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Sur les auras (spiritualité)

Par Le 13/01/2016

 

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Sur les auras : "Il est curieux de constater que certaines tournures de phrases communes : une "humeur noire », « une peur bleue », « se fâcher tout rouge », « jaunir de jalousie », "être rouge de honte", "rire jaune", "voir la vie en rose", être blanc comme un linge", etc…, indiquent fort précisément l’aura de la personne souffrant de ces humeurs ! Les peuples qui ont imaginé ces adages voyaient manifestement l’aura, consciemment ou non."

La couleur rose de l'aura chez l'adulte indique une certaine immaturité, voire infantilisme : "Voir la vie en rose...." Ce qui n'est pas nécessairement néfaste...Si c'est conscientisé.

 

 

  https://fr.wikihow.com/voir-les-auras

 

3 méthodes:Comprendre les aurasVoir les aurasPurifier votre aura

Les possibilités de voir des choses en regardant l'aura d'une personne sont infinies. Apprendre à lire et projeter votre propre aura peut être important pour votre santé physique, émotionnelle et spirituelle. Vous n'avez pas besoin d'être mystique pour en lire une. En réalité, les gens croient que nous sommes tous capables de les lire et que nous pouvions facilement les voir lorsque nous étions enfants. Lisez les étapes suivantes pour éveiller votre capacité à les voir.

Méthode 1 sur 3: Comprendre les auras

  1. Image intitulée See Auras Step 1

    1

    Ayez une définition claire. Même si l'on pense généralement que les auras sont des atmosphères distinctes qui entourent une personne, vous devez comprendre qu'elles sont plus précises que cela. Certaines personnes considèrent qu'elles sont faites de vibrations, des vibrations électrophotoniques qui sont générées en réponse à un genre d'excitation externe. La clé de l'aura est qu'elle contient des informations à propos de l'essence d'une personne ou d'un objet qu'elle entoure.

  2. Image intitulée See Auras Step 2

    2

    Comprenez cette science. Les auras autour des humains sont en partie composées de radiations électromagnétiques qu'on trouve dans les micro-ondes et de radiations infrarouges à basse fréquence ainsi que de rayons ultraviolets à haute fréquence. Le rayon ultraviolet est plus lié à notre activité consciente (la réflexion, la création, l'intentionnalité, les émotions et le sens de l'humour) et est la partie qui peut être vue à l'œil nu.
    • Les énergies électromagnétiques de l'aura entourent le corps en une forme ovale. Cet « œuf aurique » émet de 60 cm à 1 mètre de chaque côté de notre corps. Il s'étend au-dessus de la tête et sous les pieds, dans le sol.

      Image intitulée See Auras Step 2Bullet1

  3. Image intitulée See Auras Step 3

    3

    Apprenez les niveaux. L'aura possède sept niveaux (aussi appelés couches ou corps auriques) et ces niveaux correspondent aux sept chakras du corps. Chaque niveau a sa propre fréquence, mais il est aussi relié aux autres niveaux qui l'entourent et les affectent. En conséquence, si un niveau est déséquilibré, tous les autres niveaux peuvent aussi l'être.
    • Le niveau physique. À ce niveau, on n'a besoin que de confort physique, de santé et de plaisir.

      Image intitulée See Auras Step 3Bullet1

    • Le niveau éthérique. À ce niveau, on a besoin de s'accepter et de s'aimer soi-même.

      Image intitulée See Auras Step 3Bullet2

    • Le niveau vital. À ce niveau, on doit comprendre les situations de façon claire, rationnelle et linéaire.

      Image intitulée See Auras Step 3Bullet3

    • Le niveau astral. À ce niveau, on recherche les interactions sentimentales avec la famille et les amis.

      Image intitulée See Auras Step 3Bullet4

    • Le niveau mental inférieur. À ce niveau, on a besoin de s'aligner avec notre volonté divine et de s'engager à dire la vérité et à la suivre.

      Image intitulée See Auras Step 3Bullet5

    • Le niveau mental supérieur. À ce niveau, on doit connaître l'amour divin ainsi qu'une extase spirituelle.

      Image intitulée See Auras Step 3Bullet6

    • Le niveau spirituel (intuitif). À ce niveau, on a besoin de se connecter à l'esprit divin et de comprendre les principales caractéristiques universelles.

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  4. Image intitulée See Auras Step 4

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    Appréciez le bénéfice de voir des auras. Apprendre à voir l'aura d'une personne peut vous en dire beaucoup sur cette personne et sa personnalité. Apprendre à voir votre propre aura peut vous inspirer pour changer et améliorer les signaux que vous envoyez.
    • Démasquez un menteur. Les auras peuvent être contrefaites. Si quelqu'un est malhonnête avec vous, vous pourrez le savoir en « écoutant » ses pensées à travers son aura.

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    • Récoltez des indices sur la nature de quelqu'un. Une aura brillante et propre indique qu'une personne est bonne et avancée spirituellement parlant. Une aura sombre et grise révèle qu'une personne a des intentions pas très nettes. Quelqu'un qui se présente comme un maître spirituel, un gourou ou une autre sorte de leader spirituel ou de guide doit avoir un halo doré clairement dessiné autour de sa tête.

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    • Diagnostiquez les maladies. Lire les auras vous permet de détecter un problème dans un corps avant même l'apparition de symptômes physiques.

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    • Améliorez votre croissance personnelle. Lire les auras peut augmenter la conscience, aider dans le développement spirituel et renforcer votre conscience du monde naturel.
  5. Image intitulée See Auras Step 5

    5

    Étudiez les couleurs des auras et leurs significations. Il existe un large spectre de couleurs d'auras qui fournissent un message sur la personne ou l'objet qu'elles entourent. Même s'il y a beaucoup de variations avec chacune un message spécifique, voici les couleurs de base.
    • Le rouge. Le rouge se rapporte au cœur, à la circulation et au corps physique. Vu positivement, il peut indiquer un égo sain. D'un côté négatif, il évoque la colère, l'anxiété ou une nature rancunière.

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    • L'orange. L'orange est en relation avec les organes reproducteurs et les émotions. Vu positivement, il indique l'énergie et l'endurance, la productivité, la créativité, le côté aventureux, le courage et une nature extravertie et sociable. D'un point de vue négatif, il évoque un stress lié à l'appétit et aux addictions.

      Image intitulée See Auras Step 5Bullet2

    • Le jaune. Le jaune est lié à la rate et à l'énergie de vie. C'est la couleur de l'éveil, de l'intelligence, de l'inspiration ainsi que de l'action partagée, du côté joueur, de la créativité, d'une nature facile à vivre et optimiste. Cependant, un jaune lumineux peut indiquer la peur de perdre le contrôle, le respect, le prestige ou le pouvoir.

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    • Le vert. Le vert renvoie au cœur et aux poumons. Lorsqu'on le voit dans une aura, il représente généralement la croissance et l'équilibre et surtout, quelque chose qui mène au changement. Il parle d'amour des autres, de nature et d'animaux. Un vert forêt sombre et trouble indique le ressentiment, la jalousie, l'insécurité, le sentiment d'être victime et une mauvaise estime de soi.

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    • Le bleu. Le bleu est lié à la gorge et à la thyroïde. Ses associations positives donnent une nature aimante et attentionnée, l'intuition et la sensibilité. Les tons sombres du bleu indiquent la peur de s'exprimer, de l'avenir ou de faire face à la vérité ou de la dire.

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    • Le violet. Le violet est en relation avec la tête, la glande pinéale et le système nerveux. On la considère comme la couleur la plus sensible et la plus sage. C'est une couleur intuitive dans l'aura et elle révèle le pouvoir psychique de se réguler soi-même.

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    • L'argent. L'argent est la couleur de l'abondance physique et spirituelle.

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    • L'or. L'or indique la protection divine et l'illumination. Un individu qui a une aura dorée est guidé par le plus grand des biens.

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    • Le noir. Le noir attire ou repousse l'énergie, et la transforme. Généralement, il indique une incapacité sur le long terme à pardonner ou à laisser tomber les griefs et peut mener à des soucis de santé.

      Image intitulée See Auras Step 5Bullet9

    • Le blanc. Le blanc est l'état pur de la lumière et représente la vérité et la pureté. Cela peut signifier que les anges ne sont pas loin ou qu'une femme est ou sera bientôt enceinte.

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Méthode 2 sur 3: Voir les auras

  1. Image intitulée See Auras Step 6

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    Commencez par les sentir. S'entrainer à les sentir est une bonne façon de commencer à les voir. Cela signifie qu'il faut porter attention à ce que vous ressentez en la présence d'une personne. Prenez une profonde respiration, expirez, puis concentrez-vous sur les sensations physiques de votre corps et de vos réactions instinctives. Demandez-vous comment vous vous sentez en la présence de cette personne : nerveux ? serein ? agité ? Pensez à la couleur que vous attacheriez à cette personne. Lorsque vos capacités s'amélioreront, ressentir et voir les auras sera plus facile.

  2. Image intitulée See Auras Step 7

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    Développez votre vision périphérique. Notre vision périphérique est moins abimée que la partie centrale de notre rétine et contient des cellules photosensibles plus saines. Par ailleurs, puisque nous avons entrainé notre vision centrale à être utilisée d'une certaine façon, il peut être difficile de faire appel à elle pour voir de cette nouvelle façon. Vous entrainer à vous concentrer sur un point pendant 30 à 60 secondes est un exercice simple que vous pouvez faire. Cela améliorera votre sensibilité à la lumière.

  3. Image intitulée See Auras Step 8

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    Soyez à l'écoute des couleurs. Vous entrainer avec des couleurs lumineuses ou primaires peut vous aider à développer votre capacité à voir les auras. Couvrez un livre de papier bleu ou rouge et posez-le verticalement sur une table à quelques dizaines de centimètres de vous. Assurez-vous que le mur derrière le livre est blanc ou neutre et que la lumière de la pièce est douce sans être faible. Fermez vos yeux, prenez quelques respirations profondes, relaxez-vous, ouvrez vos yeux et regardez le livre. Ne vous concentrez pas sur le livre, mais regardez plutôt un peu à côté et derrière lui. Après un moment, vous verrez une aura fine et pâle sortir du livre : elle passera au jaune lumineux ou au vert pendant que vous maintiendrez légèrement votre concentration.
    • Lorsque vous serez à l'aise avec un livre, essayez d'en couvrir plusieurs avec différentes couleurs de papier. Lorsque vous verrez mieux les couleurs, continuez en utilisant des plantes, des animaux, puis des personnes.

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    • Généralement, c'est normal de cligner des yeux rapidement pendant cet exercice. L'aura disparaîtra peut-être pendant une seconde lorsque vous le ferez, mais elle réapparaîtra rapidement si vous restez concentré et détendu.

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    • Continuez de vous entrainer pour vous habituer à la manière dont vos yeux conservent cette concentration constante. Ne forcez pas sur vos yeux et ne les tendez pas. C'est valable pour votre front.
  4. Image intitulée See Auras Step 9

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    Apprenez à voir. Demandez à un partenaire de se tenir à 50 centimètres d'un mur blanc dans une pièce qui n'est pas trop éclairée. Regardez le mur derrière cette personne et à quelques centimètres à côté d'elle. Ne la regardez pas, sinon, vous perdrez l'image de l'aura. Au lieu de cela, regardez derrière elle et essayez de remarquer une zone autour d'elle où le fond du mur semble plus clair que le reste. Essayez de voir la couleur, demandez-vous quelle couleur vous utiliseriez pour décrire cette zone.
    • Une fois que vous avez identifié la couleur, vous pouvez demander à votre partenaire de se balancer de droite à gauche. Son champ énergétique devrait bouger avec lui.

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    • Si vous avez vu des couleurs différentes à certains endroits dans l'aura de cette personne, ce n'est pas forcément que vos yeux vous ont trahi : une aura peut avoir plusieurs couleurs en fonction de ce qui se passe dans différentes zones du corps d'une personne.[1]

      Image intitulée See Auras Step 9Bullet2

    • Entrainez-vous seulement quelques minutes par œil et évitez de vous forcer. Chaque personne développe ses dons à son rythme.

      Image intitulée See Auras Step 9Bullet3

    • La brillance de l'aura d'une personne dépend beaucoup de sa façon de se sentir. Si elle est heureuse et pleine de vie, son aura est plus forte, plus grande et plus brillante. Essayez de passer la chanson préférée de votre partenaire pour énergiser son aura et la rendre plus facile à voir.

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  5. Image intitulée See Auras Step 10

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    Entrainez-vous sur vous-même. Asseyez-vous dans une pièce légèrement éclairée et détendez-vous. Prenez quelques respirations profondes. Programmez votre esprit pour voir votre propre aura et concentrez-vous sur cet objectif. C'est important que vous croyiez pouvoir le faire. Faites toucher vos index, frottez-les ensemble et collez-les l'un contre l'autre. L'aura est « collante » et une fois qu'un doigt collera à un autre, l'énergie les « maintiendra » ensemble. Maintenant, concentrez-vous sur la zone entre les doigts, tout en continuant de les frotter. Après un instant, séparez vos doigts en laissant environ 1 cm entre eux. Concentrez-vous sur l'espace entre eux et voyez si vous pouvez voir une brume colorée, de la fumée ou un brouillard entre vos doigts.
    • Avec un entrainement continu, l'aura sera de plus en plus nette et facile à voir. Lorsque ce sera le cas, répétez l'exercice avec vos mains en les frottant ensemble et en les séparant pour voir l'aura qui est entre elles.

Méthode 3 sur 3: Purifier votre aura

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    Sachez quand il est temps de la purifier. Nous prenons l'énergie des autres sans même en avoir conscience. Lorsque ces énergies sont négatives, elles affectent négativement notre aura. Vous avez peut-être vécu cette expérience : vous êtes de bonne humeur et vous allez passer un moment avec un ami. Vous passez une bonne soirée, mais à un moment vous réalisez que vous vous sentez agacé et anxieux. Lorsque vous rentrez chez vous, vous êtes totalement de mauvaise humeur et vous ne savez pas vraiment pourquoi. Une telle situation signifie que vous devez purifier votre aura. Même si elle ne semble pas déséquilibrée, c'est une bonne idée de la purifier régulièrement pour libérer les énergies négatives.

  2. Image intitulée See Auras Step 12

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    Purifiez votre aura. Concentrez-vous sur le chakra-racine à la base de votre colonne vertébrale qui est associé à la couleur rouge. Visualisez-le ancré dans le sol par une lumière rouge qui s'étend sous lui. Puis, visualisez-vous, engouffré dans une douche d'or brillant irradiant directement du soleil. Puis, visualisez une lumière violette s'étendant depuis la plante de vos pieds jusqu'au sommet de votre crâne. Voyez et ressentez-la comme une couverture chaude et protectrice et croyez qu'elle peut guérir et protéger les trous de votre aura. À ce stade, le processus de purification et de guérison a commencé et vous devriez vous sentir plus fort, plus en paix, relâchant l'énergie négative. Méditez là-dessus pendant un moment. Lorsque vous vous sentirez à l'aise, imaginez une lumière blanche entourant votre aura purifiée pour plus de protection.

  3. 3

    Protégez votre aura. Vous pouvez prendre d'autres dispositions pour protéger et renforcer votre aura : elles incluent les massages, le bouclier, le coupage de cordes et l'intervention divine.
    • Essayez la guérison par l'énergie du Reiki. Cette thérapie à base de touches lumineuses augmente le flux énergétique en vous aidant à éliminer le chi stagnant ou bloqué. Celui qui pratique le Reiki agit comme un medium pour recevoir l'énergie divine et la canaliser vers votre champ énergétique où il repoussera le chi bloqué pour prévenir d'éventuels dysfonctionnements mentaux, émotionnels, physiques ou spirituels.

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    • Créez un bouclier. Visualisez une bulle ou un cocon de lumière blanche qui vous enveloppe. Ce bouclier de protection peut repousser n'importe quelle pensée ou sentiment négatif ou attaques psychiques dirigées contre vous et éviter que les énergies vampires vous épuisent.

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    • Coupez la corde. Des cordes d'énergie invisibles peuvent émaner de vous et s'attacher à une autre personne, un autre objet, un autre endroit ou une autre situation. Tandis que les cordes d'amour positives ne peuvent pas être coupées, les cordes éthériques basées sur la peur peuvent être tranchées afin de prévenir d'éventuelles pertes d'énergie. Faites appel à l'archange Michel pour qu'il utilise son épée pour couper les cordes négatives ou visualisez une épée laser en cristal qui les coupe.
    • Demandez une aide angélique. Appelez des anges pour vous aider : ils sont toujours disponibles pour vous aider, mais doivent être invités avant de pouvoir intervenir. Demandez à l'archange Michel de couper vos cordes négatives, à l'archange Raphaël de remplir des déserts énergétiques de lumière verte et à l'archange Métatron de nettoyer vos chakras.

Conseils

  • Détendez-vous, respirez profondément et concentrez-vous.
  • Ne forcez pas vos yeux.
  • Faites attention de rester discret lorsque vous regardez l'aura d'autres personnes : elles penseront que vous les fixez.

Sources et citations

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Détails de l'article

Catégories: Médecine alternative

Autres langues:

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La conscience de l'Homme (spiritualité)

Par Le 12/01/2016

Victor Hugo : tourner l’homme vers la conscience

 

https://mtgeneve.wordpress.com/2012/09/27/victor-hugo-tourner-lhomme-vers-la-conscience/

Dans un discours prononcé en 1848 devant l’Assemblée nationale, Victor Hugo affirme que l’homme s’est trop tourné vers les valeurs matérielles et que son esprit doit revenir à la conscience, au beau, au juste et au vrai (extraits) :

« (…) Quel est le grand péril de la situation actuelle ?

L’ignorance. L’ignorance encore plus que la misère. L’ignorance qui nous déborde, qui nous assiège, qui nous investit de toutes parts. C’est à la faveur de l’ignorance que certaines doctrines fatales passent de l’esprit impitoyable des théoriciens dans le cerveau des multitudes. . . . On pourvoit à l’éclairage des villes, on allume tous les soirs, et on fait très bien, des réverbères dans les carrefours, dans les places publiques ; quand donc comprendra-t-on que la nuit peut se faire dans le monde moral et qu’il faut allumer des flambeaux dans les esprits ?

Oui, messieurs, j’y insiste. Un mal moral, un mal profond nous travaille et nous tourmente. Ce mal moral, cela est étrange à dire, n’est autre chose que l’excès des tendances matérielles. . . . la grande erreur de notre temps, ça a été de pencher, je dis plus, de courber l’esprit des hommes vers la recherche du bien matériel.

Il importe, messieurs, de remédier au mal ; il faut redresser pour ainsi dire l’esprit de l’homme ; il faut, et c’est la grande mission, la mission spéciale du ministère de l’instruction publique, il faut relever l’esprit de l’homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintéressé et le grand. C’est là, et seulement là, que vous trouverez la paix de l’homme avec lui-même et par conséquent la paix de l’homme avec la société. Pour arriver à ce but, messieurs, que faudrait-il faire ?

Il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies. Il faudrait multiplier les maisons d’études où l’on médite, où l’on s’instruit, où l’on se recueille, où l’on apprend quelque chose, où l’on devient meilleur ; en un mot, il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l’esprit du peuple ; car c’est par les ténèbres qu’on le perd. »

La technique de Méditation transcendantale, secret alors bien gardé dans l’Himalaya, n’était pas disponible du temps de Victor Hugo ; ce sont pourtant ses bienfaits profonds qu’il évoque sans le savoir.

