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Le bio seul contre tous. (Nature)

Par Le 03/02/2016

Il n'y a pas d'autre solution, à notre niveau, que de considérablement limiter nos achats en les tournant exclusivement vers les productions bio. L'excuse qui consiste à dire que ça n'est pas possible parce qu'il n'y a pas assez de produits bio est fausse. Quant à dire que c'est trop cher, je ne sais pas à combien on peut évaluer la vie de nos descendants....Il faudrait pouvoir leur demander.....

 

 

 

La tragique fin de Kishantos, la ferme bio modèle de l’Europe

9 décembre 2014 / Elisabeth Schneiter (Reporterre) 
 


 

La tragique fin de Kishantos, la ferme bio modèle de l'Europe

Depuis vingt ans, en Hongrie, Kishantos est un modèle de ferme biologique rentable doublée d’un centre de formation florissant sur l’agriculture raisonnée. Mais il y a deux ans, l’État a dépecé ces terres et les a vendues à des exploitants utilisant engrais et pesticides. Un gâchis épouvantable qu’essaient d’empêcher associations et membres de Kishantos.


- Kishantos, reportage

15 novembre 2014. Des champs à perte de vue. La terre est noire, élastique et friable à la fois, riche et belle, elle en deviendrait presque appétissante. Au ras des mottes, on voit de très légers insectes minuscules qui tourbillonnent. Au loin, un tracteur vert trace une longue ligne droite sur l’immense champ de 87 hectares. Il traîne un large outil qui broie les pousses vertes.

Une femme marche à grands pas dans le champ, face au tracteur qui avance sur elle comme si le conducteur ne la voyait pas. Celui-ci passe sans dévier de sa ligne et lui fait un geste menaçant.« Il n’a aucun droit d’être ici, sur cette terre », s’exclame Eva Acs, agronome et directrice du Centre de développement rural de Kishantos. « Je suis allée ce matin même vérifier au cadastre le nom du titulaire légal de cette parcelle. Personne ! Le gouvernement n’a pas encore attribué ce bail. »


- Eva Acs face au tracteur vert. -

Une agression violente contre une ferme bio rentable

Géré par une association, le Centre de développement rural de Kishantos, à environ soixante kilomètres au sud de Budapest, cultivait depuis vingt ans, en bio, 452 hectares loués au Fonds national foncier, propriété de l’État hongrois. En plus de ses activités agricoles, le Centre investissait ses bénéfices dans un centre de formation.

En 2012, le bail de la ferme arrivant à échéance, le Fonds, au lieu de renouveler le bail comme il aurait dû, découpe les terres en dix parcelles et lance un appel d’offres pour trouver de nouveaux locataires, sans même mentionner la qualité « bio » des terres qui ont pourtant reçu les plus exigeantes des certifications, suisses entre autres.

Contrairement aux obligations légales, les terres ont été attribuées à des exploitants qui ne remplissent pas les conditions nécessaires et l’association Kishantos n’obtient, elle, aucun des lots.« L’État doit pourtant louer en priorité aux exploitants bio et aux centres éducatifs, et nous sommes l’un et l’autre ! », dit Eva Acs, qui attaque alors en justice le Fonds, avec le soutien de Greenpeace.

« Kishantos a le soutien de 150 organisations et de 8 000 personnes », dit Katalin Rodics, directrice régionale des campagnes Greenpeace. Une douzaine de procès sont en cours et, en novembre 2013, dans l’attente d’une décision de justice, Eva Acs a refusé de rendre les terres, d’autant que le gouvernement hongrois ne veut verser aucune compensation, ni dommages et intérêts.


- La terre noire de Kishantos -

Accaparement des terres et pesticides

Les militants de Greenpeace se sont relayés pendant cinq mois pour empêcher les nouveaux locataires de prendre possession des terres attribuées. Ils ont finalement dû céder à la force des milices privées envoyées par les propriétaires pour forcer le passage, en avril 2014.

Qui donc envoie maintenant le tracteur vert labourer un lot encore non attribué ? Eva Acs appelle la police pour tenter de le découvrir. Les deux policiers qui viendront ne feront que noter l’identité du conducteur, sans l’obliger à rien dire, ni à cesser son travail illégal. Effondrée, Eva suit le tracteur des yeux, symbole pour elle du régime hongrois actuel : avidité et illégalité.

La semaine dernière, elle a vu deux tracteurs pulvériser des pesticides chimiques sur une autre partie des terres, qui perdent ainsi leur certification bio. « C’est la deuxième fois ! », dit-elle, les larmes aux yeux. « C’est un acte barbare ! »


- Eva Acs -

Depuis 2004, année de l’entrée de la Hongrie dans l’Europe, l’agriculture se transforme à pas de géant avec l’arrivée des subventions et des lobbies d’intrants. « En dix ans, dit Balasz Tömöri, de Greenpeace, il y a déjà 60 % d’oiseaux en moins. » Et les différences de prix avec l’Europe accentue un accaparement des terres agricoles qui bat son plein en Hongrie.

En avril dernier, un grand nombre d’organisations internationales réunies à Budapest lors d’une réunion organisée par les Amis de la terre International (FOE International) sur un Programme de souveraineté alimentaire, ont signé une déclaration contre le landgrabbing (accaparement des terres) en Hongrie.

Des centaines de milliers d’hectares ont été alloués à des entreprises ou à de grands propriétaires hongrois via la location de terres domaniales, et un million d’hectares environ aurait déjà été acquis par des investisseurs étrangers par le biais de prête-noms, ou de contrats dits « de poche », c’est-à-dire non datés, et qui restent « dans la poche » jusqu’au jour où l’Europe imposera finalement à la Hongrie d’autoriser les étrangers à devenir propriétaires des terres.

Pourquoi l’état hongrois détruit-il Kishantos ?

Est-ce parce que cette ferme était la preuve vivante de la possibilité d’un développement rural sain, soutenable et démocratique ? Est-ce parce qu’elle produisait des céréales bio et vendait aussi des semences bio de haute qualité ? Est-ce parce qu’elle démontrait le succès d’une agriculture bio à grande échelle ? Parce qu’elle représentait la réussite d’une initiative de la société civile partant du bas vers le haut, et qui travaillait pour le peuple et le bien public ?


- József Angyan -

Créée en 1992, cette ferme est le fruit d’un rêve. Ferenc Bolye, un jeune fermier du coin, a eu la chance de partir au Danemark, étudier dans une école du Mouvement des universités populaires, ouvertes à tous sans examens. À son retour, il obtient l’aide d’experts allemands qui participent à la conception de la ferme qu’il a dirigée avec Eva Acs pendant vingt ans et dont il travaillait lui-même la terre. József Angyan, professeur au lycée agricole de Gödöllö, l’un des meilleurs experts agricoles hongrois, s’était aussi fortement impliqué dès le début.

https://www.youtube.com/watch?v=U6D7pU6En2U 
- En vidéo : Save Kishantos !

En 1995, Kishantos signe un bail pour une nouvelle parcelle de terre sur laquelle ils établissent une école pour enseigner aux jeunes agriculteurs les principes de l’agriculture biologique, avec en plus un Centre de formation populaire sur le modèle danois.

Au cours des vingt dernières années, Kishantos (petit Hantos) a mis en place, avec le village de Hantos, une coopération avec des partenaires danois et européens, et des programmes d’échanges internationaux. Plus de 200 jeunes Hongrois ont suivi pendant trois et cinq mois des cours sur la démocratie et la pratique d’une agriculture durable, à la Vestjyllands Højskole.« Kishantos est le seul projet en Europe où l’agriculture durable et écologique, l’éducation et la démocratie ont fonctionné ensemble en parfaite harmonie et de façon rentable », dit Eva Acs.

Officiels hypocrites

Deux jours avant, le 13 novembre 2014, l’Institut culturel français de Budapest recevait Pierre Rabhi lors d’une Journée consacrée aux Collectivités locales et à l’agroécologie. Il y avait là Zsolt Feldman, Secrétaire d’État hongrois, chargé du développement rural qui a parlé de la nécessité d’une agriculture pérenne, de l’importance des exploitations familiales et de la protection de l’environnement.

Gergely Papp, Directeur général et responsable du Développement rural à la Chambre d’agriculture hongroise, qui a parlé de l’importance de l’alimentation, et David Mezei, chargé des affaires stratégiques en matière de développement rural auprès du Premier ministre, qui a exposé l’intention de l’État d’éliminer les intermédiaires et le gâchis alimentaire.

Tous les trois ont félicité Pierre Rabhi pour ce qu’il représente et exprimé leur admiration pour ses idées. Dans la salle et sur l’estrade se sont succédé aussi nombre de parlementaires hongrois et français, d’activistes et de spécialistes. À la fin, Pierre Rabhi a été longuement acclamé par les participants et par le public qui emplissait la salle. Aucun de ces officiels n’a répondu à une question de la salle sur le sort de Kishantos.


- Viktor Orbàn, Premier ministre hongrois -

Gouvernement devenu ennemi

Avant les élections de 2010 le parti Fidesz avait promis de donner aux fermiers et aux jeunes familles l’accès aux terres domaniales, élément important de sa victoire. L’actuel Premier ministre, Viktor Orbán, qui connaissait personnellement József Angyan, agronome très populaire en Hongrie, lui avait proposé d’entrer dans son parti pour mettre en œuvre ses idées dans une stratégie agricole fondée sur la petite agriculture familiale et bio. Angyan avait accepté de siéger au Parlement sous la bannière du Fidesz.

« La Hongrie a, depuis deux ans, la meilleure stratégie de développement rural au monde, rédigée par József Angyan devenu secrétaire d’État à l’agriculture durable. Le texte, approuvé par le gouvernement, figure toujours sur le site du ministère de l’agriculture », explique Balazs Tömöri.« Simplement, l’État fait tout le contraire. »

József Angyan a donc démissionné fin 2012 pour protester contre les appels d’offres « truqués » et les politiques favorisant l’agro-industrie, les PME et l’État. Il a quitté le parti Fidesz pour devenir député indépendant, et il publie et met régulièrement à jour un rapport fleuve qui atteint aujourd’hui 2000 pages, dénonçant les pratiques de l’administration d’État de l’agriculture hongroise.


- Ivan Gyulai, directeur de Gömörszölös -

Les Hongrois sont sensibles à la défense de leur environnement et le Professeur Angyan est très connu. Les marchés bio et les centres de formation à l’agriculture bio ont beaucoup de succès, comme à Gömörszölös, à la frontière slovaque, où Ivan Gyulai enseigne aussi bien la culture sous paillis de paille que la façon de construire un poêle à bois à foyer économe, l’art des toilettes sèches et des maisons passives, à près de 3000 stagiaires par an.

« Nous avions tous été enthousiasmés par les premières déclarations et intentions de Viktor Orbàn ! », confie Marguerite Kardos, naturopathe qui vit entre la France et la Hongrie, « nous pensions qu’il voulait nous protéger ! »

Les choses ne s’arrangent pas, au contraire. Une voiture surgissant à toute allure sur la route a récemment failli renverser Ferenc Bolye, qui a sauté dans le fossé pour sauver sa vie. Eva Acs conclut : « Au Moyen-Âge, les Turcs venaient et détruisaient nos terres. Maintenant c’est le gouvernement qui est devenu notre ennemi. »


- Pour en savoir plus et aider Kishantos : Save Kishantos.


Source : Elisabeth Schneiter pour Reporterre

Photos : © Elisabeth Schneiter
Sauf :
. Photo József Angyan : Wikimedia ( CC-BY-SA-3.0/Andor Derzsi Elekes)
. Photo Viktor Orbán : Wikipedia (CC BY 2.0/European People’s Party)

Lire aussi : L’accaparement des terres sévit aussi en Hongrie

Street Art

Par Le 01/02/2016

20 images qui vous feront dire : Comment ont-ils pensé à ça?

 

Le street art devient de plus en plus populaire et les artistes de plus en plus créatifs. À la place des vandalismes inutiles, on voit à présent des œuvres impressionnantes. Ces 20 exemples sont particulièrement prodigieux car ils établissent une connexion avec leur environnement, dépassant leurs “canvas”. C’est incroyable de voir ce niveau de créativité.

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Beaucoup d’entre eux nous captivent par leur simplicité enfantine et d’autres par leur complexité imposante. Partagez ces images brillantes.  

"Ton pire ennemi" (spiritualité)

Par Le 31/01/2016

«Tu as besoin de faire face comme homme pour maximiser ton potentiel comme joueur»

Novak Djokovic

Novak Djokovic, y a-t-il une ou deux clés pour expliquer votre réussite ? 
Je ne peux pas choisir une chose en particulier et dire : c’est le secret de ma réussite. Si c’était si simple, beaucoup de gens le feraient. C’est beaucoup d’années de travail, de sacrifices, de dévouement, pas seulement à l’entraînement. C’est aussi dans ta vie pour essayer d’être une meilleure personne et le meilleur joueur possible. Tu ne peux pas séparer ta vie professionnelle et privée, c’est quelque chose que j’ai découvert au fil des années.

Tu es la même personne avec tes émotions, tes problèmes. Tu as besoin de faire face comme homme pour maximiser ton potentiel comme joueur. Dans des matches comme aujourd’hui, quand ça se joue à quelques points, si tu as quelque chose d’enfoui en toi, ça remonte et ça joue contre toi. C’est ton pire ennemi. Je parle de ma propre expérience mais tout le monde est différent. Ce n’est pas une formule du succès, juste quelque chose qui m’a aidé à m’améliorer.

