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  • Un espace vide

    Lorsque je médite, j'utilise un Mantra au rythme de ma respiration que je visualise.

    "Am I ?"  à l'inspiration

    "I am" à l'expiration.

    Les tonalités anglaises me conviennent parfaitement par leur "ressemblance" avec le mouvement respiratoire. 

     

    Inévitablement, je perds parfois mon Mantra sous le joug d'une pensée insoumise. 

    Puis, inévitablement, sans qu'aucune durée ne soit prévisible, je reviens au Mantra et à la visualisation du mouvement respiratoire.

    La nuit dernière, j'ai pris conscience subitement que cet instant où je prends conscience d'être parti dans une pensée et de ne plus réciter le Mantra ou de le faire "mécaniquement", cet instant très fugace marque une rupture. 

    Une rupture entre la conscience du Mantra et la conscience de la pensée intrusive.

    Mais cette "rupture" n'est pas une pensée. 

    C'est là que j'ai été interloqué...

    Je n'ai aucun souvenir de m'être dit : "Mince, je suis en train de penser et je ne suis plus dans le Mantra."

    Il y a cette pensée intrusive et les images associées mais il n'y a pas de pensée m'alertant de ma dérive intérieure.

    C'est un flash, un éclair et je le vois comme un fil reliant les deux phénomènes : la méditation et la pensée.

    Ce fil est un état de silence, en fait. Un silence qui agit comme un rappel à soi. Un silence qui n'est pas pensé, qui n'est pas volontaire, qui ne répond pas à une technique. 

    Le Mantra est une technique. Je l'ai apprise. 

    Ce silence, par contre, ne m'appartient pas en tant que connaissance cognitive mais comme un savoir inné.

    Ma conscience sait comment se rappeler à elle-même... Elle bascule, ni dans la méditation, ni dans la pensée, ni même dans une pensée intégralement consciente mais dans le SILENCE.

    Là où il n'y a rien qu'un espace vide, empli de ce qui est en moi... La Conscience au-delà de la conscience.

    Et survient immédiatement cette question : "Puisque je ne maîtrise rien dans cet espace vide, qu'est-ce qui enclenche la Conscience qui s'y trouve ? "

    Cette Conscience est-elle indépendante de mon mental, de mes pensées, de la méditation même, de l'état de conscience corporelle, émotionnelle, spirituelle ? 

    Est-elle mue par une vie qui ne m'appartient pas ? 

    Comment est-il envisageable qu'un état aussi étrange puisse s'élaborer de lui-même ? Qu'est-ce qui en moi a ce pouvoir ?

    La seule réponse qui me convienne, c'est que ça n'est pas en moi...C'est quelque chose qui vient en moi, depuis l'extérieur... Peut-être parce que cette "énergie" sent que le moment est propice....

     

    Je vais aller méditer pour voir si une réponse me vient.... De l'extérieur, peut-être.....

     

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  • "Mars" de Fritz Zorn

    • « Je suis jeune et riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul. Je descends d'une des meilleures familles de la rive droite du lac de Zurich, qu'on appelle aussi la Rive dorée. J'ai eu une éducation bourgeoise et j'ai été sage toute ma vie. Ma famille est passablement dégénérée, c'est pourquoi j'ai sans doute une lourde hérédité et je suis abîmé par mon milieu. Naturellement j'ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l'on en juge d'après ce que je viens de dire. Cela dit, la question du cancer se présente d'une double manière : d'une part c'est une maladie du corps, dont il est bien probable que je mourrai prochainement, mais peut-être aussi puis-je la vaincre et survivre ; d'autre part, c'est une maladie de l'âme, dont je ne puis dire qu'une chose : c'est une chance qu'elle se soit enfin déclarée. Je veux dire par là qu'avec ce que j'ai reçu de ma famille au cours de ma peu réjouissante existence, la chose la plus intelligente que j'aie jamais faite, c'est d'attraper le cancer ».
    • « Je n’ai pas encore vaincu ce que je combats ; mais je ne suis pas encore vaincu non plus et, ce qui est le plus important, je n’ai pas encore capitulé. Je me déclare en état de guerre totale ».
    • « Survivrai-je à cette maladie? Aujourd'hui je n'en sais rien. Au cas où j'en mourrais, on pourra dire de moi que j'ai été éduqué à mort ».

