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Rapport de synthèse du GIEC : chaque dixième de degré compte

Bon Pote

March 20, 2023

Mis à jour le 22 March 2023

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Synthèse rapport du GIEC Vignette

Le rapport de synthèse (SYR) du sixième rapport d’évaluation du GIEC est enfin sorti ! Il résume l’état des connaissances du changement climatique, de ses impacts et risques généralisés, ainsi que de l’atténuation du changement climatique et de l’adaptation à celui-ci.

Ce rapport met l’accent sur l’interdépendance du climat, des écosystèmes et de la biodiversité, ainsi que des sociétés humaines ; la valeur des diverses formes de connaissances ; et les liens étroits entre l’adaptation au changement climatique, l’atténuation de ses effets, et la gestion des risques.

Il met également en évidence les pertes et préjudices (article à lire sur le sujet) que nous subissons déjà et que nous continuerons à subir à l’avenir, frappant particulièrement les personnes et les écosystèmes les plus vulnérables. C’est très important, et nous ne pouvons qu’espérer que les médias français et politiques parlent désormais davantage de justice climatique.

Pour faciliter la lecture, cet article revient sur les principaux points de ce rapport de synthèse du GIEC, puis y répond sous forme de Q&A afin de clarifier certaines idées reçues qui avaient beaucoup circulé lors de la sortie du dernier rapport.

Sommaire

Avant-propos : avant de plonger dans le rapport de synthèse du GIEC

Les points clefs du rapport de synthèse du GIEC

Etat actuel du monde et tendances

Réchauffement observé et ses causes

Progrès actuels en matière d’adaptation, lacunes et défis

Des flux financiers insuffisants

Changements climatiques futurs, risques et réponses à long terme

L’adaptation et ses limites

Les réponses à court terme : comment agir ?

Urgence d’une action climatique intégrée à court terme

Équité et inclusion !

Q&A : les questions les plus fréquentes

Est-ce qu’il est trop tard ? Est-ce qu’il nous reste 3 ans ?

Va-t-on dépasser +1.5°C ?

Les énergies fossiles mentionnées 8 fois dans le rapport de synthèse du GIEC

Le réchauffement est-il à 100% ou en partie causé par l’homme ?

Pourquoi un rapport de synthèse du GIEC s’il n’y a rien de nouveau ?

Comment passer à l’action ?

Infographie synthèse du rapport du GIEC

Avant-propos : avant de plonger dans le rapport de synthèse du GIEC

Avant de lire la suite, il est indispensable que vous sachiez ce qu’est le GIEC, comment sont sélectionnés les auteurs qui rédigent le rapport, quel est le processus de sélection des articles scientifiques, qui le finance, etc. Si vous le savez, tant mieux, sinon, lisez cet article qui résume son fonctionnement en cinq minutes.

Le rapport de synthèse du GIEC intègre les principales conclusions du sixième rapport d’évaluation (AR6) sur la base des contributions des trois groupes de travail et des trois rapports spéciaux. Dans la mesure où c’est un résumé, vous pouvez lire une synthèse de chaque groupe :

Groupe de travail I : la plus grande mise à jour de l’état des connaissances scientifiques et de la compréhension physique sur le climat

Groupe de travail II : il porte sur les impacts, l’adaptation et la vulnérabilité des sociétés humaines et des écosystèmes au changement climatique. Comparé aux précédentes versions, ce rapport intègre davantage l’économie et les sciences sociales, et souligne plus clairement le rôle important de la justice sociale dans l’adaptation au changement climatique.

Groupe de travail III : ce rapport fournit une évaluation mondiale et actualisée des progrès et des engagements en matière d’atténuation du changement climatique. Pour le dire plus simplement : quelles sont les solutions pour atteindre la neutralité carbone et stopper le changement climatique d’origine humaine.

Enfin, dernier point très important, le rapport de synthèse ne contient pas de nouvelles données scientifiques, mais simplement un récapitulatif des principales conclusions des publications précédentes.

