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  • Nous sommes le nombre

    et nous avons le pouvoir. Il suffit de le vouloir.



    13 victoires incroyables sur Change.org en 2013

    1. Eram s'engage à zéro cuir issu de la déforestation

    Pétition d'Envol Vert

    2. La subvention de 400.000 € pour le concert de Guetta à Marseille est annulée

    Pétition de Laurent Barelier et du "Commando anti 23 juin"

    3. Paloma n'est pas séparée de Marie-Ange, son auxiliaire de vie

    Pétition de Thierry Kerhornou

    4. Mango retire sa ligne de bijoux "style esclave"

    Pétition d'Aissa Maïga, Sonia Rolland, Rokhaya Diallo et Isabelle Boni-Claverie

    5. Le Savon de Marseille est protégé

    Pétition d'Adrien Sergent

    6. L'émission Taratata revient sur le web

    Pétition d'Alex Martin

    Vous en voulez d'autres?

    7. Camaïeu indemnise les victimes de l'effondrement d'une usine au Bangladesh

    Pétition de Peuples Solidaires

    8. Twitter facilite le signalement des attaques sexistes

    Pétition de Rokhaya Diallo

    9. La lutte est maintenue aux Jeux Olympiques de 2020 et 2024

    Pétition de Fédération Française de Lutte

    10. Le spectacle de montreur d'ours à Chartres est annulé

    Pétition de Daniel Jacob

    11. L'Etat pérennise 28.000 postes d'auxiliaire de vie scolaire

    Pétition de Marie-Laure Caty

    12. Les éléphantes Baby et Népal ne sont pas euthanasiées

    Pétition de SPA de Lyon et du Sud-Est

    13. Les urgences de l'hôpital de Pont-à-Mousson sont sauvées

    Pétition de Xavier Bertelle

    Ça vous plait ? Joyeux Noël à tous!


    Merci d'agir pour le changement!

    Sarah et Benjamin, l'équipe de Change.org en France

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  • Neige

    Chaque flocon de neige est unique.

    Chaque flocon de neige est uni.

    Que cela soit bien clair.

    Votre forme n'est qu'un outil.

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  • Jarwal le lutin (tome 3)

     

    « Je sais que tu avais raison Gwendoline. Il faut rejoindre les Kogis et voir ce qu’ils peuvent faire pour moi. Je ne dois pas abandonner et partir. C’est comme si je laissais ce Jarwal sur place et ne rentrait qu’avec un fantôme. Mon histoire est ici et c’est ici que je dois la retrouver. »

     

    Elle l’embrassa sur le front. Juste un baiser plein de tendresse.   

    Léontine bourdonnait de bonheur autour d’eux.

     

    C’est là qu’ils virent certaines fougères bouger étrangement. Comme un roulis, une houle de frissons, un frémissement continu. Ils se levèrent et reculèrent de quelques pas. Les sens aux aguets.

    Sous leurs yeux ébahis, des formes s’agitèrent, une myriade de petits êtres couverts de feuillages, des fougères qui n’en étaient pas, une apparition stupéfiante. La troupe se plaça devant eux. Des corps envahis de végétation mais pourtant une forme bien identifiable. Pas plus haut que le chapeau pointu de Jarwal. Des branchages pour membres, des tiges garnis de jeunes pousses, des feuilles, des plantes, des mousses, un amalgame hétéroclite, comme un collage anarchique, mais un visage souriant et des yeux lumineux, parfaitement visibles dans l’imbroglio végétal, des prunelles luisantes comme des soleils.

     

    « Ah ! L’amour, on ne peut y résister, annonça en sautillant un des petits êtres.

    -C’est vrai, c’est tellement bouleversant, enchaîna un deuxième.

    -Le seul phénomène qui puisse nous pousser à nous montrer, renchérit un troisième. »

     

    Des bonds qui accompagnaient chaque parole, une frénésie joyeuse, une danse pétillante.

     

    « Qui êtes-vous ? demanda Gwendoline qui ne lâchait pas la main de son lutin hagard.

    -Nous sommes la Vie, comme toi ! » lança le plus impétueux.

    Des éclats de rires dans l’assemblée, des cabrioles et des roulades, des individus qui se trémoussaient en mêlant leur verdure, des galipettes et des embrassades, une agitation paroxystique. 

