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"L'Internationale du bien-être"
- Par Thierry LEDRU
- Le 01/11/2015
Quant à l'idée "bien pensante" que les interrogations face à ce flux migratoire ne peuvent surgir que dans l'esprit des "racistes", je répondrais ceci : l'attitude de l'Etat et des populations à l'égard des SDF ou de toutes les personnes vivant dans une précarité extrême (et avec bien souvent des enfants), cette attitude indifférente, n'est-ce pas alors du racisme, un racisme étatique et quasi général ? Combien de personnes ces dix dernières années se sont données la mort ?...Combien d'enfants ont "fini" dans des centres d'accueil ? Qui s'en préoccupe ? Y a-t-il eu quelque chose de grande ampleur organisé par les Etats européens ?
Ces personnes ont subi elles aussi une "guerre" mais elle est "économique". Les guerres meurtrières dont souffrent les populations qui cherchent à venir en Europe sont des guerres européennes, occidentales, des guerres propagées pour des intérêts financiers. Et donc, après avoir conduit leurs populations à souffrir d'une "guerre économique" très lourde depuis bien longtemps déjà, ces populations ont à s'adapter aux conséquences sociales et économiques, culturelles et même sanitaires des "guerres meurtrières ET financières" orchestrées par ces mêmes états.
Il ne s'agit donc pas de contester l'aide aux migrants mais de faire en sorte que les raisons réelles de toutes ces souffrances ne soient pas cachées, que les populations d'accueil ne soient pas culpabilisées (Non, je ne suis toujours pas Charlie), que le patronat ne tire pas de nouveaux intérêts dans ce désordre, que leurs intentions soient analysées, que l'émotionnel ne soit pas aux manettes du Pouvoir. Dans un des nombreux documents que j'ai lus aujourd'hui, l'auteur souligne que l'Europe et surtout la France connaît un départ de plus en plus massif des "Bac +5" vers l'étranger et qu'à l'inverse l'accueil des "BAC -5" était de plus en en plus élevé. J'aimerais savoir si tout cela est pris en considération, j'aimerais savoir si cela répond à un "projet" sur le long terme, correspondant étrangement d'ailleurs à la destruction de l'école publique... où si les Politiciens sont tout simplement dépassés, débordés, et se contentent de gérer au plus pressé........Ce qui serait à la limite encore plus grave et inconséquent qu'un "Projet" dont nous n'aurions aucune idée...Finalement, nous avons à lutter tout autant contre les manipulations que contre l'incurie...

Pour intégrer les migrants qui affluent en Allemagne, Tom Enders appelle à des réformes sur le marché du travail. Dans un article publié lundi, le patron d'Airbus estime que des aménagements dans le salaire minimum sont indispensables.
C'est "une nécessité", affirme-t-il. Le patron d'Airbus, l'Allemand Tom Enders, a appelé son pays à plus de flexibilité sur le marché du travail. Dans un édito à paraître lundi dans le journal allemand Süddeutsche Zeitung, mais dont des extraits ont été dévoilés ce dimanche, il affirme que c'est une condition indispensable pour intégrer les migrants qui continuent à affluer dans le pays. L'Allemagne s'attend, en effet, à en accueillir jusqu'à un million en 2015.
Des "petits emplois peu rémunérés"
Pour Tom Enders, l'Allemagne devrait être plus "pragmatique", à l'image des Etats-Unis. "Nous devrions avoir le courage de déréguler le marché. Cela peut paraître difficilement imaginable maintenant. Mais aux Etats-Unis, les migrants sont intégrés avec succès parce qu'on les autorise à travailler très vite après leur arrivée", poursuit le patron d'Airbus Group.
Il propose ainsi de faire des aménagements dans le salaire minimum, introduit en Allemagne en début d'année, et de faire preuve de plus de flexibilité dans les contrats à durée déterminée. "Des centaines de milliers de jeunes personnes dans les centres de réfugiés ne devraient pas être condamnés à (...) ne rien faire. Ils ne trouveront une porte d'entrée sur le marché du travail que si nous l'ouvrons et le rendons flexible", poursuit-il. "Il est préférable pour eux d'entrer sur (ce) marché (...) par le biais" de petits emplois peu rémunérés "que de ne pas avoir de travail, de vivre des allocations et d'être condamnés à l'oisiveté et à la frustration", estime-t-il.
>> Lire aussi: Migrants: ce que cache la générosité d'Angela Merkel
Un sujet d'inquiétude pour les économistes
Un temps prompt à s'enthousiasmer pour l'arrivée de centaines de milliers de réfugiés, les milieux économiques et industriels allemands se sont récemment faits plus frileux, s'inquiétant notamment des coûts et des effets sur le marché du travail.
