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  • Au centre...

    Amour couple 2

    Deux personnes qui se rencontrent, c'est deux mondes qui se rencontrent. La chose n'est pas simple, mais au contraire très complexe, la plus complexe qui soit. Chaque personne est un monde en elle-même : un mystère complexe, avec un lointain passé et un futur éternel.
    Au départ de la relation, seules les périphéries se rencontrent. Mais si la relation croît en intimité, devient plus proche, devient plus profonde, alors peu à peu, les centres commencent à se rejoindre. Lorsque les centres se rejoignent, c'est ce qu'on appelle l'amour. Lorsque les périphéries se rencontrent, cela s'appelle faire connaissance. Vous prenez contact avec l'autre, de l'extérieur, juste à partir du bord : vous faîtes alors connaissance. Fréquemment, vous vous mettez à appeler votre rencontre amour. Vous êtes alors dans l'erreur. Faire connaissance n'est pas aimer.
    L'amour est chose très rare. Rencontrer quelqu'un en son centre, c'est passer soi-même par une révolution, car si vous voulez rencontrer quelqu'un en son centre, il vous faudra lui permettre d'arriver, lui aussi à votre centre. Il vous faudra devenir vulnérable, absolument vulnérable, ouvert. C'est risqué. Laisser arriver quelqu'un à votre centre est risqué, dangereux, car vous ne savez pas ce qu'il va vous faire. Et une fois tous vos secrets connus, une fois votre intimité dévoilée, une fois que vous êtes complètement exposée, que fera-t-il ? Vous ne le savez pas. Et la peur est là. C'est pourquoi nous nous ouvrons jamais.
    Une simple rencontre, et nous pensons que l'amour est arrivé. Les périphéries se touchent et nous croyons que nous sommes rencontrés. Vous n'êtes pas votre périphérie. En réalité, la périphérie est la frontière où vous finissez, c'est la palissade qui vous entoure. Ce n'est pas vous ! La périphérie est le lieu où vous finissez et où commence le monde. Même des maris et des femmes qui auraient vécu ensemble depuis de nombreuses années peuvent être des étrangers, ils ne se connaissent pas l'un l'autre. Et plus longtemps vous vivez avec quelqu'un, plus vous oubliez complètement que vos centres sont restés inconnus.
    La première chose à comprendre est donc : ne confondez pas relation, couple et amour. Même si vous faites l'amour, même si vous avez une relation sexuelle, le sexe est, lui aussi, à la périphérie. A moins que les centres se rencontrent, le sexe n'est que la rencontre de deux corps. Et la rencontre de deux corps n'est pas votre rencontre. Le sexe, lui aussi, reste une relation superficielle - physique, corporelle, mais toujours superficielle. Mais vous ne pouvez permettre à quelqu'un de pénétrer jusqu'en votre centre que si vous n'avez pas peur, que si vous n'avez aucune crainte.
    Aussi, je vous dis qu'il y a deux sortes d'existence. L'une est dirigée par la peur, l'autre par l'amour. Vivre dans la peur ne pourra jamais vous permettre une relation profonde. Vous restez craintif et vous ne pouvez laisser faire l'autre : vous ne pouvez lui permettre d'entrer en vous vraiment jusqu'à votre cœur. Vous tolérez l'autre jusqu'à un certain point, et puis c'est le mur et tout s'arrête.
    Celui dont la vie est tournée vers l'amour est l'être religieux et spirituel. Etre tourné vers l'amour veut dire : ne pas avoir peur de l'avenir, ne pas avoir peur du résultat ni des conséquences : vivre ici et maintenant. (…)

    Mon chemin, le chemin des nuages blancs, Osho

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  • Education relationnelle

    Un blog très intéressant, clair, précis, documenté, une vision générale qui me plaît beaucoup.

    https://educationrelationnelle.wordpress.com/category/analyse-transactionnelle-2/

    « Plus je découvre les principales causes des comportements qui nuisent aux jeunes et affaiblissent notre société, plus je crois que notre plus grand espoir de prévention réside dans un autre type de stratégie. Il s’agit d’aider les adultes qui vivent ou travaillent avec les enfants à apprendre une nouvelle façon de diriger leur famille, leurs écoles et les organismes pour la jeunesse. Cette stratégie exigera d’eux une attitude moins autoritaire, moins permissive et plus démocratique » – Thomas Gordon

    Il y a quelques jours, je lisais un article intitulé « Ces enfants gâtés à qui on a laissé le pouvoir » qui abordait les difficultés que rencontrent certaines familles Norvégiennes depuis la loi interdisant les châtiments corporels. Des enfants qui décident, qui dominent et qui ont pris le pouvoir VS des parents qui adoptent le point de vue de leurs enfants…

    Le lendemain matin, j’écoutais une émission de radio : « Les enfants tyrans contre leurs parents », dans laquelle l’animateur présentait la séquence qui arrivait (donc pas inclue dans le podcast) en disant quelque chose comme : « Aujourd’hui, dès l’âge de 3 ans, les enfants font la loi chez eux et dans les cours d’écoles. Parents, nous vous dirons comment réagir face aux comportements de ces enfants tyrans ».

    Les mots, choisis, en disent long sur le regard de notre société à l’égard de l’enfance, de l’éducation.

    * Un regard qui ne date pas d’hier *

    Et ce ne sont ni les premiers ni les derniers articles, vidéos, émissions dénonçant les attitudes tyranniques et manipulatrices des enfants. Platon en parlait déjà au Vè siècle :

    Socrate_et_Platon« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants,
    lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
    lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
    lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne,
    alors, c’est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie. » – Platon

    Et Socrate avant lui, au IVè siècle :

    « Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans. » – Socrate

    Ces réflexions sont donc présentes dans la société depuis bien longtemps et il semble que nous en soyons toujours au même point, du moins dans ce que laissent entendre les médias. L’éducation fait parler. L’éducation fait de l’audience. Surtout quand elle vient caresser la toute puissance ou au contraire l’impuissance parentale. L’éducation questionne et a toujours questionné.

    Mais alors pourquoi aujourd’hui, après plusieurs siècles à réfléchir sur la question, l’éducation fait toujours autant parler d’elle, dans des termes qui finalement n’ont pas beaucoup évolué ? Je vais tenter d’apporter quelques hypothèses avec un regard empreint de l’analyse transactionnelle, développée par Eric Berne dans les années 50.

    Les médias présentent les parents comme des Victimes de leurs enfants (d’où les enfants tyrans = Persécuteurs). Parfois de leurs propres parents (un peu moins souvent relayé par les médias, ceci dit !)… Pour finalement ancrer cette conviction chez les auditeurs/lecteurs eux-mêmes qui, s’ils s’imprègnent de ce message et l’intègrent comme une vérité, se dédouanent alors de leur propre responsabilité face aux comportements de leurs progénitures. Et au fond, qui se cache derrière ces « médias » ? Des hommes, des femmes qui sont, sans doute pour la plupart d’entre eux, des parents eux-mêmes avec leurs propres croyances, leurs propres difficultés relationnelles et parentales, leurs propres méconnaissances. Chercheraient-ils à Sauver les autres parents avec des conseils, des confirmations de leurs croyances ? Avec ces éléments, je ne peux que vous rappeler le Triangle de Karpmann :

    psv

    * Qui sont les vrais protagonistes ? *

    Dans les deux exemples que je vous ai proposé en début d’article, il est question d’enfants qui dominent, qui prennent des décisions, qui ont pris le pouvoir face à des parents qui adoptent le point de vue de leurs enfants, d’enfants qui tyrannisent leurs parents ou les adultes en général, qui font la loi…

    Pardonnez-moi, mais il y a quand même quelque chose qui me dérange ! Pour que des enfants puissent avoir ce rôle à long terme, il faut bien que de l’autre côté, des personnes les laissent le prendre. Car ce ne sont, me semble-t-il, pas les enfants qui se disent un beau jour : « Tiens, j’ai décidé que j’allais prendre le dessus sur mon parent et que c’est moi qui allait faire la loi ». Ça me semble un peu trop complexe et tordu pour un enfant (bien que certains prétendront le contraire). Des jeux, ça se joue à plusieurs, ça ne se joue pas tout seul. Et jusqu’à présent, il me semble clair que c’est aux adultes de guider les enfants et non l’inverse. Il ne s’agirait certainement pas de passer d’un mode où ce sont les parents qui ont le pouvoir sur l’enfant à un mode où ce sont les enfants qui prennent le pouvoir. L’idée étant de permettre à chaque de trouver l’équilibre qui le rend heureux et épanouis, et de favoriser des relations basées sur le respect et l’équité dans la reconnaissance des besoins.

    Ceci étant dit, il est important de préciser que pour la plupart d’entre nous, parvenir à vivre des relations authentiques avec soi et avec l’autre demande un long cheminement interne. Et ce chemin est plus ou moins long, plus ou moins épineux, plus ou moins coloré selon l’histoire de chacun.

    Donc des parents Victimes de leurs Enfants, oui, j’y crois. Mais je crois également que l’on se trompe de cible… Je crois que la « responsabilité » n’en revient pas aux enfants réels qui grandissent ici et maintenant mais aux Enfants Intérieurs de ces parents qui sont en prise directe avec leurs blessures, leurs émotions, leurs croyances, leurs représentation du monde de (tout) petit.

