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  • Le pouvoir d'auto-guérison (santé)

    Comment activer notre pouvoir d’auto-guérison qui est en chacun de nous !!!

    29 décembre 2015 dans DossiersSanté / NutritionSolutions 24 commentaires

     

     

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    Le circuit nerveux de la douleur

    Nous sommes dans les années 50, Mr Wright est atteint d’un cancer en phase terminale des ganglions lymphatiques (lymphosarcome). D’énormes masses tumorales  l’envahissent et résistent aux traitements prolongés. Hospitalisé en unité de soins intensifs, Mr Wright subit des ponctions et se voit administrer de puissants sédatifs pour le soulager. Ses différents organes et son système respiratoire souffrent de la maladie et des traitements qu’ils subissent. Son médecin n’a que peu d’espoirs de le voir guérir et lui donne un maximum de deux semaines à vivre. Pourtant Mr Wright ne désespère pas, un nouveau médicament, le Krébiozène est en phase expérimentale et les articles de presse spécialisés laissent entendre que ce médicament sera particulièrement efficace pour le traitement du cancer. Le malade, avec insistance, fait tout ce qu’il peut pour convaincre son médecin de lui administrer ce médicament lorsqu’il sera livré pour les phases de test dans la clinique où il se trouve. Le vendredi, Mr Wright reçoit une première injection, le lundi il se ballade dans les couloirs de la clinique et propose ses encouragements à qui veut bien les entendre. Au grand étonnement du médecin, une semaine seulement après les premières injections, les masses tumorales se résorbent et une dizaine de jours plus tard, M. Wright quitte l’hôpital. Quelques jours avant la première injection ce malade était fiévreux et mourant et alors que le traitement n’a aucun effet sur les autres cancéreux, voici que Mr Wright rentre chez lui tout revigoré ! C’est ainsi que durant plus de deux mois il retrouve peu à peu la santé, le cancer est en rémission et le médecin bien que très étonné est particulièrement confiant, les masses tumorales pourtant de la taille d’une orange disparaissent. Mais voilà que les résultats de l’étude en cours sont publiés révélant au monde que le Krébiozène n’est pas à proprement dit efficace. Mr Wright est alors très affecté par la nouvelle et devant l’insistance des médias, finit par perdre confiance et espoir, en peu de temps  tous les symptômes de son cancer se développent à nouveau avec encore plus de virulence.

    Le médecin tente alors le tout pour le tout et décide de réanimer l’optimisme dont jadis son patient avait fait preuve. Il travestit la vérité et lui explique que les précédents produits n’avaient pas été correctement conditionnés et en avoir commandé de nouveaux bien plus puissant. Il précise également que contrairement à ce que disent les journalistes le médicament est très prometteur et que la rémission dont il avait profité ces deux derniers mois était bien le résultat de ces premières injections. Mr Wright voit renaitre de l’espoir et accepte, le médecin prépare lui même l’injection (une eau pure sans aucun principe actif) et l’administre à son patient tout heureux de se voir bientôt guérit.

    De façon encore plus spectaculaire après quelques injections d’eau (seul le corps médical était au courant) le patient voit les masses tumorales fondre comme neige au soleil,  M. Wright est à nouveau sur pieds en quelques jours. Encore une fois, deux mois passent permettant à cet homme de s’auto-guérir sans en avoir jamais conscience. Le cancer est en rémission et Mr Wright se porte de mieux en mieux chaque jour un peu plus. Malheureusement, les médias s’en mêlent à nouveau et annoncent que les tests conduits dans l’ensemble du pays démontrent que le médicament n’a décidément aucun effet dans le traitement du cancer. Quelques jours après cette annonce, M. Wright est hospitalisé dans un état désespéré. Cette fois , il n’y croit plus et meurt en moins de 2 jours.

    Cette histoire illustre parfaitement, le pouvoir de notre esprit et notre capacité d’auto-guérison plus connu sous le terme d’effet placébo.

    Placébo ?

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    effet placebo

    Placébo signifie « Je plairai » en latin, cette traduction est intéressante car nous comprenons alors la notion de flatterie et le raccourcis qui mène parfois un peu vite au charlatanisme, terme lui même associé souvent à tort à l’escroquerie.  Comme le souligne Michel Le Van Quyen chercheur à l’INSERM (dirigeant d’un groupe de recherche à l’institut du cerveau et la moelle épinière à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière) dans son livre Les pouvoirs de l’esprit, « L’effet placébo est souvent connoté négativement. Cela s’explique sans doute par le fait que les médecins tendent à douter de la réalité de l’effet placebo, car admettre son importance met en danger leur image et leur pouvoir » . La première définition officielle remonte selon l’auteur Patrick Lemoine à 1811 dans un dictionnaire médical anglais. L’effet placebo ou, pourrait on dire, « la réponse placebo » est une réaction physiologique à une cause psychologique (pensée, croyance, auto suggestion, suggestion…). En 1955 une étude de l’anesthésiste Henry K Beecher de l’université de Havard faisait savoir que 35% des patients souffrant de douleur étaient soulagés par la simple prise d’un comprimé de sucreou d’une injection de sérum physiologique. Des études plus récentes révèlent que l’effet placébo est plus important encore car on parle de 70 à 100% et on sait aujourd’hui que le placebo est équivalent à une dose de 5mg de morphine intraveineuse pour traiter la douleur. Le futur professeur Henry K Beecher, avait été directement concerné par l’effet placebo lors de la seconde guerre mondiale dans son hôpital de campagne, il devait soigner les atroces souffrances de soldats pris sous le feu allemand. A court de morphine il entreprit d’injecter à ces malheureux une simple dose de solution saline en leur disant que la douleur allait très vite s’en aller… et ce fût le cas. Nous savons que l’effet placebo est constaté chez 30% des patients toutes pathologies confondues ceci étant, en fonction du trouble dont souffre la personne il peut y avoir de fortes variations allant de 10 à 70% et même 90% pour l’arthrite. Mais alors qu’est-ce qui fait qu’il puisse y avoir de nombreuses variation lors de la prise d’un placebo ?

    Ce qui fait le placebo

    Il est intéressant de noter que l’efficacité du placebo est multi factorielle. Ainsi les études montrent que la méthode d’administration, la posologie, le cadre dans lequel il est administré et même l’intention du praticien qui prescrit jouent un rôle déterminant. Nous savons que la réputation du thérapeute ou du médecin, sa capacité d’écoute, d’empathie et sa bienveillance  vont avoir une incidence non négligeable sur l’efficacité du traitement donc de la guérison. Nous savons également que deux cachets (même sans principe actif) seront plus efficaces qu’un seul, que la couleur, la taille et le mode d’administration ont aussi une importance déterminante.  Enfin comme le raconte l’histoire de M Wright la croyance du patient en l’efficacité de son traitement sera déterminante également. Par exemple l’effet du placebo est quasi nul dans les cas de cancers car il se heurte à une croyance très forte, celle que cette maladie est mortelle et il y a fort à parier que si cette croyance était défaite les cas de guérisons du cancer seraient beaucoup plus nombreux. Dans son livre, Le pouvoir de l’esprit, Michel le Van Quyen nous explique à son tour  :

    L’injection est plus efficace que la gélule, qui est plus efficace que la pilule, qui fonctionne mieux qu’une simple potion, etc. De plus la couleur blanche du médicament fonctionne mieux pour la douleur, le rouge fonctionne comme un stimulant, le bleu comme un bon remède apaisant…. Mieux encore, un placebo qui coûte cher est plus efficace qu’un placebo bon marché.

    Encore plus fort, la croyance de l’efficacité d’un traitement par les personnes qui l’administrent va avoir un impact conséquent, ainsi la conviction du thérapeute est un élément essentiel pour l’obtention d’un bon résultat. Une revue de pharmacologie « The pharmacology of placebo » Wolf Stewart (1959) rapporte de façon très claire cette influence :

    Le docteur Stewart traitait depuis de nombreuses années un patient asthmatique en proie à des crises quasi permanentes. Il demanda à un laboratoire pharmaceutique de lui livrer un nouveau médicament réputé très efficace. Il le fit prendre à son patient , dont l’état s’améliora rapidement; suspectant un effet purement psychologique le médecin commanda un placebo de ce médicament bientôt donné au patient à son insu : Rechute immédiate. Aussi répéta-t-il plusieurs fois l’expérience : chaque fois que le patient prenait le médicament, il s’en trouvait fort mieux pour rechuter à chaque nouvelle prise du placebo. Wolf finit alors par être convaincu de l’efficacité du médicament et en informa le laboratoire. Cependant à sa grande stupeur, il comprit que, dès le début, son patient n’avait reçu que du placebo ! D’une certaine façon le docteur avait influencé l’état du malade par sa propre conviction vis-à-vis de l’efficacité de son traitement.