 


 

Les insoumis non tolérés. (politique)

Par Le 30/01/2016

Ajoutée le 26 janv. 2016

L’UE planifie la surveillance des citoyens intolérants. L’ECTR (le Conseil Européen sur la Tolérance et la Réconciliation) a présenté un projet pour combattre l’intolérance.

Sources / Liens :
 

http://www.heise.de/tp/news/Intoleran... 

http://www.europarl.europa.eu/meetdoc...

 

Il n'est pas difficile de comprendre que cette surveillance n'est pas tant destinée à combarttre des comportements intolérants mais bien davantage à resserrer l'étau sur ceux qui n'entreront pas dans le cadre des textes édités par le "Conseil....

C'est effrayant de voir à quel point la dialectique utilisée par les Etats européens est d'une perversité inégalée depuis quelques temps. 

 

Georges Orwell est à mes yeux le plus grand vissionaire de notre siècle. Malheureusement. 

 

Benjamin Franklin avait senti venir le problème également :

 “Ceux qui peuvent renoncer à la liberté essentielle pour obtenir un peu de sécurité temporaire, ne méritent ni la liberté ni la sécurité.”

 Cette citation originale est issue d’une lettre qu’aurait écrite Benjamin Franklin au nom de l’Assemblée de Pennsylvanie à l’attention du gouverneur de cette colonie, en 1755.

 

Microsoft et l'Education nationale (école)

Par Le 30/01/2016

Un recours demande l'annulation du partenariat entre Microsoft et l'Éducation Nationale

Le partenariat très léger signé entre Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation Nationale, et Alain Crozier, président de Microsoft France, est menacé d'annulation suite au recours du collectif EduNathon. (Crédit D.R.)

Le partenariat très léger signé entre Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation Nationale, et Alain Crozier, président de Microsoft France, est menacé d'annulation suite au recours du collectif EduNathon. (Crédit D.R.)

Le collectif EduNathon, qui regroupe le CNLL et les associations La Mouette et Ploss-RA, a déposé un recours gracieux contre une décision de la ministre de l'Éducation Nationale et menace de saisir le tribunal administratif pour annuler un partenariat contesté passé sans aucun appel d'offre avec Microsoft France.

Le partenariat entre Microsoft France et le ministère de l’Éducation Nationale, après un contrat sans appel d’offre du ministère de la Défense forcement suggéré par l’Otan, ne passe toujours pas. Signé en novembre dernier dans le cadre du Plan numérique à l’école, sans avoir donné lieu à un appel d’offre ou à une procédure de marché public, ce partenariat a été immédiatement dénoncé par le Conseil national du logiciel libre. Cette convention préannoncée lors de la visite de Satya Nadella à l’Élysée le 9 novembre 2015 a été finalisée par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation Nationale, et Alain Crozier, président de Microsoft France. D’une durée de 18 mois, il prévoit notamment des formations avec le concours d’associations, l’apprentissage de code, la mise à disposition d’un réseau social privé mais aussi l’utilisation de la suite Office 365 Education, couplée à l’outil MDM Intune pour gérer les postes de travail, et enfin Azure Active Directory pour l’identification des utilisateurs. Du 100% cloud Microsoft donc hébergé à l’étranger puisque la firme ne possède toujours pas d’infrastructures en France. Le partenariat porte aussi sur l’utilisation de solutions d’analyses pour mieux comprendre les tendances au sein de l’Éducation Nationale.

Faute de réaction - autre qu’un tweet expéditif de la part du ministère de l’Education Nationale - un collectif baptisé EduNathon, qui rassemble le CNLL, les associationsPloss-RA et La Mouette, a décidé de lancer ce jour une procédure avec le concours du cabinet FWPA contre la ministre suite à cet accord présenté comme un partenariat. Un recours gracieux pour commencer avant de saisir le tribunal administratif. Le collectif demande le retrait de cette décision et ajoute « Bien que cet accord soit qualifié de « partenariat », la nature des prestations proposées par Microsoft France au sein de celui-ci conduisent à penser qu’il aurait en réalité du être qualifié de marché public, et qu’il aurait du être conclu à l’issue de la procédure normale relevant du Code des marchés publics. » Le cabinet ajoute encore que « la signature de cette convention paraît donc juridiquement très contestable, que ce soit au regard du droit de la concurrence, des principes de la commande publique ou des dispositions du code des marchés publics. » Gageons que cette fois la réaction du ministère ne se limitera pas à un pauvre tweet.

Article de 

Bruno Giullani : L'école du bonheur (école)

Par Le 30/01/2016

Témoignage d'un prof qui a quitté l'éducation nationale

Par Bruno Giuliani

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Pourquoi certains enfants aiment l'école alors que d'autres la détestent ? Pourquoi certains réussissent bien leur scolarité alors que d'autres sont en difficulté voire en total échec ? Pourquoi notre école est-elle en crise ? Comment l'en faire sortir ?</p> <p>Voici ma réponse, fondée sur plus de trente ans de réflexion et de pratique du système scolaire en tant qu'élève, parent d'élève et professeur : les enfants aiment l'école et réussissent quand elle permet leur épanouissement, ils la détestent et sont en échec quand elle l'entrave. C'est pourquoi je pense qu'il serait bon d'introduire les différentes techniques du développement personnel à l'école, à toutes les étapes du cursus scolaire. Mais pourquoi ne pas repenser complètement le système scolaire pour qu'il permette directement le développement personnel des jeunes ? Si notre école est en crise, ce n'est pas parce que les professeurs ne savent pas enseigner ou parce que les élèves ne veulent pas apprendre, c'est parce qu'elle ne respecte pas assez le désir essentiel des êtres humains, le désir d'être heureux.

Le sens de l'éducation Je l'ai vécu en tant qu'élève tout au long de ma scolarité, je le vois aujourd'hui avec mes quatre enfants âgés de dix à dix neuf ans, je l'ai aussi constaté avec des milliers d'adolescents quand j'étais professeur en lycée : l'école ne réussit que si elle permet à un élève de se sentir progresser dans le sens de son désir. La première motivation des élèves n'est pas la culture ni la formation en vue d'un travail, c'est le mieux-être : devenir plus compétent, plus puissant, plus libre, plus épanoui. Comme tout être humain, un enfant est un être de désir. Il n'accomplit une action que s'il y trouve un intérêt, que s'il se sent motivé dans son être par cette action et le fruit de cette action. Or le désir essentiel de l'homme est d'être heureux, d'acquérir tout ce qui lui permet d'être plus heureux. L'école doit certes transmettre les bases du savoir, mais le but fondamental de l'éducation est selon moi de développer l'aptitude au bonheur. Une école doit être comme une famille : un lieu où les enfants s'épanouissent, où ils se sentent bien, parce qu'ils se sentent progresser sur leur chemin de vie.

 

La finalité de l'école Le but de l'école n'est pas seulement de transmettre des connaissances ou de socialiser les enfants, il est de transformer un être immature en personne autonome, responsable et épanouie, capable de bien vivre avec les autres, conformément à son désir.

Quel est le critère d'une bonne école ? Je n'en connais qu'un, mais il suffit : c'est qu'il y règne la joie d'apprendre. L'expérience montre qu'un apprentissage réussit lorsque les élèves aiment ce qu'ils apprennent et la manière dont ils l'apprennent. Lorsqu'ils comprennent la légitimité et l'intérêt de ce qu'on leur enseigne et qu'ils peuvent en tirer une satisfaction. L'acquisition d'un savoir ne va certes jamais sans effort ni difficulté. Il faut du courage pour étudier une discipline, faire des exercices, suivre un programme, accepter des contraintes. Mais il est impossible de bien apprendre quoi que ce soit sans une forte motivation personnelle. Le drame de l'éducation scolaire, c'est qu'elle ne tient aucun compte du désir des élèves. La plupart ne sont absolument pas intéressés par ce qu'on leur enseigne. Beaucoup ne comprennent même pas pourquoi on leur apprend certaines matières comme les mathématiques, l'histoire ou la philosophie, voire le français, les langues ou la musique. C'est que le système scolaire met au centre le savoir et non l'être humain. Il donne la priorité à ce qui est secondaire, le savoir du maître à transmettre avec son objectivité et sa rigueur, et il néglige l'essentiel, le désir de s'améliorer de l'élève, avec toute sa subjectivité, sa singularité, sa personnalité. Les grands pédagogues le disent depuis Rousseau : Pestalozzi, Montessori, Freinet, Steiner... Tous savent qu'il faut mettre le désir d'évoluer de l'enfant au cœur du processus éducatif. Mais les meilleurs témoins sont les élèves. Ils savent immédiatement reconnaître les « bons profs » des « mauvais profs ». La distinction est certes caricaturale, mais elle n'est pas sans pertinence.

Les bons et les mauvais profs Les bons profs sont ceux qui aiment enseigner et réussissent à transmettre leur savoir « en intéressant leurs élèves », comme ils disent, et cela marche quels que soient le niveau et la matière. Ils savent s'adresser non seulement à l'esprit mais aussi au cœur de leurs élèves, ils n'ont pas peur de s'impliquer dans des relations authentiques, sont attentifs à leurs besoins, font évoluer leurs cours, savent adapter leurs méthodes. Est-ce un hasard si la plupart d'entre eux ont eu une démarche de développement personnel dans leur vie privée ? Les « mauvais profs » sont ceux avec qui les élèves n'aiment pas étudier parce que leurs cours ne sont pas vivants. Ils se contentent de réciter leurs connaissances de manière impersonnelle et sont ennuyeux malgré la meilleure volonté pédagogique du monde. J'ai bien peur qu'ils soient les plus nombreux dans l'éducation nationale. Mais ils font ce qu'on leur demande et ce qu'on leur a appris. Les universités et les IUFM sont centrés sur le savoir et l'efficacité de sa transmission, non sur l'être humain et son épanouissement. Comment pourrait-il en être autrement à l'école?

Une pédagogie du désir

La pédagogie est pourtant une science bien simple. Le principal moteur de l'apprentissage est le même que n'importe quelle action humaine : c'est la recherche de ce qui est bon, c'est l'amour de la vie. « Le désir est l'essence de l'homme », comme le dit Spinoza. C'est parce qu'on néglige cette vérité anthropologique fondamentale que tout va si mal dans le grand navire de l'Education Nationale. Tant de professeurs ne s'intéressent pas au désir de leurs élèves, ne les aiment pas, et souvent, les méprisent... Comment cela ne serait-il pas réciproque ?

Tout se passe mieux lorsqu'un professeur entre en dialogue avec ses élèves, qu'il les valorise et adapte son enseignement de manière à satisfaire leur désir de bonheur. Quand il leur montre l'intérêt de sa matière dans l'optique de la vie. L'enseignement réussit surtout bien lorsqu'il procure à l'élève une joie d'apprendre : joie d'augmenter son savoir et son savoir-faire, d'accroître son autonomie, de devenir meilleur, plus estimable, plus vivant. C'est la leçon qu'on peut tirer de l'extraordinaire expérience pédagogique du petit Arthur relatée dans « mon école buissonnière » : un enfant normal apprend tout très vite quand il travaille dans l'amour et la joie : stimulé par ses parents, Arthur a eu son bac à 11 ans et une licence de math à 13 sans aller à l'école, avec beaucoup d'équilibre et de bonheur.

Une telle réussite demande une tout autre manière d'enseigner que celle à laquelle nous sommes habitués. Je le vois bien avec mes enfants, je l'ai également vu pendant mes dix années passées dans l'éducation nationale, d'abord comme professeur de sciences en collège, puis comme professeur de philosophie en lycée.

Mon expérience d'enseignant

Le scénario se répétait chaque année, avec toutes mes classes. Les élèves arrivaient avec des années de conditionnement éducatif derrière eux. Ils étaient habitués à rester passifs et à travailler sans motivation, par contrainte. Il y avait bien toujours une petite poignée d'élèves sérieux et motivés, mais la grande masse était démotivée, découragée, avec un noyau grandissant de jeunes en échec et dégoûtés par le travail, qui rendaient la classe impossible à gérer. Alors que tous sont si pleins de vie et désireux d'apprendre ! Que fait l'enseignant classique ? Il fait ce qu'on lui demande et ce pour quoi on le paye : il fait son cours en s'adressant de la même manière à tous les élèves. Il sait que seule la petite partie motivée et au niveau peut le suivre, mais il a un programme à respecter... Je ne crois pas exagérer en disant que la majorité des élèves n'écoutent pas les cours de leurs professeurs. C'est ce qui est si décourageant quand on est enseignant : tous ces efforts, pour si peu de résultats...

C'est aussi ce qui se passait dans mes classes au début, quand je faisais mes cours sans m'intéresser aux élèves. Des dizaines d'heures de préparation, toute mon énergie en classe pour les intéresser, mais ils ne se sentaient pas concernés. Ils s'ennuyaient, se mettaient à dessiner, à bavarder entre eux, dormaient ou faisaient leurs devoirs pour les autres matières. Je n'ai été efficace que lorsque j'ai commencé à concevoir mes cours comme des séances de développement personnel : en impliquant les élèves dans leur être, en m'intéressant à tous, individuellement, surtout les plus faibles, en étant attentif à leur demande éducative. J'ai multiplié les initiatives pour rencontrer leur désir, susciter leur motivation, stimuler leur goût de comprendre. Cela supposait surtout que je m'intéresse à eux personnellement, que je sache les impliquer existentiellement, que je leur montre que mon enseignement pouvait les aider à résoudre leurs problèmes de vie. Mes cours marchaient bien quand ils ne se contentaient pas de transmettre un programme de sciences ou de philosophie mais qu'ils leur apportaient un plus dans leur vie. Je suis ainsi devenu le professeur à part, celui qu'on préfère parce qu'on peut dialoguer librement, étudier ce qu'on désire, travailler dans la joie et même, parfois, jouer, rire et se reposer.