Pour Victor Hugo, cherchant par ce discours de 1848 à convaincre l’Assemblée nationale de maintenir son budget pour la culture, la richesse intérieure se cultive par l’exercice de l’intellect, l’école, les cours d’université, les musées, les théâtres, la musique, etc. Exposer ainsi l’esprit à la beauté et à la vérité, le former à la logique est indiscutablement très positif et nécessaire, mais l’accomplissement de ce que souhaite Victor Hugo — une humanité plus consciente, plus juste, plus grande, ne peut naître d’une éducation intellectuelle uniquement, ne peut se réaliser seulement en exposant l’esprit à des stimuli extérieurs. Victor Hugo recommande d’ailleurs aussi dans ce discours une approche plus intérieure, encourageant aussi « méditation » et « recueillement. »

Il faut permettre à chaque être humain de s’ouvrir à ce qu’il est vraiment, à cette richesse intérieure illimitée qui réside au-delà de la pensée et des joies de l’intellect, des émotions ou des sens et les dépasse de loin en félicité. Dans l’expérience de la pure conscience, de l’Etre, du silence intérieur, nous nous ouvrons véritablement, en nous-mêmes, au beau, au juste, au vrai. Sur cette base, nous sommes mieux à mêmes d’apprécier la richesse des musées, des sciences, de la philosophie, comme le savent bien les artistes et les étudiants qui pratiquent la technique de MT.

Nos pensées, paroles et actions deviennent alors réellement « grandes et désintéressées » car elles naissent d’un contentement et d’une harmonie de plus en plus complets. Par le contact avec le Bien en soi, le beau en soi, le Juste en soi (pour reprendre les termes de Platon), chacun s’épanouit naturellement vers son plein potentiel, le stress disparaît et la société entière devient plus pacifique, progressive et harmonieuse.


 

Les divers Ministres qui se sont succédés ces dernières années ont certainement lu Victor Hugo et se sont ensuite concertés pour faire l'inverse de ce qu'il préconisait.

Le projet est évdient et très bien résumé par Albert Camus :  «Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude.» 

Modification du site.

Par Le 12/01/2016

Sur le site, il y un changement.

J'ai ajouté en haut à droite sur la page d'accueil une rubrique "derniers articles" pour éviter d'aller cliquer sur "Blog" pour y accéder. Les huit derniers articles seront affichés et il suffira de cliquer dessus pour ouvrir la page entière dans la catégorie "Blog".

En cliquant sur le mot "Accueil", vous revenez à la page initiale.

D'autre part, je continue à catégoriser les thèmes et à l'indiquer entre parenthèses sur chaque titre avec des "mots clés" (spiritualité, nature, politique, humanisme)...

Bon, vu qu'il y a maintenant 2700 articles, c'est long mais si vous allez dans le cadre "votre recherche" en haut à gauche et que vous tapez "conscience", par exemple, il y aura 46 résultats sur le blog et 1 page sur laquelle une bonne partie des articles est répertoriée sous forme de liens. 

Si vous tapez "spiritualité" dans le moteur de recherche, il y a actuellement 128 réponses.

Il me faudra du temps pour finaliser tout ça mais ça devenait nécessaire. 

KUNDALINI : étude et symptômes

Par Le 12/01/2016

 

 

Kundalini : Signes et Symptômes
Par El Collie, traduction Lune


De nombreuses personnes qui ont déclenché l'éveil de leur Kundalini de manière inopinée NE SAVENT PAS CE QUI LEUR ARRIVE. Et l'ignorance sociale dominante sur ce processus de transformation multidimensionnel rend difficile le fait de trouver des praticiens des médecines alternatives ou des conseillers spirituels qui reconnaissent les symptômes, en particulier quand ceux-ci sont fortement physiques. Beaucoup de personnes savent qu’une montée de Kundalini ouvre subitement la porte à toutes sortes de visions mystiques, paranormales et magiques, mais peu d’entre elles se rendent compte de l’impact dramatique qui peut se produire sur le corps. Un grand nombre de nos anciens abonnés à la lettre d’informations Shared Transformation nous ont rapporté de longs accès de maladie étrange aussi bien que radicale : mentale, émotionnelle, relationnelle, psychique, spirituelle et menant à des changements de style de vie. Encore et encore, nous entendons des histoires de frustration, parfois de visites désespérées chez les docteurs, guérisseurs, conseillers, etc., qui ne comprennent pas et ne sont pas capables de soigner la myriade de douleurs et de problèmes catalysés par une crise de Kundalini.
(…)

Voici les manifestations communes de la montée de Kundalini :

- Les muscles se crispent, crampes ou spasmes.

- Accroissement d’énergie ou immense électricité circulant dans tout le corps.

- Démangeaisons, vibrations, frissons, sensations de picotement ou d’engourdissement.

- Froid ou chaud intense.

- Mouvement involontaire du corps (se produit plus souvent pendant la méditation, pendant les moments de repos ou de sommeil) : spasmes, tremblements, sentiment d’une force intérieure qui pousse à se mettre dans des postures ou à faire des mouvements de manières inhabituelles. (Peuvent être le cas d’un mauvais diagnostic comme l’épilepsie ou le « syndrome des jambes sans repos » ou syndrome d'ekbom).

- Changements dans sa façon de s’alimenter et de dormir.

- Episodes d’extrême hyperactivité ou, au contraire, de fatigue extrême, (certaines victimes du syndrome de fatigue chronique ont expérimenté l’éveil de la Kundalini).

- Augmentation ou diminution des désirs sexuels.

- Maux de tête, sensation de pressions dans le crâne.

- Palpitations cardiaques, douleurs dans la poitrine.

- Problèmes du système digestif.

- Engourdissement ou douleur dans les membres (en particulier dans le pied et la jambe gauche)

- Douleurs et blocages dans tout le corps ; souvent dans le dos et le cou (de nombreux cas de FMS - syndrome fibromyalgique et de la douleur du tissu myofascial.- sont liés à la Kundalini).

- Explosions émotionnelles ; changements rapides de l'humeur; épisodes apparemment délibérés ou excessifs de chagrin, de peur, de colère, de dépression.

- Vocalisations spontanées (incluant rire et pleurs) - aussi involontaires et incontrôlables qu’un hoquet.

- Entendre un ou plusieurs sons intérieurs, décrits classiquement comme une flûte, un tambour, une chute d’eau, le chant d’oiseaux, le bourdonnement d’abeilles, mais qui peuvent aussi sonner comme un rugissement, un grincement, un bruit de tonnerre ou comme une sonnerie dans les oreilles.

- Confusion mentale, difficulté de concentration.

- Etats altérés de conscience : conscience aiguisée ; états de transe spontanés ; expériences mystiques (si celles-ci menacent aussi le système de croyance antérieur de l'individu, elles peuvent mener aux accès de psychose ou de grandiosité (estime de soi surdéveloppée).

- Chaleur, activité étrange, et-ou sensations de bien-être au niveau de la tête, en particulier à l’endroit de la couronne.

- Extase, bonheur et par intermittences sentiment de joie infinie, amour, paix et compassion.

- Expériences psychiques : perception extrasensorielles ; expériences de sorties de corps ; souvenirs de vies passées ; voyages astraux ; conscience directe des auras et des chakras ; contact avec les esprits-guides à travers des voies intérieures, rêves et visions ; pouvoirs de guérison.

- Accroissement de l’activité : nouveaux intérêts pour l’expression de soi et la communication spirituelle à travers la musique, l’art, la poésie, etc.

- Compréhension et sensibilité accrues ; compréhension de sa propre essence : profonde compréhension des vérités spirituelles ; conscience intense de son environnement (incluant "les vibrations" des autres).

- Expériences d'illuminations : connaissance directe d’une réalité plus expansive, conscience transcendante.

Certaines personnes nous ont dit que le concept de la « Kundalini » leur était étranger et qu’elles préféraient appeler cela leur « éveil », qui nous convient très bien. Mais pour la plupart des gens qui nous contactent, l’explication de la Kundalini fournit une importante structure qui est acceptable et qui fonctionne avec leurs expériences. Nous avons chacun une manière unique d’interpréter, d’honorer et de décrire notre sagesse spirituelle. Je ne crois pas qu’il y ait seulement une voie directe pour connaître ou exprimer la vérité. Ce qui est de loin le plus important, je crois, c’est d’avoir un cœur ouvert et d’être fidèle à notre propre voie, partout où elle pourrait nous conduire.

Nous nous sommes également demandés pourquoi nous ne mettons pas plus l’accent sur l’union avec le divin et la réalisation-divine, qui sont des choses bien plus centrales de l’éveil spirituel. Puisque chacun expérimente et interprète ses expériences mystiques différemment et de manière très personnelle, pour s’assurer que personne ne se sentira exclu, nous parlons simplement « d’éveil de la conscience » ou « d’états transcendants » sur les pages web de Shared Transformation. Dans notre lettre d’information, des personnes de croyances religieuses diverses sont invitées (et le font) à raconter leurs expériences de ce type. Certains parlent de Dieu, du Christ, de la Déesse, du Très Saint, d’Esprit ou simplement d’un Tout munificent que nous partageons tous.

En outre, pour certains, les réalisations spirituelles profondes ne se produisent qu’après des mois ou des années d’autres signes et symptômes. Les individus qui ont des expériences d'une nature spirituelle évidente sont habituellement davantage capables d’intégrer et de bénéficier du processus, indépendamment de la façon dont ils peuvent les catégoriser. Mais ceux qui éprouvent ce qui semble être une maladie ou des phénomènes psychiques étranges sont souvent très alarmés jusqu'à ce qu’ils comprennent qu'ils ne sont pas malades ou fous. Les expériences même de lumière et de beauté peuvent être si puissantes que les gens doutent de leur santé mentale. C'est pourquoi l'information et les confirmations que nous offrons à travers Shared Transformation sont si précieuses.


Source web : http://www.elcollie.com/st/st.html

"Un esprit sain dans un corps sain". (spiritualité)

Par Le 12/01/2016

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SANTÉ & BIEN-ÊTRE

Un esprit sain 
dans un corps sain

Un esprit sain dans un corps sain. 
Qui ne connaît pas cette maxime ? 
Retour sur la magie du corps et de l’esprit, et la façon 
par laquelle nous pourrions harmoniser leur relation.

Depuis l’antiquité, la médecine occidentale comme les médecines traditionnelles chinoises et orientales, nous invitent à équilibrer notre organisme afin que l’esprit qui l’habite puisse se sentir en harmonie. Tout le monde s’accorde sur la nécessité d’avoir une certaine hygiène de vie. Pourtant il semblerait que le corps détienne une intelligence que ne respecte pas toujours celui qui l’habite. Il faudrait prendre soin de soi, et prendre le temps de cela. Dans un monde où tout s’accélère les vertus de la lenteur sont à ré-enchanter. Prendre le temps d’avoir un corps sain pour un esprit sain : pourquoi, mais aussi comment ?

 

Un faisceau de corps et d’intelligence à réconcilier


« Je pense donc je suis », à propos de l’esprit, la réduction au cerveau est trompeuse… Si nous avons un cerveau, nous possédons aussi dès la naissance deux autres intelligences qui ne sont pas des moindres : l’intelligence du cœur (qui selon les dernières recherches serait notre premier cerveau), tout comme le ventre notre second cerveau. Or ces trois cerveaux sont de magnifiques machines pour recevoir la Conscience ; qui selon la physique quantique est une substance qui remplit l’univers. En effet comme l’explique Olivier Chambon, « sans la notion de conscience on ne peut comprendre comment fonctionne l’univers. La conscience est extérieure au cerveau. Le cerveau à besoin de la conscience pour vivre, mais la conscience n’a pas besoin du cerveau pour vivre. Nos trois cerveaux sont comme des postes de télévision qui captent ou non les ondes de la conscience. » En outre la magie de l’interaction du corps et de l’esprit se fait au moyen des sept chakras principaux: chacun d’eux est relié à une glande hormonale ainsi qu’à un plexus nerveux à l’origine de la régulation du système sympathique et para-sympathique (nous y reviendrons).

Par cette compréhension la médecine nouvelle du corps et de l’esprit rejoint les médecines anciennes : plus le corps est choyé dans sa globalité, plus l’esprit est heureux. En toile de fond un pavé dans la marre est jeté : le nouveau paradigme scientifique de la médecine distingue quatre corps tous interdépendant : physique, énergétique, émotionnel et spirituel. Loin d’être séparés, esprit et matière se rejoignent.

 

« On ne voit bien qu’avec le cœur »


Au cours des vingt dernières années, les scientifiques ont fait de multiples découvertes qui nous montrent une complexité de fonctionnement du cœur beaucoup plus grande que nous ne l'avions jamais imaginée. Si le premier cerveau (celui de la boite crânienne) agit comme un poste de commande, le cerveau des intestins (cerveau entérique) exerce une action protectrice par le système immunitaire intestinal qui représente 80 % de notre système de défense. La connexion cerveau/intestin se fait à travers le nerf vague. Or avec ses 70 000 neurones, c’est le cœur qui tel un chef d’orchestre gère l’activité du nerf vague ! Dans l’Intelligence intuitive du cœur, Howard Martin précise : « Nous possédons maintenant des preuves scientifiques que le cœur nous envoie des signaux émotionnels et intuitifs afin de nous aider à gérer notre vie. Au lieu de tout simplement pomper du sang, il dirige et aligne plusieurs systèmes du corps afin qu'ils puissent fonctionner en harmonie les uns avec les autres. Et, bien que le cœur soit en communication constante avec le cerveau, nous savons maintenant qu'il prend lui-même un grand nombre de décisions. » 

 

Quand le ventre nous parle

 

Ce serait le ventre qui le premier enverrait ses messages au cerveau.

Depuis une dizaine d’années des travaux de pointe ont confirmé que des neurones en très grand nombre (200 millions !) tapissent notre système digestif de la bouche à l’anus faisant de notre ventre un « deuxième cerveau ». Ce serait le ventre qui le premier enverrait ses messages au cerveau, générant les endorphines et sérotonines hormones du bien-être : ainsi l’état de notre système digestif influerait sur nos humeurs et notre vie psychique. Le syndrome entéro-psychologique se trouve à la croisée des fonctions digestives et cérébrales. Cette appellation a été créée en 2004 par le Dr Natasha Campbell-McBride neurologue et nutritionniste, qui après avoir travaillé avec des centaines d'enfants et d'adultes atteints de pathologies neurologiques et psychiatriques (bipolarité, autisme, dépression…) a confirmé l’importance du système entérique sur notre bien-être. 

Nous avons un capital enzymatique qui nous accompagne toute notre vie. Il convient de le préserver et de le renouveler par une alimentation variée de qualité. Je mange donc je suis : s’il est convenu que l’alimentation est la première des médecines, le jeûne n’en reste pas moins une piste intéressante. Comme le démontre le documentaire Le jeûne une nouvelle thérapie depuis un demi-siècle, en Russie, en Allemagne et aux États-Unis, des médecins et des biologistes explorent cette pratique avec succès pour traiter de façon complémentaire des pathologies physiques (cancer, rhumatismes), psychosomatiques (ulcères, migraines) et psychologiques (dépression, schizophrénie…). 

 

Chaussez ses baskets… en pleine conscience !


Les émotions se sont développées au cours de millions d’années d’évolution. Entre la peur et l’amour la totalité de la palette des émotions est relative à la survie. Cette palette émotionnelle fait partie des éléments qui relient nos trois cerveaux au système nerveux par les chakras. Or ce système nerveux possède sa propre intelligence : c’est l’intelligence somatique, ou tout simplement la mémoire du corps. On sait maintenant qu’au quotidien nos émotions s’inscrivent dans le corps. Comme l’explique Jo Ann Staugaard-Jones ancienne danseuse spécialisée dans la science du mouvement. « La réaction de combat ou fuite est une réponse du système nerveux sympathique – celui qui s’occupe de mettre notre corps en mouvement. Le système nerveux parasympatique, quant à lui commande la réaction de détente nécessaire à la récupération. Submergés par le stress ces mécanismes de réponses peuvent être inhibés. Peu à peu l’énergie refoulée est retenue dans le corps. » 

En prenant humblement soin de son corps, l’esprit qui l’habite peut soigner ses émotions.

Et c’est là que la magie s’opère : en prenant humblement soin de son corps, l’esprit qui l’habite peut soigner ses émotions. L’activité physique à cela de fantastique qu’elle permet de secréter une cascade d’hormones dans le corps. Endorphines, ocytocine, dopamine, sérotonine composent un véritable cocktail de bonne humeur offert par nos glandes endocrines comme un remède précieux contre le stress, l’anxiété, la dépression et toutes sortes d’émotions négatives que nous humains savons nous fabriquer à la perfection.

Cependant au delà de la simple gymnastique, il s’agit d’écouter le langage de l’expérience immédiate ; et ceci n’a rien d’aisé dans la société d’aujourd’hui. Imaginez vous faisant preuve de gentillesse envers un muscle ; c’est rare. Les stéréotypes nous invitant à faire fonctionner nos corps jusqu’à l’épuisement ont la vie dure. Face à cela, l’approche dite « l’esprit du débutant » fait partie des célèbres techniques de réduction du stress du Dr Jon Kabat-Zinn, l’un des pionniers en matière de médecine contemporaine ralliant le corps et l’esprit. Elle relève de la pratique de la « pleine conscience » : être attentif, ne pas tenter de contrôler, ni de juger les choses, faire preuve de patience et d’acceptation sont autant de trésors propre à un esprit calme et tranquille. En effet chausser ses basquets ne suffit pas, encore faut-il le faire consciemment ! Sur ce chemin la pratique quotidienne de la cohérence cardiaque (qui permet par la respiration d’harmoniser chaque battement de cœur), de la sieste et de la méditation deviennent des alliées de l’activité sportive qu’utilisent de plus en plus les sportifs de haut niveau. Alors qu’attendons-nous ? Pour faire simple : ces activités permettent de réparer les effets de stress liés aux adaptations du système sympathique. En agissant sur le système parasympathique orchestré par le cœur c’est un peu comme si les compteurs étaient remis à zéro. Simplement par le respect des besoins du corps l’esprit peut alors se reconnecter à sa vraie nature !

Post-scriptum : Un esprit sain dans un corps sain ; c’est une évidence: prendre le temps de vivre sainement son corps, c’est également accorder toute sa place à notre équilibre psychique. Cependant, le corps physique n’est pas tout… A tout point de vue la voie du cœur comprise dans ses dimensions émotionnelles et spirituelles est incontournable. Prenez le temps d’être avec les personnes avec qui vous vous sentez bien… Guérir c’est aussi savoir « gai rire » ; et être heureux c’est déjà bon pour la santé.

« L’énergie vient de la joie éternelle ». Les Védas

 

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Nature contre Capitalisme (spiritualité)

Par Le 11/01/2016

Photo de Culture documentée.

Culture documentée

8 août 2015 · 

«Si un homme marche dans la forêt par amour pour elle pendant la moitié du jour, il risque fort d'être considéré comme un tire-au-flanc ; mais s'il passe toute sa journée à spéculer, à raser cette forêt et à rendre cette terre chauve avant l'heure, on le tiendra pour un citoyen industrieux et entreprenant.»
Henry David Thoreau

Malheureusement, être en harmonie avec la nature n'est pas forcément synonyme de bien-être selon l'idéologie capitaliste néolibérale...

