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L'enfant en burn out (santé)

Par Le 27/02/2016

Le burn-out touche aussi l'enfant

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Parents, école, surmenage... Les causes sont multiples pour que l'enfant tombe en burn-out.

Parents, école, surmenage... Les causes sont multiples pour que l'enfant tombe en burn-out.

 

iStock

Emploi du temps de ministre, injonction de réussite, anxiété de la performance... Après avoir pointé l'épuisement professionnel et parental, les psys tirent la sonnette d'alarme: le burn-out commence dès l'école primaire.

On croyait avoir tout entendu. Le mot est presque galvaudé, employé à tout-va. Le spectre de l'épuisement a fait surface chez les jeunes parents, les aides-soignants, les salariés, les startuppers... Il existe même un burn-out estival, car trop de vacances pourraient, semble-t-il, nous pousser à bout. Dans une société où le stress est endémique, difficile d'imaginer, donc, que nos enfants soient immunisés contre lapression.  

Preuve en est: d'après une enquête nationale menée par l'Unicef en 2014 auprès de quelque 11.000 personnes, âgées de 6 à 18 ans, 40% des enfants sondés ressentent une souffrance psychologique. Les plus touchés? Les filles et les enfants qui vivent dans des familles recomposées. Quant aux adolescents, 30% d'entre eux disent avoir eu des idées suicidaires et 11% auraient déjà tenté de se suicider. 

Un sujet tabou qui renvoie à l'incompétence des adultes

Pour la pédopsychiatre Gisèle George, auteur de Ces enfants malades du stress (éd. Anne Carrière), l'ampleur du phénomène est sans précédent. La nouveauté? Avant, cela concernait surtout les adolescents à l'approche du bac. Maintenant, on commence dès... lecours élémentaire! "C'est un sujet tabou, car il renvoie à l'incompétence des adultes, dans un monde qui sanctifie le bien-être des enfants et nous matraque d'injonctions au bonheur, assène-t-elle. Parler ouvertement de la détresse des enfants nous fait souvent passer pour des oiseaux de mauvais augure."  

Pourtant, les cabinets de psy affichent complet. "Jusque très récemment, je recevais environ un jeune par an pour des problèmes de craquage nerveux, de dépression ou de burn-out", observe la pédopsychiatre Béatrice Millêtre, auteur du livre Le burn-out des enfants. Comment éviter qu'ils ne craquent (Payot), publié le 9 mars 2016. "Ils sont désormais plus de cinq par semaine à passer le seuil de ma porte et, lorsqu'ils le font, ils sont déjà en grande souffrance." 

Comment alors caractériser le burn-out des enfants? Et en quoi diffère-t-il de celui qui touche les adultes? "Il conjugue une énormefatigue, un désinvestissement des activités ainsi qu'un sentiment d'échec permanent", répond-elle. Il prendrait même trois formes différentes. L'épuisement, lorsqu'une personne est soumise à une trop grande pression par rapport aux récompenses qu'elle reçoit; lacourse frénétique dans laquelle elle se lance, jusqu'à en être exténuée; et l'ennui profond qu'elle finit par ressentir au travail, qui lui paraît monotone et peu stimulant. Sous le contrôle des pédopsychiatres Gisèle George, Béatrice Millêtre et Ada Picard, nous avons tenté de mieux cerner ce grand malaise des enfants. Et d'en comprendre les causes. 

Non, le burn-out n'est pas réservé aux adultes

"S'ils ne sont pas encore sur le marché du travail, ils ont leur propre 'métier d'enfant' à exercer, qui est de réussir à l'école", prévient Béatrice Millêtre. En somme, le métro-boulot-dodo ne s'applique pas qu'aux actifs. Aller à l'école est un travail à part entière qu'ils n'ont ni choisi ni le loisir de modifier, d'adapter ou de quitter. Heures de cours, contrôles, notes, appréciation des professeurs, cours de soutien... Certains s'y adaptent, d'autres y laissent leur santé physique et mentale. 

"Au collège et au lycée, ils ont entre trente-cinq et quarante heures decours par semaine, pendant lesquels on leur demande d'être extrêmement attentifs, de ne pas bouger et de comprendre au quart de tour, insiste Gisèle George. Sans oublier, parfois, jusqu'à deux heures de devoirs le soir. C'est un rythme vertigineux que beaucoup de personnes plus âgées seraient incapables de suivre." Problème: si les adultes savent identifier les premiers symptômes du burn-out, lesados, eux, n'en ont pas conscience. N'ayant pas la même capacité de verbalisation, leur épuisement se manifeste donc de différentes façons. 

Les signes avant-coureurs: stress, fatigue, perfectionnisme

Pour comprendre le burn-out -qui est l'aboutissement d'un excès destress sur une période trop longue- et ce qui le précède, il faut d'abord définir ce qu'est le stress. Selon Gisèle George, c'est un mécanisme physiologique, comportemental et cognitif. Le bon stress nous galvanise et nous permet de surmonter des obstacles. Le mauvais stress, en revanche, nous paralyse, nous fait ruminer et nous donne le sentiment que l'objectif à atteindre est hors de portée.  

Avant un burn-out, le premier signe est une grande fatigue physique et intellectuelle. L'enfant se nourrit mal. Son sommeil n'est plus réparateur et il a des difficultés à s'endormir. Quant à son système immunitaire, il est plus vulnérable. "Tout est en hyperfonctionnement, les organes ne suivent plus et la fragilité somatique est décuplée", observe-t-elle.  

Les troubles sont nets: douleurs abdominales, maux de tête, problèmes de peau... Puis, l'enfant a l'impression qu'il ne dispose pas d'assez de temps pour bien faire. Et pense ne pas être capable de faire ce que l'on attend de lui. "Il devient un véritable petit chef d'entreprise, se sent incompris par son entourage, ajoute-t-elle. Etant constamment sous pression, il devient râleur, de mauvaise humeur et susceptible. Tel une cocotte-minute, il est prêt à exploser à tout moment." 

Enfin, l'enfant se transforme en mini controlfreak. Perfectionniste à l'extrême, il ne tolère pas la moindre erreur... et présente toutes les caractéristiques du syndrome du dimanche soir. "L'enfant peut avoir très peur d'aller à l'école par crainte de ne pas réussir, écrit le psychiatre et psychothérapeute Frédéric Fanget, dans l'essai Toujours mieux! Psychologie du perfectionnisme (Odile Jacob). Il travaille tout le week-end pour être sûr d'arriver avec des devoirs bien faits le lundi matin à l'école." 

LIRE AUSSI >>> Phobie scolaire: comment aider son enfant à vaincre son angoisse de l'école? 

Parents, école, surmenage... Les causes sont multiples

Entre les parents qui ont peur pour l'avenir de l'enfant -et leur transmettent inconsciemment leurs angoisses- et ceux qui mettent la barre trop haut, les kids pètent les plombs. D'après une étude Ipsos publiée en septembre 2015, 57% des Français craignent de se trouver un jour dans une situation de précarité. Parmi eux, plus de 1 adulte sur 3 confie avoir déjà vécu dans la pauvreté. "Nous vivons dans une société qui est obsédée par le bien-faire et la quête d'épanouissement, analyse Ada Picard. Les parents projettent beaucoup trop sur leur progéniture." 

Un argument repris par Gisèle George, qui incite à ne pas mettre la pression aux enfants, "juste pour leur donner le goût de l'effort. Les aléas de la vie s'en chargeront! Il faut que les parents se calment et qu'ils acceptent que l'on ne puisse immuniser ses petits contre lechômage dès la maternelle". Pour preuve, elle cite une anecdote révélatrice. Lorsqu'une maman et son fils de 8 ans arrivent dans son cabinet, le petit garçon confie qu'il rêve de devenir vétérinaire. Au lieu de l'encourager, sa mère répond, avec aplomb: "Pour exercer ce métier, les écoles regardent les notes de leurs futurs élèves depuis lamaternelle. Il faut donc être bon dans toutes les matières si tu veux être admis!" Rien de mieux, en effet, pour plomber les rêves de grandeur de bébé... 

L'école est aussi au coeur du problème. "De nos jours, on en demande trop à cette institution, poursuit-elle. Son rôle est d'être un vecteur de savoir pour tous, pas d'empêcher le chômage de masse." Résultat: à force de mettre les enfants à l'épreuve de façon trop précoce, on en fait de bons petits soldats, écrasés sous le poids des injonctions de réussite. Dans ces conditions, difficile de développer sa personnalité et son estime de soi... 

Les victimes ne sont pas celles que l'on croit

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la victime type du burn-out n'est pas un jeune en difficulté scolaire, mais plutôt l'archétype dubon élève. Consciencieux, impliqué, perfectionniste, il prend son travail et ses activités extrascolaires très à coeur. "Les enfants qui craquent ont souvent la singularité d'avoir un caractère gentil: ils sontsensibles, concernés par les autres, sont exigeants envers eux-mêmes et ont un besoin de sens, précise Béatrice Millêtre. Faire quelque chose ne peut et ne doit être que bien fait." 

Problème: ce perfectionnisme est parfois entretenu par des parents qui, au lieu de féliciter l'enfant lorsqu'il ramène de bonnes notes, lui en demandent toujours plus. "J'en entends souvent qui se plaignent quand leur enfant ramène un 12/20 ou un 14/20, au lieu de ramener un 18/20, dénonce Gisèle George. Le refrain 'il a les capacités pour faire plus' ou 'il ne va pas au bout de son potentiel' peut être brutal pour un enfant." 

LIRE AUSSI >>> "Les paroles humiliantes peuvent détruire des neurones chez les enfants" 

Des enfants rendus adultes avant l'heure

Selon Béatrice Millêtre, le burn-out est favorisé par les parents qui donnent trop de responsabilités à leurs enfants. "Lorsque nous prêtons aux animaux des caractéristiques humaines, et que nous nous comportons avec eux comme s'ils avaient ces caractéristiques, nous parlons d'anthropomorphisme (du grec anthropos, homme, et morphé,forme). Nous faisons de même avec nos enfants en leur prêtant des comportements adultes et des attitudes qu'ils ne peuvent avoir." La pédopsychiatre appelle cela le "mégamorphisme". 

En somme, nous les voyons plus grands qu'ils ne sont et les rendons adultes avant l'heure. Comment l'expliquer? L'envie, dès la maternelle, d'en faire des champions, quitte à mettre de côté leur personnalité.Danse, sport, chorale... La course aux activités extrascolaires commence chez les tout-petits. "Arrivés dans les classes primaires, les enfants cumulent de trois à cinq activités par semaine dans certains milieux, sans parler des séances d'orthophonie, de psychomotricité... C'est un rythme intenable", conclut Béatrice Millêtre. 

Réhabiliter l'insouciance et la détente

Visites chez le psy, art-thérapie, pleine conscience, méditation... Tous les moyens sont bons pour aider l'enfant à lâcher prise. L'enjeu? "Le faire sortir de l'exigence de réussite et lui faire prendre ses distances avec ce sentiment de gravité qui lui colle à la peau", répond Ada Picard.  

Souffrant d'une anxiété de performance quasi permanente, ces enfants doivent d'abord réapprendre à jouer, à être plus légers. "Un enfant ne joue pas tant qu'il ne se sent pas en sécurité, ajoute-t-elle. Il faut donc réhabiliter cet espace d'insouciance et de détente, l'aider à revenir aux choses simples et à des préoccupations de son âge." 

LIRE AUSSI >>> Les phrases à ne pas sortir à un ado 

L'Athanor, santé alternative (santé)

Par Le 26/02/2016

Une page de pub pour une amie. 

Cathie m'a été d'une grande aide...Une belle personne.

 

centre de stages et de séminaires

un nouveau lieu pour l'organisation de vos stages, entre Lyon et Chambéry


J'ai le plaisir de vous annoncer la création d'un nouveau lieu  pour l'organisation de vos stages et séminaires.

Situé entre Lyon et Chambéry, L' Athanor ouvrira ses portes au mois d'octobre 2016.

Au calme, dans un très beau parc clos et arboré, le gite disposera d'une capacité d'accueil de 40 personnes, de deux grandes salles de travail complètement indépendante, d'un réfectoire, de deux salons, de chambres spacieuses pourvues chacune d'une salle de bain.

Je vous invite à venir découvrir ce beau projet!

 

J'ai à cœur d'offrir un lieu où venir cheminer vers soi, où trouver suffisamment de confort pour oser aller regarder en conscience ce qui se joue en chacun de nous, pour promouvoir le "vivre ensemble", l'Humanité partagée et la capacité à se respecter dans le lien aux autres.

Je rêve d'un lieu d'enseignement de soins holistiques, de stages et de séminaire et c'est ce rêve que je met à votre disposition à travers ce projet, avec humilité et une certaine fierté.

