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  • Qualité de l'air...

    RYTHMES SCOLAIRES ET POLLUTION - Le soutien de Total !

    RYTHMES SCOLAIRES ET POLLUTION

     

    Le soutien de Total !




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    modifié le 28/03/2015 à 09:17h
     
    http://metamag.fr/metamag-2786-RYTHMES-SCOLAIRES-ET-POLUTION.html
    Destinée à tirer parti des pics de vigilance à l’école, la réforme des rythmes scolaires aura surtout contribué à augmenter les pics de pollutions en plus de rendre le climat entre les enseignants et leur hiérarchie irrespirable.
     
    En effet, selon une étude parue en février, le surcoût relatif au transport des élèves se monterait pour les départements à 80 millions d’euros . Pourtant dès septembre 2013, la gazette des communes déplorait que les maîtres d’œuvres de ce projet  ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et pointait la question des transports comme « le maillon oublié » par Vincent Peillon .
      
    D’autres ont pourtant eu plus du pif, c’est le cas du groupe Total, grand mécène de cette réforme . Certes les mauvaises langues diront que le groupe pétrolier se souciait moins de l’intérêt des enfants que de récupérer avec intérêt son investissement à la pompe… 

    Quant aux autres conséquences de cette réforme, à la plus grande fatigue des enfants observée par les parents et contre les coups de pompes constatés en classe par les enseignants, il ne reste plus apparemment qu’à conseiller aux élèves de faire le plein de Super !

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  • "Je suis abstentionniste"

    Rien à ajouter.

    Etienne de la Boétie.

    Discours de la servitude volontaire

    Discours de la servitude volontaire. (2)

    De la servitude moderne.

    De la servitude moderne...Extraits...

    Servitude acceptée


    http://paris-luttes.info/je-suis-abstentionniste-et-tu-1307

    Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter...

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    <span[ class="tags"> Front national | Election | abstentionnisme

    Ecrit pendant les dernières élections municipales par une personne anonyme. Le rédacteur est attaqué pour son abstentionnisme et rendu coupable de la montée du FN. Il réplique...

    Je suis abstentionniste et tu viens m’insulter, toi l’électeur, toi le votant, toi qui portes, scrutin après scrutin, des hommes et des femmes au pouvoir et qui n’auront de cesse de te décevoir. Qui te trahissent tout en te jurant que la prochaine fois ils feront mieux.
    Tu viens m’insulter, déverser sur moi ton aigreur suite à la défaite de ton camp, comme un soldat tenant son fusil face à un peloton de déserteurs. Dans ton esprit ardent de combativité, si tu as perdu ce n’est pas parce que ton ennemi est meilleur, ce n’est pas parce que tes leader sont mauvais, c’est simplement ma faute, à moi, qui ne veut pas me battre.

    Je suis le coupable.

    Tu t’affirmes éclairé, instruit, intelligent. Tu méprises copieusement les presque trois quart de la population française qui n’ont pas voté, ou qui ont voté pour des partis ennemis à tes yeux. Tu les traites de connards, d’ignorants, de cons, de débiles, de sombres merdes ignorant tout de leur Histoire, n’entendant rien à la politique. Nous ne sommes tous pour toi que des fainéants abrutis de publicité. Tu nous es supérieur.

    Alors que nous dis-tu ? Que nous enseignes-tu, toi, l’homme instruit ?

    Tu nous dis que la montée de l’abstention provoque une montée du Front National. Tu affirmes même que c’est mathématique. Tu l’ériges en loi physique.

    Observons cette loi physique.

    2014, élection européenne, on nous annonce une abstention de 57% et un vote Front National de 25%.
    2009, élection européenne, l’abstention était de 59%, le vote Front National était de 6,5%. Abstention plus forte, vote FN plus faible.
    2004, élection européenne, l’abstention était de 57%, le vote Front National était de 10%. Le Parti Socialiste totalise à lui seul près de 30% des voix (du jamais vu dans une élection européenne) et la gauche dans son ensemble obtient 42% des votes. Un raz-de-marée de gauche pour une abstention pourtant équivalente à celle de 2014.