Plusieurs experts redoutent notamment que l'afflux de réfugiés puisse gonfler les chiffres du chômage de la première économie européenne, alors que beaucoup d'entre eux ne parlent pas allemand et que leur niveau de qualification ne correspond pas forcément à celui attendu par les employeurs.
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"Toute époque est tragique"
- Par Thierry LEDRU
- Le 01/11/2015
"On a besoin du marché pour tout ce qui est à vendre, et c’est très important. On a besoin de l’État pour tout ce qui n’est pas à vendre, et c’est évidemment essentiel."
Mais quand l'Etat lui-même s'est déjà vendu au Marché ? Eh bien, c'est une dictature financière et c'est tout.
André Comte-Sponville : "Toute époque est tragique"

André Comte-Sponville possède une qualité rare : celle d’exprimer ses idées avec limpidité. Croissance, libéralisme, fanatisme religieux, Etat, marchés, morale, progrès… le philosophe s’emploie pour le magazine Dirigeant à nous livrer quelques clés de compréhension du monde dans lequel nous vivons.
Dirigeant : Vous consacrez votre dernier ouvrage[1] à la notion de tragique. Traversons-nous aujourd’hui une époque que l’on peut qualifier de tragique ?
André Comte-Sponville : Le tragique, c’est la prise en compte inconsolée de ce qu’il y a d’effrayant, de décevant ou de désespérant dans la condition humaine. Ce n’est pas le tout de notre vie (il y a aussi des moments de plaisir, de joie, de bonheur), mais c’en est une dimension importante. En ce sens, toute époque est tragique : aucune n’échappe à l’effroi ou à la déception, encore moins à la finitude et à la mort ! C’est en quoi Eschyle ou Sophocle restent actuels, tout autant que Shakespeare ou Racine. Mais ce tragique essentiel prend bien sûr des formes différentes, en fonction des aléas ou des nécessités de l’histoire. Toute époque est tragique, mais toutes ne le sont pas de la même façon.Qu’y a-t-il de plus effrayant dans la nôtre ? Sans doute le péril écologique ou environnemental. C’est comme une nouvelle finitude : non plus celle de l’individu (la mort), mais celle de la planète. La croissance, comme processus économique, est indéfinie : on peut toujours ajouter de la richesse à la richesse. On le fait depuis 10 000 ans (la Révolution néolithique), et d’autant plus en économie capitaliste, qui transforme la richesse en source d’enrichissement (c’est ce qu’on appelle un capital : de la richesse créatrice de richesse). Mais nous comprenons de mieux en mieux que ce processus indéfini de croissance économique se heurte aux limites, elles strictement finies, de l’écologie, qui sont les limites de la planète. Notre mode actuel de développement est insoutenable : il nous entraîne dans le mur. Il faut donc renoncer au développement. C’est ce qu’on appelle la décroissance. Ou bien trouver un autre mode de croissance, moins vorace en énergies fossiles, en eau douce et en terres arables. C’est ce qu’on appelle le développement durable, facile à nommer, difficile à faire ! Effroi donc, mais aussi déception.On pouvait croire que le progrès économique allait résoudre tous les problèmes, et l’on constate de plus en plus que ce n’est pas vrai : que la croissance économique n’est pas une panacée, et qu’elle échoue à résoudre les problèmes civilisationnels auxquels nous sommes confrontés. De ce point de vue, le retour du fondamentalisme religieux, spécialement dans le monde musulman, a aussi quelque chose de décevant ou d’effrayant. Dans ma jeunesse, on avait le sentiment que les Lumières avaient gagné. Et voilà que l’obscurantisme revient, avec ses fanatiques, ses terroristes, ses massacres… Déception, pour les rationalistes, et effroi, pour tous : c’est le tragique même !
D. On vous définit volontiers comme libéral. Certains, à la gauche de la gauche, attribuent précisément la responsabilité de ce qui nous arrive aujourd’hui au libéralisme et à ses excès. Quelle est votre position à ce sujet ?