Documenthèque virtuelle | culturedocumentee.wordpress.com
Citations & films documentaires | Culture documentée

 

Les guérisseurs à l'hôpital (santé)

Par Le 11/01/2016

L’hôpital s’ouvre aux guérisseurs

ENQUÊTE

L’hôpital s’ouvre aux guérisseurs

 

par Patrice van Eersel, Marie Borrel

Photo : Brigitte Baudesson pour CLES.

http://www.cles.com/enquetes/article/l-hopital-s-ouvre-aux-guerisseurs?nopaging=1#.VpN83znFW67.facebook

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Ils sont rebouteux, magnétiseurs ou coupeurs de feu. Ils posent leurs mains, récitent des prières et soulagent les patients. Entre ces thérapeutes aux pratiques mystérieuses et les médecins, le dialogue s’est enfin instauré.

Cela peut arriver à n’importe qui. Vous vous êtes brûlé, vous courez aux urgences. Vous souffrez affreusement malgré les antalgiques. Vous hélez l’infirmière qui réagit de façon imprévue : elle vous demande si cela vous dirait d’appeler un coupeur de feu. « Un quoi ? » Elle vous tend une liste de numéros de téléphone et dit à voix basse : « Ça peut paraître bizarre, mais ils ont déjà soulagé quantité de patients. Rien d’officiel, mais nous vous garantissons que c’est sans danger. » La douleur est telle que vous n’hésitez pas longtemps avant de pianoter sur votre portable. Une voix vous demande juste votre nom. Vingt minutes plus tard, la souffrance a disparu. 
 

Cette scène est devenue presque banale dans certains services hospitaliers, à Saint-Brieuc, Rodez, Annemasse ou Marseille, où l’on nous confirme – de façon en général officieuse – que l’on fait régulièrement appel aux « coupeurs (ou barreurs) de feu ». Pour soulager la douleur, pour accélérer la cicatrisation des brûlures suite à un accident ou lors d’un traitement du cancer par radiothérapie. 
 

Cette étrangeté n’est que la partie émergée d’un vaste ensemble. Contre toute attente, à l’ère scientifique, même dans notre très cartésienne France, médecins et guérisseurs (ou magnétiseurs, coupeurs de feu) collaborent de multiples façons. Pour traiter des urgences ou des troubles chroniques réputés inguérissables. Quels médecins osent en parler ?

Rarement les pontes, dont la plupart ne sont d’ailleurs pas au courant. Patron des urgences à l’hôpital Nord de Marseille, le docteur Philippe Jean lève un sourcil perplexe : « Coupeur de feu ? Connais pas. Mais je vais demander à mes infirmières si elles en ont entendu parler. » Ces dernières lui répondront par l’affirmative… sans s’avancer davantage, le sujet est risqué. Même curiosité étonnée de la part de la cancérologue Laure Copel, à l’institut Curie. Chef du service d’oncologie médicale à l’hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris, le professeur Jean-Marie Andrieu, lui, a déjà eu vent de ces « magnétiseurs censés vous retirer le feu ». Mais il doute du sérieux de l’affaire : « Ça se saurait ! Dommage, je ne demanderais pas mieux, on a tant de complications en radiothérapie. Ramenez-moi un seul cas traité par vos magiciens et observé selon les critères scientifiques et on en reparle. » 
 

Le flirt entre système hospitalier et guérisseurs se joue davantage dans le monde des infirmières que dans celui des médecins. Discrètement informés, les chefs de clinique laissent souvent faire… à condition que l’on n’en sache rien. Toutefois, certains s’y intéressent, avec un mélange de perplexité et de fascination, et prennent le risque d’en parler.


Leur diagnostic, un vrai scanner 

Ancien chef de clinique en cardiologie puis en médecine interne, devenu psychiatre, enseignant en psychothérapie à la faculté de Bordeaux, le professeur Gérard Ostermann a depuis longtemps repéré les facultés hors normes de certaines guérisseuses. « La première s’appelait Claudine. On la consultait discrètement à l’Institut de cancérologie de Reims, soit pour aider à déceler la source d’un mal qu’on ne parvenait pas à élucider, soit pour confirmer une hypothèse peu sûre. La pertinence de son ressenti était stupéfiante. Elle devenait moins fiable quand elle tentait d’intellectualiser la chose et se piquait de donner ses interprétations. Depuis, des guérisseurs, j’en ai connu plusieurs. Leur capacité à soigner toutes sortes de maux de façon “énergétique” est indéniable – des brûlures aux rhumatismes, des abcès aux calculs. Je reste fasciné par leur diagnostic, un vrai scanner, et par leur humilité : la majorité ne se fait pas payer. Les guérisseurs ne deviennent dangereux que lorsque leur ego enfle et qu’ils prétendent faire de la science. Globalement, ce qu’ils font bouleverse notre vision de la maladie, du corps, de la médecine, du réel… Tout est à revoir ! »
 

Pour la plupart des médecins qui osent évoquer leur collaboration avec les guérisseurs, celle-ci se justifie de façon très pragmatique. Ainsi, le docteur Alain Marre, chef du service de radio-oncologie du centre hospitalier de Rodez (Aveyron) : « Voilà plus de trente ans que j’oriente mes patients vers des guérisseurs pour soulager les douleurs, sans a priori : j’ai juste constaté que cela améliorait leur état. Dois-je refuser sous prétexte qu’on ignore comment ça marche ? »


Ils palpent des flux invisibles

D’une dizaine d’interviews de guérisseurs se dégage un profil type. Rares sont ceux qui voient leur « don » se déclencher en cours de vie, telle Patricia Alleli, d’Aix-en-Provence, qui l’a découvert à 48 ans, après un accident cérébral. Généralement, ça commence très jeune. Dès l’âge de 4 ans, Jean-Luc Bartoli ne supporte pas de voir quelqu’un souffrir et pose compassionnellement ses mains sur lui. Au même âge, Brigitte, de Besançon, sauve des lapins mortellement malades de sa grand-mère : ceux sur le ventre desquels elle a posé les mains. A 5 ans, Corinne, de Marseille, fait du bien à tous ceux qu’elle touche, notamment l’une de ses tantes souffrant d’arthrose : très vite, le voisinage entier sait que ses mains soignent.
 

Pour Josette, de Montélimar, le phénomène a démarré à 2 ans. « Je croyais que tout le monde était comme ça : quand je pose ma main sur quelqu’un, je ressens de l’électricité. Et quand j’arrive sur une zone souffrante, ça me pique, comme si une pointe jaillissait. Si je laisse ma main un moment, la piqûre s’en va et la souffrance de la personne aussi. Aujourd’hui, j’ai 85 ans et j’en ai soigné, des gens ! Jamais je ne me suis fait payer : ce don me dépasse, impossible de le monnayer. Je ne crois pourtant pas au bon Dieu… » Vivant de sa pension de veuve de gendarme, elle précise : « Si vous voulez que je vous soigne, ne me dites pas ce que vous avez ! Ma tête doit rester au repos. Si elle se met à gamberger, je ne suis plus bonne à rien. » 
 

Notre esprit rationnel a d’autant plus de mal à comprendre que les guérisseurs ne se contentent pas de poser leurs mains sur leurs patients. Ils palpent aussi des flux invisibles qu’ils semblent peigner, ou rassembler, ou recoudre, vous expliquant, comme Pierre Yonas qui soigne l’équipe de handball de Savigny-sur-Orge : « J’ai senti une fuite d’énergie au niveau de l’omoplate d’un joueur, je l’ai colmatée. » L’affaire se corse quand on découvre que beaucoup soignent aussi à distance, souvent en se concentrant sur une photo du patient, et parfois à l’insu de la personne souffrante, celle-ci pouvant être un bébé ou un animal. « Par exemple, mes chevaux, dit Michelle, que je soigne depuis des années, après avoir appris, non seulement à les toucher, mais à me mettre à l’intérieur d’eux, à leur place. »
 

Hypothèses d’explication

Les guérisseurs eux-mêmes reconnaissent ne pas savoir « comment ça marche ». Beaucoup évoquent une grâce divine et quasiment tous insistent pour dire qu’ils ne servent que de catalyseur réveillant les capacités de guérison internes du patient. Nous interrogeons Brigitte Grimm-Laforest, présidente du Groupement national pour l’organisation des médecines alternatives (Gnoma) et vice-présidente du Syndicat national des magnétiseurs et praticiens des méthodes naturelles et traditionnelles (Snamap). « Notre vocation est d’abord de soigner, dit-elle. Des dizaines d’entre nous travaillent en France avec des médecins. Mais scientifiquement, nous sommes incapables d’expliquer notre efficacité. Aux chercheurs qui nous traitent de charlatans, nous renvoyons la balle : venez donc nous étudier et dites-nous pourquoi ça marche ! Après tout, c’est votre boulot, pas le nôtre. »
 

Les scientifiques étudiant ces pratiques ne sont pas légion : le sujet est tabou. Mais des recherches existent. Ces mains qui soignent, se dit-on, dégagent probablement un genre d’électromagnétisme dont on devrait pouvoir découvrir comment il guérit. Cela rejoindrait le courant de pensée selon lequel une médecine « quantique », fondée sur les rayonnements, devrait compléter au xxie siècle la médecine « chimique », fondée sur les molécules. Mais avant cela, il y a l’explication « placebo » : l’influence des guérisseurs, surtout psychologique, reposerait sur la croyance et la confiance du patient.

A la question du "comment" les réponses des guérisseurs eux-mêmes sont divisées. Les uns pensent être traversés par une force « sacrée » que nulle science ne pourra jamais appréhender. Les autres affirment qu’il n’y a rien de magique dans ces phénomènes de libération énergétique et que la science médicale aurait tout intérêt à les étudier de près. Voyez-vous une troisième solution ? 



Retrouvrez l'article dans son intégralité dans le Hors-Série Santé de CLES

Mots-Clés : Santé

Médecines parallèles (santé)

Par Le 11/01/2016

Ces mystères qui nous soignent

ARTICLE

Ces mystères qui nous soignent

Par Patrice Van Eersel

par Patrice van Eersel

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Nous sommes de plus en plus nombreux à recourir aux médecines parallèles et à constater que ça marche. Pourtant, rien n'explique leur efficacité.

Notre drôle de monde métissé nous propose toutes sortes de médecines hétérodoxes (ou douces, parallèles, traditionnelles, naturelles…) que la Faculté refuse de prendre au sérieux, quand elle ne les poursuit pas en justice. La raison de ce rejet est qu’aucune explication thérapeutique ne peut être fournie, sinon par l’effet placebo. Pourtant, plus de 50 % d’entre nous font appel, au moins parfois, à ces médecines hétérodoxes, et affirment en tirer bénéfice. En 2003, David Servan-Schreiber osait dire, parlant des sept méthodes que propose son livre « Guérir » (Robert Laffont, 2003) : « Si ça les soigne, les gens se fichent bien de savoir pourquoi. Ils ont raison. » Nous avons enquêté sur trois de ces médecines : l’homéopathie, l’acupuncture et l’ostéopathie (ce qui ne doit pas faire oublier la phytothérapie, le magnétisme, la réflexologie…). Et nous sommes tombés sur des faits troublants. En un mot, si vous poussez la logique jusqu’au bout, chacun de nous mériterait sa médecine particulière.

Les médecines parallèles soignent-elles vraiment ? La réponse du monde médical tombe de la bouche du Dr France Haour : « Pas davantage qu’un placebo. » Endocrinologue de formation, elle a dirigé, de 1984 à 2005, les recherches de l’Inserm en neuro-immuno-endocrinologie, une « transdiscipline » révolutionnaire qui interdit les œillères. Mais elle n’en démord pas : « Comme tout placebo, l’homéopathie, l’acupuncture ou l’ostéopathie crânienne sont efficaces en moyenne dans 30 % des cas. Elles agissent en établissant une relation de confiance entre un soignant et son patient, mais en soi, elles n’ont pas le début d’une preuve d’efficacité. » 

Le Dr Philippe Servais, qui a dirigé le « Larousse de l’homéopathie » (2005), dément bien sûr : « Nous sommes de plus en plus reconnus. Les dernières validations arrivent de Suisse où le Swiss Network for Technology Health Assessment vient de publier un rapport à la demande des assurances helvétiques. Toutes leurs recherches prouvent les effets positifs de l’homéopathie. Nous soignons ! Sans effets secondaires et à bien meilleur marché ! » 

 

Philippe Servais assure soigner un large éventail de maladies, de la dépression à des troubles auto-immuns comme la maladie de Crohn. En 1998, son ami le Dr Jean-François Masson, de l’ONG Homéopathes sans frontières, m’avait emmené dans la brousse, au Bénin, voir soigner paludisme et choléra à coups de granules homéo. Et ça marchait.

A la fois homéopathe et acupunctrice, le Dr Dominique Eraud, présidente de la Coordination nationale médicale Santé-Environnement, cite des « preuves sociologiques » de l’efficacité de ces méthodes. Par exemple, l’affluence dans les dispensaires « parallèles », comme le Centre Hahnemann à Paris, qui ne cesse d’augmenter (20 % de croissance en 2010). Ou les directrices d’école qui remarquent que les enfants soignés de façon « douce » sont moins absents. Plaidant pour une coopération entre médecines officielles et « écomédecines », le Dr Eraud signale que l’exigence des contrôleurs de la Faculté, de la Sécu ou du ministère est « dix fois plus sévère avec nous qu’avec les médecines orthodoxes. C’est irrationnel… sinon dans une logique de profit ».

Démonstration frappante : celle de la vétérinaire Jacqueline Peker qui a soigné les plus grands chevaux de compétition. « Ma méthode était simple : l’homéopathie. Ça marche aussi bien sur les animaux que sur les humains. Allez donc espionner les box des chevaux du tiercé : il y a des flacons de granules homéo partout ! Ça soigne à peu près tout. Et ne me dites pas qu’il s’agit d’un placebo, c’est gens-là sont pragmatiques, croyez-moi ! »

Quant à l’ostéopathe Philippe Petit, en dehors des cas de pure kinésithérapie, il réussit à soigner l’eczéma, l’infertilité ou l’impuissance, les maladies ORL, les troubles de la croissance, l’obésité, etc.

Avis commun à tous ces thérapeutes : si la médecine officielle est imbattable pour traiter les troubles aigus (infarctus, fractures, appendicites…), les médecines parallèles ont de bien meilleurs résultats sur les maux chroniques qui constituent la majorité des maladies. Seulement voilà, à supposer que « ça marche vraiment », il y a un gros hic, que tous ces thérapeutes admettent sans discuter : la reproductibilité, critère essentiel en science pour valider une méthode, est impossible. Pourquoi ? C’est en essayant de répondre à cette question que l’enquête va nous faire tomber sur un énorme paradoxe.

 

 

Le paradoxe de la modernité

 

Acupuncteur vétéran, le Dr Gilles Andrès le dit ainsi : « Chaque nouveau patient est une énigme. Ses ancêtres, son histoire, ses croyances, son ressenti… tout joue sur la façon dont l’énergie circule en lui. Les Chinois le savent depuis cinq mille ans : notre corps est modelé par notre culture, nos mots. Il y a des constantes universelles, mais chaque cas est différent. Les points d’acupuncture qui “marchent” chez l’un laisseront indifférent son voisin, pourtant atteint des mêmes symptômes. »

L’ostéopathe Francis Lautard approuve : « Quand je touche un corps, ce qui compte, c’est de sentir un “quelque chose” d’indicible qui voudrait bouger sous la carcasse. Mon travail consiste à aider le patient à découvrir quelle mobilité inattendue cherche à se déployer en lui. Mobilité physique qui aura un effet sur sa mobilité psychique. C’est le jeu inverse de la psychanalyse. Elle touche le corps à partir de la psyché. Nous touchons la psyché à partir du corps. »

Homéopathe, le Dr Philippe Geoffroy-Saint-Hilaire confirme : « Si vous me dites juste que vous avez mal à l’estomac ou à l’épaule, je ne pourrai pas faire mieux qu’un médecin allopathe : soigner un symptôme par un traitement. Par contre, si vous me dites que vous avez “l’impression qu’on vous broie l’épaule” ou “qu’elle se remplit de glace”, cela me met sur la piste de vraies causes. Je veux connaître vos impressions bizarres. Seules ces “individualisations” me parlent vraiment de vous. Pour un même symptôme, je prescrirai donc des médicaments différents selon les personnes. »

Tous le disent : ce qui les intéresse, ce sont nos sensations, nos états d’âme, nos fantasmes, bref, notre subjectivité. Pile le contraire de la médecine officielle où seuls comptent les critères objectifs : température, tension, nombre de globules, taux de cholestérol… 

Que pèse le subjectif face à l’objectif ? Du vent ! Nous avons été éduqués à penser ainsi. Mais on tombe là sur un énorme paradoxe de la modernité. Est subjectif ce qui est relatif à un sujet, n’est-ce pas ? Et objectif ce qui est relatif à un objet…

 

La modernité a engendré deux logiques. D’un côté, elle promeut l’individu et les droits de l’homme, mais de l’autre, la science a établi des lois qui objectivent le monde, le transforment en objets. « Pour la médecine officielle, dit le Dr Dominique Eraud, un corps vivant est une collection d’objets biologiques, identiques et échangeables : on peut donc soigner tout le monde de la même façon. C’est commode, sauf que, dès qu’il s’agit de maladies chroniques, ça ne marche pas. Pour un homéopathe, la seule situation où le remède est le même pour tous, c’est l’épidémie. Mais sinon, il n’y a que la subjectivité qui nous permette de saisir une personne globale. Or, c’est elle que nous cherchons à soigner, et pas tel ou tel organe. »

 

Le philosophe Bertrand Méheust – qui a étudié les guérisons « magiques » – me tire par la manche : « Ce débat date du XVIIIe siècle ! D’un côté, la subjectivité livre l’être global, mais n’est pas mesurable ; de l’autre, l’objectivité ouvre la porte aux sciences, mais réduit le vivant à l’inerte. C’est une contradiction structurelle de la modernité. Bien qu’anticonformiste, j’avoue que je me sens mal à l’aise dès qu’on ne peut m’expliquer un processus. Et pourtant, qui nierait que la médecine officielle se fiche du sujet, donc de l’humain ? » En réalité, elle ne s’en fiche pas tant que ça. La chose lui pose même de gros problèmes…

C’est le Dr France Haour, juge sévère des médecines parallèles, qui, curieusement, m’a mis sur cette piste, en me rappelant l’histoire de la « psycho-neuro-immunologie » (PNI), inventée par les Américains George Solomon et Robert Ader entre 1964 et 1975. Quid ? On dit que les sciences médicales sont de plus en plus spécialisées, coupées les unes des autres. Mais à force de descendre de plus en plus profond dans les chairs, jusqu’au niveau moléculaire, les spécialistes – endocrinologues, neurologues ou immunologistes  – ont constaté un drôle de phénomène : les hormones, neurotransmetteurs ou anticorps sur lesquels ils travaillaient séparément reposent sur des molécules cousines, inscrites dans un seul et même vaste système hypercomplexe : une personne. 

