Blog

  • Charles Sannat

    Rationnements, confinements, interdictions, les plans secrets des états pour gérer les pénuries

     

    122 115 vues 19 juin 2022 Un habitant du grenier s'appelle un grenésien !! Alors mes chères grenésiennes, mes chers grenésiens c'est avec plaisir que je vous retrouve pour cette nouvelle édition du JT du grenier!! Cette semaine je vous propose de réfléchir aux réflexions que mènent les gouvernements depuis quelques temps maintenant sur la gestion nécessaire des pénuries! Aucune surprise à attendre. Depuis la nuit des temps, en temps de pénuries, c'est les rationnements, les interdictions, les réquisitions et autres saisies !. Nous allons vers une période de très forts changements, une période qui a déjà commencé, et notamment nos mobilités vont radicalement se réduire, et nos horizons se réduire. Plus que jamais, le choix de votre localisation fera l'agrément de votre vie et votre pouvoir d'achat. Enfin, une économie de guerre, car c'est de cela que parle le président, c'est avant tout une économie de la pénurie. Je n'ai qu'une suggestion à vous faire. Préparez-vous à des temps difficiles et très changeants. Ici, encore une fois, aucune vérité absolue, mais des pistes de réflexions pour prendre de la hauteur et anticiper ce qui pourrait arriver. Prenez bien soin de vous. Amicalement. A bientôt. Charles.

    Pour vous abonner gratuitement: https://insolentiae.com/ POUR VOUS ABONNER A LA LETTRE STRATEGIES c'est ici: https://insolentiae.com/produit/abonn...

     

  • "The alpinist"

     

    Le film est ici en entier mais il faut copier le lien pour l'ouvrir. Si le lien ne fonctionne pas pour vous, vous pouvez le rechercher sur le site : 

    https://www.documentarymania.com/

    https://www.documentarymania.com/player.php?title=The%20Alpinist&fbclid=IwAR3DN3k5n8ABHCNfUfc7DnIi-ziJPnBHTeecYvPQq0CLkEnSFZI04l3NgbM

    Beaucoup diront que lui et sa compagne sont fous de grimper sans corde, beaucoup diront même que c'est irresponsable d'obliger des secouristes à risquer leur vie pour essayer de les retrouver.

    D'autres diront qu'il est impossible de les comprendre parce que notre vie est à mille lieues plus bas que la leur et donc ils ne porteront aucun jugement. Ils se contenteront de vibrer et de se réjouir de la vie totale, entière, extrême de ces "conquérants de l'inutile".

    Quant à savoir si la vie "moderne" n'est pas l'exemple même de la folie, je laisse chacun y réfléchir. 

     

     

     

     

    The Alpinist

     

    Lecture

    Activer le node muet

    Current Time 0:26

    /

    Duration 2:23

    Loaded: 62.60%

    Remaining Time -1:57

    Picture-in-PicturePlein écran

    Dans The Alpinist, le réalisateur américain Peter Mortimer fait le portrait de Marc-André Leclerc, un jeune alpiniste talentueux de Colombie-Britannique qui a accompli dans la plus grande discrétion des ascensions qui ont redéfini l’alpinisme. Son parcours remarquable s’est terminé tragiquement dans une avalanche en Alaska. Nous avons échangé avec le père de Marc-André, Serge Leclerc.

    Publié le 4 nov. 2021

    Partager   

    Marie Tison

    MARIE TISONLA PRESSE

    Marc-André Leclerc préférait passer sous le radar. Pour lui, réaliser une ascension audacieuse devait être une expérience authentique, personnelle, pas un coup de publicité. « Marc-André, il était comme ça, se rappelle son père, Serge Leclerc, un Montréalais d'origine. Ce n’était pas une personne qui se vantait de ses affaires. Je n’avais pas vraiment réalisé la grandeur de ce qu’il faisait. »

    Le monde de l’alpinisme, lui, commençait à porter attention. Au point de soulever l’intérêt de Peter Mortimer, réalisateur du film The Dawn Wall, qui chroniquait l’ascension d’une paroi vierge d’El Capitan, en Californie.

    PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK D’ARC’TÉRYX

    C’est lorsque Marc-André Leclerc a commencé à obtenir des commandites que son père, Serge Leclerc, a compris qu’il faisait des ascensions remarquables.

    Peter Mortimer a suivi Marc-André Leclerc pendant deux ans, multipliant les entrevues avec le jeune homme, avec ses proches et avec des grands du monde de l’escalade pour réaliser le film The Alpinist, offert ce jeudi sur Amazon Prime Video.

