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Pollution des mers (Nature)

Par Le 23/02/2016

Les adeptes du "bio" qui achètent des produits ayant voyagé par mer, se préoccupent essentiellement de leur santé personnelle. 

Il n'y a rien de "bio" là-dedans.

C'est comme acheter des avocats d'Israel, c'est à dire ayant poussé sur des terres volées aux palestiniens et dont les exploitations pompent l'eau potable à laquelle les palestiniens n'ont quasiment plus accès...

Il est impossible de dire aujourd'hui : "je ne savais pas".

On peut juste dire : "Je ne veux pas savoir."

Ou alors décider de s'informer et ensuite agir en conséquence.


 


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Pollution par hydrocarbures et transport maritime 
 


Par Monsieur Jean-Daniel TROYAT
Expert agréé par la Cour de Cassation, Expert maritime et mécanique générale près la Cour d'Appel de Rennes.




       «Avec deux cuillerées à soupe d'huile, je peux recouvrir le lac Léman» avait coutume de dire le physicien et chimiste américain Irving LANGMUIR, Prix Nobel de Chimie en 1932, qui a étudié les couches minces, mono moléculaires, qui portent son nom. Nous avons tous eu l'occasion de le constater un jour ou l'autre, lorsqu'un hydrocarbure léger est répandu sur un liquide, une infime quantité est suffisante pour en recouvrir une grande surface. Où commence en mer la pollution par hydrocarbure qui, rappelons-le, est un produit naturellement présent dans le sous-sol terrestre ou marin, comment la maîtriser et s'en prémunir, quels sont les règlements internationaux qui régissent les rejets d'hydrocarbures, comment les faire respecter et quelles sanctions appliquer lorsqu'ils ne le sont pas.


Pollution par les hydrocarbures des mers et des océans

       Le commerce mondial s'effectue pratiquement à 95% par voie maritime grâce à près de 50.000 navires de toutes sortes, pétroliers, bien sûr, mais aussi porte conteneurs, vraquiers, cargos polyvalents, navires spécialisés (transport de colis lourds, de voitures, porte barges), sans parler des car-ferries et des navires de croisière.

       En 2003 il y a eu 6.200 millions de tonnes de marchandise transportées par des navires dont près de 2.200 étaient des hydrocarbures (pétrole brut et produits raffinés) : ces cargaisons d'hydrocarbures sont arrivées à destination sans le moindre incident dans 99,9997% des cas.

       Il y a 30 ans on évaluait à près de 3.8 millions de tonnes la quantité d'hydrocarbures de toutes sortes répandue annuellement dans les océans et mers du globe. La part des navires dans ces déversements d'hydrocarbures était alors estimée à près de 1,4 millions de tonnes, soit 37% de ce total.

       Désormais, on considère que ce sont encore 3 millions de tonnes d'hydrocarbures qui se répandent annuellement en mer mais que les navires ne sont plus à l'origine que de 300.000 tonnes, c'est à dire 10% du total ou la cargaison d'un seul gros pétrolier, et encore, pas les plus gros qui emportent 550.000 tonnes. On observera aussi que ce résultat a été obtenu alors que, en l'espace de 30 ans, le tonnage des marchandises transportées par voie maritime a pratiquement doublé.

       Le reste, c'est à dire 90% de ces hydrocarbures que l'on retrouve en mer, a trois origines différentes :

  • la pollution tellurique (industrielle et domestique) qui représente environ 70%,
  • la pollution des activités d'extraction du pétrole off-shore qui représente environ 10%,
  • la «pollution» naturelle - c'est-à-dire celle provenant de certaines fissures dans les fonds marins, sortes de sources sous-marines d'hydrocarbures - qui représente également environ 10% des apports annuels d'hydrocarbures dans les mers et les océans.

       Il est à craindre que dans les années à venir, la pollution tellurique, c'est-à-dire celle qui nous vient de la terre par les eaux de ruissellement et les cours d'eau, ne soit la plus difficile à maîtriser. On peut en effet relever que, dans de nombreux pays au rythme de développement industriel considérable, tels l'Inde ou la Chine, cette pollution n'est même pas considérée. En Chine, tout ce qui est déchet industriel est rejeté à 80% dans les rivières et les fleuves, sans aucun traitement préalable.

Une réglementation internationale

       La haute mer échappe à toute souveraineté étatique. Néanmoins, le transport maritime est une activité qui s'exerce sans limite sur l'ensemble des océans et des mers du globe et, très tôt, de nombreux États ont compris que les mesures qui pouvaient être prises en matière de sécurité de ce mode de transport gagneraient en efficacité si elles étaient appliquées à l'échelle mondiale.

       C'est dans ces conditions que sera créée, en 1948, une Agence de l'Organisation des Nations Unies en charge des questions maritimes. Elle aura d'abord un rôle consultatif mais va rapidement s'émanciper et devenir un organisme incontournable pour tout ce qui touche à la sécurité du transport maritime et à la prévention de la pollution du milieu marin.

 

         C'est ainsi que l'Organisation Maritime Internationale (OMI), va faire adopter, en 1973, la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires, dite Convention MARPOL. Cette Convention prévoit une réduction drastique des quantités d'hydrocarbures pouvant être rejetées à la mer par des navires et interdit même ces rejets dans certaines zones. Elle introduit également des règles pour la gestion des résidus de cargaison, notamment par l'utilisation de citernes de décantation («slop tanks»), la méthode du chargement sur résidus de la cargaison précédente, dite «load on top», et l'utilisation de capacités de ballastage uniquement destinées à être remplies d'eau de mer pour assurer la stabilité du pétrolier lorsqu'il est lège - c'est-à-dire vide de cargaison -et ne pouvant en aucune façon être utilisées pour le transport d'hydrocarbures. Les prescriptions de la Convention MARPOL de 1973 constituaient une bonne base mais méritaient d'être développées.
       C'est ce qui sera fait en Février 1978, quelques semaines avant le naufrage au large des côtes bretonnes, le 16 mars 1978, de l'AMOCO CADIZ.

       La Convention modifiée prend le nom de MARPOL 73/78 et prévoit des dispositions constructives nouvelles pour les pétroliers - en particulier des capacités de ballastages dédiées disposées de manière à protéger les citernes à cargaison - ainsi que des prescriptions relatives au nettoyage des citernes à cargaison par le pétrole brut lui-même («Crude Oil Washing» ou «COW») et non plus au moyen de l'eau de mer. De plus, l'inertage des citernes à cargaison devient la règle. La Convention MARPOL 73/78 est entrée en vigueur en Octobre 1983.

       Elle sera amendée à plusieurs reprises, en particulier en Mars 1992, où seront adoptées les modifications les plus importantes concernant la protection du milieu marin contre les pollutions par hydrocarbure avec, en particulier :

  • des dispositions constructives concernant les pétroliers à double coque,
  • des programmes renforcés de visites d'inspection dès que le pétrolier est âgé de plus de cinq ans,
  • une réduction à 15 ppm de la teneur en hydrocarbure dans les rejets, et
  • l'interdiction de ces rejets dans certaines zones géographiques, dites «spéciales», car particulièrement vulnérables (mer du Nord, Baltique, mer d'Irlande, Ouest Irlande, Manche, mer Celtique, Méditerranée, mer Rouge, Golfe d'Aden, Antarctique).

       Pour en revenir aux pollutions dont les transports maritimes sont à l'origine, il convient de dire que les accidents de pétroliers représentent moins de 10% du total annuel de celles-ci. Le reste est la conséquence d'un mauvais traitement des résidus de cargaison des pétroliers et des résidus de machine des navires, toutes catégories confondues.


Résidus de cargaison

       Dès qu'apparaît une nappe d'hydrocarbure à la surface de l'eau ou des boulettes sur une plage, la «mésinformation» ambiante - pour employer un néologisme qualifiant la désinformation par ignorance, fréquente dans notre monde paradoxalement surinformé et surmédiatisé -nous conduit à parler de «dégazage». L'acception erronée de ce terme est apparue au courant des années 1970.

       D'abord, il n'y a que les pétroliers qui dégazent, au sens étymologique du terme, c'est-à-dire qui rejettent à l'air libre les gaz d'hydrocarbure, explosibles, qui se développent à la surface des hydrocarbures contenus dans leurs citernes à cargaison. Autrefois, pour chasser ces gaz, on remplissait d'eau de mer les citernes une fois vides afin de refouler à l'atmosphère les gaz qu'elles contiennent. A la fin de cette opération, l'eau chargée de résidus de cargaison était rejetée à la mer, sans traitement préalable. Il s'agit là d'un passé déjà lointain car, comme on le verra plus avant, la réglementation internationale édictée par l'OMI a considérablement évolué en une trentaine d'années. Désormais, cette réglementation interdit tout rejet à la mer d'eau contenant plus de 15 ppm d'hydrocarbure. (15 ppm, ou parts par million, équivaut à 15 ml ou, plus prosaïquement, à une cuillerée à soupe pour 1000 litres.)

       Encore faut-il, pour pouvoir opérer ce rejet, que le pétrolier :

  • soit équipé sur le circuit de décharge à la mer d'une vanne se fermant automatiquement si la concentration d'hydrocarbure dans l'eau rejetée dépasse 15 ppm et ne pouvant être ouverte à nouveau qu'une fois la concentration redescendue sous ce seuil,
  • ne se trouve pas dans une zone spéciale,
  • soit à plus de 50 milles (90 km) d'une côte,
  • fasse route,
  • ne décharge pas plus de 30 litres d'hydrocarbure par mille (1852 m), et
  • décharge un volume inférieur à 1/30000 de celui transporté au cours du précédent voyage.

       Les appareils de surveillance de la concentration en hydrocarbure des rejets à la mer sont couplés à des enregistreurs automatiques de la teneur en hydrocarbure de l'eau déchargée et de nombreux autres paramètres (vitesse du navire, positions des vannes, prises d'échantillon, etc.). Ces enregistrements sont régulièrement contrôlés par les inspecteurs de l'État du port et ceux des affréteurs.

       De nos jours, pour éviter l'accumulation de gaz d'hydrocarbure, le volume libre entre sa surface et le sommet de la citerne est occupé par un gaz inerte qui est introduit dans la citerne à cargaison. On désigne cette opération sous le terme un peu barbare d'inertage. Le gaz inerte employé peut être soit de l'azote, soit, après traitement, les gaz d'échappement du moteur de propulsion. Quant au lavage des citernes à cargaison, il est opéré en utilisant la cargaison elle-même, projetée sur les parois de la citerne à une pression pouvant atteindre une dizaine de bars : c'est le lavage au pétrole brut («Crude Oil Washing» ou «COW»). Le «COW», s'il est correctement mené au cours du déchargement, permet de débarquer le pétrole brut en même temps que ses sédiments tandis que l'inertage conserve une atmosphère non explosible dans les citernes à cargaison. Donc, sauf accident, un pétrolier ne pollue plus du fait de la cargaison qu'il transporte puisqu'il n'utilise plus d'eau de mer pour nettoyer ses citernes à cargaison ou les dégazer.

       En fait, un pétrolier peut néanmoins être amené à utiliser de l'eau de mer pour laver ses citernes dans deux cas : en vue d'une réparation (soudure et meulage) dans celle-ci ou si une cargaison déterminée nécessite un tel lavage. L'eau de lavage est récupérée dans des citernes dédiées appelées «slops» où elle est décantée. Elle est ensuite rejetée à la mer dans les conditions très strictes décrites plus haut.


Résidus de machine

       Un navire est un engin à l'autarcie étonnante, évoluant dans un milieu hostile par nature avec à son bord un équipage pouvant atteindre plusieurs dizaines de marins. Un navire est un concentré de technologies qui permettent non seulement de le propulser mais aussi de produire de l'électricité, de la vapeur, du froid, de l'eau douce, de l'air comprimé, etc. On imagine donc aisément que, outre le moteur principal destiné à la propulsion proprement dite et dont la puissance peut dépasser la dizaine de milliers de kilowatts, de nombreux autres appareils et moteurs auxiliaires sont nécessaires. Toute cette machinerie est contenue dans un espace du navire appelé la salle des machines. Pour assurer son fonctionnement il faut du carburant et de l'huile pour sa lubrification. L'un et l'autre sont susceptibles de polluer le milieu marin au cas où ils y seraient rejetés sans traitement préalable.

 

         Le carburant le plus courant utilisé pour la propulsion des navires est le fuel lourd. De couleur noire, très visqueux à la température ambiante, il faut le chauffer à plus de 100°C pour le rendre suffisamment fluide et pouvoir l'utiliser dans les moteurs ou les brûleurs de chaudière. Aux allures réduites (chenalage, manoeuvres) le moteur principal est alimenté avec du diesel (gasoil) tout comme les moteurs des groupes électrogènes. La consommation de carburant d'un grand navire est de l'ordre 30 à 50 tonnes/24 heures et peut atteindre, voire dépasser, 100 tonnes. Avant son utilisation le combustible passe par un séparateur, c'est-à-dire une centrifugeuse, qui va permettre sa clarification (séparation des sédiments) et sa purification (séparation de l'eau). Les résidus de ces opérations représentent environ 1% de la consommation quotidienne de combustible du navire. Ces résidus sont stockés dans des ballasts dédiés. A ces résidus de combustible viennent s'ajouter ceux provenant de l'huile de lubrification, qui elle aussi passe par un séparateur placé dans le circuit de graissage et travaillant en clarification. Un navire peut avoir 20 à 30 tonnes d'huile à bord et un moteur de 10.000 kilowatts consomme allègrement 200 kilos d'huile par jour. Les résidus de la clarification de l'huile sont envoyés dans le même ballast que les résidus de combustible.

       On arrive à des quantités de résidus de combustible et d'huile qui, selon la consommation quotidienne du moteur principal et la durée du voyage - (Pour fixer les idées, un porte conteneurs mettra deux semaines pour rallier Miami à Gènes et trois semaines pour aller de Dunkerque à Abu Dhabi. Il faudra un mois à un pétrolier de 300.000 tonnes pour transporter sa cargaison de pétrole brut de Cabinda (Angola) au terminal de Ningbo -Shangai)- peuvent atteindre 30 tonnes. Ces résidus peuvent être incinérés à bord, si le navire est équipé d'un incinérateur, sinon ils doivent être débarqués à terre. Notons que ces résidus de combustible ne se laissent pas incinérer aisément et que pour parvenir à incinérer 1 m3 de résidus de combustible il faudra consommer de 350 à 400 litres de gasoil.

       Les résidus machines ne sont pas uniquement des résidus provenant de la clarification du combustible et de l'huile de lubrification. Il y a également ce que l'on appelle les eaux mazouteuses. En effet, le fuel lourd qui est embarqué à bord des navires n'est pas uniquement chargé de sédiments, il contient aussi de l'eau. C'est la raison pour laquelle il faut d'abord le décanter dans des caisses prévues à cet effet puis le purifier au travers d'un séparateur. L'eau ainsi récupérée est intimement mêlée à des restes d'hydrocarbures et est envoyée dans une capacité dédiée. Elle y est rejointe :

  • par l'eau douce utilisée pour chasser à intervalle régulier les sédiments qui s'accumulent dans les séparateurs pendant leur fonctionnement en clarificateur, et
  • par l'eau qui se retrouve au fond de la cale de la salle des machines en provenance des inévitables fuites de presse-étoupe de dizaines de pompes eau de mer et eau douce, et de celles du moteur principal

       Bien que cela soit prévu par les règlements internationaux, nombreux sont les ports de par le monde qui ne sont pas en mesure de recevoir ces eaux huileuses et mazouteuses. Le bord utilise donc un séparateur à eaux mazouteuses pour ne rejeter à la mer qu'une eau dont la teneur en hydrocarbure soit inférieure à 15ppm, comme le veut la réglementation internationale.


Industrie pétrolière offshore

       L'extraction du pétrole à partir de plateformes en mer provoque aussi une pollution par hydrocarbures du milieu marin. En dehors des catastrophes majeures qui peuvent entraîner des déversements massifs d'hydrocarbure, l'exploitation quotidienne des plateformes de production off-shore génère également une pollution par ce qu'il est convenu d'appeler les eaux de production (aussi appelées eaux de process). Il s'agit des eaux qui sont produites au cours des opérations d'extraction de gaz ou de pétrole par des installations off-shore. Elles sont constituées de l'eau provenant du gisement lui-même, de l'eau injectée (fluide de forage, boues), de l'eau de condensation et de celle résultant de la désalinisation des hydrocarbures.

