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  • Indemnité de Départ Volontaire

    J'ai demandé à démissionner avec cette Indemnité. Mais Mr Peillon a "gelé l'enveloppe"...Plus de sous, plus d'IDV...


    La suppression de l'Indemnité de Départ Volontaire pour projet personnel et création d'entreprise va accroître le nombre de congés maladies
     
    La suppression de l'Indemnité de Départ Volontaire pour projet personnel et création d'entreprise, qui fut l'une des innovations majeures du Gouvernement FILLON pour diminuer les dépenses de l'Etat sur le long terme et pour encourager le développement de parcours de mobilité différenciés est une erreur majeure.
     
    En effet, quel intérêt d'empêcher les agents qui se sont investis de 10 à 25 ans d'ancienneté dans le service public de bénéficier d'une possibilité de reconversion financée, alors que les résigner à rester fonctionnaires les conduira vers les congés de longue maladie et de longue durée qui in fine coûteront bien plus cher à l'Etat ?
     
    Combien d'agents renonceront à créer leur entreprise, qui aurait pu être l'un des leviers de la baisse du chômage dans notre pays ? Car c'est par l'innovation et l'esprit d'entreprendre que notre pays peut s'en sortir, et doit, s'en sortir. Or, avec ce décret n°2014-507 du 19 mai 2014, une régression colossale a été mise en oeuvre.
     
    Quelles formes de reconversion propose l'Education nationale aux enseignants ? Quel ballon d'espoir pour sortir de l'enseignement et s'épanouir ailleurs ? En dehors de concevoir des dictionnaires imposants de profils de compétence très détaillées, peu de postes proposés, moins de 150 reclassements par an proposés à ceux qui n'en peuvent plus, de moins en moins de possibilités en PACD et PALD, et c'est une entreprise de démotivation d'ampleur, de désillusion, que va générer ce décret, dont nous espérons ne jamais voir paraître les circulaires d'application.
     
    Nous en venons à nous demander si les effets potentiels de la suppression de l'IDV ont été bien mesurés. Alors que plusieurs études montrent bien que près de 40% des enseignants aimeraient faire autre chose en cours de carrière - de plus en plus longue et pénible - force est de constater qu'il manque une anticipation, une stratégie, et que les moyens pour satisfaire les attentes et les besoins se réduisent considérablement.
     
    Avec ce décret, c'est la fin de la majorité des secondes carrières en mobilité externe. Si l'élève est réellement le centre des préoccupations, vaut-il mieux un enseignant démotivé, aigri, devant ses élèves, ou un chef d'entreprise heureux de développer sa nouvelle activité, peut-être porteuse de nouveaux emplois ?
     
    C'est le monde à l'envers. Toutes les meilleures idées de ces dernières années jetées aux orties.
     
    Aide aux Profs écrira début juin 2014 son mécontentement au Président François HOLLANDE en lui détaillant les conséquences prévisibles de l'application de ce décret. Les milliers d'enseignants qui nous contactent en effet chaque année par dépit d'un métier dont ils ne supportent les conditions de travail (dans les établissements difficiles, dans les zones de remplacements, qui concernent de plus en plus de jeunes enseignants, il y a de quoi s'alarmer) finiront par se détourner, à leur tour, de ceux qui leur ont fait tant de promesses.
     
    - Il eût été moins coûteux de conserver l'IDV et de l'appliquer dans l'esprit du texte d'origine, que de vouloir recruter 60 000 enseignants pour 43 ans d'activité. 
     
    - Il eût été moins coûteux de recruter des enseignants par contrat de différentes durées, ce qui aurait permis de diminuer le chômage des cadres, puisque l'on exige Bac+5 désormais. 
     
    - Il eût été moins coûteux de former ces cadres dans les ESPE, afin de faciliter un turn over dans un univers clos où la majorité des agents sont fonctionnaires. 
     
    Pourtant, une plus grande flexibilité permettrait de ne plus considérer ce métier comme "à vie", 43 ans devenant une perspective douloureusement accessible pour bon nombre de professeurs des écoles et de collège, qui partiront bien avant l'heure, amputant leur retraite des 5 meilleures années, se condamnant à des retraites précaires. C'est dans 10 à 15 ans que le problème se présentera. Il sera alors trop tard pour s'en alarmer. 
     
