Là-Haut

Articles de la-haut

Sur la littérature (société)

Par Le 20/01/2016

16 janvier 2016 | 3 commentaires

La littérature va-t-elle disparaître ?

 

 

En me promenant sur Internet, je suis tombé sur cette interview de Philip Roth, datant de 2013. La phrase suivante m’a particulièrement interpellé :

Je peux vous prédire que dans trente ans, sinon avant, il y aura en Amérique autant de lecteurs de vraie littérature qu’il y a aujourd’hui de lecteurs de poésie en latin.

Philip Roth

Philip Roth, écrivain américain né en 1933

Il va même plus loin sur la lecture en général :

La lecture, sérieuse ou frivole, n’a pas l’ombre d’une chance en face des écrans : d’abord l’écran de cinéma, puis l’écran de télévision, et aujourd’hui l’écran d’ordinateur, qui prolifère : un dans la poche, un sur le bureau, un dans la main […] La lecture sérieuse n’a jamais connu d’âge d’or en Amérique, mais personnellement, je ne me souviens pas d’avoir connu d’époque aussi lamentable pour les livres.

Interpellé par de tels propos, j’ai d’abord pensé : « Philip Roth exagère, il est trop pessimiste ». Puis cela a été : « Même s’il exagère et qu’il cherche à provoquer, il est vrai que les gens lisent moins, que les écrans sont partout… Mais la littérature ne peut pas mourir ».

Pourtant, plus j’y songeais, plus je m’apercevais que Philip Roth avait sans doute raison et que peut-être, sa prédiction était déjà réalisée. 

La fin d’une époque

Je pense en effet que la lecture et la littérature subissent un déclin structurel et irréversible. Le temps où nos sociétés étaient basées sur le livre (c’est-à-dire, en simplifiant, du XVième siècle avec l’invention de l’imprimerie jusqu’au XXième siècle avec le livre de poche) est révolu.

Le livre et la lecture n’attirent plus autant qu’auparavant. Songeons que des personnes ne lisent jamais (1 Français sur 3 en moyenne) et que le nombre de lecteurs réguliers ne cesse de diminuer. Fréquemment, un article de presse est publié pour faire état de la diminution du nombre de lecteurs et du temps réduit consacré à la lecture (le dernier en date : En 25 ans, deux fois plus de livres publiés mais de moins en moins lus). Lire requiert un investissement personnel important et exige deux choses : de la concentration et du temps. Or, de nos jours, à l’heure des sollicitations multiples et abondantes et des rythmes journaliers effrénés, la concentration et le temps libre sont rares et précieux. La télévision, Internet et les jeux vidéos balayent les velléités de lecture.

Children reading on the roof

Photo de Raul Liberwirth (CC-BY-NC-ND)

Les autres loisirs ont le vent en poupe et si l’on parle de chiffres, on entre dans une autre dimension. Songeons que lorsqu’un film fait un « flop », il enregistre malgré tout quelques dizaines de milliers d’entrées voire une ou deux centaines de milliers. De tels chiffres feraient rêver tout auteur ou éditeur (on considère qu’un livre est un best-seller dès qu’il se vend à plus de dix mille exemplaires). Je ne parle même pas des audiences des émissions de télévision, des visionnages des vidéos Youtube, des téléchargements des jeux sur l’AppStore… Les gens regardent la télévision et des séries télé, ils jouent aux jeux vidéos, surfent sur Internet mais ils ne lisent pas.

La vraie littérature : c’était mieux avant ?

Et la vraie littérature ? Notons avant tout chose que Philip Roth parle de « vraie littérature », c’est-à-dire les livres des Proust, Joyce, Fitzgerald… Il la distingue de la littérature « frivole », celle de l’entertainment (Musso, J.K Rowling etc.) même si son constat sur la lecture est valable pour tout type de littérature.

Qui lit encore de nos jours des auteurs classiques : Hugo, Proust, Stendha ?

La langue employée dans les livres de « vraie littérature » (contemporaine et ancienne) est souvent complexe, belle et riche. Il faut également disposer d’un bagage culturel important pour se lancer dans la lecture d’un ouvrage de « vraie littérature » surtout si l’on lit des classiques écrits il y a des décennies voire des siècles. Qui lit encore de nos jours des auteurs classiques : Hugo, Proust, Stendhal ? Quelques érudits, des étudiants (pour la plupart contraints et forcés) et des passionnés mais combien sont-ils ? Et lisent-ils beaucoup ? Combien d’heures par jour ? Qui aujourd’hui se lance dans la lecture d’un énorme pavé de Zola ou Tolstoï ? Une poignée de lecteurs. Et même parmi eux, un certain nombre le trouverait ennuyeux et ne prendrait pas de plaisir à le lire. Faites le test autour de vous : demandez qui a lu Guerre et Paix de Tolstoï.

Était-ce mieux avant ? Rien n’est moins sûr. Certes, auparavant les gens lisaient plus, c’est indéniable. La lecture était une distraction qui n’avait pas de concurrente. Mais les gens lisaient-ils plus de « vraie littérature » ? Peut-être mais je ne suis pas certain que les lecteurs de Proust et de Zola étaient sensiblement plus nombreux hier qu’aujourd’hui. Les classiques et la vraie littérature s’adressent aux passionnés, aux curieux et aux personnes ayant un niveau éducatif élevé, bref, à peu de personnes au final.

En revanche, la lecture, même si elle décline, n’est pas vouée à disparaître car la lecture « frivole », comme dirait Roth, résiste plutôt bien. Il suffit de songer aux best-sellers du typeCinquante nuances de Grey, Game of Thrones, Harry Potter, les Marc Levy et Guillaume Musso, auxquels s’ajoutent tous les textes disponibles sur Internet et notamment sur les sites tels que Wattpad.

Old Bible

Photo d’Olga Caprotti (CC-BY-NC)

Mutation et disparition

La lecture et la littérature semblent être en mutation. La lecture est maintenant morcelée : on lit un roman vingt minutes le matin dans le métro puis durant la pause déjeuner, on consacre quinze minutes à la lecture d’un blog, d’articles de presse (relayés pour beaucoup via Facebook ou Twitter), de textes sur Wattpad… On se remet à lire son roman le soir dans le métro et avant de se coucher… Il est même maintenant possible de faire tout cela sur son smartphone.

Les chefs-d’œuvre de demain ne ressembleront en rien à ceux d’hier.

La lecture se transforme et s’adapte aux mutations technologiques et aux nouveaux usages. Il est très probable que les prochains chefs-d’œuvre de la littérature ne seront pas des pavés écrits en police taille 10. Si l’on regarde les derniers Goncourt et autres livres de « vraie littérature », on s’aperçoit que ceux-ci sont plutôt courts. Les chefs-d’œuvre de demain ne ressembleront en rien à ceux d’hier.

La vraie littérature, sous sa forme traditionnelle, connaîtra l’avenir que lui prédit Roth. Pour survivre elle devra s’adapter aux transformations actuelles. Mais se transformer, n’est-ce pas déjà disparaître ?

Mots-clefs :, , , , , , , ,, , , , , , , 

Végétarisme (santé / humanisme)

Par Le 19/01/2016

Faut-il encore manger de la viande ?

 

Thomas Lepeltier

Mis à jour le 18/03/2013

commentaires 69 commentaires

Envoyer à un amiVersion imprimableAugmenter la taille de la policeDiminuer la taille de la police

Article issu du numéro 
Consultez le sommaire du magazine Autorité : les nouvelles règles du jeu

>> Consulter le sommaire

Mensuel N° 243 - décembre 2012
Autorité : les nouvelles règles du jeu - 5€50
Je commande 
le magazine - 5€50
Je m'abonne
(à partir de 6€ / mois)

  >> Voir tous les articles de la rubrique 

Pour que chaque année des milliards d’animaux ne soient plus élevés et tués dans des conditions abominables, il est nécessaire de diminuer fortement notre consommation de viande. Faut-il pour autant devenir végétarien ?

Demandez à vos amis s’ils accepteraient que l’on fasse souffrir des animaux pour leur plaisir. Très probablement, offusqués par la question, ils vous répondront « bien sûr que non ». Pourtant, s’ils mangent régulièrement de la viande pour se faire plaisir, ils savent bien qu’ils entretiennent une industrie qui inflige chaque année des souffrances effroyables à des milliards d’animaux.


Prenez les vaches. Avant d’en faire des steaks bien saignants, il a fallu les dépecer. Ce n’est pas une tâche facile. Dans un abattoir, les vaches ne sont pas tuées sans douleur. Elles doivent d’abord être étourdies, c’est-à-dire rendues inconscientes par perforation du crâne. L’intention est bonne. Mais les bêtes ne sont pas dociles. Elles bougent et se débattent. Quant aux personnes en charge de l’opération, elles ne sont pas toujours à la hauteur de la tâche. En plus, elles n’ont pas le temps de faire soigneusement leur travail. Rentabilité oblige, les cadences sont très élevées. Résultat : de nombreuses bêtes, simplement sonnées, restent conscientes. Or voilà que commence l’opération de dépeçage. On suspend donc à un crochet ces vaches toujours conscientes par une patte de derrière et on leur tranche la gorge. Pas pour les tuer ; juste pour qu’elles se vident de leur sang. C’est au cours de ce processus qu’elles sont censées mourir tranquillement. Mais, dans l’industrie, on ne peut pas se permettre d’attendre longtemps. Alors, quand de nombreuses bêtes sont encore conscientes, on se met à les dépecer, en commençant par couper les pattes de devant. Les vaches, toujours suspendues par une patte arrière, se débattent tant qu’elles peuvent. Mais leur destin est scellé. Le couteau de boucher continue son œuvre. Après plusieurs minutes d’horribles souffrances, la mort est enfin au rendez-vous. Quelques jours plus tard, les steaks sont dans les assiettes.





La vie rêvée des cochons d’élevage


Selon la réglementation imposée à l’industrie, ces scènes, dignes de films d’horreur, ne devraient pas se produire. Mais elles sont très courantes comme le révèlent nombre d’enquêtes (1). C’est logique : la mise à mort des animaux de rente se fait avec la même cruauté que celle qui préside à leur élevage. Prenez les cochons, par exemple. Ce sont des mammifères sensibles, très sociables et intelligents. Or la vie des cochons d’élevage est une abomination. Peu après leur naissance, leurs queues sont coupées, leurs dents sont meulées, et les mâles sont castrés, le tout sans anesthésie. Sevrés précocement, ils sont ensuite enfermés dans des enclos bondés, où ils peuvent difficilement se déplacer. L’air y est presque irrespirable et ils ne voient jamais la lumière du jour. Quand elles sont en âge d’être inséminées, les truies sont parquées individuellement 24 heures sur 24 dans une cage minuscule où elles ne peuvent pas se retourner. Les conditions sont telles que beaucoup de mâles et femelles meurent avant d’atteindre l’âge de l’abattoir. Quand ce moment est venu, les cochons qui ont eu la malchance de survivre sont entassés dans des camions, où pendant un voyage qui peut durer deux jours, sans alimentation et sans eau, ils doivent faire face à la violence de leurs congénères paniqués. À l’abattoir, saisis de peur, ils refusent d’avancer. Mais, sans pitié, à coups de bâton, les employés ont raison de leur résistance. Avec plus ou moins de succès, ces bonnes âmes tentent ensuite de les étourdir en les électrocutant. L’opération de dépeçage peut ensuite commencer, que les cochons soient conscients ou pas.

Encore peuvent-ils s’estimer heureux : les conditions d’élevage des volailles sont pires (2). Face à cette cruauté, le prix Nobel de littérature Isaac Bashevis Singer avait comparé la condition des animaux d’élevage à celle des Juifs dans les camps d’extermination nazis, avec cette différence que pour les animaux l’horreur n’a jamais de fin. Aussi avait-il parlé d’un « éternel Treblinka » pour caractériser leur situation (3).


Devant une telle abomination, il y a en gros trois attitudes. La première consiste à fermer les yeux sur la souffrance animale. C’est l’attitude la plus communément adoptée. La deuxième consiste à prôner l’élevage traditionnel, plus respectueux du bien-être des bêtes. La troisième attitude consiste tout simplement à refuser que des animaux soient tués pour être mangés. C’est le végétarisme. Quelle attitude adopter (4) ?





Une industrie jugée indéfendable


En dehors peut-être de quelques sadiques, personne ne défend en soi le martyre des animaux. Dans ces conditions, comment expliquer la pérennité de l’industrie de la viande ? Deux arguments lui servent souvent de justification. D’abord, tout en regrettant les souffrances des animaux, certains prétendent que l’alimentation carnée est une nécessité pour l’être humain et que, par conséquent, l’industrialisation de ce secteur alimentaire est indispensable pour nourrir une population croissante. Ensuite, des responsables politiques, des chefs d’entreprises et des employés de cette industrie avancent que son maintien est nécessaire pour faire vivre une population qui en dépend économiquement. En somme, à travers ces deux arguments, domine l’idée que la souffrance des animaux est dommage, mais nécessaire pour éviter celle des êtres humains. Est-ce crédible ?


Le premier argument est tout simplement infondé. Manger de la viande n’est pas une nécessité pour être en bonne santé. Certes, une alimentation carnée est source de protéines nécessaires à l’organisme. Mais celles-ci se trouvent également dans d’autres aliments (5). Pour l’anecdote, il faut savoir que l’athlète Carl Lewis, neuf fois médaillé aux Jeux olympiques, était végétalien au temps de sa plus grande splendeur (6).


La justification économique semble au premier abord plus sensée. Imaginons qu’un boycott généralisé de l’industrie de la viande soit un succès. Des millions de travailleurs dans le monde se retrouveraient au chômage. Cette dégradation temporaire de leur niveau de vie serait à prendre en compte. Mais, premièrement, que pèse-t-elle face aux souffrances sans commune mesure et sans fin des animaux si une telle industrie perdure ? Deuxièmement, comment ne pas se rendre compte que la fin de l’industrie de la viande serait créatrice d’emplois dans le reste de l’industrie alimentaire ?


Bref, les souffrances effroyables que l’industrie de la viande inflige chaque année à des milliards d’animaux ne semblent pas avoir d’autre justification que d’enrichir ceux qui sont à sa tête et de procurer du plaisir aux mangeurs quotidiens de jambon, de steaks ou de poulet. À notre époque, où les animaux apparaissent de moins en moins privés des qualités que les êtres humains possèdent (capacité à souffrir, à avoir des émotions, à raisonner, à élaborer une culture, etc.), il semble toutefois qu’un nombre croissant d’individus en vient à penser que cette industrie est indéfendable, et cela sans que ces individus aient besoin de prendre en compte les ravages écologiques que par ailleurs elle provoque (encadré p. 27).


Pour ne plus entretenir cette industrie cruelle, les carnivores pourraient décider de se tourner exclusivement vers l’élevage traditionnel. Enquêtes de terrain à l’appui, une chercheuse comme Jocelyne Porcher a montré que, dans ce type d’élevage, un animal n’est pas une chose que l’on exploite sans scrupule pour obtenir de la viande (7). Au contraire, un éleveur traditionnel veille au bien-être de ses bêtes, il établit des liens affectifs avec elles et il se prend souvent à les aimer. Il assure même la perpétuation de ces animaux de rente puisque, si le végétarisme se généralisait, il n’y aurait pratiquement plus de vaches, de cochons, de poules, etc., sur la surface de la Terre. Ce don de la vie a toutefois un prix. En retour, il faut que l’animal donne sa viande. Au moins, il a bien vécu.





La tentation de l’élevage traditionnel


Dans son essai Faut-il manger les animaux ? (L’Olivier, 2010), le romancier Jonathan Safran Foer avoue être touché par cette bonté des éleveurs traditionnels et se sent prêt à leur donner raison quant à la légitimité qu’il y aurait à manger leurs animaux. Il s’arrête toutefois au seuil de cette reconnaissance, pour une raison toute simple. De nos jours, la quasi-totalité des abattoirs relève de l’industrie de la viande. La vache, le cochon et la poule qui ont été élevés dans des conditions « champêtres » vont donc quand même subir, comme les animaux d’élevage industriel, une fin de vie horrible. Sans une réforme radicale des abattoirs, l’élevage traditionnel ne résout donc pas l’un des problèmes les plus criants de l’industrie de la viande.