    « La Vie, nous sommes la Vie, la Vie, nous sommes la Vie, répétaient-ils tous, en chœur.

     

    Jarwal, Gwendoline et Léontine n’avaient jamais vu de tels êtres. Ils connaissaient pourtant bon nombre d’individus curieux et magiques, elfes et gnomes, farfadets et korrigans mais des êtres végétaux dansant des sarabandes endiablées, ils ne l’auraient même jamais imaginé.

    Léontine se posa sur l’épaule de Gwendoline.

     

    « Nous vous regardons depuis longtemps, mais l’amour était parti du cœur de celui-ci ! lança l’un d’eux en désignant Jarwal 

    -Non, pas parti, cher ami, mais submergé de tristesse, reprit un voisin.

    -Oui, la tristesse est un étouffoir de l’Amour mais l’Amour n’est jamais triste. C’est juste des feuilles mortes qui le couvrent. Laisse passer l’hiver et tu verras la pourriture des feuilles nourrir la Vie.»

     

    Des  éclats de rire encore, cristallins. Des carillons de notes aigües. Les feuilles agitées de leurs corps sautillants.

     

    « Vous voulez dire que vous ne vouliez pas vous montrer à cause de moi ? demanda Jarwal.

    -Pas à cause de toi, répliqua un petit être ébouriffé comme un buisson juvénile. Tu n’es pas ce que tu penses. Ne te trompe pas. Ce que tu penses n’est qu’une dérive de l’Amour de la Vie.

    -Nous attendions que la pourriture des feuilles soit consommée, ajouta son compagnon. Et que l’Amour remonte à la surface.

    -Vous n’apparaissez qu’aux êtres qui s’aiment alors, c’est ça ? interrogea Gwendoline.

    -Tous les êtres sont dans l’Amour. L’Amour, c’est la Vie, mais les pensées de votre tête vous font aimer le désordre de vos pensées. Rien à voir avec l’Amour de votre âme. Vous parvenez même parfois à aimer ce qui vous enferme. Ce sont vos pensées. Et votre tête finit par aimer ce qui la ronge. C’est incroyable ça. L’Amour de la Vie n’est pas un guerrier. Il aime la sérénité. Alors, il se retire et il attend que vous arrêtiez de vous mentir. »

     

    Des réflexions secrètes, silencieuses, une analyse minutieuse.

     

    « Et voilà, vous vous remettez à penser ! lança joyeusement une boule de feuilles agitée. Vous êtes tout de même incorrigibles ! Laissez donc rayonner votre Amour de la Vie.

    -Nous avons un grave problème, annonça Gwendoline.

    -Mais non, il n’y a pas de graves problèmes, il n’y a que ce que ce vous en pensez. Sinon, cela voudrait dire que la Vie est un grave problème et quand vous pensez cela, la Vie se retire dans son coin et vous laisse exister à travers vos pensées. La Vie ne lutte pas, elle aime la sérénité, je vous l’ai dit.

    -Et bien, chers amis, intervint Jarwal, je pense que mes pensées sont un grave problème. Je pense sans cesse à ma mémoire qui a disparu.

    -Mais non, elle n’a pas disparu. Elle s’est retirée dans un coin. Et comme tu étais en colère, elle avait peur. On ne réconforte pas un petit animal traumatisé avec de la colère ou de la peur.  

    -Tu veux dire que je peux retrouver ma mémoire ?

    -Tu ne vas pas la retrouver, c’est elle qui reviendra. Vous êtes vraiment prétentieux, vous autres, à croire que tout dépend de vos pensées et de votre volonté. C’est comme si vous étiez en Vie parce que vous l’avez voulu ! Ridicule. La Vie n’a pas eu besoin que vous pensiez à elle pour s’installer. Et vous, vous pensez que vous pouvez imposer votre volonté à la Vie. C’est incroyable ça !

    -Regardez ces grands arbres ! proposa un petit arbrisseau. Vous croyez que c’est la volonté de la graine qui a donné ce superbe ouvrage ? Et la Vie alors ? Elle se serait installée une fois que la volonté aurait pris forme ? Ridicule. Vous observez tout à l’envers. »

     

    Des leçons proclamées par une troupe de joyeux lurons.