    Les auteurs précédemment cités remarquent également que l’effet placebo est comme une sorte de cailloux dans la chaussure. Pour les chercheurs, les laboratoires et les médecins, il peut être perçu comme un empêcheur de tourner en rond. Selon lui, cela peut être du à la culture de performance. Pour Thierry Janssen dans son excellent ouvrage, la solution Intérieure« le médecin doit faire preuve de ses compétences et les rôles seraient donc attribués : Le patient subit, le médecin soigne et guérit » et de rajouter : « Une participation active du malade au processus de guérison remettrait en cause l’efficacité et l’utilité du soignant ». Il en serait alors de même de l’industrie pharmaceutique qui pour des raisons évidentes de profit aurait tout intérêt de minimiser autant que possible l’effet placebo. « L’effet placebo constitue une véritable blessure narcissique pour le médecin » nous dit également les auteurs du livre, Guérisons remarquables. Pour beaucoup malgré le fait que l’effet placebo joue un rôle essentiel dans le processus de guérison il est très souvent réduit à un phénomène « psychologique » autrement dit sans vrai consistance, il n’existerait que dans la tête des patients… En réalité on ne croit pas si bien dire.

    C’est dans la tête !

     

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    placebo

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    Il est prouvé que les placebos ont d’incontestables propriétés neurologiques. En effet, selon les différentes études menées sur la douleur, l’hypothèse est faite en 1978 que la prise d’un placebo déclenche une sécrétion d’endorphines produites par le cerveau  (hypothalamus et hypophyse), il en résulte un effet analgésique. L’endorphine est une hormone naturelle qui peut être comparée à la morphine, elle apporte un sentiment de bien être, on dit qu’elle est l’hormone du bonheur et elle est bien connue des sportifs. Lors de cette étude, et pour confirmer son observation le chercheur Jon Levine, administre à ses patients souffrants de douleurs dentaires de la « nolaxone », il s’agit d’un produit qui bloque l’action des endorphines. Il observe alors que la douleur revient immédiatement cela valide ainsi son hypothèse. Ces observations sont confirmées des années plus tard par l’imagerie cérébrale fonctionnelle et vont même plus loin. En effet, Dans les années 1990, le chercheur Martin Igvar (Institut Korolinska à Stockholm) démontre que les zones cérébrales qui s’activent lors de la prise d’un placebo sont exactement les mêmes que celle qui s’activent lors de la prise de morphine. Nous savons également que la douleur a une dimension sensorielle et émotionnelle (la douleur peut être amplifiée par la dimension émotionnelle) et il a été constaté que l’action du placebo se fait essentiellement sur le cortex cingulaire antérieur qui gère la dimension émotionnelle de la douleur. Nous comprenons alors qu’à la simple idée d’avoir un médicament efficace – donc d’être bientôt soulagé – le sujet de façon inconsciente va réduire la douleur par l’activité du cortex cingulaire antérieur grâce au neurotransmetteur du plaisir et de la récompense que l’on appelle dopamine. Ceci démontre que l‘effet placebo est associé à l’attente ou à la croyance d’un soulagement par celui qui le reçoit. Certaines études ont même montré que les personnes souffrants de la maladie de Parkinson, résultant d’une dégénérescence de neurones cérébraux producteurs de dopamine, pouvaient bénéficier d’une réduction de leurs symptômes moteur grâce au placebo lui même générant par son effet de la dopamine. Voici à nouveau ce que rapporte Michel Le Van Quyen dans son livre « le pouvoir de l’esprit » :

    Des chercheurs de l’université du Colorado ont traité 39 patients volontaires par des greffes de neurones dopaminergiques. L’objectif était ici de remplacer des neurones perdus chez le malade par la transplantation de nouveaux tissus, dans le but de restaurer durablement les mouvements normaux chez les patients. Comme dans tout essai thérapeutique, les patients savaient que seuls certains d’entre eux seraient réellement opérés, tandis que les autres subiraient une opération factice, donc placebo. Un total de 19 malades se sont vus implanter de nouveaux neurones dans leur cerveau, tandis que les 20 autres patients ont également été emmenés au bloc opératoire et préparés, mais les médecins ont seulement fait semblant de les opérer, aucune transplantation de tissus n’étant réellement effectuée…. Quelques mois plus tard, les chercheurs ont évalués la qualité de vie de tous les participants à l’étude, parmi d’autres paramètres cliniques. résultat ? Une amélioration comparable de la qualité de vie a été constatée chez les deux groupes…. Lorsque les patients s’attendent à bénéficier d’un traitement, ils libèrent de la dopamine, le neurotransmetteur qui fait précisément défaut dans la maladie de Parkinson

    De nombreuses études comme celle-ci ont été menées et démontrent l’incroyable pouvoir de la pensée, l’une d’elle, menée par une neurologue de Toronto nous apprend que le placebo a eu sur les patients autant d’effet que la prise de Prozac ! Autrement dit, le placebo avait agit de la même manière que l’antidépresseur dans les même zones du cerveau. On comprend mieux que les laboratoires ne soient pas emballés lorsque l’on parle de placebo ;). A plus large échelle (3000 patients) toujours concernant les antidépresseurs, des psychologues ont conclu que 75% des bénéfices thérapeutiques venaient de l’effet placebo  contre 25 % attribué à l’action du médicament ! Quand on connait les effets secondaires de ce genre de médicaments ne faudrait il pas se poser les bonnes questions ? surtout si l’on joint à cela le fait que la plupart des prescriptions d’antidépresseurs sont faites pour des « déprimes » passagères et les « sentiments de mal être » comme nous l’expliquent les psychiatres dans l’émission « mort sur ordonnance » diffusée sur France 5. Si le pouvoir de la pensée, de la croyance, de la suggestion sont si puissants et peuvent soulager des patients, qu’en est il de la pensée ou de la croyance négative ? Il m’arrive assez souvent d’évoquer le fait que nous faisons souvent de l’auto-hypnose négative et que cela fonctionne très bien, voilà qui nous mène à nous intéresser au revers de la médaille.

     

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    NoceboQuand le placebo devient nocebo

    Norman Cousins est un journaliste américain atteint d’une maladie grave qui le condamne à d’atroces souffrances. Remarquant que le fait de rire le soulage, il décide avec l’accord de son médecin de sortir de l’hôpital et son environnement anxiogène pour s’enfermer dans une chambre d’hôtel et y faire une cure de films comiques et de vitamine C pendant 6 mois. A la grande surprise des médecins, Norman Cousins se voit guérir d’une maladie qui le condamnait à rester cloué au lit. M. Cousins a écrit un livre intitulé « La Volonté de Guérir »dans lequel il relate toute son expérience avec toutes les données scientifiques qui y sont attachées. Son livre a marqué le point de départ de recherches à grande échelle sur les endorphines, substances libérées par le cerveau sous l’effet du rire.