    Toi, le mathématicien, l’analyste des chiffres, peux-tu oui ou non affirmer qu’il y a corrélation entre le taux d’abstention, le vote d’extrême droite, et le vote à gauche ?
    Peux-tu me regarder dans les yeux et affirmer que les chiffres prouvent que l’abstention fait monter le FN et baisser la gauche ? Que c’est mathématique ?

    Tu n’es pas seulement mathématicien, tu es aussi sociologue. Tu affirmes que si tout le monde « bougeait son cul », que si tout le monde allait voter, l’extrême-droite serait balayée et la gauche triomphante pourrait enfin révolutionner la France. Tu affirmes savoir que les sympathisants d’extrême-droite vont tous voter alors que les abstentionnistes sont tous des gauchistes trop fainéants pour se bouger.
    Si on doit faire de la sociologie de comptoir, essayons au moins d’utiliser un outil statistique. Voici quelques chiffres tirés d’une analyse de l’électorat français pour les européennes de 2014, réalisée par Ipsos. Si tu as plus fiable, je suis preneur. En attendant...

    50% des personnes ayant voté Le Pen au premier tour des dernières élections présidentielles se sont abstenus aux européennes. 50%. Un frontiste de 2012 sur deux n’est pas allé voter en 2014.
    La même question pour les électeurs de Hollande et Sarkozy donne respectivement 58 et 48.

    Si l’on s’en tient aux sympathisants (c’est à dire ceux qui se déclarent proches de tel ou tel parti mais n’ont pas été voté cette fois) on obtient 53% d’abstentions pour les sympathisants du Front National, 50% d’abstention pour les sympathisants de l’UMP, 58% d’abstention pour les sympathisants du Parti Socialiste. Et avec seulement 43% d’abstentionnistes parmi leurs sympathisants, le Front de Gauche est le mouvement politique qui possède en apparence la plus faible réserve électorale parmi les non-votants. Étonnant, non ?

    Il y a donc entre 50 et 53% d’abstentions chez les partisans du Front National. Score supérieur à celui de la droite, inférieur à celui de la gauche et très largement supérieur à celui de l’extrême-gauche.

    Tu es certain de vouloir conduire tous les abstentionnistes aux urnes ? Tu peux affirmer que si « tout le monde se bougeait le cul et allait voter » les choses changerait ? Tu l’affirmes, d’accord, mais sur quelle base ?

    Tu n’es pas seulement mathématicien et sociologue, tu es également capable de pénétrer mon cerveau pour en extraire les raisons de mon abstention : en résumé, parce que je suis un gros connard de fainéant lâche et hypocrite trop ignorant des choses de la Politique pour prendre conscience que si je ne vais pas glisser un bout de papier dans une boîte, quand on me le demande, le monde va s’écrouler. 
    Puis-je te dire, moi le crétin, moi l’idiot, moi l’inepte détritus de l’Humanité, pourquoi je ne vote pas ?

    Par conviction.

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    Je vomis l’extrême-droite et ses petits pantins crapuleux carriéristes et affairistes qui se prétendent proches du peuple et du pavé pour mieux caresser les patrons dans le sens du poil.
    Je vomis la droite et ses costards-cravates aux sourires si aveuglant qu’on en oublierait presque les chairs sanguinolentes des travailleurs suicidés qu’ils ont encore coincées entre leurs dents.
    Je vomis la gauche et ses crânes chauves aux ventres mous, cette assemblée de traîtres qui confisque un idéal pour mieux le brader aux banquiers comme une reconnaissance de dette.
    Je vomis l’extrême-gauche et ses révolutionnaires légalistes, ses Che Guevara de plateaux télé, moralistes coupables incapables de défiler sans accord de la Préfecture.
    Je me vomis, moi, moi et ma cagoule noire depuis trop longtemps au fond de mon tiroir, moi et ce corps qui commence à oublier ce qu’est l’impact d’une flashball, d’un coup de matraque, d’un bracelet de menottes.

