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Yuka...Noël 2015

Par Le 08/01/2016

 

Yuka court, nage, joue, marche...Il est plein de vie et de forces...Plusieurs sorties en montagne dont une de cinq heures avec un bon dénivelée. 

À peine rentrés à la maison, Yuka demande à jouer avec la balle... Plus de problèmes sérieux d'incontinence...Quelques tentatives infructueuses le matin avant que le premier jet ne se déclenche mais il n'a plus besoin de nous pour faire pression sur sa vessie.

Il a repris du poids, même s'il doit se contenter de croquettes médicalisées (anti inflammatoires)

Je le masse de nouveau tous les jours et il se laisse faire, il me lèche les mains parfois, avec ce regard empli d'amour, ces yeux qui parlent.

 

C'est l'intervention de Françoise, une médium magnétiseuse qui s'est révélée déterminante dans les derniers mois. Une femme qui n'a jamais vu Yuka mais qui peut travailler à distance, en réseau, avec d'autres magnétiseurs...Ses soins ont accéléré la récupération de Yuka et ont rétabli le contrôle quasi complet de la vessie et des sphincters.  

Je savais bien que le magnétisme fonctionnait puisque je l'ai vécu, personnellement. De la paralysie de la jambe gauche (3 hernies discales) à la marche en montagne, au vélo, au tennis, à l'escalade, au ski. Dans l'incompréhension totale du milieu médical.

 

Yuka avait le bassin fracturé, en de multiples endroits. On nous avait dit que l'euthanasie était qausiment inévitable. De multiples opérations dont aucune ne pouvait présager de la récupération de Yuka.

J'ai déjà parlé de l'hôpital de Saint Martin de Bellevue, près d'Annecy. Marine et moi, on sait ce qu'on leur doit. Reconnaissance à tout jamais. Pour les chirurgiens et l'ensemble du personnel. Pour leur totale compétence et leur profonde humanité. 

On sait aussi tout ce qu'on a fait pour Yuka. Il le sait aussi. 

Évidemment que les animaux ont une conscience, évidemment qu'ils ont une âme, évidemment qu'ils ressentent l'amour qu'on leur porte, évidemment qu'ils sont prêts à nous aimer au-delà de l'imaginable.

Un ostéopathe pour animaux est intervenu également, une belle rencontre à Grenoble. Tout devait être tenté, on le savait, on le voulait, Yuka acceptait tous les soins, en totale confiance.

À chaque progrès, Yuka vivait notre bonheur et nous communiquait sa joie de vivre.

Yuka et Marine. Des âmes soeurs.

Je suis heureux et je remercie la Vie, je la bénis, je l'honore...Tous les matins en me levant, tous les soirs en me couchant, toutes les nuits dans mes rêves.

Je remercie Yuka aussi. De m'avoir sauvé...

Et je suis profondément fier et heureux de la force morale de ma Fille adorée. 

 

Juste parce que c'est beau (musique)

Par Le 07/01/2016

J'aime parce que c'est simple, naturel et surtout empli d'amour.

 

De beaux artistes.

 

"La nuit noire de l'âme" (spiritualité)

Par Le 07/01/2016

J'aurais aimé avoir lu ce texte avant que ça ne m'arrive...Alors, je me dis qu'en le partageant, ça aidera peut-être quelqu'un à comprendre.

 

Magazine


© Yuriy Zhuravov / Ian Arneson


PUBLIÉ LE 14/12/2015
  • Aurélie Aimé
    Auteur

 

 

Magazine » Enquêtes

SPIRITUALITÉS

La nuit noire de l'âme

Quelle est cette étrange expérience méconnue, 
qui semble pourtant toucher beaucoup d'entre nous ?

La « nuit noire de l’âme » est une expérience peu connue, et qui serait pourtant très répandue, en témoignent les nombreux récits sur le sujet. Elle se caractérise par une perte profonde de sens, sur notre vie et nos croyances ; une sorte de « dépression » de l’âme, qui plonge au cœur de nos peurs les plus profondes, et prépare à une véritable transformation intérieure. L’égo se meurt, le « vrai soi » s’éveille…

Ce sentiment de désolation spirituelle a été largement relaté à travers les siècles. Dans les écoles des mystères de l’Égypte antique, on essayait de le créer artificiellement, pour tenter d’atteindre un éveil « en accéléré ». Enfermé dans un sarcophage, l’expérimentateur était confronté à ses peurs intimes: l’obscurité, la solitude, la mort. Après quelques jours, le sarcophage était ouvert. Les survivants avaient réussi l’initiation. Dans la mythologie, on retrouve d’autres récits similaires, parfois appelés « voyage au bout de la nuit » ou encore « descente aux enfers ». 

Le premier à avoir utilisé l’expression est le mystique Jean de la Croix, au XVIème siècle, dans son livre « La nuit obscure ». Les récits de nuit noire ont de nombreux dénominateurs communs. Elle touche très souvent des personnes qui cheminent, par le biais du développement personnel ou de la spiritualité, et qui pensent avoir trouvé une forme de vérité, de sérénité. Selon Jean de la Croix: « Plus les choses divines sont en soi claires et manifestes, plus elles sont naturellement obscures et cachées à l'âme. Il en est ici comme de la lumière naturelle : plus elle est claire, plus elle éblouit et obscurcit la pupille du hibou ; plus on veut fixer le soleil en face, et plus on éblouit la puissance visuelle et on la prive de lumière (…). De même quand cette divine lumière de la contemplation investit l'âme qui n'est pas encore complètement éclairée, elle produit en elle des ténèbres spirituelles. » 
 

J'avais le sentiment d’avoir atteint l’éveil...

Ainsi, à l’image des premiers rayons de soleil qui viennent réchauffer la terre et chassent la pénombre, la nuit noire de l’âme crée une dynamique, un mouvement de vie, elle génère un changement en profondeur. Pour Fanny, une consultante en webmarketing âgée de 28 ans, « ça a commencé après un épisode extrêmement fort, ou j’avais le sentiment d’avoir atteint l’éveil, et d’avoir trouvé ma place. Puis ce sentiment s’est évanoui. Et toutes mes peurs sont ressorties. J’ai pensé que je serais comme ça toute ma vie, dans une tristesse, une colère omniprésente. Je me suis désintéressée de mon cheminement spirituel. J’ai eu l’impression que tout ce que j’avais appris était « n’importe quoi ». 

Lors de la nuit noire, les personnes se rendent compte, et ressentent dans leur corps que tout ce qu’elles pensaient savoir, et qui était fabriqué par le mental, est erroné. Sans préambule, tout s’écroule. La paix apparente laisse alors place à une déprime profonde, un sentiment de vide qu’aucune activité ne trompe, qu’aucune lecture ou séance chez le psy ne semblent soulager. Selon Eckhart Tolle, qui raconte son expérience de nuit noire sur son site, ce sentiment a un sens précis, le retour « à un état d’ignorance où les choses perdent la signification que vous leur aviez donnée et qui était seulement conditionnelle, culturelle, etc. Vous pouvez alors regarder le monde sans imposer un cadre de signification fabriqué par le mental (…). C’est pourquoi c’est si angoissant quand cela vous arrive effectivement plutôt que de l’adopter vraiment consciemment. »

Thierry Pasquier, un docteur en pharmacie, a vécu cette traversée durant 23 ans. Dans sa 33ème année, alors patron d’un restaurant végétarien, créateur d’un éco village et professeur de Kundalini Yoga, son monde s’effondre. Sa voiture rend l’âme, ses deux chats meurent, sa femme le quitte avec l’un de ses enfants, sa maison est réduite en cendres par un incendie. Il comprend un peu plus tard qu’il traverse une nuit sombre de l’âme. Selon lui, elle serait le résultat « d’une déchirure que nous faisons entre nos vieilles habitudes cellulaires et un autre état d’âme lumineux dont nous n’acceptons pas encore l’intensité ».

Dans le cas de la nuit noire, l’obscurité peut se révéler de l’intérieur, sans forcément de cause extérieure connue, comme dans le cas de Thierry. Nous sommes confrontés brutalement aux racines de nos vieux fardeaux émotionnels, à nos peurs les plus profondes, dont certaines que nous n’avions même pas identifiés. Tant que nous n’avons pas vu nos peurs en face, le mental tourne en rond, l’égo est renforcé, un concept intellectuel en chasse un autre, mais aucun n’est réellement intégré par l’expérience du corps. 
 

Heureusement, cette période initiatique ne dure qu’un temps.

Les peurs auxquelles nous sommes confrontées, très intimes, sont souvent bien supérieures à tout ce que nous avions connu, à la limite du soutenable. Tant que nous nous identifions à elles, le jeu de l’égo est entretenu, et elles sont alimentées. Thierry Pasquier raconte comment il a déjoué ce cercle pernicieux : « la meilleure chose à faire pour moi était de lâcher-prise sur la souffrance, sur ce qui était là. Juste observer la souffrance, sans mettre un couvercle dessus, ni la faire bouillir en mettant sous la marmite le feu du mental: « comme je suis nul, je tourne en rond, je n'arriverai à rien, j'ai gâché ma vie, je ne change pas malgré mes efforts, etc. » Simplement laisser pleurer le corps, le temps que ça dure, une heure, une journée, une semaine. » Ainsi, on se désidentifie de notre souffrance, on voit émerger notre « vrai » nous, notre « âme ». On reprendre le pouvoir que l’on a donné à notre peur. Tout comme dans le processus de deuil- celui de notre égo négatif -, le déni puis la dépression laissent place à l’acceptation. 

Heureusement, cette période initiatique ne dure qu’un temps. Fanny raconte : « J’ai commencé à m’en sortir le jour ou j’ai touché le fond. C’était de mon anniversaire, j’ai passé la journée sur le canapé, les yeux dans le vide. Après plus de deux années dans cet état, je n’en pouvais plus. J’ai compris qu’il fallait que je m’abandonne, que je ne pouvais rien faire d’autre. Et le lendemain j’allais beaucoup mieux. »

D’après les récits, la manière dont une nuit obscure de l’âme se termine est souvent la même. On vit dans sa chair ce qui est souvent relaté dans les enseignements spirituels, ou les récits d’éveil : lorsque nous lâchons prise, nous nous rendons compte de l’impermanence des pensées et des émotions. Eckart Tolle explique: « (les personnes) s’éveillent à quelque chose de plus profond qui n’est plus basé sur des concepts dans leur tête : un sentiment plus profond de but ou de connexion avec une vie plus grande qui ne dépend plus des explications, ni de rien de conceptuel. » 

Alors que des peurs profondes s’évanouissent et que les jeux du mental s’apaisent, on éprouve une énorme gratitude, un sentiment de libération très puissant. 

Par la suite, même si des pans entiers de croyances sont tombés, l’apprentissage n’est pas terminé. Mais notre regard sur les jeux de l’égo a changé, et les leçons de vie semblent plus directes, plus rapides à intégrer. On se laisse moins happer par les vagues. Un espace de sérénité s’est ouvert et l’on peut continuer de le nourrir en soi.

Dans le territoire de l'amour (spiritualité)

Par Le 06/01/2016

Les gens qui disent que "l'amour fait mal" parlent de leurs difficultés à être dans le territoire de l'amour.

C'est comme les journalistes qui parlent des accidents d'avalanche en disant "la montagne a tué"...

Non, elle n'a rien fait d'autre que ce qu'elle fait souvent : des avalanches, des chutes de pierres, des crevasses, etc etc...

C'est l'homme qui a décidé d'être en montagne, pas la montagne qui est allée le chercher chez lui.

Pour l'amour, c'est pareil. Si on entre dans le territoire de l'amour, on respecte le lieu et on ne lui reproche pas les difficultés à y évoluer...Ce sont nos difficultés et non celles de la volonté du territoire.

L'Amour est un phénomène aimant, c'est une évidence. Il ne peut donc y avoir de souffrances en son sein qui lui soient attribuées. 

J'ai connu des galères mémorables en montagne et je ne lui en ai jamais voulu. J'étais responsable de mon engagement et je devais simplement m'adapter aux règles du lieu.

On ne meurt pas d'amour. On peut mourir par contre de notre souffrance à ne pas parvenir à vivre sereinement dans ce territoire dès lors que nous y introduisons autre chose que l'amour. 

C'est comme si je décidais de gravir le Mont-Blanc en sandales de plage.

Je serai responsable de mes pieds gelés tout comme dans le territoire de l'amour, je serai responsable de mes douleurs. Ou de mes joies. Le territoire, lui, il est toujours le même. Quoique j'y fasse. 

Je pense par conséquent qu'on ne peut pas perdre l'amour quand on le voit comme un espace. Sinon, ça signifierait que je pourrais perdre les montagnes parce que je ne suis plus en état physique d'y aller. Et ça m'est arrivé. Mais les montagnes, elles étaient toujours là, le territoire n'avait pas disparu et lorsque j'ai retrouvé mon intégrité physique, j'ai pu de nouveau entrer dans ce territoire...

On peut perdre la capacité à vivre dans cet espace mais il ne disparaît pas. C'est impossible.

D'ailleurs, Nathalie et moi, on est très solitaires et les rencontres qu'on fait en montagne donnent très souvent de beaux moments. Pour une raison très simple : à ce moment-là, nous sommes tous insérés dans cette dimension de l'amour du lieu et c'est cela qui nous rapproche. Je pense donc que pour rencontrer l'amour, il faut déjà s'inscrire, à chaque instant, dans l'espace de l'amour.

Et il est partout et tout le temps. Si de notre côté, nous sommes dans un espace de colères, de peurs, de regrets, de jalousies, de reproches, de fascinations, de soumissions, d'harcèlements, d'exigences, de compromis, de concessions et tous les tourments que nous portons en nous, il n'est pas juste d'en accuser le territoire de l'Amour. 

Si je vais avec un sac à dos lourd et volumineux en montagne, il serait ridicule que je dise que la montagne est vraiment trop raide...

 

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Sur les poissons (Nature)

Par Le 06/01/2016

Intelligence et vie sociale des poissons

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« C'est déroutant. Certaines personnes vous disent : "je suis végétarien, je mange juste du poisson, pas de viande". J'imagine le poisson vraiment offensé : "Qu'est-ce vous voulez dire ? Je suis aussi fait de chair ! J'ai des muscles, j'ai un coeur, j'ai un cerveau." On a tendance à percevoir les poissons uniquement comme des denrées. »
- Sylvia Earle, biologiste, océanographe et exploratrice.

Les poissons sont très différents de nous et suscitent moins d'empathie que les mammifères. Ils vivent dans l'eau, n'ont pas d'expression faciale ou de cri audible par l'oreille humaine. Ils sont aussi les victimes d'une conception périmée de « l'échelle de l'évolution », selon laquelle ils sont les plus « primitifs » des vertébrés (conception absurde puisque tous les êtres vivants sur Terre ont un arbre généalogique de 3,5 milliards d'années et sont donc tous aussi « évolués »). On les imagine peu ou pas sensibles, dépourvus d'intelligence ou de mémoire, ne réagissant que par instinct. Pourtant, la recherche éthologique, notamment ces 15 dernières années, nous a montré qu'il n'y avait plus lieu de faire une différence nette entre les poissons et les animaux à sang chaud1. En voici un aperçu.

Les poissons sont des êtres sensibles

Comme les autres vertébrés, les poissons possèdent des nerfs sensitifs et perçoivent la douleur. Une expérience désormais classique (et douloureuse) le montre2. Une substance douloureuse dans la lèvre de truites (venin d'abeille ou vinaigre blanc) ou un placebo (liquide physiologique). Par rapport au groupe placebo, les truites ayant reçu la substance douloureuse sont plus agitées, se désintéressent à la nourriture, compressent parfois leur lèvre contre la vitre de l'aquarium. Si, par contre, de la morphine est administrée aux truites, on n'observe plus de différence entre les deux groupes. Les truites sont normalement craintives face à un nouvel objet. Quand, pendant l'injection, une tour en lego est placée dans leur aquarium, les truites endolories, à leur retour, ne cherchent guère à l'éviter, au contraire des truites sous placebo. Cela montre que leur attention portée à leur environnement est perturbée par la douleur. Autrement dit, les truites ressentent consciemment la douleur. Les truites éprouvent diverses émotions. S'il y a une truite dans l'aquarium adjacent au leur, les truites s'approchent de la vitre, car ce sont des animaux sociaux. Si l'on fait circuler devant la vitre un courant électrique suffisamment fort pour être désagréable (sans être franchement douloureux), les truites bravent l'inconfort pour profiter de la compagnie de leur congénère. Les poissons rouges, qui sont moins sociaux, préfèrent dans cette même situation rester dans la partie confortable de leur aquarium3.

Mémoire des poissons

Mémoire à long terme

Contrairement à la légende, les poissons rouges, et les poissons en général, ont une mémoire à long terme. Une carpe blessée par un hameçon s'en souvient encore un an plus tard et l'évite4. Des expériences en aquarium montrent que les poissons arc-en-ciel se souviennent de leurs apprentissages au moins pendant 11 mois5 (l'expérience n'a pas duré plus longtemps). La mémoire des poissons a parfois de quoi étonner. Les saumons, par exemple, retournent pondre dans leur rivière d'origine, fut-elle distante de plusieurs centaines de kilomètres, et ce plusieurs années après l'avoir quittée. Ils se repèrent principalement à l'odeur, car chaque rivière a un goût et un parfum unique6.

Mémoire spatiale

Un exemple frappant de mémoire visuelle est celui des gobies. Ces poissons vivent en zone côtière, dans des petits bassins qui se forment à marée basse dans les rochers. Lorsqu'un oiseau essaye de les manger, les gobies sautent d'une mare à un autre, sans s'écraser contre la roche. Comment font-ils, sachant qu'ils ne peuvent voir les autres mares? En fait, ils mémorisent la topographie des lieux pendant la marée haute, voient où se trouvent les creux et en déduisent la position des flaques à marée basse. Une expérience dans un bassin artificiel a montré qu'il leur suffit d'une seule session à marée haute pour mémoriser la topographie du bassin7. D'autres expériences consistant à déplacer des poissons sauvages montrent qu'ils retrouvent leur chemin sur une distance dépassant les 20 km8, et ce, même après plusieurs mois de captivité9.

Mémoire des événements

S'ils sont nourris à une heure particulière dans un coin particulier de leur aquarium, certains poissons, comme l'omble chevalier10 ou le méné jaune11, s'y rendent à l'heure du repas. Ces constatations sont corroborées par des observations en milieu naturel. Les pomacentridés, des poissons planctonophages, se concentrent sur les zones riches en plancton et ne revisitent pas tout de suite les zones exploitées; ils attendent que le plancton repousse12. Autre exemple, les proies évitent certains endroits à certains moments de la journée, moment où des prédateurs s'y trouvent. Donc ils lient certains souvenirs (rencontre avec tel prédateur) à un lieu particulier et à un moment particulier, et agissent en fonction de ces informations.

Reconnaissance individuelle et liens sociaux

Quasiment tous les poissons étudiés reconnaissent leurs congénères individuellement. Beaucoup sont des animaux sociaux, vivent dans des groupes stables où chacun se connaît, ou s'organisent par couples, tels les parents cichlides, qui s'occupent souvent à deux de leurs petits. Pour se reconnaître, ils utilisent l'odorat, la vue, et l'ouïe (ils reconnaissent la voix de leurs congénères). Les guppies peuvent reconnaître une quarantaine d'individus13. Dans les publications scientifiques, on évalue la familiarité entre poissons par leur propension à nager de concert. Les affinités se forment sur la base du comportement antérieur du congénère, du nombre et de la durée des interactions14. Les poissons préfèrent ainsi les individus les moins agressifs et les plus coopératifs15. En quantifiant les affinités et les interactions, les éthologues sont capables de cartographier les réseaux sociaux au sein d'un banc de poissons16.

