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  • Nettoyage

    "Une mare pleine d'immondices dégage son odeur la plus agressive au moment où on la récure. L'étendue et l'épaisseur de la saleté se mesurent lorsqu'on nettoie. "

    Mâ Ananda Moyî.


     Plus nous récurerons, plus nous serons agressés. C'est bon signe.

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  • Rythmes scolaires

    La réforme des rythmes scolaires, elle se résume par une comparaison. Un restaurant a vu son chiffre d'affaires décliner parce que la cuisine n'est pas bonne et le service n'est pas de qualité. Un nouveau patron achète le restaurant et pour améliorer les choses, il se contente de changer les horaires...Résultat ?...


    Le problème n'est pas là. Si on tente de hiérarchiser les problèmes, celui des horaires est très fortement secondaire. Cette réforme a deux objectifs PRIORITAIRES : faire baisser les chiffres du chômage par l'embauche de personnels dans les communes et la délégation des frais aux communes, c'est à dire AUX FAMILLES étant donné que ces frais seront reportés sur les impôts locaux. Le GVT est gagnant mais pas les élèves, ni les parents. Les horaires actuels ne m'ont jamais empêché mes élèves de travailler. Il s'agit d'adapter notre pédagogie aux rythmes biologiques. Pour ceux et celles qui les connaissent..


    Réunion de travail hier soir : Il y avait une soixantaine de personnes, parents d'élèves délégués, maires des communes, enseignants, associations, ça fait déjà un an que tout le monde bosse MAIN DANS LA MAIN pour parvenir à mettre quelque chose au point, tout le monde a conscience que le bien être des enfants EST la priorité MAIS JUSTEMENT, tout le monde voit bien qu'on travaille à l'envers, que cette réforme n'est pas une source de bien être.

    Et voilà, quatre heures de réunion ce matin à l'école pour cette réforme...Que fait-on des APC (soutien), que fait-on des études surveillées du soir, est-ce qu'on demande à ce que les les NAP (nouvelles activités périscolaires) entrent dans le projet d'école, quelles associations, quel personnel, dans quels locaux, avec quel budget, quelle fréquence, comment les parents vont-ils gérer ces horaires au regard de leur travail ? Est-ce qu'il n'y a pas un risque de situation anxiogène pour des jeunes enfants par rapport au nombre d'intervenants, qui va gérer les planning, comment financer les NAV, un coût direct aux familles ou une hausse de l'imposition locale, qu'en est-il du principe de l'école "gratuite", de l'égalité au regard des activités entre les communes ? Ici, la plus grosse commune a décidé de travailler en partenariat avec les petits villages qui n'ont pas de structures, pas d'associations, pas de locaux, pas de budget extensible, pas de transport ? Est-ce que chacun bosse dans son coin au risque d'instaurer des écoles à deux vitesses ? On a 43 associations sur la commune, d'autres en ont deux ou trois. Est-ce que les activités auront lieu dans les classes au risque que les enfants considèrent la classe comme un lieu d'activités ludiques et non comme un cadre de travail, qui va surveiller le matériel, les livres, quand sera fait le ménage dans les classes ? Quel est le rôle des ATSEM ? La liste des problèmes est considérable ...


    Voilà par contre une idée du VRAI problème : Et les horaires n'y changeront rien.

    hors-série n° 3 du 19 juin 2008


    CYCLE DES APPROFONDISSEMENTS - PROGRAMME DU CE2, DU CM1 ET DU CM2

    Dans la continuité des premières années de l’école primaire, la maîtrise de la langue française ainsi que celle des principaux éléments de mathématiques sont les objectifs prioritaires du CE2 et du CM. Cependant, tous les enseignements contribuent à l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences.
    La compréhension et l’expression en langue vivante font également l’objet d’une attention particulière.
    L’autonomie et l’initiative personnelle, conditions de la réussite scolaire, sont progressivement mises en œuvre dans tous les domaines d’activité et permettent à chaque élève de gagner en assurance et en efficacité.
    Le recours aux TICE devient habituel dans le cadre du brevet informatique et internet.
    Les élèves se préparent à suivre au collège, avec profit, les enseignements des différentes disciplines.
    Les projets d’écoles prévoient les modalités d’articulation avec le collège pour un meilleur accueil pédagogique des élèves.
    Les enseignements de français et de mathématiques font l’objet de progressions par année scolaire, jointes au présent programme.