Un professeur de bonheur

Avant d'être un professeur face à des élèves, je me sentais un être humain face à d'autres êtres humains. Plus compétent, certes, mais pas nécessairement supérieur. Et je suis devenu peu à peu un professeur heureux, avec des élèves heureux d'étudier la philosophie avec moi comme un moyen d'épanouissement personnel et regrettant de ne pas avoir commencé bien plus tôt.

Ce travail était passionnant, mais épuisant. Les élèves que j'accueillais en terminale étaient trop conditionnés par le système scolaire, et j'entendais beaucoup de critiques de la part des collègues et de l'administration. Après des années d'efforts pour faire mes cours dans l'esprit du développement personnel, j'ai pris congé de l'éducation nationale et j'ai créé ma propre école de philosophie. Une école ouverte à tous, jeunes et moins jeunes, dans laquelle je m'épanouis en enseignant librement la philosophie pratique à tous ceux qui désirent progresser en sagesse et en bonheur.

Le besoin de philosophie pratique Il est bien dommage que l'école de la République ne puisse faire profiter les élèves d'un tel enseignement. Ce n'est pas en terminale, en une année et pendant la période du bachotage que l'on peut profiter pleinement d'un enseignement philosophique. C'est tout au long de la scolarité et dès le plus jeune âge qu'il est essentiel d'apprendre à penser par soi-même, à dialoguer, à comprendre sa vie, à développer son éthique, à réfléchir librement sur l'homme et le monde, la connaissance et la vérité, la pratique et les valeurs... Et même tout au long de la vie.

Les initiatives pour introduire la philosophie à l'école ont toutes été des succès. Pourquoi ne pas les généraliser ? Pourquoi ne pas introduire la philosophie comme matière obligatoire dans toutes les formations d'enseignants et dans toutes les écoles, à tous les niveaux ? Il n'y a qu'un piège à éviter, dans lequel les professeurs de terminale tombent trop souvent : rester trop conceptuel, général et théorique, trop loin de la vie pratique et des préoccupations des jeunes. Philosopher, c'est apprendre à mieux penser pour mieux vivre. La philosophie est avant tout un exercice spirituel destiné à s'améliorer soi-même, comme l'a bien montré Pierre Hadot. C'est en fait la discipline par excellence du développement personnel. Pourquoi ne pas la pratiquer ainsi à l'école ?

Des méthodes non orthodoxes Au lycée, je commençais toujours mes cours par un témoignage personnel. J'invitais un élève à exposer un problème existentiel à ses camarades puis nous cherchions ensemble le problème philosophique en jeu et les solutions possibles : dois-je dire à mes parents que je me drogue ? Comment lutter contre mon racisme ? Est-ce que je crois toujours en Dieu ? Puis-je tromper mon petit ami ? Pour qui voter ? Comment vaincre ma peur de l'avenir ?

Je n'hésitais pas non plus à parler de ma vie personnelle pour montrer comment la réflexion philosophique me permettait de résoudre des difficultés pratiques. Tous les élèves écoutaient alors avec intérêt, sans exception. Quand ils étaient saturés de paroles, de concepts et de théorie, je profitais de la liberté totale qui est laissée aux enseignants pour introduire des exercices pratiques comme on en trouve dans les stages de développement personnel : séances de relaxation, exercices de sophrologie, tests psychologiques, dialogues à deux, séances de massage, scène de théâtre, jeux comiques, écriture de lettres d'amour, rêves lucides, mouvements de Tai Chi, postures de Yoga, jeux divers, méditation, travail avec vidéo, exercices de Biodanza, chansons, séances de blagues et même des parties de football... J'y consacrais quelques séances par trimestre ou quelques dizaines de minutes dans un cours pour dynamiser la classe ou illustrer des parties du programme. L'intimité et la confiance ainsi créée permettait de pratiquer autrement et plus joyeusement la philosophie, sans perdre la rigueur de la pensée et l'exigence de la raison. Ces séances très vivantes et créatrices étaient adorées par les élèves mais mal vues par mes collègues et l'administration lorsqu'elle en avait vent. C'est que je ne me contentais pas de leur enseigner la liberté de penser, je les invitais à la liberté d'agir. Cela supposait parfois des pratiques non orthodoxes : nous abandonnions les livres, enlevions les tables pour nous asseoir en rond, nous sortions parfois de la classe pour rejoindre la salle de documentation ou de gym, trouver un coin de nature ou aller sur le terrain de sport. Le plus souvent, il suffisait d'inviter les élèves à une expérience sans rien modifier à la classe : quelques minutes de relaxation assise avant de commencer le cours, quelques blagues pour détendre l'atmosphère et en tirer une règle de sagesse, ou un exercice pratique pour « vivre » un thème du programme.

De la philosophie en acte L'école traditionnelle privilégie beaucoup trop l'apprentissage théorique, conceptuel et abstrait. Au contraire, le développement personnel propose des voies d'intégration de toutes les potentialités humaines, notamment les plus négligées par notre éducation : la pratique, le corps, l'action. Ses possibilités d'application à l'enseignement sont infinies. Voici trois exemples tirés de ma pratique.

1. Terminale scientifique, cours sur la superstition. Laurent s'enflamme et me dit qu'il est certain que les esprits existent. Je lui demande de sortir pour chercher de la craie et demande à son meilleur copain de se cacher dans une armoire. Il revient et je propose de faire une séance de spiritisme en classe. Il s'enthousiasme et propose de l'organiser. Il demande le silence, fait l'obscurité et interroge : esprit es-tu là ? « L'esprit de l'armoire » se met alors à frapper et à répondre avec pertinence à toutes ses questions. C'est le triomphe : « vous voyez bien que ça existe ! » Il ouvre même l'armoire et ne voit pas son copain qui était pourtant bien visible. Toute la classe s'écroule de rire... Esprit critique, es-tu là ? Il était ensuite facile d'expliquer les mécanismes de l'illusion à l'œuvre dans la superstition et ses dangers. 2. Terminale économique, cours sur le langage. Qu'est-ce qu'un concept ? Les élèves font la moue. Je leur demande alors de venir au tableau un par un pour mimer un concept, du plus simple au plus subtil. Soudain, grand intérêt, climat de joie et beaucoup d'étonnement de voir la difficulté de communiquer sans langage. Stupéfaction parfois devant les gestes absurdes de certains élèves pourtant intelligents, alors que d'autres plus faibles se révèlent très doués pour la communication non verbale. Tous se rendent compte de la nécessité du langage pour exprimer certaines réalités. Je commence alors mon cours, mais un élève me demande de le mimer...

En un quart d'heure de gesticulation des plus comiques, je parviens à leur faire comprendre une phrase complexe : la définition d'un concept. Tous s'en sont souvenus.

3. Terminale technique, cours sur autrui. J'explique l'importance du dialogue authentique pour créer l'amitié. C'est une classe très difficile dont tous les professeurs se plaignent (à part moi). Un élève me dit que tout le monde se déteste dans cette classe depuis un conflit en début d'année et que personne ne parle jamais à personne. Je propose alors à chacun de choisir un camarade avec qui il est en conflit, de se mettre à côté de lui et d'écrire sur une feuille « pourquoi est-ce que tu ne m'aimes pas ? ». Malgré quelques réticences, tous s'exécutent, les feuilles et les réponses s'échangent pendant une demi heure, avec la consigne d'éviter tout reproche, de ne parler que de soi et de terminer sa réponse par une question à l'autre pour faire sa connaissance.

L'atmosphère change : le silence devient intense dans cette classe d'habitude chahuteuse voire violente. Des rires, des larmes, puis lecture à la classe de quelques dialogues. Analyse en commun de la situation : le conflit venait d'une incompréhension, et l'incompréhension, d'une mauvaise communication. Tout est allé mieux ensuite. Le cours d'après, un élève vient me voir pour me dire qu'il a fait faire l'exercice à ses parents qui n'arrêtaient pas de se disputer et que ça avait « incroyablement marché ». Ce n'est qu'un petit échantillon de ce qu'on peut faire pour introduire l'esprit du développement personnel dans l'enseignement. Les résistances au changement sont fortes dans notre système, mais les besoins sont immenses. Plus d'une fois des collègues sont entrés dans ma classe en croyant que je n'étais pas là parce qu'ils entendaient trop de rires ou de cris. Beaucoup n'aimaient pas mes méthodes jugées « fantaisistes ». Mais le fait est là : mes élèves aimaient venir dans mes cours, ils réussissaient aussi bien au bac sinon mieux, et ils avaient avec moi le sentiment de savoir pourquoi ils venaient à l'école. Par chance, mon proviseur était compréhensif. Il m'a seulement demandé une lettre de l'inspecteur d'académie pour légitimer mes méthodes après qu'une parente d'élève lui ai téléphoné pour savoir s'il était normal que le cours de philosophie se déroule sur le terrain de sport. Je n'ai plus ce genre de problèmes depuis que je ne travaille plus en lycée mais je me sens toujours concerné par le devenir de notre école.

Un problème de société

J'ai bien peur que les professeurs compétents qui aiment ce métier et réussissent avec leurs élèves ne soient amenés comme moi à se marginaliser dans le système éducatif ou à s'en exclure d'eux-mêmes pour pouvoir enseigner dans de bonnes conditions. Notre ministre philosophe Luc Ferry a absolument raison de vouloir réformer en profondeur le système scolaire, mais il risque de s'y casser les dents comme ses prédécesseurs s'il n'est pas attentif aux véritables désirs des acteurs de l'école. A mon sens, le problème scolaire dépasse largement la question de l'éducation. Il prend sa racine dans l'idéologie diffuse qui règne dans toute notre société. Idéologie du « progrès » et de « l'humanisme », certes, mais bien éloignée des désirs et de la raison. Notre système éducatif ne donne pas la priorité au désir de culture, de sagesse et de bonheur des individus. Il suit la tendance de la société à privilégier des valeurs comme la rentabilité économique, la compétition sociale, la puissance technique, la réussite médiatique ou le progrès scientifique.

Changer le système ?

Si j'étais ministre de l'éducation nationale, je proposerais de faire ce que la grande majorité des élèves, parents et professeurs demande, ou plutôt désire sans oser le demander : totalement changer le système éducatif. J'entends souvent dire que la France a le meilleur système éducatif du monde. C'est peut-être vrai, mais selon quels critères ? Les 80 % de réussite atteint au baccalauréat sont un leurre. J'ai vu des milliers de candidats avoir leur baccalauréat avec un niveau déplorable : aucune culture solide, une intelligence médiocre, une totale immaturité.

La majorité des bacheliers ont moins de sept en philosophie, malgré l'augmentation constante des barèmes de notation. Ils ne savent pas penser par eux-mêmes, ne comprennent pas ce qu'ils disent, ne savent pas maîtriser les concepts de base. Comment pourrait-il réussir ensuite à l'université ? Et que dire de tous ceux qui n'arrivent pas au bac ? La vérité, c'est que notre système éducatif est catastrophique. Il est construit depuis la maternelle pour fabriquer une élite pour les grandes écoles et non pour épanouir la totalité des enfants et en faire des êtres heureux, des hommes intelligents et des citoyens responsables. La plupart des élèves perdent leurs capacités, leur intérêt pour le savoir, leur désir de progresser durant leur scolarité.

La majorité des professeurs se sentent en échec. Mais ce n'est pas une fatalité. L'école peut changer. Ce n'est qu'une question de volonté. Qui sait quel animal merveilleux le Mammouth pourrait devenir si on savait écouter son désir ?

L'école de rêve Il ne s'est pas passé une année sans que je demande à mes élèves de répondre à la question « quelle serait pour vous l'école idéale ? ». Les réponses étaient toujours très originales, pertinentes et réalistes. Tous rêvaient à peu près de la même chose, une école au service de leur épanouissement : moins de travail en quantité mais plus en qualité, de bons profs, de l'écoute, une ouverture sur la vie, et surtout, plus de joie... Quel ennui dans la plupart des classes... Et quelle tristesse... Une mesure très simple (mais scandaleuse) permettrait d'améliorer grandement l'école : laisser les élèves choisir leurs professeurs.

Beaucoup d'enseignants se retrouveraient peut-être sans élèves et n'auraient plus qu'à changer de métier ou à l'apprendre auprès des meilleurs d'entre eux. Mais les élèves y gagneraient. Il est bon en principe de réduire les effectifs par classe et d'augmenter les horaires par matière. Mais il vaut mieux une heure de cours excellente dans un amphi avec cinq cent élèves qu'une heure médiocre donnée par cinquante profs avec des classes de dix.

Et pour nous, quelle serait l'école idéale ? Qu'est-ce qui nous empêche de la créer, de la maternelle à l'université ? Je pense personnellement que presque tout doit être changé : les horaires, les matières, les programmes, les formations des professeurs, les modalités d'examens, les méthodes pédagogiques. Mais l'essentiel n'est pas là. Il est « invisible pour les yeux », comme dit le petit Prince : c'est ce qui se passe dans le cœur de l'élève, et dans la qualité de la relation entre les enseignants et les enseignés.

Du réalisme Un tel projet demande autant de courage que de prudence. Il ne s'agit pas de révolutionner l'école mais de la réformer progressivement en exploitant ses ressources pour qu'elle réponde mieux aux besoins de tous. Nous disposons d'une magnifique invention pour cela : la démocratie. L'État n'a jamais demandé au peuple de se prononcer sur l'école qu'il désire. Pourquoi ne pas lancer une réflexion nationale sur l'école ? Pourquoi ne pas lancer une enquête pour demander à tous les français de se prononcer sur l'école qu'ils désirent, sans oublier les premiers concernés : les enfants ? Nous pouvons nous inspirer des autres systèmes éducatifs dans le monde, des institutions parallèles comme les écoles Steiner ou Krishnamurti, des essais innovants tels que la « méthode Arthur ».

