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Etudiants contre lobbying (Santé)

Par Le 10/02/2016

Des étudiants en médecine s'attaquent au lobbying des grands labos

Des étudiants en médecine ont créé et diffusent un livret pour se prémunir de l'influence des laboratoires pharmaceutiques. Un succès inattendu.

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Université Paris Descartes (Paris V) - rue des Saints Pères à Paris (LP/Matthieu de Martignac.)

 

Les psychologues appellent cela « l'illusion de l'unique invulnérabilité », ce sentiment qui fait croire à certains qu'ils sont incorruptibles, sous-entendu « contrairement aux autres ». Pour ces orgueilleux — mais aussi pour tous les autres —, un collectif d'étudiants en médecine des facultés Paris-V et Paris-VII, "la Troupe du rire", a créé et diffuse un livret pour sensibiliser les futurs soignants à se prémunir de l'influence des laboratoires pharmaceutiques.

« Au départ, nous pensions juste le distribuer à nos copains. Nous avons été un peu dépassés par le succès. Nous avons eu des demandes à Nantes, Marseille, Grenoble... et pas seulement émanant des facultés. Des médecins, par exemple, nous en ont aussi réclamés », explique Auriane, membre de la Troupe du rire, interne en médecine générale.
 

Autodéfense intellectuelle


Après une première fournée de 2 500 livrets, 8 000 autres exemplaires sont en cours de distribution pour faire face à la demande. Pour en imprimer autant, il fallait des fonds. Le collectif a donc lancé une souscription via Arizuka, un site de financement participatif, dont les résultats sont allés au-delà de leurs espérances.

Ce thème de l'indépendance du secteur médical n'est pas seulement une question de morale. Il est un domaine, celui de la santé, où les conflits d'intérêts peuvent mener jusqu'au drame sanitaire, comme celui du Mediator par exemple. Le fabricant, le groupe Servier, est soupçonné de s'être attaché les services d'experts chargés de favoriser la prescription de cet antidiabétique également utilisé comme coupe-faim. Plusieurs centaines de morts sont attribuées à la prise de ce médicament. « Ce livret a été conçu pour donner des billes, permettre de faire des choix thérapeutiques rationnels afin d'améliorer les soins médicaux », prévient le document. 

Les moyens d'influence sont divers...


Offre d'échantillons de médicaments gratuits (des études prouvent qu'ils ont une réelle influence sur les prescriptions), invitation à des repas pour attirer une audience bienveillante, prestation lors de conférences de praticiens rémunérés par les labos qui peuvent influencer leurs pairs... « Il faut dire non à tout cela pour pouvoir garder une indépendance complète. A l'hôpital, des formations sont payées par des labos. Ils n'ont pourtant rien à y faire », s'insurge Auriane.

« Ce n'est quand même pas un repas offert par un laboratoire qui va peser sur ma décision ? » diront certains. Effectivement, mais c'est possible. Comme tout le monde, des professionnels de santé peuvent avoir recours à des raccourcis décisionnels pour arrêter leur choix sur un traitement. Alors, pourquoi ne pas aller vers celui qui vient à l'esprit, qui a été vanté par le professeur Z lors d'un dîner et qui est le plus fréquemment délivré pour l'indication, d'ailleurs... « Une grande partie de la vie sociale est basée sur la réciprocité. Le besoin de rendre avantage pour avantage et gentillesse pour gentillesse est une motivation dans toute société humaine », prévient ce livret dit « d'autodéfense intellectuelle ». Ce dernier a d'ailleurs reçu le prix Prescrire, attribué par la rédaction de la revue médicale du même nom.
 

Livret à télécharger gratuitement en PDF


"Pourquoi garder son indépendance face aux laboratoires pharmaceutiques..."
Livret pour étudiant-e-s stressé-e-s, pressé-e-s comme des citrons, mais avides de comprendre 
Au départ destiné aux étudiants en médecine, le livret de la Troupe du rire rencontre un succès grandissant auprès des médecins eux-mêmes

Le livret de 36 pages est téléchargeable / disponible gratuitement sur www.formindep.org.

Christine Mateus

Civilisation mourante

Par Le 10/02/2016

J'en pense tout autant...

Et je n'aime pas du tout ce qui se passe dans ce pays. 


 

Michel Onfray: «Notre civilisation est morte. Qui serait prêt à mourir pour nos valeurs?»

En avant-première, le philosophe français présente son livre «Penser l’Islam» en vente avec le «Corriere della Sera» à partir du jeudi 4 février Versione italiana

di STEFANO MONTEFIORI

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Michel Onfray (Foto Coupannec/Leemage)
Michel Onfray (Foto Coupannec/Leemage)

Deux ouvrages qui racontent l’Islam à partir de points de vue différents et influents, dans les kiosques pour la collection du «Corriere della Sera»: à partir du 4 février, en avant-première, Penser l’Islam de Michel Onfray avec la contribution de Asma Kouar (traduction de Michele Zaffarano), et du 11 fevrier l’essai de Olivier Roy La peur de l’Islam – Dialogues avec Nicolas Truong traduit pour la première fois en italien (par Laura De Tomasi) à l’occasion de cette collection. Les thèmes sont de brulante actualité, en commençant par l’hypothèse d’un déclin des valeurs européens.

Michel Onfray, jeudi s’ouvre à Cologne le Carnaval, avec la journée de la femme qui sera l’occasion pour rappeler les agressions sexuels de masse du 31 décembre. Quelle a été votre réaction aux faits?
«Je trouve sidérant que notre élite journalistique et mondaine, intellectuelle et parisienne, si prompte à traiter de sexiste quiconque refuse d’écrire professeureou auteure, n’ait rien à dire au viol de centaines de femmes par des hordes d’émigrés ou d’immigrants, comme on ne dit plus, car le politiquement correct impose migrants. Cette même élite, si prompte à trouver de l’antisémitisme partout, y compris chez moi quand j’écris un livre contre Freud qui désire travailler avec les nazis pour sauver la psychanalyse sous le III° Reich , n’a rien à redire non plus sur les déclarations antisémites quand elles viennent de musulmans intégristes. La France a renoncé à l’intelligence et à la raison, à la lucidité et à l’esprit critique. Michel Houellebecq a raison : nous vivons déjà sous le régime de la soumission».

 

 

Dans votre livre «Penser l’Islam», vous dédiez quelques pages au rôle de la femme dans le Coran traitée d’inférieure par rapport à l’homme. Est-ce que les problèmes de Cologne naissent du Coran à votre avis ?
«Ces problèmes relèvent surtout de la situation libidinale de jeunes hommes sans partenaires sexuels et dans une situation sociologique sans points de repères. Cette régression fait songer à ce que furent probablement les rapts de femmes dans les hordes primitives. Le Coran affirme l’inégalité entre les hommes et les femmes, une sourate dit aussi : “Vos femmes sont pour vous un champ de labour : allez à votre champ comme vous le voudrez” (II.223), mais l’invitation au viol collectif ne s’y trouve tout de même pas explicitement recommandé».

Quelle est a été votre impression sur la communication des autorités allemandes à propos des faits à Cologne et dans d’autres villes?
«Pour effacer le réel il suffit de ne pas le dire. C’est la loi des médias: ce qui n’est pas montré n’a pas d’existence. Mais la multiplication des réseaux libres fait que la domination des médias d’Etat se trouve supprimée par les médias libres qui rapportent ce qui a vraiment eu lieu».

Elisabeth Badinter a affirmé qu’il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe, si c’est pour parler vrai. Etes-vous d’accord?
«Elle a tout à fait raison. Et je suis suffisamment insulté pour souscrire sans réserve…».

Sur la question du terrorisme islamiste, vous tenez pour responsables «des décennies des bombardement occidentaux» d’un coté, mais de l’autre vous expliquez que une attitude belliqueuse et totalitaire de l’islam est bien ancré dans le Coran. N’y a t-il pas contradiction? A qui va la responsabilité majeure?
«Les deux ne s’excluent pas: l’occident a tué 4 millions de musulmans depuis la première guerre du Golfe (selon un rapport des Physicians for Social Responsability, ndr) et le Coran invite à la guerre contre les infidèles. Ce mélange détonnant produit la situation dans laquelle nous nous trouvons. Je rappelle qu’à l’époque où les Etats-Unis travaillaient avec Ben Laden contre les soviétiques en Afghanistan le terrorisme islamique n’était pas d’actualité sur la planète».

Pourquoi prendre la première guerre du Golfe en 1991 comme point de départ? Si la «guerre de civilisations» existe, comme vous dites, ne remonte-t-elle pas à plus avant dans le temps? 
«Oui, bien sûr, elle existe depuis l’Hégire et je le montre dans un très gros livre auquel je travaille et qui s’appellera Décadence. Les Croisades, la chute de Constantinople, la bataille de Lépante, la collaboration du Grand Mufti de Jérusalem avec les nazis, la fatwa contre Salman Rushdie, relèvent de cette histoire tourmentée qui dure encore. Cette méconnaissance des relations entre les deux civilisations chez nos gouvernants, ajoutée à leur imprudence, à leur cynisme, à leur bêtise, explique l’état actuel des choses. L’islam politique est une bombe avec laquelle l’occident joue depuis toujours».

Selon votre analyse, un Islam de paix et un Islam de guerre trouvent également leur justification dans le Coran. Est-il raisonnable d’espérer alors dans une victoire de l’Islam de paix? Et que pourrait faire l’Occident pour la favoriser?
«On ne fait la paix qu’en la voulant et on ne la fait qu’avec nos ennemis. Le pacifisme table sur le cerveau et l’intelligence, la raison et le dialogue, la culture et la civilisation ; la guerre, quant à elle, mise sur les instincts et les passions, la vengeance et la haine, la barbarie et l’inhumanité. La France fut la patrie des Droits de l’homme, mais ne l’est plus, la France fut la patrie de la paix perpétuelle avec l’abbé de Saint-Pierre ( dont Kant s’inspire), mais elle ne l’est plus, la France fut la patrie du pacifisme avec Jaurès , mais elle ne l’est plus. Cette même France pourrait prendre l’initiative d’une grande diplomatie et d’une conférence mondiale pour la paix. Mais je n’y crois pas. François Hollande n’a aucun charisme international et il n’a pour seule perspective que d’être réélu , or, la testostérone du chef de guerre est hélas un argument électoral».

Vous écrivez que l’islam en ce moment n’a pas trop d’intérêt à être pacifique, vu qu’il pourrait vaincre et dominer. Trouvez-vous la civilisation occidentale vraiment à bout de ses forces, et celle musulmane tellement en progression en Europe?
«Oui, notre civilisation judéo-chrétienne est épuisée, morte. Après deux mille ans d’existence, elle se complait dans le nihilisme et la destruction, la pulsion de mort et la haine de soi, elle ne crée plus rien et ne vit que de ressentiment et de rancoeur. L’islam manifeste ce que Nietzsche appelle “une grande santé”: il dispose de jeunes soldats prêts à mourir pour lui. Quel occidental est prêt à mourir pour les valeurs de notre civilisation : le supermarché et la vente en ligne, le consumérisme trivial et le narcissisme égotiste, l’hédonisme trivial et la trottinette pour adultes?».

Vous suggérez des négociations avec l’Etat islamique, qui cependant dit travailler pour l’Apocalypse, la bataille finale entre musulmans et «mécréants» a Dabiq. N’est il pas possible que les jihadistes agissent selon une logique différente par rapport à notre rationalité?
«La France ne trouve pas indigne de négocier avec des pays qui soutiennent ce terrorisme quand il s’agit de faire du commerce et de vendre ses avions de combat : Arabie saoudite, Qatar, Turquie… Les djihadistes sont des soldats qui obéissent à leur calife qui est un chef de guerre et un chef d’Etat. La diplomatie ne saurait fonctionner qu’avec des Etats amis, moralement impeccables et inconnus d’Amnesty International. Il faut diner en compagnie du diable avec une grande cuiller».

Vous vous déclarez toujours de gauche, mais sur le terrorisme et sur nombreux d’autres sujets vos opinions sont le contraire de la ligne politique de la gauche au gouvernement. Seriez-vous prêt à vous présenter aux élections du 2017?
«La gauche libérale qui est au pouvoir en France depuis 1983 est très libérale et plus du tout de gauche. Je suis, pour ma part, resté de gauche et antilibéral. Cette gauche qui supprime les 35 heures, envoie des syndicalistes en prison, légitime la location d’utérus des femmes pauvres pour les couples riches, fait de l’école le lieu où seuls les enfants de bourgeois s’en sortent, donne les pleins pouvoirs à l’argent dans la santé et la culture, les transports et les médias, la police et la défense n’est pas de gauche. La voilà aujourd’hui qui réalise les idées du Front National sur l’état d’urgence et la déchéance nationale et de la droite sur la guerre impérialiste! Quant à me présenter aux présidentielles, c’est impossible : je suis un homme seul et sans parti, sans argent et sans réseaux. Mais, pire, je suis un homme d’éthique et de conviction, ce qui est contradictoire avec l’exercice d’une campagne présidentielle où le mensonge et la démagogie font la loi».

Pourquoi avez-vous décidé de publier «Penser l’islam» en France seulement dans un deuxième temps? Et après sa sortie en Italie, envisagez-vous de reprendre à vous exprimer dans les médias français?
«Parce que la date de parution coïncidait avec la date de commémoration des attentats de janvier et qu’en France il n’y a plus de place que pour le compassionnel qui est l’antipode du philosophique. Déposer des peluches au pied de la statue de la république est la seule manifestation d’intelligence autorisée par le pouvoir d’Etat soutenu par le pouvoir médiatique. Je reprends la parole, oui, bien sûr, en mars avec la parution de Penser l’islam et d’un livre politique Le miroir aux alouettes. Et puis je crée mon média indépendant pour économiser la bêtise médiatique française».

Véganisme, végétarisme (Santé, Nature)

Par Le 10/02/2016

Le véganisme séduit de plus en plus de Français

image: http://www.consostatic.com/wp-content/uploads/2015/05/Vegan-buffet-Lille-00-ban.jpg

 

Véganisme : extension du végétalisme à tous les domaines de la vie quotidienne. Il s’agit donc d’un régime alimentaire végétalien, couplé à l’exclusion de tout produit issu de l’exploitation animale (aucun vêtement fait à partir d’animal -cuir, soie, laine…-, aucun produit testé sur les animaux, refus de l’exploitation animale dans les cirques, animaleries, zoos…).

 

Le véganisme séduit de plus en plus de Français

Le 12 mai 2015

Rédigé par Éléonore Vanel

   

 

« Le plus difficile, c’est de prendre le pli. Puis rapidement on s’habitue, et surtout on découvre plein de nouveaux aliments qu’on ne connaissait pas du tout. » Porte-parole de l’association L214 Ethique & Animaux, Johanne Mielcarek est à l’initiative de la troisième Vegan Place qui a eu lieu à Lille début mai. Une occasion pour informer et sensibiliser sur ce mode de consommation encore méconnu en France.  