A.C.-S. : Je ne suis pas économiste. Mais il me semble que la crise que nous connaissons s’explique moins par le libéralisme que par les excès conjugués et opposés de l’État providence et de l’ultralibéralisme. Le premier pousse à un endettement irresponsable et intenable, qui finit par soumettre les États aux marchés financiers (soumission que la gauche après coup a beau jeu de dénoncer, surtout quand elle est dans l’opposition, mais dont elle est pour une part responsable, lorsqu’elle est au pouvoir). Le second, l’ultralibéralisme, prétend absurdement que la liberté du marché suffit à tout, ce qui est évidemment faux. Le marché ne vaut, par définition, que pour les marchandises, autrement dit que pour ce qui se vend et s’achète. Si vous pensez que tout se vend, que tout s’achète, soyez ultralibéral : plus besoin d’État, le marché suffit à tout ! Si, à l’inverse, vous pensez comme moi qu’il y a des choses qui ne sont pas à vendre (la vie, la liberté, la dignité, la justice, le monde), il n’est pas question de les soumettre au marché : nous avons besoin des États pour assurer leur protection. On a fini par comprendre, y compris en France et y compris à gauche, que les États n’étaient pas très bons pour créer de la richesse : le marché et les entreprises le font plus et mieux. C’est pourquoi Lionel Jospin a privatisé toute une partie de ce qu’Alain Juppé n’avait pas réussi à privatiser. À mon sens, ils ont eu raison l’un et l’autre. Mais il serait temps de comprendre, y compris à droite, que le marché et les entreprises ne sont pas très bons pour créer de la justice : seuls les États ont une chance d’y parvenir à peu près. On ne va quand même pas retomber perpétuellement dans la vieille schizophrénie des années 1980, où être de droite c’était être pour le marché, contre l’État, et où être de gauche c’était être pour l’État, contre le marché ! Les plus lucides, à droite comme à gauche, ont fini par comprendre qu’il n’y pas à choisir entre l’État et le marché : on a besoin du marché pour tout ce qui est à vendre, et c’est très important ; on a besoin de l’État pour tout ce qui n’est pas à vendre, et c’est évidemment essentiel.
D. : Selon vous, le libéralisme doit-il être moralisé ?
A.C.-S. : Parlons plutôt de capitalisme que de libéralisme ! Le libéralisme est une doctrine. Le capitalisme, un système impersonnel, objectif, sans sujet ni fin. A ce titre, il n’est ni moral ni immoral, mais foncièrement amoral, en donnant au préfixe a — son sens purement privatif. J’entends par là que la morale est sans pertinence aucune pour décrire ou expliquer quelque processus économique que ce soit. C’est vrai en particulier du capitalisme : il ne fonctionne pas à la vertu, à la générosité ou au désintéressement, mais tout au contraire à l’intérêt, personnel ou familial. Disons le mot : le capitalisme fonctionne à l’égoïsme. Mais cela ne le condamne pas, bien au contraire ! D’abord parce que l’égoïsme fait partie des droits de l’homme, ensuite parce qu’il est la principale force motrice dans l’être humain.Le capitalisme fonctionne à l’égoïsme, c’est pourquoi il fonctionne si fort.Mais cela, qui explique son efficience économique, marque aussi ses limites. L’égoïsme n’a jamais suffi à faire une civilisation, ni même une société qui soit humainement acceptable. Il faut donc imposer au fonctionnement amoral du marché un certain nombre de limites non marchandes et non marchandables, qui sont à la charge des États. C’est ce qu’on appelle le modèle social-démocrate, et c’est celui dans lequel je me reconnais. Encore faut-il l’adapter au monde d’aujourd’hui. C’est pourquoi je me définis comme libéral de gauche ou social-libéral. Qu’est-ce que le social-libéralisme ? C’est la social-démocratie confrontée aux contraintes de la mondialisation, et qui l’assume. Cela vaut mieux que l’archaïsme, l’aveuglement ou la mauvaise foi ! Faut-il moraliser le capitalisme ? Tout dépend du sens qu’on donne à cette expression ! Si l’on entend par là qu’il faudrait rendre le capitalisme intrinsèquement moral, de telle sorte qu’il ne fonctionne plus à l’intérêt personnel ou familial, mais à la vertu, à la générosité ou au désintéressement, c’est un vœu pieux, une pure illusion, qui nous vouerait, si nous la prenions au sérieux, à l’impuissance. En revanche, si l’on entend par « moraliser le capitalisme » le fait de lui imposer, de l’extérieur, des limites non marchandes et non marchandables, alors non seulement on peut le faire, non seulement on doit le faire, mais on le fait depuis 150 ans ! Quand on interdit le travail des enfants, quand instaure l’école laïque, gratuite et obligatoire, quand on garantit le droit de grève et les libertés syndicales, quand on crée les congés payés, la retraite et la Sécurité sociale, on moralise le capitalisme, et c’est évidemment tant mieux. On a fait d’immenses progrès, depuis le XIXe siècle. D’autres restent à faire : le combat continue ! Le progrès dépend moins de la vertu des uns et des autres que de la politique.
