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  • Les revirements politiciens. (politique)

    Quand François Hollande critiquait vivement la déchéance de nationalité

    par Sonya Vardikula 
    samedi 9 janvier 2016

    http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/quand-francois-hollande-critiquait-52025

    Favoris

    C'est à la fois énorme et absolument pas étonnant : un aveu que Hollande soutient désormais la déchéance de nationalité, en sachant pertinemment qu'elle porte atteinte à la tradition républicaine (c'est lui qui le dit) et qu'elle ne sert strictement à rien pour assurer la protection des citoyens (c'est encore lui qui le dit). 

     

     

    François Hollande dans "C à dire", le 31 août 2010 : 

     

    « Sur la déchéance de nationalité, est-ce que ça va améliorer de quoi que ce soit la protection et la sécurité de nos concitoyens ? C'est ça finalement la première question. Est-ce que en faisant une déchéance pour tel individu, en nombre limité, on va permettre à ceux qui sont exposés aux agressions tous les jours d'être davantage protégés ? NON ! 

     

    Est-ce conforme à notre histoire, à nos traditions, à notre constitution, quand on sait que depuis 1889 la nationalité française elle s'exerce par la naissance, et elle s'acquiert quand il y a mariage, au bout de quelques années après un contrôle ? Pourquoi remettrait-on en cause ces principes essentiels ? C'est finalement attentatoire à ce qu'est, finalement, la tradition républicaine et c'est en aucune façon protecteur pour les citoyens !  »

     

     

    Dire aujourd’hui exactement l’inverse de ce qu’on affirmait hier, sans être gêné le moins du monde... une spécialité qui colle à la peau des politiques choisis par une élite ploutocratique pour soi-disant représenter le peuple... 

     

     

    Valls en 2015 : 

     

    Loi renseignement : quand Valls se félicitait de l’encadrement des écoutes par la justice

     

    Mais ça c'était avant, en 2013, quand Manuel Valls (ministre de l'Intérieur) expliquait qu'il était normal que dans une Démocratie le Renseignement soit encadré par la Justice.
     
    En 2015, Manuel Valls (premier ministre) trouve normal que le Renseignement ne soit pas encadré par la Justice...

     

     

     

    Hollande (encore) en 2015 : 

     

    Quand Hollande dénonçait le recours à l'article 49.3

     

    Confronté à une majorité fragile, François Hollande a autorisé, le gouvernement à recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la loi Macron. Un épisode qui en rappelle un autre, il y a une dizaine d’années…
     
    Le 9 février 2006, le premier secrétaire du PS, un certain François Hollande réagissait vivement lorsque le gouvernement Villepin décidait alors de passer en force et faisait adopter le CPE à l’Assemblée, en recourant à l’article 49-3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote du Parlement. 

     

     

     

    Sarkozy en 2015 :

     

    "Elections régionales, conséquences régionales" : en 2010, le président Sarkozy relativisait le message des urnes. En 2015, il demande à François de faire l’inverse. La preuve en images.

     

     

     

     

    Ne riez pas ! Ces personnes sont (ou ont été) à la tête de la France...

  • Les ondes de Chladni. (Nature)

     

    Figure de Chladni

     

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Figure_de_Chladni

     

    Plusieurs figures de Chladni sur des plaques en laiton, de formes variées.

    Lorsqu'on place une poudre1 sur une plaque en vibration, on observe l'apparition de motifs géométriques, ceux-ci évoluant avec la fréquence de vibration de la plaque. La matérialisation de ces lignes forme les figures dites de Chladni, au nom du savant allemand Ernst Chladni.

    Ces motifs dévoilent l'emplacement de lignes nodales, c'est-à-dire de lignes formées des nœuds de vibration, là où les ondes sont destructives et l'amplitude nulle. Ces dernières sont caractéristiques du mode propre excité.

    Fonctionnement

    Une plaque horizontale est fixée de manière rigide sur un support central. Elle peut être de taille, de forme et d'épaisseur variée. Historiquement, les plaques utilisées par Chladni étaient en métal, mais de nombreux matériaux2 permettent la formation de motifs nets et nombreux.

    Apparition d'une figure de Chladni avec un archet.

