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Articles de la-haut

Public/Privé

Par Le 25/09/2014

J'ai mis en place une "ALERTE" sur google pour recevoir les articles sur la Réforme. Entre cinq et dix articles par jour...Après quatre semaines de classe...Déçu

Des enfants épuisés.

Des enseignants au bord de la crise de nerfs. Burn out en formation serrée.

Des communes étranglées financièrement.

Un recrutement d'animateurs totalement chaotique.

Des départs dans le Privé. C'était inévitable et ça fait partie du projet. (chut, "devoir de réserve qu'elle a dit la Dame)

Je n'en tire aucune satisfaction mais tout ce que j'écris ici depuis un an se confirme.

Il ne reste plus qu'un pédophile entre dans les classes sous couvert "d'animations" ou qu'un enfant échappe à la surveillance des animateurs et se fasse tuer sur la route...


Merris : des parents d’élèves opposés à la réforme scolaire, craignent une fuite dans le privé, l’inspectrice tente de rassurer

Trois enfants de Merris ont quitté l’école du village pour un établissement privé. Des parents, opposés à cette réforme, sont en colère. Hier soir (mardi), une réunion en présence de l’inspectrice de la circonscription, était organisée afin de tenter d’apaiser la situation.

À Merris, la réforme des rythmes scolaires bouleverse le train-train quotidien du village de 1 000habitants. Depuis la rentrée, l’absentéisme dépasse les 50 % le mercredi matin. Un mouvement lancé par des parents d’élèves particulièrement remontés.

Pour tenter d’apaiser la situation, Mireille Derville, inspectrice de la circonscription de Bailleul, a organisé une rencontre en présence d’élus et des enseignants, hier. Elle va débattre avec les parents des communes « où il faut retrouver une sérénité de travail », explique-t-elle.

Dans la salle des fêtes du village, des parents abordent très vite le sujet qui les inquiète : la fuite dans le privé. « Une famille a retiré ses trois enfants pour aller dans le privé », lance une maman. Un départ qui pourrait faire boule de neige ? Un papa imagine ce scénario catastrophe mais « espère se tromper ».

Mireille Derville est plus optimiste. « Je n’ai aucun basculement d’effectif sur les communes où il pourrait y avoir une concurrence public/privé, annonce-t-elle. J’espère bien qu’avec la qualité de l’enseignement, ce ne sera qu’une seule famille. » Face aux parents opposés à la réforme, l’inspectrice tente de mettre en avant ses avantages. « Les TAP sont une autre façon de voir les enfants », appuie une enseignante.

Les parents mécontents mettent un point d’honneur à préciser qu’ils ne sont pas « contre l’application de la réforme à Merris » mais « contre la réforme ». Le débat devient vite impossible. La raison ? Il dépasse le cadre du village. Quand une maman demande à Mireille Derville si elle trouve normal que le privé n’est pas obligé d’appliquer la réforme, l’inspectrice explique « qu’elle a un devoir de réserve ».

L’ancienne enseignante explique qu’elle jouera le rôle de « messagère » mais qu’elle ne peut évidemment pas empêcher la mise en place de la réforme dans le village rebelle : « La casquette qui est la mienne ne me donne pas la possibilité de dire À Merris, on ne la mettra pas en œuvre », précise-t-elle.

Les parents en ont conscience. Mais veulent surtout se faire entendre. « On espère qu’une goutte d’eau plus une goutte d’eau plus une goutte d’eau pourront faire bouger les choses », confie un membre du collectif, qui regroupe une vingtaine de parents.

Yves Delfolie n’exclut pas de nouveaux changements

Le maire de Merris a glissé lors de la réunion que des changements étaient encore envisageables. Il propose, « en milieu d’année », un nouveau sondage avec cette question : « On travaille le mercredi ou le samedi ? »

Fin du boycott mais pas du mouvement

Depuis la rentrée, à Merris, plus de 50 % des parents boycottaient le mercredi matin. Ce mercredi, les enfants ont repris le chemin de l’école, comme cela avait été prévu. « On avait dit qu’on boycotterait les trois premiers mercredis », explique un membre du collectif. Ce qui ne veut pas dire que la mobilisation est terminée. Une nouvelle action pourrait être mise en place avant les vacances de Noël.

Mardi soir, lors de la réunion, l’inspectrice a insisté pour que le mercredi ne soit plus boycotté. « Je le dis de la façon la plus professionnelle : demain, il est important qu’ils soient à l’école. » Un message qu’a aussi fait passer Yves Delfolie, maire. « Soyez raisonnables, a lancé le maire. Le décret a été voté, il faut l’appliquer. »

Région > Hazebrouck et ses environs > Merris

Mireille Derville, inspectrice, a tenté de rassurer les parents.