       On considère que l'extraction d'un baril de pétrole -(Un baril équivaut à environ 160 litres)-nécessite trois barils d'eau de production. Assez curieusement les normes anti-pollution relatives à l'industrie pétrolière offshore sont beaucoup moins contraignantes que celles appliquées au transport du dit pétrole (résidus de cargaison) ou au traitement de leur combustible par les navires (résidus de machine). Ces normes antipollution n'ont pas le caractère mondial des rejets à moins de 15 ppm prescrits par l'OMI. En effet, les normes anti-pollution par hydrocarbure de l'industrie pétrolière offshore sont établies de manière régionale. Au niveau européen, ce sont les Conventions d'Oslo de 1972 (rejets en mer) et de Paris de 1974 (pollution marine d'origine tellurique) qui ont cours. Ces deux Conventions ont été réunies dans la Convention, baptisée «OSPAR», de 1992 «pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du nord-est». On note que les mers Baltique et Méditerranée sont exclues de la couverture géographique de la Convention «OSPAR». En fait, elles relèvent des Conventions d'Helsinki (1974) pour la Baltique et de Barcelone (1976) pour la Méditerranée.

       Selon les recommandations les plus récentes (Juin 2001), aucune installation off-shore sous la juridiction d'un état signataire de la Convention «OSPAR» ne devrait effectuer des rejets à la mer dont la teneur en hydrocarbure dépasse 40 ppm. Au 31 Décembre 2006, ces installations ne devraient plus rejeter à la mer que des eaux dont la teneur en hydrocarbure serait inférieure à 30 ppm.

Cette différence de traitement par rapport aux navires - dont les rejets doivent, eux, présenter une teneur en hydrocarbure inférieure à 15 ppm - est injustifiée et injuste. Elle est injustifiée parce que les rejets des installations off-shore sont plus polluants que ceux des navires : en plus des traces d'hydrocarbures, les eaux de production et les boues sont riches en produits chimiques et en composés métalliques et organo-métalliques. Elle est injuste car, à la fin 2006, cela fera déjà plus de 13 ans - pour les navires construits à partir du 6 Juillet 1993 - et plus de 8 ans - pour les navires existant à cette date -que leurs rejets doivent présenter une teneur en hydrocarbure inférieure de moitié à celle des installations off-shore. Qui plus est, les navires ont l'interdiction de rejeter à la mer, même avec des teneurs inférieures à 15 ppm, dans pratiquement toute la zone couverte par la Convention «OSPAR» où les installations offshore peuvent, elles, allègrement effectuer des rejets à 40 ppm (pendant encore un an) puis à 30 ppm pendant encore de nombreuses années.

       Pourtant, paradoxalement, ce sont les marins que l'on regarde comme des pollueurs, à la moindre traînée suspecte dans le sillage d'un navire.


Vous avez dit 15 ppm ?

       On a vu que le rejet à la mer de l'eau de décantation des «slop tanks» des pétroliers ou des eaux mazouteuses des cales machines de tout navire ne devaient pas dépasser 15 ppm de teneur maximum en hydrocarbures. Le contrôle de cette teneur maximum est assuré par un système qui actionne une électrovanne sur le circuit de rejet à la mer. Il commande la fermeture de l'électrovanne en cas de dépassement de la limite de 15 ppm.

       Le contrôle de cette teneur est obtenu par un moyen optique (source lumineuse dans l'ultraviolet ou l'infrarouge associée à une cellule photoélectrique, mesure de l'indice de réfraction) ou électrique (mesure de la conductivité de l'effluent). Il faut veiller à la propreté des capteurs, cellule photoélectrique ou électrodes. Sur certains modèles leur nettoyage est automatique. De nombreux systèmes de contrôle peuvent être leurrés par la présence d'oxyde de fer dans le rejet et déclencher alors que la teneur en hydrocarbures est inférieure au seuil autorisé. A bord des navires où les procédures sont strictement établies, et ils sont nombreux, ces systèmes de contrôle sont régulièrement testés au moyen d'échantillons types afin de permettre le réglage de leur seuil de déclenchement. Malheureusement, même après avoir été calibré, il n'est pas rare que le système de contrôle qui affiche une teneur en hydrocarbure inférieure à 15ppm en laisse en réalité passer beaucoup plus. Ce n'est que lorsque le bord reçoit, souvent plusieurs semaines après, les résultats des analyses des échantillons de l'eau rejetée qu'il a prélevé, que l'on s'aperçoit du dysfonctionnement. La pollution involontaire, cela existe, même si le législateur ne l'a pas expressément prévu.

 

         Et puis, il n'y a pas que le système de contrôle de la teneur en hydrocarbures du rejet qui devrait être plus fiable, il y a le séparateur à eaux mazouteuses lui-même qui est grandement perfectible, non seulement pour que son pouvoir de purification soit accru, mais aussi pour que sa maintenance soit aisée, en ces temps de réduction des effectifs à bord des navires. La première étape du traitement des eaux grasses et mazouteuses provenant de la décantation et du traitement du combustible et de la récupération des eaux de cale de la salle des machines, consiste en une décantation dans une caisse dédiée. Les résidus sont récupérés dans une caisse à boues pour être, si possible, incinérés à bord ou bien débarqués à terre, si des installations de réception adéquates existent. Le liquide récupéré après cette décantation est encore gras et contient des hydrocarbures en suspension. Il est envoyé vers le séparateur d'eaux mazouteuses, aussi appelé séparateur d'eaux de cale. Cet appareil va poursuivre la séparation entre l'eau et les hydrocarbures et huiles qu'elle contient encore grâce à des filtres et à l'utilisation de la coalescence, ou encore par centrifugation. Filtration ou centrifugation, pour fonctionner correctement un séparateur d'eau de cale doit demeurer propre. Pour cela il faut le laver... à l'eau, bien sûr. Le résultat est une eau huileuse et chargée en hydrocarbures qui est renvoyée vers la caisse de décantation pour ensuite repasser dans le séparateur d'eaux mazouteuses. Pour que celui-ci soit moins sollicité - et le personnel chargé de sa maintenance également - certains navires mettent en service une deuxième capacité en série avec la caisse de décantation. En décantant le liquide issu de la première décantation, on limite la quantité de résidus retenue par le séparateur et donc son rythme de salissure. Certains armateurs vont même jusqu'à faire installer deux séparateurs en série, l'un et l'autre réglés à 15 ppm.

       On le voit bien - n'en déplaise à certains Saint-Justs de la pollution - les séparateurs d'eaux mazouteuses et les systèmes de contrôle de la teneur en hydrocarbure qui leur sont associés ne fonctionnent pas, dans la réalité, aussi parfaitement que sur le papier glacé des catalogues de la trentaine de fabricants qui les proposent.

       La meilleure preuve en est que trois sociétés savantes mondialement renommées dans l'industrie maritime, deux américaines (la Society of Naval Architects and Marine Engineers et la Society of Marine Port Engineers) et une britannique (l'Institute of Marine Engineering, Science and Technology) ont lancé en mars de cette année un appel de 24 pages. Cet appel circonstancié vise à la formation d'un groupe de travail et de réflexion sur le sujet avec des chercheurs, des représentants de l'industrie maritime et des constructeurs de séparateurs destinés aux navires.

       Dans cet appel à une mobilisation des compétences dans ce domaine on peut lire : «En dépit de tentatives nombreuses, mais souvent peu organisées, les séparateurs d'eaux mazouteuses n'apportent pas des résultats satisfaisants, que ce soit aux armateurs, aux législateurs ou aux équipages». On ne saurait être plus explicite.


Un déchargement fréquemment impossible

       La Convention MARPOL 73/78 prévoit que des possibilités de déchargement et de traitement des eaux de cales et des résidus de combustible doivent être mises en place dans les différents ports du monde. De telles installations sont très coûteuses et les ports ne mettent guère d'empressement à s'équiper. C'est par exemple le cas dans les pays du golfe où le pétrolier qui arrive lège n'aura aucune possibilité de débarquer ses «slops» ou ses eaux mazouteuses. (Il faut savoir que lors de son voyage lège le pétrolier peut être «à ordres», c'est-à-dire qu 'il se dirige vers une région de production sans qu 'un port de chargement précis ne lui soit désigné. Si à son bord il a des «slops» résultant d'un nettoyage de ses citernes à cargaison et qu'il est averti en milieu de traversée qu 'il est affrété «full capacity», c'est-à-dire sans possibilité de charger sur les résidus de la cargaison précédente (opération dite «load on top»), que doit faire le Commandant du navire ? Si il n'existe pas de possibilité de mettre les «slops» à terre au terminal de chargement, l'alternative qui lui est offerte est simple : rejeter en plein milieu de l'océan ou perdre son emploi et être «grillé» auprès des autres armateurs de pétroliers.)

       Même en France - si prompte à faire des lois dites «anti-pollution» - on est loin du compte. Il existe en France 334 ports de commerce et de pêche (plus 228 ports de plaisance) dont 7 ports autonomes et 23 ports d'intérêt national. Si l'on s'en tient aux seuls 30 ports autonomes ou d'intérêt national, on n'en trouve que 12 dotés des installations nécessaires pour recevoir les résidus d'eau de cale et 8 en mesure de réceptionner les résidus de la centrifugation des combustibles utilisés sur les navires de pêche et de commerce. La grande majorité des pays européens font heureusement mieux.

       La Convention MARPOL 73/78 prévoit également la tenue à bord des navires d'un registre des hydrocarbures. Dans ce registre - systématiquement contrôlé par les inspecteurs de l'état du port, et tous les autres (assureur, affréteur, société de classification) - tous les mouvements d'hydrocarbures à bord doivent être notés, suivant un code précis. Après la date, l'heure de début et de fin de l'opération avec positions du navire, doivent figurer la nature (résidus, huile, combustible) et les quantités concernées.

       Le Chef Mécanicien doit se montrer prudent lorsqu'il remplit ce registre. En particulier si le navire a embarqué du combustible de meilleure qualité que lors des voyages antérieurs, il y aura moins de résidus que les fois précédentes et les inspecteurs seront tentés de croire qu'au cours du dernier voyage une partie a été rejetée en mer. Moralité : le Chef Mécanicien est tenté de gonfler les quantités de résidus machine et les temps de fonctionnement de l'incinérateur et du séparateur d'eaux mazouteuses pour rester dans la moyenne et que le navire ne puisse être suspecté d'avoir effectué un rejet illicite. De toutes façons, seul un Chef Mécanicien qui s'entend bien avec le Commandant peut avoir ce genre de tentation puisqu'aux termes de la loi c'est ce dernier qui sera seul inquiété, en tant que «Chef de l'expédition maritime».

Le Commandant a donc le choix de bien faire et laisser dire ou rien dire et laisser faire !


Dix ans de prison et vingt ans de salaire

       Dix ans de prison et jusqu'à 1 million d'euros d'amende - soit vingt ans de salaire - voilà la peine maximum encourue par le Commandant d'un navire français en cas de rejet illicite. (Article 1218-10 du Code Pénal modifié par la Loi 2004-204 du 9 mars 2004.)

       Rien qu'à la lecture des peines encourues on peut raisonnablement penser que, en dehors de rares amateurs de roulette russe, si une pollution est constatée à proximité de côtes que l'on sait très surveillées, elle ne peut être qu'involontaire.

       Désormais les magistrats fondent leur conviction d'une pollution par hydrocarbure sur de simples constatations visuelles de fonctionnaires des douanes ou de militaires, appuyées par des photographies interprétées par un autre fonctionnaire des douanes. Pendant de nombreuses années cela était considéré comme insuffisant pour apporter la preuve d'une pollution par hydrocarbure. Actuellement, en France et dans d'autres pays d'Europe, la tendance est de s'en contenter.

       Peut-être serait-il bon d'en débattre car, si la preuve de la pollution par hydrocarbure pouvait être simplement apportée par une observation visuelle et quelques photos, pourquoi des recherches seraient-elles actuellement menées pour trouver un moyen de «marquer» les hydrocarbures, et donc leurs résidus ? Tout simplement parce qu'en incorporant aux hydrocarbures un marqueur on pourra, de façon certaine, déterminer leur provenance ce qui, actuellement, est difficilement le cas.

       Enfin, au pays des droits de l'homme, est-il raisonnable pour le législateur d'imposer aux Commandants de navires la présomption de culpabilité et ne compromet-on pas de ce fait la tenue d'un procès équitable ?

Le "bio" qui tue (humanisme)

Par Le 23/02/2016

Si manger de la viande bio "rassure" le consommateur, ça ne change rien au fait que ces animaux sont abattus pour nos assiettes. Où se situe par conséquent, la notion du "Bio" ?....Est-ce uniquement un souci alimentaire ou est-ce avant tout un positionnement de conscience morale ?...La même question se pose sur les ananas bio ou les avocats bio qui ont parcouru des milliers de kilomètres en cargo ....C'est "bio" ça ?....

"Pardon pour la violence de ces images de bon matin, mais pour que cesse cette barbarie et que les mentalités changent, il faut parfois montrer l'insupportable.
Manger de la viande bio pour se donner bonne conscience est une aberration.
Dans nos sociétés, il n'est pas nécessaire de tuer des êtres vivants et sensibles pour vivre bien et être en bonne santé.
Nous avons la possibilité de choisir une alimentation sans violence et de ne plus consommer de produits issus d'une industrie criminelle, sadique et sanglante.
Continuer à manger des animaux que l'on serait bien incapable de tuer nous-mêmes si le choix nous était donné, et encore moins de cette manière, est un comportement absurde, incohérent et primitif !
Remettons de la conscience sur la nourriture que nous donnons à notre corps car elle nourrit aussi notre âme.
Ce steak dans votre assiette, souvenez-vous qu'il s'agit d'un animal, d'un être émotif et sensible, comme votre chat, votre chien, vous-même ou n'importe lequel d'entre nous, qu'il s'agit d'une vie, d'une âme et qu'en le mangeant ainsi, négligemment, sans porter plus d'attention à ce que représente sa mort, vous mangez également son karma, ses souffrances, ses douleurs, son chagrin. Et tout se paye un jour...
Nous voulons le changement, alors commençons par changer nos habitudes les plus archaïques."

Dominique Béroud

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Le "parano" vous salue bien. (école)

Par Le 23/02/2016

Je ne vais pas dire que je suis "heureux" de ce désastre mais presque...

Ceci étant dit pour les collègues de mon école qui m'ont balancé comme une merde et ne m'adressent plus la parole. Pour les personnels du rectorat qui n'ont vu en moi qu'un esprit malade.

Pour toutes les personnes qui s'imaginent que je suis en "vacances" aux frais de l'Etat.

Eh bien, allez-y, maintenant, démerdez-vous. 

Moi, j'avais raison.


 

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La déchéance des collèges

Comment imposer à tous une réforme absurde ?

On nous l'avait promise ! Elle arrive. A coups de formations forcées, de formateurs recrutés à la dernière minute, peu convaincus : la réforme du collège avance... Publicités mensongères, désinformations, censures sur la réalité dans les établissements, décrets la nuit même d'une grande grève, elle se met en place. Et elle divise pour mieux régner. On donne à l'un et on reprend à l'autre, on autorise ici mais interdit là.. ainsi les enseignants de langue allemande, italienne, allemand, les professeurs d'EPS, de musique, d'arts plastiques ne sont plus du tout logés à la même enseigne selon qu'ils exercent à Paris, ou ailleurs.

 Qui n'en a pas entendu parler de la suppression du latin, du grec, de la disparition annoncée des classes bilangues, finalement maintenues dans certains établissements mais pas dans les autres ?

Depuis des mois, familles et enseignants se battent côte à côte pour une réforme juste, égalitaire, où l'éducation reste nationale et non locale. Un enseignement de qualité où les fondamentaux seraient privilégier : lire, écrire, compter, créer. 

Le gouvernement impose le silence sur les grèves, celle du 26 a été une réussite mais qui a su que des collèges morts expliquaient à des journalistes le pourquoi d'une mobilisation générale ?

Les enseignants doivent recevoir 5 journées de formation pour préparer la rentrée 2016 : les deux premières ont tourné à vide. Pas de contenus, juste des simulations au conditionnel de ce qui serait peut-être possible autant dire irréalisable. Les formateurs sont pour la plupart eux-mêmes contre cette réforme et se trouvent face à des groupes entiers d'enseignants qui ne savent plus vers qui se tourner pour se faire entendre : "on nous demande toujours plus et mieux avec moins d'heures" "on annonce de l'aide " individuelle qui va se faire entre 24 et 29 par classe !" "les projets qui existaient ne peuvent plus exister ; nous n'avons plus les moyens de les garder", "on nous promettait l'autonomie des établissements, la possibilité d'adapter nos moyens aux besoins, c'est pire qu'avant, on ne peut plus rien faire"

Cette réforme va passer coûte que coûte, à grands coups de massues et d'intox médiatique uniquement pour des questions budgétaires. Et nos enfants dans tout cela ?