    Dans ses conversations avec son père, Marc-André Leclerc avait minimisé l’importance du projet, parlant d’une « petite compagnie », d’un « petit film ».

    Lorsqu’il a rencontré l’équipe de tournage pour une entrevue, Serge Leclerc a réalisé que le projet avait une portée beaucoup plus grande que ce que laissait entendre son fils. Et il est devenu nerveux. « Je leur ai dit que Marc-André est jeune, impressionnable, relate-t-il, en entrevue avec La Presse. Je ne veux pas qu’il se sente sous pression de faire des trucs qu’il n’est pas prêt à faire. Je ne veux pas perdre mon fils à cause d’une connerie de film. »

    Le réalisateur a voulu rassurer M. Leclerc, expliquant qu’il s’agissait simplement de suivre Marc-André, et non pas de lui suggérer quoi que ce soit.

    Mais ce qui a rassuré quelque peu Serge Leclerc, c’est l’attitude même de Marc-André. Lorsque celui-ci a voulu réaliser une ascension d’envergure, dangereuse, la face Emperor du mont Robson, il n’a rien dit à l’équipe de tournage et s’est rendu seul dans les Rocheuses canadiennes pour réaliser son projet. « Il m’a dit qu’il ne voulait pas avoir une équipe de film qui le suive, parce que cela allait tout changer la façon dont il faisait les choses, se rappelle Serge Leclerc. J’étais content qu’il me dise ça. »

    Peter Mortimer a trouvé la situation un peu plus frustrante, mais Marc-André Leclerc s’est montré beau joueur : il a répété son audacieuse ascension pour l’équipe de tournage, ce qui donne lieu à des images à la fois magnifiques et terrifiantes.

    L’amour du plein air

    Serge Leclerc était allé en Colombie-Britannique en 1978 pour « juste une job d’été ». « Je suis arrivé ici, j’ai vu les montagnes, j’ai vu la mer, je suis tombé en amour, raconte-t-il depuis son domicile à Vancouver. Je ne suis pas revenu. »

    Il s’est marié avec une anglophone, a eu trois enfants, dont Marc-André. Ce dernier n’a jamais maîtrisé le français. Diagnostiqué d'un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité, il a eu un parcours scolaire pour le moins difficile. Le plein air a été une planche de salut.

    Son amour pour être à l’extérieur, ça vient de notre famille. C’est quelque chose qu’on faisait tout le temps. Il a grandi avec tout ça. Pour nous, c’était une progression naturelle de le voir faire ce qu’il faisait.

     Serge Leclerc

    Triste ironie, ce n’est pas pendant le tournage, ce n’est pas lors d’une dangereuse ascension en solo, sans corde, sans protection, que Marc-André Leclerc a trouvé la mort, en mars 2018, à l’âge de 25 ans. Il a été emporté par une avalanche avec un autre alpiniste d’expérience, Ryan Johnson, sur une montagne d’Alaska.

    PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE THE ALPINIST

    Marc-André Leclerc a parcouru les Rocheuses canadiennes, la Patagonie et la terre de Baffin pour réaliser ses ascensions.

    Serge Leclerc se rappelle avec émotion les jours qui ont suivi la disparition des deux hommes, son départ précipité vers l’Alaska. Il raconte qu’il était dans l’hélicoptère de recherche lorsque l’équipage a repéré une station de rappel, au sommet de la montagne, puis une corde un peu plus bas, à moitié enfouie dans des débris d’avalanche

    « J’ai dit que c’était la corde de Marc-André. Je l’avais vue, il était venu chez moi avant de partir pour l’Alaska. C’est à ce moment-là qu’on a su qu’ils étaient en dessous de la neige. »

    Peter Mortimer et son équipe étaient dévastés. Le documentaire, qui se voulait un portrait d’un jeune alpiniste enthousiaste, a pris une tournure tragique. Il offre des moments particulièrement émouvants avec le témoignage des amis de Marc-André Leclerc et, surtout, de sa copine, Brette Harrington, elle-même une alpiniste d’exception.

    « Je ne savais pas que la vie pouvait être si douloureuse », laisse tomber cette toute jeune femme qui, jusque-là, s’était montrée invariablement radieuse.

    Plus de trois ans plus tard, les deux corps sont toujours sur place. À moins qu’un mouvement de la neige ne les découvre, il n’est pas question d’aller à leur recherche.

