Blog

  • L'éducation multinationale...

    UN AN QUE JE LE DIS et l'institution qui me répond que je délire......

    Il faudrait que j'aille chercher dans les centaines d'articles sur mon blog......

    Les multinationales vont entrer dans les écoles......Je l'ai écrit et j'ai dit que je refusais d'y participer.

    Et j'entends déjà les Belkacem et con-sorts clamer haut et fort que c'est magnifique, qu'il faut saisir toutes les possibilités pour aider nos jeunes, que c'est la cohésion sociale et patati et PATATRAS.

    Et les parents sont contents et le gérant est un sauveur plein d'humanité pour ces "pauvres enfants abandonnés"...L'état détruit les fondements même de l'égalité et il applaudit quand des entreprises privées viennent pallier leurs déficiences, déficiences planifiées, volontaires et exécutées avec les mensonges les plus vils. Rien aucune honte, aucune remise en question, ils vont même certainement applaudir en disant que c'est un exemple pour le pays, que tout le monde oeuvre au bien être des enfants....

    Des vendeurs de merde, des bouchers, des destructeurs des surfaces agricoles, utilisateur de produits génétiquement modifiés, supporters inconditionnels de Monsanto, des exploitants de la misère animale dans des fermes usines, des fabricants de gamins obèses..... Et tout ça porté en exemple. 

     

    Envie de vomir...

    C'est l'éducation nationale ou l'éducation multinationales ?....Et moi, il faudrait que j'y retourne ????????

    ALLEZ TOUS CREVER! 

    JE VOUS HAIS.

     

     

    Thomas, un élève ingénieur équipier au McDo Basso Cambo, dans le quartier du Mirail, lors d'une sessions d'aide aux devoirs.
    Thomas, un élève ingénieur équipier au McDo Basso Cambo, dans le quartier du Mirail, lors d'une sessions d'aide aux devoirs. - Helene Ressayres / McDo

     

     

    S’ils sont au McDo de Basso Cambo le mardi soir, ce n’est pas pour manger un hamburger, mais pour bosser. L’enseigne de fast-food ne fait pas dans le travail des enfants, mais dans l’aide aux devoirs.

    Une initiative citoyenne lancée par le patron de 19 restaurants de l’agglomération, Michel Réglat. « Il faut faire quelque chose pour les enfants du quartier, pour qu’on ne les retrouve pas dans la rue après l’école. Ça ne coûte pas grand-chose à une entreprise de le faire, mon credo est peut-être utopique mais je vais essayer de l’étendre à d’autres sociétés du secteur », plaide le gérant.

    Autre environnement

    Depuis trois ans, il mène ainsi des actions en faveur de l’aide aux plus jeunes. Cette année, le bâtiment dédié au quotidien à la formation de ses équipes a accueilli une fois par semaine des élèves de 6 à 8 ans, suivis à l’année par l’association « Voir et Comprendre ». Une fois sur place, les enfants goûtent puis sont aidés par des employés volontaires de l’établissement, que ce soit en maths ou en lecture.

    « Mes enfants sont contents de venir, ça les change de leur environnement et ça les aide vraiment », témoigne Mouna Merini, la maman de jumeaux de 8 ans.

    « Pour nous, c’est un moyen de diversifier l’offre d’accompagnement à la scolarité, on voit bien qu’ils sont heureux de venir dans un autre espace pour plancher sur leurs devoirs », confirme Robin Tulieres de l’association Voir et Comprendre qui travaille depuis 35 ans à la Reynerie et la Faourette.

    Lire la suite

  • "Peut mieux faire..."

    Les images suffisent....Consternant........En fait, son objectif, c'est de ramener tous les élèves de France à son niveau....Je sais bien que je fais moi aussi des fautes mais sur un tweet, tout de même, la relecture ne devrait pas lui prendre plus de quinze minutes....