Introduire quelques heures de développement personnel et de philosophie dans les classes serait excellent, comme il serait bon de développer les pratiques artistiques et le sport à l'école, mais cela serait insuffisant pour supprimer le malaise des enseignants, donner aux élèves le goût de travailler et éliminer l'échec scolaire. C'est toute la philosophie de l'éducation qu'il faut changer dans notre pays, toute la manière d'envisager la scolarité, dans l'esprit de tous. Utopie ? Non, si on s'en donne les moyens, et si on sait poser les bonnes questions. Quelle société désirons-nous ? Quelle humanité désirons-nous créer ? Soyons réalistes : c'est ce débat philosophique qu'il faut avoir le courage d'ouvrir si nous voulons vraiment améliorer le système éducatif. « Seul un dieu peut encore nous sauver », disait Holderlïn. Ce dieu, c'est peut-être l'école du bonheur.

À lire :

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Préface de Frédéric Lenoir

Tous les hommes veulent le bonheur ; mais comment l’atteindre ? Et est-ce même possible ? La plupart des gens – et des philosophes – proclament que le bonheur total n’existe pas, qu’il est impossible de vivre dans une totale satisfaction, qu’il ne peut exister que des instants fugitifs de joie dans une vie au mieux agréable. Or les sages de l’humanité, Epicure, Bouddha, Spinoza, Ramana Maharshi par exemple, nous disent le contraire : la félicité est possible car elle est notre état naturel.

Bruno Giuliani affirme ici en s’inspirant de ces grands maîtres que le bonheur absolu est possible et il nous donne les clés pour l’atteindre. Pour cela, il faut cultiver l’ensemble des vertus humaines pour épanouir en nous les cinq sentiments de base du bonheur : la joie qui en est l’essence, l’amour, qui en est la source, la sérénité, qui en est la condition, l’enthousiasme, qui en est le moteur et enfin la félicité qui en est le sommet.

Ce livre est une invitation à progresser sur le chemin de la sagesse en pratiquant la philosophie de la joie. S’appuyant sur la sagesse des grandes traditions philosophiques et spirituelles que l’auteur maîtrise parfaitement, s’appuyant aussi sur son propre vécu d’homme heureux, et sur des dizaines de témoignages issus de sa pratique de coaching de vie et de la joie, Bruno Giuliani nous offre un livre unique capable de transformer notre vie. Profondément.


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L'amour de la sagesse, initiation à la philosophie, Editions du Relié

Ce livre propose une initiation simple, claire et complète à la philosophie. Chacun sait que la philosophie est une réflexion sur le monde qui a pour but la recherche de la vérité. Mais on oublie souvent que la philosophie n'a pas pour but le savoir, mais la sagesse. Sa finalité n'est pas la science, mais le bonheur. Son moteur n'est pas la raison, mais le désir. Son horizon n'est pas la vérité, mais le sens. La philosophie ne prend toute sa valeur que si elle exprime notre amour de la vie, en réalisant notre désir le plus profond: celui d'accomplir notre humanité pour habiter ce monde dans la plénitude du corps et de l'âme.





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Le bonheur avec Spinoza, L'Ethique reformulée pour notre temps, Almora.
Spinoza est peut-être le plus grand philosophe de l'Occident, mais il est si difficile à lire que très peu arrivent à le comprendre. Voici son Ethique rendue enfin accessible à tous dans une version simplifiée et modernisée enrichie de précieuses explications et de nombreux exemples. Reformulant l'Ethique dans le sens des sagesses non-duelles, Bruno Giuliani met en lumière l'intuition la plus révolutionnaire de l'oeuvre, souvent incomprise de ses lecteurs, à savoir que le véritable sens de Dieu - c'est-à-dire la nature - est en réalité la Vie. Accompagnant le lecteur tout au long de l'ascension spirituelle qui va de la souffrance de l'ignorant à la liberté du sage, il montre comment se libérer des illusions de la morale et s'éveiller à la grâce de l'amour par la seule compréhension de la vérité. L'Ethique apparaît alors clairement pour ce qu'elle est : une extraordinaire pédagogie du bonheur dont la méthode est la thérapie de l'affectivité par l'éveil de notre intuition. Plus nous comprenons nos affects comme des expressions nécessaires de la Vie, plus nos passions se transforment en vertus et plus nous devenons libres, aimants et heureux, jusqu'à la plus haute béatitude. Une invitation magistrale à éveiller notre coeur à l'unique source du bonheur - et au sens même de l'existence : la culture de la joie. 

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Vivre Amoureux, L'art d'être heureux en amour, Editions Eden (avec Raul Terren)

Deux hommes se rencontrent pour parler de l’amour…  Pour une nuit ou pour la vie, comment être heureux en amour ? Leur réponse : aimer ne suffit pas. Le secret est d’être amoureux. 
Et pour vivre durablement dans l’enchantement amoureux, hommes et femmes ont besoin de cultiver toutes les dimensions de la joie amoureuse : la jouissance des corps par le culte de l’érotisme.
La réjouissance des âmes par la culture de l’amitié. La jubilation d’être soi par le déploiement de l’autonomie. La tendresse du coeur par le partage de la douceur.  L’extase de l’esprit par la célébration du sacré.  Désirer, prendre soin, vénérer…  C’est le nid dont l’amour a besoin pour s’épanouir dans le couple comme dans toutes nos relations.  Mieux qu’une philosophie de l’amour : une sagesse amoureuse. Plus qu’un art d’aimer : un hymne au bonheur.  


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Liste de conspirationnistes (politique)

Par Le 29/01/2016

Quand j'étudie de près la liste des sites concernés, je suis effaré......J'essaie de comprendre en quoi ces sites peuvent être jugés "dangereux" et c'est toujours la même réponse qui survient : les intérêts financiers. Ca n'est pas tant les "idées" qui sont jugées subversives mais les effets de rejet de consommation qu'elles peuvent générer. "Santé nutrition" ou "Esprit science métaphysique" sont deux exemples parlants. Il y en a beaucoup d'autres dans cette liste que je lis régulièrement d'ailleurs. Tout ce qui concerne la contestation du système politique est évidemment dedans. "Michel Collon", par exemple. Tout ce qui concerne les informations en général et qui ne vont pas dans le sens de la "liberté d'expression" du gouvernement....

 

 

 

 

Conspirations, rumeurs, parodies: l'annuaire des sites "d'infaux"

Par LEXPRESS.fr, publié le 

"C'est quoi ce site?" Certaines "informations" trouvées en ligne peuvent surprendre. L'Express recense les sources à consulter avec précaution, parce qu'elles sont satiriques ou insuffisamment fiables.Cette base de données est collaborative et a vocation à évoluer en fonction de vos retours. Vous vous interrogez sur un site? Vous avez des remarques sur un élément du tableau? Envoyez-nous vos remarques, questions et suggestions à l'adresse cestquoicesite.lexpress@gmail.com. (A ce jour, une trentaine de sites supplémentaires ont été ajoutées à la base grâce à vos retours).

 

Méthodologie:

1. Pourquoi une telle base de données?

"C'est quoi ce site?" Face à la profusion d'informations émanant de sources diverses et souvent inconnues du lecteur, il est utile de donner des repères aux internautes. Nous avons donc choisi de regrouper, dans une même base (mais de manière à ce que chaque catégorie soit clairement identifiée comme telle):

- 1. les sites d'"information alternatifs" et les blogs susceptibles de relayer de fausses informations. (non, juste des informations qui ne vont pas le sens du "Marché")

- 2. les principaux sites satiriques connus (parfois, il est plus difficile de les distinguer des sites "sérieux" qu'on ne pourrait le croire)

2. Comment jugez-vous les sites présentés dans ce tableau?

Ce n'est pas parce qu'un site est référencé dans notre base de données que tout ce qu'il écrit est faux. Pour établir cette liste, nous avons parcouru des centaines de sites. Lorsqu'il nous est apparu qu'il s'agissait d'un site satirique, nous l'avons rangé dans la catégorie correspondante. Ce à quoi s'ajoutent les sites qui, à défaut de ne publier que des informations inexactes, ont à plusieurs reprises des informations fausses, insuffisamment étayées, voire de simples rumeurs.

Nous nous sommes efforcés de donner au maximum, lorsque c'était possible, des éléments de compréhension sur la nature des sites en question pour éclairer ceux qui se posent des questions sur un site donné, à travers de courts textes et des liens vers des sources de références.

3. Cette base de données est évolutive

Nous avons essayé de référencer au mieux les sites qui ont le plus de portée en France. Notre liste a vocation à s'enrichir au cours des prochains mois à travers les observations de la rédaction et des propositions des internautes intéressés. Vous vous interrogez sur un site? Vous avez des remarques sur un élément du tableau? Envoyez-nous vos remarques, questions et suggestions à l'adresse cestquoicesite.lexpress@gmail.com. (A ce jour, une trentaine de sites supplémentaires ont été ajoutées à la base grâce à vos retours).

4. La liste des sites actuellement référencés (par ordre alphabétique):

brujitafr.fr , corruptionssida.canalblog.com , dondevamos.canalblog.com/ , extraterrestre-ovni.blogspot.fr/ , fawkes-news.blogspot.fr , fdesouche.com , http://www.labanlieuesexprime.org/ , http://www.sante-nutrition.org/ , lesalonbeige.fr , leschroniquesderorschach.blogspot.fr/ , resistanceauthentique.wordpress.com , rougenoir76.over-blog.com , rustyjames.canalblog.com/ , voxnr.com , chemtrails-france.com , Chemtrails-Suisse.ch , lacontrerevolution.wordpress.com , 1eclaireur.wordpress.com , 2012un-nouveau-paradigme.com/ , 999spiritus.org , agenceinfolibre.fr , avortement.net , breizh-info.com , cercledesvolontaires.fr , chaos-controle.com , commentaires.ch , contribuables.org , diktacratie.com/ , dreuz.info , egaliteetreconciliation.fr , enquete-debat.fr , fr.novopress.info , fr.sott.net/ , henrymakow.wordpress.com/ , http://24heuresactu.com/ , lapressegalactique.netl, http://www.alterinfo.net/ , http://www.espritsciencemetaphysiques.com/ , http://www.informaction.info/ , ilfattoquotidiano.fr , info.pinterac.net , infocontreinfo.fr , ivg.net , la-dissidence.org , lagauchematuer.fr , Legrandsoir.info , lejournaldusiecle.com , lelibrepenseur.org , lesmoutonsenrages.fr , medias-presse.info , metatv.org , michelcollon.info , mondialisation.ca/ , nouvelordremondial.cc , oumma.com , panamza.com/ , pluxactu.com , quenelplus.com , reopen911.info , stopmensonges.com , theoriedugenre.fr , toutsaufsarkozy.com , tvlibertes.com , voltairenet.org/fr , wikistrike.com , www.medialibre.eu , www.santenatureinnovation.com/ , 24matin.ch , actualites.co , bilboquet-magazine.fr , bravepatrie.com , doubimag.fr , edukactus.wordpress.com , footballfrance.fr , http://www.francefoire.fr , ladechedumidi.com , lechodelaboucle.fr/ , ledailyberet.fr , legorafi.fr , legrosdijon.fr , lepique.com , mediamass.net , nordpresse.be , pooble.fr , radiocockpit.fr ,


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/conspirations-rumeurs-parodies-l-annuaire-des-sites-d-infaux_1646237.html#Z37hZzLfpypyv9Qx.99

Peter Russel :Sur la conscience de l'unité (conscience)

Par Le 29/01/2016

Peter Russel – Dans les méandres de la conscience…

 

‘Comment quelque chose d’aussi inconscient que la matière de notre cerveau puisse donner naissance à quelque chose d’aussi immatériel que l’expérience ‘, se demande Peter Russel dans cette vidéo où il explore la science, l’esprit et le mystère de la conscience.

Peter commence par aborder « le gros problème » qu’est la conscience. Pourquoi avons-nous un monde intérieur d’expériences ? En nous faisant plonger dans la réalité telle qu’elle est perçue par ses propres yeux et son propre esprit, il nous fait entrer dans un monde surréaliste dans lequel nous découvrons que tout ce que nous pensons connaître de façon directe n’est fait en réalité que d’images qui apparaissent dans notre esprit. Mais, se demande Peter Russel, d’où vient la conscience elle-même ? Se peut-il que la science conventionnelle se trompe ?

 


Peter Russel – Dans les méandres de la conscience par TEEDAA_876

A propos de Peter Russel Peter Russel est membre de l’Institut des sciences noétiques et de la Fondation Findhorn. Il est également membre honoraire du Club de Budapest. Après avoir étudié les mathématiques et la physique théorique à l’université de Cambridge au Royaume-Uni, sa fascination grandissante pour les mystères de l’esprit humain l’a poussé à changer d’orientation et à se consacrer à la psychologie expérimentale. D’où son voyage en Inde où il est resté plusieurs années à étudier la méditation et la philosophie orientale. Il est l’auteur de 10 livres (ceux-ci n’existent qu’en langue anglaise pour le moment) dont le dernier s’appelle From Science to God (De la science à Dieu). Il a également produit 3 films sur la conscience et l’éveil spirituel et leur rôle dans le développement futur de l’humanité.