    A la suite de sa guérison, il se passionna pour l’étude des relations psycho-neuro-immunologique et finit par influencer le monde scientifique. Il enseigna à l’Ecole de médecine de l’UCLA, l’Université de Californie à Los Angeles (University of California Los Angeles). C’est en faisant une étude sur le placebo que Norman Cousins rapporte que 411 personnes traitées par chimiothérapie avaient été informées qu’elles allaient perdre leurs cheveux en cours de traitement. 30% de ces personnes ont reçu sans en être informées un placebo à la place de la chimiothérapie. Surprise, toutes les personnes de l’étude ont perdu leurs cheveux même ceux qui n’avaient pris qu’un placebo. Autrement dit, une fois de plus, le pouvoir de la croyance avait été démontré, mais aussi que celui-ci pouvait aussi avoir des effets négatif pour les personnes c’est alors un « nocebo ». En hypnose et PNL nous apprenons que chaque mot à son importance, nous apprenons que les suggestions que nous allons faire si elles sont remplies de bonne intentions, si elles sont dirigées vers l’objectif du client/patient et si elles sont écologiques pour la personne peuvent donner des résultats, ainsi tout au long d’une séance nous devons être très prudents avec les paroles que nous prononçons mais aussi à notre communication non verbale et para verbale. Les personnes en souffrances sont aux aguets et observent le moindre mouvement qui pourrait les rassurer ou pire les inquiéter surtout chez ceux qui portent la blouse blanche. Avoir conscience du pouvoir de la suggestion est donc particulièrement essentiel. Les praticiens en hypnose (entre autre) savent aussi qu’il est possible d’amplifier une situation que l’on voudrait voir s’apaiser (douleur, peur…). En disant tout l’inverse de ce qu’il faudrait dire, par exemple : Un enfant tombe par terre et s’écorche le genoux,  « Ce n’est pas grave, ça va passer »« n’aie pas peur, c’est rien ». En réalité ces phrases outre le fait qu’elles ne tiennent pas compte de l’émotion de la personne ont un effet inverse. D’une certaine façon l’esprit ou l’inconscient (nommez le comme vous voulez) ne connait pas la négation. Dans la phrase « ce n’est pas grave » c’est le mot « grave » qui raisonne le plus fort et  donc peut augmenter la douleur ou la détresse. Des études ont montré que l’utilisation de mots encourageants a un effet positif bien plus probant. Dans son livre « The anatomy of hope » Groopman.J rapporte que des études montrent également qu’à la simple vue d’une blouse blanche le patient peut provoquer de l’hyper tension ou de l’hyperglycémie. Enfin imaginez l’impact que peuvent avoir les médias sur notre bonne santé ! Thierry Janssen raconte dans son livre – La solution intérieur –

    L’un de mes confrères m’a raconté que dans les années 1980 à San Francisco une aggravation de l’état de santé de jeunes patients séropositifs survenait de façon systématique un nombre précis de semaines après le diagnostic de la contamination. un point commun reliait ces patients : Ils avaient tous lu un article publié dans un magasine gay selon lequel la maladie évoluait de manière fatale après ce délais. Le démenti de cette information erronée permit de lever le sort jeté à ces patients.

    Robert Hahn antropologue et épidiémiologiste s’inquiète d’ailleurs de l’influence des médias sur la santé et explique dans un rapport publié en 1997 l’influence d’un effet nocebo sur un certain nombre de maladies à travers le monde provoquées par la diffusion d’informations précises. Selon lui, tant que l’influence de l’effet nocebo n’est pas mieux connue il serait sage d’encourager les médias à plus de prudence dans la diffusion d’informations sur les risques et les causes des maladies et inciter à plus d’optimisme dans les messages adressés au public. Il est facile d’imaginer l’impact que peuvent avoir les nouvelles sur notre condition tant les informations sont violentes ! En effet une fois de plus de nombreuses études confirment que l’optimisme réduit le nombre de jours de maladie et améliore l’immunité, favorise la guérison en renforçant le système immunitaire… Une approche plus positive de la vie évite à l’effet nocebo de prendre de la place. Les pessimistes quand à eux ne seront plus surpris de voir leurs craintes et leurs prédictions se réaliser !

    En conclusion

    Le pouvoir d’autoguérison, bien qu’il ne fasse pas l’affaire de tous n’en demeure pas moins réel et parfois très impressionnant. N’aurions nous pas tous à y gagner si dans l’accompagnement des maladies qu’elles soient physiques ou psychologiques l’effet placebo était utilisé au maximum ? Les soignants quelles que soient leurs formations ne seraient ils pas bien inspirés de réaliser à quel point les suggestions qu’ils font à leurs patients vont avoir une incidence positive (placebo) ou négative (nocebo) ? Il est également important de se souvenir que le patient doit croire à l’efficacité du traitement, hors donner un placebo en précisant que c’est un placebo n’a pas de sens, pourtant il semble que cela fasse débat au nom de l’Hétique (on se pose moins de question pour nous polluer). Je reçois énormément de personnes qui après avoir consulté médecins, chirurgiens ou autres thérapeutes ont acquis la croyance qu’ils ne guériront jamais, qu’ils ne retrouveront pas le sommeil, qu’ils vont re grossir, qu’il y a un risque de récidives… Il semble qu’il y a une telle peur de vendre du rêve et de passer pour un charlatan que nous en oublions parfois le pouvoir de notre propre conviction. Certaines études montrent qu’un placebo est autant efficace qu’un antidépresseur, cela pose questions. Chamanes, et autres guérisseurs savent mettre en scène et optimiser cet effet placebo en plus des autres effets prodigués par leurs soins. Nous pouvons toujours espérer que dans un avenir pas si lointain, l’effet placebo soit utilisé au maximum et que l’on rende à chacun son propre pouvoir de guérison limitant ainsi une médication qui, bien qu’elle soit parfois indispensable, peut aussi s’avérer être inutile et non sans effets secondaires. Enfin, n’oublions pas que les suggestions autos réalisantes, les croyances négatives et délétères ne sont pas réservées aux seuls accompagnants, nous sommes tous concernés et nous avons tous un incroyable pouvoir pour créer notre réalité, il sera utile également de se préserver des médias qui polluent notre pensée et donc notre santé. Soyons vigilant à ce que nous regardons et écoutons à la télé et gardons toujours le choix de refuser une parole qui pourrait être un poison, autrement dit comme le disent les Toltèques que notre parole soit impeccable.

    Steves Doupeux
    Relaxologue

    Source : Philosovie


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  • J'ai peur quand tu m'aimes.

     

    Résultat de recherche d'images pour "fleurs fanées dans un vase"

    "Tu dis que tu aimes les fleurs, tu les coupes.
    Tu dis que tu aimes les bêtes, tu les manges.
    Tu dis que tu aimes les oiseaux, tu les mets en cage.
    Quand tu dis que tu m’aimes, j’ai peur !"


    - Jacques Prévert -

     

    Il est important de se projeter au-delà de la poésie et d'en regarder l'horizon. N'y a-t-il pas dans notre vision de l'amour, une certaine forme de destruction, de possession, d'usage...?

    Si cet amour est si présent, comment est-il possible qu'il ne s'étende pas à tout ce qui est ?

    Quel est donc cet "amour" qui se veut disparate et qui n'accorde pas le même respect à ce qu'il dit "aimer" ? 

    Et dès lors, puisque cet "amour" peut se révéler sélectif jusqu'à l'outrage, qu'en est-il réellement de l'amour que nous disons porter à l'autre ? 

    Est-ce un amour possessif comme on possède une fleur après l'avoir coupée ?

    Est-ce un amour cannibale qui engloutit l'autre comme une nourriture existentielle ? 

    Est-ce un amour qui enferme dans des étreintes égotiques au coeur d'une cage dorée ?

    Ne jamais croire que la poésie n'est qu'une récréation musicale...


     

    Une femme qui marche vers moi sur un chemin. Elle tient un bouquet de fleurs de montagnes. Je l'arrête.

    "Bonjour, vous semblez aimer les fleurs ?

    -Oui, elles sont très belles.

    -Alors, pourquoi les avez-vous tuées ?"

    Elle me regarde, intriguée.

    "Il y en a encore beaucoup d'autres, je ne les ai pas toutes coupées. -

    -Bien, alors, il y a plus de sept milliards d'humains sur cette Terre donc si vous veniez à mourir, ça ne serait pas grave, il y en aura encore plein d'autres. "

     

    ......Il ne s'agit pas d'une hiérarchie ou d'une importance, ni d'une suprématie, du nombre ou de l'espèce concernée. C'est juste une question d'amour......

     

  • Pensées et émotions conscientes

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    Accueil du site > LES LIVRES > Les 7 Clefs de la S.T.E. M.M.L. > Clef 6 : PENSÉES-PAROLES-ACTIONS CONSTRUCTIVES

    Clef 6 : PENSÉES-PAROLES-ACTIONS CONSTRUCTIVES

    Extrait tiré du livre "En Chemin vers Soi , les 7 Clefs"

    En début de protocole, certains consultants me disent parfois : « dès que je me relaxe j’ai plein de pensées parasites ». Ce à quoi je réponds : « ces pensées, vous ne les avez pas dès que vous vous relaxez, vous les avez tout au long de vos journées, mais là vous en prenez conscience ».