     

    11203138 695999993861721 7159786015063797441 n

     

    11053373 1579490292310886 3417338054522885502 n

    Lire la suite

  • Jardiner

    Pendant ma convocation hier en hôpital psy, le psychiatre me dit à un moment que je me posais peut-être trop de questions et qu'il serait plus sain pour moi d'aller m'occuper de mon jardin. Mais quand je regarde une salade qui pousse, j'en viens à me demander comment c'est possible....Non pas la photosynthèse et tout l'incroyable fonctionnement des molécules mais juste comment "l'idée" elle-même de cette vie est apparue ? Non pas le "Comment" du phénomène mais le "Pourquoi" ? Et si "Pourquoi" il y a, quelle était l'intention. Et du coup, je réalise que la question concerne tout ce qui vit et que dès lors, ce qui vibre en moi est issu de la même intention....Oui, mais alors, que dois-je en faire pour que cette intention soit satisfaite ? Comment honorer au mieux le don de cette intention en moi ? Alors, je m'assois et je regarde la salade qui pousse. Au mieux de ce qu'elle peut faire. Et du coup, j'ai ma réponse. Je dois faire au mieux de ce que je peux faire. Mais comment savoir alors ce qui est en moi et qui ne demande qu'à s'exprimer ? 
    La salade le sait peut-être pour elle, peut-être que sa conscience n'est pas parasitée, peut-être que la simplicité de son existence lui permet d'extraire intégralement tout ce qu'elle porte jusqu'à devenir la plus belle salade qu'elle pouvait être. Mais alors, en moi, où se trouve cette conscience ? Comment la découvrir et comment ensuite m'en servir ? Dois-je atteindre la même simplicité d'existence que cette salade pour découvrir ce que je porte ? ......... J'aime de plus en plus aller au jardin......Toutes ces questions, ça me repose.

    Lire la suite

  • S'emplir de vide.

    Un coeur est naturellement empli de questions

    et lorsqu'on fait croire à l'individu que les réponses extérieures suffisent,

    on le remplit de vide.

     

     

    Lire la suite

  • Bilan d'incompétences.

    Je me souviens que lorsque j’étais enfant, il y avait de nombreux films mettant en scène les cowboys et les Indiens. Ces derniers étaient des sauvages qui scalpaient les gentils paysans qui venaient juste cultiver des terres immenses.

    Je me souviens qu’à l’école les Colons espagnols et portugais qui ont envahi les terres d’Amérique du Sud, étaient présentés comme des aventuriers courageux, des « découvreurs » de paradis.

    Je me souviens que la Révolution française était une belle épopée, un hymne à la liberté, une communion du peuple, un élan vers un monde meilleur.

    Je me souviens que les récits sur la guerre de 14-18 présentaient les Allemands sous les traits d’assassins sans pitié.

     

    Il a fallu que je lise « Enterre mon cœur à Wounded knee » pour découvrir la vérité sur les Indiens.

    Il a fallu que je voie « Aguirre ou la colère de Dieu » pour découvrir les colons espagnols ou portugais.

    Il a fallu que je lise des ouvrages sur les Chouans pour découvrir les massacres perpétrés par les Révolutionnaires en chantant la Marseillaise.

    Il a fallu que je lise « A l’Ouest, rien de nouveau » pour découvrir la réalité des combats dans le camp « adverse »…

     

    Il a donc fallu que je fasse moi-même le tri, que j’accepte de faire voler en éclat les certitudes apprises, que je comprenne que la version de la « réalité » n’est qu’une représentation des forces les plus puissantes, les plus manipulatrices, les plus intéressées.

    L’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs…Et par conséquent, elle est tronquée, elle sert des intérêts inavoués.

     

    Il ne s’agit pas de contester tout ce qui est écrit, tout ce qui est dit, tout ce qui est enseigné mais juste de garder suffisamment de « doute » (Descartes ne me contredirait pas) pour ne pas tomber dans le piège des choses figées.

    Maintenant, je me souviens très bien qu’adolescent, j’ai été considérablement tourmenté lorsque j’ai commencé à apprendre la réalité de l’histoire indienne.

    Il était donc possible que des enseignants, des livres, des films, des adultes mentent, détournent la vérité, l’habillent à leur convenance. Je n’en comprenais pas encore les raisons. Je subissais juste le contrecoup de l’effondrement généré par ces mensonges. Ceux de mes « tuteurs », ceux de mes semblables, ceux en qui j’avais confiance.