 

 

 

 

Source :

http://www.connaissancessansfrontieres.net/Peter_Russel/Peter_Russel_Video1.html

 

 

Les Guignols en 2005 (géopolitique)

Par Le 28/01/2016

[C'étaient les Guignols] LA PEUR (“Nos attentats, c’est votre sécurité”)

 

 

 

Très fine analyse prémonitoire des Guignols en 2005… RIP.

 

Ben Laden explique la manipulation du terrorisme
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Monsieur Sylvestre : Messieurs, bonjour. Davos, c’est bientôt, et je vous apprendrai rien en vous disant que notre situation est fragile. Ça patoche depuis 10 ans, marché saturé, concurrence sauvage des chintoks qui fabriquent mieux et 40 fois moins cher… (depuis les gradins, les représentants du gouvernement chinois le saluent d’un signe de la main)

Monsieur Sylvestre : Ouaih bonjour. Les matières premières qui s’épuisent… (les représentants arabes saluent également)

Monsieur Sylvestre: Salut, ouaih ouaih… Je parle même pas de la pollution et des catastrophes naturelles. Bref, c’est la merde.

Alain Madelin: Pas de panique, les Américains y vont nous sauver !

Monsieur Sylvestre: Ouaih justement, mange-boule, faut plus trop compter sur nous…

Bernadette Chirac, se signant : Jésus-Marie-Benoît !

Bertrand Meheut en aparté (Canal +) : Mon Dieu mais… À qui va-t-on acheter des séries ?

Patrick Le Lay (TF1) : Tu veux un vieux Navarro ?

Monsieur Sylvestre : Eh oh ! C’est grave ce que je dis, là ! On crée de la misère partout, les peuples n’ont plus d’espoir, on est aux limites de notre système. Alors comment faire pour éviter la révolution et garder le pouvoir ? Parce que c’est quand même ce qui nous va le mieux, hein !

Nicolas Sarkozy: Il faut libéraliser les énergies, flexibilité, baisser les impôts…

Monsieur Sylvestre : Eh, Arnold et Willy ! T’as pas entendu ? Ça fait cent ans qu’on fait du libéralisme plein-pot chez nous. Résultat on est à 65 millions de pauvres. On est mal, là !

Ernest-Antoine Seillière (Medef) : Mais, vous êtes loin de la révolution, que diantre ! Pas de grève chez vous !

Monsieur Sylvestre : Justement, t’as mis le doigt dessus : comment garder un pays calme avec des pauvres qui crèvent dedans ?

Bertrand Meheut : Le foot ?

Patrick Le Lay : Star-Academy !

Monsieur Sylvestre : Ouaih, ça joue deux minutes. Non, il faut trouver des partenariats privilégiés. Et notre partenaire privilégié du moment, c’est notre invité de ce soir. Applaudissements s’il-vous-plaît pour Oussama Ben-Laden ! (ce dernier monte sur scène, murmures dans les gradins)

Oussama Ben-Laden : Salam Aleikoum ! Je sais, ça peut choquer. Mais mettons nos émotions de côté et regardons les choses de façon pragmatique.

Bernadette Chirac : Jésus-Marie-Benoît !

Oussama Ben-Laden : Notre implantation aux États-Unis il y a quatre ans a permis de renforcer les pouvoirs de monsieur Bush.

Georges W. Bush : C’est moi !!!

Oussama Ben-Laden : Oui, Georges, merci, oui. Et grâce à nous, grâce à la peur : développements des crédits militaires sans précédent, contrôle des citoyens, Patriot Act…

Monsieur Sylvestre : Guantanamo…

Oussama Ben-Laden : Exactement ! Le pays est tenu. Espagne : nous renversons le cours d’une élection à deux jours du vote. France : vidéo-surveillance en extension, arrestations de terroristes supposés, peur générale comme thème de campagne…

Nicolas Sarkozy : Chut ! Ah non non, faut pas le dire !

Monsieur Sylvestre : Excuse, Arnold et Willy mais je te jure, ça se voit.

Oussama Ben-Laden : Bref, d’une manière ou d’une autre, nous sommes partenaires, mais hélas si fragile… Notre recrutement devient de plus en plus difficile chez vous. Je sais. Pour que notre partenariat fonctionne encore longtemps, je vous demande souplesse et flexibilité.

Nicolas Sarkozy en aparté à Fabius : Ah tu vois, c’est ce qu’on disait !

Laurent Fabius : Non non non, je suis de gauche maintenant.

Nicolas Sarkozy : Sans déconner ?!

Oussama Ben-Laden : Je suis ici pour vous demander : un, d’accentuer l’amalgame entre musulman et terroriste ; deux, de développer la misère ; trois, communiquer sur les actions d’Al-Qaïda. En échange, je vous offre… la peur ! Nos attentats, c’est votre sécurité ! Merci de votre attention. (murmures dans le public, seul Georges W. Bush applaudit quand Oussama Ben-Laden quitte la scène)

Georges W. Bush: Bravo !

Alain Madelin: Pourquoi vous ne l’arrêtez pas ? Il s’en va !

Monsieur Sylvestre : Mange-boule, t’as encore rien compris ! Tu sors ! Les autres, on passe à notre deuxième partie : comment faire entrer Al-Qaïda en bourse sans que ça se voit trop…

43 réponses à [C'étaient les Guignols] LA PEUR (“Nos attentats, c’est votre sécurité”)

Commentaires recommandés

Hervé Juvin (géopolitique)

Par Le 28/01/2016

"L'homme nouveau est avant tout un produit du marché. "

Une analyse très pertinente et une vision prémonitoire sur laquelle il est temps de réfléchir. 

Manue Guimard : illustratrice (Nature et Art)

Par Le 28/01/2016

Des dessins magnifiques, une artiste de grand talent et amoureuse de la Nature.

 

http://manueguimard.wix.com/artiste

 

MANUE GUIMARD

DESSINATRICE - ILLUSTRATRICE

​MANUE GUIMARD / DESSINATRICE - ILLUSTRATRICE

ACCUEIL

BIO

DESSINS ANIMALIERS

DESSINS FLORE

ILLUSTRATIONS

 

© 2016 par MANUE GUIMARD. Créé avec Wix.com

J'ai toujours dessiné........

C'est comme une drogue, je ne peux m'en passer.

 

 J'ai toujours un crayon à la main.

 

 J'ouvre ma boite de crayons et j'hume cette délicieuse odeur du bois et des pigments....hum je m'enivre.....et l'envie de crayonner me prend.

Dessiner fait partie de moi.

Comme cette passion pour la nature qui, comme je le dis toujours, est ma 2ème maison.

 

Quand aux animaux pour qui j'ai un amour inconditionnel… je les dessine naturellement : j'ai commencé par les griffonner au crayon de papier, mis ensuite de la couleur, peinture à l'huile puis acryliques, pastels gras suivis de pastels secs, avec des crayons de couleur et pour finir : crayons de couleurs  aquarellables !

AH !!!!  J'avais trouvé la technique !

 

De nombreuses années me furent nécessaires pour trouver MA technique.

 

Je dirais 25 ans, ou peut être plus : on ne compte plus… ne compte pas, la passion me guidait....

C'était comme un jeu, une thérapie : un moyen de mieux me connaitre, d'oser, de me dépasser, de me faire confiance, de me tromper puis de recommencer mais j'apprenais, j'avançais......chaque pas de plus était un enseignement.

Par mes propres moyens, toujours, je suis restée fidèle à moi-même. J'ai suivi mes propres intuitions, créez mes propres cours, l'école de la vie !

Mais jamais je n'ai renoncé. Le dessin m'a toujours accompagnée dans les bons et les mauvais moments, comme mon double.

Toujours plus facile pour moi de m'exprimer en dessinant alors je dessinais, et dessinais, et dessinais encore ; le dessin pouvait prendre la forme d'un exutoire, ou bien d'une méditation ou encore d'un miroir.......il était le reflet du moment présent et de mon coeur.


Aujourd'hui, à travers mes dessins je laisse parler les animaux qui ont tant de choses à dire aux humains ; je les laisse, s'exprimer, revendiquer, se montrer tels qu'ils sont.


Sous mon crayon, ils prennent vie, je le sens, je le vois, ils s'animent, ils frétillent, ils sont impatients de livrer leur message....toujours je commence par les yeux, le miroir de l'âme.

C'est eux qui me guident, je pose les couleurs, je dessine le sous poil, le poil, le duvet ou les plumes comme si je les peignais avec délicatesse. Je prends soin de leur pelage comme le ferait une mère. Je mets une couche, puis une autre, je mouille, je remets une couche et encore et encore, voilà, ils sont parés de leurs plus beaux atours pour se présenter devant vous, comme à une cérémonie officielle où ils enfileraient leur joli costume 3 pièces, leur plus belle robe et leurs bijoux.

Il faut qu'on les remarque, c'est un tête à tête.......le message doit être transmis, délivré, enfin !

Je me dois de les préparer, de les bichonner, de les chouchouter, pour que tout soit parfait, pour que l'humain soit touché au plus profond de son coeur afin qu’il reconnaisse que les animaux ont une extrême sensibilité, une âme, un amour et qu'on se doit de les respecter,  leur redonner la place qui est la leur !


Surtout ne vous inquiétez pas je ne m’endors pas sur mes lauriers, mon envie de découvrir, de m'améliorer, d'avancer est toujours là et ne me quittera pas… c’est mon vœu en cet aujourd’hui.

 

 

 

Manue Guimard

 

 

Le potier et l'argile

Par Le 26/01/2016

"Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle, nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine. "
Teilhard de Chardin

 

"Que pense la vie de moi ?"

Je fais une différence fondamentale entre mon existence et la vie. La première est insignifiante au regard de la seconde. Il est donc essentiel que la première s'accorde à l'intention de la seconde.

Lorsque je poste un article, j’ai une intention. Celle de transmettre un message. Pour cela, il faut qu’il y ait une réflexion. S’il y a une réflexion, c’est qu’il y a une intelligence. Il ne peut donc pas y avoir d’intention spontanée, issue de rien. S’il y a intention, il y a intelligence. 


Il y a une intention "messagère" après une réflexion et cette réflexion vient d’une intelligence.


Par conséquent, si je considère que l’incommensurable complexité du phénomène vivant porte en lui une intention, c’est qu’il y a une intelligence. 
Ou alors, il faut considérer cette intention, comme spontanée et dans ce cas-là, il ne s’agit plus d’une intention mais d’un hasard dont on peut juste analyser les effets en sachant bien que le moindre changement dans les situations déclencheront de nouveaux effets.

Dans le hasard, il n’y aurait absolument aucune certitude, ni aucune reproductivité. Tout changerait constamment. 
Hors, il est à mon sens inconcevable d’observer le vivant dans l’optique du hasard. Ou alors, on pourrait lancer cinq cent mille lettres de scrabble du haut de la tour Eiffel et elles tomberont au sol en écrivant tous les mots existant dans le dictionnaire. Je n’y crois pas un seul instant, même après quatre millions d’années de tentative. 

 

Maintenant, si je considère qu’il existe une intelligence et que cette intelligence a une intention, elle ne peut pas être extérieure au phénomène vivant lui-même ou alors il faudrait considérer que nous ne portons pas d’intelligence mais qu’elle vient en nous. Et qu’en dehors de ces instants de « connexion », nous n’avons aucune intelligence. 
 

Je considère que je porte une intelligence mais je n’en suis pas la source, je n’en suis pas le créateur. Elle fait partie de moi et je peux juste t’enter de m’en servir au mieux. 
Par conséquent, le « vivant » porte en lui une intelligence délivrée par la source elle-même de la création. Il ne s’agit pas d’une intelligence ponctuelle mais bien constante. Je vois cette intelligence comme étant « énergétique » et les créations comme « matérielles ». 

 

Si je considère que cette intelligence vient d’une source autre que la vie et que la vie est l’effet matérialisé de cette intelligence, alors je suis Croyant.

Et je ne le suis pas dans l’optique d’un Dieu monothéiste.

C’est Spinoza qui répond à ma vision des choses. « Deus sive natura ». (Dieu, c'est-à-dire la Nature).
La nature est Dieu, c'est-à-dire le principe immanent d’engendrement de toutes choses. 

 

Il n’y a pas d’un côté Dieu et son intention de création mais la Nature elle-même agissant comme le Dieu anthropomorphe des humains. 


Dès lors, je considère que la vie pense en moi au regard de l’intention créatrice qu’elle insuffle. Rien ne vient spontanément. Et c’est en cela que les Peuples premiers ou les philosophies panthéistes disent que Dieu est en chacun et que la notion de Tout prend forme. 
 

La question : « Que pense la vie de moi ? » n’implique nullement la peur d’être jugé. Ou alors il faudrait croire qu’une pensée est nécessairement un jugement. Cette question est une forme de positionnement au regard d’un phénomène qui me dépasse totalement. 
 

Puisque la vie est intelligente et annihile toute option de hasard, elle porte en elle une intention. Toute intelligence œuvre dans une intention. Je réfléchis et j’écris avec l’intention de me servir de l’intelligence que la nature a insérée en moi. Si je me montre indifférent à cette intelligence, alors je suis indifférent à l’intention créatrice et dès lors, je nie cette intention…car je ne peux pas admettre l’idée que l’intelligence de la nature est de me laisser vivre dans un état léthargique.

De même que l’intention insérée au cœur de l’arbre est d‘aller vers la lumière et de grandir. Pas de s’étendre au ras du sol. Certains souffrent de circonstances douloureuses et n’y parviendront pas. Mais ça n’est pas un choix. C’est une épreuve. 
 

« Que pense la vie de moi ? » est par conséquent un hommage en forme d'interrogation.


