruire la famille si elle exprime ce qu'elle veut ou ce qu'elle voit ;
    3. Rage d'avoir été exploité(e) sexuellement.
    R. Respiration difficile
    Ne se sentent pas en sécurité et craignent de vivre en plénitude.
    S. Saignement
    Colère qui épuise l'énergie vitale ; sentiment de vivre dans un univers en colère, entouré de méchantes personnes qui ne pensent qu'à les ruiner et les mettre en danger.
    T. Tendinite
    Irritation intense provenant d'un conflit intérieur ; les personnes se demandent où elles vont et ce qu'elles font. Elles sont frustrées par ce qui se passe dans leur vie, mais craignent le changement et se culpabilisent.
    U. Ulcèree
    Celui-ci peut provenir d'une habitude de vivre dans la crainte et l'inquiétude ; les personnes se sont senties abandonnées et trahies et ont peur de souffrir de nouvelles séparations. Elles pensent qu'elles ne sont pas suffisamment bonnes et se reprochent leur infériorité.
    V. Problèmes de vision
    On ne veut pas voir la vie telle qu'elle est, car on ne pense pas pouvoir la gérer. On se sent souvent accablé et dépassé par les difficultés qu'on rencontre. Si l'on voit trop bien, cela pourrait nous démoraliser... on préfère donc avoir la vue brouillée.

    Comme je l'ai mentionné, ce n'est qu'un aperçu. Pour les ennuis de cou, par exemple, le Dr Khalsa examine les problèmes de cou à gauche, à droite, au milieu, devant, derrière, sur la partie supérieure, médiane et inférieure, de rigidité, de douleurs, de torticolis et d'entorse cervicale.
    Chaque vertèbre du dos reflète un problème distinct.
    Chaque dent et chaque doigt sont liés à un problème différent.
    pensées système immunitaire
    Lorsque j'étudiais l'imagerie guidée, on nous avait avertis que ce genre de littérature n'était pas très précis et, à l'époque, c'était bien vrai. Il valait mieux demander des informations au subconscient pour cerner le problème. J'ai ensuite étudié et appliqué le livre du Dr Khalsa et j'ai été fort surprise par l'aide qu'il m'a apportée. Je commence souvent par lire les liens entre symptômes et psychologie, demandant à mes clients si l'explication leur paraît plausible, ce qui est en général le cas. Nous utilisons la kinésiologie appliquée, pour nous assurer de l'importance du lien. Nous faisons quelques rondes de Tapping, puis, si nous avons besoin de renseignements supplémentaires, avons recours à l'imagerie guidée interactive et à l'holoénergétique (imagerie sur turbo), avant de passer à d'autres modalités.
    pensées système immunitaire
    pensées système immunitaireOn dit souvent que la colère est tout aussi mauvaise pour un foie qu'un verre d'alcool. Tous les traumatismes affectent le cœur. La vésicule biliaire est souvent le siège du ressentiment et la constipation nous montre qu'il y a quelque chose dont nous ne voulons pas nous débarrasser. Le corps parle... nous n'avons simplement pas encore appris son langage... bien qu'on l'utilise souvent : "J'en ai plein le dos (lumbago ?)... J'ai les jambes en coton (panique)... Je vois rouge (colère)... Je ne sais plus où donner de la tête (torticolis ?)... 

    Santé, bonheur et épanouissement
    pensées système immunitaire
    Je voudrais terminer sur une notre plus positive. Nous nous sommes penchés sur bien de problèmes et des troubles psychologiques. On pourrait y passer tout son temps, mais ce ne serait pas un bon équilibre. Voyons l'autre côté de la balance. Pourquoi ne pas aussi canaliser son attention sur la santé et des sentiments plus constructifs. Les pensées pénibles jouent un rôle sur les nerfs et le système immunitaire, mais les pensées joyeuses le font aussi. Cultivons donc des pensées revitalisantes.