[1] André Comte-Sponville,Du tragique au matérialisme (et retour), PUF, 2015, 728 p., 29 €.
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Cercle d'énergie
- Par Thierry LEDRU
- Le 01/11/2015
Féminin et Masculin Sacrés x Union du Couple Divin
17 min ·
"Du cercle vicieux au cercle des amoureux"
Cette image est ma "carte". Elle me guide et m'aide à comprendre, à expliquer la dynamique énergétique du couple. Les flèches indiquent simplement dans quelle direction devrait circuler l'Amour/l'énergie sexuelle... dans le couple.
Je dis "devrait" car ce n'est pas toujours le cas... En fait en regardant autour de moi, je vois bien peu de couples en santé... je vois beaucoup d'hommes et de femmes souffrant de solitude, frustrés, en colère... tellement de souffrances de part et d'autre... tellement de couples coincés dans ce cercle vicieux:
Lorsqu'ils sont déconnectés d'eux-mêmes, de leur nature véritable, les gens s'endorment debout, deviennent inconscients, sortent du présent... et les corps se ferment... et les cœurs s'assèchent.
- L'homme perd alors sa sensibilité. Sa sexualité déconnectée de son cœur n'est plus alimentée par l'Amour, mais par ses fantasmes, par son mental. Dès lors, il devient incapable d'offrir à la femme, de lui donner par son sexe l'Amour dont elle a besoin.
- La femme alors, pour se protéger de l'homme lui ferme son corps, entoure son bassin d'une sorte d'armure... Ce faisant elle se coupe de sa puissance sexuelle, elle s'insensibilise et se déconnecte d'elle-même.
- La femme déconnectée, ne recevant plus l'Amour de l'homme, commence alors à nourrir frustration, colère, dépression, anxiété, ... Sa beauté intérieure, son Amour, qui irradiait naturellement de son cœur ouvert est remplacé par ce poison émotionnel qui déborde d'elle-même. Dès lors, elle devient incapable d'offrir à l'homme, de lui donner par le cœur l'Amour dont il a besoin.
- L'homme alors, pour se protéger de la femme lui ferme son cœur, il revêt son armure et se déconnecte de lui-même. Il perd alors sa sensibilité et commence à nourrir colère, frustration, dépression, violence, ... Et la boucle est bouclée pour le plus grand malheur de tous.À quoi sert-il de s'accuser les uns les autres? Vous voyez tous que ce cercle n'a ni commencement ni fin... Vous voyez également que la solution doit se construire à deux... et vous mener vers le cercle des amoureux:
- En se reconnectant avec sa puissance sexuelle, la femme se reconnecte avec elle-même. Alors, sa beauté intérieure recommence à irradier de son cœur ouvert. Elle devient comme un soleil offrant au monde sa splendeur, sa lumière, son Amour-qui-transforme-et-qui-guérit. Elle ne cherche plus à séduire, à contrôler, elle exprime simplement sa nature authentique.
- L'Amour de la femme-rayonnante vient alors rouvrir le cœur de l'homme lui redonnant accès à une partie de lui-même.
- Cet Amour qu'il reçoit par le cœur vient alors nourrir sa puissance virile. Sa sexualité se reconnecte alors naturellement sur son cœur. Il redevient capable de la servir, de lui faire l'Amour avec toute la force et la douceur de l'homme réunifié.
- Son Amour, sa puissance virile d'homme-qui-rayonne vient alors ouvrir le sexe de la femme comme une fleur. L'homme devient comme un soleil, mettant au service du monde sa puissance-qui-ouvre-et-qui-façonne. Il ne cherche plus à détruire, à dominer, il exprime simplement sa nature authentique.Alors, tous deux réunifiés, l'homme et la femme redeviennent des instruments au service du Grand Œuvre... au service de l'Amour.
~Jean-Philippe Ruette
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"L'homme qui plantait des arbres"
- Par Thierry LEDRU
- Le 31/10/2015
UN LIVRE MAGNIFIQUE...
L'Homme qui plantait des arbres est une nouvelle de langue française écrite en 1953 par l'écrivain français Jean Giono pour « faire aimer à planter des arbres », selon ses termes. Il s'agit de l'histoire, présentée comme authentique, du berger Elzéard Bouffier, personnage pourtant de fiction, qui fait revivre sa région, localisée en Haute Provence, entre 1913 et 1947, en plantant des arbres.