Je suis donc un être de nature nourri par une intention issue d’une intelligence. Ma nature est donc de comprendre l’intention et de m’interroger sur la satisfaction ou la déception de la vie au regard de mes actes.

La vie en moi est identique à la vie énergétique. Je suis l'argile. Elle est le potier. Et le potier a toujours la possibilité d'intervenir sur l'argile, même après que la matière soit formée. Il est donc de mon ressort de parvenir à "communiquer" avec l'énergie, à la reconnaître et à l'aimer. Et c'est lorsque j'entre dans cette dimension "amoureuse" que l'énergie me guide.

Pourquoi l'énergie s'est-elle faite potier ?

Pour aimer l'argile.

Mais si l'argile n'aime pas le portier, rien n'est possible.  

Comment identifier le potier ?

"L'homme qui connaît le Tao ne parle pas.
Celui qui en parle ne le connaît pas." Tao te King......

 1) Je n'ai pas les capacités intellectuelles pour répondre à la question de l'origine de tout.

2) Si malgré tout, je m'obstinais à vouloir y répondre, j'entrerais dans la dimension de l'obsession. Et l'obsession de par le rétrécissement du champ de vie qu'elle implique est à l'encontre de l'amour même de la vie. Donc, je me contente d'aimer ce qui m'est accessible. Et si un jour, à force d'aimer, une porte s'ouvre, j'irai voir de l'autre côté. 

La réponse ne se rendra de toute façon pas accessible. C'est aux hommes d'aller vers elle, telle qu'elle est. Ou de décliner l'offre.

Un alpiniste qui veut aller au sommet de l'Everest n'attend pas qu'il devienne plus accessible. L'ascension elle-même ne contiendrait plus aucun intérêt.

C'est d'ailleurs là que l'amour réel prend forme. Les choses sont ce qu'elles sont. Et je n'ai aucunement le droit de vouloir les changer pour qu'elles me deviennent accessibles. Je n'ai pas accès à la compréhension de l'origine de la vie mais il m'est par contre possible d'aimer cette vie et de l'honorer en cherchant à user au mieux de ce qu'elle a inséré en moi.

L'amour est le seul moyen d'ouvrir la porte. Bien au-delà même de la connaissance, de tous les livres, de toutes les philosophies, de toutes les théories. 

Stephen Hawking a dit d'ailleurs que sans l'amour de la vie, il n'aurait rien découvert. Et quand on connaît un peu le calvaire physique et moral de cet homme, on ne peut même pas imaginer à quel point il aime la vie....Et si cet amour a pu contribuer à l'étendue extraordinaire de ses découvertes, je veux bien apprendre à aimer jusqu'à mon dernier souffle. 



 

Yin yang

Mort provisoire (spiritualité/mort)

Par Le 25/01/2016

Certains chercheurs comme le Docteur Charbonier ne parlent plus d'expérience de "mort approchée" mais bien de "mort provisoire". 

En voici des témoignages. 

 

Elle est morte d’un cancer de stade 4 et est revenue avec un message incroyable

Par  | 20 janvier 2016

      

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Elle est morte d’un cancer

Elle est morte d’un cancer de stade 4 et est revenue avec un message incroyable

Les médecins n’avaient donné plus que quelques heures à vivre à Anita Moorjani lorsqu’elle est arrivée dans le coma, à l’hôpital dans la matinée du 2 février 2006. Alors que ses organes étaient défaillants, elle s’est sentie sortir de son corps et entrer dans une autre dimension, où elle a fait l’expérience d’une clarté exceptionnelle et la compréhension de sa vie et son but ici sur terre. Ce qu’elle a découvert dans cette dimension a donné un sens à sa vie, ce qui selon elle est la cause de sa guérison miraculeuse.

C’est de loin mon cas préféré d’expérience de mort imminente. Le message avec lequel elle est revenue m’a époustouflé et j’espère qu’il vous aidera à renouer avec la vérité autant que cela m’a aidé !

Appréciez ces fabuleuses vidéos qui décrivent son histoire.

45 secondes d’éternité – l’EMI de Nicole Dron

Elle est morte d’un cancer de stade 4:  Le cancer d’Anita Moorjani par thierry-delattre

Sandra Véringa

- See more at: http://www.espritsciencemetaphysiques.com/morte-d-un-cancer-de-stade-4.html#sthash.HwPf6h3Y.dpuf

Pour les abeilles (Nature)

Par Le 25/01/2016

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POUR UN MORATOIRE SUR LES PESTICIDES NEONICOTINOIDES

A l’attention du gouvernement et des parlementaires dans le cadre de la loi biodiversité

En transportant le pollen de fleurs en fleurs les insectes pollinisateurs assurent la reproduction des plantes dont les fruits et les légumes. Ils sont donc essentiels à notre alimentation. Pour la biodiversité comme pour notre propre survie, leur disparition serait dramatique. Or les pollinisateurs subissent de plein fouet l’utilisation massive des pesticides par l’agriculture. Dans certaines régions françaises ce sont trois colonies d’abeilles sur quatre qui disparaissent. Deux études publiées cette année confirment que les néonicotinoÏdes, peut-être la famille de pesticides la plus toxique, attaquent directement le système nerveux des pollinisateurs. Plus grave encore, une analyse scientifique mondiale de 2014 montre que ces insecticides, parmi les plus vendus, toucheraient un grand nombre d’espèces animales jusqu’à l’être humain. Des impacts sanitaires, notamment sur le cerveau en développement des enfants, sont suspectés par ces publications.

Il est donc urgent d’agir pour sauvegarder les abeilles et autres pollinisateurs, assurer notre sécurité alimentaire et préserver la santé humaine sur le long terme.

Par ma signature, J’APPELLE, en urgence, à un moratoire sur les pesticides néonicotinoïdes, mesure indispensable pour tenter de sauver les abeilles et autres pollinisateurs de leur disparition programmée.

Ce moratoire doit ensuite permettre au gouvernement français de continuer à porter cette cause sanitaire et environnementale majeure à l’échelle européenne, une fois les résultats des évaluations connus il pourra décider de l’avenir de ces substances.

Vous aussi vous pouvez changer la donne et arrêter ce scandale sanitaire. Signez et faites signer cette pétition.

 Pour connaître les suites données à ma signature, j'accepte de recevoir les informations de la Fondation Nicolas Hulot.


Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978, vous bénéficiez d'un droit d'accès, de rectification, d'opposition et de suppression des données qui vous concernent.

Pour l'exercer cliquez ici ou adressez-vous à la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme - 6 rue de l'Est - 92100 Boulogne-Billancourt.

Pour nous contacter cliquez ici

© CC0

 

La Fronde gronde (école)

Par Le 25/01/2016

APPEL NATIONAL POUR SAUVER L'ECOLE DE LA RÉPUBLIQUE
Comprenez bien !
La colère et l'exaspération grondent parmi les professeurs, sur les réseaux sociaux mais aussi dans les établissements scolaires. 
Elle gronde aussi chez les parents d'élèves. Elle gronde chez les universitaires et les intellectuels.

En témoigne l'appel national pour sauver l'école de la République, adressé à Monsieur le Président Hollande. Porté par deux cents cinquante signataires initiaux, parents d'élèves, professeurs du secondaire, universitaires, elle a recueilli plus de 3300 signatures en deux jours et demi. Son succès ne se dément pas...

La ministre de l'Éducation nationale ose en effet proclamer que sa réforme est destinée à lutter contre les inégalités et renforcer l'apprentissage des langues. La réalité est tout autre :
- Suppression des classes européennes, sauf pour les familles aisées qui pourront payer pour aller dans le privé.
- Suppression des classes bilangues (sauf pour les parisiens !) et donc quasi disparition de l'enseignement de l'allemand. 
- Diminution des heures de LV2 en 4eme et 3ème 
- Quasi disparition de l'enseignement des langues anciennes.
- Baisse des horaires d'enseignement notamment en français et en mathématiques.

Cette réforme est un désastre : elle signe la fin de l'école de Condorcet et de l'universalisme républicain. Elle accélère la baisse de l'offre publique d'instruction. Sur quatre ans un élève perdra 400 h de cours disciplinaires... Baisse des dotations horaires, suppression de postes d'enseignants.
Toute cette misère est camouflée par des dispositifs pédagogiques ronflants et l'abus, jusqu'à la nausée, d'un langage pédagogiste inspiré du management. De l'enfumage.

Cette réforme va accentuer les inégalités par l'autonomie accrue des établissements et créer des inégalités territoriales. Elle se traduira par une évasion toujours plus importante des classes favorisées vers le privé.

Antoine Desjardins, professeur de lettres modernes, cosignataire
Pour signer et lire l'appel :

Appel national pour sauver l'école de la République

 

https://www.change.org/p/monsieur-le-president-de-la-republique-appel-national-pour-sauver-l-%C3%A9cole-de-la-r%C3%A9publique?recruiter=37064256&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

 

Monsieur le Président de la République,


l’Ecole républicaine, héritière de Condorcet, de Guizot et de Ferry est le bien commun de tous les Français ; nous savons votre attachement à l’Education Nationale, vous qui en fîtes une question essentielle de votre campagne présidentielle de 2012. Nous nous permettons pourtant, enseignantes et enseignants, parents d’élèves de vous interpeller sur la réforme du collège. La réforme décrétée et impulsée par Madame la Ministre de l’Education Nationale entend lutter contre l’échec scolaire au collège, permettre une plus juste égalité des chances dans un souci d’émancipation individuelle et collective des élèves, susciter le goût d’apprendre chez ces derniers. S’il ne revient à personne ici de contester de telles légitimes ambitions qui font consensus pour l’ensemble des acteurs, la réforme 2016 ne produira pas hélas les effets attendus. Derrière ces grands principes fédérateurs se cache une réalité très différente. L’autonomie, pilier de la réforme, induit un système éducatif éclaté, le centre de gravité décisionnel devient l’établissement tant pour définir des programmes enseignés, rebaptisés curricula, que pour les modalités de l’évaluation voire la déclinaison horaire des enseignements.


La réforme entraîne la diminution des horaires disciplinaires pour permettre la mise en place des enseignements complémentaires sous deux formes : l’accompagnement personnalisé ou AP et les enseignements interdisciplinaires ou EPI. Les élèves de sixième n’auront que l’AP prélevé sur les horaires disciplinaires à raison de trois heures hebdomadaires, les élèves à partir de la cinquième conserveront une heure d’AP et feront deux heures d’EPI retranchés sur les horaires d’enseignement de ces mêmes disciplines. En outre, des options et des dispositifs disparaissent comme les classes européennes qui permettent à 10% des élèves d’avoir deux heures de langues en plus en 4° et en 3° et la découverte professionnelle destinée à préparer l’avenir professionnel durant trois heures hebdomadaires. Les options soit langues anciennes, soit langues régionales deviennent des enseignements de complément qu’il ne sera pas possible de proposer partout, d’autant que les horaires hebdomadaires diminuent passant de trois heures à deux heures. Les classes bilangues notamment en allemand, cas particulier, sont parfois maintenues mais dans un cadre horaire contraint et dans des conditions draconiennes qui augurent mal de leur avenir. Par ailleurs, la réforme s’appliquera sur les quatre niveaux du collège et posera des problèmes de continuité aux élèves en cours de scolarité, dont les programmes seront caducs à la rentrée 2016. Cette réforme entraîne une baisse de l’offre de formation et la suppression d’un cadre national.


Vous aviez voulu, Monsieur le Président, privilégier le dialogue social pour promouvoir les réformes, force est de constater qu’il n’existe pas au sein de notre institution. Depuis des mois, la Ministre reste sourde à la contestation, refusant de rencontrer les représentants des principales organisations syndicales opposées à la réforme. Sachez que des tensions inédites naissent au sein des établissements entre enseignants eux-mêmes, enseignants et personnels de direction d’autre part. Nous oscillons entre colère, désarroi et abattement, car nous avons le sentiment d’avoir été injustement désignés comme responsables de l'augmentation des inégalités sociales et culturelles dans une société fracturée et fragilisée. Le temps pédagogique n’est pas le temps politique ! Sachez qu’à la rentrée prochaine un enseignant de collège devra s’approprier la réforme des organisations du collège, la refonte complète de tous les programmes pour tous les niveaux, assimiler leurs logiques curriculaires, concevoir dans le même temps des enseignements aussi complexes que l’AP et l’EPI, intégrer dans sa pratique les nouvelles modalités de l’évaluation. Personne rue de Grenelle ne semble prendre conscience de la charge de travail qui sera exigée des enseignants désormais taillables et corvéables à merci sans revalorisation des salaires ! Cette mise en œuvre hâtive, bâclée, impulsée autoritairement voue la réforme à l’échec !


Pourtant en 2012, vous aviez souhaité que votre quinquennat scelle la réconciliation de tous les Français ; c’est donc vers vous que nous nous tournons au risque pour nous signataires d’encourir les sanctions de notre hiérarchie rectorale qui multiplie intimidations et sanctions disciplinaires contre les opposants à la réforme. Si votre élection suscita en 2012 espoir et confiance, en 2016 la salle des professeurs chavire entre désespoir et vif mécontentement. Il est encore temps de renouer le fil du dialogue qui menace de se rompre définitivement. 

 


Monsieur le Président, on reconnaît le grand homme d’Etat à ses audaces, alors élevez-vous au-dessus de nous tous, vous l’arbitre national ! Abrogez ce décret et reconstruisons ensemble une autre réforme pour le collège. 

 


Comptant sur la justesse de votre jugement, veuillez recevoir, Monsieur le Président de la République, l'expression de nos salutations respectueuses, républicaines et laïques.