    « Pour faire quoi ? On va ramener le corps ici, on va le faire incinérer, on va prendre les cendres pour aller les mettre sur une montagne à quelque part ? Il est déjà dans une montagne. Il est gelé solide, il va être jeune à tout jamais. »

    Serge Leclerc est reconnaissant de voir la vie de son fils représentée dans un film.

    « C’est un bel hommage. Ce que j’aime du film, c’est qu’il démontre non seulement qu’il était bon en escalade, en alpinisme, mais que c’était une bonne personne. Ce qu’il a fait dans les montagnes, c’est sûr que j’en suis fier, mais ce dont je suis le plus fier, c’est la personne qu’il est devenu comme adulte. »

    Offert sur Amazon Prime Vidéo

    The Alpinist

    The Alpinist

    Peter Mortimer

    Avec Marc-André Leclerc

    Documentaire

    En anglais

    90 minutes

    ouvoir.ca

    Rechercher

     

  • Numéro vert

    C'est un parfait résumé de la situation. Non pas juste aujourd'hui mais depuis des décennies. Il s'agit de donner l'air d'agir, dans l'immédiateté, c'est à dire en fait pendant un mandat politique. Tout le problème est là. Je rappelle que plusieurs scientifiques avaient alerté dans les années 2000 sur le risque de pandémie lié aux zoonoses. Mais c'était trop flou, trop lointain, trop imprécis et surtout sans aucune donnée temporelle précise pour que ça soit pris en compte. Le risque est toujours là d'ailleurs. J'ai déjà parlé ici du problème nommé "plastisphère". Mais les restrictions sur l'usage du plastique prennent des décennies avant d'être appliquées. Tout comme le problème du dyoxide rejeté dans l'atmosphère. Et lorsque la situation bascule dans l'urgence, les reponsables politiques créent un numéro vert. Dans quelques années, il faudra un répertoire dédié uniquement aux numéros verts. 

    288855947 5149040585213069 5722762076102192865 n

     

    Plastisphère : des bactéries colonisent le plastique dans les océans

     

    platisphère continent de plastique

    15 février 2019

    Étiquettes : 

    Vous êtes ici :

    Les bactéries colonisent tous les déchets plastiques, quelle que soit leur taille – des macro-déchets aux microplastiques. Et ils sont nombreux ! Des bactéries pathogènes, notamment celles du genre Vibrio pourraient entraîner des maladies chez l’homme et les espèces aquatiques. Quels risques fait peser cette plastisphère?

    Dans l’eau, une faune diverse de bactéries et d’autres micro-organismes colonise les plastiques. Ces petits organismes vivant sur le plastique constituent la plastisphère. Et c’est la spécialité des chercheurs Linda Amaral-Zettler et Erik Zettler depuis leur découverte de la plastisphère en 2003 dans l’Océan Atlantique.

    La chose est troublante : les communautés vivant sur ces « récifs » ne sont pas les mêmes que dans l’eau environnante. Le couple Zettler a déjà identifié plus de 1.000 bactéries qui prolifèrent sur le plastique dans le Pacifique et l’Atlantique. En fonction de la taille des supports, une vie diverse s’installe à leur surface. « Il peut y avoir de tout, des microbes aux invertébrés plus grands, comme de petits crustacés, explique Erik Zettler, chercheur NIOZ-Institut royal néerlandais pour la recherche sur la mer. La vie sur le plastique est une riche communauté de bactéries, de micro-animaux avec des producteurs primaires, des herbivores, des prédateurs, des organismes qui peuvent parasiter d’autres organismes et même des symbioses. » Un vrai micro-écosystème !

    La plastisphère : des radeaux pour les microorganismes

    Les plus de 5.250 milliards de fragments flottant à la surface des océans constituent autant d’embarcations potentielles pour les bactéries. Une fois colonisés, les plastiques continuent leur chemin dans la mer et les océans. Ils servent de radeau à cette faune qui peut être envahissante pour les écosystèmes marins et pathogènes pour l’homme ou les animaux. Ces radeaux permettraient la dispersion, la dissémination et le développement de certaines espèces. En devenant des espèces envahissantes dans des régions non originelles, elles pourraient perturber les fragiles équilibres marins et terrestres.