    Notre mental est en effervescence permanente. Nous ne cessons d’émettre des pensées. Heureusement d’ailleurs ! La pensée crée, la pensée est à l’origine de la vie, par conséquent, sans pensées, il n’y aurait plus de vie. Mais à nous de savoir ce que nous voulons vivre, donc, à nous de savoir ce que nous devons penser. Nous pouvons parfois avoir l’impression d’avoir « la tête vide », mais le seul fait de prendre conscience qu’il n’y a plus de pensées est une pensée ! Il ne faut pas confondre « pensées apaisées » et « pensées absentes ». Quand nous sommes présents à 100% à ce que fait le corps, il y a encore pensée : « je pense à observer mon corps. Mon mental (pensée) est à ce que fait mon corps (action) ». Mais là, c’est la pensée dans l’harmonie totale corps et mental ; on pourrait appeler cela vivre pleinement l’Ici et Maintenant. Il y a aussi la pensée unique. Ce n’est plus le mental qui observe le corps, mais c’est la conscience qui s’ouvre à la Conscience. C’est l’osmose entre le corps de matière et le corps spirituel pour vivre la connexion au Tout, l’Etre, l’Unité. C’est l’état ultime recherché. Certains le rencontrent parfois, mais combien de minutes vécues ainsi dans une journée, dans une vie ? Cela laisse, croyez-moi, un espace suffisamment large pour toutes les pensées indisciplinées ! Et que sont ces pensées indisciplinées ?

    Il y a déjà toutes celles que nous ne retenons pas car elles passent si vite que seul notre inconscient va pouvoir les enregistrer (et malgré cela elles sont aussi pourvoyeuses d’énergie-action ; tant mieux pour nous si elles sont positives, et…dommage pour nous dans le cas contraire). C’est le principe des messages subliminaux ; des images ou des sons sont envoyés à des vitesses si rapides que le cerveau n’a pas le temps de les restituer à la vue ou à l’ouïe, mais, si ces messages sont envoyés de façon récurrente, il les emmagasine et s’en sert comme référence. Il y a aussi toutes les pensées que nous « entendons » (j’emploie ce mot à bon escient car elles sont souvent accompagnées de paroles) et que nous ne remarquons même plus tant elles font parties de notre quotidien (à vous de les définir comme positives, négatives, ou neutres. Sont-elles plutôt « je suis nul(le) » ou « je suis merveilleux(se) », « pourvu qu’il ne pleuve pas » ou « il va faire un temps superbe », « encore une journée à tirer », ou « bonjour la vie ») ?

    Et puis il y a les pensées que nous allons retenir car elles font partie d’un événement qui nous préoccupe particulièrement - un achat important, un licenciement, un nouvel emploi, un nouvel amour, etc... En principe, là, nous savons dire si nous avons une vision plutôt « ouverte » ou plutôt « fermée », et je refuse (non-application volontaire de la troisième clef !...) d’entendre des gens pessimistes dire « je suis réaliste », car notre réalité est ce que nous en faisons.

    Voici pourquoi (petite révision…) :

    Tout étant vibrations, nos pensées sont donc aussi des vibrations. Elles n’échappent pas à cette Loi. En tant que vibrations, elles vont rejoindre les vibrations-longueur d’ondes qui leurs correspondent. A force d’être enrichi, ce « corps mental » se densifiera pour devenir « corps matière », tout comme cela s’est produit pour nous. Nous sommes le résultat, la densification, d’une énergie-pensée de notre âme. Ce corps matière de nos pensées peut revêtir l’aspect réel d’un objet (matérialisation subite) - cela a déjà été réalisé et prouvé - mais le plus souvent cela revêt l’aspect d’un événement - d’une expérience – qui arrivera à plus ou moins long terme (maladie, accident, licenciement, rencontre amoureuse, rentrée d’argent, etc…) ; événement que nous avons programmé par nos pensées, nos paroles et nos actions.

    Chaque pensée est une émission.

    Notre cerveau ne peut cesser d’émettre et toute émission sera captée par un récepteur, à plus ou moins brève échéance, et le récepteur c’est nous.

    Toutes nos pensées nous reviennent matérialisées telles que nous les avons émises, que nous les ayons émises à notre intention ou à l’intention d’un tiers.

    - ( la petite voix ) : "Si j’estime que mon voisin est un imbécile avéré, je ne vois pas en quoi ça remet en cause mon intelligence."

    Nous sommes tous l’imbécile de quelqu’un et le génie d’un autre. Selon ce que l’on préfère s’entendre dire mieux vaut émettre l’énergie qui correspond à cela. Nos pensées, nos paroles et nos actes sont des boomerangs. Par les vibrations que nous émettons, nous nous calons sur la longueur d’onde adéquate pour envoyer et recevoir le même type d’énergie. Mais il ne suffit pas de penser une fois à une chose pour qu’elle se réalise. Heureusement pour nous ! Malheureusement aussi quand on souhaite lancer un projet car si, avec nos pensées positives, nous véhiculons des doutes, ceux-ci viendront saboter cette pensée positive, lui vampiriser son énergie créatrice. 1% de doute suffit à faire un croche-pied à une pensée positive ; « tu es confiant(e) ? » - « Oui, bien sûr, mais... »

    Le « oui, mais... » est assassin de projet.

    Il renferme tout un héritage de peurs, de méfiance, d’incertitude. 1% de doute, c’est 100% de passé craintif. Il faudra donc d’abord se « déprogrammer » ; nous verrons plus loin comment.

    Je tiens quand même à préciser qu’il existe malgré tout des personnes qui vont se lancer dans un projet en doutant fortement de sa réussite, et cependant ce projet aboutit. Cela est dû au fait qu’une force intérieure permet à ces personnes de poser les actes justes car ce projet est nécessaire à leur évolution, elles ne peuvent pas passer à côté. Mais il n’empêche que les doutes qu’elles déposent dans leur champ d’action les ralentissent et qu’elles ne donnent le meilleur d’elles-mêmes que dans les instants où elles oublient de douter.

    Sachez maintenant que Pensées, Paroles et Actions sont intimement liées.

    Tout ce que nous pensons, disons et faisons est un message envoyé dans l’Univers.

    Plus nous aurons de pensées, de paroles et d’actions dans le même sens, plus nous aurons de chance (ou de malchance selon les orientations) de voir aboutir le fruit de nos pensées, paroles et actions.

    - ( la petite voix ) : "Je connais des personnes qui ont répété leur succès mille fois dans leur tête et qui sont allées à l’échec."

    La pensée, ce ne sont pas simplement des mots dits dans la tête. La pensée c’est un état d’esprit. Répéter 500 fois par jour la même phrase positive pour voir se réaliser un souhait ne sert à rien si on entretient un sentiment de peur et d’échec. J’ai connu une pe

    rsonne qui voulait « à tout prix » avoir son permis de conduire, qui aimait conduire, qui se voyait conduire dans ses rêves et qui, dans la journée, entretenait la construction mentale de sa vie sans permis pour le cas où elle ne l’aurait pas. Je ne sais ce qu’elle est devenue, mais si elle a obtenu son permis, nul doute qu’elle a du y mettre « le prix » et le temps. Une autre personne apprenait à ses enfants à toujours prévoir le pire pour ne jamais être déçus ! Cette même personne souffrait de douleurs à l’estomac mais n’a jamais accepté le lien de cause à effet.

    Pour saboter un projet, il y a aussi les expressions du genre : « Je n’en demande pas tant ! »

    Encore une phrase assassine ! Mais elle correspond au fait que, au fond de soi, chacun à ses limites..