Signataires :


Christophe GAUTHIER, professeur d'histoire et de géographie, académie de Bordeaux
Audrey ADHEMAR, professeur de lettres classiques, Arelacler, académie de Clermont-Ferrand Marie Thérèse ALONSO, professeur d'espagnol, académie de Bordeaux 

Nadine ALVARO Y FUENTES, professeur des écoles, académie de Caen

Nathalie ANDREU, parent d'élèves, académie d'Orléans-Tours

Vera ANTOLINI, guide-conférencier, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Catherine ARQUILLIERE, professeur de lettres modernes, académie de Clermont-Ferrand

Association Les Immortels : défense et promotion des langues et des cultures de l'Antiquité

Frédéric AURIA, professeur d'allemand, académie de Lyon

Sarah AUSSEIL, professeur de lettres modernes, académie de Montpellier

Quentin BAMMEY, normalien à l'ENS Lyon, académie de Lyon

Alain BARNAUD, directeur d'école à la retraite, académie de La Réunion

Sylvain BARON, Secrétaire national des Décrocheurs, académie de Nice

Juliette BARRIAL, professeur de SVT, académie d'Amiens

Sonia BARTHELEMY, parent d'élèves, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Leïla BENHAMED, maman, académie de Grenoble

Astrid BERNAL, professeur d'histoire et de géographie, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Sandra BERTACCA, parent d'élèves, académie d'Aix-Marseille

Emmanuelle BERTHAUD, parent d'élèves, doctorante en philosophie du droit, académie de Clermont-Ferrand

Chantal BOCQUILLON, professeur de lettres classiques, académie de Nice

Christine BOMPARD, professeur d'anglais, Tunis

Loys BONOD, professeur de lettres classiques, académie de Paris

Marie BOSREDON, professeur des écoles et parent d'élèves, académie de Bordeaux

David BOUDON, parent d'élèves, académie de Clermont-Ferrand

Chantal BOUNIOL, parent d'élèves, académie de Nice

Xavier BOUSSANT, parent d'élève, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Hélène BOUVIER, professeur de lettres classiques, académie Nancy-Metz

Sandrine BOUYGUES, Conseillère principale d'éducation, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Karine BROSSAIS, professeur d'anglais, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Martine BUISSON, professeur d'allemand, académie de Clermont Ferrand

Frédéric BUISSONIERE, professeur de lettres classiques

Jean-François BUSSIERE, professeur d'histoire et de géographie, académie de Bordeaux

Véronique BUTREAU, professeur de lettres classiques, académie de Créteil
Isabelle CAMPION, professeur d'allemand, académie de Paris

Marie CAPBERN, professeur de lettres modernes, académie de Bordeaux

Sandra CARLADOUS, parent d'élèves, académie dAix-Marseille

Stéphanie CARNAZZA, professeur d'EPS, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI
Eric CHARAIX, professeur d'EPS, académie de Bordeaux

Yasmine CHARBONNIER, professeur des écoles, académie d'Amiens

Elsa CHASTANG, parent d'élèves, académie de Polynésie française, collectif L'EPI

Odile CHAUMETON, professeur retraité, grand-mère d'élève, académie de Nice

Stéphane CHECKOURI, enseignant du Premier degré, académie de La Réunion

Cécile CHEVILLOT, parent d'élèves, académie de Grenoble

Rolande CHIES, institutrice retraitée, La Réunion

Joëlle CHOUZY LEMUS, parent d'élèves, académie de Créteil

Edouard CISLO, chef d'établissement à la retraite, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Sylviane CISLO, agent administratif, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Estelle CLEMENT LORNE, professeur d'histoire et de géographie, académie de Grenoble

Geneviève CLEVIDY, parent d'élèves, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Sylvie CONGE, parent d'élèves, académie de Versailles

Nathalie CULLET, professeur de lettres classiques, collectif des Hauts Cantons contre la Réforme du collège, académie de Montpellier

Sandrine DAL MOLIN, parent d'élèves, académie de Dijon

Marie DAMOND, professeur de lettres classiques, académie d'Orléans-Tours

Didier DEBALS, professeur des écoles, parent d'élèves, académie de la Réunion

Karine DEBARGE, professeur d'anglais, académie d'Aix-Marseille

Katherine DEBERNE, parent d'élèves, académie d'Orléans-Tours

Colette DEBROISE, grand-parent d'élèves, académie d'Aix-Marseille

Anne DELORME, professeur de lettres classiques, académie de Lyon

Antoine DESJARDINS, professeur de lettres , académie de Versailles

Sandrine DE SOUSA, parent d'élèves, académie de Créteil

Cécile DIENER, professeur de lettres classiques, académie de Bordeaux

Valérie D'HONDT, professeur d'espagnol, académie de Lille 

Isabelle DIGNOCOURT, professeur de lettres classiques, académie de Lille

Anne-Sophie DUCATILLON, professeur de lettres classiques et parent d'élèves, académie de Lille

Chrystele DUCHATELET, parent d'élèves, académie de Reims

Cécile DULON, parent d'élève, académie de Bordeaux

Raphaël DUMAS, pharmacien, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Tatiana DUMAS, professeur de Lettres Modernes, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Françoise DUNOGUE, professeur d'histoire et de géographie, académie de La Réunion

Florence DURAND, étudiante en lettres classiques, académie de Lyon

A. DUROURE, professeur d'allemand, académie de Clermont-Ferrand

Philippe DUTARDE, professeur de mathématiques, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Sophie ESCORIZA, professeur d'espagnol, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Céline FABRE, professeur des écoles, académie de Nice

Didier FELTRIN, ancien professeur d'économie-gestion, académie de Toulouse

Myriam FERNANDEZ, parent d'élèves, académie de Montpellier

Clara FOREST, professeur de lettres classiques, académie de Versailles

Gael FRANK, professeur d'allemand, académie de Versailles

Thomas FRANTZ, étudiant en master de lettres classiques, académie d'Aix-Marseille

Emilia FRAPPAT-SANCHEZ, professeur d'espagnol, académie de Montpellier

Bernard EMONIN, professeur d'EPS, académie de Bordeaux

Alexandre FIEBIG, professeur de physique-chimie, académie de Créteil

Christelle FORLAY, professeur de lettres classiques, académie de Clermont-Ferrand

Catherine FOURGOUX, professeur et parent d'élèves, académie de Créteil

Xavier FOURNET, professeur de SVT, académie de Versailles

Juliette FOURNIER, étudiante, académie de Toulouse

Claudine FOURY, professeur de Lettres modernes, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Catherine FREART, professeur d'allemand, académie de Versailles

Dominique GAILLARD, parent d'élève, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Anne Sophie GALLAND, professeur de lettres classiques, académie de Clermont-Ferrand, collectif  L'EPI

Yann GARAVEL, professeur de lettres modernes, académie de Grenoble

Adeline GARLENQ, professeur de lettres classiques et maman, académie de Clermont-Ferrand

Catherine GAUTHIER, professeur de mathématiques, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Isabelle GAUTHIER, professeur d'allemand, académie de Bordeaux

François GERARD-DESPREZ, parent d'élèves, académie de Bordeaux

Sophie GILLET, professeur d'espagnol, académie de Montpellier

Céline GIRARD, parent d'élèves, académie de Créteil

Jean-Pierre GIRAUD, directeur hors classe honoraire, ancien conseiller pédagogique, académie de Grenoble

Cathy GLEIZE, parent d'élève, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Laurent GOLETTO, parent d'élèves, académie de Nice

Sandrine GOLETTO, maman, académie de Nice

Lionel GOSSE, professeur de technologie, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Laurence GRIT, professeur de lettres classiques, académie d'Orléans-Tours

Céline GUERIN, assistante maternelle, parent d'élèves, académie de Reims
Elise GUERRERI, professeur de lettres classiques, académie de Bordeaux

Françoise GUICHARD, retraitée, ex-professeur de lettres classiques en CPGE, académie d'Aix-Marseille

Martine GUILHOT, professeur d'allemand et parent d'élèves, académie de Toulouse

Christian HAMONEAU, professeur d'arts plastiques, académie de Bordeaux

Hélène HENRIOUD, professeur de SVT, académie de Besançon

Béatrice HERMESDORF, parent d'élèves, académie d'Aix-Marseille

Isabelle HIDDEN, parent d'élèves, académie de Lille

Catherine HUBY, professeur des écoles retraitée, académie de Grenoble

Véronique HULLAERT, professeur de lettres classiques, académie de Lille

Catherine ISEBE PHILIPPAT, parent d'élèves, académie de Grenoble

Bénédicte JANICKI, parent d'élèves, académie d'Amiens

Nicolas JERÔME, professeur de mathématiques, académie d'Aix-Marseille

Véronique JULLIARD, parent d'élève, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Anne Enora KERBOUC'H, parent d'élèves, académie de Rennes

Christine KERHOAS-KRIEGER, parent d'élèves, académie de Versailles

Sylvie KHALIFA, professeur d'arts plastiques, académie de Créteil

Mona-Lisa KHOURI, professeur d'anglais, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Anne KREMMER, professeur d'allemand , académie de Versailles

Emmanuelle LACHAUME, professeur de lettres classiques, présidente Arelacler, académie de Clermont-Ferrand 

Muriel LAFOND, professeur de lettres classiques, académie d'Orléans-Tours

Amaury LANGLAIS, parent d'élève, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Laurence LANGLOIS HERBELIN, parent d'élèves inquiète, académie de Rouen

Laurence LEBRAT, professeur des écoles, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Elise LECUYER, professeur d'allemand, académie de Caen

Anne LEFEBVRE, parent d'élève, académie de Paris

Benoît LEFEBVRE, professeur d'histoire géographie, académie de Créteil

Valérie LE MARTELOT, parent d'élèves, académie d'Aix-Marseille

Isabelle LENTZNER, professeur d'allemand, académie de Paris

Patrick LE RIGOLLEUR, professeur d'allemand, académie de La Réunion

David LETURCQ, étudiant, académie de Paris

Hélène LETURCQ, professeur des écoles, future maman d'élève, académie de Versailles

Catherine LEVEQUE, professeur des écoles, Midi-Pyrénées

Stanley LEVEQUE, parent d'élèves, académie des Antilles

Gaëlle LYAMOURI, professeur de lettres modernes, parent d'élèves, académie de Lille

Saïd LYAMOURI, parent d'élève, académie de Lille

Véronique MACHRIS, parent d'élèves, académie de Strasbourg

Thierry MARCHI, professeur de physique, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Françoise MARTIN, citoyenne préoccupée de l'avenir de l'Education Nationale

Isabelle MARTIN, parent d'élèves, académie de Strasbourg

Céline MARTINET, professeur de lettres modernes, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Mélanie MARTINEZ, professeur des écoles et parent d'élèves, académie de Versailles

Michel MARY, professeur de sciences physiques, ancien chef des travaux, académie de Lille

Romain MASSIE, professeur d'allemand, académie de Grenoble

Marie Vo MASURE ANDRIEUX, professeur de sciences physiques, académie de Lille

Karine MATORELL, professeur d'EPS, académie de Bordeaux

Anissa MERBAH, parent d'élèves, académie de Nice

Ghislaine MICHEL, parent d'élèves, académie de Grenoble

Anne MOIROUD, élue des parents d'élèves de l'école primaire nationale de Beaucaire, académie de Montpellier

Jeanne MORENS, professeur de lettres classiques, académie de Bordeaux

Franck MOULS, professeur de sciences physiques, académie de Créteil

Paul MÜLLER, élève ingénieur à Centrale Supélec, académie de Versailles

Audrey de NADAÏ, parent d'élèves, académie de Créteil

Régine NOVARINO, professeur de lettres classiques, académie de Toulouse

Marie OCANA, professeur d'anglais, académie de Créteil

Serge OLLA, professeur des écoles, académie de Montpellier

Alex PANETTA, étudiant, académie de Paris

Audrey PATRIARCA, parent d'élèves, académie de Créteil

Fabienne PENELOUX, professeur d'histoire géographie, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Christelle PERONNET, ATSEM, académie de Nice

Catherine PERRIN, enseignante

Caroline PEYRAS, parent d'élèves, académie de Bordeaux
Virginie PFEIFER, professeur de lettres classiques, académie de la Réunion

Isabelle PHILIPPON, parent d'élève, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Valérie PRADIER, enseignante ARES, académie de Bordeaux

Sylvain PUCCINI, professeur d'histoire et de géographie, académie de Clermont-Ferrand

Elodie QUINARD, parent d'élèves, académie d'Aix-Marseille

Agnès RABEYRIN, professeur de lettres classiques, académie de Clermont-Ferrand

Nathalie RAMEL, parent d'élèves, académie de Versailles

Aurélie REBOISSON, professeur d'histoire géographie, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Nathalie REGNAULT, parent d'élèves, académie de Nantes

Mickaël RENOUF, professeur de technologie, académie de Bordeaux

Claire REPITON, parent d'élèves, académie de Grenoble

Emmanuelle de RIBEROLLES, professeur de lettres modernes, académie d'Amiens

Sophie RICHER, professeur de Lettres modernes, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Julien RICHIR, parent d'élèves, académie de Lille

Audrey RIZZO, élue de parents d'élèves, académie de Nice
Gladys ROBERT, parent d'élèves, La Réunion

Sylvie ROCHE, Professeur documentaliste, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Daniel RUZE, professeur de physique, académie de Nancy-Metz

Audrey SABARDEIL, enseignante, académie d'Aix-Marseille

Céline SANCHEZ, parent d'élèves, académie de Montpellier

Isabel SANCHEZ, professeur d'espagnol, académie de Montpellier

Anne SAVOIE, parent de 3 enfants encore en Primaire inquiète pour leur avenir et hostile à la réforme des écoles, académie de Grenoble