    FRANÇAIS

    Faire accéder tous les élèves à la maîtrise de la langue française, à une expression précise et claire à l’oral comme à l’écrit, relève d’abord de l’enseignement du français mais aussi de toutes les disciplines : les sciences, les mathématiques, l’histoire, la géographie, l’éducation physique et les arts.
    La progression dans la maîtrise de la langue française se fait selon un programme de lecture et d’écriture, de vocabulaire, de grammaire, et d’orthographe. Un programme de littérature vient soutenir l’autonomie en lecture et en écriture des élèves.
    L’étude de la langue française (vocabulaire, grammaire, orthographe) donne lieu à des séances et activités spécifiques. Elle est conduite avec le souci de mettre en évidence ses liens avec l’expression, la compréhension et la correction rédactionnelle.
    L’écriture manuscrite est quotidiennement pratiquée, pour devenir de plus en plus régulière, rapide et soignée. Les élèves développent, dans le travail scolaire, le souci constant de présenter leur travail avec ordre, clarté et propreté, en ayant éventuellement recours au traitement de texte.
    L’appui sur un manuel de qualité pour chacun des volets de l’enseignement du français est un gage de succès. L’ensemble des connaissances acquises en français contribue à la constitution d’une culture commune des élèves.

    1 - Langage oral

    L’élève est capable d’écouter le maître, de poser des questions, d’exprimer son point de vue, ses sentiments. Il s’entraîne à prendre la parole devant d’autres élèves pour reformuler, résumer, raconter, décrire, expliciter un raisonnement, présenter des arguments.
    Dans des situations d’échanges variées, il apprend à tenir compte des points de vue des autres, à utiliser un vocabulaire précis appartenant au niveau de la langue courante, à adapter ses propos en fonction de ses interlocuteurs et de ses objectifs.
    Un travail régulier de récitation (mémorisation et diction) est conduit sur des textes en prose et des poèmes.
    La qualité du langage oral fait l’objet de l’attention du maître dans toutes les activités scolaires.

    2 - Lecture, écriture

    La lecture et l’écriture sont systématiquement liées : elles font l’objet d’exercices quotidiens, non seulement en français, mais aussi dans le cadre de tous les enseignements.
    L’étude des textes, et en particulier des textes littéraires, vise à développer les capacités de compréhension, et à soutenir l’apprentissage de la rédaction autonome.
    Lecture
    La lecture continue à faire l’objet d’un apprentissage systématique :
    - automatisation de la reconnaissance des mots, lecture aisée de mots irréguliers et rares, augmentation de la rapidité et de l’efficacité de la lecture silencieuse ;
    - compréhension des phrases ;
    - compréhension de textes scolaires (énoncés de problèmes, consignes, leçons et exercices des manuels) ;
    - compréhension de textes informatifs et documentaires ;
    - compréhension de textes littéraires (récits, descriptions, dialogues, poèmes).
    L’élève apprend à comprendre le sens d’un texte en en reformulant l’essentiel et en répondant à des questions le concernant.
    Cette compréhension s’appuie sur le repérage des principaux éléments du texte (par exemple, le sujet d’un texte documentaire, les personnages et les événements d’un récit), mais aussi sur son analyse précise. Celle-ci consiste principalement en l’observation des traits distinctifs qui donnent au texte sa cohérence : titre, organisation en phrases et en paragraphes, rôle de la ponctuation et des mots de liaison, usage des pronoms, temps verbaux, champs lexicaux.
    Littérature
    Le programme de littérature vise à donner à chaque élève un répertoire de références appropriées à son âge, puisées dans le patrimoine et dans la littérature de jeunesse d’hier et d’aujourd’hui ; il participe ainsi à la constitution d’une culture littéraire commune. Chaque année, les élèves lisent intégralement des ouvrages relevant de divers genres et appartenant aux classiques de l’enfance et à la bibliographie de littérature de jeunesse que le ministère de l’éducation nationale publie régulièrement. Ces lectures cursives sont conduites avec le souci de développer chez l’élève le plaisir de lire.
    Les élèves rendent compte de leur lecture, expriment leurs réactions ou leurs points de vue et échangent entre eux sur ces sujets, mettent en relation des textes entre eux (auteurs, thèmes, sentiments exprimés, personnages, événements, situation spatiale ou temporelle, tonalité comique ou tragique...). Les interprétations diverses sont toujours rapportées aux éléments du texte qui les autorisent ou, au contraire, les rendent impossibles.
    Rédaction
    La rédaction de textes fait l’objet d’un apprentissage régulier et progressif : elle est une priorité du cycle des approfondissements. Les élèves apprennent à narrer des faits réels, à décrire, à expliquer une démarche, à justifier une réponse, à inventer des histoires, à résumer des récits, à écrire un poème, en respectant des consignes de composition et de rédaction. Ils sont entraînés à rédiger, à corriger, et à améliorer leurs productions, en utilisant le vocabulaire acquis, leurs connaissances grammaticales et orthographiques ainsi que les outils mis à disposition (manuels, dictionnaires, répertoires etc.).