France Haour précise : « Aucun chercheur ne nie plus que le psychique influence le somatique, ni que les hormones et le système immunitaire jouent sur nos états émotionnels. Mais nul ne sait comment régler le gros problème que cela pose : chaque personne est différente ! C’est vrai jusqu’au fond de nos cellules, puisque notre ADN n’est superposable à aucun autre. Et prenez le stress : chez tel individu, il induit une sécrétion d’hormones qui stimule son système immunitaire et le ramène à la santé ; chez tel autre, il aboutit à une immunosuppression et à la maladie. La personne ne se met pas en équation, trop de facteurs sont en interaction. »

 


 

Les nouvelles pistes

 

Panique dans les labos : comment ne pas standardiser la production de médicaments ? A suivre la logique PNI jusqu’au bout, chaque patient devrait avoir son propre traitement. Mais n’est-ce pas justement ce que disent les médecines alternatives ? 

Trouver comment individualiser les traitements est un défi médical du xxie siècle. Face à ce casse-tête, plusieurs de mes interlocuteurs sont pessimistes. « Aucun art médical ne peut durer sans s’appuyer sur un corps de pensées, me dit le Dr Gilles Andrès. Je crains que les contradictions du monde moderne ne ravagent cette subtilité. » Dominique Eraud, elle, regrette surtout que les études médicales soient à contre-courant de l’évolution nécessaire : « On favorise les matheux, qui seront forcément réductionnistes et mécanicistes, alors qu’il faudrait inventer de nouvelles “humanités” donnant aux futurs médecins le sens du facteur humain. » Et tous de souhaiter une meilleure information du public pour réfréner la boulimie de médicaments.

Mais il y a aussi des raisons d’être optimiste. L’écheveau complexe des interactions corps-esprit débouche sur de nouvelles pistes rationnelles. A commencer par le placebo. Vu jadis comme un parasite dont les laboratoires cherchent encore à se débarrasser pour prouver que leurs produits agissent « vraiment », le placebo a changé de statut. Il fait l’objet d’études pointues, car il se situe sans doute au cœur de toute guérison, quelle que soit la médecine employée.

« On a commencé à sentir le changement en 1993, raconte le Dr Thierry Janssen, avec le livre des journalistes américains Caryle Hirshberg et Marc Ian Barasch, “Guérisons remarquables” (Robert Laffont). Leur enquête rapportait des histoires où des médecines parallèles avaient guéri des cas désespérés de façon inexplicable. Ces cas avaient trois points communs : 1) la foi : ces gens étaient convaincus que ça allait marcher ; 2) la cohérence : leur démarche s’inscrivait dans une vision globale ; 3) la joie : ils en étaient rayonnants. Ce sont les trois clés de l’effet placebo. » Pour l’ex-chirurgien belge converti à la psychothérapie, cela ne disqualifie pas les médecines parallèles, au contraire : « Elles savent utiliser ces trois clés. Ce qui n’est pas le cas de la médecine officielle : on peut certes y “croire”, mais son action est souvent incohérente, morcelée et sans joie. »
 

Thierry Janssen n’en reste cependant pas au placebo. Il dresse la liste des nouvelles explications possibles. En deux mots, homéopathie, acupuncture et ostéopathie mènent à un révolutionnaire modèle « informationnel » et « électromagnétique » du vivant (lire p. 83 et 85).

Sommes-nous à la veille d’une mutation ? Les pessimistes disent que non, rappelant le poids du complexe pharmaco-alimentaire tenu par quelques multinationales qui achètent les experts et ont tout intérêt à nous faire manger du poison pour mieux nous inonder de médicaments. Les optimistes font remarquer que les thérapies hétérodoxes attirent un public croissant, même en France, en dépit de la rigidité de la Faculté. Mais surtout dans des pays émergents comme le Brésil, la Colombie ou l’Inde, où les médecins n’ont pas à craindre d’être radiés de l’ordre pour avoir soigné les pires maladies en usant de méthodes qui, paradoxalement, sont à la fois très anciennes et à la petite pointe du futurisme. 

L'homéopathie, troisième acte
 

Quand Samuel Hahnemann fonde l’homéopathie, à la fin du XVIIIe siècle, c’est le plus scientifique des médecins : testant tout lui-même, il redécouvre l’ancienne “loi de la similitude” d’Hippocrate – les produits qui nous soignent d’un mal induisent aussi en nous les symptômes de ce mal. Pour éviter d’aggraver ces derniers, Hahnemann dilue. Et ça marche encore mieux ! Si bien que l’homéopathie triomphe : au xixe siècle, elle est enseignée partout. Mais d’où vient l’efficacité des hautes dilutions puisqu’il ne peut rester la moindre molécule du produit ? Quand la chimie devient dominante, au début du xxe siècle, l’hiatus logique ridiculise l’homéopathie qui demeure légale en France (loi de 1997) mais devient une voie marginale, niée par la Faculté (elle reste une voie majeure en Inde, en Allemagne…). Un troisième âge débute avec l’arrivée des thérapies électromagnétiques : selon Jacques Benveniste et le prix Nobel Luc Montagnier, dans l’homéopathie, ce ne sont pas des molécules qui soignent, mais des ondes, porteuses d’informations qui seraient “mémorisées” dans les dilutions.


L'ostéopathie, partiellement reconnue
 

Déçu par la médecine pendant la guerre de Sécession, le Dr Andrew T. Still fonde l’ostéopathie en 1874. Son intuition : en redonnant sa mobilité au système musculo-squelettique là où il s’est bloqué, on doit pouvoir soigner troubles fonctionnels et maladies chroniques. Les résultats sont si patents qu’en vingt ans, l’ostéopathie s’étend à tout l’Occident. Aux manipulations du squelette et des muscles, un élève de Still, le Dr William G. Sutherland, ajoute la palpation des fascias, ces tissus hyperfins qui enveloppent tous les organes, muscles, tissus et dont des mains entraînées peuvent sentir qu’ils pulsent six à douze fois par minute chez quelqu’un de sain. Baptisée “Mouvement respiratoire primaire” (MRP), cette pulsation apporte au thérapeute des informations sur l’état présent du patient, mais aussi sur son passé – jusqu’à sa vie utérine. Là où le MRP ne pulse plus, la vie s’est mise en veilleuse et il faut la rétablir, parfois juste par effleurement.

Fondée contre la médecine officielle, l’ostéopathie aura du mal à être reconnue. Elle l’est en France depuis 2002, mais uniquement comme une sorte de kinésithérapie et pas comme une médecine en soi, notamment parce qu’aucune machine ne parvient à capter le MRP. 

Le placebo selon David Servan-Schreiber
 

“Une étude récente estime à 70 % le taux d’efficacité de plusieurs placebos (des pilules de sucre, sans principe actif mais prescrites par un médecin) dans le traitement de maladies telles que l’ulcère à l’estomac, l’angine de poitrine ou l’herpès. A titre de comparaison, celui des antibiotiques destinés à lutter contre la pneumonie est d’environ 80 %. Des cas de ‘guérisons’ célèbres témoignent également de l’efficacité de placebos sur la fonte de tumeurs cancéreuses ou la régénération des cellules immunitaires chez les malades atteints du sida. Comment expliquer cela ? 

A travers l’hypothalamus, situé à la base du cerveau, nos pensées et croyances peuvent présider à la distribution d’hormones essentielles et contrôler le réseau diffus de l’innervation des viscères. Le mécanisme le plus intrigant est celui proposé par le Pr Candice Pert. Elle a démontré que les peptides – molécules servant à la transmission de messages entre les neurones du cerveau – affectent aussi le comportement de la quasi-totalité des cellules du corps. Donc, ce que l’on appelle ‘l’esprit’ ne serait pas localisé uniquement dans le cerveau, mais dans l’ensemble du corps. Animé par le va-et-vient incessant de ces messages moléculaires, il constituerait un immense réseau de communication englobant toutes les fonctions de l’organisme. L’effet placebo ? Ce serait tout ce qu’on ne sait pas de la capacité du cerveau à guérir le corps. C’est sans doute là que réside le secret des chamans et autres guérisseurs : leurs rites et chants s’adresseraient aux parties les plus archaïques du cerveau, qui régulent notre organisme et peuvent participer à sa guérison.” 
 

Extrait de “Notre corps aime la vérité”, recueil des chroniques de David Servan-Schreiber dans “Psychologies” (Robert Laffont, 2012).

L'acupuncture est-elle électronique ?
 

Depuis 4 700 ans, les médecins chinois disent que “l’énergie vitale du qi” nous traverse par 72 méridiens, des orteils au sommet du crâne. La maladie surgit quand le qi est bloqué quelque part. L’acupuncteur rétablit alors la circulation, en plantant des aiguilles en des points précis. Depuis le xvie siècle, les médecins occidentaux cherchent en vain à retrouver tout cela dans leur propre modèle. Mais des pistes nouvelles s’ouvrent. 

La plus intéressante est celle du biologiste américain Donald Ingber, de Harvard : en stimulant des points d’acupuncture sous scanner IRMf (par exemple sur le petit orteil), il fait résonner dans le cerveau les zones prévues par les anciens Chinois (par exemple le cortex visuel). Mais par où passe l’information ? Ingber, spécialiste de la cellule, a bâti un modèle qui pourrait l’expliquer : la living matrix. Depuis les membranes qui contiennent nos noyaux cellulaires jusqu’à celles qui enveloppent nos organes, notre organisme est tapissé d’un seul et même tissu conjonctif : un cytosquelette, aussi appelé fascias, dont la tension plus ou moins grande régule les multiplications cellulaires. Or, cette régulation se fait par voie électronique. Ce cytosquelette pourrait donc fort bien véhiculer aussi les informations induites par l’acupuncture. 

 

Les médecines “douces”

 

CLES a déjà enquêté sur les « coupeurs de feu » auxquels les hôpitaux font parfois appel (n° 70, avril-mai 2011). Bien d’autres médecines hétérodoxes méritent notre attention :

- En mémorisant l’« esprit » des fleurs, les élixirs de Bach sont encore plus mystérieux que l’homéopathie (lire CLES n°79, octobre-novembre 2012).

- La réflexologie et l’auriculothérapie, cousines de l’acupuncture, retrouvent le corps entier : la première sous la plante du pied, la seconde dans le pavillon de l’oreille.

- La très controversée kinésiologie utilise un test stupéfiant : votre tonus musculaire répond par oui ou non, sans se tromper, à une foule de questions vous concernant.

- L’EMDR soigne des syndromes post-traumatiques, même lourds, en faisant balancer les yeux (ou une autre partie du corps) de droite à gauche. De nombreux labos cherchent l’explication.

- L’ancienne et universelle phytothérapie doit résister au lobby des labos pressés de remplacer les principes végétaux actifs par des ersatz de synthèse qui ont parfois des effets différents, voire contraires !

 

56 % des Français ont recours à l’homéopathie, dont 36 % de façon régulière.

40 % des Français ont déjà consulté un ostéopathe. Et 10 % le font régulièrement.

 

Sources : sondage Ipsos pour les laboratoires Boiron, janvier 2012 ; sondage Opinion Way, octobre 2010 ; Syndicat français des ostéopathes.

 

 

Bien choisir son thérapeute

 

Dans toutes les médecines alternatives, le soignant accorde beaucoup d’attention et de temps à son patient pour en appréhender la “personne globale”. Donc si vous optez pour l’une de ces médecines, faites comme en psychothérapie : choisissez un thérapeute avec qui vous vous sentez vraiment à l’aise.

 

A lire
 

« Qu’est-ce que l’homéopathie uniciste ? », de Dr Philippe Servais (Josette Lyon, 2012, 200 p., 14,90 €). Pour les unicistes, l’idéal est de trouver LE médicament qui vous boostera contre toute maladie.

 

 « Etre vivant », de Dr Jean-Pierre Guillaume (Anne Carrière, 2009, 266 p., 18,30 €). Un esprit éclairé explique l’aspect « magique » de l’ostéopathie. 

 

« Pratique du massage chinois », de You-Wa Chen (Marabout, 2006, 320 p., 5,90 €). Apprendre à se connaître à travers une grille étrangère. 

 

« La Médecine personnalisée », de Dr J.-C. Lapraz et M.-L. de Clermont-Tonnerre (Odile Jacob, 2012, 349 p., 22,20 €). Un généraliste confirme : chaque organisme est un « terrain » habité par une logique spécifique.

 

Des sites

 

 www.solidarite-homeopathie.org. Créée en 1984, cette association humanitaire mène des actions en France et dans le monde.

 www.acupuncture-france.com. Le site de l’Association française d’acupuncture, présidée par le Dr Gilles Andrès.

 www.osteopathie-france.net. Un site d’informations générales sur l’ostéopathie.

Les revirements politiciens. (politique)

Par Le 11/01/2016

Quand François Hollande critiquait vivement la déchéance de nationalité

par Sonya Vardikula 
samedi 9 janvier 2016

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/quand-francois-hollande-critiquait-52025

Favoris

C'est à la fois énorme et absolument pas étonnant : un aveu que Hollande soutient désormais la déchéance de nationalité, en sachant pertinemment qu'elle porte atteinte à la tradition républicaine (c'est lui qui le dit) et qu'elle ne sert strictement à rien pour assurer la protection des citoyens (c'est encore lui qui le dit). 

 

 

François Hollande dans "C à dire", le 31 août 2010 : 

 

« Sur la déchéance de nationalité, est-ce que ça va améliorer de quoi que ce soit la protection et la sécurité de nos concitoyens ? C'est ça finalement la première question. Est-ce que en faisant une déchéance pour tel individu, en nombre limité, on va permettre à ceux qui sont exposés aux agressions tous les jours d'être davantage protégés ? NON ! 

 

Est-ce conforme à notre histoire, à nos traditions, à notre constitution, quand on sait que depuis 1889 la nationalité française elle s'exerce par la naissance, et elle s'acquiert quand il y a mariage, au bout de quelques années après un contrôle ? Pourquoi remettrait-on en cause ces principes essentiels ? C'est finalement attentatoire à ce qu'est, finalement, la tradition républicaine et c'est en aucune façon protecteur pour les citoyens !  »

 

 

Dire aujourd’hui exactement l’inverse de ce qu’on affirmait hier, sans être gêné le moins du monde... une spécialité qui colle à la peau des politiques choisis par une élite ploutocratique pour soi-disant représenter le peuple... 

 

 

Valls en 2015 : 

 

Loi renseignement : quand Valls se félicitait de l’encadrement des écoutes par la justice

 

Mais ça c'était avant, en 2013, quand Manuel Valls (ministre de l'Intérieur) expliquait qu'il était normal que dans une Démocratie le Renseignement soit encadré par la Justice.
 
En 2015, Manuel Valls (premier ministre) trouve normal que le Renseignement ne soit pas encadré par la Justice...

 

 

 

Hollande (encore) en 2015 : 

 

Quand Hollande dénonçait le recours à l'article 49.3

 

Confronté à une majorité fragile, François Hollande a autorisé, le gouvernement à recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la loi Macron. Un épisode qui en rappelle un autre, il y a une dizaine d’années…
 
Le 9 février 2006, le premier secrétaire du PS, un certain François Hollande réagissait vivement lorsque le gouvernement Villepin décidait alors de passer en force et faisait adopter le CPE à l’Assemblée, en recourant à l’article 49-3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote du Parlement. 

 

 

 

Sarkozy en 2015 :

 

"Elections régionales, conséquences régionales" : en 2010, le président Sarkozy relativisait le message des urnes. En 2015, il demande à François de faire l’inverse. La preuve en images.

 

 

 

 

Ne riez pas ! Ces personnes sont (ou ont été) à la tête de la France...

Les ondes de Chladni. (Nature)

Par Le 11/01/2016

 

Figure de Chladni

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Figure_de_Chladni

 

Plusieurs figures de Chladni sur des plaques en laiton, de formes variées.

Lorsqu'on place une poudre1 sur une plaque en vibration, on observe l'apparition de motifs géométriques, ceux-ci évoluant avec la fréquence de vibration de la plaque. La matérialisation de ces lignes forme les figures dites de Chladni, au nom du savant allemand Ernst Chladni.

Ces motifs dévoilent l'emplacement de lignes nodales, c'est-à-dire de lignes formées des nœuds de vibration, là où les ondes sont destructives et l'amplitude nulle. Ces dernières sont caractéristiques du mode propre excité.

Fonctionnement

Une plaque horizontale est fixée de manière rigide sur un support central. Elle peut être de taille, de forme et d'épaisseur variée. Historiquement, les plaques utilisées par Chladni étaient en métal, mais de nombreux matériaux2 permettent la formation de motifs nets et nombreux.

Apparition d'une figure de Chladni avec un archet.

Une fois la plaque fixée au support, on dispose du sable sur celle-ci puis on la met en vibration, par exemple grâce à un archet que l'on frotte verticalement sur le bord de la plaque. Sous l'excitation de l'archet, la plaque vibre, et le sable se déplace depuis les zones de forte vibration vers les zones où elle est moins forte, voire nulle (respectivement ventres et nœuds de vibration de l'onde stationnaire), formant ainsi des figures de Chladni. La pratique actuelle est de mettre les plaques en vibration par un vibreur de Melde3.

Apparition d'une figure de Chladni avec un vibreur de Melde.

Dans le cas du vibreur de Melde, le point central possède une condition sur son mouvement4, tandis que la périphérie de ces plaques n'est pas assujettie au support. Elle est donc libre de vibrer5.

En étudiant une même plaque, la modification de la fréquence d'excitation fait apparaitre des figures différentes, de plus en plus complexes, qui correspondent aux modes vibratoires de cette plaque. On peut atténuer la vibration à certains endroits en y posant un doigt, ce qui va rompre en partie le motif. Des nouvelles figures apparaissent lorsqu'on modifie les paramètres de la plaque (forme, taille, épaisseur, etc.).

Il existe une très grande variété de motifs (une infinité) selon les caractéristiques de la plaque et la manière dont on la fait vibrer. Cependant en pratique, on n'observe que 4 à 15 motifs par plaque, car au-dessus d'une certaine fréquence, la plaque vibre trop peu en amplitude pour permettre le déplacement des grains, et alors aucune figure n'apparaît.

Histoire

Le phénomène d'apparition de motifs sur une plaque en vibration est repéré dès 1638 par Galilée6. Une quarantaine d'années plus tard, en 1680, des expériences plus poussées sont réalisées par Robert Hooke, qui met en vibration de la farine sur des plaques de verre.

Pourtant, si ces figures portent le nom d'Ernst Chladni, c'est par la publication par ce dernier en 1787 du traité Entdeckungen über die Theorie des Klanges7, qui popularise le phénomène dans la communauté scientifique en Europe. Chladni utilisait des plaques de métal, sur lesquelles il faisait vibrer du sable avec un archet.

En 1808, Chladni se rend à l'académie de Paris. Il reproduit le phénomène devant les plus grands scientifiques français de l'époque, mais également devant l'empereur Napoléon Ier. Ce dernier, impressionné, organise alors un concours pour établir une modélisation mathématique du phénomène. Elle sera apportée, au bout de trois essais entre 1811 et 1816, à la suite des rejets de l'académie, par Sophie Germain.

Recherches sur la théorie des surfaces élastiques, par Sophie Germain en 1821.

Les figures de Chladni ont aussi été étudiées par Poisson, Legendre, et par de nombreux physiciens et mathématiciens modernes ou plus anciens.

Utilisations

Les figures de Chladni peuvent être utilisées en facture instrumentale pour contrôler la qualité ou l'acoustique d'un instrument.

Figures de Chladni sur le dos d'une guitare.