    Une fois la plaque fixée au support, on dispose du sable sur celle-ci puis on la met en vibration, par exemple grâce à un archet que l'on frotte verticalement sur le bord de la plaque. Sous l'excitation de l'archet, la plaque vibre, et le sable se déplace depuis les zones de forte vibration vers les zones où elle est moins forte, voire nulle (respectivement ventres et nœuds de vibration de l'onde stationnaire), formant ainsi des figures de Chladni. La pratique actuelle est de mettre les plaques en vibration par un vibreur de Melde3.

    Apparition d'une figure de Chladni avec un vibreur de Melde.

    Dans le cas du vibreur de Melde, le point central possède une condition sur son mouvement4, tandis que la périphérie de ces plaques n'est pas assujettie au support. Elle est donc libre de vibrer5.

    En étudiant une même plaque, la modification de la fréquence d'excitation fait apparaitre des figures différentes, de plus en plus complexes, qui correspondent aux modes vibratoires de cette plaque. On peut atténuer la vibration à certains endroits en y posant un doigt, ce qui va rompre en partie le motif. Des nouvelles figures apparaissent lorsqu'on modifie les paramètres de la plaque (forme, taille, épaisseur, etc.).

    Il existe une très grande variété de motifs (une infinité) selon les caractéristiques de la plaque et la manière dont on la fait vibrer. Cependant en pratique, on n'observe que 4 à 15 motifs par plaque, car au-dessus d'une certaine fréquence, la plaque vibre trop peu en amplitude pour permettre le déplacement des grains, et alors aucune figure n'apparaît.

    Histoire

    Le phénomène d'apparition de motifs sur une plaque en vibration est repéré dès 1638 par Galilée6. Une quarantaine d'années plus tard, en 1680, des expériences plus poussées sont réalisées par Robert Hooke, qui met en vibration de la farine sur des plaques de verre.

    Pourtant, si ces figures portent le nom d'Ernst Chladni, c'est par la publication par ce dernier en 1787 du traité Entdeckungen über die Theorie des Klanges7, qui popularise le phénomène dans la communauté scientifique en Europe. Chladni utilisait des plaques de métal, sur lesquelles il faisait vibrer du sable avec un archet.

    En 1808, Chladni se rend à l'académie de Paris. Il reproduit le phénomène devant les plus grands scientifiques français de l'époque, mais également devant l'empereur Napoléon Ier. Ce dernier, impressionné, organise alors un concours pour établir une modélisation mathématique du phénomène. Elle sera apportée, au bout de trois essais entre 1811 et 1816, à la suite des rejets de l'académie, par Sophie Germain.

    Recherches sur la théorie des surfaces élastiques, par Sophie Germain en 1821.

    Les figures de Chladni ont aussi été étudiées par PoissonLegendre, et par de nombreux physiciens et mathématiciens modernes ou plus anciens.

    Utilisations

    Les figures de Chladni peuvent être utilisées en facture instrumentale pour contrôler la qualité ou l'acoustique d'un instrument.

    Figures de Chladni sur le dos d'une guitare.

    Cette méthode, tout de même assez rare, est surtout utilisée par des luthiers traditionnels. En mettant en vibration la pièce avant assemblage, la rupture de symétrie des motifs sur le dos de l'instrument indique les zones d'inhomogénéité. C'est une méthode qualitative ; elle peut indiquer une différence d'épaisseur à certains endroits ou une différence de masse volumique de la plaque.

    Phénomène physique

    Les figures de Chladni sont une visualisation directe d'ondes stationnaires dans un milieu en deux dimensions (la largeur de la plaque est négligée). Le phénomène est analogue à l'expérience de la corde de Melde.

    Les ondes sont envoyées depuis un point de la plaque (archet ou vibreur de Melde) ou sur chaque point de la plaque (haut-parleur), puis vont parcourir la plaque de nombreuses fois avant de s'éteindre. Certaines zones vont plus ou moins être soumises aux vibrations ; la poudre va s'intercaler dans les zones où les vibrations sont les moins fortes, c'est-à-dire les lignes nodales (formées par les nœuds de vibration).

    Le sable s'intercale au niveau des points rouges, là où l'amplitude des ondes stationnaires est minimale.