    Je ne vaux pas mieux que toi, pas mieux que les autres, j’abandonne, je baisse les bras, je constate avec amertume que tout nous échappe. Toi, tu t’accroches au vote.
    Moi je m’accroche à cette idée lancée par Etienne de la Boétie dans son Discours de la servitude volontaire, cette idée qui dit « Ce tyran, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude. Il ne s’agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. »
    Je ne donnerai pas ma voix parce que j’estime qu’elle est pour le pouvoir en place l’instrument de sa légitimité.

    Parce que j’estime que ce pouvoir est malfaisant. Et c’est précisément parce que je le critique, précisément parce que je m’y oppose, que je ne souhaite lui donner aucune légitimité en participant à son sacre.
    J’estime à l’heure actuel que l’ensemble de la classe politique, sans aucune exception, n’a pour fonction que de servir les intérêts des pillards et de trahir les idéaux de leurs victimes.
    J’estime que ceux qui leur donnent leur voix en sont les complices, les serfs, les esclaves et qu’ils se complaisent dans une servitude volontaire. Et qu’ils me haïssent parce que je ne porte pas avec eux le fusil et l’uniforme fourni par ceux qui se soucient moins de nos vies que de leurs profits.

    L’abstention est l’expression même de mon opinion politique.

    Tu es en droit de juger que je me fais des illusions, que mon opinion politique n’en est pas une, que c’est être bien naïf que d’imaginer qu’en ôtant toute légitimité à un pouvoir il finira par s’écrouler de lui-même. Tu peux dire que c’est utopique. Tu auras sans doute raison.
    Laisse-moi juste te dire que depuis des années tu vas voter aux heures où on te demande de le faire, pour les personnes que l’on te propose, en suivant la procédure mise en place par le pouvoir en place.

    A chaque rendez-vous électoral tu espères que ça change.

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    A chaque rendez-vous électoral, tu te dis que cette fois-ci ce sera la bonne ou qu’au moins on aura évité le pire.
    Tu colmates sans cesse les brèches d’un bateau qui coule en espérant qu’à force il se passera quelque chose de nouveau.
    Et années après années, élections après élections, tes espoirs sont sans cesse déçus par ceux-là mêmes en qui tu avais placé ton espoir.
    On te désigne des coupables, tu les insultes, tu oublies les élections précédentes, et tu recommences.

    Encore et encore.

    Qui est utopiste ?

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  • "qadishtu" : Les Pures.

    « On appelait "vierges" les anciennes prêtresses de la lune. À cette époque, "vierge" décrivait une femme qui n’était pas mariée ou qui n’appartenait à aucun homme – elle était une "femme qui était entière". Le terme provient d’une racine latine qui signifie "force" ou encore "habileté" et fut plus tard associé aux hommes : "virle". Ishtar, Diana, Astarte, Isis, toutes des déesses qui furent appelées vierges, bien que cela ne faisait pas référence à leur chasteté sexuelle mais bien à leur indépendance sexuelle. Toutes les grandes cultures parlent d’un héros, mythique ou historique né d’une mère vierge : Marduk, Gilgamesh, Bouddha, Osiris, Dionysos, Genghis Khan, Jésus, tous étaient le fils de la Grande Déesse, de la Déesse Originelle, et leurs pouvoirs mondains lui étaient dus. Lorsque les Hébreux l’utilisaient dans la langue araméenne, ils sous-entendaient "jeune fille" et le terme était dénudé de connotations liées à la chasteté sexuelle. Lorsque les chrétiens traduisirent la bible hébraïque, ils ne pouvaient concevoir une Vierge Marie comme une femme dont la sexualité était libre et indépendante et, il va sans dire, déformèrent le sens du terme vierge afin qu’il sous-entende une sexualité pure, chaste, intouchée. »

    On appelait aussi les prêtresses initiatrices vierges "qadishtu", c'est à dire : les pures.

    )O( Monica Sjöö, The Great Cosmic Mother: Rediscovering the Religion of the Earth

    )O( Illustration par Jem Magbanua

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  • JUSQU'AU BOUT : l'Amour

    Résultat de recherche d'images pour "naturisme plage gironde"

     

    En travaillant sur le roman en cours, "KUNDALINI", je me suis souvenu qu'en écrivant "JUSQU'AU BOUT", j'avais senti un manque à ne pas avoir approfondi davantage la relation amoureuse et sa dimension sexuelle et je m'étais promis d'y revenir plus tard. "JUSQU'AU BOUT" était déjà un long roman et je ne pouvais le développer encore.