Apprentissage social

L'apprentissage social est l'apprentissage auprès des pairs. Les ménés par exemple, s'immobilisent si un congénère leur signale un danger. Si de jeunes gorettes jaunes sont intriduites dans un groupe d'anciens, puis que les anciens sont retirés,17 deux jours plus tard, les jeunes ont acquis les habitudes des anciens. Cet apprentissage peut donner lieu à des traditions. Par exemple les lieux de pontes, de repos ou les circuits de recherche de nourriture sont souvent transmis d'une génération à l'autre. Si, dans un récif corallien, une population de girelles est remplacée par un autre groupe de girelles, la nouvelle population de girelles adopte d'autres lieux de ponte, de repos ou de recherche de nourriture et les transmet à la génération suivante18.

Statut social et inférence transitive

Les poissons vivent souvent dans des groupes hiérarchisés. Mais, comme tout combat entraîne un risque de blessure, il leur faut éviter de se battre dans la mesure du possible. Pour cela, il est essentiel de se représenter la structure sociale du groupe et la force relative des uns et des autres. Et pour cela, il faut être capable de pratiquer l'inférence transitive, c'est-à-dire un raisonnement du type : Si A < B et B < C, alors A < C. Pour vérifier si des poissons pouvaient faire ce raisonnement, des éthologues de l'université de Standford ont réalisé des expériences en aquarium avec des cichlides, car ces poissons défendent farouchement leur territoire durant la saison des pontes et attaquent donc les poissons non familiers qui s'approchent de leur nid. Dans une première phase, un cichlide observe, depuis un aquarium central, des combats où le poisson A l'emporte sur B, où B l'emporte sur C, C sur D et D sur E. Dans une deuxième phase, les chercheurs ont accordé l'aquarium de l'observateur à ceux de deux des combattants (ne s'étant pas affrontés auparavant, comme B et D). Quand il est contraint à la confrontation, l'observateur choisit d'affronter le plus faible des deux19.

La chasse coopérative

Le mérou est un prédateur poursuivant ses proies, alors que la murène (une anguille) chasse plutôt en embuscade (d'où l'expression "y avoir anguille sous roche"). Quand une proie du mérou se réfugie dans corail, elle peut mettre du temps à ressortir et le faire à un autre endroit. Aussi, les mérous vont chercher de l'aide20. Les anguilles, de jour, restent dans des anfractuosités. Le mérou hoche la tête plusieurs fois par seconde pour se signaler. Parfois l'anguille reste indifférente mais souvent elle se lève et suit le mérou, qui la mène à l'endroit où se cache la proie. L'anguille se met à chercher. Parfois le mérou indique à l'anguille par où entrer dans le corail (il pose son nez à l'endroit en question et se met à la verticale). La moitié du temps, l'anguille fait sortir la proie qui tombe dans les griffes du mérou. Dans l'autre moitié des cas, l'anguille capture la proie dans le corail et la mange. La proie n'étant pas divisible, c'est une façon de répartir équitablement le butin. La chasse coopérative entre individus d'espèces différentes est rare dans le monde animal. On ne sait pas comment cette coopération a commencé, mais le résultat est impressionnant et la pratique s'est répandue par transmission culturelle (par observation et imitation).

L'intelligence « machiavélienne »

On observe chez certains poissons des stratégies sociales complexes et pittoresques, comme l'illustre le cas du labre nettoyeur, un poisson des mers chaudes de la taille d'une souris21. L'histoire se passe dans les récifs coralliens de la mer rouge. Les labres nettoyeurs sont des poissons qui proposent aux autres poissons du récif de leur faire la toilette. Ils mangent leurs parasites, leurs peaux mortes ou les morceaux de nourriture coincés entre leurs dents. En un mot, nourriture contre bien-être. Les labres demeurent dans des lieux précis appelés "station de nettoyage". Ils peuvent travailler seuls ou en équipe (souvent, un mâle et 5-7 femelles, les labres vivent fréquemment en harem) et pratiquer jusqu'à 2 000 interactions par jour. Ils proposent également à leurs clients des massages, qu'ils prodiguent avec leurs nageoires pectorales et ventrales, en se plaçant sur le dos de leur client. Des chercheurs ont effectué des prises de sang à des poissons régulièrement massés, et ils ont relevé des taux de cortisol, l'hormone du stress, plus bas. Le machiavélisme de cette histoire vient du fait que les labres ont une forte préférence pour le mucus, le gel insoluble qui enduit la peau des poissons et les rend glissants, diminue les frottements avec l'eau, les rend difficiles à attraper par les prédateurs, protège leur peau des infections, des agressions chimiques et des coups de soleil. Or, si les labres ont envie de manger le mucus, les clients ont évidemment intérêt à ce que le nettoyeur ne le mange pas : le mucus est fort utile et les morsures désagréables. Il y a trois sortes de clients, avec lesquels les labres adoptent des stratégies différentes:

  • Les prédateurs. Eux sont susceptibles de manger le nettoyeur s'ils ne sont pas contents de ses services. C'est pourquoi les labres sont très coopératifs avec eux. Ils ne mangent pas leur mucus et leur prodiguent de nombreux massages.
  • Les résidents. Ces poissons se déplacent peu et donc n'ont à leur disposition qu'une seule station de nettoyage. Leur seul moyen pour obtenir un bon service est de punir le nettoyeur si le service est mauvais. Aussi tancent-ils les mauvais nettoyeurs : ils les poursuivent en leur donnant des coups. À la visite suivante d'un résident les ayant réprimandé, les labres sont généralement aux petits soins : ils ne mangent pas de mucus et leur prodiguent moult massages.
  • Les visiteurs. Ces poissons se déplacent beaucoup et peuvent donc mettre en concurrence plusieurs stations de nettoyage. S'ils ne sont pas contents du service, ils s'en vont simplement et fréquentent une autre station.

Les relations avec les visiteurs sont complexes. En premier lieu, on observe que les labres offrent un meilleur service aux visiteurs familiers qu'aux visiteurs inconnus. Ils choient leurs habitués. À l'inverse, décevoir un client de passage est moins grave, semble-t-il, pour les affaires. Souvent, lorsqu'un labre toilette un poisson, le client suivant est déjà présent et observe le labre travailler. Les observations de terrain et les expériences en aquarium montrent que les clients observateurs sont très attentifs à ce qu'ils voient. Si le service est bon, ils ont tendance à inviter le nettoyeur à interagir, si le service est mauvais ils ont tendance à renoncer à interagir avec le nettoyeur. On peut alors penser que les poissons-nettoyeurs sont sensibles au fait d'être observés; que, sous le regard du client suivant, ils vont donner un bon service pour que le client en question ne parte pas. C'est le cas : le service est meilleur lorsqu'ils sont observés... en général, car il y a des variations selon l'observateur. Si ce dernier est un résident, ils ne font pas d'effort particulier : puisqu'il s'agit d'un client captif, il ne risque pas de partir à la concurrence. En revanche, quand l'observateur est un visiteur, les labres redoublent d'efforts, ne mordent pas, massent le client : ils font en sorte de convaincre les visiteurs de la qualité générale de leur service.

Les aléas de la vie conjugale

Quand un labre mange du mucus, le gain lui revient, mais le coût (perte d'un client) est supporté par toute l'équipe de nettoyeurs. Par conséquent, dans une station de type harem, le mâle est très attentif à ce que ses femelles soient très coopératives, et réprimande les mangeuses de mucus. Cela a donné lieu à une anecdote amusante. C'est une femelle qui mord régulièrement les clients. Après l'avoir réprimandé plusieurs fois, son mâle décide de la chasser. Bannie, elle ouvre une station de nettoyage à quelques mètres de distance seulement, dans laquelle elle traite très bien ses clients, car désormais, c'est à elle seule d'assumer les conséquences d'un mauvais service sur les affaires. Elle n'a, par contre, pas perdu son goût immodéré pour le mucus : elle fait régulièrement des virées dans son ancienne station pour mordre les clients de son ex-mâle. Elle fait donc la différence entre ses clients propres, qu'elle bichonne, et les clients de son ex, qu'elle malmène.

Conclusion

Il y a encore très peu d'études sur les mécanismes psychologiques qui sous-tendent ces comportements; par exemple on ne sait pas si les labres se représentent les pensées de leurs clients ou s'ils raisonnent uniquement sur la base de leur comportement observable. Les futures études nous en apprendront encore davantage sur la vie mentale des poissons. Pour ce qui est des capacités mentales et de la sensibilité à la douleur, il n'y a pas lieu de faire de différence entre les poissons et les animaux terrestres. Les poissons ont droit à la même considération morale que les mammifères et les oiseaux, et devraient bénéficier de la même protection.(Article anciennement publié dans le Huffington post : partie 1 et partie 2)

Références

 

  1. Brown, Culum. "Fish Intelligence, Sentience and Ethics." Animal Cognition, June 19, 2014. doi:10.1007/s10071-014-0761-0.
  2. Sneddon, Lynne U. "The Evidence for Pain in Fish: The Use of Morphine as an Analgesic". Applied Animal Behaviour Science 83, no 2 (septembre 2003): 153‐162. doi:10.1016/S0168-1591(03)00113-8. Discuté dans Braithwaite, Victoria. Do Fish Feel Pain? Oxford; New York: Oxford University Press, 2010.
  3. Millsopp, Sarah, and Peter Laming. "Trade-Offs between Feeding and Shock Avoidance in Goldfish (Carassius Auratus)." Applied Animal Behaviour Science 113, no. 1-3 (September 2008): 247-54. doi:10.1016/j.applanim.2007.11.004.
  4. Beukema, J.J. Angling experiments with carp (Cyprinus carpio L.). II. Decreasing catchability through one-trial learning. Netherlands Journal of Zoology, 20, (1970): 81-92.
  5. Brown, Culum. "Familiarity with the Test Environment Improves Escape Responses in the Crimson Spotted Rainbowfish, Melanotaenia Duboulayi." Animal Cognition 4, no. 2 (October 1, 2001): 109-13. doi:10.1007/s100710100105.
  6. Ueda, Hiroshi. "Physiological Mechanism of Homing Migration in Pacific Salmon from Behavioral to Molecular Biological Approaches." General and Comparative Endocrinology 170, no. 2 (January 2011): 222-32. doi:10.1016/j.ygcen.2010.02.003.
  7. Aronson, L.R. Further studies on orientation and jumping behaviour in the gobiid fish, Bathygobius soporator. Annals of the New York Academy of Sciences, 188, (1971): 378-407.
  8. Carlson, H.R. & Haight, R.E. Evidence for a home site and homing of adult yellowtail rockfish, Sebastes flavidus. Journal of the Fisheries Research Board Canada, 29, (1972): 1011-1014.
  9. Green, J.M. High tide movements and homing behaviour of the tidepool sculpin Oligocottus maculosus. Journal of the Fisheries Research Board Canada, 28 (1971):383-389.
  10. Brannas, Eva, Ulf Berglund, and Lars-Ove Eriksson. "Time Learning and Anticipatory Activity in Groups of Arctic Charr." Ethology 111, no. 7 (July 2005): 681-92. doi:10.1111/j.1439-0310.2005.01094.x.
  11. Reebs, Stephan G. "Can a Minority of Informed Leaders Determine the Foraging Movements of a Fish Shoal?" Animal Behaviour 59, no. 2 (February 2000): 403-9. doi:10.1006/anbe.1999.1314.
  12. Noda, Mikio, Kenji Gushima, et Shunpei Kakuda. "Local Prey Search Based on Spatial Memory and Expectation in the Planktivorous Reef Fish, Chromis Chrysurus (Pomacentridae)". Animal Behaviour 47, no 6 (juin 1994:1413‐1422. doi:10.1006/anbe.1994.1188.
  13. Griffiths, S. W., and A. E. Magurran. "Schooling Preferences for Familiar Fish Vary with Group Size in a Wild Guppy Population." Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences 264, no. 1381 (April 22, 1997): 547-51. doi:10.1098/rspb.1997.0078.
  14. Griffiths, S W., and Anne E. Magurran. "Familiarity in Schooling Fish: How Long Does It Take to Acquire ?" Animal Behaviour 53, no. 5 (May 1997): 945-49. doi:10.1006/anbe.1996.0315.
  15. Milinski, M., Pfluger, D., Kulling, D. & Kettler, R., Do sticklebacks cooperate repeatedly in reciprocal pairs ? Behavioral Ecology and Sociobiology, 27 (1990): 17-21
  16. Par exemple: Croft, D.P., James, R., Ward, A.J.W., Botham, M.S., Mawdsley, D. & Krause, J., Assortative interactions and social networks in fish. Oecologia, 143 (2005): 211-219.
  17. Helfman, G.S. & Schultz, E.T., Social tradition of behavioural traditions in a coral reef fish. Animal Behaviour, 32 (1984): 379-384.
  18. Warner, R.R., Traditionality of mating-site preferences in a coral reef fish. Nature, 335 (1988): 719-721.
  19. Grosenick, Logan, Tricia S. Clement, et Russell D. Fernald. "Fish can infer social rank by observation alone". Nature 445, no 7126 (25 janvier 2007): 429‐432. doi:10.1038/nature05511.
  20. Redouan Bshary, Andrea Hohner, Karim Ait-el - Djoudi, et Hans Fricke. "Interspecific Communicative and Coordinated Hunting between Groupers and Giant Moray Eels in the Red Sea". PLoS Biology 4, no 12 (2006): e431. doi:10.1371/journal.pbio.0040431.
  21. Redouan Bshary, "Machiavelian Intelligence" dans: Brown, Culum, Jens Krause, et Kevin N. Laland, éd. Fish cognition and behavior. 2nd ed. Fish and aquatic resources series 15. Chichester, West Sussex, UK; Ames, Iowa: Wiley-Blackwell, 2011.

 

crédits photos
 

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  • girelle et rouget  : Valérie Hukalo - Flickr / creative commons
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  • poisson clown : Tambako The Jaguar - Flickr / creative commons
  • truite : Ano Lobb - Flickr / creative commons

Audrey Vernon et les Milliardaires.(politique)

Par Le 06/01/2016

Audrey Vernon tape fort et juste ==

 

 

Nicolas Clément

4 h · 

Audrey Vernon - Les milliardaires dirigent, pas le peuple

"Quand le pillage devient un moyen d’existence pour un groupe d'hommes qui vivent au sein de la société, ce groupe finit par créer pour lui même tout un système juridique qui autorise le pillage et un code moral qui le glorifie" Frédéric Bastiat
http://www.le-message.org/
http://lavraiedemocratie.fr/
http://gentilsvirus.org/
http://www.article3.fr/

 

Elle sait de quoi elle parle...

 

 

 
 
 
 

Anticiper la fin...(politique)

Par Le 06/01/2016

Je viens de lire sur ces derniers jours pas mal de documents économiques sur le pétrole et je me dis qu'en fait, le réchauffement climatique ne sera jamais vraiment combattu parce que la fonte des terres polaires va permettre l'exploitation de gisements énormes, inaccessibles actuellement.

Les multinationales, les financiers et leurs serviteurs politiques choisiront toujours la voie du profit.

Quant à la réduction des réserves de pétrole et le pic de décroissance, le mieux, c'est d'écouter Yves Cochet. Il sait bien de quoi il parle et quand on prend conscience des effets possibles, on réalise qu'on parle de l'avenir de l'humanité...

Voilà un roman à écrire....Un "Mad Max" version "écolo-survival"....ou un "Ravage" sur la fin des énergies fossiles...Tant que c'est de la fiction, ça va....

Une caractéristique de l'anticipation, c'est qu'inévitablement on s'en rapproche et en même temps, elle s'éloigne : si je prends l'instant T, 6 décembre 2015 et que j'écris un roman qui démarre le 6 décembre 2055, à partir de demain, on va se rapprocher de ce moment mais en même temps, si je me place à décembre 2055, je peux anticiper à partir de ce que j'ai écrit les 50 années suivantes, c'est à dire anticiper à partir de l'anticipation...Eh bien, à l'allure où l'humain détruit la planète, on peut anticiper qu'un jour, on ne pourra plus anticiper....Il y aura un point final. 

 

– 24 juillet 2011

yves cochet - pétrole et décroissance

Conférence débat enregistrée en Mai 2008
Durée : 1h45mn

Connu pour être un des seuls hommes politiques français spécialistes des questions liées au pétrole, Yves Cochet est président du groupe d’étude sur les pics pétroliers et gaziers à l’Assemblée Nationale.
Il explique ici le pic de Hubbert, c’est la courbe de production pétrolière qui a atteint / atteindra son maximum entre 2008 et 2015, puis décroîtra inévitablement, nous sommes certain que cela arrivera, la vraie question encore en suspens est quand exactement ?

Yves Cochet a aussi déclaré être pour la « grève du troisième ventre », c’est-à-dire pour la baisse des aides financières au troisième enfant. Pourquoi ? Car la courbe de production pétrolière est intimement liée à la courbe de la population humaine, on peut dire que c’est le pétrole qui a « dopé » la natalité grâce à tous les progrès technologiques qu’il nous a apporté ces 100 dernières années. Quand le pétrole sera moins abondant et donc cher, la population mondiale décroîtra, comment ? Il n’y aura d’après lui que 3 options possibles : Famines, épidémies ou guerres … Nous devons impérativement entrer en phase de décroissance afin d’amortir le choc que la fin du pétrole va provoquer.

Un homme politique au franc parlé rare qu’on aimerait voir plus souvent tant son discours est lucide …

Pic de pétrole et décroissance – Conférence débat d’Yves Cochet – partie 1

 

 

 

 

 

 

 

La décroissance est inévitable...Pas un choix mais une nécessité. Impossible de l'éviter. On ira vers "la simplicité volontaire" ou à la fin de l'humanité.

Conscience animale (Nature)

Par Le 06/01/2016

Déclaration : Les animaux ont conscience d’eux

Par  | 16 février 2015

      

http://www.espritsciencemetaphysiques.com/declaration-animaux-conscience.html

 

animaux

Un groupe international de scientifiques de renom a signé la Déclaration de Cambridge sur la conscience dans laquelle ils déclarent leur soutien à l’idée que les animaux ont autant conscience d’eux que les humains, la liste comprend tous les mammifères, les oiseaux, et même les poulpes. Mais est-ce que cela permettra de faire cesser la cruauté envers ces êtres vivants?

Même si cela paraît être une goutte d’eau dans une océan, le fait que des scientifiques déclarent qu’ils sont nombreux à posséder une conscience, c’est la reconnaissance ouverte qui est la grande nouvelle ici. Les preuves scientifiques montrent de plus en plus que la plupart des animaux sont conscients de la même manière que nous le sommes, et c’est un fait que nous ne pouvons plus ignorer.

Ce qui est aussi très intéressant à propos de la déclaration, c’est que ce groupe reconnaisse qu’il peut y avoir une conscience chez les animaux, qui sont très différents de l’homme, y compris pour ceux qui ont évolué différemment, comme les oiseaux et certains céphalopodes.

«L’absence d’un néocortex ne semble pas empêcher un organisme d’éprouver des états affectifs», écrivent-ils, «Les preuves convergentes indiquent que les animaux non-humains ont des substrats neuroanatomiques, neurochimiques et neurophysiologiques d’états de conscience, ainsi que la capacité à présenter des comportements intentionnels. » Par conséquent, disent les signataires, les preuves scientifiques indiquent davantage que les humains ne sont pas les seuls à posséder des substrats neurologiques qui génèrent à la conscience.