    Cependant, comme pour la corde de Melde, ces figures ne sont pas toujours présentes ; elles n'apparaissent qu'à certaines fréquences : ce sont les modes propres de vibration.

    Table de motifs ; on y repère différents modes propres de vibration ; deux plaques différentes amènent à deux tables différentes.

    Les figures de Chladni sont l'expression physique de fonctions d'onde, solutions de l'équation des ondes en dimension trois ; plus précisément elles sont une tranche de solution, comme si la solution en 3D était sectionnée par un plan ; c'est la plaque qui joue le rôle du plan.

    En physique quantique, ces ondes sont analogues aux solutions de l'équation de Schrödinger pour un atome à un électron. Schrödinger s'est d'ailleurs inspiré des équations décrivant mathématiquement les figures de Chladni pour la compréhension des orbitales atomiques8.

    Les figures de Chladni sont aussi liées au phénomène d'instabilité de Faraday.

    Exemples de motifs

    Figure de Chladni

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  • Une amitié (Nature)

    Une amitié incroyable entre un loup et un ours révélée par un photographe

    Une amitié incroyable entre un loup et un ours révélée par un photographe

    14 août 2015 / Catégories: ArticlesRédaction / Tags: ,Réclamations et signalements

    Un photographe professionnel a fait une étonnante rencontre dans la nature sauvage du nord de la Finlande. Une amitié peu commune entre deux espèces capturée sur pellicule (ou carte mémoire…).

     

    On doit les images exceptionnelles qui suivent à Lassi Rautiainen, un photographe finlandais qui consacre sa vie à un type de safari artistique qui ne fait aucun mal aux animaux. Depuis 1970, l’homme photographie les espèces sauvages à travers le monde et plus particulièrement à Kuhmo, le long de la frontière finlandaise orientale, région à la faune particulièrement préservée. À l’origine de plus de 20 livres photographiques, Lassi Rautiainen va réaliser, par le fait du hasard, une série de clichés particulièrement surprenante. On peut y observer un phénomène rare : une amitié visiblement forte entre un ours et un loup.

    En principe, les ours et les loups cohabitent difficilement car ils convoitent les mêmes dépouilles d’animaux pour se nourrir. Selon le photographe, il aurait découvert et observé une amitié rare entre une louve grise et un ours brun mâle. « Personne ne peut vraiment savoir pourquoi et comment le jeune loup et l’ours sont devenus amis, mais je pense que, peut-être, étaient-ils seuls plus jeunes, sans véritablement savoir comment survivre. Selon moi, ils se sentent plus en sécurité ensemble. » explique Lassi.

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    Accompagné de Susan Brookes et Staffan Widstrand, d’autres photographes, Lassi Rautiainen, a capturé quelques scènes de cette apparente et rare amitié entre les deux êtres. Le spécialiste précise un élément qu’il n’est pas possible de voir sur ses clichés. Selon lui, les deux animaux partagent chaque repas, s’apportant l’un à l’autre les proies tuées. On peut également les observer se chamailler, se poursuivre et jouer pendant plusieurs heures.

    À 56 ans, pour vivre, Lassi Rautiainen organise toujours des safaris photographiques dans la région. Il est considéré comme un des pionniers du tourisme en immersion au plus près des animaux sauvages, sans interférer avec eux. Son travail l’amène à défendre la faune locale par la photographie et les médias. Il tente également de détruire les mythes et les peurs qui entourent les grands carnivores de la région, ces mêmes mythes qui ont entrainé l’éradication du loup dans certaines régions du monde. Plus d’informations sur son site.

