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KUNDALINI (19)
- Par Thierry LEDRU
- Le 15/12/2015

KUNDALINI
Page 215
"Sat.
Il lui manquait déjà. L’envie de se fondre dans ses bras.
Elle s’amusa à observer ce désir en elle, ce pétillement joyeux comme des bulles euphoriques dans un récipient agité. Cette légèreté insouciante, cette propension à saisir l’instant, sans aucune autre pensée. Elle se revoyait gamine, jouant à la marelle. La concentration sur le jeu et la puissance bienheureuse du moment. Être là. Ne rien laisser passer.
La menace de l’échéance. Il dépendait d’elle de ne pas y succomber, de ne pas ternir la beauté du jour, l’intensité présente, la captation intégrale de l’instant. Il lui appartenait de ne pas briser ce que la vie lui offrait.
Juste sauter de case en case, de la Terre au Ciel, ramasser précieusement le caillou au sol et reprendre son chemin, jouer, jouir, rire, aimer, heureuse de sa force, reconnaissante, emplie de cette vie qui ne demandait qu’à exprimer son amour pour elle-même. La vie s’aimait en nous et nous proposait de nous aimer nous-mêmes. Elle en découvrait l’évidence.
Elle parcourut la pièce à la recherche d’un tapis ou d’une couverture. Elle enleva le tissu molletonné posé sur la banquette. Elle l’étala au sol et entama les exercices quotidiens.
Salutation au soleil. Étirements, assouplissements, éveil du corps, application des techniques, enchaînements rigoureux, postures et respiration maîtrisée.
C’est en montant une chandelle qu’elle prit le temps d’observer son corps. Tête en bas, pieds en l’air. Angle de vue inhabituel. Ses seins, son ventre, son bassin, ses jambes, ses orteils tendus, ses mains enserrant sa taille. Tout ce qui était visible.
Cette reconnaissance à travers des regards, à travers des ressentis, des émotions, des pensées, des perceptions, des analyses, des observations… Tout cela relevait du mental mais ce qu’elle avait vécu dans les bras de Sat, dans cette étreinte sublime, cette union ineffable, comment la concevoir, comment en parler, comment la partager ?… Elle aurait voulu l'exprimer, la détailler, elle aurait voulu la danser, la dessiner, la chanter, elle aurait voulu en faire quelque chose, là, maintenant, que plus rien ne s'efface jamais. Comment expliquer cette défragmentation qu’elle avait éprouvée, cet évanouissement, cette fusion vibratoire ?
Cette certitude que son mental ne pouvait gérer de telles expériences.
Elle regardait son corps et de l’observer ainsi, elle percevait l’attachement identitaire. Impossible de ne pas songer à cette conscience décalée qu’elle avait expérimentée. La conscience cosmique, disait Sat. Comment comprendre un tel phénomène ? Sur quelles connaissances s’appuyer ? Elle avait l’impression d’apprendre à lire, d’entamer un apprentissage qui la conduirait au-delà même des mots. Il est possible de lire sans rien comprendre. Il est même possible de parler pour ne rien dire. Il est même possible d’exister sans rien connaître de la vie. Le constat l'effrayait.
Jouer une partition musicale sans se fondre dans la musique, composer un bouquet de fleurs sans honorer la vie qu'elles portent, respirer les particules d'oxygène sans jamais bénir ce miracle constant.
Se fondre... C'était l'image la plus adaptée. Se défragmenter, n'être plus que molécules... Et même, si possible, ne garder de soi que le flux interne, juste ce courant, comme ceux des fonds d'Océan, loin, très loin de la lumière de surface.
Elle abandonna la chandelle et s’allongea sur le dos. Mains sur le ventre.
L’insignifiance du travail. Comme de peindre un arbre enfantin quand on a marché hors du temps dans la jungle des sensations les plus intenses.
Un conflit inattendu entre la nécessité d’un entretien quotidien dans l’étroitesse des techniques et le souffle libérateur d’un esprit éveillé, entre la conscience mécanique qui dirige les formes et cette conscience innomée qui suspend la matière.
L’évidence.
Elle n’avait engagé qu’un travail corporel et elle s’y était identifiée, elle y avait trouvé l’apparence qui participait finalement à son propre enfermement.
Elle se leva.
L’impossibilité de travailler sans rien savoir, la force de la révélation, comme si elle était restée en apnée depuis des années.