 

Cathie Marchan

A l'origine du projet... Cathie Marchan

Mon parcours de vie m'a conduit à poursuivre pour moi même un chemin de connaissance de moi et de thérapie depuis de nombreuses années. Je croise des approches telles que la psychothérapie, la thérapie de couple, le clown, le travail sur la voix ou des approches plus premières  et spirituelles comme le chamanisme.

 

 

Je crois intimement que c'est par l'équilibration de "qui nous sommes" que nous pouvons aller à la rencontre du monde et des autres de manière souple et harmonieuse.

 

J'ai rencontré une vocation pour l'ostéopathie et pratique en cabinet depuis 14 ans. Cette pratique s'est enrichie au fil des années par des formations mais surtout par toutes les belles rencontres dont j'ai profité. J'ai donc repris le chemin de l'école et j'accompagne désormais des personnes sur leur désir d'évolution personnelle par des stages où je m'appuie sur trois piliers qui sont le rapport au corps, la conscience et l'acceptation de nos émotion et la conscience et la compréhension de nos systèmes de fonctionnement.

 

Actuellement, je rencontre, comme nombre de mes confrères, des difficultés à organiser mes stages dans des lieux adaptés aux besoins si spécifiques d'un tel travail. Dans notre belle région, les lieux sont rares et très convoités et les disponibilités compliquées à réserver.

 

Ma vie privée me proposant une nouvelle évolution, j'en profite donc pour mettre au monde ce nouveau bébé qu'est la création d'un lieu et d'un espace de travail de conscience. J'ai à coeur de le mettre à votre service et au service de toutes les personnes qui entreprendront cette merveilleuse aventure de la conscience.

 

Bienvenue à tous!

 

Votre hôte : Max Beroud

Véritable "Gardien du lieu", dans le sens noble de ce que cela représente, Max s'occupera de l'aspect logistique de votre accueil.

Max étant parti à l'aventure au Pérou, nous attendrons son retour au mois de mai pour qu'il nous parle mieux de lui.

 

 

bientôt, une opération de financement participatif

Pour montrer aux organismes financeurs l'intérêt soulevé par ce projet et que chacun puisse sentir qu'il a apporté sa pierre à l'édifice, L'Athanor organisera bientôt une opération de crowfunding.

si vous souhaitez être informés de manière personnalisée, je vous remercie d'envoyer un mail pour que je puise vous inscrire dans notre banque de donnée.

des lettres d'intention

Pour les organisateurs qui souhaiteraient soutenir le projet, un moyen très simple est de nous adresser une lettre d'intention non contractuelle qui pose vos besoins en terme de nombre de jours, nombre de places d'hébergement, et nombre de salles. Ceci affin de montrer aux différents organismes financeurs l'intérêt d'un tel projet.

De même, faire circuler l'information dans vos réseaux nous permet de faire grandir cette énergie.

Je vous remercie par avance de tout le soutien que vous pourrez apporter à cette belle création.

Contractuel enseignant (école)

Par Le 25/02/2016

Contractuel de l'Éducation nationale, j'ai appris à être prof en 2 jours. Mais j'ai adoré

6 réactions | 22368 lu

Temps de lecture Temps de lecture : 5 minutes

Avatar de Jean Chapon

Par 
Prof en devenir

LE PLUS. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, donner un cours n'est pas réservé à ceux qui ont réussi un concours. Au collège ou au lycée, certains remplaçants sont de simples contractuels, parfois sans la moindre expérience. C'est le cas de Jean Chapon (nom d'emprunt), en reconversion professionnelle, qui a passé deux semaines dans la peau d'un prof. Témoignage.

Édité et parrainé par Louise Pothier

Peut-on apprendre à être prof sur le tas ? (YAGHOBZADEH RAFAEL/Sipa) 

Peut-on apprendre à être prof sur le tas ? (YAGHOBZADEH RAFAEL/Sipa)

 

J’ai souvent pensé à devenir "prof". Cette idée a même été mon premier projet professionnel post-bac. Alors avec mon bac de sciences économiques et sociales en poche et mon inscription validée en fac d’économie gestion, le chemin me semblait tout tracé : une licence (eh oui, c’était avant la "masterisation"), le Capes de sciences économiques et sociales et finalement, l’enseignement. Mais les études supérieures m’ont poussé à aller voir d’autres horizons et à travailler dans d’autres secteurs.

 

Mais voilà, dix ans après avoir fini mes études et multiplié les expériences dans le milieu journalistique, j’ai décidé de revenir à mes premières amours.

 

Ce n’est pas rien. Je n’ai aucune connaissance de la réalité de ce métier, dont le rôle social est primordial. Je me lance dans la préparation du Capes via le Cned (Centre national d’enseignement à distance) et me dis qu’une confrontation au terrain pourrait être positive, ne serait-ce que pour vérifier que mon choix de réorientation professionnel va me plaire.

 

Inscription, entretien, CDD

 

Une simple inscription sur le site de l’académie souhaitée – Créteil pour ma part, qui regroupe les départements de la Seine-et-Marne, du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis (et qui est sans surprise plus en demande de professeurs remplaçants que l’académie de Paris) – et un rendez-vous est fixé avec l’inspecteur en charge du recrutement des "contractuels".

 

Loin du statut de fonctionnaire, c’est un CDD, comme on en trouve partout. Aucun dépaysement pour moi, c’est un entretien comme on peut en faire dans le secteur privé, qui se conclut par ma "validation en tant que professeur remplaçant". Je suis dans le vivier, on va faire appel à moi. Fantastique.

 

Un appel et je commence dans deux jours

 

L’appel ne tarde pas. Un poste m’est proposé. Je dois donner des cours d'éco à des secondes et des terminales ES. Quand même.

 

Il faut vite que je contacte le lycée qui est dans le besoin. Le jour-même, je rencontre le chef d’établissement, un professeur de la matière qui avait pallié en partie l’absence de son collègue (au prix de nombreuses heures supplémentaires). Il me prête immédiatement ses cours pour que je m’inspire. Je commence dans deux jours. Ça va vite, peut-être même trop.

 

J’ai les compétences théoriques requises pour le poste, je n’ai aucune inquiétude sur ce point. Mais la pédagogie… Il semblerait que cette notion pourtant si importante, s’apprenne sur le tas. Tant mieux. De toute façon, je ne suis pas moins bien loti qu’un étudiant suivant la filière spécialisée, visiblement la pédagogie n’est pas au cœur du concours de recrutement des professeurs. Alors c’est parti.

 

Je suis comme les élèves, j'apprends

 

Le cours commence et pour ma part, il se passe plutôt bien, même si je me retrouve confronté à un mur. Celui de mon inexpérience à laquelle rien ne m’a préparé. Je n’ai aucune idée de la vitesse à laquelle avancer. La prise de note n’est pas connue dans ma classe alors il faut dicter des parties du cours. C’est long, très long.

 

Je dois revoir à la baisse ce que j’avais prévu de voir dans l’heure. Pas grave, je suis comme les élèves en face de moi, j’apprends. Sauf que je ne passe pas le bac en juin et que leur obligation de réussite est aussi la mienne, et que ça met la pression. De plus, j’ai aussi une deadline : les vacances scolaires, qui marqueront le retour du professeur remplacé. Et la fin de ce que je peux apprendre aux jeunes devant moi.

 

Des heures pour préparer un simple cours

 

Ce qui peut sauver un enseignant (ou une personne qui n’a encore rien d’un enseignant, mais qui est dans une classe face à des élèves) au moment où il arrive dans sa classe, c’est la préparation de son cours. Mais c’est un exercice difficile qui ne s’improvise pas et qui, lui aussi, mérite une formation.

 

Heureusement, les autres professeurs sont conscients des limites de ce recrutement de contractuels et très volontaires pour aider : prêts de cours, explications, avertissement sur les élèves, idées à mettre en place, conseils pédagogiques… Ouf, la potentielle bombe à retardement a été désamorcée, un cadre a été posé. Je peux avancer plus sereinement.  

 

Le programme est chargé, j’accélère aux autres cours, tout en améliorant ma façon de transmettre, grâce aux conseils qu’on me donne et à ma toute nouvelle expérience. Bref, je me mets dans la peau d’un professeur. Ce qui veut dire que je passe des heures à préparer une simple heure de cours. C’est, semble-t-il, le seul moyen de réussir à faire classe correctement.

 

S'adapter au public, un défi

 

Mais le facteur humain reste imprévisible et il est difficile d’anticiper les questions qui vont être posées. Elles sont parfois incisives, parfois franchement improbables et souvent, il n’est pas simple de faire le lien avec le sujet évoqué en cours. Il faut remettre immédiatement en question ses idées préconçues sur le métier, les connaissances que peuvent avoir les élèves à cet âge, bref, faire peau neuve.

 

C’est assez challenging et très motivant ! Pour la monotonie, ici, on n’est pas déçu. Surtout que d’un niveau à l’autre, enseigner n’est pas le même métier. Une seconde n’apprend pas au même rythme qu’une terminale. L’importance de la matière n’est pas non plus la même ce qui joue sur l’attention fournie. La maturité des élèves n’a rien à voir. Bref, rien n’est pareil. Poncifs ? Certainement, mais le savoir et le vivre restent des expériences totalement différentes.

 

Un système de recrutement inquiétant

 

Et c’est là que le système actuel de recrutement d’enseignant a de quoi inquiéter. Des gens arrivent en cours d’année, sans expérience, sans formation dans des classes qui doivent passer le bac. Mais il faut bien faire face à la réalité : il y a un manque que les académies essayent tant bien que mal de combler.  

 

Finalement les vacances sont arrivées. Et l’expérience a été l’une des plus enrichissantes de ma vie.

 

J’adore ce métier, du moins le petit bout que j’ai aperçu pendant mon remplacement. Et je pense m’en être bien sorti, les élèves semblaient en tout cas satisfaits, la direction aussi.

 

Heureusement surtout que les équipes de professeurs étaient là pour me montrer leur métier. Ils ont ça dans le sang : ils enseignent. Peu importe que ce soit un élève ou un collègue en devenir, ils facilitent l’apprentissage. Et c’est ce qui permet à ce système de tenir debout. Au prix de leur épuisement.

 

Enseignant suspendu (école/politique)

Par Le 25/02/2016

Entretien avec Salah Lamrani, enseignant suspendu pour avoir tenu un blog

DANS FRANCE, INTERVIEW, VIDÉO / PAR  / LE 24 FÉVRIER 2016 À 0 H 06 MIN /

 

Salah-Lamrani-600Le Cercle des Volontaires a souhaité rencontrerSalah Lamrani, professeur de français au collège Romain Rolland à Tremblay-en-France, suspendu de ses fonctions le 11 février 2016 car il tient un blog (sayed7asan.blogspot.fr), aux idées politiques qui semblent déplaire (à la direction du collège ? au rectorat ? ou plus haut encore ?). Titularisé en septembre 2015, il a révélé sur son blog son véritable nom, mais n’a jamais fait état de ses activités de blogueurs, ni auprès de ses élèves bien sûr, ni auprès du corps enseignant. Vous pouvez signer la pétition de soutien ici.

Voici donc un entretien d’une heure, pendant lequel Salah Lamrani revient sur l’ensemble de cette affaire inquiétante, car symptomatique d’une « chasse aux sorcières » idéologique insidieuse, en cours dans plusieurs professions et notamment dans plusieurs établissements scolaires.

Raphaël Berland

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L'incommensurable Univers ( Nature)

Par Le 25/02/2016

Le radiotéléscope de Parkes, en Australie, qui a capté ce flash d'ondes radio..
Le radiotéléscope de Parkes, en Australie, qui a capté ce flash d'ondes radio.. - TORSTEN BLACKWOOD / AFP

M.C. avec AFP

    • Publié le 
    • Mis à jour le 

Une transmission venue de loin. Pour la première fois, des astronomes sont parvenus à identifier la provenance d'un «sursaut radio rapide», phénomène cosmique encore très mystérieux. Ce flash très bref d'ondes radio repéré par des télescopes venait d'une galaxie située à 6 milliards d'années-lumière de la Terre, révèle une étude publiée mercredi.

>> A lire aussi : Espace: Un signal radio mystérieux émis d'une autre galaxie

Les «sursauts radio rapides», de leur petit nom FRB (Fast radio burst), ont été mis en évidence en 2007 par une équipe de scientifiques menée par Duncan Lorimer, à partir de données recueillies par un observatoire. En une milliseconde, ils émettent autant d'énergie que le Soleil en 10.000 ans.

Des signaux extraterrestres?

Il est extrêmement difficile de les détecter directement. C'est ce qu'a fait le radiotélescope de Parkes en Australie le 18 avril 2015, portant à 17 le nombre de FRB recensés à ce jour. La cause de ces flashs radio reste inconnue et les hypothèses sont légion. «Il y a actuellement plus d'idées sur la nature de la source de ces FRB qu'il n'y a de FRB» recensés, relève Duncan Lorimer, de l'Université de Virginie-Occidentale, aux Etats-Unis.