Les points clefs du rapport de synthèse du GIEC

Le rapport se compose de trois parties : l’état actuel du monde et les tendances, les changements climatiques futurs, risques et réponses à long terme et enfin les réponses à court terme. Le rapport de synthèse ne fait que 36 pages, mais est extrêmement dense et il vous faudra bien une à deux heures pour le lire entièrement… et le digérer.

Etat actuel du monde et tendances

Réchauffement observé et ses causes

Les activités humaines ont sans équivoque provoqué le réchauffement de la planète, principalement par le biais des émissions de gaz à effet de serre. La température à la surface du globe atteint pour la période 2011-2020 1,1°C de plus qu’entre 1850 et 1900.

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont continué à augmenter, avec des contributions historiques et actuelles inégales de l’utilisation non durable de l’énergie, de l’utilisation des terres et du changement d’affectation des terres, des modes de vie et des modes de consommation et de production dans les régions, entre les pays et entre les pays et les régions.

Environ 3,3 à 3,6 milliards de personnes vivent dans des contextes très vulnérables au changement climatique – les personnes vivant dans des régions très vulnérables avaient 15 fois plus de risques de mourir d’inondations, de sécheresses et de tempêtes entre 2010 et 2020 que celles vivant dans des régions très peu vulnérables.

Les écosystèmes sont endommagés par la hausse des températures, qui entraîne la mort massive d’espèces sur terre et dans les océans. Certains écosystèmes se rapprochent d’un point de non-retour, en raison d’impacts tels que le recul des glaciers et le dégel du pergélisol arctique.

Le changement climatique a réduit la sécurité alimentaire et affecté la sécurité de l’accès à l’eau. Les épisodes de chaleur extrême font augmenter les taux de mortalité et les maladies.

L’augmentation des températures, les traumatismes liés aux événements extrêmes et la perte des moyens de subsistance et de la culture entraînent des problèmes de santé mentale (A.2.5). La santé mentale est par ailleurs mentionnée 3 fois dans ce rapport !

La figure ci-dessous représente les changements observés (1900-2020) et projetés (2021-2100) de la température à la surface du globe (par rapport à 1850-1900), qui sont liés à des changements dans les conditions et les impacts climatiques. Cela illustre la façon dont le climat a déjà changé et changera tout au long de la vie de trois générations représentatives (nées en 1950, 1980 et 2020).

La figure ci-dessous représente les changements observés (1900-2020) et projetés (2021-2100) de la température à la surface du globe (par rapport à 1850-1900), qui sont liés à des changements dans les conditions et les impacts climatiques. Cella illustre la façon dont le climat a déjà changé et changera tout au long de la vie de trois générations représentatives (nées en 1950, 1980 et 2020).
Source : rapport de synthèse du GIEC

Figure SPM.1 (c) – Rapport de synthèse du GIEC

Progrès actuels en matière d’adaptation, lacunes et défis

La planification et la mise en œuvre de l’adaptation ont progressé dans tous les secteurs et toutes les régions, avec des avantages avérés et une efficacité variable. Malgré ces progrès, il existe des lacunes en matière d’adaptation et elles continueront à se creuser au rythme actuel de mise en œuvre.

Plusieurs limites de l’adaptation ont d’ores et déjà été atteintes dans certains écosystèmes et certaines régions. Certains secteurs et certaines régions sont en proie à la maladaptation.

Des flux financiers insuffisants

Les niveaux actuels des ressources financières dédiées au climat sont très insuffisants et sont encore largement dépassés par les flux de financement des énergies fossiles. Ce point est un excellent rappel et réfute directement la communication des entreprises d’énergies fossiles comme TotalEnergies, qui est principalement axée sur ses investissements dans les renouvelables alors que la majorité de ses investissements se font dans les énergies fossiles.

Les flux financiers mondiaux actuels pour l’adaptation sont insuffisants pour les options d’adaptation et en limitent la mise en œuvre, en particulier dans les pays en développement (degré de confiance élevé).

Changements climatiques futurs, risques et réponses à long terme

Un réchauffement mondial de +1.5°C ? La poursuite des émissions de gaz à effet de serre entraînera une augmentation du réchauffement de la planète, avec la meilleure estimation d’atteindre +1.5°C de réchauffement climatique mondial à court terme, dans le début de la décennie 2030.