     

    Analyse[modifier | modifier le code]

    Dans le livre, écrit après que l’auteur a appris qu'il avait développé un cancer, il explique et critique son éducation dans une des régions les plus riches de la Suisse, la Rive dorée de Zurich (strictement parlant Meilen).

    Il y affirme que son cancer est d'origine psychosomatique, son éducation étant cancérigène, et affirme avoir été « éduqué à mort ». Zorn revendique la vie qu'il n'a pas vécue : bien que sa jeunesse ait été harmonieuse aux yeux de la bourgeoisie, il s'est complètement tenu hors de la vie. Devenu enseignant après avoir été à l'université, il était dépressif et n'a eu ni amis ni relations amoureuses. Fritz Zorn est mort à trente-deux ans, le jour où un éditeur lui donnait son accord pour publier son manuscrit.

    Synopsis[modifier | modifier le code]

    Avant de lire ce résumé, il faut bien prendre en compte le fait que Zorn écrit sa biographie à la fin de sa vie et en fait une critique acerbe. La brièveté des phrases et les répétitions des anomalies de sa personnalité imprime au récit un style lancinant, pesant. Le constat est amer, l’auteur ne raconte pas seulement la noirceur de sa maladie, mais il la communique au lecteur.

    Fils de parents appartenant à la vieille bourgeoisie zurichoise, celle des gens fortunés préférant ne pas montrer ostensiblement leurs signes de richesse, il apprend très vite les strictes règles de la bienséance régissant l'intégralité de sa vie familiale. Tout est fait pour que les choses soient harmonieuses, pour qu’il n’y ait pas de désaccord. Ainsi, lorsqu’une personne affirme une chose, les autres ne font rien qui pourrait le contredire ; au contraire, il faut toujours aller dans le même sens, ce qui donne lieu à une surenchère d’accords superficiels. Quand le père de famille se prononce contre le droit de vote des femmes en Suisse, la mère approuve aussitôt cette opinion. À l’inverse, lorsqu’une chose est qualifiée de « mauvaise », elle devient ensuite « abominable » ou « atroce ». Les pratiques sociales des parents sont singulières. Lorsqu’ils parlent à des personnes moins fortunées et a priori moins instruites, ils gardent une certaine distance en employant des tournures tellement polies et surfaites que cela en devient ridicule et résonne avec un mépris évident pour ces personnes qui ne sont pas « bien », c’est-à-dire riches, mais « braves ». Les choses les plus discutables, comme la politique, la sexualité ou la religion sont systématiquement qualifiées de « compliquées ». Puisqu’elles sont compliquées, il vaut mieux ne pas en parler. Tuer dans l’œuf une discussion centrée sur un thème éminemment discutable est nécessaire au maintien de cette harmonie.

    A l’école, le jeune Zorn est un élève modèle. Il travaille sérieusement et obtient de bonnes notes dans les toutes les matières sauf en gymnastique. Aux yeux de ses camarades, il passait donc pour quelqu’un s’intéressant aux « choses élevées ». S’il n’était pas spécialement mal aimé des autres écoliers, ses problèmes affectifs lui rendirent impossible l’établissement de liens d’amitié. En arrivant à l’université de Zurich, il n’avait pas eu d’ami, donc pas de petite amie non plus. Ce retard affectif ne lui paraissait pas anormal, à la fac, d’autres étudiants étaient dans son cas. Concernant le vide sexuel dans lequel il est plongé, il préfère jouer la carte des frustrés, en se disant que l’amour est quelque chose d’important, mais qu’il existe bien d’autres choses tout aussi importantes. Le système universitaire n’encourage pas les étudiants à être assidus, si bien que Zorn se décrit lui-même comme un étudiant paresseux. Il laisse ses études en plan dès qu’une occasion de faire autre chose se présente ; pour les autres étudiants de l’université, c’est une personne disponible, toujours prêt à boire un café, au point que tout le monde appréciait sa compagnie ou de faire sa connaissance. Il semble même être quelqu’un de gai, de souriant. Ses qualités littéraires le conduisent à écrire des pièces de théâtres que jouaient d’autres étudiants. Fort de ses succès, il devient même responsable de l’organisation des événements estudiantins au sein de la section des langues romanes. Les études se passent bien au niveau scolaire puisqu’il les termine avec le titre de docteur « sans trop s’énerver ». Mais malgré ces succès incontestables et son apparente normalité, Zorn n’éprouvait jamais de joie, toujours cette même sensation de solitude, de vague à l’âme, de frustration.