Écrite à la suite d'un concours du magazine américain Reader's Digest, la nouvelle a eu un retentissement mondial. Elle est aujourd'hui considérée comme un manifeste à part entière de la cause écologiste. Beaucoup de personnes ont cru que le personnage d'Elzéard Bouffier avait vraiment existé, croyance sur laquelle Giono n'a pas manqué de jouer.
La nouvelle véhicule de nombreux messages : écologiques, humanistes et même politiques. L'histoire d'Elzéard Bouffier est en effet considérée dans la littérature écologiste comme une parabole de l'action positive de l'homme sur son milieu et de l'harmonie qui peut s'ensuivre.
Le récit de Giono a donné lieu à un film d'animation du même nom, réalisé par l'illustrateur Frédéric Back et lu par Philippe Noiret, et qui a obtenu plus de 40 prix à travers le monde.
L'Homme qui plantait des arbres est aujourd'hui reconnu comme une œuvre majeure de la littérature d'enfance et de jeunesse et elle est, à ce titre, et pour son message écologique de développement durable, étudiée en classe. -
Féminin et Masculin
- Par Thierry LEDRU
- Le 31/10/2015
La quête du féminin m’a toujours accompagné. Je ne parle pas seulement du désir charnel, mais du besoin de l’amitié, de l’affection des femmes.
Je crois à la nécessité d’en finir avec cette exaltation du masculin, entendu comme la volonté de puissance, l’agressivité, la domination. Je me sens profondément blessé par la subordination universelle de la femme. Combien d’hommes sont capables de s’assumer sans celles qu’ils jugent inférieures? Combien de filles n’ont pas accès à l’éducation? Combien d’épouses sont encore opprimées ou battues? Je suis déconcerté que tant de vies puissent naître de cette rencontre violente entre le masculin et le féminin. Les familles, les sociétés qui en résultent, ne peuvent que connaître un profond déséquilibre. Dans la nature, les deux sexes sont indispensables à la création. Le féminin l’est peut-être même davantage.
Lorsque j’étais éleveur, il y avait dans mon troupeau un bouc pour trente bêtes. Une fois qu’il avait fait son office, il pouvait disparaître sans que cela affecte nullement la vie des petits qui, en revanche, n’auraient pas survécu sans leur mère. J’ai toujours été un peu jaloux de cet état de fait. Comment, devant le miracle de la procréation, ne pas se sentir… un peu surnuméraire ? J’aurais tellement aimé vivre cette expérience fantastique de porter un enfant. C’est sans doute cette jalousie fondamentale qui engendre la violence chez tant d’hommes. Leur peur, fantasmée, de ne pas être indispensables. Même dans les pays les plus égalitaires, il nous faut corriger l’injustice et l’arbitraire, rééquilibrer le désir de conquête par l’instinct de protection de la vie. Je ne dis pas que l’un est masculin et l’autre féminin. Je crois à la présence de ces deux forces en chacun de nous. Je suis tout aussi révolté par ces discours qui mutilent les hommes en leur interdisant de pleurer, que par ceux qui prétendent réduire la féminité à la seule maternité. Il nous faut retrouver le sens de notre complémentarité. Entre nous, et en chacun de nous.
~ Pierre Rabhi (article extrait du magazine Happinez de juillet) -
Le "Vrai" contre le "vrai mensonge"
- Par Thierry LEDRU
- Le 30/10/2015
En fait, ce qui s'avère "vrai" est bien souvent totalement invraisemblable.
Et ce "vrai" est si invrasemblable que le mensonge officialisé est bien plus acceptable parce qu'il rassure.... Des mensonges qui sont adoptés par une majorité de gens qui ont besoin de préserver leur "sécurité" intérieure, c'est fatalement une invitation pour tout le monde. Juste un exemple : les WTC qui tombent "parce qu'elles sont frappées par des avions" mais qui s'effondrent exactement comme des bâtiments remplis d'explosifs de démolition et avec en plus un 3eme bâtiment mis par terre alors qu'aucun avion ne l'a touché, sans parler de tous les autres paramètres qui vont totalement à l'encontre de la version officielle....Oui, MAIS ce "vrai" est totalement invraisemblable puisqu'il signifie que les Instances les plus hautes ont planifié ce désastre et que leurs intentions sont bien évidemment inavouables. Alors, parce que la majorité des populations refuse de laisser s'installer le "doute", le mensonge officiel devient le "vrai".....C'est juste un "vrai" mensonge. C'est ça qui est remarquablement pervers. Plus le mensonge est gros et plus il est facile à faire avaler. Il faudrait que je prenne le temps d'établir la liste des dix plus gros "vrais mensonges" des dix dernières années, rien que pour voir. Mais je n'en ai pas le courage.