    Source de l'image : http://charisme-durable.fr/content/jugnot-en-parent-controlant

    Diagramme des états du moi, concept important de l’analyse transactionnelle
    Source de l’image : http://charisme-durable.fr/content/jugnot-en-parent-controlant

    L’Enfant du parent 

    Les adultes d’aujourd’hui sont, avec plus ou moins de conscience, en contact avec l’enfant qu’ils ont été. Cet enfant a grandi dans un contexte spécifique, a vécu de nombreuses émotions, a eu des besoins qui ont été ou non satisfaits. Cet enfant s’est fait une représentation de la vie et des relations, il a pris des décisions et a intégré des croyances avec la perception propre qu’un petit enfant peut avoir de ce qui l’entoure, de ce qu’il entend, de ce qu’on lui dit, de ce qu’il en comprend. Tout cela a été enregistré dans le corps, dans la mémoire, dans l’inconscient. Cet Enfant Intérieur est toujours présent chez l’adulte.

    Les parents dont les besoins de l’Enfant n’ont pas été satisfaits, ou qui ont eu une enfance dans laquelle ils ont manqué de repères, d’amour, d’attachement, ou encore qui ont subi des confusions de rôles, des relations symbiotiques risquent de recontacter, à la naissance de leur propre enfant, des émotions et des besoins enfouis jusque là et adopter des attitudes qui seront non pas guidés par l’adulte qu’ils sont mais pas leur petit Enfant qui est toujours empreint de sa perception enfantine de la vie.

    Généraliser me semble peu pertinent car les paramètres sont tellement différents et spécifiques selon les histoires que je ne peux me résoudre à rédiger une pensée commune pour chaque parent. Ce que je souhaite juste en dire est que cela peut se traduire de différentes manières dans la relation parent-enfant (compétition de besoins, parentification, méconnaissance des besoins de son enfant, projections de son propre Enfant, etc.).

    Le Parent du parent

    De même, les parents aujourd’hui ont eu des parents, des éducateurs, des professeurs (etc.) qui ont marqué leur enfance. Des personnes qui adoptaient tel ou tel comportement face à l’enfant, face au monde, face aux autres, face à lui-même. Des personnes qui ont eux-même eu des sentiments. Ce sont toutes les croyances, valeurs, émotions, représentations des figures parentales qu’a contacté l’enfant. Celui-ci les a introjectés, de manière juste ou interprétée selon sa perception enfantine de la situation. A l’âge adulte, ces introjections restent présentes et l’adulte peut les considérer comme des réalités.

    Exemples : 
    Une mère qui disait à ses enfants : « Il n’y a que la fessée pour te faire comprendre les choses »
    Un père qui exprime une croyance profonde : Que les enfants n’ont pas leur mot à dire et que ce sont aux parents de leur inculquer la vie en leur faisant respecter l’autorité
    Un oncle qui se sent impuissant face aux comportements de ses enfants et qui a tendance à céder à leurs désirs
    Une grand-mère qui dit à qui veut bien l’entendre : « Les enfants, il faut les chérir. Moi, je passe après, c’est pas important ! »
    Il y a autant d’exemples que de relations sur cette terre.

    (Pour en savoir plus sur les états du moi, cliquez ici)

    En résumé…

    Pour résumer ces quelques paragraphes, je dirai que :

    • Chaque protagoniste tient un rôle dans le Triangle Dramatique. On ne joue pas seul.
    • Les enfants d’aujourd’hui sont accusés de persécuter leurs parents et les parents sont souvent montrés comme des victimes de ces enfants.
    • Les médias prennent un peu la forme du sauveur et se positionnent ainsi en « personnes qui savent » face à l’autre qui ne sait pas. Le message envoyé est : « Laisse-moi faire, tu n’es pas capable, je suis plus compétent que toi » et prive ainsi la Victime de contacter et développer ses propres ressources. Ce rôle de Sauveur est parfois endossé par certains psys ou professionnels de la relation d’aide ou de l’enfance (et je ne parlerai pas ici du système social de l’aide à l’enfance… il y a aurait beaucoup à en dire !)
    • On peut émettre l’hypothèse que les réelles personnes qui mettent les parents en difficulté, ce sont en fait eux-mêmes, à travers leurs propres représentations de la vie, leurs propres croyances, leurs propres émotions enfouies qui biaisent l’image qu’ils ont de leurs enfants et qui entravent la qualité de la relation qu’ils ont avec eux.

    Pourquoi est-ce si important ?

    Lorsque l’on se considère comme Victime et que l’on se complait (consciemment ou pas) dans ce rôle, on méconnaît ses propres responsabilités dans la situation et surtout sa propre capacité à résoudre son problème.
    Si ce sont les enfants qui sont réellement les persécuteurs de leurs parents, il apparaît en effet encore plus compliqué de reprendre la responsabilité de la situation puisque « ce n’est pas de notre faute ! ».
    Si par contre nous acceptons de voir que nous avons une part de responsabilité dans ce qui se joue avec nos enfants, si nous acceptons de nous réapproprier notre histoire et à ne pas l’attribuer à nos enfants, nous nous donnons toutes les chances de pouvoir changer.

    Parce que le changement doit avant tout venir de nous.

     » Tout changement implique le changement de soi car si l’être humain ne change pas lui même,il ne pourra changer durablement le monde dont il est responsable » – Pierre Rabhi

    Le débat sur la fessée fait beaucoup parler depuis quelques mois. Et beaucoup de parents s’intéressent à l’éducation dite bienveillante ou positive. Mais cette éducation n’a pas de bienveillant que le nom, elle doit être, selon moi, non pas appliquée comme une « nouvelle méthode éducative à la mode » mais plutôt vécue de l’intérieur, considérée comme une manière d’être avant d’être une manière de faire. Les conséquences dont parle le premier article que je vous ai proposé en début d’article montrent bien comment les parents ont mis de côté leurs responsabilités parentales pour « faire plaisir » à leurs enfants et « céder » à leurs désirs. Ce n’est certainement pas la bonne alternative. La bonne alternative vient de l’intérieur, d’une relation gagnant-gagnant dans laquelle l’enfant reste à une place de petit être qui découvre le monde, guidé par un adulte en lien avec ses limites/besoins/émotions.

    Recontactons nos propres ressources et notre Puissance, reprenons la responsabilité de notre vie

    Connaissez-vous l’ »antidote » du triangle dramatique ?

    Le Triangle des « 3 P » :

    • Puissance : recontacter nos ressources internes, reprendre confiance en notre capacité à vivre notre vie en pleine conscience
    • Protection : poser des repères sécurisants pour une relation dans laquelle les limites de chacun seront reconnus et respectés
    • Permission : se donner la permission d’être soi-même, de faire des choix qui sont bons pour nous

    Plus concrètement, pour un parent, il s’agit de :

    • Reprendre contact avec notre Enfant intérieur. Réapprendre à écouter nos émotions, à décrypter nos besoins et à savoir faire des demandes. La Communication Non Violente est une approche très intéressante pour cette étape qui demande du temps, de l’introspection, de l’empathie envers soi pour accéder à des relations authentiques de soi à soi et de soi envers les autres.
    • Repérer quelles sont nos limites et savoir les exprimer / Entendre, reconnaître les limites de l’autre et les accepter. Cela me fait penser à l’attitude gagnant-gagnant de Thomas Gordon
    • Apprendre à se détacher de ses croyances scénariques et développer une vision du monde réajustée par rapport à notre regard d’Adulte conscient de lui et de l’autre. Accéder à l’autonomie qui est un concept clé de l’analyse transactionnelle.

    Bien sûr, tout cela reste théorique et la meilleure manière d’accéder à un changement est d’expérimenter, de vivre, de faire des rencontres, de s’écouter, de lire… de Vivre.Ce sont des pistes, parmi tant d’autres, qui peuvent nous aider à nous réapproprier notre responsabilité d’adulte et d’éviter de faire porter à nos enfants le poids de notre histoire.

    Il n’existe pas une bonne manière d’éduquer un enfant, si ce n’est celle d’avoir déjà pris le temps de s’éduquer soi-même.

    N’hésitez pas à commenter cet article en exprimant ce qu’il vous évoque, en remettant en question des propos qui y sont écrits, en ajoutant des pistes, en précisant vos incompréhensions… de manière à la fois d’échanger ensemble et en même temps de me permettre d’améliorer ma manière d’écrire et d’exprimer ma pensée.

    A bientôt !

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  • L'Enfant Intérieur (2).

    Apprivoiser son enfant intérieur

    http://www.agendaplus.fr/index.php/be/publications/dossier/12113/apprivoiser-son-enfant-interieur



    Adulte, nous avons pourtant un enfant qui vit en nous dans le présent. C’est la partie sensible, créative, et régénératrice de notre intériorité.
    Mais c’est aussi une partie blessée. Cet enfant qui continue à vivre en nous, quel que soit notre âge, est désigné, par le terme d’«enfant intérieur».
    Elle fait de plus en plus partie de notre culture psychologique contemporaine. Mais en quoi donc cette notion d’«enfant intérieur» est-elle si parlante ?…


    Téléchargez ici la version du dossier au format PDF


    C ’est le psychologue Carl Gustav Jung qui remit au grand jour la notion du « puer aeternus », le nom latin donné à l’archétype de l’enfant intérieur. On retrouve des figures archétypales d’enfant à travers les grands mythes de l’humanité. Ainsi, l’enfant divin peut-il prendre les traits du Divin Enfant dans la crèche de Bethléem, mais tout aussi bien celui d’un enfant joueur, comme Krishna jouant de la flûte. Ou encore il peut s’exprimer dans des figures de héros littéraires promus au rang de mythes comme le malicieux Thyl Uylenspiegel de la culture flamande. Quoiqu’il en soit, selon Jung, l’énergie archétypale de l’enfant intérieur est présente en chacun de nous, l’archétype étant un héritage psychique transmis par l’inconscient collectif.