Publié le 24/09/2014

SIMON CAENEN

http://www.lavoixdunord.fr/region/merris-des-parents-d-eleves-opposes-a-la-reforme-ia18b47657n2397136

Un commentaire d'une maman : "C'était prévisible. Dans l'école privée à 15 km de chez moi, il y a déjà une liste d'attente longue comme le bras  ( 100 demandes pour info )"

Nu...

Par Le 24/09/2014

J'étais enfant.

J'aimais infiniment me baigner nu dans la mer. Sentir l'eau sur la totalité de mon corps, le soleil, le grain rugueux des rochers ou la chaleur du sable.

Et puis, un jour, je me suis dénudé dans les bois, loin des chemins, sous les frondaisons. J'ai marché sur les feuilles et je sentais les mousses épaisses. J'ai enlacé des troncs. 

Je me souviens avoir pleuré. Comme si en moi coulaient les bonheurs des arbres, l'amour de la terre.

 

Adolescent, j'ai couru à ne plus avoir de souffle sans savoir où j'allais, comme empli d'une vitalié trop grande, j'ai senti les parfums des mousses, j'entendais le frémissement des feuilles qui croissent, le flux de la sève comme une semence verticale et la force en moi comme un magma qui cherche une issue.

J'ai aimé marcher nu dans la clarté des cieux étoilés, écouter la nuit qui respire.

Adulte, il m'est arrivé de marcher nu sur les crêtes des montagnes. Je me suis baigné très souvent dans les torrents et les lacs d'altitude, sous les cascades et les pluies d'été

Je n'ai jamais rien senti de plus beau qu'en étant nu sur la terre.

Sinon, les instants d'amour dans les bras de ma Belle.

Quand il n'y a plus rien d'autre que cette connexion à la vie, quand tout ce qui parasite l'émission vibratoire a été effacé.

Je sais infiniment, au plus profond de moi, ce que vit cette jeune fille.  

 

"JUSQU AU BOUT"

EXTRAIT

"Il démarra et rejoignit le parking de la plage. Il regarda la montre du tableau de bord. 8h20.

« Alors là, c’est peut-être un peu trop tôt ! » se moqua-t-il à voix haute.

Il décida d’aller marcher sur la plage. Il escalada le cordon de dunes.

Le vent léger du large l’accueillit, apportant l’odeur piquante du sel, des algues, des particules d’eau sans cesses agitées, le parfum de l’immensité. Il contempla l’étendue et pensa que c’était l’amour qui s’ouvrait devant lui, la paix, la beauté simple et nue, des odeurs mêlées, un corps offert aux regards, juste aux regards, pour le plaisir des yeux, et puis surtout cette complicité silencieuse, l’inutilité des mots, le bonheur limpide d’être ensemble, juste ensemble, c’était beau, si beau et si tendre. Il enleva ses chaussures et descendit sur la plage et dans la pente il pensa que, comme lui à cet instant, tout descendait un jour à la mer, les glaciers et les ruisseaux, les rivières et les fleuves, les routes humaines et les chemins de forêts, tout aboutissait finalement dans ce grand corps accueillant et même si on restait au bord, même si on ne s’aventurait pas sur sa peau et qu’on restait assis contre ce ventre immense, on retrouvait déjà la paix de l’enfant contre sa mère. C’était ça la magie de l’océan…Un refuge offert à l’humanité entière.

Il se sentit fort et heureux. Il marcha sans penser, sur un rythme de houle, les pas dans le sable comme le parcours respectueux des doigts d’un homme sur un corps de femme, des gestes délicats, légers, effleurements subtils. Il n’aurait pas osé courir, il voulait juste que le sable le sente passer, délicatement. Il laissa une vague lécher ses pieds. Ce fut comme un salut matinal, un bonjour joyeux mais un peu endormi. L’eau se retira avec un sourire écumeux, des petites bulles d’air pleines de joies qui se dispersèrent dans le rouleau suivant. Il se demanda si l’océan avait pu ressentir ce contact. Est-ce qu’il percevait toute la vie qui l’habitait, les poissons amoureux, les coquillages multicolores, les baleines câlines, les dauphins joueurs, les algues dansantes ? Et les hommes, est-ce qu’il les ressentait comme des prédateurs impitoyables ou parfois aussi comme des êtres bons ? Il s’arrêta et regarda le large, lançant sur les horizons ouverts tout l’amour qu’il pouvait diffuser. Il se déshabilla et entra dans l’eau, juste quelques pas, sans atteindre le creux des rouleaux. Il s’allongea sur le dos et attendit la vague suivante. Elle le baigna soigneusement, glissant entre ses cuisses, passant sur ses épaules, jetant malicieusement quelques gouttes sur son ventre, il frissonna au premier contact puis s’abandonna à l’étreinte. Les yeux fermés.