Le véganisme consiste à supprimer de son quotidien tout produit issu de l’exploitation animale. La chair animale est donc à proscrire, ainsi que les laitages, les oeufs et le miel. Au delà du mode d’alimentation, le véganisme consiste aussi à bannir les vêtements faits à partir d’animaux, soit le cuir, la laine, la soie… Enfin, les produits d’hygiène ou d’entretien ne doivent pas avoir été testés sur les animaux. Johanne Mielcarek le résume simplement : « Être vegan, c’est faire un choix éthique pour les animaux. »

Véganisme : des sportifs préfèrent exclure la viande de leur alimentation 

 

Les détracteurs de cette alimentation, qui exclut la chair animale, reprochent souvent les risques de carences. Mais pour Alexis, 18 ans et fervent végétarien, cette critique ne se justifie pas : « Je pratique l’ultra-trail, donc je peux participer à des courses de 40, ou même 50 kilomètres. Dans ce milieu, il y a beaucoup de sportifs végétariens car les protéines végétales se digèrent beaucoup mieux, et on évite les toxines présentes dans la viande. » Johanne Mielcarek le souligne : « Il existe une idée reçue que la viande est indispensable alors que ce sont uniquement les nutriments qui sont indispensables. »

image: http://www.consostatic.com/wp-content/uploads/2015/05/Vegan-Lille-porte-parole-Johanne-Mielcarek.jpg

Johanne Mielcarek, porte parole pro véganisme

Johanne Mielcarek, porte parole pro véganisme

Sensibiliser sans choquer

 

Pour attirer les passants, l’évènement parle aux estomacs en proposant : « 1 vidéo regardée = 1 sandwich ou une pâtisserie offert ! » A l’heure du déjeuner, l’initiative rencontre son public. Sous une tente orange pétant, plusieurs ordinateurs diffusent une vidéo de sept minutes sur les conditions d’élevage et de pêche. Pas de sang ni d’images choc, l’initiative s’adresse aussi aux enfants et se veut avant tout pédagogique.

« S’il y a un trop grand écart entre notre démarche et ce que la majorité des gens pensent, ça ne peut pas marcher. On ne peut pas faire de révolution, mais seulement des évolutions », commente Robert, bénévole chez Sea Shepherd depuis un an. « Ca fait un peu froid dans le dos », admet tout de même Antoine après visualisation.

Une grande variété d’aliments alternatifs

 

Etape suivante : un détour par le buffet bien garni. Tarte aux pommes, fondant au chocolat ou encore gâteau aux fruits exotiques accrochent le regard des passants. De nombreuses réactions de surprise fusent à la dégustation. Catherine, la quarantaine, savoure une part de moelleux chocolat-spéculos : « Je ne savais pas qu’on pouvait cuisiner tout ça sans oeufs ni lait. »

Le sandwich au jambon végétal intrigue tout autant. La fausse viande est faite à base de protéines de blé. Un moyen d’assurer une transition en douceur pour les amoureux de la viande, mais sensibles à la condition animale.

Dans l’Hexagone, le véganisme touche seulement une petite minorité, comme le reconnaît Johanne Mielcarek : « On a pas mal de retard par rapport à la Grande-Bretagne ou la Hollande, mais on est en train de le combler. En France on baigne dans une culture de la viande, mais de plus en plus de boutiques végétaliennes s’ouvrent, les personnes s’intéressent. » Prochain grand événement en date pour découvrir ce mode de consommation alternatif : samedi 16 mai à Paris.

Pour mieux comprendre :

Végétarisme : régime alimentaire qui exclut toute chair animale (viande et poisson). Le lait et les oeufs sont autorisés.

Végétalisme : régime alimentaire qui exclut tout produit animal, ou ayant été produit par un animal (viande, poisson, oeufs, lait et miel).

Véganisme : extension du végétalisme à tous les domaines de la vie quotidienne. Il s’agit donc d’un régime alimentaire végétalien, couplé à l’exclusion de tout produit issu de l’exploitation animale (aucun vêtement fait à partir d’animal -cuir, soie, laine…-, aucun produit testé sur les animaux, refus de l’exploitation animale dans les cirques, animaleries, zoos…).

Pescétarisme ou pesco-végétarisme : régime alimentaire qui exclut la viande ‘terrestre’. Le poisson est autorisé.

Flexitarisme : régime alimentaire végétarien la plupart du temps, mais la consommation de produit animal est tolérée de manière très occasionnelle, pour des raisons pratiques, ou par goût.

A lire aussi : 


En savoir plus sur http://www.consoglobe.com/veganisme-seduit-francais-cg#Poh4vOMVGb9XmRXS.99

L'individualisme (humanisme)

Par Le 09/02/2016

C'est effrayant cette vidéo. Pour plusieurs points. 
 

1) Il y avait une alerte largement diffusée. Risques de submersion.


2) Aucune analyse du relief. Cette plage est un goulet d'étranglement avec les rochers et un toboggan avec le reflux.
 

3) Ces personnes âgées n'ont évidemment pas le potentiel physique pour prendre un tel risque. Et quand j'observe un peu la population française, il y a d'ailleurs beaucoup de gens qui ont un potentiel physique très limité. Surpoids et maîtrise très faible de son corps. Ce qui explique d'ailleurs bien souvent le nombre de morts dans les catastrophes...Une étude sociologique a été menée à ce sujet aux Etats-Unis et les conclusions étaient effrayantes...La population occidentale se dégrade considérablement.


4) L'homme avec la veste jaune devait immédiatement profiter du reflux pour porter secours. Prendre d'abord la femme, puis revenir chercher l'homme. Impossible de ramener les deux à la fois alors qu'ils n'arrivent pas à se relever. Au lieu de ça, il espère les voir revenir et il décide d'aller vers eux quand les vagues reviennent...Gestion émotionnelle absente et donc perte de lucidité. C'est bien pour cela qu'il est primordial de faire vivre des sensations fortes aux enfants (situations sous contrôle, bien évidemment) pour leur apprendre très jeune à gérer les émotions fortes. C'est ce que font les "Peuples premiers" vulgairement appelés "sauvages"....

 
5) C'est le plus hallucinant : L'individu qui filme...Soit il se sait incapable d'intervenir pour ne pas rajouter une personne en détresse MAIS dans ce cas-là, il doit aller chercher du secours. Au lieu de ça, il filme, parfaitement bien d'ailleurs, aucun tremblement, aucune perte de cadrage...Un vrai pro...
Il doit être satisfait de voir que sa vidéo tourne sur internet... 

Se pose la question de la non assistance à personne en danger mais bien avant ça, se pose la question de la santé mentale de cette personne....Que les trois autres cumulent les erreurs et se fassent piéger, c'est une chose. Mais pour celui qui filme, si on essaie d'imaginer quelles sont ses pensées, ça fait vraiment peur... "Purée, trop cool ces images, je vais cartonner sur le net avec ça...."

 

On pourrait se dire qu'au début, il ne réalise pas ce qui arrive et qu'il pense que les gens vont se relever mais au bout de 30 secondes, il aurait dû y avoir une réaction vu la taille des vagues et la disparition des trois personnes....Et le cadrage et la netteté des images restent identiques. 

C'est consternant. Au final, si j'essaie de trouver un terme adapté, je dirais qu'on a ici la situation rêvée pour décrire l'individualisme. 

"Je fais ce qui est le plus intéressant pour moi."

L'altruisme aurait consisté au contraire à porter secours ou au moins à alerter. 

Mais il n'y aurait pas eu d'images, ça n'aurait servi à rien...

 

Il y a des gens dont l'humanité relève vraiment de l'utopie. 

 

. Bretagne : l'impressionnant sauvetage d'un couple emporté par les vagues

 | MAJ : 

Plage de Porsguen (Finistère), le 8 février. Les retraités se sont fait happer par les vagues, et n'ont eu la vie sauve que grâce à l'intervention d'un promeneur.

Plage de Porsguen (Finistère), le 8 février. Les retraités se sont fait happer par les vagues, et n'ont eu la vie sauve que grâce à l'intervention d'un promeneur.
Capture Youtube

Heureusement, tout finit bien mais ce couple de septuagénaires a bien failli payer de sa vie son imprudence. L'alerte de tempête et de vagues submertion avait pourtant été largement donnée quand, lundi, vers 17 heures, sur la plage de Porsguen, à Portsall, sur la commune de Ploudalmézeau (Finistère), des retraités qui se promenaient se sont fait happer par les vagues.

C'est d'abord le mari (75 ans) qui a été emporté puis sa femme (76 ans). Une vidéo, postée sur internet et repérée par Le Télégramme, montre la scène ainsi que l'intervention d'un homme âgé d'une cinquantaine d'années, qui, en tentant de leur porter secours, s'est également retrouvé piégé par le ressac.
 

Plusieurs tentatives



Entre alors en scène un deuxième sauveteur, Éric Roudaut, 42 ans, garagiste à Lannilis (Finistère):  «J’allais faire des photos de la tempête avec ma femme et mon fils, a-t-il raconté à Ouest France. J’ai garé la voiture sur le bord de la route et je suis descendu le premier en tenant mon petit par la main. J’ai aperçu quelqu’un debout, sur le bord de la plage, qui agrippait deux personnes par le dos. Un homme et une femme d’un certain âge. J’ai donné mon téléphone portable à ma femme et je suis allé leur filer un coup de main.» Mais voilà qu'une nouvelle vague emporte les quatre personnes.

Les deux sauveteurs parviennent finalement à agripper le mari et le remonter sur la dune tandis que son épouse reste dans l'eau. « Je suis retourné dans l’eau, reprend Eric Roudaut. Trois ou quatre fois, je l’ai eue en mains mais elle m’a échappé. Les vagues étaient trop fortes. J’ai finalement réussi à l’agripper et une très grosse vague nous a ramenés sur la dune. Trois ou quatre personnes m’ont aidé à la hisser et je suis resté avec elle en attendant les secours.» Le couple a été transporté à l'hôpital pour vérifier que tout allait bien.
 

 

C'était en 2012... (école)

Par Le 09/02/2016

Prof de lettres, je ne suis pas étonnée par les suicides d'enseignants

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Avatar de Lidia Popa

Par 
Prof de lettres

LE PLUS. Lidia P. Blanc est professeur de lettres dans un lycée de l'académie Aix-Marseille. Depuis sept ans, elle assure ses cours devant une centaine d'élèves différents chaque jour et a constaté une dégradation des conditions de travail. Elle raconte la pression de plus en plus importante qui pèse sur les enseignants au quotidien.

Édité par Mélissa Bounoua 

Un professeur dans un collège près de Rennes le 23 septembre 2011 (D. MEYER/AFP)

 Un professeur dans un collège près de Rennes le 23 septembre 2011 (D. MEYER/AFP)

 

Le 21 octobre dernier, une enseignante de 48 ans s'est suicidée à Bethune. Et ces drames ne sont pas rares.

 

Voici donc sept vérités qui me semblent bonnes à dire sur le métier d’enseignant en 2012 :

 

1. L’omerta ou presque

 

Les profs ne sont pas réellement soutenus par leur hiérarchie – qui aime beaucoup étouffer les affaires ou minimiser par exemple le climat de violences. Il faut savoir que les chefs d’établissement jouent leur mutation et leur promotion sur les "états de service" officiels qu’ils produisent eux-mêmes sur leur propre établissement auprès du rectorat. Et ce particulièrement depuis que le gouvernement Fillon, via le ministre Luc Chatel a lié mobilité des chefs d’établissement et contrats d’objectifs.

 

En fait, la visibilité de leur enseignement, son image dans les médias, la publicité que connaissent les projets d’établissement dont ils se prévalent, ou sous lesquels ils apposent leur signature, tout cela a un impact sur leur carrière (mutations et primes), c’est un peu leur "carte de visite", leur CV. Et il faut que ce CV reste bien sûr le plus immaculé possible.

 

Ils ont donc directement et personnellement tout intérêt à masquer les réalités si elles s’avèrent gênantes pour leur carrière. On comprend mieux pourquoi le premier réflexe devant les caméras c’est dire qu’il "n’y a pas de problème". L’omerta ou l’hyper-euphémisation ne constituent pas une fatalité mais sont encouragées par un système de promotion qui lie ainsi tranquillité et efficacité. 

 

2. Les petits chefs et le harcèlement moral

 

Le harcèlement moral peut d’autant mieux prospérer au sein de l’Éducation nationale qu’aucune instance juridique spécifique ne garantit la protection salariale et morale de l’enseignant. Pour se protéger, contre le pouvoir abusif d’un chef par exemple, il a des pis-aller ou des palliatifs mais mineurs : des syndicats, une autonome de solidarité, et la sacro-sainte "médiation" est toujours conseillée (voir plus haut pourquoi).

 

Il n’est pas rare qu’un chef se comporte mal, outrepasse ses prérogatives, etc. Il y a partout la même logique sans doute de petits chefs, courtisans à l’œuvre, comme dans n’importe quelle entreprise. Sauf que l’enseignant lui n’a pas les prud’hommes pour faire valoir ses droits au besoin. Officiellement, il existe au sein des rectorats des "médiateurs académiques", toujours injoignables.

 

3. Pas de protection médicale

 

Aucun suivi psychologique de l’enseignant n'est assuré. Pourtant, il est médicalement, moralement et psychologiquement très exposé aux fragilités de la vie. Avoir affaire à des adolescents ou des enfants ce n’est pas un métier "pépère". Émotionnellement c’est prenant, passionnant et usant.

 

Souvent, le professeur est confronté à la misère du monde, comme un médecin peut l’être aussi au contact de ses patients. L’enseignant est pourtant tout seul avec ce lot, ce flot de sentiments, de questions, avec sa fatigue, sa nervosité, ses angoisses, avec ses aventures humaines (105 personnes différentes à côtoyer chaque jour).

 

Les redéfinitions de carrière, les pauses, les parenthèses pour mieux rebondir, les secondes carrières ou, au contraire, les accompagnements psychologiques pour mieux continuer sa carrière, ne font pas partie des services accordés aux enseignants. Or, on en a sans doute besoin plus que les autres, il y a va de notre santé mentale, de notre disponibilité psychique et de notre efficacité relationnelle avec les élèves. Je n'ai jamais vu un seul médecin du travail alors que je suis en contact avec une centaine d'ados par jour depuis sept ans.

 

4. Aucune maladie professionnelle ?

 

Officiellement, même si les pneumologues, les osthéos, les kinés, les ophtalmos, les médecins généralistes pourraient nous en dire un rayon sur les réalités médicales typiques des enseignants, il n'y a pas de maladie professionnelle reconnue et prise en compte.