    Pour Jung, l’énergie archétypale de l’enfant intérieur génère une démarche où la personne tend à être de plus en plus en accord avec elle-même. Ceci implique une intégration des différents éléments qui composent l’ensemble de sa propre personnalité. L’archétype de l’enfant unifie les éléments conscients et inconscients de la personne.

    Se prendre en charge soi-même

    Bien que l’on doive à Jung la notion d’enfant intérieur, c’est à partir des années 60 dans les écrits de psychothérapeutes fameux comme Winnicott, Alice Miller, Charles Whitfield, qu’elle fait fortune. Ce qui est à noter, c’est que la notion d’enfant intérieur est utilisée dans de nombreux ouvrages psychologiques destinés à un large public comme les ouvrages de John Bradshaw, Hal et Sidra Stone, Eric Berne avec l’analyse transactionnelle, comme ceux faisant référence à la PNL, ou à l’hypnose, et plus généralement dans tous les groupes de self-help.

    Ces ouvrages se vendent très bien. Et pour cause. Se relier à son enfant intérieur est une façon de se guérir soi-même en devenant son propre psychothérapeute. Or, dans la culture contemporaine, se prendre en charge soi-même est une valeur forte. De plus, et c’est peut-être cela qui est le plus important, il semble que la grosse majorité des adultes soit concerné.

    L’enfant blessé

    En effet, qui n’a jamais réagi de façon démesurée à l’un ou l’autre petit évènement ? Qui n’a jamais réagi de façon disproportionnée à l’une ou l’autre parole? Ce sont parfois des pleurs, parfois des rages, parfois des cris. Et ces pleurs, ces rages, ces cris, sont le fait non d’un adulte équilibré et fort qui, par ailleurs, peut mener une vie active et responsable, mais de l’enfant blessé qui continue à vivre intérieurement en lui. Cet enfant blessé n’a pas eu l’attention dont il avait besoin et devenu adulte, il continue à réclamer cette attention. Le problème est que ses demandes sont impérieuses et demandent satisfaction immédiate. D’où cris et grincements de dents. Sanglots et pleurs. Ou alors abattement, retrait, coupure avec autrui. Tous les cas de figures sont possibles.

    Notre personnalité est composée de multiples facettes. Il se peut même que nous ressentions la présence en nous de plusieurs personnages et point de vue. D’un instant à l’autre, les points de vues peuvent changer, ou pire, s’exprimer simultanément. On est tiraillé entre plusieurs voix. La voix de la raison, la voix du coeur, la voix de l’intuition, celle du devoir. Et ainsi de suite. D’où l’utilité de se référer à la notion d’enfant intérieur. En effet, lorsque la rage, la honte, la culpabilité et autres émotions du même acabit prennent la direction de la situation, la personne peut identifier que c’est l’enfant blessé et vulnérable qui est en train de pleurer, de crier, de tempêter. Il importe alors, l’ayant identifié, de s’en occuper. S’en occuper, c’est d’abord renouer avec lui. Un autre concept intéressant entre alors en ligne de compte, c’est la notion d’adulte intérieur.

    S’il y a un enfant blessé en chacun de nous, il ya aussi un adulte qui, tout au long de la vie, tire des leçons de l’expérience qu’il fait, réussit à accomplir certaines choses avec succès, trouve les ressources pour faire face aux situations qui le mettent en péril. Bref, il y a un adulte intérieur qui est doté d’une force que l’enfant blessé n’a pas. Et cette force est une ressource… à partir du moment où c’est une force aimante. Autrement dit, il est possible de confier son enfant intérieur à l’adulte intérieur, pourvu que celui-ci le protège, l’aime et lui donne la permission de vivre tel qu’il est. Prendre soin de son enfant intérieur, c’est tout simplement l’aimer. Bref, nous devenons ainsi notre propre parent intérieur.

    L’enfant intérieur, un élan vital

    Ceci dit, le concept d’enfant intérieur doit vraiment être bien intégré avant d’y avoir recours méthodologiquement. L’enfant intérieur, ce n’est évidemment pas que la partie blessée en nous. Il y a aussi un élan créatif et joyeux vers la vie en chacun de nous. L’enfant intérieur, il s’émerveille, il éprouve la faculté de s’étonner, de jouer dans l’instant présent, de se faire plaisir, de ressentir toutes les émotions. Et il est habité par un élan vital. Cet élan vital, c’est le besoin de se développer, de croître, de s’exprimer. Chacun a un élan vital, mais il s’exprime chaque fois à travers un corps et une nature singulière. Les forces ne sont pas distribuées de la même façon en chacun de nous. Une personne ayant une résistance à la fatigue relativement limitée est bâtie tout autrement qu’une personne ayant une grande résistance à la fatigue. L’élan qui poussera chacune d’elles à se développer et à croître est une manifestation de l’enfant intérieur… mais celuici s’exprimera dans leur vie avec des qualités et une puissance différentes.



    Le Farceur

    Autre figure de l’enfant intérieur : le «farceur», que l’on traduit par «trickster », notion mise en évidence par l’anthropologue Paul Radin, dans son travail avec Jung. Le farceur, c’est l’enfant dionysiaque, qui remet en cause les structures anciennes et s’en moque, qui les détruit et les renouvelle, dans une dérision et une autodérision relativement déstabilisante. Ce mythe du Farceur divin se retrouve évidemment dans toutes les cultures. Il s’agit d’un enfant intérieur indiscipliné, frondeur et moqueur, doué d’une énergie débordante.

    Un mélange

    Lorsque l’enfant intérieur s’exprime en nous et dans nos vies, il se peut que les différentes facettes de l’enfant blessé, l’enfant créatif et le farceur dionysiaque se mélangent de façon inégales, selon qui l’on est, ce que l’on a vécu et ce que l’on vit. Par ailleurs, qui dit croissance ne dit pas perfection. Certaines personnes pensent qu’en contactant leur enfant intérieur, et en le laissant s’exprimer, elles vont devenir peu à peu fluides et créatives, ceci sans ombre. Elles aspirent à un enfant intérieur idéalisé… un enfant intérieur lumineux. Elles aspirent à une lumière sans ombre. Mais voilà, dans la réalité terrestre, il n’existe pas de lumière sans ombre. Même Jésus, même Bouddha, même Lao Tseu n’éliminent pas l’ombre. Ils l’intègrent, ce qui est bien différent. Il n’y a donc pas d’enfant intérieur «parfait» ayant des qualités de fluidité, de créativité, auxquelles ces personnes pourraient avoir recours de façon omniprésente et omnipuissante, ceci, pensent-elles, après avoir guéri l’enfant blessé. La perfection n’est pas la plénitude. Et peut-être est-il bon de prendre conscience qu’un processus de développement est loin d’être linéaire. Tout ne va pas se dérouler sagement, étape après étape, tel qu’on le souhaiterait. Non, tout est bien plus mélangé que cela, même s’il arrive que certains caps soient franchis et que la route apparaisse limpide pour quelques temps.

    Une explosion de créativité personnelle

    Des artistes comme Victor Hugo, Franz Kafka, Proust, Beethoven, Mozart, ou plus près de nous Pablo Picasso, Henri Michaux, Marguerite Duras, Stanley Kubrick, et bien d’autres artistes anonymes, sont des personnes complexes, paradoxales et bien souvent tourmentées. Et pourtant, tout leur art manifeste une connexion puissante avec l’enfant intérieur. Car l’enfant intérieur nous fait essentiellement ressentir le désir puissant de nous réaliser nous-mêmes, en dépit des blessures. Ou peut-être même grâce aux blessures, celles- ci étant tellement profondes qu’il semble alors que la vie ne puisse se manifester que dans une explosion de créativité personnelle.

    Un artiste, qu’il soit reconnu ou non, a besoin de créer, étant ouvert à l’énergie vitale de l’enfant intérieur. Les blessures de l’enfance peuvent même devenir inspirantes. La différence avec les personnes ordinaires, c’est qu’un artiste ne s’arrête pas à la dimension historique de sa souffrance d’enfant. Il ne reste pas rivé en elle. Il va au-delà, ce qui, notons-le, ne signifie pas qu’il ne la ressent pas. Il alchimise sa souffrance d’enfant par l’art.



    Accepter sa présence

    Les souffrances intérieures graves et les traumas ont toujours une double potentialité. Soit, elles nous donnent accès à une renaissance de façon périodique, et à un surcroît important de vie et d’énergie. Soit, elles nous figent et nous font mourir à petit feu. Il arrive même que certaines personnes soient totalement brisées. Dans des peaux d’adultes parfois très vieux, un bébé hurle encore. A peu près tous, nous sommes plus ou moins habités par des souffrances d’enfant blessé. En cela, nous ne sommes pas seuls. Notre conjoint, notre ami, notre voisin, lui aussi, doit faire avec la partie blessée en lui.