     
    Association Aide aux Profs,

    Mouvement associatif de seconde carriere des enseignants
     

    vendredi 9 mai 2014

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  • La nausée

    Demain, je ne prendrai pas ma classe. Pour la première fois en trente-deux ans. Je refuse d'obéir aux ordres et le Rectorat, après avoir refusé les pistes de reconversion que j'envisageais, après avoir refusé de me verser une IDV avec la démission que je souhaitais, après avoir dit que 32 ans de carrière, ça ne valait rien et que je ne pouvais postuler à rien, à défaut de retourner à la FAC, et bien, ce rectorat m'a dit de me mettre en congé longue maladie. Ma lettre de démission faisait 140 pages et se terminait ainsi : "Si le rectorat m'oblige à reprendre la classe, je couperai la phalange de mon petit doigt et je l'enverrai au Ministre. "
    Demain, je n'irai pas en classe et c'est un sentiment de trahison qui s'impose. De la nausée.

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  • Vivant !!!

    CHANGER DE REGARD SUR LE CANCER

    Changer le regard sur la mort en quelque sorte. Pas une mort rapide, un accident, on est là et puis hop, on ne l'est plus.

    Non, la mort qui dure, qui fait mal, qui laisse des périodes de rémission, des bouffées d'espoir et puis qui revient à la charge.

    Changer le regard sur la mort.

    Oui, c'est nécessaire.

    Pour tous ceux qui s'en approchent et qui ont besoin des autres, de ceux qui les aiment encore.

     

    Et puis, on pourrait aussi changer le regard sur la vie.

    La jeune fille qui a un cancer a peur de la réaction de l'homme qu'elle aime. Et elle finit par avouer sa maladie : "J'ai un cancer".

     

     

    Changeons le scénario.

    Elle n'est pas malade.

    Et elle finit par lui avouer :"Je suis en vie."

    Ça pourrait paraître absurde mais ça ne l'est pas pour moi.

    "Je suis en vie. Tu es en vie. Vous êtes en vie. Nous sommes en vie."

    Est-ce que vous avez déjà dit ça à quelqu'un ? Est-ce que vous vous êtes déjà dit ça à vous-mêmes ? Je ne parle pas des mots mais de tout ce qu'ils contiennent. Si vous lisez ce texte, c'est que vous êtes en vie. Si je l'écris, c'est que je suis en vie. Changer le regard. Pas seulement sur la mort, le cancer, la douleur, la maladie, mais sur la vie. 

    Je ne parle pas du travail, de la famille, des impôts, de la crise, des prochaines élections. Je parle de la vie. Je ne parle même pas de l'amour entre les gens. Ni du bonheur de voir grandir ses enfants. Je parle juste de la vie. Celle qui est en chacun de nous. Celle qui vibre sans qu'on sache pourquoi.

    Il faut changer ce regard et peut-être même le porter pour la première fois. Ouvrir les yeux vers l'intérieur.

    Nous pleurerons peut-être le jour où nous mourrons, si la mort nous en laisse le temps.

    Avons-nous déjà pleuré en ressentant la vie ?

    Pas un bonheur événementiel, pas pour une joie immense qu'un jour vient nous offrir, non, juste pour cette vie en nous, celle qu'on finit par ne même plus percevoir parce que ces événements quotidiens finissent par nous faire croire que la vie est là...

    On devrait apprendre aux enfants à pleurer d'amour pour la vie. Et qu'aucun adulte ne l'oublie jamais. 

    VIVANTS, nous sommes vivants !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


    "Prenez l'exemple des images animées sur un écran de cinéma. Qu'y a-t-il en face de vous avant que le spectacle ne commence ? Seulement l'écran. C'est sur cet écran que vous regardez tout le film et à première vue, les images sont bien réelles. Mais si vous allez essayer de les saisir, qu'allez-vous toucher ? Seulement l'écran sur lequel ces images paraissaient si réelles. Après le spectacle, lorsque les images disparaissent, que reste-t-il ? Seulement l'écran, de nouveau.

    Il en est de même pour le Soi.

    Cela seul existe.

    Les images vont et viennent. "

     

    Ramana Maharshi.


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  • les Kogis : Le message des derniers Hommes

    LE MESSAGE DES DERNIERS HOMMES

    Pour nous "les petits frères"...

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  • La détermination et la colère

    La détermination consiste à agir pour régler un problème qui me dérange, me révolte, me révulse...Je sais que j'ai la possibilité d'avoir un effet sur ce problème et je suis déterminé dans mes actes.

    La colère n'intervient qu'au regard des éléments sur lesquels je n'ai aucun pouvoir d'intervention alors que j'en suis révolté. Il s'agit dès lors d'une frustration. Et c'est elle qui génère ma colère.