Elle se dirigea vers la bibliothèque, un ensemble d’étagères fabriquées sur mesure, deux morceaux de troncs sciés dans la longueur et reliés par des planches de résineux peintes en jaune pâle. Elles n’avaient pas remarqué les petites statuettes… Des corps de femmes ailées, des déesses ou des fées. Aucune n’avait de visage. Une face lisse juste marquée par le nez. Un travail d’orfèvre. Chaque structure était aussi lisse qu’un galet millénaire. Aucune marque d’outils. Elles semblaient toutes sorties d’un moule. Elle les observa longuement, fascinée.
« Manuel de Tantra pour le couple ».
Le premier ouvrage qu’elle sortit du présentoir. Elle le feuilleta rapidement puis regarda les autres titres, le visage incliné.
« De la conscience analytique à la conscience cosmique. »
« Méditation et action. »
« La philosophie de Bouddha. »
« De la matière à la physique quantique. »
Uniquement des livres de réflexions, de recherches, de développements personnels. Des auteurs inconnus pour elle. Elle ne trouva pas un seul roman dans sa première sélection.
Elle empila les ouvrages et retourna s’allonger.
« Le tao de l’amour »
La couverture l’avait attirée tout autant que le titre. Un couple nu en position de lotus, la femme assise sur les jambes croisées de l’homme, une aura lumineuse qui les enveloppe, les visages dans un ciel étoilé, les corps suspendus dans le vide, des crépitements qui montaient de la terre. Un montage dont elle chercha quelques instants à saisir la symbolique.
Première page.
« Il y a plus de deux mille ans, dans la Chine antique, Lao Tseu et quelques disciples cherchèrent la vérité sur l’ordre de l’univers. Rassemblé dans le fameux “Tao Te King”, le livre sacré de la voie et de la vertu, leur savoir médical et spirituel a donné lieu à un ensemble de pratiques dont l’Occident découvre depuis peu les mérites (le tai-chi, le qi gong ou le feng shui). Ces pratiques reposent sur la croyance en un principe vital fondateur, le « qi » (prononcer « tchi »), terme qui en chinois désigne aussi la vapeur.
En Occident, ceux qui en reconnaissent l’existence parlent de « force bio-électro-magnétique ». Quoi qu’il en soit, selon le tao, le qi circule dans le corps mais aussi dans la nature et dans l’univers. Il est le souffle qui permet de se relier aux forces cosmiques. Selon la médecine chinoise, la maladie surgit lorsque le qi vient à manquer dans un organe. De longue date, elle préconise un puissant remède qui ne lasse pas de surprendre les esprits occidentaux les plus cartésiens : la Sexualité Sacrée. »
Un choc. Elle feuilleta l’ouvrage. Des dessins, des postures amoureuses, des schémas anatomiques, des poèmes, des dialogues, comme un entretien. Elle comprit rapidement qu’il s’agissait d’un échange entre un chercheur et un journaliste. Elle se réjouissait d’avoir commencé par ce texte. Elle avait eu peur dans les premiers instants de s’aventurer dans des études trop ardues pour une béotienne et plus encore pour une lectrice peu assidue.
Elle cala les oreillers et ouvrit une nouvelle fois l’épais volume. L’impression de franchir le seuil d’un temple.
Une joie euphorique en elle.
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Interdits de travail. (école)
- Par Thierry LEDRU
- Le 14/12/2015
Voilà la bonne méthode. Voilà ce que j'appelle une rébellion intelligente. Sauf que deux tiers des enseignants n'ont pas soutenu le mouvement. Ceux-là font juste partie des " collaborateurs", ceux dont les peurs du "gendarme" sont plus fortes que les convictions. Ou alors, et c'est encore pire, c'est que le comportement du gendarme leur convient.
Guer. Les profs du collège manifestent
Guer -
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A Guer, les enseignants ont débrayé, vendredi. Ils s’opposent à une décision du recteur qui les considère comme grévistes alors qu’ils voulaient travailler. | Ouest-France
Ouest-France
A Guer, les enseignants ont débrayé, ce vendredi 11 décembre. Ils s’opposent à une décision du recteur qui les considère comme grévistes alors qu’ils voulaient travailler.
À Guer, les enseignants du collège public ont protesté, à l’entrée de l’établissement, contre une décision du recteur, ce vendredi midi. Professeur d’histoire-géographie, Privel Chevrollier en a expliqué les raisons. « Un tiers des enseignants était convoqué aujourd’hui pour participer à une formation concernant la réforme des collèges, qui consiste à nous réexpliquer le texte. Mais nous ne sommes pas d’accord avec cette réforme. » Et de poursuivre: « Nous avons indiqué que nous n’irions pas et qu’il nous semblait plus intéressant de faire cours. Le recteur a ordonné au chef d’établissement de nous interdire l’accès aux élèves. »Considérés comme grévistes alors qu’ils voulaient travailler, la pilule ne passe pas. Les enseignants ont débrayé tout en prenant en charge les élèves. « Nous sommes soutenus par les représentants des parents d’élèves. Plusieurs délégués ont appelé l’inspection académique pour protester contre la décision du recteur. »Ils annoncent que d’autres mouvements sont à prévoir.