Le groupe est composé de chercheurs en sciences cognitives, neuropharmacologistes, neurophysiologistes, neuroanatomistes et neuroscientifiques – tous étaient présents à laFrancis Crick Memorial Conference on Consciousness in Human and Non-Human Animals. La déclaration a été signée en présence de Stephen Hawking, et comprenait des signataires tels que Christof Koch, David Edelman, Edward Boyden, Philip Low, Irene Pepperberg et de nombreux autres.

animaux

Les observations suivantes ont été faites dans cette déclaration:

• Le domaine de la recherche de la conscience évolue rapidement. De nouvelles techniques et des stratégies abondantes ont été développés pour la recherche des animaux humains et non-humains. Par conséquent, plus en plus de données deviennent plus facilement accessibles, ce qui appelle à une réévaluation périodique des idées précédemment préconçues et détenues dans ce domaine. Les études des animaux non-humains ont démontré que les circuits cérébraux des homologues sont en corrélation avec l’expérience consciente et la perception peut être facilitée sélectivement et être perturbée pour évaluer si oui ou non ils sont en effet nécessaires pour ces expériences. En outre, chez les humains, de nouvelles techniques non invasives sont disponibles pour étudier les corrélats de la conscience.

• Les substrats neuronaux des émotions ne semblent pas se limiter à des structures corticales. En fait, les réseaux des neurones sous-corticaux qui se sont éveillés au cours des états affectifs chez l’homme sont également d’une importance cruciale pour engendrer les comportements émotionnels chez les animaux. L’état d’excitation des mêmes régions du cerveau engendre un comportement qui y correspond et des états affectifs chez les humains et les bêtes. Dans tout le cerveau, on évoque des comportements instinctifs émotionnels chez les animaux non-humains, de nombreux des comportements qui en découlent sont compatibles aux « états ressentis », y compris les états internes qui sont valorisants et dévalorisants. La stimulation cérébrale profonde de ces systèmes chez l’homme peut également engendrer des états affectifs similaires. Les systèmes liés à l’affectation sont concentrés dans les régions sous-corticales où les homologies des neurones abondent. Sans néocortex les jeunes humains et les animaux non humains conservent ces fonctions, cerveau-esprit. En outre, les circuits neuronaux soutiennent les états comportementaux / électrophysiologiques de l’attention, le sommeil et la prise de décision semblent avoir surgi dans l’évolution dès la radiation des invertébrés, étant évidents chez les insectes et les mollusques céphalopodes (par exemple, les poulpes).

• Dans leur comportement, les oiseaux semblent offrir de la neurophysiologie et de la neuroanatomie, un cas frappant de l’évolution parallèle à la conscience. Des preuves du niveau de conscience similaire à celui l’homme ont été observées chez les perroquets gris d’Afrique. Les réseaux émotionnels et les circuits cognitifs miniaturisés chez les mammifères et les aviaires semblent être beaucoup plus homologues qu’on ne le pensait jusqu’ici. En outre, il a été démontré que certaines espèces d’oiseaux ont des habitudes de sommeil neuronal semblable à celui des mammifères, comprenant le sommeil paradoxal, et on l’a également démontré chez les diamants mandarins. On croyait auparavant que les modèles neurophysiologiques exigeaient un néocortex de mammifère. Les pies, les grands singes, les dauphins et les éléphants ont notamment manifesté d’étonnantes similitudes avec les humains dans l’étude du miroir d’auto-reconnaissance.

• Chez l’homme, l’effet de certains hallucinogènes semble être associé à une perturbation d’une action directe dans la couche corticale et dans le processus de retour. Des interventions génétiques ou pharmacologiques chez les animaux non-humains avec des composés connus pour affecter le comportement conscient chez les humains peut également conduire à des perturbations similaires dans le comportement des bêtes. Chez l’homme, il existe des preuves pour indiquer que la conscience est en corrélation avec l’activité corticale, ce qui n’exclut pas d’éventuelles contributions des sous-corticales ou du traitement cortical précoce, comme dans la conscience visuelle. La preuve que les sentiments émotionnels des humains et des animaux non-humains proviennent des réseaux cérébraux sous-corticaux homologues cérébraux, fournit des preuves irréfutables des qualia affectifs primaires des sentiments affectifs primaires partagés sur le plan évolutif.

Sandra Véringa

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"Ecologie, éthique et anarchie." (politique)

Par Le 05/01/2016

Écologie, éthique et anarchie (entretien avec Noam Chomsky)

 

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chom

POSTED BY: LEPARTAGE 5 JANVIER 2016

Traduction d’une interview publiée sur le site de TruthOut le 3 avril 2014.


On ne peut mettre en doute ni la gravité ni le rôle central joué par la crise environnementale actuelle. Propulsée par les impératifs absurdes de la croissance à tout prix inhérente au capitalisme, la destruction de la biosphère par l’humanité a atteint, voire dépassé plusieurs seuils critiques, que ce soit en termes d’émissions de carbones, de perte de biodiversité, d’acidification des océans, d’épuisement des ressources en eau ou de pollution chimique. On a pu voir des catastrophes météorologiques s’abattre sur le globe, depuis les Philippines dévastées par le Typhon Haiyan en novembre 2013, jusqu’à la Californie qui souffre en ce moment de la pire sécheresse qu’on ait jamais connue depuis des siècles. Ainsi que l’a montré Nafeez Ahmed, une étude récente publiée en partie par la NASA avertit qu’un effondrement imminent menace notre civilisation si nous ne nous orientons pas vers un changement radical en matière d’inégalités sociales et de surconsommation. Dahr Jamail, qui fait partie de notre équipe, a écrit récemment un certain nombre de textes prouvant la profondeur de la trajectoire actuelle de perturbation anthropique du climat (PAC) et d’écocide global. Dans une métaphore éloquente, il assimile l’accroissement des phénomènes météorologiques de grande ampleur provoqués par la PAC, à l’électrocardiogramme d’un « cœur en défibrillation. »

Plutôt que de conclure que des tendances aussi affligeantes sont une conséquence intrinsèque d’une nature humaine « agressive » et « sociopathe », des observateurs sensés devraient probablement associer l’expansion de ces tendances à la prédominance du système capitaliste. Car, ainsi que Oxfam l’a noté dans un rapport datant de janvier 2013, les 85 individus les plus riches du monde possèdent autant de richesses que la moitié de l’humanité — les 3,5 milliards de personnes les plus pauvres — tandis que 90 corporations sont tenues responsables de deux tiers des émissions de CO2 produites depuis les débuts de l’industrialisation. Donc, comme le prouvent ces statistiques stupéfiantes, les crises écologique et climatique correspondent à la concentration extrême des pouvoirs et des richesses produites par le capitalisme et entérinés par les gouvernements du monde entier. En tant qu’alternative à cette réalité, la philosophie politique de l’anarchisme – qui s’oppose à la fois à la mainmise de l’état et à celle du capital- peut receler de grandes promesses d’amélioration et peut-être même de retournement de ces tendances destructrices. A ce propos, j’ai eu l’aubaine d’interviewer le professeur Noam Chomsky, anarcho-syndicaliste de renom, pour débattre de la question de la crise écologique et de l’anarchisme comme remède. Voici la transcription de notre conversation.

Javier SETHNESS pour TRUTHOUT : Professeur Chomsky, merci infiniment de prendre le temps de débattre avec moi des thèmes de l’écologie et de l’anarchisme. C’est un véritable honneur d’avoir cette occasion de m’entretenir avec vous. Cependant, avant d’entrer dans le vif du sujet, j’aimerais tout d’abord vous poser une question portant sur l’éthique et la solidarité. Pensez-vous que la notion développée par Emmanuel Kant qui consiste à dire qu’il faut traiter l’humanité comme une fin en soi, ait influencé d’une manière ou d’une autre la pensée anarchiste et anti autoritaire?

NOAM CHOMSKY : Indirectement oui, mais à mon avis sous un angle plus général. De mon point de vue, l’anarchisme procède très naturellement d’un certain nombre de préoccupations et d’engagements majeurs inhérents au siècle des Lumières. Cela a donné lieu au libéralisme classique qui lui-même a été détruit par la montée du capitalisme, les deux doctrines étant en contradiction l’une l’autre. Mais je pense que l’anarchisme est l’héritier des idéaux qui ont été développés de diverses manières au cours du siècle des Lumières, notamment à travers la théorie de Kant. Ces idéaux ont été illustrés par la doctrine du libéralisme classique, se sont échoués sur les récifs du capitalisme et ont été repris par les mouvements de gauche libertaire qui en sont les héritiers naturels. Donc, dans un sens oui, mais c’est plus vaste.

Javier SETHNESS pour TRUTHOUT : Vous avez décrit l’humanité comme étant mise en péril par les tendances destructrices de la société capitaliste — ou ce que vous avez appelé « les démocraties du capital réellement existant » (DCRE, Démocraties du capital réellement existant – un acronyme moquant le « socialisme réel » invoqué à l’Est sous Brejnev, NDT). Notamment, vous avez mis l’accent, dernièrement, sur la brutalité des tendances anti écologiques mises en oeuvre par les puissances dominantes des sociétés colonialistes, ainsi qu’en témoignent l’exploitation des sables bitumeux au Canada, l’exploitation et l’exportation massives de charbon en Australie et, bien sûr, la débauche de dépenses en énergie des Etats-Unis. Vous avez tout à fait raison et je partage vos inquiétudes, ainsi que je l’explique dans : Vie en danger : Révolution contre la Catastrophe Climatique, un livre qui désigne la crise climatique comme étant le résultat de l’excroissance incontrôlable du capitalisme et d’un contrôle de la nature qui se totalitarise. Pourriez-vous expliquer en quoi les DCRE sont en profond désaccord avec l’équilibre écologique?

NOAM CHOMSKY : Les DCRE — ce qui se prononce volontairement « wrecked » (naufrage) [en anglais] — sont une démocratie capitaliste qui existe réellement, une sorte de capitalisme d’état, avec une économie à prédominance étatique mais accordant une certaine confiance aux forces du marché. Les forces du marché existantes sont façonnées et déformées dans l’intérêt des puissants – par la puissance de l’état qui est largement sous le contrôle d’une concentration de pouvoirs privés — donc il y a une interaction étroite. Si vous jetez un œil aux marchés, ils s’apparentent à un mode d’emploi pour suicide. Un point c’est tout. Dans les systèmes de marché, on ne tient pas compte de ce que les économistes appellent externalités. Par exemple, imaginons que vous me vendiez une voiture. Dans un système de marché, nous sommes censés nous préoccuper de nos propres intérêts donc vous et moi tenterons de faire la meilleure affaire chacun pour soi. Nous ne tiendrons pas compte de l’impact que cela aura sur « lui ». Cela ne fait pas partie d’une transaction sur le marché. Et pourtant, il y aura bien un impact sur « lui ». Ce sera la présence d’une voiture supplémentaire sur la route et donc une plus forte probabilié d’accidents, davantage de pollution et davantage d’embouteillages. Pour lui en tant qu’individu, il ne s’agira sans doute que d’une légère augmentation de ces probabilités. Mais cet impact va s’étendre à toute la population. Maintenant, si on examine d’autres sortes de transactions, les externalités prennent beaucoup plus d’ampleur. Prenez par exemple la crise financière. L’une de ses raisons — il y en a plusieurs, mais l’une d’entre elles — disons si le groupe Goldman Sachs effectue une transaction risquée, il — s’il fait attention — couvre ses propres pertes potentielles. Il ne prend pas en compte le risque systémique, c’est-à-dire la possibilité que tout le système s’effondre si une de ses transactions risquées tourne mal. Cela a failli se produire avec l’immense compagnie d’assurance AIG. Elle s’est trouvée impliquée dans des transactions risquées qu’elle ne pouvait pas couvrir. Le système entier était vraiment sur le point de s’effondrer, mais bien sûr le pouvoir étatique est venu à sa rescousse. La tâche de l’état consiste à secourir les riches et les puissants et à les protéger, peu importe si cela viole les principes de marché, on se fiche pas mal des principes de marché. Les principes de marché sont essentiellement destinés aux pauvres. Mais le risque systémique est une externalité qui n’est pas prise en considération, ce qui mettrait à mal le système de façon répétitive, s’il n’y a pas eu intervention de la puissance étatique. Eh bien, il en existe une autre, bien plus importante — c’est la destruction de l’environnement. La destruction de l’environnement est une externalité : dans les interactions de marché, vous n’y prêtez pas attention. Prenez par exemple les sables bitumeux, vous ne tenez tout simplement pas compte du fait que vos petits-enfants pourraient ne pas y survivre — ça c’est une externalité. Et dans le calcul moral du capitalisme, de plus grands profits dans le quart d’heure qui suit ont davantage de poids que le destin de vos petits-enfants — et bien sûr il ne s’agit pas de vos petits-enfants mais de ceux de tout le monde.

Maintenant, les sociétés coloniales sont particulièrement intéressantes à cet égard où elles abritent un conflit. Elles diffèrent de la plupart des formes d’impérialisme. Dans le cas de l’impérialisme traditionnel, par exemple les britanniques en Inde, des bureaucrates, des administrateurs, des corps d’officiers, et ainsi de suite ont été envoyés sur place, mais le pays était dirigé par des Indiens. Dans les sociétés coloniales, les choses sont différentes : on élimine les populations indigènes. Lisez par exemple George Washington, une figure majeure de la société coloniale dans laquelle nous vivons. De son point de vue, et selon ses propres mots, il fallait « extraire » les iroquois. Ils sont sur notre chemin. C’était une civilisation avancée. En fait, ils ont fourni quelques-unes des bases du système constitutionnel américain, mais comme ils gênaient, on devait les « extraire ». Thomas Jefferson, une autre grande figure, a dit, et bien, nous n’avons pas d’autre choix que celui d’exterminer les populations indigènes, à savoir les Indiens. Parce qu’ils nous attaquent. Pourquoi nous attaquent-ils? Parce que nous leur prenons tout. Mais puisque nous leur prenons leur terre et leurs ressources et qu’ils se défendent, nous devons les exterminer. Et c’est exactement ce qui s’est produit : dans presque tout le territoire des États-Unis, une extermination colossale a eu lieu. Il reste quelques résidus mais vivants dans des conditions épouvantables. Même chose pour l’Australie. En Tasmanie, extermination quasi totale. Au Canada, ils n’ont pas tout à fait réussi. Il reste quelques résidus de ce qu’on appelle les Premières Nations, en périphérie. Voilà donc en quoi consistent les sociétés coloniales. Il subsiste quelques éléments de la population indigène, et un des traits marquants de la société contemporaine est que, à travers le globe, au Canada, en Amérique Latine, en Australie, en Inde, dans le monde entier, les sociétés indigènes — ce que nous appelons tribus ou aborigènes ou n’importe quoi d’autre — ce sont elles qui sont en train d’essayer d’empêcher la course à la destruction. Partout, ce sont eux qui mènent l’opposition à la destruction de l’environnement. Dans des pays comportant une population indigène substantielle, comme par exemple l’Équateur et la Bolivie, ils ont adopté des lois, voire des clauses constitutionnelles, exigeant des droits pour la nature, ce qui est en quelque sorte tourné en dérision pays riches et puissants mais ce qui représente un espoir pour la survie de la planète.

L’Équateur, par exemple, a offert à l’Europe — il possède une bonne réserve de pétrole — de laisser le pétrole dans le sol, où il devrait se trouver, à perte pour eux, une énorme perte en termes de développement. La requête était que les européens leur fournissent une fraction — un paiement — de cette perte — une petite fraction — mais les européens ont refusé. Ils sont donc maintenant en train d’exploiter le pétrole. Et si vous allez au sud de la Colombie, vous tomberez sur un peuple indigène, des campesinos, des afro-américains luttant contre l’exploitation des mines d’or qui représente une horrible destruction. Même situation en Australie, contre les mines d’uranium, etc… Dans le même temps, ce sont les sociétés coloniales, qui sont les plus avancées et les plus riches, qui tendent résolument vers la destruction de l’environnement. Donc vous lisez un discours, d’Obama par exemple, à Cushing, dans l’Oklahoma, une sorte de centre où sont regroupées et stockées les énergies fossiles qui y affluent puis sont distribuées. C’était un public de pro-combustibles fossiles. Sous une pluie d’applaudissements, il a déclaré qu’au cours de son mandat, on avait extrait davantage de pétrole que pendant les mandats précédents — pour de nombreuses années. Il a affirmé que le nombre de pipelines était tel, à travers le pays, que partout où vous alliez, vous pouviez tomber dessus. Nous allons bénéficier de 100 ans d’indépendance énergétique. Nous serons l’Arabie Saoudite du 21e siècle — en bref nous ouvrirons la voie au désastre. Pendant ce temps, ce qui subsiste des sociétés indigènes tente d’empêcher la course au désastre. Donc, à cet égard, les sociétés coloniales illustrent de manière frappante la puissance destructrice massive de l’impérialisme européen, ce qui bien entendu nous inclut nous et l’Australie etc… Et il y aussi — je ne sais pas si on peut appeler cela de l’ironie — cet étrange phénomène qui oppose des éléments de la société globale, soi-disant les plus évolués, les plus éduqués, les plus riches essayant de nous détruire tous, et des peuples soi-disant « arriérés », pré-technologiques, qui demeurent en périphérie, essayant de freiner la course vers le désastre. Si un extra-terrestre nous observait, il penserait que nous sommes fous à lier. En fait, c’est vraiment le cas. Mais cette folie se rapporte à la structure institutionnelle de base des DCRE. C’est ainsi que cela fonctionne. C’est intégré dans les institutions. C’est une des raisons pour lesquelles le changement va s’avérer très difficile.

Javier SETHNESS pour TRUTHOUT : Dans Guerre Nucléaire et Catastrophe Environnementale (2013), vous stipulez que la société globale doit être réorganisée de manière à ce que « la protection des ‘communaux’ (les biens qui nous sont communs à tous), devienne une priorité majeure, comme ce fut souvent le cas dans les sociétés traditionnelles. » (1) Vous parvenez à des conclusions identiques dans un essai datant de l’été dernier dans lequel vous mettez en avant l’importance des efforts nécessaires à la défense du parc Gezi à Istanbul, que vous considérez comme faisant partie d’une « lutte dans laquelle nous devons tous prendre part, avec dévouement et résolution, si on veut espérer une survie décente de l’espèce humaine dans un monde sans frontières. » Comment voyez-vous la possibilité d’une transformation sociale totale et la délégation du pouvoir dans un proche avenir — à travers l’émergence et la reproduction durable d’organisations de travailleurs et de communautés, comme dans le modèle économique participatif (parecon), par exemple?

NOAM CHOMSKY : C’est une proposition bien étudiée et détaillée pour une forme de contrôle démocratique des institutions populaires — sociales, économiques, politiques et autres. Et c’est particulièrement bien étudié, détaillé de manière exhaustive. Que ce soit de la bonne manière ou pas, c’est encore un peu tôt pour le dire. J’ai le sentiment qu’un minimum d’expériences doivent être menées pour voir comment les sociétés peuvent et devraient fonctionner. Je reste sceptique sur les possibilités d’en faire une ébauche détaillée à l’avance. Mais il est clair que cela doit être pris au sérieux au même titre que les autres propositions. Mais, une chose, en particulier, me semble un prérequis indispensable à toute vie raisonnable, en plus de l’environnement — il s’agit de la manière dont une société est censée travailler, avec des gens en position de prendre des décisions concernant les sujets qui leur importent. Mais c’est aussi un minimum pour survivre au point où en sont les choses. J’entends par là que l’espèce humaine a atteint un point unique dans son histoire — il suffit d’observer la destruction des espèces, oubliez l’espèce humaine. La destruction des espèces se produit au même taux qu’il y a 65 millions d’années, quand un astéroïde a frappé la planète et anéantit les dinosaures et un nombre considérable d’espèces — destruction massive d’espèces. C’est exactement ce qui est en train de se reproduire en ce moment, et les humains sont l’astéroïde. Et nous sommes sur la liste, pas loin.