 

Il se releva enfin et reprit son sac. Il resta nu et marcha les chevilles dans l’eau. Une trouée dans le ciel dispensa un souffle chaud qui descendit sur la plage comme une haleine solaire. Il s’arrêta et ouvrit la bouche, buvant les ondes célestes, inspirant à pleins poumons cette chaleur ténue mais pleine de promesses. Au large, des bandes bleues, luisantes de lumière, s’étaient peintes à la limite de la mer. Le vent de la marée montante rameutait vers la côte ces plages éclatantes comme autant de halos incandescents. Des crayons rectilignes, vastes torrents éblouissants, cascadant des altitudes éthérées, tombaient sur la mer enflammée. Il imagina les poissons remontés sous ces auréoles chaudes, jouant à la surface miroitante, frissonnant de bonheur sous leurs écailles.

 

Quand il s’arrêta, il s’aperçut que la courbure de la côte l’isolait de tout. Il ne voyait plus l’accès à la plage et devant lui, aucune zone habitée, ni même portant trace humaine, ne se dessinait. Cette solitude lui parut incroyable, presque irréelle. Le cordon de dunes le coupait de tous regards vers les terres. La mer était vide de toutes embarcations. Aucune trace dans le ciel du passage d’un avion. Seul au monde."

 

 

"L'école tue la créativité"

Par Le 24/09/2014

Une intervention de KEN ROBINSON

Un humour merveilleux et des vérités inacceptables pour les technocrates qui nous gouvernent.

Un témoignage

Par Le 24/09/2014

Mon fils Simon est en CM2 à l'école xxxxx, à Tours. Jeudi 18 septembre, dans le cadre de l'atelier « premiers secours », il a été confronté à toute l'étendue de l'impréparation et de l'irresponsabilité générale devant l'organisation de cette réforme. L'intervenant est apparemment un retraité-pompier-volontaire. En fait, nous, parents, nous n'en savons rien. Devant 15 ou 16 enfants, il a littéralement perdu les pédales. Simon est rentré en pleurant, choqué par ce qui c'était passé durant cette heure . Le « pompier » n'ayant aucune formation pour intervenir devant ce type de public, s'est laissé aller à injurier des élèves visiblement dissipés pour certains (« vous êtes cons comme des valises ! »,« je m'engage à revenir et ne plus être con ! » J'en passe et des meilleures. Il a de plus raconté devant des élèves médusés, le récit d'un intervention pénible, fruit de son expérience personnelle. Une intervention qui s'était soldée par la mort d'un nouveau-né faute de réanimation réussie ! Dans quel but ? Quel sens donner à tout cela ? C'est juste stupide. Intervenir devant les élèves est un métier dans lequel on apprend à maîtriser ses nerfs et à conduire une classe. Confier nos enfants à des professionnels est le lien contractuel et moral qui justifie ce qu'il est convenu d'appeler l'école de la République. Ces TAP déconstruisent complètement le travail éducatif honorable, d'un rapport sain à la transmission et à l'école. Je suis consterné et en colère devant l'incurie générale. Personne à qui réellement faire aboutir cette sensation d'une crise profonde qui n'est plus abstraite pour chaque parent, mais qui se vit désormais quotidiennement dans cette école, qui n'est plus tout à fait un territoire protégé. L'école change de nature dans le silence ahurissant des acteurs de la société civile. Nous avons décidé de ne plus faire participer Simon à cette mascarade habitée ni par le sens, ni par la réflexion et qui est, au regard de ce qui vient de se passer, nocive. La perversité de ce système tient au fait que personne n'endosse la responsabilité de ce qui se fait en TAP. C'est un aveuglement général dans lequel le regard des responsables (intervenants, référent TAP, directrice, inspection académique, mairie ou ministère) se borne à son territoire d'intervention sans se soucier du mécanisme d'ensemble. Bref, personne ne se sent responsable de ce qui se passe dans les écoles. C'est triste et consternant. Eric xxxx, père très en colère.


Dès lors qu'on confie des enfants à des gens qui n'ont aucune compétence, aucune expérience, aucun recul et qui pour certains sont là pour tenter de survivre financièrement, il est inévitable que ça dérape. Quant aux responsables de tout ça, ils vivent dans des tours dorées et diront "qu'il faut un peu de temps pour que ça soit efficace"...Un peu de temps qui suffira à traumatiser des milliers d'enfants qui n'ont pas les ressources pour se protéger...

Mais ça n'est pas grave...Le gouvernement va annoncer dans quelques jours, j'en suis persuadé, que le chômage des jeunes recule...Un des objectifs de cette Réforme.

Le reste, ils s'en tamponnent. Et si les parents ne sont pas contents, qu'ils aillent dans le Privé (c'est à dire d'ailleurs le deuxième objectif de cette Réforme).

On fera le bilan à la fin de l'année...

Les Hackers

Par Le 24/09/2014

Un hacker de la vie rangée des adultes conditionnés. 

Il a quitté l'école. 

Il ne veut pas gagner sa vie.

Il veut vivre.

Un pur bonheur. 

Très loin de notre système scolaire, de notre mode de non vie ou à devoir la gagner, on finit par s'y perdre. 