    Je me souviens de cette rage qui m’habitait.

    Je n’ai plus jamais eu confiance.

     

     Je me suis promis, en devenant instituteur, que je ne me posterais jamais en détenteur de la vérité, que je ne serais qu’un transmetteur de « doutes », de versions multiples, de regards croisés, de témoignages contradictoires, non pas pour créer un chaos incompréhensible dans la tête des enfants mais pour leur apprendre à aller vérifier par eux-mêmes si le désir de prolonger l’enseignement les anime.

    « Ce que je raconte n’est que la somme des connaissances que j’en ai à cet instant. Ça n’est nullement quelque chose de figé. Je vous donne des éléments pour vous y retrouver. Mais tout ça sera peut-être totalement balayé un jour. Par une autre « vérité » qui n’aura peut-être elle-même qu’une durée limitée. L’important est de rester à l’écoute, de ne pas se coller des œillères, de capter les informations, de les croiser, de remonter à leurs sources, de les comparer, d’identifier clairement les intentions cachées…Toujours rechercher ce qui pourrait être caché.

     

    Je me souviens de Colin Powel à l’ONU, avec sa petite éprouvette contenant un échantillon « d’armes de destruction massive ». Mensonge connu de tous ceux qui cherchent… Aucune sanction, aucune excuse, aucun démenti…Les menteurs ne réécrivent pas l’Histoire quand ils en ont donné leur version et ceux qui critiquent ne sont que de vulgaires « complotistes ».

    Rien n’est jamais certain.

    Sinon, la certitude de ne pas faire confiance.

    Mais de se faire confiance et de chercher. 

    Et qu'on ne vienne pas me dire que je suis un "négationniste". Il m'a suffi, au lycée, de lire "La mort est mon métier" pour être tourmenté par cette abomination. Je n'ai jamais oublié. "Nuits et brouillards" et "Shoah" ont suivi, puis les témoignages, tous ces témoignages...

    Mais j’ai lu aussi quantités de livres sur le génocide indien, sur l’esclavagisme et le démantèlement de l’Afrique, sur ces puissants d’Occident qui venaient évangéliser ces « sans âmes » et recevaient la bénédiction des Papes…Il n’y a pas de hiérarchie dans l’horreur. Il n’y a que l’horreur.

    Les livres, les livres...

    J’ai donc cherché, constamment, pendant toute ma carrière, à ouvrir cet espace de l’esprit critique dans le mental conditionné des enfants. À mes yeux, l’instruction n’était qu’une obstruction si le doute n’y trouvait pas de place. Non pas un doute anxiogène mais celui qui permet à l’individu d’œuvrer à sa liberté.

    Bien… C’était honorable comme mission.

    Mais totalement illusoire… D’une prétention ridicule.

    Que reste-t-il de tout ça dans la tête de mes anciens élèves ? Ils étaient au CM2. Ils ont connu ensuite le collège, le lycée, la fac pour quelques-uns et quelques-unes. Un effaçage d'une puissance redoutable. J'ai rencontré il y a quelques temps un ancien élève. Licence d'histoire puis Magasinier dans une plateforme de chez Lidl. Plus aucun intérêt pour l'Histoire mais grand supporter des Verts de St Etienne. Très bien, il semblait heureux. 

    Et moi, j’espérais futilement que mes propos et mes méthodes suffiraient éventuellement à créer une quelconque lucidité contre la machine à broyer.

    Je sais bien aujourd’hui qu’il n’en est rien.

    Ils ont peut-être gardé quelques beaux souvenirs.

    Tant mieux pour eux mais c’est dérisoire.

    Dérisoire au regard de l’idéal qui me portait.

    Je ne travaillais pas, j’étais en mission.

    « Le ver dans le fruit »… Le fruit a pourri et moi avec. Je n’imaginais pas que l’exploitant du lieu avait pour objectif des récoltes de plus en plus médiocres, aseptisées, intellectuellement modifiées pour répondre intégralement à ses propres critères.

