Tourne-disque : Anneaux d’arbre sur un tourne-disque regardez
Ceci est un extrait de l’enregistrement Years, qui comporte sept enregistrements de différents arbres comme le chêne, le noyer, l’érable et le hêtre. Ce que nous entendons est l’année des données sur les cernes d’un frêne. Chaque arbre semble vraiment unique en raison des diverses caractéristiques des cernes, comme la résistance, l’épaisseur et le taux de croissance.
Anneaux d’arbre sur un tourne-disque :
Gardez à l’esprit que les cernes d’arbres sont en cours de traduction en langage musique, plutôt que de les considérer comme des voix musicales. Le tourne-disque unique en son genre de Traubeck fonctionne avec une caméra Playstation Eye et un moteur pas à pas attaché à son bras de commande.
« Voici ce qui se passe quand vous mettez des anneaux d’arbre sur un tourne-disque »
Les données sont relayées à un ordinateur avec un programme appelé Ableton Live. A la fin vous obtenez un incroyable morceau de musique de piano, et dans le cas du frêne, un morceau très étrange. On peut alors imaginer que chaque espèce a sa propre musicalité. Et que plusieurs de ces arbres pourraient jouer ensemble s’ils étaient bien accordés. L’harmonie dans cet exemple n’est pas très élaboré mais nous pouvons quand même ressentir une certaine émotion qui se dégage de cette musique. Avec l’espoir qu’un jour celle-ci aboutira encore davantage.
Chapeau à Traubeck de mettre au point cette méthode ingénieuse pour transformer une simple tranche de bois en un magnifique arrangement. C’est à se demander quels genres de musique joueraient les autres parties de la nature. ( voir la vidéo ci-dessous)
Et si vous avez aimé merci de le partager avec vos proches.
La femme est une Déesse et l'homme aimant est une couronne.
Toute femme est une Déesse.
L'homme peut devenir couronne.
Il ne tient qu'à lui de prendre conscience que la Femme est une bénédiction pour lui.
Qu'il soit couronne sans une tête où être déposée n'a aucune importance. Sans une Déesse, il n'est qu'un métal sans valeur, un "objet" inutile.
Mais de découvrir l'Amour en lui et de le propager, il entre dans l'espace divin de la Femme.
Certains hommes pensent qu'il suffit d'être une couronne et de briller. Ceux-là ne sont que des egos solitaires. Et si une Femme est à leurs côtés, ils penseront et agiront toujours selon la priorité qu'ils accordent à la couronne brillante qu'ils pensent être. La Femme devra être celle qui s'agenouille devant leur splendeur...
Un épouvantable désastre.
...
La Femme réellement aimée, pour elle-même, pourra libérer la Déesse qui est en elle.
Toute femme est une Déesse. Mais il s'agit de l'éveiller.
L'homme qui acceptera d'être sa couronne et d'honorer avec humilité l'hommage qu'elle lui fait participera au rayonnement de sa Déesse. Elle ne lui appartient aucunement mais ils sont reliés par l'Amour qui vibre en eux. L'homme s'appliquera à briller en tant que couronne non pas pour lui mais pour sa Déesse, non pas pour se glorifier lui-même mais pour honorer l'Amour qui les éveille.
"Regardez tous comme elle est belle, la Déesse qui m'aime et qui m'accorde le droit de l'aimer."
L'humilité est une force car elle évite les écueils de l'ego.
Je suis une couronne posée sur la tête d'une Déesse. Et je ne souhaite briller que pour son éclat.
KUNDALINI
"Elle était une Déesse, il était sa couronne.
Un dernier baiser sur les lèvres suintantes, une langue apaisée qui se retire. Il quitta l’entrebâillement de ses cuisses, les chaleurs moites et les douceurs.
Il se plaça au-dessus d’elle, bras tendus, sans aucun contact, juste une observation bienheureuse, la contemplation de la lueur dans ses prunelles dilatées.
Il posa ses lèvres sur sa bouche. Elle l’accueillit avec délectation, mêlant son souffle au sien, sa salive et ses désirs.
La verge tendue à l'orée de ses territoires.
Il la pénétra, lentement, par petites pressions et de brefs retraits, l’ouverture délicate d’un trésor.
Comme on reçoit un hommage. Un privilège. Une offrande.
Sa verge dans le calice de sa cathédrale. Une bénédiction.
Laisser jaillir les prières, des jets de sperme comme des cantiques.
Comme une salutation au Soleil.