    3 - Étude de la langue française

    Vocabulaire
    L’acquisition du vocabulaire accroît la capacité de l’élève à se repérer dans le monde qui l’entoure, à mettre des mots sur ses expériences, ses opinions et ses sentiments, à comprendre ce qu’il écoute et ce qu’il lit, et à s’exprimer de façon précise et correcte à l’oral comme à l’écrit.
    L’extension et la structuration du vocabulaire des élèves font l’objet de séances et d’activités spécifiques, notamment à partir de supports textuels intentionnellement choisis ; la découverte, la mémorisation et l’utilisation de mots nouveaux s’accompagnent de l’étude des relations de sens entre les mots.
    Cette étude repose, d’une part, sur les relations de sens (synonymie, antonymie, polysémie, regroupement de mots sous des termes génériques, identification des niveaux de langue), d’autre part, sur des relations qui concernent à la fois la forme et le sens (famille de mots). Elle s’appuie également sur l’identification grammaticale des classes de mots. L’usage du dictionnaire, sous une forme papier ou numérique, est régulière.
    Tous les domaines d’enseignement contribuent au développement et à la précision du vocabulaire des élèves. L’emploi du vocabulaire fait l’objet de l’attention du maître dans toutes les activités scolaires.
    Grammaire
    L’enseignement de la grammaire a pour finalité de favoriser la compréhension des textes lus et entendus, d’améliorer l’expression en vue d’en garantir la justesse, la correction syntaxique et orthographique. Il porte presque exclusivement sur la phrase simple : la phrase complexe n’est abordée qu’en CM2.
    L’élève acquiert progressivement le vocabulaire grammatical qui se rapporte aux notions étudiées et mobilise ses connaissances dans des activités d’écriture.
    La phrase
    - Connaissance et emploi pertinent des phrases déclarative, interrogative, injonctive et exclamative, des formes affirmative et négative.
    - Repérage de la différence entre voix active et voix passive.
    - Utilisation adéquate des signes de ponctuation usuels.
    Les classes de mots
    - Identification, selon leur nature, des mots suivants : les verbes, les noms, les déterminants (articles définis et indéfinis, déterminants possessifs, démonstratifs, interrogatifs), les adjectifs qualificatifs, les pronoms (personnels, possessifs, relatifs, démonstratifs et interrogatifs), les adverbes, les prépositions.
    - Utilisation adéquate de la substitution pronominale, ainsi que des conjonctions de coordination et autres mots de liaison (adverbes).
    Les fonctions des mots
    - Identification du verbe, de son sujet (nom propre, groupe nominal ou pronom), et des compléments du verbe : compléments d’objet direct, indirect et second, compléments circonstanciels (de lieu, de temps).
    - Compréhension de la notion de circonstance.
    - Identification de l’attribut du sujet.
    - Identification des éléments du groupe nominal et de leurs fonctions : déterminant, adjectif qualificatif épithète, complément du nom, proposition relative complément du nom.
    Le verbe
    - Connaissance du vocabulaire relatif à la compréhension des conjugaisons.
    - Repérage dans un texte des temps simples et des temps composés de l’indicatif, et compréhension de leurs règles de formation.
    - Première approche de la valeur des temps verbaux et en particulier des temps du passé.
    - Conjugaison des verbes des premier et deuxième groupes, d’être et avoir aux temps suivants de l’indicatif : présent, futur simple, imparfait, passé simple ; passé composé, plus-que-parfait, futur antérieur, conditionnel présent ; à l’impératif présent, à l’infinitif présent ; au participe présent et passé.
    - Conjugaison d’aller, dire, faire, pouvoir, partir, prendre, venir, voir, vouloir aux temps suivants de l’indicatif : présent, futur simple, imparfait, passé simple, passé composé, conditionnel présent, à l’impératif présent, à l’infinitif présent ; au participe présent et passé.
    - Utilisation à bon escient des temps étudiés.
    Les accords
    Connaissance et utilisation :
    - des règles et des marques de l’accord dans le groupe nominal : accord en genre et en nombre entre le déterminant, le nom et l’adjectif qualificatif ;
    - des règles de l’accord en nombre et en personne entre le sujet et le verbe ;
    - des règles de l’accord du participe passé construit avec être (non compris les verbes pronominaux) et avoir (cas du complément d’objet posé après le verbe).
    Les propositions
    - Distinction entre phrase simple et phrase complexe ; entre proposition indépendante (coordonnée, juxtaposée), proposition principale et proposition subordonnée.
    Orthographe
    Une attention permanente est portée à l’orthographe. La pratique régulière de la copie, de la dictée sous toutes ses formes et de la rédaction ainsi que des exercices diversifiés assurent la fixation des connaissances acquises : leur application dans des situations nombreuses et variées conduit progressivement à l’automatisation des graphies correctes. Les élèves sont habitués à utiliser les outils appropriés.
    Orthographe grammaticale
    - Les élèves sont entraînés à orthographier correctement les formes conjuguées des verbes étudiés, à appliquer les règles d’accord apprises en grammaire (voir plus haut), à distinguer les principaux homophones grammaticaux (à-a, où-ou...).
    - Les particularités des marques du pluriel de certains noms (en -al, - eau, - eu, - ou ; en -s, - x, - z) et de certains adjectifs (en -al, - eau, - s, - x) sont mémorisées.
    Orthographe lexicale
    - L’orthographe relative aux correspondances grapho-phoniques, y compris la valeur des lettres en fonction des voyelles placées à proximité (s/ss, c/ç, c/qu, g/gu/ge) ou de la consonne suivante
    (n devenant m devant m, b, p) est maîtrisée.
    - L’orthographe des mots les plus fréquents, notamment les mots invariables, ainsi que des mots fréquents avec accents, est mémorisée.
    L’apprentissage orthographique repose aussi sur l’application des règles d’orthographe ou régularités dans l’écriture des mots (redoublement de consonnes, lettres muettes, finales de mots de grande fréquence).