  • Michel Dogna : Végétarisme (Santé)

    TOUS VEGETARIENS, UNE URGENTE MUTATIO

    http://www.micheldogna.fr/page-article-4-11-71.html

    J’ai une amie médecin baroudeuse qui effectue (entre autres) un merveilleux travail de terrain pour la défense des orangs-outangs dans les zones reculées de la forêt vierge de Sumatra. Son guide nommé Tarzan est marié avec une jeune femme un peu… anthropophage, quand une occasion se présente. Elle est au demeurant assez jolie et gentille, fume des cigarettes américaines, bref, parait aussi moderne que vous et moi. Alors pourquoi ce penchant en outre dépourvu de toute culpabilité? Traditions ancestrales ? Religion ? Croyances ? Pas du tout ! Tenez-vous bien, c’est par simple GOURMANDISE ! Son morceau préféré, les pieds! (analogie avec les pieds de cochon).

    Si j’évoque cela, c’est pour faire un parallèle avec le comportement actuel de la plupart d’entre nous. L’on a beau expliquer qu’avec 6,7 milliards d’humains sur la planète nous ne pouvons plus nous offrir le luxe de manger des animaux, que chaque année plus de 50 millions d’enfants et d’adultes meurent de malnutrition ou de famine dans les pays pauvres, simplement parce que leurs terres leur ont été confisquées pour cultiver des céréales (OGM) devant nourrir les vaches à l’usage des carnivores occidentaux, qu’à cause des carnivores 25 hectares de forêt tombe chaque minute, que la consommation de viande utilise 60% des réserves d’eau mondiales, etc. L’on a beau expliquer que les légumineuses sont bien plus riches en protéines que n’importe quelle viande, qu’il y a en Europe 25 millions de végétariens qui se portent mieux que les autres, et qui ont 10 fois moins de cancers. L’on a beau dénoncer les conditions atroces de l’élevage en batterie, la pollution chimique de la viande, etc..., rien n’y fait ! Ceux qui osent encore démontrer que consommer des animaux est indispensable à la santé, essayent seulement de dédouaner une GOURMANDISE rétrograde qui se veut aveugle de tous les malheurs planétaires qu’elle engendre.

    Tu dis que tu aimes les fleurs, tu les coupes.
    Tu dis que tu aimes les bêtes, tu les manges.
    Tu dis que tu aimes les oiseaux, tu les mets en cage.
    Quand tu dis que tu m’aimes, j’ai peur !

    - Jacques Prévert -

     

    NON BB, TU N'ES PAS SEULE !!!

    Le jeudi 26 août, Brigitte Bardot était reçue en matinée dans les studios d’Europe 1 présentée par Aymeric Caron. Comme à son habitude, BB n'a pas employé la langue de bois notamment sur son combat pour la protection des animaux.
    - « Sur tout ce que j'ai demandé au gouvernement, rien ne m'a été accordé! … Depuis trois ans Nicolas Sarkozy m'a fait des promesses qu'il n'a pas tenues! Qu'est-ce que foutent les ministres à part nous vendre des piqûres contre la grippe H 1N1 qui fait chier le monde? » asséna t-elle. -  « 80 % des abattoirs français ne pratiquent plus l'étourdissement avant la saignée" déclarant avoir la preuve de ses propos. J'ai le courage de mes opinions et je suis bien la seule dans ce putain de pays ! » a encore ajouté BB.

    Commentaire de Michel Dogna

    Moi aussi, je suis atterré  de cette cruauté ordinaire qui s'installe insidieusement mais sûrement dans notre pays sous l'égide de fanatismes religieux rétrogrades qui ne concernent pas les français, qu'ils soient chrétiens ou non religieux. Face à cette  barbarie en cours de s'imposer officiellement dans la presque indifférence du peuple moyen à la conscience anesthésiée, il n'est nul besoin de lutter, et il n'y a rien à attendre du gouvernement dont le niveau de conscience morale rappelle hélas celui de l'empire  romain - la preuve si monsieur Sarkozy, selon BB, en est encore à aimer la corrida.

    La seule solution immédiate efficace à 100% est celle que je préconise depuis toujours : fermer le robinet de la consommation.... de la viande halal, casher ou pas. Cela remettra les pendules à l'heure au moment où il devient impossible de savoir dans un restaurant si vous participez ou non à cette pratique de la honte, laquelle Dieu (toujours lui) a bon dos de conseiller....Au moins, en ce qui concerne la viande casher, on avait jusqu’ici le bon goût de rester discret dans les club fermés d'Israël, mais là, il y a viol des consciences, et de plus chez nous en France!!!

    De toutes façons, à manger de la viande, il n'y a que du mal à prendre (cholestérol, résidus d'antibiotiques, d'hormones de croissance, d'engrais chimiques, milliers de poisons phytosanitaires tous plus cancérigènes les uns que les autres. Et n'écoutez pas ceux qui essayent de justifier leur gourmandise et leur paresse à se remettre en question en affirmant que la viande est indispensable à la santé. Personnellement je suis végétarien depuis plus de 30 ans, ce qui veut dire que je mange de TOUT sauf des animaux, et si à 70 ans j'étais carencé , je le saurais, d'autant plus que mes performances avec minimum 12 heures de travail par jour ne faiblissent pas.
    Alors chers amis lecteurs, profitez de l'occasion pour faire le pas de rejoindre les 23 millions de végétariens actuels en Europe et d'effectuer du même coup le plus magistral acte civique au niveau planétaire pour faire avancer les choses. Il n'y a là aucune violence, aucune revendication, aucune autorisation, mais la simple libération d'une addiction qui vous maintient dans les basses fréquences de la vie, et donc vous fragilise.

    Défendre la condition animale, c’est d’abord arrêter d’en manger

    Pour en revenir à notre chère Brigitte, je dis chapeau pour son charisme, son engagement, et son travail extraordinaire au service du peule animal.
    Je regrette seulement qu'en tant qu'hypersensible écorchée vive, elle en ait perdu l'élégance du langage, ce qui politiquement et médiatiquement la dessert face à ses détracteurs et entraîne une perte d'impact de ses messages.  Dommage! Mais qu'on la pardonne SVP, elle est une grande âme qui hurle sa souffrance…

    La grandeur d’une nation et de ses progrès moraux peuvent être jugés
    à la manière dont elle traite les animaux.
    (Mahatma Gandhi)

     

    UNE ANTIBIOTHERAPIE CULINAIRE DE CHOIX :
    MANGEZ DU LAPIN

    On sait hélas que les animaux d’élevage sont gavés d’antibiotiques afin de « booster » leur croissance. A la lecture du rapport 2007 de l’AFFSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), on reste pantois face aux chiffres affichés : les animaux d’élevage ont avalé pour la France 1.300 tonnes d’antibiotiques, soit 87 tonnes de plus que l’année précédente (Nous ne disposons pas des chiffres de 2008). Curieux, puisque cette consommation aurait dû baisser depuis 2006, les éleveurs n’ayant plus droit légalement qu’aux antibiotiques destinées aux soins vétérinaires. Faut-il en déduire que les  pauvres bêtes sont de plus en plus malades ?

    Par exemple en 2007, les cochons ont englouti 8% d’antibiotiques en plus que 2006, alors que leur nombre n’a augmenté que de 0,7%.
    Mais le record en la matière revient aux lapins : à eux seuls, ils ingurgitent plus de 10% de l’ensemble des antibiotiques destinés à l’élevage industriel de tous les animaux. Pourtant, on ne peut pas dire que le lapin soit au hit parade de la consommation des viandards. En clair, pour produire 1 kilo de lapin, il faut 7 fois plus d’antibiotiques que pour faire 1 kilo de porc, et 32 fois plus que pour 1 kilo de poulet… Il faut préciser que les lapins sont entassés jusqu’à 20 par mètre carré dans des clapiers, et sont passés des herbes folles et des carottes aux granulés industriels (« soleil vert » spécial pour rongeurs), lesquels détraquent complètement leur flore intestinale. Bref, des lapins qui, pour ne pas trépasser avant terme, sont transformés en pharmacies  à quatre pattes.

    Conseil ducon futé (selon une recette du Canard enchaîné) : Si vous contractez une maladie infectieuse, plutôt que d’aller chez le pharmacien, faites-vous un civet de lapin aux sulfamides, servi avec une sauce tétracycline sur fond de fluoro-quinolone. Mhhhh ! C’est tellement bon… et çà soigne ! (joignez l’utile à l’agréable) Ah !... j’oubliais : n’hésitez pas à communiquer cette recette à votre "médecin-traiteur".