    Mais il cependant possible d’écouter cet enfant intérieur qui souffre de n’avoir pas existé aux yeux de ses parents. Pour la plupart des personnes ordinaires que nous sommes, la première étape est sans conteste d’accepter le concept même d’enfant blessé. Pour prendre soin de lui, il faut tout simplement l’accepter. Accepter la présence de cette partie fragile et réactive qui est en soi, c’est accepter l’enfant blessé. A cet égard, Margaret Paul, psychothérapeute témoigne de l’expérience de Laure.



    «Si tu es là, réponds, parle-moi»

    Laure, femme hyperactive avait toujours beaucoup investi son travail qui était très important pour elle. Elle était en psychothérapie, et traversait une période de stress professionnel intense et de troubles affectifs. Elle résistait beaucoup à la notion même d’enfant intérieur. Mais son anxiété et son stress firent qu’elle devint de plus en plus inefficace dans ses activités. C’est dans ces conditions qu’elle rencontra son enfant intérieur. Voici ce qu’elle en dit : «J’étais toute seule dans ma voiture et j’ai pensé que s’il y avait du vrai dans cette histoire d’Enfant Intérieur, je n’avais qu’à, au moins, essayer. Alors, je me suis dit en moi-même : «Si tu es là et que tu m’entends, dis quelque chose». Et j’ai été suffoquée d’entendre une petite voix crier : «Au secours !». (1)
    Bouleversant témoignage que celui-là. Il illustre que nous pouvons, si nous l’acceptons, nous ouvrir à une dimension intérieure blessée. Qu’a fait Laure ? Elle s’est intérieurement adressé e à son enfant intérieur en disant : «Si tu es là, réponds, parle-moi» !

    Comme si c’était un enfant réel

    Il est donc possible de s’adresser à cette partie blessée en nous… et d’avoir une réponse. Il est possible d’en prendre soin. On peut prendre soin de son enfant intérieur, comme si l’on prenait soin d’un enfant réel. Si vous rencontrez un petit enfant en sanglots et perdu dans un grand magasin, vous allez le rassurer, le consoler, le prendre par la main pour l’accompagner à la caisse, et attendre avec lui le retour de sa maman afin qu’il ne se sente pas seul et abandonné. Il en est de même pour l’enfant blessé en nous.

    La partie mûre et adulte en nous, qui s’est fortifiée au cours des années, peut protéger la partie enfantine blessée et fragile en nous. Cette dernière reste figée dans une souffrance sans cesse réactivée par des évènements présents qui font écho au passé. C’est un véritable dialogue intérieur de reparentage bienveillant que nous pouvons effectuer alors. Un exemple de dialogue. Supposons que vous vous sentez nul et perdu face à quelque chose à effecteur, par exemple un clou à enfoncer dans un mur pour accrocher un tableau :
    Adulte intérieur :
    Qu’est-ce qui ne va pas ?
    Enfant intérieur :
    Je me sens nul
    Adulte intérieur :
    Tu n’es pas nul. Tu ne dois pas réussir à planter ce clou pour que je t’aime et que je reste avec toi. Tu ne dois rien réussir pour que je t’aime. Je t’aime.


    Le dialogue intérieur

    Le dialogue entre l’adulte et l’enfant intérieur est une méthode très bien décrite par John Bradshaw dans son livre «Retrouver l’enfant en soi». Il explique qu’il consacre tous les jours un moment à son enfant intérieur. Ainsi, durant la rédaction de son livre, il n’arrivait pas à se concentrer très longtemps. Voilà ce que cela donne(2) :
    - Le grand John : Salut, Petit John. Quel âge as-tu en ce moment ?
    - Le petit John : J’ai six ans.
    - Le grand J. : Petit John, comment ça va ?
    - Le petit J. : Je suis fatigué d’écrire. Je veux jouer et j’ai l’épaule en compote.
    - Le Grand J. : Je suis désolé. Je ne me rendais pas compte que j’étais si dur avec toi. Qu’estce que tu aimerais faire maintenant ?


    Inexistence et suradaptation

    L’exemple ci-dessus est donné à titre indicatif. Si on veut aller plus avant, il convient d’approfondir les techniques d’accès à l’enfant blessé [le dialogue, poser des questions, écrire des lettres, écrire des contes, l’hypnose, le rêve éveillé, etc...]. Le but de ces différentes techniques est de relier l’enfant intérieur à l’adulte intérieur-parent. Après avoir identifié la voix de l’enfant blessé en nous, il reste encore à arriver à exprimer les émotions refoulées de l’enfant blessé. Blessé, il l’est parce que ses besoins premiers d’amour, de reconnaissance, de valorisation n’ont pas été rencontrés. Les blessures profondes sont celles qui touchent à la racine même du sentiment d’existence. La personne en grande souffrance n’a tout simplement pas la sensation du «je suis» parce qu’on ne lui a pas donné la possibilité de ressentir que son existence était désirable. C’est là un drame fondamental : se sentir inexistant.



    Un entrelacement de rôles…

    Se retrouver exilé de sa propre existence, peut venir d’une suradaptation. L’enfant est coupé de lui-même, noyé dans une famille souffrante. Une famille où le silence prédomine, par exemple. Il est interdit d’y vivre émotions et désirs non conformes. Ou alors une famille où il y a entrelacement de rôles et où personne n’a accès à un moi distinct des autres. Ainsi, si la mère est souffrante, tout le monde va souffrir. Si la soeur est dépressive, ou le frère colérique, l’ensemble s’en ressent. Chacun ressent et vit ce que les autres ressentent et vivent. Difficile alors de se construire soi-même et d’avoir une identité. C’est particulièrement à la période de l’adolescence, où la quête d’identité est intense, que des rôles peuvent se rigidifier. L’infernale roue de la répétition se met en marche : si on a été sauveur, on va adopter vraisemblablement une attitude de sauveur dans ses relations ultérieures. «La logique de l’absurdité» comme la nomme Alice Miller est à l’oeuvre.
    Exprimer les émotions refoulées de l’enfant blessé aide la personne à prendre conscience de la mise en place de son propre fonctionnement relationnel. Etre un bon parent pour soi-même Après que les émotions refoulées de l’enfant blessé en nous aient été mises à jour, exprimées et reçues par l’adulte intérieur, la deuxième étape consiste à se réapproprier sa propre croissance. Pour être de moins en moins la proie du scénario familial douloureux, il importe que l’enfant intérieur puisse désobéir. Désobéir à toutes les lois parentales qui l’ont coupé de lui-même. C’est paniquant de désobéir à ce qui donne depuis si longtemps une identité, fût-elle construite sur des bases étrangères à soi et donc finalement peu solides. Aussi, pour que ce soit possible, notre enfant intérieur doitil pouvoir s’appuyer sur un parent-adulte intérieur en qui il a confiance. Un adulte intérieur qui, somme toute, arrive à être un bon parent. Car lorsque les parents réels n’ont pas pu permettre à l’enfant d’être lui-même, il importe de devenir le bon parent de soi-même.

    Devenir le bon parent de soi-même n’est certes pas facile lorsqu’on n’a pas de modèle. Mais personne ne peut faire ce chemin à notre place : «Vous devez faire votre deuil de votre enfance réelle et de vos parents. Votre enfant doit intérieur doit savoir que c’est vous, en tant qu’adulte, qui assumerez le rôle nécessaire de parent.» [Bradshaw].

    Qui embrasse qui ?

    Personne ne peut aimer l’enfant blessé qui est en nous mieux que nous-mêmes. Bien sûr, cela demande des efforts, une démarche, et une motivation forte. Ce n’est pas donné. Donc, il est tentant de donner à l’autre, l’amie, l’amante, l’époux, ou toute autre personne ayant un lien affectif proche et fort, la tâche de s’occuper de l’enfant blessé qui est en nous. Tâche évidemment impossible à assumer. Dans un texte hilarant et grave, l’écrivain Milan Kundera décrit les relations du personnage avec sa compagne et montre que ni lui, ni elle ne s’étreignent, mais que ce sont leurs deux mères qui s’embrassent à travers eux. On aurait pu tout aussi bien dire qu’il s’agit de l’étreinte de deux enfants blessés, vu que l’enfant blessé est sous l’emprise intérieure de la mère, du père, des parents.



    Un enjeu narcissique

    Pour la plupart d’entre nous, nos enfants blessés s’interposent donc dans nos relations affectives. Les problèmes viennent très souvent de l’enjeu personnel qui se trouve en dessous de la relation affective. Cet enjeu est de combler les carences de l’enfance, qui sont essentiellement des carences narcissiques. Ce sont alors un cortège de demandes impossibles à satisfaire… et cependant ces demandes sont faites. Ceci inconsciemment, bien entendu. Dès qu’on entre en relation de proximité, l’enfant blessé s’exprime. Et c’est seulement soi-même qui puisse réellement faire face à ces demandes. Ceci dit, que font les millions de couples occidentaux, sinon faire avec cette donnée là ? Donnée mise à jour, travaillée parfois. Et parfois pas. Donnée acceptée ou refusée. Chacun fait avec, comme il peut, selon là où il en est.

    Et mes parents réels ?

