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  • Témoignages

    Quelques exemples trouvés sur les pages du net...

    Maintenant, il n'y a plus que les parents qui pourront mettre fin à ce chaos. Et je ne suis pas persuadé qu'ils le feront...

    Je pensais pourtant que les Mamans et peut-être même des Papas prendraient en compte le bien être de leurs enfants...Que ça leur vrillerait les tripes qu'on s'en prenne à ce qu'il y a de plus cher dans la vie des adultes...

    Je dois être naïf ou même con peut-être...

    Dégoûté.

    Ras le bol.

    Comme disait François, l'ancien combattant de 14-18 avec lequel j'ai passé une partie de mon enfance : "À chacun sa merde et les culs seront bien torchés".

    J'en ai marre de ne plus parler que de ce merdier.

    J'arrête.

    Que chacun se démerde.


    La vérité criante sera faite aux yeux de tous ces pontes incompétents et sourds! Incapables d'écouter les gens du terrain parce que tout simplement, ils ne le veulent pas et nous mentent!!!! Non ça ne s'est pas bien passé! Oui c'est un désastre! Oui les élèves souffrent! Oui la Maternelle n'a pas besoin de ça! Oui les siestes sont sacrifiées pour les petits! Non, nous ne pouvons plus décloisonner les après midi ds les classes de grands! Oui j'ai l'impression de ne faire que de la garderie ds ma classe de petits les aprèms! Oui, ils n'en peuvent plus à partir du jeudi matin (4ème réveil successif)! Et oui, je pense que cette réforme porte atteinte à la qualité de l'Instruction que je peux apporter aux élèves! Oui les ATSEM n'en peuvent plus du nouveau rythme qui leur est imposé, déjà elles craquent de tous côtés! Oui un petit à la cantine a besoin d'un référent stable pour se sentir en sécurité, ce qui n'est plus le cas actuellement. Avec tout ça je ne peux que souhaiter un retour rapide à la NORMALE et je le dis et le redis, J'EN AI RAS LE BOL DE CE MENSONGE ET DE CETTE HYPOCRISIE!

    A peine deux semaines après la rentrée : nous sommes déjà tous "sur les nerfs" : enfants, parents, instituteurs... fatigués, énervés, en colère... Il faut que ça s'arrête ! Le "gouvernement" ne peut pas faire à ce point n'importe quoi ! (à propos de "points" : s'il veut en récupérer, c'est facile, il suffit d'abroger sur le champ cette "réforme" !) Nous allons craquer ! Tous !! Enfants, parents, instituteurs !!! Et ce n'est pas "en rêve" : nous sommes en train de vivre qq chose d'insupportable. Dans les écoles, les directeurs / directrices sont proches de l'explosion. Les instits' revoient à la baisse l'enseignement ! Les cours se réduisent vaguement à la matinée. L'après-midi, les enfants dorment, et de toute façon... il n'y a plus assez de temps pour entreprendre qq chose... Pourtant, ensuite, les enfants continuent à se fatiguer avec des activités stupides (ah ! c'est pas de l'épanouissement !)

    "J avais dit que je me couchais tot. J y arrive pas. Quand je vois ma classe occupee par un animateur de " slam" ou de graphisme chinois....et qu entre 15 h et 17 h ou je fais l etude je suis oblige d aller corriger mes cahiers ailleurs.....quand je vois qu ils sont pas foutus de remettre la classe en ordre apres leurs activites....ca me rend dingue. Et puis merde!!!!! Les momes vont a l ecole pour faire du slam avec des animateurs ou pour apprendre l orthographe avec des instituteurs? Ca me rend dingue!!!!!!!!! Dingue!!!!!! Le matin ils disent " maitre c est pas mes affaires dans ma case" ( oui ils m appellent encore maitre). Ben oui ils foutent les tables dans tous les sens et ils les remettent pas en place. Et en plus ils font d horribles tags sur mon tableau et je dois les effacer. Du slam....des tags.....le maitre chasse de sa classe pour laisser sa place a la " culture" du slam......je deviens dingue!!!!! C est ca l ecole?"

    "Réforme de merde !!!!! 2 mecs tournent en voiture autour des écoles de mes enfants avec des bonbons !!! Je suis dégoûtée !!! Les sorties de TAP sont catastrophiques, tous les parents hallucinent, cherchent leurs gosses à droite, à gauche... Aucun allègement en plus, 16h30 tous les jours avec le mercredi en plus!!!"

    Le gros problème ce n'est pas la pagaille (encore que !). le problème c'est que les enfants (et bcp de parents) ne font plus la distinction entre le scolaire et le périscolaire. L'école devient une garderie géante...Ce n'est surement pas comme ça que l'on va rétablir un niveau scolaire correct ! Mais n'est ce pas voulu???

    C était un des points de la réforme que nous avions soulevé pour les taps et la municipalité nous avait répondus que chacun devait y mettre du sien! Le problème c est qu en fonction de l organisation choisie où vont alors les instits quand ils bossent pendant les taps? Et comment les élèves gèrent leur comportement lorsqu un même lieu sert à plusieurs activités si différentes? La classe est un repère de calme et de travail gérée par des règles de vie particulières et bien établies. Les taps dans les classes n ont pas du tout la même organisation, la discipline et les déplacements entres autres sont alors bien différents. Compliqués pour les enfants de se repérer et d avoir le comportement adéquat. Ce qui permet justement à l enfant de se construire avec harmonie ce sont entre autres des repères réguliers, identifiables et intangibles....

    En ce qui concerne la réquisition de ma classe, je m'y attends dès les mauvais jours... je ne compte pas me laisser faire... oui certes, les locaux sont municipaux, mais une grande partie de mes affaires personnelles (que je mets à disposition de mes élèves) s'y trouve (livres, matériel d'art, marionnettes, posters...) on passe beaucoup d'argent et de temps perso dans nos classes (achats divers et nettoyage!!!!) et franchement cela me ferait mal que tout cela ne soit pas respecté ainsi que les affaires de mes élèves. Car c'est bien de cela qu'il s'agit! Du respect des affaires des autres.(On l'apprend aux gamins, aux adultes de donner l'exemple!!) Ma classe est mon premier instrument de travail!!!

    Madame, Monsieur,

    L’Education Nationale recrute des professeurs des écoles, contractuels ou vacataires, en Seine Saint Denis.
    Vous assurerez des missions de remplacement dans des écoles maternelles ou primaires d’une des circonscriptions du département.
    Vous travaillerez avec des enfants, âgés de 2 à 11 ans, et dispenserez un enseignement polyvalent (français, mathématiques, histoire, géographie, sciences, langues vivantes, musique, arts plastiques et éducation sportive).
    Vous devez disposer d’un diplôme Master I ou équivalent.
    Vous trouverez plus de renseignements dans la fiche de poste en pièce jointe.
    Si cette offre vous intéresse vous pouvez nous faire parvenir votre CV et votre lettre de motivation à l’adresse suivante : ape.93231@pole-emploi.fr

    Cordialement,
    Votre Pôle emploi

    Plus besoin de passer le concours ...


    A Monsieur Duthy, Directeur Académique des Services de l’Education Nationale chargé du 1er degré.