    Il est évidemment essentiel de se consacrer pleinement à valider la détermination par des actes afin qu'elle ne se transforme pas d'elle-même en colère.

    De même, il est indispensable que je cherche des solutions pour que ma colère devienne une détermination en trouvant une voie d'intervention.

    Il n'est pas question de délaisser ma colère parce qu'elle me frustre mais d'en nourrir ma réflexion jusqu'à ce que je trouve une action à mener.

    L'essentiel dans tout ça étant de rester l'observateur intérieur des émotions, d'identifier clairement les ressentis afin d'établir un plan d'actions...Colère ou détermination sont deux expériences à saisir. Elles ne me pèsent ni l'une ni l'autre car elles sont des opportunités de connaissances intérieures. 

     

    "Un sage hindou qui était en visite au Gange pour prendre un bain a remarqué un groupe de personnes criant de colère les uns après les autres.

    Il se tourna vers ses disciples, a souri et a demandé :

    - Savez-vous pourquoi les gens crient les uns sur les autres lorsqu’ils sont en colère ?

    Les disciples y pensèrent pendant un moment et l’un d’eux dit :

    - C’est parce que nous perdons notre calme que nous crions.

    - Mais pourquoi criez vous quand l’autre personne est juste à côté de vous ?, demanda le guide.

    - Pourriez-vous tout aussi bien lui dire ce que vous avez à dire d’une manière plus douce ?

    Lorsqu’aucune des réponses des disciples n’était suffisamment satisfaisantes pour le sage, il a finalement expliqué :

    - Quand deux personnes sont en colère l’une contre l’autre, leurs cœurs sont séparés par une grande distance. Pour couvrir cette distance, ils doivent crier, car sinon ils sont incapables de s’entendre l’un et l’autre. Plus ils sont en colère et plus ils auront besoin de crier fort pour s’entendre l’un et l’autre pour arriver à couvrir cette grande distance.

    - Qu’est-ce qui se passe lorsque deux personnes tombent en amour ? Ils ne crient pas à l’autre, mais ils se parlent doucement parce que leurs cœurs sont très proches. La distance entre eux est soit inexistante, soit très faible.

    Le sage continua…

    - Quand ils s’aiment encore plus, que se produit-il ? Ils ne se parlent pas, ils chuchotent et obtiennent encore plus de proximité et plus d’amour. Enfin vient un moment où ils n’ont même plus besoin de chuchoter, ils se regardent seulement l’un et l’autre et se comprennent.

    Puis il regarda ses disciples et leur dit :

    - Ainsi quand vous discutez les uns avec les autres ne laissez pas vos cœurs s’éloigner. Ne dites pas les mots qui vous éloignent davantage, ou bien viendra un jour où la distance sera si grande que vous ne trouverez pas le chemin du retour…"

    Sagesse hindoue

  • Entropie

    COLLABORATIF

    Tous fabricants d'objets : vive le design libre !

    Rédigé le 28 Août 2014 | Lu 665 fois



    À Grenoble, le collectif Entropie propose des ateliers d’autoproduction d’objets et édite des notices de fabrication en libre accès. Une alternative concrète au capitalisme industriel, qui vous permettra de bâtir votre propre éolienne, un composteur, voire un four solaire !


    Dans les ateliers de bricolage du collectif Entropie, à Grenoble, on construit des fours solaires, des éoliennes ou on s’initie à l’architecture bioclimatique. « En ce moment, on développe un modèle de ruche avec un apiculteur », ajoute Lucas Courgeon, l'un des membres du collectif, spécialisé dans la permaculture. Créée en 2008, l’association promeut l’autonomie en apprenant à qui le souhaite à fabriquer lui-même des objets du quotidien. « Les gens viennent avec leur projet, explique Lucas. Oregarde ce dont ils ont besoin, quelles sont les contraintes … Ensuite on réfléchit à l’objet, à sa conception, et on le construit ensemble ». Toujours dans une optique de collaboration, l’association édite des notices pédagogiques, à destination des particuliers comme des industriels intéressés. 

    La notice comporte des photos de toutes les étapes de la construction, les plans détaillés, les raisons qui ont motivé le choix des techniques et celui des matériaux ainsi que les informations sur l’utilisation du produit.
    La notice comporte des photos de toutes les étapes de la construction, les plans détaillés, les raisons qui ont motivé le choix des techniques et celui des matériaux ainsi que les informations sur l’utilisation du produit.
    Les prototypes qu'ils créent peuvent être partagés, reproduits et, bien entendu, améliorés. C’est même l’un des principaux intérêts du partage des notices en open-source : « contrairement au modèle marchand où l’on va cacher les ratages, ici, on va dévoiler les difficultés. […] En dévoilant ces problèmes, en les diffusant dans l’économie des connaissances, on aura des retours suggérant des pistes d’amélioration ». Le collectif a déjà regroupé une vingtaine de ces notices dans un catalogue de « design libre ». Rapidement épuisé, il sera à nouveau disponible mi-septembre en précommande sur une plateforme de crowdfunding.