 

 

 


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Despotisme sanitaire (politique et santé)

Par Le 23/02/2016

 

 

Un évènement assez rare est survenu ce week-end. Un jeune fonctionnaire en charge d’une instance sanitaire a démissionné en claquant bruyamment la porte et en faisant savoir à quel point sa mission s’était transformée en mascarade. Ce sont habituellement des retraités qui se risquent à une telle franchise qui ne pardonne pas dans l’Administration.

Thomas Dietrich était Secrétaire général de la Conférence Nationale de Santé (CNS). Lesmissions officielles de la CNS, organisme consultatif rattaché au Ministère de la Santé sont les suivantes :

« Art. L. 1411-1-1. - La Conférence nationale de santé a pour missions : 
- 1° D’analyser les données relatives à la situation sanitaire de la population ainsi que l’évolution des besoins de celle-ci ; 
- 2° De donner un avis au Gouvernement sur le rapport annuel prévu à l’article L. 1411-1 ainsi que sur toute autre question qu’il lui soumet et de formuler des propositions en vue d’améliorer le fonctionnement du système de santé ; 
- 3° D’élaborer, sur la base des rapports établis par les conseils régionaux de santé, un rapport annuel, adressé au ministre chargé de la santé et rendu public, sur le respect des droits des usagers du système de santé ; 
- 4° D’organiser ou de contribuer à l’organisation de débats publics permettant l’expression des citoyens sur des questions de santé ou d’éthique médicale.

En créant cet espace de débat et d’expression des parties prenantes de la santé, la Loi de 2004 a lancé le concept de Démocratie Sanitaire qui fait florès depuis et ne quitte pas la bouche de Marisol Touraine.

Malheureusement pour Marisol Touraine, en démocratie, le peuple n’est pas obligé d’être en accord avec la feuille de route de la Ministre. Le législateur avait pourtant verrouillé le dispositif : les 120 membres bénévoles de la Conférence doivent être adoubés par le Ministère et ne peuvent effectuer plus d’un mandat de 3 ans.

Malgré ces garde-fous, la CNS a émis des opinions ou des recommandations qui n’ont pas plu à la Ministre. Situation banale. Que fait un ministre dans cette situation ? Il ignore ces recommandations. Marisol Touraine a été plus loin : elle a envoyé ses sbires remonter les bretelles du Secrétaire général du CNS, Thomas Dietrich, coupable d’avoir permis l’expression de recommandations n’allant pas dans le sens voulu, notamment sur les vaccinations.

Habituellement, le fonctionnaire tancé fait alors ses excuses à sa hiérarchie, bafouille qu’il va contacter les impudents et tenter de les faire rentrer dans le rang, même si une telle influence est ridicule, antidémocratique, et contraire à l’esprit de la Loi. Mais là, Marisol Touraine est tombée sur un os, ce qui rend l’histoire intéressante.

Le jeune Secrétaire général de la CNS semble avoir échappé au profilage psychologique qui prévaut au recrutement de certains fonctionnaires. C’est un jeune homme au parcours atypique. Il s’est révolté contre cette

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forfaiture et a démissionné bruyamment, en décrivant dans un brûlot de 28 pages la tartuferie éhontée de Marisol Touraine, que l’on pourra appeler désormais MariSoleil tant son comportement ressemble à celui d’un despote éclairé (par sa seule cour...).

Ce cri de révolte contient des éléments qui ne surprendront pas les habitués des ors ministériels, mais qui permettront peut-être au citoyen de comprendre pourquoi Marisol Touraine s’est aliéné la quasi totalité des syndicats de soignants professionnels. Extraits :

"La démocratie en santé n’est pas la reine de l’échiquier ; elle en est le fou. Et avec elle, tous ceux qui y croient ; ces bénévoles, usagers, professionnels de santé, élus, partenaires sociaux, qui donnent de leur temps et de leur énergie dans des instances nationales (...) ceux-là même qui croient que la réflexion issue du terrain fera évoluer notre système de santé, alors qu’elle ne servira que de faire-valoir.

S’il faut user d’une expression quelque peu triviale, j’emploierais celle de mascarade. J’en suis désormais convaincu : la démocratie en santé n’est qu’une vaste mascarade montée par les hommes et les femmes politiques pour faire croire à une certaine horizontalité de la décision publique en santé - alors qu’elle n’a jamais été aussi verticale. Et tout ceci au détriment des citoyens, dont on utilise les deniers pour mettre sur pied des instances consultatives qui, comble du cynisme, ne doivent à aucun prix remplir le rôle qui leur a été assigné par la loi."

(...)

"L’avis de la CNS sur la proposition de loi « fin de vie » fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. La Ministre rentra dans une colère noire à l’encontre de la CNS, qualifiée par des membres du cabinet d’instance « inutile » et « incontrôlable »."

(...)

"L’ire ministérielle, comme vous pouvez vous en douter, est une maladie très contagieuse. A une vitesse prodigieuse, elle s’empara du directeur général de la santé, de son chef de service en-dessous de lui et de toute la hiérarchie de la DGS. J’ai pu alors constater que l’un des principaux symptômes de cette maladie se révèle dans la « réunionite aigue ». Par conséquent, j’eus le privilège d’être convoqué à un chapelet de « points CNS », où l’on me reprocha un avis dont je n’étais d’ailleurs nullement responsable – la parole des membres n’étant pas soumise au contrôle du secrétariat général de l’instance. 
Très vite, le loup sortit du bois. Lors de plusieurs réunions tenues la semaine du 12 au 16 octobre en présence de Benoît Vallet et de Christian Poiret, chef de service, secrétaire général de la Direction Générale de la Santé, il fut exigé que je fasse relire les avis ou contributions de la CNS par le cabinet de la Ministre, préalablement à leur publication. Ainsi, le cabinet pourra expurger tous les passages qui lui sembleraient trop contestataires. Bien entendu, je refusais, m’arc-boutant sur le décret disposant de la liberté de parole de la CNS et étant tout à fait conscient que si je cédais, ce serait signer l’arrêt de mort de l’instance."

(...)

"Pendant une heure, Christian Poiret tenta de me faire céder. Je le revois encore debout, en bras de chemises, la cravate dénouée, le regard tantôt carnassier tantôt absent, plein de sa morgue d’ancien officier et de la mission que lui avait confiée ses supérieurs hiérarchiques – aussi irrégulière puisse-t-elle être. Statue du commandeur de carton-pâte, il usa d’abord de la carotte, en m’affirmant que si le contrôle du Ministère s’exerçait ici, c’était pour « protéger la Présidente et les membres » d’une réaction trop vive de Marisol Touraine. Puis, constatant que sa danse des sept voiles ne fonctionnait guère, il eût pour moi des amabilités que je ne suis pas prêt d’oublier : 
- « Thomas, vous n’êtes pas un homme ici, vous n’êtes pas un citoyen, vous êtes un subordonné embauché pour obéir ! » 
- « Rappelez-vous qui vous paye ! » ; ce à quoi je rétorquais du tac-au-tac : « Les citoyens. ». Ma réponse, étrangement, ne lui plût pas. 
- « Quand on a un cas de conscience comme le vôtre, on démissionne. Je vous encourage d’ailleurs à le faire si votre cas de conscience persiste. »

Et autres petites douceurs du même acabit... "

Ce document mérite vraiment d’être lu en totalité. Il éclaire le fonctionnement de nos gouvernants. Il montre à quel point le terme "démocratie" a été vidé de son sens.

Thomas Dietrich a également publié sur Twitter la lettre de menaces qu’il a reçu du Secrétaire général du Ministère après avoir diffusé son document.

Pour lire un Format lisible de cette lettre

Il note avec justesse que cette lettre recommandée ne dit pas un mot sur le fond, mais conteste juste la diffusion de ces informations.

Face à la CNS qu’elle qualifie d’incontrôlable, Marisol Touraine a commis un acte manqué en lançant l’été dernier uneGrande Conférence de Santé, allusion indirecte à sa considération pour la "petite" Conférence Nationale de Santé dont elle a rogné le misérable budget (les membres bénévoles n’étaient remboursés que de leurs frais de déplacement). Comme le raconte Thomas Dietrich, elle a été plus loin en lançant L’Institut pour la Démocratie en Santé avec des partenaires beaucoup plus dociles car tous financés par le Ministère de la Santé. Le but affiché de cet institut est deformer les responsables du système de santé sur les enjeux, méthodes et outils sanitaires. On ne peut être plus clair : il s’agit de faire rentrer les acteurs de la santé dans le moule ministériel afin que tous ne parlent que d’une voix : celle de la Ministre. Elle s’appuiera principalement sur une association "amie", le CISS, qui est aux usagers de la santé ce que les syndicats patronaux étaient à l’industrie automobile dans les années soixante. Son budget de 2 millions d’euros en 2009 provenait pour 1,4 M€ du Ministère, et pour une partie de l’industrie pharmaceutique. Budget à rapprocher des 80.000€ alloués à la CNS.

Ayant étouffé la voix du peuple et des acteurs du soin, la Ministre va pouvoir poursuivre ses réformes jacobines sans contradiction.

Madame Touraine, vous bafouez les lois pour faire taire ceux qui agissent au quotidien pour la santé des français.

Vous faites honte à la République !

Au Ministère de la Maladie (santé)

Par Le 23/02/2016

La fracassante démission d'un haut cadre du ministère de la Santé

Daniel Rosenweg |  | MAJ : RÉAGIR

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INFO LE PARISIEN

Un haut cadre de la santé publique a décidé de démissionner. Il dénonce des dysfonctionnements au sein du ministère de la Santé.
Un haut cadre de la santé publique a décidé de démissionner. Il dénonce des dysfonctionnements au sein du ministère de la Santé. LP/C.L

 

« Permettez-moi, Monsieur le directeur général, l’ultime honneur de ne pas vous saluer » ! Ce propos peu commun conclut une lettre de démission pour le moins explosive, datée de vendredi et signée « Thomas Dietrich, ex-responsable du secrétariat général de la Conférence nationale de santé, de mars 2015 à février 2016 ».



Adressée au Directeur général de la Santé, Benoît Vallet, son supérieur hiérarchique, cette courte missive s’accompagne surtout d’une « contribution » destinée à l’Inspection générale des affaires sociales, dans laquelle ce diplômé de Sciences Po et romancier* n’y va pas de main morte. Ce document de 28 pages que nous avons pu consulter est un véritable brûlot contre le ministère de la Santé. Ce dernier ne porterait en fait que très peu d’intérêt à ce que pense le public sur des grands sujets de santé comme la vaccination, la fin de vie ou encore l’e-santé. Selon Thomas Dietrich, « ladémocratie dans le domaine de la santé n’est qu’une vaste mascarade montée par les politiques».
 

Des pressions sur des sujets sensibles

 

Il sait de quoi il parle puisque durant un an, il a dirigé le secrétariat général de la Conférence nationale de santé (CNS). Créé par une loi de 2004, cet organisme (à ne pas confondre avec la Grande conférence de santé qui s’est tenue jeudi dernier), est constitué de 120 membres, représentants l’ensemble du paysage de la santé : usagers, professionnels du soin, élus, chercheurs, assureurs, laboratoires… Sa mission est simple : rendre des avis indépendants pour éclairer, notamment les parlementaires et le ministère.

Cette instance est assujettie à la Direction générale de la Santé, elle-même dépendant de la ministre, Marisol Touraine. Or, selon Dietrich, le ministère ne supporterait pas certaines prises de positions. Son avis sur la « Loi fin de vie », qui n’allait pas assez loin, fut le début de l’entrée en disgrâce de la CNS. Le coup de grâce vint lorsque sa présidente, Bernadette Devictor, afficha sa volonté de piloter un débat national sur la vaccination.

Des pressions commencèrent alors à s’exercer. Lors d’une réunion avec Benoit Vallet, rapporte Thomas Dietrich, « il fut exigé que je fasse relire les avis ou contributions de la CNS par le cabinet de la ministre ». Une première. Plus tard, le fonctionnaire fut convoqué par sa hiérarchie qui s’opposait à la diffusion d’une lettre d’information de la CNS. « La volonté affichée d’organiser un grand débat sur la vaccination avait effrayé », écrit le démissionnaire.

Finalement, la ministre demandera un rapport sur la vaccination à une député socialiste, Sandrine Hurel, et lancé un débat national dont l’organisation a été confiée au Pr Alain Fisher, « membre éminent du comité de campagne de Martine Aubry, lors des primaires de 2011 », rappelle encore l’auteur.
 

Une importante baisse de budget 

 

Pendant ce temps, la source financière de la CNA s’est tarie. La part servant à indemniser ses membres bénévoles est tombée de 80 000€ en 2012 à 59 600€ en 2015. La part servant à organiser les débats publics est tombée de 141 000€ à 96 000€. De même, les promesses du Directeur général de la Santé de renforcer les rares effectifs n’ont finalement pas été tenues.

Une évolution qui n’a rien d’économique, si l’on en croit Thomas Dietrich, car le ministère a pu trouver 400 000€ pour financer une nouvelle structure, « l’institut pour la démocratie en Santé », dont la secrétaire générale était jusque-là conseillère de Marisol Touraine. « Il lui fallait s’assurer que la démocratie en santé serait à sa botte ».

Interrogé samedi, Thomas Dietrich « assume » sa lettre. « Je démissionne parce que je n’ai rien à perdre, je suis libre. Je sais que je risque des sanctions en tant que fonctionnaire, mais je ne pouvais pas continuer comme ça ».

*Thomas Dietrich vient de publier chez Albin-Michel « Les enfants de Toumaï ».

 

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La grande désillusion (école)

Par Le 23/02/2016

Professeure des écoles : la grande désillusion

Directrice d’école, Françoise Van Rie a démissionné de l’Éducation nationale, poussée par une overdose d’enfants lobotomisés, de parents qui se défoulent et une administration toujours plus oppressante.

22/02/2016 à 09:00 , actualisé le 21/02/2016 à 17:05

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Françoise Van Rie : «  Ce n’est pas à coup de réformes qu’on va changer l’éducation. »  Photo RLFrançoise Van Rie : « Ce n’est pas à coup de réformes qu’on va changer l’éducation. » Photo RL

Institutrice, c’était le métier de ses rêves, sa vocation. Françoise Van Rie s’est toujours donnée à fond, d’abord dans ses études puis dans son métier. « À aucun moment je n’imaginais finir ma carrière ailleurs. »

Seize ans après ses débuts, dont quatorze comme directrice, cette professeure des écoles d’Alsace bossue démissionne de l’Éducation nationale, moralement épuisée. C’était en juillet 2015.

Françoise sourit toujours quand on lui demande si elle va bien, et est peu encline à baisser les bras. Sa dernière année dans l’Éducation nationale n’avait pourtant rien d’une sinécure.

Ses doutes quant à sa vocation naissent il y a huit ans. « J’avais déjà remarqué beaucoup de changements par rapport à mes débuts, à commencer par les enfants. Leur éducation est différente. L’école ne présente plus d’intérêt pour certains, quoi qu’on fasse. Ils n’arrivent plus à tenir une fois assis, ils n’ont plus de patience. Quand ils arrivent à l’école, la tête pleine d’images, après avoir regardé la télévision ou joué à la console, ils sont déjà vidés. »

Les parents, également, ont changé. Ils s’octroient le droit de donner des leçons aux professeurs, que cela soit par rapport au contenu pédagogique ou aux comportements. « Il y a des choses dites gentiment, après tout, personne n’est parfait. Mais certains jours, nous servons de défouloir. » Il y a aussi les parents qui rentrent tard et dont l’enfant est fatigué et qu’ils ne mettent pas à l’école le lendemain…

Au niveau administratif également, les exigences sont de plus en plus fortes.

On peut imaginer qu’en tant que directrice, Françoise aurait eu l’opportunité de faire bouger les choses ; en réalité, sa fonction se transforme « en poids phénoménal sur les épaules ».

Mais Françoise n’écoute que sa nature optimiste et décide de poursuivre, même si elle sait désormais qu’elle ne fera pas ce travail toute sa vie. Elle décide d’attendre que son second enfant soit au collège pour avoir plus de liberté.

