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  • "Le deuil de la démocratie" (politique)

    Il n'est qu'à tourner quelques minutes sur la Toile pour trouver moults articles sur les résultats des élections et leur analyse.

    Les "citoyens" sont d'ailleurs bien plus lucides que les Politiciens. 


    BY GEE dans 

    Le deuil de la démocratie représentative

    D’abord, un chiffre pour remettre les pendules à l’heure : 91%. C’est le pourcentage de français qui n’a pas voté pour le FN1. Moins d’un français sur 10 a donné une voix à ce parti. Et de fait, que le FN soit « le premier parti de France » n’est pas en soi le symbole d’une droitisation ou d’une radicalisation rampante de la société français. C’est le symbole de la mort de la démocratie représentative, le signe ultime que celle-ci ne représente plus rien ni personne.

    Hier, je n’ai pas voté. Je n’irai pas plus dimanche prochain. Ami votant2, je sais que, probablement, tu me méprises, tu as envie de me hurler dessus, de me dire que c’est honteux, que des gens sont morts pour que je puisse voter, qu’à cause de moi le fascisme pourrait s’installer. Je ne t’en veux pas, j’étais pareil il y a à peine 4 ans.

    Les étapes du deuil

    Tu connais peut-être les 5 étapes du deuil de Elisabeth Kübler-Ross. Ça n’a pas forcément une grande valeur scientifique, mais ça permet de schématiser certains mécanismes émotionnels. Laisse-moi te les énoncer :

    1. Déni
    2. Colère
    3. Marchandage
    4. Dépression
    5. Acceptation

    Ami votant, je sais déjà que tu as dépassé le stade du déni : tu sais pertinemment que la démocratie représentative est morte. Sinon, tu voterais pour des idées qui te correspondent, tu voterais pour faire avancer la société, pour donner ton avis sur la direction à prendre. Mais tu ne fais pas cela : au contraire, tu votes « utile », tu votes pour faire barrage à un parti, tu votes pour « le moins pire ». C’est déjà un aveu que le système est mort.

    En fait, tu oscilles entre les étapes 2 et 3. Entre la colère envers un système qui se fout de ta gueule, la colère contre les abstentionnistes qui ne jouent pas le jeu… et le marchandage. « Allez, si je vote pour le moins pire, système, tu continues à vivoter ?  Allez, peut-être que si on vote PS cette fois, il fera une vraie politique de gauche ? Allez système, tu veux pas continuer à faire semblant de marcher un peu si je fais des concessions de mon côté ? Si je mets mes convictions de côté, tu veux bien ne pas être totalement lamentable ? »

    Encore une fois, je comprends le principe, j’étais au même point lors des dernières élections présidentielles. J’appelais les gens à voter, je critiquais les abstentionnistes qui se permettaient de se plaindre alors que, merde, ils n’avaient pas pris la peine de faire leur devoir de citoyen. Je savais pertinemment que le PS au pouvoir ne ferait aucun miracle, que fondamentalement rien ne changerait par rapport à l’UMP, à part à la marge. Mais il fallait bien choisir le moins pire. La démocratie représentative était déjà morte, je le savais. Le vote utile, on nous le rabâchait depuis avant même que j’ai le droit de vote. Sans parler du référendum de 2005 où ça sentait déjà fort le sapin. Mais je n’avais pas terminé mon deuil. Et puis Hollande est passé.

    Les derniers coups de pelle

    Je ne pourrais jamais assez remercier François Hollande. Il m’a aidé à terminer mon deuil. En me renvoyant ma voix en pleine figure, en m’appuyant bien profondément la tête dans les restes puants et décomposés de notre système politique. Le quinquennat de François Hollande aura été la plus parfaite, la plus magnifique démonstration que le vote est une arnaque et que le pouvoir du peuple est une immense illusion. Le changement, c’est maintenant ! Rappelle-toi, le PS avait tous les pouvoirs en 2012 : la présidence, l’Assemblée, les villes, les régions… merde, même le Sénat était passé à gauche ! Une première !  Les types avaient les mains libres et carte blanche pour tout. Il fallait écouter Copé, la pleureuse « profondément choquée », nous expliquer l’énorme danger que représentaient ces pleins pouvoirs. Lutter contre la finance ? Imposer les revenus du capital comme ceux du travail ? Interdire le cumul des mandats ?

    LOL NOPE.

    Au lieu de ça, nous aurons eu la même merde qu’avant. Parfois en pire. Course à la croissance alors même que nous produisons déjà trop pour la planète. Course au plein emploi alors que le travail est condamné à disparaître (ce qui, je le rappelle, devrait être une bonne nouvelle). Course à la productivité alors que les syndromes d’épuisement professionnel se multiplient et que le mal-être des travailleurs se généralise. Diminution de ce qu’on nous matraque comme étant « le coût du travail » mais qu’un employé sensé devrait comprendre comme « mon niveau de vie ». Détricotage méthodique des services publics qui devraient au contraire être renforcés.

    Nous n’attendions rien de Hollande, il a réussi à faire pire. Des lois liberticides au nom d’une sécurité qu’elles ne garantiront même pas. Un État d’Urgence à durée indéterminée. Des militants assignés à résidence pour leurs convictions. Des manifestations politiques interdites. Des gamins mis en garde à vue parce qu’ils ne respectent pas une minute de silence. Heureusement que c’est sous un parti qui se dit « républicain » que tout cela se passe, sinon, on pourrait doucement commencer à s’inquiéter.

    Vous me traitez d’irresponsable parce que je n’ai pas été voter dimanche ? Moi je me trouve irresponsable d’avoir légitimité notre gouvernement actuel en votant en 2012. Depuis 2012, j’ai fait comme beaucoup de monde : j’ai traversé le stade 4, celui de la dépression. À me dire que nous étions définitivement foutus, que même lorsqu’un parti qui se disait en opposition totale avec le précédent se vautrait à ce point dans la même politique insupportable, il n’y avait plus de solution. Que la démocratie était morte, et que nous allions crever avec elle. Ami votant, admets-le, tu as eu la même réaction. Mais comme toujours, à chaque vote, tu régresses, tu retournes à l’étape 3, au marchandage, à te dire que peut-être, on pourra incliner un peu le système en s’asseyant sur nos convictions.