    Tous fabricants d'objets : vive le design libre !

    DESIGNER MILITANT

    À l’origine du mouvement pour un « design libre », on retrouve le grenoblois Christophe André, 35 ans aujourd’hui. Ingénieur de formation, il abandonne sa carrière le jour où on lui demande de créer un objet à durée de vie limitée. Il rejoint alors les Beaux-Arts et engage une réflexion sur la mort annoncée des objets et du système qui les crée. « Contre-ergonomie  », sa première performance artistique, réitérée lors de plusieurs vernissages d'expositions, pousse à son paroxysme le concept d’obsolescence programmée : il glisse des flûtes à champagne percées parmi les verres servis aux invités. La durée de vie de l’objet devient ainsi inférieure à son temps d’utilisation ! 

    C'est dans le sillage de cette performance que  le « designer militant » co-fondera l’association Entropie avec l'artiste Gabrielle Boulanger. Tous deux appellent à se réapproprier les techniques de production et les savoir-faire, à se reconnecter aux produits que l’on consomme en privilégiant le travail à taille humaine, le tout pour court-circuiter l’industrie traditionnelle.  

    L'entropie est la mesure du degré de désordre d'un système. Selon le collectif, le fonctionnement du système économique est "de plus en plus entropique".
    L'entropie est la mesure du degré de désordre d'un système. Selon le collectif, le fonctionnement du système économique est "de plus en plus entropique".

    RÉDUIRE LE TEMPS DE TRAVAIL

    « Apolitique », l'association n'est pas pour autant dépolitisée. Les membres du collectifveulent « non seulement dénoncer le système capitaliste actuel, source apparemment inépuisable d’injustices et d’inégalités, mais surtout valoriser des initiatives, des organisations, des mouvements collectifs qui fonctionnent indépendamment de cette logique économique ». Selon eux, l’industrie lourde requiert des moyens techniques et des capitaux élevés, mais emploie surtout une main d’œuvre soumise à une division du travail extrême qui réduit les champs de connaissance du travailleur et retire l’autonomie qu’avait auparavant l’artisan. C’est pourquoi l’association milite pour une réduction du temps de travail, qui permettrait l'augmentation du temps consacré à l’autoproduction. Et, in fine, de rétablir le lien entre le consommateur et ce qu’il consomme. 

    « Pour jouir et gaspiller sans honte, il faut cacher les véritables coûts humains des produits, les lieux et modes de production, les impacts sociaux … », écrit François Brune, théoricien et critique du « discours dominant », cité par le fondateur de l’association. À l’inverse, l'objet du « design libre » est, conclut Christophe André, defaire de nous « des acteurs responsables de l’univers que nous façonnons ». 

    Le nouveau site internet de l'association sera en ligne d'ici début septembre. 

    Elisabeth Denys  
    Journaliste / We Demain 
    @ElissaDen

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  • J'accuse

    MESSAGE DES GILETS JAUNES

    http://vigilance-rs.clicforum.fr/t911-J-ACCUSE-par-le-collectif-des-Gilets-Jaunes-contre-la-r-forme-des-rythmes-scolaires.htm#p1368


    J’ACCUSE 



    Ce message s'adresse à tous les citoyens de France.
    "C’est un crime d’avoir accusé de troubler la France ceux qui la veulent généreuse, à la tête des nations libres et justes, lorsqu’on ourdit soi-même l’impudent complot d’imposer l’erreur, devant le monde entier." (Emile ZOLA - 1898)
     
    Nous, collectif des Gilets Jaunes, protestons depuis maintenant plus d'un an contre la mise en place de la réforme des rythmes scolaires.
    Nous sommes nombreux, parents, enseignants, élus, mais également certains inspecteurs de l'Education Nationale et DDEN à ne pas cautionner ces deux décrets (Peillon et Hamon) qui passent en force contre les intérêts des enfants, des familles, des collectivités.
    Nous ne sommes pas des habitués de la contestation, nous n'avons pour seul but que la protection des intérêts des enfants de l'école publique. Notre union dépasse donc tout clivage politique.
     