    Copie à : à Monsieur Weill, Recteur de Paris, à Mesdames, Messieurs les Inspecteurs de l’Education Nationale, Inspecteurs de Circonscription chargés du 1er degré.
    L’important, c’est l’Ecole !
    Monsieur le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale, Nous, directeurs d’écoles élémentaires et maternelles de Paris, tenons à vous faire part de notre désarroi et de notre colère après un mois de reprise des classes. Depuis le 2 septembre, l’essentiel de nos préoccupations et de notre temps est consacré au périscolaire municipal décidé par la Ville de Paris. Sa qualité, par ailleurs très inégale, les conditions dans lesquelles il s’exerce, ses modalités d’organisation, les périmètres de responsabilité des uns et des autres dans cette nouvelle organisation de l’école, sont les sujets qui envahissent nos journées. Or, fonctionnaires d’état en charge de mission d’Education Nationale, nous souhaitons affirmer fortement ici qu’à l’école, l’important c’est l’École, autrement dit les apprentissages. Apprentissages qui doivent se construire dans de bonnes conditions, dans la sérénité. Des apprentissages menés sous la responsabilité d’adultes formés, habilités. Des apprentissages qui trouvent leur légitimité dans le cadre de programmes officiels, appliqués sur l’ensemble du territoire national. Contrairement à ce qui est affirmé, nous souhaitons attester que les bonnes intentions qui sous-tendaient cette réforme n’ont pas suffi. Les déclarations « c’est dans l’intérêt des enfants », « les journées scolaires sont trop longues », « il faut réduire les inégalités », « combattre l’échec scolaire », sont des préoccupations partagées par la totalité des enseignants. Elles se heurtent cependant à la réalité de la mise en place de cette réforme. Voici quelques éléments de notre constat :
     Les conditions de sécurité mal assurées pour nos élèves aux différentes sorties de l’école,
     Un niveau d’hygiène des locaux scolaires dégradé,
     L’intervention dans les bâtiments scolaires d’une succession d’adultes dont on ne peut garantir la compétence, à qui sont confiés des groupes d’enfants pour faire des « ateliers » dont on ignore les objectifs, dans les locaux ou hors des locaux de l’école,
     Une confusion totale pour les élèves qui ne savent plus se situer par rapport aux adultes référents. Pour ceux de l’école maternelle, la perte de repères spatio-temporels à laquelle ils sont soumis et le non-respect de leur biorythme sont proprement insupportables. La représentation de l’école qui leur est donnée ne leur permet pas de se situer de façon constructive dans l’institution scolaire,
     La confusion des finalités du scolaire et du périscolaire, certains ateliers proposés par la ville ayant des appellations équivoques : « lecture », « ateliers scientifiques », « anglais », etc.
     Des personnels enseignants exclus des locaux des classes où ils préparaient leur travail pédagogique après 15 heures deux fois par semaine. Il en résulte une perte de motivation des équipes et une interrogation sur les finalités de leur métier,
     Des personnels d’animation, souvent plein de bonne volonté, mais désemparés devant l’ampleur de la tâche confiée : animer des ateliers sans matériel, dans des locaux impropres à leur exercice, parfois sans formation, ….
     Des agents des écoles maternelles déboussolés qui ont du mal à s’inscrire dans les nouvelles missions imposées par la Ville, sans formation : passer du ménage et de l’assistance aux enseignants à l’animation d’ateliers éducatifs en responsabilité devant les élèves. Depuis un mois, les bâtiments scolaires sont réduits à des lieux d’accueil pour enfants où différents adultes possédant des statuts mal identifiés par les élèves passent faire avec eux des « activités », le scolaire peinant à trouver sa place dans la confusion générale des espaces et des rôles de chacun. Il nous semble particulièrement important que l’institution qui nous emploie réaffirme aujourd’hui la prépondérance de l’École à l’école. En professionnels de l’Education que nous sommes, nous savons que la désorganisation structurelle induite par l’application de cette réforme parisienne, ne sera pas résolue après une « période de rodage » ou après quelques « ajustements » à la marge. Nous vivons douloureusement le fait qu’une expérience mal préparée, sans consensus trouvé entre les différents acteurs, vienne mettre à mal les valeurs de l’école de la République en laquelle nous continuons de croire. Nous vous assurons, Monsieur le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale, de notre profond attachement au service public d’éducation.

    La réforme des rythmes scolaires accroit les inégalités dans les écoles rurales

    En cette rentrée scolaire, les nouveaux rythmes font beaucoup parler. Dans les grandes villes, les journalistes pointent les problèmes d’organisation, comme à Paris où les animateurs étaient en grève et comme à Marseille où ces derniers font défaut. Les barons de droite, de Dupont-Aignan à Gaudin, en profitent pour tirer sur le gouvernement. Loin de ce bruit médiatique, cette réforme s’applique, le plus souvent, sans l’enthousiasme des parents et des enseignants. Dans les petites villes de campagne, elle cause non seulement des soucis d’organisation et de moyens, mais elle tend aussi à accroître les inégalités sociales et territoriales.

    Terrains de luttes  propose de revenir sur les problèmes posés par cette réforme à partir du récit de deux professeur-e-s des écoles travaillant dans des communes rurales du Limousin, tous deux syndiqués au SNUipp-FSU. Fleur est, depuis 8 ans, directrice d’une école maternelle et élémentaire de 4 classes et 85 élèves à Saint-Sylvestre, bourg de 800 habitants situé à trente minutes de Limoges. Guillaume enseigne lui à Bessines-sur-Gartempe (3 000 habitants), depuis 6 ans, dans une école élémentaire de 9 classes. Favorable à une réforme des rythmes scolaires, ils se sont pourtant mobilisés contre le chemin emprunté par le gouvernement socialiste. A Bessines, la mobilisation des parents et des enseignants en 2013 a obligé l’élu PS à revoir sa copie quelques mois avant les élections. A Saint-Sylvestre, le conseil d’école puis le conseil municipal (sans étiquette) ont voté contre la mise en place de la réforme en raison de l’absence de moyens financier pour l’appliquer. Une demande de dérogation pour rester à quatre jours a été déposée, malgré la pression de l’inspection académique. Cette dernière a alors imposé un emploi du temps.

     

    Des moyens budgétaires faibles, des équipements limités

     

    Pour une petite commune comme Saint-Sylvestre, le principal problème concerne les contraintes budgétaires. C’est le constat que dresse Fleur :

    « La plus grosse dépense de la commune, ce sont les agents municipaux affectés à l’école. Or, il faut gérer les gamins sur un temps plus long qu’avant puisqu’il faut les accueillir le mercredi matin, soit une demi-journée en plus[1]. Actuellement, on a deux employées communales qui sont dans les classes, elles font de la cantine et de la garderie. On a aussi un cantinier et une dame qui fait à la fois un peu de ménage, un peu de cantine et  un peu de garderie, ainsi qu’une autre dame qui fait du ménage et de la garderie. Certaines sont à mi-temps. Financièrement, la mairie est au maximum. Comme les gamins vont être présents plus longtemps, il faudrait recruter quelqu’un mais c’est dur. Si cela se fait, ce sera sur un contrat précaire. Et puis comment trouver quelqu’un pour la garderie ? On ne va pas faire venir quelqu’un de Limoges pour une heure par-ci, par-là ».