Ils pourraient résulter de la fusion d'étoiles à neutrons (des astres minuscules mais très denses, composés essentiellement de neutrons), indique Evan Keane, auteur principal de l'étude publiée dans la revue britannique Nature. D'autres scientifiques imaginent même des signaux extraterrestres, hypothèse que lui réfute.

L'équivalent de 100 milliards d'étoiles de la taille du Soleil

Un téléscope situé sur l'île d'Hawaï a permis d'établir que le FRB provient d'une galaxie de forme elliptique située à 6 milliards d'années-lumière (une année-lumière correspond à 9.461 milliards de kilomètres). Cette galaxie est large d'environ 70.000 années-lumière et sa masse représente l'équivalent de 100 milliards d'étoiles de la taille du Soleil, précise Evan Keane.

 

«Cette découverte ouvre la voie à la compréhension de ce qui provoque ces flashs», estime Simon Johnston du CSIRO, l'organisation australienne pour la recherche qui a participé à l'étude. Il espère que dans le futur, «il sera possible de trouver plusieurs FRB par semaine».

Le mystère de la «matière manquante» dans l'Univers

Les experts affirment aussi que leurs recherches permettent de répondre à la question de la «matière manquante» dans l'Univers qui intrigue les scientifiques. Actuellement, il est admis que l'Univers est composé à 70% d'énergie sombre, à 25% de matière noire invisible et à 5% de matière ordinaire (les étoiles, les planètes, l'hydrogène).

«L'espace n'est pas complètement vide mais sa densité est très basse. Nous pensions qu'il y avait de la matière mais nous n'avions pas été capables de la voir avant», explique Evan Keane.«Comme nous avons pu observer qu'elle retardait le signal FRB», on peut imaginer que «nous avons trouvé la matière manquante» dans l'espace entre cette galaxie lointaine et la nôtre. 

MOTS-CLÉS :

 

Maison bio (humanisme)

Par Le 25/02/2016

La première maison active B10 produit 2 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme !

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Dans la banlieue de Stuttgart en Allemagne, la première « maison active B10 » a été installée en 2014. Son architecte Werner Sobek s’est fixé pour objectif les « 3 zéros » : zéro déchet, zéro énergie et zéro émission. Le résultat semble prometteur !

La maison active B10, de taille moyenne (85 m²), produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Elle est construite à partir dematériaux performants et 100% recyclables (pour anticiper une éventuelle déconstruction), comme le bois, du verre ultra fin et isolant pour ses larges baies vitrées, du métal et de la fibre de verre.

 

La maison active B10
La maison active B10 produit 2 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme !

A DÉCOUVRIR : Domespace, une maison en bois qui tourne avec le soleil

Son toit supporte de nombreux panneaux photovoltaïques qui constituent sa source d’énergie. Mais en plus de cette énergie renouvelable, le bâtiment est intelligent.

La maison active B10
La maison active B10 produit 2 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme !

En effet, au cœur de la maison un super ordinateur est aux commandes : il régule par exemple le chauffage en fonction de la luminosité de chaque pièce (ombre des maisons voisines, nuages…), de la météo et le modélise pour les années suivantes afin d’optimiser la consommation énergétiquesur le longtemps terme.La maison active B10Des petits détails font aussi la différence. B10 est capable de gérer la température de l’air intérieur mais aussi de l’eau. Les portes et les volets s’ouvrent en fonction des besoins. Plus besoin non plus d’appuyer sur un interrupteur, la maison le fait pour vous !

TRÈS INTÉRESSANT : La famille qui vit 100% en autonomie

Super isolée, éco-conçue et intelligente cette maison produit environ 8300 kWh et enconsomme seulement 4200, soit quasiment un surplus de la moitié ! Cet excédent est en partie stocké dans une batterie au lithium ion qui permet une autonomie supplémentaire et alimente même un musée voisin !

 

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Archiblox : la maison préfabriquée à énergie passive !

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Une maison préfabriquée à énergie passive, c’est-à-dire qui produit autant d’énergie qu’elle n’en consomme, qui ne demande pas des années de travaux et d’installation ? C’est maintenant possible grâce à l’entreprise australienne Archiblox, et en plus pour un prix abordable (180 000 €) !

La maison d’Archiblox se présente comme unmobil home ou un préfabriqué moderne et tendance de 53m². Cette petite maison a été totalement éco-conçue pour lui permettre l’autonomie énergétique !

Archiblox : la maison préfabriquée à énergie passive !
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Tout d’abord la structure est hermétique grâce à une isolation performante ce qui réduit de fait les dépenses liées au chauffage ou à la climatisation.

 

Archiblox : la maison préfabriquée à énergie passive !
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UN AUTRE EXEMPLE PROMETTEUR : La première maison active B10 produit 2 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme !

Archiblox : la maison préfabriquée à énergie passive !
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Elle est tout de même reliée à un système géothermique pour la réchauffer ou la refroidir. Despanneaux végétaux amovibles peuvent également être installés en été pour apporter ombre et fraicheur. Pour faire entrer le soleil, sa façade sud est constituée de grandes baies vitrées, ce qui permet d’optimiser la période d’ensoleillement et ainsi de réduire l’éclairage artificiel.

Archiblox : la maison préfabriquée à énergie passive !
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Pour la production électrique c’est l’énergie solaire qui prime. Des panneaux photovoltaïquesont été mis en place pour produire l’électricité nécessaire aux habitants.

Archiblox : la maison préfabriquée à énergie passive !
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Autre point intéressant de la maison Archiblox souvent négligé dans les autres constructions : ses installations pour réduire les rayonnements électromagnétiques.

Archiblox : la maison préfabriquée à énergie passive !
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CECI POURRAIT VOUS INTÉRESSER : Domespace, une maison en bois qui tourne avec le soleil

Enfin le mobilier en bois qui est livré avec la maison, est tout d’abord pensé pour une optimisation de l’espace, car il faut bien l’avouer l’espace habitable est assez restreint (53m²).

Archiblox : la maison préfabriquée à énergie passive !

Mais il est aussi issu de forêts gérées durablement et écologiquement.

EN SAVOIR PLUS : www.archiblox.com.au

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Papiers peints contre wifi (santé)

Par Le 25/02/2016

Des papiers peints pour filtrer les ondes électromagnétiques

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Électrosensibles, ce futur produit est pour vous ! Le Centre technique du papier et Grenoble INP sont en train de développer deux papiers peints d’un genre nouveau afin de filtrer les ondes électromagnétiques.

Ils sont capables, grâce à des motifs tracés à l’encre conductrice, de filtrer les ondes électromagnétiques d’un réseau local sans fil (Wifi) ou d’un téléphone portable GSM, et donc de vous en protéger.

Des papiers peints pour filtrer les ondes électromagnétiques
Des papiers peints pour filtrer les ondes électromagnétiques

Comment ça marche ? Le papier peint est composé de motifs tracés dans une encre conductricecontenant des particules d’argent. Ces particules relevant de l’électronique imprimée peuvent filtrer les cinq fréquences GSM et WiFi (2,45 et 5,5 GHz pour un réseau local WiFi, et 0,9, 1,8, et 2,1 GHz d’un téléphone).

 

ET AUSSI : Le Light Fidelity, une technologie alternative au Wi-Fi ?

Mais rassurez-vous, il vous sera toujours possible de vous connecter en Wifi à Internet ou detéléphoner depuis chez vous. Seul bémol: le chef de projet, Guy Eymin Petot Tourtollet, avoue « qu’il est impossible de connaître la composition exacte de ces encres ».

Des papiers peints pour filtrer les ondes électromagnétiques
Des papiers peints pour filtrer les ondes électromagnétiques

Quand il sera commercialisé, ce papier peint devrait coûter sensiblement le même prix qu’un papier peint ordinaire.

LE SAVIEZ VOUS : Comment se protéger des téléphones portables et de leurs radiations : 10 conseils pratiques

En attendant sa mise sur le marché, on vous rappelle ces quelques conseils pour vous protéger des ondes électromagnétiques, qui peuvent avoir un impact sur la santé humaine et notamment le développement neurologique des enfants : préférez les textos aux appels quand cela est possible, ne dormez pas avec votre portable proche de votre lit, limitez l’utilisation du téléphone portable par les enfants.

Penser également à travailler avec votre ordinateur posé sur une table et non pas sur vos genoux, installez votre box Wifi en dehors des endroits les plus fréquentés de la maison, et éteignez-la la nuit.

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L'observation (spiritualité)

Par Le 24/02/2016

KUNDALINI

"Tout est dans votre regard. Soit vous décidez de vous flageller pour vos imperfections, soit vous décidez de vous honorer pour la qualité de l’observation du pas que vous venez de faire. Même si vous marchez de travers. L’essentiel, c’est l’observation. La capacité à s’extraire de l’acte lui-même pour observer celle que vous êtes dans l’exécution de cet acte. L’état désastreux d’une bonne partie de l’humanité s’explique essentiellement par l’insignifiance spirituelle des individus. Les gens se réjouissent  de voir le monde ou se plaignent de son état et ils ne regardent rien en eux. Ou quand ils se regardent enfin, c’est avec mépris, colère, mésestime, désamour ou égoïsme, vanité, suffisance, arrogance, prétention ou mensonges glorifiants, une alternance considérablement néfaste qui les enferme. La plupart du temps, ils ne se voient même qu’à travers le regard déformé des autres. Et ces multiples déformations, d’une rencontre à l’autre, accentuent encore l’errance. Car de se croire jugés, on finit immanquablement par juger les autres et dès lors, les relations ne sont plus que des conflits déguisés, des peurs et des interrogations, des doutes et des interprétations multiples, infinies, contradictoires, envahissantes ou alors, c’est l’inverse qui se produit et les gens finissent par se reconnaître identiques et même parfois par s’aimer. Ce qui revient à dire d’ailleurs qu’ils ne s’aiment pas, ils aiment le fait de pouvoir s’aimer davantage puisque quelqu’un les aime. Je pense que la plupart des amitiés et même la plupart des amours ne sont que des baumes étalés sur des souffrances intérieures. Mais l’amour n’est pas un médicament et c’est même de le croire qui finit par rendre les gens malades.»

Appels non désirés

Par Le 24/02/2016

 

Publié le 23 mars 2015 par 

Vous en avez assez d’être dérangés souvent au moment ou durant les repas par des importunsqui veulent vous vendre des fenêtres, des cuisines ou autres choses. 
telephone-peripeties-infirmiere1Dérangés aussi par des appels sans correspondant au bout du fil…!!!  Alors essayez une des astuces ci-dessous. Pour ce qui est de la première c’est certain ça marche.
Voici 2 petits trucs pour traiter les spécialistes du télé-marketing :
1) Les 3 petits mots qui fonctionnent parfaitement sont : « un moment SVP ». Dire ces 3 mots, tout en déposant votre combiné de téléphone et en vaquant à vos occupations (au lieu de raccrocher immédiatement) rendrait les appels de  télé-marketing tellement longs et coûteux que les ventes ralentiraient.
Par la suite vous entendrez le « beep-beep-beep » et vous saurez qu’il est temps de revenir au combiné et de raccrocher et la tâche est complétée. Ces trois petits mots aideront à éliminer la sollicitation téléphonique.
 2) Recevez-vous ces coups de téléphone frustrants où personne n’est à l’autre bout ?
Ceci est une technique de télémarketing où une machine compose l’appel et enregistre le moment de la journée où vous répondez au téléphone. Cette technique est utilisée pour déterminer le meilleur moment de la journée pour qu’une vraie vendeuse (ou vendeur) vous appelle afin de parler à quelqu’un au bout du fil.
Après avoir DÉCROCHÉ, voici ce que vous pouvez faire si vous notez qu’il n’y a personne au bout du fil : »pilonnez » le plus rapidement possible le bouton «#» pendant 6 ou 7 fois.Ceci perturbe la machine qui compose l’appel et élimine votre numéro de leur système.     Ceci est certes regrettable, mais pour eux seulement!

Les-centres-d-appels-francais-cherchent-a-se-differencier_article_popin

 Lire aussi : La loi anti-démarchage téléphonique promulguée en mars 2014, n’est toujours pas mise en application…

 

Du nouveau : Appels téléphoniques non désirés : la loi votée en 2014 enfin appliquée en 2016 ?? (30/12/2015)

Une idée de ce qui se trame (politique)

Par Le 23/02/2016

12744309 950510831669649 7643103275439379835 n

12744116 950510778336321 3286512434121069204 n

12743827 950511005002965 5234419010178024294 n

12743804 950511061669626 4521024087007685223 n

12742564 950511228336276 8837350007290482173 n

12742354 950511188336280 4234826503221872024 n

12742090 950510925002973 4848205471651445169 n

12734264 950510905002975 8196023958390118838 n

12734141 950511095002956 1342596567683781033 n

12715729 950510978336301 5377650877270023187 n

12705555 950511151669617 2366879023847916089 n

 

Il est bien connu (et enseigné à l'ENA) que pour faire passer des réformes impopulaires, il faut taper très fort et devant le tollé général, accepter quelques réajustements...C'est exactement ce qui se passe en ce moment.