Overdose

Toutefois, l’an dernier à la même époque, alors qu’elle venait d’arriver à l’école, elle n’arrive plus à respirer correctement. Finalement emmenée par les pompiers à l’hôpital de Sarrebourg, Françoise rencontre une infirmière qui détecte chez elle une grosse crise d’angoisse et lui conseille de penser à elle-même. « J’ai fait une overdose d’école. Je ne voulais plus en entendre parler. Même l’idée d’aller chercher mes enfants à l’école me paniquait. »

Françoise est arrêtée deux mois et reçoit des témoignages de sympathie de la part d’enfants et de parents. Elle reprend en avril, pour « achever ses projets et l’année scolaire avec les enfants ». Une situation pénible pour elle, mais la directrice laisse venir les vacances, pensant le repos salvateur.

En vain. « Je n’arrivais pas à décompresser. Je voulais arrêter. Mon mari m’a soutenue. J’ai voulu trouver un autre poste dans l’Éducation nationale, mais visiblement, je n’étais assez malade pour qu’on me propose quelque chose. On ne m’a pas aidée. »

La jeune quadragénaire n’est pas amère, ce n’est pas dans son caractère. Elle a repris un travail, et ne désespère pas de trouver une seconde vocation.

J’ai démissionné de l’Éducation nationale

« Je venais de finir cette lettre de démission fin juillet et j’ai ouvert un nouveau document. Je voulais me libérer, je n’imaginais pas publier J’ai démissionné de l’Éducation nationale. Je pensais que je m’arrêterais au bout d’une page, mais no n. »

Françoise Van Rie a poursuivi son travail d’écriture jusqu’à la veille de ses 40 ans, le 11 septembre 2015. Le point final de son livre est devenu le point final de sa carrière.

Son livre se veut dans l’esprit d’un journal, d’un témoignage. « Je ne critique pas, je ne fais que constater. On n’a qu’une vie, et je n’allais pas me battre contre des moulins à vent. »

Ph. H. B. J’ai démissionné de l’Éducation nationale (Edilivre) est disponible en librairie.

L'énergie vitale

Par Le 22/02/2016

20 FÉV

11:17

Partager la publication "Le corps humain est maintenu en vie par un flux énergétique appelé énergie vitale"

Le corps humain est maintenu en vie par un flux énergétique appelé énergie vitale. Cette énergie entretient le corps en parfait état de santé, condition normale de l’être humain. Dans cet état de santé, nous ressentons le bien-être et la joie de vivre.

Chacun de nous dispose d’un potentiel d’énergie vitale individuelle, variable selon ses acquis depuis la naissance. Elle augmente ou diminue en fonction de notre mode de vie sur le plan physique et émotionnel. Le manque d’énergie vitale entraîne des défaillances dans le fonctionnement du corps.
Toutes les fonctions vitales indispensables sont régies par cette énergie intérieure intelligente et fiable qui rend possible la vie corporelle.

Cette intelligence vitale qui contrôle toutes les activités du corps, effectue des milliards de fonctions en même temps sans que nous en ayons conscience. Nous ne pouvons pas arrêter consciemment ces processus vitaux essentiels comme les battements de notre cœur, par exemple.

L’autoguérison, une capacité naturelle du corps humain, dépend de la vivacité de cette énergie. Il s’agit d’une intelligence qui met en place des processus visant à rétablir le bon fonctionnement de l’organisme lorsqu’il y a déséquilibre. Cette intelligence dépasse le niveau de compréhension de notre mental. Il suffit d’observer le processus de cicatrisation d’une plaie pour voir cette intelligence à l’œuvre.  Autre exemple d’expression de cette intelligence vitale : la fièvre. Elle est là pour nettoyer le corps de tout ce qui est indésirable. Plus un individu recèle de puissance vitale, moins son organisme tolère l’accumulation de toxines ou toute cause de déséquilibre.

Ces symptômes vitaux ne sont pas compris par la médecine. Ce que la médecine prend pour phénomènes pathologiques, ne sont bien souvent que des symptômes liés à l’expression de l’intelligence vitale.

L’acharnement médical visant à supprimer ces symptômes vitaux engendre énormément de dégâts. Il en résulte l’installation de maladies chroniques et dégénératives. Le retour vers une meilleure santé reste possible si on donne à l’organisme les moyens de se recharger en énergie vitale. Ce retour à la santé passe souvent à travers des crises ou « maladies aiguës » Ces manifestations sont nécessaires pour permettre au corps de s’auto-équilibrer et de se rétablir.

Ne cédons pas aux peurs, laissons l’organisme se régénérer sans le contrarier.

Quelle est l’origine de l’énergie vitale ?

L’énergie vitale est de nature spirituelle. Elle existe au-delà de ses manifestations physiques. Quand nous sommes ancrés dans le moment présent, il est possible de ressentir tout ce flux vital qui émane de l’intérieur de nous.

Les magnétiseurs, les guérisseurs, les acupuncteurs nous aident avant tout à drainer les flux de notre propre énergie, mais il s’agit toujours de « béquilles » qui, comme tous les  remèdes, peuvent se révéler transitoirement utiles.

Augmenter son capital vital

 Il va de soi que seule une vie saine permet de garder ou augmenter son potentiel d’énergie vital. Le sommeil, la relaxation et la méditation rechargent nos batteries. La respiration, de préférence au grand air et au soleil, nous emplit d’énergie. La respiration est une fonction sur laquelle nous pouvons avoir une action directe à tout moment.
Chaque fois que nous emplissons nos poumons d’air, nous vitalisons en même temps  notre organisme avec un principe vital appelé prâna. Le prâna, c’est la vie. Nous respirons la vie.
Le soleil nous nourrit. On nous a appris à avoir peur du soleil alors qu’il est vital pour notre santé. Tout en évitant l’exposition excessive aux heures chaudes, respirons, bougeons notre corps, marchons pieds nus sur l’herbe, le sable, la terre et remercions le soleil.
Une alimentation vivante, donc majoritairement cru, est primordiale  pour maintenir notre énergie à bon niveau.

Pour ne pas se laisser dépouiller de notre vitalité, il va falloir fuir autant que possible les sources de pollutions électromagnétiques. (antenne-relais, wifi, téléphone mobile continuellement en fonctionnement  près du corps, etc.)

Le plexus solaire est le principal point de jaillissement de l’énergie vitale. Ce centre d’énergie constitue l’axe de rencontre de l’esprit universel avec le physique. En conséquence, c’est à ce niveau que l’universel se différencie dans individuel, c’est-à-dire en chacun de nous. Quand le plexus solaire ne subit aucun blocage, il irradie la vie, l’énergie et la vitalité vers  toutes les parties du corps. A ce moment-là, le corps est plein de vigueur et de santé.

Ce rayonnement du plexus solaire est perturbé par les émotions négatives. Quand notre soleil intérieur ne génère plus assez d’énergie pour vitaliser le corps, l’afflux de vie et d’énergie ralentit ou se bloque et c’est la cause de la plupart des maladies du genre humain.

En conséquence, notre manière de penser a une influence déterminante. Il apparaît donc clairement que le fait de laisser briller notre lumière intérieure  fera disparaître les zones d’ombre qui perturbent le flux du plexus solaire. Faire briller notre lumière passe nécessairement par l’énergie du cœur. Ainsi, la meilleure vitamine est la vitamine Amour.

En conséquence, à chaque moment de nos journées, soyons conscients combien nos états d’être, nos émotions sont déterminants quant à l’augmentation ou la diminution de notre énergie vitale. Ayons toujours à l’esprit que les émotions négatives, les conflits, les tensions intérieures, les peurs  bloquent ou annihilent cette énergie de vie. Sentons à quel point les états d’esprit toujours positifs, joyeux, l’Amour, l’humour nous font vibrer dans de hautes fréquences bienfaisantes. Il est important de vivre authentiquement selon ses ressentis. Ne  condamnons pas les désirs physiques s’ils sont authentiques, c’est-à-dire n’émanant pas de certaines perversions ou décadences sociales.
En conclusion, pour bien faire circuler notre énergie vitale, soyons en harmonie avec nous-mêmes. Être en accord avec ce que nous sommes réellement au fond de nous-mêmes nous relie à l’Esprit Universel. Cette reconnexion avec l’Esprit Universel nous emplit de cette énergie de vie qu’est l’Amour, le véritable carburant de notre énergie vitale. L’énergie vitale est universelle et intelligence. Elle imprègne tout ce qui vit. La science ne peut lui insuffler la vie.


Source : Bickel

La terre et le jardinier (sexualité sacrée)

Par Le 22/02/2016

KUNDALINI

"Aimer la vie en aimant la vie de l’être aimé.

Dans le tantrisme, la femme est une divinité créatrice, celle qui porte et donne la vie. L’homme en est le jardinier. Il est en adoration devant la matrice, il est à son service non pas dans une soumission néfaste mais dans une complète égalité. Il est le laboureur aimant et amant et il s’applique à extraire avec patience, douceur et énergie tout ce que la terre peut donner. La femme par l’accueil intégral de la vigueur sexuelle de l’homme révèle cette dimension énergétique qui est en elle et en lui. Le lingam de l’homme apporte la matière dans la conscience du yoni féminin. Le tout emplit le vide qui lui-même porte le tout en gestation. La vie insérée dans l'entité féminine a besoin d'une étincelle pour s'épanouir et l'homme tantrique porte en lui le potentiel d'un brasier.  Le jardinier ne pourrait se découvrir sans l’amour qu’il porte à la terre mais également si la terre ne se laissait aimer. Il ne serait qu’un dieu sans univers, un vide conscient qui ne pourrait se réjouir. "

 

Yin yang

 

Le Fluor, poison chimique (santé)

Par Le 21/02/2016



Le Fluor : un poison chimique

L’imposture des dentifrices au fluor



Le Fluorure de Sodium est connu depuis longtemps en tant que répressif
majeur des fonctions intellectuelles. Ce poison est pourtant ajouté à
la plupart des dentifrices et des réserves d'eau de robinet.
D’ailleurs je défie quiconque de trouver dans une grande surface un
seul dentifrice qui ne se vante pas de contenir du fluor.
C’est devenu LA référence à laquelle sont ralliés 90 à 95% des
français. A savoir en outre que c’est un ingrédient de base commun aux
médicaments psychiatriques, hypnotiques et anesthésiques ainsi qu’aux
gaz neurotoxiques. En particulier, c'est l'un des composants du Prozac
et du gaz Sarin, qui fut employé au Japon dans la fameuse attaque du
métro. Et c’est cela que les enfants avalent à petites doses chaque
jour en se lavant les dents.

De nombreuses preuves scientifiques indépendantes ont montré que le
fluor provoque à la longue des troubles mentaux variés rendant les
gens dociles et serviles, quelquefois carrément stupides, en plus de
diminuer la longévité et d'endommager la structure osseuse. Dans
toutes les villes des USA, l’augmentation de la teneur de l’eau
potable en fluor a correspondu à une augmentation de la mortalité par
cancer du foie, cancer des os, et tumeurs des cellules squameuses de
la bouche.
Autres méfaits : convulsions, os douloureux, éruptions cutanées,
problèmes gastro-intestinaux, nausées et vomissements.

La première utilisation du fluor dans l'eau potable date des camps de
concentration Nazis, grâce à la I.G. Farben, société pharmaceutique
géante notoire. C'est elle qui dirigeait des camps comme Auschwitz.
Elle existe encore, et fait partie intégrante de la compagnie
allemande Bayer. Quelqu'un penserait-t-il que les nazis firent cela
parce qu'ils se sentaient concernés par la santé des dents de leurs
prisonniers ? En fait, cette fluorisation massive des réserves d'eau
du camp servait à stériliser les prisonniers et à les abrutir pour
s'assurer de leur docilité.

Le chimiste Charles Perkins dit que des doses répétées de fluor, en
quantité infinitésimale, réduisent les possibilités d'un individu à
résister à la domination, en empoisonnant lentement, par narcotisme,
une partie précise de son cerveau, le soumettant ainsi à la volonté de
ceux qui veulent le gouverner. Il ajoute que le fluor est une «
lobotomie légère et commode » et que la véritable raison qui se cache
derrière la fluorisation de l'eau n'a rien à voir avec la santé
dentaire, encore moins celle des enfants.

L'idée d'introduire du fluor dans l'eau potable est venue de la
famille Mellon, aux États-Unis, qui dirige le cartel de l'aluminium
ALCOA. La lignée des Mellon est très importante. Ce sont depuis
longtemps des amis intimes de la famille royale d'Angleterre et, par
leur réseau, ils dictent la politique US. Les fluorines industrielles
sont des agents pollueurs importants des fleuves et des rivières.
Elles empoisonnent le sol, les poissons et les animaux.
Comme leur traitement aurait coûté une fortune à l'industrie de
l'aluminium, la famille Mellon manœuvra la situation de telle sorte
que ces déchets empoisonnés deviennent non seulement un moyen discret
de contrôle humain – ce qui intéresse tous les gouvernements - mais de
plus une énorme source de revenus, (avec une marge de profits de
20.000 %... pour ce qui n’est qu’un déchet industrie l).

Le Dr Hardy Limeback, détenteur d'une maîtrise en sciences et d'un
doctorat en biochimie, chef du Département de dentisterie préventive à
l'Université de Toronto et président de l'Association canadienne pour
la recherche dentaire fut, un temps, l'un des principaux promoteurs
pour l'ajout du fluor dans l'eau dite potable du Canada.
Pourtant, après 15 ans, il déclara brusquement avoir changé d'avis. Il
a dit alors : « Les enfants de moins de 3 ans ne devraient jamais
utiliser de dentifrice fluoré, ni boire de l'eau fluorée. Et, les
formules des produits pour bébés ne doivent jamais être faites avec
l'eau du robinet de Toronto. Jamais ! ».
Une étude de l'Université de Toronto a révélé que les habitants des
villes dont l'eau est fluorée avaient deux fois plus de fluor dans les
os des hanches que ceux des zones non fluorées. L'étude a aussi établi
que le fluor change l'architecture de base des os humains. Il existe
une condition débilitante nommée fluorose du squelette provoquée par
l'accumulation de fluor dans les os, ce qui les rend plus fragiles.
Les premiers symptômes sont la fragilisation des dents et des taches
sur l'émail.

D'après le Dr Limeback, ceux qui continuent à promouvoir le fluor, se
basent sur des données totalement contestables, datant de 50 ans. «
Les dentistes ne sont absolument pas formés en toxicité, dit-il. Votre
dentiste bien intentionné est simplement en train de suivre 50 ans de
désinformation de la santé publique et des associations dentaires. Moi
aussi, je l'ai fait…. ».
Lors d’un discours aux étudiants du Département de dentisterie de
l'Université de Toronto, le Dr Limeback leur a avoué que, sans le
vouloir, il avait induit en erreur ses collègues et tous ses étudiants
précédents. Il avait refusé pendant 15 ans de prendre connaissance des
études de toxicologie qui sont pourtant à la disposition de tout le
monde. « Empoisonner nos enfants était bien la dernière chose à
laquelle j'aurais pensé, a-t-il déclaré. La vérité fut une pilule
amère à avaler, mais je l'ai avalée. ».

Depuis, bien que le plus grand défenseur du fluor ait maintenant
condamné son utilisation, les associations dentaires des États-Unis et
du Canada, les organisations pour la santé publique, avec celles du
Royaume-Uni et de partout ailleurs, continuent à dire aux peuples «
que le fluor est bon pour eux ». Evidemment, ces organisations
appartiennent toutes à l’oligarchie des  gouvernants. Leurs hommes en
place dans les administrations médicales et les recherches
scientifiques assènent aux médecins et aux dentistes cette fausse
vérité qu'ils sont tenus de croire. À leur tour, ces derniers en
informent leurs patients la main sur le cœur (sans rien vérifier), et
les médias se contentent de suivre la ligne officielle disséminant
l’affreux mensonge comme des perroquets. Actuellement, avec l’ère de
l’Internet, quelqu’un qui ne sait pas est quelqu’un qui ne veut pas
savoir, donc qui s’en fout !

Pour l’eau du robinet, si vous n’êtes pas sûr de son « honnêteté »,
procurez-vous un appareil à osmose inverse - sur Internet, à partir de
300€, il y en a à tous les prix  - cela dépend de la surface de la
membrane TFC, donc de sa capacité de production journalière, et des
options d’accessoires.

