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Coupe du monde de foot au Qatar

Par Le 12/09/2022

Les appels au boycott se multiplient sur les réseaux sociaux et à juste raison, bien évidemment.

Bon, moi, déjà, je n'aime pas le football et je ne regarde jamais rien. Je n'aime pas ce sport et je déteste ce milieu. Et ça n'est pas la "blague de Galthier et le fou rire de M'bappé qui vont me faire changer d'avis.

Le seul joueur que j'estimais, c'était Eric Cantona et c'est toujours le cas. 

Pour ce qui est du Qatar, il ne faut pas compter sur nos politiciens pour soutenir l'idée du boycott. Le premier qui s'y risquerait mettrait un terme immédiat à sa carrière. Il suffit d'imaginer l'impact financier. Pour ceux qui ne connaîtraient pas les investissements des Qataris en France, en voici un aperçu :

La France est le deuxième pays d’investissement en Europe pour le Qatar

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La France est le deuxième pays d’investissement en Europe pour le Qatar

L’émir du Qatar Sheikh Tamim bin Hamad Al-Thani et le président français Emmanuel Macron à Doha en décembre 2021. © Crédit photo : THOMAS SAMSON/AFP

Par SudOuest.fr avec AFP
Publié le 08/06/2022 à 18h22

 

    

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La France est le deuxième pays d’investissement en Europe pour le Qatar

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Les Qataris investissent particulièrement dans l’immobilier en France

La France est le deuxième pays européen dans lequel le Qatar investit le plus, à égalité avec l’Allemagne et derrière le Royaume-Uni, avec des participations de 25,3 milliards d’euros en 2019, selon une étude publiée mercredi par le cercle économique franco-qatari Qadran avec HEC. Sur ce total, 7,1 milliards sont investis dans l’immobilier (hors hôtellerie et investissements de particuliers).

Dans le détail, l’étude réalisée avec le « Junior Conseil » de l’école de commerce française qui dispose également d’un campus au Qatar, précise que les actifs du pays organisateur de la prochaine Coupe du Monde de football sont valorisés à 5,3 milliards d’euros dans les secteurs de l’industrie et de la construction avec « des participations importantes dans des fleurons nationaux » comme Vinci, Total, Suez ou Airbus.

Les participations du Qatar dans le commerce de détail pèsent pour 4,2 milliards d’euros, celles dans le transport et le tourisme pour 3,4 milliards d’euros, celles dans les télécoms et médias pour 2,3 milliards d’euros.

Gaz et hydrocarbures

Le chiffre de 7,1 milliards d’euros pour l’actif immobilier correspond aux « activités immobilières et (à) la valeur totale de l’actif net immobilier détenu par des sociétés qataries ou affiliées ». « Les investissements immobiliers résultant de personnes physiques ne sont pas comptés », précisent les auteurs de l’étude, selon qui « la valorisation des titres des entreprises et participations qataries en France fin 2021 est semblable à celle de 2019. »

Les échanges commerciaux entre les deux pays, tirés « par les exportations françaises de biens d’équipement » et le matériel militaire, « et les exportations qataries de gaz et produits dérivés des hydrocarbures », ont cru en moyenne de 16 % par an depuis 2000.

 

Le président de ce cercle économique créé en 2015, Omer Acar, a dit dans un communiqué s’attendre « à ce que cette dynamique se poursuive et s’intensifie dans les années à venir, notamment grâce à l’impulsion donnée dans le cadre de la Coupe du Monde ».

 

On a donc la ministre de la transition écologique (MDR) qui rejette l'idée du boycott. 

 

Peut être une image de 1 personne et texte qui dit ’Je ne crois pas que le fait de boycotter la Coupe du monde change malheureusementles émissions de gaz à effet de serre de cet évènement[ [...] Ily a des équipes qui se préparent depuis des années. Cette décision a été prise dans un autre contexte climatique AGNÈS PANNIER-RUNACHER ministre de la Transition énergétique, dans l'émission "Grand Jury RTL-Le 11/09/22 JOHN THYS AFP’

 

Immobilier, sport et luxe : les investissements du Qatar en France

Le Qatar a multiplié les acquisitions et les prises de participation en France depuis 2008. Désormais, le petit émirat du Golfe persique consolide ses positions et s'intéresse aux PME tournées vers l'international.  

 

Immobilier, sport et luxe : les investissements du Qatar en France

Par  

Le 3 décembre 2015 à 18h44

Plus de 12 milliards d'euros. C'est, au bas mot, le montant des investissements effectués par le Qatar en France depuis 2008. Le petit émirat du Golfe persique applique ainsi sa stratégie de diversification économique, qui vise à le rendre indépendant de la manne gazière.

Après une période d'acquisitions tous azimuts entre 2009 et 2013, les différentes filiales du fonds souverain créé en 2005 (Qatar Holding, Qatari Diar, Katara Hospitality, Qatar Sport Investment etc) consolident leurs positions dans l'immobilier, l'hôtellerie et le luxe.

Cet automne, le projet d'acquisition du Parc des Princes a été démenti par la mairie de Paris. Mais les hommes de Doha n'ont pas dit leur dernier mot. Aux commandes de 260 milliards de dollars d'actifs dans le monde, le Qatar est entré dans une «deuxième phase de son développement, plus réfléchie et sélective», affirment «Les Echos». Il vise désormais les petites entreprises françaises spécialisées dans la recherche, la santé ou l'agroalimentaire (lire encadré).

Le fonds banlieues remplacé par un soutien aux PME

Une enveloppe de 50 millions d'euros destinée aux banlieues. Cette idée avait été évoquée par des investisseurs du Qatar en 2011. Mais la proposition avait suscité de vives critiques, élus de droite comme de gauche redoutant des arrière-pensées idéologiques ou religieuses. Dès 2012, cette idée a été remplacée par celle d'un fonds dédié aux petites et moyennes entreprises à vocation internationale. Baptisé «Future French Champions», ce programme de 300 millions d'euros a été officiellement présenté en 2014. Il est abondé à parts égales par la Caisse des dépôts et consignations et le fonds souverain qatarien. Objectif : attirer dans l'émirat des sociétés dans le domaine de la recherche, de la santé ou de l'agroalimentaire. Après sélection, les PME choisies pourront bénéficier d'une injection de capital allant jusqu'à 60 millions d'euros. De quoi donner des ailes.

Tour d'horizon des secteurs qui ont aiguisé l'appétit du Qatar dans l'Hexagone.

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L'IMMOBILIER

C'est le domaine économique où l'argent du Qatar est le plus présent. Les nombreux investissements de l'émirat ont été favorisés par le vote d'une niche fiscale spéciale votée par le Parlement en 2009, qui exonère les Qatariens de l'impôt sur les plus-values immobilières.