Il accompagna les mouvements de bassin de Maud, elle soulevait ses fesses comme pour l’engloutir davantage.
Il prit le bol et versa lentement le reste d’huile sur ses seins. Il laissa couler librement les ruisseaux épais entre les deux monts et vers sa gorge puis il pinça délicatement les tétons entre ses doigts, il les encercla, parcourut les auréoles, il posa ses mains à la base des rondeurs et remonta vers les cimes.
Leurs deux corps assemblés dans une cavalcade effrénée.
Les auras enflammées dans un cocon de lumière.
Comme l’aimantation des océans vers la Lune, un amour si puissant que les digues et les murs de pierres, tous les ouvrages cimentés se réjouissaient des brèches et des failles, des ouvertures et des invasions, des hordes sauvages qui libèrent.
Les yeux grands ouverts, elle regarda goutter du visage de son amant les perles de sueur, elle accueillit les flots de sa jouissance, elle les enlaça de ses chaleurs et ce corps extasié des délices qu’elle prodiguait la propulsa de nouveau dans les entrailles du plaisir.
Au-delà du connu.
Un cri lancé comme le premier souffle d’un nouveau-né.
La lumière l’irradia avec une telle intensité qu’elle ferma les yeux et s’ouvrit sur l’espace intérieur…"
FIGAROVOX/LETTRE OUVERTE - Alors que la ministre du Travail, Myriam El Khomri, a reconnu son ignorance du nombre de renouvellements d'un CDD, le chef d'entreprise Grégoire Leclercq lui écrit une lettre ouverte où il déplore son incompétence.
Saint-Cyrien diplômé d'HEC Paris, Grégoire Leclercq est président de la FEDAE, cofondateur de l'Observatoire de l'Ubérisation et dirigeant d'entreprise.
Madame la ministre,
Vous étiez l'invitée de RMC ce jeudi 5 novembre. Et face à la question, bien simple, de Jean-Jacques Bourdin «combien de fois un contrat à durée déterminée peut-il être renouvelé?», vous avez tour à tour dit 3 ans, puis 3 fois, puis tenté d'esquiver la réponse, pour enfin admettre que vous ne la connaissiez pas! Pire, vous avouez finalement que vous ne savez pas depuis quand ni qui a changé la règle, alors que la réponse tient dans une mesure adoptée par votre gouvernement, il y a quelques mois à peine, au moment où vous passiez du portefeuille de la Politique de la Ville au portefeuille du ministère du Travail…
Certes, on sait bien qu'il n'est jamais aisé de répondre à une interview ardue et matinale d'un journaliste rompu à l'exercice. Certes, il n'est jamais possible de savoir tout sur tout. Certes, il est quasiment impossible de décrire avec précision et sans erreur l'étendue des missions, des expertises et des métiers exercés dans un ministère. Mais là...
Il s'agit d'une connaissance de base sur votre domaine de compétence! Il s'agit du sujet que le ministère, et que le ministre doit maîtriser! Il s'agit du sujet sur lequel les Français sont le plus en attente de résultats: il s'agit de leur emploi, de leur manière dont ils l'exercent, de la manière dontvotre gouvernement l'a fait évoluer. 85% des contrats signés en 2015 le seront en CDD.
Vous avez dû passer une mauvaise matinée et vous savez pourquoi. D'abord, parce que votre incompétence fait rire, fait pleurer, fait tache.
Elle fait rejaillir sur toute la classe politique une image déplorable de dilettantisme. Celle qui se bat soir et matin pour être crédible, pour acquérir de l'expérience, pour maîtriser son sujet vous a dans le nez, parce que vous venez en quelques instants de confirmer l'image du «politique incompétent qui n'est pas à sa place».
Ensuite, parce que cette contre-performance sape évidemment les efforts faits par la gauche socialiste pour sauver son image. Vos collègues du gouvernement n'ont pas du apprécier, et on les comprend fort bien, de voir que le ministre du travail de la sixième puissance économique du monde ne savait pas dire comment fonctionne un CDD. Pour forger une image de gouvernement proche des entrepreneurs et des travailleurs, vous concéderez qu'il y a mieux!
De plus, vous pensez bien que les employeurs se marrent et grincent des dents. Quelle folie: notre ministre sensée écrire pour demain les règles de notre droit social ne connait pas celle d'aujourd'hui!
Comment peut-on écrire l'avenir sans maîtriser le présent? Nous, les entrepreneurs, qui vivons sous la perpétuelle épée de Damoclès prudhommale en cas de CDD mal rédigé, mal reconduit, mal ficelé, mal justifié?