Des réductions fortes, rapides et durables des émissions de gaz à effet de serre conduiraient à un ralentissement perceptible du réchauffement climatique en l’espace de deux décennies environ. Rappelons que cela ne veut pas dire qu’il y a “une inertie de 20 ans”, mais bien que l’inertie est politique. un article à lire sur le sujet.

Qualité de l’air : grâce aux réductions rapides des émissions de GES,, nous aurions des changements perceptibles dans la composition de l’atmosphère en quelques années. L’un des nombreux co-bénéfices à agir dès maintenant contre le changement climatique : respirer un air plus pur !

Chaque fraction d’augmentation du réchauffement climatique intensifiera les risques multiples et simultanés (degré de confiance élevé). Les vagues de chaleur et les sécheresses cumulées devraient devenir plus fréquentes, y compris les événements simultanés sur plusieurs sites.

L’adaptation et ses limites

Les figures SPM.2 et SPM.4 ci-dessous expliquent parfaitement les risques d’un réchauffement supplémentaire et rappelle que chaque fraction de degré compte.

Figure SPM.2 : Changements projetés de la température maximale journalière annuelle, de l'humidité totale moyenne annuelle de la colonne du sol et des précipitations annuelles maximales sur un jour à des niveaux de réchauffement global de 1,5°C, 2°C, 3°C, et 4°C par rapport à 1850-1900.
Source : rapport de synthèse du GIEC

Figure SPM.2 : Changements projetés de la température maximale journalière annuelle, de l’humidité totale moyenne annuelle de la colonne du sol et des précipitations annuelles maximales sur un jour à des niveaux de réchauffement global de 1,5°C, 2°C, 3°C, et 4°C par rapport à 1850-1900.

Figure SPM.4 : l’adaptation a ses limites et au-delà d’un certain seuil de réchauffement, les risques d’avoir des zones où la forte chaleur devient mortelle augmente. Nous l’avions expliqué dans un article dédié : Mourir de chaud : à quel degré la température devient-elle mortelle ?

Le point B.3 du rapport souligne également que le changement climatique aura des conséquences inévitables et/ou irréversibles mais qui peuvent être limitées par une baisse radicale, rapide et soutenue dans le temps des émissions de gaz à effet de serre.

Enfin, et comme dans le 3e volet, le rapport de synthèse du GIEC (B.5) rappelle que les émissions cumulées de CO2 projetées pour la durée de vie des infrastructures d’énergies fossiles existantes et planifiées, sans réduction supplémentaire, dépassent les émissions cumulées nettes de CO2 dans les trajectoires qui limitent le réchauffement à 1,5 °C (>50 %), sans dépassement ou avec un dépassement limité.

C’est un point extrêmement important : sans fermeture anticipée d’une partie des exploitations de charbon, gaz et pétrole, nous dépasserons un réchauffement de +1.5°C. Aucun journaliste n’a jamais souligné ce point à un membre du gouvernement en interview, à un(e) dirigeant(e) de TotalEnergies ou Engie. Pour en savoir plus, voici 20 questions qui méritent vraiment d’être posées au gouvernement Macron.

Les réponses à court terme : comment agir ?

La dernière partie du rapport de synthèse du GIEC concerne les réponses à apporter au changement climatique sur le court terme.

Urgence d’une action climatique intégrée à court terme

Le changement climatique est une menace pour le bien-être humain et la santé de la planète (degré de confiance très élevé). La fenêtre d’opportunité afin de garantir un avenir vivable et durable pour tous se referme rapidement.

Une baisse radicale, rapide et soutenue des émissions et une mise en œuvre accélérée des mesures d’adaptation au cours de cette décennie permettraient de réduire les pertes et les dommages prévus pour les humains et les écosystèmes (très élevé). Cela permettrait aussi de nombreux avantages connexes, en particulier pour la qualité de l’air et la santé (confiance élevée).

Il existe de multiples opportunités de mise à l’échelle de l’action climatique, comme mise en lumière dans la figure SPM.7

Figure SPM.7 : Possibilités multiples d'intensification de l'action climatique, source : Rapport de synthèse du GIEC

Figure SPM.7 : Possibilités multiples d’intensification de l’action climatique.