Sachant que, en France, plus de 90 % de la viande consommée provient des élevages industriels, il faudrait également que les carnivores diminuent drastiquement leur consommation s’ils ne veulent plus entretenir cette industrie. Par sa nature artisanale, l’élevage traditionnel ne pourra en effet jamais répondre à un désir quotidien de manger de la viande. Tant qu’un quasi-végétarisme (un repas de viande par semaine environ) n’est pas instauré et que les abattoirs ne sont pas réformés, les consommateurs de viande seront donc toujours complices d’une industrie qui inflige des souffrances effroyables aux animaux.





La question du végétarisme


Reste la question de la mise à mort. Si une vache a passé de belles années dans un pré, pourquoi n’aurait-on pas le droit de la tuer de manière relativement douce pour s’en nourrir ? On pourrait avancer que manger de la viande est naturel, au sens où l’être humain l’a toujours fait et où les autres animaux le font aussi. Que l’on soit ou non végétarien, il est toutefois facile de comprendre que cette justification ne tient pas la route. D’abord, l’ancienneté d’une pratique ne lui apporte aucune légitimité. Par exemple, l’esclavage a duré des millénaires ; ce n’est pas pour autant qu’il faut le perpétuer. Ensuite, si les lions mangent bien les gazelles, les mâles peuvent aussi tuer les lionceaux qui ne sont pas les leurs. Quel carnivore trouverait légitime de prendre modèle sur cette pratique ? Peu, on imagine. Alors ? Comment justifier que l’on puisse tuer des animaux pour les manger ?


Les végétariens éthiques, c’est-à-dire ceux qui ne le sont pas pour des raisons diététiques ou religieuses, partent du principe qu’il ne faut pas faire souffrir les animaux quand ce n’est pas nécessaire (8). Or tuer des bêtes, même s’il était possible de recourir à des procédés indolores, reviendrait à leur faire du mal sans nécessité. Ce n’est pas la mise à mort en tant que telle qui pose problème aux végétariens éthiques. Tuer en douceur une vache en fin de vie serait envisageable, suggèrent-ils, si cela permettait d’abréger ses souffrances, par exemple. Mais envoyer à l’abattoir, comme le font même les éleveurs traditionnels, des animaux alors qu’ils sont encore très jeunes, c’est les priver sans nécessité d’une vie dont, en tant qu’individus, ils auraient pu jouir pleinement.





Le mangeur de viande peut-il être éthique ?


Dans son livre Apologie du carnivore (Fayard, 2011), Dominique Lestel s’en prend à cette volonté des végétariens éthiques de ne pas faire souffrir sans nécessité. Ce philosophe commence par reconnaître « que les justifications habituellement données du régime carnivore sont (…) plutôt inconsistantes ». Mais il pense pouvoir enfin justifier un tel régime en affirmant qu’un « homme qui n’infligerait plus aucune souffrance à un autre être vivant ne serait tout simplement plus un homme, ni même un animal, car un principe fondamental de l’animalité est précisément de souffrir et de faire souffrir ». Très en verve sur ce sujet, il écrit aussi que « la vie repose sur une forme de cruauté qu’il n’est ni possible ni souhaitable d’éradiquer ». Il en conclut qu’il faut assumer sans honte d’être un carnivore.


Aux yeux de D. Lestel, cette cruauté assumée n’implique pas qu’il faille manger de la viande n’importe comment. Il faut au contraire devenir un « carnivore éthique ». Cela veut dire au moins deux choses. Premièrement, il faut que la mise à mort entraîne chez l’animal le minimum de souffrance possible. D’où une condamnation sans appel de l’industrie de la viande de la part de D. Lestel. Deuxièmement, manger de la viande doit être vécu comme une dépendance vis-à-vis des animaux. Il faudrait d’ailleurs les remercier par une sorte de rituel. Le carnivore éthique serait ainsi ce mangeur de viande qui considère qu’il ne dispose pas d’un statut d’exception dans la sphère de l’animalité et qu’il a une dette vis-à-vis des animaux. Du coup, il devrait même accepter un jour de se faire manger.


Si l’on en juge par la critique cinglante que lui a adressée le végétarien Pierre Sigler, cette rare défense du régime carné apparaît problématique (9). Exemples de quelques mises au point. D. Lestel accuse les végétariens d’avoir le désir absurde de supprimer la souffrance dans le monde. C’est faux, rétorque P. Sigler, les végétariens veulent simplement ne pas faire souffrir sans nécessité les animaux. D. Lestel affirme que la seule façon de reconnaître son animalité est de manger de la viande. C’est stupide, répond P. Sigler, on peut faire l’amour. D. Lestel considère que manger de la viande marque notre dépendance vis-à-vis des animaux. C’est une escroquerie, s’indigne P. Sigler, il n’y a aucune dépendance puisque tout être humain qui a accès a des protéines végétales peut se passer de viande. Enfin, D. Lestel se dit prêt à donner son corps à manger, mais bien sûr uniquement quand il sera mort. Exaspéré, P. Sigler rappelle que les animaux n’ont pas cette chance d’avoir une vie pleine avant de se faire occire.





La question du spécisme


S’il y a une telle incompréhension entre les carnivores et les végétariens éthiques, c’est que, à la différence des seconds, les premiers estiment que l’on peut tuer les animaux parce que ce ne sont que des animaux. Cette justification relève de ce qu’on appelle le « spécisme ». Ce mot est formé par analogie avec « racisme » et « sexisme », qui désignent une discrimination injustifiée selon la race ou le sexe. Est raciste, par exemple, celui qui estime que l’on peut mettre les Noirs en esclavage pour la simple raison qu’ils sont Noirs. De la même manière, être spéciste, c’est assigner différentes valeurs ou droits à des êtres sur la seule base de leur appartenance à une espèce, et non pas en fonction de leurs intérêts propres. Par exemple, vous êtes spéciste si vous vous offusquez que l’on mange du chat, mais pas du cochon. En revanche, vous êtes antispéciste si vous prenez en compte l’intérêt des animaux indépendamment de l’espèce à laquelle ils appartiennent.


La très grande majorité des végétariens éthiques sont antispécistes. Ils récusent l’idée d’accorder des considérations morales de façon arbitraire à telle espèce et pas à telle autre. Or le statut moral des animaux se pose parce que, à la différence des légumes ou des pierres, ce sont des êtres sensibles capables de souffrir. Du coup, contrairement à ce dont on l’accuse parfois, cet antispécisme n’incite pas à accorder aux animaux les mêmes droits qu’aux êtres humains. Qui voudrait en effet donner aux vaches le droit à l’éducation ? Mais il incite à prendre en compte cette capacité des animaux (êtres humains compris) à souffrir, notamment en agissant, dans la mesure du possible, de façon à ce qu’ils ne souffrent pas sans nécessité. Les antispécistes soulignent d’ailleurs que tout le monde trouvera monstrueux, par exemple, que l’on crève l’œil d’un chat juste pour s’amuser. Pourquoi alors, se demandent-ils, ne pas aussi condamner les souffrances infligées aux animaux que l’on mange ? Sur ce point, ils n’attendent pas une condamnation partielle qui s’accommoderait d’améliorations des conditions dans lesquelles vivent ces animaux. Ce serait, à leurs yeux, comme si on cherchait à améliorer les conditions des esclaves sans remettre en cause l’esclavage. Selon eux, la seule position cohérente est d’arrêter de tuer les animaux pour les manger.





Le carnivore comme le violeur ?


Bien sûr, les carnivores résistent à une telle argumentation. Ils disent que la souffrance infligée aux animaux n’est pas inutile. Elle sert à leur apporter, à eux les carnivores, du plaisir. D. Lestel reproche ainsi aux végétariens éthiques de prétendre lutter contre la souffrance et pourtant de vouloir faire souffrir les carnivores en les privant de viande. Dans sa critique de D. Lestel, P. Sigler cherche à montrer l’absurdité de ce raisonnement en le transposant au cas du viol. Voici ce que cela donne : il existe une loi qui punit le viol parce qu’un tel acte fait souffrir celles et ceux qui en sont victimes ; mais ce faisant, cette loi impose aux violeurs potentiels d’immenses frustrations ; par conséquent, en voulant éviter que des personnes souffrent en étant violées, cette loi en fait souffrir d’autres ; ce qui montre bien qu’il n’est pas juste de vouloir interdire le viol pour diminuer la souffrance de ses victimes !


À leur décharge, il faut reconnaître que les carnivores qui acceptent que des animaux soient tués pour leur plaisir ne font qu’adopter la position schizophrène de notre société, comme le souligne parfaitement la juriste Marcela Iacub dans ses Confessions d’une mangeuse de viande (Fayard, 2011). Dans ce livre, elle raconte comment, après avoir été très carnivore, elle a été conduite au végétarisme à la suite de trois « révélations ». Grâce à l’acquisition d’une chienne, elle s’est rendu compte que les animaux sont des individus sensibles, ayant des désirs et des intentions. Grâce à un texte de Plutarque, elle comprit qu’ils veulent vivre et nous supplient de ne pas les tuer. Enfin, grâce à une décision de justice, elle prit conscience de la complète incohérence de notre relation aux bêtes. Il se trouve en effet que, en 2007, un individu a été condamné pour avoir sodomisé son âne. Vu les spécificités anatomiques des ânes et des hommes, cet acte ne semble pas avoir causé de souffrance chez l’animal. La justice a néanmoins considéré que, en l’absence de consentement, c’était un viol qu’il fallait punir. Or cette même justice autorise cet individu, qui est le propriétaire de l’âne, à le faire écorcher pour le manger. M. Iacub n’avait jamais été frappée à ce point par l’absurdité qu’il y a, d’un côté, à accorder à juste titre des droits aux animaux puisque ce sont des êtres sensibles, et, d’un autre côté, à leur dénier le droit le plus élémentaire, celui de vivre. Ne pouvant plus accepter cette incohérence, elle ne vit pas d’autre option que de devenir végétarienne. Ce qui montre finalement qu’à travers la question du végétarisme se pose celle de notre cohérence. À méditer avant de passer à table…

L'industrie de la viande détruit la planète

Consommer autant de viande qu’on le fait dans les pays développés est une catastrophe d’un point de vue écologique. Il n’y a pas un mois qui passe sans qu’une nouvelle étude montre à quel point l’industrie de la viande est l’une des principales causes de la déforestation dans le monde, du réchauffement climatique, de la pollution et même de la détérioration de la santé des êtres humains. Il faut bien comprendre que l’obtention de protéines animales à partir de protéines végétales a un rendement très faible.
Ce qui implique que, pour satisfaire les désirs des consommateurs de viande dans les pays développés, la majorité des terres agricoles dans le monde est de nos jours destinée à nourrir du bétail, alors même qu’une petite portion de ces terres serait largement suffisante pour nourrir directement toute la population mondiale. En plus, comme cette consommation ne cesse de croître, les forêts tropicales (au Brésil, en Argentine et ailleurs) se réduisent actuellement comme peau de chagrin. Ensuite, l’intense activité des fermes d’élevage génère des milliards de tonnes de déchets qui polluent, plus que les autres industries, les sols et les rivières. Il faut également mentionner les grandes quantités de gaz que cette industrie rejette dans l’atmosphère et qui contribuent fortement à la fois aux pluies acides et au réchauffement climatique. Enfin, alors que la grande consommation d’antibiotiques est une bombe à retardement pour la santé humaine, puisqu’elle rend les bactéries résistantes, et que les pouvoirs publics tentent
de la juguler, l’industrie de la viande continue quant à elle tranquillement à bourrer d’antibiotiques les bêtes qu’elle massacre.
Le plus étonnant est que, à l’heure du repas, presque personne ne semble se préoccuper de cette situation ubuesque…

 

Bidoche. L’industrie de la viande menace le monde

Fabrice Nicolino, Les Liens qui libèrent, 2009.

Thomas Lepeltier

KUNDALINI : réflexions. (4)

Par Le 19/01/2016

 

44202287 2194647677524456 93613498025639936 n

 

« L’excitation. Il en connaissait la perdition. Elle n’était qu’inconscience et ne générait aucune fusion. Chacun en se nourrissant de l’excitation de l’autre absorbait une partie de son inconscience. Deux inconsciences qui s’ajoutaient. Deux individus qui s’imaginaient être dans l’amour. C’était impossible. Il ne pouvait y avoir d’amour dans l'inconscience. »

Kundalini

KUNDALINI : réflexions. (1)

KUNDALINI : réflexions. (2)

KUNDALINI : réflexions. (3)

Je pense qu’il est primordial d’observer attentivement l’excitation sexuelle. Est-elle favorable à une sexualité sacrée qui, elle, fait appel à la conscience ?

L’individu qui se laisse emporter par son excitation n’est pas dans la gestion émotionnelle. Il est dans le chaos. Un chaos délicieux pour beaucoup mais un chaos tout de même.

Personnellement, je considère que l’excitation sexuelle est à mettre sur le même plan que la peur ou la panique. Une émotion débridée, incompatible avec des actes construits et portant un projet.

Quel est le projet associé à la sexualité ? C’est à cette question qu’il faut répondre pour décider si l’excitation est à garder ou s’il convient de la conscientiser.

La réponse permettra de différencier la sexualité génitale de la sexualité sacrée.

Il est consternant de penser que la sexualité est considérée comme un savoir inné.

La sexualité génitale est innée parce qu’elle répond au maintien de l’espèce.

Je me souviens de Barjavel qui décrivait Roméo comme un flot de sperme montant à l’échelle vers les ovaires de Juliette. Au moins, c’est clair.

Quand on prend conscience de ça, réellement, on se dit que la sexualité ne peut pas être limitée à la puissance du flot d’hormones… Et que cela nécessite par conséquent un réel travail sur soi.

Je pense donc que l’excitation n’est qu’une excroissance naturelle de la sexualité génitale, un outil qui consiste à créer chez l’individu un appel irrépressible vers l’autre et un désir immodéré de s’unir.

Je ne juge en rien, qui que ce soit. C’est juste une observation des phénomènes et de leurs causes. Il est important d’ailleurs de se souvenir que bien souvent un enfant s’entend dire par les adultes : « Arrête de t’exciter comme ça, tu vas encore faire une bêtise. »

L’excitation considérée comme un danger.

Ou les forces de l’ordre qui disent avoir arrêté un automobiliste qui s’est montré très excité, voire incontrôlable.

Je me souviens également d’une interview de Djokovic qui disait qu’il y a quelques années, il ne savait pas gérer son excitation et notamment en fin de match et qu’il lui avait fallu passer par la sophrologie pour progresser dans sa propre maîtrise.

Dans le même sport, après sa victoire sur Serena Williams, Alizée Cornet a dit : « J’éprouvais beaucoup de plaisir sans être jamais débordée par l’excitation »…. Quand on connaît le parcours de cette joueuse et les immenses difficultés qu’elle éprouvait à gérer ses émotions, on peut juger du chemin parcouru. Et c’est un travail de conscience. Tout autant que physique.

Le trac des acteurs est considéré également comme un conflit entre une excitation due à l’impatience et la peur de ne pas être à la hauteur. L’envie d’y aller et en même temps de ne pas y être. Le conflit interne est redoutable.

On pourrait trouver bien d’autres exemples.

 

Alors comment pourrait-on considérer que l’excitation sexuelle soit un tremplin vers une sexualité épanouie ? C’est absolument impossible.

Il est évident que seule la conscience peut y contribuer.

Il ne s’agit pas de rejeter l’excitation et d’adopter la posture du Moine mais de l’observer consciemment pour puiser son énergie et la mettre à contribution par des actes réfléchis et maîtrisés.