Les Gentils Virus

Par Le 24/09/2014

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Accueil

Bienvenue sur le site vitrine des Gentils Virus !

Les quoi ?

Les Gentils Virus sont tous ceux qui pensent que :

  • nous ne sommes pas dans une vraie démocratie, parce que nous ne pouvons qu'élire des maîtres qui décideront tout à notre place
  • de nombreux problèmes de notre société sont la conséquence de l'impuissance politique des citoyens, et seraient résolus depuis longtemps si le peuple pouvait vraiment y faire quelque chose
  • il nous faut absolument une vraie démocratie pour pouvoir résoudre ces problèmes
  • il faut en parler autour de soi pour réveiller les citoyens qui sommeillent en nous tous, de sorte à ce que l'on soit nombreux à exiger une vraie démocratie

Nous essayons donc de donner aux gens le virus de la démocratie, d'où le nom "Gentils Virus".

Si vous êtes nouveau sur le site, nous vous recommandons de commencer votre visite par la rubrique "Le constat", qui nous l'espérons arrivera à vous convaincre :).

Si vous voulez bavarder avec nous, passez nous voir sur le tchat.

Nous nous situons principalement en France, mais pas seulement :


Le constat

Le peuple n’est pas protégé. Actuellement le pouvoir politique et ses représentants servent les intérêts d’une minorité contre l’intérêt général.

Le peuple est politiquement impuissant car on ne peut pas révoquer des élus qui nous trahissent, ils ne sont pas tenus par leur programme électoral, on ne peut leur imposer de se saisir d'un sujet...

Les citoyens ne peuvent qu'élire des maîtres qui décideront tout à leur place. Or limiter le pouvoir des citoyens à la seule élection crée notre impuissance politique et rend complètement inutile le débat entre citoyens et la recherche de décisions convenant au plus grand nombre. Le principe de « démocratie représentative » limite volontairement drastiquement le pouvoir du peuple et rend les décisions prises contre l'intérêt général difficiles à corriger.

Les citoyens sont dépossédés de tout rôle politique quotidien. Les constitutions écrites par des élus donnent mécaniquement des règles qui contraignent peu leur pouvoir. Il y a conflit d’intérêts : ce n'est pas celui qui est au pouvoir qui doit déterminer les limites de son propre pouvoir. La constitution de la Ve République, écrite par des élus et des hommes exerçant le pouvoir, transfère le pouvoir du peuple à des représentants tout en n’organisant aucun contre-pouvoir ou contrôle des élus.

Nous ne sommes pas en démocratie mais en oligarchie (ou ploutocratie).

Rendez-vous sur le site La vraie démocratie pour une explication détaillée des raisons pour lesquelles notre système politique actuel diffère de la démocratie.

Rendez-vous sur cette page du wiki pour des exemples de conséquences de la prise de pouvoir par les puissances financières (ploutocratie).

Vous pouvez aussi visiter cette page de réflexion qui constitue l'approche personnelle d'un Gentil Virus.

Fonctionnaire

Par Le 24/09/2014

Fonctionnaire

Alors, écoute bien mon gars...

Ton devoir d'obéissance, je m'assois dessus.

Et je te prie de me croire que rien ne me fera changer d'avis.

Vous pouvez me virer, me pourrir la vie, je n'obéis qu'à mes convictions et pas aux cons. 

Ce que femme veut

Par Le 22/09/2014

Le jeune roi Arthur tomba un jour dans une embuscade et fut fait prisonnier par le monarque d’un royaume voisin. Le monarque aurait pu le tuer mais fut ému de la jeunesse et de la joie de vivre d’Arthur. Alors, il lui offrit la liberté contre la réponse à une question très difficile. Arthur aurait une année pour deviner la réponse et s’il ne pouvait la donner au bout de ce délai, il serait tué.

La question était : que veulent réellement les femmes ?

Une telle question laisserait perplexes les hommes les plus savants et, pour le jeune Arthur, cela semblait être une quête impossible. Comme c’était quand même mieux que la mort, il accepta la proposition du monarque de lui ramener la réponse au bout d’un an. Il retourna dans son royaume pour interroger tout le monde : les princesses, les prostituées, les prêtres, les sages, le fou de la cour. Il parla à chacun mais personne ne parvint à lui donner une réponse satisfaisante. Ce que la plupart des gens lui dirent fut d’aller consulter la vieille sorcière qui était la seule à pouvoir connaître la réponse. Le prix en serait élevé car la sorcière était connue dans tout le royaume pour les prix exorbitants qu’elle demandait. Le dernier jour de l’année arriva et Arthur n’avait pas d’autre choix que d’aller parler à la sorcière. Elle accepta de répondre à sa question mais il devait d’abord accepter son prix.

La vieille sorcière voulait épouser Gauvain, le plus noble des Chevaliers de la Table Ronde et le plus cher ami d’Arthur.