    Devant les difficultés rencontrées et exprimées par tous les acteurs pour donner du sens à cette réforme dont les enjeux économiques au niveau européen et de l'OCDE sont à peine dissimulés, le gouvernement a estimé nécessaire de mettre en place une campagne de propagande menée tambour battant par Monsieur Peillon puis par son successeur Monsieur Hamon.
    A coup de sondages bien arrangés et de monologues devant radios et télévisions, Monsieur Hamon s'est imaginé avoir convaincu une opinion pourtant déjà réticente.
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    Lorsqu'une réforme est noble dans ses intentions et bien pensée, nul besoin d'un tel matraquage médiatique, d'autant plus que les opposants à la réforme ainsi que leurs arguments n'ont eu accès aux médias que de manière à fournir l'illusion que la parole leur avait été donnée.
     
    Mais la réalité est toute autre : en effet, cette réforme bouleverse complètement le quotidien des enfants, les prive bien souvent de leurs activités extrascolaires choisies et de qualité, de la relation avec leurs grands-parents, les fatigue outre-mesure en leur imposant des heures supplémentaires de garderie, cette réforme met trop de petites communes à genoux financièrement, sollicite la contribution des familles ou de l'ensemble des contribuables d'une commune pour des activités périscolaires trop souvent décevantes, va forcer des femmes à arrêter leur activité professionnelle car l'emploi du temps de leurs enfants ne correspondra plus au leur.
    Cette réforme occulte totalement le fait que nos écoles publiques accueillent des enfants handicapés, malades et porteurs de troubles divers. Ces enfants-là n'ont pas le même traitement, n'ont pas droit aux activités périscolaires soi-disant si enrichissantes et pour ceux qui ont des soins et des suivis réguliers (le mercredi matin), une matinée supplémentaire, c'est beaucoup trop de fatigue pour eux à fortiori...
    Pourtant le défenseur des droits avait alerté le gouvernement sur cette question en décembre 2012 durant la préparation du décret Peillon !
     
    Enfin, au-delà des coûts financiers spécifiques à cette réforme, ce sont les relations entre l'Etat et les communes dans le fonctionnement des écoles qui sont mises en cause (transfert de charges, de responsabilités...) Tant que cette question ne sera pas résolue, clairement définie, la réponse sera différente dans les 23 340 communes ayant une école, creusant ainsi les inégalités entre les enfants et leur droit à l'Education.
     
    Cette réforme, bien que rejetée à deux reprises par les votes consultatifs du Conseil Supérieur de l'Educations'est vue décrétée, à la suite d'un simulacre de concertation avec des représentants "choisis" des acteurs de l'école, bien loin des réalités du terrain, et aujourd'hui contestés dans leurs propres rangs. 
    Cette réforme prétend réduire voire faire disparaître les inégalités ; l'effet produit se révèle être tout le contraire. Non seulement elle les creuse mais de surcroît elle tire tous les enfants vers le bas.
     
    En outre, bien souvent leur sécurité ne sera pas assurée correctement : les taux d'encadrement ont été revus à la baisse, on ne demande pas leur extrait de casier judiciaire aux intervenants qu'ils soient bénévoles ou autres, à certains endroits on recrute des animateurs avec ou sans BAFA sur un célèbre site de vente entre particuliers...
    Que dire de la responsabilité des directeurs d'école durant ces temps périscolaires  ? 
    Si une évacuation tourne au drame parce que des bénévoles ou des animateurs sous-payés, en contrats précaires de parfois 45 minutes par jour, avec le turnover que cela implique, n'auront pas su la mener correctement, vers qui se tournera-t-on ?
    Vers quelqu'un à qui l'on ordonne à la fois de porter la responsabilité de tout ce qui peut arriver dans le bâtiment "école" et de tourner son regard dès lors que le temps scolaire s'achève...
     
    Le passage en force et imposé de tels changements dans notre pays, sans concertation même si l'on vous clame le contraire, et avec un tel désengagement et une telle légèreté dans la manière de traiter certaines questions, notamment la sécurité des écoliers, est inacceptable... Nous nous demandons toujours comment un tel système va permettre aux élèves de progresser... En effet, même les chrono biologistes sont loin d'être tous d'accord sur cette question. Et nous avons bien compris lesquels parmi eux ont été sollicités pour travailler à la mise au point de cette réforme.  
     