    Quand on a la tête dans le guidon, on ne regarde pas le ciel.

    Il aurait été préférable que je quitte la route bien plus tôt au lieu de m’efforcer de sauver mes illusions.

    Et maintenant ?

    Je lis des livres, je regarde des vidéos, j’échange un peu sur quelques forums. Je regarde l’actualité mortifère de l’éducation nationale.

    L’institution me convoque en hôpital psychiatrique. Alors, je lis des livres sur la psychiatrie pour savoir dans quelle case on va me ranger.

    Mon avenir professionnel se résume à une mise en retraite par invalidité. Ça coûtera moins cher à l’état qu’une indemnité de départ volontaire.

    « Invalide non conventionnel à ranger dans la catégorie psychiatrique. »

     Un « burn out » qui a brûlé les pneus jusqu’à la ferraille des jantes.

     

    Bien. Et ensuite.

    J’envisageais de m’installer comme thérapeute en sophrologie analysante.

    J’ai essayé depuis quelques semaines d’en analyser clairement les données.

    Je souhaitais accompagner des patients en « souffrance », les aider à voir clair en eux, à analyser tous les paramètres d’une situation précise…

     

    Toujours le Sauveur en quelque sorte, toujours celui pense détenir une quelconque « vérité », une quelconque capacité à s’extraire des schémas émotionnels pour permettre à la clairvoyance de s’exprimer…

    C'est-à-dire qu’après m’être fourvoyé pendant trente-deux ans dans une voie qui m’a conduit au fossé, je m’apprêtais à replonger.

    Mais quelle légitimité je pourrais m’octroyer alors que je ne suis même pas capable de me libérer de toutes les somatisations qui me pèsent depuis plus d’un an ?

    C’est comme un médecin alcoolique qui viendrait expliquer à ses patients que l’alcool, c’est néfaste…

     

    Aucun reproche à faire sur la formation que j'ai suivie. Elle était dispensée par une personne infiniment compétente et au sein d'un groupe auprès duquel j'ai beaucoup appris.

     

    Cette réflexion ne concerne que ma propre observation. 

     

    Je ne serai jamais thérapeute. Je n'en ai pas les compétences. 

    Je vais lire des ouvrages et tenter de m’enseigner moi-même. D'être mon propre thérapeute...

     

    Lire, lire, lire. Écrire, écrire, écrire.

     

    Après tout, je lis assez vite,je comprends en général ce que je lis et si ça n'est pas du premier coup,  je n'ai aucun problème à recommencer.

     

    J'aime bien écrire et quelques personnes aiment bien ce que j'écris. 

    J'ai de quoi remplir les années qui me restent.

    Aucune tristesse dans ce bilan mais un profond soulagement.


    Je me suis senti "coupable" d'avoir servi une Institution qui oeuvre au maintien d'un système que je conspue.
    Je me suis senti "coupable" d'avoir abandonné ma classe et les enfants dont j'avais la charge.

    Je sais juste aujourd'hui que je n'ai plus la force de soulever une telle charge ni de continuer à être constamment tiraillé par ces deux forces opposées.

    Je ne vais pas prendre le risque supplémentaire de me sentir "coupable" de ne pas pouvoir aider les patients qui seraient éventuellement venus se confier à moi. C'est une charge que je ne suis pas capable d'assumer. 

     

    En brisant le bassin de Yuka, j'ai pris en pleine âme la violence de cette culpabilité qui me poursuit. 

    Si quelques humains me jugent et considèrent que je suis devenu un poids mort pour la société, un parasite, un "vacancier fonctionnaire", Yuka, lui, je sais qu'il ne me reproche rien et l'Amour qu'il continue à me donner est une leçon que je n'oublierai jamais. 

    J'aurais dû, certainement, consacrer ma vie professionnelle aux animaux. On verra ça au prochain tour.....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Lire la suite

  • Yuka...Une semaine après...

     

    Yuka est à la maison depuis lundi soir.

    Il ne peut pas se déplacer seul, ni uriner.