Si je cherche la raison de cette attitude, de ce déni, de cette fuite, de ces mains posées devant les yeux, il me vient l'idée effroyable que tout cela est nourri par l'éducation et l'enseignement puisque ces deux paramètres essentiels à l'esprit humain sont sous la responsabilité d'individus qui ont accepté et validé cette habitude du "vrai mensonge".
"Toutes les instances supérieures sont des Maîtres à penser et si ce sont les Maîtres, c'est qu'ils disent la Vérité."
Fin de la réflexion.
Les Instances comme un Maître à penser.
Le Maître comme un Père.
Les pensées du Père ne peuvent être contestées.
Je me demande même si dans l'esprit des gens, les Maîtres à penser ne sont pas supérieurs au Père lui-même. Ce qui expliquerait la perte de repères familiaux et le transfert envers la Société et ses Maîtres. Puisque chaque individu a besoin de cette "sécurité" qui consiste à ne pas être dérangé dans les certitudes établies, les Maîtres sont plus "solides" que les Pères.
Ce qui conduirait les individus à nier le Père pour aimer les Maîtres.
Un autre exemple :
CENSURÉ PAR FRANCE 2 ET INTERDIT D'AFFICHAGE
"Mon ami Stéphane Allix (Fondateur du site INREES et de la revue "Inexploré") qui a participé à l'émission de France 2 " Toute une histoire " consacrée aux EMI m'a annoncé que Sophie Davant avait lancé son émission en me désignant comme le chercheur français spécialiste des EMI. Bizarrement, ce passage à disparu au montage. Tout comme à disparu sur le forum de l'émission les protestations (et je sais qu'elles sont nombreuses) concernant mon éviction de dernière minute en échange de la participation de Stevens Laurrey. Il faut croire que mes propos dérangent... La publication de mon dernier livre "La mort expliquée aux enfants mais aussi aux adultes" doit y être pour quelque chose. Je viens d'apprendre que les affiches présentant cet ouvrage dans les gares et métros étaient frappées d'interdiction ! Mais tout cela ne m'empêchera pas de communiquer. Vous êtes de plus en plus nombreux à me lire et à venir assister à mes conférences. Et puis nous avons les réseaux sociaux qui nous permettent de diffuser les bonnes informations. Je ne suis qu'un petit colibri (déterminé mais minuscule). Sans vous je ne suis plus rien. Alors partagez au maximum ces censures et ces interdictions pour ébranler l'édifice vacillant de la pensée matérialiste réductionniste. Haut les cœurs, le jour se lèvera bientôt."

Qui sont les "Maîtres" à penser qui s'opposent au Docteur Charbonnier ?
L'Ordre des médecins. Un Ordre tout puissant, entretenu par les Grands Groupes pharmaceutiques. Il est inadmissible de mettre en doute l'Ordre médical, la "Science", et bien évidemment le commerce pharaonique que cette "Science officielle" nourrit.
Il existe aujourd'hui une "Science officielle" et des chercheurs "Underground".
La Science officielle ne cherche pas. Elle s'oppose. Et lorsqu'elle s'engage dans une voie de recherche, elle a d'abord vérifié que cela ne remettra pas en question "l'Ordre établi."
La science "Underground" cherche et en même temps doit lutter contre l'opposition officielle.
Il est de notre responsabilité de déposer les "Doudous" rassurants de notre enfance et d'avancer vers l'âge adulte. C'est dans l'ouverture des consciences que le chemin prend forme.
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Liberté d'expression...(3) (politique)
- Par Thierry LEDRU
- Le 29/10/2015
Le boycott anti-israélien est «illégal» en France
Par Alexandre HERVAUD —
A quelques pas de «Tel-Aviv sur Seine», un membre du BDS à «Gaza Plages», le 13 août à Paris. Photo Kenzo Tribouillard. AFP La Cour de cassation a confirmé la semaine dernière la condamnation d'une douzaine de militants de la campagne BDS. Des voix s'élèvent pour protester contre «une atteinte à la liberté d'expression».
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Le boycott anti-israélien est «illégal» en France
La semaine dernière, la Cour de cassation, plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, a confirmé la condamnation de douze militants de Mulhouse (Haut-Rhin) qui avaient participé en 2009 et 2010 à des actions appelant au boycott de produits israéliens. Les militants avaient invité à deux reprises les clients d’un supermarché alsacien à ne pas acheter des produits israéliens dans le cadre de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).