    Moi, j’ai passé le cap. Je suis à l’étape 5, à l’acceptation. La démocratie représentative est morte, point. Que cela soit une bonne chose ou non, l’avenir le dira, mais le fait demeure : ce système est mort. Tu penses que retourner à l’étape de marchandage, c’est garder de l’espoir et qu’accepter la mort de notre système, c’est le désespoir. Je ne suis pas d’accord. Faire son deuil, c’est bien. C’est même nécessaire pour passer à autre chose et, enfin, avancer.

    La démocratie est morte, vive la démocratie !

    Tu remarqueras que je persiste à ajouter « représentative » quand je parle de mort de la démocratie. Parce que je ne crois pas que la démocratie elle-même soit morte : je pense que la démocratie réelle n’a jamais vécu en France. Le système dans lequel nous vivons se rapproche plus d’une « aristocratie élective » : nous sélectionnons nos dirigeants dans un panel d’élites autoproclamées qui ne change jamais, là où la démocratie voudrait que les citoyens soient tour à tour dirigeants et dirigés. Le simple fait que l’on parle de « classe politique » est le déni même de la notion de représentation qui est censée faire fonctionner notre démocratie représentative : la logique voudrait que ces politiciens soient issus des mêmes classes qu’ils dirigent. Attention, ne crachons pas dans la soupe, notre système est bien mieux qu’une dictature, à n’en pas douter. Mais ça n’est pas une démocratie. Je te renvoie à ce sujet à ce documentaire, J’ai pas voté, que tout le monde devrait voir avant de sauter à la gorge des abstentionnistes.

    Des gens sont morts pour qu’on puisse voter ? Non, ils sont morts parce qu’ils voulaient donner au peuple le droit à s’autodéterminer, parce qu’ils voulaient la démocratie. Est-ce qu’on pense sérieusement, en voyant la grande foire à neuneu que sont les campagnes électorales, que c’est pour cela que des gens sont morts ? Pour que des guignols cravatés paradent pendant des semaines pour que nous allions tous, la mort dans l’âme, désigner celui dont on espère qu’il nous entubera le moins ? Je trouve ce système bien plus insultant pour la mémoire des combattants de la démocratie que l’abstention.

    Alors oui, j’ai fait mon deuil, et ça me permet d’avoir de l’espoir pour la suite. Parce que pendant que la grande imposture politicarde se poursuit sur les plateaux-télé, nous, citoyens de tous bords, essayons de trouver des solutions. Plus le temps passe, plus le nombre de gens ayant terminé leur deuil augmente, plus ces gens s’intéressent réellement à la politique et découvrent des idées nouvelles, politiques et sociétales : tirage au sort, mandats uniques et non-renouvelables, revenu de base, etc. Des solutions envisageables, des morceaux de savoir, de culture politique… de l’éducation populaire, en somme. Rien ne dit que ces solutions fonctionneront, mais tout nous dit que le système actuel ne fonctionne pas. Et lorsque ce système s’effondrera, ce sera à ces petits morceaux de savoir disséminés un peu partout dans la population qu’il faudra se raccrocher. L’urgence aujourd’hui, c’est de répandre ces idées pour préparer la suite. Ami votant, tu as tout à gagner à nous rejoindre, parce que tu as de toute évidence une conscience politique et qu’elle est gâchée, utilisée pour te battre contre des moulins à vent.

    Notre système est un vieil ordinateur à moitié déglingué. Tu peux continuer d’imaginer qu’en réinstallant le même logiciel (PS ou LR, choisis ton camp camarade), il finira par fonctionner. D’autres utilisent la bonne vieille méthode de la claque sur la bécane (le vote FN) : on sait bien que ça ne sert à rien et que ça ne va certainement pas améliorer l’état de l’ordi, mais ça soulage. Certains imaginent qu’en déboulonnant l’Unité Centrale et en hackant petit à petit le système, on finira par faire bouger les choses (la députée Isabelle Attard est un bon exemple, personnellement je la surnomme l’outlier, la donnée qui ne rentre pas dans le modèle statistique du politicien). Ce n’est pas la pire des idées. On a même parlé de rebooter la France. Qui sait, si on arrive à mettre sur pied une telle stratégie en 2017, possible que je ressorte ma carte d’électeur du placard. Mais les plus nombreux, les abstentionnistes, ont laissé tomber le vieil ordinateur et cherchent juste à en trouver un nouveau qui fonctionne.

    Alors on fait quoi ? Soyons clairs, je suis comme tout le monde, je n’ai aucune idée de la manière dont on peut passer à autre chose, pour instaurer une vraie démocratie. Une transition démocratique pourrait s’opérer en douceur en modifiant les institutions petit à petit : tout le monde aurait à y gagner. Politiciens compris, car l’alternative est peut-être l’explosion, et c’est une alternative à l’issue très incertaine. Mais clairement, nous ne prenons pas la direction d’une transition non-violente.

    Je continue pour ma part à penser que, comme le disait Asimov, « la violence est le dernier refuge de l’incompétence ». Mais nous constatons chaque jour un peu plus notre impuissance dans ce système, et les politiciens actuels seraient bien avisés de corriger le tir avant qu’il ne soit trop tard. Avant que les citoyens ne se ruent dans ce dernier refuge.

     

  • Le hameau des Buis (Pierre Rabhi)

    Le Hameau des Buis : l’écovillage intergénérationnel inspiré par Pierre Rabhi (mieux-vivre-autrement.com)

    DANS EXTERNE / PAR  / LE 2 DÉCEMBRE 2015 À 12 H 52 MIN /

     

    écovillageOn ne le présente plus, tellement Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe et essayiste, a inspiré de nombreuses personnes devenues adeptes de ses thèses largement éprouvées. Nous vous proposons de découvrir l’une des nombreuses initiatives d’agroécologie mise en pratique, Le Hameau des Buis en Ardèche, fondé par Sophie Rabhi-Bouquet… sa fille.

    Vous cherchez le Hameau des Buis ? À deux kilomètres d’ici, vous verrez des espèces de maisons en bois. C’est là !