    Autre question : dans ce travail de relation avec l’enfant intérieur, que faire avec ses parents réels? Pas de réponse toute faite, bien entendu. Cela dépendra et des parents et de la relation que la personne a avec eux. Et de la décision prise par la personne. Bradshaw dit ceci : «Chacun de vous doit laisser son adulte intérieur établir des frontières avec ses vrais parents. Souvenez-vous : votre enfant intérieur s’en remet à vous maintenant : il s’attend à ce que vous le protégiez». Et cette protection que nous nous devons à nous-mêmes passe parfois par un retrait.
    La meilleure des options, celle qui est la plus gratifiante, est la voie du pardon. Le pardon est une façon de ne pas rester attaché maladivement à des parents dysfonctionnels. Le pardon permet de les quitter. Mais il advient après un long travail où la souffrance refoulée a été exprimée et reçue, où un reparentage positif est constamment effectué et intégré, où l’enfant créateur trouve à s’exprimer, et où la grâce a lieu...

    On ne peut ignorer l’enfant blessé. Il se rappelle toujours à nous. Et en ce sens, il est un aiguillon sur le chemin de la découverte de qui l’on est réellement.
    Qui l’on est réellement. C’est véritablement une très grande question. La question de tous les philosophes. La question des sages. La question des thérapeutes. Notre question à tous. Devenir qui l’on est, c’est un chemin. Celui de toute la vie sans doute. Arrivé dans la seconde partie de la vie, la question de l’individuation devient plus pressante. C’est là que le travail avec les différentes parties de soi que recouvre le concept d’enfant intérieur prend peut-être toute son ampleur. Car devenir qui l’on est, c’est découvrir sa voix, à soi. Peu importent les images d’Epinal. Même si elle est éraillée, ou rauque, cette voix –la sienne- est valide, unique, nécessaire.

    Marie-Andrée Delhamende



    (1) in M. Paul, cfr livre ci-dessous.
    (2) in Bradshaw, cfr livre, p. 270.

    LIVRE

    - Carl Gustav Jung, C. Kerenyi, P.Radin, «Le Fripon divin», Editions Georg.
    - M. Paul, «Renouez avec votre enfant intérieur», Editions Le Souffle d’Or.
    - J. Bradshaw, «Retrouver l’enfant en soi», Le Jour éditeur.



    Paru dans l'Agenda Plus N° 212 de Novembre 2009

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  • Philae

    Les médias m'énervent à attribuer une vie à ce robot...Il y en a même un qui a dit que Philae allait "mourir"...Et ce soir, il va dire à ses gamins qu'ils doivent se conduire comme des adultes...Mais ils sont où les adultes en fait ?... 
    "Philae jette ses dernières forces dans un forage «héroïque» Le Parisien
    Les mineurs au fond des galeries font des forages héroïques et et eux, ils y perdent souvent la vie. Pour de vrai...

    Cette infantilisation de la masse, cet anthropomorphisme technologique, tout ce tapage de 1 Milliard d'euros pour savoir d'où vient la Vie quand l'Humain s'obstine à la détruire sur Terre... C'est à vomir. 

    J'y vois des Enfants qui s'extasient devant la vitrine de Noël...En s'efforçant d'oublier que tout ça est un immonde gâchis. 

     Rien à redire sur le plan technologique et la prouesse que ça représente. Mais je n'y vois, au regard de la presse, qu'un paravent. Je n'y vois au regard financier qu'un gâchis. Je n'y vois au regard spirituel qu'un déni de la vie sur la Terre. S'il faut éveiller des vocations scientifiques, j'aimerais mieux que les médias mettent en avant le travail formidable et indispensable des scientifiques biologistes. Mais la technologie a un impact financier gigantesque ce qui n'est pas le cas de la protection du Vivant...

    Juste un exemple du gaspillage : Un milliard d'euros...Ici, les organismes chargés de réaliser la création du parc régional de Belledonne n'ont plus de subsides pour financer des études environnementales ni prendre des étudiants pour leur stage de Master 2. Il s'agit pourtant de protéger des espèces animales et végétales, de protéger un espace dont les hommes peuvent bénéficier...De lancer aussi de jeunes étudiants prochainement diplômés dans la vie professionnelle...Je ne supporte pas ce gaspillage et la négation des priorités...

    Tant que l'état de cette planète en péril n'attirera pas les Marchands qui trouveront là un nouvel eldorado, ("vous pouvez sauver la planète, achetez notre kit de jardinage individuel...") et bien, les hommes continueront à vivre dans un sommeil mortifère. Et lorsqu'ils achèteront ce kit de survie avec bonne conscience, ils n’œuvreront toujours pas à une nouvelle humanité et ils seront toujours endormis. Ils seront toujours insérés dans le cauchemar programmé par les Marchands. Car ils ne feront que répondre à un programme financier. Il ne s'agira toujours pas d'Eveil.

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  • La parabole des talents

                              Ce qui fait l'injustice, ce n'est pas la loi injuste, c'est l'obéissance à la loi injuste.

                              Car s'il y avait désobéissance, il n'y aurait pas d'application de cette possible injustice...

    Les coupables ne sont pas les instigateurs d'une loi mais ceux qui acceptent d'y obéir. Il faut nécessairement des victimes pour que le bourreau donne ses ordres mais il faut aussi que la victime accepte de tenir ce rôle. Sans victime potentielle, pas de bourreau...

    Le milieu enseignant dans cette Réforme a bien tenu son rôle de victime. La hache du bourreau a changé de mains trois fois mais la sanction reste la même. 

    Les quelques enseignants qui ne font pas partie de ce "milieu" et qui oeuvrent dans la marge se sont engagés autant que possible. Ils auront au moins la satisfaction de pouvoir se supporter et c'est vital pour pouvoir supporter le reste. 

    Dans le film "Le crabe tambour", Jacques Dufhilo parle de la parabole des talents.

    Plus tard dans le film, il dit à son interlocuteur : "Qu'as-tu fait de tes talents?"

    J'étais adolescent quand j'ai vu ce film et j'ai toujours gardé cette question en moi. Comme un rappel à l'ordre, l'ordre de la Nature. Je dois user de ce qu'elle m'a offert. D'un point de vue physique mais aussi intellectuel, philosophique, spirituel...

    Ne jamais perdre de vue qu'il serait contre nature de ne pas chercher à être ce que nous pouvons devenir.

    C'est donc aux enseignants de s'interroger sur eux-mêmes.

    Que font-ils de leurs talents ? Leur est-il même possible désormais d'en user ?

    Si c'est non, alors est-il juste au regard de la Nature qu'ils gâchent leurs talents ?

    Il ne s'agit pas nécessairement d'abandonner les enfants à leur triste sort (ce que j'ai fait...) mais de trouver d'autres formes de refus...

    J'ai toujours dit que la grève administrative était la plus forte parce qu'elle ne dressait pas les familles contre l'école.

    Mais bon, les syndicats aiment bien les défilés...

    C'est mort...

    Pour ma part, je sais aujourd'hui ce que je dois devenir.

    Je sais que je ne veux pas cautionner l'injustice.

    Je sais que je refuse d'être une victime.

    Pour le reste, on verra demain...

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  • Rencontre : Parent/Enfant

    Dans la sophrologie analysante, un des protocoles a pour objectif d'établir une "rencontre" entre son Enfant intérieur et un des parents. 

    Il s'agit d'identifier deux liens :

    Un lien positif

    Un lien limitant. 

    La sophronisation de base, l'analyse, puis la restrucutration  permettront une conscientisation et donc une nouvelle compréhension de ces fondations.

    Le "pont vers le futur" aura pour but de visualiser une prochaine situation incluant ces transformations.

    Cette rencontre met en lumière les limites transmises ainsi que les aspects positifs. Elle permet de prendre conscience et de rencdre au Parent ce qui n'appartient pas à l'Enfant.

    "C'est la faute de ma mère, elle n'a jamais su me donner d'amour, elle ne s'est jamais occupée de moi, elle ne m'a jamais dit : "je t'aime;"

    Et admettons effectivement qu'elle ne vous ait jamais dit tout ça et qu'elle ne l'ait jamais montré comme vous le souhaitiez. Admettons qu'elle ait eu des limites, qu'elle n'a pas compris que vous en souffriez, qu'elle a fait simplement avec ce qu'elle portait elle-même, avec tous ses refoulements, avec son modèle éducatif, avec ses tourments, ses incertitudes, avec tout ce qui faisait qu'elle était malgré tout votre Maman...

    Si on tente de changer l'ouverture de notre regard, comme une focale qu'on essayerait d'élargir, n'y a-t-il pas l'opportunité d'une Rencontre ?...

    La Renontre Enfant / Parent n'est pas faite pour culpabiliser l'enfant ou accabler le parent. 

    C'est une vision plus large du passé, sans jugement, sans critique et sans les non-dits archaïques...Les émotions peuvent être exprimées. Il s'agit aussi de créer un ancrage positif au regard de cette relation. Les émotions ont existé et existeront toujours. Il ne s'agit pas de les rejeter ou de les étouffer mais de les libérer, de leur accorder une forme "d'hommage", qu'elles deviennent enfin uniquement une trace du passé et plus une intoxication du présent. 

     Déroulement :

    INDUCTION DE BASE

    Training autogène/

    Et / Ou

    Respiration / Lieu de calme/ Geste de calme / Régression / Canal de lumière...