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"Anaïs s'en va-t-en guerre" (cinéma)
- Par Thierry LEDRU
- Le 14/12/2015
J'ai déjà parlé ici du film de Marion Gervais : "Anaïs s'en va-t-en guerre."
Une histoire magnifique avec une jeune fille dont la détermination a fini par aboutir.
Anaïs a ouvert un site en ligne et vous pouvez la soutenir par vos achats. C'est la période...
https://www.lestisanesdanais.fr/blog/infos/a-propos-de-moi
Un rêve qui devient réalité...?
Fille de la ville, j'ai découvert la nature en allant cueillir les jonquilles pour fêter le printemps, et les mûres pour faire de la confiture! Jusqu'au jour où... papa déménagea dans une petite maison de campagne avec un jardin, un grand jardin, un beau jardin...
J'ai pu alors sentir, cueillir, toucher, caresser, et goûter à ce nouvel univers palpitant de vie. Les parfums, les couleurs, les saveurs, la douceur et la délicatesse des plantes m'ont fascinée. J'ai longtemps cherché, sans y parvenir vraiment, à en extraire leurs parfums et leurs couleurs... Ne pouvant pas être nez (je détestais la chimie...) je voulais devenir fleuriste.
A l'adolescence, je me suis éloignée de la nature, jusqu'à la découverte des huiles essentielles et de leurs propriétés (ils avaient réussis à extraire les parfums des plantes!). J'ai trouvé ça magique! En plus d'être belles et parfumées, les plantes nous guérissent!
J'ai alors dévoré les livres que je trouvais sur les plantes à parfums, aromatiques et médicinales. Je voulais tout savoir! D'abord les reconnaître et les identifier, puis comprendre leurs pouvoirs, leurs principes actifs. J'ai vite pris conscience que je pourrai apprendre toute ma vie sans jamais tout savoir... mais j'ai tout de même décidé de commencer.
Au retour d'un voyage de 6 mois en Asie, qui m'a permis de prendre du recul et de m'ouvrir à de nouvelles cultures, de nouvelles façons d'envisager la vie, je me suis inscrite à une formation d'herboriste avec l'Association pour le Renouveau de l'Herboristerie (ARH). J'avais déjà cette idée de formation dans un coin de ma tête, mais c'est le voyage qui m'a donné envie de franchir le pas.
Cette formation m'a passionnée et m'a permis de découvrir, au cours d'un stage pratique, la production des plantes aromatiques et médicinales, chez Gérard Bensoussan (Les Tisanes de Ker Héol). J'y ai rencontré le plus heureux des hommes, passionnant et toujours aussi passionné après 30 ans d'activité... Après 15 belles journées parmi les plantes, je suis rentrée avec un rêve; cultiver et faire redécouvrir ces plantes aux utilisations ancestrales. Je trouve simplement magique de partir d'une graine, et d'arriver à une jolie récompense, parfumée, savoureuse, et pleine de bienfaits. J'aime l'idée de prendre soin de ses petits trésors, de la pépinière jusqu'à leur consommation. L'idée du réconfort qu'elles peuvent nous apporter.
Après l'obtention d'un BPREA (Brevet Professionnel) de maraîchage, quelques mois de stage pratique chez Christophe et Sophie, et plusieurs belles rencontres... je me suis installée en 2013 près de chez eux. Nous avons construit ensemble un séchoir dans une ancienne caravane, et un petit tunnel pour ma pépinière. Puis j'ai semé, bouturé, fertilisé, planté, désherbé, récolté, trié, et conditionné mes plantes. Je vous propose maintenant de les découvrir... En espérant qu'elles vous apporteront autant de bonheur que j'en ai eu à leur donner vie...
N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou demandes particulières, je me ferai un plaisir de vous répondre.
Vivons d'amour et d'eau chaude...
Anaïs Kerhoas
Commander le reportage "Anaïs s'en va en guerre", sur le site des Editions Montparnasse :
Comment préparer une tisane
Les plantes sèches s'utilisent principalement en tisanes ou en aromates pour la cuisine.
Découvrez comment profiter de leurs bienfaits grace à mes conseils de préparation.
Actualités-Rencontre
Pour les commandes de Noël, merci de les faire jusqu'à vendredi 18 Décembre, qu'elles puissent arriver chez vous à temps pour Noël...