Le jeune Arthur fut horrifié : la vieille sorcière était bossue et terriblement laide, n’avait qu’une dent, sentait comme l’eau des égouts, faisait souvent des bruits obscènes, ... Il n’avait jamais rencontré de créature aussi répugnante. Il refusait de forcer son ami à l’épouser et d’endurer un tel fardeau. Gauvain, en entendant la proposition, parla à Arthur. Il lui dit que ce n’était pas un si terrible sacrifice pour sauver la vie d’Arthur et préserver la Table Ronde. Ainsi, le mariage eut lieu et la sorcière répondit à la question :

Ce qu’une femme veut vraiment c’est de pouvoir décider de sa propre vie.

Chacun sut à l’instant que la sorcière venait de dire une grande vérité et que la vie d’Arthur serait épargnée. Et ce fut le cas. Le monarque voisin épargna la vie d’Arthur et lui garantit une totale liberté. Quel mariage ! Arthur était tenaillé entre le soulagement et l’angoisse. Gauvain se montrait agréable comme toujours, charmant et courtois. La vieille sorcière montra ses plus mauvaises manières. Elle mangea avec les doigts, rota et péta et mis tout le monde mal à l’aise. La nuit de noce approcha. Gauvain se préparant psychologiquement entra dans la chambre. Mais quelle surprise ! La plus belle femme qu’il ait jamais vue se tenait devant lui. Gauvain était éberlué et demanda ce qui se passait. La beauté répondit que comme il avait été gentil avec elle, elle serait la moitié du temps horrible et déformée et l’autre moitié une magnifique jeune fille. Quelle forme voulait-il qu’elle prenne le jour et la nuit ? Quelle question cruelle ! Gauvain commença à réfléchir à ce problème : pendant la journée une belle femme à montrer à ses amis mais la nuit, dans l’intimité une vieille et sinistre sorcière ? Ou bien dans la journée une hideuse sorcière mais la nuit une belle femme pour jouir des moments intimes ?

Que feriez-vous ?

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Le noble Gauvain répondit à la sorcière qu’il la laisserait choisir elle-même.

En entendant cela, elle annonça qu’elle serait belle tout le temps parce qu’il l’avait respectée et l’avait laissé décider elle-même de sa vie.

 

Emploi fictif

Par Le 22/09/2014

Pour mon cas, le rectorat me dit de me mettre en congé longue durée

quand je venais les voir pour une reconversion mais pour les Nobles, tout

est permis.

Peuvent tous crever. 

Mes deux gars sont à la LMDE et les remboursements médicaux, ça prend des PLOMBES...Personne ne répond au tél, les bureaux sont toujours fermés et les courriers restent sans réponse...

Mais les Nobles encaissent le pognon sur des emplois inexistants.

Si un jour, le Peuple se lève et décide de ne plus supporter ces cafards, je serai disponible...

J'ai de l'entraînement. Plogoff, j'y étais...


Nouveau scandale? Un emploi fictif pendant 18 ans pour Laurence Rossignol, secrétaire d’État à la famille

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Laurence Rossignol, actuelle secrétaire d’État à la famille et aux personnes âgées, a été salariée de la Mutuelle des étudiants (LMDE ex MNEF), pendant 18 ans de 1993 à 2011, mais « la seule trace de son activité … est un rapport datant de 2006″ affirme la très sérieuse revue Que Choisir.

UFC-Que Choisir, qui enquêtait suite aux plaintes des étudiants concernant des dysfonctionnements de la mutuelle étudiante LMDE, apprit d’un de ses anciens responsables que « cette mutuelle a trop de cadres au sommet et pas assez de petites mains pour faire le travail administratif. Et ces cadres, qui plus est, sont souvent choisis sur des critères politiques. »

« Un cas particulier sur la question des recrutements des cadres gestionnaires de la LMDE, où l’appartenance politique semble être un critère de sélection » attira l’attention de la revue de défense des consommateurs, « c’est celui de Laurence Rossignol, » explique Que Choisir.

Que Choisir: « Interrogé, son cabinet nous a fait savoir qu’elle avait été chargée d’études à la direction Santé et Prévention de la mutuelle, à temps plein jusqu’en 2004, puis à tiers-temps jusqu’en 2011, avec une rémunération de l’ordre de 1 200 € nets par mois (soit 3 600 € nets équivalent plein temps) »

Mais la réalité que découvrit Que Choisir est toute différente, et a toutes les apparences d’un emploi fictif.