    aliments
    La relaxation, la générosité, la joie et la renonciation au passé permettront à votre circulation d'avoir libre passage.
    L'amour, la joie et le pardon feront du bien à votre cœur.
    Le contentement et la tranquillité calmeront votre estomac.
    L'humilité, le bonheur, la bonne humeur et la joie font plaisir à votre foie.
    La joie permettra à votre intestin grêle de bien fonctionner.
    L'estime de soi est bon pour le gros intestin.
    La sécurité, la foi et la confiance en l'avenir permettront à votre rate et à votre pancréas de bien marcher.
    La tolérance, l'humilité, la modestie et l'intelligence aideront vos poumons à respirer.
    Le calme, l'assurance, l'ambition et l'énergie sexuelle équilibrée fortifieront les reins et les grandes surrénales.
    L'espoir, la légèreté et l'allégresse réjouiront votre thyroïde.
    L'amour, le pardon, l'initiative aident la vésicule biliaire.
    La paix et l'harmonie fortifieront la vessie.

    pensées système immunitaireLorsque l'on fait du jardinage, on enlève les mauvaises herbes (qui sont souvent d'excellentes plantes à vertus médicinales, mais ça, c'est un autre sujet), en même temps que l'on nourrit sa terre de ce dont les plantes ont besoin. Il en est de même pour notre terrain, le corps humain. Allier la lutte contre les dysfonctions (les mauvaises herbes), nourrir le terrain (le corps) et fortifier tout se qui va bien nous donnent une combinaison gagnante.
    pensées système immunitaire
    N'attendez pas que les mauvaises herbes envahissent et étouffent votre jardin / votre vie. Nourrissez votre corps... Contrôlez soigneusement vos pensées... Choisissez LA SANTE!

    Danielle J. Duperret
    Docteur naturopathe et holistique, ND/PhD - Las Vegas (USA)
    Danielle@DanielleDuperret.com
    www.DanielleDuperret.com/fr

  • L'enfant en burn out (santé)

    Le burn-out touche aussi l'enfant

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    Parents, école, surmenage... Les causes sont multiples pour que l'enfant tombe en burn-out.

    Parents, école, surmenage... Les causes sont multiples pour que l'enfant tombe en burn-out.

     

    iStock

    Emploi du temps de ministre, injonction de réussite, anxiété de la performance... Après avoir pointé l'épuisement professionnel et parental, les psys tirent la sonnette d'alarme: le burn-out commence dès l'école primaire.

    On croyait avoir tout entendu. Le mot est presque galvaudé, employé à tout-va. Le spectre de l'épuisement a fait surface chez les jeunes parents, les aides-soignants, les salariés, les startuppers... Il existe même un burn-out estival, car trop de vacances pourraient, semble-t-il, nous pousser à bout. Dans une société où le stress est endémique, difficile d'imaginer, donc, que nos enfants soient immunisés contre lapression.  

    Preuve en est: d'après une enquête nationale menée par l'Unicef en 2014 auprès de quelque 11.000 personnes, âgées de 6 à 18 ans, 40% des enfants sondés ressentent une souffrance psychologique. Les plus touchés? Les filles et les enfants qui vivent dans des familles recomposées. Quant aux adolescents, 30% d'entre eux disent avoir eu des idées suicidaires et 11% auraient déjà tenté de se suicider

    Un sujet tabou qui renvoie à l'incompétence des adultes

    Pour la pédopsychiatre Gisèle George, auteur de Ces enfants malades du stress (éd. Anne Carrière), l'ampleur du phénomène est sans précédent. La nouveauté? Avant, cela concernait surtout les adolescents à l'approche du bac. Maintenant, on commence dès... lecours élémentaire! "C'est un sujet tabou, car il renvoie à l'incompétence des adultes, dans un monde qui sanctifie le bien-être des enfants et nous matraque d'injonctions au bonheur, assène-t-elle. Parler ouvertement de la détresse des enfants nous fait souvent passer pour des oiseaux de mauvais augure."  

    Pourtant, les cabinets de psy affichent complet. "Jusque très récemment, je recevais environ un jeune par an pour des problèmes de craquage nerveux, de dépression ou de burn-out", observe la pédopsychiatre Béatrice Millêtre, auteur du livre Le burn-out des enfants. Comment éviter qu'ils ne craquent (Payot), publié le 9 mars 2016. "Ils sont désormais plus de cinq par semaine à passer le seuil de ma porte et, lorsqu'ils le font, ils sont déjà en grande souffrance." 