Cette méthode, tout de même assez rare, est surtout utilisée par des luthiers traditionnels. En mettant en vibration la pièce avant assemblage, la rupture de symétrie des motifs sur le dos de l'instrument indique les zones d'inhomogénéité. C'est une méthode qualitative ; elle peut indiquer une différence d'épaisseur à certains endroits ou une différence de masse volumique de la plaque.

Phénomène physique

Les figures de Chladni sont une visualisation directe d'ondes stationnaires dans un milieu en deux dimensions (la largeur de la plaque est négligée). Le phénomène est analogue à l'expérience de la corde de Melde.

Les ondes sont envoyées depuis un point de la plaque (archet ou vibreur de Melde) ou sur chaque point de la plaque (haut-parleur), puis vont parcourir la plaque de nombreuses fois avant de s'éteindre. Certaines zones vont plus ou moins être soumises aux vibrations ; la poudre va s'intercaler dans les zones où les vibrations sont les moins fortes, c'est-à-dire les lignes nodales (formées par les nœuds de vibration).

Le sable s'intercale au niveau des points rouges, là où l'amplitude des ondes stationnaires est minimale.

Cependant, comme pour la corde de Melde, ces figures ne sont pas toujours présentes ; elles n'apparaissent qu'à certaines fréquences : ce sont les modes propres de vibration.

Table de motifs ; on y repère différents modes propres de vibration ; deux plaques différentes amènent à deux tables différentes.

Les figures de Chladni sont l'expression physique de fonctions d'onde, solutions de l'équation des ondes en dimension trois ; plus précisément elles sont une tranche de solution, comme si la solution en 3D était sectionnée par un plan ; c'est la plaque qui joue le rôle du plan.

En physique quantique, ces ondes sont analogues aux solutions de l'équation de Schrödinger pour un atome à un électron. Schrödinger s'est d'ailleurs inspiré des équations décrivant mathématiquement les figures de Chladni pour la compréhension des orbitales atomiques8.

Les figures de Chladni sont aussi liées au phénomène d'instabilité de Faraday.

Exemples de motifs

Figure de Chladni

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JARWAL LE LUTIN : A l'origine

Par Le 11/01/2016

 

 

L'histoire de "Jarwal le lutin" est assez étrange en fait. 

Tout a commencé le jour où nous sommes allés en famille sur le sommet de "la Belle Étoile".

J'ai raconté à nos trois enfants (6, 8 et 9 ans, à l'époque), qu'un lutin était entré en contact avec moi et qu'il me racontait sa vie pour que j'apprenne aux enfants la vie des êtres invisibles.

Et de ce jour, à chaque fois que nous allions en montagne en famille, je racontais pendant des heures une nouvelle histoire.

J'ai continué pendant plusieurs années. 

Je n'y pensais pas pendant les jours de travail. 

Il suffisait qu'on ferme les portes de la voiture et qu'on commence à marcher pour qu'une nouvelle histoire survienne...

J'en ai été surpris, plus d'une fois...

Comme si je n'inventais rien et que tout était déjà là, comme si j'écoutais réellement Jarwal me raconter sa vie et celle des êtres invisibles, des plantes, des arbres, des rivières, des nuages, de la Terre et de l'Univers.

Combien de fois, j'ai imaginé Jarwal sur mon épaule, me chuchotant ses histoires.

Je m'en suis amusé bien souvent.

Et puis, parfois, je pensais que finalement....

Il était peut-être bien quelque part.

Lui et tous ses compagnons...

 

 

https://www.francoisbreton.com/2014/09/11/la-relation-au-monde-des-esprits-de-la-nature/

 

 

La relation au monde des esprits de la nature

 

Nous pouvons appeler « esprit de la nature » tous les êtres, les présences et consciences qui participent à l'élaboration et au développement de la nature dans sa globalité.

Pourrions-nous dire alors, que l'être humain est aussi un esprit de la nature ?

Dans une certaine mesure, nous pourrions répondre que oui... tout dépend de quel point de vue nous acceptons de nous placer. L'être humain participe aussi, certes à sa manière, à l'élaboration de la conscience et de l'évolution de la nature.

Mais nous sommes plus habitués à parler des esprits de la nature quand nous citons les présences féériques aux pouvoirs magiques qui ont peuplé notre imagination quand nous étions jeunes, celles que l'on nomme par des noms que nous connaissons tous et que l'on retrouve dans nos contes et nos vieilles histoires traditionnelles.

Des noms que nous connaissons sous les termes : gnome, farfadet, nain, lutin, sylphe, ondine, sirène, vouivre, triton, salamandre, elfe, fée, nymphe ...

Et si ces consciences existaient vraiment ?

Peut-être pas de la manière dont nous l’imaginons, mais d'une manière qui nous permettrait de rentrer en contact avec eux et voyager dans leur monde et ainsi apprendre de multiples secrets des profondeurs de la terre ?

Mon expérience me prouve que cela est possible et qu'une amitié ainsi qu'une collaboration est même possible à un niveau qu’au début de mes premières rencontres je n'aurais pu imaginer....

Avec le temps, j'ai appris à réaliser que la relation que nous avions avec l'extérieur n'était que le reflet de la relation que nous avions avec nous-mêmes.

Par exemple, nous ne pouvons donner aux autres véritablement ce que nous n'avons pas, ou cela finit toujours par générer un certain déséquilibre.

Quand nous ne supportons pas certains décalages ou manies en nous, nous ne les supportons pas non plus chez les autres.

Quand nous sommes exigeant envers nous-même, nous le sommes vis-à-vis des autres.

Quand nous apprenons à nous aimer et à nous accepter tel que nous sommes, nous finissons par lâcher-prise, aimer et apprécier les autres sans nullement chercher à les changer.

La vie nous offre un miroir vivant de nous-même grâce à la relation et à l'interaction avec les autres. Mais cela ne s’arrête pas simplement aux êtres humains et concerne aussi le rapport avec nos amis les animaux, les plantes et la terre sous toutes ses formes.

Le monde dans lequel nous vivons est à notre image et cela pas simplement de façon symbolique comme parfois nous aimerions à le penser, mais de façon tout à fait concrète et concernant autant les sphères matérielles que subtiles.

C'est dans la relation que nous apprenons à grandir et aussi à évoluer.

C'est grâce aux « frictions » que nous propose la vie avec « l'autre » que nous apprenons aussi à nous découvrir. Ce peut être parfois dans la mise en lumière de nos petitesses ou certains aspects de nous que nous aimerions ne pas connaître, mais aussi dans nos plus belles qualités avec l'évidente promesse, dans nos instants de bonheur, de leur croissance future.

Le monde des esprits de la nature n'est qu'un autre nom pour dire le mot « nature » et pouvoir décrire sous un autre jour les beautés qu'elle recèle et nous partage chaque jour.

Simplement ce nom dévoile-t-il le terme de « coulisses » et accepte de nous donner un autre regard sous ce qui se cache sous la « croûte » de ce que la conscience ordinaire ne perçoit aujourd'hui que comme un support presque inerte ou tout nous est dû, et ou nous semblons avoir perdu le simple respect d'y reconnaître la source de notre subsistance sous toutes ses formes.

Quand nous acceptons d'être en relation avec notre monde intérieur et à l'écoute de cette nature dite « extérieure », peut apparaître alors une interaction qui peut prendre des formes adaptées à notre niveau de conscience.

Ce monde est aussi notre propre corps et les esprits de la nature sont aussi une partie de nous-même. Rentrer en contact avec ces êtres est simplement une autre manière de rentrer en contact avec soi-même.

Nous pourrions, parfois, bordés par ce qu'il reste de légende de ces mondes et entretenant une vision à la fois enfantine ou symbolique, imaginer dans la forêt des petits êtres tapis et se cachant ou vivant derrière des rochers ou dans de profondes forêts primaires.

Ceci n'est pas à exclure, dans une certaine mesure, dans l'expérience et à un certain niveau d'interprétation. Mais le monde des esprits de la nature est avant tout le support de la vie pris dans son aspect vital *(plan astral).

C'est à dire que dans chaque corps vivant, chaque brin d'herbe, chaque plante, aussi infime soit telle, autant dans les plus grands espaces naturels que dans la simplicité des géraniums de balcon, des êtres et des consciences sont à l’œuvre et maintiennent cette dynamique de vie.

Les phénomènes de la conscience et de la sphère émotionnelle ne se soustraient pas à cette réalité, elles font aussi partie intégrante de ce monde que la vie aujourd'hui nous invite à découvrir et à percevoir comme une continuité naturelle de nous-même.

François Breton

 

Une amitié (Nature)

Par Le 11/01/2016

Une amitié incroyable entre un loup et un ours révélée par un photographe

Une amitié incroyable entre un loup et un ours révélée par un photographe

14 août 2015 / Catégories: Articles, Rédaction / Tags: , , , , , , , / Réclamations et signalements

Un photographe professionnel a fait une étonnante rencontre dans la nature sauvage du nord de la Finlande. Une amitié peu commune entre deux espèces capturée sur pellicule (ou carte mémoire…).

 

On doit les images exceptionnelles qui suivent à Lassi Rautiainen, un photographe finlandais qui consacre sa vie à un type de safari artistique qui ne fait aucun mal aux animaux. Depuis 1970, l’homme photographie les espèces sauvages à travers le monde et plus particulièrement à Kuhmo, le long de la frontière finlandaise orientale, région à la faune particulièrement préservée. À l’origine de plus de 20 livres photographiques, Lassi Rautiainen va réaliser, par le fait du hasard, une série de clichés particulièrement surprenante. On peut y observer un phénomène rare : une amitié visiblement forte entre un ours et un loup.

En principe, les ours et les loups cohabitent difficilement car ils convoitent les mêmes dépouilles d’animaux pour se nourrir. Selon le photographe, il aurait découvert et observé une amitié rare entre une louve grise et un ours brun mâle. « Personne ne peut vraiment savoir pourquoi et comment le jeune loup et l’ours sont devenus amis, mais je pense que, peut-être, étaient-ils seuls plus jeunes, sans véritablement savoir comment survivre. Selon moi, ils se sentent plus en sécurité ensemble. » explique Lassi.

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Accompagné de Susan Brookes et Staffan Widstrand, d’autres photographes, Lassi Rautiainen, a capturé quelques scènes de cette apparente et rare amitié entre les deux êtres. Le spécialiste précise un élément qu’il n’est pas possible de voir sur ses clichés. Selon lui, les deux animaux partagent chaque repas, s’apportant l’un à l’autre les proies tuées. On peut également les observer se chamailler, se poursuivre et jouer pendant plusieurs heures.

À 56 ans, pour vivre, Lassi Rautiainen organise toujours des safaris photographiques dans la région. Il est considéré comme un des pionniers du tourisme en immersion au plus près des animaux sauvages, sans interférer avec eux. Son travail l’amène à défendre la faune locale par la photographie et les médias. Il tente également de détruire les mythes et les peurs qui entourent les grands carnivores de la région, ces mêmes mythes qui ont entrainé l’éradication du loup dans certaines régions du monde. Plus d’informations sur son site.

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Source : gallowbob / wildfinland.org / Facebook

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"La vie est belle" (cinéma)

Par Le 11/01/2016

Retour sur La Vie est Belle, le film Humaniste de Frank Capra (1946)

Retour sur La Vie est Belle, le film Humaniste de Frank Capra (1946)

3 janvier 2016 / Catégories: Articles, Rédaction / Tags: , , , , , , , , ,  / Réclamations et signalements

Georges Bailey vit à Bedford Falls dans l’État de New York depuis son enfance. Désireux de vouloir explorer le monde et d’entreprendre des études d’architecture par la suite, il se voit contraint d’abandonner ses rêves en raison de nombreux obstacles sur son chemin. Georges Bailey va donc faire des choix courageux qui impacteront son existence. Retour sur un chef-d’œuvre du septième art… 

 

Peu après la seconde guerre mondiale et voulant s’émanciper d’Hollywood, Frank Capra créa sa propre société de production indépendante nommée Liberty Films, dont La Vie est belle est le premier long métrage. Si cette société ne produisit que deux œuvres au total, l’entreprise ayant été rachetée par la Paramount par la suite, La Vie est Belle est aujourd’hui considéré comme un classique du cinéma américain, malgré son échec financier. Il fait partie de ces films que l’on aime regarder en période des fêtes, mais force est de reconnaître qu’il manque de reconnaissance. Peut être mérite t-il d’être davantage connu, tant son message universel brille d’une beauté rare.

Georges Bailey, un Humaniste au service des autres

La Vie est Belle (It’s a Wonderful Life) nous amène dans les pas de Georges Bailey, un homme généreux au service du bien, qui vit dans la ville de Bedford Falls (État de New York), depuis son enfance. Alors qu’il attend cet évènement depuis des années et qu’il s’apprête à réaliser son rêve d’enfant, faire le tour du monde tel un explorateur puis ensuite entamer des études d’architecture, son père décède et Georges se voit contraint de reprendre l’entreprise familiale. Une association de construction et de prêts qu’il se refuse d’abandonner car elle permet aux foyers les plus modestes de trouver un logement, et de devenir propriétaires. S’il part, il laissera le marché à l’avide banquier M. Potter uniquement motivé par le profit et l’amoncellement de richesses. Dès cet instant, la vie de Georges, déjà grandement tournée vers les autres, va devenir une succession de sacrifices qui se fera malheureusement au détriment de son moral. Son bon caractère, son courage et son altruisme qui s’étaient déjà exprimés lors du sauvetage de son petit frère plus jeune, vont devenir le leitmotiv de son existence.

« Tu n’aimes pas les noix de coco ?! Tu sais d’où elle viennent ? De Tahiti, les Îles Fidji, la mer de Corail. J’ai été nominé pour être membre de la National Geographic Society, je vais partir explorer le monde un jour, tu verras. Attends de voir. »

VB1Georges Bailey jeune. Capture d’écran. Copyright © 1947 Liberty Films / Courtesy Pyxurz

La non réalisation de son rêve d’exploration du monde et le manque d’argent vont entraîner Georges Bailey dans une spirale infernale et destructrice de frustration, de colère et de tristesse. Trois venins qu’il devient difficile d’éradiquer dès lorsqu’ils commencent à se nourrir du cœur et de l’âme d’un être humain déjà fatigué. Un soir aux abords d’un pont, accumulant les ennuis matériels et les insatisfactions, Georges va vouloir en finir avec son existence, et ce malgré une vie de famille plutôt heureuse. C’est à ce moment précis qu’il fera la rencontre d’un curieux personnage l’invitant à regarder sa vie, l’impact considérablement positif de cette dernière, mais surtout la cruciale importance de sa présence sur Terre. Un curieux personnage rencontré au détour d’une dimension fantastique qui va montrer à Georges à quel point ce dernier a changé des vies, sans même en avoir conscience.

« C’est étrange n’est-ce pas ? La vie d’un Homme touche tant d’autres vies. Quand quelqu’un n’est pas là, il laisse un vide immense, n’est-ce pas ? »

Plusieurs lectures possibles 

On peut apprécier La Vie est Belle comme un simple film racontant une jolie histoire aux accents féeriques propre à la « magie » de Noël, mais on peut aussi aller plus loin en y décelant un message fort, profond et puissant contre l’isolement, la pauvreté et l’indifférence. Si Georges Bailey incarne le bien et la générosité, le riche homme d’affaires de la ville M. Potter, incarne quant à lui tout l’opposé. En cela le personnage de Georges Bailey peut être vu comme une incarnation de l’esprit de résistance et de lutte sociale, face à un système financier écrasant tout sur son passage. Georges Bailey veut maintenir un accès au logement pour les familles les plus modestes, et cela même si cela lui en coûte personnellement, alors que M. Potter veut étendre son emprise sur la ville et augmenter ses richesses sur le dos des plus pauvres. Ce système oppressant qu’incarne M. Potter obligera même Georges Bailey à égratigner sa dignité, afin d’éviter un nouveau drame. C’est là tout le symbole du propos, l’anéantissement d’une des choses les plus précieuses, la dignité humaine, au profit de l’avidité.

WL2Georges Bailey (personnage principal). Capture d’écran. Copyright © 1947 Liberty Films / Courtesy Pyxurz

La Vie est belle apparaît comme un antidote à la morosité, une leçon de vie, mais surtout un formidable questionnement sur l’insatisfaction permanente des vies que l’on mène. Le film s’apparente davantage à un conte qui met en valeur le positif, et qui relaye au second plan la négativité qui peut facilement gagner et ronger le cœur des Hommes. La narration extérieure qui rythme le film accentue encore davantage cet esprit universaliste très prégnant. Critiqué par certains à sa sortie et encore aujourd’hui pour son aspect jugé lisse et « Amérique traditionnelle » , il se pourrait bien que le petit bijou de Capra n’ait pas été lu sous tous ses angles possibles, et ne soit pas toujours apprécié à sa juste valeur.

Le long métrage du réalisateur phare permet également la transmission de cette idée si chère au milieu militant et aux idéalistes, que chaque acte compte. Même les plus petits, même ceux qui peuvent nous sembler insignifiants, tous comptent. Une idée qui, semble t-il, ne doit pas être perdue de vue. Métaphoriquement, le film représente le triomphe du bien sur le mal qui s’incarne par le rejet de la précarité et de la solitude au bénéfice de la solidarité et de la justice sociale et humaine. La Vie est Belle c’est aussi la célébration des Hommes ordinaires, des héros du quotidien avec leurs défauts et leurs qualités qui en font des personnages uniques et complexes.

Plus tard, dans son autobiographie, Frank Capra décrira La Vie est belle en ces mots :

« La Vie est belle n’était fait ni pour les critiques blasés, ni pour les intellectuels fatigués. C’était mon type de film pour les gens que j’aime. Un film pour ceux qui se sentent la, abattus et découragés. Un film pour les alcooliques, les drogués et les prostituées, pour ceux qui sont derrière les murs d’une prison ou des rideaux de fer. Un film pour leur dire qu’aucun homme n’est un raté. »

Pour leur dire qu’aucun Homme n’est un raté.

Une Bande Annonce « Hommage » réalisé par un fan 

 

NB : On notera également que le film fut étiqueté  » propagande communiste  » par le FBI, dirigé par John Edgar Hoover à l’époque (source : lefigaro.fr).


Découvrir le film en version originale : LIEN

PS : Nous ne sommes pas responsables du contenu général du site hébergeant la vidéo du long métrage.


Sources : allocine.fr / wikipedia.org

Image / Photographie d’illustration : Copyright © 1947 Liberty Films / Courtesy Pyxurz

"La loi d'attraction"

Par Le 10/01/2016

                        Loi dattraction

 

"Si vous vous focalisez sur la chose que vous voulez et que vous dites OUI à celle-ci, vous êtes en train d'activer la Loi d'Attraction qui va répondre à cette pensée et vous apporter les choses qui lui correspondent.
 

Par contre, si vous vous concentrez sur ce que vous ne voulez pas et que vous criez NON à cette chose, vous n'êtes pas du tout en train de la repousser. 
 

Au contraire, vous activez en pensée ce que vous ne voulez pas ; à cet instant la Loi d’Attraction va se mettre en action et attirer automatiquement cela dans votre vie.

La Loi d'Attraction fonctionne toujours, que vous y croyiez ou non, que vous la compreniez ou non. La manifestation se fait toujours à chaque fois que vous avez une pensée ou une manière de penser prolongée.
 

Donc si vous vous plaignez de ce qui ne va pas, vous êtes simplement en train de créer encore plus de ce qui ne va pas.
 