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    Source : gallowbob / wildfinland.org / Facebook

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  • "La vie est belle" (cinéma)

    Retour sur La Vie est Belle, le film Humaniste de Frank Capra (1946)

    Retour sur La Vie est Belle, le film Humaniste de Frank Capra (1946)

    3 janvier 2016 / Catégories: ArticlesRédaction / Tags: Réclamations et signalements

    Georges Bailey vit à Bedford Falls dans l’État de New York depuis son enfance. Désireux de vouloir explorer le monde et d’entreprendre des études d’architecture par la suite, il se voit contraint d’abandonner ses rêves en raison de nombreux obstacles sur son chemin. Georges Bailey va donc faire des choix courageux qui impacteront son existence. Retour sur un chef-d’œuvre du septième art… 

     

    Peu après la seconde guerre mondiale et voulant s’émanciper d’Hollywood, Frank Capra créa sa propre société de production indépendante nommée Liberty Films, dont La Vie est belle est le premier long métrage. Si cette société ne produisit que deux œuvres au total, l’entreprise ayant été rachetée par la Paramount par la suite, La Vie est Belle est aujourd’hui considéré comme un classique du cinéma américain, malgré son échec financier. Il fait partie de ces films que l’on aime regarder en période des fêtes, mais force est de reconnaître qu’il manque de reconnaissance. Peut être mérite t-il d’être davantage connu, tant son message universel brille d’une beauté rare.

    Georges Bailey, un Humaniste au service des autres

    La Vie est Belle (It’s a Wonderful Life) nous amène dans les pas de Georges Bailey, un homme généreux au service du bien, qui vit dans la ville de Bedford Falls (État de New York), depuis son enfance. Alors qu’il attend cet évènement depuis des années et qu’il s’apprête à réaliser son rêve d’enfant, faire le tour du monde tel un explorateur puis ensuite entamer des études d’architecture, son père décède et Georges se voit contraint de reprendre l’entreprise familiale. Une association de construction et de prêts qu’il se refuse d’abandonner car elle permet aux foyers les plus modestes de trouver un logement, et de devenir propriétaires. S’il part, il laissera le marché à l’avide banquier M. Potter uniquement motivé par le profit et l’amoncellement de richesses. Dès cet instant, la vie de Georges, déjà grandement tournée vers les autres, va devenir une succession de sacrifices qui se fera malheureusement au détriment de son moral. Son bon caractère, son courage et son altruisme qui s’étaient déjà exprimés lors du sauvetage de son petit frère plus jeune, vont devenir le leitmotiv de son existence.

    « Tu n’aimes pas les noix de coco ?! Tu sais d’où elle viennent ? De Tahiti, les Îles Fidji, la mer de Corail. J’ai été nominé pour être membre de la National Geographic Society, je vais partir explorer le monde un jour, tu verras. Attends de voir. »

    VB1Georges Bailey jeune. Capture d’écran. Copyright © 1947 Liberty Films / Courtesy Pyxurz

    La non réalisation de son rêve d’exploration du monde et le manque d’argent vont entraîner Georges Bailey dans une spirale infernale et destructrice de frustration, de colère et de tristesse. Trois venins qu’il devient difficile d’éradiquer dès lorsqu’ils commencent à se nourrir du cœur et de l’âme d’un être humain déjà fatigué. Un soir aux abords d’un pont, accumulant les ennuis matériels et les insatisfactions, Georges va vouloir en finir avec son existence, et ce malgré une vie de famille plutôt heureuse. C’est à ce moment précis qu’il fera la rencontre d’un curieux personnage l’invitant à regarder sa vie, l’impact considérablement positif de cette dernière, mais surtout la cruciale importance de sa présence sur Terre. Un curieux personnage rencontré au détour d’une dimension fantastique qui va montrer à Georges à quel point ce dernier a changé des vies, sans même en avoir conscience.

    « C’est étrange n’est-ce pas ? La vie d’un Homme touche tant d’autres vies. Quand quelqu’un n’est pas là, il laisse un vide immense, n’est-ce pas ? »

    Plusieurs lectures possibles 

    On peut apprécier La Vie est Belle comme un simple film racontant une jolie histoire aux accents féeriques propre à la « magie » de Noël, mais on peut aussi aller plus loin en y décelant un message fort, profond et puissant contre l’isolement, la pauvreté et l’indifférence. Si Georges Bailey incarne le bien et la générosité, le riche homme d’affaires de la ville M. Potter, incarne quant à lui tout l’opposé. En cela le personnage de Georges Bailey peut être vu comme une incarnation de l’esprit de résistance et de lutte sociale, face à un système financier écrasant tout sur son passage. Georges Bailey veut maintenir un accès au logement pour les familles les plus modestes, et cela même si cela lui en coûte personnellement, alors que M. Potter veut étendre son emprise sur la ville et augmenter ses richesses sur le dos des plus pauvres. Ce système oppressant qu’incarne M. Potter obligera même Georges Bailey à égratigner sa dignité, afin d’éviter un nouveau drame. C’est là tout le symbole du propos, l’anéantissement d’une des choses les plus précieuses, la dignité humaine, au profit de l’avidité.