    LA RENCONTRE VISUELLE

    Retrouver l'Enfant intérieur

    Un lieu de l'enfance

    Un des parents tel qu'il était à cette époque.

    LA RENCONTRE

    Rencontre en "associé".  (Associé = je suis dans la scène, je ressens l'émotion, je vois la scène depuis moi)

    LES LIENS

    Matérialiser les "liens" : Lien positif / Lien limitant

    Nommer et décrire le lien positif, (forme, couleur, texture, chaleur, endroit où il se trouve sur le corps,)  le ressentir, le garder en mémoire.

    Nommer et décrire le lien limitant (forme, couleur...), comprendre son origine, les limites du parent, la transmission éventuelle de ce lien à sa descendance...

    Exprimer les besoins et les émotions.

    Rendre le lien limitant

    RETOUR

    Ramener à soi les nouvelles émotions, les éprouver, profondément...

    PONT VERS LE FUTUR

    Visualisation d'une situation mettant en scène cette nouvelle compréhension au regard de ce lien limitant qui n'est plus. 

    DÉSOPHRONISATION

    Respiration, ouverture des yeux...

    RESTRUCTURATION AVEC LE PATIENT

    Dans un échange verbal, approfondir cette connaissance de soi en restant "ancré" sur ce vécu. 

    Prendre conscience de l'amour présent dans le parent limité par son propre vécu.

    Prise de conscience des ressources développées dans le présent.

    Il est important de faire une distinction entre "AVIS" et "JUGEMENT"

    Un avis est modifiable et l'individu reste suffisamment lucide pour avoir une observation pleine et claire de la situation pour l'émergence de cet avis et sa possible évolution dans le temps.

    Un jugement est définitif. C'est la condamnation du Tribunal. Il n'y a plus de réparations possibles. 

    Il est donc essentiel d'inviter le Patient à aller vers l'abandon des jugements sur lui-même et sur les autres et l'émergence des avis. C'est la libération qui en dépend...

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  • Le Pouvoir rend fou...

    Tous pourris?

    Le "complot", je sais qui baigne dedans. Ceux qui accusent une partie du Peuple de diffuser des thèses complotistes...

    Ici, on a quelques protagonistes qui par leur attitude placent le pays dans un complot permanent, celui de la dilapidation de l'argent du Peuple. Pour leurs propres intérêts. 

    Personnellement, j'en ai assez de ces gens qui continuent à accorder leur confiance et leur soumission à des carriéristes financiers, magouilleurs, bavant des paroles de citoyenneté, de justice, de solidarité...Quand je vois des images de meeting politique... Consternant...


    http://blogs.mediapart.fr/blog/ribouldingue/130413/tous-pourris

    J'en ai marre de lire des déclarations ou des commentaires des politiciens et des militants qui s'insurgent contre le dénigrement de la classe politique. Ouvrez vos yeux et vos oreilles au lieu de vous cacher derrière de (fausses) déclarations (fiscales) outrées!

    A tous ceux qui défendent, bec et ongles, que les élus sont honnêtes et que c'est la faute d'un seul homme et de lui seul.

    A tous ceux qui disent que le "tous pourris" défend les thèses du FN et pourrit la république, je dirai que ce sont eux-mêmes qui se décrédibilisent.

    A tous ceux qui déclarent et qui croient (faussement) encore à la république "irréprochable", "exemplaire" et que nos élus ne sont pas du tout intéressés par l'argent. D'ailleurs, vous avez vu? Ils gagnent tous des fortunes mais pas un n'a un sou de côté avec des salaires de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Mais par contre, la moitié des français avec 1500 €/mois doit faire des efforts et mettre de l'argent de côté!

    A tous ceux qui hurlent qu'on n'a pas le droit de mettre tout le monde dans le même sac parce que quelques uns ont fauté. 

    A tous ceux qui crient au scandale ou à la démagogie parce qu'on accuse nos politiciens.

    Désolé pour cette litanie insupportable mais il faut se rendre à l'évidence... Beaucoup, beaucoup trop, ont été condamnés. Des condamnés réélus quand même. Des condamnés au gouvernement et même ministres!

    Liste, non exhaustive, des élus de tout bord condamnés (trouvée sur Internet en 3 clics):

    Alain Belviso (PCF): Ex Président de l'Agglo d'Aubagne, mis en examen en 2010 dans le cadre de l'Affaire Alexandre Guérini mais également dans le cadre d'une affaire de faux en écriture privées et usages de faux

    Alain Gouriou (PS) Ancien Député, Maire et Vice-Président du CG des Côtes d'Armor, il a été reconnu coupable d'abus de confiance mais dispensé de peine en 2008.

    Alain Rist (Vert): Ex Vice Président de Conseil Régional d'IDF condamné en 2006 pour être allé sur des sites pédophiles et avoir téléchargé des images à caractère pédophile.

    André Santini (UDF): Ex ministre condamné en 2013 pourdétournement de fonds de la fondation Hamon à deux ans de prison avec sursis, 200 000 € d'amende et 5 ans d'inégibilité.

    Anne Hidalgo (PS): Actuelle adjointe au Maire de Paris, elle aurait été condamnée en 2012 à 40 000 € d'amende pour infraction à la législation sur la durée du travail, d'après le syndicat FO CAS-VP.

    Bernard Granié (PS): Elu d'une intercommunalité condamné en 2011 pour corruption. Peine confirmée par la Cour de cassation en mars 2013.

    Bernard Tapie (Divers Gauche): Homme d'affaire, ex Ministre sous Mitterrand, condamné en 1996 pour corruption et subordination de témoin.

    Bertrand Delanöe (PS): Actuel Maire de Paris condamné en 2010 pour atteinte au droit du travail

    Charles Josselin (PS): Ancien Ministre sous Lionel Jospin de 1997 à 2002 et Secrétaire d'Etat à plusieurs reprises, il a été reconnu coupable d'abus de confiance mais dispensé de peine en 2008.

    Christian Bourquin (affilié PS): Président de Région Languedoc Roussillon, successeur de Georges Frêche, condamné en 2012 pour délit de favoritisme.

    Christian Cuvilliez (PCF): Ex Député et actuel Conseiller Municipal de Dieppe condamné en 2000 puis confirmé en 2004 pour détournement de fonds publics et recel et une seconde fois en 2001 pour diffamation.

    Claude Hoarau (PCR): Maire de Saint Louis à la Réunion, condamné en 1ère instance à 1 an d'inéligibilité et 4 mois de prison avec sursis pour complicité de prise illégale d'intérêt et achat de voix. Le condamné a fait appel: jugement rendu en décembre 2012.

    Claude Pradille (PS): Ex Sénateur, condamné en 1995 pour corruption.

    Claudie Lebreton (PS) Ancien Maire, Conseiller Régional de Bretagne, actuel Président du Conseil général des Côtes d'Armor, il a été reconnu coupable de prise illégal d'intérêts mais dispensé de peine en 2008.

    Edmond Hervé (PS): Actuel Sénateur, condamné en 1999 pour manquement à une obligation de sécurité dansl'affaire du sang contaminé.

    Élie Hoarau (PCR): Ancien Député de la Réunion, condamné en 2000 à un an d'emprisonnement avec sursis et de cinquante mille francs d'amende ainsi qu'à l'interdiction du droit de vote et à la privation du droit d'éligibilité pour une durée de trois ans suite à une affaire de fraude électorale.

    Elie Pigmal (PS): Ancien Maire PS de Saint Estève, condamné en 2012 pour délit de favoritisme.

    Florence Lamblin (EELV): Mise en cause en octobre 2012 dans le cadre de différentes affaires. Dont l'affaire de l'évasion fiscale avec compte en Suisse.

    François Bernardini (ex/de nouveau? PS): Maire d'Istres condamné en 2001 pour ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux.

    François Xavier Bordeaux (PS): Ancien dirigeant du PS bordelais condamné en 2011 pour abus de faiblesse

    Gilbert Annette (PS):: Actuel Maire de Saint-Denis de la Réunion, ancien Député,condamné en 1996 à 200 000 francs d'amende, cinq ans de privation de ses droits civiques et trente mois de prison dont douze avec sursis pour corruption dans des procédures de marchés publics à la ville de Saint-Denis.

    Guy Roueyre (PCF): Ex Conseiller Régional démissionnaire, condamné en 2011 pour agressions sexuelles

    Harlem Desir (PS): Actuel Député Européen condamné en 1998 pour recel d'abus de confiance

    Henri Emmanuelli (PS): Ex Ministre sous les Gouvernements Mauroy et Fabius, actuel Président du Conseil Général des Landes, condamné en 1997 pour trafic d'influence.

    Ibrahim Tariket (PS): Conseiller Mubnicipal de Clichy condamné à 5 ans de prison ferme pour agression.

    Jack Lang (PS): Député du Pas de Calais condamné en 2008 pour rupture de contrat.

    Jack Mellick (PS): Actuel Député et Maire de Béthune dans le Pas de Calais, condamné en 1997 dans l'affaire OM-VA pour faux témoignage.

    Jacques Mahéas (PS ou apparenté): Ex Sénateur et Maire de Neuilly Sur Marne en Seine Saint Denis condamné pour agression sexuelle.