    MATHÉMATIQUES

    La pratique des mathématiques développe le goût de la recherche et du raisonnement, l’imagination et les capacités d’abstraction, la rigueur et la précision.
    Du CE2 au CM2, dans les quatre domaines du programme, l’élève enrichit ses connaissances, acquiert de nouveaux outils, et continue d’apprendre à résoudre des problèmes. Il renforce ses compétences en calcul mental. Il acquiert de nouveaux automatismes. L’acquisition des mécanismes en mathématiques est toujours associée à une intelligence de leur signification.
    La maîtrise des principaux éléments mathématiques aide à agir dans la vie quotidienne et prépare la poursuite d’études au collège.

    1 - Nombres et calcul

    L’étude organisée des nombres est poursuivie jusqu’au milliard, mais des nombres plus grands peuvent être rencontrés.
    Les nombres entiers naturels :
    - principes de la numération décimale de position : valeur des chiffres en fonction de leur position dans l’écriture des nombres ;
    - désignation orale et écriture en chiffres et en lettres ;
    - comparaison et rangement de nombres, repérage sur une droite graduée, utilisation des signes
    > et < ;
    - relations arithmétiques entre les nombres d’usage courant : double, moitié, quadruple, quart, triple, tiers..., la notion de multiple.
    Les nombres décimaux et les fractions :
    - fractions simples et décimales : écriture, encadrement entre deux nombres entiers consécutifs, écriture comme somme d’un entier et d’une fraction inférieure à 1, somme de deux fractions décimales ou de deux fractions de même dénominateur ;
    - nombres décimaux : désignations orales et écritures chiffrées, valeur des chiffres en fonction de leur position, passage de l’écriture à virgule à une écriture fractionnaire et inversement, comparaison et rangement, repérage sur une droite graduée ; valeur approchée d’un décimal à l’unité près, au dixième près, au centième près.
    Le calcul :
    - mental : tables d’addition et de multiplication. L’entraînement quotidien au calcul mental portant sur les quatre opérations favorise une appropriation des nombres et de leurs propriétés.
    - posé : la maîtrise d’une technique opératoire pour chacune des quatre opérations est indispensable.
    - à la calculatrice : la calculatrice fait l’objet d’une utilisation raisonnée en fonction de la complexité des calculs auxquels sont confrontés les élèves.
    La résolution de problèmes liés à la vie courante permet d’approfondir la connaissance des nombres étudiés, de renforcer la maîtrise du sens et de la pratique des opérations, de développer la rigueur et le goût du raisonnement.

    2 - Géométrie

    L’objectif principal de l’enseignement de la géométrie du CE2 au CM2 est de permettre aux élèves de passer progressivement d’une reconnaissance perceptive des objets à une étude fondée sur le recours aux instruments de tracé et de mesure.
    Les relations et propriétés géométriques : alignement, perpendicularité, parallélisme, égalité de longueurs, symétrie axiale, milieu d’un segment.
    L’utilisation d’instruments et de techniques : règle, équerre, compas, calque, papier quadrillé, papier pointé, pliage.
    Les figures planes : le carré, le rectangle, le losange,

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  • My last days

    Et quand je vois l'insanité des scénarios au ciné ou les synopsis des romans, je me dis qu'il y a vraiment une immaturité effrayante dans ce monde "adulte".Alors qu'il existe des histoires qui portent en elles un Eveil à la vie d'une force inimaginable.