    Une fois ses études terminées, il donne des cours d’espagnol et s’installe à Zurich dans un superbe appartement. Ces nombreux temps libres ne sont pour lui aucunement des bouffées d’oxygènes, mais plutôt l’occasion d’entretenir sa névrose en écrivant de long en large des mots et des vers portugais mélancoliques. Lorsqu’il découvre être malade du cancer, sa réaction n’est pas celle de gens ordinaires, soit la tendance à être assommé par une nouvelle aussi terrible. Pour lui, son cancer est apparu naturellement, la maladie mentale qui a conditionné toute son existence déborde de son champ psychologique et s’installe dans son corps sous la forme du cancer. Zorn déclare qu’avoir le cancer est la meilleure idée qu’il ait eue. Son traitement modifie son affect, il n’est plus déprimé, mais simplement malheureux. Il est maintenant conscient de la fausseté de sa vie et en attribue principalement la responsabilité à l’absence d’amour -ou de sexualité, comme l’on voudra. À la fin du récit, Zorn juge sévèrement l’éducation que ses parents lui ont donnée ainsi que les valeurs et le mode de vie de la bourgeoisie suisse puritaine.

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  • "Etre et devenir"

     

    Une autre école pour mes enfants.

    MES ENFANTS NE VONT PLUS A L'ECOLE ET ALORS ! Ils apprennent et beaucoup, mais comment ? Où ? Nous sommes en instruction en famille (IEF) et sur ce blog, on y trouve des trucs, astuces, sites, lectures pour petits et grands... Et moi je suis une maman en pleine Révolution !

    http://uneautreecolepourmesenfants.blogspot.fr/

     

    Si vous voyez des textes surlignés ou soulignés, cliquez dessus pour suivre le lien Web d'un site ou télécharger un document.


    Céline ALVAREZ

    A écouter sans modération....A partager....

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  • "Nous et Vous pour l'école"

    Très touché que mes textes servent à quelqu'un et qu'ils soient repris par ce site:)

     

     

    Mardi 1 septembre 2015 Bonne rentrée !

    lundi, 31 août 2015 13:55

    • http://www.collegiale-neve.fr/l-actu-vue-par-nous/item/30-mardi-1-septembre-2015-bonne-rentree
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    Mardi 1 septembre 2015 Bonne rentrée !

    C’est un article un peu particulier que nous voulons vous proposer en ce jour carrément particulier pour nos enfants !

    La rentrée des classes !

    Appréhension, impatience, curiosité, fierté !

    Que de sentiments mêlés !

     

    Nous nous insurgeons, nous adultes contre ce qui nous est proposé par nos dirigeants depuis quelques années afin de réduire la dette et augmenter l’instruction.
     

    Je partage le point de vue d’Edgar Morin :

    « La politique est arrivée à un degré zéro de la pensée. », les solutions politiques qui nous sont proposées découlent de propositions, d’incitations, pour ne pas dire de directives qui émanent d’institutions mondiales « devenues totalement insuffisantes, impuissantes et arbitraires, comme l’ONU, ou déviées, comme le FMI ».

     

     

    Mais nevE , c’est aussi nous et vous POUR l’Ecole.
     

    Alors, en accompagnement des bonnes résolutions de nos bouts de chou, voici une liste de propositions, de pistes, de réflexions AUTRES, DIFFERENTES, CONSTRUCTIVES.
     