    Il faut glisser un linge sous son poitrail pour qu'il se redresse et la pression de chaque côté de la vessie la libère. 

    Il a réussi à se déplacer seul ce matin, sur un mètre, pour revenir s'allonger sur son coussin.

    Massages quoitidiens pour "réactiver" le système neurologique.

    Marine et moi restons à ses côtés 24h/24...On se relaie et la nuit, on se lève aussi pour essuyer l'urine. On a peur des infections.

    Des pansements salis qu'il faut refaire, l'incontinence, le manque d'appétit, il est faible, déprimé, triste, inerte. 

    Morphines et anti inflammatoires.

    C'est un cauchemar...

     

    On sait que ça sera très long...

     

    Une semaine aujourd'hui depuis l'opération...Il faut être patient et obstiné.....Quitte à le forcer à marcher sur deux, trois mètres, qu'il finisse par sentir que c'est possible....

    Et ça sera possible. Même s'il faut des mois pour ça.....

    C'est notre amour qui l'enveloppe et il retrouvera la joie de vivre.

    On le sait, Marine et moi. 

    On ne le laissera pas.

    Jamais. 

    Je sais, intimement, que si je m'engage avec cette détermination, ça n'est pas pour me libérer de ma culpabilité. Elle ne me quittera jamais, sans doute. 

    Je le fais par amour pour Yuka, par amour pour Marine, par respect pour la vie puisque Yuka est encore en vie.

     

     

  • La narration cinématographique.

    Hier, j'ai eu un échange sur Facebook au sujet de la narration que l'utilise...

    Sur un court extrait, il est vrai que l'absence de prénoms peut s'avérer perturbante parce que le ou les personnages semblent difficiles à identifier mais c'est toute la problématique d'un extrait au regard de l'ensemble de la structure.


     

    Sur FB.

    M : "A mon avis il y a trop de " il " au début de chaque phrase.

    Th : Je n'utilise quasiment jamais de prénoms. Je travaille sur la narration directe. Je n'existe pas en tant qu'écrivain. Je n'aime pas l'omniscience de l'auteur. Ce qui m'intéresse, c'est de donner à voir à travers les yeux des personnages. Je n'écris donc jamais : "Jean marchait depuis des heures dans l'étroite vallée et il observait les crêtes enneigées. " car dans ce cas-là, ça n'est pas lui raconte sa propre histoire mais un auteur qui l'observe. Je sais que sur un extrait, ça peut sembler étrange voire perturbant mais sur l'ensemble d'un récit, je cherche réellement à créer un transfert entre les personnages et le lecteur. C'est une écriture sur laquelle je travaille depuis longtemps et mes trois autres romans publiés sont construits sur cette intention. Et le douzième que j'écris en ce moment restera dans cette structure narrative. Personnellement, je ne lis plus de romans en narration indirecte. C'est comme si au cinéma, une voix off venait en permanence expliquer aux spectateurs, les actes des personnages. Comme si le spectateur n'avait pas la capacité à "entrer" dans la peau des personnages, comme si les descriptions narratives se révélaient indispensables. A mon sens, c'est juste une marque de distanciation et ça ne répond pas à l'exigence de vie que je tiens à marquer. Ce qui m'importe donc, ça n'est pas de me positionner comme écrivain mais comme caméraman...J'accompagne les personnages mais ils sont eux-mêmes les acteurs. Je ne leur donne pas vie. Ils la racontent...

     