    Une solution consiste alors à déshabiller le temps scolaire… pour habiller le temps périscolaire. Deux employées municipales vont ainsi s’occuper plus longtemps de la pause méridienne et de la garderie, ce qui représente une perte de présence en classe d’une heure et demie. Dans une commune un peu plus grande comme Bessines, les contraintes budgétaires sont moins flagrantes. Toutefois, elles sont présentes. Ainsi, pour limiter les coûts, la commune a rassemblé les activités périscolaires sur deux jours, et en alternance entre l’école maternelle et l’école élémentaire. Ceci complique la vie des parents ayant des enfants dans les deux écoles, car ils ne peuvent plus les récupérer ensemble après le temps scolaire. Et puis, la contrainte budgétaire a empêché une modification substantielle du rythme des enfants :

    Plutôt que de travailler le mercredi, une solution bien meilleure pour les enfants, serait de travailler le samedi matin. Comme ça, ils auraient une vraie coupure dans la semaine. On l’a proposé, alors même que ça n’arrange pas forcément les instits. Mais ça été refusé car c’est trop cher pour la mairie et le conseil général. Il fallait faire circuler des cars une matinée de plus (ils circulent déjà le mercredi pour les collégiens) et faire fonctionner la cantine. Tout ce qui en termes d’horaires et de jours allait dans le sens des enfants a été retoqué pour des raisons budgétaires ».

    Dans beaucoup de petites communes rurales, la difficulté financière s’accompagne d’un manque d’équipements pour accueillir les enfants lors des activités périscolaires.

    À Saint-Sylvestre, nos locaux ne sont pas assez grands pour accueillir les enfants, notamment en hiver. On a juste un préau, enfin une petite salle fermée. Le problème existait avant mais, là, il est renforcé, car on n’a rien pour faire des ateliers. Et, il n’y a pas de gymnase. On ne peut donc même pas dire que l’on va faire une activité périscolaire football par exemple. Même si on le voulait, c’est presque impossible de mettre en place des ateliers. On n’a pas les ressources. Il n’y a pas d’associations sur la commune, pas de centre aéré. La mairie, qui était de bonne volonté, a fait une enquête pour essayer de faire venir des associations : soit le coût est trop élevé, soit tu fais venir quelqu’un mais sa paye va dans son trajet.

    Et lorsque les activités existent, leur mise en place ne va pas sans poser des problèmes d’organisation aux enseignants du fait du manque de locaux :

    Dans les petites écoles comme les nôtres, nos classes vont servir pour le périscolaire. Si je finis à 15h, je ne peux pas bosser dans ma classe. Mon lieu de travail reste officiellement accessible mais il est impossible, en réalité, d’y travailler avec les élèves présents. C’est un problème car on n’a pas de véritable salle des profs. De plus, notre matos (livres, classeurs, cahiers, etc.) que l’on ne va pas transporter sans arrêt d’un étage à l’autre reste dans la classe. À cela se rajoute la problématique du matériel scolaire des élèves de la classe qui ne devra pas être utilisé par ceux du périscolaire. Cela ne semble être que des détails mais ce sont de véritables contraintes au quotidien  déplore Guillaume.

     

    Peu de changements pour les enfants, beaucoup pour les parents

     

    Les deux enseignants doutent de la pertinence des choix faits par le gouvernement. Selon eux, ce pessimisme est partagé par leurs collègues. D’abord, le rythme des enfants ne va pas être profondément modifié. Pour Guillaume, « pas sûr qu’une heure et demi de présence en activités périscolaires ou, pire, en garderie, sera moins fatiguant qu’une heure en classe. Et, comme ils doivent venir le mercredi matin, les gamins ne seront pas moins fatigués ». À Saint-Sylvestre, la réforme imposée par l’inspection est même négative pour le rythme des enfants :

    Les horaires que l’on nous a imposés pour les petits sections sont : 9h-11h30 puis 13h30-16h30, sauf le vendredi où l’on fini à 16h. Les petits ont deux heures de pause méridienne. Pour les grands, on fait du 9h-12h puis du 14h-16h30, sauf le vendredi. Et, le mercredi, tout le monde fait 9h-11h30. Les chrono-biologistes disent qu’« il faut faire des matinées longues et des après-midi courtes ». Chez nous, les petits, ils font l’inverse… Et, même pour les grands, on perd 30 minutes le matin par rapport à l’année dernière.

    En revanche, la complexité des emplois du temps et le rétablissement de l’école le mercredi matin contraignent le rythme des parents. La question du coût des transports devient cruciale.

    Dans l’école de Fleur, dès l’annonce des emplois du temps, on a eu une famille qui partait. Une femme seule avec ses enfants qui m’a dit qu’elle ne savait pas quoi faire de son fils le soir. Résultat, elle le met dans une école à côté de son boulot. On a une autre famille qui, une semaine après, nous disait la même chose. Avant, ces enfants allaient au centre aéré d’Ambazac (commune proche) le mercredi, dès le matin. Mais là, il faudrait que les parents reviennent de Limoges le midi pour les emmener à supposer qu’Ambazac les accepte. En plus, on aura un service de garderie le mercredi jusqu’à 13h mais pas de cantine. Avec ces départs, on peut potentiellement perdre une classe dans l’école, si on passe en dessous des 80 élèves. Ensuite, il y a un vrai problème pour les mamans qui travaillent. On a deux mamans qui ont déjà pris un 90% pour garder leurs gamins. Ce n’est pas un choix et c’est un gros manque à gagner pour elles. Mais, ils ont fait les comptes : c’est moins cher que de prendre une nounou. Avant, le mercredi matin, ces enfants étaient emmenés chez les grands-parents à Limoges et ils étaient récupérés le soir, après le boulot. Là, ce n’est plus possible. Et puis, on a aussi des familles qui vont revenir le mercredi midi, puis repartir sur Limoges pour faire garder les enfants… Ça ne va pas tenir. Je crains des demandes de radiation.

     

    Plus d’inégalités territoriales et sociales

     

    Sur la Haute-Vienne, il y a 261 écoles mais les activités proposées et les organisations du temps scolaire sont extrêmement différentes. L’organisation des emplois du temps et des activités périscolaires étant laissée à la discrétion des communes, il y a de fortes inégalités selon les établissements.

    Guillaume le constate amèrement : on assiste à une sorte de municipalisation des écoles, et donc à une inégalité sur l’ensemble du territoire en fonction des ressources des communes. On le voit. Tu as des écoles avec dix ou quinze activités et d’autres avec seulement une, deux, voire zéro activités. Et puis il y a des écoles avec les activités gratuites et d’autres où elles sont payantes. Nous, à Bessines, ça s’annonce gratuit, mais à Boisseuil, pas loin, c’est 15 euros par période. À Limoges, ils viennent de voter le périscolaire payant. Chez nous, ça coûte quand même environ 50 000 euros sur l’année. Pas sûr que ça restera longtemps gratuit avec les coupes budgétaires.