Immeubles. Le Printemps Hausmann a été acquis en 2013 par le fonds Divine Investments SA, société luxembourgeoise détenue par des intérêts privés du Qatar. Celui-ci est également propriétaire du groupe de magasins Printemps. Sur les Champs Elysées, les Qatariens sont propriétaires de l'ancien bâtiment Virgin (acheté 500 millions d'euros en 2012), de la galerie commerciale Elysées 26, du siège de la banque HSBC (400 Mâ?¬). Ils ont aussi dans leur escarcelle le bâtiment qui abrite «Le Figaro», sur le boulevard Hausmann.

Hôtels de luxe. Le fonds Katara Hospitality a multiplié les achats et les chantiers depuis cinq ans. A Paris, il est propriétaire du Peninsula (ex-centre de conférences Kléber, 850 Mâ?¬ investis), du Royal Monceau, du Hyatt Regency, du Concorde Opéra, de l'hôtel du Louvre et de l'hôtel Lambert, à la pointe de l'île Saint-Louis. Le Qatar possède aussi l'hôtel Kinski et l'hôtel Landolfo-Carcano, place de l'Etoile, où loge son ambassade. Sur la Côte d'Azur, les investisseurs de Doha ont en leur possession le Carlton et le Martinez à Cannes, ainsi que le Palais de la Méditerranée à Nice. Le Qatar est un actionnaire important de la Société fermière du casino municipal de Cannes, qui exploite deux casinos ainsi que ainsi que les hôtels Gray d'Albion et Majestic. Il est aussi présent dans la Société des Bains de Mer de Monaco, qui gère de nombreux actifs dans l'hôtellerie.

LE SPORT

Zlatan Ibrahimovic, star du PSG. (LP)

Football. C'est l'un des investissements qui a eu le plus gros impact médiatique : le rachat, en 2011, du Paris Saint-Germain par Qatar Sports Investment (QSI) à Colony Capital. Montant final de la transaction : environ 100 millions d'euros. Le nouveau propriétaire a depuis injecté des centaines de millions d'euros pour recruter les meilleurs joueurs du monde, dont Zlatan Ibrahimovic. En cinq ans, le budget du club parisien a été multiplié par cinq. Il est désormais proche des 500 millions d'euros.

Handball. Dans la foulée, QSI s'est offert le Paris Handball en 2011, rebaptisé PSG Handball, avec l'ambition d'en faire le meilleur club d'Europe.

Courses hippiques. Depuis 2008, le Qatar sponsorise le célèbre Prix de l'Arc de Triomphe, qui se déroule à Longchamp le premier dimanche d'octobre. Budget de l'événement en 2014 : 14,5 Mâ?¬ et une dotation de 5 Mâ?¬.

Rugby. Selon le journal L'Indépendant, le Qatar est en discussion pour investir dans le Racing club de Narbonne, qui évolue actuellement en Pro D2.

LES MEDIAS

Omar Da Fonseca, consultant de BeIN Sports. (LP)

BeIN Sports. Filiales du groupe qatarien Al Djazira, les chaînes payantes BeIN Sports sont apparues en France en juin 2012. Peu à peu, BeIN a racheté les droits de diffusion de certains matches de Ligue 1, de la Ligue des Champions, de la Coupe du Monde et des championnats étrangers. BeIN revendique 2,5 millions d'abonnés et vise le cap des 3 millions pour 2016.

Lagardère. Le fonds du Qatar détient 12,8% du groupe Lagardère, un des leadeurs mondiaux de la production et la distribution de contenus pour la presse, la télévision ou la radio.

Vivendi Universal. En avril 2015, le Qatar a revendu discrètement les 2% du capital qu'il possédait. Montant de la revente : 450 millions d'euros.

Orange - France Telecom. En 2011, le fonds de Doha a fait l'acquisition de 1% du capital du groupe de télécoms, également présents dans l'industrie des médias.

LE LUXE

Le Qatar est friand du luxe français. (LP/ Mathieu de Marticgnac.)

LVMH. Depuis 2013, les investisseurs de Doha possèdent une participation dans le capital du leader mondial de l'industrie du luxe, de l'ordre de 1%.

Maroquinier Le Tanneur. Le Qatar Luxury Group, propriété de Sheikha Mozah, l'une des épouses de l'émir du Qatar, détient 85% du capital de la société Le Tanneur, basée à Bort-les-Orgues, en Corrèze. Ces fabriques, fondées en 1898, produisent des sacs de luxe et des objets en cuir.

L'INDUSTRIE

Total. Le fonds du Qatar détient 3% du capital de Total depuis mai 2013. L'émirat est devenu l'un des plus importants actionnaires du groupe français, derrière le holding du milliardaire belge Albert Frère et les salariés. Le groupe pétrolier français est présent au Qatar depuis 80 ans, où il extrait du gaz naturel.

EADS. Le Qatar pèse 6% dans le capital du groupe aéronautique européen.

LES TRAVAUX PUBLICS

Vinci. Fin 2015, le fonds du Qatar possède 3,9% de Vinci, le géant français des travaux publics. Sa participation a baissé en valeur relative, avec la revente en octobre de 1,1% de ses actions, sur les 5% qu'il possédait. Vinci bénéficie par ailleurs d'importants marchés sur le sol du Qatar. Le groupe s'est vu confier la construction de neuf stades de la Coupe du Monde de football 2022.

LE COMMERCE

Le Printemps Hausmann à Paris. (LP/ Philippe Lavieille.)

Magasins Printemps. Le fonds Divine Investments SA, détenu par des Qatariens, est devenu actionnaire majoritaire du groupe Printemps, racheté en 2013 au groupe Boretti. Printemps compte aujourd'hui 19 grands magasins en France. DISA possède aussi le site de vente en ligne du groupe, placedestendances.com

Vente-privee.com. En recherche permanente de diversification, les investisseurs qatariens s'intéressent au e-commerce. En 2013, ils sont entrés en tant qu'actionnaires minoritaires au capital de vente-privee.com, la société de Jacques-Antoine Granjon.

LES SERVICES

Veolia. En 2010, le fonds Qatari Diar annonçait l'achat de 5% du capital du groupe français, leadeur mondial dans la gestion de l'eau et le traitement des déchets. Montant de l'opération : 182 millions d'euros. En 2014, une enquête a été ouverte pour des soupçons de corruption lors de ce montage financier.

Suez Environnement. 4,5% du capital est détenu par les investisseurs du Qatar. Suez est le numéro 2 mondial dans la gestion de l'eau et des déchets, juste derrière Veolia.

GFI Informatique. Fin novembre, le groupe qatarien Mannai était en négociations exclusives pour le rachat de 51% du capital de GFI, société française qui emploie 11 000 personnes dans le domaine des services informatiques.

 

Musique répétitive

Par Le 09/09/2022

 

J'aime infiniment. 