    Les chercheurs s’intéressent tout particulièrement aux bactéries du genre « vibrio »présentes dans l’océan. Leur version la plus connue est vectrice du choléra et d’autres maladies gastro-intestinales chez l’homme. Elles peuvent aussi s’attaquer au système digestif des poissons. « Nous avons en effet découvert en 2013 que la communauté microbienne sur un morceau de plastique de l’Atlantique était constituée à près de 25 % de Vibrio », relate Erik Zettler. Il n’est pas encore établi que les Vibrio pathogènes sont transportées par le plastique. Toutefois, « cette éventualité est loin d’être négligeable », estime le chercheur.

    Lire aussi : Les microplastiques contaminent fruits de mer, poissons et sels

    Un risque de contamination planétaire ou la solution à la pollution ?

    S’il s’avérait que les plastiques transportent bien des pathogènes, il se pourrait que les microplastiques et les microfibres les transmettent aux bactéries dans les stations d’épuration. Étant donné que ces usines dépolluent l’eau grâce à des bactéries bien définies, cela pourrait effectivement poser de graves problèmes localement. Les chercheurs craignent aussi le risque de contamination des poissons en pisciculture, vu que ces élevages utilisent beaucoup de plastique. Au regard des densités élevées, un bout de plastique transportant un pathogène qui se détacherait pourrait contaminer l’ensemble des poissons. En d’autres termes, un seul fragment de plastique contaminé pourrait engendrer un risque épidémique.

    Selon d’autres chercheur, les microbes sur terre peuvent dégrader certaines résines de plastique. Par ailleurs, on sait que des microbes dégradent les hydrocarbures dans les océans. « Je pense qu’à long terme, presque tous les composés organiques, y compris le plastique, seront dégradés par les microbes, mais ce n’est pas une solution, insiste Erik Zettler. Car aux températures relativement basses et aux concentrations de nutriments faibles dans l’océan, la dégradation microbienne du plastique se produira très très lentement. » Selon le chercheur, il ne faut pas considérer les bactéries comme faisant partie de la solution à la pollution plastique dans l’environnement.

    Auteur : Matthieu Combe, journaliste du webzine Natura-sciences.com

    15 février 2019

    Étiquettes : 

  • La vie des sols

    Pour comprendre et voir à quel point, un champ labouré est un champ mort.

    Dans notre potager, le paillage, l'utilisation du broyat, le compost et le fait de ne jamais retourner le sol, a permis de créer une couverture de vie d'une richesse merveilleuse. Ça grouille de vie. Et cette vie favorise la croissance des plantes.

    Il n'y a pas vraiment de zones de cultures mais un vaste mélange et c'est cela qui limite les "plantes indésirables" et les "insectes nuisibles". Un de nos voisins a son champ de pommes de terre envahi par les doryphores. Tous les plants sont alignés et regroupés sur la même surface. Nous n'avons pas un seul doryphore. Nos plants de pommes de terre sont tous éparpillés parmi les autres plantes. Les doryphores vont là où ils ont le moins d'énergie à dépenser pour se nourrir... La biodiversité, c'est le mélange. 

    IMG-20220612-105053.jpg

  • L'agroécologie.

    Clair et net, c'est la seule solution et elle n'est suivie que par 5% des agriculteurs...La volonté doit donc être imposée par le gouvernement. Mais cela signifie que les grands groupes de l'industrie chimique pétrolière cessent leur matraquage. Et donc que les gouvernements les renient. Aïe...

    L'agroécologie, c'est ce qu'on appelle la permaculture. Celle qui est tant décriée et moquée depuis des décennies. Celle qui pour la FNSEA est incompatible avec une alimentation de masse. Et c'est aberrant. 

    Personne ne veut prendre Cuba pour exemple, régime communiste banni, l'ennemi des USA.

    Et pourtant...

    21 déc. 2021 Le mode de production agricole actuel ne nourrit pas la planète,  60 % des sols sont fortement dégradés et le constat est dramatique pour l'agriculture à l'échelle planétaire. Mais des hommes et des femmes relèvent le défi et démontrent que l'on peut se passer des pesticides et des intrants chimiques pour toute notre alimentation. Un autre monde est possible !  Des fermes pour cultiver l'agroécologie On a 20 ans pour changer le monde Disponible jusqu'au 31/07/2022

  • "Y'a le feu"

    Une chaîne d'informations. Désolé, mais je n'ai rien d'autre à présenter.