Mais comment alerter tous ces gens qui sont intoxiqués au fluor depuis
des années, donc soumis à l’autorité et ayant perdu tout sens critique
? Et qui de plus optent allègrement pour les dentifrices BI-fluorés et
même TRI-fluorés – donc meilleurs !!! Mais vous, surtout pour vos
enfants, s’il y a encore des tubes de dentifrice au fluor qui traînent
dans votre salle de bain, jetez-les, et procurez-vous un dentifrice
inoffensif – ce ne sont pas les marques qui manquent – consultez les
boutiques diététiques. Il y en a aussi en pharmacie, mais très
souvent, l’absence de fluor est compensée par la présence d’autres
additifs toxiques.
Alors….gaffe aux étiquettes écrites en tout petit!


[Paru dans le Contr'Infos n°25 du mois de juillet
2014](
http://11709.sg-autorepondeur.fr/image.php?photo=c2ctYXV0b3JlcG9uZGV1ci5jb20vdXJsLnBocC8/ZT0zNTM4NTkmYz0xMTcwOSZhPTMxMTkwJnVybD1kM2QzTG0xcFkyaGxiR1J2WjI1aExtWnlMM052YlcxaGFYSmxjeTFqYjI1MGNpMXBibVp2Y3kxaGNuUnBZMnhsTFRVdE16Z3RNVFExTG1oMGJXdz0=)





[Je m’abonne au Contr’infos
](
http://11709.sg-autorepondeur.fr/image.php?photo=c2ctYXV0b3JlcG9uZGV1ci5jb20vdXJsLnBocC8/ZT0zNTM4NTkmYz0xMTcwOSZhPTMxMTkwJnVybD1kM2QzTG1OdmJuUnlhVzVtYnk1dVpYUT0=)





Michel DOGNA

 

sourire

ACTUS, SLOW COSMÉTIQUE

CHANGEZ POUR UN DENTIFRICE BIO ET SANS FLUOR !

Depuis l’enfance, j’ai le souvenir de ces petites billes de fluor que je prenais après m’être brossé les dents et qui avait un super goût !!

 

Qu’est ce que le fluor concrètement ?

Après quelques recherches sur internet, je m’aperçois vite qu’il n’a pas l’air si bon que cela…. Bien que présent naturellement dans le corps humain, il ne faut pas surcharger notre organisme avec et en consommer moins de 0,05 mg/jour.

Le fluor est un élément chimique le plus réactif. Le fluor provoque de très graves brûlures au contact de la peau, des muqueuses, et des os. En 1530, il est utilisé pour promouvoir la fusion des métaux ou des minéraux.

Propriétés physiques : le fluor est le premier élément de la colonne des halogènes. C’est un gaz jaune verdâtre d’une odeur piquante et irritante, toxique, non combustible mais capable d’oxyder dangereusement vite tout ce qui peut brûler dans l’air et même l’eau, le verre ou le sable. C’est un élément très actif chimiquement.

Le difluor (molécule formée de deux atomes de fluor) est trop réactif pour une utilisation directe à l’état pur. Ses nombreux composés chimiques ont par contre une multitude d’applications. Quelques exemples :

  • Le fluor entre dans la composition de matières plastiques à faible coefficient de friction tel que le Teflon® ;
  • Arme chimique : les gaz sarin (classifié comme arme de destruction massive par la résolution 687 du Conseil de sécurité des Nations unies; et de triste mémoire utilisé le 20 mars 1995 à Tokyo) et soman pour ne citer qu’eux…
  • Médicament : Prozac®, etc…

Le fluor est à la fois bon et toxique pour l’homme :
Moins de 0,05 mg/jour : bénéfique pour les dents (prévention de la carie dentaire)
2 mg/jour : risque de fluorose dentaire ;
10 à 40 mg/jour : fluorose du squelette ;
20 à 80 mg/jour : fluorose ankylosante ;
100 mg/jour : retard de croissance ;
125 mg/jour : altération rénale ;
200 à 500 mg/jour : dose létale.

La fluorose est une pathologie liée à un excès de fluor. Des surdosages faibles peuvent induire une fluorose dentaire. L’Afssaps a modifié en décembre 2008 ses recommandations sur la prescription fluorée, et ne recommande plus de supplémentation pour les bébés entre 0 et 6 mois. Les enfants avalent toujours une partie du dentifrice, surtout les plus jeunes, d’autant que de nombreux dentifrices pour enfants sont aromatisés. L’ingestion de dentifrice diminue avec l’âge : de 2 à 4 ans, 50 % du dentifrice est avalé ; de 4 à 6 ans, 30 % du dentifrice est avalé ; à 6 ans et plus, 10 % du dentifrice est avalé. Il est donc très important d’adapter la concentration de fluor de l’eau potable et des aliments à l’âge de l’enfant.

L’Organisation mondiale de la santé, dans un rapport de novembre 2006, attire l’attention sur les dangers des doses excessives de fluor dans l’alimentation et explique comment fabriquer et utiliser des filtres permettant de neutraliser le fluor dans l’eau de boisson. L’OMS a rappelé qu’il fallait être vigilant sur la quantité totale de fluor ingérée, et ne pas multiplier les sources (dentifrice au fluor, eau du robinet, sel…).

L’utilisation de fluor dans les camps de concentration a été rapportée par Joseph Borkin dans son livre The Crime and Punishment of I.G. Farben : « La Gestapo avait peu de soucis de l’état de la denture des enfants… leurs scientifiques avaient trouvé que le fluor pouvait rendre stérile et qu’il générait une calme soumission. ». A noter que l’eau du robinet et certaines eaux en bouteilles sont traitées au fluor... Ça vous étonne ?!

Le fluor est un hypothyroïdien. Il a été efficacement utilisé dans les traitements contre l’hyperthyroïdie.

Source : Wikipédia

 

Au supermarché classique, tous les dentifrices ont du fluor !

J’ai passé une heure au rayon dentifrice du supermarché à regarder toutes les étiquettes. J’étais bien décidée à en trouver un sans fluor… Résultat consternant : pas un seul sans fluor en grande surface !!

 

Au supermarché bio, 90% des dentifrices n’ont pas de fluor…

Je file au supermarché bio, à ma grande surprise (enfin pas tant que ça non plus), tous les tubes sont sans fluor !! Le tube coute le double, mais le produit est sain et sans risque. La marque Cattier pour ne citer qu’elle est vraiment très bien je trouve.

Marque de dentifrice sans fluor : logodent, dentargile, melvita. Etc.

 

Solution écologique : fabriquer soi même son dentifrice

Matériel :
– un sachet d’argile blanche bio
– Un peu d’eau de source avec faible teneur en fluor, telles que la Mont Roucous, Thonon ou encore Luchon
– De l’huile essentielle de citron ou tea tree bio

Procédure :
– Dans un bol, verser 1 cuillère à soupe d’argile blanche en poudre. ajoutez y 2 cuillère a café d’eau, mélangez bien. Ajouter cuillère par cuillère l’eau nécessaire pour obtenir une pâte (quelques cuillères suffisent). Quand la pâte est formée, ajoutez y 3 gouttes d’huiles essentielles de votre choix parmi le citron ou le tea tree.
Placer le dentifrice dans un pot en verre recouvert d’un Cellophane  ou tupéroir en verre. Il se conservera quelques jours à température ambiante (5-6 jours).

Mon avis : l’inconvénient de cette pratique est qu’il faut en refaire souvent mais c’est très rapide.  Pour l’avoir essayé pendant un mois, j’étais plutôt satisfaite du résultat, mais l’acheter tout pret en supermarché bio est pratique quand même quand on a une vie active.

 

La Pomme, une brosse à dents naturelle

Si vous n’avez pas le temps de vous brosser les dents à midi, mangez une pomme, ça remplace efficacement un brossage.  La pomme a longtemps été utilisée comme brosse à dent et dentifrice. Croquez la pomme éliminerait 86,7 % des bactéries qui sont dans la bouche. C’est un désintoxiquant buccal. En croquant une pomme vous vous rafraîchirez, vous nettoierez vos dents, vous remplirez l’estomac sans grossir et feras beaucoup de bien à vos intestins.

Après 2 ans sans fluor

Cela fait maintenant plus de 2 ans que je n’utilise plus de dentifrice fluoré. Petite visite chez le dentiste….
Verdict : aucune carie, excellente dentition, il m’a félicité ! J’ai juste fait un petit détartrage.
Je pense aussi que le fait d’arreter de manger de la viande a grandement amélioré l’état de mes dents !

Docteur Jean-Jacques Charbonier (spiritualité)

Par Le 20/02/2016

Dr Jean-Jacques Charbonier

Médecin anesthésiste-réanimateur à Toulouse, il collabore depuis 2006 à La Revue de l’Au-delà où il présente chaque mois sa Chronique.

Conférencier, il est l’infatigable animateur de nombreuses réunions au sein d’associations et participe à des colloques et rencontres en France et en Europe.

 

ll est l’auteur de plusieurs ouvrages :

Coma dépassé - éd. CL
Derrière la lumière - éd. CLC
Éternelle Jeunesse - éd. CLC
L’après-vie existe - éd. CLC
La mort décodée - éd. Exergue
La médecine face à l'Au-delà - Guy Trédaniel Éditeur

Site internet de Jean-Jacques Charbonier : www.charbonier.fr

 


Le nouveau livre du Dr Jean-Jacques Charbonier 

Les 7 bonnes raisons de croire
à l'Au-delà 

aux éditions Guy Trédaniel.

 

 

Rencontre 
(Revue n° 110 - février 2007)

La Revue : Beaucoup de gens commencent à vous connaître, mais ne savent pas que vous êtes un miraculé. Voulez-vous nous parler de cet accident qui est survenu quand vous étiez enfant ?

Dr Jean-Jacques Charbonier : J’avais 9 ans, quand un jour de printemps en jouant au ballon dans la cour de l’école, je suis tombé lourdement sur le côté droit. Cette chute brutale me provoqua une intense douleur au niveau de l’épaule. Elle était due à une fracture polyfragmentaire de la tête humérale. Je fus plâtré du cou jusqu’au pubis et restais ainsi tout l’été.

Quand, après plusieurs mois, on m’enleva enfin le plâtre, il fallut commencer la rééducation qui se révéla fort pénible et sans effet puisque je n’arrivais même pas à soulever mon coude. Mes parents se gardaient bien de me dire la vérité, mais ils savaient que je risquais en fait de rester invalide à vie, sauf à recevoir une prothèse à l’âge adulte.

Un jour de décembre, je surpris d’ailleurs leur conversation. Ma mère très angoissée, et que mon père s’efforçait de rassurer, s’interrogeait sur le difficile avenir que j’aurais compte tenu de cet handicap…

 

Pourquoi avez-vous demandé à aller à Lourdes ?

À vrai dire je n’en savais rien, sauf que je voulais y aller. C’était un sentiment très fort au plus profond de mon être. Mes parents et moi sommes partis en voiture avec ma grand-mère qui très pratiquante récita des chapelets durant tout le voyage.

 

Que s’est-il passé à Lourdes ? Dans quel état d’esprit étiez-vous ?

Nous avons avancé avec la procession et j’ai déjà ressenti une émotion très intense. C’est assez difficile à expliquer : on est porté par un élan de foi. Il y a une véritable communion…                                                La vierge Marie, grotte de Lourdes

Lorsque nous sommes arrivés à la grotte, et que j’ai eu ce contact avec la roche froide usée par les lèvres des gens qui viennent déposer leur amour, mon émotion a été de nouveau très grande et j’ai prié de toutes mes forces. Je n’ai pas sollicité de guérir de mon épaule à laquelle je ne pensais pas, mais j’ai demandé des grâces pour tous ces malades qui m’entouraient. C’était comme un élan d’amour tourné vers les autres.

 

Et au retour ?

Je ne pensais pas être guéri, souffrant toujours de mon épaule. Et pourtant j’étais heureux d’avoir fait ce voyage à Lourdes qui m’avait apporté la sérénité.

Nous étions presque arrivés chez moi lorsque j’ai ressenti une chaleur irradier dans mon épaule avec en même temps l’impression d’une pression, comme une main qui l’aurait enserrée. J’ai compris dès cet instant que j’allais guérir. De fait, le lendemain matin, en me réveillant, j’ai constaté que mon épaule était redevenue normale, comme si je n’avais rien eu avant.

Ma mère a été très émue quand je lui ai appris la bonne nouvelle. Un rendez-vous a été pris aussitôt avec le chirurgien qui, après une radio, a exprimé sa stupéfaction et en même temps son incompréhension du phénomène puisqu’il déclara que l’on aurait pu croire que l’épaule n’avait jamais été cassée !

 

Votre vie en a-t-elle changée par la suite ?

Cette guérison m’a marqué pour toute ma vie et j’ai gardé depuis une grande dévotion pour Marie. Je m’adresse à elle spontanément dans mes prières, d’une façon très directe. Et elle me donne les grâces que je sollicite pour ceux que j’estime avoir besoin d’une aide.

Je l’ai priée avant le décès de mon père survenu l’été dernier. Il était cardiaque et arrivé au dernier stade de l’évolution de sa maladie, ses artères se bouchant, malgré tous les soins qui lui avaient été prodigués. Comme c’était quelqu’un de très actif qui avait encore des projets, il aurait souffert beaucoup de rester immobilisé. Mais il commençait déjà à s’affaiblir et son chirurgien m’avait confié que ses jours étaient comptés à bref délai. Nous avions envisagé de le prendre à la maison pour mieux l’entourer dans ses derniers moments.

J’ai donc demandé à Marie qu’il ne souffre pas, qu’il ne vive pas une déchéance physique et que la famille soit réunie. Marie m’a exaucé en quelque sorte, même si je ne voyais pas les choses tout à fait comme ça, puisque, une semaine après, mon père est mort dans son sommeil ; notre famille a retrouvé son unité pour ses funérailles, unité qui perdure.

 

Vous aviez beaucoup d’affinités avec votre père !

Mon père était très attaché à tout ce que je faisais, sans doute parce qu’il avait vécu des choses étonnantes. Il avait eu ainsi la vision de sa tante, deux jours après sa mort, dans le couloir de sa maison. Il avait vu également sa maman, qui était décédée depuis de nombreuses années, quelques mois plus tard, et toujours dans le couloir.

Il nous avait confié, un jour, qu’il était sûr que la vie ne s’arrêtait pas avec la mort. Et il avait ajouté que lorsque son heure serait venue, il nous donnerait un signe avec la pendule, une pendule franc-comtoise qui était dans le salon de sa maison. Lorsque mon père est parti durant sa sieste, le quatre juillet dernier, la pendule s’est effectivement arrêtée à 15 h 20. Ma mère s’en étant rendu compte, un peu plus tard, a voulu aller le réveiller et lui dire que la pendule s’était arrêtée… Il venait de décéder.                                            Le Dr Charbonier et son père

Nous avons eu depuis un autre signe très émouvant. Il avait une Vierge en ivoire qu’il avait ramenée d’Afrique où il avait travaillé. Il savait, bien sûr que j’étais attaché à Marie et il m’a légué cette statuette que j’ai placée sur ma table de nuit. Courant août, en pleine nuit, la lumière s’est allumée trois fois, et le cadran de mon portable s’est allumé aussi éclairant la Vierge !…

Un autre soir, alors que nous étions couchés dans notre appartement, ma femme me dit à propos d’un ventilateur de plafond qui était en panne que mon père lui avait donné une adresse d’électricien pour le faire réparer, mais que malheureusement elle ne se rappelait plus où elle l’avait mise. À ce moment-là la lumière de la chambre s’allume trois fois encore et je vois dans ma tête six chiffres lumineux qui s’alignent, comme sur un écran de gare, correspondant à un numéro de téléphone. Le papier avec l’adresse ayant été finalement retrouvé, il s’est avéré que les 6 des chiffres que j’avais vus correspondaient dans l’ordre à ceux du numéro recherché !

 

La prière, c’est important pour vous, aujourd’hui ?

Bien sûr. Je prie la Force divine, Marie. Je prie, certes à ma façon, sans me référer à la religion. Je prie notamment quand j’ai quelque chose à demander. Quand j’ai peur, cela m’arrive, je demande à Marie de me donner la force de faire face.

Quand je suis chez moi à la campagne, je me rends dans la montagne voisine, toute proche de Montségur et là, à un endroit précis, j’ai l’impression de me recharger. Je fais le vide complet, et je reste quelquesMontségurminutes à contempler le château. C’est une sorte de méditation qui me recharge complètement en énergie, quelle que soit ma fatigue.

C’est sans doute un endroit tellurique qui dégage une énergie puissante, où l’on se sent très bien, mais aussi pour certains très mal, comme j’ai pu le constater avec un ami.