    Gwendoline les observait avec fascination. Une multitude de visages dans une diversité hétéroclite. Des bouilles rondelettes ou triangulaires, des faces plates comme des assiettes, un mélange inexplicable de feuilles assemblées mais toujours ce pétillement dans leurs prunelles, deux soleils ardents qui irradiaient de bonheur.

     

    « Vous voulez dire que nos pensées sont des œillères à la réalité de la Vie ? demanda Jarwal.

    -La réalité ? Mais qu’est-ce que c’est cette réalité ? Ce que vous voyez ?  Ridicule. »

     

    L’ensemble de la troupe, dans un synchronisme parfait, s’évapora. Une multitude d’oiseaux colorés s’égailla au-dessus de leurs têtes, une nuée de piaillements dans des arabesques maîtrisées, des zébrures de corps fuselés, comme des flèches jouant un ballet de plumes. Et toujours ces yeux aussi brillants que des astres naissants, une énergie condensée, une concentration d’univers.

    Le ballet cessa d’un coup, les oiseaux disparurent et un champ de pierres inertes s’étendit à leurs pieds. Des roches lisses et immobiles, éparpillées devant les trois amis. Au même instant, sur chaque caillou, des paires d’yeux s’ouvrirent et les observèrent, des prunelles étincelantes d’où jaillissaient des rires de lumières. Des battements de paupières aussi stupéfiants que des naissances d’étoiles.

    Puis, avec la même célérité, dans une simultanéité parfaite, un florilège de papillons les entoura, plus de pierres sur le sol mais une farandole radieuse, des élucubrations étourdissantes, des figures imprévisibles, toute la magie délicieuse des vols de papillons. Et sur les corps délicats rayonnaient d’une intensité éblouissante des yeux aussi perçants que des fusions de soleils.

     

    Comme un souffle tonitruant balayant tout sur son passage, la nuée de papillons s’évanouit. Rien d’autre n’apparut.

    Les trois amis restèrent statufiés.

    « Où êtes-vous ?  demanda Jarwal.

     -Chut, coupa Léontine. Les hommes. »

     

    Des bruits dans la forêt, des voix qui portaient par-delà les arbres. La troupe des Portugais avait quitté le camp des Kogis et reprenait sa progression.  

     

    Jarwal se coucha sous le parterre de fougères en se demandant s’il ne manquait pas d’écraser un de leurs étranges visiteurs. Gwendoline s’allongea à ses côtés.

     

    « Ils ne peuvent pas nous voir. Ne bouge pas, » murmura-t-il, en posant délicatement une main sur son bras.

    Gwendoline frissonna de bonheur à cette parole protectrice, à cette attention inespérée. Jarwal veillait sur elle. Jarwal reprenait vie.

     

    Ils n’aperçurent même pas les soldats à travers l’épaisseur végétale. Ils suivirent attentivement l’extinction des voix et se relevèrent prudemment. Ils regardèrent minutieusement autour d’eux. Des plantes, des oiseaux, des papillons, des pierres…Quelles formes avaient-ils pris ? Où pouvaient-ils bien être ?

    La réalité n’était pas ce qu’ils voyaient…

     

    Au pied d’un tronc colossal, ils virent un tapis de mousse s’agiter, des ondulations de nuages, des formes timides qui tentaient une croissance, des pousses opiniâtres qui se dressaient, des silhouettes redessinant l’esquisse des corps puis peu à peu tout un petit peuple de bonhommes moussus, habillés de feuilles disparates. Enfin, les yeux flamboyants s’ouvrirent dans un seul mouvement et la troupe reconstituée, s’avança précautionneusement et les rejoignit.

     

    « Bouh, toute cette méchanceté chez ces individus, c’est insupportable. Il nous est impossible de rester visibles dans cette ambiance morbide. Même les plantes en subissent les effets polluants mais moins tout de même que les autres formes vivantes. Chez elles, les pensées sombres s’évaporent rapidement. C’est l’Amour de la lumière qui permet ce nettoyage. Chez les humains, tout reste enfermé. Quand les ego sont les maîtres, la conscience de la réalité s’efface.

    -Vous n’avez donc aucune forme définitive ? interrogea Gwendoline.

    -Une forme ? Mais pour quoi faire ? C’est absurde, se moqua un individu hirsute.