    Je pourrais vous mettre des photos de nos récoltes de fraises, les salades, les courges, les arbres fruitiers qu'on a protégés des gelées tardives avec succès, le développement merveilleux du potager, l'installation des citernes de récupération d'eau de pluie, le creusement de la mare et son remplissage, toutes les greffes de fruitiers qui ont réussies, les framboises, les groseilles à maquereaux, les cassis, les pêches, les pommes, les poires, les kiwis et le pommes de terre et les topinambours, les tomates, les concombres, les aubergines, les poivrons etc etc mais tout ça, c'est ma petite vie et ça n'a donc aucun intérêt. Alors je parle du monde et je m'efforce de l'oublier quand je suis au jardin ou que je manie la pioche et la pelle...

    Je vous souhaite un "joyeux" visionnage. Et si vous avez des enfants, ne leur montrez pas. 

     

  • "Quel beau temps!"

     

    Enfin...Depuis le temps que je trouve totalement aberrant les bulletins météo "réjouissants" parce qu'il fait grand soleil, qu'il fait chaud pour le week end, que les baignades vont être très agréables...Sans parler des images utilisées par les médias, des enfants qui jouent dans des bassins ou des adultes qui s'aspergent aux fontaines, des visages rieurs parce que c'est drôle de s'arroser...Il n'y a rien de drôle dans le réchauffement climatique. Et il est grand temps que les médias jouent un rôle utile, qu'ils deviennent des lanceurs d'alerte vers le grand public. Je lis encore des gens qui commentent sur les articles de France info en disant qu'il y a toujours des canicules, qu'il faut arrêter de faire peur, d'être catastrophiste, de faire le jeu des vendeurs de climatiseurs...(climatiseurs qui participent au réchauffement d'ailleurs...) 

    Les climatiseurs devraient être autorisés à la vente uniquement dans les lieux où c'est vital.

    Ouh, le vilain écolo qui veut restreindre la liberté individuelle...

    Oui, mais la liberté individuelle de faire tourner sa clim, de prendre l'avion pour aller en vacances, de manger de la viande, de prendre sa bagnole pour aller à la boulangerie qui est à un kilomètre, de manger du nutella et tous les produits gavés d'huile de palme, etc etc, c'est à ma liberté de survivre que ça porte atteinte. Quand les gens comprendront que la notion de liberté individuelle est une notion dangereuse, on commencera à avancer. D'ici là, je serai mort. 

     

    Canicule : quand la fausse carte météo alarmiste d'Evelyne Dhéliat pour 2050 devient réelle... aujourd'hui

     

    Evelyne Dhéliat a présenté un faux bulletin météo en 2014.

    Evelyne Dhéliat a présenté un faux bulletin météo en 2014. CAPTURE ÉCRAN TWITTER

    MétéoIntempériesEnvironnement

    Publié le 16/06/2022 à 12:14 , mis à jour à 20:04

    Météo France a annoncé un épisode de canicule, qui doit durer jusqu'au dimanche 19 juin. Ce jeudi 16 juin, le mercure pourrait atteindre 40 degrés localement. Des températures très similaires aux prédictions d'Évelyne Dhéliat il y a huit ans, qui présentait sur TF1 un faux bulletin météo mais daté... de 2050.

    Il fait chaud, très chaud cette semaine. Et cette nouvelle n'a pas de quoi réjouir. Mercredi 15 juin, Météo France a placé 23 départements en vigilance orange caniculeUne canicule pour le moins précoce, qui doit nous alerter, comme le souligne Christophe Cassou, directeur de recherches au CNRS, climatologue et principal auteur du 6e rapport du Giec sur Twitter. 

    La France va cramer

    Ce n'est pas le seul à tirer la sonnette d'alarme. En effet, ces derniers jours, les journalistes météo ont changé de ton. C'est le cas d'Evelyne Dhéliat, précurseuse, qui présentait en 2014 sur TF1 un bulletin météo "du futur" daté de 2050 et basé sur des prévisions scientifiques liées au réchauffement climatique.

    Une canicule un été sur quatre

    À la fin de son bulletin météo finalement pas si faux que ça, Évelyne Dhéliat rappelle qu’en 2003, lors de la dernière canicule, une température de 44° avait déjà été enregistrée dans le Gard. A l'époque, elle prévient qu’un tel épisode pourrait désormais intervenir un été sur quatre. Et rappelle que la température de la Méditerranée, qui était de deux degrés au-dessus des normales de saison en septembre dernier, a été source de phénomènes pluvieux extrêmes qui pourraient s’intensifier si rien n’était entrepris.

    Or problème, comme le souligne Marc Hay, journaliste météo pour BFMTV chez nos confrères de RMC : "Les projections qu'on montrait pour 2050, ça s'est déjà produit !"

    Quand est-ce qu'on ouvre les yeux ?