    Ce qui serait le plus désolant, ça serait que la vie de ce garçon passe inapercue.

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  • Toi et moi

    « Bon, allez, c’est parti.

    -Tu m’abandonnes encore, c’est ça ?

    -Oh, écoute, tu ne vas pas recommencer à te plaindre. Tu sais bien que ça ne dure pas très longtemps.

    -Mais j’ai peur que tu m’oublies, que tu ne reviennes pas, que tu sois happé par un de tes personnages. Qu’est-ce que je deviendrais ?

    -Mais, non, il n’y a aucun risque. Tu sais bien que je ne suis rien sans toi.

    -C’est ce que tu dis mais je ne suis pas persuadé que ça soit la vérité. Rappelle-toi quand tu as écrit « Noirceur des cimes », tu te levais la nuit parce que le personnage principal allait mourir et qu’il appelait au secours. Et tu étais épuisé par ces nuits d’écriture. Tu n’étais plus le même, tu vivais dans ta bulle. Tu m’as vraiment fait peur pendant ces neuf mois d’écriture.

    -Neuf mois ?

    -Oui, c’est ce que ça a duré et quand tu dis que ça n’est pas long, et bien, pour moi, ça l’est. Et pour tes proches aussi.

    -Ils se sont habitués et ils savent combien l’écriture est importante pour moi.

    -Est-ce que c’est vraiment toi ? Est-ce que tous ces personnages n’ont pas pris le pouvoir sur toi ? Est-ce que tu pourrais vivre sans eux ? Est-ce que tu existes réellement si tu cesses d’écrire ?

    -Tu me fatigues avec tes questions.

    -C’est plutôt que tu ne veux pas répondre, tu fuis la réalité. Ton écriture, c’est une fuite.

    -Et allez, les jugements et les reproches. Tu ne peux pas me laisser tranquille, au moins ce soir. J’ai quelque chose d’important à écrire, je ne peux pas laisser Laure dans cette situation.

    -Qu’est-ce qui lui arrive cette fois ?

    -Elle s’est retrouvée prise dans un attentat. Elle en a réchappé de justesse et elle se retrouve avec la mallette.

    -La mallette où sont cachés les billets ?

    -Oui, c’est ça et elle ne sait pas si des tueurs l’ont suivie. Elle est terrorisée.

    -Et donc, tu vas encore aller la sauver. C’est assez puéril tout de même comme fonctionnement.

    -Quoi ?

    -Et bien, tu inventes des situations dramatiques et puis tu arrives comme Zorro pour sauver ton héroïne. Tu ne serais pas un peu mégalomane des fois ?

    -N’importe quoi, tu délires complètement là.

    -Alors dis-moi clairement ce que tu cherches en écrivant !

    -Je cherche la vérité.

    -La vérité ? Mais sur quoi ?

    -Sur moi ?

    -Toi ou moi ?

    -Tu délires. Tu sais très bien que toi et moi, c’est pareil.

    -Je n’en suis pas si sûr. Je pense même que c’est une autre vie que tu te donnes. Et je me demande bien pourquoi. La vérité dis-tu ? Mais quelle vérité ?

    -Quand j’écris, je suis un autre, c’est vrai. Je me libère de la pression de la vie quotidienne et je peux explorer ce que je porte, ce qui est enfoui, ce qui n’apparaît pas dans les rôles de mon existence. Quand j’écris, je ne suis pas identifié à mon histoire, je l’observe de plus haut et je m’en sers pour l’analyser. Mes personnages ne sont que des miroirs, des facettes que j’autopsie.

    -Et donc, moi, je disparais ! Tu te débarrasses d’un fardeau, c’est ça ?

    -Arrête de jouer à la victime. Si je n’avais pas écrit, je ne sais même pas si tu existerais encore.

    -Ah, ben, c’est la meilleure celle-là ! Et tu peux me dire ce que je serai devenu ?

    -Ce que NOUS serions devenus. Et bien, j’aurais continué à m’autodétruire, tout simplement. Je ne vais pas te rappeler notre histoire, tu la connais aussi bien que moi.  

    -« Les Éveillés », c’est à ce roman que tu penses ?

    -Oui, celui-là et « Là-Haut », « Vertiges », « Jusqu’au bout », « À cœur ouvert », « Noirceur des cimes » et tous les tomes de « Jarwal le lutin. » Ils ont tous marqué le cheminement de ma vie. Ils ont tous été des balises, des lumières, des révélations.