 

Changeons de sujet. Dans le domaine des NDE, après l’effervescence médiatique de cet été, les choses évoluent-elles, et notamment sur le plan de la recherche ?

Il y a eu tout un tintamarre avec un neurochirurgien, Olaf Blanke, qui a donné un commentaire à l’Agence France-Presse. Il prétendait expliquer la sortie du corps de la NDE par l’excitation du gyrus angulaire. Dans ce cas-là, a-t-il dit, les personnes voient leur corps dessus, dessous ou sur le côté. C’est donc, d’après lui une hallucination. On situe son corps dans l’espace comme chacun peut le faire en fermant les yeux. Ce qui porte le nom en médecine de propiosection et l’image de son corps se projette par la stimulation du gyrrus angulaire.

Cela n’a rien à voir avec les phénomènes qui se déroulent lors d’une NDE. Non seulement, les expérienceurs peuvent donner leur position dans l’espace, mais ils conservent toutes leurs capacités cognitives et sensorielles. Ils peuvent ainsi donner des détails que leur état comateux devrait les empêcher d’ailleurs de connaître, comme a pu le faire Jean Morzelle avec la plaque qu’il a lue sous la table d’opération sur laquelle il était installé. Enfin, il est bien connu, que les experienceurs parlent aussi de ce qu’ils ont pu voir ou entendre dans d’autres endroits, d’autres pièces que celle où leur corps était étendu.
Dr Charbonier

Finalement, en essayant de prouver que par l’excitation du gyrus angulaire on pouvait expliquer la NDE, il a prouvé le contraire. Car, justement, il ne s’agit que de la sortie du corps et non de tous les phénomènes vécus par l’experienceur infiniment plus complexes. Par ailleurs, faut-il rappeler que l’on constate des sorties du corps dans des comas profonds où l’activité cérébrale est quasi nulle…

C’est à se demander comment un membre éminent du corps chirurgical a pu se livrer à de telles conclusions, alors qu’apparemment il montre une méconnaissance assez troublante du vécu des NDE.

 

Peut-on dire aujourd’hui que monde médical bouge depuis Martigues ?

Il bouge et même il bouge beaucoup. Je le constate à travers mes conférences auxquelles assistent de plus Les intervenants de Martiguesen plus de médecins et également d’infirmières. Les gens commencent à admettre que l’on ne comprend rien aux phénomènes. Et cela est déjà un grand pas, même si la majorité du monde médical reste fermé. En tout cas, ceux qui bougent s’interrogent énormément. Et cela m’encourage à continuer !

 

Votre site reçoit-il beaucoup de visites ?

Disons que je n’en suis pas mécontent. Nous devons aujourd’hui tourner à un peu plus de 5 000 visiteurs ! C’est beaucoup moins que celui de Sonia Barkallah qui connaît un grand succès.

Indéniablement Martigues a marqué les esprits. D’ailleurs, maintenant, dans mon historique sur les NDE, j’introduis la réunion de Martigues qui reste absolument exceptionnelle. La preuve en est que récemment, aux Etats-Unis, à Huston, une réunion du même type a été organisée par Iands-Usa avec un succès mitigé, puisqu’elle n’a attiré que 400 personnes !

On comprend dans ces conditions que Raymond Moody veuille sortir son prochain ouvrage en France, ainsi qu’il a été annoncé à Martigues !

 

En mars, vous serez à l’association de Sète. Vous êtes de plus en plus souvent invité dans les associations ? Quel ressenti en retirez-vous, notamment par rapport à l’intérêt du public ?

Je ne me leurre pas, les gens ne viennent pas pour mon personnage. En revanche le fait que je sois un médecin anesthésiste-réanimateur n’est sans doute pas anodin, car ils le situent à la croisée des chemins entre le spirituel, le philosophique et le scientifique.

 

Vous avez aussi plusieurs projets à l’étranger : au Canada et en Italie, je crois, dans l’immédiat !

Je suis invité par Iands-Québec qui veut organiser en octobre prochain une réunion qui serait en quelque sorte similaire à celle de Martigues et où je donnerai une conférence. L’invitation m’a été transmise par leLe conférencierchercheur en neuro-sciences Beauregard qui étudie les effets de la prière sur le cerveau, notamment chez les carmélites.

Les scientifiques et les médecins veulent toujours trouver une explication à tout et ils continuent de vouloir trouver une explication matérielle au spirituel. Je ne suis pas certain qu’en l’occurrence cela soit très porteur. Le cerveau se modifie pendant la prière, c’est certain. Mais cela est-il fondamental ? je n’en suis pas convaincu. La réponse est peut-être bien ailleurs… Mais, de toute façon, le débat ne peut que nous faire avancer !

 

Et en ce qui concerne l’Italie ?

C’est tout à fait récent. Il s’agit d’une invitation qui m’a été transmise par le Père Brune à un colloque international auquel participeront des scientifiques du 13 au 15  avril prochain à Rémini.

 

Vous étiez très proche de votre oncle Gaston qui vous a donné de nombreux signes. Est-ce toujours le cas ?

À priori, avec lui cela paraît terminé. À moins qu’il ne se manifeste encore à travers les chats auxquels il était très attaché et qui viennent spontanément à moi. Mais j’avoue ne pas savoir comme lui décrypter leur comportement et ce qu’ils peuvent nous transmettre. Quand il est mort, il était d’ailleurs entouré de chats !

 

En mai dernier, vous aviez deux projets d’écriture en cours. Compte tenu de vos nombreuses occupations, avez-vous pu les faire avancer ? Il s’agissait d’abord d’un projet visant à faire le rapport entre les NDE et la physique quantique ?                                                                                            L'après vie existe (4e livre)

Pour l’instant, j’en suis encore au stade des notes. Il me faudrait maintenant les mettre en ordre.

 

Et puis, vous parliez d’un nouveau roman initiatique : Médiomania !

Ce livre est déjà bien avancé. Il s’agit d’un roman de type initiatique où je parle notamment de médiums, de la prière. Mon but n’est pas de faire un livre trop ciblé, car on finit par intéresser toujours les mêmes lecteurs. Je voudrais toucher à travers ce roman un public plus large, moins averti et le sensibiliser à ce qu’il ne connaît pas, comme par exemple l’écriture automatique.

Dans L’après-vie existe, mon dernier livre, c’était le contraire. Il s’adressait à des gens plutôt en recherche, un public bien défini. Nous en avons vendu quand même une dizaine de milliers d’exemplaires.

 

S’il vous fallait faire un bilan de l’année écoulé en ce qui vous concerne que diriez-vous ?


J’aurais d’abord une pensée pour mon papa qui est parti l’été dernier. C’est à la fois merveilleux, puisqu’il s’est manifesté, et triste… Mais si on dit triste cela se réfère aussi à une forme d’égoïsme. L’essentiel n’est-il pas que lui soit heureux, aujourd’hui, là où il a trouvé sa place ?

Cette année 2006, aura été aussi marquée par ces conférences que j’ai commencé à faire dans les associations. J’ai l’impression depuis ma première rencontre avec Sonia Barkallah, puis avec la Revue, que tout s’est enchaîné rapidement.

L'écrivain à son bureau Les gens souvent me disent que je suis courageux. Je ne le ressens pas comme ça. En fait, je n’ai pas l’impression d’avoir le choix de faire autrement, d’avoir tout mon libre-arbitre. Je me sens, pour tout dire, comme porté par ce que je fais…

Mes amis se demandent parfois comment j’arrive à faire face à toutes mes activités, celles qui sont médicales et toutes les autres (livres, conférences, contacts avec la presse, etc.). Mais, si je suis fatigué, je vais à Montségur me ressourcer, comme je l’ai dit tout à l’heure, et je me sens en forme à nouveau. De plus, je dois dire que tous ces contacts avec les personnes que je rencontre dans toute la France sont aussi très enrichissants pour moi. J’espère qu’il en sera longtemps ainsi.

"Les sans-dents de Papeete (politique)

Par Le 19/02/2016

S'il y a encore des électeurs prêts à voter pour qui que ce soit, c'est à n'y rien comprendre.

 

Pour le bain de foule de François Hollande, Papeete expulse… les SDF !

Pas question de gâcher la carte postale présidentielle : prière de raser les cahutes des sans-logis sur le parcours de François Hollande à Papeete.

PAR 

Publié le  | Le Point.fr

"Pour le président il faut qu’on dégage de là", Jean-Claude Tehihira Tuihaa, dit Coco, qui vit depuis un peu plus de 3 ans sous quelques planches de bois.

"Pour le président il faut qu’on dégage de là", Jean-Claude Tehihira Tuihaa, dit Coco, qui vit depuis un peu plus de 3 ans sous quelques planches de bois. © Capture d'écran / Polynésie 1ère

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Encore plus fort que l'interdiction de pendre du linge aux fenêtres sur le parcours présidentiel lorsque le président de la République s'était rendu à Pointe-à-Pitre.« Coup de karcher à Pointe-à-Pitre », titrait alors le quotidien local, France Antilles. Cette fois, pendant la visite de François Hollande, la mairie de Papeete a demandé aux SDF de bien vouloir quitter les lieux « squattés ». Expulser des SDF, il fallait tout de même y penser…

« Pas de SDF à Papeete »

C'est Le Lab d'Europe 1 qui a repéré l'information sur le site de Polynésie 1ère. « Pas de SDF à Papeete pendant la visite de François Hollande », titre l'antenne locale de France Télévision. « Un bain de foule est prévu, ainsi que des visites sur les stands de commerçants. Mais les SDF qui dorment autour du marché ne reflètent pas vraiment la carte postale polynésienne que le pays souhaite montrer au chef de l'État. C'est la raison pour laquelle la mairie de Papeete a demandé aux SDF de quitter les lieux, du moins provisoirement, le temps de la visite présidentielle. »

Jean-Claude Tehihira Tuihaa, dit Coco, qui vit depuis un peu plus de 3 ans sous quelques planches de bois, une image du Christ suspendu entre deux tissus, témoigne tristement : « Pour le président, il faut qu'on dégage de là. On est dans une démocratie, quand même, non ? Ils ne sont même pas venus me voir, c'est par intermédiaire qu'ils m'ont demandé de tout enlever. Est-ce normal ? Je n'ai pas de logement. Pendant la visite du président, tout va être détruit et remonté dans trois jours. Où allons-nous ? Comment je vais faire, moi ? »

École fermée, marché nettoyé

La mairie de Papeete avait déjà décidé de fermer écoles, collèges et lycées lundi afin d'éviter tout risque de bouchons dans le centre-ville. Mais, à force de vouloir peaufiner la carte postale ensoleillée à des fins de communication, le marché Mapuru à Paraita devra être littéralement « nettoyé » de ses SDF. Un nettoyage qui n'empêchera pas les rats de pulluler à deux pas, comme le montre Polynésie 1ère dans son reportage. « On laissera passer le président et on reviendra, explique Gontran Haapa, magnétiseur-masseur, dont la baraque vient d'être détruite. Pas si sûr : les cahutes n'étaient pas construites sur un terrain public mais sur une enclave privée. Et, une fois François Hollande remonté dans son avion, comme tous les autres occupants qui ne payaient pas de loyer, Coco, Gontran et les autres devront en fait bel et bien trouver un autre lieu où bâtir une nouvelle cabane. Merci pour ce moment ?

Les maisons de demain

Par Le 19/02/2016

Les prêts sur trente ans qui enrichissent les banques, c'est fini.

 

 

 

Une mini-maison écolo pour 18 000 € ?! Oui, et c'est classe !

Un projet architectural révolutionnaire pour répondre à tous nos besoins !

Par Axel Leclercq -

 

L’architecture a toujours été le fruit d’une époque, d’une société et d’une région du monde. C’est ce qui la rend si évolutive… Et, aujourd’hui encore, pour répondre aux besoins du monde occidental contemporain, elle doit changer, s’adapter, évoluer. Crises immobilières à répétition, stagnation du pouvoir d’achat, restrictions de l’accès aux crédits immobiliers, raréfaction des terrains constructibles, nouveaux mode de vie, économie d’énergie… : les nouvelles contraintes se multiplient et, avec elles, de nouvelles propositions architecturales… dont certaines sont très spectaculaires !

Le 20K project par exemple. L’idée est née en 2005 dans le cerveau des membres duRural Studio, un collectif d’architectes constitué en marge d’une école d’architecture américaine. Le but : concevoir un nouveau type d’habitat adapté aux besoins du jour : plutôt petit (45m2) mais très bien agencé, qui ne consomme rien en chauffage/climatisation (énergie passive) et surtout, qui ne coûte pas cher : moins de 20 000 dollars !

Chacun a bossé sur le projet et le résultat est, il faut le dire, assez génial ! Regardez :

Crédit photo : Rural Studio

Crédit photo : Rural Studio

20 000 dollars, ça représente environ 18 000 euros… Voilà qui élargit grandement l’accès à la propriété !

Crédit photo : Rural Studio

Crédit photo : Rural Studio

Plutôt que de se payer un mobile-home old school, insalubre et énergivore, voici des solutions en dur et durables…

Crédit photo : Rural Studio

Crédit photo : Rural Studio

Le 20K project a été pensé pour la campagne. Mais ça ne dérangerait probablement pas grand monde de voir des maisons similaires en milieu urbain !

Crédit photo : Rural Studio

Crédit photo : Rural Studio

Quant à l’intérieur des murs, il ne réserve pas de mauvaises surprises : les finitions sont au top…

Crédit photo : Rural Studio

Crédit photo : Rural Studio

Franchement, est-ce que ça ressemble à une maison au rabais ?

Crédit photo : Rural Studio

Crédit photo : Rural Studio

Les maisons du 20k Prohect sont réalisées avec des matériaux rudimentaires (bois et tôle ondulées sur pilotis) mais avec les techniques du moment (ce qui permet notamment de les isoler parfaitement.)

Crédit photo : Rural Studio

Crédit photo : Rural Studio

Sur les 20 000 dollars que coûte une maison de ce genre, 12 000 dollars servent à acquérir le matériel et 8 000 dollars à payer la main d’oeuvre.

Crédit photo : Rural Studio

Crédit photo : Rural Studio

Il existe déjà 12 modèles de maison.

Crédit photo : Rural Studio

Crédit photo : Rural Studio

Toutes ont leur charme… mais aucune n’est chère !

Crédit photo : Rural Studio

Crédit photo : Rural Studio

L’homme a toujours su adapter son habitat a ses besoins. Il n’y a aucune raison que ça s’arrête. Ce projet est la preuve qu’il reste des tas de solutions à imaginer pour vivre bien chez soi sans se ruiner !

"Un empoisonnement universel" (santé)

Par Le 19/02/2016

 

DGR France - Le Partage a ajouté une nouvelle vidéo : Un empoisonnement universel (Fabrice Nicolino).

 

"Une enquête redoutable sur l'invasion effrayante des produits chimiques dans notre quotidien et notre environnement.

Sorti en septembre 2014, 448 pages. Un livre sans précédent. Jamais tous les points n'avaient été réunis pour faire apparaître le dessin complet. Comment et pourquoi l'industrie chimique a pu libérer dans l'eau, l'air, le sol, les aliments, et jusque dans le sang des nouveaux-nés, plus de 70 millions de molécules chimiques ?

Présentation de l'éditeur:

D'où viennent Bayer, BASF, Dow Chemical, DuPont, Rhône-Poulenc ? Comment est-on passé de la bakélite des boules de billard et des combinés du téléphone au nylon, puis au DDT et aux perturbateurs endocriniens ? Pourquoi les maladies comme le cancer, l'obésité, le diabète, Alzheimer, Parkinson, l'asthme et même l'autisme flambent-elles toutes en même temps ? Qui est Theo Colborn, la Rachel Carson du XXIe siècle ? Pourquoi l'OMS, la FAO, l'ONU ne bougent-elles pas ?Pourquoi les agences de protection françaises regardent-elles ailleurs ? Comment les normes officielles ont-elles été truquées ? Que contient vraiment l'eau dite potable ? Comment les transationales ont-elles organisé une désinformation planétaire sur cet empoisonnement universel ? Y-a-t-il une chance de s'en sortir ?

Pour la première fois, tout le dossier est enfin rendu public. Il est effrayant, mais un peuple adulte n'a-t-il pas le droit de savoir ? Ce livre, qui donne des noms, des faits, des accointances, ne peut rester sans réponse. C'est l'heure de se lever."