    Dans le cas de Saint-Sylvestre, la commune ne pourra pas organiser autre chose que de la garderie. Et encore, il n’y aura rien le mercredi. Les communes aux alentours étant surchargées, impossible de faire jouer la solidarité.

    Depuis deux ans, on a 17 familles, soit 21 enfants, qui vont tous les mercredi au centre aéré d’Ambazac. Il a été demandé à Ambazac si on pouvait mettre en place une navette pour descendre les enfants. Mais qui finance la navette ? Dans certaines communes, ce sont les parents qui payent mais c’est très cher. Ici, la mairie refuse de payer. Et puis Ambazac (5000 habitants) a refusé d’accueillir tous les enfants extérieurs à la commune, car eux même n’arrivent pas à prendre en charge leurs propres gamins. Donc, on a 17 familles qui ne savent pas comment faire en cette rentrée (…).

    Il est peu probable que cela fasse fuir les parents déjà installés sur la commune. L’école a bonne réputation et les enfants s’y sentent bien. En revanche, la question se posera pour les familles susceptibles d’y arriver.

    Ils préféreront mettre leurs gamins dans l’école de la ville où ils travaillent. Et puis, surtout, il va y avoir une vraie ségrégation sociale. Je le vois déjà : les parents qui sont agriculteurs, assistantes maternelles…, ils sont préoccupés de savoir si leur gamin va bien prendre son car et être à l’école. Les parents qui viennent nous poser des  questions sur les activités, ce sont les parents profs, les parents médecins…. Et le risque, il est là : ce sont eux qui choisiront leur école en fonction des activités. Ou alors, et ça je l’ai entendu plusieurs fois, ces parents plus aisés qui disent : « Ce n’est pas grave, je trouverai moi-même des activités intéressantes pour mes enfants.

    Pour ces instituteurs investis dans leur travail et dans leur commune, la principale déception vient du fait que cette réforme, qui suscite beaucoup d’agitation, masque des problèmes plus saillants.

    Agacé, Guillaume observe que pour nous le problème des rythmes scolaires, c’est que si tu es absent, tu n’es pas remplacé. Il n’y a pas toujours un prof par classe. Et puis, on nous a supprimé les Rased[2] sous Sarkozy mais le gouvernement socialiste ne les remet pas. Or c’était une vraie ressource pour aider les enfants en difficulté. Il ne faut pas croire : on a aussi des gamins en difficultés dans les petites villes comme Bessines. Il n’y a pas que des classes moyennes sur la commune, il y a des familles modestes en HLM. Et Fleur d’ajouter : Cette année, j’avais un gamin en grande difficulté, il ne sait pas lire à la fin du CP. Tu ne peux plus te tourner vers les services spécialisés comme le Rased. Tu sais que tu auras trop d’élèves dans ta classe pour véritablement l’aider. En plus, tu as des doubles niveaux et tu dois adapter les enseignements. Et puis, tu ne peux pas le faire redoubler, car l’inspection nous met la pression pour limiter les redoublements. Très bien, alors tu suggères un orthophoniste. Mais voilà, l’orthophoniste d’Ambazac, elle n’a plus de place. C’est de la folie, la demande d’orthophonistes a explosé en quelques années, depuis la suppression des Rased. Par exemple, j’ai un dyslexique dans ma classe qui avait besoin d’une prise en charge complète de plusieurs heures. Impossible ! Il n’a pu obtenir que 30 minutes. À Bessines, c’est la psychologue scolaire qui est complètement débordée. On n’a plus de solutions… .

     

    Guillaume, Fleur et Etienne

    Article paru sur http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=4002

    Entretien réalisé le 1er août et actualisé le 6 septembre 2014.

    [1] La commune était à 4 jours d’école depuis 25 ans.
    [2] Les réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficultés.

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  • Les Retraités (et Thévenoud)...

    Thomas Thévenoud n'a pas payé ses impôts depuis trois ans parce qu'il est la victime d'une "phobie administrative" mais par contre, il fait de la politique ET IL EST TOUJOURS DÉPUTÉ...

    Pour les Retraités qui touchent moins de 1200 euros, et bien, ça sera encore pire cette année...

    Mais c'est pas de la faute du gouvernement...Ils n'ont plus de sous.

    Et c'est quand qu'on remonte les guillotines ?...


    Les petites retraites ne seront pas revalorisées le 1er octobre

    Les petites retraites ne seront pas revalorisées le 1er octobre

    Crédit photo © Reuters

    (Boursier.com) — Mauvaise nouvelle pour les retraités qui perçoivent moins de 1.200 euros par mois. L'administration avait prévenu que la revalorisation du 1er octobre pourrait intervenir plus tard que prévu du fait des difficultés à faire remonter les informations nécessaires des différents régimes. Finalement, cette revalorisation devrait être purement et simplement annulée. C'est ce qu'avance ce vendredi Europe 1.

    La raison du recul est simple. La revalorisation des retraites est basée sur la prévision d'inflation de l'année en cours. Mais elle doit également tenir compte du rattrapage à effectuer par rapport à l'année précédente.

    En clair, si la revalorisation de l'année précédente a été sous-estimée (par rapport à l'inflation réelle), les retraités bénéficient d'un coup de pouce supplémentaire. Si en revanche, la hausse de l'année précédente a été supérieure à l'inflation constatée, une rectification à la baisse doit alors être intégrée au calcul.

    L'impact du rattrapage par rapport à 2013

    La dernière revalorisation des retraites (printemps 2013) ayant été supérieure à l'inflation, le gouvernement avait prévu de longue date d'en tenir compte, c'est-à-dire de retrancher 0,5% au titre de correction.

    Lorsque la prévision d'inflation pour 2014 était encore de 1,1%, cela laissait entrevoir une hausse des petites retraites de 0,6%. Mais depuis cette semaine, le gouvernement a ramené sa prévision d'inflation à 0,5%. Le calcul est donc facile à effectuer : 0,5% moins 0,5% étant égal à 0, les retraités modestes verront (comme les autres retraités) leur pension stagner le 1er octobre prochain.

    22 réactions à cet article : participez à la discussion

    1. Il est vrai qu'un retraité qui touche 800 € par mois n'a pas besoin de plus....
      Mais où va-t-on ?

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  • Qui est responsable?...

    Rythmes scolaires à Marseille : "Je garde huit enfants cet après-midi"

    Mis à jour : 12-09-2014 17:55
    - Créé : 12-09-2014 14:45

    SOCIAL – La mairie de Marseille avait promis qu’à partir de ce vendredi, les enfants seraient gardés le vendredi après-midi. Promesse non tenue. Reportage à la sortie d’une école du Ve arrondissement, ce matin, à 11 h 20.

    Rythmes scolaires : « Je garde huit enfants cet après-midi »
    Sur la porte de l'école Copello, dans le Ve : " Vendredi 12/9/14. Pas de cantine. Pas de garderie l'après-midi. Signé : Ville de Marseille." Photo : FR/Metronews
    Rythmes scolaires : « Je garde huit enfants cet après-midi »
    Sur la porte de l'école Copello, dans le Ve : " Vendredi 12/9/14. Pas de cantine. Pas de garderie l'après-midi. Signé : Ville de Marseille." Photo : FR/Metronews

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  • Refuzniks

    Une quarantaine de soldats de réserve de la plus prestigieuse unité de renseignement militaire israélien ont décidé de ne plus en endosser l’uniforme pour ne plus avoir à participer aux injustices commises selon eux contre les Palestiniens.