Elle venait très rarement. Son bureau, pas très loin du mien, était toujours fermé

Un ex employé apporta le témoignage suivant, qui fut confirmé à Que Choisir par un ancien cadre :

« Elle est créditée comme rédactrice en chef pour quelques brochures, mais je sais qu’elle ne les a pas écrites parce que c’est moi et des collègues qui les avons faites, soutient de son côté un ancien salarié de la LMDE. Elle venait très rarement. Son bureau, pas très loin du mien, était toujours fermé. Les syndicats ont d’ailleurs fini par s’émouvoir de cette situation quand on a commencé à parler de suppressions de postes à la LMDE. La question s’est réglée car elle a démissionné quand elle est devenue sénatrice. »

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Que Choisir ne s’est pas arrêté là, et il a poussé l’enquête sur les autres postes occupés par l’actuelle Secrétaire d’Etat :

« Ces 10 dernières années, avant de devenir sénatrice, Mme Rossignol a occupé plusieurs fonctions : conseillère municipale d’opposition à Compiègne, vice-présidente du Conseil régional de Picardie chargée de la vie associative, de la jeunesse et de l’économie sociale, mais également secrétaire nationale du PS chargée des droits des femmes, puis de l’environnement. »

Des personnalités politiques ignoraient sa « longue carrière » à la mutuelle

La conclusion sans appel confirme les soupçons d’emploi fictif :

« Des personnalités politiques de Picardie que nous avons interrogées ignoraient sa longue carrière à la mutuelle. »

« Tant à Compiègne qu’à la Région, Mme Rossignol a été une élue travailleuse et assidue, les comptes rendus de conseils en attestent. Il est difficile de ne pas s’interroger sur le temps que la chargée d’étude LMDE a pu réellement consacrer aux étudiants pendant de longues périodes, en particulier les campagnes électorales. »

Que Choisir, avec l’autorité dont il dispose, n’a pas été en mesure de briser l’omerta et d’aller au fond du sujet :

« Nous avons évidemment sollicité la LMDE et le cabinet de Mme Rossignol à ce sujet, sans obtenir de réponse claire… »

La gauche immorale est décidément difficile à suivre : de Jérôme Cahuzac à Thomas Tevenoud en passant par Aquilino Morelle, forcé de démissionner pour conflit d’intérêt avec des laboratoires pharmaceutiques, Florence Lamblin, élue EELV et adjointe au maire du 13e, mise en examen pour blanchiment d’argent de la drogue, Kader Arif, l’actuel ministre des Anciens combattants objet d’une enquête préliminaire par le parquet de Toulouse sur une possible affaire de corruption, ou encore Jean-Marie Le Guen, qui a « juste oublié » 700.000 euros dans sa déclaration de patrimoine, sans compter ceux que j’oublie, les Républiques bananières ont trouvé source d’inspiration.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

Anaïs et Marion

Par Le 22/09/2014

Anais & Marion

“FOCUS”: un article de fond sur un thème que nos rédacteurs ont sélectionné.

ANAÏS S'EN VA-T-EN GUERRE

Anaïs s’en va-t-en guerre, premier long documentaire de Marion Gervais, est diffusé lundi 24 septembre sur France 4 à 23h30, après plus de 520 000 vues sur le net. Un film d’une vérité exceptionnelle, né d’une étincelle, d’une rencontre entre deux jeunes femmes partageant la même soif de liberté. Elles ont passé quasiment deux ans côte à côte, l’une se battant pour réaliser son rêve, faire pousser des plantes aromatiques en Bretagne, l’autre filmant son combat, et réalisant tout autant son propre rêve. Deux ans pour aller au bout. Tout ça pour… tout ça et plus encore.

Anne Rohou

Interview de Marion Gervais, réalisatrice de Anaïs s’en va-t-en guerre

Vous souvenez-vous de la première fois où vous avez vu Anaïs ?

On m’avait parlé d’une jeune femme qui essayait de s’installer comme agricultrice dans mon village en Bretagne. Je n’avais absolument aucune idée de film. Mais comme je suis curieuse de tout, j’aime bien chercher, comprendre, je suis allée à sa rencontre. Elle était seule dans son champ. Cela a vraiment été comme une apparition, pas dans le côté surnaturel, mais Anaïs irradiait. Cette fraîcheur, cette enfance encore-là et puis cette rage !…  Cette rencontre a tout construit. On a commencé à parler de son installation, sa détermination à vouloir y arriver, sa colère… Très vite, j’ai eu envie de la filmer, et je lui ai dit dès la première rencontre. Elle m’a répondu : si tu veux, mais je ne vois pas ce que tu me trouves d’intéressant, mais si cela te fait plaisir…

Vous prenez contact alors avec des producteurs ?

 Je rentre chez moi, je rédige une lettre à Quark Productions. J’étais dans tous mes états. Je parle de cette rencontre,  de cette personne  incroyable, cette fougue à rester libre. Deux jours après, ils me disent Ok, même s’ils étaient un peu inquiets du côté “tisane”, qui peut paraître un peu déprimant. Très vite, j’ai filmé la scène de la colère dans les champs. Par SMS, Anaïs m’avait prévenue qu’elle voulait tout arrêter. Je lui réponds, j’arrive. Je me suis allongée avec ma caméra dans les herbes pour être à sa hauteur, je ne dis pas un mot et elle crie sa colère. J’ai envoyé les rushes à Quark Productions, cela les a convaincus !