    -Tu n’écris pas vraiment pour les autres alors ?

    -Pas au départ. Effectivement. C’est avant tout une thérapie et tu en bénéficies bien plus que ce que tu crois. C’est grâce aux livres que j’ai fini par t’aimer et par avoir un peu d’estime.

    -De l’estime pour moi ou pour ton statut d’écrivain ?

    -J’aimerais que tu finisses par comprendre qu’il s’agit bien de la même personne. Toi, le père, amant, instituteur, sportif, et moi l’écrivain, nous sommes une seule personne. C’est toi qui me vois comme une menace. Et tu as tort. Tu ne serais pas ce que tu es si je n’étais pas devenu ce que je suis.

    -Attends, je ne comprends pas. Tu veux dire que ce que ce que je suis, c’est à toi que je le dois ?

    -Nous nous devons mutuellement d’être ce que nous sommes. Sans ton histoire personnelle, je n’aurais jamais écrit. C’est toi qui m’as nourri. Mais ce que j’ai écrit t’a enrichi également puisque tu connais maintenant les raisons de ton histoire. 

    -Et tu penses écrire encore longtemps ?

    -Tant que j’aurais quelque chose à comprendre.

    -Il va falloir que je m’habitue alors. C’est un travail sans fin ce que tu prévois.

    -La fin, tu la connais. Et comme il est impossible d’en deviner la date exacte, il m’est impossible de différer la tâche. »

    Il rejoignit le fauteuil molletonné, s’installa devant l’ordinateur, posa les écouteurs de son casque sur ses oreilles, enclencha le lecteur de musique. Il ferma les yeux quelques secondes. Il se sentit disparaître et simultanément apparut à son esprit la course folle de Laure dans les couloirs du centre commercial. Sa peur, et le souffle de ses entrailles, les frissons devant les morts hachés par les balles, la terreur et l’incompréhension en découvrant la fortune que contenait la mallette. Elle devait prendre une décision. Elle n’avait que quelques secondes de répit.

    « Bouge-toi ou tu es morte. »

  • Musique

    LA MUSIQUE REUNIT LES COEURS

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  • France-Allemagne

    Puisque la FRANCE , prend toujours l'Allemagne en exemple et que nos hommes politiques nous parlent sans cesse du modèle allemand,

    QUELQUES PRÉCISIONS...



    > > > > > > >

    France

    Allemagne


    Gouvernement

    1 Président de la République

    + 1 Premier Ministre

    + 25 Ministres

    + 9 Secrétaires d'état


    > > > > > > > TOTAL : 36

    1 Chancelier(e) + 8 ministres

    TOTAL : 9


    Coût d’un ministre

    17 millions d'Euros par an


    > > > > > > >


    le soir après le" boulot"

    A Paris, le 1er Ministre se détend dans son logis de fonction (310m²) à Matignon tandis que ses collègues regagnent en limousines les hôtels particuliers que la République met généreusement à leur disposition

    Angela MERCKEL rentre dans son appartement, dont elle paie le loyer, les factures d'eau et d'électricité. Comme chacun de ses 8 ministres


    Personnel

    906 personnes travaillent

    à la Présidence de la République

    A peu près 300 personnes en Allemagne


    Parc auto

    Élysée :

    121 véhicules

    Chancellerie :

    37 véhicules


    Déplacements

    1 «Airbus A330- 200

    2 « Falcon 7X

    2 « Falcon 900 2 « Falcon 50

    3 Hélicoptères Super Puma etc. ..

    Systématiquement en train ou sur des lignes aériennes régulières

    NO COMMENT !!


    Salaire

    Président de la République

    21 026 €

    Angela MERKEL 15 830 €


    Budget

    l’Élysée culmine à

    113 000 000€.

    Chancellerie

    36 400 000 €

    ...


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  • Evgueni Tataïev

    Merci à Christian, sur le site IPAGINATION
    Par Carpentier Christian , Le 08/11/2013 à 07:06
    http://www.ipagination.com/textes-a-lire/afficher/le-christ-le-bouddha-et-l-animal-par-carpentier-christian

     

    "Du plus loin que remontent mes souvenirs, je n'ai jamais eu, dans la vie, d'autre modèle et d'autre but que le Christ et Bouddha, ou du moins l'idée - confuse au départ mais prenant de la netteté avec le temps et l'expérience - de la perfectibilité de l'homme et de de sa capacité à atteindre un état de grâce absolue. Je parle ici de ce sentiment de grandeur de l'âme, élevée au sommet de la paix et de l'amour. J'ai relu récemment la Pesanteur et la Grâce, de Simone Veil. Quelle richesse!