    "KUNDALINI" m'offre l'occasion de combler ce manque. 

    "JUSQU'AU BOUT"

    Extrait.

    Pierre, le personnage central, a rencontré deux jeunes Hollandaises naturistes sur une plage des Landes. Ils ont fait connaissance et un amour à trois est né. 

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    EXTRAIT

    "Ils prirent les affaires de la journée et filèrent vers l’océan.

    Ils s’étourdirent dans les vagues, engagèrent des parties de raquettes et décidèrent de bâtir une muraille de sable contre la marée montante. Birgitt ramassa des morceaux de bois, Yolanda des algues et il chercha des pierres. Il ne trouva que des petits galets et des coquillages vides. En mélangeant l’ensemble avec du sable, ils constituèrent un amalgame solide. Ils s’assirent dans leur forteresse et regardèrent les vagues lancer leurs assauts.

    « Après l’année en Islande, on va chercher un fourgon. On ne va plus aller dans les centres, on veut faire comme toi et ça sera beau, tous les trois ensembles.

    -Ça serait même merveilleux. Et je vous attendrai, annonça-t-il. Vous m’écrirez ?

    - Oui, c’est sûr ! répondit aussitôt Yolanda qui s’étonna de la question. Pour Birgitt et moi, continua-t-elle, concentrée sur ses mots, on t’a dit, les garçons c’était beaucoup fini, on disait que c’était trop de mal. Avec toi, c’est le bonheur et on sait que c’est pas fini. C’est possible de connaître des gens comme nous, on croyait plus ça, c’est très beau et très important tu nous as donné ça. »

    Cette fois, il n’eut aucune pensée négative et il en fut heureux.

    « C’est un beau cadeau… que tu nous as fait, continua Birgitt en s’appliquant. C’est avec toi…qu’on veut passer les vacances. »

    Il se détendit.

    « C’est une belle histoire, tu trouves pas ? interrogea Birgitt.

    - Pour moi, c’est une histoire magnifique, la plus belle période de ma vie et j’espère de tout mon cœur que ce n’est pas fini », répondit-il le plus chaleureusement possible.

    Birgitt s’approcha et l’embrassa tendrement sur la joue.

    « Non, c’est pas fini, c’est beaucoup de belles choses qu’on va vivre encore. C’est pas grave si on est loin. On sera très heureux de se voir. »

    Une vague arriva jusqu’au mur de sable.

    « Oh la, c’est l’attaque ! s’exclama Yolanda.

    - Vous pourrez me donner des titres de livres que vous connaissez, j’aimerais beaucoup apprendre des choses sur la méditation.

    - Oui, on va te donner ça. On fera une liste et on l’enverra en français.

    - On va aussi te dire un titre sur le Tao de l’amour, annonça Birgitt, avec un sourire espiègle. C’est très beau. C’est les Chinois ils ont écrit ça, c’est pour faire l’amour mais avec l’esprit pareil que le corps, pour unir les deux très fort. C’est difficile à expliquer.

    - Il faut oublier on fait l’amour, continua Yolanda, il faut pas penser à l’orgasme, c’est trop petit. C’est beaucoup plus long avec le Tao sexuel. »

    Il s’aperçut de la joie qu’elles éprouvaient à approfondir le sujet. Il essaya de se concentrer sur les idées et pas sur les sensations qui s’éveillaient.

    « Il faut prendre son temps, c’est le mélange des énergies, c’est pas juste le plaisir, la pénétration n’est  pas obligatoire. »

    Il espérait qu’une grosse vague vienne casser la discussion…Il savait qu’il pouvait rester nu auprès d’elles, jouer sans retenue, les toucher sans intentions cachées, s’émerveiller de leurs gestes et de leur grâce, se délecter des reflets mouillés sur leurs peaux brillantes et des gouttes accrochées dans les buissons blonds entre leurs cuisses, mais parler de sexualité, avec une telle franchise et tant de précisions, représentait un défi difficile à surmonter.