    Que pense le vieil Ardéchois qui a indiqué le chemin du Hameau des buis au visiteur ? L’histoire ne le dit pas. Mais il y a de la marge avant de convaincre les gens du cru que les habitants du hameau se livrent à de tout autres cultures que celle du cannabis, qu’ils ne s’agenouillent devant aucun gourou et qu’ils demeurent dans des logements dont certains n’ont rien à envier, au contraire, à l’habitat traditionnel.

    Le regard clair de Sophie Rabhi-Bouquet, la précision de son propos, sa simple élégance, tout chez elle suffit à faire oublier une telle caricature. Quatrième des cinq enfants de Pierre et Michèle Rabhi, c’est elle qui, durant des années, a mûri le projet jusqu’à le faire aboutir, il y a dix ans, sur ces arides collines. C’est dans une dynamique constructive et ouverte que se déploie le collectif du Hameau des Buis, à l’opposé de tout repli.

    Il n’est pas question pour nous d’être des marginaux, affirme-t-elle. Ma famille s’est toujours trouvée très impliquée dans la société. Mon père est dans une vie publique. Pour moi, il est très important que ce que nous faisons ici soit perçu comme une force de proposition, pas comme un radeau de naufragés qui diraient ‘‘après nous le déluge, on va sauver notre peau .

    Un lieu de vie différent

    Alors, de quoi s’agit-il au juste ? Un tour du propriétaire donne déjà une idée de ce lieu de vie pas comme les autres. Des panneaux expliquent dès l’entrée :

    Le Hameau des Buis est un lieu de vie pédagogique, écologique et intergénérationnel qui comporte une école, des habitations, une structure d’accueil, une ferme – polyculture, petits élevages fermiers…

    logement©Xavier Pagès

    Et plus loin :

    Le Hameau des Buis propose des solutions concrètes et reproductibles aux impasses que rencontre notre société actuelle, notamment une écologie pratique, l’intégration et la valorisation des personnes âgées, une éducation respectueuse de l’enfant et adaptée aux enjeux actuels, des modes relationnels non violents.

    En poursuivant la promenade, on longe un quartier de quelques maisons en bois entourées de jardins fleuris, de tailles diverses, sans que rien ne semble rangé au carré. Plus bas, voici l’école, ancien bâtiment en pierre rehaussé d’une structure en bois derrière lequel s’étend le jardin potager des enfants, peuplé de papillons, d’où l’on jouit d’une vue étendue sur la vallée creusée par le Chassezac, un affluent de l’Ardèche.

    La ferme familiale comme milieu scolaire

    L’école. C’est d’elle, au fond, que tout part. Sophie Rabhi-Bouquet, qui en est la fondatrice et la directrice, raconte :SOPHIE

    « L’aventure commence sur la ferme de mes parents, arrivés à deux kilomètres d’ici en 1963. Je grandissais dans un chantier permanent. Les activités s’y sont diversifiées. Un jour, ma mère, par le biais de l’association ‘‘Accueil Paysan’’, a choisi de recevoir des enfants à la ferme durant les vacances scolaires. J’avais 18 ans, ça m’a passionné. Puis j’ai pensé que la ferme pourrait constituer un milieu scolaire avec la nature comme un livre ouvert. »

    Après des études en sciences du langage et dans l’audiovisuel, elle décide de revenir en 1999 et passe aux actes, ouvrant une école dans la ferme familiale. Avec un parent d’élève, elle lance ensuite l’idée d’ouvrir un nouvel endroit qui serait un carrefour de générations entre les enfants et les retraités – ceux qui ont connu l’ère industrielle, qui savent quels en sont parfois les chausse-trapes et qui voudraient transmettre leur savoir.

    Elle découvre que cela répondrait à une attente :

    Beaucoup rêvaient d’un lieu innovant pour les futures générations.

    Sa rencontre avec Laurent Bouquet aura permis la mise en œuvre du Hameau des Buis en 2003. Cet élagueur professionnel, devenu son mari, en a assuré jusqu’ici la gestion technique et financière – après des réticences initiales. L’école primaire accueille aujourd’hui une soixantaine d’élèves ; cinquante personnes, dont vingt enfants, habitent là désormais, les personnes âgées ayant fait place à quelques familles dont les premières sont arrivées en 2008.

    « Prendre soin de l’humain, c’est aussi prendre soin de l’écologie »

    Il ne peut y avoir de révolution écologique sans révolution du cœur humain

    commente Laurent Bouquet, qui connaissait Pierre Rabhi avant de rencontrer sa fille, aimait son côté anti-héros et avait été captivé par sa candidature à l’élection présidentielle de 2002,

     Je sortais d’un échec professionnel lié à une mésentente avec deux associés, raconte-t-il. J’ignorais jusque-là que la principale peau de banane dans les problèmes, c’est en nous qu’elle se loge.

    La pierre angulaire de l’écologie, c’est l’humain, reprend sa compagne. Donc, prendre soin de l’humain, c’est aussi prendre soin de l’écologie.

    Dehors, assise sous le soleil printanier à côté de l’école derrière laquelle se profilent les flancs de la vallée, en contrebas, la jeune femme précise ce qui lui tient à cœur :

    Il nous faut prendre conscience que nous sommes souvent très agressifs vis-à-vis de nous-mêmes. Que ne nous faisons-nous pas endurer par certaines consommations, addictions, rythme de travail, rythme de vie ! Et du coup, quelle agressivité à l’encontre de l’autre dans des sociétés fondées sur la domination, le pouvoir, l’argent, la solitude, la violence d’un système économique qui ignore le vivant et nous rend prédateurs des ressources naturelles !

    Une expérience à découvrir

    Florence Rataud, 51 ans, ancienne chef d’entreprise à La Réunion, est arrivée l’an dernier avec ses deux enfants, Maxime, 12 ans, et Tania, 13 ans. Elle charge avec son fils une brouette de larges planches non rabotées qu’elle utilisera pour faire barrage aux rhizomes de bambous autour de son jardin.

    Ici, ce n’est pas le monde des bisounours, lâche-t-elle. J’ai confiance. Beaucoup d’ingrédients me permettent de penser que cette expérience va perdurer.

    ecovillage vue de hautL’été dernier, l’éco-village abordait une période charnière où le gros du chantier auquel ont participé la plupart des résidents fu terminé, où un collège qui compte dix-sept élèves a ouvert ses portes, où il va falloir trouver un rythme de croisière :

    un temps où l’on n’est plus dans le faire mais dans l’être, résume Florence Rataud.