    Il s’agit de l’une des plus importantes expressions d’objection de conscience depuis des années en Israël.

    «Nous, anciens de l’unité 8200, réservistes mobilisés ou mobilisables, déclarons que nous refusons de prendre part à des actions contre les Palestiniens et de continuer à être instrumentalisés pour renforcer le contrôle militaire sur les Palestiniens dans les territoires occupés», écrivent 43 officiers et soldats signataires d’une lettre adressée au Premier ministre et au chef d’état-major israéliens et transmise vendredi à l’AFP dans une version anonyme.

    «Nous ne pouvons plus continuer à servir ce système et à dénier leurs droits à des millions de personnes tout en gardant bonne conscience», disent les signataires.

    Publiée moins de trois semaines après la guerre dans la bande de Gaza, la lettre est sans lien avec elle. Mais elle est un pamphlet contre la politique globale du «régime» et les pratiques du Renseignement mises au service de cette politique.

    - La NSA israélienne -

    Il y est question de mise sous surveillance de millions de Palestiniens sans distinction, jusque dans leur vie privée.

    Ces refuzniks (terme désignant des Israéliens refusant de servir) dénoncent «la persécution politique» à laquelle participe leur activité d’espionnage; des tribunaux militaires rendant leurs jugements sans que les Palestiniens aient accès aux preuves rassemblées contre eux et des agissements montant les Palestiniens les uns contre les autres.

    Ils s’en prennent plus largement à la règle militaire sous laquelle des millions de Palestiniens vivent depuis plus de 47 ans ainsi qu’à la colonisation et à l’hypocrisie d’une politique invoquant les nécessités de sécurité pour se justifier.

    L’armée a nié la réalité de ces accusations et a affirmé dans un communiqué ne «pas avoir d’informations selon lesquelles des violations spécifiques mentionnées dans cette lettre ont eu lieu».

    Ce «manifeste des 43» émane d’une unité qui, par la force des choses, sort rarement de l’ombre. L’unité 8200 est un service d’élite du renseignement militaire. Spécialisée dans la cyberdéfense, chargée des écoutes, elle est souvent comparée à la NSA (National Security Agency) américaine.

    Dans un pays où l’armée joue un rôle prééminent et où l’opinion a très majoritairement soutenu la récente guerre à Gaza, la dernière manifestation marquante d’objection de conscience remonte à 2003, lors de la seconde Intifada. Vingt-sept pilotes de l’armée de l’air avaient refusé de mener des opérations de liquidation dans les Territoires palestiniens.

    - Ils ont perdu le sommeil -

    «Je pense que nous avons tous signé cette lettre pour la même raison: parce que nous n’arrivons plus à dormir la nuit», résume une des 43 dans un entretien publié vendredi dans le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot.

    Une femme parle de l’erreur d’identification qu’elle a commise et qui a conduit selon elle à la mort d’un enfant. D’autres s’émeuvent d’avoir à écouter les conversations les plus intimes de Palestiniens.

    «Si tu es homosexuel, et que tu connais quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît l’homme que l’on recherche, Israël va transformer ta vie en enfer», explique un autre à titre d’exemple.

    «C’est comme cela qu’on recrute des agents partout dans le monde, cette méthode du chantage se trouve dans n’importe quel manuel du renseignement de n’importe quelle armée», commente le colonel de réserve Itamar Yaar, ancien vice-président du Conseil de sécurité nationale interrogé par l’AFP.

    «Les soldats sont aussi des citoyens et ont aussi une opinion politique. J’aurais préféré que cette lettre n’existe pas, mais elle est là, et c’est une chose normale», dit-il.

    Un responsable sécuritaire a minimisé l’impact de ce «manifeste des 43».

    «Ils lavent leur linge sale en public avant même de se tourner vers l’armée. C’est la preuve qu’ils sont dans une démarche d’activisme politique plutôt qu’une volonté de faire changer le système», a dit à l’AFP ce responsable sécuritaire sous couvert d’anonymat. Selon lui, ces 43 personnes représentent moins d’1% du nombre total de réservistes de l’unité 8200.

    AFP

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  • L'instit 'humeurs

    3 idées reçues sur l’éducation française démontées par l’OCDE

    (Crédit AFP / Martin Bureau)

    Cette semaine, les médias se sont emparés de la dernière publication de l’OCDE, « Regards sur l’éducation 2014 », redécouvrant pour l’occasion que les instits français sont sous-payés (alors qu’on n’arrête pas de le dire). Du coup, ils ont presque oublié de parler du reste : c’est dommage, il y avait quelques clichés à déconstruire…

    Salaires des instits, l’OCDE confirme

    On le crie sur tous les toits depuis des années : les instits français sont sous-payés. Sous-payés par rapport à leurs collègues étrangers (17% en-dessous de la moyenne, 54% de moins que les allemands…) mais aussi par rapport à leurs collègues du secondaire : c’est une constante dans tous les pays de l’OCDE, mais jamais en de telles proportions qu’en France, où les instits touchent 30% de moins que les profs de collège et de lycée, alors qu’ils ont le même niveau de diplôme (bac+5), ce qui n’est pas le cas dans tous les pays. Rien de neuf, cependant : toutes les études, ces dernières années, tirent régulièrement la sonnette d’alarme (voir ci-dessous). Ce n’est pas seulement le niveau de vie des instits qui est en jeu ici, mais l’avenir même d’une profession qui n’attire plus, puisqu’à niveau de diplôme équivalent, on peut gagner près de 40% de plus ailleurs…

    Tout ceci, on le sait, on le répète sur ce blog depuis des années, mais rien ne change. Les médias s’émeuvent un peu puis oublient et retrouvent vite leur plume acérée envers une profession qu’elle méconnaît. Le grand public, lui, ne s’émeut plus depuis longtemps pour si peu, chacun aujourd’hui a ses problèmes de sous, et les profs restent avant tout des privilégiés corporatistes gonflés aux congés payés et qui ne font rien qu’à se plaindre, quand c’est pas la grève.

    Cette semaine, France Tv Info a demandé à ses lecteurs de se prononcer sur l’opportunité d’une augmentation du salaire des instits. Malgré les chiffres-clé donnés dans l’article, qui sont autant d’arguments de plein sens en faveur d’une augmentation, malgré le lien fait entre le niveau de rémunération des profs et le niveau des élèves, les internautes qui disent « oui » sont minoritaires, avec 43,9% des 15 000 votes (« non » 41,6%, NSP 14,5%)… CQFD.

    Le gouvernement, qui a compris qu’il y avait malaise, et pas qu’un peu, a créé l’an dernier pour les instits une prime (l’ISAE) sensée rattraper le décalage avec les profs de secondaire. Une initiative louable de Vincent Peillon, on ne crache pas sur 340€ nets annuels, mais d’un autre côté ce geste n’a fait qu’entériner l’inégalité avec le secondaire, où la prime équivalente vaut 1200 €…

    A part cette partie, minoritaire, sur les salaires, « Regards sur l’éducation 2014 » (qui fait tout de même 590 pages sur lesquelles on reviendra), vaut également pour d’autres informations qui battent en brèche les idées reçues sur l’éducation française.