D’une façon générale, si nous sommes très positifs dans notre attitude et nos pensées, nous attirons des gens positifs, des événements et des circonstances positifs. Mais si nous sommes négatifs dans notre être, ou très en colère, nous allons attirer des personnes négatives, et des circonstances négatives voire violentes."
 

Docteur Joe Vitale

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Juste un exemple (politique)

Par Le 10/01/2016

Si je décide d'aller lire quelques informations sur ce qui se passe en France, je finis toujours au bout de quelques minutes par tomber sur un article qui me donne furieusement envie, soit de partir très loin, soit de .... et bien, rien en fait...puisque ce pays est construit sur la volonté des Puissants et que mon avis, ma colère, mon dégôut n'ont aucune incidence sur leurs volontés.

Quant à me répondre que je n'ai qu'à aller voter...eh bien, comment dire....Combien touche le Maire sur la construction du parking ? Ou pour sa prochaine campagne électorale ? Quand je dis que je conteste le système électoral en France, c'est également celui des Maires. D'autant plus qu'il est tout à fait possible de remplacer un conseil municipal par un "Comité de citoyens", une liste de volontaires sur laquelle les "représentants" sont tirés au sort. C'est déjà fait et ça fonctionne. 

 

Colombes : la justice valide le parking à la place des salades

Adeline Daboval |  | MAJ : RÉAGIR

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Colombes, rue Michelet. Saisi en référé par la mairie (LR) de Colombes, le tribunal administratif de Cergy ordonne à l’association AAA de libérer le terrain de l’Agrocité.
Colombes, rue Michelet. Saisi en référé par la mairie (LR) de Colombes, le tribunal administratif de Cergy ordonne à l’association AAA de libérer le terrain de l’Agrocité. (LP/Adeline Daboval.)

 

Au pied des tours de logements sociaux, des parcelles de jardins partagés, du maraîchage, des bacs à compost, des ruches, des ateliers de récupération, une Amap… Mais bientôt plus un brin d’herbe ! La justice vient de donner raison à la ville de Colombes (LR) qui veut utiliser les terrains occupés rue Michelet par l’Agrocité pour y installer un parking temporaire. «Il nous fallait la libération des lieux au plus tard pour le mois d’avril afin de ne pas prendre de retard sur le calendrier des travaux de rénovation urbaine des Fossés-Jean. Le tribunal en a reconnu l’urgence», se réjouit la municipalité.

A la place de la ferme urbaine expérimentale, la mairie veut aménager 182 places de stationnement provisoires le temps de démolir la rampe d’accès au parking de la résidence 11, rue Michelet et d’aménager une nouvelle place publique et un pôle d’équipements publics. Dans son recours, l’avocat de la mairie s’appuie sur le fait que les deux conventions d’occupation et de subventions signées par la précédente municipalité (PS-EELV) et l’association AAA (l’Atelier d’architecture autogérée), responsable des lieux, ont respectivement expiré en septembre 2014 et en septembre 2015. Elle fait également valoir que la réhabilitation de ce quartier sensible, coincé en bordure de l’autoroute A86, est repoussée depuis plus de dix ans et doit désormais être achevée en 2020.

 

Smaïl, un habitant du quartier devenu jardinier à la ferme urbaine. (LP/Adeline Daboval)

 

L’association a deux mois pour plier bagage

Le jugement ordonne à l’association AAA de libérer le terrain et de «démonter les constructions provisoires édifiées sur ce terrain dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La commune de Colombes est autorisée à requérir le concours de la force publique pour faire procéder à l’évacuation du terrain et à procéder à l’enlèvement d’office des matériels, objets éventuellement laissés par l’association.»

Ces trois derniers mois, en pleine campagne aux régionales, les adhérents de l’association, les clients de l’Amap ou les élèves de l’école du compost ont multiplié les actions pour tenter de sauver cette ferme, tête de proue d’un projet d’écologie urbaine baptisé R-Urban soutenu par l’Union européenne. Selon eux, le parking temporaire pouvait se faire à bien d’autres endroits...

«C’est 1,2 millions d’euros d’argent public qui va partir en fumée !»

Constantin Petcou, responsable de la ferme urbaine, fulmine contre le jugement. (LP/A.D.)

Déboutée par la justice, l’association AAA ne compte pas baisser les bras pour autant. «On ne va pas se décourager pour ça, affirme Constantin Petcou, le responsable de la structure. Je crois que les magistrats n’ont pas bien compris qu’il ne s’agissait pas seulement de jardins potagers. Sur le terrain, il y a un bâtiment muni de panneaux solaires, d’un système de récupération des eaux de pluie... Tout démonter et trouver un nouveau terrain d’accueil, c’est impossible en deux mois !» Dans son mémoire, l’avocat de l’association avait d’ailleurs demandé un délai de 18 mois pour le déménagement.

«Il existe un terrain communal disponible à 250 mètres, reprend Constantin Petcou. On peut y faire le parking ou y mettre l’Agrocité.Une centaine d’habitants utilisent ce lieu, des personnes ont été embauchées, nous étions présents à la Cop 21... Tout le monde s’intéresse à ce projet. Sauf la mairie de Colombes. C’est un scandale. C’est 1,2 million d’euros d’argent public qui va partir en fumée à cause d’un parking temporaire !»

 

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L'homme "capitalisé" (spiritualité)

Par Le 10/01/2016

.Cette anthropologie (moderne) n'offre pas non plus de contrepoids à l'économisme, qui n'était pas en germe chez les auteurs du 17e siècle, mais qui s'est imposé après la Révolution industrielle (..). Celle-ci est devenue le lieu d'expression de soi, d'un moi de plus en plus rivé à la consommation, occupé à produire, à se distraire, à remplir un vide que le système capitaliste entretient car la surproduction, l'obsolescence programmée des objets, le gaspillage et l'exploitation des autres hommes, des ressources et des animaux ne peuvent fonctionner que dans une société où les êtres tournent sans repos sur eux-mêmes, comme disait Tocqueville, sont isolés, désolés, divisés, mais obsédés par le regard d'autrui. (..) animés de désirs artificiels. Ces derniers sont créés de manière totalement factices par le marketing, mais ils s'appuient sur des ressorts psychologiques qui expliquent que le capitalisme, pourtant fondé sur une anthropologie fausse et fragile, survit et est même très efficace."

Corine Pelluchon


 Dans le monde occidentalisé et matérialiste, l'humain est au service du "capital" ce qui revient à dire que son existence est "capitalisée" de façon à péréniser un système qui apparaît désormais, de plus en plus clairement, comme totalement néfaste. Il ne reste plus qu'à accélérer son obsolescence en brisant les ancrages.

C'est l'adhésion à la simplicité volontaire et à un monde solidaire et non compétitif qui marquera le point de rupture.

De l'enfant à l'adulte. (spiritualité)

Par Le 10/01/2016

Au début de la vie, les humains ne voient pas les différences chez les autres mais la vie identique qui coule en chacun. C'est quand ils grandissent qu'ils perdent cet amour-là. L'amour originel.

Et il s'agit de la pire destruction orchestrée par le monde adulte envers celui des enfants. 

La rupture qui autorise ensuite tous les outrages de l'humain envers son "environnement"...

 

KUNDALINI 

"Vous êtes à fond dans l’écologie.

-Ce mot ne devrait même pas exister. Il ne fait que mettre à jour l’incapacité des hommes à comprendre qu’ils ne peuvent détruire la nature sans en mourir. C’est leur conscience morale qui n’est pas écologique. C’est comme le mot environnement. Je ne supporte pas ce terme. Comme si nous étions au centre de tout et que le reste n’était que le décor de nos existences. Alors, on tente de préserver l’agencement comme on le ferait de notre maison. Mais c’est  absurde ! Cette idée de propriété génère les destructions parce que les individus n’ont pas conscience de l’unité, de leur appartenance au tout. Quand une pièce d’un puzzle est perdue ou détruite, l’image entière n’existe plus. C’est fini. Les humains pensent très souvent qu’ils peuvent exister en tant que pièces séparées du reste. Ils n’ont pas conscience de l’image. Ni de sa fragilité ni de leur totale appartenance. La vie n’est pas autour de nous, elle est en nous. La même vie que celle des arbres, des animaux, des océans ou des montagnes. Nous appartenons tous à une seule et unique image.»


 

Corine Pelluchon : sur la corporéité (philosophie)

Par Le 10/01/2016

"Nous devons passer d’une démocratie concurrentielle à une démocratie délibérative" (Corine Pelluchon)

 Par   |   |  7390  mots

Pour Corine Pelluchon, "l’argumentation est au cœur de la démocratie délibérative. Elle désigne une communication non coercitive et s’adresse à l’intelligence d’autrui. C’est aussi ce que désirent la plupart des individus : que l’on sollicite leur bon sens."

Pour Corine Pelluchon, "l’argumentation est au cœur de la démocratie délibérative. Elle désigne une communication non coercitive et s’adresse à l’intelligence d’autrui. C’est aussi ce que désirent la plupart des individus : que l’on sollicite leur bon sens." (Crédits : DR)
GRAND ENTRETIEN. Professeure de philosophie à l'université de Franche‐Comté, Corine Pelluchon est l'auteure de plusieurs livres dont le dernier « Les Nourritures. Philosophie du corps politique » (éditions du Seuil) illustre son ambition qui est de proposer une philosophie du sujet comportant un volet anthropologique, qui suppose de penser autrement l'homme et son rapport à lui et aux autres vivants, et un volet politique, qui donne lieu à un nouveau contrat social et à une réflexion sur les conditions d'une reconstruction de la démocratie. Pour elle, l'un des problèmes majeurs à résoudre dans les prochaines trente années concerne la crise écologique, qui est également une crise de la subjectivité. La réponse ne pourra donc pas être seulement technique, mais elle devra être aussi éthique et politique.

* Une version réduite de cet entretien a été publiée dans le numéro spécial des "30 ans de la Tribune".

Quels sont les problèmes majeurs que nous allons devoir affronter ? Et en quoi la philosophie peut contribuer concrètement, sinon à les résoudre, du moins à les éclairer ?

La crise écologique, qui ne se réduit pas à une dégradation de l'environnement ou à une raréfaction des ressources remettant en cause nos styles de vie, mais interroge aussi notre rapport à la nature et à nous-mêmes, est un des problèmes majeurs. Nous habitons la Terre en nous comportant comme des prédateurs et en oubliant que nous la partageons avec les autres espèces. Pensez aux souffrances inouïes que l'on fait endurer quotidiennement à des milliards d'animaux pour pouvoir consommer leur chair ou acheter leur fourrure. L'homme a tendance à considérer que ses projets et ses possessions constituent le sens de sa vie et que la seule limite à sa liberté est l'autre homme actuel. Or, si nous prenons au sérieux la matérialité de notre existence et notre corporéité, nous voyons que notre vie est intimement mêlée à celle des autres êtres, passés, présents et futurs, humains et non‐humains. Bien plus, la crise écologique devrait nous amener à ne plus fonder l'humanisme sur l'individu pensé de manière atomiste, coupé des autres et défini par la seule liberté. Cette conception relationnelle du sujet à laquelle conduit une réflexion qui articule l'écologie à l'existence devrait donc nous permettre de rénover l'humanisme, en contestant l'anthropocentrisme despotique qui l'a longtemps caractérisé, en insistant au moins autant sur la réceptivité et sur la vulnérabilité que sur le projet et la maîtrise de soi et en nous rendant moins enclins à la domination. Il s'agit aussi de revoir la place de l'économie, qui est aujourd'hui un économisme, où la recherche du profit détermine tout.

J'élabore une philosophie du sujet relationnel et forge les outils éthiques et politiques qui s'ensuivent de cette réflexion sur le sujet pensé dans sa corporéité. Actuellement, je m'interroge sur les capacités et dispositions morales qui pourraient nous permettre d'avoir plus de respect envers la nature et les autres vivants, d'être plus sobres, de savoir apprécier la beauté des paysages, etc. Il s'agit d'une éthique des vertus qui inclut une réflexion sur les émotions et les affects et souligne le lien entre l'éthique et l'esthétique. Pour changer ses styles de vie, les principes et les règles ne suffisent pas. Il ne faut pas se focaliser seulement sur les normes, mais il importe de se tourner vers les agents moraux, vers ce qui pousse les individus à agir. L'éthique implique une transformation de soi et, pour sentir que le respect de soi est inséparable du respect des autres vivants et de la nature, des dispositions morales qui expliquent aussi qu'on change ses habitudes de consommation en y trouvant une forme d'accomplissement de soi.

Vous n'évoquez pas les risques liés aux progrès technologiques générés par les NTIC, les biotechnologies, les nanotechnologies... Ne menacent-ils par la liberté de l'homme ?

Je parlerai des biotechnologies, que je connais le mieux, des modifications génétiques, par exemple, qui nous obligent à nous interroger sur le sens de la vie. En elles‐mêmes, ces techniques ne sont ni bonnes ni mauvaises ; tout dépend de l'usage que nous en faisons. Qu'est‐ce qui pourrait en limiter les applications ? Le fait qu'elles ne seront pas généralisables, qu'elles auront un coût trop important ? Dans L'autonomie brisée. Bioéthique et philosophie (PUF, 2009/2014), j'avais essayé de montrer que l'important était surtout d'examiner leur impact sur les individus, sur les institutions et sur les dispositions qui les soutiennent et rendent effective la démocratie, comme l'égalité morale des individus ou la tolérance, par exemple. Il s'agit de voir au cas par cas si ces techniques induisent des effets qui sont contraires à ce que nous continuons de chérir. Ainsi, les thérapies géniques germinales, qui pourraient permettre de « designer » son enfant à venir en fonction de ce que l'on pense être une vie réussie, s'opposent au sens de la parentalité conçue comme l'accueil de ce qu'on n'attendait pas. Les biotechnologies interrogent notre rapport à l'imprévisibilité, à l'inconnu, à l'autre, et à la finitude. En ce sens, elles sont les alliées de l'idéal de maîtrise de soi et de performance constitutif de ce que j'ai appelé il y a quelques années une « éthique de l'autonomie ». Celle-ci désigne une sorte d'idéologie liée à un double mouvement de valorisation de l'autonomie, devenue une norme, et de transformation de cette notion qui s'est vidée progressivement de tout contenu pour s'identifier à l'indépendance. Cette dernière, qui va de pair avec un idéal de contrôle, est toutefois paradoxale, parce que le sujet qui veut être lui-même se plie aux impératifs du marché, si bien que son autonomie est exactement ce que Kant appelait l'hétéronomie. De plus, l'être en proie à cette éthique de l'autonomie refuse de prendre le moindre risque, parce que ce qui échappe à son contrôle et au contrôle, à la prévision, lui fait peur. Il exprime une demande de liberté surveillée, qui est très loin du désir d'aventure et du goût du risque prônés dans les années soixante et soixante-dix. Cette conception, qui n'aide pas à bien vivre le vieillissement, par exemple, explique certaines demandes sociétales et un certain usage des techniques médicales et des biotechnologies. Cette éthique de l'autonomie trahit également une méprise sur le vivant, sur sa corporéité, qui témoigne de notre passivité. Elle va de pair avec des représentations élitistes qui désignent comme insignifiants ou inférieurs les êtres qui n'ont pas la capacité d'imposer aux autres leur volonté ou qui la communiquent autrement que nous. Elle conduit à ne voir chez les personnes en situation de handicap ou de démence que les déficits et est solidaire d'un mépris des vivants. Les animaux sont des subjectivités non représentationnelles ; il y a quelqu'un derrière la fourrure et sa vie est aussi importante pour lui que la vôtre l'est pour vous. Les animaux sont individués et ils ont une intelligence et un accès au réel qui nous échappent totalement quand nous pensons que le réel est seulement celui que nous découpons avec nos catégories et nos concepts.

Cette éthique de l'autonomie, qui ne nous aide pas à bien vivre, est l'enfant tardif d'une anthropologie qui a été fondée sur un sujet atomiste, défini par le droit à user de ce qui est bon pour sa conservation. Cette fiction d'un individu pensé abstraction faite de ses appartenances était nécessaire pour établir la philosophie des droits de l'homme et penser que le fondement et la finalité de l'Etat étaient la liberté des individus. Il fallait forger cette abstraction pour penser un Etat laïc et affirmer que tout être humain, quels que soient sa fonction, son ethnie, sa religion ou son genre, avait les mêmes droits que les autres et donc pour reconnaître une égale dignité aux humains. Cependant, tout se passe comme si nous avions, au fil du temps, oublié ce caractère relationnel de nos vies et perdu le sens de ce qui nous relie aux générations passées, présentes et futures, à la Terre et aux autres vivants. C'est ainsi que la fondation individualiste du sujet sur laquelle reposent le libéralisme politique et la philosophie des droits de l'homme a donné lieu à une anthropologie pauvre, qui ne donne aucun relief à l'existence humaine, en dehors de la conquête de sa liberté et de la possession de biens matériels.

Cette anthropologie n'offre pas non plus de contrepoids à l'économisme, qui n'était pas en germe chez les auteurs du 17e siècle, mais qui s'est imposé après la Révolution industrielle et dans une société où la division du travail, la spécialisation des tâches et la professionnalisation de la vie politique installaient en chacun une division entre la sphère publique, gérée par des représentants, et la sphère privée. Celle-ci est devenue le lieu d'expression de soi, d'un moi de plus en plus rivé à la consommation, occupé à produire, à se distraire, à remplir un vide que le système capitaliste entretient car la surproduction, l'obsolescence programmée des objets, le gaspillage et l'exploitation des autres hommes, des ressources et des animaux ne peuvent fonctionner que dans une société où les êtres tournent sans repos sur eux-mêmes, comme disait Tocqueville, sont isolés, désolés, divisés, mais obsédés par le regard d'autrui. Ayant surtout des rapports de compétition et aucun horizon d'espérance en dehors de celui que procure la reconnaissance, ils cherchent à posséder ce que les autres ne possèdent pas et sont animés de désirs artificiels. Ces derniers sont créés de manière totalement factices par le marketing, mais ils s'appuient sur des ressorts psychologiques qui expliquent que le capitalisme, pourtant fondé sur une anthropologie fausse et fragile, survit et est même très efficace.

A cette éthique de l'autonomie j'ai opposé une philosophie de la corporéité qui met au jour le caractère relationnel du sujet et conduit à rafraîchir le sens que l'on accorde à son existence. Elle a d'abord donné lieu à une « éthique de la vulnérabilité », centrée sur la passivité du vivant, sur sa fragilité, mais aussi son ouverture aux autres, sa responsabilité. Parler de corporéité, c'est dire que la conscience n'est pas le point zéro de mon expérience, que le réel n'est pas seulement ni essentiellement relatif à ce que j'en vois ou en sais, à ce que je fais de lui, mais qu'il y a quelque chose avant la conscience. Cela conduit à s'intéresser aux phénomènes qui échappent à ma maîtrise et mettent en échec ma volonté. Cependant, une phénoménologie attentive aux phénomènes que ma conscience ne constitue pas ou qui échappent à mon intentionnalité ne s'intéressera pas seulement à la maladie, à la mort, à la douleur, à la démence, mais elle décrira aussi le revirement du constitué en condition de mon existence qui, dans la manière dont nous habitons la Terre et goûtons aux choses, révèle aussi l'importance du plaisir.