     

    UNE APOLOGIE PUBLICITAIRE DE LA CRUAUTE A LA TELE

    C’est la nuit dans la forêt, les images sont très belles en noir et blanc, trois loups magnifiques arrivent et viennent s’asseoir sur un rocher, l’un deux se met à hurler sous le clair de lune, en écho revient un court bêlement de mouton, les loups se regardent d’un air entendu, et une voix grave macho dit alors : « Chacun a droit à sa part carnivore ! GRRRRR ! » - et l’on voit des traces de griffes qui se dessinent sur le rocher avant d’afficher « CHARRAL ».
    Il y a là un message porteur des plus bas instincts primaires dans une ambiance de Nosfératu le vampire, qui donne froid dans le dos. Ceci passe sur la plupart des chaines et l’on peut même se demander s’il n’y a pas du subliminal derrière. Symboliquement, c’est une claire apologie du crime et la banalisation du fort qui utilise le  faible comme une simple marchandise – un vrai formatage psychologique qui a pour cible principale les jeunes. Pendant ce temps, l’on s’étonne de la montée de la violence (organisée), et le gouvernement qui promotionne cette scandaleuse publicité, met en place de lourdes mesures anti terroristes pour faire admettre une dictature soi disant sécuritaire.
    Pour ceux qui se disent chrétiens, je signale que l’Évangile Secret de Saint-Jean affirme qu’il existe deux tables :
    - La table du Démon qui est couverte d’animaux massacrés : poulets, cochons, bœufs, moutons et gibiers de toutes sortes.
      Le sang ruisselle des mâchoires des carnivores et ils communient avec les Forces inférieures et rétrogrades de l’Univers.
    - La table de Dieu qui croule, au contraire, sous les fruits, les céréales et les légumes. Elle est aérée et baignée par les rayons du Soleil.
      C’est là que viennent s’attabler "les enfants de Dieu" qui aspirent à la véritable Liberté.

    Comment peut-on oser demander au ciel la paix, le bonheur et la santé lorsque l’on introduit quotidiennement dans son corps des lambeaux d’animaux massacrés voire torturés pour notre seul plaisir gustatif ?
    Nous sommes 250 millions de végétariens dans le monde à prouver que manger de la viande ne sert à rien.

     

    NOUS, DES PETITS DIEUX QUI S’IGNORENT

    Il y a trente ans, j’avais énoncé dans mon premier ouvrage les 4 règles fondamentales de la bonne santé selon la naturopathie :

    Bien MANGER – Bien RESPIRER – Bien BOUGER – Bien PENSER.

    Depuis, il est devenu pour beaucoup d’entre nous de plus en plus problématique de répondre à ces nécessités, car tout est fait pour faire de nous des malades rentables. Et puis, au fil du temps, j’ai pu voir des végétariens se faire un cancer, des gens qui vivent au grand air perclus de rhumatismes, des sportifs se faire un infarctus, des gens ayant une vie monastique mourir prématurément. Pendant ce temps, j’ai vu aussi des gens qui mangent n’importe quoi – et bien arrosé… et qui enterrent tout le monde, d’autres qui n’ont jamais bougé de leur vie et qui entretiennent néanmoins une magnifique santé.

    Alors, les écoles de santé peuvent aller se rhabiller si elles n’ont à proposer que des régimes alimentaires. Le temps m’a appris que le facteur numéro un de la santé, c’est d’abord notre programme  mental qui est en liaison directe avec notre motivation dans la vie et notre joie de vivre. De fait, les personnes qui ont des postes avec des impératifs absolus ou qui vivent des passions ne leur permettant pas de s’arrêter, ne tombent pas malades … elles mourront en bonne santé ! N’avez –vous jamais entendu parler du célèbre film documentaire américain « The Secret » ? Je l’ai nommé dans mon livret pocket "La puissance de la loi d’attraction - Comment cesser de programmer l’échec".

    Nous fonctionnons exactement tels des ordinateurs puisque nous sommes en vérité des super ordinateurs qui se programment par imagerie mentale et se valident par l’émotion. Tous les « miracles » nous sont accessibles (presque !). Les adeptes de la méthode en font quotidiennement la brillante démonstration. Pourquoi pas vous ? Mais attention à deux virus issus de la pensée unique nommés DOUTE et PEUR. S’ils apparaissent sur l’écran de votre conscience, annulez immédiatement : ils sont là pour détruire instantanément tous vos jolis programmes.

     

    LA NOUVELLE GUERRE AUX DENTS DEVITALISEES

    D’une façon récurrente, je vois passer des « études » alertant tout le monde sur la toxicité des dents dévitalisées. L’hypothèse est qu’une dent dévitalisée est une dent morte donc sans défenses ; sa porosité en fait un nid bactérien de choix, et comme les dents sont considérées comme un véritable clavier réflexe de tous les organes et fonctions du corps, cela est censé créer des dégâts au long court, l’origine restant la plupart du temps insoupçonnée. Ceci paraît logique, et peut être vrai pour diverses pathologies (douleurs et inflammations à distance, acouphènes, etc.), mais reste simpliste par rapport à la réalité. Selon les allégations assénées par certains protagonistes, après suppression de toutes les dents dévitalisées il ne peut subsister aucune maladie. Mais il existe aussi des dents apparemment saines et néanmoins dites pathogènes, qui ne peuvent être repérées que par des dentistes énergéticiens ; on conseille aussi de les enlever.

    Pourtant si j’ai assisté à de véritables miracles, j’ai aussi connu autour de moi un certain nombre de personnes qui n’avaient plus aucune dent, et qui ont continué à souffrir de leurs misères, ou même sont mortes de maladies lourdes (cancers, SEP…).
    En fait, en réfléchissant bien, un dentiste gagne bien mieux sa vie avec des prothèses qu’avec des obturations, donc, soyons clair, il a plus intérêt à vous arracher les dents qu’à les réparer.
    Reste le problème des implants qui ne sont réservés qu’aux riches vu leur prix, et dont les pivots métalliques sont de véritables antennes risquant de capter toutes sortes de fréquences dans lesquelles nous évoluons (radios, TV, GSM, GPS, ELF, etc.) – seuls les pivots en fibre de ver étant sécurisés pour cela. Soit dit en passant qu’il s’agit vraiment d’interventions chirurgicales longues et à risque infectieux.
    Bon, vous faites ce que vous voulez, quant à moi, je reste rétro avec toutes mes dents dévitalisés et mes prothèses classiques, car finalement je ne me porte pas si mal que cela à mon âge.

     

    LA PARTIE SE JOUE MAINTENANT

    J’ai beaucoup aimé le film : « Le jour où la terre s’arrêta », dans lequel une civilisation très avancée envahit notre planète pour la sauver avant qu’il ne soit trop tard. Depuis des années, ils avaient placé des observateurs dans des corps humains pour faire le point sur l’évolution de l’humanité. Leur conclusion était sans appel :
    1 - L’humain est un être profondément guerrier et destructeur, le plus dangereux parasite de la planète qui ira sans état d’âme jusqu’à sa destruction totale.
    2 – Il n’y a aucune chance d’évolution de cette humanité en dépit des multiples tentatives, et en raison des verrouillages psychologiques entretenus par les religions, les traditions, les corruptions politiques.
    3 – La seule solution raisonnable est la destruction totale de l’humanité, d’autant plus qu’ils considéraient  que la mort n’est qu’un simple transfert de conscience sur un autre plan.
    Alors que le  « nettoyage » commence avec des invincibles robots géants, un haut responsable E .T. rencontre un équivalent d’Einstein qui lui dit : « Ce n’est qu’au bord du précipice que l’humain se décide à changer –s’il vous plait, laissez nous une chance ! »(Je ne dévoile pas la suite….)