    1. Non, la France ne dépense pas beaucoup pour l’éducation (encore moins pour le primaire)

    En ces temps de crise où les butors crient plus forts qu’à l’accoutumée, où l’on ressort volontiers des solutions de fausse évidence à des problèmes complexes et où l’on sert des clichés en guise d’analyse, le rapport de l’OCDE a le mérite de mettre les choses au clair. Vous pensiez que l’on dépense bien trop d’argent pour l’éducation, premier poste budgétaire de la nation ? Détrompez-vous. La France est en-dessous de la moyenne pour la part consacrée à l’éducation, 6% du budget contre 6,1% en moyenne dans les pays de la l’OCDE. Des pays comme Israël, la Norvége ou les Etats-Unis y consacrent 7% de leur budget. Et, là aussi, la France se distingue par l’inégalité de traitement entre le primaire (budget 20% moins important qu’ailleurs) et le secondaire (budget 20% supérieur aux autres pays pour le collège et le lycée)…

    2. Oui, le temps accordé aux fondamentaux est parmi les plus élevés

    En France, le temps consacré à l’enseignement du français et des maths est parmi les plus élevé de tout l’OCDE : près de 60% du temps de classe. Seuls les élèves portugais et mexicains y consacrent plus de temps. Un pays souvent vanté pour ses excellents résultats comme la Finlande n’y consacre que 40%, seulement 22% au collège (40% en France). Considérant les résultats respectifs de ces pays aux évaluations internationales, on est bien obligé de considérer que « le retour aux fondamentaux » n’est pas la solution aux difficultés rencontrées par le système éducatif français, comme on l’entend souvent. « Faire plus de français et de maths pour améliorer le niveau » n’est pas la solution, le problème est autrement plus complexe, il doit être question ici de pédagogie, de programmes, de taille des classes, de moyens, bref, il faut penser global.

    3. Oui, le niveau des jeunes français est supérieur à celui de leurs aînés

    Si l’on considère le taux de diplômés du supérieur, comme le fait l’OCDE, on constate que la France est de plus en plus diplômée. 43% des 25-34 ans ont un diplôme post-bac, contre seulement 20% des 55-64 ans. Bien sûr, d’aucuns diront que les diplômes ne valent plus ce qu’ils valaient, que le bac est dévalorisé donc les diplômes suivants aussi, mais il n’en reste pas moins que 40% des 25-34 ans ont un niveau de formation supérieur à celui de leurs parents, ce qui est nettement supérieur à la moyenne de l’OCDE (32%).

    Mieux, l’OCDE a soumis les différentes générations aux mêmes épreuves et le verdict est sans appel : les jeunes obtiennent des résultats bien meilleurs que les anciens. Sur l’épreuve de littéracie (capacité à comprendre un texte écrit et à en analyser les informations), les 25-34 ans sont 14% à obtenir le score maximal, contre seulement 3% des 55-64 ans. Si les premiers sont presque dans la moyenne des autres pays de l'OCDE, les seconds sont nettement en dessous.

    On en vient à se demander quel aurait été le classement de la France si des évaluations internationales comme PISA avaient existé il y a quelques décennies…

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    Nota : si on veut se remémorer les précédentes alertes sur le salaire des instits, il suffit de parcourir le blog :

    Mars 2014 : quelques calculs établissent qu’un instit a perdu jusqu’à 1350 € de salaire depuis 2010.

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  • Force ouvrière

    C'est bien la première fois que je m'intéresse à l'engagement d'un Syndicat mais sur cette affaire, je tire mon chapeau à FO.

    Je sais qui je vais aller voir pour ma nouvelle demande de démission.

    C'est en tout cas hallucinant de voir l'acharnement de cette hiérarchie du Rectorat et ce sentiment de toute puissance dans lequel is vivent. C'est réconfortant, pour une fois, de voir que les Juges arrivent à être encore lucides...



    Communiqué du défenseur syndical FO de Jacques RISSO

    Le 11 septembre 2014, le Juge des référés
    du Tribunal Administratif de Nîmes a ordonné :

    - la décision d’affectation de M. Jacques Risso en qualité d’enseignant adjoint pour l’année scolaire 2014-2015 est suspendue,

    - il est enjoint au recteur de l’académie d’Aix-Marseille d’affecter M. Jacques Risso, à titre provisoire, dans un délai de 15 jours, sur le poste de directeur d’école (qu’il était en droit d’obtenir à la 2ème phase du mouvement).


    Rappelons qu’au mépris de l’engagement pris le 29 janvier 2014 devant les 3 secrétaires départementaux des syndicats SNUDI-FO, SNUipp-FSU et SE-UNSA et en présence de la Directrice Académique adjointe, le Directeur Académique, Monsieur Dominique BECK, a poursuivi son incompréhensible acharnement contre notre collègue Jacques RISSO.

    Alors que le protocole d’accord conclu le 29 janvier 2014 entre Jacques RISSO et M. BECK devait mettre fin à la procédure disciplinaire engagée, le Directeur Académique lui a d’abord infligé la sanction du blâme, sanction contre laquelle Jacques RISSO a déposé un recours devant le Tribunal Administratif de Nîmes, recours en cours d’instruction.

    Ensuite, le Directeur Académique a refusé à Jacques RISSO l’accès à la Hors Classe des Professeurs des écoles. Le ministère a désavoué ce refus et a accordé une promotion supplémentaire au département pour Jacques RISSO qui a donc obtenu sa promotion.

    Bien que désavoué par le ministère dans son refus de promouvoir Jacques RISSO, le Directeur Académique a décidé, sans respecter les règles les plus élémentaires de mutation, de le chasser de son poste et de lui interdire l’accès à toute direction d’école.

    Le Directeur Académique a d’abord tenté de l’affecter arbitrairement à la première phase du mouvement à titre définitif sur un poste d’adjoint en lui attribuant d’office des « vœux » géographiques. Le Directeur Académique a finalement renoncé face au refus unanime des élus du personnel et à la menace d’un appel à la mobilisation contre cet acte d’un arbitraire absolu.

    Pour sortir de cette situation insupportable, Jacques RISSO a accepté de participer à la 2ème phase du mouvement, en renonçant, dans une volonté d’apaisement, à formuler des vœux sur les 2 postes vacants de directeur et d’adjoint de l’école de Rustrel.

    Contraint comme tous les collègues de formuler 30 vœux à cette 2ème phase, Jacques RISSO avait demandé en premier des postes de direction et il était certain d’en obtenir un compte tenu de son barème.

    Bafouant les règles de mutation, le Directeur Académique lui a refusé l’accès à tous les postes de direction alors que son barème lui permettait d’accéder à son premier vœu.

    La Justice vient de statuer ce 11 septembre 2014 sur le recours en référé déposé par Jacques RISSO contre son affectation arbitraire sur un poste d’adjoint et pour obtenir le poste de directeur qui lui revient en application des règles du mouvement.

    Jacques RISSO est donc rétabli à titre provisoire et dans l’attente du jugement sur le fond dans son emploi de Directeur.