Radicalisation de la lutte (école)

Par Le 19/02/2016

Ca fait deux ans ce mois-ci que j'ai cessé de travailler. Après avoir demandé moultes reconversions et avoir été démoli psychologiquement et physiquement par les gens chargés de l'aide aux enseignants. Deux ans que je dis que les grèves ne serviront à rien et que seule la radicalisation des méthodes permettra, peut-être, d'envoyer tous ces dirigeants-technocrates-financiers à l'abattoir.

On y vient, on y vient...Par contre que ça passe encore par les mots d'ordre syndicalistes alors qu'ils sont restés muets et soumis ou même collaborateurs, ça montre que l'autonomie de pensée dans le monde enseignant, on en est encore loin....


Après plusieurs jours de grève qui n’ont pas fait bouger le ministère concernant la réforme du collège qui doit entrer en vigueur à la rentrée 2016, la lutte engagée par les opposants à ce texte pourrait être en passe de se radicaliser.
 
Dans un communiqué commun, l’intersyndicale qui réunit les opposants à cette réforme s’adresse directement aux personnels qui sont élus au conseil d’administration des établissements scolaires.
 
« L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme du collège, à bloquer sa mise en œuvre à la rentrée 2016 et appelle l’ensemble des collègues à poursuivre la lutte. Elle soutient toutes les initiatives décidées collectivement dans les établissements en lien avec les organisations syndicales de l’intersyndicale (reconduction de la grève, assemblées générales, heures d’information syndicale, refus collectif des formations à la réforme, refus des DGH qui entérineraient les dispositifs de college2016, initiatives communes avec les parents d’élèves…).
 
Elle appelle dès maintenant les personnels et leurs élus à chercher le soutien des parents en CA, à faire adopter des motions exigeant l’abrogation de la réforme collège 2016 et à demander audience aux rectorats au sujet de l’aggravation des conditions de travail et l’augmentation des inégalités entre élèves générées par la réforme. L’intersyndicale relaiera et médiatisera ces demandes d’audiences. Elle se réunira à nouveau le 23 février. »

 
De son côté, le syndicat enseignant SNALC affirme qu’il « se battra jusqu’au bout ». Dansun communiqué daté du 17 février, le SNALC précise avoir décidé « de déposer un préavis de grève du 15 juin au 5 juillet afin de perturber le bon déroulement du bac et du DNB 2016.
 
Les trois quarts des nombreux collègues consultés par internet sont en effet désireux de durcir le mouvement et favorables, afin de pénaliser le moins possible les élèves et au maximum l’Institution, au boycott de la surveillance des épreuves du bac et de la correction de celles du brevet pour protester contre la réforme du collège, qui ne manquera pas de dégrader encore davantage le lycée.
 
Par ailleurs, le SNALC-FGAF n’exclut pas de s’associer également à toute initiative de l’intersyndicale hostile à la réforme du collège qui lui semblerait répondre aux attentes des collègues. Prenant en compte les suggestions des nombreux collègues qu’il a consultés, il ne s’interdit pas non plus d’organiser, localement et nationalement, des opérations coups de poing (distributions de tracts, blocages des routes, des DSDEN, des rectorats, par des sit-in ou l’occupation des locaux, par exemple) visant à dénoncer auprès du public le plus large possible les conséquences néfastes de cette réforme censée s’appliquer dans l’urgence à la prochaine rentrée.
 
Dans cette perspective, le SNALC-FGAF invite d’ores et déjà ses adhérents et sympathisants à participer aux manifestations organisées le dimanche 13 mars prochain par le Collectif Condorcet rassemblant les enseignants hostiles à la réforme et des parents en désaccord avec les positions prises par les fédérations censées les représenter. »

 
La lutte continue d’enflammer les réseaux sociaux et les débats virent parfois à l’échange d’insultes. Sur Twitter, les leaders syndicaux des deux camps sont loin d'être dans une dynamique d'apaisement et la reprise ironique de tweets du camp adverse habilement commentés devient monnaie courante. 

Ce climat électrique sur la toile se retrouve dans de nombreuses journées de formation où des voix s’élèvent pour faire entendre leur opposition à cette réforme du collège. L’administration recadre parfois assez durement ces écarts par rapport aux impératifs dictés par la hiérarchie pédagogique.

(Crédits photos : CC BY 2.0 - Thomas Claveirole)
 

Chaîne de prières (spiritualité)

Par Le 18/02/2016

 

13 février. 

Message du Dc Jean-Jacques Charbonier

La petite Iris Moreno,née le 1-11-11, atteinte d'une méningite à meningocoque B. est ce soir dans un état désepéré. Elle est à l'Hôpital CUF Descobertas de Lisbonne .
Merci de faire notre égrégore de prières pour elle tous les soirs à 20 h. Je vous tiendrai au courant de son évolution

 

15 février

DES NOUVELLES DE NOTRE PETITE IRIS. J'ai été ému jusqu'aux larmes en recevant ce texto ce matin. MERCI mes amis. MERCI INFINIMENT.

"Bonjour
Iris va mieux, on lui fait un IRM aujourd'hui . Les médecins sont stupéfaits de l'évolution de sa maladie, ils n'ont jamais vu un enfant reagir d'une façon aussi positive et rapide ! Ils la regardent un peu comme un miracle ! Avec les soins de Michèle et de Valerie, et maintenant les prieres, Irisrayonne, elle a retrouvé son sens de l'humour malgré les douleurs. Je viens d'arriver à Lisbonne, je vais la voir cet après midi et te donnerais les dernières nouvelles. J'ai senti la puissance de la chaîne hier soir quand je me suis connectée, c'est magnifique. Toute notre gratitude à tous, à JJ et à toi , à Michèle et Valerie, pour cet Amour, cette lumière, et ces soins célestes... Qui emmènent Iris sur la voie de la guérison... Merci Didier.
À tout à l'heure, belle journée
Bérengére "

 

18 février

LES RÉCENTES NOUVELLES D'IRIS. Bonjour Jean Jacques, Je viens seulement de mettre un message pour remercier tous ceux qui ont prié pour Iris, et vous remercier infiniment pour cette chaine d'amour que vous avez créée... Quand iris a été hospitalisée dans un état critique, nous avons tous, sa famille et ses amis, été bouleversés au plus profond de nos coeurs. Grace à Didier, deux "médecins du ciel", Françoise et Valérie, l'ont soignée à distance, et également Jean Philippe qui pratique la guérison pranique. J'avais l'impression qu'il fallait mettre toutes les forces de lumière pour vaincre cette maladie souvent mortelle. Puis Didier m'a parlé de votre chaine de prières, et j'ai vraiment ressenti son impact et je l'ai vue sur Iris. Quand je vous dis que nous étions tous bouleversés, c'était comme un tsunami intérieur et extérieur. Tous leurs amis se sont mobilisés autour d'iris et de ses parents, la famille bien sûr, et cet élan était magnifique. Les médecins de la CUF ont été aussi parfaits. Mais je ne peux m'empêcher de penser que ce qui a fait pencher la balance et qui nous rend aujourd'hui Iris dans presque tout son éclat, ce sont les soins des médecins du ciel et les prières... Elle est toujours à l'hôpital pour une semaine où on continue à la soigner et on lui fait tous les tests pour voir s'il y a des séquelles... Je vous dis encore merci de notre part à tous qui aimons iris et qui avons eu si peur. Toute notre gratitude...


 

Michel Audiard

Par Le 17/02/2016

Pour le plaisir d'entendre encore les voix de tous ces fabuleux acteurs qui déclamaient du Michel Audiard.

 

Les Tontons flingueurs...

Photo de Jean Louis Lemaitre.

 

Audiard avait tout compris voici quelques répliques de ses films

“On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis.”

"Si on mettait un point rouge sur la tête de tout les cons,le monde ressemblerait à un champ de coquelicots !!"

 «Moi, les dingues, j'les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j'vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins d'Paris qu'on va l'retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle... Moi, quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperse, j'ventile.»

 « Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît. » Les tontons flingueurs

 « Les ordres sont les suivants : on courtise, on séduit, on enlève et en cas d'urgence on épouse. » Les barbouzes

 « Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent. » 100 000 dollars au soleil

 « La tête dure et la fesse molle, le contraire de ce que j'aime. » Comment réussir quand on est con et pleurnichard

 « Un pigeon, c'est plus con qu'un dauphin, d'accord, mais ça vole. » Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages

 « Mais pourquoi j'm'énerverais ? Monsieur joue les lointains ! D'ailleurs je peux très bien lui claquer la gueule sans m'énerver ! » Le cave se rebiffe

 « Quand on mettra les cons sur orbite, t'as pas fini de tourner. » Le Pacha

 « La justice c'est comme la Sainte Vierge. Si on la voit pas de temps en temps, le doute s'installe. » Pile ou face

 « Si la connerie n'est pas remboursée par les assurances sociales, vous finirez sur la paille. » Un singe en hiver

 « Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche. » Un taxi pour Tobrouk

 « Vous savez quelle différence il y'a entre un con et un voleur ? Un voleur de temps en temps ça se repose. » Le guignolo

 « Dans la vie, il faut toujours être gentil avec les femmes même avec la sienne. » Série Noire

 « Je suis pas contre les excuses je suis même prêt à en recevoir. » Les grandes familles

 « Il vaut mieux s'en aller la tête basse que les pieds devant. » Archimède le clochard

 « Quand on a pas de bonne pour garder ses chiards, eh bien on en fait pas.» Mélodie en sous-sol

 « Plus t'as de pognon, moins t'as de principes. L'oseille c'est la gangrène de l'âme. » Des pissenlits par la racine

 « Deux milliards d'impôts ? J'appelle plus ça du budget, j'appelle ça de l'attaque à main armée. » La chasse à l'homme

 « Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot. C'est dire si, dans ma vie, j'en ai entendu, des conneries. » Un idiot à Paris

 « Le flinguer, comme ça, de sang froid, sans être tout à fait de l'assassinat, y'aurait quand même comme un cousinage. » Ne nous fâchons pas

 « A travers les innombrables vicissitudes de la France, le pourcentage d'emmerdeurs est le seul qui n'ait jamais baissé. » Une veuve en or


Vivre de sa plume

Par Le 17/02/2016

COMBIEN GAGNENT LES AUTEURS ?

 

Suite au mouvement agitant depuis quelques mois les auteurs autour de leur situation précaire et de l’augmentation de leurs charges (TVA sur le droit d’auteur passant de 5,5% à 10% et augmentation des cotisations sociales), et en attendant les résultats de la future étude sur les revenus des auteurs pilotée par le Ministère de la Culture et le CNL, voici une petite synthèse sur la situation des auteurs en France, mise en parallèle avec une étude faite au Royaume-Uni.

Illustration en haut de page (c) Loïc Mehée

Source : Scam & SGDL, 6ème baromètre des relations Auteurs/Editeurs

Quelle rémunération pour les auteurs ?

Le taux de rémunération en droits d’auteur reste faible en 2015 : 19% des auteurs sont rémunérés à un taux inférieur à 5% du prix HT du livre, 50% des auteurs entre 5 et 10%, 23% touchent 10% de ce prix et seulement 7% touchent plus. Dans un contrat classique, la règle est généralement de payer un auteur 8% de droits jusqu’à 10 000 exemplaires vendus, 10% entre 10 000 et 20 000 exemplaires et 12% au-dessus, 10/12/14% si vous avez un peu plus de chance. Ce qui signifie entre 1 et 1,5€ pour chaque livre vendu en grand format.

Sur le poche les droits d'auteurs descendent autour de 5%, sur un prix de vente plus faible, donc l'auteur touchera plutôt 30 à 40 centimes par livre. Les auteurs jeunesse ou BD sont aussi sur des taux similaires, car il faut payer à la fois le scénariste et l'illustrateur (et éventuellement un coloriste). En BD, le taux se répartit généralement à 50/50 entre le scénariste et le dessinateur, et 45/45 + 10% pour le coloriste quand il y en a un.

Il faut savoir qu’une vente moyenne d’un roman en France est (tous éditeurs confondus) autour de 350 livres, chiffre un peu supérieur cependant chez les grands éditeurs. A partir de 1000 exemplaires, vous pouvez être heureux, à 5000 c’est le succès, vous pouvez envisager une édition en poche. Vous avez alors gagné 5000€. Très peu de livres dépassent les 50000 exemplaires vendus, ce sont les chiffres de livres ayant gagné des prix littéraires comme ceux de Philippe Djian (Interallié 2012) ou Marie Darrieusecq (Médicis 2013).

 

(c) Clothilde Delacroix

 

Etre auteur, un travail à temps partiel ?

La SGDL a confié qu’il y avait 3500 affiliés à l’Agessa, la sécurité sociale des auteurs et il faut pour cela gagner 8400€ par an. Sachant qu'il y a 80 000 nouveaux livres publiés par an, cela semble faible.

L’étude Scam/SGDL montre que seulement 30% des auteurs exercent leur activité à temps plein et 70% ont un autre métier. Les droits d'auteur sur leurs écrits représentent pour 65% des auteurs interrogés moins de 25% de leurs revenus. On devient auteur par vocation, pas pour appât du gain, car il semble quasiment impossible de vivre de sa plume, à moins d’avoir entre ses mains la perle rare qui touchera des millions de lecteurs et attirera les scénaristes d’Hollywood. Cela reste possible, chaque année révèle de nouveaux auteurs stars (Joël Dicker, Delphine de Vigan, Michel Bussi…). Etre connu ne garantit cependant rien, 2 exemples dans le domaine politique : Jean-Pierre Raffarin n’a vendu que 355 exemplaires de son livre paru en 2007 et Martine Aubry 879 exemplaires de son livre en 2006.

Les à-valoirs

La moitié (49%) des auteurs touchent systématiquement des à-valoirs, 22% jamais. Les montants sont en baisse, les 3/4 des à-valoirs ne dépassant pas 3000€. Pour 38% des auteurs, le dernier à-valoir était en-dessous de 1500€. Un à-valoir est une avance sur les droits d'auteur à venir, pas un montant additionnel, l'auteur ne commencera à toucher des droits d'auteur que lorsque ceux-ci auront dépassé le montant de l'à-valoir.

Evidemment, pour des stars ou en cas de transfert d'un éditeur à l'autre, ces montants peuvent monter à plusieurs centaines de milliers d’euros : Christine Angot aurait touché du Seuil 220 000€ pour un roman.

Se faire payer

Après avoir vendu ses livres, l’enjeu est de se faire payer, et ce n’est pas toujours si simple… En 2014, la moitié des auteurs n’ont pas reçu des redditions de comptes de tous leurs éditeurs, et près de 72% n’ont pas été payés par tous. Seulement 13% des auteurs reçoivent des redditions claires de tous leurs éditeurs et un auteur sur cinq doit écrire (parfois plusieurs fois) à son éditeur pour otbenir ses redditions. Sachant que elles-ci ont généralement lieu une fois par an, quand vous finissez par être payés, c’est souvent un an après la sortie de votre livre... et ça ne coule pas de source pour tout le monde.

Et le numérique ?

Pour le numérique, la situation n’est pas meilleure, près de 60% des auteurs touchent moins de 10% du prix public de vente et 27% touchent moins de 5%. Ce qui est très différent de la situation dans les pays anglo-saxons (cf l’étude sur le Royaume-Uni ci-dessous), la plupart des éditeurs français ne s’étant pas encore adaptés à la nouvelle donne de l’ebook. C’est différent chez les éditeurs purement numériques (Publie.net, StoryLab...) où vous toucherez généralement des droits d’auteur entre 25 et 30%.

Les éditeurs ne proposent pas tous une clause d’exploitation numérique. Seuls 66% des contrats la proposaient en 2014, ce qui prouve le manque de compréhension du marché et de vision de nombre d'entre eux. Ils n’avancent non plus pas très vite dans la numérisation du fond : 36% des auteurs se sont vus proposer par leurs éditeurs un avenant numérique sur leurs précédents livres (75% l’ont signé).

Hors de France, le cas du marché anglais.

Source : Authors’ Licensing and Collecting Society (UK), A survey of authors’ earnings 2015

De 2005 à 2013 les revenus des auteurs sont restés globalement stables en valeur, mais sont en baisse en réel (en intégrant l’inflation). Un auteur professionnel gagnait en moyenne £28,577 (environ 39000€) en 2013 pour £35,511 en 2005 (soit une baisse de 20%). Si on considère le revenu median plutôt que la moyenne (le montant qui est au point d’équilibre où 50% des auteurs gagent moins et 50% gagnent plus, ce qui permet de neutraliser les effets des bestsellers), le montant est passé de £15,450 à £11,000 (environ 15000€), soit une baisse de 28%. Pour tous les auteurs, ceux qui ont écrit un livre mais qui ne sont pas des auteurs "professionnels", le revenu median a lui aussi baissé de 20%, de £5,012 à £4,000 (environ 5500€).