Enfin, parce que les Français vous voient désormais comme perchée, là haut, tout là haut, dans un autre monde. Celui où l'on se préoccupe si peu du petit peuple, qui en voit passer, lui, des CDD, des contrats courts, des intérims. Le petit peuple qui attend depuis mai 2012 que la courbe du chômage s'inverse ne s'attendait pas à ce que votre côte de popularité s'inverse aussi pour les avoir si maladroitement ignorés.
De fait, vous vous êtes retrouvée là par le jeu classique et ridicule des rondes de chaises musicales, des petits arrangements de parité, des soutiens de parti, et d'une bien légitime ambition. Mais vous le savez: vous n'êtes pas en zone de confort. Fonctionnaire de métier, vous avez bien été, le temps de vos études, téléprospectrice, baby-sitter, hôtesse d'accueil, vendeuse, travailleuse agricole (le tout en CDD?) mais le travail dans l'entreprise, l'embauche, la promotion, la sanction, l'augmentation des effectifs, la flexibilité… sont loin de votre quotidien. Nommée là pour un temps, et bien en peine d'assurer une réforme profonde du droit du travail attendue de tous, vous êtes piégée et humiliée par un journaliste qui connaît mieux que vous le monde de l'entreprise.
Alors, vous tentez maladroitement de masquer votre ignorance. Vous commettez l'erreur de trop: celle d'essayer de fuir, celle de louvoyer entre les questions pour échapper au couperet final. La sueur vous monte au front, vos idées s'embrouillent, et vos arguments se mélangent. Diversion sur le CDI: rattrapée par la patrouille. Tentative sur une réponse hasardeuse: plaquée au sol… Hallali final, aveu de méconnaissance, transformation de l'essai et retour aux vestiaires.
8 novembre. Aujourd'hui, nous étions dans le potager en short et tee shirt et j'imaginais tous les gens dire que c'est un automne formidable....Le changement climatique dont on se réjouit. Au magasin, j'ai entendu des personnes âgées se réjouir que la facture pour se chauffer sera moins élevée.
Et nous continuons à manger les légumes du jardin puisque le potager continue à produire avec ces beaux jours.
Et tout le monde était content de ce beau soleil. Et moi aussi.
Qu'en est-t il de ces variations climatiques ailleurs dans le monde ?
Et question essentielle : quelle est ma part dans ce dérèglement climatique ?
J'ai déjà parlé ici de l'impact de l'agriculture intensive et des effets dévastateurs de l'élevage pour la consommation de viande.
Un effort sur nos consommations alimentaires est-il envisageable ?
Pour quelles raisons ?
-La souffrance animale et la certitude scientifique de la conscience animale. On ne fait pas souffrir une machine mais un être vivant, au même titre que les humains. Les animaux sont doués de conscience. C'est un fait, une certitude.
-La déforestation pour les paturages et les productions de nourriture animale.
-La consommation gigantesque d'eau potable.
-L'emploi et la dispersion de produits chimiques dont les conséquences sont désastreuses pour notre santé et la nature en général.
-L'endettement des agriculteurs et les pressions énormes qu'ils subissent pour le maintien de ce type de production.
C'est déjà pas mal comme raisons..
Quand on lit l'article qui suit, il ne suffit pas de dire : "Oh, les pauvres gens. "
Et ensuite d'aller avaler son steack...
Ou de se plaindre de l'arrivée massive des migrants qui fuient nons pas des pays mis en guerre par l'Occident mais des pays affamés par les politiques industrielles et coloniales de ces mêmes pays...
Nous sommes tous habitants de la même planète et tous porteurs de la même responsabilité envers la Vie sur cette Terre.
Le changement climatique met à mal l’éradication de la pauvreté
Maisons et champs de riz submergés par de fortes pluies provoquées par le typhon Koppu en octobre 2015, dans la province de Nueva Ecija, au nord de Manille. TED ALJIBE / AFP
Sans mesures immédiates de réduction des émissions de gaz à effets de serre conjuguées à des politiques de développement « solidaire et durable », plus de 100 millions de personnes supplémentaires pourraient tomber sous le seuil de pauvreté à l’horizon 2030. A trois semaines de la COP 21, la Banque mondiale publie, dimanche 8 novembre, un rapport, « Shock waves : managing the impacts of climate change on poverty », qui vient rappeler aux Etats le caractère indissociable de la lutte contre réchauffement de la planète et du combat contre la pauvreté.