    Un temps que Sylvette Rey, enseignante retraitée ici depuis cinq ans et qui se définit comme « un animal social », met déjà à profit pour nouer des contacts avec les Ardéchois en randonnant avec eux :

    Car il est très important de changer les rumeurs.

    Un montage juridique et financier sur mesure

    Le Hameau des Buis est novateur jusque dans les modes de financement et les montages juridiques. Après trois ans de recherche, une solution sous forme de deux contrats liant la SC Hameau des Buis et les résidents a été trouvée.

    Premier contrat : les habitants, en s’installant, apportent leur contribution financière, avec un prêt à taux zéro dont le capital est indexé sur l’indice de référence des loyers connu au moment de la signature du contrat. Cela leur permet à la fois de ne rien perdre de la somme engagée et d’éviter toute forme de spéculation.

    Second contrat : il concerne ce qu’au Hameau des Buis on appelle « les charges solidaires » : l’engagement financier mensuel demandé aux résidents est proportionnel à la somme pour laquelle ils se sont engagés, qui est fonction de leur surface d’habitation, et qui correspond au marché locatif local.

    Source : article paru sur lacroix.com et relayé par mieux-vivre-autrement.com

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    A propos de l'auteur : 

    Citoyen engagé, je m’intéresse particulièrement à l'économie et la géopolitique. Je suis convaincu qu'en se passant le mot nous finirons par réveiller les français qui hibernent depuis trop longtemps et à reprendre la main sur nos institutions. Parce que nous ne pouvons pas laisser une partie de l'humanité sur le bord de la route, parce qu'un citoyen informé en vaut dix, parce qu'unis nous sommes une force inarrêtable, plus que jamais la ré-information est un devoir.

     a écrit 50 articles sur ce site.

  • Résultats des élections (politique)

    Les véritables résultats des élections régionales

    DANS ARTICLEFRANCE / PAR  / LE 7 DÉCEMBRE 2015 À 17 H 12 MIN /

     

    Elections régionales 2015Encore une fois l’abstention a été très forte pour ce premier tour des élections régionales. Peu commenté, ce chiffre est rapidement relegué au rang d’information de seconde importance une fois les résultats connus. Et pour cause, une abstention massive tend à décrédibiliser le principe des élections et donc le système républicain lui même. Encore moins commenté que l’abstention, il existe une donnée qui ne semble interesser personne et qui vient considérablement nuancer le résusltat des élections. Il s’agit des non inscrits, ces français en âge de voter mais qui ne sont inscrits sur aucune liste électorale. Ils représentent pourtant plus de 6 millions de personnes, soit 12% de la population majeure en France. Bien qu’aucun média de grande diffusion ou aucune statistique officielle ne les référencie, il est facile de calculer leur nombre en retranchant le nombre d’inscrits du total de la population majeure que fournie l’INSEE par sa pyramide des âges.

    Aussi il faut bien garder en tête que le corps électoral potentiel est de 51,5 millions d’individus, contre 45,3 millions d’inscrits. En recalculant les résultats en accord avec cette base, nous obtenons le graphique suivant, qui illustre de manière fidèle les votes et non votes des français.

    Elections régionales 2015

    A la vue de ce graphique, que se gardera bien de vous montrer la presse de grande diffusion, on se rend rapidement compte de l’illégitimité des élections et donc des groupes politiques de gouvernement. En additionnant les non inscrits, les abstentionnistes et les bulettins blancs et nuls, on obtient 58% de français qui ne se reconnaissent dans aucun des partis en lice. Par ailleurs, malgré une exposition médiatique permanente et des moyens financiers colossaux, les « grands » partis politiques ne parviennent pas à dépasser 12% pour le FN, 10% pour le PS et 11% pour l’UMP. Ainsi, même une alliance nationale des trois plus grands partis de France ne représenterait potentiellement qu’un français sur trois ! Cela prouve, s’il en était besoin, à quel point les français sont lassés du jeu politique républicain.

    Baptiste Mannaia

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  • Mars contre Terre (Nature)

    De l’eau sur Mars ! Mais y a-t-il une forme de vie intelligente sur Terre ?

    De l’eau sur Mars ! Mais y a-t-il une forme de vie intelligente sur Terre ?

    30 septembre 2015 / Catégories: ArticlesRédaction / Tags: ,Réclamations et signalements

    La NASA a su créer le suspens. On en a enfin la confirmation : il y a de l’eau sur Mars ! De l’eau salée qui s’écoulerait sur la planète rouge et pourrait donc – sous conditions – contenir des formes de vie. Mais une question demeure, y a-t-il une forme de vie intelligente sur Terre ? C’est la question posée par George Monbiot, un journaliste du Guardian et environnementaliste militant, en réaction à l’annonce de l’agence spatiale américaine. L’écologiste observe un fossé entre l’euphorie collective autour d’une flaque d’eau à 55758 millions de kilomètres d’ici et notre incapacité à sauvegarder notre seule et unique planète bleue. Son billet d’humeur, qui fait le tour du monde, met les points sur les « i » et nous ramène très vite sur Terre. Nous vous en proposons une traduction.

     

    Le texte suivant est la traduction approximative de l’article « There may be flowing water on Mars. But is there intelligent life on Earth? » rédigé par George Monbiot le 29 septembre 2015 et publié dans le journal The Guardian.


    « Pendant que nous nous émerveillons devant les découvertes de la NASA, nous détruisons nos ressources naturelles irremplaçables – tout ça pour acheter des bananes pré-pelées et des smartphones pour chiens.

    Preuve que de l’eau coule sur Mars : ceci ouvre la possibilité d’une vie, de merveilles que nous pouvons à peine imaginer. Cette découverte est une réussite merveilleuse. Pendant ce temps, les scientifiques martiens continuent leur recherche d’une vie intelligente sur Terre.

    Nous pouvons être fascinés par l’idée de la présence d’organismes sur une autre planète, mais nous semblons avoir perdu tout intérêt pour la nôtre. Le Dictionnaire Oxford Junior a déjà excisé les jalons du monde vivant : vipères, mûres, jacinthes, marrons, houx, pies, vairons, loutres, primevères, grives, belettes et troglodytes sont maintenant en quantité excédentaire.