    Ce sera un peu un inventaire à la Prévert, tout commenter serait bien trop long, mais vous pouvez chercher ce qui vous touche.
     

    Peut-être aussi laisser quelques observations, car nous n’allons pas passer notre vie à démonter un système, il importe bien plus d’en proposer un nouveau : le "buen vivir"  proposé par E. Morin toujours, transposé à l’école.
     

    Thierry Ledru, dans son blog, nous offre une multitude de réflexions d’un enseignant qui souhaite «  éveiller » ses élèves, c’est une belle balade enrichissante et rassurante.
     

    J’attire votre attention sur "apprendre sans professeurs".
     

    Il y a matière à cogiter ;-) mais pas de panique l’idée n’est pas de supprimer les enseignants.

    Encore que : "Je vis donc j'apprends"...

     « Il est naturel pour les gens d’apprendre, chacun à sa manière. Il est naturel pour les enfants de vouloir comprendre le monde autour d’eux. »

    Cette idée-là est à creuser.
     

    L’envie d’apprendre est naturelle, et pourtant pour beaucoup, la scolarité, ça coince.

    Alors qu’est ce qui cloche ?

    L’ennui ?
     

    Lisez cet article ! Je pense pour ma part, lire le bouquin.

    Cela ressemble à un constat négatif mais pas que : elle voudrait "réenchanter l’école" : quelle belle idée !

    Là encore il ne s’agit pas de dénigrer les profs : de 25 à 30 élèves dans une classe il faut bien gérer, il ne s’agit pas que ce soit un champ de foire… cela n’empêche pas de réfléchir à cet ennui dont elle parle. Quand elle écrit : "On m’a enseigné un monde de connaissances dans lequel ma présence était superflue", cela a un sens.
     

    Hé hé ! Un sens !

    Alors ceci aussi, piqué chez Thierry Ledru, "l’éducateur comme passeur de sens " de René Barbier.

    La quadrature du cercle, les motivations, mais que va-t-on faire à l’école ?

    Bonne question ! Une courte animation à voir, à écouter !
     

    Des enseignements peuvent être tirés aussi des travaux réalisés avec les « décrocheurs ».

    Il y a des années, suite à une émission suivie à la télé, je m’étais procuré le livre "Décrocheurs d'école" de Gilbert Longhi et Nathalie Guibert et je m’étais rendue au Lycée Jean Lurçat.

    Cet entretien, bien que datant, est intéressant : que souhaitons-nous pour nos enfants ?

    On y trouve cette phrase : "L’égalité, c’est quand chacun peut aller au bout de ses capacités en étant respecté, même si elles ne sont pas exemplaires. C’est continuer les études au plus près de ses désirs et si possible dans la perspective d’une ascension sociale."

     

    J'aimerais que ce soit ce que l'on propose à tous nos enfants : aller au bout de ses capacités en étant respecté.

    Cela ne signifie pas les conduire tous au même endroit.

    Le lycée existe toujours et évolue chaque année.
     

    Nous vous souhaitons à tous une bonne rentrée ! 

     

    Dernière modification le mardi, 01 septembre 2015 11:56

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  • Régression

    Si on prend en considération ce texte de Platon, on est en droit de se demander si la médecine contemporaine n'a pas davantage régressé que l'inverse. Non pas dans la connaissance "mécanique" du corps et sa capacité à intervenir sur des pathologies parfois très lourdes, mais sur la prise en considération de "l'esprit", de "l'âme", des émotions, des pensées, du mental, de tout ce qui relève de la sphère "spirituelle"... Car si toute matière est issue d'une énergie, il est inévitablement insuffisant d'intervenir sur la matière et de s'extraire ou d'ignorer cette énergie.

    Il suffit pour s'en convaincre de s'intéresser aux "magnétiseurs"..... Sur quoi interviennent-ils pour que la mécanique cesse de s'enrayer ? Non pas sur la "pièce" défectueuse mais sur les "parasitages énergétiques" qui contribuent au dysfonctionnement de la mécanique...