Pour ceux qui souhaitent me rencontrer, je serai présente:
*Au marché bio de Noël de Dol de Bretagne, mardi 22 Décembre
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Textes influents (philosophie)
- Par Thierry LEDRU
- Le 13/12/2015
Parmi mes lectures, certaines auront pris une place importante dans l'écriture de KUNDALINI, non pas au regard de l'histoire elle-même mais sur le fond...
Il me suffit parfois de quelques lignes, une citation, un extrait et parfois les livres entiers. Les sources disponibles avec internet sont absolument inépuisables.
Ce texte de Marc Aurèle aura été l'élément déclencheur du roman.
Il est fascinant de voir que la physique quantique valide ce qui a été pensé et écrit en l'an 150 après JC...
"Une est la lumière du Soleil, bien qu'elle se laisse séparer par des murs, par des montagnes et mille autres obstacles.
Une est la substance universelle, bien qu'elle se sépare en milliers de corps particuliers.
Un est le souffle vital, bien qu'il se sépare en des milliers de natures.
Réfléchis souvent à l'enchaînement de toutes choses dans le monde et à leurs rapports réciproques, elles sont, pourrait-on dire, entrelacées les unes aux
autres et, partant, ont les unes pour les autres une mutuelle amitié, et cela en vertu de la connexion qui l'entraîne et de l'unité de la matière.
Une est l'âme intelligente, bien qu'elle paraisse se partager.»
— Marc-Aurèle dans Pensées pour moi-même (VI, 38)
"C'est un aspect caractéristique de l'homme occidental que d'avoir, à des fins de connaissance, scindé le physique et le spirituel. Dans l'âme, toutefois, ces
opposés coexistent. C'est un fait que la psychologie doit reconnaître. Une réalité psychique est à la fois physique et spirituelle."
Carl Gustav Jung
"L'Univers est une vaste pensée. En chaque particule, chaque atome, chaque molécule, chaque cellule de matière, vit et oeuvre à l'insu de tous une
omniprésence. La physique moderne laisse entrevoir ceci : l'esprit de l'homme émerge des profondeurs se situant bien au-delà de la conscience
personnelle; plus on va profond, plus on se rapproche d'un fondement universel qui relie la matière, la vie et la conscience.
Jean Guitton
"Le mystère le plus profond, parmi ceux qui nous entraînent, est celui de la Présence constante d'une Énergie infinie et éternelle, source de toutes choses."
Herbert Spencer
"Il est sage de savoir que tout est un."
Héraclite
Il y en a tellement en fait. Des Anciens à aujourd'hui, de l'Orient à l'Occident, des Indiens aux Aborigènes...
Il est effrayant de réaliser par contre que toutes ces pensées, ces écrits, ces savoirs ancestraux ou contemporains sont ignorés, pour la majorité des
individus, noyés sous des océans d'immondices télévisuels ou autres...Juste du vide jeté dans du néant. Même dans une librairie, il me suffit de regarder les
têtes de gondoles pour avoir envie de hurler...
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Sur les émotions des enfants
- Par Thierry LEDRU
- Le 13/12/2015
...des enfants ET des adultes...
15 OUTILS ASTUCIEUX POUR AIDER LES ENFANTS À GÉRER LEURS ÉMOTIONS (+ INFOS UTILES)
Jeff | décembre 10, 2015 | Parentalité | Pas de commentaire
Le cerveau des enfants est immature. Ce qui implique qu’ils ont des difficultés à gérer leurs émotions, d’où les tempêtes émotionnelles qu’ils subissent. Mais, nous pouvons les aider développer leur intelligence émotionnelle. Voici quelques ressources pour cela.
LES ÉMOTIONS PRIMAIRES :
Tout d’abord, un peu de vocabulaire :
Paul Ekman, le psychologue qui a inspiré la série Lie to me, évoque 6 émotions primaires : la peur, le dégout, la colère, la surprise, la joie et la tristesse. Il a déduit cela de ses travaux qui portaient sur les expressions faciales.
Daniel Goleman, rendu célèbre pour son livre « L’intelligence émotionnelle » cite les 8 émotions les plus communément mentionnées : la colère, la tristesse, la peur, le plaisir, l’amour, la surprise, le dégout et la honte.
Je me suis basé sur la version de Daniel Goleman pour la roue des émotions ci-dessous.
D’AUTRES INFORMATIONS UTILES :
- Les émotions ne sont ni négatives ni positives, elles sont. En revanche, elles ont une tonalité : agréables ou désagréables.