    Je trouve que ce film résume bien la situation mondiale actuelle qui concerne de près chacun de nous. Jusqu’où faudra t-il aller dans la descente aux enfers pour que les gens aient un sursaut de lucidité et de volonté pour remettre en question leurs habitudes dévastatrices et suicidaires, en dépit des séductions permanente de la facilité? Je vais reprendre le fameux slogan d’Obama « YES WE CAN » en faisant appel à une analogie concernant le monde microbien. Il existe trois grandes familles de micro-organismes dans les terres arables :

    1 - les micro-organismes à fermentations qui sont générateurs de vie (créateurs)
    2 - les micro-organismes à putréfaction qui sont générateurs de mort (destructeurs)
    3 - les micro-organismes opportunistes (moutons) qui représentent 80% de cette population, et qui se rangent du côté des plus forts.

    Ceci ne vous fait-il pas penser à la société humaine ? Réfléchissez, quand l’une des deux premières familles de M.O. passe la barre des 10% (20% : 2), les 80% de la famille n° 3 se rallient immédiatement à elle. Eh bien oui, il y a 80% de gens indécrottables sur la planète et c’est consternant, mais c’est parce que la famille lumineuse est encore au dessous de la barre des 10%. Alors courage, il n’y a plus que quelques points à gagner pour que tout change. Rappelez-vous que ce sont toujours des minorités qui ont fait l’histoire !

  • Compostage contre engrais chimiques (Nature)

     

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    On ne mange que des "végétaux" et quand je vois la taille du compost dans le jardin, compost qui servira à faire pousser d'autres végétaux (magnifique cycle naturel), je me dis qu'une ville qui organiserait la récupération des déchets organiques pourrait produire des tonnes de compost naturel qui seraient ensuite distribués aux agriculteurs locaux. Pas de produits chimiques, récupération locale, recyclage, lien social, très peu de dépenses de transport...Ça ne paraît pas bien compliqué à mettre en oeuvre ça.... Alors pourquoi ? Ah, oui, c'est vrai...Les multinationales, la loi du marché, le capitalisme libéral.... 

    Il reste une action à notre portée. Boycotter tous les produits d'origine chimique. Oui, je sais, il ne reste plus grand-chose à manger. Mais c'est suffisant. 


     

    Compostage de proximité

    Compostage collectif de déchets verts à la ferme sur le Sommiérois

    Ce projet a été initié en 2001 par un groupe d’agriculteurs du CIVAM du Vidourle et repris aujourd'hui par le groupe CIVAM Humus du Vidourle. Ce mode de valorisation des déchets en circuit court, en partenariat avec les collectivités locales doit permettre d’optimiser le coût de gestion pour ces dernières tout en participant à la protection de l’environnement. 

    Des agriculteurs du CIVAM Humus et la Communauté de communes du Pays de Sommières travaillent ensemble à la valorisation des déchets verts produits localement.
    Depuis 2007, la communauté de communes assure le broyage et la livraison chez chacun des dix agriculteurs, organisés au sein de l’association Humus du Vidourle depuis 2011. Le compost obtenu est utilisable en agriculture biologique (AB) et chaque agriculteur peut le composer à sa façon. Le compost produit est ensuite directement utilisé par les agriculteurs du groupe, sur un total de 120 ha. La collectivité prend en charge une grande partie des frais de compostage et finance également des actions de sensibilisation au compostage individuel auprès du grand public et des actions éducatives auprès des scolaires. En 2012, ce sont 2 500 t de déchets verts qui ont été compostées. 


    Sensibilisation de la population
    La FD CIVAM du Gard et la Communauté de communes du Pays de Sommières mène des actions de sensibilisation auprès de la population avec notamment :
    - la création et l'installation de panneaux de sensibilisation apposés dans les déchetteries de la communauté de communes
    - l'organisation d'une première journée de distribution de compost.

    Contact : Aurélie Gibert - 04 66 77 47 84 

    http://www.civamgard.fr/civam-gard-actions.php?act_id=10


     

    Voilà ce que ça donne un potager nourri au compost végétal. 

  • La vie autour d'un point d'eau (Nature)

     -

    http://positivr.fr/26-heures-pour-une-photo-animaux-serengeti-stephen-wilkes/

    Voici LA photo qui fait sensation en ce début d’année 2016. Il a fallu à son auteur plus de 26 heures de patience pour la réaliser. 26 heures au cours desquelles son appareil s’est déclenché 2 200 fois ! Et le résultat est tout simplement magnifique !

    Ce photographe s’appelle Stephen Wilkes. Il a posé son appareil photo au bord d’une mare du parc national du Serengeti en Tanzanie et n’a pas bougé pendant 26 heures. Le temps de voir passer les zèbres, les gnous, les hyènes, les éléphants, les mangoustes et les hippopotames.

    Au total, il a réalisé 2 200 images, toujours sous le même angle, sans bouger. Une fois cette première phase de son projet terminé, il a ensuite sélectionné 50 photos… afin de n’en composer qu’une seule !

     

    Cette photo nous montre toute la vie qui peut animer un si petit endroit de la savane en à peine plus de 24 heures. On dirait un tableau tellement c’est beau et fascinant.

    Stephen Wilkes :

    « Si vous regardez de près dans l’eau à la gauche de l’image, vous pouvez voir le dos bulbeux d’un hippopotame.Quand nous sommes arrivés, ces hippopotames ont commencé à se parler les uns les autres tout autour de nous, et nous nous sommes sentis en danger. Même si je savais que les hippopotames étaient dangereux, je ne savais pas à quel point. Ce n’est que plus tard que j’ai appris qu’environ 90 pour cent des gens chassés par un hippo finissaient morts. »

  • "Antisémite !! " (humanisme)

    Juste une question : Pourquoi accepte-t-on cette ingérence constante ?

    Parce que c'est le peuple élu ? Elu par quoi, quand, où, comment ? Personnellement, je n'ai pas voté et d'ailleurs leur programme politique, je le conspue.

    Parce que c'est un Peuple qui a souffert ? Et les Africains, et les Indiens, et tous les peuples Premiers ?

    Vingt millions de morts chez les Amérindiens.

     

    Le business de la Shoah.

    Leur victimisation, elle me dégoûte et quand je dis ça, je pense à ceux et celles qui sont morts dans les "camps" parce que je suis convaincu qu'ils n'auraient jamais espéré cela. J'ai lu des dizaines de livres sur le génocide juif. Qu'on ne vienne pas me dire que je suis sans coeur ou raciste ou autre raccourci du même genre. J'ai vu "Nuits et brouillards". Je sais autant que possible l'abomination qui a eu lieu.

    Mais aujourd'hui, je suis juste dégoûté par ce gouvernement sioniste et par cette population israélienne qui ne se fait pas assez entendre en dehors des frontières de ce pays (vu qu'à l'intérieur, tout le monde est muselé...)

    Qu'ils ne s'étonnent pas ensuite de ce fameux "antisémisme" ambient. 

    Et je lisais déjà ce genre d'articles quand j'étais adolescent... La guerre en Palestine, elle était déjà là quand je suis né et elle le sera encore à ma mort. 

     


     

    Artcurial censure une œuvre sous la pression d’Israël dans une vente au profit de RSF

    Le Monde.fr |  • Mis à jour le  | Par Emmanuelle Jardonnet

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    La vente aux enchères d’« Artistes à la une », prévue le 27 janvier chez Artcurial au profit de l’association Reporters sans frontières (RSF), avait pour but de défendre la liberté d’expression dans le monde. C’est ironiquement un acte de censure qui l’aura fait annuler. Cet ensemble de près de quarante « unes » du quotidien Libération revisitées par des artistes français et étrangers (Jacques Villeglé, Laurent Grasso, Tania Mouraud, Robert Combas, Jean-Michel Alberola, Jean-Michel Othoniel, Invader, Zevs, Nils-Udo ou encore Joana Hadjithomas & Khalil Joreige) avait été exposé en amont, gratuitement et sans présenter le moindre incident, les 12 et 13 décembre au Palais de Tokyo, à Paris.

    image: http://s2.lemde.fr/image/2016/01/15/534x0/4847703_6_a3ae_2016-01-13-589246a-14553-r9fz4e_83678011d092f8a9fb2d87a4dcf167d1.jpg

    La « une » du quotidien « Libération » mise en cause par l'ambassade d'Israël, et retirée de la vente par Artcurial.
    La « une » du quotidien « Libération » mise en cause par l'ambassade d'Israël, et retirée de la vente par Artcurial. LIBÉRATION/ERNEST PIGNON-ERNEST

    « Ce portrait met aux enchères un projet terroriste »

    Fin décembre, la maison de vente Artcurial recevait un courrier de l’ambassade d’Israël en France signalant une œuvre jugée offensante : celle imaginée par Ernest Pignon-Ernest. Sur la « une » de Libération traitant de l’après-Yasser Arafat, publiée le jour de son enterrement, en 2004, cette figure de l’art urbain a dessiné le portrait de l’homme politique et chef militaire palestinien Marwan Barghouti, accompagné de quelques mots : « En 1980, quand j’ai dessiné Mandela, on m’a dit que c’était un terroriste. »

    « Ce portrait met aux enchères un projet terroriste là où l’on cherche à faire croire qu’il s’agirait d’un homme de paix [en] le comparant à une grande figure internationalement reconnue : Nelson Mandela », s’est indignée l’ambassade dans son courrier (que Le Monde a pu consulter).