    Comment alors caractériser le burn-out des enfants? Et en quoi diffère-t-il de celui qui touche les adultes? "Il conjugue une énormefatigue, un désinvestissement des activités ainsi qu'un sentiment d'échec permanent", répond-elle. Il prendrait même trois formes différentes. L'épuisement, lorsqu'une personne est soumise à une trop grande pression par rapport aux récompenses qu'elle reçoit; lacourse frénétique dans laquelle elle se lance, jusqu'à en être exténuée; et l'ennui profond qu'elle finit par ressentir au travail, qui lui paraît monotone et peu stimulant. Sous le contrôle des pédopsychiatres Gisèle George, Béatrice Millêtre et Ada Picard, nous avons tenté de mieux cerner ce grand malaise des enfants. Et d'en comprendre les causes. 

    Non, le burn-out n'est pas réservé aux adultes

    "S'ils ne sont pas encore sur le marché du travail, ils ont leur propre 'métier d'enfant' à exercer, qui est de réussir à l'école", prévient Béatrice Millêtre. En somme, le métro-boulot-dodo ne s'applique pas qu'aux actifs. Aller à l'école est un travail à part entière qu'ils n'ont ni choisi ni le loisir de modifier, d'adapter ou de quitter. Heures de cours, contrôles, notes, appréciation des professeurs, cours de soutien... Certains s'y adaptent, d'autres y laissent leur santé physique et mentale. 

    "Au collège et au lycée, ils ont entre trente-cinq et quarante heures decours par semaine, pendant lesquels on leur demande d'être extrêmement attentifs, de ne pas bouger et de comprendre au quart de tour, insiste Gisèle George. Sans oublier, parfois, jusqu'à deux heures de devoirs le soir. C'est un rythme vertigineux que beaucoup de personnes plus âgées seraient incapables de suivre." Problème: si les adultes savent identifier les premiers symptômes du burn-out, lesados, eux, n'en ont pas conscience. N'ayant pas la même capacité de verbalisation, leur épuisement se manifeste donc de différentes façons. 

    Les signes avant-coureurs: stress, fatigue, perfectionnisme

    Pour comprendre le burn-out -qui est l'aboutissement d'un excès destress sur une période trop longue- et ce qui le précède, il faut d'abord définir ce qu'est le stress. Selon Gisèle George, c'est un mécanisme physiologique, comportemental et cognitif. Le bon stress nous galvanise et nous permet de surmonter des obstacles. Le mauvais stress, en revanche, nous paralyse, nous fait ruminer et nous donne le sentiment que l'objectif à atteindre est hors de portée.  

    Avant un burn-out, le premier signe est une grande fatigue physique et intellectuelle. L'enfant se nourrit mal. Son sommeil n'est plus réparateur et il a des difficultés à s'endormir. Quant à son système immunitaire, il est plus vulnérable. "Tout est en hyperfonctionnement, les organes ne suivent plus et la fragilité somatique est décuplée", observe-t-elle.  

    Les troubles sont nets: douleurs abdominales, maux de tête, problèmes de peau... Puis, l'enfant a l'impression qu'il ne dispose pas d'assez de temps pour bien faire. Et pense ne pas être capable de faire ce que l'on attend de lui. "Il devient un véritable petit chef d'entreprise, se sent incompris par son entourage, ajoute-t-elle. Etant constamment sous pression, il devient râleur, de mauvaise humeur et susceptible. Tel une cocotte-minute, il est prêt à exploser à tout moment." 

    Enfin, l'enfant se transforme en mini controlfreak. Perfectionniste à l'extrême, il ne tolère pas la moindre erreur... et présente toutes les caractéristiques du syndrome du dimanche soir. "L'enfant peut avoir très peur d'aller à l'école par crainte de ne pas réussir, écrit le psychiatre et psychothérapeute Frédéric Fanget, dans l'essai Toujours mieux! Psychologie du perfectionnisme (Odile Jacob). Il travaille tout le week-end pour être sûr d'arriver avec des devoirs bien faits le lundi matin à l'école." 

    LIRE AUSSI >>> Phobie scolaire: comment aider son enfant à vaincre son angoisse de l'école? 