- Verbaliser le ressenti permet d’en réduire l’intensité. « J’éprouve de la tristesse », « j’éprouve de la colère ». Voir plus bas pour le vocabulaire des émotions.
- Nier une émotion est dangereux car elle peut resurgir avec plus d’intensité plus tard.
- L’accueil et la reconnaissance des émotions permet de renforcer son estime de soi et sa confiance en soi
- Les émotions sont indispensables à la prise des décisions
- Toute émotion est éphémère, elle s’épuise naturellement. Ce qui n’est pas le cas du sentiment qui peut parfois durer toute une vie.
- Les émotions nous aident à identifier nos besoins et à les satisfaire.
- Les besoins de tout être humain sont :
– le besoin de sécurité.
– le besoin de stimulation.
– le besoin affectif ou social.
– le besoin d’estime et de reconnaissance.
– le besoin d’autonomie.
– le besoin de sens, de cohérence.
C’est leur non-satisfaction qui déclenche les émotions. C’est donc la cause qu’il est important de traiter. Les émotions sont les conséquences.
- Les émotions sont contagieuses.
- le maître-mot pour aider les enfants à gérer leurs émotions est l’empathie (qui passe par l’écoute et la bienveillance)
- les câlins favorisent le bien-être des enfants et accélère la maturation du cerveau.
- La lecture est un simulateur d’émotions ! Ne nous en privons pas !
- le jeu est un allié de choix pour favoriser la dissociation (baisse d’affect émotionnel) et la verbalisation émotionnelle.
- L’exemplarité est essentielle : les enfants regardent les parents et les imitent.
PASSONS AUX OUTILS :
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LES ÉMOTIONS QU’ÉPROUVENT LES PERSONNAGES DANS LES LIVRES DES ENFANTS.
Profitez des co-lectures pour aider les enfants à identifier et verbaliser les émotions. Vous pouvez même, plus tard, vous pencher sur ce qui a déclenché ces émotions et demander à votre enfant comme il s’y serait pris pour
Cette vidéo évoque cette astuce (merci Naitre et Grandir). -
LA ROUE DES ÉMOTIONS :
Découpez un cercle ou un demi cercle dans un carton. Partagez-le en quartiers égaux dans lesquels vous écrirez les émotions de base (ou les dessinerez avec des smileys). Découpez une aiguille en carton et fixez la au centre du cercle avec une attache parisienne. Vous pouvez faire de même avec une feuille plastifiée. Demandez à votre enfant les couleurs qu’il souhaite attribuer aux émotions. Ainsi vous commencerez le travail d’apprentissage du vocabulaire des émotions.
Je vous conseille de compléter la roue des émotions avec une réglette qui représentera l’intensité. Numérotez-la de 1 à 10. A la question « qu’est-ce que tu ressens maintenant ? », votre enfant aura donc deux actions: il orientera l’aiguille de la roue et vous donnera une intensité ressentie entre 1 et 10.

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LA BALLE ÉMOTIONNELLE :
Dessinez au feutre des smileys qui représentent les différentes émotions à différents endroits de la balle (qui est un objet sympathique pour les enfants). L’enfant vous montrera l’émotion qu’il ressent actuellement. D’autres utilisations et explications ici : http://papapositive.fr/outil-la-balle-attrape-colere/

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LES LIVRES QUI TRAITENT SPÉCIFIQUEMENT DES ÉMOTIONS :
Voici quelques livres qui vous aideront à parler des émotions avec votre enfant (en français et en anglais)
(cliquez sur les images ou les liens pour accéder à l’article avec ma chronique) :
Un livre pour répondre aux questions des enfants sur les émotions
Les petites (et les grandes) émotions de la vie
How do you feel ? Pour apprendre les emotions en anglais !



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LE DRAGON OU LE VOLCAN DE LA COLÈRE :
VOUS TROUVEREZ TOUTES LES INSTRUCTIONS POUR CE DRAGON ET CE VOLCAN DE LA COLÈRE DANS CET ARTICLE.

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LES CARTES À RACONTER :
J’ai récemment découvert des cartes qui permettent de raconter des histoires et de développer l’intelligence émotionnelle des enfants. Tous les détails dans cet article.

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L’EXEMPLE PARENTAL :
NOMMEZ VOS PROPRES ÉMOTIONS ET VOS ENFANTS VOUS IMITERONT. SIMPLE (MAIS PAS FACILE) ET TRÈS EFFICACE GRÂCE AUX NEURONES MIROIRS.
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LE FILM VICE-VERSA :
Excellent support auquel j’ai consacré cet article. N’oubliez pas les peluches du film qui peuvent servir de « marionnettes émotionnelles ».