 

Pourtant, ces pathologies sont légion et sont facilement identifiables : problèmes de posture (position debout prolongée), cordes vocales (kystes typiques), problèmes ophtalmologiques, expositions aux divers virus des centaines d'élèves côtoyés au quotidien, stress dû au climat de violence et de dénigrement, stress dû à la pression de l'obligation de réussite des élèves...

 

5. Le niveau de vie est très bas, ridiculement bas

 

Travailler plus mais gagner moins. Pourquoi gagne-t-on si peu alors que concrètement on est davantage prélevé (prélèvements obligatoires), que les prix ont augmenté, et que les conditions de travail se sont dégradées – plus d'élèves par classe, plus de charge de travail et donc plus de temps de travail ?

 

La charge de travail, le temps de travail et les cotisations obligatoires (je ne parle même pas de la hausse du coût de la vie) ont augmenté, mais pas les salaires, qui en fait ont baissé depuis plusieurs années. Les mesures coups-de-pouce sont ponctuelles (quelques aides aux néo-profs) et médiatiquement marquantes, mais ne concernent qu'une infime minorité, et les frais eux, ont explosé : essence pour les trajets, logements aux prix délirants, achat de livres et matériel pédagogique souvent à ses propres frais... Les profs ne sont en rien des privilégiés.

 

6. Le prof est corvéable à merci

 

Un prof ça mute pas mal : dur donc de stabiliser sa vie dans ces conditions, et d'ailleurs les médecins qui refusent la mobilité ont bien compris ça. Première mutation, on a 72 heures pour traverser la France, se trouver un logement (de fortune au début, souvent). Assez drôle quand on songe qu’on est censé incarner un point de repère fixe, un pôle de stabilité dans la vie de nos élèves alors que nous-mêmes sommes ballottés...

 

Le prof des années 90 et 2000 n’est pas assuré, bien qu’il ait passé tous les concours requis, les plus officiels et transparents, d’avoir un poste fixe. Il doit prendre, un peu à l’instar de ce qu’on impose dans les pôles emploi, ou dans les boites d’intérim, les postes qu’on lui donne : poste éclaté en plusieurs lieux de travail, enseignements en bouts d’heures (les "BMP"), des reliquats horaires, il est bouche-trou, trois heures par ci, 4 heures dans un autre collège, 5 heures dans tel lycée à 20 km. Parfois cela relève de l’ubiquité : le matin être dans tel établissement, une heure après à l’autre bout du département. Il est VRP.

 

C’est le prof mobile des années 2000, le "TZR" (titulaire sur zone de remplacement). Belle hypocrisie cet acronyme : tu as signé pour un boulot fixe, tu es nomade. Tu as ton poste, tu es "titulaire", mais pas vraiment, en fait. Tu refuses ? "Abandon de poste", rétorquera le Rectorat. Le deal est clair : accepter l’inacceptable ou dégager. L’Éducation nationale, tu l’aimes ou tu la quittes. Leçon très bien intégrée par les étudiants et les aspirants au métier, puisque on n’a jamais autant peiné à recruter. 

 

7. Les conditions de travail se sont dégradées

 

Je ne parle pas seulement de la violence, finalement presque supportable où tous les enseignants savent qu’ils ne sont que les témoins et révélateurs (au sens chimique du terme) de cette violence, et non les responsables de cette violence sociale. Le prof panse comme il peut une société malade dont une des manifestations est de temps en temps, souvent dans certains quartiers, des explosions de violences dont les premières victimes sont les élèves eux-mêmes. C’est un scandale, mais le vrai problème n’est pas là.

 

Si le prof connaît bien son champ de bataille, il faut comprendre qu’il est désormais moins armé pour se battre, et c’est cela qui écœure une partie de la profession.

 

En quelques années, ses conditions de travail se sont dégradées. À plusieurs niveaux :

 

Plus d’élèves par classe, jusqu’à des effectifs délirants : c’est l’assurance que le cours sera difficile, éprouvant et moins pédagogique. Évidemment avec 15 élèves par classe, comme c’est le cas en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, enseigner est plus simple, plaisant et efficace. J’oserais même dire que c’est plus pédagogique.

 

On a privé le prof de son pouvoir d’expertise : en conseil de classe, en commission de passage d’une classe à l’autre, son pouvoir n’est plus décisionnaire. Tous les gouvernements successifs ont travaillé depuis vingt ans à l’érosion savamment pensée, régulièrement confirmée, des prérogatives disciplinaires et didactiques de l’enseignant. Les parents ont pleine license pour contester son enseignement, la parole du prof ne vaut plus grand-chose dans les diverses instances éducatives d’un établissement et les familles, les élèves, le savent très bien.

 

Des leviers reponsabilisants pour les élèves, crédibilisants côté profs ont aussi disparu : désormais un élève qui rate son bac en terminale se verra réintégré automatiquement une nouvelle terminale afin qu’il sorte de son établissement doté d’un examen car toute formation est désormais diplomante, comprendre : obligatoirement diplomante. Être au lycée cela veut automatiquement dire décrocher tôt ou tard, bien ou mal son bac et avec désormais des allègements d’épreuves encouragés par le ministère et les académies pour les redoublants !

 

Finalement, le manque de travail est récompensé ! De la même façon, les mentions sur le comportement de l’élève ne sont officiellement plus admises dans les synthèses en bas de bulletins et livrets scolaires. Un élève odieux ne sera même pas stigmatisé pour son comportement et son dossier vaudra autant que celui d’un élève soucieux des règles. Très démotivant pour les élèves "réglo", et très affaiblissant pour la communauté enseignante qui ne peut faire valoir aucun absolu en matière d’autorité puisque toute remarque même justifiée finira au panier. 

 

Tout enseignant sait et expérimente chaque jour combien l’autorité est un dosage complexe, mouvant, individuel et circonstancié, mettant en jeu des dizaines de paramètres : le rapport à la classe, le charisme intellectuel, l’énergie didactique, le lien de confiance qui s’est tissé avec une classe au long cours, mais aussi la force institutionnelle. Si son expertise est régulièrement et ouvertement dévaluée, le prof lui-même s’en trouve affaibli. 

 

Faute de salaire décemment adapté aux compétences, à l’investissement durant les études, à l’énergie déployée, l’enseignant tient à son temps, qui est son ultime richesse : temps de réflexion, de maturation (outre le temps de préparation et de correction) parce que ce temps de digestion intellectuelle et de formation culturelle continue fait partie de son métier. Sauf que ce temps n’est pas si élastique, ni si étendu.

 

Contrairement aux stéréotypes populistes – souvent lancés, il faut bien le dire, par quelques anciens mauvais élèves aigris et vindicatifs –, un prof ça travaille beaucoup : on est largement au-delà des 35 heures hebdomadaires fustigées par François Fillon, les témoignages ont montré qu'un prof travaillait en moyenne 45 heures par semaine.

 

Tous les conjoint(e)s d’enseignants savent qu’un prof, c’est la plaie dans une vie de couple. Le prof travaille le soir, la nuit, parle de ses élèves, sacrifie les soirées et les weekends. Copies (de plus en plus nombreuses par classe), préparations de cours (de plus en plus contrôlés, soit), documentation, livres à consulter ou éplucher pour nourrir le cours. Le prof ne finit pas son travail lorsqu’il rentre le soir à la maison : on pourrait presque dire qu’une fois la prestation interactive en classe, plutôt théâtrale et marrante (bien que physiquement usante), le prof commence son travail le soir venu. Le travail à la maison, c’est la partie immergée de son iceberg professionnel.

 

Le métier est très beau, souvent émouvant, extraordinairement riche, il est très bien, sauf quand cela se passe mal. Et politiquement, statutairement, institutionnellement, il semble qu'on ait tout fait depuis 15 ans au plus haut niveau pour que cela se passe de plus en plus mal. Par conséquent, non,  je ne suis pas surprise par les amas de cadavres de profs.

Un grain de poussière (Nature)

Par Le 08/02/2016

L'Univers, c'est grand. J'espère que vous avez le cœur bien accroché, parce qu'on va partir loin, très loin au delà des étoiles. Attachez vos ceintures ! grâce à nos amis de chez Buzzfeed

1. Ça, c'est la Terre. Notre maison, c'est ici que nous vivons. 
2. Et voila où nous nous situons par rapport à notre quartier, le système solaire. 
3. Voila la distance (à l'échelle et toute proportion gardée) de la terre à la lune. Nous avons fait l'aller-retour en 1969. Ça n'a pas l'air si loin, vu comme ça, pas vrai ?  
4. Eh bien DÉTROMPEZ VOUS ! Car dans cet espace, on pourrait faire tenir toutes les planètes du système solaire sans problème.
5. Mais parlons-en, des planètes. Ce petit truc vert, c'est l'Amérique du Nord, si on la mettait sur Jupiter...
6. Et voici la taille de la Terre, comparée à Saturne. 
7. Pour vous donner une idée, voici à quoi ressembleraient les anneaux de Saturne si ils se trouvaient autour de la Terre. 
8. Imaginez une comète, comme la comète Choury sur laquelle la sonde Philae s'est posée dernièrement. Voila à quoi elle ressemblerait si on la posait à côté de la ville de Los Angeles.
9. Mais tout ça, ce n'est rien si on le compare à notre soleil. Souvenez vous de cela: Vous êtes ici.
10. Voici votre maison, vue de la Lune. 
11. La même chose, vue de Mars. 
12. Le même cliché, pris depuis les alentours de Saturne.  
13. Et voilà ce qu'on voit de la Terre au delà de Neptune, à plus de 6 milliards de kilomètres. (C'est zoomé.) 
 Tous les gens, toutes les choses que vous connaissez, et toutes les choses que vous connaîtrez au cours de votre vie se trouvent sur cette minuscule tête d'épingle. 

14. Mais prenons encore un peu de recul. Déjà, voici la Terre comparée au Soleil. Ça calme, n'est-ce pas ?
Le Soleil ne rentre même pas dans cette image... 
15. Le même Soleil, vu depuis la surface de Mars.
16. Mais tout cela, ce n'est rien. Souvenez vous qu'on dit qu'il y a bien plus d'étoiles dans l'espace, que de grains de sable dans toutes les plages que nous avons sur terre...

17. Ce qui veut dire que certaines d'entre elles sont beaucoup, BEAUCOUP plus imposantes que notre pauvre petit Soleil. Regardez à quel point il est en réalité minuscule et insignifiant, le pauvre ! On dirait que notre Soleil est en train de se faire racketter son argent de poche...

18. Voici un autre point de vue. La plus grosse étoile que nous connaissons à ce jour, VY Canis Majoris, est 1, 000, 000, 000 fois plus grande que le Soleil.Et nous dans tout ça, on est où déjà ?


19. Mais n'essayez même pas de comparer cela avec la taille de notre galaxie. En fait, si on réduisait le soleil à la taille d'un globule blanc, la Voie Lactée aurait la taille des États-Unis.

20. C'est parce que notre galaxie, la Voie Lactée, est tout simplement GIGANTESQUE. Et nous, nous sommes ici :

21. Mais de toute façon, vous n'en verrez jamais que ce qui se trouve à l'intérieur de ce petit cercle jaune.

22. Mais même notre galaxie est minuscule, si on la compare à d'autres. Le petit point tout à gauche, c'est la Voie Lactée. Le gros truc, c'est IC1011, situé à 350 millions d'années-lumières de la Terre.
Essayez juste d'IMAGINER tout ce qu'il peut y avoir là dedans. Ça fait peur, hein ?

 

23. Mais voyons les choses en grand. Dans cette SEULE image, prise par le télescope Hubble, il y a en réalité des milliers et des milliers de galaxies. Chacune d'entre elle contient des millions d'étoiles... Et chacune de ces étoiles ont leurs propres planètes. 

24. Voici l'une de ces galaxies, UDF 423. Cette galaxie se trouve à 10 MILLIARDS d'années-lumières ! Cela veut dire qu'en regardant cette simple image, vous êtes en train de regarder plusieurs milliards d'années dans le passé !   Certaines des autres galaxies se sont probablement formées quelques centaines de milliards d'années seulement APRÈS le Big Bang.

25. Et gardez en tête qu'il s'agit d'une petite, toute petite partie de l'Univers ! C'est juste une fractioninsignifiante et minuscule de ce que vous voyez le soir, dans le ciel.

26. Et, vous savez, il y a probablement quelques trous noirs dans le tas. Voici la taille d'un trou noir de petite taille, comparé aux orbites de la Terre et de Neptune... Juste pour vous effrayer un peu.

Alors, si un jour vous êtes un peu énervé parce qu'ils ont annulé votre série préférée, ou bien à cause des musiques de noël qui arrivent chaque année de plus en plus tôt- souvenez-vous de ceci :


Ceci est votre maison. 

Voila ce qui arrive quand on prend un peu de recul pour voir le système solaire. Et quand on recule encore...

Et encore...

Et qu'on continue...

Courage, c'est bientôt la fin....

On y est presque...

Ah, ça y est ! Voici les limites de l'Univers Observable, et votre place dans tout cela... Juste un petit grain de poussière parmi des milliards d'étoiles. 

 

 ...Voilà qui remet les choses en place.

 

Traduit de l'Anglais. Source: Buzzfeed

 

L'impéritie du gouvernement. (politique)

Par Le 08/02/2016


CawrmurxeaaldcaC'est certain que le PSG est vraiment un exemple majeur pour la jeunesse de ce pays....Des footballeurs payés par le Qatar....

Le football..

Le Qatar.

Les piliers contre lesquels la jeunesse peut grandir...Affligeant. 

Dire en plus que le PSG va faire rêver l'Europe, c'est également compter sur peu pour le rayonnement de la France...

Quant à l'orthographe, c'est comment dire....Pitoyable. Consternant.

En fait, elle a trouvé un moyen pour ne plus être larguée en orthographe. Elle met l'orthographe à son niveau au lieu de tenter d'élever le sien. J'imagine qu'elle a dû être nulle également en latin et en Allemand et que pour elle, "ça ne sert à rien".

La jeunesse a mieux à faire avec le foot...Ça, au moins, c'est "fun". 

Il faudrait demander à un Historien s'il est déjà arrivé que notre pays soit gouverné par de tels incapables.

Je trouve magnifique le choix du Larousse pour expliquer le mot "Impéritie"

impéritie

nom féminin

(latin imperitia, de peritus, expérimenté)

 

  • Littéraire. Incapacité dans l'exercice de sa profession ou de ses fonctions : L'impéritie d'un ministre.

 

Sans commentaire.


 

 

KUNDALINI : Un an

Par Le 07/02/2016

 

C'était le 6 février 2015. Il y a donc un an. J'écrivais les premières lignes de "KUNDALINI"....

C'est long finalement d'écrire un roman. Sachant que j'y travaille tous les jours, soit pour produire, soit pour corriger, soit pour réfléchir, soit pour effacer et recommencer, recommencer, recommencer....

