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  • Au-delà du réel

    Ce que je retiens de l'affaire Thévenoud et de son "oubli", ça n'est pas tellement qu'il cherche à truander autant que possible l'argent des CONTRIBUABLES (ils apprennent ça dans les "grandes" écoles...) mais surtout qu'il se pensait intouchable au point de se laisser nommer au gouvernement.

    Ces gens vivent en vase clos, un vase doré, jusqu'à en perdre toute notion de morale mais pire encore jusqu'à penser que tout ça est NORMAL et que le "milieu" sera là pour le protéger.

    Et maintenant qu'il est tombé, il pleure...Mais il reste tout de même député (12 000 euros / mois)...


    Thomas Thévenoud en a marre de s'en prendre «plein la gueule»

     

    Publié le 09.09.2014, 17h06 | Mise à jour : 17h20

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    ILLUSTRATION. Le député de Saône-et-Loire, Thomas Thevenoud, le 24 avril 2014 à l'Assemblée nationale à Paris

    ILLUSTRATION. Le député de Saône-et-Loire, Thomas Thevenoud, le 24 avril 2014 à l'Assemblée nationale à Paris | AFP/Eric Piermont

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    «Ça suffit maintenant, je m'en prends plein la gueule !» Alors qu'il se retrouve au coeur de la rentrée parlementaire - l'UMP demande même une enquête fiscale -, Thomas Thévenoud clame son ras-le-bol, ce mardi, auprès du site internet du quotidien gratuit «Métro». <btn_noimpr>

    Invité à commenter les appels pressants de la classe politique à ce qu'il quitte son siège de député, et le succès d'une pétition allant dans ce sens, l'éphémère secrétaire d'Etat démissionné pour cause de problèmes fiscauxsort de ses gonds : «Je ne réponds pas à ce genre de question et j'invite ceux qui m'accusent d'enrichissement à publier leur déclaration de patrimoine. Ça suffit maintenant, je m'en prends plein la gueule !» 

    «Mon avocat est prêt»

    Selon le quotidien gratuit, c'est le député de Saône-et-Loire qui a lui-même «contacté la rédaction» suite à un article assurant qu'il avait «oublié de déclarer à la Haute autorité (Hatvp) ses activités en tant qu'entrepreneur individuel».

    «Je n'ai jamais gagné d'argent avec cette entreprise», se défend Thomas Thévenoud, assurant avoir «créé cette activité simplement pour rémunérer la femme de ménage de (sa) permanence». «Aujourd'hui, cette entreprise est dissoute et j'ai trouvé une autre solution», ajoute-t-il.

    Lorsqu'on lui demande pourqui il n'a pas fait figurer ladite entreprise dans sa déclaration d'intérêts et d'activités, l'élu rétorque : «Parce que comme je ne touchais aucune rémunération, ce n'était pas un sujet selon moi.» Et d'adresser cette mise en garde à «Métro» : «Je vous préviens si vous écrivez autre chose, mon avocat est prêt et je vous attaque en justice.»

    LeParisien.fr

     

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  • "Réveillez-vous" !

    KENY ARKANA

    Ca pue l’injustice, et la tempête est programmée, 
    Tout va de plus en plus vite, oui la guerre est proclamée,
    Une guerre glaciale de moins en moins discrète,
    Qui s’attaque aux plus pauvres, et à ceux qui refusent d’intégrer la disquette,
    On divise la populace, instaure l’Etat policier,
    Sors des rangs tu mangeras la matraque de l’officier !
    Nouvel Ordre OFFICIEUX, terrorisme OFFICIEL !
    "Des gains multiples" pour instaurer la surveillance et la peur,
    Eteins ta télé, et leurs émissions d’arriérés,
    Eteins ta télé, avant d’finir complètement aliéné !
    Propagande de peur pour une soumission official,
    Métro boulot dodo, biométrie et fichage !
    Hé ! Les rebelles croupissent en taule,
    Campagne de disparition marketing pour qu’on accepte les puces dans l’corps !
    Faut qu’on s’réveille car demain sera pire encore,
    Les murs s’resserrent y’a de moins en moins d’espace Hé oh !!!!