    Cette "fausse" carte, pas si fictive que ça finalement, a ressurgi sur les réseaux sociaux ces derniers jours, provoquant de nombreuses réactions et inquiétudes. 

    volume_off

    A lire aussi : Nîmes, il fera 43°C le 18 août 2050 !

    De passage dans C à Vous sur France 5, la célèbre journaliste météo a réagi à ces fortes chaleurs : "Ces records de chaleur sont de plus en plus fréquents, surtout ces fortes chaleurs et ces canicules. Ce dont on s'aperçoit, c'est que ces canicules sont de plus en plus précoces, juin, et sont de plus en plus tardives aussi. On a souvent des canicules jusqu'en septembre", a-t-elle dit, ajoutant qu'on "vit quelque chose d'exceptionnel". 

    Mardi soir, Marc Hay, le journaliste météo de la chaîne d’information BFMTV, a rompu avec les codes habituels pour évoquer la canicule qui s’abat sur la France. "Il faut changer notre manière de parler de ça, parce que ça n’imprime pas", justifie-t-il.

    "La France va clairement cramer cette semaine", avertit-il également. 

    "Le beau temps des uns c'est le mauvais temps des autres", a ainsi résumé, philosophiquement, Laurent Romejko, journaliste et présentateur de "Météo à la carte" sur France 3, à BFMTV en mai dernier.

    Pour Jean Jouzel, paléoclimatologue français interrogé par BFMTV, les journalistes météo ont un rôle important à jouer dans "l’éducation des citoyens par rapport à l’urgence d’agir pour préserver la santé de notre planète". 

     

    Canicule : face au réchauffement climatique, les présentateurs météo "ne savent plus comment présenter les choses"

     

    Article rédigé par

    Marie-Adélaïde Scigacz - Thomas Baïetto

    France Télévisions

    Publié le 16/06/2022 11:15Mis à jour le 16/06/2022 14:54

     Temps de lecture : 8 min.

    Des ouvriers s'hydratent sur un chantier à Toulouse (Haute-Garonne) lors d'une vague de chaleur, le 15 juin 2022. (FREDERIC SCHEIBER / HANS LUCAS / AFP)

    Des ouvriers s'hydratent sur un chantier à Toulouse (Haute-Garonne) lors d'une vague de chaleur, le 15 juin 2022. (FREDERIC SCHEIBER / HANS LUCAS / AFP)

    La France est plongée depuis mercredi dans une vague de chaleur intense et précoce. La dernière manifestation d'un dérèglement du climat auquel les présentateurs météos sont confrontés au quotidien.

    "La France va cramer". Marc Hay, journaliste météo à BFMTV, a poussé, mardi 14 juin, un coup de gueule remarqué à l'antenne à propos de la vague de chaleur qui frappe la France, sous l'effet du réchauffement climatique. "Je pense qu'il faut qu'on change notre manière de parler de ça, parce que ça n'imprime pas. (...) Tout ceci va aller en s'aggravant", a alerté le présentateur. 

    >> DIRECT. Canicule : une vague de chaleur précoce s'abat sur une très large partie de la France

    Sa prise de parole met en lumière un questionnement qui ronge toute une profession. Comment présenter la météo dans un climat qui change ? Que faire pour alerter sur les dangers du réchauffement climatique ? Franceinfo a posé la question à plusieurs présentateurs et présentatrices météos.

    "Nous sommes à un tournant" : Christine Peña, franceinfo

    "Dans le fond, il a raison. Face au réchauffement climatique, nous sommes tous concernés. L'affaire est trop grave. Dès que je peux faire un lien avec le climat, je le fais, même si on manque souvent de temps à la radio. Nous nous voyons régulièrement avec mes consœurs et confrères lors de forums météo [le prochain est organisé le 21 juin à Paris] et ce sujet revient à chaque fois : comment faire, dans nos bulletins météo, le lien avec les problématiques climatiques ?

    Nous sommes tous les jours confrontés à ces événements. Ces trente dernières années, il y a eu trois fois plus de canicules qu'en cent-cinquante ans d'observations météo. On voit le réchauffement climatique, on ne cesse de le répéter – je pense à des gens comme le climatologue Jean Jouzel, qui alertent depuis des années – et rien n'est fait. Tout le monde doit s'y mettre : les pouvoirs publics, les grandes entreprises...