Deux semaines que je suis sur le même passage....Et ça ne me convient toujours pas.

Je sais que le travail finit toujours par aboutir. Même s'il est impossible de dire quand ça arrivera. Ça sera peut-être pendant une nuit. Je me réveillerai et la phrase sera là. Parfaite. Ou alors, en montagne ou en tronçonnant du bois ou en faisant la vaisselle...

Mais je sais que ça arrivera. Il faut juste que je continue à laisser les choses se construire en moi. Même si je ne me maîtrise pas grand-chose du processus.

Sans humilité, on ne crée rien, on force la création et c'est comme si on voulait forcer la vie. C'est absurde. Alors, je vais aller relire, je vais essayer de nouveau de laisser vivre en moi les personnages, de les ressentir, d'être en eux et simultanément de les observer et d'observer tout autant l'écriture...

Croire qu'il suffit d'aligner les mots pour écrire une histoire, c'est comme imaginer qu'il suffit de lire une recette pour savoir cuisiner. Il manquera immanquablement l'amour des aliments, leur parfum, leur texture, leurs couleurs, l'hommage qui leur est dû,
 

L'orgasme dans le tantrisme (sexualité sacrée)

Par Le 07/02/2016

Vajrasatva en yab yum

L’orgasme dans le tantrisme

Si le tantrisme est à la base un courant spirituel tout droit venu d’Inde, c’est aujourd’hui une méthode pour de nombreux couples occidentaux de parvenir au 7e ciel. Chaque jour des séminaires, des ateliers et des formations nous sont d’ailleurs proposées pour parvenir à l’orgasme tantrique… Mais qu’est ce que le tantrisme ? Comment le pratiquer ? Qu’est-ce qui se cache derrière le terme d’orgasme tantrique ? Décryptage.

Le tantrisme, une nouvelle méthode pour parvenir au 7e ciel ? Loin de là… Si depuis quelques années, on entend parler de tantrisme comme d’une pratique sexuelle, il s’agit en réalité d’une philosophie de vie née il y a plus de 1500 ans en Inde. A la base, on appelle tantrisme un ensemble de textes et de rituels dont le but est, à travers l’exploration de ses sens, de parvenir à un état d’éveil total. A l’instar du yoga, le tantrisme utilise la respiration et la méditation comme principaux outils d’éveil. Tous les sens sont sollicités dans la philosophie tantrique, y compris les sens dits « charnels ». D’où l’assimilation du tantrisme à une pratique sexuelle… On parle d’ailleurs d’orgasme tantrique, un état d’extase qui, d’après ceux qui l’ont déjà testé (et approuvé !), serait bien deux à trois fois plus fort qu’un orgasme « classique »…Le tantrisme est-il fait pour moi ?Le tantrisme s’adresse principalement aux couples : l’amour et la confiance sont deux clés essentielles pour parvenir à l’orgasme tantrique. Autre condition sine qua non pour jouer le « jeu tantrique » : ne pas envisager le rapport sexuel uniquement comme un moyen de parvenir à l’orgasme.Dans la philosophie tantrique, c’est le chemin qui mène à l’orgasme qui importe plus que l’orgasme en lui-même. Ainsi, on ne fait pas l’amour pour parvenir au coït mais pour tout le plaisir et la relaxation qui provient de l’union et de la fusion du couple et de l’alchimie qui s’en dégage. Mieux vaut d’ailleurs parler de découverte (charnelle) de nos sens que d’acte sexuel. A contrario du quick sex, le rapport sexuel inspiré du tantrisme tend à repousser le moment de l’orgasme pour profiter au maximum du la fusion du couple.Mais alors, à quels couples peut convenir le tantrisme ? A tous ceux qui souhaitent se « reconnecter », découvrir de nouvelles sensations et aimer leur amant(e) d’une manière différente. En revanche, tester la démarche tantrique ne peut se faire qu’à deux : si l’un des partenaires est réticent, cela entravera l’orgasme tantrique qui nécessite un relâchement total des deux partenaires.L’orgasme tantrique : quelle différence avec un orgasme lambda ?A la différence d’un orgasme « traditionnel », l’orgasme tantrique parcours tout le corps et peut se déclencher sans même qu’il y ait éjaculation ni pénétration. Il s’agit davantage d’une explosion des sens du corps entier que d’un orgasme localisé au niveau du bassin. C’est le principe du tantrisme : on ne parle plus d’acte sexuel mais de découverte des sens à deux. Ainsi, lors d’un rapport sexuel inspiré du tantrisme, fellation, cunnilingus et pénétration ne sont plus des éléments essentiels pour atteindre le 7eciel.Couple tantrique sur fond f'ombreMais alors que fait-on ? On caresse et masse le corps de son partenaire dans son ensemble et on ne mise plus tout sur les zones érogènes… Les mains, les mollets, les pieds, le dos, les épaules et même le visage : c’est l’ensemble du corps qui doit être stimulé et pas juste les seins, les fesses ou le sexe.

Oubliez alors le point G et le clitoris, ils ne sont pas plus importants que le bras ou le cou… En effet, le but du tantrisme (dans le sens sexuel du terme) est l’union et la fusion du couple. Faire l’amour dans une démarche inspirée du tantrisme revient à écouter son corps et celui de son partenaire, tout en ralentissant le moment de l’orgasme. Chacun des partenaires doit se laisser porter par le plaisir, sans chercher à provoquer l’orgasme qu’on a alors même tendance à oublier. L’idée est alors de juste profiter de cette fusion avec son partenaire, de cette montée lente et progressive du désir et du plaisir. L’énergie de l’un se transmet à l’autre et vice versa dans une fusion du couple totale, lente et sans complexe.

Contrairement à un rapport sexuel lambda où l’on cherche à faire monter le plaisir le plus rapidement possible en stimulant les zones érogènes, le mot d’ordre du tantrisme est : prendre son temps !  Oubliez alors l’orgasme provoqué par un « va et vient » ou par la stimulation du clitoris… l’orgasme tantrique fait vibrer l’ensemble du corps, de la tête aux pieds et c’est le corps dans son ensemble qui est transcendé. Un orgasme que l’on peut atteindre sans même qu’il y ait pénétration ou éjaculation.

Tantrisme : comment ralentir l’arrivée de l’orgasme ?

 Le rapport sexuel tantrique se fait sur la longueur : cela peut durer de deux à trois heures pour les couples expérimentés. Si certains couples préfèrent éviter la pénétration pour être sûr de tenir le plus longtemps possible, on peut arriver à l’orgasme tantrique tout en la pratiquant. 

 Mais quand il y a pénétration, ralentir la venue d’un orgasme demande une vraie technique et une grande habitude. Pour cela, il faut parvenir à maitriser les contractions liées à la montée du plaisir, notamment en musclant son périnée et en adoptant une respiration relaxante. Ou bien en réalisant des pauses par moment. La respiration est un élément clé de l’orgasme tantrique : elle doit être lente et profonde et permettre de calmer les contractions provoquées par la montée de l’excitation.

Généralement, on ne parvient pas à l’orgasme tantrique dès la première tentative : il faut du temps et de la pratique pour apprendre à maitriser son plaisir, son excitation. Se mettre à la méditation peut être une solution pour apprendre à entrainer son souffle et à calmer son excitation. Des ateliers et des stages d’initiation au tantrisme peuvent également être une alternative intéressante pour les couples qui souhaitent tenter l’expérience de l’orgasme tantrique.

Par Louise Rodriguez pour Marie-claire

On va sans doute nous reprocher d’aller prendre nos sources dans un magazine féminin à fort tirage  mais il faut reconnaître que pour une fois l’article de Marie-claire évite  les erreurs grossières sur le tantrisme et  son rapport à la sexualité en rappelant que le tantrisme est avant tout une démarche spirituelle de découverte de soi et de l’autre.

Sexualité tantrique (sexualité sacrée)

Par Le 07/02/2016

union tantrique

La sexualité tantrique, une voie vers l’amour inconditionnel.

Les philosophies orientales considèrent la sexualité comme un élément fondamental du développement physique, psychologique, émotionnel et spirituel. Dans ce contexte, la sexualité est considérée comme sacrée, participant à une véritable transformation intérieure capable de mener à l’Éveil. Extrait du livre « L’Eveil de la femme à la sexualité tantrique » de Shakti Malan, qui nous initie au pouvoir sacré de la sexualité féminine.

À quoi le féminin est-il réceptif – à quoi nous ouvrons-nous ? Il y a de nombreuses façons de répondre à cette question. L’une d’elles est de dire que nous nous ouvrons à la source, à l’essence, au divin, à tout ce qui est. Dans le Tantrisme hindou, la force transcendante est représentée par le Shiva lingam. Shiva est le principe mâle transcendant, tout entier dans sa focalisation sur un point. Son pénis est le symbole de l’énergie qui monte à travers les chakras.

Lorsque Shiva pénètre Shakti, le principe féminin, elle ressent sa connexion à la source. Physiquement, dans notre corps, notre connexion à la source, à l’énergie de tout ce qui est, commence dans le périnée ou chakra de base. C’est là le point à partir duquel nous nous relions à la terre, à la grande source d’énergie à laquelle nous pouvons puiser. Lorsque le lingam s’élève dans la yoni de la femme, la kundalini monte depuis le chakra de base à travers tous les autres chakras. La montée d’énergie poursuit son chemin au-delà de l’endroit où s’arrête la pénétration physique. La tâche du masculin est de garder la concentration sur le fait de dresser son lingam. Sans chanceler ni se laisser distraire, il se concentre sur la force de transcendance qui s’élève à travers le corps. Dans la pratique Tantrique, cela veut littéralement dire que l’homme ne lâche pas la concentration portée sur son pénis. Lorsque la femme s’ouvre pour recevoir cette force transcendante, elle permet à sa propre énergie de s’élever à l’infini. En faisant cela, elle amène l’homme avec elle dans cette expérience. (…)

tumblr_muswpfnnPk1sksqofo1_500Lorsque l’énergie sexuelle se déploie dans le corps d’une femme, la kundalini semblable à un serpent s’éveille et commence à se dérouler.Cela ressemble tout à fait à un serpent qui sort de son enroulement – un mouvement en rondeurs, qui part en spirale vers le haut. C’est ce mouvement qui va vous ouvrir à l’inconnu. Un phénomène curieux mais très clair dans la danse céleste est que l’énergie vous demande d’avoir confiance, d’abandonner complètement tout contrôle. Lorsque la kundalini commence à bouger, cela peut donner l’impression d’un courant qui ondule depuis la base du corps et qui monte. Elle peut vraiment bouger comme un serpent qui se déroule. Mais ce serpent, c’est la kundalini, la force universelle de vie. C’est l’ouverture à l’énergie de votre essence.

En bougeant à travers votre corps, elle va mettre en mouvement l’énergie qui est prête à être transformée. Il peut en résulter des sensations physiques, des sentiments et émotions qui vous traversent, parfois fugitivement, parfois sur de plus longues périodes de temps. Si vous voulez permettre à la danseuse céleste de se manifester, tout ce que vous pouvez faire alors est de vous en remettre, dans la confiance et l’ouverture, au flux de votre propre force vitale. Cela peut vous donner l’impression que votre corps bouge avec des façons qui ne vous sont pas familières. Vous pouvez même ressentir des émotions que vous ne savez pas situer. C’est là la nature de la danse céleste. Elle vous amène au-delà du connu, au-delà du sentiment de soi qui vous est familier. C’est là, d’après mon expérience, une qualité essentielle du féminin. Lorsque nous nous ouvrons au féminin, nous accueillons la forêt sombre qui est au cœur de notre être. Nous entrons dans l’inconnu. Nous faisons preuve de notre bonne volonté à ne pas savoir : ne pas savoir où nous allons, ni même savoir que nous sommes là – à un moment donné de ce que nous vivons.

210px-YabyumSoyez même prête à laisser tomber tout attachement à votre apparence. Il m’est souvent arrivé dans la danse céleste avec un partenaire que l’homme ensuite, ou à ce moment-là, dise quelque chose sur le changement total qui se produisait dans mon apparence physique. Prenez-en considération à quel point, en tant que femmes, nous sommes attachées à notre apparence. Nous mettons une grande énergie à contrôler cette dimension de notre être. Nous évaluons et jugeons qui nous pensons être en fonction de ce que nous voyons dans le miroir. Notre identité égotique, notre sentiment de nous-mêmes, prend forme autour de la façon dont nous percevons notre reflet. En réalité, vous et moi ne sommes pas des formes fixes. Nous sommes des vagues d’énergie qui bougent et vibrent en permanence. Nous ne sommes pas ce que nous pensons. Nous avons des corps énergétiques qui vont bien au-delà des limites du corps physique. La danse céleste va vous demander d’être prêtes à abandonner de telles identifications, dans le ciel sans limites.

Lorsque les vagues de l’énergie sexuelle commencent à monter dans le corps de la femme, cela déclenche spontanément dans tous ses muscles une danse de la création. Ses muscles bougent légèrement, sans effort ; ils expriment pleinement la jubilation, l’énergie qui circule à travers eux. À un moment donné, l’énergie arrive au chakra du cœur. La félicité qu’une personne ressent lorsque la kundalini remplit son cœur est difficile à décrire. C’est la pleine et délicieuse force d’amour qui monte en vous pour vous emplir sans fin. Lorsqu’on fait l’expérience de l’amour inconditionnel à ce degré de plénitude, il veut jaillir de nous. Chez une femme, l’énergie va de son propre gré bouger dans ses bras : ils vont commencer à flotter en l’air et s’animer en une danse spontanée de création. La kundalini court réellement dans tout notre corps, elle nous fait lever les bras et transporte tout notre être.

Avez-vous déjà vu des images de déesses hindoues avec leurs nombreux bras déployés dans toutes les directions ? Je suis convaincue que cela doit être une représentation de la déesse dans sa danse céleste, la déesse en train de danser dans la béatitude du ciel de l’amour inconditionnel. Abandonnant passé et futur, elle crée spontanément, à partir de la profonde sagesse de l’âme. Que crée-t-elle avec cette énergie magique ? Spontanément, dans le moment présent, elle crée tout ce qui est à créer là. Elle crée ce qui n’existait pas auparavant. Laissant tomber la réalité partielle de l’ego pour la vérité intemporelle de l’âme, elle manifeste l’amour inconditionnel et l’envoie dans le monde.

Article paru sur INREES.

Le cri de la terre en nous (spiritualité)

Par Le 07/02/2016

 

Ce que j'ai souvent essayé de transcrire dans mes romans...