Karen SCHNEIDER, Professeur des écoles Association Autonome des Parents d'Elèves, académie de Créteil

Marion SENAFFE, professeur des écoles, académie de Lyon

Christophe SIBILLE, professeur musique et théâtre, ESPE CVL, site de Châteauroux

Angélique SICARD, professeur des écoles, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Laure SICARD, professeur de mathématiques, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Patricia SIMON, professeur de mathématiques , académie de Bordeaux

Cécilia SLACK-BERTRAND, professeur d'arts plastiques, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Catherine SORIN, professeur de lettres classiques, académie de Nantes
Céline SOTTOU HERVELIN, professeur de lettres classiques, académie de Bordeaux

Donate STINNER, professeur et parent d'élèves, académie de Strasbourg

Laurent TCHOBANIAN, parent d'élèves, académie d'Aix-Marseille

Sandra TEYSSON, professeur de lettres classiques, académie de Montpellier

Catherine de THEZY, parent d'élèves, académie de Versailles

Mylène THIVEL, parent d'élève, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Henry TILLY, Kinésithérapeute, académie de Clermont-Ferrand

Marlène TONDOUX, professeur de lettres modernes, collectif des Hauts Cantons contre la Réforme du collège, académie de Montpellier

Rachel TOURANCHE, professeur de lettres modernes, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Karine TUALLION, professeur des écoles et parent d'élèves, académie de Besançon

Marion VAILLANT, parent d'élèves, académie d'Amiens

Alain VALBERT, professeur d'EPS à la retraite, académie de Clermont-Ferrand, collectif L'EPI

Caroline VALETTE, parent d'élèves, académie de Dijon

Agnès VENET, parent d'élèves, académie de Grenoble

Menno VERHEIJ, parent d'élèves, académie de Lille

Claire VERNISSE, professeur d'allemand, académie de Montpellier

Elodie VINCENT, parent d'élèves, académie de Lille

Sabine WILLEM, professeur de lettres classiques en classes préparatoires, académie de Paris

Virginie ZAMORA, professeur des écoles, académie d'Aix-Marseille

Yaël ZANA, professeur spécialisé en ULIS, académie de Lyon

 

ADRESSÉE À

Monsieur le President de la Republique

Appel national pour sauver l'école de la République

Le Graal (sexualité sacrée)

Par Le 22/01/2016

Bon, ça doit bien faire une vingtaine d'études ou d'articles que j'ai lus sur le "pourquoi" de l'orgasme féminin et donc, personne n'a de réponse définitivement validée.

Mais là, c'est dans le domaine "scientifique" et ce qui est flagrant dans absolument toutes les études que j'ai lues, c'est qu'il n'y a aucune trace de toute forme de "spiritualité". 


On pourra dire que c'est logique étant donné qu'il s'agit de scientifiques.

Sauf que pour beaucoup de Peuples Racines, (de ceux que je connais par les livres en tout cas), il est absolument absurde d'ignorer la dimension spirituelle dans l'étude de la vie. Alors dans la sexualité d'autant plus.
.........
Et donc, on retrouve ici, dans la recherche scientifique, cet épouvantable scission entre l'intellect et l'esprit. 
..........
Finalement, ça m'arrange, égoïstement.
Je vais pouvoir développer ce que j'en pense dans le roman en cours.
...........
Par contre, il faut que je prévienne le Roi Arthur que le Graal n'est ni un vase, ni une pierre incandescente, ni un clou rouillé....


 

Sur l'orgasme féminin (3) (sexualité sacrée)

Par Le 22/01/2016

Avatar de Peggy Sastre

Par 
sexe, science et al.

LE PLUS. "Tout sur l'orgasme", "trucs et astuces pour atteindre le septième ciel"... c'est sûr, cet été, les magazines féminins ne vont pas vous lâcher. Loin de ces pseudo-conseils, un débat se joue dans la communauté scientifique : l'orgasme féminin a-t-il ou non été sélectionné par l'évolution et si c'est le cas, dans quel but ? Peggy Sastre, auteur de "No Sex" et "Ex utero" (La Musardine) fait le point pour Le Plus.

Édité par Amandine Schmitt  Auteur parrainé par Mélissa Bounoua

Orgasme (jayne vidheecharoen/CC/Flickr.com).

Orgasme (jayne vidheecharoen/CC/Flickr.com).

 

Chez les spécialistes de l'évolution de la sexualité humaine, la question de l'orgasme féminin est peut-être la plus problématique. Si, du côté masculin, l'équation orgasme = éjaculation = reproduction est on ne peut plus évidente, chez les femmes, les scientifiques s'écharpent gentiment depuis plusieurs dizaines d'années.

 

L'orgasme féminin a-t-il été sélectionné par l'évolution ?

 

À ma droite (cette classification est arbitraire et n'a rien à voir avec de putatives convictions politiques, je vous assure), vous avez les partisans de l'orgasme féminin comme "sous-produit" évolutif. Dans le vocabulaire évolutionnaire, un sous-produit (parfois appelé écoinçon ou trompe chez les amoureux des métaphores architecturales) est un trait phénotypique qui n'est pas un produit direct de la sélection naturelle, mais tient plutôt d'une conséquence secondaire d'une autre adaptation.

 

Ici, l'orgasme féminin n'aurait donc aucune fonction évolutive en lui-même, mais existerait simplement parce que les femmes partagent certains stades précoces de leur ontogenèse avec les hommes, chez qui l'orgasme correspond à une réelle adaptation. En d'autres termes, vu que le clitoris et le pénis sont formés des mêmes tissus lors du développement embryonnaire, la sélection aurait pu agir "en premier" sur la jouissance pénienne et faire hériter aux femmes de cette capacité d’excitabilité des tissus sexuels comme d'un bonus "vestigial".

 

À ma gauche, d'autres chercheurs estiment par contre que l'orgasme féminin a bien été forgé par l'évolution pour un but précis et propre (dans le sens de "qui lui appartient exclusivement ou en particulier", là encore, je vous garantis qu'il n'y a aucune considération hygiénique dans mes propos), à savoir : répondre aux besoins de la "sélection de partenaire".

 

Dans ce cas, la capacité orgasmique des femmes leur permettrait de choisir entre différents mâles et de sélectionner le "bon", soit dans une logique à long-terme (hypothèse dite du "lien conjugal", la femme va rechercher le meilleur père possible pour sa progéniture, ie. celui qui lui garantit le meilleurinvestissement parental), soit tout simplement le meilleur géniteur possible, en se focalisant sur des paramètres plus "terre à terre" comme la santé, la force physique, etc. (qu'importe si monsieur est encore dans les parages neuf mois plus tard, il aura transmis suffisamment de bon gènes à sa progéniture pour lui donner une chance de survivre et de se reproduire à son tour).

 

Et si l'orgasme était évolutivement superflu ?

 

Il y a encore une petite dizaine d'années, peu ou prou, c'était cette seconde interprétation qui prévalait dans la communauté scientifique. On mettait par exemple en avant le fait que les contractions de l'utérus et des trompes provoquées par un orgasme pouvaient favoriser la fécondation en faisant office de véritable aspirateur à sperme.

 

En effet, en inversant la pression utérine de l'extérieur vers l'intérieur, l'orgasme éviterait aux spermatozoïdes d'être expulsés du vagin et les aiderait ainsi a terminer tranquillou leur course vers l'ovule. De même, certaines études ont aussi montré que les sécrétions de prolactine déclenchées par l'orgasme peuvent "doper" les gamètes masculins, et que les femmes jouissent davantage pendant leur période fertile, soit là où le risque de fécondation est le plus élevé.

 

Mais en 2005, toutes ces belles certitudes (ou du moins, ces belles hypothèses vérifiées par de belles données factuelles) se sont effondrées avec la publication de "The case of the female orgasm: Bias in the science of evolution", une petite bombe rédigée par Elisabeth Lloyd.

 

Patiemment, scrupuleusement et surtout honnêtement, Lloyd y fourbissait les armes des partisans du "sous-produit" en montrant comment de nombreuses études attestant du caractère adaptatif "direct" de l'orgasme féminin ne tenaient pas la route, mais aussi comment d'autres recherches pouvaient soutenir l'idée d'un orgasme évolutivement inutile ou superflu. En particulier, ces études attestent de l'extrême variabilité de la capacité orgasmique féminine et montrent que l'anorgasmie, anciennement "frigidité", toucherait entre une femme sur trois et une femme sur quatre – des chiffres qui coïncident a priori assez mal avec un intérêt évolutif direct de l'orgasme féminin.

 

Une base génétique à la frigidité

 

Par exemple, une équipe dirigée par Kate Dunn de l’Unité d’épidémiologie génétique et de recherche sur les jumeaux de l’Hôpital Saint-Thomas, à Londres, avait recruté environ 4000 femmes, dont 683 paires de jumelles monozygotes et 714 paires de jumelles dizygotes. Chacune d’elles devait remplir un questionnaire sur leurs orgasmes et un tiers des femmes ainsi interrogées avait révélé ne jamais ressentir de plaisir. En comparant les réponses des vraies jumelles (qui partagent 100 % de leurs gènes) aux fausses (qui n’en partagent que 50 %) et au reste de la population, Kate Dunn avait conclu à l’existence d’une base génétique à cette frigidité : environ 34 % des différences entre les femmes dans l’anorgasmie pendant l’acte sexuel s’expliquant par les gènes, avec un chiffre grimpant même à 45 % pour l’anorgasmie clitoridienne.

 

Comme le relevait Kate Dunn :

 

"nos données suggèrent que les différences de capacité des femmes à avoir un orgasme possèdent une base biologique, et donc une possible base évolutive. Les variations de cette fonction sexuelle ne peuvent s’expliquer uniquement par des facteurs culturels, même si ceux-ci semblent jouer également un rôle important".

 

Mais si on considérait comme acquise l'hypothèse de l'adaptivité directe de l'orgasme féminin, ces observations n'avait aucun sens. Pour qu’un gène se reproduise dans une population, il est censé apporter un avantage sélectif à son porteur : quel peut-il être dans le cas de l’absence d’orgasme ? Par contre, si on estime que l’orgasme féminin n'est pas la véritable cible de la sélection et de l’adaptation, les gènes de l’anorgasmie ne relèvent plus du mystère.

 

L'orgasme comme élément du choix sexuel féminin ?

 

Il y a quelques semaines, le débat est reparti de plus belle avec la publication, là encore, d'une honnête, scrupuleuse et patiente synthèsede nos connaissances actuelles en matière d'orgasme féminin, et de ses liens directs ou indirects avec la sélection naturelle. En passant en revue les forces en présence, un anthropologue (David Puts) et deux psychologues (Khytam Dawood et Lisa Welling) de l'Université de Penn State, estiment que l'hypothèse du sous-produit n'a pas forcément gagné – entre autres, parce que plus de 50 articles sur le sujet sont parus depuis la remise à plat de Lloyd, et qu'ils ont tous, c'est ça aussi les merveilles de la méthode scientifique, bien intégré ses remarques et autres reproches méthodiques.

 

En effet, si on fait aujourd'hui le compte des prédictions correspondantes aux deux hypothèses et des données factuelles les supportant, l'adaptativité directe de l'orgasme féminin a une jolie longueur d'avance. Elle se voit, entre autres, dans les observations d'espèces animales non-humaines, où les femelles manifestent des orgasmes très semblables aux nôtres – c'est le cas des macaques rhésus ou des macaques à face rouge – et qui semblent se moduler en fonction des mâles en présence : ce qui conforme l'hypothèse de l'orgasme comme élément du choix sexuel féminin. Chez les macaques japonais ou les babouins de guinée, les femelles jouissent par exemple davantage quand elle s'accouplent avec des mâles d'un rang social plus élevé ou qui sont déjà grimpés sur de nombreuses femelles (selon la logique : si mes copines se sont laissé faire, c'est bien que tu dois avoir un intérêt quelconque), ou encore quand elles sont en pleine phase fertile.

 

"L'orgasme féminin", concluent les chercheurs "semble complexe et fonctionnel, mais n'est pas vestigial comme le prédit l'hypothèse du sous-produit. De plus, les variations dans les capacités orgasmiques masculine et féminine résultent visiblement de la variation de différents ensembles de gènes, ce qui contredit aussi apparemment l'hypothèse du sous-produit".

 

Adieu "l'énigme" de l'orgasme féminin

 

Pour asseoir encore un peu plus l'idée que l'orgasme féminin a été sélectionné par l'évolution parce qu'il permet aux femmes de mieux s'accoupler, quelques paramètres restent encore à étudier : quels variables peuvent prédire l’occurrence de l'orgasme féminin ? Une femme a-t-elle plus de chances de jouir quand son partenaire manifeste de bons indices génétiques, ou lorsqu'il laisse entendre qu'il sera un bon père ? L'orgasme incite-t-il les femmes à tomber amoureuses de ceux qui les leur "procurent" ou d'être davantage attirées sexuellement par eux ? Ou, tout "simplement" : existe-t-il plusieurs types d'orgasmes, avec différentes fonctions ?

 

C'est sur toutes ces questions, et sur d'autres encore, que les scientifiques de l'avenir devront se pencher, collecter un maximum de données mesurables et réplicables, parfaire encore et encore leurs méthodes, élargir et diversifier le plus possible leurs cohortes, etc. s'ils veulent, un jour, arriver à tuer enfin "l'énigme" de l'orgasme féminin, ce bon vieux cliché qui ne profite à personne, si ce n'est à quelques charlatans.

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