    Parents, école, surmenage... Les causes sont multiples

    Entre les parents qui ont peur pour l'avenir de l'enfant -et leur transmettent inconsciemment leurs angoisses- et ceux qui mettent la barre trop haut, les kids pètent les plombs. D'après une étude Ipsos publiée en septembre 2015, 57% des Français craignent de se trouver un jour dans une situation de précarité. Parmi eux, plus de 1 adulte sur 3 confie avoir déjà vécu dans la pauvreté. "Nous vivons dans une société qui est obsédée par le bien-faire et la quête d'épanouissement, analyse Ada Picard. Les parents projettent beaucoup trop sur leur progéniture." 

    Un argument repris par Gisèle George, qui incite à ne pas mettre la pression aux enfants, "juste pour leur donner le goût de l'effort. Les aléas de la vie s'en chargeront! Il faut que les parents se calment et qu'ils acceptent que l'on ne puisse immuniser ses petits contre lechômage dès la maternelle". Pour preuve, elle cite une anecdote révélatrice. Lorsqu'une maman et son fils de 8 ans arrivent dans son cabinet, le petit garçon confie qu'il rêve de devenir vétérinaire. Au lieu de l'encourager, sa mère répond, avec aplomb: "Pour exercer ce métier, les écoles regardent les notes de leurs futurs élèves depuis lamaternelle. Il faut donc être bon dans toutes les matières si tu veux être admis!" Rien de mieux, en effet, pour plomber les rêves de grandeur de bébé... 

    L'école est aussi au coeur du problème. "De nos jours, on en demande trop à cette institution, poursuit-elle. Son rôle est d'être un vecteur de savoir pour tous, pas d'empêcher le chômage de masse." Résultat: à force de mettre les enfants à l'épreuve de façon trop précoce, on en fait de bons petits soldats, écrasés sous le poids des injonctions de réussite. Dans ces conditions, difficile de développer sa personnalité et son estime de soi... 

    Les victimes ne sont pas celles que l'on croit

    Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la victime type du burn-out n'est pas un jeune en difficulté scolaire, mais plutôt l'archétype dubon élève. Consciencieux, impliqué, perfectionniste, il prend son travail et ses activités extrascolaires très à coeur. "Les enfants qui craquent ont souvent la singularité d'avoir un caractère gentil: ils sontsensibles, concernés par les autres, sont exigeants envers eux-mêmes et ont un besoin de sens, précise Béatrice Millêtre. Faire quelque chose ne peut et ne doit être que bien fait." 

    Problème: ce perfectionnisme est parfois entretenu par des parents qui, au lieu de féliciter l'enfant lorsqu'il ramène de bonnes notes, lui en demandent toujours plus. "J'en entends souvent qui se plaignent quand leur enfant ramène un 12/20 ou un 14/20, au lieu de ramener un 18/20, dénonce Gisèle George. Le refrain 'il a les capacités pour faire plus' ou 'il ne va pas au bout de son potentiel' peut être brutal pour un enfant." 

    LIRE AUSSI >>> "Les paroles humiliantes peuvent détruire des neurones chez les enfants" 

    Des enfants rendus adultes avant l'heure

    Selon Béatrice Millêtre, le burn-out est favorisé par les parents qui donnent trop de responsabilités à leurs enfants. "Lorsque nous prêtons aux animaux des caractéristiques humaines, et que nous nous comportons avec eux comme s'ils avaient ces caractéristiques, nous parlons d'anthropomorphisme (du grec anthropos, homme, et morphé,forme). Nous faisons de même avec nos enfants en leur prêtant des comportements adultes et des attitudes qu'ils ne peuvent avoir." La pédopsychiatre appelle cela le "mégamorphisme". 

    En somme, nous les voyons plus grands qu'ils ne sont et les rendons adultes avant l'heure. Comment l'expliquer? L'envie, dès la maternelle, d'en faire des champions, quitte à mettre de côté leur personnalité.Dansesportchorale... La course aux activités extrascolaires commence chez les tout-petits. "Arrivés dans les classes primaires, les enfants cumulent de trois à cinq activités par semaine dans certains milieux, sans parler des séances d'orthophonie, de psychomotricité... C'est un rythme intenable", conclut Béatrice Millêtre. 

    Réhabiliter l'insouciance et la détente

    Visites chez le psy, art-thérapie, pleine conscienceméditation... Tous les moyens sont bons pour aider l'enfant à lâcher prise. L'enjeu? "Le faire sortir de l'exigence de réussite et lui faire prendre ses distances avec ce sentiment de gravité qui lui colle à la peau", répond Ada Picard.  