 

"Le voyageur contemplant une mer de nuages"

Par Le 08/09/2022

 

Un tableau de Casper David Friedrich, "le voyageur contemplant une mer de nuages"

Lorsque j'étais au collège, la professeure d'arts plastiques nous l'avait fait étudier.

Et j'avais été fasciné.

Je m'étais imaginé à la place de cet homme. C'est un des points de départ qui m'a poussé à aller vivre en montagne.

<em>Le Voyageur contemplant une mer de nuages</em>, tableau du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich

 

Voilà ce que ça donne aujourd'hui.

 

 

Peut être une image de 1 personne et plein air

Lorsque je lis les réseaux sociaux à la suite d'articles sur l'état de la planète, je suis effaré par le niveau d'ignorance d'une bonne partie de la population. Le déni est d'une puissance incommensurable.

Un déni primaire qui consiste à nier en bloc les problématiques et un autre déni, tout aussi grave : celui de reconnaître les faits mais de ne rien faire, soi-même, pour tenter de freiner cette dévastation, cette épouvantable attitude qui revient à considérer que c'est à l'état ou à tous les autres de se bouger. Combien de gens reconnaissent les faits mais n'ont strictement rien changé de leur mode de vie ? Consommation, avion, voiture, loisirs avec une empreinte carbone conséquente. Oui, bien sûr, il y a les riches qui prennent leur jet privé, les joueurs de foot qui prennent l'avion, les yachts, les voitures de luxe etc etc etc etc, la liste est infinie. Et donc ? Cela nous autoriserait, nous le bas peuple, les sans dents, à continuer à vivre comme avant ? Et qu'en est-il de la conscience, qu'en est-il du fait de se regarder dans la glace et de se dire : tu n'es pas riche mais tu participes à la destruction, sans rien vouloir changer de ta routine. Combien ici, lecteurs et lectrices, sont parents ou grands-parents ? Est-il acceptable de ne rien faire ? 

Est-ce donc le seul horizon que nous allons laisser ? 

La SNCF et les cyclistes

Par Le 08/09/2022

Pour mes 60 ans, j'avais le projet de faire à vélo en autonomie, la grande route des Alpes, de Thonon à Nice. Un parcours qui passe par les grand cols des Alpes. Avec les sacoches transportant la tente, le duvet, des vêtements, l'eau, la nourriture. 

Je me suis entraîné depuis le printemps et avec Nathalie, on a fait le tour de la Creuse en raid, 450 km, 4600 km de dénivelée. Que du bonheur.

Mais, voilà, on habite dans la Creuse et le réseau SNCF est un véritable désastre. Et même en rejoignant Clermont-Ferrand, le trajet jusqu'à Thonon est un chemin de croix et je ne parle pas du retour depuis Nice. Réservation obligatoire pour l'aller, c'est possible mais pour le retour, c'est inconcevable. 800 km et les grands cols à franchir, il est impossible de prévoir une date. Et d'ailleurs, même avec une réservation, il n'est même pas certain de pouvoir monter dans le train, même quand il reste des places assises parce que le compartiment accueillant les vélos est très, très limité et que la gestion informatique des réservations est de plus aléatoire. Nombreux sont ceux qui arrivent avec une réservation et se voient refuser l'accès au wagon. 

J'ai laissé tomber. Je n'ai pas envie de me battre contre des employés dépassés par une direction incompétente et je n'ai pas envie de passer tout le trajet à me demander comment va se passer le retour. On a déjà vécu ça quand on a fait la grande traversée du Massif Central à VTT de Clermont-Ferrand à Montpellier et ce souvenir du passage à la gare est une boule noire.

Soit la SNCF améliore considrablement ses services aux cyclistes, soit je ferai des raids en partant de la maison.  

 

L'afflux croissant des vélos dans les trains, une équation difficile à résoudre

 

Publié le 08/09/2022 à 11h09 • Mis à jour le 08/09/2022 à 11h17

Écrit par Romain Bizeul.

Photo d'illustration. Parfois trop nombreux, les cyclistes se voient régulièrement refuser l'accès aux trains régionaux qui possèdent une capacité d'accueil très limitée.

Photo d'illustration. Parfois trop nombreux, les cyclistes se voient régulièrement refuser l'accès aux trains régionaux qui possèdent une capacité d'accueil très limitée. • © Yannick Bohn - MaxPPP

Ils sont chaque année plus nombreux. Par conviction écologique ou par plaisir, les cyclistes abondent sur les routes, mais également dans les trains où la place qui leur est réservée reste limitée. Face à cette demande qui ne cesse de croître, la Région Nouvelle-Aquitaine et la SNCF se retrouvent quelque peu démunis par manque de moyen.

Emmener son vélo dans le train relève parfois de l’épreuve. Dans les TER de Nouvelle-Aquitaine comme dans bien d’autres régions, les emplacements de vélos sont pris d’assaut face à la volonté - ou l’obligation - de laisser de côté la voiture pour se déplacer. Les rames surchargées par des vélos sont des scènes de moins en moins rares, tandis que les cyclistes tentent d'entreposer leurs montures où ils peuvent. Et d’autant plus l’été. Les lignes prisées par les vacanciers doivent faire face à l’afflux des cyclotouristes, chaque année plus nombreux.

Des cyclistes laissés sur le quai

"Nous avons des difficultés l’été, concède le délégué TER à la Région Nouvelle-Aquitaine, Jacky Emon. À certains moments, nous n’avons pas pu accueillir tout le monde." Des refus qui s’expliquent avant tout par le risque pour la sécurité des voyageurs que causerait l’entassement de vélos hors emplacement dédiés, selon l’élu. La SNCF est en droit de refuser l’accès aux cyclistes avec leurs montures "dès lors qu'il n'y a plus d'emplacement vélo disponible à bord du train", selon l’article D1272-7 du code des transports. Une réglementation qui occasionne des tensions, d’autant plus lorsque le train est loin d’être plein.

"Avant d’être élue, je suis une citoyenne qui a fait le choix de changer sa mobilité, je n’ai plus de voiture et le train est donc indispensable en plus du vélo, précise l’adjointe à la mairie de La Rochelle, Marie Nédellec. Je constate que les citoyens ne sont pas vraiment aidés à changer leurs modes de déplacements. Les trains sont parfois bondés, parfois vide, mais l’espace vélo reste limité."

Des trains sous-équipés pour accueillir des cyclistes toujours plus nombreux

Si les situations de surcharges sont monnaie courante, c’est avant tout que le vélo n’en finit pas de séduire. Notamment depuis la pandémie de Covid-19. Entre 2019 et 2021, la fréquentation cyclable a augmenté de 16 % en Nouvelle-Aquitaine et de 18 % sur l’ensemble du territoire. Pour le cyclotourisme, le chiffre est encore plus révélateur : +32 % entre l’été 2019 et l’été 2020. 