Déployer un effort immédiat en faveur d’un développement respectueux du climat est un défi d’autant plus pressant que les impacts du réchauffement mettent à mal l’éradication de la pauvreté. « Changement climatique et pauvreté sont inextricablement liés », insiste la Banque mondiale qui s’est appuyée pour son analyse sur une enquête ménages réalisée dans 92 pays en développement.
Les gens les plus pauvres, vivant dans des logements précaires et sur des territoires vulnérables, sont les plus affectés par les chocs climatiques. En Indonésie, par exemple, les populations défavorisées ont un risque 30 % plus élevé d’être touchées par une inondation, et un risque 50 % plus élevé de subir une sécheresse. « Les plus pauvres sont non seulement plus exposés mais ils perdent beaucoup plus quand ils sont frappés par ces fléaux, insiste Stéphane Hallegatte, économiste à la Banque mondiale qui a dirigé l’équipe à l’origine de ce rapport. Car leur patrimoine, qui n’est pas placé sur un compte bancaire mais se résume souvent à du bétail ou à leur logement, est beaucoup plus vulnérable et peut êtrecomplètement détruit lors d’un choc. »
Dépendant majoritairement de revenus tirés de l’agriculture et consacrant une large part de leur budget à l’alimentation, ces ménages ressentent d’autant plus les impacts des mauvaises récoltes, ou de la hausse des prix alimentaires induits par les sécheresses ou tout autre événement climatique extrême. Ils sont aussi plus sévèrement touchés par les maladies favorisées ou aggravées par le changement climatique, telles la diarrhée, le paludisme. Des maladies qui, de surcroît, peuvent avoir des effets irréversibles sur la croissance des enfants.
Amortir les chocs
Or, ces ménages les plus démunis sont généralement non couverts par une assurance maladie et n’ont pas un matelas d’économies suffisamment épais pour amortir les chocs importants. Ils peuvent se voir contraints de liquider une partie de leur patrimoine pour payer leurs soins. « Même les gens vivant juste au-dessus du seuil de pauvreté peuvent basculer dans la pauvreté quand une inondation détruit leur microentreprise ou quand une sécheresse décime leur troupeau », alertent les auteurs du rapport.
Face à cette spirale, la Banque mondiale appelle à un renforcement des systèmes de protection sociale, qui lors d’une catastrophe peuvent faire office d’assurance auprès des ménages les plus vulnérables. « En cas de choc, il est plus facile d’étendre ou de renforcer un système de protection sociale préexistant pour accompagner les populations les plus affectées, que de créer un système de toutes pièces », souligne Stéphane Hallegatte.
A la suite du passage du typhon Yolanda en 2013, les Philippines ont ainsi mobilisé leur programme « 4P » (Pantawid Pamilyang Pilipino Program) de subventions monétaires aux plus pauvres, pour dégager des fonds d’urgence et augmenter le versement à ces ménages. Après une catastrophe, la rapidité de l’aide et son ciblage sont en effet essentiels pour éviter les effets irréversibles sur la santé des enfants et la vente en catastrophe et à bas prix d’actifs comme le bétail.
Des études de cas en Éthiopie et au Malawi montrent que le coût d’une sécheresse peut passer de quelque 50 dollars à 1 300 dollars, si la prise en charge est retardée de six à neuf mois. « Un programme comme le « 4P » des Philippines est d’autant plus pertinent que les bénéficiaires s’engagent à faire un suivi médical de leurs enfants et à les inscrire à l’école », souligne l’économiste.
L’urgence d’une « offensive » contre les émissions
Ce renforcement de la protection sociale des plus démunis, tout comme la mise en œuvre de politiques de développement, notamment agricoles, atténuant la vulnérabilité face au changement climatique et bénéficiant aux plus pauvres, va de pair avec une « offensive » contre les émissions de gaz à effet de serre. « Des mesures immédiates de réduction des émissions sont nécessaires pour stabiliser le changement climatique et réduire la menace qu’il représente pour l’éradication de la pauvreté à long terme. Car si on n’agit pas dès à présent, les effets après 2030 seront beaucoup importants », insiste Stéphane Hallegatte.
Les politiques climatiques peuvent en soi constituer un levier de ressources pour financer les programmes de protection sociale ou de développement. « Une taxe carbone, même modeste, à 10 dollars la tonne, permettrait d’intensifier considérablement, de 50 %, la protection sociale. Ou de financer d’autres investissements (comme l’accès à l’eau, à l’assainissement ou à l’énergie moderne) qui profitent aux gens pauvres », fait valoir la Banque mondiale.