    -Tout aussi absurde que cette idée que nous devons avoir un nom, enchaîna son voisin. Vous avez vraiment une idée bien curieuse de la réalité. Vous pensez que parce que vous vous êtes identifiés à votre forme et que vous vous reconnaissez à travers votre nom, vous avez fait le tour de la Vie ? Mais c’est consternant tout ça ! Vous avez conscience de l’insignifiance de votre développement ? »

     

    Un ton nullement arrogant, juste un total ébahissement.

    Les trois amis sentaient que dans les paroles de ces petits êtres, il n’y avait aucune moquerie. Mais une absolue incompréhension.

     

    « Un jour, vous allez mourir, vous allez perdre ce nom et cette forme. Vous aurez quitté la Vie mais la Vie, elle, n’aura rien quitté du tout. Elle n’aura pas disparu, vous comprenez ? C’est vous qui partez, c’est vous qui sortez du flux vital. La Vie continuera sa tâche créatrice, votre tour est passé. C’est ridicule dès lors de s’attacher de la sorte à cette image que la Vie vous a procurée. Il serait bien plus judicieux de saisir cette conscience de la Vie et non d’entretenir la conscience de votre forme. Cette forme n’est rien d’autre qu’une enveloppe. C’est comme si vous décidiez de vénérer votre outre et de délaisser l’eau qu’elle contient. C’est absurde.

    -Les deux sont indispensables, intervint Jarwal.

    -Bien entendu. Une outre vide ne sert à rien et de l’eau sans outre est intransportable. Mais par contre, elle a déjà une existence cette eau, vous n’êtes pas obligés de devoir la transporter, vous pouvez déjà en profiter. L’outre est secondaire si vous décidez de rester là où se trouve l’eau. Dans votre cas, c’est l’enveloppe qui compte avant ce qu’elle contient. Vous observez à l’envers.

    -Vous voulez dire que vous pouvez changer de formes parce que vous êtes reliés à la Vie avant de l’être à votre forme ?

    -Oui, c’est cela, magnifique, tu apprends vite cher lutin ! »

     

    Une danse spontanée qui agita toute la troupe, des cris de joie et des cabrioles.

     

    Gwendoline aperçut un sourire sur le visage de son aimé.  

     

    « Quand vous êtes identifiés à votre image, vous êtes attachés aussi à la diffuser à l’extérieur, vous voulez qu’elle vous représente et vous en venez même à chercher des solutions à vos problèmes dans votre environnement et vos relations, vous pensez que le monde est responsable de votre état intérieur. Vous mélangez les conditions de vie et la Vie en vous. Mais la seule réalité qui vous concerne, elle est en vous et nulle part ailleurs. Quand vous vous acharnez à faire, vous en oubliez d’être.»

     

    L’urgence de la situation qui s’impose à Jarwal, comme un coup au cœur qui le sort de ce bonheur de l’échange. Les conditions de vie qui reprennent le dessus…

     

    « Est-ce que vous savez où se trouvent les Kogis ? Il faut absolument que je les retrouve.

    -Les Kogis sont dans la montagne. Des hommes mauvais les retiennent. Et les hommes mauvais qui viennent de passer cherchent les hommes mauvais qui ont capturé les Kogis. Les Kogis sont des êtres humains très bons. Ils nous appellent les Maruamaquas.

    -J’ai déjà entendu ce nom, murmura Jarwal. Quelqu’un m’a parlé de vous. Je ne sais pas qui c’était.

    -Il ne sera pas difficile de trouver les Kogis, il vous suffira de suivre les hommes mauvais qui viennent de passer.

    -Nous devons arriver avant eux.

    -Et bien alors, nous allons vous guider, aucun problème. Nous aimons bien les voyages. »

     

    Des cabrioles et des rires, des accolades et des embrassades.

     

    « Merci infiniment, chers Maruamaquas. Une dernière question. Vous nous observiez depuis longtemps ?

    -Longtemps ? Qu’est-ce que ça veut dire ce mot encore ? Toujours une identification de votre forme qui s’ajoute à un espace qui n’existe pas. Vous êtes ici et maintenant et c’est tout. Tous ces mots que vous utilisez ne sont que des commentaires sur vos conditions de vie. Vous ne pouvez pas être ailleurs que maintenant et dès lors le temps ne peut pas être long. Il n’existe pas. Vous faites durer les choses dans vos pensées mais les choses n’ont pas de durée. Elles sont. A chaque instant, nous étions là, tout près de vous. Nous avons observé les évènements et nous n’avons jamais pensé que c’était bien long. C’était ce que ça devait être. Les pensées ne servent à rien quand elles se mettent à commenter les évènements en leur donnant une autre forme que la réalité de la Vie. Ce Temps que vous imaginez, vous lui avez donné une mesure qui vous correspond parce que tout cela renforce votre identification. Le Temps de votre vie, le Temps de vos ancêtres, le Temps de votre avenir. Demande à un arbre ce qu’il a fait hier et tu l’entendras rire.