 

Pour vous Mesdames (santé)

Par Le 23/02/2016

Quels produits toxiques trouve-t-on dans les tampons et serviettes hygiéniques ?

Le magazine "60 millions de consommateurs" a comparé 11 produits d'hygiène féminine. L'analyse a révélé des traces de substances toxiques dans tous les tampons.

Le magazine "60 millions de consommateurs" a analysé 11 références de protections hygiéniques. 
Le magazine "60 millions de consommateurs" a analysé 11 références de protections hygiéniques.  (ALICE S. / BSIP / AFP)

Mis à jour le , publié le 

 

Dioxines, glyphosate, dérivés de chlore… Les fabricants n'ont pas l'obligation d'afficher la composition des protections hygiéniques féminines mais le magazine 60 millions de consommateurs publie, mardi 23 février, un tableau comparatif de la composition de 11 produits (tampons, serviettes hygiéniques et protège-slips). Le résultat est sans appel : les trois types de tampons analysés contiennent des résidus toxiques et les autres protections ne sont pas totalement épargnées.

Les teneurs observées sont faibles mais les molécules dangereuses… et l'exposition récurrente. "Faut-il rappeler que les femmes portent ces articles en moyenne cinq jours par mois pendant environ quarante ans ?" interroge le magazine. Soit 2 400 jours, ou six ans et demi, dans la vie d'une femme. 60 millions de consommateurs a donc choisi "d'alerter les pouvoirs publics" et de publier une liste des matières premières utilisées dans les références analysées.

Francetv info détaille ces substances et leurs conséquences sur la santé.

Des dioxines, classées cancérogènes, dans des tampons

C'est quoi ? Des composés chimiques, issus de processus industriels, que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) définit comme "des polluants organiques persistants dans l'environnement". Les dioxines sont omniprésentes, notamment dans l'alimentation. Tous les humains y sont exposés, en permanence, à faible dose.

Comment c'est arrivé là ? Les dioxines retrouvées dans les produits d'hygiène féminine pourraient provenir de la fabrication des pesticides employés pour le coton ou bien de l'étape du blanchiment des fibres. Mais selon 60 millions de consommateurs, l'Agence américaine des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) a détecté ces dioxines dès 2009 dans des tampons et exigé des fabricants de fournir des informations sur"les processus de purification de la pulpe de bois, qui sert à fabriquer la viscose". Cette soie artificielle, économique, faisant partie de la composition des tampons.

C'est dangereux ? Les dioxines sont très toxiques. Elles font partie des perturbateurs endocriniens et peuvent provoquer des problèmes de procréation, du développement, léser le système immunitaire, interférer avec le système hormonal et causer des cancers, selon l'OMS. Toutefois, "le risque cancérogène serait négligeable en deçà d'un certain niveau d'exposition", précise 60 millions de consommateurs.

Des cousins du chlore, irritants, dans des tampons

C'est quoi ? Brome, iode, chlore… Les "composés organiques halogénés" (AOX) repérés par l'enquête de 60 millions de consommateurs dans une référence de tampons, sont des molécules qui contiennent l'un de ces membres de la famille du chlore.

Comment c'est arrivé là ? Probablement au cours du processus de blanchissement des produits.

C'est dangereux ? Les données manquent. "Leur toxicité n'a, pour l'heure, pas été établie. Leur présence reste cependant indésirable", explique le magazine. Le chlore et le brome, utilisés dans les piscines, peuvent notamment être irritants. En outre, l'OMS recommande de mettre "un frein très net à l’utilisation des dérivés du chlore et du brome" qu'elle lie à la destruction de la couche d'ozone.

Un herbicide dans des protège-slips en coton bio

C'est quoi ? Le glyphosate est tout simplement "la substance active du Roundup", explique 60 millions de consommateurs. Il s'agit d'un désherbant total, qui ne sélectionne pas les herbes qu'il tue. 

Comment c'est arrivé là ? "Retrouver cet herbicide dans une référence qui revendique l'utilisation de coton biologique est surprenant", poursuit le magazine, qui évoque la possibilité d'"une contamination accidentelle", soit dans un champ, soit au moment du stockage.

C'est dangereux ? Depuis 2015, le glyphosate est classé "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer (PDF, en anglais). Ce classement est contesté par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), qui juge "improbable" le risque de cancers, vu les conditions dans lesquelles le glyphosate est utilisé.

Des insecticides dans des serviettes hygiéniques

C'est quoi ? Le magazine évoque enfin la présence de "pesticides organochlorés" dans une marque de serviettes hygiéniques. Ces pesticides, dont le DDT, sont efficaces contre de nombreux insectes, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS). Beaucoup de ces produits chimiques, introduits dans les années 1940, ne sont plus autant utilisés en France mais d'autres pays continuent à les utiliser. On les trouve, comme les dioxines, dans les émissions industrielles.

Comment c'est arrivé là ? 60 millions de consommateurs se demande justement "comment ces traces d'insecticides se retrouvent dans un produit constitué de fibres de synthèse et de cellulose".

C'est dangereux ? Les effets sur la santé d'une exposition aux pesticides organochlorés sur la population générale aux niveaux actuels d'exposition sont mal connus, mais ils sont considérés comme des perturbateurs endocriniens des fonctions de reproduction. Reste à savoir si les muqueuses vaginales absorbent ces substances ou parviennent à les bloquer.

Pollution des mers (Nature)

Par Le 23/02/2016

Les adeptes du "bio" qui achètent des produits ayant voyagé par mer, se préoccupent essentiellement de leur santé personnelle. 

Il n'y a rien de "bio" là-dedans.

C'est comme acheter des avocats d'Israel, c'est à dire ayant poussé sur des terres volées aux palestiniens et dont les exploitations pompent l'eau potable à laquelle les palestiniens n'ont quasiment plus accès...

Il est impossible de dire aujourd'hui : "je ne savais pas".

On peut juste dire : "Je ne veux pas savoir."

Ou alors décider de s'informer et ensuite agir en conséquence.


 


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Pollution par hydrocarbures et transport maritime 
 


Par Monsieur Jean-Daniel TROYAT
Expert agréé par la Cour de Cassation, Expert maritime et mécanique générale près la Cour d'Appel de Rennes.




       «Avec deux cuillerées à soupe d'huile, je peux recouvrir le lac Léman» avait coutume de dire le physicien et chimiste américain Irving LANGMUIR, Prix Nobel de Chimie en 1932, qui a étudié les couches minces, mono moléculaires, qui portent son nom. Nous avons tous eu l'occasion de le constater un jour ou l'autre, lorsqu'un hydrocarbure léger est répandu sur un liquide, une infime quantité est suffisante pour en recouvrir une grande surface. Où commence en mer la pollution par hydrocarbure qui, rappelons-le, est un produit naturellement présent dans le sous-sol terrestre ou marin, comment la maîtriser et s'en prémunir, quels sont les règlements internationaux qui régissent les rejets d'hydrocarbures, comment les faire respecter et quelles sanctions appliquer lorsqu'ils ne le sont pas.


Pollution par les hydrocarbures des mers et des océans

       Le commerce mondial s'effectue pratiquement à 95% par voie maritime grâce à près de 50.000 navires de toutes sortes, pétroliers, bien sûr, mais aussi porte conteneurs, vraquiers, cargos polyvalents, navires spécialisés (transport de colis lourds, de voitures, porte barges), sans parler des car-ferries et des navires de croisière.

       En 2003 il y a eu 6.200 millions de tonnes de marchandise transportées par des navires dont près de 2.200 étaient des hydrocarbures (pétrole brut et produits raffinés) : ces cargaisons d'hydrocarbures sont arrivées à destination sans le moindre incident dans 99,9997% des cas.

       Il y a 30 ans on évaluait à près de 3.8 millions de tonnes la quantité d'hydrocarbures de toutes sortes répandue annuellement dans les océans et mers du globe. La part des navires dans ces déversements d'hydrocarbures était alors estimée à près de 1,4 millions de tonnes, soit 37% de ce total.

       Désormais, on considère que ce sont encore 3 millions de tonnes d'hydrocarbures qui se répandent annuellement en mer mais que les navires ne sont plus à l'origine que de 300.000 tonnes, c'est à dire 10% du total ou la cargaison d'un seul gros pétrolier, et encore, pas les plus gros qui emportent 550.000 tonnes. On observera aussi que ce résultat a été obtenu alors que, en l'espace de 30 ans, le tonnage des marchandises transportées par voie maritime a pratiquement doublé.

       Le reste, c'est à dire 90% de ces hydrocarbures que l'on retrouve en mer, a trois origines différentes :

  • la pollution tellurique (industrielle et domestique) qui représente environ 70%,
  • la pollution des activités d'extraction du pétrole off-shore qui représente environ 10%,
  • la «pollution» naturelle - c'est-à-dire celle provenant de certaines fissures dans les fonds marins, sortes de sources sous-marines d'hydrocarbures - qui représente également environ 10% des apports annuels d'hydrocarbures dans les mers et les océans.

       Il est à craindre que dans les années à venir, la pollution tellurique, c'est-à-dire celle qui nous vient de la terre par les eaux de ruissellement et les cours d'eau, ne soit la plus difficile à maîtriser. On peut en effet relever que, dans de nombreux pays au rythme de développement industriel considérable, tels l'Inde ou la Chine, cette pollution n'est même pas considérée. En Chine, tout ce qui est déchet industriel est rejeté à 80% dans les rivières et les fleuves, sans aucun traitement préalable.

Une réglementation internationale

       La haute mer échappe à toute souveraineté étatique. Néanmoins, le transport maritime est une activité qui s'exerce sans limite sur l'ensemble des océans et des mers du globe et, très tôt, de nombreux États ont compris que les mesures qui pouvaient être prises en matière de sécurité de ce mode de transport gagneraient en efficacité si elles étaient appliquées à l'échelle mondiale.

       C'est dans ces conditions que sera créée, en 1948, une Agence de l'Organisation des Nations Unies en charge des questions maritimes. Elle aura d'abord un rôle consultatif mais va rapidement s'émanciper et devenir un organisme incontournable pour tout ce qui touche à la sécurité du transport maritime et à la prévention de la pollution du milieu marin.

 

         C'est ainsi que l'Organisation Maritime Internationale (OMI), va faire adopter, en 1973, la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires, dite Convention MARPOL. Cette Convention prévoit une réduction drastique des quantités d'hydrocarbures pouvant être rejetées à la mer par des navires et interdit même ces rejets dans certaines zones. Elle introduit également des règles pour la gestion des résidus de cargaison, notamment par l'utilisation de citernes de décantation («slop tanks»), la méthode du chargement sur résidus de la cargaison précédente, dite «load on top», et l'utilisation de capacités de ballastage uniquement destinées à être remplies d'eau de mer pour assurer la stabilité du pétrolier lorsqu'il est lège - c'est-à-dire vide de cargaison -et ne pouvant en aucune façon être utilisées pour le transport d'hydrocarbures. Les prescriptions de la Convention MARPOL de 1973 constituaient une bonne base mais méritaient d'être développées.
       C'est ce qui sera fait en Février 1978, quelques semaines avant le naufrage au large des côtes bretonnes, le 16 mars 1978, de l'AMOCO CADIZ.

       La Convention modifiée prend le nom de MARPOL 73/78 et prévoit des dispositions constructives nouvelles pour les pétroliers - en particulier des capacités de ballastages dédiées disposées de manière à protéger les citernes à cargaison - ainsi que des prescriptions relatives au nettoyage des citernes à cargaison par le pétrole brut lui-même («Crude Oil Washing» ou «COW») et non plus au moyen de l'eau de mer. De plus, l'inertage des citernes à cargaison devient la règle. La Convention MARPOL 73/78 est entrée en vigueur en Octobre 1983.

       Elle sera amendée à plusieurs reprises, en particulier en Mars 1992, où seront adoptées les modifications les plus importantes concernant la protection du milieu marin contre les pollutions par hydrocarbure avec, en particulier :

  • des dispositions constructives concernant les pétroliers à double coque,
  • des programmes renforcés de visites d'inspection dès que le pétrolier est âgé de plus de cinq ans,
  • une réduction à 15 ppm de la teneur en hydrocarbure dans les rejets, et
  • l'interdiction de ces rejets dans certaines zones géographiques, dites «spéciales», car particulièrement vulnérables (mer du Nord, Baltique, mer d'Irlande, Ouest Irlande, Manche, mer Celtique, Méditerranée, mer Rouge, Golfe d'Aden, Antarctique).

       Pour en revenir aux pollutions dont les transports maritimes sont à l'origine, il convient de dire que les accidents de pétroliers représentent moins de 10% du total annuel de celles-ci. Le reste est la conséquence d'un mauvais traitement des résidus de cargaison des pétroliers et des résidus de machine des navires, toutes catégories confondues.