Face à cette demande grandissante, la SNCF peine à satisfaire pleinement tous ses usagers, qu’ils soient réguliers ou occasionnels. "C’est un problème qui ressort en permanence, mais il est difficile à résoudre. Il est évident que dans les trains qui comptent quelques emplacements, c’est impossible de mettre des dizaines et des dizaines de vélos", soulève Benoît Groussin, le président de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports (Fnaut) Nouvelle-Aquitaine. Il évoque également des problématiques de sécurité des voyageurs.

Nous avons des limites financières. D’autant plus avec l’état du réseau ferroviaire qui est très dégradé. Ce n’est pas notre compétence, c’est une compétence nationale mais l’État se désengage de plus en plus.

Jacky Emon, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, délégué aux TER et à l'intermodalité

Actuellement, les rames TER de la région comportent six emplacements. La Région prévoit d’arriver prochainement à une dizaine. "Nos 62 rames vont être rénovées d'ici à 2026, c’est une belle occasion pour augmenter notre capacité d’accueil de vélos." Mais celle-ci reste loin de la trentaine de places disponibles dans les trains que propose la Région Pays de la Loire sur le parcours de la Loire à Vélo.

Une tendance accrue par l'essor du cyclotourisme

Pour autant, depuis 2021, la Région essaie de satisfaire au mieux la demande en finançant le dispositif "TER+Vélo" avec un wagon entier dédié aux vélos. Avec certaines limites : il n’est disponible que pour 4 lignes qui en sont pourvues, un seul aller-retour par jour existe de Bordeaux à La Rochelle et uniquement en juillet et en août.

Une solution qui ne permet d’enrayer qu’une partie du problème, selon Benoît Groussin. "Les cyclotouristes demandent plus de place, car ils ont des sacoches accrochées. Et maintenant, il y en a de Pâques à octobre quasiment. Notre région est particulièrement touristique avec la Vélodyssée et la flow vélo qui relie la Dordogne à l’Île d’Aix", fait-il remarquer. 

Tout comme Marie Nédellec, Benoît Groussin ne jette pas pour autant la pierre à la Région Nouvelle-Aquitaine qui fait preuve, selon lui, de volonté pour trouver des solutions. Mais se retrouve à faire des choix difficiles. "Nous ne finançons presque plus l’amélioration des performances sur nos lignes, car nous devons financer la remise à niveau des voies, pointe Jacky Emon. On se refuse de fermer d’autres lignes, nous préférons maintenir un service même un peu dégradé." L’élu régional dénonce un désengagement progressif de l’État dans les territoires. 

Une intermodalité à développer sans cesse

Face au manque de moyens, l’heure est plutôt aux solutions alternatives. "Ce problème, on le résout mieux quand on arrive à supprimer le vélo dans le train", constate le président de la FNAUT Nouvelle-Aquitaine, Benoît Groussin. Mais prévient : "Cela dépend des situations, ce n’est pas possible tout le temps", avoue le président de la Fnaut Nouvelle-Aquitaine, Benoît Groussin. La SNCF incite les cyclistes à laisser leurs vélos en gare. Pour cela, la Région accompagne financièrement les collectivités à créer des espaces sécurisés. 

"Pour les trajets quotidiens, la solution idéale est de laisser son vélo au départ et d’en louer un autre à l’arrivée, reprend l’élu à la Région Jacky Emon. Mais c’est seulement possible dans des grandes villes comme La Rochelle et Poitiers." Certains usagers utilisent même deux vélos, un au départ, l’autre à l’arrivée. Mais les solutions de parking sécurisées ne sont pas disponibles partout et sont insuffisantes comme le constatait Vélo & Territoires dans son Étude intermodalité vélo - transports terrestres, publiée en 2021. "Il faut que la Région aille plus vite", appuie Benoît Groussin.

Mais la solution miracle ne semble pas exister. Pour combler les manques, les différents acteurs dialoguent régulièrement pour travailler l’intermodalité. Ils s'accordent à dire que ces discussions leur permettent de prendre en compte les besoins des usagers et d'y répondre chaque année un petit peu mieux. Mais la demande est exponentielle, renforcée dernièrement par la hausse des prix du carburant. L’adjointe à la mairie de La Rochelle, Marie Nédellec appelle, elle aussi, l’État à prendre ses responsabilités : "Il va falloir que le gouvernement fasse quelque chose. Pour que l’on arrive à changer nos modes de mobilité, l’impulsion doit venir d’en haut, même si l’effort doit être collectif."

 

 

Trains R

Education nationale en crise

Par Le 31/08/2022

Ca fait plus de dix ans que j'écris ici que le mur au bout de l'impasse arrive à grande vitesse.

Tout ce que je lis avec cette nouvelle rentrée ne fait que le confirmer.

En 2010, j'ai dit que l'école publique n'existera plus en 2030. On y va, on y va...

 

 

TEMOIGNAGE. "Nous sommes de plus en plus dénigrés" : un enseignant stagiaire pose sa démission à la veille de la rentrée

 

Publié le 31/08/2022 à 07h00 • Mis à jour le 31/08/2022 à 11h20

Écrit par Christine Ravier

Jeune diplômé démissionnaire, Romaric Justes dénonce le dénigrement des profs à l'extérieur et la  maltraitance à l'intérieur de l'Education nationale.

Jeune diplômé démissionnaire, Romaric Justes dénonce le dénigrement des profs à l'extérieur et la maltraitance à l'intérieur de l'Education nationale. • © RJustes

 

Romaric Justes est enseignant stagiaire en NSI (numérique et sciences informatiques) en lycée. Tout juste diplômé, il a décidé de ne pas se présenter devant les élèves à la rentrée. Il nous en explique les raisons.

Il vient de démissionner de l'Education nationale avec le sentiment que son cas relève d'un problème sociétal. Romaric Justes, un prof gersois du secondaire, a accepté de répondre à nos questions. Comme d'autres enseignants, il pense que c'est le moment de tirer la sonnette d'alarme sur la précarisation du métier et la situation ubuesque dans laquelle l'institution place trop souvent ses jeunes profs diplômés.

France 3 : Vous avez présenté votre démission à l'Éducation nationale voilà 4 jours, pourquoi ?

Romaric Justes : La première raison, c'est qu'après mon année de stage, j'ai été affecté à 5 heures de chez moi. J'ai une femme qui a un enfant, je ne peux pas me permettre de déménager si loin de ma famille.

Mais le problème de fond est la question de la reconnaissance de notre travail. On embauche à 1.550 € net sachant que j'ai un bac+5 et que j'ai passé un concours national. Dans le secteur informatique, les salaires sont beaucoup plus élevés que ce que je gagnerai jamais en étant prof. 