    « C’est donner du bonheur à l’autre avant de prendre pour soi, c’est souvent avec le Tao, la femme a  plusieurs orgasmes et l’homme apprend à garder son plaisir, à garder son orgasme pour le faire grandir. C’est pas nécessaire que le garçon donne son sperme pour avoir beaucoup de plaisir. »

    Il ne parvenait plus à réfréner toutes les images, elles s‘imposaient aux mots et la première sensation de gonflement de son sexe l’affola. Pour l’arrêter, il devait y penser mais plus il y pensait, plus la sensation était précise. Il prit du sable dans ses mains et le laissa couler volontairement sur son ventre.

    « Avec le Tao, si l’homme et la femme font bien l’amour, c’est possible après l’orgasme, c’est l’excitation toujours pareil, c’est l’esprit qui a gardé son énergie et il va la donner au corps pour recommencer, c’est pas comme d’habitude avec le garçon qui s’endort ! se moqua-t-elle en le regardant. Si le garçon apprend à garder son sperme, son sexe reste dur et c’est bon pour continuer longtemps. La femme, elle peut encore beaucoup avoir du plaisir. C’est bien pour elle, plusieurs orgasmes. »

    Il se demandait si les vagues allaient finir par se lancer véritablement à l’assaut du mur ou si elles avaient décidé de l’abandonner à son sort. Son bas ventre était couvert de sable et il n’osait baisser les yeux.

    « Dans le livre, c’est raconté que l’homme et la femme peuvent…Je sais pas comment dire. C’est possible de plus savoir si c’est l’homme ou la femme, c’est un mélange pour avoir l’orgasme cosmique.

    Mais je sais pas dire en français.

    - Je le lirai et après ce sera plus facile d’en parler », coupa-t-il.

    Il eut peur qu’elle rajoute qu’il ne resterait qu’à essayer car, là, il savait que la situation aurait été désespérée.

    Une vague vint taper le mur et jeter des paquets d’écume dans leur trou.

    « Ouais, super ! cria-t-il en la remerciant intérieurement. Il bondit, sauta l’enceinte, sans leur laisser le temps de l’observer précisément  et plongea dans le rouleau suivant.

    Elles le rejoignirent en riant.

    Il visualisa le flux sanguin qui se retirait de son sexe pour aller réchauffer le cœur saisi par le froid. Il pensa qu’il lui faudrait beaucoup de lectures avant de parvenir au début d’un contrôle.

    Les vagues suivantes assaillirent leur muraille. Ils s’installèrent sur la plage, assis sur le sable chaud et ils la regardèrent s’effondrer.

    En admirant la montée irrésistible de cette masse souveraine, il pensa à ces moments de l’année pendant lesquels il avait senti gonfler en lui des flots puissants de haine. Ils avaient tout balayé sur leurs passages, sans retenue, sans contrôle et sans raison profonde. Juste une force libérée aussitôt suivie d’un calme plat, comme une marée basse pendant laquelle il avait ressassé les souvenirs et s’était enfoncé dans les noirceurs, laissant s’installer dans les profondeurs les ferments indispensables à une nouvelle crise. Il sentit combien, dans cette alternance épuisante, rien n’avait été maîtrisé, rien n’avait réellement été décidé. L’océan obéissait à la lune, il avait obéi à la haine. Il se promit de n’être désormais qu’un flot montant, puissant mais calme, une volonté déterminée mais prudente et réfléchie. Il s’accorda la possibilité de périodes d’étale mais il refuserait les reflux. Yolanda et Birgitt seraient les gardiennes de cette élévation.

    « Vous m’aiderez toujours à progresser ? » demanda-t-il soudainement, le souffle presque coupé dans l’attente d’une réponse.

    Elles le regardèrent, surprises.                                                        

    « On t’aidera si tu as besoin de nous, répondit Yolanda sans vraiment comprendre.