Résidus de cargaison

       Dès qu'apparaît une nappe d'hydrocarbure à la surface de l'eau ou des boulettes sur une plage, la «mésinformation» ambiante - pour employer un néologisme qualifiant la désinformation par ignorance, fréquente dans notre monde paradoxalement surinformé et surmédiatisé -nous conduit à parler de «dégazage». L'acception erronée de ce terme est apparue au courant des années 1970.

       D'abord, il n'y a que les pétroliers qui dégazent, au sens étymologique du terme, c'est-à-dire qui rejettent à l'air libre les gaz d'hydrocarbure, explosibles, qui se développent à la surface des hydrocarbures contenus dans leurs citernes à cargaison. Autrefois, pour chasser ces gaz, on remplissait d'eau de mer les citernes une fois vides afin de refouler à l'atmosphère les gaz qu'elles contiennent. A la fin de cette opération, l'eau chargée de résidus de cargaison était rejetée à la mer, sans traitement préalable. Il s'agit là d'un passé déjà lointain car, comme on le verra plus avant, la réglementation internationale édictée par l'OMI a considérablement évolué en une trentaine d'années. Désormais, cette réglementation interdit tout rejet à la mer d'eau contenant plus de 15 ppm d'hydrocarbure. (15 ppm, ou parts par million, équivaut à 15 ml ou, plus prosaïquement, à une cuillerée à soupe pour 1000 litres.)

       Encore faut-il, pour pouvoir opérer ce rejet, que le pétrolier :

  • soit équipé sur le circuit de décharge à la mer d'une vanne se fermant automatiquement si la concentration d'hydrocarbure dans l'eau rejetée dépasse 15 ppm et ne pouvant être ouverte à nouveau qu'une fois la concentration redescendue sous ce seuil,
  • ne se trouve pas dans une zone spéciale,
  • soit à plus de 50 milles (90 km) d'une côte,
  • fasse route,
  • ne décharge pas plus de 30 litres d'hydrocarbure par mille (1852 m), et
  • décharge un volume inférieur à 1/30000 de celui transporté au cours du précédent voyage.

       Les appareils de surveillance de la concentration en hydrocarbure des rejets à la mer sont couplés à des enregistreurs automatiques de la teneur en hydrocarbure de l'eau déchargée et de nombreux autres paramètres (vitesse du navire, positions des vannes, prises d'échantillon, etc.). Ces enregistrements sont régulièrement contrôlés par les inspecteurs de l'État du port et ceux des affréteurs.

       De nos jours, pour éviter l'accumulation de gaz d'hydrocarbure, le volume libre entre sa surface et le sommet de la citerne est occupé par un gaz inerte qui est introduit dans la citerne à cargaison. On désigne cette opération sous le terme un peu barbare d'inertage. Le gaz inerte employé peut être soit de l'azote, soit, après traitement, les gaz d'échappement du moteur de propulsion. Quant au lavage des citernes à cargaison, il est opéré en utilisant la cargaison elle-même, projetée sur les parois de la citerne à une pression pouvant atteindre une dizaine de bars : c'est le lavage au pétrole brut («Crude Oil Washing» ou «COW»). Le «COW», s'il est correctement mené au cours du déchargement, permet de débarquer le pétrole brut en même temps que ses sédiments tandis que l'inertage conserve une atmosphère non explosible dans les citernes à cargaison. Donc, sauf accident, un pétrolier ne pollue plus du fait de la cargaison qu'il transporte puisqu'il n'utilise plus d'eau de mer pour nettoyer ses citernes à cargaison ou les dégazer.

       En fait, un pétrolier peut néanmoins être amené à utiliser de l'eau de mer pour laver ses citernes dans deux cas : en vue d'une réparation (soudure et meulage) dans celle-ci ou si une cargaison déterminée nécessite un tel lavage. L'eau de lavage est récupérée dans des citernes dédiées appelées «slops» où elle est décantée. Elle est ensuite rejetée à la mer dans les conditions très strictes décrites plus haut.


Résidus de machine

       Un navire est un engin à l'autarcie étonnante, évoluant dans un milieu hostile par nature avec à son bord un équipage pouvant atteindre plusieurs dizaines de marins. Un navire est un concentré de technologies qui permettent non seulement de le propulser mais aussi de produire de l'électricité, de la vapeur, du froid, de l'eau douce, de l'air comprimé, etc. On imagine donc aisément que, outre le moteur principal destiné à la propulsion proprement dite et dont la puissance peut dépasser la dizaine de milliers de kilowatts, de nombreux autres appareils et moteurs auxiliaires sont nécessaires. Toute cette machinerie est contenue dans un espace du navire appelé la salle des machines. Pour assurer son fonctionnement il faut du carburant et de l'huile pour sa lubrification. L'un et l'autre sont susceptibles de polluer le milieu marin au cas où ils y seraient rejetés sans traitement préalable.

 

         Le carburant le plus courant utilisé pour la propulsion des navires est le fuel lourd. De couleur noire, très visqueux à la température ambiante, il faut le chauffer à plus de 100°C pour le rendre suffisamment fluide et pouvoir l'utiliser dans les moteurs ou les brûleurs de chaudière. Aux allures réduites (chenalage, manoeuvres) le moteur principal est alimenté avec du diesel (gasoil) tout comme les moteurs des groupes électrogènes. La consommation de carburant d'un grand navire est de l'ordre 30 à 50 tonnes/24 heures et peut atteindre, voire dépasser, 100 tonnes. Avant son utilisation le combustible passe par un séparateur, c'est-à-dire une centrifugeuse, qui va permettre sa clarification (séparation des sédiments) et sa purification (séparation de l'eau). Les résidus de ces opérations représentent environ 1% de la consommation quotidienne de combustible du navire. Ces résidus sont stockés dans des ballasts dédiés. A ces résidus de combustible viennent s'ajouter ceux provenant de l'huile de lubrification, qui elle aussi passe par un séparateur placé dans le circuit de graissage et travaillant en clarification. Un navire peut avoir 20 à 30 tonnes d'huile à bord et un moteur de 10.000 kilowatts consomme allègrement 200 kilos d'huile par jour. Les résidus de la clarification de l'huile sont envoyés dans le même ballast que les résidus de combustible.

       On arrive à des quantités de résidus de combustible et d'huile qui, selon la consommation quotidienne du moteur principal et la durée du voyage - (Pour fixer les idées, un porte conteneurs mettra deux semaines pour rallier Miami à Gènes et trois semaines pour aller de Dunkerque à Abu Dhabi. Il faudra un mois à un pétrolier de 300.000 tonnes pour transporter sa cargaison de pétrole brut de Cabinda (Angola) au terminal de Ningbo -Shangai)- peuvent atteindre 30 tonnes. Ces résidus peuvent être incinérés à bord, si le navire est équipé d'un incinérateur, sinon ils doivent être débarqués à terre. Notons que ces résidus de combustible ne se laissent pas incinérer aisément et que pour parvenir à incinérer 1 m3 de résidus de combustible il faudra consommer de 350 à 400 litres de gasoil.

       Les résidus machines ne sont pas uniquement des résidus provenant de la clarification du combustible et de l'huile de lubrification. Il y a également ce que l'on appelle les eaux mazouteuses. En effet, le fuel lourd qui est embarqué à bord des navires n'est pas uniquement chargé de sédiments, il contient aussi de l'eau. C'est la raison pour laquelle il faut d'abord le décanter dans des caisses prévues à cet effet puis le purifier au travers d'un séparateur. L'eau ainsi récupérée est intimement mêlée à des restes d'hydrocarbures et est envoyée dans une capacité dédiée. Elle y est rejointe :

  • par l'eau douce utilisée pour chasser à intervalle régulier les sédiments qui s'accumulent dans les séparateurs pendant leur fonctionnement en clarificateur, et
  • par l'eau qui se retrouve au fond de la cale de la salle des machines en provenance des inévitables fuites de presse-étoupe de dizaines de pompes eau de mer et eau douce, et de celles du moteur principal

       Bien que cela soit prévu par les règlements internationaux, nombreux sont les ports de par le monde qui ne sont pas en mesure de recevoir ces eaux huileuses et mazouteuses. Le bord utilise donc un séparateur à eaux mazouteuses pour ne rejeter à la mer qu'une eau dont la teneur en hydrocarbure soit inférieure à 15ppm, comme le veut la réglementation internationale.


Industrie pétrolière offshore

       L'extraction du pétrole à partir de plateformes en mer provoque aussi une pollution par hydrocarbures du milieu marin. En dehors des catastrophes majeures qui peuvent entraîner des déversements massifs d'hydrocarbure, l'exploitation quotidienne des plateformes de production off-shore génère également une pollution par ce qu'il est convenu d'appeler les eaux de production (aussi appelées eaux de process). Il s'agit des eaux qui sont produites au cours des opérations d'extraction de gaz ou de pétrole par des installations off-shore. Elles sont constituées de l'eau provenant du gisement lui-même, de l'eau injectée (fluide de forage, boues), de l'eau de condensation et de celle résultant de la désalinisation des hydrocarbures.

       On considère que l'extraction d'un baril de pétrole -(Un baril équivaut à environ 160 litres)-nécessite trois barils d'eau de production. Assez curieusement les normes anti-pollution relatives à l'industrie pétrolière offshore sont beaucoup moins contraignantes que celles appliquées au transport du dit pétrole (résidus de cargaison) ou au traitement de leur combustible par les navires (résidus de machine). Ces normes antipollution n'ont pas le caractère mondial des rejets à moins de 15 ppm prescrits par l'OMI. En effet, les normes anti-pollution par hydrocarbure de l'industrie pétrolière offshore sont établies de manière régionale. Au niveau européen, ce sont les Conventions d'Oslo de 1972 (rejets en mer) et de Paris de 1974 (pollution marine d'origine tellurique) qui ont cours. Ces deux Conventions ont été réunies dans la Convention, baptisée «OSPAR», de 1992 «pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du nord-est». On note que les mers Baltique et Méditerranée sont exclues de la couverture géographique de la Convention «OSPAR». En fait, elles relèvent des Conventions d'Helsinki (1974) pour la Baltique et de Barcelone (1976) pour la Méditerranée.

       Selon les recommandations les plus récentes (Juin 2001), aucune installation off-shore sous la juridiction d'un état signataire de la Convention «OSPAR» ne devrait effectuer des rejets à la mer dont la teneur en hydrocarbure dépasse 40 ppm. Au 31 Décembre 2006, ces installations ne devraient plus rejeter à la mer que des eaux dont la teneur en hydrocarbure serait inférieure à 30 ppm.

Cette différence de traitement par rapport aux navires - dont les rejets doivent, eux, présenter une teneur en hydrocarbure inférieure à 15 ppm - est injustifiée et injuste. Elle est injustifiée parce que les rejets des installations off-shore sont plus polluants que ceux des navires : en plus des traces d'hydrocarbures, les eaux de production et les boues sont riches en produits chimiques et en composés métalliques et organo-métalliques. Elle est injuste car, à la fin 2006, cela fera déjà plus de 13 ans - pour les navires construits à partir du 6 Juillet 1993 - et plus de 8 ans - pour les navires existant à cette date -que leurs rejets doivent présenter une teneur en hydrocarbure inférieure de moitié à celle des installations off-shore. Qui plus est, les navires ont l'interdiction de rejeter à la mer, même avec des teneurs inférieures à 15 ppm, dans pratiquement toute la zone couverte par la Convention «OSPAR» où les installations offshore peuvent, elles, allègrement effectuer des rejets à 40 ppm (pendant encore un an) puis à 30 ppm pendant encore de nombreuses années.

       Pourtant, paradoxalement, ce sont les marins que l'on regarde comme des pollueurs, à la moindre traînée suspecte dans le sillage d'un navire.


Vous avez dit 15 ppm ?

       On a vu que le rejet à la mer de l'eau de décantation des «slop tanks» des pétroliers ou des eaux mazouteuses des cales machines de tout navire ne devaient pas dépasser 15 ppm de teneur maximum en hydrocarbures. Le contrôle de cette teneur maximum est assuré par un système qui actionne une électrovanne sur le circuit de rejet à la mer. Il commande la fermeture de l'électrovanne en cas de dépassement de la limite de 15 ppm.

       Le contrôle de cette teneur est obtenu par un moyen optique (source lumineuse dans l'ultraviolet ou l'infrarouge associée à une cellule photoélectrique, mesure de l'indice de réfraction) ou électrique (mesure de la conductivité de l'effluent). Il faut veiller à la propreté des capteurs, cellule photoélectrique ou électrodes. Sur certains modèles leur nettoyage est automatique. De nombreux systèmes de contrôle peuvent être leurrés par la présence d'oxyde de fer dans le rejet et déclencher alors que la teneur en hydrocarbures est inférieure au seuil autorisé. A bord des navires où les procédures sont strictement établies, et ils sont nombreux, ces systèmes de contrôle sont régulièrement testés au moyen d'échantillons types afin de permettre le réglage de leur seuil de déclenchement. Malheureusement, même après avoir été calibré, il n'est pas rare que le système de contrôle qui affiche une teneur en hydrocarbure inférieure à 15ppm en laisse en réalité passer beaucoup plus. Ce n'est que lorsque le bord reçoit, souvent plusieurs semaines après, les résultats des analyses des échantillons de l'eau rejetée qu'il a prélevé, que l'on s'aperçoit du dysfonctionnement. La pollution involontaire, cela existe, même si le législateur ne l'a pas expressément prévu.