J'ai une mère prof, l'enseignement m'est venu comme une passion. J'avais envie de partager mes connaissances. Comme la spécialité était nouvelle, je me suis dit que c'était une occasion de développer l'informatique car la France était l'un des derniers pays dans lequel cette matière n'était pas enseignée. J'ai toujours cette envie mais aujourd'hui, je n'en ai pas la possibilité technique.

France 3 : Qu'est-ce que vous entendez par là précisément ? 

Romaric Justes : Il y a plusieurs facteurs. On se retrouve avec de plus en plus de contractuels, le métier est déjà difficile mais eux, en plus, n'ont pas la formation qu'on a. Dans l'informatique, il y a un vrai problème : on a ouvert un enseignement aux élèves alors qu'il n'y avait pas de profs formés. Les profs ont commencé à sortir en 2020, deux ans après l'ouverture de la spécialité.

Des profs de maths et de physique ont été formés rapidement à l'informatique, en un mois. Les gens en poste ne sont pas des informaticiens. Nous qui avons été formés, nous n'avons pas de postes, nous sommes volants (TZR dans le jargon)... on remplace ici et là. 

Les profs formés à l'informatique n'ont donc pas priorité sur les profs de maths et physique. C'est ce qui est arrivé pendant mon année de stage. On m'a demandé d'enseigner les SNT (Science numérique et technologie) en 2nde, ce qui ne fait pas partie de ma formation. Bref, on a l'impression de se faire piquer les postes par des gens qui ne sont pas formés en NSI et de faire les bouche-trous dans une spécialité qui n'est pas la nôtre. 

France 3 : Effectivement ça paraît incohérent...

Romaric Justes : ça va assez loin. En juin, j'ai été certifié enseignant sur une matière que je n'ai jamais enseignée. Je n'ai pas pu enseigner la matière sur laquelle j'ai été formé. Et j'ai subi un traitement que je qualifierai de proche de l'inhumanité.

Quand l'inspecteur m'a fait passer l'inspection finale, j'ai dit ce que je pensais, ce que je viens de vous expliquer : le fait que nous n'avons pas les postes qui sont de fait offerts aux profs de maths. Je me suis vu refuser ma titularisation. Il a menti sciemment dans son rapport. J'ai été convoqué au rectorat de Montpellier face à 6 personnes. Si ce n'est pas de l'intimidation, ça y ressemble...

Je me suis rendu compte que ces gens ne connaissaient pas ma spécialité. Donc l'avis qu'ils allaient donner était celui de personnes qui ne savaient rien de ce que j'étais censé enseigner. C'est pour vous dire comment sont traités les enseignants. On le joue au chantage, à l'intimidation... Pourquoi s'infliger ça si on peut gagner deux fois plus à côté ?

Quand j'ai eu mon CAPES, je n'ai pas eu de félicitations, ni quand j'ai été titularisé. La seule chose qu'ils m'ont offert, c'est de m'envoyer devant un jury qui ne connaissait rien à ma spécialité pour décider si oui ou non j'étais apte à enseigner...

France 3 : On entend beaucoup parler des conditions d'enseignement, des classes difficiles. Est-ce que ça a eu un poids dans votre décision ?

Romaric Justes : Non. Le fait que les classes soient hétérogènes, qu'il faille faire de la discipline, c'est mon travail, tout comme la gestion administrative, aller voir les CPE pour les heures de colle, le rendu du travail, etc. Je trouve que ça fait partie du boulot.

En discutant avec ma mère qui est enseignante depuis 30 ans, j'ai réalisé les changements sociétaux qui ont eu lieu : l'enfant est roi, il a toujours raison. S'il ne comprend pas, c'est forcément la faute du prof, etc. Je l'ai ressenti en discutant avec plusieurs de mes collègues. On a l'impression d'avoir devant nous des élèves qui ne devraient pas être là ou des élèves fantômes qui n'ouvrent pas la bouche ou ne sont même pas là physiquement. 

Le malaise vient du fait que nous sommes de plus en plus dénigrés. Or on a été 60 à réussir le concours sur 1.200 candidats. Mais on a du mal à remplir certains CAPES aujourd'hui. Le fait que par manque de profs, on prenne des gens qui n'ont pas les diplômes pose problème. Donc il n'y a plus ce postulat qui faisait que quand on était recruté, on était considéré comme des spécialistes de notre domaine.

On est très peu payé, très peu considéré. On subit un peu le même sort que les policiers. Et certains médias comme les chaînes en continu, tout comme les hommes politiques auxquels elles sont liées, en rajoutent pour nous dénigrer.

France 3 : Que faudrait-il changer ?

Romaric Justes : Il faudrait changer la façon de former les enseignants. L'année de master 2 est divisée en 2 parties : 9 heures par semaine d'enseignement et 3 jours de cours à l'université. On donne les cours et on est étudiant dans le même temps. C'est extrêmement chargé. On a tous fini exténués. Pendant mon année de stage, je suivais mes cours à Montpellier les mardis, mercredis et jeudis et j'enseignais à Perpignan à 2 heures de voiture les lundis et vendredis. Ma vie de famille était dans le Gers.

Quand on sort du master, on est envoyé n'importe où en France. C'est ce qui arrive à beaucoup de jeunes enseignants qui se retrouvent dans des quartiers chauds d'Ile-de-France. Se dire qu'on est avec sa famille dans le sud et qu'on doit être titularisé en banlieue, c'est une mesure d'un autre temps. On ne peut pas demander ça aux jeunes enseignants avec le peu de reconnaissance qu'ils ont et ce salaire si bas.

Avant l'argument de l'emploi garanti à vie pouvait jouer, plus maintenant. Les profs devraient, comme l'on obtenu les instits, être titularisés dans l'académie dans laquelle ils ont fait leur formation. C'est un système qui date, qui n'est plus en phase avec la société d'aujourd'hui.

Rentrée scolaire 2022 : des professeurs témoignent de leur lassitude "On est le reflet des maux de la société"

 

Publié le 31/08/2022 à 20h00 • Mis à jour le 31/08/2022 à 20h08

Écrit par Rachel Cotte avec Elsa Assalit et Pauline Juvigny

durée de la vidéo : 03min 00

Parole de profs à la veille de la rentrée scolaire • ©France télévisions

Le 1er septembre marquera le début de l'année scolaire 2022-2023. Une rentrée notamment entachée par des problèmes de recrutement. Mais pour les professeurs interrogés en Gironde, le manque d'attractivité de la profession ne date pas d'aujourd'hui, et s'explique par de nombreux facteurs.

A la veille de la rentrée, toujours les mêmes sentiments. La joie de retrouver les élèves est entachée par des conditions d'enseignement qui se détériorent au fil des ans. En ce début d'année scolaire marqué par une hausse du nombre d'enseignants contractuels, des professeurs tirent la sonnette d'alarme. Le déficit d'attractivité du métier et le manque de moyens alloués plongent notre système éducatif dans une situation particulièrement difficile. Plus de 4 000 postes n'ont pas été pourvus cette année aux concours enseignants. 