    Du fait même de la pesanteur inhérente à la condition primitive de l'homme, la grâce ne saurait, lors de son apparition, qu'être ponctuelle, furtive, affleurer comme une île, souvent sans la volonté de celui qui la reçoit.

    Le travail d'une vie est à mon sens d'identifier ces moments particuliers, d'observer les conditions qui ont permis leur apparition, et œuvrer à centrer son vécu sur les émotions, les actes et et les connaissances observées. L'objectif est de mettre en place dans son quotidien, avec une méticulosité quasi scientifique, tous les éléments dont la conjonction aboutit à l'apparition de cet état de grâce que, selon les cultures, on peut appeler état de Christ, de Bouddha, éveil ou autre, et de s'abandonner en confiance à la réalisation de ce sentiment de plénitude.

     

    Si j'ai mentionné plus haut la condition primitive de l'homme, j'ai cependant l'intuition que c'est en recontactant une part de notre "animalité" que nous pouvons faire surgir, aboutir cet état particulier. J'observe en effet que si, face à certains évènements, l'homme réagit encore souvent en animal, avec des réflexes instinctifs de défense par exemple, ou de peur, il n'a du monde qu'une perception "humaine", limitée par son intellect, lequel analyse et filtre non seulement les informations fournies par nos cinq sens, mais aussi l'intuition, laquelle est le fruit du travail de tri, de comparaison et de déduction de notre inconscient. Je vois ici une inversion grave: l'homme perçoit le monde en homme et réagit en animal, alors que dans une logique chronologique, il devrait appréhender son environnement avec son expérience héritée de son appartenance à la faune, et agir en "Homo Sapiens", en être capable de penser la réalité. (...)

    Faire partie intégrante du monde du monde qui nous entoure, nous relier au vivant, à la matière, à l'énergie de ce monde, c'est retrouver notre part animale, c'est nous rapprocher de notre vraie nature, c'est trouver la Paix.

    Agir et réagir en être humain, pensant et pacifié par notre juste place, c'est nous permettre de ressentir de la compassion, être dans l'empathie et le partage, c'est vivre l'Amour, totalement confiants.

     

    J'ai le sentiment profond, avec des millions de gens avec moi, partout, tout le temps, d'avoir, à plusieurs reprises dans ma vie, été baigné par cette grâce. J'ai également la conviction très profonde que c'est dans cette paix et dans cet amour que se trouve non seulement la clé de la réalisation harmonieuse de chacun d'entre nous, mais également, d'une manière collective, la raison d'être que doit puiser l'Humanité pour sortir de la nuit dans laquelle elle s'est plongée tout au long de ce siècle, dont le futur retiendra les guerres, les génocides, la destruction des écosystèmes et de la nature à grande échelle, la désintégration des valeurs sociales, l'inhumanité croissante...

    Je ne crois pas que l'an 2000 sera une date importante pour l'Homme. Je crois, hélas, qu'il faudra attendre très longtemps encore pour voir la conscience ressurgir sur cette planète folle, pour entendre les voix de milliers de Christ et de Bouddha s'élever au-dessus de l'incessant vacarme, et pour accepter enfin de marcher, ensemble, dans une aurore lumineuse, en direction de la paix de tous et de l'amour de chacun."

     Mandala

    Evgueni Tataïev   "Flexions et Réflexions de l'Âme" (1974) - - - 

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  • Kilimandjaro

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    "LES HEROS SONT TOUS MORTS"

    Extrait

    Trente deuxième kilomètres. Le soleil écrasait la plaine mais l’altitude la soulageait des chaleurs invalidantes. Elle s’autorisait quelquefois un regard contemplatif sur les étendues offertes, elle imaginait les troupeaux de girafes ou de zèbres alors qu’elle progressait vers la calotte glaciaire du sommet. Le couloir final, un toboggan escarpé, un ruissellement de cendre volcaniques et de pierriers instables. Un horizon fermé par le mur, comme un seuil à franchir. Des nuées de brumes valsaient lentement dans des arabesques animales. Elle se retrouvait parfois englobée par des nappes tièdes, des cotons translucides qu’elle traversait comme des marées légères puis survenaient étonnamment des courants glacés, des haleines opaques qui l’isolaient de tout puis s’effaçaient subitement, effacées par des vents teigneux. Elle s’était accordé une barre énergétique au dernier ravitaillement, elle avait bu les sourires éclatants des porteurs, leurs voix enthousiastes, leurs cris d’encouragement, ces regards admiratifs qui coulaient en elle comme des forces partagées puis elle était entrée dans la solitude minérale, le silence d’un monde figé. Chaque pas comme une vie à accomplir, chaque foulée comme un objectif final. Elle avait rejeté les inquiétudes et s’était focalisée sur la précision de ses pas. Les pensées n’étaient que des ogres insatiables, des dévoreurs d’énergie, elle le savait, elle en avait trop souvent payé le prix fort. N’être qu’une mécanique affinée, s’attacher à la perfection du geste, effacer les tourments intérieurs pour ouvrir son âme et puiser la vie, inspirer la beauté du monde pour ne pas étouffer, expirer les pensées rebelles comme des poisons infâmes, elle savait que le doute ouvrirait des brèches fatales et qu’elle devait s’astreindre à l’abstinence, établir en elle un jeûne émotionnel et laisser le monde l’envahir, n’être qu’un vide immense, délaisser l’humain pour découvrir l’animal, la force seule, la force pure, l’exploration des antres archaïques.