    Souffrant d'une anxiété de performance quasi permanente, ces enfants doivent d'abord réapprendre à jouer, à être plus légers. "Un enfant ne joue pas tant qu'il ne se sent pas en sécurité, ajoute-t-elle. Il faut donc réhabiliter cet espace d'insouciance et de détente, l'aider à revenir aux choses simples et à des préoccupations de son âge." 

    LIRE AUSSI >>> Les phrases à ne pas sortir à un ado 

  • L'Athanor, santé alternative (santé)

    Une page de pub pour une amie. 

    Cathie m'a été d'une grande aide...Une belle personne.

     

    centre de stages et de séminaires

    un nouveau lieu pour l'organisation de vos stages, entre Lyon et Chambéry


    J'ai le plaisir de vous annoncer la création d'un nouveau lieu  pour l'organisation de vos stages et séminaires.

    Situé entre Lyon et Chambéry, L' Athanor ouvrira ses portes au mois d'octobre 2016.

    Au calme, dans un très beau parc clos et arboré, le gite disposera d'une capacité d'accueil de 40 personnes, de deux grandes salles de travail complètement indépendante, d'un réfectoire, de deux salons, de chambres spacieuses pourvues chacune d'une salle de bain.

    Je vous invite à venir découvrir ce beau projet!

     

    J'ai à cœur d'offrir un lieu où venir cheminer vers soi, où trouver suffisamment de confort pour oser aller regarder en conscience ce qui se joue en chacun de nous, pour promouvoir le "vivre ensemble", l'Humanité partagée et la capacité à se respecter dans le lien aux autres.

    Je rêve d'un lieu d'enseignement de soins holistiques, de stages et de séminaire et c'est ce rêve que je met à votre disposition à travers ce projet, avec humilité et une certaine fierté.

     

    Cathie Marchan

    A l'origine du projet... Cathie Marchan

    Mon parcours de vie m'a conduit à poursuivre pour moi même un chemin de connaissance de moi et de thérapie depuis de nombreuses années. Je croise des approches telles que la psychothérapie, la thérapie de couple, le clown, le travail sur la voix ou des approches plus premières  et spirituelles comme le chamanisme.

     

     

    Je crois intimement que c'est par l'équilibration de "qui nous sommes" que nous pouvons aller à la rencontre du monde et des autres de manière souple et harmonieuse.

     

    J'ai rencontré une vocation pour l'ostéopathie et pratique en cabinet depuis 14 ans. Cette pratique s'est enrichie au fil des années par des formations mais surtout par toutes les belles rencontres dont j'ai profité. J'ai donc repris le chemin de l'école et j'accompagne désormais des personnes sur leur désir d'évolution personnelle par des stages où je m'appuie sur trois piliers qui sont le rapport au corps, la conscience et l'acceptation de nos émotion et la conscience et la compréhension de nos systèmes de fonctionnement.

     

    Actuellement, je rencontre, comme nombre de mes confrères, des difficultés à organiser mes stages dans des lieux adaptés aux besoins si spécifiques d'un tel travail. Dans notre belle région, les lieux sont rares et très convoités et les disponibilités compliquées à réserver.

     

    Ma vie privée me proposant une nouvelle évolution, j'en profite donc pour mettre au monde ce nouveau bébé qu'est la création d'un lieu et d'un espace de travail de conscience. J'ai à coeur de le mettre à votre service et au service de toutes les personnes qui entreprendront cette merveilleuse aventure de la conscience.

     

    Bienvenue à tous!

     

    Votre hôte : Max Beroud

    Véritable "Gardien du lieu", dans le sens noble de ce que cela représente, Max s'occupera de l'aspect logistique de votre accueil.

    Max étant parti à l'aventure au Pérou, nous attendrons son retour au mois de mai pour qu'il nous parle mieux de lui.

     

     

    bientôt, une opération de financement participatif

    Pour montrer aux organismes financeurs l'intérêt soulevé par ce projet et que chacun puisse sentir qu'il a apporté sa pierre à l'édifice, L'Athanor organisera bientôt une opération de crowfunding.

    si vous souhaitez être informés de manière personnalisée, je vous remercie d'envoyer un mail pour que je puise vous inscrire dans notre banque de donnée.

    des lettres d'intention

    Pour les organisateurs qui souhaiteraient soutenir le projet, un moyen très simple est de nous adresser une lettre d'intention non contractuelle qui pose vos besoins en terme de nombre de jours, nombre de places d'hébergement, et nombre de salles. Ceci affin de montrer aux différents organismes financeurs l'intérêt d'un tel projet.