La deuxième étape de cette philosophie est donc la philosophie des nourritures développée dans le dernier livre. Les nourritures désignent tout ce dont je vis et qui « nourrit » ma vie, c'est-à-dire que les choses naturelles et culturelles dont je vis répondent à mes besoins, qu'il s'agisse de l'alimentation, de l'eau, de l'air, du travail, etc. Cependant, les besoins ne sont pas pensés à la lumière de la privation, comme s'ils étaient des vides à remplir. Le besoin vire en plaisir, qui est recherché pour lui-même, sauf quand cet accès au plaisir n'est pas possible en raison des privations extrêmes, comme la faim, le froid, l'épuisement. Cette complaisance dans le monde sensible que nous éprouvons nous enseigne que l'amour de la vie est originaire, et que la déréliction ou le sentiment d'être jeté dans un monde absurde est seconde et lié aux conditions sociales, économiques et matérielles. Nos sensations, qui font ressortir la texture des aliments, et traduisent la vérité de notre rapport au monde, qui est un être-avec-le-monde, suggèrent aussi que les choses ne sont pas réductibles à leur fonctionnalité, qu'il y a un excédent, une générosité dans ce monde qui n'est pas entièrement thématisable. C'est cette essence généreuse du monde, son excédent, que l'on entend dans le pluriel des nourritures et qui souligne aussi la centralité du goût.

Bien plus, je mange pour calmer ma faim et reprendre des forces et travaille pour gagner mon pain, mais l'activité même de manger, de travailler, me réjouit - ou pas - et donne un sens et une saveur à mon existence. Quand l'acte de se nourrir ou le travail n'ont pas de sens, j'en souffre. Ce qui fait la grâce de la vie et son sens va au-delà des nécessités et le projet ne saurait définir notre existence, qui est plutôt conçue ici à la lumière de la réceptivité qui exprime le contact entre moi et le monde. Ainsi, je ne vis pas pour faire ceci ou cela, comme si l'existence était à comprendre essentiellement à la lumière du projet, mais parce que je prends du plaisir à vivre, qu'il y a une gratuité dans le fait d'exister. Je vis pour vivre ; vivre, comme disaitEmmanuel Levinas, est une sincérité. Vivre, c'est vivre de, et vivre de, c'est jouir.

En même temps, je ne vis pas seulement pour moi, parce que - et cela nous éloigne de Levinas -mon usage des nourritures et, au premier chef, ma manière de m'alimenter me relient, que je le veuille ou non, aux autres êtres humains, passés, présents et futurs, et aux autres vivants, en particulier aux animaux. Bien plus, ma vie est, dès ma naissance, de par ma naissance, débordée par celle des autres et, en naissant, c'est un monde commun aux générations passées, présentes et futures, et aux animaux, un monde constitué par le patrimoine naturel et culturel de l'humanité et incluant la biodiversité, qui m'accueille. Ce monde survivra à ma mort, mais il est l'une des dimensions de mon existence, qui n'est donc pas seulement individuelle, contrairement à ce que nous avons tendance à croire, surtout en Occident. Vivre, ce n'est pas seulement vivre pour soi. Bien sûr, mon existence a du sens pour moi et pour mes proches, mais le monde commun lui confère aussi une épaisseur. Le sens de mon existence n'est pas constitué seulement par ce que j'accumule et fais pour moi, mais il est lié à ce que je transmets et la valeur de mes actes dépend de leur impact sur le monde commun. Au contraire, le projet transhumaniste est celui d'un individu tout‐puissant et qui ne vit que pour lui.

Enfin, la philosophie du sujet relationnel que je propose vise à compléter les droits de l'homme, qui ne peuvent plus être fondés simplement sur un sujet individuel coupé des autres êtres humains et non‐humains. Elle a donc d'emblée une portée politique et juridique. Parce que la biosphère est la condition de mon existence, que la beauté de la nature nourrit ma vie, que les générations passées et futures font partie de moi et que nous cohabitons avec les animaux, qui sont mêlés à nos vies et dont les intérêts doivent aussi entrer dans la définition du bien commun, les finalités du politique ne seront plus  seulement la sécurité ou la conciliation des libertés individuelles et la réduction des inégalités. La protection de la biosphère, le souci pour les générations futures, l'amélioration de la condition animale deviennent de nouveaux devoirs de l'Etat.

Nous traversons une crise du politique, le citoyen ne se sent plus représenté. A quoi est-ce dû ?
A l'économisme, à la règle du profit qui fait plier le politique et a envahi toutes les sphères de la vie. Les hommes ont perdu le sens du monde commun et de ce qui les relie aux autres. Ils ne se vivent plus que comme des forces de production et des forces de consommation. C'est ce que Hannah Arendt appelait la désolation, qui rend les individus des démocraties de masse vulnérables aux solutions totalitaires.

Il s'agit aujourd'hui de reconstruire de la démocratie en revoyant la philosophie du sujet qui sert encore de base au contractualisme actuel et qui ne permet pas de lutter contre l'économisme. Il s'agit aussi de rénover ses institutions afin d'intégrer le long terme et de traiter des enjeux globaux associés à l'environnement. Ils sont parfois invisibles, comme les perturbations endocriniennes et la pollution. On a également besoin de médiations scientifiques pour éclairer les décisions, mais aussi d'organes de veille et de vigilance ‐ pouvant prendre la forme d'une troisième chambre disposant d'un droit de veto ‐ afin que les propositions de loi ne contredisent pas la protection de la biosphère et l'amélioration de la condition animale qui sont des devoirs de l'Etat. Ces mesures nous éviteraient d'avoir des politiques atomistes et souvent incohérentes. Les questions de justice intergénérationnelle, l'écologie et la question animale doivent être traitées de manière transversale. Les politiques en matière d'économie, de transport, d'agriculture, d'éducation affectent l'écologie, la justice intergénérationnelle et les animaux. Inversement, on ne peut protéger l'environnement, prendre en compte les générations futures et améliorer la condition animale si l'on en fait des domaines à part et que l'on se satisfait de meures qui seront contredites par ailleurs. Enfin, il s'agit de penser les conditions de la délibération sur des sujets complexes qui supposent que la justice ne se réduit pas à l'accord extérieur des libertés mais implique une certaine conception du bien commun. C'est le cas de la plupart des questions dites de bioéthique qui soulèvent des enjeux moraux qui vont au-delà des problèmes de mœurs et c'est le cas dès qu'on aborde des techniques ou des pratiques qui ont un impact non seulement sur la société, mais aussi sur les écosystèmes, les autres espèces et les générations futures. Le défi est de penser ou plutôt d'instituer le bien commun, qui n'existe pas dans le ciel des idées et qui est a posteriori, sans fonder la décision collective ou les lois sur la vision moralisatrice d'un groupe et donc en respectant le pluralisme qui va de pair, dans une démocratie, avec la reconnaissance de l'égalité morale des individus, le refus des gourous éthiques ou du paternalisme, si vous préférez.

Bref, l'objectif est de forger des outils et de concevoir une méthodologie nous permettant de parvenir à des législations adaptées aux différents acteurs et à l'historicité des lois, au contexte, en trouvant des accords sur fond de désaccords. C'est ce que j'ai essayé de faire, notamment en politisant le difficile problème de l'aide active à mourir. Il est également important de passer d'une démocratie concurrentielle, où l'on use d'une rhétorique plébiscitaire, reposant sur le marchandage, les promesses et les récompenses, et sur la peur, à une démocratie délibérative, où l'on pèse le pour et le contre avant de prendre des décisions politiques, où l'on explicite les arguments des différents camps et où chacun se demande ce qui a un sens pour la collectivité, et pas seulement pour lui. L'argumentation est au cœur de la démocratie délibérative. Elle désigne une communication non coercitive et s'adresse à l'intelligence d'autrui. C'est aussi ce que désirent la plupart des individus : que l'on sollicite leur bon sens.

Mais nous pouvons déjà agir, dans nos démocraties, en tant que citoyens...

Le cœur de la démocratie, c'est la vigilance critique dans l'espace public. Par exemple, quand ils mangent, les individus ont un impact sur la production et la distribution. Ils ont un rôle politique. Le sentiment d'impuissance ne peut être un alibi, car les consommateurs ont un pouvoir considérable sur l'économie et sur la politique. Nous pouvons réorienter l'industrie agroalimentaire en cessant d'acheter des produits que cette industrie présente comme des produits de luxe (le foie gras), des produits indispensables à la santé (la viande). Nous pouvons leur signifier, si nous sommes assez nombreux, qu'il y a de l'argent à gagner avec des produits végétaux. La demande peut créer l'offre, surtout dans l'alimentation parce que nous mangeons tous trois fois par jour. Enfin, pour que les citoyens puissent exercer leur esprit critique, il faut non seulement que certaines scientifiques soient disponibles, mais aussi que gouvernants et gouvernés soient formés sur des problèmes concrets et sur la manière d'argumenter. Je rêve, par exemple, que l'on remplace, dans les programmes de philosophie de la classe de terminale, l'étude de notions souvent trop abstraites pour des jeunes gens de 18 ans par l'éthique animale et environnementale, la bioéthique, etc. Il faudrait certainement moderniser un peu le contenu des programmes scolaires, donner une meilleure formation scientifique aux jeunes, enseigner la rhétorique. De manière générale, il serait intéressant de former nos politiques afin qu'ils enrichissent les programmes politiques et soient davantage dans l'analyse et l'argumentation, au lieu d'être dans l'invective constante. Pourquoi ne pas créer une sorte de Sciences Po pour les adultes ? Il existe des forums et des gens comme moi qui pourraient passer leur vie à aller donner des conférences par ci par là - gratuitement, en ce qui me concerne. Mais, indépendamment du fait que c'est épuisant pour les conférenciers, qui ont souvent une lourde charge de travail par ailleurs, la formation suppose un temps long, des efforts et de la rigueur, et un lieu soustrait au vacarme du monde et aux médias. Informer c'est bien, former c'est mieux. Les deux ne sont pas antithétiques, même si, à notre époque, où tout le monde veut aller vite, parler de tout sans prendre le temps d'apprendre, on fait plus d'efforts et de bruit pour informer que pour former les individus.

Dans votre dernier ouvrage, « Les Nourritures. Philosophie du corps politique », vous accordez à l'acte de se nourrir une place centrale. C'est pour le moins étonnant dans le domaine de la philosophie ?

« Au commencement était la faim », écrivait Emmanuel Lévinas dans ses Carnets de Captivité. Avant de penser, le sujet a faim. La faim est une privation extrême. Rappelons qu'aujourd'hui même, près de 3 milliards de personnes dans le monde souffrent de faim ou de malnutrition.

J'insiste sur le fait qu'au delà du besoin archaïque et originaire qu'est la faim, le besoin de manger se transforme en plaisir. C'est ce que j'appelais le cogito gourmand en insistant sur le caractère à la fois biologique et social, sensuel et spirituel du goût et sur le fait qu'il réfute tous les dualismes corps/esprit, nature/culture, intérieur/extérieur. De plus, les multiples dimensions de l'alimentation, qui est une incorporation, sa dimension nutritive, affective, sociale, symbolique, éthique, économique et politique, suggèrent que l'on a affaire à un phénomène qui exprime le vécu dans sa globalité. C'est cela l'oralité.

L'emblème de la philosophie du sentir que je développe dansLes Nourritures est moins le ventre que la bouche. L'oralité, c'est à la fois ce qui passe par ma bouche et la parole. C'est un rapport intime à soi et à l'autre. Manger est un dire. Quand je mange, je dis la place que j'accorde au sein de mon existence aux êtres humains passés, présents et futurs et à aux animaux, mais j'exprime aussi mon vécu dans sa globalité. Ma manière de manger traduit aussi le respect de moi, ce que j'accepte d'incorporer, comment je l'incorpore. Il y a aussi toute une mémoire de l'alimentation qui est liée aux plats que nous préparaient nos parents et nos grands-parents, à l'histoire familiale, aux premiers moments de notre vie, quand nous avons été nourris et qu'en même temps que le sein ou le biberon, nous avons reçu de l'attention et de l'amour - ou pas.

L'alimentation rend impossible le maintien des dualismes. C'est pourquoi, sur le plan phénoménologique, elle est si intéressante. Dans ce livre, je pars de la description phénoménologique de l'existant dans la matérialité de son existence : l'alimentation en particulier, mais aussi le fait d'être né, d'être posé à terre, d'habiter quelque part. On pourrait ajouter le fait de respirer et, pour les humains, le fait de se vêtir.

En partant de la description de ces actes quotidiens, qui concernent tout le monde, je fais surgir des structures de l'existence qui ont une dimension universalisante et éclairent la condition humaine de manière nouvelle. J'ai ainsi approfondi la philosophie de la corporéité que j'avais commencé à élaborer dans mes précédents ouvrages, mais en travaillant cette fois-ci non plus sur des phénomènes négatifs, comme la douleur, la souffrance, la fatigue, la maladie, la démence, la mort, mais sur le plaisir, sur la naissance et notre habitation de la Terre.

Dans le passé, l'hôpital et les cas cliniques étaient l'inspiration principale. C'est ainsi, par exemple, qu'en visitant des établissements prenant en charge des personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer, j'ai essayé de penser ou de repenser l'identité. Qu'est-ce que l'identité d'une personne qui a perdu le sens fonctionnel des objets et la mémoire ? Qu'est-ce que cela dit de la manière dont nous concevons le sujet? Peut-on penser l'autonomie d'une personne en situation de dépendance et aller au-delà de la définition, à la fois juridique et médicale, de la compétence ? Ce travail sur la vulnérabilité qui était centré sur la catégorie de passivité et qui suppose une articulation très serrée entre les notions d'autonomie, de vulnérabilité et de responsabilité était une première étape. La deuxième porte sur le « vivre de ».

C'est cela que j'appelle les « nourritures ». Cela inclut les aliments, mais ne s'y réduit pas et c'est une manière d'éviter le mot de « ressources » qui réduit le monde à sa dimension instrumentale Or il s'offre à nous comme ce qui nous plaît ou non, comme ayant une ambiance, un rythme. Quand on visite une ville, on sent un rythme, on se sent bien ou mal, etc. Encore une fois, c'est la réceptivité, l'être-avec-les-choses qui m'intéresse.

Des philosophes aussi différents que Michel Foucault, avec son « souci de soi », ou Michel Onfray et son « corps hédoniste » célèbrent aussi l'importance du corps. Qu'est-ce qui vous différencie d'eux?

Je m'inscris plutôt dans la tradition d'une phénoménologie de la non-constitution représentée par Henri Maldiney, un philosophe important mais peu connu du grand public. De plus, je suis philosophe politique. Michel Onfray défend un hédonisme qui est un peu un hédonisme de défi, car il exprime l'idée selon laquelle il faut profiter de la vie en laissant à Thanatos un corps qui aura brûlé. Il est également favorable, me semble-t-il, au transhumanisme, alors que je défends une pensée de la finitude et conçois les limites de notre vie, y compris la mort, de manière positive. Mon travail relève davantage de l'eudémonisme car ma question fondamentale est celle de la vie bonne. Il peut y avoir une vie bonne, où l'on peut parler de bonheur et de joie et réaliser cette alliance entre l'éthique comme transformation de soi et l'accomplissement de soi, même quand la satisfaction ou le bonheur personnel au sens ordinaire du terme est compromis. Pour connaître la joie, selon moi, il faut savoir pourquoi l'on vit et vivre une vie bonne, qui n'est jamais, d'après ce que j'ai dit plus haut, une vie seulement pour soi, mais, pour se sentir heureux, il faut de la chance, un contexte politique, social et affectif. C'est pourquoi il est question du daimon. Toutefois, le malheur, les privations n'empêchent pas d'avoir une vie accomplie. Pensez aux résistants qui sont morts et même aux dernières paroles deWittgenstein. Philippa Foot, dans Le Bien naturel, en parle.

Quant à Michel Foucault, c'est une pensée archéologique. Je pense ici surtout à ses cours au Collège de France, notamment à ceux qui sont publiés dans L'herméneutique du sujet. Je préfère d'ailleurs le dernier Foucault, celui qui relit les Stoïciens, ces athlètes de l'événement, en parlant d'un souci de soi qui n'est pas seulement lié au corps et qui pense l'éthique comme pratique de soi. C'est magistral et cela a une portée politique, très différente cependant de ce qui se joue dans sa théorie du biopouvoir. Cela dit, mon travail est différent. Mon éthique se fonde sur une phénoménologie de la non-constitution, contrairement à celle d'Edmund Husserl qui considère la conscience comme donatrice de sens. Je suis en cela les phénoménologues comme Levinas, Maldiney ou Michel Henryqui attirent notre attention sur des phénomènes que la conscience ne constitue pas, mais qui, au contraire, la constituent. Cette phénoménologie de la non-constitution permet de dégager un certain nombre de structures de l'existence qui éclairent le sens de mon rapport au monde et font surgir un sujet relationnel. J'en tire ensuite les conséquences politiques, comme nous l'avons vu plus haut.

Enfin, s'agissant de l'éthique et de la définition de la vie bonne, je me sens plus proche du Platon des Lois qui parle, au livre V, d'honorer son âme que des philosophes qui pensent le souci de soi. On honore son âme en aimant la vérité et le juste, au lieu de penser à acquérir les richesses ou les honneurs. Pour moi, le souci doit être tourné vers autre chose que soi, vers la Cité et ce qui la transcende, pour parler comme Leo Strauss.

La question animale structure une large partie de votre œuvre. Pourquoi?

Parce que c'est une question fondamentale en philosophie, stratégique, puisque se dessinent à partir de la manière dont on a pensé les animaux beaucoup d'autres notions comme le propre de l'homme, l'autonomie, etc. - autant de catégories qui, aujourd'hui, bougent en même temps que la conscience que nous avons de la richesse des existences animales. Cette question, qui est aussi celle des conditions de vie et de mort que nous infligeons aux animaux, est aussi importante en elle-même parce que les animaux comptent et que ce que nous leur faisons subir est un cauchemar. Pour moi, elle est centrale. Il y a peut-être aussi une raison biographique. Fille de viticulteurs, je suis née à la campagne. Auparavant, les vaches avaient un prénom et vivaient en moyenne 11 ans, contre 4 ans aujourd'hui. Même si je mangeais de la viande, j'ai été concernée par cette question très jeune. Depuis maintenant 15 ans, je ne consomme ni viande ni poisson et suis en train d'adopter un régime végétalien - en attendant aussi de devenir végane.

Cette question est par ailleurs abordée selon différentes approches en philosophie...

Il y a eu évidemment « Libération animale » de Peter Singer, paru en 1975, qui m'a bouleversée. Mais il n'est pas le seul. Je distinguerais trois vagues de la question animale, en se cantonnant à la période récente, disons depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, qui marque l'extension de l'exploitation industrielle des animaux. La première vague, anglo-saxonne, est représentée par Singer, mais aussi par Tom Regan. Ils reprennent le concept d'antispécisme qui est né en 1970. Ce concept dénonce la discrimination fondée sur l'espèce en la comparant au sexisme et au racisme et il implique l'égale prise en considération des intérêts des animaux - ce qui n'implique pas l'égalité de traitements, comme ne cesse de le dire Singer. Leur travail est très différent, puisque Singer est utilitariste et Regan partisan d'une approche déontologique des droits des animaux, mais ils ont en commun de se focaliser sur le statut (moral, voire juridique, pour Regan) de l'animal pour dénoncer l'exploitation que l'homme fait subir à l'animal. La deuxième vague, française, est représentée parJacques Derrida et Elisabeth de Fontenay, qui se saisissent de la question animale comme d'un levier pour déconstruire l'histoire de la philosophie en montrant comment les philosophes se sont donné le mot pour penser les animaux de manière privative, comme des êtres privés de logos et seulement capables de réagir. Encore une fois, ce sont ces représentations qui gomment l'extraordinaire hétérogénéité des animaux qui justifient les abus dont ils sont victimes. Jacques Derrida dans son livre « L'animal que je suis » va souligner le caractère violent de cet humanisme-là.