    Quand j'ai débuté, il y a fort longtemps, on annonçait le beau temps en se réjouissant, la pluie en le regrettant. Aujourd'hui, avec la sécheresse, de plus en plus d'auditeurs m'envoient des messages pour dire : 'Réjouissez-vous qu'on ait de la pluie', même s'ils restent une minorité. Nous sommes à un tournant. 

    "Nous devons changer nos façons de présenter les événements, sans être alarmistes."

    Christine Peña, présentatrice météo 

    à franceinfo

    Des canicules comme celle que nous connaissons, nous en aurons de plus en plus et, oui, c'est dramatique. Des agriculteurs vont perdre le fruit de leur travail. Les gens qui travaillent dehors, comme ceux qui posent des pavés près de chez moi, vont souffrir. On ne peut pas se réjouir de 40 °C à Paris."

    "Je n'ai pas la sensation d'un je-m'en-foutisme général" : Sébastien Léas, Radio France

    "J'ai une casquette différente : je suis aussi ingénieur prévisionniste chez Météo France. Je ne viens pas du sérail journalistique. Nous suivons la ligne directrice de l'institution. Il y a des expressions que nous n'utilisons pas.

    "Par exemple, nous ne parlons pas de 'beau' ou de 'mauvais temps'."

    Sébastien Léas, présentateur et prévisionniste météo 

    à franceinfo

    Nous sommes avant le solstice d'été et on attend déjà 40 °C dans plusieurs régions. Ce sont des valeurs très peu observées, même en règle générale. À Paris, il n'y a eu que deux fois une température supérieure à 40 °C.

    Mais je n'ai pas le même ressenti que Marc Hay : quand les gens voient les valeurs attendues, ils sont inquiets. Dans les médias, depuis dimanche, nous sommes sur toutes les chaînes, il y a des reportages partout. Je n'ai pas la sensation d'un je-m'en-foutisme général. Aujourd'hui, on parle davantage de réchauffement climatique et c'est très bien. Quand on en parlait il y a quinze ou vingt ans, il y avait un peu plus de scepticisme."

    "On ne sait plus comment présenter les choses pour que les gens réagissent" : Géraldine de Mori, RMC

    "J'ai trouvé l'intervention de Marc Hay très bien. Il y a quelques années, si vous m'aviez parlé d'une canicule en juin, je vous aurais répondu que c'était de la science-fiction. Nous voyons ces événements extrêmes qui se multiplient. Et nous avons beau essayer d'alerter, nous avons l'impression qu'on en parle un peu sur le moment, et qu'ensuite les gens s'en moquent. On ne sait plus comment présenter les choses pour qu'ils réagissent. Je reçois pas mal de messages de personnes qui disent 'oui, il va faire chaud, mais on ne va pas pleurer'. Si, il faut pleurer.

    Cela fait plus de quinze ans que je fais ce travail et j'ai vu les choses changer. Nous ne parlons plus du tout de la météo comme avant. La difficulté est de le faire sans être alarmiste. Si on l'est trop, les gens vont se braquer.

    "Moi, je ne trouve plus les mots. C'est dingue d'avoir des températures pareilles un 15 juin. Et ce n'est pas normal d'avoir des canicules tous les ans."

    Géraldine de Mori, présentatrice météo 

    à franceinfo

    Il y a quinze ans, la météo, c'était superficiel, rigolo et sympa. Aujourd'hui, on a pris conscience qu'il y avait un enjeu et que le climat changeait. C'est devenu un sujet important et beaucoup plus sérieux. Ce n'est plus un truc qu'on met en fin de journal.

    Je ne vais plus parler de 'beau temps' quand il y a un plein soleil, mais que ça dure depuis des jours et qu'il y a une sécheresse terrible. Quand la pluie va arriver, je ne vais plus parler de 'dégradation pluvieuse', mais d'une 'amélioration pluvieuse'. Ce n'est plus la mauvaise nouvelle, plutôt 'ouf, la pluie arrive'. Les vacanciers ne sont peut-être pas contents, mais il faut penser à la planète. Nous aimerions que les gens en prennent conscience. Il y a de moins en moins de climatosceptiques. Mais le problème est qu'on leur donne une place beaucoup plus importante que ce qu'ils représentent."

    "Personne ne trouve que 40 °C, c'est agréable" : Karine Durand, CNews

    "Je partage les sentiments de Marc Hay. Cela fait déjà plusieurs années que les présentateurs météo de la plupart des chaînes d'info alertent sur les effets du réchauffement climatique. Là, c'est mis en lumière par cette canicule exceptionnelle, mais ce n'est pas forcément nouveau. En revanche, quelques années en arrière, on aurait pu reprocher à Marc d'avoir été trop alarmiste ou pessimiste. Cela arrive encore que des téléspectateurs me le reprochent, y compris ces derniers jours. Mais comme c'est un discours réaliste et corroboré par d'innombrables études scientifiques, c'est mieux accepté aujourd'hui. La réalité du réchauffement climatique et de son origine humaine n'est pas quelque chose que l'on peut remettre en question.