    - On est bien avec toi, Pierre, c’est du bonheur, c’est pas des problèmes inutiles, c’est pas du temps perdu avec des bêtises. C’est beau tout ça ensemble et on veut continuer. On sera toujours avec toi », ajouta Birgitt, le visage rayonnant.

    Il respira plus facilement quelques secondes puis il songea avec inquiétude combien il semblait impossible à une eau de remonter la pente. Il chercha la source et le nom de ce magnétisme, constant et omnipotent, capable de l’entraîner vers les sommets, sans jamais l’abandonner…Seul l’amour lui vint à l’esprit. L’amour pour deux jeunes filles porteuses de lumière et de connaissances, de joies et de bonheurs quotidiens. Il devina alors que cette situation étrange et  particulière, que ce partage d’amour pouvait le conduire à un développement supérieur, hors de toute contrainte. Ils s’aimeraient pour grandir. Il pensa à Nolwenn et comprit que cet amour-là maintenait encore une fois un lien social, une image récurrente, entretenait une morale sous-jacente. Le couple, les enfants, la famille, la maison, le travail, la vie quotidienne, l’enfermement accepté, la quête permanente des plaisirs licites et apaisants, juste des plaisirs et rien d’autre, la satisfaction jouissive et immédiate des biens matériels, l’abandon volontaire, la participation pleine et entière à ce tourbillon écœurant. Les hommes avaient fait de l’amour un collaborateur de l’embrigadement, un maître adoré, vénéré et immensément pervers, un soldat camouflé pour l’instruction joyeuse d’une armée sans cesse renouvelée, agrandie et à laquelle le monde entier souhaitait à tout prix participer. Et les âmes solitaires crevaient de désespoir devant le rejet de leur intégration à cette masse heureuse et soumise. C’était d’ailleurs devenu un marché. Il pensa à ces agences matrimoniales qui recrutaient parmi les réformés et continuaient à gonfler les rangs…Quelle misère…Seule la mort venait mettre un terme à cette vie gâchée, perdue, salie et toujours aveuglément soumise. Il avait quitté tout cela qui n’était rien, il avait rencontré une autre voie. L’amour serait son guide, pas son maître. Ils ne formeraient pas un couple, mais un trio, ils n’auraient pas d’autres enfants que leurs lumières communes, ils s’échapperaient des pièges dorés en s’immergeant dans une nature apaisante et complice. Ils seraient des maquisards. Des résistants luttant contre l’armée mondiale des couples d’amoureux, les impuissants de l’esprit, simples reproducteurs fidèles des idées de leurs pairs.

    « Je vous aime », dit-il sentant aussitôt l’insuffisance de ces mots salis par tant de répétitions mensongères et planétaires. Elles virent pourtant dans son regard l’importance de ces paroles. Elles se rapprochèrent, chacune d’un côté et se collèrent à lui. Ils regardèrent ensemble l’horizon ouvert.

    Il ne sentit aucun plaisir cette fois, juste une force immense. Immense…Comme une marée montante."

  • Le corps Sacré. (sexualité sacrée)

    "Et souvenez-vous. Il fut un temps où votre corps était honoré comme la Source de Vie. Votre sexualité féminine était tellement puissante que les anciens maîtres tantriques croyaient que votre corps était la clé de l'illumination. Votre yoni, portail menant à la chambre des trésors, était considéré tellement sacré que vous ne laissiez y entrer personne qui ne savait pas comment se comporter convenablement dans un lieu de culte." 
    ~ Lisa Schrader, traduit par Ishara Labyris
    Image : Ines Honfi

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  • Les loups mangeurs d'hommes....

    Les articles sur les loups sur le site du crash de l'avion, ça pue le journaliste malsain, l'appel de l'audimat parce qu'avec 300 personnes sur place, les hélicos et le barouf que ça doit faire, les loups, ils sont loin...
    ....Par contre, ça remue les fantasmes et ça fait vendre du papier (papier Q d'ailleurs) Et les familles qui vont lire ça, ils y ont pensé ces TDC ? Purée, à vomir.

    Le goût du sang, ce sont ces journalistes qui l'ont. Pas les loups. Et tous ceux qui ensuite vont aller colporter ces conneries. 