    WL2Georges Bailey (personnage principal). Capture d’écran. Copyright © 1947 Liberty Films / Courtesy Pyxurz

    La Vie est belle apparaît comme un antidote à la morosité, une leçon de vie, mais surtout un formidable questionnement sur l’insatisfaction permanente des vies que l’on mène. Le film s’apparente davantage à un conte qui met en valeur le positif, et qui relaye au second plan la négativité qui peut facilement gagner et ronger le cœur des Hommes. La narration extérieure qui rythme le film accentue encore davantage cet esprit universaliste très prégnant. Critiqué par certains à sa sortie et encore aujourd’hui pour son aspect jugé lisse et « Amérique traditionnelle » , il se pourrait bien que le petit bijou de Capra n’ait pas été lu sous tous ses angles possibles, et ne soit pas toujours apprécié à sa juste valeur.

    Le long métrage du réalisateur phare permet également la transmission de cette idée si chère au milieu militant et aux idéalistes, que chaque acte compte. Même les plus petits, même ceux qui peuvent nous sembler insignifiants, tous comptent. Une idée qui, semble t-il, ne doit pas être perdue de vue. Métaphoriquement, le film représente le triomphe du bien sur le mal qui s’incarne par le rejet de la précarité et de la solitude au bénéfice de la solidarité et de la justice sociale et humaine. La Vie est Belle c’est aussi la célébration des Hommes ordinaires, des héros du quotidien avec leurs défauts et leurs qualités qui en font des personnages uniques et complexes.

    Plus tard, dans son autobiographie, Frank Capra décrira La Vie est belle en ces mots :

    « La Vie est belle n’était fait ni pour les critiques blasés, ni pour les intellectuels fatigués. C’était mon type de film pour les gens que j’aime. Un film pour ceux qui se sentent la, abattus et découragés. Un film pour les alcooliques, les drogués et les prostituées, pour ceux qui sont derrière les murs d’une prison ou des rideaux de fer. Un film pour leur dire qu’aucun homme n’est un raté. »

    Pour leur dire qu’aucun Homme n’est un raté.

    Une Bande Annonce « Hommage » réalisé par un fan 

     

    NB : On notera également que le film fut étiqueté  » propagande communiste  » par le FBI, dirigé par John Edgar Hoover à l’époque (source : lefigaro.fr).


    Découvrir le film en version originale : LIEN

    PS : Nous ne sommes pas responsables du contenu général du site hébergeant la vidéo du long métrage.


    Sources : allocine.fr / wikipedia.org

    Image / Photographie d’illustration : Copyright © 1947 Liberty Films / Courtesy Pyxurz

  • "La loi d'attraction"

                            Loi dattraction

     

    "Si vous vous focalisez sur la chose que vous voulez et que vous dites OUI à celle-ci, vous êtes en train d'activer la Loi d'Attraction qui va répondre à cette pensée et vous apporter les choses qui lui correspondent.
     

    Par contre, si vous vous concentrez sur ce que vous ne voulez pas et que vous criez NON à cette chose, vous n'êtes pas du tout en train de la repousser. 
     

    Au contraire, vous activez en pensée ce que vous ne voulez pas ; à cet instant la Loi d’Attraction va se mettre en action et attirer automatiquement cela dans votre vie.

    La Loi d'Attraction fonctionne toujours, que vous y croyiez ou non, que vous la compreniez ou non. La manifestation se fait toujours à chaque fois que vous avez une pensée ou une manière de penser prolongée.
     

    Donc si vous vous plaignez de ce qui ne va pas, vous êtes simplement en train de créer encore plus de ce qui ne va pas.
     

    D’une façon générale, si nous sommes très positifs dans notre attitude et nos pensées, nous attirons des gens positifs, des événements et des circonstances positifs. Mais si nous sommes négatifs dans notre être, ou très en colère, nous allons attirer des personnes négatives, et des circonstances négatives voire violentes."
     