     

    Peut-on, objectivement, balayer d'un revers de mental cartésien, les connaissances millénaires des Peuples Premiers ou de la médecine chinoise, du travail sur les Chakras, des méridiens d'acupuncture etc etc.....?

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  • Le Petit Peuple

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    JARWAL EST DANS LE SECTEUR :)

     

    VOICI COMMENT ENTRER EN CONTACT AVEC LE PETIT PEUPLE EN 13 LEÇONS

    D’après Victor Anderson, traduction Tof

    Avant tout il faut se rappeler ce que nous ont enseigné les contes : les fées, les lutins, les elfes, les gnomes, et les autres esprits de la nature ne sont pas toujours bienveillants à notre encontre, ils sont souvent farceurs et leurs farces ne sont pas toujours très amusantes …

    Si l’on rencontre un esprit de la nature trop désagréable, il faut savoir mettre fin à cette rencontre de manière courtoise mais ferme.

    Par contre, on peut également s’en faire des amis délicieux et des alliés de choix.

    Voici comment entrer en contact avec le petit peuple en 13 leçons.

    Ces exercices ne sont pas à prendre à la légère, ils sont à pratiquer soigneusement et dans l’ordre. Si un exercice n’est pas compris, ne pas passer à l’exercice suivant, recommencer jusqu’à ce que tout soit compris avant de passer à l’étape suivante.

    1. Se concentrer sur l’obscurité, celle que l’on voit quand on ferme les yeux, réaliser que l’obscurité sera là sur commande, il suffit de le vouloir et de fermer ses paupières.

    2. Voir cette obscurité se remplir d’un vert brillant, un vert féerique, un vert magique.

    3. Ressentir cette magie, ce vert, virevolter autour de vous, vous baignant dans sa beauté, vous baignant dans sa magie.

    4. Prendre du plaisir à absorber cette magie pendant quelques instants.

    5. Laisser le pouvoir des fées prendre contrôle de votre corps, vous nettoyer, et vous donner ce que vous recherchez. Laisser cette magie agir sur vous.

    6. Dans cette brume verte, appeler une fée et lui demander d’être votre amie. Ne pas l’exiger, se contenter de le demander poliment, nous ne commandons pas le petit peuple. L’inviter chaleureusement, courtoisement.

    7. Saluer et accueillir son visiteur avec élégance et courtoisie. Lui demander son nom et ce que vous pouvez faire pour elle/lui. Si elle/il refuse de vous donner son nom, c’est que quelque chose ne va pas, qu’elle/il se méfie de vous. Dans ce cas il est fortement conseillé de mettre fin à cette rencontre de manière courtoise mais ferme.

    8. Ne jamais passer d’accord avec une fée à la légère. Elles prennent ces accords avec sérieux, ce qui est dit est dit et il risque d’être très difficile de revenir en arrière. Elles savent ce qui va se passer bien mieux que nous, il faut peser le pour et le contre avant de s’engager. Leurs buts ne sont pas forcément les mêmes que les vôtres.

    9. Votre rencontre peut se produire dans un état de transe, ne pas négliger ces différentes étapes qui seront nécessaires à un bon réveil.

    10. Vous pouvez, si vous le souhaitez, demander à la fée quelque chose dont vous avez besoin.

    11. La remercier pour cette visite, surtout si cette rencontre vous a apporté quelque chose. Ce peut être maintenant l’occasion de proposer de lui faire un présent. Ce peut être un œuf, de la nourriture qui sera déposée dans la nature sous un arbre ou encore un peu de boisson qui sera versée au pied d’un arbre.

    12. Cette fée pourra être votre amie pour quelques temps, ce peut être très court ou durer toute une vie, mais à la fin de chaque rencontre il faut penser à la saluer et à lui dire au revoir.

    13. Après ce type de rituel, vous aurez peut être changé sans forcément le réaliser. Il peut vous arriver de marcher sans but dans la nuit, cuisiner sans faire attention à ce que vous faites, être beaucoup moins attentif à ce qui se passe autour de vous, cela peut poser de gros problèmes, aussi pour revenir totalement dans notre réalité, il faut encore en passer par deux étapes.