    LA-HAUT

    Extrait

    "Il est au bureau. Il a terminé la maquette de son livre. Il effectue une dernière vérification avant l’envoi à l’éditeur. Pour lui, ça ne fait aucun doute, ce livre-là est le meilleur. Les autres n’étaient que des tentatives. Il n’avait jamais voulu alourdir ses photos par des phrases vides. Désormais, chaque cliché est accompagné d’un texte qui, à ses yeux, a autant d’importance que l’image. Une extension, une envolée. Il imagine désormais un prochain livre accompagné d’un disque sur lequel on entendrait les vents d’altitude, les craquements des pas dans la neige croûtée, le cliquetis des mousquetons, les mélodies apaisantes de l’eau qui ruisselle, les souffles puissants du marcheur, et peut-être même la respiration de l’âme dans la pureté des lieux. Des pages rugueuses comme une peau de granit, glacée comme une eau figée par le froid, chaude et douce comme un tapis d’herbes au soleil, rayonnante comme une dalle lisse exposée au midi, tranchante comme la bise dans les faces Nord. Il voudrait que les sens s’éveillent et que le lecteur ne soit pas qu’un lecteur mais devienne un acteur. Et que le livre l’entraîne à son tour sur les pentes redressées, dans les horizons élevés, qu’il soit son premier guide, qu’il le sorte de sa torpeur, que le livre soit un accoucheur. Comme ce serait bon de croiser sur les chemins les yeux brillants d’amour des marcheurs nouveaux-nés qui montent vers les cimes."


     

    Si je remplace le "Il" par le prénom "Jean", le ressenti n'est plus le même.

    Dans "la narration cinématographique", la caméra filme ce que le personnage ressent, éprouve, vit, expérimente à travers ses pensées. Le personnage est en observation de lui-même. Il n'est pas décrit par un narrateur. Il est juste "filmé"...

    Je cherche à exprimer par conséquent ce qui se passe en lui de façon à ce que ce soit ce "Il" qui intervienne comme dans un miroir. Il me semble que la narration indirecte, c'est à dire l'auteur omniscient, marque une rupture entre le personnage et le lecteur car l'auteur intervient dès lors comme un intermédiaire alors qu'une narration cinématographique cherche à instaurer une "communion". Quand on regarde un film, la caméra n'intervient pas comme intermédiaire. Elle est "invisible", elle n'est qu'un outil et non un architecte. Bien entendu qu'il existe des différences immenses entre la caméra d'un Malick et celle d'un JM Poiré...L'objectif n'est pas le même...

    J.M Poiré guide chaque regard. Malick suggère, propose, invite, crée une introspection, une observation intime, existentielle, philosophique et l'usage de la voix Off est primordial. 

    Aucun jugement de valeurs de ma part. "Les visiteurs (1)" de J.M Poiré m'ont bien fait rire ^^

    Malick me bouleverse...

     

    J'aimerais un jour parvenir à une écriture aussi profonde......

    J'aimerais en fait disparaître intégralement en tant qu'écrivain et que les personnages que je "filme" existent par eux-mêmes............

    La haut


     

    Couverture la haut

  • Sur Facebook

    Pour ceux et celles qui souhaiteraient partager, commenter, critiquer, aimer, détester, je vous invite sur la page créée par mon éditeur.

    https://www.facebook.com/lahaut.roman?pnref=story

    Les éditions du 38 et les éditions AO sont heureuses de vous proposer ce roman émouvant, aux accents spirituels, sur leurs sites web respectifs :http://www.editionsdu38.com/page-38/la-haut/ et http://www.ao-editions.com/catalogue_lahaut.htm, ce qui vous permet de choisir le support que vous préférez : numérique ou papier.

    Là-haut25 juillet 1995. Jean, guide de haute montagne, est dans le RER avec Blandine, la femme qu’il aime. Arrive la station Saint-Michel… Attentat. Sa dernière image de Blandine est celle de son visage ensanglanté, de son regard...
    EDITIONSDU38.COM
    4 personnes atteintes

    La couverture de la version numérique de Là-haut, le roman.

    Photo de Là-haut, de Thierry Ledru.
    4 personnes atteintes

    La couverture de la version imprimée de Là-haut, le roman.

    Photo de Là-haut, de Thierry Ledru.
    5 personnes atteintes
    Là-haut, de Thierry Ledru a changé sa photo de couverture.
    Publié par Editions Ao André Odemard · 43 min · 
    Photo de Là-haut, de Thierry Ledru.
    Là-haut, de Thierry Ledru a changé la photo de son profil.
    Publié par Editions Ao André Odemard · 47 min · 
    Photo de Là-haut, de Thierry Ledru.
    PLUS TÔT EN 2015

    Lire la suite