    De même, faire circuler l'information dans vos réseaux nous permet de faire grandir cette énergie.

    Je vous remercie par avance de tout le soutien que vous pourrez apporter à cette belle création.

  • Contractuel enseignant (école)

    Contractuel de l'Éducation nationale, j'ai appris à être prof en 2 jours. Mais j'ai adoré

    6 réactions | 22368 lu

    Temps de lecture Temps de lecture : 5 minutes

    Avatar de Jean Chapon

    Par 
    Prof en devenir

    LE PLUS. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, donner un cours n'est pas réservé à ceux qui ont réussi un concours. Au collège ou au lycée, certains remplaçants sont de simples contractuels, parfois sans la moindre expérience. C'est le cas de Jean Chapon (nom d'emprunt), en reconversion professionnelle, qui a passé deux semaines dans la peau d'un prof. Témoignage.

    Édité et parrainé par Louise Pothier

    Peut-on apprendre à être prof sur le tas ? (YAGHOBZADEH RAFAEL/Sipa) 

    Peut-on apprendre à être prof sur le tas ? (YAGHOBZADEH RAFAEL/Sipa)

     

    J’ai souvent pensé à devenir "prof". Cette idée a même été mon premier projet professionnel post-bac. Alors avec mon bac de sciences économiques et sociales en poche et mon inscription validée en fac d’économie gestion, le chemin me semblait tout tracé : une licence (eh oui, c’était avant la "masterisation"), le Capes de sciences économiques et sociales et finalement, l’enseignement. Mais les études supérieures m’ont poussé à aller voir d’autres horizons et à travailler dans d’autres secteurs.

     

    Mais voilà, dix ans après avoir fini mes études et multiplié les expériences dans le milieu journalistique, j’ai décidé de revenir à mes premières amours.

     

    Ce n’est pas rien. Je n’ai aucune connaissance de la réalité de ce métier, dont le rôle social est primordial. Je me lance dans la préparation du Capes via le Cned (Centre national d’enseignement à distance) et me dis qu’une confrontation au terrain pourrait être positive, ne serait-ce que pour vérifier que mon choix de réorientation professionnel va me plaire.

     

    Inscription, entretien, CDD

     

    Une simple inscription sur le site de l’académie souhaitée – Créteil pour ma part, qui regroupe les départements de la Seine-et-Marne, du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis (et qui est sans surprise plus en demande de professeurs remplaçants que l’académie de Paris) – et un rendez-vous est fixé avec l’inspecteur en charge du recrutement des "contractuels".

     

    Loin du statut de fonctionnaire, c’est un CDD, comme on en trouve partout. Aucun dépaysement pour moi, c’est un entretien comme on peut en faire dans le secteur privé, qui se conclut par ma "validation en tant que professeur remplaçant". Je suis dans le vivier, on va faire appel à moi. Fantastique.

     

    Un appel et je commence dans deux jours

     

    L’appel ne tarde pas. Un poste m’est proposé. Je dois donner des cours d'éco à des secondes et des terminales ES. Quand même.

     

    Il faut vite que je contacte le lycée qui est dans le besoin. Le jour-même, je rencontre le chef d’établissement, un professeur de la matière qui avait pallié en partie l’absence de son collègue (au prix de nombreuses heures supplémentaires). Il me prête immédiatement ses cours pour que je m’inspire. Je commence dans deux jours. Ça va vite, peut-être même trop.

     

    J’ai les compétences théoriques requises pour le poste, je n’ai aucune inquiétude sur ce point. Mais la pédagogie… Il semblerait que cette notion pourtant si importante, s’apprenne sur le tas. Tant mieux. De toute façon, je ne suis pas moins bien loti qu’un étudiant suivant la filière spécialisée, visiblement la pédagogie n’est pas au cœur du concours de recrutement des professeurs. Alors c’est parti.