    -Et si je n’avais pas retrouvé le chemin de la lucidité, si je n’avais pas décidé de rechercher les Kogis, vous ne vous seriez pas montrés ?

    -Tout ça n’a aucune importance. La seule chose qui comptait à nos yeux, c’était que tu laisses l’Amour s’étendre au lieu de le repousser. »

     

    Une bouffée de chaleur dans le corps de Gwendoline, un bonheur immense. Les Maruamaquas percevaient ce que Jarwal portait et il s’agissait d’amour.

     

  • Détermination et colère

    Une réflexion cette nuit...

    La détermination consiste à agir dans un contexte précis sur lequel je souhaite intervenir parce qu'il me dérange, me révolte, me révulse...Je sais que j'ai la possibilité d'avoir un effet sur ce problème.

    La colère n'intervient qu'au regard des éléments sur lesquels je n'ai aucun pouvoir d'intervention alors que j'en suis révolté. Il s'agit dès lors d'une frustration. Et c'est elle qui génère ma colère.

    Il est évidemment essentiel de se consacrer pleinement à valider la détermination par des actes afin qu'elle ne se transforme pas d'elle-même en colère.

    De même, il est indispensable que je cherche des solutions pour que ma colère devienne une détermination en trouvant une voie d'intervention.

    Il n'est pas question de délaisser ma colère parce qu'elle me frustre mais d'en nourrir ma réflexion jusqu'à ce que je trouve une action à mener.

    L'essentiel dans tout ça étant de rester l'observateur intérieur des émotions, d'identifier clairement les ressentis afin d'établir un plan d'actions...Colère ou détermination sont deux expériences à saisir. Elles ne me pèsent ni l'une ni l'autre car elles sont des opportunités de connaissances intérieures. 

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  • Une raison intuitive

    La pensée consciente, la Raison, est jeune à l’échelle de temps de l’histoire du vivant. Du fait de cette extrême jeunesse, elle est probablement aujourd’hui encore trop succincte car insuffisamment développée. L’intuition, quant à elle, a une existence qui remonte aux origines.

    La raison « raisonnante » a pris le pas sur cette intuition car la pensée réflexive a bâti un cadre autour de l’homme, une structure partagée par l’humanité. Il est indéniable que cette structure mentale a contribué à l’hégémonie de l’homme sur la Nature mais elle l’a également privé de l’écoute attentive au regard des expériences intuitives. La science a dressé une cartographie très précise des champs d’investigation et cette carte a rejeté avec dédain une partie du territoire intérieur. L’humanité a même fini par considérer que les « Terra Incognita » relevaient du paranormal. Le nœud s’est resserré autour de nos âmes orphelines. Nous avons été coupé de notre source, coupé de la nature jusqu’à en oublier l’humilité et la curiosité.

    Les religions et les fanatismes générés ont contribué à nourrir l’élan de raison soutenu par la science. Il s’agissait d’extraire les hommes de l’obscurantisme et de la main mise des prêtres sur des esprits malléables.

    Mais la science a rejeté en bloc tout ce qui n’entrait pas dans la dimension rationnelle.

    L’intuition a été brûlée sur le même bûcher.

    Coïncidences, synchronicité, rêves prémonitoires, guérisons spontanées, Illumination, extase mystique… Tout cela a été souillé, détourné, avili. Nous sommes passés d’un obscurantisme béat à une inquisition légiférée.

     

    Je voudrais trouver désormais une raison « naturante, » une osmose entre l’intellect et l’intuition, aucune suprématie de l’une sur l’autre mais une communion constante, respectueuse, attentive, non pas deux voies parallèles mais deux voies unifiées.

    Je ne veux pas de l’hégémonie scientifique dès lors qu’elle porte atteinte à un mystère qui m’est inaccessible. Je continuerai à explorer.