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MR PATATE POUR DÉVELOPPER L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE :
Excellent support pour s’amuser à reconnaitre les émotions.
Lisez cet article pour vous convaincre de la puissance de Mr Patate !

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LE JEU DES MIMES :
Mimez une émotion et devinez à tour de rôle de laquelle il s’agit. Vous pouvez aussi imprimer le tableau ci-dessous et pointez une émotion au hasard.
Ce jeu de mimes est très intéressant car il permet aussi de démontrer à votre enfant que le corps influence les pensées. Ainsi, si on sourit, notre moral s’améliore (c’est la rétroaction faciale).

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LE JEU DE LA COCOTTE EN PAPIER DES ÉMOTIONS :
Construisez une cocotte en papier et écrivez ou dessinez une émotion à reproduire dans les parties cachées. C’est le hasard qui la désignera !
Source Wikipedia
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LA CARTOGRAPHIE DES ÉMOTIONS :
Lorsque votre enfant ressent une émotion, vous pouvez lui demander où il la ressent le plus dans son corps. L’émotion est en effet accompagnée de modifications physiologiques. Pour vous guider, des chercheurs ont déterminé une cartographie de ces émotions. Cette approche s’associe à une forme de pleine conscience qui, à l’image de la verbalisation, atténue l’affect.

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LES PHRASES À DIRE POUR DÉVELOPPER L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE :
« Les émotions ne sont ni positives, ni négatives. Elles sont agréables ou désagréables et surtout, toutes sont utiles. Il est important de les écouter et de les exprimer. »
« Quand tu dois prendre une décision, tourne-toi d’abord vers tes émotions. Elles sont d’excellentes conseillères. »
« Éprouves-tu de la joie quand tu penses à cela ? »
« Je vois que tu es triste parce que ton jouet est cassé. »
« Tu es visiblement content de ta victoire au football ! »
« Cette information semble te surprendre. »
« Ce plat te fait grimacer. Est-ce sa couleur qui te gêne ? »
« A quel endroit de ton corps ressens-tu cette émotion ? »
« Ce cauchemar t’a bouleversé. Qu’est-ce qui t’a le plus fait peur dans les images que tu as vues ? »
« Souhaites-tu utiliser le dragon de la colère ? »
« Quelle couleur donnerais-tu à ton émotion ? »
« Derrière chaque émotion se cache un besoin. »
« A quelle intensité estimes-tu la force de ton émotion ? »
« L’émotion est une énergie en mouvement : si elle n’a pas de place, elle va faire pression contre ce qui la contient et causer des dégâts. Donc, respire profondément et accueille là sans la juger. » via
« Jouons à imiter les émotions. Je commence. Devine ce que je ressens. »
« Si tu étais un nuage, de quelle couleur serais-tu maintenant. Blanc, gris, très noir, léger,… ? «
« J’ai l’impression que tu es déçu parce que Paul ne t’a pas adressé la parole malgré tes efforts. »
« Regarde ce chien qui saute dans tous les sens ! Sa joie est communicative, n’est-ce pas ? »
« Quel effet a sur toi le ronronnement du chat ? »
« Parfois, nous pleurons de joie car l’émotion est trop intense et doit être évacuée. »
« Les larmes sont aussi un moyen de diminuer le stress. »
« Tu sens comme des papillons dans ton ventre ? »
« Cet enfant semble avoir un gros chagrin. Qu’est-ce qui a déclenché sa peine selon toi ? »
« A chaque fois que je dois parler en public, j’ai mon ventre qui gargouille. Puis lorsque c’est terminé, je ressens un grand soulagement. Et toi ? Il t’arrive de ressentir des émotions successives ? »
« Le stress est un ami. Il nous donne de l’énergie pour surmonter les épreuves. »
« J’ai vu que tu as consolé cette petite fille. Elle ne pleure plus maintenant. »
« Regarde, tu as la chair de poule ! »
« Les émotions s’expriment dans notre corps de différentes manières : coeur qui bat plus fort, respiration rapide, température, maux de ventre, rougissement, etc. »
« Listons les causes possibles de ta peur et analysons-les. »
« Ce n’est vraiment pas agréable de vivre ce sentiment. Je pense que c’est un bon moment pour s’embrasser et boire un bon chocolat chaud. Qu’en dis-tu ? «
« Viens contre moi. Ne retiens pas tes sanglots.Je suis là. Je t’aime. »
« Les émotions durent quelques secondes mais on peut les rappeler avec des souvenirs marquants par exemple ! »
« Que ressens-tu en regardant cette photo ? »
14. LES PHRASES À ÉVITER :
« Ne fais pas confiance en tes émotions. Ecoute-moi plutôt. »
« Mais non, il n’y a pas lieu d’avoir peur ! ».