 

         Et puis, il n'y a pas que le système de contrôle de la teneur en hydrocarbures du rejet qui devrait être plus fiable, il y a le séparateur à eaux mazouteuses lui-même qui est grandement perfectible, non seulement pour que son pouvoir de purification soit accru, mais aussi pour que sa maintenance soit aisée, en ces temps de réduction des effectifs à bord des navires. La première étape du traitement des eaux grasses et mazouteuses provenant de la décantation et du traitement du combustible et de la récupération des eaux de cale de la salle des machines, consiste en une décantation dans une caisse dédiée. Les résidus sont récupérés dans une caisse à boues pour être, si possible, incinérés à bord ou bien débarqués à terre, si des installations de réception adéquates existent. Le liquide récupéré après cette décantation est encore gras et contient des hydrocarbures en suspension. Il est envoyé vers le séparateur d'eaux mazouteuses, aussi appelé séparateur d'eaux de cale. Cet appareil va poursuivre la séparation entre l'eau et les hydrocarbures et huiles qu'elle contient encore grâce à des filtres et à l'utilisation de la coalescence, ou encore par centrifugation. Filtration ou centrifugation, pour fonctionner correctement un séparateur d'eau de cale doit demeurer propre. Pour cela il faut le laver... à l'eau, bien sûr. Le résultat est une eau huileuse et chargée en hydrocarbures qui est renvoyée vers la caisse de décantation pour ensuite repasser dans le séparateur d'eaux mazouteuses. Pour que celui-ci soit moins sollicité - et le personnel chargé de sa maintenance également - certains navires mettent en service une deuxième capacité en série avec la caisse de décantation. En décantant le liquide issu de la première décantation, on limite la quantité de résidus retenue par le séparateur et donc son rythme de salissure. Certains armateurs vont même jusqu'à faire installer deux séparateurs en série, l'un et l'autre réglés à 15 ppm.

       On le voit bien - n'en déplaise à certains Saint-Justs de la pollution - les séparateurs d'eaux mazouteuses et les systèmes de contrôle de la teneur en hydrocarbure qui leur sont associés ne fonctionnent pas, dans la réalité, aussi parfaitement que sur le papier glacé des catalogues de la trentaine de fabricants qui les proposent.

       La meilleure preuve en est que trois sociétés savantes mondialement renommées dans l'industrie maritime, deux américaines (la Society of Naval Architects and Marine Engineers et la Society of Marine Port Engineers) et une britannique (l'Institute of Marine Engineering, Science and Technology) ont lancé en mars de cette année un appel de 24 pages. Cet appel circonstancié vise à la formation d'un groupe de travail et de réflexion sur le sujet avec des chercheurs, des représentants de l'industrie maritime et des constructeurs de séparateurs destinés aux navires.

       Dans cet appel à une mobilisation des compétences dans ce domaine on peut lire : «En dépit de tentatives nombreuses, mais souvent peu organisées, les séparateurs d'eaux mazouteuses n'apportent pas des résultats satisfaisants, que ce soit aux armateurs, aux législateurs ou aux équipages». On ne saurait être plus explicite.


Un déchargement fréquemment impossible

       La Convention MARPOL 73/78 prévoit que des possibilités de déchargement et de traitement des eaux de cales et des résidus de combustible doivent être mises en place dans les différents ports du monde. De telles installations sont très coûteuses et les ports ne mettent guère d'empressement à s'équiper. C'est par exemple le cas dans les pays du golfe où le pétrolier qui arrive lège n'aura aucune possibilité de débarquer ses «slops» ou ses eaux mazouteuses. (Il faut savoir que lors de son voyage lège le pétrolier peut être «à ordres», c'est-à-dire qu 'il se dirige vers une région de production sans qu 'un port de chargement précis ne lui soit désigné. Si à son bord il a des «slops» résultant d'un nettoyage de ses citernes à cargaison et qu'il est averti en milieu de traversée qu 'il est affrété «full capacity», c'est-à-dire sans possibilité de charger sur les résidus de la cargaison précédente (opération dite «load on top»), que doit faire le Commandant du navire ? Si il n'existe pas de possibilité de mettre les «slops» à terre au terminal de chargement, l'alternative qui lui est offerte est simple : rejeter en plein milieu de l'océan ou perdre son emploi et être «grillé» auprès des autres armateurs de pétroliers.)

       Même en France - si prompte à faire des lois dites «anti-pollution» - on est loin du compte. Il existe en France 334 ports de commerce et de pêche (plus 228 ports de plaisance) dont 7 ports autonomes et 23 ports d'intérêt national. Si l'on s'en tient aux seuls 30 ports autonomes ou d'intérêt national, on n'en trouve que 12 dotés des installations nécessaires pour recevoir les résidus d'eau de cale et 8 en mesure de réceptionner les résidus de la centrifugation des combustibles utilisés sur les navires de pêche et de commerce. La grande majorité des pays européens font heureusement mieux.

       La Convention MARPOL 73/78 prévoit également la tenue à bord des navires d'un registre des hydrocarbures. Dans ce registre - systématiquement contrôlé par les inspecteurs de l'état du port, et tous les autres (assureur, affréteur, société de classification) - tous les mouvements d'hydrocarbures à bord doivent être notés, suivant un code précis. Après la date, l'heure de début et de fin de l'opération avec positions du navire, doivent figurer la nature (résidus, huile, combustible) et les quantités concernées.

       Le Chef Mécanicien doit se montrer prudent lorsqu'il remplit ce registre. En particulier si le navire a embarqué du combustible de meilleure qualité que lors des voyages antérieurs, il y aura moins de résidus que les fois précédentes et les inspecteurs seront tentés de croire qu'au cours du dernier voyage une partie a été rejetée en mer. Moralité : le Chef Mécanicien est tenté de gonfler les quantités de résidus machine et les temps de fonctionnement de l'incinérateur et du séparateur d'eaux mazouteuses pour rester dans la moyenne et que le navire ne puisse être suspecté d'avoir effectué un rejet illicite. De toutes façons, seul un Chef Mécanicien qui s'entend bien avec le Commandant peut avoir ce genre de tentation puisqu'aux termes de la loi c'est ce dernier qui sera seul inquiété, en tant que «Chef de l'expédition maritime».

Le Commandant a donc le choix de bien faire et laisser dire ou rien dire et laisser faire !


Dix ans de prison et vingt ans de salaire

       Dix ans de prison et jusqu'à 1 million d'euros d'amende - soit vingt ans de salaire - voilà la peine maximum encourue par le Commandant d'un navire français en cas de rejet illicite. (Article 1218-10 du Code Pénal modifié par la Loi 2004-204 du 9 mars 2004.)

       Rien qu'à la lecture des peines encourues on peut raisonnablement penser que, en dehors de rares amateurs de roulette russe, si une pollution est constatée à proximité de côtes que l'on sait très surveillées, elle ne peut être qu'involontaire.

       Désormais les magistrats fondent leur conviction d'une pollution par hydrocarbure sur de simples constatations visuelles de fonctionnaires des douanes ou de militaires, appuyées par des photographies interprétées par un autre fonctionnaire des douanes. Pendant de nombreuses années cela était considéré comme insuffisant pour apporter la preuve d'une pollution par hydrocarbure. Actuellement, en France et dans d'autres pays d'Europe, la tendance est de s'en contenter.

       Peut-être serait-il bon d'en débattre car, si la preuve de la pollution par hydrocarbure pouvait être simplement apportée par une observation visuelle et quelques photos, pourquoi des recherches seraient-elles actuellement menées pour trouver un moyen de «marquer» les hydrocarbures, et donc leurs résidus ? Tout simplement parce qu'en incorporant aux hydrocarbures un marqueur on pourra, de façon certaine, déterminer leur provenance ce qui, actuellement, est difficilement le cas.

       Enfin, au pays des droits de l'homme, est-il raisonnable pour le législateur d'imposer aux Commandants de navires la présomption de culpabilité et ne compromet-on pas de ce fait la tenue d'un procès équitable ?

Le "bio" qui tue (humanisme)

Par Le 23/02/2016

Si manger de la viande bio "rassure" le consommateur, ça ne change rien au fait que ces animaux sont abattus pour nos assiettes. Où se situe par conséquent, la notion du "Bio" ?....Est-ce uniquement un souci alimentaire ou est-ce avant tout un positionnement de conscience morale ?...La même question se pose sur les ananas bio ou les avocats bio qui ont parcouru des milliers de kilomètres en cargo ....C'est "bio" ça ?....

"Pardon pour la violence de ces images de bon matin, mais pour que cesse cette barbarie et que les mentalités changent, il faut parfois montrer l'insupportable.
Manger de la viande bio pour se donner bonne conscience est une aberration.
Dans nos sociétés, il n'est pas nécessaire de tuer des êtres vivants et sensibles pour vivre bien et être en bonne santé.
Nous avons la possibilité de choisir une alimentation sans violence et de ne plus consommer de produits issus d'une industrie criminelle, sadique et sanglante.
Continuer à manger des animaux que l'on serait bien incapable de tuer nous-mêmes si le choix nous était donné, et encore moins de cette manière, est un comportement absurde, incohérent et primitif !
Remettons de la conscience sur la nourriture que nous donnons à notre corps car elle nourrit aussi notre âme.
Ce steak dans votre assiette, souvenez-vous qu'il s'agit d'un animal, d'un être émotif et sensible, comme votre chat, votre chien, vous-même ou n'importe lequel d'entre nous, qu'il s'agit d'une vie, d'une âme et qu'en le mangeant ainsi, négligemment, sans porter plus d'attention à ce que représente sa mort, vous mangez également son karma, ses souffrances, ses douleurs, son chagrin. Et tout se paye un jour...
Nous voulons le changement, alors commençons par changer nos habitudes les plus archaïques."

Dominique Béroud

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Le "parano" vous salue bien. (école)

Par Le 23/02/2016

Je ne vais pas dire que je suis "heureux" de ce désastre mais presque...

Ceci étant dit pour les collègues de mon école qui m'ont balancé comme une merde et ne m'adressent plus la parole. Pour les personnels du rectorat qui n'ont vu en moi qu'un esprit malade.

Pour toutes les personnes qui s'imaginent que je suis en "vacances" aux frais de l'Etat.

Eh bien, allez-y, maintenant, démerdez-vous. 

Moi, j'avais raison.


 

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La déchéance des collèges

Comment imposer à tous une réforme absurde ?

On nous l'avait promise ! Elle arrive. A coups de formations forcées, de formateurs recrutés à la dernière minute, peu convaincus : la réforme du collège avance... Publicités mensongères, désinformations, censures sur la réalité dans les établissements, décrets la nuit même d'une grande grève, elle se met en place. Et elle divise pour mieux régner. On donne à l'un et on reprend à l'autre, on autorise ici mais interdit là.. ainsi les enseignants de langue allemande, italienne, allemand, les professeurs d'EPS, de musique, d'arts plastiques ne sont plus du tout logés à la même enseigne selon qu'ils exercent à Paris, ou ailleurs.

 Qui n'en a pas entendu parler de la suppression du latin, du grec, de la disparition annoncée des classes bilangues, finalement maintenues dans certains établissements mais pas dans les autres ?

Depuis des mois, familles et enseignants se battent côte à côte pour une réforme juste, égalitaire, où l'éducation reste nationale et non locale. Un enseignement de qualité où les fondamentaux seraient privilégier : lire, écrire, compter, créer. 

Le gouvernement impose le silence sur les grèves, celle du 26 a été une réussite mais qui a su que des collèges morts expliquaient à des journalistes le pourquoi d'une mobilisation générale ?

Les enseignants doivent recevoir 5 journées de formation pour préparer la rentrée 2016 : les deux premières ont tourné à vide. Pas de contenus, juste des simulations au conditionnel de ce qui serait peut-être possible autant dire irréalisable. Les formateurs sont pour la plupart eux-mêmes contre cette réforme et se trouvent face à des groupes entiers d'enseignants qui ne savent plus vers qui se tourner pour se faire entendre : "on nous demande toujours plus et mieux avec moins d'heures" "on annonce de l'aide " individuelle qui va se faire entre 24 et 29 par classe !" "les projets qui existaient ne peuvent plus exister ; nous n'avons plus les moyens de les garder", "on nous promettait l'autonomie des établissements, la possibilité d'adapter nos moyens aux besoins, c'est pire qu'avant, on ne peut plus rien faire"

Cette réforme va passer coûte que coûte, à grands coups de massues et d'intox médiatique uniquement pour des questions budgétaires. Et nos enfants dans tout cela ?