    Cette décision de justice non seulement rétablit Jacques RISSO dans son droit et son honneur, mais elle atteste qu’il ne faut jamais se résigner à l’arbitraire et ne jamais accepter que l’Etat de droit soit bafoué.

    Le combat continue jusqu’à ce que Jacques obtienne totale réparation des préjudices qu’il a subis.

    Avignon, le 11 septembre 2014 - 22h

    Chantal Fassié


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  • K G Dürckheim

    Alphonse Goettmann : Avant d'entrer maintenant dans le détail de votre message, pouvez-vous dire en quelques mots quel est le noyau de votre enseignement ?

    Graf Dürckheim : Je répondrais : c'est la prise au sérieux de la double origine de l'homme, "céleste" et "terrestre". L'occident l'a oublié en estimant que le "céleste" était du ressort exclusif de la foi et que seul le "terrestre" pouvait faire l'objet d'expérience et de pratique. L'Occident a frustré l'homme dans son développement spirituel. Or l'origine céleste de l'homme fait partie de son être essentiel, il participe dans la profondeur de son être à l'Être divin et peut en devenir conscient dans des expériences particulières. L'homme se trouve citoyen de deux mondes: celui de la réalité "existentielle", conditionnée, bornée par le temps et l'espace, accessible à la raison et à ses pouvoirs, et celui de la réalité "essentielle", non-conditionnée, qui est au-delà du temps et de l'espace, accessible seulement à notre conscience intérieure et inaccessible à nos pouvoirs.

    La destinée de l'homme est de devenir celui qui peut témoigner de la Réalité transcendante au sein même de l'existence. Pour y parvenir, il nous faut tout d'abord apprendre à prendre aux sérieux les expériences par lesquelles, en des instants privilégiés, l'Etre nous touche et nous appelle. C'est le sens fondamental de tout exercice spirituel tels que je l'entends : s'ouvrir à une saisie de notre être essentiel à travers des expériences qui le manifestent et réaliser de plus en plus une manière d'être qui nous permet de témoigner de l'Etre dans la vie quotidienne.

    La double origine de l'homme est ainsi ouverte à l'expérience. Elle représente la source, la promesse et la tâche fondamentale de l'homme, dont la base est l'expérience de l'Etre et l'exercice initiatique du chemin, qui est la vérité et la vie de l'homme "éveillé". Il me semble que l'heure est venue où l'Occident s'éveille à une expérience de l'Etre et à une pratique de la Voie qui n'est pas un privilège de l'Orient mais qui peut devenir, par contre, la chance et la condition humaine d'une religion vivante.

    Karlfried Graf Dürckheim
    Dialogue sur le chemin initiatique

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  • Montessori


    Le boom de Montessori : un espoir pour l'école française ?

    La pédagogie Montessori a le vent en poupe. Une pédagogie basée sur une approche fondamentalement positive de l'éducation et de la relation à l'enfant.

    Depuis quelques années, on observe un phénomène nouveau dans le paysage scolaire français : à chaque rentrée, une dizaine d'écoles Montessori ouvrent leurs portes un peu partout en France. Un site internet en recense 130 au total. Privées et hors contrat, ces écoles sont le plus souvent de petites structures portées par des associations de parents. Sur le site Creer-son-ecole.com, on trouve des dizaines d'annonces de projets de création d'écoles Montessori. Face à cet engouement, les offres de formation à la pédagogie Montessori se multiplient, de même que les sites de vente de matériel pédagogique, ou encore les forums, sites internet et groupes de discussion dédiés à la méthode.

    Pourquoi cet essor maintenant ?

    La pédagogie Montessori ne date pas d'hier. Elaborée au début du XXème siècle par Maria Montessori, médecin italienne, à partir de l'observation de centaines d'enfants, cette pédagogie repose sur un principe simple : les enfants sont naturellement attirés vers les apprentissages, il suffit donc de leur proposer un environnement adapté pour stimuler leur désir d'apprendre de façon autonome.

    Jusqu'à récemment, la pédagogie Montessori, peu compatible avec les méthodes d'enseignement traditionnelles de l'Education Nationale, restait marginale et les écoles Montessori rares et peu connues du grand public. Comment donc expliquer le virage de ces dernières années ?

    Les jeunes parents d'aujourd'hui sont issus de la première génération d'enfants de la crise, d'enfants pour lesquels l'Ecole de la République n'a tenu aucune de ses promesses. Diplômes inutiles et dépourvus de valeur sur le marché du travail, cursus universitaires dépassés, en rupture avec les attentes du monde extérieur, ascenseur social en panne à tout jamais…
    Les nouveaux parents n'ont plus confiance en un système qui leur a clairement montré ses limites, et aspirent à autre chose pour leurs propres enfants. Car ils sont inquiets pour eux. Que leur réservera l'avenir ? Comment faire en sorte qu'ils survivent dans ce monde incertain ? Comment les aider à s'épanouir dans une société consumériste et individualiste, et leur proposer un mode d'éducation capable de dépasser ce modèle peu réjouissant ?

    Parallèlement, les nouveaux parents sont aussi la première génération de parents à avoir accès à l'information illimitée. Il leur est donc plus facile d'accéder aux témoignages, aux alternatives possibles. Sur internet, la pensée divergente prend son essor et les jeunes osent plus facilement remettre en question l'ordre établi. Pour peu qu'ils surfent aussi sur la vague du développement personnel, ils en viennent à réaliser le tort qui leur a été causé par des méthodes éducatives rigides, peu respectueuses des besoins de l'enfant. Et c'est tout naturellement qu'ils se tournent vers les pédagogies alternatives, dans l'espoir de proposer quelque chose de mieux à leurs enfants.

    Tout cela fait que le paradigme de l'éducation conventionnelle, issu de la Révolution Industrielle, basé sur l'intellectualisme des Lumières, sur la conformité et sur la compétition correspondant aux impératifs économiques de l'époque, se voit déboulonné de toutes parts.

    Dans le monde d'aujourd'hui où l'économie de la semaine prochaine est imprévisible, où les technologies évoluent plus rapidement que la durée des formations universitaires, et où la résolution d'un nombre croissant de défis planétaires vitaux devient la priorité des humains, un nouveau paradigme de l'éducation est nécessaire. Or la proposition montessorienne répond précisément à ce besoin. Voici comment.

    De l'intelligence intellectuelle aux intelligences multiples : le respect de l'intégrité de chaque individu

    La conception de l'intelligence de l'éducation conventionnelle est particulièrement réductrice. Evalué essentiellement sur sa capacité de mémorisation et de raisonnement déductif, l'élève se voit classé dans la catégorie des élèves intelligents (= scolaires) s'il réussit dans ces domaines, ou dans la catégorie des élèves peu intelligents (= non scolaires) s'il y rencontre des difficultés.
    Le drame de cette catégorisation arbitraire, c'est que d'innombrables enfants doués bien que non scolaires se persuadent qu'ils sont des incapables.