    Le problème, quand on est présentateur météo à la télévision, est qu'on a très peu de temps : une minute pour donner l'info et ajouter quelque chose de plus. Le défi est de résumer ce qui est important. Dans des situations de beau temps chaud, comme ce qu'on a connus au printemps, on ne retient pas forcément que cela aggrave une situation de sécheresse déjà extrême sur le sud-est du pays. Mais lors d'une vague de chaleur comme celle-ci, personne ne trouve que 40 °C, c'est agréable.

    Je suis spécialiste des événements extrêmes et aux Etats-Unis, où j'ai étudié, on prend très au sérieux la météo. J'ai été un peu 'élevée' dans cette conception. En France, on a encore un peu cette vision de la 'météo loisir' : 'Est-ce qu'il fera beau pour mon pique-nique ou pour mon match de foot ?' Mais le rôle du présentateur météo, c'est aussi un rôle de conseil et de sécurité. On n'échappera pas à cette évolution.

    "La notion de danger va apparaître de plus en plus, tout comme la question de la santé."

    Karine Durand, présentatrice météo 

    à franceinfo

    Il y a dix ans, on subissait déjà les effets du réchauffement climatique, mais on ne savait pas nécessairement attribuer certains phénomènes. Aujourd'hui, des organismes font des modélisations, avec ou sans les gaz à effet de serre, et des études capables établir un lien avec ces événements extrêmes. 

    Il y a quelques années, on pointait du doigt les présentateurs qui parlaient du réchauffement climatique. Aujourd'hui, c'est l'inverse : on pointe les discours climatosceptiques. C'est bien le signe que ça évolue."

    "Il ne faut pas banaliser ces événements" : Loïc Rousval, France 3 et CNews

     

    "Au vu du changement climatique observé, il faut modifier notre façon de présenter les alertes météo, être un peu moins lisses. Quand on a une vigilance orange, c'est-à-dire un danger, et plus de 40 °C prévu pour une mi-juin, c'est très précoce et intense. Et donc inquiétant pour la végétation, les agriculteurs touchés par la sécheresse, la santé des personnes... 

    "En France, contrairement à d'autres pays, les gens ne tiennent pas assez compte des vigilances oranges ou rouges, et ne se protègent pas assez. Et quand il y a une catastrophe, c'est trop tard."

    Loïc Rousval, présentateur météo 

    à franceinfo

    Ces phénomènes sont de plus en plus précoces, intenses et réguliers. Et de plus en plus de personnes banalisent cela et les vivent comme une fatalité. Le problème, c'est que c'est une vraie crise, un détraquement du climat, en France et au niveau planétaire. Comment l'aborder pour ne pas le banaliser ? Ce n'est pas toujours évident : on peut avoir l'impression d'en faire trop aux yeux du public. Sur les chaînes d'info en continu, on ne veut pas toujours faire peur, ni rajouter de la panique dans une ambiance déjà anxiogène, entre le Covid-19, la crise économique et l'Ukraine. On a envie d'apporter un peu d'évasion et de légèreté.

    La solution est peut-être d'utiliser des termes moins conventionnels. D'être un peu moins sur la retenue, avec un langage un peu plus familier. Dire 'ça va chauffer' et 'ça va tomber' plutôt que 'on va avoir des températures au-dessus des normales' et 'de forts cumuls'. Hors-antenne, on mène énormément d'actions contre le changement climatique. Avec Laurent Romejko, j'ai lancé le premier jeu sur le climat, le grand quiz 'Préservons la planète'."

     

  • Le jardin et le reste du monde

     

    Il y a :

    la guerre en Ukraine et dans bien d'autres endroits du monde.

    les vagues de chaleur qui se succèdent 

    la sécheresse

    les premiers feux de forêt

    l'inflation et le "coût" de la vie (expression qui mériterait un article entier)

    une nouvelle crise économique de grande ampleur à venir (déjà en cours mais pas grand-monde ne s'y intéresse).

    et je pourrais énumérer tous les désastres écologiques qui s'accumulent. 

    Et puis, il y a le jardin. Et le monde s'efface.