    Au cours des quatre dernières décennies, le monde a perdu 50% de sa faune vertébrée. Mais dans la seconde moitié de cette période, on a également observé une forte baisse dans la couverture médiatique de cette problématique. En 2014, selon une étude menée par l’Université de Cardiff, il y avait autant de reportages diffusés par la BBC et l’ITV à propos de Madeleine McCann ( disparue en 2007) que de reportages sur l’ensemble des questions environnementales confondues.

    Pensez à ce qui pourrait changer si nous évaluons l’eau terrestre de la même manière que nous affectionnons l’idée de l’eau sur Mars. Seulement 3% de toute l’eau sur cette planète (Terre) est potable; et de cela, les deux tiers sont gelés. Pourtant, nous jetons des déchets dans cette partie accessible. 60% de l’eau utilisée dans l’agriculture est inutilement gaspillée par une irrigation négligente. Rivières, lacs et nappes aquifères sont aspirées jusqu’à assèchement. Tout ce qui reste est souvent tellement contaminé qu’il menace la vie de ceux qui la boivent. Au Royaume-Uni, la demande intérieure d’eau est telle que les zones supérieures de nombreuses rivières disparaissent pendant l’été. Mais nous continuons d’installer de vieilles toilettes et douches dont l’eau jaillit comme si c’était une cascade.

    Quant à l’eau salée, du même genre que celle détectée sur Mars avec tant de passion, sur la Terre, nous lui exprimons notre gratitude avec une frénésie destructrice. Un nouveau rapport suggère que le nombre de poissons a diminué de moitié depuis 1970. Le thon rouge du Pacifique, qui pullulait dans les océans par millions, a été réduit à environ 40 000 individus, mais est toujours chassé. Les récifs coralliens subissent une telle pression que la plupart pourraient disparaître d’ici à 2050. Et dans nos espaces profonds, notre désir de poissons exotiques déchire un monde à peine mieux connu que la surface même de la planète rouge. Les chalutiers travaillent maintenant à des profondeurs de 2.000 mètres. Nous ne réalisons même pas ce que nous sommes en train de détruire.

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    Quelques heures avant cette découverte sur Mars, Shell arrêtait sa prospection pétrolière de l’Arctique, en mer des Tchouktches. Pour les actionnaires de la société, c’est une perte mineure : 4 milliards de dollars. Mais pour ceux qui aiment la planète et la vie qu’elle soutient, c’est un évènement chanceux. Ceci est arrivé seulement parce que l’entreprise n’a pas réussi à trouver des réserves suffisantes (pour être rentable). Si Shell avait réussi son coup, il aurait exposé l’un des endroits les plus vulnérables sur Terre aux marées noires, pratiquement inévitables, où le confinement est presque impossible. Allons-nous laisser ces questions sans réponse ?

    Début septembre, deux semaines après que Shell ait obtenu l’autorisation de forer dans la mer des Tchouktches, Barack Obama se rendait en Alaska pour avertir les Américains sur les effets dévastateurs que le changement climatique provoquerait par la combustion des ressources fossiles de l’Arctique. « Il ne suffit pas de parler pour parler« , disait-il. « Nous devrions aller de l’avant. Nous devrions embrasser l’ingéniosité humaine pour trouver la solution à ce sujet« . Une ingéniosité humaine largement exploitée à la NASA, qui a publié ces images étonnantes. Mais pas tant que ça dans le monde politique.

    Laisser le libre marché décider à notre place : c’est là la façon dont les gouvernements cherchent à résoudre la question de la destruction planétaire. Laisser (cette question) à la conscience des consommateurs, tandis que cette conscience est mise en sourdine et portée à confusion par la publicité et les mensonges corporatistes. Dans un quasi-vide informatif, chacun de nous est laissé libre de décider ce que nous devons prendre chez les autres espèces et les autres personnes, et ce que nous devrions consacrer à nous-mêmes ou laisser aux générations futures. Sûrement y a-t-il certaines ressources et certains endroits – comme l’Arctique et l’océan profond – dont l’exploitation devrait simplement s’arrêter ?

    Tous ces travaux de forage, de chalutage, de déversements de déchets et d’empoisonnements – à quoi ceci nous est utile ? Est-ce pour enrichir l’expérience humaine, ou l’étouffer ? Il y a quelques semaines, je lançais le hashtag #extremecivilisation, invitant tout témoigne (exposant les aspects extrêmes de la civilisation). Ils ont abondé. Voici quelques-uns des produits « extrêmes » que mes correspondants ont trouvé. Tous sont réels.

    2013-ces-ipottyLe iPotty, pour jouer à l’iPad sur le pot quand on a 3 ans.

    Un plateau à œufs pour réfrigérateur qui se synchronise avec votre smartphone pour que vous sachiez combien d’œufs il vous reste. Un autre gadget pour les brouiller – mais à l’intérieur même de la coque. Des perruques pour bébés, pour permettre aux « bébés filles avec peu ou pas de cheveux d’avoir un style de cheveux magnifiquement réaliste. » Le iPotty, un gadget pour permettre aux jeunes enfants de continuer à jouer sur leur iPad pendant qu’ils font leurs besoins. Un abri de jardin anti-araignées à 2500 euros. Un sauna à neige, en vente dans les Émirats Arabes Unis, dans lequel vous pouvez créer un paysage hivernal en poussant sur un bouton. Un réfrigérateur à melon sur roues : indispensable pour pique-niquer – ou peut-être pas, car il pèse plus que le melon. De la crème de blanchissement anal, pour … pour être honnête, je ne veux pas le savoir. Un « rotateur de montre automatique » qui vous sauve la peine de devoir tourner votre poignet de luxe en sucre. Un smartphone pour les chiens, avec lequel ils peuvent prendre des photos d’eux-mêmes. Des bananes pré-pelées, dans des barquettes en polystyrène couvertes d’un film alimentaire, pellez juste l’emballage…

    Chaque année, de nouvelles façons « intelligentes » de gaspiller sont conçues, et chaque année, nous devenons de plus en plus habitués à la consommation inutile de ressources précieuses. Avec chaque intensification subtile, la ligne de la normalité se déplace. Il ne devrait pas être surprenant de découvrir que plus un pays devient riche, moins les gens se soucient de leur impact sur la planète.