    • Ne pas négliger de passer un certain temps à revenir dans notre réalité, se concentrer sur des choses matérielles, sur la vie de tous les jours même si cela manque de poésie.
    • Rester concentré sur ce que l’on fait dans la vie de tous les jours, écouter attentivement ce que l’on vous dit, faire attention lorsqu’on traverse la rue, et prêter une attention particulière lorsqu’on utilise des produits dangereux (lorsqu’on se sert du feu par exemple).

    Ces deux étapes sont très importantes, pour revenir à la vie « normale » même si vous avez l’impression de ne pas en avoir besoin, ces étapes sont très importantes, il ne faut pas les négliger. Vous pouvez également faire de la relaxation, des étirements ou d’autres exercices qui vous permettent de reprendre contact avec votre corps physique.

    Source Voici comment entrer en contact avec le petit peuple en 13 leçons : www.le-sidh.org

    - See more at: http://www.conscience-et-eveil-spirituel.com/contact-avec-le-petit-peuple.html#sthash.Hc1xS9tS.dpuf

     

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  • L'affectivité

    J'ai tenté toute ma vie professionnelle de garder à l'esprit que l'affectivité reste un élément déterminant dans les apprentissages des enfants à l'école et que sans l'attachement, la reconnaissance, la bienveillance, la patience, l'acceptation, aucun enfant, hormis les enfants soumis et par conséquent éteints, aucun enfant n'entrerait dans les apprentissages avec confiance.

     

    Je viens de commencer le livre d'Edgar Morin : "Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur" et les premières pages développent ce thème.

     

    "L'éducation doit montrer qu'il n'est pas de connaissance qui ne soit, à quelque degré que ce soit, menacée par l'erreur et par l'ilusion. La théorie de l'information montre qu'il y a risque d'erreur sous l'effet de perturbation aléatoires, dans toute transmission d'information, toute communication de message.

    Une connaissance n'est pas un miroir des choses ou du monde extérieur. Toutes les perceptions sont à la fois des traductions et reconstructions cérébrales, à partir de stimuli ou signes captés et codés par les sens. D'où les innombrables errerurs de perception qui nous viennent bien souvent de notre sens le plus fiable : la vision. A l'erreur de perception s'ajoute l'erreur intellectuelle. la connaissance, sous forme de mots, d'idée, de théorie est le fruit d'une traduction/reconstruction par les moyens du langage et de la pensée, et par là, connaît le risque d'erreur.

    cette connaissance, tant au niveau de la traduction que de la reconstruction, comporte de l'interprétation, ce qui introduit le risque d'erreur à l'intérieur de la subjectivité du connaissant, de sa vision du monde, de ses principes de connaissance. D'où les innombrables erreurs de conception et d'idées qui surviennent en dépit de nos contrôles rationnels. 

    La projection de nos désirs ou de nos craintes, les perturbations mentales qu'apportent nos émotions, multiplient les risques d'erreur.

    On pourrait croire qu'on pourrait éliminer le risque d'erreur en refoulant toute affectivité. Effectivement, le sentiment, la haine, l'amour, l'amitié peuvent nous aveugler. Mais déjà dans le monde mammifère, et surtout dans le monde humain,  le développement de l'intelligence est inséparable de celui de l'affectivité. 

     L'affectivité peut étouffer la connaissance mais elle peut aussi l'étoffer.

    Il y a une relation étroite entre l'intelligence et l'affectivité : la faculté de raisonner peut être diminuée, voire détruite, par un déficit d'émotion ; l'affaiblissement de la capacité émotionnelle peut même être à la source de comportement irrationnels et par certains côtés la capacité d'émotion est indispensable à la mise en oeuvre de comportements rationnels. 

    L'éducation doit donc se vouer à la détection des sources d'erreurs, d'illusions et d'aveuglements."

     


     Trente ans d'expérience dans le domaine m'ont amené à penser que la gestion émotionnelle est à la source même d'un enseignement réussi. 

    Hors, la dimension existentielle, il n'est point de salut.