Javier SETHNESS pour TRUTHOUT : Dans un discours réédité il y a plus de 20 ans dans le film « La fabrique du consentement », vous décrivez l’hégémonie de l’idéologie capitaliste comme réduisant le monde du vivant de la planète Terre d’une « ressource infinie » en « une poubelle infinie ». Vous aviez déjà identifié à l’époque la tendance capitaliste à la destruction totale: vous parlez de la trame d’annulation de la destinée humaine si la folie du capitalisme n’est pas jugulée d’ici-là, de la possible « phase terminale de l’existence humaine ». Le titre et les idées de « Dominer le Monde ou sauver la Planète » (2003) est dans la continuité et dans « Hopes and prospects » (2010), vous déclarez que la menace qui pèse sur les chances de survie décentes est un facteur externe majeur produit encore une fois par la DCRE. Dans quelle mesure pensez-vous qu’une résurgence de mouvements anarchistes internationaux pourrait répondre de manière positive à des tendances si alarmantes?

NOAM CHOMSKY : Selon moi, l’anarchisme est la forme de pensée politique la plus évoluée. Comme je l’ai dit, l’anarchisme tire des Lumières ses meilleurs idéaux; les principales contributions du libéralisme classique les portent en avant. Parecon, que vous mentionnez, en est une illustration — ils ne se qualifient pas d’anarchistes — mais il y en a d’autres comme eux. Donc, je pense qu’une résurgence de mouvement anarchiste, ce qui serait le summum de l’intellect de la civilisation humaine, devrait se joindre aux sociétés indigènes du monde afin qu’ils n’aient pas à porter seuls le poids du sauvetage de l’humanité de sa propre folie. Cela devrait se produire au sein des sociétés les plus riches et puissantes. C’est une sorte de truisme moral, plus vous avez de privilèges, plus grande votre responsabilité. C’est élémentaire dans tout domaine: vous avez des privilèges, donc des opportunités, donc des choix à faire, donc des responsabilités. Dans les sociétés riches, puissantes et privilégiées comme la nôtre — nous sommes tous des privilégiés ici — nous avons la responsabilité d’être les premiers à tenter de prévenir les désastres que nos propres institutions sociales sont en train de créer. C’est odieux d’exiger, ou simplement d’observer les plus pauvres, les plus opprimés du monde tenter de sauver l’espèce humaine et d’innombrables autres espèces de la destruction. Nous devons nous joindre à eux. Tel est le rôle d’un mouvement anarchiste. […]

Et aussi, cet excellent discours:

 

 

Armes de destruction massive. (école)

Par Le 05/01/2016

Destruction planifiée et à grande échelle.

Aujourd'hui, j'en arrive à m'amuser à la lecture de ces multiples articles qui fleurissent sur l'école. En février, ça fera deux ans que j'ai quitté ma classe et tout le monde, collègues enseignants et "institution" ne voyaient dans mes propos alarmistes que les délires d'un esprit cloisonné dans "une grande confusion mentale".

Mort de rire, comme disent les "D'jeuns"


La révolution scolaire de Najat Vallaud-Belkacem

http://www.causeur.fr/reforme-college-najat-vallaud-belkacem-2-36079.html


Najat-Vallaud Belkacem est moins flamboyante que Christiane Taubira, moins « clivante » que la Garde des Sceaux, mais elle ne mène pas moins, avec constance et une réelle habileté manœuvrière, une entreprise révolutionnaire, visant à faire table rase du système éducatif français, pour lui substituer un modèle égalitariste intégral sous prétexte de lutte contre les inégalités produites, ou perpétuées, par ce système.

L’année 2016 sera celle de la mise en œuvre de la réforme du collège, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne suscite pas l’enthousiasme des principaux intéressés, enseignants, parents d’élèves, universitaires et chercheurs dans les disciplines torpillées par la réforme (langues anciennes, allemand, enseignements artistiques…). C’est une réforme foncièrement bureaucratique, conçue et imposée du sommet, pétrie d’idéologie post-bourdieusienne, dont les racines conceptuelles plongent plutôt dans feue la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne du grand timonier Mao Zedong, la terreur en moins, que dans les idéaux émancipateurs de Jules Ferry et Ferdinand Buisson.

Il s’agit de forcer la majorité du peuple, dont le souci principal est de donner à ses enfants une éducation de qualité et les armes du savoir pour affronter le monde qui vient, à accepter le principe d’une école où les meilleurs élèves, les plus doués, seront freinés dans leur progression, pour ne pas laisser ceux qui le sont moins sur le bord du chemin. Les « hussards noirs » de la République, qui se faisaient un devoir de faire accéder à l’élite ceux de leurs élèves qui montraient leur capacité à s’approprier la culture dite bourgeoise, en dépit de leur handicap social, seraient aujourd’hui plus près de la porte que de l’augmentation ! Ce que l’on exige d’eux, désormais, c’est de conduire un « groupe classe » hétérogène au maximum de la performance scolaire atteignable par le moins bon de ce groupe. Cela conduit, bien entendu, à abaisser le niveau d’exigence pour atteindre les objectifs du plan quinquennal, comme on faisait jadis dans le monde soviétique, avec les succès que l’on connaît. La dévaluation du baccalauréat, dont le destin est comparable à celui des assignats de la période révolutionnaire, n’a pas suffi à dissuader les bureaucrates et idéologues de persévérer dans leur projet de nivellement généralisé, initié dans les années 70 du siècle dernier, avec l’instauration du collège unique. Le peuple, cette engeance à qui, décidément, on ne peut jamais se fier, s’est ingénié à utiliser toutes les failles du nouveau système pour saboter la grande idée égalitariste. Il s’est levé en masse, en 1984, pour préserver le reste d’autonomie de l’enseignement privé (recrutement des élèves, enseignements supplémentaires liés au « caractère propre » de l’établissement). L’instauration insidieuse d’une hiérarchie des lycées et collèges a permis à des parents initiés (dont l’immense majorité des enseignants) à ruser avec la carte scolaire par tous les moyens, licites ou à la limite de la légalité, pour placer leurs rejetons dans les bons établissements.

C’est désormais ces failles béantes du système que Mme Vallaud-Belkacem et ses acolytes ont décidé d’obturer. Dans un premier temps, il s’est agi de traquer impitoyablement l’élitisme qui s’était installé, avec la complicité de nombreux chefs d’établissements, au sein de collèges situés dans des ZUS (zones urbaines sensibles). Mission accomplie, avec l’élimination des classes bilangues dès la sixième, des langues anciennes réduites à n’apparaître que dans le cadre des EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) avant d’être complètement abandonnées, comme l’induit la suppression, en 2013, du CAPES de lettres classiques.

Deuxième étape, en préparation, la refonte de la carte scolaire destinée à empêcher la ghettoïsation de certains collèges désertés par les enfants des classes moyennes et supérieures dans les secteurs où coexistent des quartiers populaires (entendez peuplés majoritairement de personnes issues de l’immigration) et des zones pavillonnaires où vivent les classes moyennes. Une louable initiative, qui fait écho à la mobilisation constatée dans certaines localités, où des parents maghrébins et africains réclament un « blanchiment » des collèges pour éviter leur déchéance… Sauf que cette exigence de mixité sociale entre en contradiction avec la philosophie de la réforme du collège, qui donne la primeur à la performance du groupe sur celle des individus. Comment, sauf à pratiquer la coercition, peut-on faire accepter, à des parents aimants et responsables, que leurs enfants soient enrôlés dans une entreprise altruiste (servir, par leur sacrifice, à faire progresser les moins favorisés en capital culturel) au détriment de leur propre éducation ? Najat Vallaud-Belkacem et sa garde rapprochée – la directrice de l’enseignement scolaire Florence Robine, les sociologues Pierre Merle et Agnès Van Zanten – ont beau affirmer péremptoirement que les bons élèves ne perdent rien au change, il existe une limite à l’escroquerie intellectuelle : le bon sens populaire.

Les méthodes employées pour imposer ces réformes n’ont rien à envier au dogmatisme de leur conception. Pour ce que l’on peut en percevoir, car l’éducation nationale est une institution opaque et autoritaire1, la mobilisation des acteurs de la réforme sur le terrain n’est pas optimale. Certes, les moyens classiques de manifester sa grogne, comme l’appel à la grève des syndicats opposés à la réforme n’ont pas eu le succès souhaité par leurs organisateurs. Ceux des enseignants qui ont pu préserver leur pré carré disciplinaire et faire échec aux projets les plus insensés, comme les historiens sauvés par Pierre Nora, ne rejoignent pas les grands blessés des reformes, comme les latinistes et les germanistes. Les parents croient toujours – ils ont tort – que les systèmes de débrouille individuelle, comme la fuite vers le privé, les mettra à l’abri de la tornade égalitariste. Mais la rue de Grenelle doit aujourd’hui faire face à une contestation bien plus dangereuse que celle à laquelle elle est accoutumée : les profs viennent au séances obligatoires de formation en vue de la réforme, mais ils se réfugient dans la passivité, ou dans la révolte verbale, lorsqu’ils s’aperçoivent qu’ils sont, en réalité, soumis à une entreprise de formatage rarement observée dans un régime démocratique. Dans les rectorats, comme celui de Grenoble, on est vite passé de la persuasion à la menace de sanctions contre les enseignants rebelles actifs ou passifs. Lorsque cela éclatera, du côté des parents comme des profs, il y aura du sang sur les murs…

Encercler les villes à partir des banlieues, combattre le capital culturel des dominants au lieu de le proposer, avec les moyens adéquats, à ceux qui en sont dépourvu, tel est le programme que notre souriante ministre des écoles entend mener à son terme, avant de se replier, en 2017, sur sa base rose de Villeurbanne. À moins que, dans un sursaut de lucidité, l’Élysée et Matignon ne viennent, comme dans l’affaire de l’état d’urgence, remettre les pendules à l’heure avant qu’il ne soit trop tard.

La vie après la mort (spiritualité)

Par Le 05/01/2016

 

LA VIE APRÈS LA MORT

UNE ENQUÊTE QUI BOULEVERSE LES CERTITUDES

Stéphane Allix, journaliste, vient de publier « Le test. Une enquête inouïe : la preuve de l’après-vie ? ».© DR

Le 05 janvier 2016 | Mise à jour le 04 janvier 2016
ISABELLE LÉOUFFRE

On connaît tous des cas de deuil où surgit l’impression de « présence » du défunt. Pour beaucoup, consulter un médium est un moyen de nouer un contact intelligible avec le disparu. Les exemples 
sont si nombreux qu’un journaliste a cherché à en savoir plus. Son livre* bouscule de nombreuses certitudes. 

Paris Match. Avec votre “Test”, vous nous entraînez aux frontières du réel. Quelle est la genèse de cette aventure ?
Stéphane Allix. La mort de mon frère, en 2001, dans un accident de voiture en 
Afghanistan, a bouleversé ma famille et imposé le sujet de la mort au cœur de notre existence. Depuis, je n’ai cessé de me poser des questions et j’ai complètement réorienté mon travail de journaliste : du reportage sur la guerre, le trafic de drogue, le terrorisme, j’ai basculé vers les phénomènes inexpliqués.

Pour entrer en contact avec votre frère ?
Pour comprendre. Pour moi, avant sa mort, les sujets qualifiés de « surnaturels » n’étaient pas sérieux. Puis j’ai découvert des témoignages troublants, des livres, et surtout des travaux de chercheurs sur les 
expériences de mort imminente (EMI), notamment. En enquêtant, j’ai commencé à mesurer ce que nous prenons pour une certitude scientifique “il n’y a rien après la mort”, ne repose sur aucune preuve.

"L'ENSEMBLE DES PHÉNOMÈNES EXTRAORDINAIRES SONT SCIENTIFIQUEMENT ÉTUDIÉS"

Qu’est-ce qu’une EMI ?
Des milliers de gens racontent avoir vécu un état de conscience éveillé alors qu’ils étaient en état de mort cérébrale. J’ai alors interrogé des médecins : est-ce un rêve, une hallucination ? Les EMI demeurent encore inexpliquées, mais j’ai découvert que l’ensemble des phénomènes extraordinaires, qui vont de la médiumnité au sixième sens en passant par les expériences aux frontières de la mort sont scientifiquement étudiés.

Avez-vous eu des réponses ?
Oui. Il est admis que la conscience est produite par le cerveau, comme la bile l’est par le foie. Si le cerveau est en état de mort clinique, la conscience devrait s’arrêter. Or, c’est l’inverse qui se produit lors des EMI. Est-ce une activité résiduelle dans le cerveau ? La persistance d’un esprit, d’une âme indépendante capable de lui survivre ? Aujourd’hui, cette hypothèse est prise très au sérieux par une partie du monde médical.

"LA PHYSIQUE QUANTIQUE NOUS DIT QUE LA RÉALITÉ N'EST PAS CONSTITUÉE DE MATIÈRE MAIS DE VIBRATIONS QUI ÉCHAPPENT AU TEMPS ET À L'ESPACE"

Cela peut-il avoir un lien avec la physique quantique ?
Pourquoi pas ! Que nous dit-elle ? Que la réalité, ce que l’on perçoit comme un monde de matière, n’est pas constituée de matière mais de vibrations qui échappent au temps et à l’espace. Existerait-il dans notre cerveau des zones capables de percevoir ce monde quantique et, par là même, les esprits immatériels des défunts ? Des chercheurs, comme l’Américain Stuart Hameroff, le supposent après la découverte de possibles échanges s’opérant au niveau des synapses, ces zones par lesquelles les communications s’établissent entre les neurones. Si notre cerveau peut détecter des vibrations quantiques, c’est sans doute à ce niveau que les médiums captent les défunts. Hameroff n’en est encore qu’aux hypothèses.

"LES RÉSULTATS DE MON TEST ACCRÉDITENT L'HYPOTHÈSE QUE LA VIE SE POURSUIT APRÈS LA MORT"

C’est à la mort de votre père que vous décidez d’écrire “Le test” ?
Oui. Je savais qu’il aurait aimé participer à une telle expérience. J’ai caché des objets dans son cercueil. Je n’en ai parlé à personne, pas même à ma femme. Mon hypothèse était la suivante : mon père est vivant quelque part, aussi je lui demande de dire à des médiums que je vais aller interroger quels sont ces objets.

Quelle est votre conclusion ?
Mon père y est parvenu. C’est stupéfiant, incroyable, extraordinaire ! Les résultats de mon test accréditent l’hypothèse que la vie se poursuit après la mort.

Ne serait-ce pas notre ADN qui communique avec l’ADN du médium, ou une forme de télépathie ?
Mais c’est aussi bizarre que quand un médium vous dit qu’il communique avec les morts ! Dans mon livre, je détaille les expériences des chercheurs et les hypothèses conventionnelles – fraude, mentalisme, autosuggestions – en isolant le médium. Et ça marche ! Seul dans une pièce, coupé de tout, il obtient la même communication claire et précise avec des défunts. C’est vérifiable. Mon “Test” en apporte la confirmation en donnant la parole aux médiums qui décrivent en détail leur démarche.

Peuvent-ils nous conditionner si nous sommes fragiles ou crédules ?
Les gens qui les consultent sont la plupart du temps en deuil, donc fragilisés et plus facilement influençables. Il faut être vigilant. Je donne d’ailleurs des conseils pratiques. Mais je vous parle ici d’expériences conduites en laboratoire et dans des conditions rigoureuses, comme ce que j’ai fait moi-même durant ce test.

Pour entrer dans cet état de conscience modifié, pensez-vous que les médiums soient différents de nous ?
Ils ont une hyper-intuition stupéfiante ! La qualité d’un médium se juge à sa façon d’être à la fois présent avec nous tout en parvenant à faire le vide pour se connecter à ce monde invisible. La plupart des gens ne sont pas capables de discerner ce qui provient de leur intuition de ce qui constitue leur imagination.

"SIX MÉDIUMS ONT DÉCRIT PLUSIEURS DÉFUNTS DE MA FAMILLE, PARFOIS EN DONNANT LEURS NOMS"

Quels ont été les points communs entre les six médiums que vous avez consultés ?
Ils ont tous capté plusieurs défunts de ma famille en plus de mon père. Voilà un autre point stupéfiant : les médiums ont décrit les mêmes personnes, parfois en donnant leurs noms. Croire que ces résultats sont dus à un heureux hasard est irrationnel.

Votre livre est-il une façon de faire le deuil à la fois de votre frère et de votre père ?
Non. C’est une enquête journalistique, objective et rigoureuse. Certes, savoir que le défunt continue son existence ailleurs et qu’il va bien peut aider à accepter cette séparation totale.

Après une séance chez le médium où vous avez senti la présence de votre père, qu’avez-vous pensé ?
Je sais qu’il va bien. Des éléments rationnels m’ont convaincu que la vie n’est pas réductible à notre existence physique. Ensuite, ce que les médiums m’ont expliqué de la mort a fait naître en moi l’intuition que la façon dont mon père a vécu son existence colore sa vie après la mort. Ce n’est pas une vision religieuse ni morale de l’existence, c’est un fait observé par des médiums : ce que l’on réalise de notre vivant a un impact sur notre vie d’après.

Les médiums lâchent-ils leur ego pour se connecter ?
Oui, car l’ego nous protège en filtrant le monde extérieur. L’inconvénient de ce filtre est qu’il nous empêche aussi de recevoir des messages utiles que seuls les médiums entendent.

"LA FOLIE EST-ELLE UNE TROP GRANDE OUVERTURE À UN MONDE INVISIBLE?"

Les médiums auraient-ils une faille ?
Don, fragilité ? Une des médiums que j’ai testés a frôlé le monde de la folie et est parvenue à trouver son équilibre tout en apprenant à maîtriser ses perceptions. Mais qu’est-ce que la folie ? Cette femme est équilibrée, alors que son frère souffre de schizophrénie. Il semble victime des mêmes perceptions que sa sœur. Elle parvient à les intégrer alors que lui est submergé. La folie est-elle une trop grande ouverture à un monde invisible ? Cette piste de réflexion passionne de nombreux psychiatres. En tout cas, la médiumnité n’est pas un super-pouvoir mais un sacerdoce. Le sens de l’abnégation des médiums m’a beaucoup impressionné.

Est-ce que certains morts ne veulent pas partir ?
Oui, et ils sont nombreux. Dans notre société où la spiritualité a disparu, une majorité de gens meurent sans savoir ce qu’il y a après ; il semble qu’ils soient un peu perdus une fois de l’autre côté…

Vous dites que nous continuons à évoluer après la mort…
Et nos caractéristiques psychologiques sont amplifiées. Il n’y a plus le corps qui nous structure, nous bloque dans le temps et l’espace. Là-bas, nous sommes dans une liberté totale. Et si nous maîtrisons mal certaines de nos émotions de notre vivant, après la mort nous aurons encore plus de difficulté à les contrôler. Un lama tibétain m’avait dit : “Si vous voulez savoir à quoi ressemblera votre mort, regardez vos rêves.” En effet, d’un point de vue psychologique, la mort ressemble à un rêve : parfois magnifique, tantôt déroutant, incontrôlable, inquiétant ou sublime, il est le fruit de nos émotions libérées de toute contrainte. Il semble donc qu’il en soit ainsi dans l’au-delà.

Mais où part le défunt ?
Au moment où la personne meurt, des proches décédés l’attendent pour l’emmener dans ce que j’appelle “le monde invisible”. Même les médecins et les infirmiers qui travaillent en soins palliatifs le décrivent. C’est, par exemple, une vieille dame en parfaite santé mentale qui dit : “Vous voyez mon mari assis dans le fauteuil ? Il m’attend.” Elle seule le voit. C’est comme si, à l’approche de la mort, les deux mondes se rapprochaient. Au moment du passage, il se dégage une énorme énergie ; je l’ai vécue avec mon père. Comme si l’on me prenait par les épaules et que l’on me secouait. Ce n’est pas juste l’émotion. Christophe Fauré, psychiatre spécialisé dans le deuil, avec qui je m’entretiens à la fin du livre, évoque les mêmes témoignages rapportés par ses patients. Et les proches défunts qui viennent chercher le mourant sont toujours bienveillants.