     

    Je suis comme les élèves, j'apprends

     

    Le cours commence et pour ma part, il se passe plutôt bien, même si je me retrouve confronté à un mur. Celui de mon inexpérience à laquelle rien ne m’a préparé. Je n’ai aucune idée de la vitesse à laquelle avancer. La prise de note n’est pas connue dans ma classe alors il faut dicter des parties du cours. C’est long, très long.

     

    Je dois revoir à la baisse ce que j’avais prévu de voir dans l’heure. Pas grave, je suis comme les élèves en face de moi, j’apprends. Sauf que je ne passe pas le bac en juin et que leur obligation de réussite est aussi la mienne, et que ça met la pression. De plus, j’ai aussi une deadline : les vacances scolaires, qui marqueront le retour du professeur remplacé. Et la fin de ce que je peux apprendre aux jeunes devant moi.

     

    Des heures pour préparer un simple cours

     

    Ce qui peut sauver un enseignant (ou une personne qui n’a encore rien d’un enseignant, mais qui est dans une classe face à des élèves) au moment où il arrive dans sa classe, c’est la préparation de son cours. Mais c’est un exercice difficile qui ne s’improvise pas et qui, lui aussi, mérite une formation.

     

    Heureusement, les autres professeurs sont conscients des limites de ce recrutement de contractuels et très volontaires pour aider : prêts de cours, explications, avertissement sur les élèves, idées à mettre en place, conseils pédagogiques… Ouf, la potentielle bombe à retardement a été désamorcée, un cadre a été posé. Je peux avancer plus sereinement.  

     

    Le programme est chargé, j’accélère aux autres cours, tout en améliorant ma façon de transmettre, grâce aux conseils qu’on me donne et à ma toute nouvelle expérience. Bref, je me mets dans la peau d’un professeur. Ce qui veut dire que je passe des heures à préparer une simple heure de cours. C’est, semble-t-il, le seul moyen de réussir à faire classe correctement.

     

    S'adapter au public, un défi

     

    Mais le facteur humain reste imprévisible et il est difficile d’anticiper les questions qui vont être posées. Elles sont parfois incisives, parfois franchement improbables et souvent, il n’est pas simple de faire le lien avec le sujet évoqué en cours. Il faut remettre immédiatement en question ses idées préconçues sur le métier, les connaissances que peuvent avoir les élèves à cet âge, bref, faire peau neuve.

     

    C’est assez challenging et très motivant ! Pour la monotonie, ici, on n’est pas déçu. Surtout que d’un niveau à l’autre, enseigner n’est pas le même métier. Une seconde n’apprend pas au même rythme qu’une terminale. L’importance de la matière n’est pas non plus la même ce qui joue sur l’attention fournie. La maturité des élèves n’a rien à voir. Bref, rien n’est pareil. Poncifs ? Certainement, mais le savoir et le vivre restent des expériences totalement différentes.

     

    Un système de recrutement inquiétant

     

    Et c’est là que le système actuel de recrutement d’enseignant a de quoi inquiéter. Des gens arrivent en cours d’année, sans expérience, sans formation dans des classes qui doivent passer le bac. Mais il faut bien faire face à la réalité : il y a un manque que les académies essayent tant bien que mal de combler.  

     

    Finalement les vacances sont arrivées. Et l’expérience a été l’une des plus enrichissantes de ma vie.

     

    J’adore ce métier, du moins le petit bout que j’ai aperçu pendant mon remplacement. Et je pense m’en être bien sorti, les élèves semblaient en tout cas satisfaits, la direction aussi.

     

    Heureusement surtout que les équipes de professeurs étaient là pour me montrer leur métier. Ils ont ça dans le sang : ils enseignent. Peu importe que ce soit un élève ou un collègue en devenir, ils facilitent l’apprentissage. Et c’est ce qui permet à ce système de tenir debout. Au prix de leur épuisement.

     

  • Enseignant suspendu (école/politique)

    Entretien avec Salah Lamrani, enseignant suspendu pour avoir tenu un blog

    DANS FRANCEINTERVIEWVIDÉO / PAR  / LE 24 FÉVRIER 2016 À 0 H 06 MIN /

     

    Salah-Lamrani-600Le Cercle des Volontaires a souhaité rencontrerSalah Lamrani, professeur de français au collège Romain Rolland à Tremblay-en-France, suspendu de ses fonctions le 11 février 2016 car il tient un blog (sayed7asan.blogspot.fr), aux idées politiques qui semblent déplaire (à la direction du collège ? au rectorat ? ou plus haut encore ?). Titularisé en septembre 2015, il a révélé sur son blog son véritable nom, mais n’a jamais fait état de ses activités de blogueurs, ni auprès de ses élèves bien sûr, ni auprès du corps enseignant. Vous pouvez signer la pétition de soutien ici.