    Docteur Joe Vitale

    Pbsinfif alnjaooulswyjoiltw

  • Juste un exemple (politique)

    Si je décide d'aller lire quelques informations sur ce qui se passe en France, je finis toujours au bout de quelques minutes par tomber sur un article qui me donne furieusement envie, soit de partir très loin, soit de .... et bien, rien en fait...puisque ce pays est construit sur la volonté des Puissants et que mon avis, ma colère, mon dégôut n'ont aucune incidence sur leurs volontés.

    Quant à me répondre que je n'ai qu'à aller voter...eh bien, comment dire....Combien touche le Maire sur la construction du parking ? Ou pour sa prochaine campagne électorale ? Quand je dis que je conteste le système électoral en France, c'est également celui des Maires. D'autant plus qu'il est tout à fait possible de remplacer un conseil municipal par un "Comité de citoyens", une liste de volontaires sur laquelle les "représentants" sont tirés au sort. C'est déjà fait et ça fonctionne. 

     

    Colombes : la justice valide le parking à la place des salades

    Adeline Daboval |  | MAJ : RÉAGIR

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    Colombes, rue Michelet. Saisi en référé par la mairie (LR) de Colombes, le tribunal administratif de Cergy ordonne à l’association AAA de libérer le terrain de l’Agrocité.
    Colombes, rue Michelet. Saisi en référé par la mairie (LR) de Colombes, le tribunal administratif de Cergy ordonne à l’association AAA de libérer le terrain de l’Agrocité. (LP/Adeline Daboval.)

     

    Au pied des tours de logements sociaux, des parcelles de jardins partagés, du maraîchage, des bacs à compost, des ruches, des ateliers de récupération, une Amap… Mais bientôt plus un brin d’herbe ! La justice vient de donner raison à la ville de Colombes (LR) qui veut utiliser les terrains occupés rue Michelet par l’Agrocité pour y installer un parking temporaire. «Il nous fallait la libération des lieux au plus tard pour le mois d’avril afin de ne pas prendre de retard sur le calendrier des travaux de rénovation urbaine des Fossés-Jean. Le tribunal en a reconnu l’urgence», se réjouit la municipalité.

    A la place de la ferme urbaine expérimentale, la mairie veut aménager 182 places de stationnement provisoires le temps de démolir la rampe d’accès au parking de la résidence 11, rue Michelet et d’aménager une nouvelle place publique et un pôle d’équipements publics. Dans son recours, l’avocat de la mairie s’appuie sur le fait que les deux conventions d’occupation et de subventions signées par la précédente municipalité (PS-EELV) et l’association AAA (l’Atelier d’architecture autogérée), responsable des lieux, ont respectivement expiré en septembre 2014 et en septembre 2015. Elle fait également valoir que la réhabilitation de ce quartier sensible, coincé en bordure de l’autoroute A86, est repoussée depuis plus de dix ans et doit désormais être achevée en 2020.

     

    Smaïl, un habitant du quartier devenu jardinier à la ferme urbaine. (LP/Adeline Daboval)

     

    L’association a deux mois pour plier bagage

    Le jugement ordonne à l’association AAA de libérer le terrain et de «démonter les constructions provisoires édifiées sur ce terrain dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La commune de Colombes est autorisée à requérir le concours de la force publique pour faire procéder à l’évacuation du terrain et à procéder à l’enlèvement d’office des matériels, objets éventuellement laissés par l’association.»

    Ces trois derniers mois, en pleine campagne aux régionales, les adhérents de l’association, les clients de l’Amap ou les élèves de l’école du compost ont multiplié les actions pour tenter de sauver cette ferme, tête de proue d’un projet d’écologie urbaine baptisé R-Urban soutenu par l’Union européenne. Selon eux, le parking temporaire pouvait se faire à bien d’autres endroits...

    «C’est 1,2 millions d’euros d’argent public qui va partir en fumée !»

    Constantin Petcou, responsable de la ferme urbaine, fulmine contre le jugement. (LP/A.D.)