Pour la première fois, la sobriété est mise en avant dans un rapport de synthèse comme l’une des solutions pour atteindre la neutralité carbone. Pour certains secteurs, le potentiel de baisse des émissions varie entre 40 et 70% !

Figure SPM.7 (b) : présente le potentiel indicatif des options d'atténuation de la demande pour 2050. Source : Rapport de synthèse du GIEC

Figure SPM.7 (b) : présente le potentiel indicatif des options d’atténuation de la demande pour 2050. Les potentiels sont estimés sur la base
d’environ 500 études ascendantes représentant toutes les régions du monde.

Équité et inclusion !

Notions trop souvent ignorées par les politiques, le rapport de synthèse du GIEC souligne pourtant que donner la priorité à l’équité, à la justice climatique, à la justice sociale, à l’inclusion et à des processus de transition justes peut permettre des mesures d’adaptation et d’atténuation ambitieuses ainsi qu’un développement résilient au climat.

Il est également précisé que changer de style de vie peut apporter des co-bénéfices comme le bien-être. Une dimension importante à communiquer : changer, baisser nos émissions peut aussi être positif ! Bien loin de l’écologie punitive mise en avant par les personnes qui ont intérêt à ce que rien ne change.

Q&A : les questions les plus fréquentes

Voici quelques réponses aux questions les plus fréquentes que nous pouvons lire 24h avant la sortie du rapport.

Est-ce qu’il est trop tard ? Est-ce qu’il nous reste 3 ans ?

La réponse est très simple : NON! Il n’est pas trop tard.

Il est faux de dire que nous sommes déjà condamnés. Le fatalisme (doomism en anglais) est l’un des 12 discours de l’inaction climatique contre lequel il faut lutter.

Il est bien sûr trop tard pour empêcher qu’il y ait des dégâts (sociaux, environnementaux..). Mais rien ne sert d’avoir un discours qui exagère ce que la science nous dit sur le climat (même si cela fait vendre…). Eviter le fatalisme est une condition nécessaire si nous souhaitons atteindre nos objectifs climatiques. Rappelons également deux éléments de langage qui reviennent très (trop) souvent et qu’il faut absolument éviter :

Il n’y a pas de date butoir. Ce n’est ni en 2030 pile (ou 2040) que le monde va basculer dans l’apocalypse. D’ailleurs, avoir une date précise n’a aucun sens en science du climat, qui est une science de temps long. Oui, c’était mieux d’agir il y a 20 ou 30 ans. Mais ce n’est pas parce que nous n’avons pas agi en 2025 ni même en 2030 que tout est foutu. L’idée, c’est que plus nous agissons tard, plus cela sera catastrophique (avec de belles boucles de rétroactions qui viendront aider cela).

Si nous échouons à maintenir le réchauffement à +1.5°C, la prochaine cible n’est pas +2.°C, mais +1.51°C. Le GIEC est très clair sur le sujet : chaque tonne émise participe au réchauffement. Si vous ne savez pas quelles actions ont le plus d’impact sur le réchauffement climatique, simulez votre empreinte carbone.

Va-t-on dépasser +1.5°C ?

Il y a comme à chaque sortie d’un rapport du GIEC des questions autour d’un réchauffement mondial de +.1.5°C. Le rapport de synthèse évoque notamment que selon les promesses des Etats à réduire leurs émissions (NDCs) en 2021, il est “probable” que cette température soit dépassée d’ici la fin du siècle.

Extrait du Rapport de synthèse du GIEC, SPM, qui précise qu'il est probable d'avoir un réchauffement supérieur à +1.5°C

Rapport de synthèse du GIEC, SPM

Rappel du groupe 1 du GIEC : tous les scénarios SSP prévoient que la planète connaîtra un réchauffement de 1,5°C. La projection d’émissions la plus ambitieuse prévoit que nous atteignions 1,5°C dans les années 2030, puis un pic de températures à +1,6°C, avant de redescendre à 1,4°C à la fin du siècle. Il n’y a donc pas vraiment de doute sur la possibilité que nous dépassions ce réchauffement.