    Notre aliénation au monde des merveilles, avec lequel nous avons évolué, s’est intensifié depuis que David Bowie a décrit une fille trébuchant dans un « rêve creux », et manière d’être « accro à un écran d’argent », où une longue série de distractions la renvoie à de grandes questions de la vie. Cette chanson, bien sûr, c’étaitLife on Mars. »

     

  • Autosuffisance alimentaire (humanisme)

    Trois tonnes de nourriture poussent dans leur jardin

    CORRESPONDANCE À LOS ANGELES, STÉPHANE CUGNIER

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    ACTUALITÉ

    Aux portes de Los Angeles, une famille a développé un incroyable jardin potager en milieu urbain, lui permettant de vivre en autosuffisance alimentaire.

     

     

     

    Depuis la rue, la propriété ne paye pas de mine. Située à moins de 50 m de la bruyante autoroute 210, cette petite maison bâtie en 1917 ressemble à n’importe quelle autre habitation de ce quartier de Pasadena (Californie) développé au début du siècle dernier. Pourtant, derrière le portail du 631 Cypress Avenue se cache un potager où poussent plus de 400 variétés de légumes, fruits, baies, fleurs comestibles et herbes aromatiques, sur une surface de seulement 362 m2. À ceci s’ajoutent des poules, des canards, deux chevrettes et même plusieurs ruches d’abeilles.

    Un véritable « jardin extraordinaire », à l’image de celui que chantait Charles Trénet, lequel produit 2,6 tonnes de fruits et légumes bio chaque année, ainsi que près de 1 800 œufs et 200 litres de lait. « L’histoire de ce jardin est partie d’un scandale alimentaire impliquant une chaîne de restauration rapide au début des années 1980, explique Jules Dervaes, 67 ans, né en Floride de parents originaires de Belgique. Je me suis dit que je ne voulais pas que mes enfants grandissent en mangeant ce genre de choses, nuisibles à la santé. À l’époque, il n’était pas beaucoup question de traçabilité alimentaire et de culture biologique. Je me suis donc dit que le meilleur moyen de protéger ma famille était de faire pousser notre propre nourriture. »

     

    Jules Dervaes (à droite) travaille depuis trente ans dans sa ferme urbaine avec ses trois enfants. (Photo : Stéphane Cugnier)

     

    Des résultats rapides

    Après s’être lancée dans l’apiculture en Nouvelle-Zélande dans les années 1970, puis dans la gestion d’une ferme en Floride, la famille Dervaes s’installe à Pasadena en 1984. Très vite, l’idée d’une ferme urbaine s’impose, mais les débuts ne sont pas simples. « Il a fallu tout apprendre et tout adapter à un espace restreint. Il fallait aussi obtenir des résultats rapides, car mes trois enfants étaient très jeunes et il fallait remplir les assiettes. Mais je n’ai pas baissé les bras, je voulais produire localement et sainement. »

    Au fil des ans, malgré une période de sécheresse néfaste aux cultures au tournant des années 1990, le jardin prend forme et la production dépasse même très vite les besoins de la famille. « À partir de 1995, nous avons commencé à donner notre surplus aux personnes alentours. Nous avons aussi diversifié notre travail, en faisant des conserves, des confitures, du miel, du pain, etc. Au même moment, de nouveaux scandales sont apparus, liés aux cultures OGM. J’ai donc décidé d’aller encore plus loin et de faire pousser encore plus de nourriture locale dans notre jardin. »

     

    Le réseau mis en place par la famille permet à ceux qui souhaitent imiter les Dervaes de bénéficier de conseils et d’assistance. (Photo : Stéphane Cugnier)

     

    Panneaux solaires et biocarburants

    En 2001, la famille Dervaes commence à vendre ses fruits et légumes. « Au départ, je pensais que cette maison était trop petite, qu’il ne serait jamais possible de devenir autosuffisant. En plus d’arriver à nous nourrir, je n’aurais jamais imaginé un jour vendre mon surplus de légumes. »

    Pourtant, la vente se développe rapidement, de même que les sollicitations pour conseiller les particuliers ayant décidé de suivre la même voie. « Nous avons donc décidé de créer une structure, afin de mettre en place des ateliers de formation dans tous les domaines, mais aussi de faciliter l’éducation des enfants à l’accès à une meilleure nourriture, loin des standards de la société de consommation traditionnelle. Nous sommes aussi partie prenante d’un réseau associatif, « Urban Homestead », qui encourage et soutient les initiatives locales. C’est un état d’esprit qui existe en Europe, nous cherchons à le mettre en avant aux États-Unis, mais aussi à aller plus loin. »

     

    Trois tonnes de nourriture proviennent chaque année du jardin de la famille californienne. (Photo : Stéphane Cugnier)

     

    Loin de se limiter à la culture de son jardin, la famille Dervaes (Jules travaille avec ses filles Anaïs, 41 ans, et Jordanne, 32 ans, et son fils Justin, 37 ans) repousse désormais les limites de son pari d’autosuffisance. Avec l’installation de panneaux solaires en 2003, plus de 20 000 kWh ont déjà été produits, tandis que le recyclage des huiles de friture de la maison et de celles d’un restaurant de proximité a permis de produire 5 000 litres de biocarburants pour faire fonctionner leurs véhicules. « Nous recyclons et filtrons aussi les eaux usées - hors sanitaires - pour arroser nos plantes. »

     

    La famille ne se contente pas de faire pousser des fruits et légumes, mais élève aussi des animaux. (Photo : Stéphane Cugnier)

     

    Debout à 4 h 30 du matin

    Trente ans après l’achat de sa maison, Jules Dervaes se trouve donc à la tête d’une petite entreprise parfaitement en place. Avec plus de 60 000 dollars annuels de ventes de fruits et légumes, la famille dégage assez d’argent pour acheter les produits qu’elle ne peut pas produire : farine, riz, sel… « Nous produisons tout de même 95 % de notre nourriture. Toute la famille mange pour 2 dollars par jour. Nous avons gagné notre indépendance. Mais cela a un prix, puisqu’il faut travailler dur et se lever tous les jours à 4 h 30. »