    "La vie est relation, vivre c'est être relié.
    Nous ne pouvons pas vivre si vous et moi nous enfermons chacun derrière des remparts, ne jetant qu'un occasionnel coup d'œil par-dessus la muraille.
    Inconsciemment, au plus profond de nous, par-dessous les remparts, nous sommes reliés."

    [De l'amour et de la solitude - Jiddu Krishnamurti]

    "Et pour enquêter ensemble, il faut une qualité d'intensité, une qualité d'esprit qui ne soit entravée par aucune croyance ou conclusion particulières ; il faut au contraire être prêt à aller très loin, non pas en termes de distance ou de temps, mais de profondeur."

    [De l'amour et de la solitude - Jiddu Krishnamurti]

    "Confiance, patience et sérénité."

    C'est ce que me disait Hélène lorsqu'elle me soignait.

    La Vie aime se vivre en nous.

    Et je la bénis.

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  • La nature de la Nature (philosophie)

     

    Logos désigne le discours (textuel ou parlé). Par extension, logos désigne également la « rationalité, » l’intelligence, conséquente à la capacité à utiliser une langue.

    Dans la philosophie platonicienne, le logos est considéré comme la raison du monde.


    L’idée de Logos a été développée par Anaximandre, Pythagore, Thalès, Héraclite, Parménide, Anaxagore, Démocrite…Tous ont édicté une idée similaire : le réel est intelligible.

    Pour ces philosophes, l’Univers (le Tout) est un ensemble ordonné, le cosmos. Il est donc nécessairement organisé par une puissance de vie inconnue mais compréhensible (la Nature), selon des principes logiques (des lois), que nous pouvons comprendre par la pensée réfléchie, le Logos.

    L’idée de sagesse ne peut s’élever que si l’homme parvient à harmoniser l’ordre de sa vie à l’ordre de la Nature.

    « Il y a pour les Éveillés un monde unique et commun mais chacun des endormis se détourne dans un monde particulier » Héraclite.

    Les Éveillés, ce sont ceux qui ont assimilé à la fois l’ordre de la pensée et l’ordre de la Nature.

    Ce qu’Héraclite nomme le Logos correspond au Dharma de Bouddha, au Tao de Lao Tseu, à la phusis (principe vital qui anime l’Univers) des Épicuriens, l’âme du monde des Stoïciens ou encore le Dieu de Spinoza (Deus sive Natura : Dieu, c'est-à-dire la Nature.)

    Il ne s’agit bien entendu pas de la Nature dans son sens d’environnement mais de la nature de la Nature. 

    Si nous voulons parvenir à la liberté par la sagesse, nous devons comprendre la nature de la Nature.

    « Rien n’est sans raison » disait Leibniz.

    Voilà le défi. Comprendre par la raison, la raison du Tout ou la nature de la Nature elle-même.

     

    C’est là que "notre" raison, aussi exceptionnelle soit-elle, m’interpelle et me trouble. La raison n’est pas seulement source de la logique, de l’entendement, des mathématiques, des sciences… Elle est aussi ce par quoi nous pouvons avoir accès à l’intuition. Non pas la générer elle-même mais parvenir à s’effacer pour que l’intuition surgisse.  L’intuition a besoin pour se manifester de se sentir aimée et que la raison en accepte la flamboyance. C’est une osmose indispensable au risque que l’intuition ne jaillisse jamais ou qu’une fausse raison vienne l’affadir, la rationnaliser, la clore dans un cadre reconnu.

    Il s’agit donc, à mon sens, de trouver cet équilibre entre la raison et la nature de la Nature en nous. C’est là le sens du Tout.

    La raison est à la source du bon sens. Elle n’est pas que raisonnement mais également résonnance avec ce Tout.

    Nietzsche parle de la sagesse du corps comme une raison supérieure.