Le massage tantrique qui comporte le massage des zones érogènes comme du reste du corps est à ce sens un exercice particulièrement efficace pour apprendre à conscientiser l’excitation et l’énergie qu’elle génère.  Pour les deux partenaires.

 

D’autre part si l’excitation de l’autre est un moteur à son propre désir, il est inévitable que les deux partenaires explorent l’excitation conscientisée simultanément afin de ne pas troubler le fonctionnement « inné » de celui qui n’adhèrerait pas. La sexualité sacrée est un cheminement commun. Il ne s’agit nullement de briser des schémas anciens mais d’en construire d’autres. Ensemble.

Bien évidemment et comme pour toute dimension inconnue, il paraît dommageable à beaucoup de personnes de vouloir se libérer de l’excitation mais il y a dans ce cas-là, une erreur d’interprétation. Il ne s’agit pas de la brider ou de l’exclure mais bien au contraire de se servir d’elle. Et tout passe inéluctablement par la conscience.   

Il s'agit de "chevaucher la monture et non de se faire piétiner."

Un exercice très simple à effectuer pour soi :

Je vais me coucher, j’ai l’intention de dormir, les lumières sont éteintes et je ne peux pas m’empêcher de bouger et de penser. Demain est un jour crucial, un événement que j’attendais depuis longtemps. Peu importe lequel. Je suis excité, intellectuellement, émotionnellement, physiquement.

Voilà l’occasion rêvée d’observer ce qui se passe.

On pourrait dire que la situation n’est pas la même puisque l’excitation dans ce cas empêche de trouver le sommeil. Eh bien, l’excitation sexuelle empêche également de trouver tout ce qui vibre au cœur de la sexualité, l’espace immense qu’elle représente, « le territoire de l’amour ».

L’excitation est un abandon néfaste, une perdition et pas un chemin. On peut espérer malgré tout que les partenaires y trouveront leur bonheur. Au XV ème siècle, les explorateurs qui partaient sur les Océans n’avaient aucune idée de ce qui existait au-delà de l’horizon. C’est la même chose dans l’exploration de la sexualité sacrée. Il est impossible de présager du trésor qui s’y cache. C’est la raison pour laquelle tant d’individus ne prennent jamais la mer…  

 

Ob 34aafb img 18124109581034

KUNDALINI (20)

Par Le 17/01/2016

 

 

"Il se pencha vers elle et posa ses lèvres sur sa bouche. Elle accueillit sa langue avec délice, les mains caressant son corps. Elle sentit le membre érigé frotter la corolle de son sexe.

Les yeux au fond des siens, elle se concentra sur le souffle.

Sat avait pris appui sur un bras et caressait son ventre et ses seins de sa main libre.

« Depuis bien trop longtemps, Maud, la femme a été amenée à penser que son rôle était de satisfaire la sexualité de l’homme. La vérité est à l’opposé de cette habitude ancestrale. L’expression la plus noble de l’amour est que l’homme participe à l’extase divine de la femme, qu’il en soit l’ouvrier patient et appliqué. C’est dans cette dimension amoureuse que je parviens à être dans le nous. Oublie-moi, n’attache pas ton plaisir à mon image mais uniquement à l’amour de la vie en toi. C’est elle qui vibre et c’est elle qu’il convient d’honorer. Et la puissance de ton hommage pour elle nourrira mon plaisir. Abandonne-toi à cet amour et je te rejoindrai. Tu es notre guide.»

44202287 2194647677524456 93613498025639936 n

Le pouvoir d'auto-guérison (santé)

Par Le 17/01/2016

Comment activer notre pouvoir d’auto-guérison qui est en chacun de nous !!!

29 décembre 2015 dans Dossiers, Santé / Nutrition, Solutions 24 commentaires

 

 

image: http://www.onsaitcequonveutquonsache.com/wp-content/uploads/2015/12/syst-nerv_placeboeffekt_09_.jpg

Le circuit nerveux de la douleur

Nous sommes dans les années 50, Mr Wright est atteint d’un cancer en phase terminale des ganglions lymphatiques (lymphosarcome). D’énormes masses tumorales  l’envahissent et résistent aux traitements prolongés. Hospitalisé en unité de soins intensifs, Mr Wright subit des ponctions et se voit administrer de puissants sédatifs pour le soulager. Ses différents organes et son système respiratoire souffrent de la maladie et des traitements qu’ils subissent. Son médecin n’a que peu d’espoirs de le voir guérir et lui donne un maximum de deux semaines à vivre. Pourtant Mr Wright ne désespère pas, un nouveau médicament, le Krébiozène est en phase expérimentale et les articles de presse spécialisés laissent entendre que ce médicament sera particulièrement efficace pour le traitement du cancer. Le malade, avec insistance, fait tout ce qu’il peut pour convaincre son médecin de lui administrer ce médicament lorsqu’il sera livré pour les phases de test dans la clinique où il se trouve. Le vendredi, Mr Wright reçoit une première injection, le lundi il se ballade dans les couloirs de la clinique et propose ses encouragements à qui veut bien les entendre. Au grand étonnement du médecin, une semaine seulement après les premières injections, les masses tumorales se résorbent et une dizaine de jours plus tard, M. Wright quitte l’hôpital. Quelques jours avant la première injection ce malade était fiévreux et mourant et alors que le traitement n’a aucun effet sur les autres cancéreux, voici que Mr Wright rentre chez lui tout revigoré ! C’est ainsi que durant plus de deux mois il retrouve peu à peu la santé, le cancer est en rémission et le médecin bien que très étonné est particulièrement confiant, les masses tumorales pourtant de la taille d’une orange disparaissent. Mais voilà que les résultats de l’étude en cours sont publiés révélant au monde que le Krébiozène n’est pas à proprement dit efficace. Mr Wright est alors très affecté par la nouvelle et devant l’insistance des médias, finit par perdre confiance et espoir, en peu de temps  tous les symptômes de son cancer se développent à nouveau avec encore plus de virulence.

Le médecin tente alors le tout pour le tout et décide de réanimer l’optimisme dont jadis son patient avait fait preuve. Il travestit la vérité et lui explique que les précédents produits n’avaient pas été correctement conditionnés et en avoir commandé de nouveaux bien plus puissant. Il précise également que contrairement à ce que disent les journalistes le médicament est très prometteur et que la rémission dont il avait profité ces deux derniers mois était bien le résultat de ces premières injections. Mr Wright voit renaitre de l’espoir et accepte, le médecin prépare lui même l’injection (une eau pure sans aucun principe actif) et l’administre à son patient tout heureux de se voir bientôt guérit.

De façon encore plus spectaculaire après quelques injections d’eau (seul le corps médical était au courant) le patient voit les masses tumorales fondre comme neige au soleil,  M. Wright est à nouveau sur pieds en quelques jours. Encore une fois, deux mois passent permettant à cet homme de s’auto-guérir sans en avoir jamais conscience. Le cancer est en rémission et Mr Wright se porte de mieux en mieux chaque jour un peu plus. Malheureusement, les médias s’en mêlent à nouveau et annoncent que les tests conduits dans l’ensemble du pays démontrent que le médicament n’a décidément aucun effet dans le traitement du cancer. Quelques jours après cette annonce, M. Wright est hospitalisé dans un état désespéré. Cette fois , il n’y croit plus et meurt en moins de 2 jours.

Cette histoire illustre parfaitement, le pouvoir de notre esprit et notre capacité d’auto-guérison plus connu sous le terme d’effet placébo.

Placébo ?

image: http://blog.philosovie.com/wp-content/uploads/2015/03/the-placebo-effect01-300x149.jpg

effet placebo

Placébo signifie « Je plairai » en latin, cette traduction est intéressante car nous comprenons alors la notion de flatterie et le raccourcis qui mène parfois un peu vite au charlatanisme, terme lui même associé souvent à tort à l’escroquerie.  Comme le souligne Michel Le Van Quyen chercheur à l’INSERM (dirigeant d’un groupe de recherche à l’institut du cerveau et la moelle épinière à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière) dans son livre Les pouvoirs de l’esprit, « L’effet placébo est souvent connoté négativement. Cela s’explique sans doute par le fait que les médecins tendent à douter de la réalité de l’effet placebo, car admettre son importance met en danger leur image et leur pouvoir » . La première définition officielle remonte selon l’auteur Patrick Lemoine à 1811 dans un dictionnaire médical anglais. L’effet placebo ou, pourrait on dire, « la réponse placebo » est une réaction physiologique à une cause psychologique (pensée, croyance, auto suggestion, suggestion…). En 1955 une étude de l’anesthésiste Henry K Beecher de l’université de Havard faisait savoir que 35% des patients souffrant de douleur étaient soulagés par la simple prise d’un comprimé de sucreou d’une injection de sérum physiologique. Des études plus récentes révèlent que l’effet placébo est plus important encore car on parle de 70 à 100% et on sait aujourd’hui que le placebo est équivalent à une dose de 5mg de morphine intraveineuse pour traiter la douleur. Le futur professeur Henry K Beecher, avait été directement concerné par l’effet placebo lors de la seconde guerre mondiale dans son hôpital de campagne, il devait soigner les atroces souffrances de soldats pris sous le feu allemand. A court de morphine il entreprit d’injecter à ces malheureux une simple dose de solution saline en leur disant que la douleur allait très vite s’en aller… et ce fût le cas. Nous savons que l’effet placebo est constaté chez 30% des patients toutes pathologies confondues ceci étant, en fonction du trouble dont souffre la personne il peut y avoir de fortes variations allant de 10 à 70% et même 90% pour l’arthrite. Mais alors qu’est-ce qui fait qu’il puisse y avoir de nombreuses variation lors de la prise d’un placebo ?

Ce qui fait le placebo

Il est intéressant de noter que l’efficacité du placebo est multi factorielle. Ainsi les études montrent que la méthode d’administration, la posologie, le cadre dans lequel il est administré et même l’intention du praticien qui prescrit jouent un rôle déterminant. Nous savons que la réputation du thérapeute ou du médecin, sa capacité d’écoute, d’empathie et sa bienveillance  vont avoir une incidence non négligeable sur l’efficacité du traitement donc de la guérison. Nous savons également que deux cachets (même sans principe actif) seront plus efficaces qu’un seul, que la couleur, la taille et le mode d’administration ont aussi une importance déterminante.  Enfin comme le raconte l’histoire de M Wright la croyance du patient en l’efficacité de son traitement sera déterminante également. Par exemple l’effet du placebo est quasi nul dans les cas de cancers car il se heurte à une croyance très forte, celle que cette maladie est mortelle et il y a fort à parier que si cette croyance était défaite les cas de guérisons du cancer seraient beaucoup plus nombreux. Dans son livre, Le pouvoir de l’esprit, Michel le Van Quyen nous explique à son tour  :

L’injection est plus efficace que la gélule, qui est plus efficace que la pilule, qui fonctionne mieux qu’une simple potion, etc. De plus la couleur blanche du médicament fonctionne mieux pour la douleur, le rouge fonctionne comme un stimulant, le bleu comme un bon remède apaisant…. Mieux encore, un placebo qui coûte cher est plus efficace qu’un placebo bon marché.

Encore plus fort, la croyance de l’efficacité d’un traitement par les personnes qui l’administrent va avoir un impact conséquent, ainsi la conviction du thérapeute est un élément essentiel pour l’obtention d’un bon résultat. Une revue de pharmacologie « The pharmacology of placebo » Wolf Stewart (1959) rapporte de façon très claire cette influence :

Le docteur Stewart traitait depuis de nombreuses années un patient asthmatique en proie à des crises quasi permanentes. Il demanda à un laboratoire pharmaceutique de lui livrer un nouveau médicament réputé très efficace. Il le fit prendre à son patient , dont l’état s’améliora rapidement; suspectant un effet purement psychologique le médecin commanda un placebo de ce médicament bientôt donné au patient à son insu : Rechute immédiate. Aussi répéta-t-il plusieurs fois l’expérience : chaque fois que le patient prenait le médicament, il s’en trouvait fort mieux pour rechuter à chaque nouvelle prise du placebo. Wolf finit alors par être convaincu de l’efficacité du médicament et en informa le laboratoire. Cependant à sa grande stupeur, il comprit que, dès le début, son patient n’avait reçu que du placebo ! D’une certaine façon le docteur avait influencé l’état du malade par sa propre conviction vis-à-vis de l’efficacité de son traitement.

Les auteurs précédemment cités remarquent également que l’effet placebo est comme une sorte de cailloux dans la chaussure. Pour les chercheurs, les laboratoires et les médecins, il peut être perçu comme un empêcheur de tourner en rond. Selon lui, cela peut être du à la culture de performance. Pour Thierry Janssen dans son excellent ouvrage, la solution Intérieure, « le médecin doit faire preuve de ses compétences et les rôles seraient donc attribués : Le patient subit, le médecin soigne et guérit » et de rajouter : « Une participation active du malade au processus de guérison remettrait en cause l’efficacité et l’utilité du soignant ». Il en serait alors de même de l’industrie pharmaceutique qui pour des raisons évidentes de profit aurait tout intérêt de minimiser autant que possible l’effet placebo. « L’effet placebo constitue une véritable blessure narcissique pour le médecin » nous dit également les auteurs du livre, Guérisons remarquables. Pour beaucoup malgré le fait que l’effet placebo joue un rôle essentiel dans le processus de guérison il est très souvent réduit à un phénomène « psychologique » autrement dit sans vrai consistance, il n’existerait que dans la tête des patients… En réalité on ne croit pas si bien dire.

C’est dans la tête !

 

image: http://blog.philosovie.com/wp-content/uploads/2015/03/guerir2-300x196.jpg

placebo

Cliquez pour agrandir

image: https://lesclesdelaminceur.com/pages/affiliate/BannerAds/4.gif

Il est prouvé que les placebos ont d’incontestables propriétés neurologiques. En effet, selon les différentes études menées sur la douleur, l’hypothèse est faite en 1978 que la prise d’un placebo déclenche une sécrétion d’endorphines produites par le cerveau  (hypothalamus et hypophyse), il en résulte un effet analgésique. L’endorphine est une hormone naturelle qui peut être comparée à la morphine, elle apporte un sentiment de bien être, on dit qu’elle est l’hormone du bonheur et elle est bien connue des sportifs. Lors de cette étude, et pour confirmer son observation le chercheur Jon Levine, administre à ses patients souffrants de douleurs dentaires de la « nolaxone », il s’agit d’un produit qui bloque l’action des endorphines. Il observe alors que la douleur revient immédiatement cela valide ainsi son hypothèse. Ces observations sont confirmées des années plus tard par l’imagerie cérébrale fonctionnelle et vont même plus loin. En effet, Dans les années 1990, le chercheur Martin Igvar (Institut Korolinska à Stockholm) démontre que les zones cérébrales qui s’activent lors de la prise d’un placebo sont exactement les mêmes que celle qui s’activent lors de la prise de morphine. Nous savons également que la douleur a une dimension sensorielle et émotionnelle (la douleur peut être amplifiée par la dimension émotionnelle) et il a été constaté que l’action du placebo se fait essentiellement sur le cortex cingulaire antérieur qui gère la dimension émotionnelle de la douleur. Nous comprenons alors qu’à la simple idée d’avoir un médicament efficace – donc d’être bientôt soulagé – le sujet de façon inconsciente va réduire la douleur par l’activité du cortex cingulaire antérieur grâce au neurotransmetteur du plaisir et de la récompense que l’on appelle dopamine. Ceci démontre que l‘effet placebo est associé à l’attente ou à la croyance d’un soulagement par celui qui le reçoit. Certaines études ont même montré que les personnes souffrants de la maladie de Parkinson, résultant d’une dégénérescence de neurones cérébraux producteurs de dopamine, pouvaient bénéficier d’une réduction de leurs symptômes moteur grâce au placebo lui même générant par son effet de la dopamine. Voici à nouveau ce que rapporte Michel Le Van Quyen dans son livre « le pouvoir de l’esprit » :