    Jeanine Ecochard (PS): Actuelle Vice Présidente du Conseil Général des Bouches-Du-Rhônes, condamnée en 1998 dans l'affaire Urba(financement occulte du PS).

    Jean-Christophe Cambadélis (PS) : Député, condamné en 2006 pour l'affaire de la MNEF.

    Jean-Christophe Mitterrand: Fils de François Mitterrand, ex conseiller de son père à l'Elysée pour les affaires africaines, condamné en 2009 pour recel d'abus de bien sociaux.

    Jean-François Noyes (PS): Conseiller Général des Bouches-Du-Rhône, mis en examen en 2012 dans le cadre de l'Affaire Guérini pour association de malfaiteurs en vue de trafic d'influence et recel de trafic d'influence.

    Jean-Marc Ayrault (PS): Actuel Député, condamné en 1997 pour délit de favoritisme

    Jean-Marie Le Chevallier (PS): Actuel Député, condamné en 2003 pour subordination de témoin. 

    Jean-Marie Le Guen (PS): Actuel Député, mis en examen dans l'affaire de la MNEF bénéficiant d'un non lieu.

    Jean-Michel Baylet (PRG): Actuel Sénateur du Tarn et Garonne condamné en 2003 pour abus de biens sociaux

    Jean-Noel Guérini (PS): Actuel Sénateur des Bouches du Rhône, mis en examen en 2011 pour prise illégale d'intérêt et trafic d'influence.

    Jean-Paul Huchon (PS): Actuel Président de Région IDF, condamné en 2007 pour prise illégale d'intérêt et en 2011par le Conseil d'Etat.

    Jean-Pierre Balduyck (PS): Actuel Député du Nord, condamné en 2005 pour favoritisme a fait appel de sa condamnationIl est relaxé par la Cour d'Appel de Douai en mars 2006.

    Jean-Pierre Destrade (PS): Ex élu et Porte Parole du PS condamné en 2005 pour escroquerie et trafic d'influence.

    Jean-Pierre Kucheida (PS): Actuel Député du Pas de Calais, mis en cause en 2011 dans une affaire de corruption peut être de grand ampleur au sein de la Fédération PS du Pas De Calais. Devrait être entendu dans le cadre d'une affaire d'abus de biens sociaux en octobre 2012

    Jérôme Cahuzac (PS) Condamné sans peine ni inscription au casier judiciaire en 2007 pour avoir employé, entre juillet 2003 et novembre 2004, une femme de ménages philippine, sans papiers,  rémunérées en liquide pour 40hs mensuelles à 250€/mois.

    Joël Marion (PCF) Le maire de Compans a été condamné en décembre 2012 à 1 500 € d'amende pour prise illégale d'intérêts.

    Julien Dray (PS): Député et Conseiller Régional IDF non condamné mais qui a fait l'objet d'un rappel à la loi en 2009.

    Khadija Aram (ex PS): Ancienne élue municipale condamnée en 2011 pour trafic d'influence et abus de confiance

    Laurence Pommier (PCF?) La conseillère municipale chargée de la communication, de la mairie de Compans a été condamnée en décembre 2012 à 1 500 € d'amende pour prise illégale d'intérêts.

    Laurent Fabius (PS): Ex 1er Ministre sous Mitterrand, mis en cause dans l'affaire du sang contaminé puis relaxé.  

    Laroussi Oueslati (PRG): Mise en examen en 2010 pour trafic de faux diplômes

    Lionel Colling (LO) L'ex Maire de Compans a été condamné en 2006 pour avoir employé ses proches parents au sein des services de la mairie.

    Line Cohen Solal (PS): Actuelle adjointe au Maire de Paris, condamnée en 2011 dans la même affaire que celle touchant Pierre Mauroy.

    Maurice Gironcel (PCR): Actuel Maire de Sainte Suzanne, condamné en 2008 à 1 an de prison et 1 an d'inéligibilité pour détournement de fonds.

    Maxime Gremetz (ex PCF désormais sans étiquette):  Ex Député de la Somme, condamné en 2000 pour violence avec arme en ayant forcé un barrage de police, licenciement abusif, etc...

    Melba Ngalouo-Bocquet (PCF) : Ex élue PC et employée à la Mairie de Corbeil, condamnée en octobre 2012 pour fraudes.

    Michel Dary (PRG): Ex député Européen, mis en cause en 2010 pour recel d'abus de confiance suivi d'un non lieu prononcé en sa faveur.

    Michel Delebarre (PS): Ancien Ministre sous Mitterrand, condamné en 2005 dans l'Affaire des Ecoutes Téléphoniques

    Michel Laignel (PS): Condamné en 2006 pour faux, usage de faux, délit de favoritisme, prise illégale d'intérêt, et détournement de fond

    Michel Pezet (PS): Ancien Député des Bouches-Du-Rhône, et actuel Conseiller Général du même département, condamné en 1998 pour recel de fonds utilisés [pour un financement politique] en dehors de tout enrichissement personnel.

    Michel Tonon (PS): Maire de Salon de Provence, mis en examen en 2010 pour délit de favoritisme mais finalement relaxé en janvier 2012. 

    Mohamed Abdi (PS): Condamné en 2007 pour escroquerie

    Patrick Sève (PS): Maire de L'Hay-Les-Roses mis en examen en 2011 pour octroie inustifié de marchés publics et soustraction de fonds publics

    Pascal Buchet (PS): Maire PS de Fontenay Aux Roses reconnu coupable en 2012 de harcèlement moral après le suicide d'une de ses collaboratrice.

    Philippe Kaltenbach (PS): Maire PS de Clamart dans la tourmente en 2012 suite à l'apparition de 2 vidéos pourlesquelles il plane des soupçons de corruption

    Philippe Sanmarco (PS): Ancien Député Socialiste des Bouches-Du-Rhône, condamné en 1997 pour complicité de trafic d'influence dans l'affaire du financement occulte du PS, l'Affaire Urba

    Pierre Vergès (PCR: Actuel Vice Président du Conseil Régional de la Réunion, condamné en première instance à 18 mois d'emprisonnement, 300 000 francs (plus de 46 000 euros) d'amende et 5 ans de privation des droits civiques, civils et de famille, puis en appel, à une peine de prison ferme couvrant sa peine de détention.

    René Teulade (PS): Ministre des Affaires sociales sous François Mitterrand (1992-1993), actuel Sénateur de Corrèze, condamné en juin 2011 pour abus de confiance.

    Richard Laude (rouge?) L'ex conseiller municipal de Compans avait été condamné en 2005 après avoir confié une mission à une société dont il était le gérant.

     Roland Robert (PCR) Actuel Maire de la Possession sur l'Ile de la Réunion, mis en examen en 2004 pourcorruption passive mais pour aucune suite ne semble avoir été donnée. Condamné en 1ère instance en 2009 à 3 mois de prison avec sursis puis relaxé en appel, dans une affaire de  présumés détournement de fonds publics ainsi que de faux et usage de faux en écriture.

    Robert Gaïa (PS): Député du Var condamné en 2002 pour favoritisme

    Serge Andréoni (PS): Actuel Sénateur Maire mis en examen en 2011 pour complicité de trafic d'influence dans le cas de l'affaire Guérini.

    Stéphane Pocrain (ex(?) Vert): Aucun mandat électif en cours mais déclaré inéligible à plusieurs reprises, condamné à deux mois de prison avec sursis et 3 000 € de dommages et intérêts pour avoir battu son ex concubine. En janvier 2012 il est condamné pour abandon de famille mais a réglé sa dette depuis.

    Sylvie Adam (PCF?) L'adjointe au logement du maire de Compans a été condamnée en décembre 2012 à 1 500 € d'amende pour prise illégale d'intérêts.

    Sylvie Andrieux (PS): Actuelle Députée des Bouches-Du-Rhône, mise en examen en 2010 pour complicité de tentative d'escroquerie et de détournements de fonds publics dans l'affaire du financement présumés à hauteur de 700 000 € d'associations présumées fictives.

    Yacine Chaouat (PS): Actuel adjoint au Maire du 19ème Arrondissement chargé de la médiation et condamné en 2011 en appel pour violences conjugales.

    Alain Agostini UMP 2008 condamné pour proxénétisme aggravé en bande organisée. 


    Alain Carignon UMP 1999 condamné pour corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoins. 

    Alain Ferrand UMP 2006 condamné pour faux et usage de faux. 1998 condamné pour prises illégales d’intérêts et condamné pour fraude fiscale. 

    Alain Juppé UMP 2007 condamné pour abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt. 

    Alain Tuduri UMP 2009-10 condamné pour discrimination raciale pour avoir préempté les biens immobiliers que voulaient acheter des personnes d’origines étrangères en sa commune. 

    Axel Poniatowski UMP 2010 condamné pour diffamation. 

    Brice Hortefeux UMP 2010, condamné pour atteinte à la présomption d’innocence. Condam né pour injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine. Le Parquet Général a requis sa relaxe, la décision a été mise en délibéré au 15 septembre. 

    Bruno Sandras UMP 2011 condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. 

    Charles Fabre UMP 2010 mis en examen pour favoritisme. 