 

 

 


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Despotisme sanitaire (politique et santé)

Par Le 23/02/2016

 

 

Un évènement assez rare est survenu ce week-end. Un jeune fonctionnaire en charge d’une instance sanitaire a démissionné en claquant bruyamment la porte et en faisant savoir à quel point sa mission s’était transformée en mascarade. Ce sont habituellement des retraités qui se risquent à une telle franchise qui ne pardonne pas dans l’Administration.

Thomas Dietrich était Secrétaire général de la Conférence Nationale de Santé (CNS). Lesmissions officielles de la CNS, organisme consultatif rattaché au Ministère de la Santé sont les suivantes :

« Art. L. 1411-1-1. - La Conférence nationale de santé a pour missions : 
- 1° D’analyser les données relatives à la situation sanitaire de la population ainsi que l’évolution des besoins de celle-ci ; 
- 2° De donner un avis au Gouvernement sur le rapport annuel prévu à l’article L. 1411-1 ainsi que sur toute autre question qu’il lui soumet et de formuler des propositions en vue d’améliorer le fonctionnement du système de santé ; 
- 3° D’élaborer, sur la base des rapports établis par les conseils régionaux de santé, un rapport annuel, adressé au ministre chargé de la santé et rendu public, sur le respect des droits des usagers du système de santé ; 
- 4° D’organiser ou de contribuer à l’organisation de débats publics permettant l’expression des citoyens sur des questions de santé ou d’éthique médicale.

En créant cet espace de débat et d’expression des parties prenantes de la santé, la Loi de 2004 a lancé le concept de Démocratie Sanitaire qui fait florès depuis et ne quitte pas la bouche de Marisol Touraine.

Malheureusement pour Marisol Touraine, en démocratie, le peuple n’est pas obligé d’être en accord avec la feuille de route de la Ministre. Le législateur avait pourtant verrouillé le dispositif : les 120 membres bénévoles de la Conférence doivent être adoubés par le Ministère et ne peuvent effectuer plus d’un mandat de 3 ans.

Malgré ces garde-fous, la CNS a émis des opinions ou des recommandations qui n’ont pas plu à la Ministre. Situation banale. Que fait un ministre dans cette situation ? Il ignore ces recommandations. Marisol Touraine a été plus loin : elle a envoyé ses sbires remonter les bretelles du Secrétaire général du CNS, Thomas Dietrich, coupable d’avoir permis l’expression de recommandations n’allant pas dans le sens voulu, notamment sur les vaccinations.

Habituellement, le fonctionnaire tancé fait alors ses excuses à sa hiérarchie, bafouille qu’il va contacter les impudents et tenter de les faire rentrer dans le rang, même si une telle influence est ridicule, antidémocratique, et contraire à l’esprit de la Loi. Mais là, Marisol Touraine est tombée sur un os, ce qui rend l’histoire intéressante.

Le jeune Secrétaire général de la CNS semble avoir échappé au profilage psychologique qui prévaut au recrutement de certains fonctionnaires. C’est un jeune homme au parcours atypique. Il s’est révolté contre cette

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forfaiture et a démissionné bruyamment, en décrivant dans un brûlot de 28 pages la tartuferie éhontée de Marisol Touraine, que l’on pourra appeler désormais MariSoleil tant son comportement ressemble à celui d’un despote éclairé (par sa seule cour...).

Ce cri de révolte contient des éléments qui ne surprendront pas les habitués des ors ministériels, mais qui permettront peut-être au citoyen de comprendre pourquoi Marisol Touraine s’est aliéné la quasi totalité des syndicats de soignants professionnels. Extraits :

"La démocratie en santé n’est pas la reine de l’échiquier ; elle en est le fou. Et avec elle, tous ceux qui y croient ; ces bénévoles, usagers, professionnels de santé, élus, partenaires sociaux, qui donnent de leur temps et de leur énergie dans des instances nationales (...) ceux-là même qui croient que la réflexion issue du terrain fera évoluer notre système de santé, alors qu’elle ne servira que de faire-valoir.

S’il faut user d’une expression quelque peu triviale, j’emploierais celle de mascarade. J’en suis désormais convaincu : la démocratie en santé n’est qu’une vaste mascarade montée par les hommes et les femmes politiques pour faire croire à une certaine horizontalité de la décision publique en santé - alors qu’elle n’a jamais été aussi verticale. Et tout ceci au détriment des citoyens, dont on utilise les deniers pour mettre sur pied des instances consultatives qui, comble du cynisme, ne doivent à aucun prix remplir le rôle qui leur a été assigné par la loi."

(...)

"L’avis de la CNS sur la proposition de loi « fin de vie » fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. La Ministre rentra dans une colère noire à l’encontre de la CNS, qualifiée par des membres du cabinet d’instance « inutile » et « incontrôlable »."

(...)

"L’ire ministérielle, comme vous pouvez vous en douter, est une maladie très contagieuse. A une vitesse prodigieuse, elle s’empara du directeur général de la santé, de son chef de service en-dessous de lui et de toute la hiérarchie de la DGS. J’ai pu alors constater que l’un des principaux symptômes de cette maladie se révèle dans la « réunionite aigue ». Par conséquent, j’eus le privilège d’être convoqué à un chapelet de « points CNS », où l’on me reprocha un avis dont je n’étais d’ailleurs nullement responsable – la parole des membres n’étant pas soumise au contrôle du secrétariat général de l’instance. 
Très vite, le loup sortit du bois. Lors de plusieurs réunions tenues la semaine du 12 au 16 octobre en présence de Benoît Vallet et de Christian Poiret, chef de service, secrétaire général de la Direction Générale de la Santé, il fut exigé que je fasse relire les avis ou contributions de la CNS par le cabinet de la Ministre, préalablement à leur publication. Ainsi, le cabinet pourra expurger tous les passages qui lui sembleraient trop contestataires. Bien entendu, je refusais, m’arc-boutant sur le décret disposant de la liberté de parole de la CNS et étant tout à fait conscient que si je cédais, ce serait signer l’arrêt de mort de l’instance."

(...)

"Pendant une heure, Christian Poiret tenta de me faire céder. Je le revois encore debout, en bras de chemises, la cravate dénouée, le regard tantôt carnassier tantôt absent, plein de sa morgue d’ancien officier et de la mission que lui avait confiée ses supérieurs hiérarchiques – aussi irrégulière puisse-t-elle être. Statue du commandeur de carton-pâte, il usa d’abord de la carotte, en m’affirmant que si le contrôle du Ministère s’exerçait ici, c’était pour « protéger la Présidente et les membres » d’une réaction trop vive de Marisol Touraine. Puis, constatant que sa danse des sept voiles ne fonctionnait guère, il eût pour moi des amabilités que je ne suis pas prêt d’oublier : 
- « Thomas, vous n’êtes pas un homme ici, vous n’êtes pas un citoyen, vous êtes un subordonné embauché pour obéir ! » 
- « Rappelez-vous qui vous paye ! » ; ce à quoi je rétorquais du tac-au-tac : « Les citoyens. ». Ma réponse, étrangement, ne lui plût pas. 
- « Quand on a un cas de conscience comme le vôtre, on démissionne. Je vous encourage d’ailleurs à le faire si votre cas de conscience persiste. »

Et autres petites douceurs du même acabit... "

Ce document mérite vraiment d’être lu en totalité. Il éclaire le fonctionnement de nos gouvernants. Il montre à quel point le terme "démocratie" a été vidé de son sens.

Thomas Dietrich a également publié sur Twitter la lettre de menaces qu’il a reçu du Secrétaire général du Ministère après avoir diffusé son document.

Pour lire un Format lisible de cette lettre

Il note avec justesse que cette lettre recommandée ne dit pas un mot sur le fond, mais conteste juste la diffusion de ces informations.

Face à la CNS qu’elle qualifie d’incontrôlable, Marisol Touraine a commis un acte manqué en lançant l’été dernier uneGrande Conférence de Santé, allusion indirecte à sa considération pour la "petite" Conférence Nationale de Santé dont elle a rogné le misérable budget (les membres bénévoles n’étaient remboursés que de leurs frais de déplacement). Comme le raconte Thomas Dietrich, elle a été plus loin en lançant L’Institut pour la Démocratie en Santé avec des partenaires beaucoup plus dociles car tous financés par le Ministère de la Santé. Le but affiché de cet institut est deformer les responsables du système de santé sur les enjeux, méthodes et outils sanitaires. On ne peut être plus clair : il s’agit de faire rentrer les acteurs de la santé dans le moule ministériel afin que tous ne parlent que d’une voix : celle de la Ministre. Elle s’appuiera principalement sur une association "amie", le CISS, qui est aux usagers de la santé ce que les syndicats patronaux étaient à l’industrie automobile dans les années soixante. Son budget de 2 millions d’euros en 2009 provenait pour 1,4 M€ du Ministère, et pour une partie de l’industrie pharmaceutique. Budget à rapprocher des 80.000€ alloués à la CNS.

Ayant étouffé la voix du peuple et des acteurs du soin, la Ministre va pouvoir poursuivre ses réformes jacobines sans contradiction.

Madame Touraine, vous bafouez les lois pour faire taire ceux qui agissent au quotidien pour la santé des français.

Vous faites honte à la République !

Au Ministère de la Maladie (santé)

Par Le 23/02/2016

La fracassante démission d'un haut cadre du ministère de la Santé

Daniel Rosenweg |  | MAJ : RÉAGIR

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INFO LE PARISIEN

Un haut cadre de la santé publique a décidé de démissionner. Il dénonce des dysfonctionnements au sein du ministère de la Santé.
Un haut cadre de la santé publique a décidé de démissionner. Il dénonce des dysfonctionnements au sein du ministère de la Santé. LP/C.L

 

« Permettez-moi, Monsieur le directeur général, l’ultime honneur de ne pas vous saluer » ! Ce propos peu commun conclut une lettre de démission pour le moins explosive, datée de vendredi et signée « Thomas Dietrich, ex-responsable du secrétariat général de la Conférence nationale de santé, de mars 2015 à février 2016 ».



Adressée au Directeur général de la Santé, Benoît Vallet, son supérieur hiérarchique, cette courte missive s’accompagne surtout d’une « contribution » destinée à l’Inspection générale des affaires sociales, dans laquelle ce diplômé de Sciences Po et romancier* n’y va pas de main morte. Ce document de 28 pages que nous avons pu consulter est un véritable brûlot contre le ministère de la Santé. Ce dernier ne porterait en fait que très peu d’intérêt à ce que pense le public sur des grands sujets de santé comme la vaccination, la fin de vie ou encore l’e-santé. Selon Thomas Dietrich, « ladémocratie dans le domaine de la santé n’est qu’une vaste mascarade montée par les politiques».
 

Des pressions sur des sujets sensibles

 

Il sait de quoi il parle puisque durant un an, il a dirigé le secrétariat général de la Conférence nationale de santé (CNS). Créé par une loi de 2004, cet organisme (à ne pas confondre avec la Grande conférence de santé qui s’est tenue jeudi dernier), est constitué de 120 membres, représentants l’ensemble du paysage de la santé : usagers, professionnels du soin, élus, chercheurs, assureurs, laboratoires… Sa mission est simple : rendre des avis indépendants pour éclairer, notamment les parlementaires et le ministère.

Cette instance est assujettie à la Direction générale de la Santé, elle-même dépendant de la ministre, Marisol Touraine. Or, selon Dietrich, le ministère ne supporterait pas certaines prises de positions. Son avis sur la « Loi fin de vie », qui n’allait pas assez loin, fut le début de l’entrée en disgrâce de la CNS. Le coup de grâce vint lorsque sa présidente, Bernadette Devictor, afficha sa volonté de piloter un débat national sur la vaccination.

Des pressions commencèrent alors à s’exercer. Lors d’une réunion avec Benoit Vallet, rapporte Thomas Dietrich, « il fut exigé que je fasse relire les avis ou contributions de la CNS par le cabinet de la ministre ». Une première. Plus tard, le fonctionnaire fut convoqué par sa hiérarchie qui s’opposait à la diffusion d’une lettre d’information de la CNS. « La volonté affichée d’organiser un grand débat sur la vaccination avait effrayé », écrit le démissionnaire.

Finalement, la ministre demandera un rapport sur la vaccination à une député socialiste, Sandrine Hurel, et lancé un débat national dont l’organisation a été confiée au Pr Alain Fisher, « membre éminent du comité de campagne de Martine Aubry, lors des primaires de 2011 », rappelle encore l’auteur.
 

Une importante baisse de budget 

 

Pendant ce temps, la source financière de la CNA s’est tarie. La part servant à indemniser ses membres bénévoles est tombée de 80 000€ en 2012 à 59 600€ en 2015. La part servant à organiser les débats publics est tombée de 141 000€ à 96 000€. De même, les promesses du Directeur général de la Santé de renforcer les rares effectifs n’ont finalement pas été tenues.