    Refrain:
    Réveillez vous, ils nous ont déclaré la guerre,
    Réveillez vous, peuple du monde et enfant de la terre,
    Réveillez vous avant le point de non-retour,
    On aura besoin de tout le monde tout le monde tout le monde !!
    Réveillez vous, car demain sera pire encore,
    Réveillez-vous avant qu’ils nous mettent des puces dans l’corps !
    Réveillez vous c’est toutes nos vies qui sont en jeu,
    Réveillez vous, RE-VEIL-LEZ VOUS !

    Ca pue l’injustice, et la tempête est pour bientôt,
    Peuple aliéné, politiques qui nous mènent en bateau,
    Terrorisme d’état bien concis,
    Peuple exploité voué à consommer c’qu’ils construisent,
    Prisons à ciel ouvert dans le crime et la norme,
    Quand les frontières deviennent les barricades de la mort !
    Méfie toi des miradors, des gardiens du désastre,
    Méfie toi, car les arrestations deviennent des rafles,
    Ils condamnent l’exclu, en propageant l’exclusion,
    Exploitent les plus pauvres avant la case Expulsion !
    Font la chasse à l’enfant, des CRS dans les écoles,
    Wesh les voiles les dérangent mais pas les flics dans les écoles !
    Si on était ensemble ils pourraient plus semer le chaos, 
    Nous on croit pas en leur justice nous on croit en celle de Là-haut !
    Mon frère, ne perds pas la foi toi qui n’y croit plus,
    On a besoin de toi, ma sœur on a besoin d’toi Hé oh !!!!

    Refrain:
    Réveillez vous, ils nous ont déclaré la guerre,
    Réveillez vous, peuple du monde et enfant de la terre,
    Réveillez vous avant le point de non-retour,
    On aura besoin de tout le monde tout le monde tout le monde !!
    Réveillez vous, car demain sera pire encore,
    Réveillez-vous avant qu’ils nous mettent des puces dans l’corps !
    Réveillez vous c’est toutes nos vies qui sont en jeu,
    Réveillez vous, RE-VEIL-LEZ VOUS !

    Ca pue l’injustice et la tempête a commencé,
    Avant même le combat, trop de frères ont renoncé !
    Dis moi qu’est ce qu’on attend pour construire sans eux,
    Que le soleil disparaisse ou que leurs armées soient des clones ?!
    Energie nucléaire, saccageant la création,
    Processus établi de déshumanisation,
    Esprit rempli de subliminal bombardement,
    Les plus gros médias appartiennent aux usines d’armement !
    Alors comprend dans quel monde nous vivons !
    Le savoir est une arme à l’heure où ils brevettent le vivant !
    La science et la recherche au service de la peur,
    Car un virus c’est mieux qu’une guerre pour exterminer un peuple !
    N’ayons pas peur, ayons confiance en nous même,
    Même la vie est avec nous Oui la vie est avec nous !
    Mon frère, ma sœur on est ensemble,
    Si Oui on meurt ensemble, allez on a plus l’temps Hé oh !!!!

    Refrain:
    Réveillez vous, ils nous ont déclaré la guerre,
    Réveillez vous, peuple du monde et enfant de la terre,
    Réveillez vous avant le point de non-retour,
    On aura besoin de tout le monde tout le monde tout le monde !!
    Réveillez vous, car demain sera pire encore,
    Réveillez-vous avant qu’ils nous mettent des puces dans l’corps !
    Réveillez vous c’est toutes nos vies qui sont en jeu,
    Réveillez vous, RE-VEIL-LEZ VOUS !

    N’ayons pas peur car nous sommes le monde, le système n’est rien sans nous,
    à nous de reprendre l’espace public, de récupérer nos rues, de reprendre en main nos quartiers,
    On nique pas le système en voulant le détruire, on nique le système en construisant sans lui,
    Alors construisons, reprenons nos vies en mains, car les leurs sont pleins de sang…
    Echangeons, on a tous quelque chose à apporter à l’autre,
    Et donnons plus nos compétences qu’à Babylone,
    Donnez les à la résistance qui t’enroute, On fait tous partie de la solution,
    N’oublions pas qu’on est le monde, même s’ils ont le chiffre on est plus fort on a le nombre !
    Un peuple uni ne sera jamais vaincu.