     

    Des plantations sont effectuées dans tous les coins du terrain occupé par les Dervaes. (Photo : Stéphane Cugnier)

     

    Désormais imitée par bon nombre d’Américains, la famille Dervaes s’enorgueillit d’avoir montré la voie à suivre. Mais, revers de la médaille, sa petite entreprise s’en trouve fragilisée. « Plus nous inspirons les gens, plus nous perdons de clients. » De nouvelles idées sont donc explorées pour compenser les pertes : ateliers pédagogiques, développement de vins bio à base de fruits, dîners dégustation, ventes de paniers hebdomadaires et saisonniers, soirées musicales… De quoi assurer l’avenir de la petite ferme urbaine et assainir le contenu des assiettes. « Si vous faites pousser votre propre nourriture, vous devenez plus puissant, moins dépendant. C’est une liberté qui dérange, mais qui vaut le coup. Mon conseil est donc simple : cultivez localement et vous serez libre. »

     

    Un espace réservé aux herbes aromatiques a récemment été créé… chez une voisine ! (Photo : Stéphane Cugnier)

     

     

    Les fruits et légumes plantés respectent le cycle des saisons. (Photo : Stéphane Cugnier)

     

     

    Jules Dervaes a décidé de lancer cette ferme urbaine à la suite d’un scandale alimentaire au cours des années 80. (Photo : Stéphane Cugnier)

     

     

    Chaque jour, des dizaines de clients passent le portail de la maison pour y acheter les produits de la ferme Dervaes. (Photo : Stéphane Cugnier)

     

     

    La ferme, située à Pasadena, diversifie ses activités en organisant notamment des soirées musicales pour compléter ses revenus. (Photo : 

  • Tirage au sort

    Et si on remplaçait les élus… par des citoyens tirés au sort ! La Belgique y pense fort. Chiche ?

    Un ex-ministre belge propose un sénat composé de citoyens tirés au sort. Révolution... ou simple retour aux sources de la démocratie ? L’idée avance.

    Par  -

     

    Quelles que soient les opinions de chacun, il est un constat largement partagé : le fossé entre politiques et citoyens n’en finit plus de se creuser. La Belgique, bien consciente de ce triste constat, a peut être une idée pour réconcilier tout le monde. Cette idée est révolutionnaire et, pourtant, elle est aussi vieille que la démocratie : il s’agit du tirage au sort !

    Crédit photo : Shutterstock

    Crédit photo : Shutterstock

    Il est urgent que de nouvelles idées émergent pour redonner du souffle à nos démocraties. Or, pour ce faire, quoi de mieux que de revenir, justement, aux origines de la démocratie ? Pourquoi ne pas laisser  le sort choisir ceux qui auront la lourde tâche de nous gouverner ? Après tout, n’est-ce pas ainsi que les Athéniens ont imaginé la démocratie, du temps où ils dominaient le monde ?

    Quoi qu’il en soit, c’est précisément ce système qu’un ancien ministre belge veut remettre au goût du jour dans son pays. Peter Vanvelthoven, c’est son nom, veut que les sièges du sénat ne soient plus occupés que par des citoyens tirés au sort !

    Crédit photo : snipview

    Crédit photo : snipview

    La désignation des futurs sénateurs se ferait en deux temps. D’abord, 10 000 personnes seraient tirées au sort parmi tous les Belges de plus de seize ans. Puis, après une grande réunion d’information, tous ceux qui seraient intéressés par le poste pourraient ensuite participer au second tirage au sort : celui qui désignera les 150 sénateurs du pays. Tout simplement…

    Crédit photo : Shutterstock

    Crédit photo : Shutterstock

    Le mandat serait fixé à un an et l’assemblée ainsi constituée aurait le pouvoir de proposer et de débattre des lois.

    Aujourd’hui, en France comme en Belgique et dans la plupart des démocraties « modernes », le citoyen ne choisit pas ses lois, il choisit les hommes qui choisissent des lois. Cela fait une (très) grande différence.

    Dans l’absolu, le retour aux sources proposé par Peter Vanvelthoven est censé mettre fin aux dérives qui creusent ce fossé entre citoyens et politiques. Les partis perdraient une partie de leur pouvoir qui serait alors rendue au peuple…

    Crédit photo : Shutterstock

    Crédit photo : Shutterstock

    Pour l’heure, la proposition commence juste à être débattue en Belgique. Mais c’est la première fois qu’elle émane d’une personnalité aussi haut placée en Europe (un ancien ministre). Pourvu qu’elle trouve un écho ! Histoire de voir ce que ça donne.

  • Moteur à eau

    Schema-ki-modift

    Moteur à eau pour économiser jusqu’à 50% de carburant.

     ♦ 24 FÉVRIER 2015 ♦ POSTER UN COMMENTAIRE

    Un Papin moderne invente le moteur à eau

    Corine Sabouraud

    .. PHOTO/Ph. C. S

    Trois fois médaillés d’or du prestigieux concours Louis-Lépine, Jacques Bristiel sort enfin du secret pour le moteur à eau, sa 4e invention. La machine à vapeur dont rêvait Denis Papin.Le

    radar routier parlant, c’est lui. L’ordinateur extincteur de feux à bord des avions, c’est encore lui. Le joint marin révolutionnaire c’est toujours lui. Jacques-Franck Bristiel, 68 ans, ingénieur aéronautique en retraite et ancien pilote d’essai, est un inventeur né. Un créateur dans l’âme qui a déjà décroché trois médailles d’or au concours Lépine de 2001, 2002 et 2011, ainsi que le prix Léonard de Vinci. Mais ça, c’était avant. Bardé de diplômes de hautes écoles, ce fils d’ouvriers lorrains, installé depuis 2005 sur un voilier au Barcarès, sort aujourd’hui sa quatrième création, digne d’un nouvel or Lépine. Le moteur à eau. Inspiré de la machine à vapeur de Denis Papin ? « Non, c’est surtout la pollution qui m’a guidé », répond l’esprit fécond. « Petit, on était pauvre mais je n’étais pas trop bête et je suis devenu un scientifique imaginatif. Mes innovations me viennent toutes seules, par l’observation du quotidien », explique le savant. Le don lui permet aisément de mettre ses théories en pratique en construisant des prototypes dont il dépose ensuite les brevets à

    l’INPI.