Pour Charlotte Bonneau, professeure de français au collège en Gironde, le problème de recrutement est loin d'être récent. "Je suis assez étonnée qu'on nous parle de rentrée spéciale alors que c'est pas du tout la première fois qu'on n'a pas un professeur devant chaque classe. L'augmentation des contractuels, on le vit depuis des années, j'ai l'impression d'en entendre parler depuis que je suis dans ce métier. On en subit les conséquences depuis longtemps", souffle cette enseignante de 37 ans, qui exerce depuis maintenant 13 ans. 

"Revalorisation symbolique"

Pour tenter d'attirer de nouvelles recrues, le ministère de l'Education nationale a annoncé une future revalorisation salariale. A partir de la rentrée 2023, tous les professeurs devraient percevoir au minimum 2 000 euros nets par mois. Mais le problème ne se situe pas qu'au niveau des salaires selon l'enseignante.  "On a fait que nous parler de l'école de la confiance mais moi ce que j'aimerais c'est qu'on nous fasse confiance [...] qu'on nous laisse travailler, valoriser nos initiatives et pas nous imposer des choses."

Selon Charlotte Bonneau, la hausse des salaires doit s'accompagner d'une "revalorisation symbolique".  "Il faut arrêter de dire qu'on est récalcitrants. Chaque année, on nous rajoute des choses et on accepte, on le fait." Celle-ci évoque aussi la nécessité de mettre en place des aides pour pouvoir accueillir les élèves aux "profils particuliers", notamment ceux en situation de handicap. 

Manque de moyens

Une meilleure prise en charge de ces élèves serait envisageable grâce à davantage de moyens, mais ceux-ci manquent cruellement selon Charlotte Laizet, professeure d'histoire-géographie de 42 ans. Un déficit qui ne touche par ailleurs pas que l'Education Nationale. 

Les problèmes qui se posent à l'école se posent dans tous les services publics. On est le reflet des maux de la société. Il y a de moins en moins de moyens. La plupart d'entre nous, si on a choisi ce métier, c'est parce qu'on y croit, parce qu'on veut une école qui permette d'émanciper les élèves, de réduire les inégalités... On n'a plus les moyens de le faire.

Charlotte Laizet, enseignante en histoire-géographie

France 3 Aquitaine

Des évolutions "auxquelles on n'était pas préparés"

Selon Pascal Bourdon, 59 ans, professeur d'histoire-géographie depuis maintenant 37 ans, l'essor des réseaux sociaux a compliqué le processus de socialisation traditionnellement assuré par l'école. "Ces dernières années s'est développée l'individualisation des savoirs par les réseaux sociaux, l'Internet  [...] Désormais, on a des individus de plus en plus autocentrés via les réseaux sociaux, entre autres. Mais nous, on doit faire du collectif. C'est une des évolutions que j'ai vues ces 15, 20, 30 dernières années, auxquelles on était pas préparés." 

Malgré toutes ces difficultés, les professeurs assureront la rentrée, comme chaque année, pour leurs élèves. A l'instar d'Harold Sabourdy 41 ans, lui aussi enseignant en histoire géographie :  "Comme les collègues, on sera devant les classes, demain, avec l'envie de bien faire."

 

 

 

La nature rognée par les marchands.

Par Le 30/08/2022


Le tourisme de masse toujours plus puissant.

Les gens qui décident de vivre et d'habiter en ville ne devraient pas avoir le droit d'en sortir épicétou :)

Dans les zones rurales, on a les inconvénients de l'isolement, des trajets, des déserts médicaux, mais on a la beauté de la nature.

Et on ne va pas envahir les villes quand on a du temps libre.

Ma mémé Crédou, bigoudenne à fort caractère, une femme que j'adorais, avait une phrase très claire et qui s'appliquait à bien des situations :

"A chacun sa merde et les culs seront bien torchés".

Bisous Mémé

 

 

 

"Notre Vercors n'est pas fait pour ça" : un projet immobilier et touristique crée la polémique

 

Publié le 29/08/2022 à 16h08

Écrit par J.M avec Vincent Habran

C'est sur ce terrain, situé à côté des remontées mécaniques du Clos de la Balme, que devrait se situer l'immeuble de cinq étages - août 2022

C'est sur ce terrain, situé à côté des remontées mécaniques du Clos de la Balme, que devrait se situer l'immeuble de cinq étages - août 2022 • © France TV

Grenoble

Isère

Auvergne-Rhône-Alpes

Un ensemble immobilier touristique de près de 135 logements devrait voir le jour d’ici 2025 à Corrençon-en-Vercors. Un projet voulu par la municipalité iséroise mais qui, dans le village, ne fait pas l’unanimité.

C’est un petit village d’à peine 360 habitants qui pourrait bien devenir un haut lieu du tourisme d’ici quelques années. À Corrençon-en-Vercors (Isère), au Clos de la Balme plus exactement, la municipalité souhaite la construction d’un ensemble immobilier de près de 135 logements : 20 logements saisonniers, quelques appartements et chalets en accession à la propriété, et surtout une résidence de tourisme de plus de 90 logements, selon le dossier déposé en préfecture. 

Pour la municipalité, ce projet est avant tout un moyen de diversifier l'offre touristique. "On n’a pas de résidence de tourisme sur Villard-de-Lans et Corrençon-en-Vercors. C’est un problème car on ne peut pas aller chercher des groupes du tour-opérateur ni des séminaires d’entreprises. Alors qu’aujourd’hui plein d’autres stations concurrentes et voisines fonctionnent comme ça, on se prive de cette clientèle qui permet d’amener une régularité sur l’ensemble de la saison," relate Thomas Guillet, le maire sans étiquette de Corrençon-en-Vercors.

Notre Vercors n'est pas fait pour ça

Loïs Habert, opposant au projet

Cette résidence s'ajouterait aux 4 000 lits déjà proposés aux vacanciers dans le village. Les opposants, regroupés en collectif, y voient un projet démesuré. "Le monde change. Il y a des modèles économiques qui existent déjà et d’autres qui n’existaient pas hier et qui existeront demain. Il faut arriver à se projeter sur celui de demain, pas reprendre ce qui s’est déjà fait dans les grandes stations et essayer de l’adapter à notre Vercors qui n’est pas fait pour ça," explique Loïs Habert, un opposant au projet.

D’autant qu’à quelques kilomètres de là, à Villard-de-Lans, un autre projet immobilier suscite la polémique. Au pied des remontées mécaniques, le grand parking devrait bientôt être remplacé par l’Ananda Resort, un complexe hôtelier quatre étoiles de plus de 900 lits.