La terre est peuplée de beaucoup de gens malveillants, alors pourquoi, dans l’au-delà, deviendraient-ils bienveillants ?
Ceux-là restent malveillants ! S’il n’a pas changé de comportement avant de mourir, un mari qui bat sa femme va continuer à avoir les mêmes pulsions. La mort ne nous délivre pas, comme par magie, de nos défauts, de nos blessures non soignées. Mais, à chaque seconde, les êtres vivants comme les morts peuvent s’apaiser et guérir.

Donc si nous rencontrons des bourreaux dans l’invisible, on peut se retrouver en danger ? C’est angoissant !
Les médiums expliquent que nous ne sommes pas tous placés au même niveau. Sur terre, on se trouve tous sur le même plan. Mais, de l’autre côté, les gens qui sont en proie à une grande confusion intérieure sont plus ou moins ensemble. D’où l’intérêt de travailler sur soi quand on est sur terre. Le libre arbitre existe.

"MÉDIUMS ET DÉFUNTS SE RENCONTRENT AU MILIEU D'UN PASSAGE, LÀ OÙ S'OPÈRE LA COMMUNICATION"

Comment les défunts communiquent-ils avec les médiums ?
Ils se rapprochent de notre monde. Cela demande de l’énergie aux médiums et aux défunts. Plusieurs médiums m’ont dit : “Ton père est très loin, il est obligé de se rapprocher.” A l’instar d’un tunnel ou d’un passage conduisant du monde des morts vers celui des vivants et vice versa. Médiums et défunts se rencontrent au milieu, là où s’opère la communication.

Peut-on retenir un défunt ?
Si vous êtes mort et que vous voyez vos proches inconsolables, vous aurez probablement envie de rester près d’eux pour essayer de leur dire que tout va bien. Mais, rassurez-vous, sous la douche, ils sont discrets ! [Il sourit.] En cas de décès brutal ou accidentel, certains défunts ne savent pas qu’ils sont morts. C’est une constante quand la mort est subite : ils ont plus de difficulté à la réaliser.

Christelle, une des médiums que vous avez testée, côtoie des gens en fin de vie à l’hôpital car elle est aide-soignante. Elle voit l’esprit de personnes dans le coma se promener dans les couloirs. Comment savoir si elle n’a pas des visions ? Qu’en pense la psychiatrie ?
La psychiatrie explique que les hallucinations sont liées à un tableau psychologique caractéristique de déséquilibre. Or, quand Christelle et les autres médiums parlent de leurs visions, ils décrivent certes des scènes “anormales”, mais leur propre vie, leurs comportements, sont ceux de personnes équilibrées qui ne sont pas en souffrance. Ces visions ne peuvent pas s’expliquer par un problème pathologique.

"LES GUIDES VOUS PARLENT À TRAVERS VOS INTUITIONS"

Vous affirmez que l’on a tous des guides. Comment se connecter à eux ?
En faisant le silence en nous quinze minutes par jour, par exemple, afin de créer un espace d’accueil. Ils sont là pour nous aider, encore faut-il parvenir à les entendre dans le brouhaha mental qui agite notre cerveau. Faites ce simple exercice et vous verrez que, au bout d’une semaine, vous commencerez à discerner des intuitions. Les guides vous parlent à travers elles.

Quels changements se sont opérés en vous depuis cette expérience ?
J’essaie d’être quelqu’un de bien parce que cela me suivra dans l’au-delà. Je travaille afin qu’une partie de mon activité de journaliste soit au service des autres.

L’idée qu’une transcendance existe m’a été donnée par le contact avec l’être qui a été mon père. Je sais que ma mort sera le couronnement de mon existence. Nous sommes tous immortels, mais nous devons passer par cette étape qu’est la mort. La vie nous impose des épreuves, j’essaie d’apprendre d’elles. Une blessure va-t-elle me détruire ou me construire ? La mort de mon frère a été un drame absolu, mais elle m’a obligé à me poser d’autres questions et, aujourd’hui, je suis apaisé. Dans notre société, nous considérons le plaisir comme la source du bonheur, mais la vie n’est pas que du plaisir, et le bonheur naît de nos confrontations à des choses positives comme à des événements plus difficiles. C’est notre capacité à faire face qui, paradoxalement, donne du sens à notre existence. Ce qui rend la vie des êtres humains si dure, c’est l’absence de sens. 
*Stéphane Allix est journaliste. Fondateur de l’Inrees et du magazine « Inexploré », il est l’auteur et l’animateur des « Enquêtes extraordinaires » sur M6. Il vient de publier « Le test. Une enquête inouïe : la preuve de l’après-vie ? » éd. Albin Michel.

KUNDALINI : L'état de grâce

Par Le 05/01/2016

Etat de grâce
(définition de la page de l'Eglise catholique de France)

"Etat de l’âme pardonnée, graciée par Dieu. L’état de grâce se perd par le péché mortel et ne peut être retrouvé que par le sacrement de la réconciliation."

C'est terrible en fait cette culpabilisation mortifère. A croire que la naissance d'un individu le condamne déjà à être un "pécheur", qu'il suffit de voir le jour pour devoir se confesser. Comment pourrait-on avoir un regard aimant sur la vie avec un tel fardeau ? 
On pourrait penser qu'il suffit de ne pas adhérer aux préceptes de l'Eglise catholique mais je pense, au regard de l'Histoire et de la transmission induite, que l'impact est inévitable et que le regard porté sur l'humanité est considérablement floué par cet inconscient collectif. Il n'est qu'à voir d'ailleurs la perception de la sexualité dans le monde occidental. Le péché, une certaine forme de transgression cachée...L'idée de "libération sexuelle". C'est consternant en fait qu'il ait fallu libérer ce qui donne vie et ce qui ensuite participe amplement à son bonheur. Maintenant que cette sexualité est partiellement sortie d'un carcan historique, il conviendrait de la vivre dans une dimension spirituelle afin de lui donner sa véritable portée. S'il s'agit d'une libération débridée, juste nourrie par des bouffées hormonales, c'est totalement insignifiant. 
L'état de grâce surviendra lorsque la vie se sentira aimée, intégralement et le bonheur qu'elle ressentira se propagera en nous. Ça n'est pas l'état de grâce qui rend heureux mais l'inverse : le bonheur libère l'état de grâce.

"C’est comme un cri qui se tait encore mais n’en peut plus de son silence."

5h30, je me suis réveillé avec cette phrase dans la tête...C'est à dire en fait celle que je cherchais hier soir en me couchant.....
L'impression que j'écris jours et nuits, que l'interrupteur qui coupe la boîte à penser est bloqué en position "ON".

Un pur bonheur qui nourrit la création.

L'état de grâce de l'écriture.

C'est parce que je suis heureux d'écrire que l'écriture devient possible. 

C'est parce que je suis heureux d'aller en montagne que j'ai les forces nécessaires pour atteindre un sommet. On ne fait pas marcher là-haut celui qui vit dans les noirceurs des pensées mortifères. 

Kundalini web 1

 

KUNDALINI :

 

"Il y a dans le domaine du développement personnel une théorie qui dit que nos pensées influencent la réalité. Il est évident de toute façon qu’une personne déprimée éprouvera de grandes difficultés dans tout ce qu’elle entreprend. Il ne s’agit pas d’une condamnation irrémédiable mais simplement d’un enchaînement d’effets qui viennent renforcer le sentiment dépressif de la personne. Chaque difficulté vient s’ajouter au désœuvrement intérieur et ce désœuvrement contribue à provoquer de nouvelles épreuves pénibles. C’est comme avec une mauvaise alimentation. La personne se sent mal, fatiguée, excitée, irritée, lunatique. L’alimentation a un impact sur l’ensemble de notre organisme et pas seulement sur le corps. Les pensées agissent de la même façon. Il ne s’agit pas pour autant de vouloir transformer la réalité dans une attitude niaise et béate mais juste de garder à l’esprit que des pensées néfastes induiront des effets néfastes. Et que rien de bon ne peut en sortir.

-C’est un peu de l’optimisme forcé, non ?

-Il vaut mieux un optimisme forcé qu’un pessimisme entretenu. Mais il est préférable encore d’être conscient que nos pensées nourrissent nos actes et que d’aborder une tâche avec bienveillance au regard de toutes les problématiques possibles, c’est bien plus productif que d’anticiper anxieusement la prochaine galère puisque cela revient à lui donner l’énergie nécessaire pour se produire. Pour ma part, Maud, je pense sincèrement que ce regard aimant sur la vie contribue à ce que la vie nous aime. La vie, en nous, reproduit, nourrit et entretient ce que nous pensons d’elle. Elle n’a rien programmé de figé et elle nous laisse un choix primordial. La joie ou la colère, la paix ou la guerre. Tout se jouera dans le travail qui sera fait au niveau de l’énergie. Quand je m’engage dans une voie d’escalade en solo, je n’ai jamais à l’esprit que je risque de tomber. Je sais que le risque existe mais il serait handicapant que je m’en charge. Alors, une fois, que je décide de grimper, ce fardeau, je le pose au pied de la voie et donc, je m’allège. Je fais appel à l’énergie positive et la vie m’offre en retour la force et la lucidité dont j’ai besoin.

-Tu veux dire que tout à l’heure, ce sentiment d’amour que j’éprouvais jusqu’à en ressentir un plaisir physique, c’est la vie en moi ? Enfin, la façon dont je perçois la vie.

-Je pense que la vie renforce dans la réalité ce que nous percevons d’elle. Et elle t’a offert en retour le plaisir que tu lui offrais en l’aimant."

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Boycotter le réseau Monsanto. (santé)

Par Le 05/01/2016

Monsanto : les produits à boycotter + Liste des marques à connaître

 

De très nombreux articles de consommation courante sont élaborés à partir de cultures OGM mises au points par Monsanto, géant américain de la biochimie. Bio à la Une fait la liste de quelques unes des marques à éviter afin de ne pas mettre n’importe quoi dans son assiette.

 

Monsanto, titan de la biotechnologie, est tristement célèbre pour les scandales sanitaires à répétition dans lesquels il est mis en cause. On le sait moins, mais les marques qui contiennent des produits Monsanto envahissent nos rayons.

Pour mieux savoir ce que l’on met dans son assiette et dans celle de ses enfants, il est bon de connaître les multinationales, propriétaires de nombreuses marques, qui ont recours à des composants Monsanto.

Parmi celles-ci, les sociétés Kraft Philipp Moris, Unilever, General Mills, Coca-Cola, Pepsico ou encore Procter & Gamble.

Boissons

  • Les boissons de la marque Coca-Cola: Coca-Cola, Fanta, Dr Pepper, Minute Maid…
  • Les jus de fruits Capri-Sun et Topricana.
  • Le boissons Ocean Spray, les sodas Pepsi-Cola, Seven Up, Schweppes ou les boissons énergisantes Gatorade.
  • Les thés Lipton et les cafés Maxwell.
  • Le lait Gloria de la firme Nestlé

Produits sucrés

  • Les chocolats Poulain, Lindt, Côte d’Or, Dam, Milka, Suchard et Toblerone.
  • Les biscuits Lu, Oreo, Cadbury et les cookies Pepperidge Farm.
  • Les produits Brossard ou Savane.
  • Les bonbons Carambar, Krema et La Vogienne.
  • Les chewing-gums Hollywood ou Malabar.
  • Les barres de chocolat Bounty.
  • Les glaces Häagen Dazs, Miko et Ben & Jerry’s.
  • Les céréales Kellogg’s, parmi lesquelles Special K, Trésor, Miel Pop’s, Froties ou encore All Bran.
  • Les yaourts Yoplait.

Produits salés

  • Les chips Lay’s, Pringles et Doritos.
  • Les biscuits apéritif Benenuts et Bahlsen.
  • Les spécialités fromagères Philadelphia.
  • Les plats préparés Marie, Findus, Tipiak.
  • Les pains Jacquet.
  • Les soupes et bouillons Liebig, Knorr, Royaco, Alvale.
  • Les préparations mexicaines Old El Paso.
  • Les sauces Heinz, Amora, Benedicta.
  • Les produits Uncle Ben’s.

Hygiène et entretien

  • Les couches pour bébé Pampers.
  • Les protections féminines de la marque Always.
  • Les gels douche, shampoings et déodorants Pantene, Axe, Monsavon, Dove, Rexona ou Timotei.
  • Les dentifrices Signal.
  • Les produits nettoyants Cif, Omo, Dash, Skip, Cajoline et Sun.
  • Ou encore les désodorisants Febreze.

Cette longue liste, loin d’être exhaustive et qui ne concerne que les produits présents sur le marché français, permet de se donner une idée du nombre d’articles de consommation courante dans lesquels on peut retrouver des produits Monsanto, afin de faire le tri dans sa consommation.

Que faire contre Monsanto?

Vandana Shiva explique la situation agricole actuelle et ce qu’il est possible de faire en respectant la biodiversité.

Un projet internet pour contrer Monsanto

Sources:
Greenpeace : Guide des produits avec ou sans OGM (France)
Greenpeace : Guide des produits avec ou sans OGM (France)
Greenpeace : Guide des produits avec ou sans OGM (Canada)
Greenpeace : Guide abeilles, pesticides, OGM (France)
Terre sacrée
Fractured paradigm
Bio à la une
Mediapart

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Cancer et alimentation (santé)

Par Le 05/01/2016

Un homme atteint d’un cancer du côlon de stade 3 refuse la chimiothérapie et se traite lui-même avec un régime végétalien

 

Chris-Wark

Chris Wark partage son témoignage puissant de la façon dont il a refusé la chimiothérapie et a survécu à un cancer du côlon de stade 3.

 

Nous entendu souvent parler de méthodes et de traitements alternatifs du cancer, mais ils sont rarement utilisés et mis en oeuvre par des personnes principalement en raison du facteur de la peur. Ceux qui reçoivent le diagnostic du cancer sont fortement encouragés par les médecins, leurs famille et leurs pairs à suivre les traitements traditionnels comme la chimiothérapie.

La tumeur cancéreuse avait été enlevée et pourtant elle s’était déjà propagée à ses ganglions lymphatiques. Ceux qui ont été infectés ont également été retirés.

Transcription de la vidéo:

Bonjour, c’est Chris, de Chris Beat Cancer et aujourd’hui, j’ai une vidéo très spéciale. Vous voyez, je suis souvent contacté par des gens qui viennent d’apprendre que leur ami ou un membre de leur famille ou quelqu’un à qui ils tiennent vient de recevoir le diagnostic et je reçois ces messages tout le temps comme « Chris, ma tante a été diagnostiquée du cancer ou un ami de ma mère ou autre et je veux vraiment les aider et je ne sais pas par où commencer,  je ne sais pas quoi dire à maman, vous voyez et est-ce que vous pouvez aider, s’il-vous-plait, aidez-nous, vous voyez ».

Cette vidéo est dans ce but, c’est le sujet de cette vidéo. Si vous avez le cancer et si vous regardez cette vidéo juste maintenant il y a de grandes chances que c’est parce que quelqu’un qui vous aime beaucoup a pris le temps de vous envoyer cette vidéo, donc je vais vous donner une version rapide de mon histoire et je vais aussi vous dire ce que j’aurais voulu que quelqu’un me dise quand on m’a diagnostiqué car je pense que ce sera très très encourageant pour vous et peut-être va changer la façon dont vous considérez le cancer.

Donc, tout d’abord, j’ai été diagnostiqué du cancer du côlon stade 3 quand j’avais 26 ans. On m’a vite emmené en chirurgie, on m’a dit que j’aurais 9 à 12 mois de chimiothérapie mais j’ai refusé la chimiothérapie et à la place j’ai radicalement changé mon alimentation et mon style de vie. Fondamentalement, j’ai tout misé sur la nutrition avec des tonnes de jus et de gigantesques salades et des smoothies de fruits. Des tonnes de fruits et de légumes de la terre. Donc, la première chose que vous avez besoin de comprendre au sujet du cancer, c’est: n’ayez pas peur. N’ayez pas peur, je sais que vous avez probablement peur et êtes même terrifié car vous pensez que vous êtes en train de mourir, mais ce n’est pas vrai. Ok, le cancer est un processus tout à fait normal et naturel dans le corps. Tout le monde a des cellules cancéreuses. Le corps est conçu pour les reconnaître et les éliminer quand les cellules mutent et deviennent un cancer, donc c’est un corps qui fonctionne correctement. Donc le cancer n’est pas le réel problème. Une lésion, ou quoi d’autre, n’est certainement pas un problème pour votre corps, c’est un problème, mais ce n’est pas LE problème. Le problème est que êtes malade parce que vous avez une maladie métabolique systémique qui se traduit par une ou des tumeurs qui grossissent dans votre corps ok donc, la tumeur est le symptôme, la tumeur n’est pas le réel problème; si vous coupez la tumeur, votre corps produira une autre tumeur. Donc, lorsque les gens ont le cancer, que se passe-t-il dans leur corps? Eh bien, le cancer est le résultat d’un corps qui est déficient en nutriments et surchargé en toxines et typiquement  le résultat d’un système immunitaire surchargé ou affaibli.

Donc, qu’est-ce qui cause cela? Eh bien, le taux de décès par cancer a triplé au cours des 100 dernières années, et si vous comparez notre style de vie au style de vie de nos ancêtres il y a 100 ans, c’est  très différent, donc, qu’est-ce qui a changé? La nourriture que nous mangeons; nous mangeons tous ces aliments transformés qui n’ont jamais été conçus pour être des aliments; clairement, il est nécessaire de revenir à des aliments qui viennent directement de la terre sous leur forme naturelle de fruits et de légumes. La terre a été créée pour nous et tout ce dont nous avons besoin vient de la terre. C’est un concept si simple, vous voyez, la vérité est simple. Donc, le problème vient du fait que nous sommes sur-nourris, mais mal nourris, on est gavés mais on meurt de faim et nous avons plein de protéines, de graisses et de sucres mais nous n’avons pas ces précieux, cruciaux micronutriments que sont les vitamines, les minéraux et enzymes et antioxydants et les milliers de composés nutritifs des fruits et légumes et plantes qui soutiennent la capacité du corps à guérir et fonctionner à un niveau optimal donc, non seulement nous manquons de beaucoup de ces nutriments dans notre alimentation quotidienne mais nous y ajoutons aussi ces aliments artificiels fabriqués par l’homme que nos organismes ne savent pas traiter tels que les exhausteurs de goût, les agents de texture chimiques artificiels, les graisses artificielles, vous voyez, des aliments artificiels, et tout ça nous empoisonne littéralement, vous vous empoisonnez et vous polluez votre corps avec ces aliments transformés: coca, boissons énergétiques, fast-food, aliments dans le micro-ondes, aliments des restaurants, tout cela a été modifié et c’est chargé en sucre et sel raffinés et et tous ces autres produits dont j’ai parlé avant.

Donc, l’alimentation est le numéro 1; la seconde chose est votre style de vie. Si vous buvez beaucoup, si vous fumez beaucoup, si vous prenez un ou plus de médicaments pharmaceutiques, ce sont des immunosuppresseurs, ils promeuvent le cancer; il n’y a aucun médicament pharmaceutique qui soit bon pour vous. Et votre état de santé ne vient pas du fait que vous manquez d’un médicament pharmaceutique, ils ne guérissent pas, ils ne font que masquer et soulager les symptômes. La seule voie pour la vraie guérison est par la nutrition à donner à votre corps. Tous les éléments de base dont il a besoin pour se réparer et se régénérer. Et la bonne nouvelle est que vous pouvez le faire maintenant.

Donc, votre alimentation et votre style de vie sont des facteurs cruciaux, boire et fumer sont les premières causes de cancer, l’obésité est le second facteur de cancer, si vous êtes en surpoids, c’est pro-cancer, votre corps est en état d’inflammation chronique et est surchargé et lutte, donc, c’est un facteur de cancer majeur.