    Et que dire du postulat de départ, l'argument choc, l'essence même de tout ce problème, j'ai nommé les "catastrophiques" tests PISA. Des tests réalisés par des enfants de 15 ans, donc ayant été scolarisés 4.5 jours en école primaire. Des tests dont l'interprétation, les modalités de passage, la nécessité même sont sujettes à polémique, car nos enfants sont mis dans une balance inégale (pays concernés, taux de scolarisation, etc...).
    Nous avait-on révélé, en même temps qu'on tentait de nous faire croire au si bas niveau de nos enfants, que ces derniers avaientpourtant progressé en compréhension de l'écrit, l'un des trois grands domaines évalués par PISA ?
    Nous a-t-on expliqué aussi que baisser dans le classement PISA lorsque d'autres pays y entrent, c'est logique et mathématique ? (nous sommes passés de 30 pays à 65)
    Allons-nous tolérer que la sécurité physique, morale et intellectuelle de nos enfants soit ainsi bradée, jetée en pâture au budget et à la politique éducative de chaque commune, sans aide pérenne de la part de l'Etat, pour aboutir à une territorialisation d'une école déjà fragile, qui deviendrait alors profondément inégalitaire ?
     
    Pourquoi ne nous dit-on pas non plus que des communes guyanaises ont obtenu une dérogation jusqu'en... janvier 2015 pour la mise en place de la réforme des rythmes ?
    De qui se moque-t-on à la fin ?
    L'organisation devrait donc changer au retour des vacances de Noël ?
     
    Jamais enseignants, parents et élus ne s'étaient autant fédérés face à une réforme de l'Education Nationale.
     
    Les retours de l'expérimentation menée au cours de l'année scolaire 2013-2014 s'avèrent majoritairement négatifs. Les enfants ont été plus fatigués et ont moins bien appris. Et on déplore 55 % d'intentions de fuite vers le privé, non touché par les décrets en cause (y compris sous contrat !).
    Et cela, la plupart des gens l'ignorent.
    Pourquoi donc ?
     
    Et nous en venons là au coeur du problème, qui selon nous dépasse à présent cette seule question des rythmes scolaires. Bon nombre d'entre nous, enseignants, directeurs d'école, élus, ont subi de grosses pressions et des "rappels" au devoir de réserve, moyens jusqu'alors utilisés de manière très rare, dans des cas isolés. Tout cela dans l'unique but de ne pas amener les familles à s'interroger, ou même à réaliser ce qui les attendait vraiment si cette réforme venait à être appliquée à toutes les écoles publiques. En laissant volontairement planer le doute sur une mise en place généralisée, en muselant les médias et les personnels de l'Éducation Nationale, le gouvernement et plus précisément le ministère de l'Éducation Nationale ont réussi à faire en sorte que beaucoup de gens se résignent en se disant que nos représentants, à nous parents et enseignants, n'avaient pas suffisamment "bougé".
     
    Or la contestation existe bel et bien, contrairement à ce que l'on veut bien laisser croire. Et elle dérange... au point d'en arriver à des méthodes dignes de celles utilisées sous les plus célèbres dictatures. C'est ce qui s'est passé il y a peu. La République a été foulée du pied par M.Hamon, ministre de l'Éducation Nationale, avec la complicité froide et silencieuse de Mrs Hollande et Valls, ceci cautionné par tous les autres membres du gouvernement. 
     
    Le lundi 30 juin 2014Mme Évelyne Flachermaire de Saint Médard en Forez, à bout de solutions pour mettre en application la réforme sans que cela mette les élèves en danger et fasse augmenter la facture fiscale de ses administrés, face à l'impossibilité d'établir un dialogue avec le ministre, décide d'entamer une grève de la faim pour se faire entendre.
    Spontanément, une enseignante toulonnaise, Céline Fabre, la rejoint.
    D'aucuns qualifieront ce geste d'extrême, de disproportionné.
    Toujours est-il qu'il paraît à ce moment-là la seule alternative au refus d'entendre et de dialoguer de M.Hamon.
    Peut-on vraiment penser qu'on en arrive là uniquement par souci du budget municipal ou de préserver quelques intérêts corporatistes ?
     
    Tous les médias sont immédiatement avertis par nos soins de cette situation dramatique qui se joue dans cette petite commune. Dans un pays comme la France, en 2014, une élue de la République en grève de la faim, cela mériterait que l'attention des citoyens soit attirée. Pourtant, seuls quelques organes relaieront cette information.
     