Des chercheurs de l’université du Colorado ont traité 39 patients volontaires par des greffes de neurones dopaminergiques. L’objectif était ici de remplacer des neurones perdus chez le malade par la transplantation de nouveaux tissus, dans le but de restaurer durablement les mouvements normaux chez les patients. Comme dans tout essai thérapeutique, les patients savaient que seuls certains d’entre eux seraient réellement opérés, tandis que les autres subiraient une opération factice, donc placebo. Un total de 19 malades se sont vus implanter de nouveaux neurones dans leur cerveau, tandis que les 20 autres patients ont également été emmenés au bloc opératoire et préparés, mais les médecins ont seulement fait semblant de les opérer, aucune transplantation de tissus n’étant réellement effectuée…. Quelques mois plus tard, les chercheurs ont évalués la qualité de vie de tous les participants à l’étude, parmi d’autres paramètres cliniques. résultat ? Une amélioration comparable de la qualité de vie a été constatée chez les deux groupes…. Lorsque les patients s’attendent à bénéficier d’un traitement, ils libèrent de la dopamine, le neurotransmetteur qui fait précisément défaut dans la maladie de Parkinson

De nombreuses études comme celle-ci ont été menées et démontrent l’incroyable pouvoir de la pensée, l’une d’elle, menée par une neurologue de Toronto nous apprend que le placebo a eu sur les patients autant d’effet que la prise de Prozac ! Autrement dit, le placebo avait agit de la même manière que l’antidépresseur dans les même zones du cerveau. On comprend mieux que les laboratoires ne soient pas emballés lorsque l’on parle de placebo ;). A plus large échelle (3000 patients) toujours concernant les antidépresseurs, des psychologues ont conclu que 75% des bénéfices thérapeutiques venaient de l’effet placebo  contre 25 % attribué à l’action du médicament ! Quand on connait les effets secondaires de ce genre de médicaments ne faudrait il pas se poser les bonnes questions ? surtout si l’on joint à cela le fait que la plupart des prescriptions d’antidépresseurs sont faites pour des « déprimes » passagères et les « sentiments de mal être » comme nous l’expliquent les psychiatres dans l’émission « mort sur ordonnance » diffusée sur France 5. Si le pouvoir de la pensée, de la croyance, de la suggestion sont si puissants et peuvent soulager des patients, qu’en est il de la pensée ou de la croyance négative ? Il m’arrive assez souvent d’évoquer le fait que nous faisons souvent de l’auto-hypnose négative et que cela fonctionne très bien, voilà qui nous mène à nous intéresser au revers de la médaille.

 

image: http://blog.philosovie.com/wp-content/uploads/2015/03/img67719067-300x179.jpg

NoceboQuand le placebo devient nocebo

Norman Cousins est un journaliste américain atteint d’une maladie grave qui le condamne à d’atroces souffrances. Remarquant que le fait de rire le soulage, il décide avec l’accord de son médecin de sortir de l’hôpital et son environnement anxiogène pour s’enfermer dans une chambre d’hôtel et y faire une cure de films comiques et de vitamine C pendant 6 mois. A la grande surprise des médecins, Norman Cousins se voit guérir d’une maladie qui le condamnait à rester cloué au lit. M. Cousins a écrit un livre intitulé « La Volonté de Guérir »dans lequel il relate toute son expérience avec toutes les données scientifiques qui y sont attachées. Son livre a marqué le point de départ de recherches à grande échelle sur les endorphines, substances libérées par le cerveau sous l’effet du rire.

A la suite de sa guérison, il se passionna pour l’étude des relations psycho-neuro-immunologique et finit par influencer le monde scientifique. Il enseigna à l’Ecole de médecine de l’UCLA, l’Université de Californie à Los Angeles (University of California Los Angeles). C’est en faisant une étude sur le placebo que Norman Cousins rapporte que 411 personnes traitées par chimiothérapie avaient été informées qu’elles allaient perdre leurs cheveux en cours de traitement. 30% de ces personnes ont reçu sans en être informées un placebo à la place de la chimiothérapie. Surprise, toutes les personnes de l’étude ont perdu leurs cheveux même ceux qui n’avaient pris qu’un placebo. Autrement dit, une fois de plus, le pouvoir de la croyance avait été démontré, mais aussi que celui-ci pouvait aussi avoir des effets négatif pour les personnes c’est alors un « nocebo ». En hypnose et PNL nous apprenons que chaque mot à son importance, nous apprenons que les suggestions que nous allons faire si elles sont remplies de bonne intentions, si elles sont dirigées vers l’objectif du client/patient et si elles sont écologiques pour la personne peuvent donner des résultats, ainsi tout au long d’une séance nous devons être très prudents avec les paroles que nous prononçons mais aussi à notre communication non verbale et para verbale. Les personnes en souffrances sont aux aguets et observent le moindre mouvement qui pourrait les rassurer ou pire les inquiéter surtout chez ceux qui portent la blouse blanche. Avoir conscience du pouvoir de la suggestion est donc particulièrement essentiel. Les praticiens en hypnose (entre autre) savent aussi qu’il est possible d’amplifier une situation que l’on voudrait voir s’apaiser (douleur, peur…). En disant tout l’inverse de ce qu’il faudrait dire, par exemple : Un enfant tombe par terre et s’écorche le genoux,  « Ce n’est pas grave, ça va passer », « n’aie pas peur, c’est rien ». En réalité ces phrases outre le fait qu’elles ne tiennent pas compte de l’émotion de la personne ont un effet inverse. D’une certaine façon l’esprit ou l’inconscient (nommez le comme vous voulez) ne connait pas la négation. Dans la phrase « ce n’est pas grave » c’est le mot « grave » qui raisonne le plus fort et  donc peut augmenter la douleur ou la détresse. Des études ont montré que l’utilisation de mots encourageants a un effet positif bien plus probant. Dans son livre « The anatomy of hope » Groopman.J rapporte que des études montrent également qu’à la simple vue d’une blouse blanche le patient peut provoquer de l’hyper tension ou de l’hyperglycémie. Enfin imaginez l’impact que peuvent avoir les médias sur notre bonne santé ! Thierry Janssen raconte dans son livre – La solution intérieur –

L’un de mes confrères m’a raconté que dans les années 1980 à San Francisco une aggravation de l’état de santé de jeunes patients séropositifs survenait de façon systématique un nombre précis de semaines après le diagnostic de la contamination. un point commun reliait ces patients : Ils avaient tous lu un article publié dans un magasine gay selon lequel la maladie évoluait de manière fatale après ce délais. Le démenti de cette information erronée permit de lever le sort jeté à ces patients.

Robert Hahn antropologue et épidiémiologiste s’inquiète d’ailleurs de l’influence des médias sur la santé et explique dans un rapport publié en 1997 l’influence d’un effet nocebo sur un certain nombre de maladies à travers le monde provoquées par la diffusion d’informations précises. Selon lui, tant que l’influence de l’effet nocebo n’est pas mieux connue il serait sage d’encourager les médias à plus de prudence dans la diffusion d’informations sur les risques et les causes des maladies et inciter à plus d’optimisme dans les messages adressés au public. Il est facile d’imaginer l’impact que peuvent avoir les nouvelles sur notre condition tant les informations sont violentes ! En effet une fois de plus de nombreuses études confirment que l’optimisme réduit le nombre de jours de maladie et améliore l’immunité, favorise la guérison en renforçant le système immunitaire… Une approche plus positive de la vie évite à l’effet nocebo de prendre de la place. Les pessimistes quand à eux ne seront plus surpris de voir leurs craintes et leurs prédictions se réaliser !

En conclusion

Le pouvoir d’autoguérison, bien qu’il ne fasse pas l’affaire de tous n’en demeure pas moins réel et parfois très impressionnant. N’aurions nous pas tous à y gagner si dans l’accompagnement des maladies qu’elles soient physiques ou psychologiques l’effet placebo était utilisé au maximum ? Les soignants quelles que soient leurs formations ne seraient ils pas bien inspirés de réaliser à quel point les suggestions qu’ils font à leurs patients vont avoir une incidence positive (placebo) ou négative (nocebo) ? Il est également important de se souvenir que le patient doit croire à l’efficacité du traitement, hors donner un placebo en précisant que c’est un placebo n’a pas de sens, pourtant il semble que cela fasse débat au nom de l’Hétique (on se pose moins de question pour nous polluer). Je reçois énormément de personnes qui après avoir consulté médecins, chirurgiens ou autres thérapeutes ont acquis la croyance qu’ils ne guériront jamais, qu’ils ne retrouveront pas le sommeil, qu’ils vont re grossir, qu’il y a un risque de récidives… Il semble qu’il y a une telle peur de vendre du rêve et de passer pour un charlatan que nous en oublions parfois le pouvoir de notre propre conviction. Certaines études montrent qu’un placebo est autant efficace qu’un antidépresseur, cela pose questions. Chamanes, et autres guérisseurs savent mettre en scène et optimiser cet effet placebo en plus des autres effets prodigués par leurs soins. Nous pouvons toujours espérer que dans un avenir pas si lointain, l’effet placebo soit utilisé au maximum et que l’on rende à chacun son propre pouvoir de guérison limitant ainsi une médication qui, bien qu’elle soit parfois indispensable, peut aussi s’avérer être inutile et non sans effets secondaires. Enfin, n’oublions pas que les suggestions autos réalisantes, les croyances négatives et délétères ne sont pas réservées aux seuls accompagnants, nous sommes tous concernés et nous avons tous un incroyable pouvoir pour créer notre réalité, il sera utile également de se préserver des médias qui polluent notre pensée et donc notre santé. Soyons vigilant à ce que nous regardons et écoutons à la télé et gardons toujours le choix de refuser une parole qui pourrait être un poison, autrement dit comme le disent les Toltèques que notre parole soit impeccable.

Steves Doupeux
Relaxologue

Source : Philosovie


En savoir plus sur http://www.onsaitcequonveutquonsache.com/2015/12/le-pouvoir-dauto-guerison-est-en-chacun-de-nous/#U84PBC5IYVepIPpl.99

J'ai peur quand tu m'aimes.

Par Le 17/01/2016

 

Résultat de recherche d'images pour "fleurs fanées dans un vase"

"Tu dis que tu aimes les fleurs, tu les coupes.
Tu dis que tu aimes les bêtes, tu les manges.
Tu dis que tu aimes les oiseaux, tu les mets en cage.
Quand tu dis que tu m’aimes, j’ai peur !"


- Jacques Prévert -

 

Il est important de se projeter au-delà de la poésie et d'en regarder l'horizon. N'y a-t-il pas dans notre vision de l'amour, une certaine forme de destruction, de possession, d'usage...?

Si cet amour est si présent, comment est-il possible qu'il ne s'étende pas à tout ce qui est ?

Quel est donc cet "amour" qui se veut disparate et qui n'accorde pas le même respect à ce qu'il dit "aimer" ? 

Et dès lors, puisque cet "amour" peut se révéler sélectif jusqu'à l'outrage, qu'en est-il réellement de l'amour que nous disons porter à l'autre ? 

Est-ce un amour possessif comme on possède une fleur après l'avoir coupée ?

Est-ce un amour cannibale qui engloutit l'autre comme une nourriture existentielle ? 

Est-ce un amour qui enferme dans des étreintes égotiques au coeur d'une cage dorée ?

Ne jamais croire que la poésie n'est qu'une récréation musicale...


 

Une femme qui marche vers moi sur un chemin. Elle tient un bouquet de fleurs de montagnes. Je l'arrête.

"Bonjour, vous semblez aimer les fleurs ?

-Oui, elles sont très belles.

-Alors, pourquoi les avez-vous tuées ?"

Elle me regarde, intriguée.

"Il y en a encore beaucoup d'autres, je ne les ai pas toutes coupées. -

-Bien, alors, il y a plus de sept milliards d'humains sur cette Terre donc si vous veniez à mourir, ça ne serait pas grave, il y en aura encore plein d'autres. "

 

......Il ne s'agit pas d'une hiérarchie ou d'une importance, ni d'une suprématie, du nombre ou de l'espèce concernée. C'est juste une question d'amour......

 

Pensées et émotions conscientes

Par Le 17/01/2016

51 fovummel sx342 bo1 204 203 200

Accueil du site > LES LIVRES > Les 7 Clefs de la S.T.E. M.M.L. > Clef 6 : PENSÉES-PAROLES-ACTIONS CONSTRUCTIVES

Clef 6 : PENSÉES-PAROLES-ACTIONS CONSTRUCTIVES

Extrait tiré du livre "En Chemin vers Soi , les 7 Clefs"

En début de protocole, certains consultants me disent parfois : « dès que je me relaxe j’ai plein de pensées parasites ». Ce à quoi je réponds : « ces pensées, vous ne les avez pas dès que vous vous relaxez, vous les avez tout au long de vos journées, mais là vous en prenez conscience ».

Notre mental est en effervescence permanente. Nous ne cessons d’émettre des pensées. Heureusement d’ailleurs ! La pensée crée, la pensée est à l’origine de la vie, par conséquent, sans pensées, il n’y aurait plus de vie. Mais à nous de savoir ce que nous voulons vivre, donc, à nous de savoir ce que nous devons penser. Nous pouvons parfois avoir l’impression d’avoir « la tête vide », mais le seul fait de prendre conscience qu’il n’y a plus de pensées est une pensée ! Il ne faut pas confondre « pensées apaisées » et « pensées absentes ». Quand nous sommes présents à 100% à ce que fait le corps, il y a encore pensée : « je pense à observer mon corps. Mon mental (pensée) est à ce que fait mon corps (action) ». Mais là, c’est la pensée dans l’harmonie totale corps et mental ; on pourrait appeler cela vivre pleinement l’Ici et Maintenant. Il y a aussi la pensée unique. Ce n’est plus le mental qui observe le corps, mais c’est la conscience qui s’ouvre à la Conscience. C’est l’osmose entre le corps de matière et le corps spirituel pour vivre la connexion au Tout, l’Etre, l’Unité. C’est l’état ultime recherché. Certains le rencontrent parfois, mais combien de minutes vécues ainsi dans une journée, dans une vie ? Cela laisse, croyez-moi, un espace suffisamment large pour toutes les pensées indisciplinées ! Et que sont ces pensées indisciplinées ?

Il y a déjà toutes celles que nous ne retenons pas car elles passent si vite que seul notre inconscient va pouvoir les enregistrer (et malgré cela elles sont aussi pourvoyeuses d’énergie-action ; tant mieux pour nous si elles sont positives, et…dommage pour nous dans le cas contraire). C’est le principe des messages subliminaux ; des images ou des sons sont envoyés à des vitesses si rapides que le cerveau n’a pas le temps de les restituer à la vue ou à l’ouïe, mais, si ces messages sont envoyés de façon récurrente, il les emmagasine et s’en sert comme référence. Il y a aussi toutes les pensées que nous « entendons » (j’emploie ce mot à bon escient car elles sont souvent accompagnées de paroles) et que nous ne remarquons même plus tant elles font parties de notre quotidien (à vous de les définir comme positives, négatives, ou neutres. Sont-elles plutôt « je suis nul(le) » ou « je suis merveilleux(se) », « pourvu qu’il ne pleuve pas » ou « il va faire un temps superbe », « encore une journée à tirer », ou « bonjour la vie ») ?

Et puis il y a les pensées que nous allons retenir car elles font partie d’un événement qui nous préoccupe particulièrement - un achat important, un licenciement, un nouvel emploi, un nouvel amour, etc... En principe, là, nous savons dire si nous avons une vision plutôt « ouverte » ou plutôt « fermée », et je refuse (non-application volontaire de la troisième clef !...) d’entendre des gens pessimistes dire « je suis réaliste », car notre réalité est ce que nous en faisons.