    L'école doit donc, EN PRIORITE, motiver l'enfant à s'observer dans le cadre des apprentissages. Non pas les difficultés ou les réussites qu'il rencontre, mais la source même de ces difficlutés ou de cette ces réussites, la cause des causes...

    Et ça n'est pas dans la technique qu'on parvient à décrypter les effets produits par un apprentissage. C'est uniquement dans l'observation des phénomènes intérieurs, émotionnels existentiels, philosophiques, relationnels, sociétaux....L'enseignement n'a d'intérêt que dans l'enseignement de soi. Pas des choses.  

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  • Rentrée scolaire.

    Rentrée scolaire : la laïcité à marche forcée

    LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par Séverin Graveleau et Mattea Battaglia

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    image: http://s2.lemde.fr/image/2015/08/31/534x0/4741172_6_6816_najat-vallaud-belkacem-ministre-de_d1ad1b9a3e26cb88effb5157d869fa2b.jpg

    Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation, et Olivier Falorni, député de la Charente-Maritimes, dans un collège à La Rochelle, le 28 août.

    Après deux rentrées des classes marquées par le changement des rythmes scolaires, celle qui s’annonce mardi 1er septembre – la troisième préparée par la gauche – est résolument placée sous le signe de deux notions intimement liées : citoyenneté et laïcité. Au risque de hérisser, par un excès de zèle, une partie du corps enseignant et de la société.

    L’école de la République avait été pointée du doigt au lendemain des attentats de janvier, l’éducation nationale mise en cause lorsque ont retenti des « Je ne suis pas Charlie » dans quelque 200 collèges et lycées. Huit mois ont passé, et c’est en classe, du CP à la terminale, que la Rue de Grenelle avance sa réponse. Ou plutôt ses réponses : nouvel enseignement moral et civique, « réserve citoyenne », prévention de la radicalisation, « commémorations patriotiques », journée de la laïcité… Une bonne partie des mesures déclinées par Najat Vallaud-Belkacem lors de sa conférence de presse de rentrée, le 24 août, entendent replacer l’école « au cœur de la République ». Toutes sont d’ailleurs issues de la « grande mobilisation de l’école pour la défense des valeurs républicaines » engagée par François Hollande, le 21 janvier.

    Lire aussi : Un enseignement moral et civique du CP au bac

    Dans le périmètre immédiat de l’école aussi, la référence à la laïcité est forte. Sur les temps périscolaires, des ateliers voient le jour, à Paris par exemple, pour sensibiliser les enfants au vivre-ensemble. L’enseignement supérieur n’est pas en reste avec la réédition, le 17 septembre, du guide Laïcité et enseignement supérieur publié en 2004, année de la loi interdisant le voile à l’école.

    Un thème de rentrée omniprésent… au risque de l’être trop ? Il faut dire que le paysage scolaire n’est pas bouleversé outre mesure par d’autres nouveautés. La réforme des zones d’éducation prioritaires (ZEP) est certes généralisée, mais c’est en 2014 qu’elle a fait débat, lorsqu’il a fallu sélectionner le millier de réseaux à labelliser. Quant au collège et à ses nouveaux programmes attendus pour 2016, c’est courant septembre – voire en octobre – que l’on saura si la mobilisation des opposants reprend.

    « Excès de zèle »

    Sur le terrain, enseignants et chefs d’établissement saluent volontiers « le principe » de cette rentrée placée sous le sceau de la citoyenneté, même si les « effets d’annonce » les hérissent un peu. « Attention à la surenchère d’initiatives, alerte Hubert Tison, de l’Association des professeurs d’histoire-géographie. Parmi les élèves, et même parmi les enseignants, tout le monde n’a pas le doigt sur la couture du pantalon. Les excès de zèle en matière de laïcité, sur les commémorations patriotiques, on sait très bien les querelles que cela soulève… L’essentiel, c’est de laisser une marge d’autonomie aux enseignants, demande-t-il. Une bonne équipe réussit toujours à mobiliser sa classe. »