Le troisième facteur est le manque d’exercice; si vous ne bougez pas, si vous vous comparez à vos ancêtres qui bougeaient sans cesse la plupart d’entre eux travaillaient avec leurs mains, c’est-à-dire faisaient un travail physique qui est de l’exercice, ils mangeaient des aliments frais qu’ils faisaient pousser ou échangeaient avec leurs voisins, ils faisaient du troc, ils avaient du bétail qu’ils élevaient ou que leurs voisins élevaient donc ils mangeaient de la nourriture fraîche de la terre comparé à aujourd’hui, avec toute notre alimentation transformée. Donc vous devez bouger votre corps, l’exercice et le mouvement sont la vie. Quand vous vous exercez vous envoyez des signaux de vie à votre corps pour qu’il croisse et devienne plus fort pour vivre. Donc, vous devez commencer à vous exercer et le quatrième facteur est le stress.

Le stress détruit votre système immunitaire, il inhibe votre système immunitaire. Qu’il s’agisse d’un stress dû aux relations ou stress du travail, trop d’exercice, exercice extrême comme le marathon ou le triathlon, cela peut devenir exagéré. Mais tout stress est immuno-suppresseur et d’autres personnes dans votre vie que vous ne pouvez pas pardonner, si vous êtes en colère et avez des émotions négatives comme l’absence de pardon, l’amertume, la jalousie, si vous êtes dans le jugement et la critique au sujet des autres et que vous êtes toujours négatif, vous êtes dans un état chronique d’inflammation et de stress, vos hormones de stress sont élevées, votre cortisol et votre adrénaline sont élevés, et ce sont des conditions pro-cancer.

Donc tous ces quatre facteurs dans vos choix, votre alimentation, vos choix de style de vie, le manque d’exercice et le stress, c’est ainsi que l’on peut attraper le cancer. Ces quatre facteurs soit favorisent la santé, soit favorisent la maladie qui dépendent de vos choix. Donc, c’est la clé car vous avez le choix, vous pouvez vous tourner vers la santé en changeant votre façon de vivre votre vie. Donc ne laissez personne vous pousser vers une chirurgie ou chimio ou radiation. Vous avez du temps;  la majorité des cancers ne sont pas une menace pour la vie et ne sont pas des situations d’urgence. En fait, la majorité des gens à qui on diagnostique le cancer se sentent bien. Ils ont un lymphome ou une lésion ou quelque chose d’inhabituel, mais à part ça, ils se sentent bien, ils se sentent en bonne santé. Donc la plupart des médecins admettent même que vous avez du temps. Si vous dîtes à votre médecin « j’aimerais vraiment prendre du temps pour changer mon style de vie, puis-je avoir 30 jours, puis-je avoir 60 jours, puis-je avoir 90 jours, et changer radicalement votre alimentation et style de vie et voir ce qui se passe. Cela est absolument la meilleure approche et je peux vous dire que j’ai rencontré beaucoup de gens qui ont fait cela et ils ont non seulement perdu du poids mais aussi inversé une maladie cardiaque chronique, baissé leur cholestérol, baissé leur tension artérielle et fait disparaître leurs tumeurs en changeant juste leur alimentation et nourrissant leur corps et lui donnant tout ce dont il a besoin pour se réparer et se régénérer et se détoxifier. Donc c’est vraiment possible, vraiment, vraiment, vraiment. La vision médicale du cancer est que c’est linéaire, qu’une fois que vous avez une tumeur, une fois qu’ils ont trouvé une tumeur cancéreuse, alors elle ne peut aller que dans une seule direction, et c’est qu’elle ne peut que grandir et s’étendre à tout votre corps. C’est la vision linéaire du cancer, mais les recherches cliniques les plus récentes prouvent que c’est faux, car nous savons que le cancer peut guérir, le corps peut guérir car une régression spontanée, c’est la guérison, pas vrai? Le corps l’a créé, le corps peut le guérir, vous avez juste à lui donner les nutriments et les soins adéquats et je veux vous encourager à apprendre plus et à commencer à lire et à chercher au sujet d’histoires de gens qui se guérissent eux-mêmes et il y en a quelques-uns sur mon site ChrisBeatCancer.com. Ok, car nous pouvons apprendre de l’expérience des autres.

Donc je vais juste terminer cette vidéo en vous encourageant encore à prendre votre temps. Ne laissez personne vous pousser à aller en salle de chirurgie ou à faire ce qu’ils veulent et écoutez vos instincts, ne faites pas quelque chose qui vous met mal à l’aise. Si vous n’êtes pas à l’aise vis-à-vis de la chirurgie, la chimiothérapie ou les radiations, ne consentez pas. Ne le faites pas, je ne prends pas en compte combien de membres de votre famille ou de vos amis vous disent que vous devez le faire, vous n’avez pas à le faire, c’est votre vie, c’est à vous de la contrôler, vous prenez vos propres décisions et c’est votre vie, ok. Et vous avez à prendre les meilleures décisions pour vous-même. Je voudrais aussi vous encourager à prier (ou à méditer), à demander à Dieu de se révéler à vous si vous ne le connaissez pas et de vous conduire sur le chemin de la guérison, de vous montrer le chemin. C’est ce que j’ai fait et lorsque vous établissez un contact et parlez lorsque vous vous aventurez dans l’inconnu, des choses étonnantes arriveront dans votre vie, des miracles se produiront. Dieu se révélera à vous, il vous montrera le chemin, la voie.

Donc, il y a beaucoup plus d’informations! je pourrais en parler encore pendant trois heures. Mais je veux que cette vidéo soit courte! Il y a beaucoup plus d’informations ici sur ma chaîne Youtube et sur mon blog qui est ChrisBeatCancer.com. Je suis sur Facebook et Twitter également. Mais ma mission n’est pas seulement de partager mon histoire de guérison, mais de partager les histoires de toutes les autres personnes que j’ai rencontrées et qui ont utilisé les thérapies naturelles et de nutrition pour guérir. Donc j’espère que cela vous a aidé, s’il vous plaît, partagez avec toute personne que vous connaissez qui a été diagnostiquée d’un cancer et si vous avez le cancer, rappelez-vous, vous avez des options, c’est votre vie et votre corps peut guérir.

Email que j’ai reçu de Chris:

La chirurgie ne guérit pas le cancer, surtout pas au stade 3. Si elle le faisait, ils ne feraient rien de plus que ça. Il n’y aurait aucun besoin de chimiothérapie ni de radiothérapie. L’industrie médicale sait que la chirurgie ne guérit pas le cancer depuis au moins 100 ans. Le cancer est une maladie métabolique systémique, et c’est le résultat d’un corps qui est déficient en nutriments, surchargé de toxines, et a un système immunitaire surchargé ou affaibli. Si l’on ne donne pas au corps les nutriments essentiels dont il a besoin pour se restaurer, se régénérer et se détoxifier, le cancer est sûr de revenir après la chirurgie. Une alimentation riche en fruits, légumes, jus et smoothies est la façon la plus puissante pour promouvoir la capacité du corps à se guérir. Tous les aliments transformés doivent être éliminés. Les produits animaux devraient être sévèrement restreints ou éliminés pendant une saison le temps que le cancer soit évincé. Et il n’y a pas de problème si certaines personnes ne me croient pas. Je connais beaucoup de gens qui ont guéri leur cancer sans chirurgie, mais les sceptiques ne voudront pas le croire non plus.

C’était un résumé.

Le reste se trouve à www.chrisbeatcancer.com

Chris

C’est vrai, le cancer est une industrie de plusieurs milliards de dollars, ce qui rendrait difficile la tâche de quelqu’un qui ferait des études de marché qui vont à l’encontre des traitements traditionnels comme la chimiothérapie.

Une étude publiée en août 2003 a révélé que l’utilisation de la chimiothérapie chez l’adulte aux Etats-Unis et en Australie ne guérit que 2,1% des cancers. L’étude a entrepris une recherche documentaire pour les essais cliniques randomisés avec une survie de 5 ans attribuée seulement à la chimiothérapie cytotoxique dans les tumeurs malignes chez les adultes. Les données ont été relevées à partir du registre du cancer en Australie et les données de résultats finaux de la surveillance de l’épidémiologie aux USA pour 1998.

Comme indiqué, les résultats définitifs montrent que l’apport global de la chimiothérapie cytotoxique curative et adjuvante à la survie à 5 ans chez les adultes était estimée à 2,3% en Australie et 2,1% aux Etats-Unis. Vous pouvez consulter ces résultats ici.

Les traitements alternatifs peuvent varier du bicarbonate de soude, au cannabis, l’huile de chanvre et bien plus encore. Il y a un certain nombre d’études qui prouvent la validité des traitements alternatifs du cancer. Souvent, nous recevons des commentaires sur nos articles concernant le cancer de personnes qui ne lisent pas la recherche avant de commenter.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20463368

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19914218

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22198381

Il a été démontré qu’un régime d’origine végétale peut empêcher plus de 60% des décès dus aux maladies chroniques.

Arjun Walia

Collective Evolution

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Vivre autrement : la simplicité volontaire (humanisme)

Par Le 04/01/2016

MODES DE VIE ALTERNATIFS

 

http://www.permatheque.fr/

Prenant conscience du manque de sens de nos vies modernes, régis par la consommation et la quête de superflus, nombre d’entre nous tendent à retrouver une certaine harmonie par le “retour aux sources”, se rapprochant de la nature et retrouvant le goût des choses simples et vrais.

Le système ne facilite pourtant pas les choses, beaucoup de barrières ont été mises en place pour nous brider, afin de maintenir le peuple dans la société capitaliste. Pourtant, malgré les obstacles, et faisant parfois certaines concession, gardant tout de même quelques liens avec le système, certains on réussi à changer de voie, et à retrouver la simplicité.

Voici quelques documentaires et vidéos nous montrant ces personnes ayant quitté le circuit imposé pour vivre librement :

Être Sans Avoir

Ce reportage de 52 minutes nous emmène découvrir une famille s’étant installée sur un terrain isolé en campagne, contournant la loi pour construire leur future maison en prétextant un bâti agricole,  et vivant de débrouille dans la quête de simplicité, loin du système de consommation. Non reliés aux réseaux, ils disposent pour autant du confort nécessaire, et offrent à leurs enfants un cadre de vie sain et agréable. Un bel exemple de réussite.


Vivre Autrement

Un beau documentaire nous menant à la rencontre de ces personnes qui ont choisi de vivre autrement et de manière plus saine, pour eux, pour leurs enfants, pour l’environnement. En solitaire, en couple, en famille, ou bien en communauté, tous on choisi de repartir sur de meilleurs bases, plus proche de la nature, loin du système de sur-consommation et d’illusions.

 


Volem Rien Foutre Al Païs

Un documentaire partant en quête de propositions alternatives conrètes et expérimentées. On y découvre de nombreux lieux où les gens ont décidé de vivre autrement, et mis en place des systèmes autonomes et viables sur le long terme.

 


Vivre Autonome et en Autarcie, c’est Être Heureux

Ils ont quittés leurs vie “classiques” et leurs boulots d’ingénieurs, d’infirmières… où ils n’avaient même plus le temps de vivre pour se retrouver, en paix, au cœur de la forêt. Vivant dans des abris auto-construits et se nourrissant en majorité de plantes sauvages comestibles, ils réapprennent à vivre simplement.

 


Les Décroissants, Moins Consommer Pour Mieux Vivre

Un reportage d’Envoyé Spécial sur la décroissance nous présentant plusieurs voies relativement différentes par leur cadre, mais toutes dans une même optique : s’éloigner de la sur-consommation. En seconde partie, une ex-professeur ayant choisi de quitter la société pour vivre dans une yourte, dans un confort rudimentaire mais avec la liberté de vivre telle qu’elle l’a décidé : en harmonie avec la nature, et ses animaux.

 


Vivre Dans Une Yourte

David Lebouille et sa petite famille on décidé d’emménager temporairement dans une yourte le temps de construire leur éco-habitat. S’y plaisant tellement, ils envisagent maintenant d’y rester à l’année.

 

Ici une très courte vidéo d’un couple vivant, avec plusieurs autres familles, en yourtes, sur un terrain aménagé dé débrouille.

 

Inspiré du livre de Sylvie Barbe, ce film/reportage de Florence Chaumont intitulé “Un Chemin de Liberté” nous présente son mode de vie en yourte, autonome en énergie grâce à des dispositifs d’énergie renouvelable et enclin à la simplicité, au milieu de la forêt.

 

Montage d’une Yourte

 


En Route Vers La Simplicité

Bref résumé d’un voyage de 16 mois à travers le monde en quête de lieu et modes de vie alternatifs dans des fermes biologiques, petits villages et communautés autonomes.

 


Vivre Sans Argent

A la suite d’un travail université ayant pour but de traverser l’atlantique sans argent, Benjamin Lesage décida de changer radicalement de mode de vie. Il nous explique son point de vue dans cette vidéo d’une douzaine de minutes.

 


Une Génération sur la Route

De plus en plus de jeunes fuient le système, se lançant sur les routes, à pieds ou en camions, seuls ou en groupe, vers un mode vie emprunt de liberté et de simplicité.

 


Les Sentiers de l’Utopie

Un voyage à la fois réel et imaginaire, vers ces lieux où l’on a décidé de vivre de manière “utopiste”. Ce périple en camping car nous invite à découvrir divers lieux et pensées alternatifs.


Les Sentiers de l’Utopie – Le Livre à partir de 13 €
 


Marinaleda, Un Autre Monde Possible

Voilà plus de 30 ans que Marinaleda, village espagnol, mène une vie dite utopiste : la véritable démocratie, directe, où chacun a la parole et la possibilité d’intervenir dans les décisions collective. Chaque habitant y touche également le même salaire, afin de maintenir l’égalité entre tous.

 


Le Dernier Trappeur

Un film de Nicolas Vannier, mettant en scène le quotidien d’un trappeur en Amérique du Nord, tentant une dernière année de vivre en liberté dans ces immensités menacées par l’expansion de l’industrie forestière. Le film nous montre le déroulement de la construction à la main d’une fuste, maison authentique des trappeurs canadiens, ainsi que de magnifiques paysages de nature sauvage. A voir.


Le Dernier trappeur en DVD à partir de 5 €
 

Dans cette lignée je vous invite également à regarder Le Triathlon Historique, où Nicolas Vannier et ses compagnons traversent l’Amérique du Nord à la manière des Pionniers, sans matériel moderne, uniquement à cheval, traineau et radeaux construits de leurs mains au fil du voyage. D’ailleurs, tous ces films sont très beaux et à voir.


Vie Sauvage – [Bande Annonce Seulement]

Le film est surtout axé sur le combat d’un homme face au système, souhaitant à l’inverse de sa femme que ses enfants grandissent en marge, de nature et de simplicité. La mise en scène pousse certains à lui donner tord, même si le fond est honorable.


Vie Sauvage en DVD à partir de 14.99 €
 


Into The Wild – [Bande Annonce Seulement]

Un jeune quitte le système, pour vivre de liberté, sur la route et dans les grands espaces d’Alaska. Tiré d’une histoire vraie relatée dans le titre du même nom.

Into the Wild en DVD à partir de 6.59 €


Les Ondes de Robert – [Bande Annonce]

Robert Episse a choisit de vivre de simplicité, en dehors de la société, dans une cabane de sa construction en campagne ardéchoise. Vivant avec ses bêtes, il ne s’est pourtant pas couper du monde, restant en contact régulier avec les gens, ses amis, la famille. Il pose dans ce documentaire, la question : Où se trouve l’Essentiel ? Lire Plus

 

 

 

 


Découvrir nos autres Listes :

Documentaires sur la Société

"Moi, Président"

Par Le 01/01/2016

MaslowProgramme politique non dévoilé.

 

"Moi, Président, je m'engage à tout mettre en oeuvre pour que les thèmes étudiés ci-dessous garantissent notre statut de Puissants.

 

1) Une population qui reste attachée à assouvir les besoins physiologiques, les besoins de sécurité et si possible les besoins d'amour, ne peut pas franchir le seuil de la dimension spirituelle. Il est par conséquent dans notre intérêt de ne pas contribuer à l'intégralité des trois besoins fondamentaux sur l'ensemble de la population afin que les individus concernés ne puissent consacrer leur temps libre et leur énergie à l'éveil des consciences, à l'observation des phénomènes de masse et à leur participation. Moi, Président, je m'y engage.

2) L'inculture et l'abêtissement des jeunes individus est une priorité et j'agirai de façon à amoindrir les structures éducatives. Il est bien plus aisé de manipuler des adultes dont les esprits enfantins auront été bridés. L'habitude du sommeil intellectuel a amplement été étudié par nos différentes structures pour que nous puissions tirer vers le bas l'ensemble de la population scolaire. Le démantèlement de l'école, de la maternelle à l'Université, sera par conséquent une de mes priorités. Nous instaurerons bien entendu des structures privées, subventionnées par nos partenaires financiers, afin d'éduquer notre descendance à la domination des masses.

3) Il est primordial également de surveiller et de contrôler la tranche de population dont les trois premiers besoins sont assouvis et de ne pas l'encourager à quitter le confort d'une vie matériellement et émotionnellement planifiée. Il est conseillé d'occuper les esprits par des activités dérisoires et facilement assimilables. Le brouhaha incessant des médias tiendra un rôle prépondérant et il conviendra d'utiliser les "informations" comme une forme de gavage pour que les cerveaux des "citoyens" perdent toute forme de lucidité naturelle. Les subventions accordées au milieu culturel devront être octroyées dans l'optique de l'asservissement. Toute forme culturelle de contestation devra être bridée et si nécessaire censurée. il suffira de faire appel aux "valeurs de la République" et à notre attachement à l'Histoire qui sert nos intérêts. 

4) Il convient bien entendu d'encourager et même de provoquer des scissions, des compétitions, des catégories, dans la population afin que jamais les colères communes n'aboutissent à une solidarité contre nous, les Puissants. Le Peuple doit être désuni. C'est une loi intangible. 

5) Les Syndicats doivent être financés et soutenus à cette fin. Il est important de continuer à soudoyer les leaders par des arrangements multiples sur des thèmes que nous aurons choisis et que nous utiliserons comme paravents. Toutes les associations soutenant des communautés religieuses, politiques, sexuelles, culturelles ou autres devront être encouragées afin qu'elles se sentent entendues et considérées. C'est un apport considérable dans les affrontements de population et je rappelle que toutes les formes de conflits sont des opportunités à saisir. Celui qui ramène la paix est toujours porté aux nues. Le peuple n'aura jamais la lucidité nécessaire pour comprendre notre duplicité. 

6) Les débats de société seront planifiés afin d'occuper les esprits. Tout ce qui pourra contribuer à créer des dissensions dans la population devra être exploité. Si un débat non intentionnel de notre part venait à occuper une place trop importante, moi Président, je m'engage à tout mettre en oeuvre pour détourner l'attention de la population en créant des conflits que les médias gouvernementaux gonfleront. Tous les leaders des grands groupes de désinformation sont parfaitement habilités pour cela et nous avons pu juger, depuis de nombreuses années, de leur complète obéissance. 

7) Le chômage est également nécessaire et surtout la peur qu'il éveille afin que chaque salarié se sente obligé d'oeuvrer au mieux au maintien de son emploi. Il convient d'encourager la hiérarchie et le désir d'évolution de carrière afin que cette lutte à l'intérieur même des entreprises, dans tous les secteurs, privés et publics, occupe les esprits et annihile toute forme de rébellion contre l'autorité. 

8) Moi, Président, je m'engage à planifier et à réaliser toutes formes de conflits nationaux ou internationaux nourrissant nos intérêts financiers. Si ces conflits venaient à avoir des conséquences néfastes sur la population, nous nous en servirons pour renforcer nos pouvoirs. Il suffira de préserver notre image de "gardien de la sécurité" pour que le Peuple ne sache jamais que nous sommes les instigateurs de toutes les violences. Si des doutes venaient à s'éveiller, les médias se chargeront de se contredire, dans un accord commun et réfléchi, afin que la population soit perdue et incapable d'identifier clairement les responsables. 