Voici pourquoi (petite révision…) :

Tout étant vibrations, nos pensées sont donc aussi des vibrations. Elles n’échappent pas à cette Loi. En tant que vibrations, elles vont rejoindre les vibrations-longueur d’ondes qui leurs correspondent. A force d’être enrichi, ce « corps mental » se densifiera pour devenir « corps matière », tout comme cela s’est produit pour nous. Nous sommes le résultat, la densification, d’une énergie-pensée de notre âme. Ce corps matière de nos pensées peut revêtir l’aspect réel d’un objet (matérialisation subite) - cela a déjà été réalisé et prouvé - mais le plus souvent cela revêt l’aspect d’un événement - d’une expérience – qui arrivera à plus ou moins long terme (maladie, accident, licenciement, rencontre amoureuse, rentrée d’argent, etc…) ; événement que nous avons programmé par nos pensées, nos paroles et nos actions.

Chaque pensée est une émission.

Notre cerveau ne peut cesser d’émettre et toute émission sera captée par un récepteur, à plus ou moins brève échéance, et le récepteur c’est nous.

Toutes nos pensées nous reviennent matérialisées telles que nous les avons émises, que nous les ayons émises à notre intention ou à l’intention d’un tiers.

- ( la petite voix ) : "Si j’estime que mon voisin est un imbécile avéré, je ne vois pas en quoi ça remet en cause mon intelligence."

Nous sommes tous l’imbécile de quelqu’un et le génie d’un autre. Selon ce que l’on préfère s’entendre dire mieux vaut émettre l’énergie qui correspond à cela. Nos pensées, nos paroles et nos actes sont des boomerangs. Par les vibrations que nous émettons, nous nous calons sur la longueur d’onde adéquate pour envoyer et recevoir le même type d’énergie. Mais il ne suffit pas de penser une fois à une chose pour qu’elle se réalise. Heureusement pour nous ! Malheureusement aussi quand on souhaite lancer un projet car si, avec nos pensées positives, nous véhiculons des doutes, ceux-ci viendront saboter cette pensée positive, lui vampiriser son énergie créatrice. 1% de doute suffit à faire un croche-pied à une pensée positive ; « tu es confiant(e) ? » - « Oui, bien sûr, mais... »

Le « oui, mais... » est assassin de projet.

Il renferme tout un héritage de peurs, de méfiance, d’incertitude. 1% de doute, c’est 100% de passé craintif. Il faudra donc d’abord se « déprogrammer » ; nous verrons plus loin comment.

Je tiens quand même à préciser qu’il existe malgré tout des personnes qui vont se lancer dans un projet en doutant fortement de sa réussite, et cependant ce projet aboutit. Cela est dû au fait qu’une force intérieure permet à ces personnes de poser les actes justes car ce projet est nécessaire à leur évolution, elles ne peuvent pas passer à côté. Mais il n’empêche que les doutes qu’elles déposent dans leur champ d’action les ralentissent et qu’elles ne donnent le meilleur d’elles-mêmes que dans les instants où elles oublient de douter.

Sachez maintenant que Pensées, Paroles et Actions sont intimement liées.

Tout ce que nous pensons, disons et faisons est un message envoyé dans l’Univers.

Plus nous aurons de pensées, de paroles et d’actions dans le même sens, plus nous aurons de chance (ou de malchance selon les orientations) de voir aboutir le fruit de nos pensées, paroles et actions.

- ( la petite voix ) : "Je connais des personnes qui ont répété leur succès mille fois dans leur tête et qui sont allées à l’échec."

La pensée, ce ne sont pas simplement des mots dits dans la tête. La pensée c’est un état d’esprit. Répéter 500 fois par jour la même phrase positive pour voir se réaliser un souhait ne sert à rien si on entretient un sentiment de peur et d’échec. J’ai connu une pe

rsonne qui voulait « à tout prix » avoir son permis de conduire, qui aimait conduire, qui se voyait conduire dans ses rêves et qui, dans la journée, entretenait la construction mentale de sa vie sans permis pour le cas où elle ne l’aurait pas. Je ne sais ce qu’elle est devenue, mais si elle a obtenu son permis, nul doute qu’elle a du y mettre « le prix » et le temps. Une autre personne apprenait à ses enfants à toujours prévoir le pire pour ne jamais être déçus ! Cette même personne souffrait de douleurs à l’estomac mais n’a jamais accepté le lien de cause à effet.

Pour saboter un projet, il y a aussi les expressions du genre : « Je n’en demande pas tant ! »

Encore une phrase assassine ! Mais elle correspond au fait que, au fond de soi, chacun à ses limites..

Michel Dogna : Végétarisme (Santé)

Par Le 17/01/2016

TOUS VEGETARIENS, UNE URGENTE MUTATIO

http://www.micheldogna.fr/page-article-4-11-71.html

J’ai une amie médecin baroudeuse qui effectue (entre autres) un merveilleux travail de terrain pour la défense des orangs-outangs dans les zones reculées de la forêt vierge de Sumatra. Son guide nommé Tarzan est marié avec une jeune femme un peu… anthropophage, quand une occasion se présente. Elle est au demeurant assez jolie et gentille, fume des cigarettes américaines, bref, parait aussi moderne que vous et moi. Alors pourquoi ce penchant en outre dépourvu de toute culpabilité? Traditions ancestrales ? Religion ? Croyances ? Pas du tout ! Tenez-vous bien, c’est par simple GOURMANDISE ! Son morceau préféré, les pieds! (analogie avec les pieds de cochon).

Si j’évoque cela, c’est pour faire un parallèle avec le comportement actuel de la plupart d’entre nous. L’on a beau expliquer qu’avec 6,7 milliards d’humains sur la planète nous ne pouvons plus nous offrir le luxe de manger des animaux, que chaque année plus de 50 millions d’enfants et d’adultes meurent de malnutrition ou de famine dans les pays pauvres, simplement parce que leurs terres leur ont été confisquées pour cultiver des céréales (OGM) devant nourrir les vaches à l’usage des carnivores occidentaux, qu’à cause des carnivores 25 hectares de forêt tombe chaque minute, que la consommation de viande utilise 60% des réserves d’eau mondiales, etc. L’on a beau expliquer que les légumineuses sont bien plus riches en protéines que n’importe quelle viande, qu’il y a en Europe 25 millions de végétariens qui se portent mieux que les autres, et qui ont 10 fois moins de cancers. L’on a beau dénoncer les conditions atroces de l’élevage en batterie, la pollution chimique de la viande, etc..., rien n’y fait ! Ceux qui osent encore démontrer que consommer des animaux est indispensable à la santé, essayent seulement de dédouaner une GOURMANDISE rétrograde qui se veut aveugle de tous les malheurs planétaires qu’elle engendre.

Tu dis que tu aimes les fleurs, tu les coupes.
Tu dis que tu aimes les bêtes, tu les manges.
Tu dis que tu aimes les oiseaux, tu les mets en cage.
Quand tu dis que tu m’aimes, j’ai peur !

- Jacques Prévert -

 

NON BB, TU N'ES PAS SEULE !!!

Le jeudi 26 août, Brigitte Bardot était reçue en matinée dans les studios d’Europe 1 présentée par Aymeric Caron. Comme à son habitude, BB n'a pas employé la langue de bois notamment sur son combat pour la protection des animaux.
- « Sur tout ce que j'ai demandé au gouvernement, rien ne m'a été accordé! … Depuis trois ans Nicolas Sarkozy m'a fait des promesses qu'il n'a pas tenues! Qu'est-ce que foutent les ministres à part nous vendre des piqûres contre la grippe H 1N1 qui fait chier le monde? » asséna t-elle. -  « 80 % des abattoirs français ne pratiquent plus l'étourdissement avant la saignée" déclarant avoir la preuve de ses propos. J'ai le courage de mes opinions et je suis bien la seule dans ce putain de pays ! » a encore ajouté BB.

Commentaire de Michel Dogna

Moi aussi, je suis atterré  de cette cruauté ordinaire qui s'installe insidieusement mais sûrement dans notre pays sous l'égide de fanatismes religieux rétrogrades qui ne concernent pas les français, qu'ils soient chrétiens ou non religieux. Face à cette  barbarie en cours de s'imposer officiellement dans la presque indifférence du peuple moyen à la conscience anesthésiée, il n'est nul besoin de lutter, et il n'y a rien à attendre du gouvernement dont le niveau de conscience morale rappelle hélas celui de l'empire  romain - la preuve si monsieur Sarkozy, selon BB, en est encore à aimer la corrida.

La seule solution immédiate efficace à 100% est celle que je préconise depuis toujours : fermer le robinet de la consommation.... de la viande halal, casher ou pas. Cela remettra les pendules à l'heure au moment où il devient impossible de savoir dans un restaurant si vous participez ou non à cette pratique de la honte, laquelle Dieu (toujours lui) a bon dos de conseiller....Au moins, en ce qui concerne la viande casher, on avait jusqu’ici le bon goût de rester discret dans les club fermés d'Israël, mais là, il y a viol des consciences, et de plus chez nous en France!!!

De toutes façons, à manger de la viande, il n'y a que du mal à prendre (cholestérol, résidus d'antibiotiques, d'hormones de croissance, d'engrais chimiques, milliers de poisons phytosanitaires tous plus cancérigènes les uns que les autres. Et n'écoutez pas ceux qui essayent de justifier leur gourmandise et leur paresse à se remettre en question en affirmant que la viande est indispensable à la santé. Personnellement je suis végétarien depuis plus de 30 ans, ce qui veut dire que je mange de TOUT sauf des animaux, et si à 70 ans j'étais carencé , je le saurais, d'autant plus que mes performances avec minimum 12 heures de travail par jour ne faiblissent pas.
Alors chers amis lecteurs, profitez de l'occasion pour faire le pas de rejoindre les 23 millions de végétariens actuels en Europe et d'effectuer du même coup le plus magistral acte civique au niveau planétaire pour faire avancer les choses. Il n'y a là aucune violence, aucune revendication, aucune autorisation, mais la simple libération d'une addiction qui vous maintient dans les basses fréquences de la vie, et donc vous fragilise.

Défendre la condition animale, c’est d’abord arrêter d’en manger

Pour en revenir à notre chère Brigitte, je dis chapeau pour son charisme, son engagement, et son travail extraordinaire au service du peule animal.
Je regrette seulement qu'en tant qu'hypersensible écorchée vive, elle en ait perdu l'élégance du langage, ce qui politiquement et médiatiquement la dessert face à ses détracteurs et entraîne une perte d'impact de ses messages.  Dommage! Mais qu'on la pardonne SVP, elle est une grande âme qui hurle sa souffrance…

La grandeur d’une nation et de ses progrès moraux peuvent être jugés
à la manière dont elle traite les animaux.
(Mahatma Gandhi)

 

UNE ANTIBIOTHERAPIE CULINAIRE DE CHOIX :
MANGEZ DU LAPIN

On sait hélas que les animaux d’élevage sont gavés d’antibiotiques afin de « booster » leur croissance. A la lecture du rapport 2007 de l’AFFSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments), on reste pantois face aux chiffres affichés : les animaux d’élevage ont avalé pour la France 1.300 tonnes d’antibiotiques, soit 87 tonnes de plus que l’année précédente (Nous ne disposons pas des chiffres de 2008). Curieux, puisque cette consommation aurait dû baisser depuis 2006, les éleveurs n’ayant plus droit légalement qu’aux antibiotiques destinées aux soins vétérinaires. Faut-il en déduire que les  pauvres bêtes sont de plus en plus malades ?

Par exemple en 2007, les cochons ont englouti 8% d’antibiotiques en plus que 2006, alors que leur nombre n’a augmenté que de 0,7%.
Mais le record en la matière revient aux lapins : à eux seuls, ils ingurgitent plus de 10% de l’ensemble des antibiotiques destinés à l’élevage industriel de tous les animaux. Pourtant, on ne peut pas dire que le lapin soit au hit parade de la consommation des viandards. En clair, pour produire 1 kilo de lapin, il faut 7 fois plus d’antibiotiques que pour faire 1 kilo de porc, et 32 fois plus que pour 1 kilo de poulet… Il faut préciser que les lapins sont entassés jusqu’à 20 par mètre carré dans des clapiers, et sont passés des herbes folles et des carottes aux granulés industriels (« soleil vert » spécial pour rongeurs), lesquels détraquent complètement leur flore intestinale. Bref, des lapins qui, pour ne pas trépasser avant terme, sont transformés en pharmacies  à quatre pattes.

Conseil ducon futé (selon une recette du Canard enchaîné) : Si vous contractez une maladie infectieuse, plutôt que d’aller chez le pharmacien, faites-vous un civet de lapin aux sulfamides, servi avec une sauce tétracycline sur fond de fluoro-quinolone. Mhhhh ! C’est tellement bon… et çà soigne ! (joignez l’utile à l’agréable) Ah !... j’oubliais : n’hésitez pas à communiquer cette recette à votre "médecin-traiteur".

 

UNE APOLOGIE PUBLICITAIRE DE LA CRUAUTE A LA TELE

C’est la nuit dans la forêt, les images sont très belles en noir et blanc, trois loups magnifiques arrivent et viennent s’asseoir sur un rocher, l’un deux se met à hurler sous le clair de lune, en écho revient un court bêlement de mouton, les loups se regardent d’un air entendu, et une voix grave macho dit alors : « Chacun a droit à sa part carnivore ! GRRRRR ! » - et l’on voit des traces de griffes qui se dessinent sur le rocher avant d’afficher « CHARRAL ».
Il y a là un message porteur des plus bas instincts primaires dans une ambiance de Nosfératu le vampire, qui donne froid dans le dos. Ceci passe sur la plupart des chaines et l’on peut même se demander s’il n’y a pas du subliminal derrière. Symboliquement, c’est une claire apologie du crime et la banalisation du fort qui utilise le  faible comme une simple marchandise – un vrai formatage psychologique qui a pour cible principale les jeunes. Pendant ce temps, l’on s’étonne de la montée de la violence (organisée), et le gouvernement qui promotionne cette scandaleuse publicité, met en place de lourdes mesures anti terroristes pour faire admettre une dictature soi disant sécuritaire.
Pour ceux qui se disent chrétiens, je signale que l’Évangile Secret de Saint-Jean affirme qu’il existe deux tables :
- La table du Démon qui est couverte d’animaux massacrés : poulets, cochons, bœufs, moutons et gibiers de toutes sortes.
  Le sang ruisselle des mâchoires des carnivores et ils communient avec les Forces inférieures et rétrogrades de l’Univers.
- La table de Dieu qui croule, au contraire, sous les fruits, les céréales et les légumes. Elle est aérée et baignée par les rayons du Soleil.
  C’est là que viennent s’attabler "les enfants de Dieu" qui aspirent à la véritable Liberté.

Comment peut-on oser demander au ciel la paix, le bonheur et la santé lorsque l’on introduit quotidiennement dans son corps des lambeaux d’animaux massacrés voire torturés pour notre seul plaisir gustatif ?
Nous sommes 250 millions de végétariens dans le monde à prouver que manger de la viande ne sert à rien.

 

NOUS, DES PETITS DIEUX QUI S’IGNORENT

Il y a trente ans, j’avais énoncé dans mon premier ouvrage les 4 règles fondamentales de la bonne santé selon la naturopathie :

Bien MANGER – Bien RESPIRER – Bien BOUGER – Bien PENSER.

Depuis, il est devenu pour beaucoup d’entre nous de plus en plus problématique de répondre à ces nécessités, car tout est fait pour faire de nous des malades rentables. Et puis, au fil du temps, j’ai pu voir des végétariens se faire un cancer, des gens qui vivent au grand air perclus de rhumatismes, des sportifs se faire un infarctus, des gens ayant une vie monastique mourir prématurément. Pendant ce temps, j’ai vu aussi des gens qui mangent n’importe quoi – et bien arrosé… et qui enterrent tout le monde, d’autres qui n’ont jamais bougé de leur vie et qui entretiennent néanmoins une magnifique santé.