La troisième vague politise la question animale en se situant (c'est mon cas) sur le versant positif de la déconstruction. Il ne s'agit plus de dénoncer la violence de l'humanisme ni de distribuer des mauvais points aux philosophes qui ont pensé les animaux de manière privative, mais de se demander ce que seraient une éthique et une politique prenant au sérieux l'appel des animaux.

Dans une démocratie, il ne s'agit pas d'imposer le végétarisme à tout le monde, même si, personnellement, je rêve d'une telle société où il n'y aurait plus de mise à mort provoquée d'un animal. Le défi est de penser comment les intérêts des animaux peuvent entrer dans la définition du bien commun et comment faire de la question animale l'une des finalités du politique, alors que les animaux ne votent pas et que le pluralisme politique implique de trouver des accords sur fond de désaccord. Comment concilier le respect de la souveraineté du sujet, son droit à choisir son style de vie, tout en améliorant de manière substantielle la condition animale ? C'est ma question.

La question de la justice envers les animaux dépasse en l'intégrant la question de savoir quels droits ils ont, car elle suppose que la communauté morale et politique est élargie aux animaux, qui font partie de nos vies. Les violences que nous leur faisons subir ne soulèvent pas seulement des problèmes moraux, relatifs à la cruauté des hommes, mais elles mettent au jour l'injustice de notre justice et conduisent à remettre en question les fondements du droit et la plupart des habitudes des hommes. C'est cette problématique-là qui caractérise mon travail depuis « Eléments pour une éthique de la vulnérabilité. Les hommes, les animaux, la nature » ( Le Cerf, 2011).

Le travail de Sue Donaldson et Will Kymlicka dans « Zoopolis. A political Theory of Animal Rights » s'inscrit aussi dans cette troisième vague. Ce livre nous permet de comprendre ce que pourraient être les obligations concrètes des hommes à l'égard des animaux. J'ai convaincu les éditions Alma de le faire traduire car il est aussi important que l'a été « Libération animale » de Singer. Il paraîtra en novembre 2016, avec une postface que je vais rédiger.

Mon travail se distingue de celui de Kymlicka, bien que nous soyons tous les deux des libéraux (dissidents) qui cherchent à compléter le libéralisme pour qu'il tienne compte des minorités (c'est de là que vient Kymlicka) et pour le modifier à sa base et dans ses institutions, afin de substituer une autre philosophie du sujet à la conception de l'homme et de son rapport à l'autre que lui sur laquelle il repose et qui ne permet pas de faire entrer l'écologie et la question animale dans notre vie et dans la politique (c'est le fil directeur de mes livres). La théorie de la justice comme partage des nourritures comporte neuf principes, dont l'amélioration de la condition animale et la suppression de l'élevage intensif. Ces principes peuvent être déclinés de façon à laisser des marges de négociations aux différents Etats, mais ils sont plus substantiels que les deux principes de La Théorie de la justice comme équité de Rawls. L'amélioration de la condition animale relève des devoirs de l'Etat. C'est pour cela que la politique est une zoopolitique. Pour autant, il ne s'agit pas de créer une « démocratie animale ». Il y a une asymétrie colossale entre les animaux et nous et nous ne pouvons pas les représenter au sens strict du terme, parce qu'ils n'ont pas le pouvoir de nous congédier en cessant de voter pour nous. Il faut donc inventer une façon de porter leurs intérêts et de les faire entrer dans la définition du bien commun, ce qui passe par de multiples propositions se situant sur le plan institutionnel, constitutionnel et éducatif.

Le point commun à ces trois vagues est que le critère pour avoir droit à la considération morale n'est plus le logos, le langage articulé. A partir du moment où les animaux sont des existants à part entière, individualisés, il est immoral et injuste de les traiter comme ils sont traités.

En un mot, tout mon travail consiste à élaborer une théorie politique susceptible de modifier au niveau des institutions, mais aussi dans son esprit la philosophie du sujet qui fonde la politique actuelle. On pourrait penser que cette tentative pour compléter la démocratie libérale renvoie à Leo Strauss qui pensait que l'horizon du « bien vivre » et du bien commun ne peut pas disparaître en politique sans dégrader les institutions et le type de société démocratiques. Cependant, on ne peut fonder la politique sur des valeurs qui sont des subjectivations, des visions du monde qui ne sont pas généralisables et qui, si elles devenaient les piliers du politique, aboutiraient à une forme de violence politique.

Au contraire, l'alimentation, le fait d'être né, de marcher, de respirer... ne sont pas des valeurs, mais des structures de l'existence qui, décrits phénoménologiquement, enseignent que le sujet n'est jamais seul, que sa vie est débordée par celle des autres, humains et non humains, etc. Ce sont ces structures de l'existence qui expliquent les principes de la théorie de la justice et le contrat social qui correspondent à la partie normative de cette théorie politique. Je parle de contrat social, donc d'artifice, alors que la description phénoménologique de l'alimentation, par exemple, montre que les animaux sont mêlés à notre vie, que les générations passées et futures aussi, etc. Ce recours au cadre artificiel du contrat est lié au fait que l'homme, contrairement aux fourmis, ne voit pas immédiatement le bien commun et qu'il y a, comme le dit Hobbes, une division entre les êtres et à l'intérieur de chacun d'entre nous, puisque nous ne sommes pas sûrs de vouloir demain ce que nous voulons aujourd'hui. Que le sujet soit relationnel et que cela soit une vérité phénoménologique n'implique pas que les individus soient psychologiquement disposés à vivre de telle sorte qu'ils respectent les animaux et se soucient des générations futures.

De plus, je parle d'améliorer la condition animale, non d'abolir toute exploitation animale, car, en démocratie, il faut trouver des accords sur fond de désaccords. Enfin, quand je disais qu'à propos des technologies et des pratiques médicales, le travail du philosophe ne consistait pas (essentiellement) à dire si une technique était bonne ou mauvaise en soi, mais à voir si elle était compatible ou pas avec les dispositions nécessaires pour vivre en société, je suggérais aussi que la démocratie ne se réduit pas aux seules institutions. Elle dépend aussi d'un type d'individu qui va les faire vivre ou les détruire. Platon disait déjà (La République, livre VIII) que chaque régime est détruit de l'intérieur par un type d'homme qui préfère, par exemple, honorer l'argent que le sens du bien et de la vérité.

L'inquiétude à l'égard de cette fragilité constitutive de la démocratie me rattache à Leo Strauss. Les risques liés à l'utilisation des biotechnologies ou de la bombe atomique sont bien plus compliqués que ceux des techniques de Descartes quand il disait qu'elles nous rendraient « comme maîtres et possesseurs de la nature » ! Il voulait dire que les conditions de vie, grâce aux techniques et à la médecine, serait meilleures. Ce n'était pas du transhumanisme avant la lettre ! Même si certaines choses, en devenant les valeurs que l'on honore, changent l'homme et la société, la nature humaine change peu et il sera impossible d'éradiquer le mal. Ce qui, par contre, modifie la donne, est la technique. Les hommes d'aujourd'hui sont incroyablement plus armés que nos ancêtres et c'est aussi la raison pour laquelle notre monde est si dangereux. Plus la technique se développe, plus il faut de la réflexion - je n'ose parfois plus employer le mot d'éthique tant il est galvaudé !

Leo Strauss joue un rôle central dans votre travail. Pourquoi?

N'ayant pas eu de maître pendant mes études, j'ai dû me débrouiller seule. Après mon agrégation, je voulais travailler surle « Traité théologico-politique » de Spinoza. Un jour d'ennui, j'étais rentrée dans une librairie d'une ville du nord de la France, où j'étais professeure de lycée. Je suis tombée sur l'autobiographie intellectuelle de Leo Strauss, qui sert de préface à l'édition américaine de « La Critique de la religion chez Spinoza ». Je fus éblouie par la façon dont il restituait son rapport à Spinoza, mesurant ce qu'on avait perdu et ce qu'on avait gagné avec les Lumières modernes, avec la critique spinoziste de la religion de la révélation. Il examinait l'héritage de Spinoza à un moment où la tradition était en crise, où cette crise était une crise de la transmission. J'ai donc lu les textes juifs de Strauss, en ai traduits certains de l'allemand. J'ai tout de suite senti que cette pensée était très profonde, qu'il ne s'agissait pas d'un simple commentateur des textes anciens et médiévaux. Son fil rouge était la critique des Lumières mais portée par une inquiétude liée notamment à l'effondrement de la république de Weimar.

J'ai trouvé cela à la fois actuel et inactuel, génial. Sans oublier le talent de Strauss pour nous faire comprendre les auteurs comme ils se comprenaient eux-mêmes et déceler leurs stratégies d'écriture et leurs motivations. Son interrogation sur le rapport entre raison et révélation questionne l'autonomie de la raison et nous interroge sur le type de rationalisme qui est le nôtre et même sur la rationalité philosophique qui, chez moi en tout cas, se met au service de quelque chose qui l'embarrasse et qu'elle ne peut totalement saisir, comme c'est le cas quand on travaille en éthique appliquée, notamment sur la maladie, la mort, le meurtre, etc. J'ai gardé de Strauss l'idée d'une critique constructive de la démocratie, le sentiment de la fragilité de la démocratie et l'idée selon laquelle on ne règle pas des problèmes politiques avec des outils seulement politiques. La philosophie politique n'est pas seulement une discussion sur les institutions, mais elle implique aussi une interrogation sur l'homme et sur la vie bonne. C'est le statut et le sens que la philosophie politique a chez Strauss que je conserve. Même si je n'adhère pas aux « solutions » straussiennes, à la tension entre Jérusalem et Athènes et à l'éloge de la vie philosophique ou de l'idéal contemplatif considéré comme l'équivalent de la vie bonne, je donne à la philosophie politique une épaisseur qui implique l'articulation de la réflexion politique et de l'ontologie.



→ Pour aller plus loin, le site de Corine Pelluchon.

La liberté d'expression selon M. Valls. (politique)

Par Le 09/01/2016

Avignon : un maître de conférences poursuivi après avoir ironisé sur Manuel Valls

 

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Faits divers

Le Premier ministre français Manuel Valls à l'Assemblée nationale - DOMINIQUE FAGET - AFP/Archives

Le Premier ministre français Manuel Valls à l'Assemblée nationale DOMINIQUE FAGET  /  AFP/Archives

Ironiser sur l’exécutif peut coûter cher. Bernard Mezzadri, maître de conférences à l’université d'Avignon et des Pays de Vaucluse (UAPV), est convoqué devant le tribunal correctionnel le 27 janvier pour avoir ironisé sur des déclarations de Manuel Valls concernant les « blancos » d’Evry. La citation à comparaître porte sur une provocation à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race. Dans les faits, le professeur est accusé d’avoir ironisé dans un échange de mails internes évoquant la venue de Manuel Valls dans son établissement : « J’espère qu’en cette grande occasion la délégation de l’université comptera suffisamment de "blancos" (et pas trop de basanés) ». Il avait ensuite traité le Premier ministre de « chasseur de Roms ». Pour rappel, en 2009, alors qu’il était député maire de la ville d’Evry, Manuel Valls, pendant une visite sur le marché, demandait à ses équipes de rajouter des « white » et des « blancos » dans le décor. La scène avait été filmée et avait été reprochée à l’actuel Premier ministre qui avait dû s’en expliquer sur le journal de 20h de France 2.

Un soutien massif de ses collègues

Suite à ce mail, Mezzadri avait été signalé par l’ancienne équipe de direction de l’UAPV a rapporté le Snesup-FSU de l’établissement. Le syndicat a par ailleurs ajouté : « Il est manifeste que notre collègue entendait dénoncer des propos et une politique qu'il estimait xénophobes et que, par conséquent, il ne saurait être lui-même suspecté de xénophobie ». Outre ce soutien, le maître de conférences a fait l’objet d’une pétition qui a obtenu 3 300 signatures dont celles de personnalités et de nombreux autres professeurs d’université. Tous ont tendance à demander la relaxe du professeur et se tournent vers Manuel Valls pour condamner ses propos.

Un enseignant-chercheur poursuivi pour avoir cité M. Valls

Pétition de soutien à Bernard Mezzadri


Le mercredi 27 janvier 2016, à 14h, Bernard Mezzadri, maître de conférences à l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse (UAPV), comparaîtra devant le tribunal correctionnel d’Avignon (Palais de justice, 2 boulevard Limbert) au motif qu'il aurait « provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

Cette citation à comparaître fait suite à un message diffusé en mai 2015 par Bernard Mezzadri sur une liste de discussion interne réservée aux enseignants-chercheurs et personnels de son établissement (« debat-uapv »), où, à l’occasion de la rencontre d’une délégation de l’université avec le premier ministre, il rappelait ironiquement les propos de M. Valls sur le marché d’Évry – dont alors il était le maire –, dans les termes suivants : « J'espère qu'en cette grande occasion la délégation de l'UAPV comptera suffisamment de "blancos" (et pas trop de basanés), afin de ne pas donner une trop mauvaise image de notre établissement. »

Celui qui était alors président de l'UAPV, Emmanuel Éthis, et son service juridique ont cru de leur devoir de « signaler » au procureur de la république cette contribution, dont l’intention évidente était de dénoncer sarcastiquement les propos xénophobes de M. Valls. 
Du reste, M. Valls a lui-même fait l'objet de deux plaintes pour provocation à la discrimination raciale, en raison de ses propos concernant les Roms en 2013, quand il était ministre de l'intérieur.


Les signataires de cette pétition dénoncent :
* le comportement des autorités de l’université d’Avignon et de son président d'alors, qui, au lieu de se poser en garants de la liberté de pensée et d’expression au sein de leur établissement, entendaient la museler par une sordide tentative d'intimidation ;
* la décision du procureur de répondre à cette sollicitation indigne ;
* le choix du chef d’inculpation, délibérément infamant, puisqu’il attribue calomnieusement au prévenu des idées et intentions contraires à ce qu’il a toujours défendu, jusques et y compris dans le message incriminé.


Les signataires de cette pétition :
* condamnent les propos de M. Valls auxquels Bernard Mezzadri faisait ironiquement référence ;
* demandent la relaxe pure et simple de Bernard Mezzadri.


Premiers signataires

  1. Étienne BALIBAR, Professeur émérite en Philosophie morale et politique, université Paris Ouest Nanterre;
  2. Michel BARTHELEMY, Sociologue, CNRS;
  3. Maïté BOUYSSY, Maître de conférences honoraire, Centre d'histoire du XIXe siècle, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne;
  4. Claude CALAME, historien, anthropologue, Directeur d'études, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales;
  5. Thomas COUTROT, Économiste;
  6. Christophe DEJOURS, Professeur, Conservatoire national des arts et métiers;
  7. Marianne DENICOURT, Comédienne;
  8. Keith DIXON, Professeur honoraire de Civilisation britannique;
  9. Jean-Pierre DUBOIS, Professeur de Droit public, université Paris Sud, Président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme;
  10. Pascale DUBUS, Maître de conférences en Histoire de l'art, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne;
  11. Éric FASSIN, Professeur de Sociologie, université Paris 8;
  12. Susan GEORGE, Essayiste;
  13. François GÈZE, Éditeur;
  14. Laurence GIAVARINI, Maître de conférences en Littérature française, université de Bourgogne;
  15. Gisèle GRAMMARE, Professeure émérite en Arts plastiques, Paris 1 Panthéon-Sorbonne;
  16. André GRIMALDI, Professeur émérite de Diabétologie à la Pitié Salpêtrière; 
  17. Nacira GUENIF-SOUILAMAS, Professeure, université Paris 8;
  18. Sarah HATCHUEL, Professeure de littérature et cinéma anglophones, université du Havre;
  19. François JOUVE, Professeur en Mathématiques, université Paris Diderot;
  20. Thomas LACOSTE, Cinéaste;
  21. Olivier LONG, Peintre et Maître de conférences en Arts plastiques, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne;
  22. Armelle MABON, Maître de conférences en Histoire contemporaine, université Bretagne Sud;
  23. Pascal MAILLARD, Professeur agrégé, université de Strasbourg;
  24. Christophe MILESCHI, Professeur en Études italiennes, université Paris Ouest Nanterre;
  25. Michel MOREL, Professeur formateur agrégé d’italien retraité;
  26. Toni NEGRI, Essayiste;
  27. Frédéric NEYRAT, Sociologue, université de Limoges;
  28. Bertrand OGILVIE, Professeur de Philosophie, université Paris 8;
  29. Marie-Domitille PORCHERON, Maître de conférences en Histoire de l’art, Directrice adj. du CRAE-EA 4291, univ. de Picardie J. Verne;
  30. Manuel REBUSCHI, Maître de conférences en Philosophie, université de Lorraine;
  31. Oreste SACCHELLI, Professeur émérite, Études italiennes, université de Lorraine;
  32. Nicholas SOWELS, Maître de conférences en Langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne;
  33. Julien THERY-ASTRUC, Professeur en Histoire, archéologie, littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux, univ. Lyon 2;
  34. Éric VALENTIN, Maître de conférences en Esthétique, université de Picardie Jules Verne;
  35. Jérôme VALLUY, Maître de conférences en Science politique, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne;
  36. Laurence VANOFLEN, Maître de conférences, université Paris Ouest Nanterre;
  37. Sophie WAHNICH, Directrice de recherche au CNRS Paris, Citoyenne;
  38. Caroline ZEKRI, Maître de conférences en Littérature et civilisation italiennes, université Paris-Est Créteil.

NOTA BENE

Vous pouvez apporter un soutien finanicer, même modeste, à Bernard Mezzadri, qui doit supporter des frais d"avocat d'un montant d'environ 4000 euros. Il vous suffit de suivre ce lien (la procédure est sécurisée).

https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-bernard-mezzadri

Si vous souhaitez indiquer vos qualités, titres fonctions, ou autres, il faut ajouter cette précision à la suite de votre patronyme, ou dans la case réservée à l'indication du lieu, le site qui nous héberge ne prévoyant pas de rubrique spécifique.

Christophe MILESCHI    Contacter l'auteur de la pétition

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"Ueli Steck ou l'accomplissement absolu

Par Le 09/01/2016

ON NE MARCHE QU’UNE FOIS SUR LA LUNE

  De Fred Vionnet-Grimpisme | 8 janvier 2016 - 19:45 | , 

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La cordée Yannick Graziani/Stéphane Benoist et Ueli Steck reviennent sur leurs ascensions de la face sud de l’Annapurna en octobre 2013, et leurs fortunes diverses. Ce film de Bertrand Delapierre et Christophe Raylat (© Editions Guérin) est désormais disponible en streaming gratuit, après avoir reçu plusieurs récompenses dans divers festivals.
Les propos de Ueli sur les émotions ressenties durant l’ascension et les mois qui suivent sont d’une lucidité incroyable, à la fois effrayants et émouvants, un grand monsieur s’exprime.

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