« Allez, vas-y, tu n’es pas un bébé quand même ? ».
« C’est bizarre, tout le monde aime ce parfum sauf toi ».
« Arrête de pleurer ! »
« Tu n’as pas le droit d’être triste. »
« Les émotions, c’est pour les faibles. »
15. LES CÂLINS POUR LA MATURATION DU CERVEAU :
Comme nous l’explique Catherine Gueguen, les câlins provoquent la sécrétion des molécules suivantes : l’ocytocine, la dopamine, des endorphines, la serotonine
Ce cocktail magique contribue à notre bien-être et alimente un cercle vertueux qui mène :
- à une diminution du stress
- au développement de l’empathie
- à une augmentation de la confiance
- au renforcement de l’attachement
- à la croissance de l’affection réciproque
Mieux ! Les câlins et autres contacts affectueux développent le cerveau des enfants et font notamment maturer le cortex préfrontal, zone essentielle du cerveau.
J’espère que ce dossier « émotions » a répondu à vos attentes.
N’hésitez pas à le partager autour de vous.
Si vous souhaitez me soutenir et acquérir l’esprit « parentalité positive », je vous invite à découvrir les 365 citations présentes dans ce livre déjà dispo au format kindle (que vous pouvez lire sur tous les smartphones, tablettes, ordinateurs grâce à l’application gratuite Kindle). Merci !
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L'amour inconditionnel (spiritualité)
- Par Thierry LEDRU
- Le 13/12/2015
L'amour inconditionnel...
Tout le monde est apte à le recevoir mais beaucoup ne sont pas prêts. Ils vivent dans une armure qui ne peut pas être ouverte depuis l'extérieur. Par contre, il est possible que de ressentir l'amour inconditionnel diffusé autour d'eux, ils en viennent à prendre conscience de tout ce qu'ils perdent. Il ne s'agit donc pas de tenter d'ouvrir une armure puisque cette "violation" de l'individu serait vouée à l'échec, par réaction de défense, par instinct de conservation mais uniquement de vivre soi-même dans cet amour ressenti.
L'objectif est que cet amour inconditionnel agisse comme une marée montante dans laquelle un nombre toujours plus grand d'individus se retrouvera plongé. L'amour inconditionnel ne peut pas être associé à une ouverture forcée de l'autre puisque cela impliquerait un manque de respect envers l'intégrité spirituelle de l'individu. On ne peut pas forcer à l'amour. Il n'est donc qu'à vivre en sachant que chaque individu le porte mais qu'il est de son ressort de l'expérimenter...ou pas...
Je n'ai par exemple aucun espoir envers l'émergence d'un quelconque amour réel chez Mr Valls. Il en est apte, certainement, mais il n'est pas prêt. L'amour qui le nourrit est empli d'intentions malsaines associées au pouvoir, à la puissance, à la reconnaissance et à ses intérêts personnels. Il ne peut donc pas, dans cet état d'inconscience, être réceptif à une forme d'amour réel.
Toute forme d'intérêt se greffant sur l'amour réduit celui-là même à une outre crevée.L'individu qui dit aimer l'autre parce que celui-là vient combler un manque n'est déjà plus dans l'amour. C'est là toute la problématique. C'est l'effacement de ce manque que l'individu aime et à la moindre baisse d'intensité dans ce ressenti positif, le partenaire subira le mécontentement de celui qui n'est plus apaisé au regard de son manque...
Il serait donc totalement antinomique avec l'idée d'amour que je me force à aimer les individus qui, à mes yeux, n'ont justement aucun respect envers l'amour. Je projetterais sinon, moi-même, une volonté, une intention, un espoir, tout ce qui au final enlaidit l'amour lui-même.
Les individus qui se veulent "aimant" envers tous leurs prochains, participent dès lors, à ce détournement de l'amour. C'est comme s'ils employaient l'amour à des fins egotiques.
"Moi, je suis capable d'aimer tout le monde et du coup, j'aimerais beaucoup que tout le monde m'aime..."
Hum, hum.... Amour inconditionnel ? Non...Intérêt personnel.
Personnellement, je n'aime pas les villes mais ce n'est pas pour autant que je vais détester, systématiquement, les gens qui y vivent. Ça serait pure folie. Tout comme je n'aime pas systématiquement les individus qui vivent autour de moi dans le milieu rural.
Ce que je n'aime pas, je me dois de le respecter.