Comme Libé le rappelait cet été, cette initiative lancée en 2004 entend convaincre les citoyens de ne plus recourir aux marques et financements israéliens tant que l’Etat hébreu n’infléchira pas sa «politique coloniale». Cette campagne controversée, attisée par l’opération «Tel-Aviv sur Seine», avait par la suite donné lieu à un échange dans nos pages par tribunes interposées entre Laurent Joffrin et le cofondateur du mouvement.
Le journal l’Alsace rappelle que les militants concernés avaient été relaxés par le tribunal de grande instance de Mulhouse en décembre 2011 puis condamnés par la cour d’appel de Colmar fin 2013 pour «provocation à la discrimination nationale, raciale et religieuse». Avec, à la clé, le versement de 32 000 euros d’amende, dommages et intérêts et frais de procédure. Dans un communiqué, les militants, «abasourdis», écrivent : «Après cette condamnation, il serait devenu impossible, aujourd’hui, de boycotter l’Afrique du Sud pour lutter contre l’apartheid ? Pourtant, dans les années 70-80, le boycott de l’Afrique du Sud mené contre cet Etat raciste a été un des facteurs essentiels qui ont mené à l’abolition de l’apartheid, victoire du progrès de l’humanité.»
Restriction de la liberté d’expression
«Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes : le boycott des produits israéliens est illégal !» s’enthousiasme en revanche l’avocat Pascal Markowicz, membre du comité directeur du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). Pour lui, «la juridiction suprême de notre ordre judiciaire [confirme] donc que la liberté d’expression peut être soumise à des restrictions ou sanctions qui sont des mesures nécessaires dans une société démocratique, pour la défense de l’ordre et la protection des droits d’autrui». Cette notion de liberté d’expression à géométrie variable a fait bondir le journaliste américain Glenn Greenwald, à qui l’on doit les révélations sur la surveillance massive de la NSA via les documents fuités par Edward Snowden.
Sur son site The Intercept, Greenwald, qui dénonce depuis des mois «la fraude» de la manifestation du 11 janvier d’une France pas si Charlie que ça, écrit : «Où sont les néo-défenseurs de la liberté d’expression qui proclamaient après l’attentat de Charlie Hebdo que la défense de cette liberté était si vitale pour tout ce qui est juste et bon dans le monde occidental ? Pourquoi est-ce que le hashtag #JeSuisBDS ne fait pas le buzz pour défendre ces activistes qui ont été persécutés et poursuivis en France pour leurs opinions politiques ?» Et Greenwald de répondre lui-même à ses propres questions : «La réponse est simple : beaucoup de ceux qui se sont drapés d’une posture de défenseurs de la liberté d’expression plus tôt cette année – à commencer par la France et le reste de l’Occident – n’y croient pas vraiment. C’est pourquoi tous ces pays ne restent pas seulement silencieux face à un tel assaut contre la liberté d’expression, mais ils commettent eux-mêmes agressivement de tels abus.»
Comme un écho à la tribune massivement relayée de Greenwald, l’ONG américaine Freedom House vient de publier son rapport annuel sur le degré de liberté numérique de 65 pays du monde (disponible ici en PDF).Telerama relève ainsi que, si la France est toujours considérée comme«libre» en matière d’expression numérique, elle est en revanche le pays occidental dans lequel la liberté s’est le plus dégradée depuis un an. Au niveau mondial, seule la Libye fait pire. D’après le rapport, «la situation en France a décliné principalement suite aux mesures problématiques adoptées dans la foulée des attentats de Charlie Hebdo, à l’image de l’interdiction des contenus pouvant être qualifiés d’apologie du terrorisme, les poursuites d’internautes et l’augmentation significative de la surveillance».
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Les Anciens le savaient déjà.
- Par Thierry LEDRU
- Le 29/10/2015
Je trouve stupéfiant qu'on soit obligé d'attendre la validation par des "chercheurs" sur des habitudes ancestrales qui n'avaient aucunement besoin d'être "scientifiées" (dérivation de sanctifier) par les scientifiques...Je me souviens du potager de François, un ancien Poilu de 14-18 qui vivait dans les bois quand j'étais petit. Son potager, c'était une jungle et il en vivait toute l'année....
Mais, bon, si au moins, ça peut faire avancer les choses en enclenchant la marche arrière, ça sera déjà bien...
60 ans que l'agriculture a tout faux
Par Loïc Chauveau
Des chercheurs français viennent de démontrer que les rendements des cultures sont plus élevés quand différentes plantes sont mélangées et qu’elles possèdent un patrimoine génétique diversifié. L’exact contraire de ce que fait l’agriculture depuis 60 ans.