    Des inventions au secret

    « Et à chaque fois, l’INPI me met au secret un certain temps avec interdiction d’exploiter et de divulguer mes projets », poursuit-il. Le moteur à eau n’ayant pas échappé à la procédure, son concepteur a été obligé de garder le silence jusqu’à la récente parution de l’information au Journal Officiel. Impatient de lever voile, le passionné en révèle désormais tous les détails et avantages. « Il s’agit d’un système équipé de deux réservoirs de capacité variable, en fonction de l’autonomie désirée, dont un contient 60 % d’eau tombée du ciel et l’autre 40 % de carburant. Il est également doté d’une alimentation, d’un compresseur et d’un vaporisateur reliés au moteur du véhicule ». Testé sur un tracteur agricole, le processus hydraulique hybride transforme l’eau en particules qui augmentent le taux de compression et réussit à développer jusqu’à 500 CV. « Idéal pour améliorer le rendement des moteurs thermiques et réduire la consommation de carburant de 60 %, diminuant d’autant la pollution résiduelle dans l’air », affirme Jacques-Franck Bristiel. Concrètement son prototype, d’un coût prévisionnel de 1 000 €, est destiné aux moteurs à essence ou diesel, de 100 à 500 CV, pour poids lourds, gros engins de chantier ou agricoles, groupes électrogènes. Lui, il lui aura fallu 5 000 € et deux ans pour le mettre au point. Un espoir de commercialisation à la clé ? « J’ai signé une convention avec une société allemande pour une fabrication à grande échelle. La France n’a pas été intéressée car l’eau n’est pas chère », confesse l’inventeur qui souhaiterait malgré tout rester maître ou au moins partie prenante de l’aventure. Une vraie première . Le radar ? « Je l’ai offert au président Bush et depuis les blindés US en sont armés ». Le joint marin ? « Il a été copié et récupéré »… Fataliste, Jacques-Franck Bristiel ne jugule pas son imagination pour autant. Sa prochaine machine infernale, au bonus écologique à nouveau garanti, réside dans un procédé de rechargement de batteries pour voitures électriques qui seront capables alors de rouler sur un Perpignan-Paris sans un sou déboursé. Dans ses cartons également, le vœu de fonder un Lépine régional en Languedoc-Roussillon et celui d’obtenir la création d’un brevet européen. En rêve. Le triple lauréat en or du concours Lépine pense à des inventions plus grand public.

    Ajoutée le 13 févr. 2015

    Ce procédé consiste à injecter de l’eau dans le moteur via l’installation d’un kit pour économiser

    jusqu’à 50 % de carburant sur tous types de moteurs, diesel ou essence.
    L’installateur fixe un réacteur au collecteur d’échappement du moteur ou « précatalyseur ». Il le relie à un « bulleur » d’une capacité d’un litre contenant de l’eau de pluie (ou déminéralisée) et à un diffuseur installé à la prise d’air. L’aspiration du moteur génère la formation de bulles d’air. L’air humide obtenu passe par le réacteur, dont la température et la composition vont permettre sa transformation moléculaire avant son injection.
    Depuis un an, Marc Renaudin, Lorientais de 64 ans, expérimente ce procédé développé par Laurent Baltazar, un fournisseur installé à Plounéour-Ménez (29).
    Le reportage d’Yves Madec.
    Voir aussi les voitures « à moteur à eau » au lien:

    https://www.youtube.com/watch?v=DJqlu…

    moteur-a-eau

    https://www.youtube.com/watch?v=PMA1TwzmJM0

    http://carfree.fr/index.php/2007/09/05/le-moteur-a-eau/

    http://www.generateurhho.com/ca-existe-ou-pas/le-moteur-a-eau-est-il-une-arnaque

    http://gerald.abt.free.fr/ecolo/moteur-a-eau.htm

    KIT:

    http://samuel.benoit.online.fr/fr/arnaques-economiseurs-carburant-combustible-aimant-fuel-saver

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  • La zone tampon

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    J'étais en train de ne rien faire et j'ai réalisé que j'étais en train de penser. Du coup, j'ai compris que ça n'était pas vrai. J'étais bien entrain de faire quelque chose.

    Alors, je me suis concentré sur ma respiration...Inspiration, expiration...Les mouvements du ventre et de la poitrine. Mais je me suis dit que cette concentration était une forme de pensée silencieuse qui visualisait un phénomène intérieur et qu'en plus, le fait d'en prendre conscience et de le verbaliser était une autre forme de pensée.

    Alors, j'ai arrêté de me concentrer sur cette respiration et j'ai regardé ce qui restait. Mais en cherchant à saisir ce qui restait, je réactivais la réflexion et le fonctionnement cérébral.

    Alors, devant l'impossibilité de parvenir à ce "rien" insaisissable, je me suis dit qu'au moins quand je dormirai, je ne ferai rien...Mais il y aurait les rêves. Et le fonctionnement de mon inconscient. Et les effets éventuels sur ma vie des prochains jours.

    Alors, je suis revenu vers l'état de conscience qui consiste à réaliser qu'on ne pense à rien...J'ai cherché à me placer dans cet espace où s'établit la césure entre la conscience et la pensée...Car comment concevoir qu'une pensée puisse prendre conscience d'elle-même ? Une pensée pense mais elle n'agit pas en dehors d'elle-même, elle ne peut pas se séparer de ce qu'elle est ou alors, c'est qu'elle ne penserait plus. La pensée ne peut pas se conscientiser sans s'évaporer. Ca serait comme imaginer qu'une pomme puisse se manger elle-même. Elle ne peut qu'être mangée. La pensée, de la même façon, ne peut pas vouloir s'observer elle-même au risque de se dévorer. C'est donc qu'il y a une autre entité. Et c'est là que la conscience surgit.

    Alors, dans cet espace qui marque la césure entre ma pensée et la conscience que j'en ai, il y a un lieu où rien ne se passe. Ni pensée, ni même conscience. Rien. C'est la zone tampon.

    C'est là qu'il faut que j'apprenne à être quand je ne veux rien faire.