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  • Fermer la classe.

    Oui, les enfants de ma classe me manquent...

    Oui, il y a des regards, des éclats dans les yeux, des sourires, des paroles qui resteront inscrits en moi, comme des arcs en ciel...

    Je n'espère rien au regard de ce que j'ai vécu avec eux. Je ne sais pas s'ils ont gardé quelque chose de profond, de durable, ces moments de vie que, moi, enfant, je n'ai jamais oubliés.

    J'étais dans la classe de CM2 de M Quéré. Je l'aimais comme un père. Son visage est toujours en moi, sa démarche, la douceur de sa voix.

    J'avais dix ans quand j'ai décidé que je ferais comme lui, que je serai instituteur. Une promesse d'enfant. 

    J'ai revécu cette époque lointaine pendant la formation en sophrologie...Un travail sur les ancrages du passé...Très puissant, émouvant, physiquement même...
    L'enfant du passé qui avait fait la promesse intérieure de devenir un Maître aussi aimant et bienveillant que son Maître de CM2, il s'agissait de la promesse d'un enfant. La promesse d'être un enseignant heureux de vivre avec les enfants et de propager ce bonheur dans ma classe.
    Cet enfant me dit aujourd'hui que cette "mission" est accomplie et que les conditions de travail ne me permettent plus de maintenir cette promesse en l'état. Si je m'obstinais, cette promesse deviendrait une condamnation...
    Je suis allé voir  M Quéré quand j'ai eu mon diplôme d'instituteur. Il m'a pris dans ses bras et il m'a dit : "Surtout, Thierry, ne fais jamais de mal à un enfant. Tu peux le gronder par rapport à ce qu'il a fait mais ne lui fais jamais penser que c'est lui que tu condamnes. "
    J'ai fait ma part et je sais que mon Maître serait heureux de mon parcours. Fier d'avoir nourri mon désir constant d'accompagner les enfants. Mais c'était bien une promesse et pas une condamnation. Aujourd'hui, je suis libre de reprendre ma route. 
    J'ai fermé la classe en moi.
    Il ne s'agit pas "d'oublier" mais bien de prendre conscience que cette promesse, je l'ai gardée en moi et appliquée pendant 32 ans et qu'il ne sert plus à rien que je cherche à la poursuivre encore. J'ai fait ma part autant que possible. Je ne suis plus tourné vers ce que je peux faire, en culpabilisant d'avoir failli à ma promesse. Je tourne juste mon regard vers ce chemin parcouru et je suis en paix. La vie présente me propose une autre voie et je fais la promesse de me donner corps et âme à sa validation. Je ne suis pas désespéré et je n'ai aucun espoir. J'ai juste une intention et la détermination de mes années d'instituteur vient nourrir les années à venir
    Ce qui tourne en boucle en moi. Un sentiment de joie et de force, le bonheur de la vie présente dans le creuset d'un passé qui ne porte plus de défis...

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  • Délation

    Les directeurs des écoles ont reçu ce mail de leur hiérarchie :

    "Mesdames et Messieurs les directeurs,
    La question des rythmes scolaires fera l'objet d'une attention soutenue et d'un dispositif particulier. Il conviendra que vous vous concentriez sur le point suivant: Identifier les situations à risque Les signalements actuels montrent que des points de tension sont déjà apparus ou pourront apparaître dès le 1er septembre (affichages, appels à manifestation), le 2 septembre (aux horaires de sortie des écoles) et surtout le 3 septembre (avec le risque de certains blocages).
    Ces situations devront être identifiées et signalées tous les jours en mentionnant l'école, la commune, en précisant qui est à la tête du mouvement : élus, parents, la nature de la manifestation et son ampleur. La remontée des signalements devra être faite sans délai (dès que les informations vous seront connues) par la voie électronique doublée de la voie téléphonique au CPC référent de votre secteur ou à l'IEN suivant la répartition suivante:

    xxxxxxxx

    Je vous adresse en pièce jointe un document qui rassemble des éléments de réponses aux parents et vous présente les procédures à notre disposition.