Alors, les écoles de santé peuvent aller se rhabiller si elles n’ont à proposer que des régimes alimentaires. Le temps m’a appris que le facteur numéro un de la santé, c’est d’abord notre programme  mental qui est en liaison directe avec notre motivation dans la vie et notre joie de vivre. De fait, les personnes qui ont des postes avec des impératifs absolus ou qui vivent des passions ne leur permettant pas de s’arrêter, ne tombent pas malades … elles mourront en bonne santé ! N’avez –vous jamais entendu parler du célèbre film documentaire américain « The Secret » ? Je l’ai nommé dans mon livret pocket "La puissance de la loi d’attraction - Comment cesser de programmer l’échec".

Nous fonctionnons exactement tels des ordinateurs puisque nous sommes en vérité des super ordinateurs qui se programment par imagerie mentale et se valident par l’émotion. Tous les « miracles » nous sont accessibles (presque !). Les adeptes de la méthode en font quotidiennement la brillante démonstration. Pourquoi pas vous ? Mais attention à deux virus issus de la pensée unique nommés DOUTE et PEUR. S’ils apparaissent sur l’écran de votre conscience, annulez immédiatement : ils sont là pour détruire instantanément tous vos jolis programmes.

 

LA NOUVELLE GUERRE AUX DENTS DEVITALISEES

D’une façon récurrente, je vois passer des « études » alertant tout le monde sur la toxicité des dents dévitalisées. L’hypothèse est qu’une dent dévitalisée est une dent morte donc sans défenses ; sa porosité en fait un nid bactérien de choix, et comme les dents sont considérées comme un véritable clavier réflexe de tous les organes et fonctions du corps, cela est censé créer des dégâts au long court, l’origine restant la plupart du temps insoupçonnée. Ceci paraît logique, et peut être vrai pour diverses pathologies (douleurs et inflammations à distance, acouphènes, etc.), mais reste simpliste par rapport à la réalité. Selon les allégations assénées par certains protagonistes, après suppression de toutes les dents dévitalisées il ne peut subsister aucune maladie. Mais il existe aussi des dents apparemment saines et néanmoins dites pathogènes, qui ne peuvent être repérées que par des dentistes énergéticiens ; on conseille aussi de les enlever.

Pourtant si j’ai assisté à de véritables miracles, j’ai aussi connu autour de moi un certain nombre de personnes qui n’avaient plus aucune dent, et qui ont continué à souffrir de leurs misères, ou même sont mortes de maladies lourdes (cancers, SEP…).
En fait, en réfléchissant bien, un dentiste gagne bien mieux sa vie avec des prothèses qu’avec des obturations, donc, soyons clair, il a plus intérêt à vous arracher les dents qu’à les réparer.
Reste le problème des implants qui ne sont réservés qu’aux riches vu leur prix, et dont les pivots métalliques sont de véritables antennes risquant de capter toutes sortes de fréquences dans lesquelles nous évoluons (radios, TV, GSM, GPS, ELF, etc.) – seuls les pivots en fibre de ver étant sécurisés pour cela. Soit dit en passant qu’il s’agit vraiment d’interventions chirurgicales longues et à risque infectieux.
Bon, vous faites ce que vous voulez, quant à moi, je reste rétro avec toutes mes dents dévitalisés et mes prothèses classiques, car finalement je ne me porte pas si mal que cela à mon âge.

 

LA PARTIE SE JOUE MAINTENANT

J’ai beaucoup aimé le film : « Le jour où la terre s’arrêta », dans lequel une civilisation très avancée envahit notre planète pour la sauver avant qu’il ne soit trop tard. Depuis des années, ils avaient placé des observateurs dans des corps humains pour faire le point sur l’évolution de l’humanité. Leur conclusion était sans appel :
1 - L’humain est un être profondément guerrier et destructeur, le plus dangereux parasite de la planète qui ira sans état d’âme jusqu’à sa destruction totale.
2 – Il n’y a aucune chance d’évolution de cette humanité en dépit des multiples tentatives, et en raison des verrouillages psychologiques entretenus par les religions, les traditions, les corruptions politiques.
3 – La seule solution raisonnable est la destruction totale de l’humanité, d’autant plus qu’ils considéraient  que la mort n’est qu’un simple transfert de conscience sur un autre plan.
Alors que le  « nettoyage » commence avec des invincibles robots géants, un haut responsable E .T. rencontre un équivalent d’Einstein qui lui dit : « Ce n’est qu’au bord du précipice que l’humain se décide à changer –s’il vous plait, laissez nous une chance ! »(Je ne dévoile pas la suite….)

Je trouve que ce film résume bien la situation mondiale actuelle qui concerne de près chacun de nous. Jusqu’où faudra t-il aller dans la descente aux enfers pour que les gens aient un sursaut de lucidité et de volonté pour remettre en question leurs habitudes dévastatrices et suicidaires, en dépit des séductions permanente de la facilité? Je vais reprendre le fameux slogan d’Obama « YES WE CAN » en faisant appel à une analogie concernant le monde microbien. Il existe trois grandes familles de micro-organismes dans les terres arables :

1 - les micro-organismes à fermentations qui sont générateurs de vie (créateurs)
2 - les micro-organismes à putréfaction qui sont générateurs de mort (destructeurs)
3 - les micro-organismes opportunistes (moutons) qui représentent 80% de cette population, et qui se rangent du côté des plus forts.

Ceci ne vous fait-il pas penser à la société humaine ? Réfléchissez, quand l’une des deux premières familles de M.O. passe la barre des 10% (20% : 2), les 80% de la famille n° 3 se rallient immédiatement à elle. Eh bien oui, il y a 80% de gens indécrottables sur la planète et c’est consternant, mais c’est parce que la famille lumineuse est encore au dessous de la barre des 10%. Alors courage, il n’y a plus que quelques points à gagner pour que tout change. Rappelez-vous que ce sont toujours des minorités qui ont fait l’histoire !

Compostage contre engrais chimiques (Nature)

Par Le 17/01/2016

 

1533847 723459797754435 9104773282657231757 n

On ne mange que des "végétaux" et quand je vois la taille du compost dans le jardin, compost qui servira à faire pousser d'autres végétaux (magnifique cycle naturel), je me dis qu'une ville qui organiserait la récupération des déchets organiques pourrait produire des tonnes de compost naturel qui seraient ensuite distribués aux agriculteurs locaux. Pas de produits chimiques, récupération locale, recyclage, lien social, très peu de dépenses de transport...Ça ne paraît pas bien compliqué à mettre en oeuvre ça.... Alors pourquoi ? Ah, oui, c'est vrai...Les multinationales, la loi du marché, le capitalisme libéral.... 

Il reste une action à notre portée. Boycotter tous les produits d'origine chimique. Oui, je sais, il ne reste plus grand-chose à manger. Mais c'est suffisant. 


 

Compostage de proximité

Compostage collectif de déchets verts à la ferme sur le Sommiérois

Ce projet a été initié en 2001 par un groupe d’agriculteurs du CIVAM du Vidourle et repris aujourd'hui par le groupe CIVAM Humus du Vidourle. Ce mode de valorisation des déchets en circuit court, en partenariat avec les collectivités locales doit permettre d’optimiser le coût de gestion pour ces dernières tout en participant à la protection de l’environnement. 

Des agriculteurs du CIVAM Humus et la Communauté de communes du Pays de Sommières travaillent ensemble à la valorisation des déchets verts produits localement.
Depuis 2007, la communauté de communes assure le broyage et la livraison chez chacun des dix agriculteurs, organisés au sein de l’association Humus du Vidourle depuis 2011. Le compost obtenu est utilisable en agriculture biologique (AB) et chaque agriculteur peut le composer à sa façon. Le compost produit est ensuite directement utilisé par les agriculteurs du groupe, sur un total de 120 ha. La collectivité prend en charge une grande partie des frais de compostage et finance également des actions de sensibilisation au compostage individuel auprès du grand public et des actions éducatives auprès des scolaires. En 2012, ce sont 2 500 t de déchets verts qui ont été compostées. 


Sensibilisation de la population
La FD CIVAM du Gard et la Communauté de communes du Pays de Sommières mène des actions de sensibilisation auprès de la population avec notamment :
- la création et l'installation de panneaux de sensibilisation apposés dans les déchetteries de la communauté de communes
- l'organisation d'une première journée de distribution de compost.

Contact : Aurélie Gibert - 04 66 77 47 84 

http://www.civamgard.fr/civam-gard-actions.php?act_id=10


 

Voilà ce que ça donne un potager nourri au compost végétal. 

La vie autour d'un point d'eau (Nature)

Par Le 17/01/2016

 -

http://positivr.fr/26-heures-pour-une-photo-animaux-serengeti-stephen-wilkes/

Voici LA photo qui fait sensation en ce début d’année 2016. Il a fallu à son auteur plus de 26 heures de patience pour la réaliser. 26 heures au cours desquelles son appareil s’est déclenché 2 200 fois ! Et le résultat est tout simplement magnifique !

Ce photographe s’appelle Stephen Wilkes. Il a posé son appareil photo au bord d’une mare du parc national du Serengeti en Tanzanie et n’a pas bougé pendant 26 heures. Le temps de voir passer les zèbres, les gnous, les hyènes, les éléphants, les mangoustes et les hippopotames.

Au total, il a réalisé 2 200 images, toujours sous le même angle, sans bouger. Une fois cette première phase de son projet terminé, il a ensuite sélectionné 50 photos… afin de n’en composer qu’une seule !

 

Cette photo nous montre toute la vie qui peut animer un si petit endroit de la savane en à peine plus de 24 heures. On dirait un tableau tellement c’est beau et fascinant.

Stephen Wilkes :

« Si vous regardez de près dans l’eau à la gauche de l’image, vous pouvez voir le dos bulbeux d’un hippopotame.Quand nous sommes arrivés, ces hippopotames ont commencé à se parler les uns les autres tout autour de nous, et nous nous sommes sentis en danger. Même si je savais que les hippopotames étaient dangereux, je ne savais pas à quel point. Ce n’est que plus tard que j’ai appris qu’environ 90 pour cent des gens chassés par un hippo finissaient morts. »

"Antisémite !! " (humanisme)

Par Le 17/01/2016

Juste une question : Pourquoi accepte-t-on cette ingérence constante ?

Parce que c'est le peuple élu ? Elu par quoi, quand, où, comment ? Personnellement, je n'ai pas voté et d'ailleurs leur programme politique, je le conspue.

Parce que c'est un Peuple qui a souffert ? Et les Africains, et les Indiens, et tous les peuples Premiers ?

Vingt millions de morts chez les Amérindiens.

 

Le business de la Shoah.

Leur victimisation, elle me dégoûte et quand je dis ça, je pense à ceux et celles qui sont morts dans les "camps" parce que je suis convaincu qu'ils n'auraient jamais espéré cela. J'ai lu des dizaines de livres sur le génocide juif. Qu'on ne vienne pas me dire que je suis sans coeur ou raciste ou autre raccourci du même genre. J'ai vu "Nuits et brouillards". Je sais autant que possible l'abomination qui a eu lieu.

Mais aujourd'hui, je suis juste dégoûté par ce gouvernement sioniste et par cette population israélienne qui ne se fait pas assez entendre en dehors des frontières de ce pays (vu qu'à l'intérieur, tout le monde est muselé...)

Qu'ils ne s'étonnent pas ensuite de ce fameux "antisémisme" ambient. 

Et je lisais déjà ce genre d'articles quand j'étais adolescent... La guerre en Palestine, elle était déjà là quand je suis né et elle le sera encore à ma mort. 

 


 

Artcurial censure une œuvre sous la pression d’Israël dans une vente au profit de RSF

Le Monde.fr |  • Mis à jour le  | Par Emmanuelle Jardonnet

Abonnez vous à partir de 1 € Réagir Classer

Partager (3 856)Tweeter

La vente aux enchères d’« Artistes à la une », prévue le 27 janvier chez Artcurial au profit de l’association Reporters sans frontières (RSF), avait pour but de défendre la liberté d’expression dans le monde. C’est ironiquement un acte de censure qui l’aura fait annuler. Cet ensemble de près de quarante « unes » du quotidien Libération revisitées par des artistes français et étrangers (Jacques Villeglé, Laurent Grasso, Tania Mouraud, Robert Combas, Jean-Michel Alberola, Jean-Michel Othoniel, Invader, Zevs, Nils-Udo ou encore Joana Hadjithomas & Khalil Joreige) avait été exposé en amont, gratuitement et sans présenter le moindre incident, les 12 et 13 décembre au Palais de Tokyo, à Paris.

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/01/15/534x0/4847703_6_a3ae_2016-01-13-589246a-14553-r9fz4e_83678011d092f8a9fb2d87a4dcf167d1.jpg

La « une » du quotidien « Libération » mise en cause par l'ambassade d'Israël, et retirée de la vente par Artcurial.
La « une » du quotidien « Libération » mise en cause par l'ambassade d'Israël, et retirée de la vente par Artcurial. LIBÉRATION/ERNEST PIGNON-ERNEST

« Ce portrait met aux enchères un projet terroriste »

Fin décembre, la maison de vente Artcurial recevait un courrier de l’ambassade d’Israël en France signalant une œuvre jugée offensante : celle imaginée par Ernest Pignon-Ernest. Sur la « une » de Libération traitant de l’après-Yasser Arafat, publiée le jour de son enterrement, en 2004, cette figure de l’art urbain a dessiné le portrait de l’homme politique et chef militaire palestinien Marwan Barghouti, accompagné de quelques mots : « En 1980, quand j’ai dessiné Mandela, on m’a dit que c’était un terroriste. »

« Ce portrait met aux enchères un projet terroriste là où l’on cherche à faire croire qu’il s’agirait d’un homme de paix [en] le comparant à une grande figure internationalement reconnue : Nelson Mandela », s’est indignée l’ambassade dans son courrier (que Le Monde a pu consulter).

Figure laïque emblématique de la lutte pour le retrait complet d’Israël des territoires occupés en 1967, Marwan Barghouti, 56 ans, ex-chef du Tanzim, la branche armée du Fatah, est incarcéré depuis 2002 dans une prison de haute-sécurité israélienne, condamné à cinq peines de prison à perpétuité. « [Il] est emprisonné à vie en Israël pour avoir été le cerveau de la seconde Intifada (2000-2005) et de ce fait, responsable de la mort de centaines de personnes, juives et non-juives », poursuivait l’ambassade, qui demandait à Artcurial « de bien vouloir retirer de la vente ce lot qui risque fort de semer la confusion et de porter préjudice à [sa] réputation ». Requête à laquelle le président délégué de la maison de ventes, François Tajan, a accepté d’accéder en retirant ce lot de la vente, « au motif des attentats récents, de la prorogation de l’état d’urgence et des potentiels troubles à l’ordre public », cite Libération. Sur la page dédiée à la vente, le lot 27, qui correspondait à l’œuvre d’Ernest Pignon-Ernest, disparaît alors.

« J’ai vu la violence faite au peuple palestinien »

« Je n’ai pas cherché la provocation avec cette “une”, se défend Ernest Pignon-Ernest. Je ne fais jamais d’œuvre aussi politique, mais il se trouve que le contexte s’y prêtait, puisqu’on demandait à des artistes de s’exprimer sur la “une” d’un journal, donc sur l’actualité. Or, je pense qu’on ne parle pas assez de la misère et du désespoir du peuple palestinien. Je suis allé à Ramallah, et la vie sur place m’a fait penser au régime de l’apartheid. J’ai vu la violence faite au peuple palestinien. Les centaines de résolutions de l’ONU qui condamnent l’attitude d’Israël ne sont pas appliquées. »

« Ce que j’ai écrit à côté de mon portrait de Barghouti est vrai : quand j’ai fait le portrait de Mandela, en plein apartheid, alors qu’il était en prison à perpétuité après avoir dirigé la branche armée de l’ANC [le Congrès national africain], on m’a reproché de dessiner un terroriste, assure encore l’artiste. Or, à l’image de Mandela, il n’est pas exclu que Marwan Barghouti soit un jour élu président de la Palestine », affirme-i-il. Il n’est pas le seul à établir un parallèle entre les deux hommes, comme en témoigne le site du quotidien de gauche israélien Haaretz.