    Mardi 1er juillet, en séance à l'Assemblée Nationale, monsieur le député Dino Cinieri interpelle le gouvernement sur cette question. La réponse de M.Hamon est édifiante... 
    Après avoir qualifié cette action de "violente", il semble perdre son sang froid en criant ces mots :
    "Laissez l'école tranquille ! Laissez les enseignants tranquilles ! Laissez-les travailler."
    À travers ces mots transparaissent parfaitement ceux qui envahissent probablement son esprit à cet instant : "Laissez-moi tranquille !".
    À l'issue de cette séance, Dino Cinieri remet le courrier des gilets jaunes (soutien aux grévistes de la faim et rejet de la réforme en l'état) adressé au premier ministre, qui refuse de le prendre... Benoît Hamon jugera opportun, le soir même, de publier cet extrait de séance sur sa page Facebook, suscitant l'indignation des gens qui le suivent, avec plus de 700 commentaires fustigeant son attitude jugée méprisante.
     
    Céline Fabre se voit contrainte dès le quatrième jour de mettre fin à son action pour de sérieuses raisons de santé. MaisÉvelyne Flacher continue, dépérissant chaque jour un peu plus.
    Les deux femmes réclament une audience auprès du ministre, afin de lui exposer toutes les difficultés et les problèmes posés par cette réforme. Dans l'indifférence générale sur fond de Coupe du Monde de football et de garde à vue d'un ancien président... même l'assassinat d'une enseignante à Albi ne parvient pas à trouver plus de 2 minutes de journal télévisé... 
    Arrive samedi le sixième jour, six jours de trop  ! Les gilets jaunes se démènent afin de trouver une issue, de parvenir à émouvoir le ministre et obtenir cette fameuse audience.
    Cela sera un échec.
    Les médias sont avertis en masse de la situation, l'état de Mme Flacher empire, sa vision se trouble... Mais pas sa détermination.
    L'information ne sera que très peu relayée... seules de rares enseignes, plutôt locales, diffuseront le soir même l'hospitalisation de l'élue, à bout de forces, suite à un malaise.
    Les pompiers avouent que la préfète leur a injoncté de ne pas communiquer. 
     
    Nous apprenons ensuite avec horreur que les médias nationaux ont reçu l'ordre de ne pas relater cet événement. De qui ? Est-ce possible ?
    C'est là toute la question...
     
    De la même manière, alors que se tenait une conférence de presse des gilets jaunes à Paris en juin, les journalistes devant s'y rendre avaient reçu une annulation... Infondée, bien évidemment. Même incident aux Pennes Mirabeau, quelques jours plus tard, un élu (Mr le maire de Cabriès, Hervé FABRE-AUBRESPY) est en retard car "on" lui a téléphoné pour l'informer d'une annulation...
     
    Voici comment, en France, en 2014, sont bafouées de concert la liberté d'expression, la liberté de la presse et la voix du peuple.
     
    "C'est quoi l'Ecole ?"
    Finalement voici la question que se posent les parents, les enseignants, les maires.
    Une question simple que Benoît Hamon, Ministre de l'Education Nationale, devrait, en tant que ministre et donc en mission d'organiser, tant avec des projets de loi qu'avec des budgets qui permettent d'appliquer la loi, la même pour tous dans notre pays, avoir le courage d'affronter.
     
    Moi, citoyenne de ce pays, calme et sans histoires, sans bord politique, devant tant de mépris, de non sens, de mensonges et d'injustice, je suis debout... 
    et je ne me rassiérai que lorsque la France, cette nation dont je suis fière, 
    se sera réveillée pour mettre fin à cette situation.
     
     

    Alors j'accuse !     
          

     J'accuse nos dirigeants politiques d'utiliser des méthodes honteuses, violentes par les mots et méprisantes, pour parvenir à des fins dictées par des lois économiques et des lobbies qui les dépassent et les poussent à ne plus assurer la protection des citoyens et plus grave, celle de leurs enfants.  J'accuse tous ces membres du gouvernement et une grande partie des acteurs du paysage politique en haut-lieu de cautionner cet état de fait, en dépit des belles convictions qu'ils affichent.
     J'accuse les représentants de l'État de suivre sans conscience des directives dénuées d'humanité.
     J'accuse une certaine presse de se laisser intimider, peut-être même de se coucher devant le pouvoir au mépris de la liberté et du devoir d'informer.
     J'accuse le gouvernement, qui se revendique "être à l'écoute" de ne pas répondre aux sollicitations, aux préoccupations de ses concitoyens.
    J'attends... 
    Et j'invite tous ceux que ce discours a révoltés à se joindre à moi pour crier leur indignation.
    Citoyens ordinaires comme moi, élus de la République et représentants du peuple, journalistes, célébrités, étudiants, nous sommes tous concernés lorsque la République est en danger !
     