    Or, il n'existe pas moins de huit formes d'intelligence : linguistique, logico-mathématique, kinesthésique (du corps), visuo-spatiale, naturaliste, musicale, intra-personnelle (gestion des émotions), inter-personnelle (faculté de coopération). Malheureusement, seules les deux premières formes d'intelligence comptent dans les écoles conventionnelles, condamnant ainsi des millions d'enfants à être dévalorisés malgré leurs atouts.
    Dans l'approche montessorienne, la scission entre compétences intellectuelles et non intellectuelles est abolie, et chaque enfant est encouragé à explorer aussi loin et longtemps qu'il le souhaite les domaines où la passion l'emmènent. A l'inverse, il n'est pas forcé à se concentrer sur des tâches qui ne l'intéressent pas. Et toutes les formes d'intelligence sont stimulées et appréciées à leur juste valeur.

    De cette façon, la pédagogie Montessori maintient intacte la flamme intérieure de chaque enfant, son désir inné d'apprendre, tout en l'encourageant à travailler en autonomie. Alors que dans le système conventionnel, les apprentissages sont induits par un système de sanction/récompense (bonnes ou mauvaises notes, gratifications ou punitions), les élèves des classes Montessori savent travailler pour eux-mêmes. Leurs intérêts et motivations personnelles sont leur seul guide. Cela produit des adultes qui savent clairement ce qu'ils veulent dans la vie, et qui ne sont pas facilement manipulables, car ils ont appris à écouter leur être profond et à le respecter.

    De la compétition à la coopération : pour des individus plus efficaces et plus solidaires

    L'organisation industrielle des écoles conventionnelles encourage la comparaison et la compétition entre les élèves : classes de même âge, programmes et évaluations standardisés (socle commun, évaluations nationales), limitation de la liberté pédagogique des enseignants qui sont contraints de s'en tenir aux directives ministérielles, cours magistraux où l'on attend des élèves qu'ils se concentrent tous en même temps sur le même contenu, qu'ils apprennent tous au même rythme et avec la même méthode…

    Pourtant, on sait que certains enfants sont plus avancés que ceux du même âge dans certaines matières, ou le sont moins dans d'autres. Que certains arrivent à mieux se concentrer à certaines heures de la journée, ou sont plus réceptifs à certaines formes d'apprentissage (il y a les visuels, les auditifs, les tactiles, etc…) Certains préfèrent travailler seuls, d'autres en groupe.
    De fait, à vouloir normaliser tous les aspects de l'enseignement, on se contente de développer le plus petit dénominateur commun de chaque génération d'élèves, laissant sur le côté de la route une grande partie du potentiel de chaque enfant.

    Dans les écoles Montessori, l'organisation spatio-temporelle est toute différente, et s'adapte au rythme et aux besoins de chacun. On n'est plus dans une organisation industrielle, mais dans une structure à visage humain. Les effectifs y sont réduits, la pédagogie individualisée. L'enseignant ne donne pas de cours magistraux, il se déplace dans la classe et intervient à tour de rôle auprès de petits groupes ou en tête à tête avec les enfants. Cela est rendu possible notamment par la mixité des âges (classe 3-6 ans, 6-9 ans, 9-12 ans) qui permet aux plus grands de jouer le rôle de tuteurs auprès des plus jeunes. Chacun y trouve son compte : les plus âgés sont valorisés par la confiance qui leur est accordée, et les plus petits peuvent progresser plus vite grâce au soutien de leurs camarades. Cette solidarité est renforcée par la pratique d'activités coopératives (jeux coopératifs, ateliers en équipes, etc…)
    Dans les classes Montessori, les enfants étant libres de choisir leurs activités, sont la plupart du temps absorbés par leur travail, évitant les problèmes de discipline rencontrés dans les écoles classiques. Ces problèmes ne sont bien souvent qu'un symptôme de l'ennui des élèves, et leurs comportements rebelles une résultante de l'oppression permanente qui s'exerce sur eux.

    De la conformité à la pensée divergente : vers une société plus ouverte et plus innovante

    L'élève soumis à la pédagogie conventionnelle réalise assez rapidement que s'il veut obtenir des gratifications, il doit se conformer aux attentes de ses maîtres, et leur fournir les réponses qu'ils demandent. Il s'applique donc à mémoriser les réponses qu'on lui présente comme vérités uniques, sans chercher à les questionner ou à les remettre en cause. Certains audacieux s'y risquent parfois : on se charge alors de les remettre vite à leur place d'apprenant-qui-ne-sait-rien.
    La pensée unique, calibrée, est clairement encouragée, les alternatives sont présentées comme suspectes, les extrêmes (= toute pensée s'écartant trop de la norme) sont systématiquement diabolisés.

    Le problème, c'est que cela donne une société où la faculté d'innovation est rare, la créativité de tout un chacun ayant été tuée dans l'oeuf. Une étude portant sur le suivi d'une cohorte de 1500 enfants a montré qu'à l'âge de 3-5 ans, 98% des individus étaient des génies de la pensée divergente. L'étude testait la capacité des enfants à imaginer des solutions innovantes face à un problème posé. Retestés cinq ans plus tard, à 8-10 ans, ils n'étaient plus que 30% à atteindre le seuil "génie", et seulement 12% à 13-15 ans ! Concrètement, cela se traduit par des millions d'adultes qui passeront leur vie à effectuer des tâches répétitives, à obéir à des ordres sans jamais que leur libre-arbitre ne soit sollicité, alors qu'ils auraient pu aspirer à des carrières plus inspirantes.

    Dans les classes Montessori, on ne cherche pas à mâter les velléités de pensée divergente. Au contraire, on y stimule la créativité des enfants, notamment par l'intermédiaire d'activités artistiques, mais aussi en encouragement la libre expression de chacun. En outre, la pédagogie Montessori s'attache à avoir de la considération pour le point de vue de l'enfant, qui est mis sur un pied d'égalité avec celui des adultes. Cela ne signifie pas qu'il est toujours donné raison à l'enfant, cela signifie que son point de vue est respecté a priori. L'adulte n'est là que pour accompagner l'enfant vers sa vérité propre, mais en aucun cas il n'est là pour lui imposer la sienne. Cela participe à la création d'esprits ouverts, porteurs d'une société qui avance au lieu de rester figée sur ses dogmes.

    En conclusion...

    Le boom de la pédagogie Montessori constitue un espoir pour la société française. L'espoir que la propagation des alternatives éducatives bienveillantes ne s'arrêtera pas dans son élan, et que les nouveaux parents continueront de se mobiliser pour que ce qui n'était jusqu'à présent qu'une exception devienne la nouvelle norme. Pour que Montessori ne demeure pas un système parallèle pour enfants chanceux, mais que ses principes soient petit à petit intégrés dans le système d'enseignement public. Cet espoir dépendra en partie de l'accueil qui sera fait à ce nouveau paradigme par les enseignants du système conventionnel. Nombre d'entre eux, également issus de la nouvelle génération, constatant au quotidien la faillite du modèle qu'on leur impose, cherchent eux aussi des solutions. Confrontés aux difficultés engendrées par la rigidité du système, laissés seuls sur place pour gérer le chaos qui en résulte, la recherche d'alternatives pédagogiques devient pour eux plus qu'une affaire de conscience : c'est une question de survie.

    Tout cela suffira-t'il pour transformer l'école française en profondeur ?

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