On constate une forte concentration sur quelques têtes d’affiche : le top 5% des auteurs touche 42,3% des revenus totaux, les 50% "inférieurs" (revenus de moins de £10,432) seulement 7%. A noter que 17% des auteurs n’ont eu aucun droit d'auteur en 2013 et que 88,5% des auteurs ont d’autres sources de revenu.

Le taux de royalties est en moyenne autour de 8 ou 9% sur les livres papier, avec environ 40% des auteurs étant payés sur le prix de vente final et 60% sur le revenu net de la commission des libraires. Sur les ebooks, le taux est autour de 20% pour monter à presque 35% sur les formules de prêt. C'est une des différences avec la France, où ces taux n'ont pas encore été revus à la hausse.

Sur leurs contrats, presque 60% des auteurs ont des contrats avec la possibilité de récupérer leurs droits. 38% de ces auteurs l’ont déjà exercée, et pour 70% d’entre eux, cela leur a permis d’avoir plus de revenus par la suite. Une autre différence avec la France, 42% des auteurs professionnels font appel à un agent pour défendre leurs droits (26,2% de l’ensemble des auteurs). La commission payée aux agents est généralement entre 13 et 15% des revenus de l'auteur.

Pour conclure...

Toujours motivé(e) pour écrire un livre et essayer d'en vivre ? C'est un long parcours du combattant, même une fois le livre édité comme le montrent ces diverses études. Suite de l'article la semaine prochaine, avec une deuxième partie qui donnera quelques chiffres sur le numérique et expliquera comment l'auto-édition est une vraie opportunité pour améliorer le quotidien des auteurs

Sociétés autochtones (humanisme)

Par Le 17/02/2016

Un autre monde est possible: il a déjà existé! Entrevue avec Marc-André Cyr

Publication: Mis à jour: 

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Dans le but d'enrichir ma réflexion et de diffuser un discours politique divergent du discours dominant aseptisé et allergique aux remises en question structurelles, je vous propose dans ce billet la première partie d'une entrevue relative aux recherches de Marc-André Cyr, chargé de cours à l'UQAM en science politique, chercheur aux études doctorales et chroniqueur sur le site Ricochet. Marc-André s'intéresse aux sociétés autochtones, à l'anarchisme et aux concepts de liberté et d'État.

1- Pourquoi une société sans État peut être considérée comme une société contre l'État ?

À première vue, on dirait qu'il ne s'agit que d'une question de nuances sémantiques, mais c'est une nuance fondamentale lorsqu'il s'agit d'analyser les sociétés traditionnelles autochtones. Dire qu'une société est «sans» État revient à affirmer qu'il manquait quelque chose à ces peuples, et nier par le fait même que l'État est une construction historiquement située. Si l'on refuse de centrer notre analyse à partir d'un point de vue téléologique, il devient un peu absurde d'affirmer qu'il «manque» quelque chose à une société simplement parce qu'elle fonctionne autrement que la nôtre.

L'expression «société contre l'État», au contraire, souligne que nombre des sociétés autochtones ― pas toutes, car il faut prendre garde de ne pas les réifier : certaines d'entre elles étaient des sociétés à l'État, voire des empires ― certaines de ces sociétés, donc, avaient mis en place des mécanismes concrets afin de contrer la hiérarchie, l'inégalité et la séparation entre les gouvernants et les gouvernés. Elles connaissaient, comme toute société, le pouvoir, seulement elles ont fait le choix de le rendre impuissant, ou à tout le moins diffus. Elles contraient l'État par différents mécanismes ingénieux. Les conseils de femmes, les conseils d'anciens, le shaman, les assemblées ; mais également la culture, les mythes, la conception du cosmos : tout contribuait à rendre l'apparition de l'État impossible.

L'institution de la chefferie reste sans doute l'exemple le plus probant. Le «chef» ― un mot bien mal choisi ― autochtone n'a pas de pouvoir sur les autres. Au contraire : ce sont les autres qui ont du pouvoir sur lui. Il doit être généreux, altruiste, à l'écoute des désirs, au service des malades, etc. Il ne peut pas commander.

Les Autochtones des sociétés contre l'État prennent les commandements pour des insultes. Ils apprennent cela dès les premières années de leur vie. Seule la parole ― et encore plus les cadeaux ― peut les convaincre d'agir. Si nous n'avions crainte de tomber dans l'anachronisme, on pourrait dire que leurs sociétés étaient des sociétés anarchistes. Avec plus de précision, disons simplement qu'elles pourraient inspirer la pensée anarchiste. Car il ne faut pas oublier que ces sociétés, différentes entre elles, sont tout de même assez éloignées des nôtres, surtout en ce qui a trait au rapport à la spiritualité.

2- Qu'est-ce que l'étude des sociétés autochtones nous apprend sur la conception d'«État» des sociétés occidentales ?

Elles nous apprennent que l'État n'est pas une institution indépassable ettranshistorique. Elles nous apprennent, quoique non sans nuances, qu'il est possible de faire une société sans hiérarchie, en toute égalité, et que l'État n'est pas la seule forme d'autorité possible.

Elles nous apprennent également que la conception de l'individu que nous avons adoptée en est une essentiellement bourgeoise, qui ne colle pas du tout à l'histoire longue de l'humanité. En ce sens, l'étude des sociétés autochtones vient confirmer ― du moins en partie ― les thèses politiques anarchistes et communistes. Certains des mécanismes visant à préserver les rapports égalitaires dans les mouvements de gauche ressemblent d'ailleurs à ceux qu'avaient adoptés les Autochtones. Ce n'est donc pas pour rien que nombre de penseurs révolutionnaires ― Kropotkine, Reclus, Benjamin, Landauer ― se sont intéressés à ces sociétés.

Toute communauté a besoin de règles et de lois. Elle a besoin d'autorité, mais il est loin d'être certain que toute société ait besoin de l'État. Les Autochtones, pendant des millénaires, ont en quelque sorte retourné l'autorité contre le pouvoir. La culture, les «esprits», les Anciens, les mythes : tous disent aux Autochtones «Soyez libres». Cette autorité interdit le commandement, l'inégalité et la domination.

Et il ne faut pas croire qu'elles n'étaient que de petites communautés autarciques : c'est là encore un préjugé. La Ligue iroquoise, par exemple, rassemblait quelque 30 000 individus de différents clans et peuples... C'est près de 50 000 personnes en ce qui concerne les Wendats (Hurons) ; ce qui, dans le contexte historique, est immense. Sans oublier les autres confédérations moins connues. Et sans oublier que rien n'indique que ces coalitions, avec leur fonctionnement horizontal, n'auraient pas pu prendre encore plus d'ampleur.

Bref... Mon directeur de thèse, Francis Dupuis-Déri, a écrit un très bon texte se nommant « Un autre monde est possible ». Il existe déjà !1, où il explore les différentes formes de communisme et d'anarchisme qui existent dans le monde contemporain. Mon travail, pour sa part, devrait s'intituler « Un autre monde est possible : il a déjà existé ! », car j'y explore tout un monde d'idées et de formes perdues anéanties par le colonialisme.

Mais ce n'est pas exactement «ma» contribution. C'est plutôt celle des Agniers, des Wendats, des Mi'kmaqs, des Siksikas, des Ojibwés... et de nombre d'autres peuples malmenés par les développements des États et du marché.

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3- Vous affirmez, comme le philosophe Maurice Merleau-Ponty, qu'un dialogue est possible avec les sociétés autochtones ? Comment est-ce possible et pourquoi est-ce souhaitable ?

Oui, tout à fait. Merleau-Ponty développe cet argument dans un chapitre hommage à Claude Lévi-Strauss et à Marcel Mauss. En ce sens, je m'éloigne de certains de mes camarades de gauche, principalement d'une certaine frange des études postcoloniales (dont certains penseurs sont paradoxalement une source d'inspiration pour moi), qui refusent que toute forme d'universel soit souhaitable, voire possible, car il serait pratiquement par nature lié à l'impérialisme. Certaines cultures seraient ainsi en quelque sorte hermétiques aux autres, incommensurables. Il n'en est pourtant rien, et le refus de considérer que l'humanité partage une expérience commune me semble fort dangereux.

Cette posture, partagée par la gauche et la droite, bloque tout dialogue possible entre les peuples. Pour ma part, je crois qu'il est possible, comme Merleau-Ponty, de parler d'un «universel latéral», soit d'un dialogue, d'un voyage sans cesse à renouveler entre les différentes visions du monde. Le «pouvoir», la «liberté», la «souffrance», la «domination», la «hiérarchie» ne sont pas des concepts exclusifs à certains peuples ou à certaines époques historiques. Il faut bien entendu mettre toutes ces choses en contexte et il est évidemment possible d'en donner des définitions différenciées. C'est précisément ce dialogue et ce débat à propos de la portée de ces mots et de ces concepts qui constitue l'universel. Autrement dit, l'universel n'est pas une somme de réponses figées à des questions, mais plus humblement un cadre de référence général qui nous permet de nous les poser.

Fin de la première partie. À suivre...

Marc-André Cyr sur Ricochet

Ces banques qui tuent l'économie (politique)

Par Le 17/02/2016

Des milliers de cas similaires en France. 

J'en connais personnellement et ce que ce restaurateur dénonce est une réalité. 

Les banques françaises sont des machines à spéculer mais elles n'apportent plus ce soutien indispensable à l'économie. Sauf à celle des gros marchés des multinationales.

Les banques mutualistes restent la dernière option possible.

 

Un restaurateur interdit l'entrée de son établissement aux banquiers

 

Le restaurateur Alexandre Callet a ouvert sa première affaire à 23 ans, en 2008. Crédits Photo: Alexandre Callet

Après s'être vu refusé un crédit, le propriétaire d'un restaurant gastronomique de Rueil-Malmaison, a décidé de bannir les banquiers de son établissement...sauf s'ils paient un droit d'entrée de 70.000 euros, soit le montant de l'emprunt qu'il n'a pas obtenu.

L'ardoise à l'entrée du restaurant Les Ecuries de Richelieu, à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, est claire: «Chiens acceptés, Banquiers interdits (sauf droit d'entrée de 70.000 euros)». Âgé de 30 ans, l'entrepreneur s'est vu refuser un crédit pour lancer une seconde affaire. A travers cette provocation, il souhaite dénoncer le «sabotage permanent du tissu économique français».

Déjà en 2008, lorsque Alexandre Callet avait souhaité lancer son premier restaurant, à 23 ans seulement, le chemin fut difficile. «J'ai dû essuyer une vingtaine de refus avant d'obtenir un crédit», raconte le restaurateur au Figaro. Malgré ces débuts contrariants, son restaurant gastronomique monte en flèche. Il est répertorié dans le Guide Michelin deux ans plus tard, ce qui lui permet d'accroître sa clientèle.

«A chaque fois, nous devons nous mettre à quatre pattes»

«En 2015, nous avons réalisé notre meilleure année, non seulement au niveau de la rentabilité, mais également au niveau du chiffre d'affaires», soutient Alexandre Callet. Alors qu'il vient tout juste d'avoir trente ans, le jeune propriétaire s'interroge: pourquoi ne pas lancer une seconde affaire? En novembre 2015, il trouve l'endroit idéal, et fait ainsi parvenir un dossier de financement auprès de plusieurs établissements bancaires, afin d'obtenir un crédit de 70.000 euros.

«Cela n'aurait dû être qu'une formalité, puisque mes crédits sont totalement remboursés et le restaurant génère une excellente marge», affirme Alexandre Callet. Sauf que rien ne s'est déroulé comme prévu: une seule banque lui a répondu...par la négative et sans donner de raison. Les autres n'ont pas daigné lui répondre. «Restaurateurs, entrepreneurs, nous sommes tous dans la même situation: à chaque fois que nous souhaitons lancer un business, nous devons nous mettre à quatre pattes», soutient le restaurateur en colère, et d'ajouter, «aujourd'hui, les banquiers ne font pas leur métier».

Cette ardoise à l'entrée du restaurant envoie ainsi un message clair aux banquiers, qui font partie de sa clientèle. Alexandre Callet assure ne pas vouloir «fliquer» les personnes qui s'attableront aux Ecuries de Richelieu, mais il espère que «les personnes visées se reconnaîtront». Quant à sa seconde affaire, dépité, le restaurateur a décidé de jeter l'éponge

 

L'enseignant virtuel. (école)

Par Le 17/02/2016

Vingt ans maximum et les enseignants auront disparu. 

Vingt ans, ça semble court mais si on regarde la vitesse exponentielle des avancées dans l'intelligence artificielle, je suis peut-être loin de la réalité.

Et j'en suis à me demander si le démantèlement programmé de l'institution ne répond pas à des projectives réunissant politiciens, financiers et marchands en vue de ce basculement vers l'enseignement par l'Intelligence Artificielle. L'impression donnée par les politiciens est celle d'un chaos inommable que personne n'est capable de résoudre mais parce que personne dans les "salons" ne souhaitent que ça soit résolu...Les conflits, situations intenables, "échecs scolaires", violences aux personnes, compétitions public-privé, inégallités territoriales etc etc....Quand tout ça aura été bien tourné et retourné dans tous les sens, les "décideurs" viendront nous présenter LA solution...

Je vous laisse imaginer le budget du Ministère de l'Education nationale si les enseignants sont remplacés par des machines. Que du bonheur pour le Ministre.

Le sigle "I A" pour l'Inspection académique n'aura même pas besoin d'être changé...

Je ne cherche même plus à comprendre ce chaos. Je cherche à comprendre le projet sur le long terme. C'est peut-être celui-là.

On me dira que je suis parano et que c'est irréalisable. 

On fera le point dans vingt ans. 

A relire pour se donner une idée des progrès en cours dans le domaine de l'Intelligence Artificielle.

Élémentaire mon cher Watson (humanisme)

 

L’enseignant virtuel d’Intel observe les étudiants avec les yeux RealSense

Serap Sahin

par Serap Sahin

15. janvier '16

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Le centre Open Lab R&D d’Intel Istanbul, établi dans le parc technologique Teknokent de l’Istanbul Technical University (ITU) en 2014, travaille discrètement sur une plate-forme d’apprentissage adaptable appelée Virtual Teacher.

En partenariat avec CAST, organisation composée d’une équipe de professeurs de Harvard, cette plate-forme est capable de déterminer l’état émotionnel des élèves qui l’utilisent, détectant lorsque quelque chose est trop difficile (ou trop facile) et adaptant le contenu pédagogique en conséquence.

CAST est également connu dans le monde entier pour son travail mêlant éducation et technologie. Son produit UDL Studio est un outil open-source qui permet aux enseignants et aux étudiants de créer leurs propres contenus numériques, tandis que la plate-forme UDL Exchange aide les enseignants à créer et partager des ressources.

Associée à l’expertise de CAST dans le domaine de l’éducation, la technologie de caméra 3D RealSense d’Intel a apporté une toute nouvelle dimension au projet.

 

Ce projet, conçu et développé dans les laboratoires de R&D d’Intel à Istanbul, est considéré comme « l’environnement d’apprentissage du futur ».

Dans le système Adaptive Learning Platform, les mouvements oculaires et les expressions faciales des élèves qui travaillent sur des tablettes et des ordinateurs sont capturés par des caméras 3D RealSense, puis analysés par la technologie.

Les données ainsi collectées, traitées par des algorithmes d’intelligence artificielle, fournissent des informations concernant les sujets sur lesquels un étudiant éprouve des difficultés à se concentrer, les sujets à renforcer et les moments où une pause s’avère nécessaire.

Dans la mesure où le système est capable de s’identifier aux émotions de l’utilisateur, il peut diriger cette personne vers un sujet qui stimule davantage son intérêt ou fournir des alternatives afin de créer une expérience éducative plus saine.

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L’accord signé entre le centre R&D d’Intel Turquie et CAST a pour but de propulser bientôt le projet Virtual Teacher sur la scène internationale. Cette idée pourrait ébranler le monde de l’éducation.

Après tout, la classe du futur a besoin d’un enseignant du futur, c’est-à-dire une technologie éducative intelligente permettant aux professeurs de fournir des expériences d’apprentissage personnalisées sans augmenter les ressources. Au final, ne s’agit-il pas d’une meilleure méthode d’apprentissage ?

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