    Du côté des principaux de collège, même accueil prudent. « C’est encore une chance qu’après ce qui s’est passé en janvier, on n’ait pas tout oublié, témoigne Philippe Tournier, porte-parole du syndicat SNPDEN-UNSA. Mais l’Etat reste ambigu sur la laïcité : il agite les grands principes tout en nous enjoignant, sur le terrain, de faire preuve de “discernement” face aux difficultés. » « Or il est illusoire de penser qu’un consensus existe dans ce domaine, conclut ce principal d’un établissement parisien, ou de croire ou que les polémiques peuvent être évitées. »

    Celles-ci ont déjà refait surface sur les réseaux sociaux. En cause : la signature désormais obligatoire de la Charte de la laïcité par les familles, document de 15 articles qui n’avait plus vraiment fait débat depuis son affichage, il y a deux ans, dans toutes les écoles et les établissements publics. Sa présentation, à la rentrée 2013, avait été saluée par la majorité du corps enseignant, tout en étant jugée discriminante par certains – dont des institutions religieuses comme le Conseil français du culte musulman.

    « Si quelqu’un refuse de signer, on fait quoi ? On engage des poursuites ? », demandent des enseignants sur la Toile. « C’est tellement marrant de lire ici et là qu’on veut “promouvoir les valeurs de la République” à l’école. C’est comme vivre en Théorie », commente sur Twitter Sihame Assbague, porte-parole du collectif Stop le contrôle au faciès, qui raille ainsi « la rentrée archi-Charlie ».

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    « Laïcité à deux vitesses »

    « Que cette charte ne s’applique pas aux deux millions d’élèves de l’enseignement privé, n’est-ce pas la preuve d’une laïcité à deux vitesses ? », interroge Béatrice Mabilon-Bonfils. Pour cette sociologue, auteure de La Laïcité au risque de l’Autre (éd. de l’Aube, 2014), les injonctions qui pleuvent sur la communauté éducative depuis janvier vont dans un bien mauvais sens. « Ce discours moralisateur surplombant l’élève, les familles, et qui semble tomber d’en haut alors qu’eux-mêmes expérimentent au quotidien un système éducatif inégalitaire, cela ne peut pas parler aux jeunes, observe la professeure à l’université de Cergy-Pontoise. On leur vante la fabrique du “commun” et, dans la pratique, les écarts de réussite se perpétuent à tous les niveaux du système éducatif ! »

    La loi de refondation de l’école (juillet 2013) a pourtant inscrit noir sur blanc la réduction des inégalités comme une priorité, mais celle-ci n’est guère visible pour les observateurs de l’école, même après trois rentrées préparées par la gauche. Ce qu’ils observent en revanche aujourd’hui, c’est le coup d’accélérateur mis sur le « volet citoyenneté ». Une « précipitation » dénoncée par le SNES-FSU, majoritaire dans le secondaire, qui voit dans le nouvel enseignement moral et civique un « bricolage aberrant ». Or ces critiques rencontrent d’autant plus d’échos que le volet formation promis par le gouvernement a, lui, pris du retard.

    « Sur la laïcité, il y a bien une accélération, mais on est dans l’exacte filiation du projet porté dès 2012 par Vincent Peillon, tempère l’historien Claude Lelièvre. Il ne faut pas se tromper de laïcité. On vise là une laïcité de conscience, de conviction, et pas de réglementation ou de prescription. Dans la lignée de Jules Ferry pour qui la tâche première de l’école républicaine, avant même le lire-écrire-compter, était de faire des petits républicains. »

    Pas d’impréparation non plus aux yeux de Jean Baubérot, auteur de La Laïcité falsifiée (éd. La Découverte, 2014), qui dit partager cette conception de la laïcité « comme liberté de penser et de croire ». Mais « il faut que l’institution soit prête à impliquer les parents, à entendre leurs doutes et leurs questions, et à absolument les prendre en compte, prévient-il. S’il n’y a pas ce mouvement dialectique entre la rue de Grenelle et les familles, entre l’éducation nationale et les jeunes qu’elle encadre, le risque de réveiller les crispations existe. »

     


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