Entendre le cri de la terre en nous

Eric Tariant

 

Entretien avec Joanna Macy, docteur en philosophie, spécialiste du Bouddhisme, de la théorie Générale des Systèmes et de l’Ecologie profonde, est une fondatrice de l’Eco-philosophie et de l’Eco-psychologie. Elle est également une voix respectée des mouvements pour la paix, la justice sociale et un environnement sain. Elle a créé, il y a plus de quarante ans, un outil puissant pour se reconnecter et se réconcilier avec la terre à une époque où beaucoup d’êtres humains souffrent des graves atteintes portées à la nature. Son approche baptisée Le travail qui relie vise, en reconnaissant notre douleur pour la terre au lieu de la réprimer, à aider chacun d’entre nous à prendre part au changement de cap 

: le passage d’une société de croissance industrielle autodestructrice à une société compatible avec la vie.

Edmond Rostand : « C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière; il faut forcer l’aurore à naître en y croyant.»

Quand et comment avez-vous découvert l’approche que vous avez baptisé le Travail qui relie ?

Cela a été une sorte de cri du cœur né lors de mes années de lutte contre le nucléaire civil et militaire et contre les risques qu’ils représentent pour la santé publique. Je me suis engagée, dans les années 1970, dans un mouvement citoyen visant à poursuivre la compagnie d’électricité Dominion Virginia Power eu égard à son usage dangereux et insouciant de l’énergie nucléaire. J’ai mené des recherches, que la science a corroboré par la suite, qui ont montré que l’on observait des cas de cancers et de fausses couches plus fréquents aux abords des réacteurs nucléaire et des lieux de stockage d’armes nucléaires. J’ai commencé à dénoncer les risques de santé publique liés à ces techniques et à les révéler au public en pensant que la population locale se lèverait contre le nucléaire. Je me suis retrouvée face à un mur de silence et d’incompréhension. Les gens se fermaient comme des huitres et refusaient de savoir, parce que les dangers que je révélais leurs faisaient peur. Cette expérience a changé ma vie. Cherchant à comprendre ce qui déclenchait une telle apathie alors, qu’au plus profond d’eux même, ces hommes et ces femmes étaient attachés à leur terre, j’ai compris que l’information seule ne pouvait qu’accroître la résistance.

La réponse n’était pas de dire aux gens la vérité mais de libérer leur voix intérieure. Nous savons tous, au plus profond de nous même, que le monde traverse une situation de crise grave, mais nous ne supportons pas ce constat. Il faut se parler à soi-même et digérer cette information affectivement afin de débloquer les émotions refoulées, clarifier l’esprit et libérer nos énergies. C’est pour cela que l’on nous avons baptisé ce travail, le Travail qui relie.

Pourriez-vous nous donner un aperçu des méthodes et du processus du Travail qui relie ?

Il s’agit de donner la possibilité aux gens de ressentir et de partager avec les autres leurs sentiments les plus profonds concernant les dangers qui menacent notre planète. Il faut dire la vérité sur les dangers d’holocauste nucléaire et les menaces liées à la détérioration de notre environnement. Loin de nous détruire, seul ce ressenti permet d’élaborer les réponses nécessaires pour prévenir ces périls. La finalité du Travail qui relie est d’aider les individus à découvrir et à faire l’expérience de leurs connexions innées, entre eux et avec les forces d’autoguérison systémiques de la toile de la vie. Nous fournissons aux gens des méthodes qui leurs permettent de faire l’expérience de cette interdépendance et de leur responsabilité vis-à-vis des générations passées et avenir et des autres formes de vie. Depuis quelque temps, je mets particulièrement l’accent sur le travail avec le temps. Quand nous nous ouvrons à l’existence du futur et du passé, la connexion profonde avec nos ancêtres et avec les générations futures est source de puissance. Notre véritable nature est beaucoup plus ancienne et plus inclusive que notre personne isolée. Nous sommes intrinsèques à notre monde vivant comme les arbres et les rivières, tissés des mêmes flux complexes de matière-énergie et d’esprit. Ce travail témoigne du fait que l’on peut souffrir avec notre monde. « Souffrir avec » étant la traduction de la compassion. Il permet de nous libérer de la croyance erronée de la séparation et de s’identifier au Soi écologique selon le vocabulaire de l’écologie profonde. Il génère de la créativité, libère notre force intérieure et crée de la solidarité entre les hommes pour travailler au Changement de cap.

Qu’est ce que ce Changement de cap que vous évoquez ? S’agit-il d’une transition écologique ?

Le Changement de cap est le nom que nous avons donné pour évoquer la transition d’une société de croissance industrielle autodestructrice vers une société qui soutient la vie. Il s’agit d’un moment crucial. Alors que la révolution agricole, survenue il y a 10 000 ans, s’est déroulée sur plusieurs siècles, et que la Révolution industrielle s’est réalisée sur plusieurs générations, cette révolution écologique doit advenir en l’espace de quelques années. Nous vivons en ce moment cette troisième révolution qui sera plus radicale que les précédentes car elle ne concerne pas seulement la politique économique, mais aussi les habitudes et les valeurs qui la soutiennent. Quelque chose de tout à fait significatif pour notre avenir est en train de se passer. Cette révolution survient au moment où est en train de se produire une destruction progressive de la vie sur notre planète -ce que j’appelle le grand effilochage- qui se produit lentement sans que l’on y prête attention.

Cette transition est elle déjà bien avancée à vos yeux ?

Oui. Mais, elle n’est pas perçue par l’homme de la rue parce que les medias contrôlés par les grandes entreprises n’en rendent pas compte. Elle se traduit par l’émergence de nouvelles façons de penser, de faire et de se relier aux autres et au monde.

Pensez-vous que nous allons atteindre prochainement la masse critique qui enclenchera ce basculement vers ce nouveau paradigme ?

Oui, je le pense. Il peut arriver très prochainement, mais l’effondrement de notre civilisation prendra, elle, du temps du temps. Il faut bien prendre conscience, en même temps, qu’en cumulant les problèmes du changement climatique et de la perte massive de la biodiversité, nous pouvons arriver à un point de non retour, ce que les scientifiques essayent de nous dire sans trop de succès.

Qu’est-ce que le Soi écologique que vous évoquiez précédemment?

Ce concept, inventé par le philosophe norvégien Arne Naess, signifie que nous sommes une partie vivante d’un grand corps vivant qui est la terre. Cette prise de conscience permet de repousser les frontières étroites de notre propre intérêt personnel et d’augmenter notre bonheur. Avec le Soi écologique, le désir de protéger et de défendre dépasse le stade de l’égo étroit et du soi social pour embrasser tout le monde vivant, les arbres, les forêts, la mer et le plancton qui sont nos poumons extérieurs. Le Soi écologique nous donne un pouvoir incroyable, et un immense sentiment de bien être.

Vous avez publié, au printemps dernier, un livre intitulé « Espérance active ». Qu’entendez-vous par espérance active ? En quoi l’espérance active se distingue-t-elle de l’espoir ?

L’espérance active ne se réfère pas à quelque chose que vous possédez, mais à quelque chose que vous réalisez, que vous construisez. Il est tout à fait possible de prendre part au changement de cap même quand on n’a plus d’espoir et que l’on broie du noir. La culture américaine, qui est la mienne, donne beaucoup d’importance à l’optimisme vue comme un signe de bonne santé mentale et comme une recette de succès. L’espoir et le désespoir ne sont que des sentiments. Nous ne devons pas les laisser nous tyranniser et nous empêcher d’agir. On peut parfaitement agir pour la survie de la vie, même quand l’on éprouve un sentiment de désespoir ou un grand pessimisme. Nous sommes des êtres vivants sur une terre vivante. Nous sommes nourris par la vie, par ce système vivant qui est notre corps plus vaste. Aussi déprimante que peut apparaître la réalité, on ne s’enferme véritablement dans la dépression que si l’on refuse d’agir, si l’on se ligote soi-même.

Vous évoquez, dans votre livre, la nécessité de la contemplation et de l’émerveillement. En quoi sont-ils si importants pour agir pour le maintien de la vie ?

Il s’agit de transformer le désespoir en « empowerment » selon le mot anglais, ou en « empuissancement » en Québécois. Le parcours que nous proposons s’effectue en quatre étapes : de l’émerveillement, à la reconnaissance de la souffrance qui permet de changer de regard puis de s’engager.

La reconnaissance et l’émerveillement constituent un processus essentiel commun à toutes les religions et traditions de sagesse. Les anthropologues ont pointé du doigt que le premier mouvement de l’esprit humain est celui de l’interrogation et de l’émerveillement. Nous pouvons voir grâce à nos yeux et entendre grâce à notre ouïe. Malheureusement, dans le système capitaliste actuel, ces sens se trouvent atrophiés. Le moteur du capitalisme est l’insatisfaction. Celui-ci ne fonctionne qu’autant que les hommes se sentent insatisfaits et incomplets. Et pour compenser cette insatisfaction, ils ne cessent d’acheter. Tout l’édifice repose sur la publicité qui nous fait croire que nous n’avons jamais assez, qu’il nous faut toujours plus pour exister. L’émerveillement est un acte réellement révolutionnaire et politiquement subversif. Il nous permet de nous éveiller à l’essentiel et de veiller à l’essentiel. Pour que nous ne perdions jamais le contact avec l’indicible.

S’agit-il de laisser le monde agir à travers nous ?

Quand dans la seconde phase du Travail qui relie, nous reconnaissons la peine et l’angoisse que nous éprouvons face à la dégradation de notre environnement, si nous choisissons de ne pas réprimer celle ci mais de pactiser avec elle en la regardant en face, ce sentiment devient distinct de l’ego. Avec cette sensibilité nouvelle, ayant retrouvé notre pouvoir personnel, nous sommes prêts pour l’action juste qui demande à être réalisée ici et maintenant. L’engagement permet de vivre la sensation que quelque chose agit à travers nous. Et plus nous nous mettons au service de la Terre et de l’humanité plus nous devenons nous même. Interrogé sur ce que serait notre plus grande urgence aujourd’hui, le moine zen Thich Nhât Han a répondu : « Entendre le cri de la Terre en nous. » La crise écologique naît en nous.

Il faudrait, selon vous, entendre et honorer la douleur que nous ressentons pour la Terre pour rompre le cercle vicieux dubusiness as usual qui agit à la manière d’un envoûtement.

Débloquer la souffrance que nous éprouvons à l’égard de la destruction de la terre permet de nous relier à la toile de la vie. Quand nous considérons que nous sommes à l’origine de cette souffrance, le cœur et l’esprit s’ouvrent et nos voix sont libérées. Nous pouvons commencer à prendre la parole haut et fort avec courage.

Comme tout parcours humain, le Travail qui relie ne peut faire l’impasse de l’expérience de l’échec, de la frustration…

C’est inévitable. Nous vivons dans une civilisation qui est peu à peu en train de se défaire. Il n’y a donc aucun moyen d’échapper à ces sentiments. Ceux-ci ne nous entravent pas pour autant parce que nous savons que sommes soutenus par les forces énormes de l’évolution de la vie. Nous ne devons pas avoir peur de la souffrance.

Que dites vous aux personnes qui suivent vos ateliers pour maintenir leur flamme dans le contexte actuel ?

Je les invite à prendre conscience du fait qu’elles vivent une heure révolutionnaire, où la terre et la beauté de ce monde peuvent encore être préservées. Chacun à un rôle à jouer dans ce processus. Il nous faut reconnaitre avec émerveillement que nous avons le futur entre nos mains et que nous avons la chance de pouvoir être l’artisan de ce travail.

Pour illustrer les défis que nous devons affronter au cours du changement de cap, vous évoquez la prophétie de Shambhala ? De quoi s’agit il ?

Le Vénérable Dru-gu Choegyal Rinpoche de la Communauté de Tashi Jong dans le Nord de l’Inde en donne une belle interprétation. De grandes puissances barbares ont surgi qui dépensent leurs ressources en préparatifs destinés à s’anéantir mutuellement. Lorsque l’avenir de toute vie sensible est suspendu au plus frêle des fils, le royaume de Shambhala émerge. Celui ci n’existe que dans le cœur et l’esprit des guerriers du Shambhala. Un grand courage moral et physique est requis de ces guerriers qui vont devoir se rendre au cœur même de la puissance barbare, dans les recoins des citadelles où les armes sont fabriquées et gardées afin de les démanteler. Les guerriers en ont le courage car ils savent que ces armes ne sont que des créations mentales. Fabriquées par l’esprit humain, elles peuvent être défaites par l’esprit humain. Ils savent que les dangers qui nous menacent ne viennent que de nos propres décisions, de notre style de vie, et de nos relations avec les autres. Pour se préparer à l’action, les guerriers s’entrainent en utilisant deux armes : la compassion et la prise de conscience. Les deux sont indispensables et doivent être conjuguées insiste le Rinpoche. La compassion donne l’énergie, la puissance et la passion nécessaires pour avancer. Mais, elle ne peut être utilisée seule, il faut lui adjoindre la prise de conscience de l’interdépendance radicale de tous les phénomènes. Grâce à la perception de cette interdépendance, nous savons que les actions entreprises dans une intention pure se répercutent sur l’ensemble de la toile de la vie.

Propos recueillis par Eric Tariant

Lire :

« Ecopsychologie pratique et rituels pour la terre. Retrouver un lien vivant avec la nature ». Editions Le Souffle d’or, 2008. De Joanna Macy et Molly Young Brown.

« Active Hope. How to face the mess we’re in without going crazy”. De Joanna Macy et Chris Johnstone (New World library 2012).

Consulter:

Le site de l’association Roseaux dansants qui « a pour mission la recherche et le développement dans les pays francophones du Travail qui Relie de Joanna Macy, ainsi que des approches sœurs telles que l’Ecopsychologie, la Conscience du corps, la Nature primordiale et leMouvement de Transition »

www.roseaux-dansants.org

L'image de soi (humanisme)

Par Le 06/02/2016

Une jeune photographe capture ce qui se produit quand on dit à une personne qu'elle est belle. Le résultat est magnifique et étonnant !

Par Nathan Weber il y a 1 mois

 

Comment réagit-on lorsque quelqu'un nous dit que l'on est beau, ou belle ?

Une très jeune photographe de 18 ans, Shea Glover, a mené une expérience sociale doublée d'un travail photographique au sein de son Lycée de Chicago. Elle a demandé à des gens de poser devant son appareil et elle leur a dit, pour leur expliquer son projet, ces simples mots : "Je prends des photos de choses que je trouve belles".


Les réponses et les réactions sont extrêmement touchantes. Surtout, on voit que la véritable beauté vient dans ce regard qui s'illumine soudain, dans ce visage qui s'anime, dans le sourire qui vient dans un moment comme celui-la. "Je veux clarifier une chose", explique Shea sur son compte Youtube : "Mon intention n'est pas d'obtenir une réaction spécifique de ces gens. J'ai simplement voulu filmer la beauté... Et voici le résultat."

Shea Glover

Shea Glover

Shea Glover

Shea Glover

Shea Glover

Shea Glover

Shea Glover

Shea Glover


 

Et voici la vidéo !