    Voici donc un entretien d’une heure, pendant lequel Salah Lamrani revient sur l’ensemble de cette affaire inquiétante, car symptomatique d’une « chasse aux sorcières » idéologique insidieuse, en cours dans plusieurs professions et notamment dans plusieurs établissements scolaires.

    Raphaël Berland

    Autres articles sur ce site

  • L'incommensurable Univers ( Nature)

    Le radiotéléscope de Parkes, en Australie, qui a capté ce flash d'ondes radio..
    Le radiotéléscope de Parkes, en Australie, qui a capté ce flash d'ondes radio.. - TORSTEN BLACKWOOD / AFP

    M.C. avec AFP

      • Publié le 
      • Mis à jour le 

    Une transmission venue de loin. Pour la première fois, des astronomes sont parvenus à identifier la provenance d'un «sursaut radio rapide», phénomène cosmique encore très mystérieux. Ce flash très bref d'ondes radio repéré par des télescopes venait d'une galaxie située à 6 milliards d'années-lumière de la Terre, révèle une étude publiée mercredi.

    >> A lire aussi : Espace: Un signal radio mystérieux émis d'une autre galaxie

    Les «sursauts radio rapides», de leur petit nom FRB (Fast radio burst), ont été mis en évidence en 2007 par une équipe de scientifiques menée par Duncan Lorimer, à partir de données recueillies par un observatoire. En une milliseconde, ils émettent autant d'énergie que le Soleil en 10.000 ans.

    Des signaux extraterrestres?

    Il est extrêmement difficile de les détecter directement. C'est ce qu'a fait le radiotélescope de Parkes en Australie le 18 avril 2015, portant à 17 le nombre de FRB recensés à ce jour. La cause de ces flashs radio reste inconnue et les hypothèses sont légion. «Il y a actuellement plus d'idées sur la nature de la source de ces FRB qu'il n'y a de FRB» recensés, relève Duncan Lorimer, de l'Université de Virginie-Occidentale, aux Etats-Unis.

    Ils pourraient résulter de la fusion d'étoiles à neutrons (des astres minuscules mais très denses, composés essentiellement de neutrons), indique Evan Keane, auteur principal de l'étude publiée dans la revue britannique Nature. D'autres scientifiques imaginent même des signaux extraterrestres, hypothèse que lui réfute.

    L'équivalent de 100 milliards d'étoiles de la taille du Soleil

    Un téléscope situé sur l'île d'Hawaï a permis d'établir que le FRB provient d'une galaxie de forme elliptique située à 6 milliards d'années-lumière (une année-lumière correspond à 9.461 milliards de kilomètres). Cette galaxie est large d'environ 70.000 années-lumière et sa masse représente l'équivalent de 100 milliards d'étoiles de la taille du Soleil, précise Evan Keane.

     

    «Cette découverte ouvre la voie à la compréhension de ce qui provoque ces flashs», estime Simon Johnston du CSIRO, l'organisation australienne pour la recherche qui a participé à l'étude. Il espère que dans le futur, «il sera possible de trouver plusieurs FRB par semaine».

    Le mystère de la «matière manquante» dans l'Univers

    Les experts affirment aussi que leurs recherches permettent de répondre à la question de la «matière manquante» dans l'Univers qui intrigue les scientifiques. Actuellement, il est admis que l'Univers est composé à 70% d'énergie sombre, à 25% de matière noire invisible et à 5% de matière ordinaire (les étoiles, les planètes, l'hydrogène).

    «L'espace n'est pas complètement vide mais sa densité est très basse. Nous pensions qu'il y avait de la matière mais nous n'avions pas été capables de la voir avant», explique Evan Keane.«Comme nous avons pu observer qu'elle retardait le signal FRB», on peut imaginer que «nous avons trouvé la matière manquante» dans l'espace entre cette galaxie lointaine et la nôtre. 

    MOTS-CLÉS :