9) Afin de péréniser nos soutiens financiers, je m'engage à soutenir la croissance des banques et à oeuvrer conjointement avec les grands groupes industriels pour que la plèbe reste soumise à notre propre fonctionnement. La pression des impôts et taxes sur les ménages et les petites entreprises contribuera à l'épuisement de la masse et à son incapacité à réfléchir.

10) L'utilisation de la peur des groupes extrémistes, qu'ils soient politiques ou religieux, répondra amplement au maintien de la peur. Le rappel aux valeurs de la République est un slogan imparable. Nous en userons largement.

11) Je rappelle que la peur, la culpabilité et l'individualisme sont les piliers de notre Pouvoir. Moi, Président, je m'engage à les développer autant que possible.

12) Je rappelle à tous nos alliés politiques de Droite que l'alternance dont nous nous servons les uns les autres doit être préservée, coûte que coûte et que les querelles politiques avec nos "adversaires-partenaires" doivent répondre à cette exigence. il en va de notre avenir commun. Tous les arrangements électoraux seront donc répertoriés et nous serons vigilants à ce que personne ne soit lésé sur le long terme. Nous avons toujours su protéger ceux qui nous servent et la perte d'un mandat se récupère aisément par un poste privilégié dans les multiples organismes, commissions et autres structures que nous possédons. Notre amitié est ancienne et nous comptons sur tous pour qu'elle se renforce encore. Toute proposition ou critique émanant des groupes extrémistes devra être utilisée pour instaurer des restrictions de plus en plus fortes dans la liberté des citoyens. Lorsque la peur de la peste est bien ancrée dans l'esprit de la masse, il est aisé de lui faire accepter le choléra, dès lors que nous aurons pris soin de faire croire que son danger est moindre. 

13) Il convient par conséquent de laisser suffisamment d'amplitude et d'occasions aux groupes extrémistes de nous critiquer puisque cela servira finalement nos intérêts. 

14) Nous en profiterons d'ailleurs pour glorifier la liberté d'expression afin que toutes les manoeuvres dont nous usons pour brider la liberté de réflechir passent sous silence. Je préfère un idiot qui hurle qu'un rebelle qui pense.

 

Je vous remercie de votre attention.

Vive nous, vive la France qui nous sert."

 


 

 "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux " 

Etienne de la Boétie en 1549

Un texte d'actualité...

 

"L’état de nature voudrait donc que les sociétés soient « égalitaires » où personne ne pourrait détenir du pouvoir sur les autres. C’est-à-dire le contraire de la servitude que connaissent les peuples. La première cause de la servitude est donc l'oubli de la liberté, et la coutume de vivre dans une société hiérarchisée où règne la domination des uns sur les autres. "La première raison de la servitude volontaire, c'est l'habitude"; "la première raison pour laquelle les hommes servent volontairement, c'est qu'ils naissent serfs et qu'ils sont élevés dans la servitude".

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_la_servitude_volontaire

 

Choisis ton camp, Camarade.


 

Amour et sexualité (sexualité sacrée)

Par Le 31/12/2015

 

J'utilise les deux termes "amour" et "sexualité" dans le titre de cet article mais il s'agit essentiellement d'une dimension unique. Il est possible d'aimer sans sexualité mais la sexualité sans amour ne sera par contre jamais sacrée.

 

 

 

Amour

 
Fire couple

La sexualité divine (par les êtres de lumière)

 Article publié dans Amour, Spiritualité le  par 

 

Question : Au sens Divin, quelle est l’utilité et le sens de la sexualité humaine ?

« La sexualité a été donnée aux hommes pour la procréation et aussi pour une autre raison que vous connaissez mal: dans la relation sexuelle entre un homme et femme, il y a un influx considérable d’énergies qui peut être dirigé vers les centres vitaux.

Suivant la façon dont le rapport est dirigé et la conscience avec laquelle il est pratiqué, il peut avoir une utilité énorme, même en ce qui concernel’évolution de l’individu.

Tout ce qui est fait dans l’Amour et dans la Conscience Divine a une grande utilité. Le rapport sexuel bien dirigé, bien consommé, peut vous faire remonter des énergies essentielles au niveau de votre centre de force coronal, peut aussi alimenter tous vos centres de force. Il peut aussi, s’il n’est pas fait dans une certaine conscience, vous mener à une sorte d’épuisement.

Essayez de le vivre vos rapports sexuels sur le plan spirituel et non uniquement sur le plan humain. Ayez conscience que vous faites remonter une énergie considérable, ayez conscience que tous vos centres de forces captent ces énergies. Ce sont comme des lampes qui s’allument : elles correspondant à chaque centre de force. 

Ils me montrent un cordon de lumière qui naît d’une relation. C’est comme la kundalini mais ce n’est pas cela, ce cordon va nourrir tous les centres principaux de l’être.

aso1 Apprenez à vivre la relation sexuelle avec la conscience de votre divinité. Dans la relation sexuelle, appelez à vous toutes les énergies Divines, transmutez ces énergies. Ce sera non seulement profitable à votre évolution, mais aussi à l’évolution de votre partenaire.

Certains peuples connaissaient la puissance de la relation. Dans certaines traditions, vous trouverez encore cela. Cependant au lieu de sublimer l’acte sexuel, l’homme l’a rabaissé au niveau de l’animalité.

Cela aussi vous sera redonné, vous le retrouverez. Vous vivrez ce rapport différemment et il vous aidera d’une façon considérable à intégrer l’Amour Divin, à faire grandir cet Amour qui est en vous. Soyez certain que lorsque votre Père a construit vos véhicules de manifestation, il a tout pensé. Tout est utile pour l’évolution finale ! Il n’a rien laissé au hasard ! Seul l’homme a détourné les choses essentielles ou les a mal comprises. 

Question : Que pensez-vous du plaisir sexuel lié à la chair?

« Le désir et le plaisir sexuel font partie de l’énergie de l’homme.

Donc tant qu’ils se manifestent en l’homme il faut les vivre, il ne faut pas les refouler, ils font aussi partie des énergies que vous pouvez transformer.

Si vous ne cantonnez pas ces énergies au niveau de vos centres de force inférieurs, si vous arrivez à les faire monter jusqu’au centre de force racine, cela peut être très profitable pour votre évolution, surtout pour vos prises de conscience et pour votre transformation. Vous ne connaissez pas les règles de ces rapports.

Chacun peut vivre les montées d’énergie du centre de force racine de façon différente, et il est aussi mauvais de réfréner ces énergies que d’avoir un débordement total à ce niveau.

Nous préférons parler d’énergie plutôt que d’acte, car l‘acte fait plus partie de l’animalité, et nous préférons parler de cette relation à un niveau supérieur. L’homme est fait de telle sorte qu’il confond bien souvent le plaisir et la vraie réalité de l’acte, il a oublié que l’acte pouvait le propulser vers un autre état de conscience.

Les hommes qui commencent vraiment à évoluer sur ce chemin de Lumière ont des relations intimes totalement différentes, beaucoup plus profondes, beaucoup plus vécues au travers de l’âme qu’au travers du corps, et ils s’en sortent grandis, avec une nouvelle force.

Il ne faut pas réfréner les impulsions, il faut les comprendre, il faut savoir bien les diriger, il faut aussi apprendre que dans cet acte d’amour il y a plus qu’un acte d’amour.

A l’époque actuelle, les hommes ont des relations sans amour qui les vident de leurs énergies et ne les grandissent pas : bien au contraire elles les assèchent !

Lorsque vous vivez une relation profonde, faites toujours intervenir le facteur le plus important, celui de la communion totale de vos corps, de vos âmes, et faites monter ces énergies le plus haut possible. Cet acte sera merveilleux pour vous. Il ne s’arrêtera pas au niveau de l’animalité humaine, il sera vraiment au niveau de l’homme de demain.

Question : C’est très dangereux de laisser monter la kundalini ?

 

« Nous n’avons pas parlé de la Kundalini, nous avons simplement parlé de l’harmonie de la relation, de l’harmonie du couple qui fera automatiquement monter les énergies dans la pureté.

 

Nous ne vous avons pas dit de « jouer » à faire monter les énergies, nous vous avons simplement dit ceci: que lorsque l’acte est très bien vécu, très bien mené en quelque sorte, les énergies montent automatiquement et vont là où elles doivent aller.

Il est moins dangereux pour l’équilibre de l’homme d’avoir une relation saine et pure, même si les énergies doivent le transporter, le transformer, que d’avoir des relations totalement débridées qui le déstructurent et le détruisent.

Nous espérons nous être bien fait comprendre ! Nous ne voulons pas parler de la montée des énergies comme celle du tantrisme qui s’adresse à des niveaux de conscience qui n’appartiennent pas tout le monde ! Nous parlons simplement de ce que tout un chacun peut vivre au quotidien et qui n’est pas dangereux si c’est fait dans la pureté et l’amour. »

Question : Que pouvez-vous nous dire du mystère de l’énergie transmise dans le rapport sexuel ?

« Cette énergie bien comprise et bien canalisée peut être considérable, à condition que l’acte sexuel soit accompli dans un état d’esprit spirituel. Il faudrait que vous puissiez vous connecter en accomplissant cet acte, c’est à dire que vous puissiez vous relier avec le Divin. Cela vous donnerait une force considérable qui vous permettrait d’avoir accès à d’autres parties de vous-même et notamment à la force spirituelle considérable qui est en vous.

flammes-jumelles-3RVous méconnaissez complètement la vraie réalité de l’acte sexuel ! Vous le pratiquez au premier niveau, et si vous aviez conscience de tout ce qu’il peut représenter pour votre transformation, vous agiriez souvent biendifféremment.

Les grands initiés connaissaient la force considérable de l’acte sexuel et le pratiquaient comme une grande initiation. Ils arrivaient à faire monter les énergies de la kundalini, du centre de force-racine jusqu’à la “couronne” et de cela pouvait faire naître en eux la Connaissance, c’est à dire qu’ils pouvaient arriver à se voir tel qu’ils étaient, avec toute leur puissance, toute leur sagesse, tout leur amour. Tous les voiles pouvaient leur être enlevés au travers de cet acte magique.

Cependant avant d’arriver à cela, il y avait plusieurs initiations, plusieurs stades. Les Orientaux étaient maîtres dans la pratique de cet art, de cette immense initiation. Comme vous ne pourrez jamais être maître dans la pratique de cet art, considérez réellement l’acte sexuel comme un acte d’Amour et connectez-vous tout simplement avec le Divin. Vous en éprouverez une immense joie et obtiendrez un immense bénéfice pour votre évolution et votre transformation.

L’acte sexuel n’est pas un acte de plaisir ! C’est un acte de connaissance, c’est un acte magique ! C’est un acte qui peut ouvrir des portes qui vous sont pour l’instant interdites, car vous n’êtes pas encore suffisamment prêts.

Comme dans toute chose, appliquez l’amour total, l’unité parfaite ! N’attendez rien ! C’est au moment où vous attendrez le moins que les choses se présenteront à vous. Plus vous demanderez “ j’aimerais avoir la Connaissance, j’aimerais aussi avoir la Connaissance au travers de cet acte magique”, rien ne se passera. Si vous vous donnez totalement dans cet acte, si vous vous sentez unis au Divin, unis à l’Univers, et il se passera des “miracles”.

Il est fort dommage que les humains aient dénaturé les plus belles choses de l’homme, les choses les plus sacrées. Ils ont perdu toute connaissance ! Ils ont perdu ce que nous pourrions appeler le « mode d’emploi »! Oh certes ils savent comment cela fonctionne, mais ils ne savent pas pourquoi ! Alors aimez davantage, respectez-vous davantage et essayez d’être plus dans l’unité.

Réfléchissez à tout cela. Peut-être n’en sortira-t-il rien, peut-être en sortira-t-il un immense “cadeau”. C’est notre vœu le plus cher !

Apprenez à voir la vie quotidienne différemment ! Apprenez à réaliser chaque acte de votre vie différemment !

Chaque acte est sacré. Le fait d’absorber de la nourriture est un acte sacré. Le fait de dormir est un acte sacré. Le fait d’avoir des relations amicales ou d’amour est un acte sacré. Le fait de travailler est un acte sacré. Tout ce que vous accomplissez en ce monde doit être accompli avec l’esprit divin comme si tout devait être offert au Père.

Lorsque vous avez une relation d’amour, une relation sexuelle avec votre partenaire, essayez de l’offrir au Divin ! Vous verrez comme tout peut être différent ! »

Monique Mathieu

SOURCE : La sexualité Divine (par les Êtres de Lumière) par Monique Mathieu channeling des Êtres de Lumière – Du ciel à la Terre. Transmis par Nadine Jane S.

Manger les animaux (humanisme)

Par Le 30/12/2015

Personnellement, je ne comprends même pas qu'on puisse trouver "bon" un produit qui n'est qu'une accumulation de souffrances, jusqu'à la mort. Le foie gras est un condensé de tortures. Et il est bien connu que nous "portons" ce que nous mangeons. Imaginons que cette souffrance ingérée devienne visible sur nous, qu'elle se transforme en pustules, que notre foie se dérègle lui aussi jusqu'à la mort............. Il y a un moment où il n'est plus possible de dire :"Je ne savais pas".......

J'ai mangé des animaux pendant 52 ans et je ne cherche nullement à culpabiliser qui que ce soit. C'est juste un état des lieux, purement factuel. Il est impossible aujourd'hui de dire qu'on ne savait pas ou qu'on n'est pas responsable de cette souffrance. Tant qu'il y aura des consommateurs, des animaux seront tués.

Le bourreau qui exécute un condamné à mort n'est pas responsable de la mort de cet homme ou de cette femme mais il y participe.

Celui ou celle qui mange du foie gras entretient les mises à mort. Il ne sera pas le bourreau mais celui qui condamne l'animal aux mains du bourreau. Et c'est finalement bien  pire car sans juge, il n'y aurait pas de bourreau...

 

Il y a aujourd'hui toutes les informations nécessaires pour pouvoir s'interroger sur nos actes et leurs conséquences. C'est d'ailleurs l'intérêt majeur d'internet. Et une fois l'information reçue et croisée avec d'autres sources, une fois l'analyse complète effectuée du pourquoi du comment, il faut s'arrêter et se poser une seule question : Est-ce que je peux en toute conscience faire du mal ?

 

Il y a un calcul très simple et qui est assez "parlant"....

Si je considère qu'il me reste 30 ans à vivre, ça représente 10 950 jours. Sachant que je mangeais environ cinq fois de la viande par semaine (viande, charcuterie, poisson), sur 30 ans, ça fait 1560 semaines. Si je considère que mon achat de viande a contribué à la mise à mort d'un animal, combien d'animaux est-ce que ça représente ? Même si je ne le mangeais pas en entier, le fait que je sois consommateur participe à ce commerce. Les nombres qui s'affichent sont effrayants...

Imaginons maintenant que tous les animaux qui ont été abattus pour que je puisse les manger, intégralement ou pas, soient au préalable regroupés sur un terrain, vivants et si possible en bonne santé.

Imaginons que je puisse les voir, les entendre, croiser leurs regards, les regarder vivre....

Imaginons quelques instants la masse vivante que ça représente.

Imaginons maintenant que tous ces animaux soient abattus et découpés, là , sur ce terrain...

Imaginons les cris et les peurs, imaginons le sang et les ventres ouverts. 

Il y a ainsi, chaque jour, de par le monde des milliers de milliers de terrains similaires...

On ne parle pas de tranches de viande soigneusement présentée dans une barquette....C'est ça tout le problème.

On met des photos de cancers de la gorge sur les paquets de cigarette mais il faudrait également afficher la tête de l'animal sur la barquette.

C'est beau les yeux d'une vache, c'est étrange le regard d'un poisson, c'est totalement innocent le regard d'un mouton...On se réjouit de les voir courir dans les champs ou de les voir nager dans la mer. On ne les voit plus quand ils sont présentés en tranches....

Ces publicités de la sécurité routière qui mettaient en scène des accidents de la route. Ça nous marquait tous. La souffrance les pleurs, les deuils.... L'humain est empli de compassion. Mais celle pour les animaux est minutieusement étouffée par les marchands.

Imaginons que sur une barquette de moutons, on mette la photo de l'animal dans un champ. Son regard surtout...Et là, on verra les consciences humaines.

Personnellement, c'est lorsque je me suis attaché à visualiser ce regard quand je passais dans le rayon boucherie que j'ai fini par ne plus manger d'animaux.

Est-ce qu'il est compatible d'aimer les animaux et de les manger ?  

La dialectique est très hypocrite d'ailleurs. Surtout au regard des enfants. 

"Tu veux une cuisse ou un morceau de blanc, mon chéri.?

-Une cuisse, s'il te plaît"

 

"Tu veux quel morceau de ce poulet mort, mon chéri ?"

 

L'effet n'est plus le même.

Mais il s'agissait bien pourtant d'un poulet vivant et pas d'une cuisse qui courait toute seule dans un champ...

 

Je rappelle d'autre part qu'il est prouvé depuis quelques temps déjà que l'exploitation animale à des fins alimentaires est la source la plus désastreuse d'atteintes à la Planète. Plus encore que l'industrie....

Le sol se meurt

De notre responsabilité commune.

 

 

"Je suis ton prof" (école)

Par Le 30/12/2015

 

C'est juste consternant...Pitoyable, humiliant, autant pour les enseignants que pour les enseignés....Mais plus rien ne m'étonne...Les gens qui nous gouvernent sont des esprits malades. 

 

 

 

«Je suis ton prof» : le ministère surfe sur la vague Star Wars pour recruter des enseignants

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  • Publié le 
Crédits photo: Ministère de l’Education nationale
 

Le ministère de l’Éducation nationale a lancé le 15 décembre sa campagne de recrutement. Pour atteindre son objectif de 25.000 nouveaux enseignants, la rue de Grenelle a parié sur l’effet Star Wars, avec un succès mitigé sur les réseaux sociaux.

 

Après la gendarmerie, le Quai d’Orsay ou encore la paroisse Lyon Centre, c’est au tour du ministère de l’Education nationale de s’approprier le phénomèneStar Wars en parodiant la célèbre saga intergalactique dont le septième opus réalise actuellement un carton dans les salles obscures.

Pour atteindre son objectif de 25.000 recrutements d’enseignants en 2016, l’institution de la rue de Grenelle a ainsi publié un visuel interactif sur son site internet reprenant des codes bien connus des fans deStar Wars, du nom de la campagne («Je suis ton prof») aux slogans en passant par le fond sombre constellé de planètes et d’étoiles.

 

 

 

Sept slogans façon Yoda

Faisant fi de la syntaxe enseignée dans les écoles françaises et lui préférant celle du sage maître Yoda, le ministère décline sept slogans, tous accompagnés d’un contenu multimédia: «pour devenir prof, te former tu devras»; «pour te former au métier de prof, en ESPE tu iras»; «la passion de transmettre, avoir tu dois»; «pour s’accomplir et faire de grandes choses, de toi les élèves ont besoin»; «les valeurs de la République, aux élèves tu transmettras», «un prof connecté tu seras»; «pour tout savoir sur le métier d’enseignant, à la lettre d’information tu t’abonneras».

Cerise sur le gâteau, deux statistiques élogieuses - «85% des profs déclarent être heureux au travail» et «79% des profs jugent leur activité passionnante» - viennent parachever la campagne, qui a reçu un accueil plus que mitigé sur Twitter. Les paris sont ouverts pour le thème de la campagne de l’année prochaine: La Reine des Neiges 2? Les Animaux fantastiques, le prequel d’Harry Potter ? L’Âge de Glace 5 ? Vivement décembre 2016!

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Yoga et ayurveda (santé)

Par Le 30/12/2015

Pour une santé parfaite: tout ce qu’il faut savoir sur la yogathérapie et l’ayurveda.