La dialectique des technocrates (école)

Par Le 06/02/2016

Pris sur le net.

La dialectique des technocrates de l'Education nationale :


Un "outil scriptutaire" c'est un stylo, un "référentiel bondissant" c'est un ballon, et un "bloc mucilagineux à effet soustractif" c'est une gomme.


Les rédactions sont des «productions écrites», les sorties scolaires des «sorties de cohésion».

.
Donc, demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à «
maîtriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres».

Il n’y aura plus de dictée mais une «vigilance orthographique».

Quand un élève a un problème on tente une «remédiation».
 

Voyons pour l’EPS (Education physique et sportive)., le sport en quelque sorte...


Courir c’est «créer de la vitesse»,

Nager en piscine c’est «se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête», et le badminton est une «activité duelle médiée par un volant». 

Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de minet).
 

Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie : la «personne en cessation d’intelligence» autrement dit, le con.
Signé Martina Chyba, parent d’élève.
Ah non, re-pardon…
Martina Chyba, «génitrice d’apprenant».

 


 

Je rajoute de mon côté que le travail manuel comme on disait avant devrait désormais s'intituler: "Utilisation cognitive d'éléments corporels à visées créatrices dans le champ d'expérience de l'imaginaire raisonné". (Je vais envoyer un courrier pour soumettre cette idée...)

 

Bienvenue chez les technocrates.

Le pire dans tout ca, c'est d'imaginer qu'ils sont fiers de leur travail et qu'ils gagneront deux fois le salaire des profs qui devront déchiffrer puis connaître et utiliser dans leurs "préparations de classe", ce charabia digne d'une "régurgitation de fiel intellectuel" .

 


 

La Brigade des Mères (politique)

Par Le 06/02/2016

ISLAMISME

«La victimisation, ça suffit!»

Nadia Remadna, fondatrice de la Brigade des mères, dénonce l’inaction des élus français quant à l’islamisme

13 janvier 2016 | Christian Rioux Correspondant à Paris | Europe

Nadia Remadna intervient en banlieue parisienne pour tenter de régler des conflits.
Photo: Lionel Bonaventure Agence France-PresseNadia Remadna intervient en banlieue parisienne pour tenter de régler des conflits.

« Un jour, ton fils de 13 ans, il arrive à la maison et il te dit : “ Maman, tu n’es pas une bonne musulmane parce que tu ne fais pas ce qui est écrit dans le Coran !  » Voilà le genre de situations que rencontre régulièrement Nadia Remadna. Dans les banlieues de Seine-Saint-Denis où elle travaille, cette mère qui a élevé seule ses quatre enfants se retrouve de plus en plus devant des mères désemparées qui ne savent plus quoi faire de leur fils. Avant, elles avaient peur qu’ils deviennent délinquants, aujourd’hui, elles ont peur qu’ils deviennent terroristes, dit-elle.

 

« On dit que les jeunes se radicalisent sur Internet, mais ça peut arriver n’importe où : à l’école, à la mosquée ou dans une activité sportive, dit-elle. Dans nos banlieues, on voit de plus en plus de jeunes filles qui arrêtent l’école pour se voiler et s’enfermer à la maison. On voit des jeunes qui ne veulent plus dire “ je t’adore ” parce que, disent-ils, ce mot est réservé à Dieu. On est où, là ? »

 

C’est parce que de telles scènes sont devenues quotidiennes qu’en juin 2014, Nadia Remadna a fondé la Brigade des mères. Oui, « brigade », comme dans « brigade des stupéfiants » ou « brigade antiterroriste ». Avec une vingtaine de ses semblables, elle intervient en banlieue parisienne pour tenter de régler les conflits scolaires, les problèmes de délinquance ou de violence familiale.

 

Née en France de parents algériens, Nadia Remadna sait de quoi elle parle. À 13 ans, son père l’obligea de force à quitter son collège à Champigny-sur-Marne, près de Paris, pour aller s’enterrer avec lui à Bougaa, une petite ville près de Sétif, en Algérie. Il s’écoulera une bonne décennie avant que Nadia trouve le courage de se sauver pour retrouver la France et la liberté.

 

Aujourd’hui, lorsqu’elle voit la grande noirceur qui opprime tant de femmes algériennes gangrener son propre pays, elle ne le supporte pas. C’est pourquoi elle a écrit un livre en forme de coup de poing (Comment j’ai sauvé mes enfants, Calman-Lévy) dans lequel elle dénonce l’inconscience des dirigeants politiques français qui s’accommodent des islamistes et ne cessent de victimiser les jeunes des banlieues françaises.

 

À l’époque, dit-elle, « il n’y avait pas la ghettoïsation ethnique et religieuse qu’on voit maintenant. On était peut-être pauvres, mais il y avait un mélange. Il y avait les Italiens avec les Algériens et les Portugais. Aujourd’hui, les enfants sont enfermés dans la culture de leurs parents alors même qu’ils ne connaissent ni le pays de leurs parents ni leur propre pays, la France. Même que souvent, ils ont la haine de la France, une haine qu’on a soigneusement cultivée chez eux en leur disant sans cesse que les Français étaient racistes et méchants. Avec le temps, ils se sont enfermés dans cette haine. Moi, j’en veux aux politiques qui ont fait de nos enfants des gens qui sont toujours en train de revendiquer au lieu de se sentir français. J’en veux à ces politiques qui ont victimisé nos jeunes. »

 

La laïcité compromise

 

Tout au long du témoignage qu’elle publie avec un journaliste de l’hebdomadaireMarianne, Nadia Remadna raconte les nombreuses compromissions des élus de gauche de sa ville avec les islamistes pour acheter la paix. Elle montre comment ceux-ci se résignent souvent à ne pas appliquer les lois, à reculer sur la laïcité et comment, dès qu’arrive un drame, ils font appel aux leaders religieux pour rétablir la paix.

 

Résultat, aujourd’hui, les islamistes harcèlent les filles qui ne portent pas le voile et insultent ceux qui ne respectent pas le ramadan. Bref, ils font de plus en plus la loi.« Les élus participent à cette ségrégation, dit Nadia. Ils nous enferment dans notre culture, dans notre tradition, dans notre religion. On est comme dans des prisons à ciel ouvert au lieu de se sentir français. »

 

Nadia Remadna en veut aussi à l’école qui ne s’intéresse qu’aux « médiocres », écrit-elle, au lieu d’encourager les meilleurs et de récompenser l’excellence. Mais surtout, elle ne pardonne pas à cette école d’avoir « cédé sur la laïcité ».

 

À partir des années 1990, de nombreux élus des banlieues difficiles ont encouragé ce qu’on appelait alors les « Grands Frères » ou les « médiateurs ». Il s’agissait, à l’aide de subventions à l’emploi, d’engager des jeunes issus des quartiers périphériques pour maintenir l’ordre dans les transports en commun ou dans les cités. Comme si l’État pouvait déléguer ses missions régaliennes à des organisations communautaristes.

 

« Le mouvement des Grands Frères, ça a bousillé pas mal de choses, dit Nadia Remadna. Aujourd’hui, quand ils interviennent dans les quartiers, ils interviennent avec le Coran. » Avec les conséquences que l’on imagine pour les femmes.

 

Le machisme intégriste

 

« Dans les banlieues, de plus en plus, ce sont les hommes qui ont pris le pouvoir, dit-elle. Il y a un machisme intégriste qui s’est installé. Les femmes, elles, elles n’existent plus. Elles sont de plus en plus effacées. Il n’y a plus cette mixité qu’il y avait auparavant. Même dans les ateliers, les femmes font leurs activités de leur côté et les hommes du leur. Ce n’est pas ça, la France ! »

 

Avec d’autres mères, Nadia Remadna a décidé d’organiser des rencontres afin d’« apprendre à ces femmes l’histoire de leur pays. On s’est rendu compte qu’elles ne connaissaient pas l’histoire de France, même si elles vivaient en France depuis 40 ans. On veut leur permettre de penser autrement en leur donnant des notions de droit ».

 

Elle veut aussi faire reculer ce qu’elle nomme « le mal-islam », qui dit-elle s’est infiltré partout, et permettre aux familles de se réapproprier l’éducation de leurs enfants, en particulier l’éducation religieuse. Afin d’éviter que cette religion soit enseignée de l’extérieur et de permettre aux parents de demeurer libres de la transmettre ou pas.

 

« Ça fait deux décennies que les politiques ne cessent de victimiser les jeunes, de leur faire croire qu’ils sont toujours discriminés, qu’ils sont partout l’objet de racisme et que si tu t’appelles Mohamed et habites Sevran personne ne lira ton curriculum vitae. C’est faux ! Le résultat, c’est que quand il ne reste plus rien, qu’on est au bout du rouleau, et bien, il reste la religion. Aujourd’hui, on en est là. Le point de départ pour s’en sortir, c’est d’appliquer la loi et d’arrêter de flirter avec les religieux. Mais pour cela, il faut un peu de courage. Juste un peu. »

Mourir au front (école)

Par Le 06/02/2016

De la misère en milieu enseignant

 

TÉMOIGNAGE. Suite au suicide d'un de leurs collègues stagiaires, des enseignants du collège Hubertine Auclert de Toulouse ont écrit une « lettre ouverte » glaçante.

Mercredi 27 janvier, Vincent, jeune enseignant stagiaire en mathématiques, décide de mettre fin à ses jours. Choquée, l'équipe pédagogique réagit aujourd'hui aux différentes réactions lues et entendues, notamment celle du secrétaire général adjoint de l'académie, niant les conditions de travail auxquelles les professeurs doivent faire face au quotidien.

Lettre ouverte

Notre jeune collègue de mathématiques a mis fin à ses jours mercredi 27 janvier 2016. Il avait 27 ans et commençait tout juste dans le métier. Vincent était professeur stagiaire en mathématiques, tout comme Anne-Marie, comme Alice en français, ou Ana et Georges en anglais. L'équipe enseignante avait pourtant demandé au Rectorat, en juin dernier, de ne plus affecter de stagiaires dans notre collège. Personne ne peut ignorer les conditions difficiles dans lesquelles nous exerçons notre métier: insultes, incivilités, coups portés sur les adultes, dégradations des locaux, déclenchements incessants de l'alarme incendie, violence dans la cour, en classe ou devant le collège, harcèlements conduisant certains élèves à des absences répétées voire à des départs de notre établissement. Il se tient dans le collège plus de 15 conseils de discipline par an, et tout autant ne sont pas tenus pour faire baisser les chiffres... Il faut regarder les choses en face.

En quatre ans nous avons obtenu la création d'un poste supplémentaire de CPE. Or depuis notre dernière audience au rectorat en 2014, la situation, déjà préoccupante à l'époque, s'est fortement aggravée. L'Équipe Mobile de Sécurité a fait acte de présence de temps à autre, en simple observateur dont nous n'avons jamais lu les conclusions. Rien de plus. Aucun label ZEP, REP, Eclair ou autre, qui permettrait d'alléger les effectifs en classe, d'apporter des réponses à la violence et aux difficultés des élèves. On nous dit que le label fait peur, qu'il risque de pousser certains élèves vers le privé, de faire disparaître pour de bon la mixité sociale. Dans les faits, de nombreux élèves de CM2 évitent notre collège et partent dans le privé. D'autres le quittent en cours d'année, excédés, effrayés par le comportement des camarades et l'absence, de la part de l'institution, de réponse rassurante et de nature proprement éducative. Les professeurs stagiaires, l'an dernier, ont démissionné: celui de mathématiques en décembre 2014 puis celle de français en janvier 2015. Personne ne s'en est ému.

En septembre dernier, ils étaient cinq stagiaires, emplis d'espoir et d'appréhension à la fois, mais la foi a vite cédé la place au désenchantement et à l'angoisse la plus profonde. La réalité du terrain est cruelle: confrontation permanente au bruit et à l'indiscipline, difficulté voire impossibilité de faire cours, furie des élèves dans les couloirs, dans la cour de récréation ou au réfectoire, violence verbale et physique à l'encontre des adultes ou des élèves eux-mêmes, mépris affiché de l'autorité. Les rapports s'amoncellent, symptôme de l'impasse dans laquelle l'institution se trouve. Au final, quelle solitude pour chacun lorsqu'il se retrouve seul dans sa salle de classe! Quelle absence de reconnaissance de la part de notre hiérarchie, nous renvoyant sans cesse à notre responsabilité individuelle, remettant en cause nos compétences, nous rappelant que nous sommes « des professionnels et non des personnes » alors même qu'on nous somme d'incarner « la bienveillance » en toute situation! On nous punit même comme des enfants! On nous interdit même, dans une telle situation, l'exercice de notre droit de retrait!

Le soutien apporté par le collège n'aura pas suffi à aider Vincent. Aujourd'hui nous crions notre colère et notre désespoir. Quelle réponse nous est faite? Le secrétaire général adjoint de l'académie, M. Jean-Jacques Vial, a témoigné dans la presse locale, il considère que lier ce suicide à nos conditions de travail relève d'un«raccourci un peu grossier». L'article qualifie le collège Hubertine Auclert (affublé d'une belle faute d'orthographe) d'«établissement pas connu pour être compliqué». Quel mépris pour notre métier et le travail accompli! Quelle méconnaissance de la situation de notre établissement, alors même que le Rectorat est en possession de l'état des lieux déplorable dressé en 2014! Par ailleurs on nous propose un soutien psychologique individuel, là où nous dénonçons un dysfonctionnement institutionnel.

Le jour de ses obsèques, nous avons appris que Vincent était malade: son dossier médical n'était pas un secret pour l'institution. En toute connaissance de cause, il n'aurait jamais dû être envoyé dans notre collège. Le métier d'enseignant requiert une solidité certaine. Mais à l'heure où il faut absolument mettre des adultes dans les classes, on fait peu de cas de la santé mentale de chacun. Professeurs stagiaires, contractuels ou titulaires sont placés çà et là, qu'ils connaissent, ou pas, la réalité du terrain, qu'ils soient préparés, ou pas, à vivre les situations les plus déstabilisantes, qu'ils aient les épaules, ou pas, pour esquiver les coups. Une fois la porte de la classe fermée, les souffrances sont étouffées: on nous demande coûte que coûte de garder tous les élèves en classe, y compris ceux qui nous insultent et qui empêchent le cours de se dérouler. Et même si les souffrances parviennent jusqu'en salle des professeurs, muselées, elles ne passent pas la porte de l'établissement. Les enseignants souffrent en silence. Nos ministres nous imposent sans cesse de nouvelles réformes, comme des réponses à tous les maux. Nos pratiques pédagogiques ne sont jamais les bonnes, nous sommes, dit-on, responsables de ce qui nous arrive...

En tout cas, nous nous sentons collectivement responsables du décès de notre collègue. Personne n'a su préserver son intégrité physique et morale; personne, surtout pas le grand appareil de l'État.