 

 

Crise du gaz et agriculture

Par Le 30/08/2022

Depuis des décennies, quelques spécialistes du sol alertent sur la dépendance aux engrais et sur leurs effets néfastes.

Eh bien, voilà une crise qui tombe à point nommé.

Il aurait fallu anticiper sur les techniques de conservation et amendement des sols. Sur le long terme, c'est d'une efficacité qui ne peut être contestée. 

On a acheté notre maison il y a un an et demi. Les 4700 mètres carrés de terrain étaient quasiment à l'abandon. La nature s'en donnait à coeur joie. Pas question de faire pousser quoi que ce soit dans cette jungle de ronces, arbustes, orties, arbres, fougères. Dix-sept mois plus tard, on a été obligé d'acheter un deuxième congélateur de 400 litres malgré le fait qu'on donne aux voisins des paniers de légumes.  

Broyat, BRF, compost, paillage, couverture végétale, azonte, carbone, tout est connu, expliqué expérimenté mais ça n'entre pas dans les têtes du milieu agricole qui ne jure que par la mécanisation et l'artificialisation des sols. Désolant. 

AMENDEMENT DES SOLS / 

Lorsqu’il s’agit d’avoir le plus beau des jardins, ou le potager le plus fructueux possible, un certain nombre de questions se posent. En effet, en plus de choisir les variétés de fleurs, arbustes, fruits ou légumes florissant aux périodes souhaitées, il va falloir prendre soin de son sol pour que la pousse soit optimisée. De ce fait, un certain nombre de techniques existent. Tandis que l’arrosage est parfait pour humidifier la terre, celle-ci doit aussi être enrichie pour que votre culture puisse avoir les apports nécessaires. Et dans ce contexte, avez-vous déjà entendu parler d’amendements ? Contrairement aux engrais, qui exercent une action directement sur les plantes, les amendements agissent sur la terre elle-même. Et c’est très pratique ! Naturels, ceux-ci ne vous feront pas risquer d’intoxiquer vos plantes par excès d’ingrédients chimiques.

Il est assez intéressant de savoir que l’amendement permet un travail efficace de la terre. Apportant drainage et aération. Il vous sera très efficace d’entretenir et d’humidifier votre sol grâce à ce humus riche et naturel.

 

 

Europe’s Deepening Fertilizer Crunch Threatens Food Crisis

Crise du gaz, donc des engrais : d'après Fertilizers Europe, 70% de la capacité de production européenne d'engrais est actuellement arrêtée.

"La pénurie d'engrais en Europe s'aggrave : plus des deux tiers des capacités de production ont été interrompues par la flambée des prix du gaz, ce qui menace les agriculteurs et les consommateurs bien au-delà des frontières de la région.

La pression exercée par la Russie sur les livraisons de gaz à la suite de l'invasion de l'Ukraine par Moscou porte préjudice aux industries de toute l'Europe. Mais les fabricants d'engrais sont particulièrement touchés, car le gaz est à la fois une matière première essentielle et une source d'énergie pour le secteur.

Les prix de gros des engrais, qui ont reculé après avoir atteint des sommets pluriannuels à la suite de l'agression de la Russie, sont de nouveau en hausse, les producteurs de l'Union européenne réduisant leurs capacités. Les prix de l'ammoniac en Europe occidentale ont bondi au cours des deux dernières années, selon les données de Green Markets, la société d'analyse des nutriments des cultures de Bloomberg. La raréfaction de l'offre maintiendra les prix à un niveau élevé, menaçant ainsi la productivité, les agriculteurs étant contraints de réduire leur utilisation de ce nutriment essentiel. Cette situation se répercutera sur les consommateurs qui verront l'inflation alimentaire s'accélérer.

"Nous sommes extrêmement préoccupés par le fait qu'avec l'augmentation continue des prix du gaz naturel, de plus en plus d'usines en Europe seront contraintes de fermer", a déclaré Maximo Torero, économiste en chef de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. "Cela fera passer l'UE du statut d'exportateur clé à celui d'importateur, ce qui exercera une pression accrue sur les prix des engrais et affectera par conséquent la prochaine saison de plantation."

Environ 70 % des capacités sont hors service, selon Fertilizers Europe, qui représente la plupart des producteurs du continent.

"La crise actuelle exige une action rapide et décisive de la part des décideurs européens et nationaux, tant pour le marché de l'énergie que pour celui des engrais", a déclaré Jacob Hansen, directeur général de Fertilizers Europe, dans un communiqué.

Cette semaine, de grands producteurs, dont le norvégien Yara International ASA et CF Industries, ont réduit ou arrêté leur production.

"Nous confirmons que nous réduisons et arrêtons la production de certaines usines d'engrais dans les différents sites de l'UE et ce, pour des raisons économiques", a déclaré un porte-parole de Borealis AG dans une réponse par courriel à des questions.

Dépendance à l'égard de la Russie

Les fabricants d'engrais en Europe ont été le plus durement touchés en raison de la dépendance de la région au gaz russe. L'industrie doit également faire face aux sanctions des États-Unis et de l'Union européenne sur les ventes de potasse en provenance du Belarus et à la décision de la Chine de limiter ses expéditions. Le commerce des nutriments russes a souffert de l'auto-sanction de nombreux expéditeurs, banques et assureurs, ainsi que des difficultés à assurer le service des exportations en provenance de Russie, un gros fournisseur de tous les principaux types de nutriments pour cultures.

L'Europe devenant un importateur net d'engrais, les retombées de la crise de l'offre vont s'étendre. La région commencera à entrer en concurrence avec les nations plus pauvres, notamment en Afrique, où l'insécurité alimentaire est exacerbée par des sécheresses et des conflits persistants.

Des millions de personnes en Afrique sont déjà confrontées à la famine et, selon l'Association internationale des engrais, la baisse prévue de 7 % des engrais dans le monde la saison prochaine, soit la plus forte baisse depuis 2008, pourrait entraîner une diminution des récoltes. Les petits exploitants agricoles dans les économies fragiles seront les plus vulnérables, a déclaré Laura Cross, directrice de l'information commerciale de l'association.

"Les fermetures d'usines d'azote en Europe ne sont pas simplement un problème en Europe", a-t-elle déclaré. "La réduction de l'offre à l'échelle observée cette semaine augmente non seulement le coût marginal de production des engrais azotés, mais resserrera également le marché mondial, ce qui exercera une pression sur la disponibilité des nutriments végétaux en Europe et au-delà."

Nous voyons déjà les prix augmenter à nouveau ailleurs. À la Nouvelle-Orléans, le prix de l'urée, un engrais azoté courant, a augmenté de plus de 20 % en prix hebdomadaires vendredi, soit la plus forte hausse depuis mars, quelques semaines après le début de la guerre, selon Green Markets.