    Hoax : non, les loups ne menacent pas le site du crash de l’A320

    AUSTRIA-ANIMALS

    Il n'y avait pas besoin d'ajouter de l'horreur à la catastrophe aérienne qui a vu un Airbus A320 s'écraser dans les Alpes-de-Haute-Provence avec 150 personnes à son bord. Pourtant, BFM-TV et Les Echos, reprenant une information du quotidien belge La Dernière Heure, alertaient, mercredi, sur un risque d'un type nouveau : celui des loups, et le fait qu'ils « pourraient être attirés par l'odeur des corps des 150 victimes ». Une information qui pourrait presque prêter à rire si elle n'était pas abjecte, niée en bloc par les experts de la faune sauvage.

    La région de l'accident, située entre Digne-les-Bains et Barcelonnette, s'avère bien une zone de présence permanente du loup, revenu naturellement dans les Alpes françaises en 1992. « Depuis 2006, il y a effectivement une meute sur le secteur dit des Trois-Evêchés-Bachelard. Sa taille est variable selon les hivers, mais on y relève des effectifs en général de l’ordre de cinq individus », explique un expert de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

    Pour autant, si les loups peuvent atteindre les zones escarpées, les dépouilles des victimes ne risquent rien, tant le prédateur est un animal farouche et méfiant. « Les rotations constantes des hélicoptères dans les airs et les équipes de gendarmes, d'experts sans oublier les badauds au sol, sont autant de facteurs de perturbation très importants pour les loups, au même titre que pour le reste de la faune sauvage. Il y a tout ce qu'il faut pour les faire fuir », assure Pierre Athanaze, président de l'association Action Nature et ancien président de l'Association pour la protection des animaux sauvages.

    Une meute évolue sur un territoire de 300 km², rappelle l'expert de l'ONCFS. Elle n'a donc aucune raison de rester sur le site du crash, une zone de 3 ou 4 hectares, soit un millième de sa zone de vie. D'autant que la région est riche en ongulés sauvages, qui constituent la principale source de nourriture de Canis lupus.

    « Le loup n'est pas attiré par l'homme en particulier. Etant opportuniste, il pourrait dévorer un cadavre isolé en pleine nature, sans agitation autour. Mais pas sentir l'odeur du sang à des kilomètres, affirme encore Pierre Athanaze. On est dans le pur fantasme. » Comme le rappelait le philosophe et naturaliste Yves Paccalet dans son dernier ouvrage, les loups, comme les ours ou les requins, ne sont pas des « mangeurs d'hommes ». « Nous avons développé une crainte génétique mais aussi culturelle envers ces animaux, témoignait-il dans un entretien sur ce blogLes attaques d'hommes par des loups sont extrêmement rares dans le monde – et inexistantes dans l'Hexagone depuis 1992 ».

    Audrey Garric

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  • "Je suis née morte"

    «Je suis née morte» : le parcours d’une battante



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    Nathalie entourée de sa mère et de son éditeur.
    Nathalie entourée de sa mère et de son éditeur.
    Nathalie Heirani Salmon-Hudry est une jeune femme de 29 ans, née à Tahiti, pleine d’humour et de vie qui vient de publier son premier livre «Je suis née morte» aux éditions Au Vent des Îles. Un livre témoignage sur son histoire qui démarre comme celle de tout un chacun à sa naissance, en 1983 à Papeete. Sauf que pour Nathalie, la vie démarre dès les premiers instants par une dramatique réalité. En raison de complications au moment de l’accouchement, Nathalie est infirme moteur cérébral. Le diagnostic irréversible est terrible, la réalité tout autant. Pour autant, pour elle, comme pour sa mère Merris qui l’accompagne depuis toutes ces années, le handicap ne doit pas être une fatalité et Nathalie met un point d’honneur à étudier : apprendre à lire et à écrire grâce à l’aide de l’informatique, passer son brevet des collèges, son DAEU (diplôme d’aptitude aux études universitaires, l’équivalent d’un baccalauréat) et même deux années d’études supérieures. 