    Charles Pasqua UMP 2009 à 2010 condamné pour trafic d’influence, pour favoritisme, pour faux, financement illégal de campagne et abus de confiance. Cité dans l’affaire de recel d’a bus de biens sociaux pour l’association FranceAfriqueOrient. Mentionné dans l’affaire du financement occulte du ministère de l’Intérieur et de l’Union des groupements d’achats publics. 

    Christian Vanneste UMP 2006 et 2007 condamné pour propos homophobes, condamnation confirmée par la Cour d’Appel puis annulée par la Cour de Cassation, avait déclaré l’homosex ualité inférieure à l’hétérosexualité et que l’homosexualité était une menace pour l’humanité. 

    Claude Polony UMP 2001-09, reconnu coupable de prise illégale d’intérêt, favoritisme et détournements de fonds. 

    Daniel Simonpieri FN puis UMP condamné pour favoritisme, fausses factures et emploi fictif. Il avait déjà été condamné pour harcèlement moral. 

    Damien Meslot UMP 2010 condamné pour outrage à magistrat, mis en examen pour atteinte ou tentative d´atteinte à la sincérité d´un scrutin. 

    Denis Gautier-Sauvagnac UMP 2008 mis en examen pour blanchiment d’argent. 

    Denis Jacquat UMP 2011, condamné pour abus de confiance et infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales. 

    Didier Schuller RPR-UMP 1994 s’enfuit aux Bahamas après la révélation d’une tentative de déstabilisation du juge Éric Halphen puis continue sa cavale en Dominique Républicaine où il bénéficie d’une protection diplomatique, avant de revenir en France. 2005 condamné pour financement illégal de sa campagne. 2007 condamné pour avoir fait financer de façon occulte des activités politiques. 

    Dominique Paillé UMP 2004 condamné pour abus de confiance. 

    Frédéric Chazal UMP 2010 condamné pour diffamation. 

    Gaston Flosse UMP 2011 condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. 

    Georges Tron UMP 2011 mis en examen pour harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol. 

    Gérard Dezempte UMP 2006 condamné pour discrimination. 

    Gérard Larrat UMP 2011 condamné pour constitution de partie civile abusive ou dilatoire dans le but de nuire à son adversaire socialiste. 2011 mis en examen pour complicité d’atteinte à la sincérité du scrutin, complicité de faux administratif et usage et complicité de manœuvre frauduleuse tendant à l’exercice irrégulier du vote par procuration, élection annulée. 

    Gilles Forray UMP 2006 condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

    Guy Drut UMP 2005 condamné pour avoir bénéficié d’un emploi fictif. 

    Guy Wildenstein UMP 2011 mis en examen pour recel d’abus de confiance. 

    Henry Chabert UMP 2002 condamné pour recel d’abus de biens sociaux. 

    Jacques Blanc UMP 2009 mis en examen pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt. 

    Jacques Masdeu-Arus UMP 2006-09 condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux. 

    Jacques Myard UMP 2009 condamné pour diffamation. 

    Jean Reynaud UMP 2004 condamné pour prise illégale d’intérêt. 2006, condamné pour harcèlement moral et dégradation des conditions de travail. 

    Jean Tiberi UMP 2009 condamné pour occupation illégale des locaux de sa permanence et fraude aux électeurs. 

    Jean-Louis Garnier UMP 2011 condamné pour coups et blessures. 

    Jean-Louis Masson UMP 1997 condamné pour avoir financé la campagne d’un concurrent afin d’affaiblir sa rivale à droite. 

    Jean-Paul Alduy UMP 2008 son élection est annulée pour fraude. 

    Jean-Paul Fournier UMP 2009-10 condamné pour prise illégale d’intérêt. 

    Joëlle Ceccaldi-Raynaud UMP 2006 condamnée pour diffamation et complicité de diffamation. 

    Joëlle Ferrand UMP 2010 condamnée pour prise illégale d’intérêt et malversations. 

    Laurence Spicher-Bernier UMP 201062011 condamnée pour exercice illégal de la profession d’avocat et escroquerie. 

    Lionel Cressiot UMP 2011 mis en examen pour injures et diffamation. 

    Lucette Michaux-Chevry UMP 2002 condamnée pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics. 

    Manuel Aeschlimann UMP 2009 condamné pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public. 

    Marie-Jeanne Bozzi UMP 2002 condamnée pour proxénétisme aggravé, association de malfaiteurs et dissimulation de travail clandestin. 2007 condamnée pour soustraction au paiement de l’impôt, omission de déclaration et fraude fiscale. 2009 mise en examen pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un homicide en bande organisée. 

    Maurice Gutman UMP 2010 condamné pour proposition sexuelle à une mineure de 12 ans. 

    Michel Buillard UMP 2011 condamné pour détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts. 

    Michel Habig UMP 2006 condamné pour avoir fait incendier 14 caravanes appartenant à des Roms installées sur un terrain municipal. 

    Nicolas Bazire UMP 2011 mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. 

    Olivier Deleu UMP 2011 mis en examen pour injures et diffamation. 

    Olivier Rey UMP 2008 condamné pour violences, menaces et dégradation grave du bien d’autrui à raison de la religion. 

    Pascal Buchet UMP 2007-11 condamné pour harcèlement moral ayant mené au suicide. 

    Patrick Balkany UMP 2003 condamné pour injure publique et pour diffamation. 1999 condamné pour avoir rémunéré aux frais du contribuable 3 pers. désignées comme des employés municipaux mais ne s’occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny. 

    Philippe Brun UMP 2011 condamné pour fraudes et multiples abus de biens sociaux. 

    Pierre Bédier UMP 2009 condamné pour corruption passive et recel d’abus de biens sociaux.

    Philippe Pemezec UMP 2010 condamné pour injures. 2007, condamné pour irrégularités lors de sa campagne, son élection sera annulée. 

    Renaud Donnedieu de Vabres UMP 2004 condamné pour blanchiment d’argent. 2011 mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. 

    René Vestri UMP 2009 condamné pour travail dissimulé. 2010 mis en examen pour blanchiment à titre habituel et en bande organisée, trafic d’influence et association de malfaiteurs. 

    Richard Cazenave UMP 1999 condamné pour abus de biens sociaux. 2004 condamné pour recel et complicité d’abus de biens sociaux. 

    Serge Dassault UMP 1998 condamné pour corruption2010 condamné pour procédure abusive. 2009, condamné pour avoir acheté des voix lors des municipales. 

    Thérèse Aillaud UMP 2002 condamnée pour détournement de fonds publics. 

    Thierry Gaubert proche de l’UMP collaborateur de Sarközy 2008 mis en examen pour abus de biens sociaux et escroquerie. 2011 mis en examen dans le cadre de l’affaire Karachi. 

    Thierry Leprince UMP 2007 condamné pour viol sur une mineure de 12 ans. 

    Vincent Toni UMP 2008 et 2011 condamné pour corruption passive. 

    Xavier Dugoin UMP 1997 condamné pour trafic d’alcool, salaires fictifs et corruption. 1999 à 2000, condamné pour abus de confiance, détournement de fonds publics, falsification de documents administratifs et prise illégale d’intérêt. 2001, mis en examen dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs du conseil général de l’Essonne, cette procédure sera annulée pour vice de forme.

     

    Les hommes politiques condamnés et réélushttp://www.lexpress.fr/actualite/politique/ces-elus-condamnes-et-reelus_769221.html

     

    Liste non exhaustive des condamnations et mises en examen du PS, de l’UMP et du FNhttp://lesmoutonsenrages.fr/2013/04/05/liste-non-exhaustive-des-condamnations-et-mises-en-examen-du-ps-de-lump-et-du-fn/

     

    Liste des condamnations et mises en examen du PS, du Parti de gauche, des Verts, de l'UMP et du FN: http://sos-crise.over-blog.com/article-liste-condamnations-et-mises-en-examen-ps-parti-de-gauche-verts-ump-et-fn-116776359.html

     

    Base de données des politiciens corrompus, compilation des affaires et scandales politiques: http://www.politicards.fr/index.html

     

    De plus, il ne doit s'agir que de la partie emergée de l'iceberg. Si c'est comme pour la fraude en tout genre, il ne doit y avoir que 10 % (et encore) des affaires qui sont connues.

     

    http://www.politicards.fr/politicards-a.html

    http://pierre.parrillo.over-blog.fr/article-liste-des-elus-ps-et-de-gauche-condamnes-98170356.html

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ces-elus-condamnes-et-reelus_769221.html

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/03/face-a-ses-elus-condamnes-ou-non-le-ps-ne-fait-pas-toujours-le-meme-choix_1597747_823448.html

    http://article-50.eu/liste-des-condamnations-penales-et-mises-en-examen-des-elus-ump/

    http://actuwiki.fr/politique/17584

    http://www.lesinrocks.com/2013/04/03/actualite/portait-de-lelu-megalo-le-plus-condamne-de-france-11380716/

    http://www.pcfbassin.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=4922:liste-des-condamnations-et-mises-en-examens-de-personnalites-du-ps-parti-qui-revient-aux-affaires-de-la-france-suivi-de-celles-de-lump&catid=67&Itemid=7

    http://www.legrandsoir.info/les-condamnations-et-mises-en-examen-du-front-national-et-de-ses-membres.html

    http://lesmoutonsenrages.fr/2013/04/05/liste-non-exhaustive-des-condamnations-et-mises-en-examen-du-ps-de-lump-et-du-fn/

    ...

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