    Je sais pouvoir compter sur votre loyauté et votre engagement à mes côtés pour gérer au mieux la rentrée scolaire su sein de la circonscription."

    Les directeurs des écoles du Gard ont reçu ce mail de leur hiérarchie :

"Mesdames et Messieurs les directeurs,
La question des rythmes scolaires fera l'objet d'une attention soutenue et d'un dispositif particulier. Il conviendra que vous vous concentriez sur le point suivant: Identifier les situations à risque Les signalements actuels montrent que des points de tension sont déjà apparus ou pourront apparaître dès le 1er septembre (affichages, appels à manifestation), le 2 septembre (aux horaires de sortie des écoles) et surtout le 3 septembre (avec le risque de certains blocages).
Ces situations devront être identifiées et signalées tous les jours en mentionnant l'école, la commune, en précisant qui est à la tête du mouvement : élus, parents, la nature de la manifestation et son ampleur. La remontée des signalements devra être faite sans délai (dès que les informations vous seront connues) par la voie électronique doublée de la voie téléphonique au CPC référent de votre secteur ou à l'IEN suivant la répartition suivante:

xxxxxxxx

Je vous adresse en pièce jointe un document qui rassemble des éléments de réponses aux parents et vous présente les procédures à notre disposition.

Je sais pouvoir compter sur votre loyauté et votre engagement à mes côtés pour gérer au mieux la rentrée scolaire su sein de la circonscription."

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  • Figaro çi, Figaro là

    On pourrait croire que je suis un fervent adepte du Figaro au nombre d'articles diffusés, un fervent adhérent de l'UMP...

    Que nenni...

    Je n'oublie pas que c'est Mr Darcos qui a eu l'idée de cette Réforme...

    Tous les mêmes.

    Mais la réalité du terrain, on peut au moins en avoir un aperçu dans les journaux d'opposition...


    FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour la directrice générale de la Fondation pour l'École Anne Coffinier, l'école publique, abandonnée par l'Etat, agonise lentement mais sûrement. Une situation que la nomination de Najat Vallaud-Belkacem risque d'aggraver.


    Anne Coffinier est directrice générale de la Fondation pour l'École.


    Voici que Najat Vallaud-Belkacem est placée à la tête de l'Éducation nationale, elle qui est l'emblème même de l'idéologisation à outrance de l'école. La réalité dépasse la fiction. Alors que tous appelaient à un apaisement après les tensions suscitées par l'ABCD de l'égalité et sa paradoxale suppression-généralisation, une telle nomination interpelle fortement.

    Le président cherche-t-il à faire mieux passer le tournant libéral qu'il a été contraint d'opérer en économie en donnant à sa base militante une compensation sociétale (notre pauvre école étant désormais ravalée au rôle de laboratoire sociétal, cessant d'être une institution consacrée à l'instruction des citoyens)?

    Cette nomination porte en tout cas le coup de grâce à l'Éducation nationale. Ce n'est pas que la personne du ministre soit décisive: on sait depuis longtemps que c'est une marionnette à laquelle on ne consent de pouvoir que pour autant qu'il s'exerce dans le sens souverainement déterminé par les syndicats enseignants. Mais cette décision constitue tout de même un symbole qui démoralisera à coup sûr les derniers résistants de l'intérieur qui, envers et contre toute la bêtise technocratique qui les opprimait, instruisaient jour après jour leurs élèves avec un dévouement admirable, malgré les programmes aussi mal fichus que changeants et un cadre administratif infantilisant et oppressant.