Combien de Vincent faudra-t-il pour qu'on entende enfin la douleur des enseignants?

Un collectif de professeurs du collège Hubertine Auclert de Toulouse, le 1er février 2016

 

Cash Investigation ; Pesticides (2) (Nature, santé)

Par Le 04/02/2016

Que faire après les révélations de « Cash Investigation » sur l’agriculture qui tue ?

 

 

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Image tirée du documentaire de Cash Investigation sur les produits chimiques

Si vous faites partie des téléspectateurs du documentaire de "Cash Investigation" diffusé mardi 2 février sur France 2, vous devez sans doute vous demander comment limiter la quantité d'intrants chimiques dans votre alimentation et votre environnement. Voilà quelques solutions...

 

Se renseigner

L'enquête de Cash Investigation, fort percutante, vous a peut-être ouvert les yeux sur un phénomène dont on ne mesure pas encore l'ampleur exacte. Plusieurs enquêtes ont déjà été menées sur le sujet, et je ne peux que vous recommander d'approfondir ce que vous avez découvert avec d'autres ouvrages.

Historiquement, c'est à l'américaine Rachel Carson que nous devons la première dénonciation des effets des pesticides sur notre environnement, dans un ouvrage facile d'accès publié en... 1962, Un printemps silencieux. Ses craintes se révèlent justifiées aujourd'hui, malheureusement...

Capture d'écran 2016-02-02 22.24.57Viennent ensuite les écrits d'un grand spécialiste du sujet, qu'on voit d'ailleurs dans le documentaire, François Veillerette, président duMouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures. L'un de ses premiers ouvrages, paru chez Terre Vivante en 2002, s'intitule "Pesticides, le piège se referme". Le plus médiatisé fut celui qu'il a co-écrit avec Fabrice Nicolino, chez Fayard (Pesticides, révélations sur un scandale français). Et vous pouvez aussi embarquer au passage celui qu'il vient de co-écrire avec la journaliste Marine Jobert, chez Buchet Chastel, au sujet de la menace invisible que constituent les perturbateurs endocriniens.

Notre poison quotidien, de Marie Monique Robin, diffusé sur Arte en 2013(extrait ci-dessous) et accompagné d'un ouvrage aux éditions la Découverte, constitue aussi une enquête remarquable sur la question.

A voir également : Nos enfants nous accuseront, de Jean-Paul Jaud ou bien encore Solutions locales pour un désordre global, de Coline Serreau.

A lire aussi : les ouvrages de l'agronome Jacques Caplat, parus chez Acte Sud, sur l'agroécologie et les modèles agricoles de demain.

Si vous souhaitez vous renseigner de manière plus sommaire, allez sur le sitePesticides non merci et surtout sur Générations Futures ou sur le site de Greenpeace.

Vous pouvez également participer fin mars à la semaine sans pesticides.

S'alimenter autrement

Label Agriculture Chimique - EcoSapiens

Manger bio, local et de saison... tel est l'un des meilleurs conseils à donner. Lorsque cela est local vous pouvez vous assurer de la provenance du produit, de son mode de production : dans une logique de circuit-court, on peut facilement interroger un paysan et lui demander comment il cultive sa terre et traite ses bêtes ! Lorsque cela est de saison cela vient logiquement de moins loin, pollue moins, offre plus de garantie en termes de circuit alimentaire. Et bien sûr, lorsque cela est d'origine biologique et certifié comme tel, cela vous offre la meilleure garantie qui soit d'être en présence d'un produit bon, propre et juste, issu d'un mode de production naturel.

Pour aller plus loin sur ces sujets avec des conseils et des sites pratiques, rendez-vous sur les liens suivants :

Concernant la qualité de l'eau du robinet, consultez cette carte. Et si vous avez encore des doutes, il existe des filtres à installer directement sur le robinet, très pratiques.

Pour faire pression sur les décideurs, signez donc la pétition d'Agir pour l'environnement pour obtenir l'intégration d'une alimentation de proximité issue de l’agriculture biologique en restauration collective.

Et n'hésitez pas à soutenir voire financer des projets qui participent à la création d'une autre agriculture, tels Fermes d'Avenir ou Blue Bees.

Envisager les choses plus largement

Cash Investigation insiste sur la pollution de l'air par les pesticides, qui n'est pas réglementée encore. Il existe des associations qui militent sur ce sujet de la pollution de l'air, n'hésitez pas à les solliciter et/ou les soutenir.

Pensez aussi aux autres produits de votre quotidien : cosmétiques, plastiques, etc. Ils contiennent nombre de produits chimiques. Pour aller plus loin :

Si vous avez la chance d'avoir un jardin, changez vos pratiques !

Pour vous rassurer, sachez que changer ses habitudes est souvent moins difficile qu'on ne se l'imagine... et quand on parle d'imaginaire, allons donc voir le film Demain au cinéma. Je vous en avais parlé ici lors du lancement de sa campagne de crowdfunding, et ce documentaire positif est en train de devenir un phénomène de société !

Cet article n'étant pas exhaustif, si vous avez d'autres suggestions n'hésitez pas à les partager en commentaires !

Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter

Les éditions Les Arènes/France2 ont publié un ouvrage qui retrace l'enquête du documentaire. Ce "Cash Investigation" est aussi disponible en Replay, et la carte issue des chiffres qu'ils ont obtenus en exclusivité disponible en suivant ce lien.

 

Révélations de « Cash Investigation » sur l’agriculture qui tue

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par Martine Valo

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image: http://s2.lemde.fr/image/2016/02/02/534x0/4857649_6_6cac_un-drone-le-rmax-helicoptere-sans-pilote_b5cd48bd7b10e357810d432445ee5646.jpg

Un drône (le RMAX), hélicoptère sans pilote, démontre sa capacité à répandre sur un vignoble d'Oakville, en Californie, de l'eau mais aussi des pesticides et autres fertilisants. Le 15 octobre 2014.
Un drône (le RMAX), hélicoptère sans pilote, démontre sa capacité à répandre sur un vignoble d'Oakville, en Californie, de l'eau mais aussi des pesticides et autres fertilisants. Le 15 octobre 2014. RICH PEDRONCELLI/AP

MAGAZINE SUR FRANCE 2 À 20 H 45


CASH INVESTIGATION (extrait: Elise Lucet s’invite chez Bayer)

Les pesticides, nous en mangeons, nous en buvons et nous en respirons. Ils font la fortune de quelques géants de l’agrochimie – six, exactement – et ont des conséquences graves sur la santé publique. Le postulat de départ de l’équipe de «  Cash investigation  », sur France 2, est remarquablement illustré par ce documentaire percutant. Leur démonstration a des chances de secouer le public, encore loin de mesurer l’ampleur du problème.

D’autant que les journalistes ont choisi de concentrer leur enquête sur les victimes les plus vulnérables des épandages incontrôlés dans les champs, les vergers et les vignes : les enfants, et plus encore les fœtus exposés dans le ventre de leur mère. Tumeurs cérébrales, cancers, autisme, malformations congénitales, retards de développement : le nombre de cas augmente à grande vitesse. Les scientifiques multiplient les recherches qui établissent un lien entre ces courbes alarmantes et celles des pesticides, des médecins tentent de sonner l’alarme. En vain.

image: http://s1.lemde.fr/image/2016/02/02/534x0/4857650_6_7e45_une-sulfateuse-a-usage-agricole_69b73ccd3af65bf5bf3e140c8fb9307a.jpg

Une sulfateuse à usage agricole.

« SUR HUIT FEMMES ENCEINTES, SIX QUI TRAVAILLAIENT DANS LES CHAMPS AVEC MOIONT EU UN ENFANT AUTISTE, COMME MON FILS », TÉMOIGNE UNE MÈRE.

On ne peut plus dire que l’on ignore le danger. Mais tout se passe comme si la santé publique ne pesait rien face aux millions de tonnes de « produits de protection des plantes »,comme les désignent les industriels, autrement dit face aux rendements agricoles. Et comme certains insecticides, herbicides, fongicides sont très persistants, même une fois interdits, ils contaminent encore pendant des années, voire des siècles, l’air, la terre, l’eau, jusque dans les nappes phréatiques. L’émission alterne les rencontres avec les riverains et les dirigeants des firmes de l’agrochimie. On est frappé par l’impuissance des premiers et le cynisme des seconds.

Lire aussi : Quel est le coût des pollutions agricoles ?

Dans la campagne californienne, au milieu des citronniers, les ouvriers agricoles mexicains et leurs familles respirent quotidiennement du chlorpyrifos, un insecticide interdit en France. « Sur huit femmes enceintes, six qui travaillaient dans les champs avec moi ont eu un enfant autiste, comme mon fils », témoigne une mère.

Cheveux des enfants

Elise Lucet et Martin Boudot sont aussi allés à la sortie d’écoles de Gironde encerclées par les vignobles. Ils ont proposé à des parents de faire analyser une mèche de cheveux de leurs enfants. Les conclusions du laboratoire sont édifiantes, comptabilisant jusqu’à 44 pesticides, autorisés ou non. Nombre des informations livrées dans ce documentaire étaient connues, au moins des spécialistes. Une fois rassemblées et incarnées par des visages de parents inquiets et d’enfants au regard perdu, elles prennent un nouveau relief.

Lire encore : Monsanto condamné pour l’intoxication d’un agriculteur français

Alors, forcément, le téléspectateur citoyen jubile de retrouver la patte des journalistes de « Cash investigation », cette façon bien à eux de passer un pied dans la porte de l’assemblée des actionnaires de Bayer à Cologne, de s’immiscer dans undîner chic de sénateurs français organisé par le groupe suisse Syngenta, ou de passer au grill un des porte-parole du lobby des pesticides à Bruxelles.

Lire par ailleurs : Pour les experts européens, le glyphosate est sans danger

Un traitement spécial est réservé à Stéphane Le Foll. Le ministre de l’agriculture est reçu dans une pièce au sol recouvert d’une vaste carte de France des départements les plus consommateurs de pesticides, établie à partir des statistiques inédites de vente que l’équipe a réussi à se procurer. M. Le Foll se laisse aller à une contre-vérité : « Tout le monde peut avoir accès à ces informations », prétend-il, alors que ces chiffres sont plus protégés qu’un secret d’Etat. Puis il lâche : « Je suis parfaitement conscient que c’est une bombe à retardement, un danger pour la santé, pour l’environnement et même pour l’économie. » On ne peut pas mieux dire.

Magazine présenté par Elise Lucet. Une enquête de Martin Boudot (France, 2016, 135 min). Le mardi 2 février à 20 h 55 sur France 2.


CASH INVESTIGATION / Produits chimiques : les cheveux des enfants parlent


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2016/02/02/cette-agriculture-qui-tue_4857651_1655027.html#3mL6vYYdA7Y7417Q.99

 

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Cash Investigation sur les pesticides (Nature)

Par Le 03/02/2016

Augmentation constante des cancers chez les enfants. Peut-être que ce genre de données déclenchera un début de changement.....Chez les consommateurs... Pour que les industriels réalisent que leurs poisons, on n'en veut plus...

 

 

Cash Investigation : "20% des pesticides concentrés sur 3% de la surface agricole"

Edouard Lamort

A+A-

François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, nous explique pourquoi certains départements sont plus touchés que d'autres par ces produits dangereux.

20% des pesticides utilisés en France sont concentrés dans les exploitations viticoles. (PHOTOMONTAGE/LECARPENTIER/SIPA/CASHINVESTIGATION)20% des pesticides utilisés en France sont concentrés dans les exploitations viticoles. (PHOTOMONTAGE/LECARPENTIER/SIPA/CASHINVESTIGATION)

L'affaire fait grand bruit. Au cours de l'émission "Cash Investigation" diffusée mardi 2 février sur France 2, une carte de France représentant, dans le détail et par département, les ventes de pesticides classés dangereux ou potentiellement dangereux pour l'homme a été dévoilée. Le porte-parole de l'association Générations Futures François Veillerette, qui a conseillé les journalistes auteurs de l'enquête, revient pour "l'Obs" sur ce véritable "travail de titans".

 

 

Pourquoi les départements de la Marne, de la Gironde et de la Loire-Atlantique sont-ils les plus touchés par les pesticides ?

- La raison est simple. Elle s'explique par la nature des cultures dominantes de ces territoires. La Gironde possède une importante surface viticole. Il en va de même pour la Marne et plus largement de la Champagne ainsi que la Loire-Atlantique, d'où provient notamment le Muscadet.

En France, les cultures de vignes représentent 20% des pesticides utilisés alors qu'elles n'occupent que 3 % de la surface agricole française. Si les grandes cultures [exploitation des céréales, des plantes oléagineuses ou protéagineuses, NDLR] utilisent 70% des pesticides répandus sur le territoire national, elles sont beaucoup plus nombreuses et surtout beaucoup plus grandes. La densité de pesticides relevée y est donc moins importante que sur les exploitations de vignobles. Il faut bien avoir à l'esprit que les deux secteurs "demandeurs" de pesticides sont la viticulture et les grandes cultures. Enfin, il ne faut pas non plus sous-estimer l'arboriculture fruitière.

La France semble coupée en deux. Pourquoi y a-t-il moins de phytosanitaires dans l'est du pays ?

- Les régions claires recensées sur cette carte n'utilisent pas beaucoup de pesticides car elles ont peu de cultures favorisant le recours à ces produits. L'exemple le plus simple est celui du sud de la France. Cette région se concentre majoritairement sur l’élevage et bénéficie de nombreuses forêts. Mécaniquement ces territoires ont moins de place pour des exploitations de grandes cultures. L'existence de reliefs montagneux comme les Alpes explique également en partie que l'est de la France soit moins foncé. Enfin, statistiquement, l'élevage fait baisser de manière générale l’utilisation de pesticides dans une région.

Pour quelles raisons l'ouest de la France fait-il partie des zones les plus consommatrices en pesticides ?

- Ces régions profitent d'un climat océanique. Elles sont donc plus humides. Ce critère joue peut-être un rôle important dans l’utilisation de certains pesticides. Avec davantage d'humidité, il y a automatiquement un développement plus important d'indésirables comme les champignons, les limaces ou les pucerons. L'ouest abrite également un relief de plaine idéal pour les grandes cultures. Par conséquent, les pesticides sont plus utilisés. La Somme répond par exemple à ces critères.

Quelles filières agricoles sont les plus gourmandes en pesticides ?

- Les chiffres peuvent varier selon les produits cultivés. Selon le ministère de l’Agriculture, la pomme peut subir en moyenne 36 traitements de pesticides en un an. Dans le Limousin, la culture des pommes Golden, plus sensible aux maladies, peut faire l'objet de 40 traitements sur la même période. Plus basse mais toute de même considérée comme importante, la consommation de pesticides pour les betteraves et les pommes de terre est en moyenne de 16 à 18 applications de produits chimiques en France.