Un soutien « essentiel » de la communauté internationale
« Les politiques de réduction des émissions doivent protéger et même profiter aux gens pauvres », plaident les auteurs du rapport. En Indonésie, les revenus tirés de la baisse des subventions aux énergies fossiles ont été réinvestis dans la création d’une aide financière aux 30 % de personnes les plus pauvres : 30 dollars par trimestre « qui, pour ces personnes, fait plus que compenser le renchérissement de l’énergie, celles-ci en utilisant peu », souligne Stéphane Hallegatte.
Dans certains pays à bas revenus cependant, relève la Banque mondiale, le soutien de la communauté internationale sera « essentiel », « surtout pour les investissements présentant un coût initial élevé - tels les transports urbains, les infrastructures énergétiques résilientes ou la lutte contre la déforestation - mais qui sont urgents pour empêcher toute irréversibilité et tout enfermement dans un développement très carboné ».
« Les fonds dédiés au climat doivent contribuer à réduction de la pauvreté », insiste Stéphane Hallegatte rappelant que le déficit de financements des infrastructures dans les pays en développement s’élève à quelque 1 000 milliards de dollars par an. Une somme bien supérieure aux 100 milliards de dollars annuels [88 milliards d’euros] promis en 2009 à Copenhague par les pays développés pour aider les pays en développement à faire face au dérèglement climatique, et dont la mobilisation fait encore l’objet de discussion à l’approche de la COP 21.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/11/08/le-changement-climatique-met-a-mal-l-eradication-de-la-pauvrete_4805432_4527432.html#ApOvRqstLBIimV0H.99
L'idée d'un gouvernement de "technocrates", c'est encore une illusion...Les technocrates, on les a vus au Parlement européen. On voit ce que ça donne. Dès lors que des gens issus des "Grandes écoles" qu'ils soient politiciens, financiers ou "hauts diplômés" de toutes sortes sont au pouvoir, ça ne sera pas l'intérêt général qui sera visé mais l'intérêt de la caste au Pouvoir. C'est échanger la malaria pour le typhus.
La Roumanie est-elle en train de faire sa révolution?
MONDE Alors que le nombre de morts n’en finit pas de grimper après l'incendie d'une discothèque à Bucarest, les Roumains continuent de battre le pavé, exigeant une réforme profonde de la classe politique et de la société...
C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’incendie qui a coûté la vie à plus de 40 personnes le week-end dernier à Bucarest a suscité une vague de protestation en Roumanie, entraînant la démission du Premier ministre, Victor Ponta. Une démission qui ne suffit pas aux Roumains, qui veulent voir la classe politique se réformer en profondeur.
Que s’est-il passé le 30 octobre au club Colectiv ?
Ce soir-là, 300 à 500 jeunes venus assister à un concert de hard rock étaient entassés dans cette boite de nuit du centre de Bucarest lorsqu’un show pyrotechnique a déclenché un violent incendie. 26 personnes sont mortes, et près de 200 autres ont été blessées. Le bilan n’a cessé d’empirer au cours de la semaine, passant ce dimanche à 44 morts, et pourrait encore s’alourdir, une centaine de blessés étant toujours hospitalisés, dont 44 dans un état critique.
Où en est l’enquête ?
Une longue série de manquements à la réglementation concernant la sécurité, sur lesquels les autorités locales ont fermé les yeux, est à l’origine du drame. Une dizaine de personnes a été placée en détention provisoire, dont les trois patrons de la boîte de nuit, accusés d’homicide involontaire.
Comment a réagi l’opinion publique roumaine ?
Dès dimanche, plus de 10.000 personnes ont manifesté à Bucarest pour exprimer leur solidarité envers les victimes. Klaus Iohannis, élu Président il y a un an dans l’espoir qu’il agisse avec fermeté contre la corruption, mal endémique dans le pays, a plaidé pour un changement fondamental de la société : « Nous ne devons plus tolérer l’incompétence des autorités, l’inefficacité des institutions et nous ne pouvons pas laisser la corruption se développer à tel point qu’elle finit par tuer ».