    Figure laïque emblématique de la lutte pour le retrait complet d’Israël des territoires occupés en 1967, Marwan Barghouti, 56 ans, ex-chef du Tanzim, la branche armée du Fatah, est incarcéré depuis 2002 dans une prison de haute-sécurité israélienne, condamné à cinq peines de prison à perpétuité. « [Il] est emprisonné à vie en Israël pour avoir été le cerveau de la seconde Intifada (2000-2005) et de ce fait, responsable de la mort de centaines de personnes, juives et non-juives », poursuivait l’ambassade, qui demandait à Artcurial « de bien vouloir retirer de la vente ce lot qui risque fort de semer la confusion et de porter préjudice à [sa] réputation ». Requête à laquelle le président délégué de la maison de ventes, François Tajan, a accepté d’accéder en retirant ce lot de la vente, « au motif des attentats récents, de la prorogation de l’état d’urgence et des potentiels troubles à l’ordre public », cite LibérationSur la page dédiée à la vente, le lot 27, qui correspondait à l’œuvre d’Ernest Pignon-Ernest, disparaît alors.

    « J’ai vu la violence faite au peuple palestinien »

    « Je n’ai pas cherché la provocation avec cette une”, se défend Ernest Pignon-Ernest. Je ne fais jamais d’œuvre aussi politique, mais il se trouve que le contexte s’y prêtait, puisqu’on demandait à des artistes de s’exprimer sur la une d’un journal, donc sur l’actualité. Or, je pense qu’on ne parle pas assez de la misère et du désespoir du peuple palestinienJe suis allé à Ramallah, et la vie sur place m’a fait penser au régime de l’apartheid. J’ai vu la violence faite au peuple palestinien. Les centaines de résolutions de l’ONU qui condamnent l’attitude d’Israël ne sont pas appliquées. »

    « Ce que j’ai écrit à côté de mon portrait de Barghouti est vrai : quand j’ai fait le portrait de Mandela, en plein apartheid, alors qu’il était en prison à perpétuité après avoir dirigé la branche armée de l’ANC [le Congrès national africain], on m’a reproché de dessiner un terroriste, assure encore l’artiste. Or, à l’image de Mandela, il n’est pas exclu que Marwan Barghouti soit un jour élu président de la Palestine », affirme-i-il. Il n’est pas le seul à établir un parallèle entre les deux hommes, comme en témoigne le site du quotidien de gauche israélien Haaretz.

    Ernest Pignon-Ernest s’étonne par ailleurs de l’effet contre-productif de cette censure. « Peu de gens connaissent Barghouti finalement, et si l’ambassade d’Israël n’avait rien dit ni obtenu gain de cause, ce dessin serait passé inaperçu… »

    « Le respect de la liberté des créateurs »

    Libération avait, ces derniers jours, exprimé son désaccord avec le choix d’Artcurial. « Nous souhaitons vivement que l’œuvre d’Ernest Pignon-Ernest soit maintenue au catalogue de la vente (...), sachant, qui plus est, que cette vente a pour but de soutenir la liberté d’expression dans le monde. Ce serait encourir une juste réprobation que d’agir autrement, et laisser croire que nous agissons sous l’influence d’une ambassade étrangère, si respectable soit-elle », a ainsi écrit Laurent Joffrin, le directeur de la publication et de la rédaction du journal dans un courrier à la maison de vente. Une position « fondée sur le respect de la liberté des créateurs, même quand ils produisent des œuvres au contenu controversé », écrit encore le journaliste, qui dit néanmoins « comprend[re] les arguments de l’ambassade d’Israël » et « [se] garde d’entamer un débat sur le fond ».

    Alors que du côté des artistes, un début de fronde s’organisait – un premier artiste, C215 (Christian Guémy), ayant annoncé qu’il souhaitait retirer son œuvre par solidarité –, RSF et Libération ont finalement tranché, mardi 12 janvier dans l’après-midi, en renonçant à leur partenariat avec Artcurial. « Cette œuvre n’est en aucune façon une apologie du terrorisme, et elle appartient légitimement au projet d’Artistes à la une. Nous avons donc pris la décision de faire la vente ailleurs afin derester fidèles à nos principes », a annoncé au Monde Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF. Egalement contacté, Artcurial n’a pas souhaité réagir sur le sujet. La maison de vente a en revanche acté l’annulation dans un communiqué diffusé sur Twitter vendredi midi.

    Une autre manifestation a récemment reçu une pression similaire de la part de l’ambassade d’Israël : La Maison des métallos (Paris 11e), qui propose actuellement une exposition organisée en partenariat avec Médecins sans frontières sur les conditions de vie des Palestiniens en Israël, « Palestiniens entre deux guerres ». Le centre d’art, qui n’a pas annulé la tenue de l’exposition, ne tient pas à s’exprimer sur la teneur de ces échanges.

    Quant à l’ambassade d’Israël, elle a souhaité réitérer sa position avec fermeté « Nous sommes très contents car cet article permet de réaffirmer le fait que Barghouti est un terroriste », a déclaré au Monde sa porte-parole vendredi matin.


    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/arts/article/2016/01/15/une-uvre-d-ernest-pignon-ernest-retiree-d-une-vente-aux-encheres_4847704_1655012.html#Cj8xf1fYk1ZWvBKY.99

  • Une histoire belge (école)

    On est en droit de se demander sur quels critères les Ministres sont choisis...Que ce soit en France comme en Belgique. Consternant. 

     

    © photo news.

    La Ministre de l'Enseignement s'est ridiculisée devant des élèves. Et elle l'a visiblement très mal pris. A lire dans les éditions Sudpresse.

    © belga.
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    La scène se passe dans le cadre du tournage de l'émission "Au Tableau", présentée par Ophélie Fontana et diffusée en février prochain sur la RTBF. Le concept: ce sont des enfants, de 8 à 13 ans, qui interviewent une personnalité politique belge. L'objectif ici n'est pas du tout de piéger l'invitée mais plutôt de la mettre en valeur et créer une osmose avec les élèves.

    "Le dauphin est un... poisson"
    Soumise à un QCM sur les chiffres de l'enseignement, Joëlle Milquet est complètement passée à côté de son sujet. Au lieu d'accepter la critique et de se montrer fair-play, elle s'est braquée, a contesté les réponses et a demandé des vérifications. Le tout devant des enfants médusés...

    Mais ce n'est pas tout. L'équipe de la RTBF avait préparé un questionnaire sur un écran interactif. L'énoncé de la question? Classez ces espèces d'animaux dans leur famille respective. A ce petit jeu, la Ministre s'est quelque peu ridiculisée en rangeant le dauphin dans la classe des... poissons au lieu des mammifères marins. 

    "Si j'avais su, je ne serais pas venue"
    Déjà énervée, Milquet aurait carrément piqué une crise de nerfs, s'en prenant même à son attaché de presse, responsable selon elle de ne pas l'avoir briefée avant. "Si j'avais su, je ne serais pas venue", a lâché la Ministre cdH, provoquant un gros malaise sur le plateau.

    Après une vive discussion en coulisses avec les journalistes de la RTBF, la Ministre s'est calmée et a quand même terminé le tournage. Reste à voir désormais si la séquence sera diffusée telle quelle ou modifiée voire coupée. Quoi qu'il en soit, après le "cours de rien", l'image de Milquet risque à nouveau d'en prendre un sacré coup...