Et si je le respecte, je n'ai pas à tenter de le transformer.
À chacun ses armures. À chacun ses ouvertures.
Il s'agit donc uniquement de donner à voir, à ressentir, à partager. Sans aucune intention transformatrice mais sans aucune fausse croyance quant aux effets possibles de cet amour inconditionnel.
Vouloir que l'autre sente mon amour est une négation de l'amour. Tout autant que de vouloir que cet amour nous soit restitué.
Vouloir changer l'autre à travers mon amour est une négation de l'amour. Tout autant que de se corrompre à être aimé.
Vouloir aimer l'humanité entière et croire que cette volonté aura un effet, c'est être déjà sorti de l'amour.
L'amour est.
C'est tout.
Et ce que nous pourrons en faire ne regarde que chacun et chacune d'entre nous.
Il faut juste s'accorder le droit de l'ouverture.
Tout l'amour disponible est toujours là.
Chacun est apte à le saisir.
Tous ne sont pas prêts. Beaucoup, par contre, se croient aimants et même aimés.
On n'y peut rien, sinon de diffuser l'amour qu'on porte. Comme un parfum, il est possible qu'il traverse parfois les armures les plus épaisses. Aucune fierté à en retirer, bien entendu puisque cela signifierait sinon qu'on est plus attaché au profit qu'on en fait qu'au bonheur qu'on permet.
Même Mr Valls, un jour, sera peut-être capable d'aimer réellement.
Tout est possible.
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Un jour à l'envers (politique)
- Par Thierry LEDRU
- Le 12/12/2015
Politiciens et tous les tristes Sires
Qui invitent le Peuple à accepter le pire
Votre cirque de Ministres et de fanfarons
Vos viles paroles m’égratignent le fionD’un côté, c’est la France et de l’autre, c’est le Front
Mais arrêtez donc de nous prendre pour des cons
Vous êtes entre amis et vous croisez le fer
Pour les mensonges où vous vous dites nos FrèresVous refusez d’entendre monter la rage
Fous que vous êtes à propager les carnages
Un jour à la rage se joindra la haine
Craignez que le Peuple forme une chaîneVos yeux sales et vos esprits malléables
D’un honneur patent vous êtes incapables
Vos multiples promesses sont des mensonges
Que vous vous inventez la nuit dans vos songesVous nous avez trahis et même sacrifiés
Pour des contrats juteux avec les pétroliers
Vous vendez des armes et vous aimez les guerres
Votre rôle préféré, c’est Dieu le Père.Un matin viendra où tout ça changera
De vos privilèges rien ne restera
Il y aura beaucoup de larmes et de sang
Le jour où le Peuple tiendra son rang.Les Puissants imposeront l’Etat d’urgence
Mais ils tomberont d’effroi sous les vengeances
Pour marquer le tournant, il se peut que La Terre
Fascinée par l’exploit tourne un jour à l’envers. -
Se sentir seul.
- Par Thierry LEDRU
- Le 12/12/2015
Le corps se charge de ressentir. La pensée se charge de comprendre et d'interpréter les ressentis. L'esprit constitue la passerelle entre la matière et le mental. Il fusionne les deux. Mais il reste un élément sans lequel rien de tout ça n'existerait. L'énergie...
Organes, structures osseuses, cellules, molécules, atomes, particules subatomiques...Rien n'existerait sans l'énergie.
Il ne s'agit pas uniquement de la ressentir corporellement ou de l'intellectualiser par le mental mais de la conscientiser à chaque instant, dans chacun de nos actes et chacune de nos pensées.
Il y a en nous une Présence, comme un Architecte intérieur. Nous avons le choix, en tant qu'entités matérielles et pensantes, de devenir des ouvriers appliqués ou des machines inconscientes...
L'inconscience contribuera à maintenir l'idée folle de la dualité. Moi et le reste du Monde.
La conscience permanente de l'énergie créera au contraire la reconnaissance cellulaire, la "dés-identification" . Il n'y a pas moi et le Monde mais une énergie commune dans une multiplication de formes.
Je regarde par la fenêtre en écrivant. Je vois les arbres, les montagnes, les plantes, le ciel, les nuages (ah, non, tiens, il n'y a aucune nuage). Je vois les vaches et les corneilles dans les champs, l'herbe couverte de givre.
Tout ce qui vit dans cet espace devant moi n'est même pas visible. Une infinie diversité est cachée, trop petite ou hors de mon champ de vision. Rien que par l'encadrement de la fenêtre, il serait totalement fou de chercher à identifier tout ce qui vit là...C'est effrayant d'imaginer que parfois les humains se sentent seuls....