    Nathalie Heirani Salmon-Hudry est la preuve vivante, vibrante même
    , d’un handicap surpassé, au moins virtuellement par la force de la volonté et de l’amour de ceux qui l’entourent. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir les yeux grands ouverts sur la vérité quotidienne : le regard des autres sur le handicap, le manque de structures adaptées en Polynésie pour les adultes ayant un handicap. Chapitre par chapitre, son livre de 156 pages, qu’elle a rédigé entre juillet 2011 et février 2012, est le témoignage de chacun de ses dépassements, chacune de ses désillusions. 

    Une séance de dédicace est organisée ce samedi 29 septembre, de 9h à midi, à la librairie Klima, place de la cathédrale à Papeete. A ne rater sous aucun prétexte, ne serait-ce que pour rencontrer Nathalie, sa soif de vivre et son humour communicatif. 


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    «Je suis née morte» : le parcours d’une battante
    RENCONTRE AVEC NATHALIE HEIRANI SALMON-HUDRY 

    Tahiti Infos : Avec la publication de ce livre, tu es actuellement en pleine promotion médiatique, as-tu peur du regard des autres ? 

    Nathalie Heirani Salmon-Hudry : Non, je l’ai fait en pleine connaissance de cause. Soit je restais dans mon coin et je n’étais pas embêtée, soit je forçais les choses et m’exposais aux gens en essayant de me construire. J’ai fait un choix. J’attends maintenant le retour. 

    Dans certains de tes témoignages, tu es très dure à l’égard de représentants de divers organismes. Tu as peur de les croiser, désormais ? 

    Je dirai juste que j’en ai dit le minimum dans le livre ! J’avais besoin d’apporter mon témoignage. Tout n’est pas beau et gentil. Cette vie, c’est une lutte et un combat permanents. Même auprès des institutions, tu dois te battre. Ce livre je l’ai écrit pour parler du handicap, son utilité est là : avec ce livre on nous connaît. J’ai presque envie de dire : cherchez les autres. Il n’y a pas que moi. 

    Tu pointes du doigt les manques de structures, les aides méconnues par les handicapés eux-mêmes ou leurs familles… 

    Je ne sais pas combien de personnes handicapées vivent actuellement en Polynésie. Pour ma part, j’ai découvert que le cadre législatif et juridique existe, les aides sont là, mais peu les connaissent. Forcément il y a beaucoup de gens lésés parce qu’ils ne savent pas (…) La politique du handicap est également faite à moitié : le centre de la Fraternité accueille les enfants de 3 à 20 ans, d’autres peuvent être scolarisés, mais après cet âge-là, il n’y a plus d’accompagnement. Après c’est l’affaire des parents qui vieillissent… 

    Tu es née en 1983 et tu as donc pu profiter rapidement de l’aide de l’outil informatique, enfin une bonne nouvelle ? 

    J’ai conscience que cela a été une aide considérable. J’ai appris à écrire sur un clavier avec une licorne (une tige de fer fixée sur un anneau posé sur la tête, NDLR) que l’ergothérapeute du centre où j’étais scolarisée avait trouvée. J’avais 11 ans. Sans la licorne, je ne peux rien faire et l’inactivité, je ne supporte pas ! Cela me permet aussi d’avoir accès à Internet, comme moyen d’évasion : avec l’ordinateur tu choisis ta destination et les gens avec lesquels tu veux voyager. 

    Comment s’est passée ta rencontre avec l’éditeur Christian Robert ?
     

    J’avais commencé à écrire quelque chose et un jour ma mère me dit : on appelle un éditeur. Le nom Au Vent des Îles me plaisait bien aussi. Je suis arrivée avec 26 feuillets A4, il m’a dit que c’était un peu léger pour un livre ! J’ai apprécié qu’il me donne son ressenti et à partir des questionnements même de Christian, j’ai fait les chapitres un à un (…) J’ai poussé la porte de la maison d’édition avec mon histoire et lui, en a fait un livre. 

    Rédigé par Mireille Loubet le Mardi 25 Septembre 2012 à 16:12 | Lu 4396 fois

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