Ernest Pignon-Ernest s’étonne par ailleurs de l’effet contre-productif de cette censure. « Peu de gens connaissent Barghouti finalement, et si l’ambassade d’Israël n’avait rien dit ni obtenu gain de cause, ce dessin serait passé inaperçu… »

« Le respect de la liberté des créateurs »

Libération avait, ces derniers jours, exprimé son désaccord avec le choix d’Artcurial. « Nous souhaitons vivement que l’œuvre d’Ernest Pignon-Ernest soit maintenue au catalogue de la vente (...), sachant, qui plus est, que cette vente a pour but de soutenir… la liberté d’expression dans le monde. Ce serait encourir une juste réprobation que d’agir autrement, et laisser croire que nous agissons sous l’influence d’une ambassade étrangère, si respectable soit-elle », a ainsi écrit Laurent Joffrin, le directeur de la publication et de la rédaction du journal dans un courrier à la maison de vente. Une position « fondée sur le respect de la liberté des créateurs, même quand ils produisent des œuvres au contenu controversé », écrit encore le journaliste, qui dit néanmoins « comprend[re] les arguments de l’ambassade d’Israël » et « [se] garde d’entamer un débat sur le fond ».

Alors que du côté des artistes, un début de fronde s’organisait – un premier artiste, C215 (Christian Guémy), ayant annoncé qu’il souhaitait retirer son œuvre par solidarité –, RSF et Libération ont finalement tranché, mardi 12 janvier dans l’après-midi, en renonçant à leur partenariat avec Artcurial. « Cette œuvre n’est en aucune façon une apologie du terrorisme, et elle appartient légitimement au projet d’“Artistes à la une”. Nous avons donc pris la décision de faire la vente ailleurs afin derester fidèles à nos principes », a annoncé au Monde Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF. Egalement contacté, Artcurial n’a pas souhaité réagir sur le sujet. La maison de vente a en revanche acté l’annulation dans un communiqué diffusé sur Twitter vendredi midi.

Une autre manifestation a récemment reçu une pression similaire de la part de l’ambassade d’Israël : La Maison des métallos (Paris 11e), qui propose actuellement une exposition organisée en partenariat avec Médecins sans frontières sur les conditions de vie des Palestiniens en Israël, « Palestiniens entre deux guerres ». Le centre d’art, qui n’a pas annulé la tenue de l’exposition, ne tient pas à s’exprimer sur la teneur de ces échanges.

Quant à l’ambassade d’Israël, elle a souhaité réitérer sa position avec fermeté : « Nous sommes très contents car cet article permet de réaffirmer le fait que Barghouti est un terroriste », a déclaré au Monde sa porte-parole vendredi matin.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/arts/article/2016/01/15/une-uvre-d-ernest-pignon-ernest-retiree-d-une-vente-aux-encheres_4847704_1655012.html#Cj8xf1fYk1ZWvBKY.99

Une histoire belge (école)

Par Le 17/01/2016

On est en droit de se demander sur quels critères les Ministres sont choisis...Que ce soit en France comme en Belgique. Consternant. 

 

© photo news.

La Ministre de l'Enseignement s'est ridiculisée devant des élèves. Et elle l'a visiblement très mal pris. A lire dans les éditions Sudpresse.

© belga.
© belga.

La scène se passe dans le cadre du tournage de l'émission "Au Tableau", présentée par Ophélie Fontana et diffusée en février prochain sur la RTBF. Le concept: ce sont des enfants, de 8 à 13 ans, qui interviewent une personnalité politique belge. L'objectif ici n'est pas du tout de piéger l'invitée mais plutôt de la mettre en valeur et créer une osmose avec les élèves.

"Le dauphin est un... poisson"
Soumise à un QCM sur les chiffres de l'enseignement, Joëlle Milquet est complètement passée à côté de son sujet. Au lieu d'accepter la critique et de se montrer fair-play, elle s'est braquée, a contesté les réponses et a demandé des vérifications. Le tout devant des enfants médusés...

Mais ce n'est pas tout. L'équipe de la RTBF avait préparé un questionnaire sur un écran interactif. L'énoncé de la question? Classez ces espèces d'animaux dans leur famille respective. A ce petit jeu, la Ministre s'est quelque peu ridiculisée en rangeant le dauphin dans la classe des... poissons au lieu des mammifères marins. 

"Si j'avais su, je ne serais pas venue"
Déjà énervée, Milquet aurait carrément piqué une crise de nerfs, s'en prenant même à son attaché de presse, responsable selon elle de ne pas l'avoir briefée avant. "Si j'avais su, je ne serais pas venue", a lâché la Ministre cdH, provoquant un gros malaise sur le plateau.

Après une vive discussion en coulisses avec les journalistes de la RTBF, la Ministre s'est calmée et a quand même terminé le tournage. Reste à voir désormais si la séquence sera diffusée telle quelle ou modifiée voire coupée. Quoi qu'il en soit, après le "cours de rien", l'image de Milquet risque à nouveau d'en prendre un sacré coup...

Le plaisir féminin (sexualité sacrée)

Par Le 16/01/2016

visuel La tête au carré

émission précédenteémission à venir

l'émission du jeudi 14 janvier 2016

Le plaisir féminin 

1 commentaire

lire

(ré)écouter cette émission disponible jusqu'au 09/10/2018 14h00

s’abonner au podcast via iTunes s’abonner au podcast via RSS

 

 

 

 

Plaisir et éducation sexuelle © Pétillon - Radio France - 2016

 

Le plaisir féminin est un sujet qui connaît un nouvel essor depuis ces 15 dernières années. En effet le sujet est devenu plus légitime à la fin du XXème siècle, grâce à un événement majeur, la publication de l’anatomie complète du clitoris. Depuis, où en est la recherche ? Y-a-t-il eu d'autres découvertes scientifiques ? L’impact positif de l’orgasme sur la santé est bien documenté, mais il est bien mieux renseigné chez les hommes que chez les femmes : pourquoi cette différence ? Que sait-on aujourd'hui sur l'orgasme et le "Point G" ? 

S'il est important d’étudier les mécanismes du plaisir féminin, car les comprendre permet de mieux traiter les dysfonctionnements ou les souffrances d’origine sexuelle, pourquoi le plaisir sexuel féminin est-il encore un tabou ?  

invité(s)

Elisa Brune

Romancière et journaliste scientifique

en savoir plus >

Odile Buisson

Gynécologue obstétricienne

en savoir plus >

 

Médecine du travail (école)

Par Le 16/01/2016

 

Je n'avais pas parlé de ce drame parce que j'attendais un article allant enfin au fond du problème. La dernière phrase de celui-ci répond à mon questionnement.

 

L'état psychologique du professeur. Aucun jugement de ma part.

Ce que ça révèle, c'est l'absence totale de suivi médical dans le milieu enseignant. 

J'ai été vu une fois par la médecine du travail en 32 ans de carrière. Je ne me souviens que d'une radio des pomumons. Pour la tuberculose, je suppose. Rien sur mon état psychologique. JAMAIS. 

Et d'ailleurs, le médecin de l'Inspection qui considère que "j'étais dans une grande confusion mentale" lorsque j'ai décidé de quitter ma classe ne s'opposerait nullement à ce que j'y retourne...Paradoxe absolu ou inconscience. Imaginons que la situation dans laquelle je me retrouve me conduise à développer un ressenti négatif envers les enfants, un transfert de ma rage contre l'institution sur le dos des enfants. Imaginons qu'ils deviennent mes "victimes"...

Personne ne le saura, personne ne vérifiera et lorsque l'Inspecteur viendra une fois tous les quatre ans, je ne laisserai rien paraître. On ne fait pas le tour d'un individu en trois heures d'inspection. On peut voir sa maîtrise des tâches cognitives mais pour le reste, n'importe qui peut cacher l'essentiel. 

Les enfants, eux, ne disent rien. Ils subissent. Et parfois, même, ils finissent par penser que tous les enseignants sont "comme ça"...

J'ai vu passer dans ma carrière un bon paquet d'enseignants qui n'auraient jamais dû avoir le droit d'enseigner. C'est une réalité.

Il n'est qu'à voir aujourd'hui le nombre d'enseignants vivant malheureusement pour eux des passages difficiles, des enseignants qui ne parviennent plus à gérer une classe et qui sont placés sur les postes de remplaçants. L'Institution considère qu'en ne restant que quelques jours sur un poste, ils n'auront pas le temps de faire des dégâts...

C'est ainsi que sont considérés les enfants ET les enseignants. 

Et encore une fois, je ne porte pas de jugement sur les enseignants qui n'en peuvent plus. Eux aussi, ils sont en souffrance. 

Je condamne par contre l'irresponsabilité de l'État. 

On pourrait me répondre que c'est aux enseignants d'être responsables et lucides et demander à quitter la classe.

Je rappelerai juste que ça va faire deux ans que je demande une reconversion et qu'elles m'ont été refusées. 

Par contre,je peux reprendre un poste lundi matin si je le demande....Peu leur importe si je suis en état ou pas. 

 


Avalanche aux Deux Alpes : l'enseignant a été mis en examen

Des bougies et des bouquets ont été déposés jeudi devant le lycée Saint-Exupéry à Lyon en hommage aux victimes de l'avalanche où deux lycéens ont trouvé la mort, mercredi, aux Deux-Alpes.

 

Le professeur qui a accompagné les élèves sur la piste de ski fermée où s'est produit le drame sortait d'hôpital psychiatrique.

L'enquête sur l'avalanche ayant coûté mercredi la vie à deux lycéens de 16 ans aux Deux Alpes (Isère) s'intéresse à leur professeur, Michel A. Ce dernier a été mis en examen samedi pour homicides involontaires et placé sous contrôle judiciaire. «Il reconnaît sa responsabilité, il n'est pas dans le déni. Il ne s'est pas rendu compte du danger car beaucoup de monde avait emprunté cette piste depuis deux jours», a déclaré à l'AFP Me Bénédicte Tarayre.

Le professeur était toujours hospitalisé au CHU de Grenoble samedi. Le procureur, le juge d'instruction et une greffière se sont rendus à son chevet pour lui signifier sa mise en examen. «Il est choqué, il est dépité», a souligné son avocate, précisant que «son état physique et psychologique» ne lui permettait pas d'exercer sa profession à court terme.

Professeur d'éducation physique et sportive (EPS) depuis vingt-trois ans, cet homme de 47 ans était sorti en novembre d'un séjour en hôpital psychiatrique. Il prenait un traitement composé d'antidépresseurs et de stabilisateurs d'humeur, des médicaments qui servent à soigner un épisode dépressif survenant dans le cadre de troubles bipolaires.

Entendu par les gendarmes au CHU de Grenoble, où il avait été transporté mercredi, blessé, il a demandé à retourner à l'hôpital psychiatrique. Outre sa mise en examen, il devrait être suspendu de son poste à titre conservatoire et faire l'objet d'une enquête administrative interne. Il risque une exclusion temporaire voire une révocation de l'Éducation nationale.

L'avalanche s'est déclenchée mercredi faisant trois morts, dont deux lycéens et un touriste «probablement» ukrainien. Deux autres adolescents ont été grièvement blessés. L'enseignant qui avait un excellent niveau de ski n'avait pas regardé la météo le matin des faits, alors que cette dernière annonçait un risque d'avalanche. Au moment de s'engager sur la piste noire, fermée par un filet, il a indiqué aux enquêteurs «qu'il pouvait y aller et a dit en garde à vue qu'il n'avait pas vu le danger». Il aurait été rassuré par le fait que des dizaines de skieurs bravaient l'interdiction depuis plusieurs jours. Il avait d'ailleurs parcouru sans dommage, mardi, cette piste pourtant fermée depuis le début de la saison. Certains élèves qu'il accompagnait avaient alors refusé de s'engager. Les dix-neuf élèves, tous inscrits en option intensive de sport au lycée Saint-Exupéry de Lyon étaient répartis selon leur niveau en ski et les dix adolescents qu'il encadrait faisaient partie des meilleurs. Mercredi matin, ils avaient à nouveau émis le souhait de descendre cette piste interdite mais un autre enseignant s'y était opposé. Responsable du Snep-FSU, le syndicat local de professeurs d'EPS, Jean-Paul Tournaire affirme que Michel A. «se serait laissé entraîner, à tort évidemment, par des élèves souhaitant skier sur cette piste».

Des professeurs du lycée font part d'un homme «avec quelques problèmes psychologiques», «assez renfermé», «avec une vie personnelle compliquée». Certains savaient que ce père de trois enfants sortait de «congé pour dépression» mais n'avaient pas connaissance de son séjour en hôpital psychiatrique. Et ils n'évoquent pas de problèmes comportementaux avec les élèves. La représentante des parents de l'établissement n'a pas non plus connaissance «de problèmes». Les responsabilités éventuelles de la hiérarchie du professeur vont être passées au crible. La direction de l'établissement lui avait confié la responsabilité, avec deux autres enseignants, d'encadrer les lycéens. Selon l'entourage de Najat Vallaud-Belkacem, la proviseure, «très réputée» n'aurait pas eu connaissance de l'état psychologique fragile de ce professeur. Elle a été entendue vendredi, assistée d'un avocat.

Si des élèves ont fait part d'un manque «important et récurrent» d'autorité de sa part, d'autres dressent un portrait élogieux, passionné. Il est aussi question de quelqu'un de «cool et rebelle», «un peu exalté». Ils sont d'autant plus étonnés par son manque de prudence que le professeur avait subi il y a quelques années un accident important de ski, avec plusieurs opérations lourdes et des séquelles. Mais ils le défendent: «C'est difficile lors d'une sortie ski de gérer un groupe car on s'éparpille très vite. Les décisions peuvent se prendre en quelques secondes».

«Cela peut faire penser à l'histoire de la Germanwings», observe Philippe Tournier, secrétaire général du Snpden, syndicat de proviseurs, faisant le parallèle avec les failles dans le contrôle psychologique du pilote qui avait entraîné dans sa mort, en mars, les passagers du vol Barcelone-Düsseldorf. Il rappelle qu'un chef d'établissement n'est pas censé connaître les motifs de congé maladie d'un professeur. Il accuse surtout l'absence de médecine du travail au sein de l'Éducation nationale:

«En 40 ans de carrière, l'état psychologique ou de santé d'un professeur n'est jamais contrôlé…».

 


  •  

"XTREM'Green "

Par Le 16/01/2016

 Je n'ai pas l'habitude ici de faire des présentations de site de commerce mais celui-ci fera exception parce que je trouve le concept passionnant et répond aux besoins d'une frange de plus en plus grande de sportifs "outdoor" tout en révélant d'ailleurs une demande de plus en plus exigeante de la part de certains consommateurs. Et je m'en réjouis. Il est évident qu'il n'y a que le soutien, le bouche à oreille et le choix réfléchi de nos achats qui peuvent contribuer, favoriser et développer ce genre d'initiatives. 


http://www.xtremgreen.com/index.html


Logo 20xtrem 27green 20blanc

Chez XTREM'Green, l'éco-responsabilité est notre priorité !

 Premier commerce français de vente de produits eco-friendly dédié aux sports extrêmes


- Découvrez les 6 points de notre politique environnementale et sociale en cliquant ici -

 

Notre philosophie

 Si rider c'est fun, polluer pour assouvir sa passion, ça l'est franchement moins. Ici, nous sommes tous d'accord pour affirmer que si cette passion des sports extrêmes nous rassemble c'est aussi parce que le cadre est le plus souvent idyllique : surfer des vagues nettes sans débris flottants, skier dans une poudreuse clean à 3000 mètres sans déchet apparent, skater une street sans canette qui traine... Bref ! Nous aimons nos spots et nous souhaitons qu'ils restent tels qu'ils devraient être. Alors quoi de plus paradoxal que de rider sur des équipements pollueurs ? Car si un snow, un kite ou autres rollers n'utilisent aucun carburant, leur fabrication par contre provoque des désastres écologiques considérables.