    Elle s’engagea dans le couloir sommital sans lever les yeux. Sa vie entière dans la dimension d’un pas, une vie, une autre, une vie, une autre, chaque appui concentrant l’intégralité de sa puissance, chaque avancée comme une épuration. Les cendres et les gravats ruisselaient sous ses chaussures, elle devait observer avec une concentration acérée chaque détail de la sente, adapter ses poussées, s’interdire toute colère contre les éléments, ne pas se chercher d’ennemis pour excuser ses propres faiblesses, rester lucide et humble, juste heureuse d’être là, aimante et reconnaissante. Elle avait appris à bénir les moments les plus éprouvants de chaque course. Elle n’y voyait plus des défis à vaincre mais des hommages à rendre, elle n’y voyait plus des montagnes à conquérir mais des espaces intérieurs à explorer.

    Le vide en elle, comme une liquéfaction, une évaporation, l’effacement de toutes les intentions, le saisissement de l’instant, dans son entière plénitude.

    Elle déboucha au sommet du couloir dans un état second, les yeux hagards, le souffle court, une brûlure intense dans les fibres, comme une combustion inconnue, la découverte lumineuse d’une source inexploitée, le couvercle de l’antre soulevé, elle avait atteint le trésor, son âme éblouie par cet espace révélé. Les hommes s’étaient glorifiés de leur domination sur une terre impassible et ils s’étaient égarés.  

    Elle courait vers un sommet intérieur et bénissait la Terre du tremplin proposé.

    Moses l’attendait. Il la laissa s’accroupir et l’enveloppa de son enthousiasme.

    « Vingt minutes de moins que le record, Madame Laure. Il en faut moins que ça pour aller au sommet. »

    Il trouva étrange ce regard lointain, ces yeux exorbités, comme des tunnels ouverts sur des mondes au-delà de l’humain.

    « Tu vas bien Madame Laure ? demanda-t-il. Et il n’obtint aucune réponse.

    Un visage impassible.

    Elle se redressa et engagea une foulée régulière, des petits pas limités par la raréfaction de l’oxygène. Courir après quatre mille de dénivelée relevait de l’extraordinaire et elle n’y attachait aucune importance. Elle n’aurait rien su faire d’autre. Marcher aurait été une injure. Puisque la Vie la nourrissait au-delà du connu, elle ne pouvait se résoudre à se croire rassasiée. Elle devait extraire de ses gouffres jusqu’à la dernière parcelle d’énergie.

    Moses lui emboîta le pas. Ils longèrent les navires de glace échoués sur les plages de roches. Elle se surprit à rire lorsqu’elle s’aperçut qu’elle ne ressentait plus son corps. Une légèreté ineffable et cette sensation indescriptible de n’être plus constituée, de n’avoir aucune frontière, aucune limite.

    Moses cria quelque chose, une histoire de record battu.

    Elle leva les yeux vers l’horizon.

    Une crête qui s’arrondit et le ciel qui s’ouvre sur les plaines. Vingt mètres. Un panneau planté au sommet, un cairn immense. Un caméraman qui fixe les dernières foulées.

    Elle s’arrête. Moses la prend dans ses bras, les mots qu’il délivre n’entrent pas en elle, la bulle qui l’enserre est un cocon hermétique.

    Un désir étrange de solitude. Ce goût amer d’un envol bridé par des présences intrusives. Les images pour les sponsors, les photographies qu’il faudra monnayer, les obligations contractuelles.

    Comme le viol de son âme, une colère qui surgit.

    L’antre mystérieux s’est refermé, le couvercle s’est posé, l’insignifiance des hommes a tout sali.

    Elle tourne le dos à la caméra et essuie rageusement ses larmes.

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