    « Il y a plus de raison dans ton corps que dans ta meilleure sagesse. »

     

    L’intuition est une pensée directe sans le passage par le raisonnement. Ne serait-ce pas la plus grande sagesse que d’y parvenir en toutes circonstances ? De parvenir à rester ancré dans la compréhension du réel en joignant la raison à cette perception directe, spontanée, immédiate, fulgurante…

     

    L’intuition est la captation directe du réel par la conscience alors que la raison explore longuement ce réel jusqu’à commettre l'effroyable erreur d'en faire « sa » réalité…

    Mais il est délicat de s’en tenir à cette intuition dès lors que s’y adjoint ainsi une raison non domptée, un catalogue de conditionnements jamais analysés. Car cette intuition peut n’être dès lors qu’une extension de cette raison falsifiée, une sorte d’enluminures, une hallucination. Cette raison est même capable d'anéantir l'intuition, de la brider, de la falsifier, de culpabiliser l'individu, de se moquer de lui, de le torturer jusqu'à ce qu'il abandonne, épuisé et honteux, toute tentative de captation, plus aucune fulgurance, plus aucun ressenti qui ne soit raisonné, plus aucune flamboyance, plus jamais ce rayonnement foudroyant... Etre raisonnable jusqu'à tuer en soi toute vie...

    Je le refuse. Je veux comprendre, je veux aimer l'intégralité de ce qui m'est proposé.

    C'est la Vie que j'aime.

     

    Il me semble indispensable pour atteindre une quelconque sagesse d’établir au préalable un état de conscience absolument libre. Non pas qu’il soit possible de se défaire intégralement des données éducatives, des concepts issus de la société, de la morale, de l’autre…Mais il est possible d’en établir la liste, d’en identifier chaque paramètre, comme un archéologue.

    Je ne crois pas que l’intuition puisse être libre si la raison ne l’est pas.

    Connaître les errances intérieures permet d’œuvrer à la lucidité. C’est là que l’intuition peut naître.

    Je ne crois pas un état de béatitude absolu, pas à mon niveau, je n’en ai pas les capacités. Mais je peux me lancer sur la route. Raisonnablement et intuitivement, les deux entités associées dans un cheminement commun, une osmose constante.

     

    Qu’en est-il de cette intuition ?

    Elle contient à mon sens la nature de la Nature.

    « Quelle est la nature de ce problème ? »

    L’expression s’intéresse non pas au problème lui-même mais à sa source.

    Je voudrais comprendre la nature de la Nature…

    Quelle est sa source ?

    A-t-elle une intention ?

    La question de l’intelligence de la Nature ne se pose plus pour moi. C’est une évidence. Mais je n’en ai aucune preuve. Je n’ai pas un niveau de connaissances suffisant. C’est juste une intuition…Justement.

    Est-ce que la Nature elle-même éveille cette intuition en moi ou est-ce juste une imagination débridée, un désir qui prendrait forme, qui se persuaderait lui-même d’avoir raison. La raison… Dans ce simple exemple, on voit bien à quel point, il est déraisonnable de se croire maître de la raison.

    Les hommes peuvent toujours trouver de multiples raisons aux errements de notre raison. La science, par exemple, s'évertue encore, dans ses retranchements les plus conservateurs, de nier l'impensable.

     

    Mais je suis une énigme pour la science. Cinq hernies discales, jambe gauche paralysée. Une médium magnétiseuse. Quatre heures entre ses mains, entre ses mots. Je suis sorti en marchant, j’aurais pu rentrer chez moi à pied.

    Je portais l’âme de mon frère et mon dos n’en pouvait plus. Mon âme mortifiée coulait son mal être dans ma colonne, la pièce qui tient debout…Dans quelle dimension étais-je parti ? Qui est intervenu ? Qui a libéré l’âme de mon frère ? Comment cette entité a-t-elle fait entrer dans leur fourreau mes disques vertébraux ? Médicalement parlant, c’est impossible…

    La Nature a une intention, une capacité d’intervention. Comment pourrait-il en être autrement d’ailleurs ? De quel droit pourrions-nous considérer que l’entité créatrice n’a pas de pouvoir d’intervention ? La source de Tout n’aurait aucun pouvoir sur elle-même ?

    C’est absurde.

    Je ne crois pas que nous soyons lancés dans la vie sans intention. Il y a quelque chose à comprendre. La nature de la Nature. Quel est son projet ?

    La Vie a ouvert une brèche en moi. Une déchirure dans le voile qui couvrait ma conscience. Pourquoi ?   

    J’ai l’intuition qu’il s’agissait de m’apprendre à user de ma raison, à en user pleinement, non pas dans les schémas archaïques des transmissions mais dans un cheminement individuel, épuré.

    J’ai eu l’intuition d’une vraie raison.

    Et je chercherai jusqu’à ma mort à en explorer les tréfonds.