 

De fait, peut-on parler de tendance écolo ? La réponse est sans appel : Non ! En vérité, il s'agit surtout ici de bon sens et de respect tant des éléments que de nous-mêmes. Les sports extrêmes nous permettent d'aller jusqu'au bout de nos limites et de les franchir chaque fois un peu plus. Ils transforment notre état d'esprit et, de fait, nos comportements. Ces comportements ne doivent en aucun cas être limités à notre trip, mais plus largement inspirer notre mode de vie. C'est pourquoi se respecter, c'est aussi rider responsable.

 

Le concept

1) Comme indiqué ci-dessus, la première mission est de vous fournir tout ce qui existe d'éco-responsable pour rider le plus proprement possible. Mais le problème est que tout le matériel sportif n'est pas eco-friendly. De trop nombreux industriels polluent pour nos sports qui sont le plus souvent sans co2. Polluer pour faire de l'éco... Ceci n'est pas acceptable.

2) Par conséquent, avec l'aide des pouvoirs publics, la deuxième mission d'Xtrem Green est d'accompagner les industriels locaux à produire des articles de sport eco-friendly.

3) Parallèlement aux acteurs déjà en place, Xtrem'Green a le projet à moyen terme de se doter d'un bureau d'étude qui créera des emplois et permettra cette mutation. C'est ici la troisième mission. De fait, afin de générer unfinancement participatif pour nous aider dans ce projet, au lieu de le mettre en avant sur une plateforme de Crowdfunding qui réduirait notre potentiel financier, nous avons opté pour l'application de tarifs non remisés. Payer le prix normal permet d'obtenir des bénéfices permettant l'évolution d'une entreprise.

4) La quatrième mission d'Xtrem'Green est, à plus long terme, de récupérer votre vieux matériel. Parce qu'il est impossible de faire des produits en matériaux recyclés sans matière première, nous nous engageons à reprendre vos vieux produits pour les faire recycler et ainsi participer à la production éco-responsable de nouveaux matériels. Car comme le dit l'expression : rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme !

5) La cinquième mission d'Xtrem'Green, certainement pas la plus facile, est la sensibilisation et la diffusion de cet état d'esprit. C'est pourquoi nous devons rencontrer tant les industriels que les pouvoirs publics - déjà cités précédemment -, mais également les riders qui sont encore trop peu nombreux à être informés quant aux conséquences de leurs achats.

6) Enfin, la sixième mission d'Xtrem Green, et de loin la plus importante : vous faire prendre le plus grand plaisir à pratiquer votre sport favori sans avoir l'impression d'être un militant pro-écolo ! Parce qu'il n'y a rien de pire que de (se) faire sans cesse la morale, nous insistons sur cette notion : le plaisir du ride doit rester intact ! C'est pourquoi nous organiserons des compétitions, des concerts et autres évènements toujours sous le prisme de l'éco-responsabilité, mais aussi du fun.

Copyright 2015 - Mentions légales - Conditions générales de vente - Conditions générales d'utilisation - Contact - Plan du site

 

 

Réseaux sociaux

SUP

Kitesurf

Surf

BMX

Skateboard

Roller

Protection solaire

VTT

Ski

Prévention

: Fabrication Espagnole

Montagne

Street

Eau

: Eco-responsable

: Fabrication Française

1er site de vente d'articles de sports extrêmes éco-friendly.

 



 

Chez XTREM'Green, l'éco-responsabilité est notre priorité !

 




 

 

"La vraie vie des Profs" (école)

Par Le 16/01/2016

 
"35 élèves en Seconde coûtent moins cher que 5 en ébénisterie"

Nicole Ferroni et l'éducation nationale (école)

Par Le 16/01/2016


"Dans une école, l'enseignant est la personne la plus importante car c'est de lui ou d'elle que dépend le bien futur de l'humanité. Ce n'est pas là une affirmation purement verbale, c'est un fait absolu, irrévocable.
C'est seulement quand l'éducateur sentira lui-même tout ce qu'il y a de dignité et de respect implicite dans son travail qu'il se rendra compte que l'enseignement est la plus belle des vocations et que l'état d'enseignant est supérieur à l'état de politicien et de prince de ce monde."

"Lettres aux écoles" de Jiddu Krishnamurti


Nicole Ferroni est l’une des chroniqueuses stars de la Matinale France Inter. Avant de devenir comédienne et humoriste, cette jeune femme de 33 ans fut professeure agrégée de Sciences de la vie et de la terre.

Nicole Ferroni

Nicole Ferroni 08 10 14 © Radio France – Christophe Abramowitz

Vos parents étaient enseignants. Est-ce eux qui vous ont donné l’envie de devenir professeure de SVT ?

Ils y ont contribué. Mon père était enseignant-chercheur en chimie et ses échanges avec les élèves de fac étaient très gratifiants. Ma maman était prof d’allemand, une matière qu’elle dispensait souvent devant une dizaine d’élèves seulement… ce qui a grandement participé à son bien-être ! Tout cela m’a donné une vision biaisée de l’enseignement tel que le vivent les jeunes profs d’aujourd’hui. D’ailleurs, qu’une même appellation cache des réalités si différentes – à commencer par la réalité financière – a parfois nourri mes discussions avec ma mère. Le décalage entre ce qu’elle connaissait en tant qu’enseignante en fin de carrière et moi, débutante, était ahurissant. Mais l’enseignement était vraiment ma vocation et j’adorais ma matière.

Vous avez pourtant quitté l’Éducation nationale en 2011, tout juste agrégée, après à peine quatre années d’exercice.

Parce que j’avais une fibre d’enseignante très forte… mais pas celle d’éducatrice ! Lorsque je me suis retrouvée pour la première fois devant des élèves de 3e, en « Zone ambition réussite » dans les quartiers nord de Marseille, une grande partie du programme s’intitulait, je cite, « les chromosomes sont le support du programme génétique d’un individu ». Or, un élève sur trois maîtrisait très mal, voire pas du tout, le français.

Vous en avez d’ailleurs fait une chronique jubilatoire face à Benoit Hamon !

Oui, je m’en amuse aujourd’hui, mais à l’époque j’avais beaucoup de mal à gérer cette situation. Je suis quelqu’un de très sensible et je n’arrivais pas à assumer un rôle d’assistante sociale. Si j’avais connu et mesuré cette dimension-là du métier je ne me serais jamais lancée dans cette carrière. J’ai l’impression que le casting des enseignants ne correspond plus aux besoins du terrain ; je suis une erreur de casting ! Le concours pour devenir enseignant devrait favoriser ceux qui ont aussi l’envie et la force d’être des éducateurs. La situation actuelle est aussi problématique pour les professeurs que pour les élèves qui se retrouvent confrontés à des gens qui, comme moi, ne savent pas toujours leur apporter les bonnes réponses. C’est un gâchis…

Dans votre lettre de démission vous écrivez : « j’espère que vous comprendrez la résignation ou la colère éprouvée de se voir considérée (…) comme un chiffre ou un dossier avant de l’être comme une personne ». Le rectorat a donc aussi sa part dans votre décision ?

Nicole Ferroni

Nicole Ferroni ©Thierry Aillaud

Oui, j’ai vite senti que mon sort était géré par des gens qui considéraient ma vie comme un dossier. D’ailleurs eux-mêmes ne sont que des dossiers pour leurs supérieurs hiérarchiques ; c’est une pyramide où les rangs du dessous ne sont que des dossiers pour les rangs du dessus. Mais être considéré comme une donnée est malheureusement le destin de beaucoup de salariés des grandes administrations.

Vous avez pratiqué le théâtre dès vos 8 ans et vous avez pris une année sabbatique entre votre licence et votre maîtrise pour vous consacrer à votre amour de la scène. Hésitiez-vous entre ces deux carrières ?

Oui, mais uniquement avant de faire cette année de break ! Quand, après un mois de répétitions et un mois de spectacle, on se retrouve avec 400 euros en poche pour manger et payer le loyer, on se dit que vivre de ce métier est impossible… et on retourne à ses études.

Ce qui m’a finalement décidé à tenter l’aventure de la scène, c’est qu’après avoir obtenu mon agrégation et avoir pu retourner dans « mon » académie d’Aix-Marseille, j’ai découvert par un simple courrier glissé dans mon casier que mon poste était supprimé à la rentrée… pour être proposé à des vacataires. Ce fut le coup de grâce. J’ai demandé un mi-temps pour pouvoir écrire mon premier spectacle.

Dans la Matinale de France Inter, vous vous êtes retrouvée face à des ministres ou anciens ministres de l’Éducation, Vincent Peillon, Benoit Hamon ou François Bayrou. Endossez-vous, alors, le rôle de porte-parole de la cause des enseignants ?

Je suis en effet plus militante devant les ministres de l’Éducation nationale ou de la Culture que devant un responsable d’entreprise. Car les absurdités de ces systèmes, je les connais et je pense être légitime pour interpeller ces acteurs publics. J’ai, par exemple, questionné Fleur Pellerin sur les attributions de subventions en direction des lieux de culture populaire.

Je sais que ma parole, seule, portera peu, mais si une humoriste, un journaliste, un maire, une association, une salle etc lui tiennent le même discours, cela fera peut-être bouger les choses.

Vos chroniques comportent souvent des références aux Sciences de la vie et de la terre, comme récemment face à Elisabeth Badinter. Est-ce totalement volontaire de votre part ou bien la manifestation que votre ancien métier continu de vous habiter ?

Un peu des deux, c’est un mélange de conscience et d’instinct. La biologie est une matière que j’ai beaucoup travaillée, y faire référence est donc une évidence pour moi. Et puis elle permet beaucoup de métaphores sur le fonctionnement de la nature humaine. Donc, oui, en ce sens, cela me vient de manière spontanée. Mais pour l’émission de Charline Vanhoenacker « Si tu écoutes, j’annule tout« ,  j’ai spécifiquement demandé à faire une chronique de vulgarisation scientifique. En fait, que cela soit dans une classe, sur scène ou à la radio, il faut convaincre, intéresser, faire face à un auditoire… Ma vocation d’enseignante continue de s’exprimer donc dans ma nouvelle vie. Je suis toujours dans la transmission d’un contenu à un public. La grande différence c’est qu’aujourd’hui mon public est volontaire et consentant… enfin j’espère ! D’ailleurs, en répondant à votre question, je me rends compte que je me sens peut-être plus enseignante aujourd’hui que lorsque j’étais dans l’Education nationale.

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur ce métier d’enseignant ?

Quand j’observe mes anciens collègues, je suis à mi-chemin entre l’admiration et la pitié ! Je les admire, car ils font un boulot extraordinaire que j’ai été incapable de faire tant il est dur. Mais j’ai aussi envie de conseiller à certains de fuir à toutes jambes tellement ils m’apparaissent malheureux. Ils sont le miroir de ce que je serais devenue si j’étais restée prof.

Y a-t-il quelque chose qui vous manque de votre vie de professeure ?

Ce métier a ceci de merveilleux qu’il œuvre à former des jeunes, à les faire grandir. Constater les progrès d’un élève, c’est génial, je me sentais comme une « jardinière » lorsque j’enseignais. Cette dimension-là me manque, car elle est unique.

 

Olivier Van Caemerbèke

La sagesse du cosmos (spiritualité)

Par Le 15/01/2016

 

Maxresdefault 1

 

"Il ne serait pas juste de vous considérer comme un organisme isolé dans le temps et l’espace, occupant un volume d’un mètre-cube environ et ayant une durée de vie de quelque sept ou huit décades. Tout au contraire, vous êtes une cellule du corps cosmique, et avez droit à tous les privilèges de votre statut cosmique, y compris celui d’une santé parfaite. La nature a fait de nous des penseurs en nous créant, afin que nous puissions prendre conscience de cette vérité. Comme le déclare un autre verset védique : "L’intelligence interne du corps est le génie ultime et suprême de la nature. Elle reflète la sagesse du cosmos." Ce génie est en vous, il fait partie de votre matrice interne qui ne peut être effacée.
Au niveau quantique, il n’existe pas de frontière définie qui nous séparerait du reste de l’univers. Chacun se tient en équilibre entre l’infiniment grand et l’infiniment petit. Ce sont les mêmes protons qui se trouvent au cœur des étoiles (où ils vivent depuis au moins 5 milliards d’années), et qui demeurent en nous. Les neutrinos qui n’ont besoin que de quelques millionièmes de seconde pour traverser la terre, font aussi partie de nous, l’espace d’un très court instant. Vous êtes une rivière qui coule, un fleuve faits d’atomes et de molécules rassemblés depuis tous les recoins du cosmos. Vous êtes l’émanation d’une énergie dont les ondes s’étendent jusqu’aux confins du champ unifié. Vous êtes un réservoir d’intelligence qui ne peut tarir, parce que la nature constitue une totalité inépuisable."

Culture védique

 


 

Pour le référendum d'initiative citoyenne (politique)

Par Le 14/01/2016

Pétition pour l’instauration en France du référendum d’initiative citoyenne

L’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, qui fait partie du préambule de notre Constitution, prévoit la participation des citoyens à la formation de la loi. Il déclare : « La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation ».

Ce texte n’a jamais été appliqué !

Certes, les élus élaborent et votent les lois mais les électeurs restent exclus du processus et les rares fois où l'on daigne les consulter, leur avis ne compte que s'il est conforme à ce qu'on attend d'eux(1). Il s'ensuit que la défiance des Français envers la classe politique bat aujourd'hui tous les records(2). Il devient donc urgent d'équilibrer le système en instituant dans notre pays le référendum d’initiative citoyenne, dans tous les domaines et à tous les niveaux territoriaux afin que les citoyens puissent avoir le dernier mot pour imposer leurs décisions.

Être seulement autorisé à glisser un bulletin dans l'urne pour élire un président, un député ou un maire, ce n'est pas exercer sa souveraineté mais au contraire s'en laisser déposséder et se faire réduire au silence pendant les 5 ou 6 ans qui séparent deux scrutins de même niveau.

En démocratie, le peuple doit pouvoir être le législateur en dernier ressort. Seul le référendum d'initiative citoyenne nous permettra de reprendre la parole à tout moment pour décider de ce qui nous regarde, et ainsi de devenir pleinement citoyens.

Nous vous proposons de soutenir, en signant cette pétition, une nouvelle formulation de l’article 3 de la Constitution française : (modification en bleu et entre crochets)

La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum [d’initiative citoyenne, en toutes matières y compris constitutionnelle et de ratification des traités ; cet article ne peut être modifié que par voie référendaire.]

Les Français veulent le référendum d’initiative citoyenne, maintenant !

Après avoir pris connaissance de la proposition de loi constitutionnelle complète,

 

je signe la pétition

Nous avons collecté :
5388 signatures

[*] champs obligatoires
[1] données non rendues publiques

 

Cliquez sur ce lien pour consulter notre proposition de loi constitutionnelle complète, qui prévoit notamment de réécrire certains passages de la Constitution pour tenir compte des changements induits par le référendum d'initiative citoyenne.

Note 1

Par le référendum du 29 mai 2005, les Français ont dit NON au Traité Constitutionnel Européen. C'est un vote du Parlement en février 2008 qui a imposé ce traité, rebaptisé "Traité de Lisbonne", à notre pays. Par le référendum alsacien du 7 avril 2013, les électeurs ont refusé de fusionner le Haut-Rhin et le Bas-Rhin en une seule collectivité territoriale. Il n'a fallu que trois mois à la classe politique pour décider en juillet 2013 - en votant l'amendement 745 - que désormais ce genre de question ne sera plus soumise à référendum.

Note 2

"85 % des Français estiment que leurs dirigeants ne tiennent pas compte de leur avis" selon un sondage Opinionway réalisé du 5 au 20 décembre 2012 auprès d'un échantillon de 1509 personnes représentatif de la population française en âge de voter. En augmentation de 2 points par rapport à décembre 2011.

Lu 129359 foisDernière modification le samedi, 28 septembre 2013 13:10

Éléments similaires

  • 151
  • 152
  • 153
  • 154
  • 155
  • 156
  • 157
  • 158