    Déboutée par la justice, l’association AAA ne compte pas baisser les bras pour autant. «On ne va pas se décourager pour ça, affirme Constantin Petcou, le responsable de la structure. Je crois que les magistrats n’ont pas bien compris qu’il ne s’agissait pas seulement de jardins potagers. Sur le terrain, il y a un bâtiment muni de panneaux solaires, d’un système de récupération des eaux de pluie... Tout démonter et trouver un nouveau terrain d’accueil, c’est impossible en deux mois !» Dans son mémoire, l’avocat de l’association avait d’ailleurs demandé un délai de 18 mois pour le déménagement.

    «Il existe un terrain communal disponible à 250 mètres, reprend Constantin Petcou. On peut y faire le parking ou y mettre l’Agrocité.Une centaine d’habitants utilisent ce lieu, des personnes ont été embauchées, nous étions présents à la Cop 21... Tout le monde s’intéresse à ce projet. Sauf la mairie de Colombes. C’est un scandale. C’est 1,2 million d’euros d’argent public qui va partir en fumée à cause d’un parking temporaire !»

     

    Sur le même sujet

     

  • L'homme "capitalisé" (spiritualité)

    .Cette anthropologie (moderne) n'offre pas non plus de contrepoids à l'économisme, qui n'était pas en germe chez les auteurs du 17e siècle, mais qui s'est imposé après la Révolution industrielle (..). Celle-ci est devenue le lieu d'expression de soi, d'un moi de plus en plus rivé à la consommation, occupé à produire, à se distraire, à remplir un vide que le système capitaliste entretient car la surproduction, l'obsolescence programmée des objets, le gaspillage et l'exploitation des autres hommes, des ressources et des animaux ne peuvent fonctionner que dans une société où les êtres tournent sans repos sur eux-mêmes, comme disait Tocqueville, sont isolés, désolés, divisés, mais obsédés par le regard d'autrui. (..) animés de désirs artificiels. Ces derniers sont créés de manière totalement factices par le marketing, mais ils s'appuient sur des ressorts psychologiques qui expliquent que le capitalisme, pourtant fondé sur une anthropologie fausse et fragile, survit et est même très efficace."

    Corine Pelluchon


     Dans le monde occidentalisé et matérialiste, l'humain est au service du "capital" ce qui revient à dire que son existence est "capitalisée" de façon à péréniser un système qui apparaît désormais, de plus en plus clairement, comme totalement néfaste. Il ne reste plus qu'à accélérer son obsolescence en brisant les ancrages.

    C'est l'adhésion à la simplicité volontaire et à un monde solidaire et non compétitif qui marquera le point de rupture.

  • De l'enfant à l'adulte. (spiritualité)

    Au début de la vie, les humains ne voient pas les différences chez les autres mais la vie identique qui coule en chacun. C'est quand ils grandissent qu'ils perdent cet amour-là. L'amour originel.

    Et il s'agit de la pire destruction orchestrée par le monde adulte envers celui des enfants. 

    La rupture qui autorise ensuite tous les outrages de l'humain envers son "environnement"...

     

    KUNDALINI 

    "Vous êtes à fond dans l’écologie.

    -Ce mot ne devrait même pas exister. Il ne fait que mettre à jour l’incapacité des hommes à comprendre qu’ils ne peuvent détruire la nature sans en mourir. C’est leur conscience morale qui n’est pas écologique. C’est comme le mot environnement. Je ne supporte pas ce terme. Comme si nous étions au centre de tout et que le reste n’était que le décor de nos existences. Alors, on tente de préserver l’agencement comme on le ferait de notre maison. Mais c’est  absurde ! Cette idée de propriété génère les destructions parce que les individus n’ont pas conscience de l’unité, de leur appartenance au tout. Quand une pièce d’un puzzle est perdue ou détruite, l’image entière n’existe plus. C’est fini. Les humains pensent très souvent qu’ils peuvent exister en tant que pièces séparées du reste. Ils n’ont pas conscience de l’image. Ni de sa fragilité ni de leur totale appartenance. La vie n’est pas autour de nous, elle est en nous. La même vie que celle des arbres, des animaux, des océans ou des montagnes. Nous appartenons tous à une seule et unique image.»