    Il est fascinant de constater que c'est l'État lui-même, au plus haut niveau, qui aura tué l'école républicaine, en la détournant si ostensiblement de sa mission légitime qui est d'instruire. Il n'y aura pas eu besoin d'un grand complot «ultralibéral» pour venir à bout de l'école publique. Cette thèse apparaît aujourd'hui pour ce qu'elle a toujours été: un fantasme sans fondement. Non, il suffit pour assassiner l'école républicaine d'avoir des responsables politiques et administratifs ne croyant plus au devoir sacré de transmettre, comme l'a montré en 2008 Philippe Nemo dansPourquoi ont-ils tué Jules Ferry?.

    Rien n'est plus urgent que de sanctuariser l'école, de la préserver des querelles politiques, pour lui laisser faire son travail: transmettre la culture d'une génération à l'autre par un travail lent et humble, selon des programmes scolaires progressifs, structurés et cohérents. Les professeurs ne doivent plus être évalués sur leur docilité à l'égard de circulaires politisées mais sur le niveau académique de leurs élèves. Mais c'est bien le signal contraire qui est passé par la nomination de Najat Vallaud-Belkacem, ou par le projet de supprimer les notes ou encore par l'improbable taux de réussite record enregistré cette année au baccalauréat. Pendant ce temps, l'école publique française agonise. Socialement, elle est la plus inégalitaire de tous les pays de l'OCDE. Elle est aussi la plus inapte à assurer la formation des élèves les plus en difficulté, qui décrochent plus que dans les autres pays. L'OCDE tire la sonnette d'alarme, mais le gouvernement refuse d'en tirer des conséquences. Il n'y aura pas de «choc Pisa» en France malgré nos piètres performances à ce test de référence.

    Aucune réforme d'envergure ne se profile, bien au contraire. Force est de constater qu'il n'y a plus rien à attendre de l'Éducation nationale. Il n'y a donc pas de raison d'immoler plus longtemps nos enfants sur cet autel au nom d'une fidélité à l'école publique, et à l'idéal qu'elle a pu incarner.

    Dans un tel état de nécessité, il faut sortir des sentiers battus. Si le navire de l'Éducation nationale s'obstine à foncer dans les icebergs, il n'est point d'autre solution que de mettre à l'eau de multiples nefs. Les enfants d'abord! C'est ce que font tous ces parents qui ont retiré cette rentrée leurs enfants de l'école publique pour le privé. Aucune lâcheté à cela, mais bien plutôt la réaction mûre et déterminée de parents qui se savent être les premiers éducateurs et responsables de leurs enfants, quoi qu'en dise le gouvernement.

    Mais les places sont rares dans le privé, puisque l'État organise sciemment la pénurie de places en refusant de financer le développement des écoles sous contrat. Les parents sont ainsi conduits à ouvrir de nouvelles écoles libres. Soixante et une, c'est le nombre des nouvelles écoles indépendantes qui ouvriront leurs portes à la rentrée, contre trente-sept l'an dernier. Le boom des créations d'école est un signe d'espérance. Ce mouvement de la société civile n'est-il pas de bon augure sur la capacité du peuple français à se prendre lui-même en main et à innover dans le contexte de la défaillance croissante de l'État?

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  • Les gens d'armes à l'école...

    Rythmes scolaires: descente de gendarmes à l’école de Brigueuil

    06h00 par Richard TALLET | Mis à jour il y a 57 minutes

      

    Deux mamans ont improvisé une action contre les nouveaux rythmes scolaires à Brigueuil. Un tiers des effectifs était absent mercredi. La gendarmerie est intervenue dans l’école.

    Mercredi, l’opération Classe vide, initiée par les Gilets Jaunes, a abouti à une descente de gendarmes.
    Mercredi, l’opération Classe vide, initiée par les Gilets Jaunes, a abouti à une descente de gendarmes.. PHOTO/Photo Annie Grandjean

    Le tract a fait mouche ! Mercredi matin, 58 élèves sur les 156 inscrits à l’école de Brigueuil étaient absents. Un bon tiers des effectifs a suivi l’appel au boycott contre les nouveaux rythmes, improvisé par deux mamans la veille au soir, à la sortie des classes. L’opération Classe vide, dans cette petite commune de Charente Limousine, a si bien marché qu’elle a fait des remous jusqu’au ministère. Et fait débarquer les gendarmes dans le bureau de la directrice pour lui demander le nom de tous les absents.