D'après cette étude, les polycultures ont en moyenne un rendement meilleur que les monocultures, surtout en condition de sécheresse. © INRAPARADIGME. "C’est un nouveau paradigme" s’enthousiasme Cyrille Violle, chercheur au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE-CNRS/université deMontpellier). Dans le cadre du projet PRAISE sur l’amélioration génétique des prairies semées (financé par l’Agence nationale de la recherche), le CEFE et l’Inra de Lusignan dans la Vienne ont mené une expérimentation originale par sa démarche et totalement nouvelle pour la science. "Pendant un an, nous avons cultivé sur 120 mini-parcelles de 1,2 m sur 1,3 cinq espèces fourragères (luzerne, trèfle blanc, ray-grass, dactyle, fétuque), explique Cyrille Violle. Des parcelles ont accueilli une seule plante en monoculture, d’autres les 5 en polyculture, et nous avons également fait varier la diversité génétique, certaines parcelles n’abritant qu’un seul type, d’autres cinq ou dix génotypes". Certaines parcelles ont été irriguées d’autres pas, pour vérifier le comportement des plantes en situation de sécheresse.

Un an et demi plus tard, les chercheurs ont récolté, pesé et comparé la production en matière sèche de chacune des parcelles. Les résultats qui viennent d’être publiés dans la revue Nature plants montrent sans ambiguïté que les polycultures ont eu en moyenne un rendement meilleur que les monocultures, surtout en condition de sécheresse. En irrigation, les parcelles en plantes mélangées ont présenté un rendement supérieur de 200 grammes par m2, soit 2 tonnes par hectare. En situation de sécheresse, la différence est de 8 tonnes par hectare ! La biodiversité génétique apporte un second enseignement. Les parcelles contenant dix génotypes différents pour une seule espèce, au lieu d’un seul, ont présenté une meilleure stabilité de rendement d’une année sur l’autre.
Les plantes se partagent les ressources en eau et nutriment
Ce résultat s’explique par le comportement des plantes entre elles. "Dans les parcelles en polycultures, les plantes n’extraient pas l’eau et les nutriments à la même profondeur dans le sol, leurs racines étant extrêmement différentes. Il y a donc une meilleure exploitation de la ressource disponible" explique Cyrille Violle. Le rendement plus stable avec un nombre de génotypes plus important s’explique par les capacités individuelles de résistance de chaque individu, ce qui augmente les chances qu’au moins une partie de la population soit moins affectée par le manque d’eau. Avec un seul génotype, la totalité des plantes souffrent en même temps.
CLONES. Des plantes en mélange avec une forte biodiversité génétique, c’est ce que l’agriculture combat depuis les débuts de la "révolution verte" à la fin de la seconde guerre mondiale. La recherche (l’Inra en tête) a cherché au contraire à sélectionner par hybridation des individus extrêmement productifs qui ont ensuite été massivement utilisés par les agriculteurs. Aujourd’hui, la grande majorité des surfaces semées en grandes cultures (maïs, blé, oléagineux) sont occupées par des plantes qui ont exactement le même patrimoine génétique. Or, cette logique est en train de buter sur des contraintes physiques d’épuisement des sols, biologiques de multiplication des ravageurs s’attaquant à des clones présentant tous la même faiblesse et surtout climatiques avec l’augmentation des températures. Le réchauffement en cours est l’une des principales causes de la stagnation des rendements du blé depuis le milieu des années 1990. Le maïs du Sud-Ouest perdra au milieu du siècle une tonne à l’hectare, soit 10% de rendement. "Nos résultats montrent qu’il est désormais plus intéressant de parier sur la biodiversité pour augmenter les rendements" assure Cyrille Violle. Le mouvement est encore marginal, mais de plus en plus d’agriculteurs et quelques semenciers commencent à envisager de changer radicalement de pratiques agronomiques. L’Inra explore cette voie notamment pour le blé au centre du Moulon près de Versailles. Le changement de paradigme va donc autant toucher la science que les agriculteurs. Dans le même numéro de Nature Plants, Forest Isbel, chercheur à l’université du Minnesota commente ainsi l’expérience française : "Il devrait être possible pour les agronomes de définir et améliorer des mélanges d’espèces qui puisse augmenter les rendements en optimisant les conditions dans lesquelles les végétaux se complètent entre eux. Les mêmes outils et technologies qui ont été développées et employées pour améliorer la monoculture pourraient d’ores et déjà être employés pour la production en polyculture".