L'Afrique doit devenir autosuffisante en matière d'engrais, déclare Agnes Kalibata, présidente de l'Alliance pour une révolution verte en Afrique, une coalition agricole du continent.

"Lorsque des défis comme celui-ci se produisent, la question est de savoir si nous avons la capacité de construire des usines d'engrais en Afrique, car investir dans les engrais est une évidence", a-t-elle déclaré dans une interview.

La fermeture des usines d'ammoniac en Europe a également un impact direct sur d'autres types d'approvisionnement en engrais, a déclaré Alexis Maxwell, analyste chez Green Markets. L'ammoniac est utilisé comme intrant pour fabriquer la plupart des produits finis d'engrais.

"L'Europe a besoin d'engrais et l'importation est sa meilleure option, mais ce sera un défi logistique important", a déclaré M. Maxwell. "La capacité mondiale de réserve d'azote est serrée après deux années de forte hausse de la demande." "

(publié par Cyrus Farhangi, traduction par DeepL)

"Où va le Brésil ?"

Par Le 30/08/2022

 

Ce titre montre l'état de conscience des individus au regard de la planète. Ce que cette jeune femme défend au Brésil, ne concerne pas que ce pays mais l'ensemble de la planète. En premier point parce que la déforestation considérable que subit la forêt amazonienne a un effet planétaire et deuxièmement parce que ce combat est le même dans bien d'autres lieux du monde (Indonésie, Colombie, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, tous ces états qui ont des surfaces considérables de forêts et qui les exploitent de façon outrancière. 

Donc, ce que dénonce cet article n'est pas qu'un problème du Brésil.

 

Série « Où va le Brésil ? »

Épisode 5/5 : Txaï Surui ou la lutte indigène pour défendre l’environnement

 

 

Vendredi 26 août 2022

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Txaï Surui, militante brésilienne pour l'environnement, devant le Musée de demain, à Rio de Janeiro. ©Radio France - Gilles Gallinaro

Le zoom de la rédaction

Provenant du podcast Le zoom de la rédaction

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Résumé

Chercheurs d’or, trafiquants de bois, éleveurs de bétails envahissent chaque jour un peu plus les territoires indigènes. Txaï Surui, qui a porté la parole des peuples autochtones lors des discours d’inauguration de la COP 26, est aujourd’hui la cible de menaces et de harcèlement.

En savoir plus

Le 1er novembre 2021, à l’âge de 24 ans, cette étudiante en droit du peuple Surui est la seule à prendre la parole pour le Brésil, lors de la conférence pour le climat de Glasgow. « Mon ami d’enfance a été tué pour protéger la forêt, les indigènes sont sur le front du réchauffement climatique. » La voix tremblante, Txaï Surui témoigne et s’adresse au reste du monde : « Nous avons des idées pour retarder la fin du monde. »

À sa descente de l’estrade, ce jour-là, Txaï Surui comprend que cette nouvelle visibilité l’exposera pour le meilleur et pour le pire : « Un homme est venu me voir, il a tenté de m’intimider en me disant qu’il ne fallait pas que je parle mal du Brésil. On a ensuite découvert que cette personne travaillait au ministère de l’environnement. »

Cette vie sous pression constante, Txaï y est habituée. Son père Almir, chef de la communauté, et sa mère Neidinha militent depuis des décennies pour défendre leur terre. « Quand j’avais 14 ans, 15 ans, on a vécu un an sous protection permanente des forces armées, à cause des menaces qui pesaient sur mes parents et nous. »

Protégée il y a dix ans, aujourd’hui Txaï ne l’est plus. Depuis son discours, elle est même devenue la cible de harcèlement : « Aujourd’hui encore, regardez, sur Instagram, ils publient des fake news sur moi. C’est un compte bolsonariste avec 200 000 abonnés, ils utilisent tout pour décrédibiliser mon discours. Je reçois beaucoup de messages racistes, beaucoup de messages de haine. »

Élevages illégaux

Des menaces virtuelles, tant qu’elle reste loin sa région, le Rondonia. Cet État brésilien est l’une des plaques tournantes de la vente illicite de bœuf. Un trafic que Txaï dénonce : « Rien que sur une petite partie de notre territoire, on a repéré un élevage de 6 000 têtes de bétail, illégal, et vous savez où part toute cette viande ? interroge-t-elle. En France ! Elle est destinée à la chaine de supermarché Casino. »

Depuis deux ans, les associations avec lesquelles elle travaille, multiplient les procédures contre l’entreprise brésilienne JBS, le leader mondial du commerce de viande bovine : « Tous les éleveurs savent comment frauder sur l’origine du bétail et le vendre à JBS. Ils nourrissent les bœufs sur une terre indigène, quand ils veulent vendre les bêtes, ils les transfèrent sur d’autres parcelles pour que la traçabilité de cette viande soit en règle. »

Héritière désignée par son peuple pour défendre la préservation de son territoire, Txaï sait qu’elle se dresse face à système puissant et articulé : « Comment fonctionne la destruction de la forêt ? interpelle-t-elle. D’abord, ils déboisent, ensuite ils brûlent, ils font entrer le bétail et quand la terre devient trop pauvre, ils plantent le soja. »

"Victimes d’une guerre invisible"

Une politique extractiviste et productiviste défendue au Congrès brésilien par le front parlementaire du BBB (Bible, Balle et Bœuf), les élus évangéliques, les mouvements pro-armes et les représentants de l’agro-négoce. Des réseaux d’influence contre lesquels les communautés indigènes sont en guerre : « Nous sommes victimes d’attaques menées par l’agrobusiness, par des gens qui nous envahissent, 20 000 chercheurs d’or dans le nord qui détruisent la forêt, qui violent les femmes et ça n’est pas une guerre ? Des personnes qui meurent, qui disparaissent et ce n’est toujours pas une guerre ? Nous sommes victimes d’une guerre invisible. »

Dans cette guerre invisible, pour mener ses combats, Txaï Surui sait aussi qu’elle doit finir ses études de droit : « Je sais, je sais, sourit-elle. On dirait ma mère ! Il me manque six mois pour finir la fac, mais c’est très important parce que les bolsonaristes présentent des projets de loi qui autorisent l’exploitation des terres indigènes. Aujourd’hui, on voit que le travail des avocats indigènes fait la différence devant la Cour suprême. Notre chemin de lutte passe par la justice donc je vais terminer mes études, mais en ce moment c’est compliqué. »

En cette année électorale, Txaï répond aux sollicitations, enchaîne les conférences. À Rio, où nous la rencontrons, à peine revenue de Suède, elle dit que son peuple lui manque mais avoue qu’elle est aujourd’hui bien plus en sécurité loin de ses terres. Loin des « capangas », les équipes de sécurité privées des éleveurs de bétail.