Le blé nécessite quant à lui peu de pesticides. Entre 5 et 6 traitements sont nécessaires, soit plus de trois fois moins que les variétés précédemment citées. Le nombre d'épandages de ces insecticides et autres fongicides dépend beaucoup des régions. Ainsi, on traite artificiellement plus souvent une pomme sensible à l'humidité en Normandie qu'en Ardèche où le climat est plus sec.

Quelles sont les solutions permettant de limiter l'utilisation des pesticides ?

- Le bon choix des variétés cultivées par les agriculteurs serait une bonne piste. Il est nécessaire de faire plus attention aux saisons et de ne plus produire certains produits toute l'année. La répartition des cultures doit également être moins serrée. En agissant ainsi, on réduit la prolifération des maladies et de facto l'utilisation de pesticides.

De nouvelles techniques agronomiques sont également mises en place qui permettent de produire avec un rendement profitable. Ce dernier serait légèrement inférieur, mais les agriculteurs gagneraient plus grâce à la diminution de leurs frais en phytosanitaires.

Enfin, il faut entretenir les abords des champs. Ne pas raser les haies et forêts afin de perpétuer la faune et la flore nécessaires à une production plus naturelle. L'espace cultivé ne doit pas être entouré d'un désert végétal et animal.

Propos recueillis le 3 février 2016 par Edouard Lamort

Sur le web : Cash Investigation sur les pesticides: "Nous sommes les plus gros consommateurs d'Europe"

 

Propos recueillis le 3 février 2016 par Edouard Lamort

Sur le web : Cash Investigation sur les pesticides: "Nous sommes les plus gros consommateurs d'Europe"

 

 

Mindfullness (école)

Par Le 03/02/2016

 
C'est bien aussi pour les adultes :)

Une enquête

Par Le 03/02/2016

Une amie étudiante en psychologie a besoin de participants à une enquête. Si votre âge correspond. Sinon, vous pouvez transférer le lien à d'autres personnes. Merci.

 

Personnalité et Addiction à Facebook

Madame, Monsieur,

Nous vous proposons de participer à une étude de recherche clinique. Cette lettre d'information a pour but de vous expliquer brièvement en quoi consiste cette étude.

Nous vous demandons de prendre le temps de lire et de comprendre ces informations ainsi que de réfléchir à votre participation. N'hésitez pas à vous tourner vers le responsable de l'étude dans le cas où vous auriez de plus amples interrogations.

Objectif de l'étude:

L'objectif de cette recherche est de mieux comprendre l'utilisation de Facebook chez les jeunes âgés de 18 à 28 ans, d'étudier et de décrire le profil de personnalité qui est rattaché à une utilisation excessive de ce réseau social.

Déroulement de l'étude:

Pour cette étude, il vous sera proposer de compléter une fiche socio-biographique et 6 questionnaires, afin d'évaluer votre personnalité, l'acceptation inconditionnelle que vous avez de vous même, si vous êtes sujet aux ruminations mentales, à la dépression et la manière dont vous utilisez Internet et, plus spécifiquement, Facebook.

La durée de passation est estimée à environ 15 minutes.

Bénéfices attendus:

Les informations que nous allons obtenir, d'après cette étude, nous aideront à mieux comprendre l'usage excessif de Facebook.

Les données recueillies passeront au traitement informatique. Elles seront traitées globalement et ne seront en aucun cas utilisées nominativement.

Votre participation est basée sur le volontariat, aucune rétribution financière ne vous sera accordée.

Législation sur la confidentialité.

Toute information vous concernant et recueillie pendant cette étude sera traitée de façon confidentielle. Seuls les responsables de l'étude pourront avoir accès à ces données. La publication des résultats de l'étude ne comportera aucun résultat individuel.

Si vous avez des questions pendant votre participation à cette étude, vous pourrez contacter la psychologue responsable de l'étude, le Dr. Anne Denis, par téléphone (04.79.75.84.63) ou par email (anne.denis@univ-smb.fr).

Vous êtes libre d'accepter ou de refuser de participer à cette étude. Vous pouvez également décider en cours d'étude d'arrêter votre participation sans avoir à vous justifier.

Nous vous remercions d'avoir pris le temps de lire cette lettre d'information.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nourrir l'Humanité entière (Nature)

Par Le 03/02/2016

La bio peut-elle vraiment nourrir le monde ?

Par Jacques Caplat dans le 29 Novembre 2014 à 22:11

 

Il est temps de développer ici un thème qui est au cœur de mes deux derniers ouvrages : l'agriculture biologique est-elle vraiment une solution à grande échelle, capable de répondre autant aux enjeux alimentaires qu'environnementaux ?

 

Les bénéfices environnementaux de l'agriculture biologique ne font pas de doute. Mais ils sont souvent opposés à ses supposés moindres rendements. C'est là un total contresens, puisque la bio est également l'agriculture la plus performante sur le plan agronomique et sur le plan social – or, la dimension sociale est centrale dans la question alimentaire mondiale.

 

Diverses cultures (et générations) au Bangladesh - Photo J. Caplat

 

L'agriculture conventionnelle provoque la faim

 

Il faut d'abord rappeler que la planète n'est pas en situation de sous-production agricole, bien au contraire. La production mondiale est actuellement de plus de 300 kg d'équivalent-céréales par humain et par an, alors que 200 kg suffisent. Exception faite de situations politiques et géo-climatiques ponctuelles et totalement indépendantes de l'agriculture (guerres civiles, séismes, cyclones), la faim dans le monde est un problème de pauvreté. Les 800 millions d'humains qui souffrent de la faim chaque année sont tout simplement ceux qui n'ont pas les moyens de s'acheter à manger.

 

Or, pourquoi 800 millions d'humains sont-ils dans cette situation ? La majorité d'entre eux sont de petits paysans enfermés par leurs gouvernements (et souvent l'histoire coloniale) dans la pratique de cultures d'exportation. Comme le cours mondial est, par définition et depuis l'antiquité, un cours de surplus donc un cours « à perte », l'obligation faite par l'OMC depuis vingt ans d'aligner les cours intérieurs sur le cours mondial conduit ces fermes à produire en dessous de leur seuil de rentabilité. La spéculation particulièrement importante sur les productions tropicales exportées affaiblit encore plus le revenu de ces petites fermes. En conséquence, une fois leur récolte vendue (à perte), ces paysans n'ont tout simplement pas suffisamment de revenu pour s'acheter de quoi manger à leur faim ! Le système agricole mondial, basé sur des cours spéculatifs, est ici directement responsable.

 

Une autre partie des affamés sont la conséquence directe de nos choix agronomiques. Les élevages hors-sol européens et nord-américains ne peuvent exister que parce qu'ils importent massivement du soja d'Amérique du Sud pour nourrir leurs animaux. Or, ce soja est cultivé dans d'immenses domaines hérités de l'époque coloniale, qui employaient autrefois énormément de main-d'œuvre. Cette dernière a été remplacée depuis 30 ans par des machines et de la chimie... et s'est retrouvée obligée de s'exiler dans les bidonvilles. Ainsi, la quasi-totalité des habitants des favelas du Brésil sont d'anciens salariés agricoles (et leurs enfants), réduits à la misère par la généralisation de l'agriculture conventionnelle dans leur pays. Nos choix techniques (élevage hors-sol) et la généralisation de l'agriculture conventionnelle (qui remplace les humains par la sur-mécanisation et la chimie) sont la première cause de la misère mondiale, et de la faim qui en découle.

 

Seule l'agriculture biologique s'adapte aux milieux

 

L'affirmation qui prétend que les variétés dites « améliorées » et l'agriculture conventionnelle auraient augmenté les rendements dans les pays du Sud est une imposture. Les agronomes qui arguent que leriz amélioré permet d'obtenir 10 tonnes par hectare et par an en Inde se basent sur des travaux expérimentaux et sur les « meilleures années ». Prétendre que ces chiffres correspondent à la réalité concrète est soit de l'inconscience soit de la malhonnêteté. La réalité est simple : toutes les études qui mesurent les rendements réels dans les champs réels sur le long terme (et non pas seulement les « meilleures années ») constatent que les rendements moyens du riz conventionnel en Inde varient entre 2 et 4 tonnes par hectare et par an. C'est tout simplement moins que le riz biologique.

 

La raison en est relativement simple. Les variétés dites « améliorées » nécessitent que l'on puisse adapter le milieu aux conditions artificielles de leur sélection : leurs hauts rendements ne sont assurés qu'à ce prix. Or, si les milieux tempérés (Europe et Amérique du Nord) se prêtent assez bien à cette artificialisation et à ce lissage des conditions de cultures, à coup d'engrais, de pesticides et d'irrigation, les milieux non-tempérés ne s'y prêtent absolument pas et ne pourront jamais s'y prêter ! La variabilité des climats non-tempérés implique que les « conditions idéales de la sélection » ne sont réunies qu'une année sur trois voire une année sur quatre. Le reste du temps, les rendements sont dérisoires, car ces variétés fonctionnent sur le mode du tout ou rien. L'agriculture conventionnelle a fait illusion au début de sa généralisation sous le nom de révolution verte, car elle bénéficiait de la fertilité accumulée préalablement dans le sol et car elle était développée dans des sociétés agraires déstructurées et ruinées par la colonisation puis la décolonisation. Aujourd'hui où le capital-sol a été épuisé et où d'autres agricultures performantes ont pu être élaborées ou retrouvées, le modèle conventionnel montre ses limites et devient proprement aberrant.

 

Pire, cette agriculture conventionnelle basée sur des cultures pures conduit à rendre les sols particulièrement vulnérables car souvent nus ou demi-nus, et provoque peu à peu une érosion (par les vents, par l'impact des pluies tropicales très violentes, etc.) qui risque de transformer une partie du monde en désert.

 

À l'inverse, l'agriculture biologique est basée sur la protection des milieux et la reconstitution des écosystèmes. Grâce aux cultures associées (et en particulier aux arbres et arbustes), la bio permet de stabiliser les sols et de les protéger contre les vents et les pluies. Grâce aux cultures associées et à la suppression de la chimie de synthèse, la bio reconstitue et enrichit la fertilité biologique des sols. Grâce aux cultures associées, la bio optimise l'utilisation de la photosynthèse et augmente naturellement et durablement les rendements (voir une note antérieure sur l'importance agronomique des cultures associées). D'un autre côté, l'agriculture biologique s'appuie sur des variétés végétales et des races animales adaptées aux milieux et évolutives. Cela permet non seulement d'obtenir des rendements beaucoup plus réguliers et sécurisants que les variétés standardisées, mais en outre de voir les plantes s'adapter progressivement et insensiblement aux évolutions climatiques en cours. Dans le contexte inexorable des dérèglements climatiques, seules des agricultures utilisant des plantes adaptées, adaptables et évolutives pourront fonctionner à moyen terme.

 

L'agriculture biologique permet une alimentation accessible et diversifiée

 

Produire ne suffit pas. Pour qu'une population se nourrisse, encore faut-il qu'elle ait un travail donc un revenu, et que les aliments disponibles permettent de disposer d'une alimentation équilibrée. C'est justement l'une des grandes vertus de l'agriculture biologique. Comme elle permet de maintenir une main-d'œuvre agricole nombreuse et de la nourrir directement, la bio évite l'exode rural. Or, dans les pays du Sud, l'exode rural n'est pas synonyme de développement comme certaines agences internationales semblent étonnamment encore le croire, mais de misère : 90 % des ruraux qui arrivent en ville se retrouvent à mourir de faim dans des bidonvilles. Maintenir une vie rurale active permet d'éviter cette paupérisation. En outre, les techniques bio imposent une diversité de cultures (cultures associées, rotations complexes), et par conséquent conduisent à une alimentation beaucoup plus riche et équilibrée que l'agriculture conventionnelle.

 

Cultures associées au Nord-Bénin - Photo J. Caplat

 

L'agriculture biologique nourrira bien mieux l'humanité que l'agriculture conventionnelle

 

Le résultat est indiscutable. Toutes les études internationales qui ont étudié les rendements réels dans les fermes réelles sur des millions d'hectares (et non pas des rendements expérimentaux d'agronomes réductionnistes) parviennent à la même conclusion, sans aucune exception, sans controverse possible. Dans les pays non-tempérés, correspondant aux trois-quarts de la planète et à la quasi-totalité de l'humanité, les rendements de l'agriculture biologique sont aujourd'hui supérieurs à ceux de l'agriculture conventionnelle.

 

Les seules régions du monde où les rendements bio sont inférieurs à ceux de l'agriculture conventionnelle sont le Canada et l'Europe. Comment s'en étonner ? En Europe et en Amérique du Nord, les paysans ne peuvent pas disposer de variétés adaptées aux milieux (les règlements sur les semences les en empêchent), ne disposent pas de savoirs sur les cultures associés et l'agroforesterie (certains pionniers les inventent actuellement, mais beaucoup reste à faire), ne peuvent pas développer de systèmes riches en main-d'œuvre (car toute la fiscalité a été bâtie pour défavoriser l'emploi et favoriser la mécanisation, créant une terrible distorsion de concurrence à l'encontre des agricultures riches en emploi, cf. une note antérieure).

 

Il faut donc sortir de notre habituel ethnocentrisme. Certes, pour des raisons politiques et historiques, l'agriculture biologique ne peut pas encore parvenir à obtenir de meilleurs rendements que l'agriculture conventionnelle en Europe et au Canada (ils sont cependant déjà équivalents aux États-Unis). Mais d'une part c'est là une conséquence de politiques agricoles qui écrasent la bio et l'empêchent d'être performante, et d'autre part c'est une paille à l'échelle mondiale ! Nos petits pays ne sont pas représentatifs du monde. À l'échelle mondiale, l'agriculture biologique est globalement plus performante que l'agriculture conventionnelle, elle est la seule capable de s'adapter aux changements climatiques, elle permet en outre de redonner un revenu aux populations paupérisées et elle est donc, de loin, la solution technique la plus efficace pour nourrir l'humanité.

 

 *

Pour aller plus loin, vous pouvez lire le rapport d'Olivier De Schutter (ancien rapporteur spécial des Nations-Unies pour le droit à l'alimentation) ou la synthèse de l'université d'Essex (qui a comparé 37 millions d'hectares dans les pays non-tempérés ; étude en anglais). NB : pour des raisons diplomatiques ou personnelles, ces études parlent d'agroécologie ou d'agriculture préservant les ressources – mais 99 % des cas qu'elles appellent ainsi relèvent de l'agriculture biologique au sens d'IFOAM et de ses fondateurs, comme le révèle la lecture détaillée des exemples cités. Enfin, une autre étude ciblée sur l'Afrique montre un doublement des rendements en bio, celle du Programme des Nations-Unies pour l'environnement (en anglais).

 

 

Pour approfondir le sujet : Les rendements de l'agriculture biologique, un quiproquo tenace

 

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