Quelle est la part de mise en scène dans le documentaire ?

Il y a eu des mises en situation, par exemple quand Olivier Roellinger vient chez elle, mais jamais de mise en scène, oh non, jamais, je n’aurais pas pu. Je n’ai jamais touché à quoi que ce soit. Anaïs était comme elle était. Je n’ai rien induit, je suis là, juste témoin de ce qui se passe. Je filme quand je le sens. Je filme très peu. Je suis dans la vie comme sur un fil. Je ne filme pas avec sécurité. Je ne me dis pas, je vais filmer ça pour avoir ça. Donc j’ai très peu d’heures de rushes. Je passe beaucoup de temps avec Anaïs sans filmer. Parfois, je loupe des trucs… Je ne suis pas du tout à l’abri des éléments de personnalité, du temps… Tout pouvait casser à tout moment, et son combat et mon film.

L’avez-vous filmée aussi par exemple, sur les marchés, ou uniquement dans son champ, sa caravane, sa maison ?

Je suis restée au cœur de ce qu’elle était, je n’avais pas envie de raconter les démarches administratives, cela ne m’intéressait pas. On reste autour d’elle. On ne s’éparpille pas. Il n’y a pas de démonstration de son combat. C’est elle qui l’incarne, son combat. Sa parole, son être, cette rage, cette colère, cette honnêteté exceptionnelle vis-à-vis d’elle-même, des autres. Anaïs ne triche jamais. C’est une personne très pure.

Quelle est votre touche personnelle dans ce film ?

Je pense que c’est cette quête que j’ai de l’intime, d’aller au cœur des choses, de ne pas sortir de l’humain. Cette relation d’intimité que j’ai avec Anaïs, ce lien qui nous unit. Etre libre, inventer sa vie, ne pas se soumettre, c’est pour moi, un non-sens de subir sa vie. La rencontre avec Anaïs a fait écho à ma propre quête.

Quelle est la scène du film qui vous plait le plus ?

C’est drôle, je ne me suis jamais posé cette question… J’ai été très touchée pendant le montage par toute une séquence. Quand Anaïs déterre ses plants de Saint Suliac pour les rapporter dans sa nouvelle maison, en « bleu de travail » trop grand pour elle, la clope au bec, sous la pluie, et qu’elle tente de les traîner avec sa brouette… avec difficulté, elle arrive enfin au bord de la route, entend le klaxon du scooter et elle dit : ” Ah les cons”. C’est une séquence brute, même l’image est brute, elle est différente des autres, dans la couleur… J’aime beaucoup aussi la scène du métro. Je n’ai évidemment demandé aucune autorisation. Anaïs irradie de toute sa fraîcheur… à côté les gens sont comme momifiés.

Deux ans de tournage, c’est très long, comment l’expliquer ?

Cela s’explique parce que je ne pourrais pas faire les choses autrement. Si l’on veut aller au cœur d’une histoire, de quelqu’un, la moindre des choses, c’est le temps. Ce n’est pas possible d’explorer, un univers, une personne, sans temps. Sinon, c’est du reportage.

Qu’en a t-il été du montage ?

Deux mois de montage avec la monteuse Solveig Risacher. On a travaillé main dans la main, en Bretagne dans une petite maison louée par Quark Productions, dans la nature, à la campagne. C’est une fée, qui a beaucoup d’intuition, qui a réussi un montage d’une grande subtilité. Solveig a participé pour beaucoup à ce qu’est le film.

C’est votre premier long documentaire. Aviez-vous cette envie en vous depuis longtemps ?

Depuis que j’ai 15 ans. J’ai retrouvé des dossiers, avec des projets de films sur un homme en prison, Claude Lucas, un gangster philosophe… Et puis, j’ai été plongée dans la brutalité de la vie, très jeune, je n’ai jamais été protégée de rien. J’ai passé une partie de ma vie à vivre mes expériences sans filet. J’ai vécu dans la rue, je suis partie suivre la route de Jack Kerouac qui était mon héros, j’ai vécu avec les Amérindiens. J’ai aussi travaillé à 19 ans à Canal+… Tout a été une histoire de rencontres et d’expériences… Mais après toutes ces années, arrive le moment de se dire : qu’est-ce qu’on fait de tout ça ? A l’aube de mes 40 ans, c’était de l’ordre du vital de filmer.

L’histoire du film est doublement lumineuse. Il y a bien sûr, le personnage d’Anaïs qui irradie sous la lumière de votre caméra. Mais il y a aussi Anaïs qui vous révèle comme réalisatrice…

C’est vraiment une histoire de rencontre extraordinaire. Cette rencontre m’a confortée dans ce que je cherchais. Cela me permet d’être encore plus ce que je suis. Je ne pourrais pas faire autre chose que filmer le réel avec mon propre regard. J’ai trouvé mon équilibre, tirer l’aspect lumineux de l’humain. Cela a agrandi mon champ de liberté. D’un seul coup, le champ des possibles s’ouvre encore plus.