Et les manifestations de solidarité se sont transformées en mouvement de protestation…
Les manifestations ont repris mardi, plus de 20.000 Roumains exprimant, à Bucarest et dans plusieurs autres villes, leur colère envers la classe politique « corrompue ». Ils exigeaient le départ du chef du gouvernement, Victor Ponta, par ailleurs visé par une enquête pour corruption, qui s’y est finalement résolu mercredi. Trop peu, trop tard : les manifestants ont continué à battre le pavé jusqu’à la fin de la semaine, réclamant un gouvernement de technocrates car ils ne font plus confiance à « aucun » des partis politiques.
Et maintenant ?
Klaus Iohannis a pris les choses en mains : après avoir nommé un Premier ministre par intérim, il s’est entretenu avec les partis politiques et un groupe représentant les manifestants. Semblant privilégier la première solution, il a annoncé que le pays pourrait se doter d’un gouvernement de technocrates ou organiser des élections anticipées. Un nouveau round de consultations avec les partis politiques aura lieu mardi et une conclusion doit être annoncée en fin de semaine.
Cette crise peut-elle mener à des réformes en profondeur ?
C’est tout l’enjeu : alors que Victor Ponta était déjà censé incarner le renouveau parmi les responsables politiques, les citoyens ont montré cette semaine qu’ils ne feraient plus de concession. « Tous les partis sentent que quelque chose se passe au sein de la société, qu’ils n’ont plus affaire au même électorat qu’avant, et essayent de faire face à ce changement », indique Corina Rebegea, du Centre d’analyse des politiques européennes (CEPA). La classe politique est donc condamnée à se réformer et à s’assainir, pour maintenir le calme dans ce pays devenu un « volcan qui risque d’entrer en éruption à tout moment », comme le définit l’analyste politique Razvan Orasanu.
Les mentalités progressent ! En voici une nouvelle preuve.
Les lycéens actuellement en classe de Première scientifique travaillent sur ce manuel de Sciences de la Vie et de la Terre :
Voici la page 263, en conclusion du thème « Nourrir l’humanité » :
Vous avez bien lu !
Le coût énergétique d’un hamburger n’est pas le même que celui d’un bol de riz.
La connaissance des écosystèmes et des agro-systèmes permet de comprendre que la rentabilité énergétique de la production animale est réduite et ne permet pas une alimentation durable de l’humanité.
Les comportements alimentaires de chacun doivent évoluer.
Une victoire éducative
Enfin… Depuis le temps que nous attendions de voir le système éducatif enseigner à nos enfants que la viande est un entonnoir à calories, en grande partie responsable de la faim dans le monde.
Ou, comme le résume Philippe Wollen (végane, ex-vice président de la Citizen Bank, philanthrope et activiste pour le droit des animaux), « chaque morceau de viande que nous mangeons est une gifle au visage baigné de larmes d’un enfant affamé ».1
En tant qu’enseignante, je suis doublement émue de voir enfin ces vérités enseignées. Je vois trop souvent autour de moi des collègues qui enseignent la pyramide alimentaire archaïque — où les protéines ne sont représentées que par la viande, le poisson et les œufs — et qui croient se livrer à un cours de nutrition pertinent.
Oui, ce manuel de Première S est un premier pas dans le bon sens.
Reste juste à indiquer à Nathan, l’éditeur, qu’il existe d’excellents hamburgers véganes… Un détail de formulation à changer !
Burger 100% végétal
Quelques chiffres sur les liens entre viande et faim dans le monde
Rappelons qu’une calorie de viande bovine a nécessité au moins 9 calories végétales2 . Si l’on s’exprime en quantité, pour obtenir un kilo de bœuf il a fallu fournir à la bête 7 à 10 kg de soja3… Un gaspillage sans aucune justification, quand on sait qu’un plat de quinoa ou de soja fournit une quantité conséquente de protéines4‘5 , ainsi qu’une quantité importante de fer… sans aucun cholestérol.
Il faut prendre conscience que nous mangeons aux dépens des personnes du tiers monde.
Encore le manuel n’évoque-t-il pas le problème du gaspillage d’eau au profit de l’élevage… Pour produire 1 kg de bœuf, il faut plus de 15 400 litres d’eau contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre6 !
Pour aller plus loin
La section « Élevage et sous-alimentation » de l’excellent site viande.info est très claire, et s’appuie sur une bibliographie impressionnante ! N’hésitez pas à la consulter… et à la faire lire à votre enfant dès qu’il est en âge de la comprendre.
Professeur des écoles à Toulouse, j'adore la littérature et la bande dessinée. Je milite auprès d'Animal Amnistie, association toulousaine en faveur des droits des animaux.