    Parlez, dénoncez !  
    Il est des actions qui dérangent et la nôtre en fait partie. Des gens doivent rendre des comptes, aidez-nous à les faire sortir de l'ombre !
     

    Bien à vous.     
          
    Collectif des Gilets Jaunes,     
    Céline FABRE.     

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  • Le rouleau compresseur

    JE SAIS CE QUI M'ATTEND...

    Mais je ne lâcherai pas...

    Voilà un exemple du "rouleau compresseur"...

    http://blogs.lesinrocks.com/cestvousquiledites/2011/12/02/sous-le-rouleau-compresseur-de-leducation-nationale/

    Sous le rouleau compresseur de l’Education nationale

    2/12/2011
    capture burn out

    Voilà sept ans que l’administration de l’Éducation nationale me passe au rouleau compresseur, un morceau de vie tout de même ! A la suite d’un harcèlement moral perpétré par le principal du collège où j’enseignais, je suis passée par la filière « obligatoire » des Congés longue maladie, Congés longue durée renouvelables… soumise aux visites des médecins psychiatres dits « experts »… et à leurs désidératas, leurs injonctions de traitements médicamenteux etc.

    Souhaitant travailler, et non être payée à ne rien faire sinon « ruminer », je souhaitais entamer une reconversion au sein de l’Éducation nationale. Le système et ses représentants – entre autres médecins de prévention, assistante sociale, conseillers X Y… – collaborateurs etc. – m’ont fait croire que c’était possible, par la voie d’un « poste adapté », exigeant une lettre de motivation et des pseudo-entretiens ! En réalité, ils m’ont tous menée au casse-pipe orchestré ! Cette reconversion n’était qu’un leurre !

    Mon côté rebelle et mon refus d’accepter ces dysfonctionnements à répétition, qui sont en réalité LE mode de fonctionnement du système et sa marque de fabrique, sont sans doute les raisons de ma « survie » et ce qui m’a donné le courage de consulter quatre avocats avant de trouver « la » bonne avocate il y a quelques mois, qui a bien voulu s’emparer de ce boulet de dossier, qui au fil des années est devenu lourd, très lourd ! Oui, un seul exemple pour illustrer un dysfonctionnement : cette administration est capable de vous envoyer une mise en demeure de reprise de fonction en recommandé avec accusé de réception, alors qu’elle vous a elle-même placé en Congé longue durée quelque temps auparavant, avec l’assentiment d’un médecin expert et d’un comité médical ! Alors quand le feuilleton dure depuis sept années…

    Mais la « reconnaissance » du dossier par un avocat n’est qu’une victoire morale, capitale certes, car le Tribunal administratif, ce ne sont pas les Prud’hommes ! Et c’est au prix de démarches encore très longues, qui enseignent la patience, et de beaucoup d’énergie, quand il vous en reste, qu’il s’agira seulement de limiter la casse par rapport à une carrière (et une vie !) de toutes façons foutues.

    Alors le drame de Béziers m’a fait l’effet d’un électrochoc ! Et j’ai décidé quelques jours après de commencer à écrire le livre racontant mon histoire, ce qui n’était qu’un vague projet jusque là.

    Je n’ai écrit que quatre pages, pour donner le ton, et qui pourraient servir d’introduction. Le ton sera évidemment explosif, quoique teinté d’humour. C’est un « coup de gueule », comme la société a besoin qu’on en pousse parfois pour que les choses se sachent ! J’essaye de divulguer ces pages par ci, par là, suite aux nombreuses études et articles qui se multiplient depuis des mois pour dénoncer le mal-être enseignant au sein de l’Éducation nationale. J’ai déjà reçu des soutiens et des encouragements, en premier celui de mon avocate. Comme elle m’a dit : « Ce sera d’abord une thérapie, et puis ce sera utile si cela peut aider à sauver quelques vies. » J’ai reçu aussi des encouragements de profs du lycée de Béziers où s’est déroulé le drame.

    Alors en effet, ce « Grand spécialiste de l’école », qui n’a de courage que celui de taire son nom, mériterait de se faire lyncher ! Qu’il aille d’abord faire un tour à « La Verrière », le centre de réadaptation psychiatrique de l’Éducation nationale, que l’institution réserve à ses enseignants en déroute psychologique, faute de pouvoir leur offrir une autre voie ! Alors ensuite, ce Monsieur pourra revenir nous parler de ce grand gâchis humain !!!

    B. Levent

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