Une évolution qui n’a rien d’économique, si l’on en croit Thomas Dietrich, car le ministère a pu trouver 400 000€ pour financer une nouvelle structure, « l’institut pour la démocratie en Santé », dont la secrétaire générale était jusque-là conseillère de Marisol Touraine. « Il lui fallait s’assurer que la démocratie en santé serait à sa botte ».

Interrogé samedi, Thomas Dietrich « assume » sa lettre. « Je démissionne parce que je n’ai rien à perdre, je suis libre. Je sais que je risque des sanctions en tant que fonctionnaire, mais je ne pouvais pas continuer comme ça ».

*Thomas Dietrich vient de publier chez Albin-Michel « Les enfants de Toumaï ».

 

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La grande désillusion (école)

Par Le 23/02/2016

Professeure des écoles : la grande désillusion

Directrice d’école, Françoise Van Rie a démissionné de l’Éducation nationale, poussée par une overdose d’enfants lobotomisés, de parents qui se défoulent et une administration toujours plus oppressante.

22/02/2016 à 09:00 , actualisé le 21/02/2016 à 17:05

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Françoise Van Rie : «  Ce n’est pas à coup de réformes qu’on va changer l’éducation. »  Photo RLFrançoise Van Rie : « Ce n’est pas à coup de réformes qu’on va changer l’éducation. » Photo RL

Institutrice, c’était le métier de ses rêves, sa vocation. Françoise Van Rie s’est toujours donnée à fond, d’abord dans ses études puis dans son métier. « À aucun moment je n’imaginais finir ma carrière ailleurs. »

Seize ans après ses débuts, dont quatorze comme directrice, cette professeure des écoles d’Alsace bossue démissionne de l’Éducation nationale, moralement épuisée. C’était en juillet 2015.

Françoise sourit toujours quand on lui demande si elle va bien, et est peu encline à baisser les bras. Sa dernière année dans l’Éducation nationale n’avait pourtant rien d’une sinécure.

Ses doutes quant à sa vocation naissent il y a huit ans. « J’avais déjà remarqué beaucoup de changements par rapport à mes débuts, à commencer par les enfants. Leur éducation est différente. L’école ne présente plus d’intérêt pour certains, quoi qu’on fasse. Ils n’arrivent plus à tenir une fois assis, ils n’ont plus de patience. Quand ils arrivent à l’école, la tête pleine d’images, après avoir regardé la télévision ou joué à la console, ils sont déjà vidés. »

Les parents, également, ont changé. Ils s’octroient le droit de donner des leçons aux professeurs, que cela soit par rapport au contenu pédagogique ou aux comportements. « Il y a des choses dites gentiment, après tout, personne n’est parfait. Mais certains jours, nous servons de défouloir. » Il y a aussi les parents qui rentrent tard et dont l’enfant est fatigué et qu’ils ne mettent pas à l’école le lendemain…

Au niveau administratif également, les exigences sont de plus en plus fortes.

On peut imaginer qu’en tant que directrice, Françoise aurait eu l’opportunité de faire bouger les choses ; en réalité, sa fonction se transforme « en poids phénoménal sur les épaules ».

Mais Françoise n’écoute que sa nature optimiste et décide de poursuivre, même si elle sait désormais qu’elle ne fera pas ce travail toute sa vie. Elle décide d’attendre que son second enfant soit au collège pour avoir plus de liberté.

Overdose

Toutefois, l’an dernier à la même époque, alors qu’elle venait d’arriver à l’école, elle n’arrive plus à respirer correctement. Finalement emmenée par les pompiers à l’hôpital de Sarrebourg, Françoise rencontre une infirmière qui détecte chez elle une grosse crise d’angoisse et lui conseille de penser à elle-même. « J’ai fait une overdose d’école. Je ne voulais plus en entendre parler. Même l’idée d’aller chercher mes enfants à l’école me paniquait. »

Françoise est arrêtée deux mois et reçoit des témoignages de sympathie de la part d’enfants et de parents. Elle reprend en avril, pour « achever ses projets et l’année scolaire avec les enfants ». Une situation pénible pour elle, mais la directrice laisse venir les vacances, pensant le repos salvateur.

En vain. « Je n’arrivais pas à décompresser. Je voulais arrêter. Mon mari m’a soutenue. J’ai voulu trouver un autre poste dans l’Éducation nationale, mais visiblement, je n’étais assez malade pour qu’on me propose quelque chose. On ne m’a pas aidée. »

La jeune quadragénaire n’est pas amère, ce n’est pas dans son caractère. Elle a repris un travail, et ne désespère pas de trouver une seconde vocation.

J’ai démissionné de l’Éducation nationale

« Je venais de finir cette lettre de démission fin juillet et j’ai ouvert un nouveau document. Je voulais me libérer, je n’imaginais pas publier J’ai démissionné de l’Éducation nationale. Je pensais que je m’arrêterais au bout d’une page, mais no n. »

Françoise Van Rie a poursuivi son travail d’écriture jusqu’à la veille de ses 40 ans, le 11 septembre 2015. Le point final de son livre est devenu le point final de sa carrière.

Son livre se veut dans l’esprit d’un journal, d’un témoignage. « Je ne critique pas, je ne fais que constater. On n’a qu’une vie, et je n’allais pas me battre contre des moulins à vent. »

Ph. H. B. J’ai démissionné de l’Éducation nationale (Edilivre) est disponible en librairie.

L'énergie vitale

Par Le 22/02/2016

20 FÉV

11:17

Partager la publication "Le corps humain est maintenu en vie par un flux énergétique appelé énergie vitale"

Le corps humain est maintenu en vie par un flux énergétique appelé énergie vitale. Cette énergie entretient le corps en parfait état de santé, condition normale de l’être humain. Dans cet état de santé, nous ressentons le bien-être et la joie de vivre.

Chacun de nous dispose d’un potentiel d’énergie vitale individuelle, variable selon ses acquis depuis la naissance. Elle augmente ou diminue en fonction de notre mode de vie sur le plan physique et émotionnel. Le manque d’énergie vitale entraîne des défaillances dans le fonctionnement du corps.
Toutes les fonctions vitales indispensables sont régies par cette énergie intérieure intelligente et fiable qui rend possible la vie corporelle.

Cette intelligence vitale qui contrôle toutes les activités du corps, effectue des milliards de fonctions en même temps sans que nous en ayons conscience. Nous ne pouvons pas arrêter consciemment ces processus vitaux essentiels comme les battements de notre cœur, par exemple.

L’autoguérison, une capacité naturelle du corps humain, dépend de la vivacité de cette énergie. Il s’agit d’une intelligence qui met en place des processus visant à rétablir le bon fonctionnement de l’organisme lorsqu’il y a déséquilibre. Cette intelligence dépasse le niveau de compréhension de notre mental. Il suffit d’observer le processus de cicatrisation d’une plaie pour voir cette intelligence à l’œuvre.  Autre exemple d’expression de cette intelligence vitale : la fièvre. Elle est là pour nettoyer le corps de tout ce qui est indésirable. Plus un individu recèle de puissance vitale, moins son organisme tolère l’accumulation de toxines ou toute cause de déséquilibre.

Ces symptômes vitaux ne sont pas compris par la médecine. Ce que la médecine prend pour phénomènes pathologiques, ne sont bien souvent que des symptômes liés à l’expression de l’intelligence vitale.

L’acharnement médical visant à supprimer ces symptômes vitaux engendre énormément de dégâts. Il en résulte l’installation de maladies chroniques et dégénératives. Le retour vers une meilleure santé reste possible si on donne à l’organisme les moyens de se recharger en énergie vitale. Ce retour à la santé passe souvent à travers des crises ou « maladies aiguës » Ces manifestations sont nécessaires pour permettre au corps de s’auto-équilibrer et de se rétablir.

Ne cédons pas aux peurs, laissons l’organisme se régénérer sans le contrarier.

Quelle est l’origine de l’énergie vitale ?

L’énergie vitale est de nature spirituelle. Elle existe au-delà de ses manifestations physiques. Quand nous sommes ancrés dans le moment présent, il est possible de ressentir tout ce flux vital qui émane de l’intérieur de nous.

Les magnétiseurs, les guérisseurs, les acupuncteurs nous aident avant tout à drainer les flux de notre propre énergie, mais il s’agit toujours de « béquilles » qui, comme tous les  remèdes, peuvent se révéler transitoirement utiles.

Augmenter son capital vital

 Il va de soi que seule une vie saine permet de garder ou augmenter son potentiel d’énergie vital. Le sommeil, la relaxation et la méditation rechargent nos batteries. La respiration, de préférence au grand air et au soleil, nous emplit d’énergie. La respiration est une fonction sur laquelle nous pouvons avoir une action directe à tout moment.
Chaque fois que nous emplissons nos poumons d’air, nous vitalisons en même temps  notre organisme avec un principe vital appelé prâna. Le prâna, c’est la vie. Nous respirons la vie.
Le soleil nous nourrit. On nous a appris à avoir peur du soleil alors qu’il est vital pour notre santé. Tout en évitant l’exposition excessive aux heures chaudes, respirons, bougeons notre corps, marchons pieds nus sur l’herbe, le sable, la terre et remercions le soleil.
Une alimentation vivante, donc majoritairement cru, est primordiale  pour maintenir notre énergie à bon niveau.

Pour ne pas se laisser dépouiller de notre vitalité, il va falloir fuir autant que possible les sources de pollutions électromagnétiques. (antenne-relais, wifi, téléphone mobile continuellement en fonctionnement  près du corps, etc.)

Le plexus solaire est le principal point de jaillissement de l’énergie vitale. Ce centre d’énergie constitue l’axe de rencontre de l’esprit universel avec le physique. En conséquence, c’est à ce niveau que l’universel se différencie dans individuel, c’est-à-dire en chacun de nous. Quand le plexus solaire ne subit aucun blocage, il irradie la vie, l’énergie et la vitalité vers  toutes les parties du corps. A ce moment-là, le corps est plein de vigueur et de santé.

Ce rayonnement du plexus solaire est perturbé par les émotions négatives. Quand notre soleil intérieur ne génère plus assez d’énergie pour vitaliser le corps, l’afflux de vie et d’énergie ralentit ou se bloque et c’est la cause de la plupart des maladies du genre humain.

En conséquence, notre manière de penser a une influence déterminante. Il apparaît donc clairement que le fait de laisser briller notre lumière intérieure  fera disparaître les zones d’ombre qui perturbent le flux du plexus solaire. Faire briller notre lumière passe nécessairement par l’énergie du cœur. Ainsi, la meilleure vitamine est la vitamine Amour.

En conséquence, à chaque moment de nos journées, soyons conscients combien nos états d’être, nos émotions sont déterminants quant à l’augmentation ou la diminution de notre énergie vitale. Ayons toujours à l’esprit que les émotions négatives, les conflits, les tensions intérieures, les peurs  bloquent ou annihilent cette énergie de vie. Sentons à quel point les états d’esprit toujours positifs, joyeux, l’Amour, l’humour nous font vibrer dans de hautes fréquences bienfaisantes. Il est important de vivre authentiquement selon ses ressentis. Ne  condamnons pas les désirs physiques s’ils sont authentiques, c’est-à-dire n’émanant pas de certaines perversions ou décadences sociales.
En conclusion, pour bien faire circuler notre énergie vitale, soyons en harmonie avec nous-mêmes. Être en accord avec ce que nous sommes réellement au fond de nous-mêmes nous relie à l’Esprit Universel. Cette reconnexion avec l’Esprit Universel nous emplit de cette énergie de vie qu’est l’Amour, le véritable carburant de notre énergie vitale. L’énergie vitale est universelle et intelligence. Elle imprègne tout ce qui vit. La science ne peut lui insuffler la vie.


Source : Bickel

La terre et le jardinier (sexualité sacrée)

Par Le 22/02/2016

KUNDALINI

"Aimer la vie en aimant la vie de l’être aimé.

Dans le tantrisme, la femme est une divinité créatrice, celle qui porte et donne la vie. L’homme en est le jardinier. Il est en adoration devant la matrice, il est à son service non pas dans une soumission néfaste mais dans une complète égalité. Il est le laboureur aimant et amant et il s’applique à extraire avec patience, douceur et énergie tout ce que la terre peut donner. La femme par l’accueil intégral de la vigueur sexuelle de l’homme révèle cette dimension énergétique qui est en elle et en lui. Le lingam de l’homme apporte la matière dans la conscience du yoni féminin. Le tout emplit le vide qui lui-même porte le tout en gestation. La vie insérée dans l'entité féminine a besoin d'une étincelle pour s'épanouir et l'homme tantrique porte en lui le potentiel d'un brasier.  Le jardinier ne pourrait se découvrir sans l’amour qu’il porte à la terre mais également si la terre ne se laissait aimer. Il ne serait qu’un dieu sans univers, un vide conscient qui ne pourrait se réjouir. "

 

Yin yang

 

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