    L’incident est resté secret jusqu’à ce week-end. Consignes strictes données aux enseignants de ne rien faire fuiter. Mais l’indignation a eu raison de l’omertà. Parce que cet épisode pose au moins deux questions. Qui se cache derrière cet appel à boycott ? Et comment en 2014 la gendarmerie peut débarquer dans une école et demander à une directrice de dénoncer les absents ?

    Les Gilets Jaunes en filigrane

    "J’ai été surpris mardi quand, à la sortie de l’école, deux mères que je n’avais jamais vues à l’école m’ont donné le tract", raconte un papa. "L’idée du boycott ne venait pas de nous", assure Benoît Savy, représentant des parents d’élèves à Brigueuil mais également maire de Montrollet. "J’ai cru comprendre que ces deux mamans, nouvellement arrivées, ont improvisé l’action dans la journée de mardi". Pourtant, le tract ne fait pas du tout improvisé. On y lit "opération classe vide ! Pour récupérer l’école que l’on aime, dites non à Belkacem". Surtout, on découvre que derrière se cache l’association des Gilets Jaunes, créée il y a un peu moins de deux ans, contre la réforme Peillon. Le site invite ses visiteurs à télécharger des tracts prêts à être utilisés.

    "La réforme est adoptée. Ceux qui continuent de monter ces actions, le font avec des visées politiques", déplore le maire de Montrollet, pourtant pas du tout favorable aux nouveaux rythmes mais citoyen conscient qu’une fois la loi promulguée "elle doit être respectée". Un avis partagé par Robert Rougier, le maire de Brigueuil, pas plus convaincu non plus par la réforme. Tous deux espèrent d’ailleurs qu’à force de dialogue, ils pourront faire évoluer un peu les choses.

    Descente des gendarmes

    Les deux mamans, "je les connais de vue, s’excuse le maire de Brigueuil. Une vient juste de s’installer dans le bourg et l’autre d’emménager dans un village voisin. Ce ne sont pas des révolutionnaires et je regrette qu’elles aient réussi à embarquer d’autres familles dans leur sillage""Les gens ont cru, à tort, que l’appel venait des représentants des parents d’élèves, analyse Benoît Savy, pas vraiment surpris du succès de l’opération. A Brigueuil, les parents sont toujours très réactifs quand il s’agit de défendre l’école""Mais bon, ce n’est pas une affaire d’Etat", temporise Robert Rougier.

    Presque ! Puisque la gendarmerie a fini par débarquer dans le bureau de la directrice, la sommant de livrer les noms des absents. "Ça nous rapproche d’une certaine histoire nationale", compare Benoît Savy, choqué de cette réaction disproportionnée des autorités. "La réponse dépasse le contexte local. J’ai rencontré la directrice hier, elle l’a très mal vécu".

    "Ça m’interpelle que des gendarmes puissent entrer dans une école comme ça, s’étonne le maire de Brigueuil. C’est peut-être une maladresse de leur part. Je pense qu’ils auraient dû venir me voir avant. Les gendarmes à l’école, ça fait désordre". Impossible de savoir s’ils sont allés voir les parents frondeurs ensuite ou s’il s’agissait simplement de récupérer le nom des meneurs.

    Cette intervention traduit un contexte national très tendu autour de cette réforme. Le nouveau gouvernement ayant fait de la réussite de cette rentrée un enjeu majeur. A Brigueuil l’enjeu maintenant, c’est que les deux réunions de rentrée prévues ce soir et demain soir, permettent de calmer les esprits pour que l’année scolaire puisse démarrer sereinement pour les enfants.

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  • L'urgence de ralentir

    Passionnant documentaire.

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  • Interrogation...

    Hollande

    Soit, c'est une forte tête, un gars qui a du caractère,  du charisme, qui est capable de garder sa ligne, contre vents et marées...

    Soit, c'est un gars qui ne comprend jamais rien à rien...


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