Extrait du résumé pour les décideurs du 6e rapport du GIEC indiquant quand nous allons atteindre un réchauffement climatique de +1.5°C

Extrait du résumé pour les décideurs du 6e rapport du GIEC indiquant quand nous allons atteindre un réchauffement climatique de +1.5°C

Les énergies fossiles mentionnées 8 fois dans le rapport de synthèse du GIEC

Les énergies fossiles sont mentionnées 8 fois dans le rapport de synthèse, dont 2 fois dans les notes de bas de page.

Ce n’est noté qu’une fois dans les encadrés (les éléments les plus visibles dans le rapport), dont celui (B.5) qui souligne que les infrastructures existantes d’énergies fossiles ont 50% de chance de nous faire dépasser le budget carbone pour limiter un réchauffement climatique à +1.5°C.

Il sera important de suivre ce qu’il va se passer lors de la COP28. Rappelons que les négociateurs n’ont toujours pas inscrit les mots “gaz” et “pétrole” dans le texte, alors que tout le monde sait pertinemment qu’il faut en limiter drastiquement et dès maintenant la consommation.

Le réchauffement est-il à 100% ou en partie causé par l’homme ?

A la lecture de l’encadré A.1 “Les activités humaines ont sans équivoque provoqué le réchauffement de la planète, principalement par le biais des émissions de gaz à effet de serre”, nous pouvons tout de suite anticiper que des climatosceptiques et autres personnes très intelligentes vont venir vous rappeler que finalement, “ce n’est pas 100% à cause de l’homme”.

Et bien ce qui avait été précisé dans le groupe de travail 1 est rappelé dans le point A.1.2 de ce rapport de synthèse. Vous pouvez le voir ci-dessous : pour un réchauffement de +1.1°C, le réchauffement est en “meilleure estimation” de +1.07°C. Il faut bien sûr prendre en compte les incertitudes avec les aérosols etc. Mais nous voyons bien que les cycles solaires n’y sont vraiment pour pas grand chose…

Source : Groupe de travail I du GIEC, Figure SPM.2

Les activités humaines ont sans équivoque provoqué le réchauffement de la planète, principalement par le biais des émissions de gaz à effet de serre.

Pourquoi un rapport de synthèse du GIEC s’il n’y a rien de nouveau ?

Le rapport devrait servir de base au prochain sommet des Nations unies sur le climat, la COP28, qui sera organisée par les Émirats arabes unis à Dubaï à partir du 30 novembre 2023.

C’est aussi probablement l’occasion pour des citoyennes et citoyens qui n’avaient pas eu l’occasion de lire les précédents rapports de le faire ici dans une version “résumée”. N’oublions pas que le rapport entier du 6e cycle comporte des milliers de pages, fait référence à des milliers d’études scientifiques et qu’aucun humain ne pourrait se targuer d’avoir lu le rapport + toutes les sources mentionnées.

Un immense merci aux scientifiques engagé(e)s bénévolement, aux membres du GIEC, et à toutes les personnes qui se battent pour garder un monde vivable pour le plus grand nombre.

Comment passer à l’action ?

Au-delà du contenu du rapport, le faire vivre médiatiquement est vital. Les sorties des précédents rapports ont été éclipsées par d’autres sujets (arrivée de Messi au PSGguerre en Ukraine, etc.) et la couverture médiatique n’a jamais été au niveau de l’urgence climatique. Espérons que ce soit le cas cette fois-ci, même si le sujet de la réforme des retraites risque d’accaparer l’attention. Mais il est possible de parler de ce rapport toute l’année !

En complément, quelques pistes et articles à lire :

Simuler son empreinte carbone : de très loin la chose la plus efficace à faire. Savoir où agir personnellement et demander des changements structurels pour agir collectivement

10 actions simples pour devenir écolo

Pourquoi arrêter l’avion ne devrait plus être un débat

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Infographie synthèse du rapport du GIEC

Comme pour toutes les autres infographies du GIEC, à partager, imprimer et coller partout où il faudra pour alerter sur l’urgence climatique !

Télécharger la version poster (PDF)

Et une version en noir et blanc moins gourmande à l’impression :

Télécharger la version poster (PDF)

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