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Armanda DosSantos (1)Armanda Dos Santos est praticienne en Ayurvéda et professeur de Yoga, coach Ayurvédique à domicile, elle s’est gentillement prêtée au jeu de l’interview. 

 Je m’appelle Armanda, j’ai 33 ans et j’habite à Paris. Je suis journaliste, praticienne en Ayurvéda, yogi, prof, coach, voyageuse, amoureuse des gens et workaholic déclarée !

  1. On connaît le Yoga : Hatha yoga, Brikram yoga, Ashtanga yoga, etc., mais c’est quoi la « Yoga thérapie » ?

Le Yoga devient « thérapeutique » quand il devient autre chose qu’une affaire de postures. On connait les bienfaits du Yoga. Ils couvrent les aspects physiques, psychologiques et spirituels. Et comme s’il fallait encore le démontrer, des études ont aussi établi les nombreux bienfaits physiques du Yoga. Aux Etats-Unis par exemple, des études scientifiques ont prouvé les avantages thérapeutiques du Yoga pour soigner les troubles physiologiques et psychologiques. L’armée américaine utilise même la Yoga Thérapie pour aider les vétérans atteints de syndromes de stress post-traumatique.

Qu’est ce donc la « Yoga thérapie » ? Il s’agit de la pratique de postures de Yoga spécifiques, appliquées à la prévention et au traitement des pathologies du patient, dans une approche de soin personnalisée et globale. Outre les postures, cette méthode inclue des techniques de respiration et de méditation, et s’adapte aux limites individuelles de chacun. D’où l’importance de l’appliquer dans le cadre d’un programme de coaching personnalisé.

Contrairement aux séances de Yoga classiques, ici l’enseignement est individuel, évolutif et fondé sur une relation de confiance, impliquant, de la part du patient, un engagement de pratique régulière.

  1. Comment le Yoga et l’Ayurveda peuvent-ils se compléter afin d’améliorer notre quotidien ?

Les disciplines telles que le Yoga et l’Ayurvéda sont aujourd’hui très appréciées en Occident, mais on oublie souvent le lien étroit qui existe entre ces deux disciplines globales issues de la tradition védique. En Inde, Ayurvéda et Yoga se sont développés simultanément et ont toujours été pratiquées conjointement. Dans le Yoga comme dans l’Ayurvéda, l’être humain est considéré de manière intégrale, comme un tout, pas seulement comme un corps physique, mais possédant aussi un corps émotionnel qui s’exprime.

Le Yoga a donc sa place dans l’Ayurveda et l’Ayurveda a sa place dans le Yoga. L’Ayurveda a pris sa place parmi les grands systèmes médicaux universels. L’intérêt de l’Ayurveda est son approche holistique qui s’attache à traiter du corps physique, de la psychologie et de la spiritualité grâce à différentes méthodes de soins, et le Yoga est parmi ces méthodes.

Quant au Yoga, tout le monde sait qu’il agit comme un calmant. Mais pas seulement : il a aussi une action bénéfique sur une grande majorité de maladies chroniques et psychosomatiques. D’excellents résultats ont été vérifiés dans des cas de dépression, d’anxiété, fatigue chronique, nervosité, lombalgies, maux de dos, maladies cardio-vasculaires, hypertension ou hypotension, diabète du type 2, ulcères, allergies, asthme ou problèmes digestifs.

L’année dernière, une étude américaine menée par des chercheurs du centre médical de la Duke University a démontré que la pratique du yoga avait des effets positifs sur les insomniaques et les déprimés, ainsi que sur les symptômes couramment associés à la schizophrénie, aux troubles de l’attention et à l’hyperactivité, et ce… même en absence de traitements médicamenteux. Autrement dit, ces chercheurs ont prouvé (s’il le fallait encore !), que le yoga agit sur le cerveau de la même façon que certains antidépresseurs et que la psychothérapie.

L’intérêt d’appliquer l’Ayurvéda et le Yoga conjointement, est de pouvoir agir en profondeur, sur les plans physique mais aussi plus subtil. C’est permettre au patient de partir à la découverte soi, de le rendre responsable de sa propre guérison. Notre rôle en tant que thérapeutes est simplement de l’accompagner, assidûment, à mieux appréhender ses propres souffrances et blocages. L’objectif étant de changer ses automatismes destructeurs ou néfastes, d’acquérir un regard neuf et de faire de son corps et de son mental des alliés solides.

Chaque parcours est unique et différent. En général, le thérapeute accompagne le patient en 2 étapes : vers la réduction, voire la disparition des symptômes ; puis vers une exploration, un déracinement de la cause. Presque sans exception, ce « voyage intime » s’ouvre sur un monde de découverte et de transformations personnelles. Bien sûr il faut que le thérapeute soit compétent et établisse une relation de confiance avec son patient.

  1. Faut-il avoir déjà pratiqué le Yoga pour suivre ton programme ?

Non, bien sur que non. Le yoga n’est pas seulement pratiqué par les danseurs ou les people ! Tous peuvent bénéficier d’une pratique de Yoga régulière, peu importe l’âge, le sexe, le niveau de forme physique, la profession ou les croyances religieuses. Chacun suit son propre rythme. Le Yoga est une question de rythme et non de performance. Personnellement, le Yoga m’a vraiment transformée. Il m’a permis de cultiver la conscience de moi-même, de mon corps, de mon esprit et l’interaction entre les deux. Et c’est vers cela que j’essaie d’emmener mes patients.

Quant à l’Ayurvéda, c’est un système de santé qui prend en considération l’individu en tant que personne unique, avec une constitution physique propre, un mode de vie (social, professionnel, familial, affectif) donné, et des aspirations particulières. L’Ayurvéda s’adapte et s’applique à tout un chacun, et bien au-delà des frontières indiennes.

  1. Peux-tu nous donner les bénéfices d’une bonne respiration ? Est-ce prouvé scientifiquement ?

Une bonne respiration est primordiale à une bonne santé. Autrement dit, une mauvaise respiration est source de maladie. Il faut prendre conscience que notre respiration est directement liée à nos émotions. Quand on est sous l’emprise de la colère, notre respiration se fait saccadée ; sous l’effet de la peur, elle est momentanément suspendue. Elle sursaute devant l’étonnement, s’étouffe sous la tristesse, soupire avec le soulagement, demeure lente et régulière durant la concentration et se modifie quand le mental est traversé par des pensées et des émotions changeantes et flottantes. Or nous savons aujourd’hui que nos maladies ont un lien étroit avec nos états émotionnels, et que nos réactions face au stress conditionnent notre état de santé. yoga rosenadine

La respiration non seulement nous maintien en vie, mais elle nous purifie des toxines physiologiques et mentales. Nous pouvons éliminer jusqu’à 80 % de nos toxines grâce à la respiration. Quand nous sommes assis au bureau, nous n’utilisons que 30 % de notre capacité pulmonaire. Certaines techniques de souffle, transmises par les sages yogis indiens, agissent comme des antidépresseurs naturels, si elles sont pratiquées régulièrement. En profondeur, lentement, et en toute conscience. Ce rituel quotidien, pratiqué à jeun de préférence, le matin ou le soir avant le repas, purifie les canaux d’énergie et procure détente et répit au mental.

Dans le Hatha Yoga Pradipika, un des grands classiques de Yoga il est dit que : « La vie est la période de temps entre une respiration et la suivante, une personne qui respire à moitié vit à moitié. Celui qui respire correctement acquiert la maîtrise de son être ».

Parmi les bienfaits de la respiration, les plus mentionnés par de nombreuses études sont indiscutablement le calme et la stabilisation du mental. Mais aussi, une réduction manifeste du stress et de l’anxiété, le renforcement du système nerveux et du système immunitaire, une meilleure capacité digestive, le massage des organes internes, ou encore une meilleure clarté d’esprit.

  1. Peux tu donner deux ou trois conseils pour réussir une rentrée sans stress avec la Yoga thérapie et l’Ayurveda ?

Malgré quelques rayons de soleil, l’automne s’installe. En termes ayurvédiques, il s’agit de la saison de Vata, l’énergie du vent, du froid. Privilégiez donc les saveurs douces et chaudes. Fixez-vous une routine quotidienne, dans votre alimentation, vos activités intellectuelles et physiques, votre sommeil… Pensez « routine » ! En effet, c’est une période de l’année, venteuse et froide, où le corps et l’esprit ont besoin de chaleur et de stabilité.

Appliquez régulièrement de l’huile sur le corps et privilégiez les bains, chauds et parfumés. Pour ceux qui ont la possibilité de recevoir des soins ayurvédiques, c’est le moment d’essayer le massage Abhyanga, particulièrement profitable aux personnes stressées, submergées ou nerveuses.

En termes de Yoga, alliez étirements et renforcements. Pratiquez avec modération et régularité, et si possible à la même heure. Privilégiez les étirements grâce à des postures au sol, assises ou couchées, mais toujours dans l’intention de favoriser la sensation d’enracinement.

Janu sirshasana, la posture de la tête au genou, est particulièrement facile et recommandée.

Surya Namaskar, la salutation au soleil, exécutée lentement, sera aussi excellente pour délier les raideurs propres à Vata. 

  1. Ton accompagnement s’adresse t-il à tout le monde ? Si j’ai une pathologie assez grave (épilepsie, maladie de Crohn…) puis-je faire appel à toi en complément de la médecine allopathique ?

L’Ayurveda a d’excellents résultats dans les maladies chroniques, notamment, mais aussi en tant que complément réparateur de la médecine allopathique. C’est pourquoi mon accompagnement s’adresse en effet à tout le monde , aussi bien en cas de prévention, pour le maintient d’une bonne santé, qu’en cas de pathologie plus grave, chronique et avérée.

L’Ayurveda considère que 60% des maladies sont psychosomatiques, et que 40% des maladies sont les conséquences d’un déséquilibre de sa constitution physique (alimentation non adaptée, surmenage, chocs émotionnels, etc.). Dans la plupart des « nouvelles maladies » d’aujourd’hui, il s’agit bien souvent d’un désordre psychosomatique, des émotions réprimées ou refoulées, que le corps manifeste par des troubles physiques et physiologiques quand il ne peut pas faire autrement pour s’exprimer.

Il ne s’agit pas ici de condamner la médecine allopathique. Il s’agit de permettre au lecteur de prendre conscience que le corps a une intelligence interne d’auto-guérison, et que le mental peut devenir son meilleur allié pour éviter ou combattre la maladie. C’est, in fine, les enseignements et principes de bases véhiculés par l’Ayurvéda et le Yoga.

  1. Est ce qu’en 21 jours, on peut vraiment modifier ses mauvaises habitudes pour aller vers plus de mieux être, sérénité et une meilleure santé ?

On ne peut pas attendre de n’importe quelle thérapie ou médecine un traitement miracle, surtout lorsqu’il s’agit de prendre en charge des déséquilibres inscrits dans les mémoires du corps depuis des années.

En Ayurvéda, quelle que soit l’affection dont souffre le patient, le thérapeute conseillera souvent en premier lieu une « détoxification générale », plus ou moins longue. La personne suivra ensuite un traitement destiné à régénérer son organisme et à renforcer son système immunitaire. Si besoin, le thérapeute conseille un régime alimentaire adapté, des changements dans le mode de vie, la prise de préparations à base de plantes, appelées Rasayanas, des postures de Yoga, ainsi que des séances de méditation. yogalite rosenadine 21 jours c’est la durée minimum pour permettre au corps et au mental d’enregistrer de nouvelles habitudes. Bien évidemment, selon les pathologies, les premiers résultats apparaîtront seulement au bout de 3 à 6 mois. C’est précisément dans ces conditions que l’accompagnement du thérapeute est précieux afin d’encourager le patient dans les différentes étapes de son traitement et l’amener à la guérison.

Il ne faut pas oublier que l’état de santé, de sérénité, est notre nature profonde. Spirituelle et tranquille à jamais. J’ai conçu mon programme pour amener à cette prise de « conscience »… et donner un sérieux coup de fouet à la santé mentale !

14 postures pour l’ouverture du bassin et le detox émotionnel

Les 14 postures rassemblées ici vont vous guider dans le processus de l’ouverture du bassin car l’aine est l’endroit où notre corps stock toutes les émotions que l`on s’interdit de vivre : aussi bien les négatives que les positives.

Par Maitri Baraz

svadhisthana ouverture bassin posture yoga&vedas

Le bassin est la zone du deuxième centre énergétique (Swadhisthana chakra). L’élément de ce centre est l’eau et la planète Lune. Cela pointe sur la gestion des liquides dans notre corps (lymphe, glandes, larmes) et nos états émotionnels. En travaillant sur le muscle ilio-psoas (qui assure le lien entre le bassin et la colonne vertébrale) on detoxifie cette zone et évacue l’énergie stagnante, y compris les mémoires émotionnels. Le bassin est aussi la zone liée à notre famille et enfance. Le travail avec ces postures à long terme peut donc harmoniser vos relations avec les parents, la capacité du pardon, de l’acceptation et de l’écoute.

psoas yoga bassin yoga&vedasLa pratique de ces postures peut nous rendre très émotifs pour un certain temps, cela signifie seulement que la detoxification s’opère. Le corps et le psychisme intègre les impacts de la pratique sous 24h du moment de sa réalisation. Il est nécessaire d’en être conscient et de s’hydrater (boire de l’eau tiède et prendre un bain).

Vous pouvez faire l’enchainement complet une fois par semaine ou intégrer certaines postures dans votre pratique quotidienne. Le bija mantra Om Vam (le son semence du 2ème chakra) peut être chanté au début de la pratique ou mentalement pendant les postures.

virabhadrasana guerrier yoga&vedas

VIRABHADRASANA II « la posture du guerrier »

Vira : héro

Bhadra : beau

– le genou plié ne doit pas dépasser l’angle de 90°

– les paumes tournées vers le bas (cela permet un meilleur ancrage)

– les pieds sont perpendiculaires l’un à l’autre

– les deux bras forment une ligne continue horizontale

– repoussez le sol avec les deux pieds à la fois pour ramener l’énergie vers le centre

durgasana déesse ouverture bassin yoga&vedasDURGASANA « la posture de la déesse »

Durga : Mère Divine, déesse

– les talons sont orientés vers l’intérieur, les orteils écartés

– enracinez-vous physiquement et énergétiquement

– les épaules bien descendues, les bras à 90°

– le poids du corps au milieu pas trop en avant ni en arrière

– le cou allongé

trikonasana triangle ouverture bassin yoga&vedasUTTHITA TRIKONASANA « la posture du triangle étendu »

Utthita : extension

Trikona : triangle

– les pieds sont perpendiculaires l’un à l’autre

– repoussez le sol par le pied arrière

– ouvrez le bassin, augmentez cette ouverture avec chaque respiration

– dans cette posture imaginez que votre corps n’existe qu’en deux dimensions, aplatissez-vous au maximum

UTTHITA PARSVAKONASANA  « planche laterale »

parsvakonasana ouverture bassin yoga&vedas

Utthita : extension

Parsva : lateral

Kona : angle

– entrez dans la posture depuis Trikonasana (Triangle)

– le poids du corps se trouve sur le pied avant et la main mais le pied de derrière est également un point d’appui important, il est perpendiculaire à celui de devant

– éloignez le genou avec le bras

–  la tête est tournée vers le haut ou de face

– ancrez vous et sentez l’énergie produite suite à la pression convergente de vos cuisses

VYAGHRASANA « posture du tigre »

viyaghrasana tigre ouverture bassin yoga&vedas

Vyaghr : tigre qui se réveille

– posture dynamique : levez la jambe à l’inspir, le genou vers le front à l’expir

– ouvrez la poitrine à l’inspir, courbez le dos à l’expir

– les deux bras tendus et perpendiculaires au sol

– 12 fois à gauche / 12 fois à droite

usthasana chameau ouverture bassin yoga&vedasUSHTASANA « posture du chameau »

Ushta : chameau

– entrez dans la posture en soutenant les lombaires avec les mains

– les deux cuisses parallèles et verticales

– les mains sur les pieds, qui sont posés à plat ou fléchis à 90°

– les épaules détendues, la tête relâchée

– pour sortir de la posture posez une main après l’autre sur le cœur et relevez vous en ramenant les coudes en avant

EKA PADA RAJAKAPOTASANA « posture du roi pigeon sur un pied »

eka pada raja kapotasana pigeon ouverture bassin yoga&vedas

Eka : un

Pada : pied

Raja : roi

Kapot : pigeon

– entrez en posture depuis Urdhva Mukha Svanasana (Chien tête en bas)

– le bassin tourné de face

– talon arrière pointe vers le haut

– le pied devant plus ou moins ressorti en fonction de la flexibilité

– poitrine ouverte, épaules descendues

– appuyez vous sur les bouts des doigts pour se tenir le plus droit possible

uttanpristhasana lezard posture ouverture bassin yoga&vedas

UTTAN PRISTHASANA « posture du lézard »

Uttan : en avant

Pristh : lézard

– entrez en posture depuis Urdhva Mukha Svanasana (Chien tête en bas)

– mains et pied de devant sont parallels

– la ligne droite du cou continue celle du dos

– le pied derrière est sur la pointe

– vous pouvez aussi vous appuyer sur les coudes à condition de garder le dos droit

konasana angle posture ouverture bassin yoga&vedasKONASANA « posture de l’angle ouvert »

Kona : angle

– pieds à 90°, jambes activés

– avancez avec la poitrine et non pas avec les épaules

– vous pouvez aussi vous appuyer sur les coudes

IMG_7975web“JAMBE BEBE”

– le pied est fixé à l’intérieur du bras fléchi, le coude est tenu par l’autre bras

–  le mollet est le plus paralel au sol possible

–  les épaules ouvertes et parallèles au sol

– “bercez” le pied délicatement vers la gauche et vers la droite

– en gardant la meme position penchez-vous légèrement en avant à l’expire et déclinez-vous en arrière à l’inspire

MANDUKASANA « posture de la grenouille »

mandukasana grenouille posture ouverture bassin yoga&vedas

Manduk : grenouille

– le poids du corps sur les coudes et les genoux

– les chevilles touchent le sol, si possible les pieds se touchent

– bassin se place bien en avant des genoux

– attention à ne pas cambrer le dos et préserver les lombaires en gardant les muscles du dos activés

– la tête relâchée pour étirer la colonne vertébrale en longueur également

ARDHA SETU BANDHASANA « posture du demi pont »

ardha setu bhandasana posture ouverture bassin yoga&vedas

Ardha : moitié

Setu : pont

Bandha : contraction, tension

– entrez en posture avec un inspire depuis la position allongée, avec les jambes pliées

– les pieds et les jambes sont parallèles

– les genoux sont pliés à 90°

– tirez le menton vers la poitrine

– le cou reste détendu

– exercer Mula Bandha (serrez les muscles du périnée)

ananda ballassent bebe enfant heureux posture ouverture bassin yoga&vedasANANDA BALASANA « posture du bébé heureux »

Ananda : béatitude

Bala : bébé

– attrapez les parties externes des pieds

– les bras sont tendus

– la tête et le cou au sol

– genoux fléchis à 90°, jambes écartées au maximum

– balancez à gauche et à droite en gardant l’équilibre et en massant le dos

supta baddha konasana papillon posture ouverture bassin yoga&vedasSUPTA BADDHA KONASANA« posture du papillon »

Supta : alongé, couché

Baddha : relié

Kona : angle

– le sacrum bien collé au sol

– les pieds joints au plus près du périnée

– si le fait d’approcher les talons vers le périnée fait lever les genoux, ne les approchez pas trop

– la sangle peut être fixé pour tenir les pieds

– ouvrez l’aine à chaque expire

– sortez de la posture doucement en rapprochant tout d’abord les genoux

Yoga&Vedas remercie Sarah Brunel pour les photographies des postures utilisées dans cet article.

 

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