  • D Day sur Facebook

    Je vais pouvoir y envoyer mes élèves. Qu'ils voient qu'on peut suivre des choses passionnantes avec la technologie.

    Un G.I. du Débarquement va raconter sa vie sur Facebook

    La page Facebook du personnage fictif de G.I. Louis Castel conçue par le Mémorial de Caen.

    Pour célébrer le 70e anniversaire du Débarquement en juin 2014, le Mémorial de Caen a décidé de raconter, durant un an, sur les réseaux sociaux, le parcours du soldat Louis Castel, Français engagé dans l'armée américaine en 1944.

    Son histoire est connue de tous, mais son récit commence tout juste. Le parcours de Louis Castel est celui des milliers de soldats américains débarqués sur les plages de Normandie en 1944. Soixante-dix ans après cette bataille décisive de la Seconde Guerre mondiale, le Mémorial de Caen propose de revivre la grande Histoire à travers celle d'un seul homme, par le biais des outils modernes que sont Facebook et Twitter.

    Louis Castel, personnage fictif, est un jeune homme de 23 ans né à Paris en mars 1920. Après avoir obtenu son bac, ce sportif «fan des Yankees et de Spud Chandler» a étudié le droit avant d'entrer à l'école des Hautes Études commerciales. Un stage obligatoire l'a mené jusqu'à New York, où il travaille chez un fournisseur de l'entreprise de confection que dirige son père. Nous sommes alors en 1939, la guerre éclate en Europe.

    «On n'invente rien»

    En 1940, le maréchal Pétain rencontre Adolf Hitler et signe l'armistice avec lui. Louis Castel, outré de voir le chef de l'État français serrer ainsi la main du leader nazi, envisage de s'engager dans les Forces Françaises libres. Il décide finalement de suivre ses amis dans l'armée américaine, comme on peut le lire sur sa page Facebook. Après quelques dessins et photos postés début décembre, le cœur du récit commence vendredi, lorsque le G.I. Louis Castel arrive en permission à New York.

    Le portrait dessiné du G.I. Louis Castel.

    Avec ce format, le Mémorial de Caen espère toucher des publics plus divers que les opérations classiques. «Nous nous sommes demandé comment nous pouvions intéresser les plus jeunes», raconte Franck Moulin, directeur de la communication. «Ce choix permet de rendre le récit plus dynamique.» Si le personnage est fictif, les faits qu'il raconte ne le seront pas. «Il y a une couche romanesque par-dessus l'Histoire, mais on n'invente rien», insiste-t-il. Un historien sera présent tout au long du récit pour vérifier la véracité et la concordance des éléments évoqués.

    «Nous avons décidé d'occuper aussi Twitter», précise Franck Moulin. La vie quotidienne de Louis Castel sera en partie «live-tweetée», autrement dit diffusée en direct et «jour et nuit» grâce aux messages de 140 caractères. Une moyenne de trois envois par jour est prévue. «Les médias seront variés, puisque nous allons proposer des sons et vidéos d'archives», ajoute le directeur de communication. Le musée a également fait le choix de l'interactivité, en répondant à certains Internautes qui interpellent Louis Castel.

    Inspiré d'une autre initiative

    Des documents d'archives seront distillés par le Mémorial au fil du récit.

    Cette initiative d'une histoire racontée par les réseaux sociaux n'est pas la première. Le Musée de la Grande Guerre de Meaux avait déjà proposé en avril de suivre le quotidien du poilu Léon Vivien. Le récit, mené uniquement sur Facebook, ne s'attachait cependant pas à une bataille ou un lieu spécifique, afin de faire écho au parcours de tous les poilus sans distinction. Le Mémorial s'est inspiré de ce projet en l'adaptant. «Avec Louis Castel, nous serons transportés pile 70 ans auparavant», explique Franck Moulin. Autrement dit, le 19 décembre 2013 correspond exactement au 19 décembre 1943.

    Les connaissances historiques de Louis Castel en découlent: il ne sait pas encore ce qui arrivera en janvier ou février 1944. Certainement pas le 6 juin. Un retour en arrière aux aspects tragiques grâce à l'anachronie de Facebook. Reste à attendre 2014, ou plutôt 1944, pour connaître la fin qu'auront choisie les scénaristes du récit après la bataille fatidique.

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