Le film et son succès ont-ils changé votre vie ?

Non, j’ai créé mon Eden, j’ai ma vie très simple, très humble, un peu sauvage, solitaire en Bretagne. Quand je reviens à Paris, je suis projetée dans la violence des villes.

Quel sens donnez-vous au film ?

J’ai une véritable envie d’aller dans les prisons, dans les lycées, de transmettre qu’Anaïs, cette jeune femme qui a une vie modeste, qui ne peut compter que sur elle-même, est la preuve vivante qu’on a un potentiel humain incroyable. Elle ne laisse pas ce potentiel en jachère et met toutes forces pour aller au bout de son combat. Elle ne se soumet pas, cette quête de liberté est fondamentale pour être en accord avec soi-même.

Avez-vous imaginé dans vos moments les plus optimistes, cette formidable trajectoire du film ?

Je n’ai jamais pensé à demain. Parfois en montage, j’étais effrayée, je disais à Solveig, tu crois que les gens vont être touchés par ce que je raconte. J’étais tétanisée à l’idée que les gens qui allaient assister à l’avant-première à Saint-Malo ne comprennent pas tout ce que j’avais mis dans le film. Quand il y a eu la diffusion sur TV Rennes, je me suis dit : c’est fini, tout ça pour ça ! C’est quelque chose que je me suis dit souvent dans la vie…  Et après, il y a eu cette espèce de vague déferlante, c’était incroyable ! Les vues sur le net qui n’ont cessé d’augmenter…  Je veux préciser que pendant toute cette expérience, j’ai été extrêmement soutenue par Juliette Guignon et Patrick Winocour de Quark Productions. Il n’y avait pas d’argent mais humainement, dans le regard porté sur le monde et les êtres, on était très cohérents.

Quelle est la prochaine étape du film ?

Il est traduit en anglais par un Ecossais qui a été très ému par Anaïs, et qui veut projeter le film lors d’un festival autour de la gastronomie qu’il organise en mars à Edimbourg, auquel sera invité Olivier Roellinger.

Vous continuez à vous voir avec Anaïs ?

Oui, bien sur. On a dîné ensemble récemment à Paris. On a beaucoup ri. Je lui ai dit : tu te rappelles quand je suis venue te voir dans les champs, que je t’ai annoncé vouloir faire le film. Et que tu ne voyais vraiment pas ce que ça pouvait avoir d’intéressant !…  Elle m’a raconté que dans le métro, plusieurs personnes l’avaient reconnue ! Elle n’en revient pas. Elle est très heureuse de ce que le succès médiatique lui a apporté mais elle veut continuer sa vie modeste, simple et à s’occuper de ses plantes.

Image à la une de l’article : Marion (à droite) avec Anaïs lors de l’avant-première du film à Saint-Malo – Vendredi 11 avril 2014 au théâtre Chateaubriand.

© Aurélie Haberey

 

 

 

 

 

 

La Foi et la Croyance

Par Le 21/09/2014

Quand je vois les adhérents aux partis politiques et leur « foi » en leur sauveur, j’aimerais pouvoir leur dire qu’il ne s’agit que de croyances. Quand je vois des gens entrer dans une Église, il s'agit de la même adhésion.

 

Le croyant est inquiet et il a besoin de partager ses peurs. C’est le rôle des meetings politiques et des Églises. Le croyant a adopté la vision tronquée du réel diffusée par la masse et les discours « liturgiques » des leaders.

 

La croyance est le tuteur de ceux qui n’ont pas la foi.

La croyance se nourrit d’un espoir apporté par une projection.

 

La foi n’a aucun espoir, aucune attente. Elle n’existe pas dans un espace extérieur. Elle ne vibre qu’au plus profond…

 

La croyance vient pour combler un vide existentiel qui propage des peurs, des peurs nourries par un espace extérieur, une réalité qui inquiète et dont les leaders usent à bon escient pour gonfler les armées de croyants. On pourrait trouver dans l’enfance des croyants des traumatismes irrésolus. La communauté des croyants vient apaiser les douleurs et dresser des lumières.

 

Celui qui a foi accepte la solitude pour une raison très simple : il vit dans l’instant de sa foi en la vie et il est impossible d’être seul au cœur de la vie.

 

Le réel, et non une réalité fabriquée, c’est ce qui reste quand on a laissé derrière soi toute croyance.

La croyance est une réponse à la peur alors que la foi est un appétit de vivre. Non pas sur le repas "paradisiaques" à venir mais sur les nourritures qui ruissellent en nous, à chaque instant.

L'intellect entretient les croyances, qu'elles soient religieuses, scientifiques, philosophiques.

Ce sont des idées auxquelles on tient, sur lesquelles on cherche à avancer, elles nourrissent notre ego, sans que ça soit péjoratif ou négatif, ce sont des signes d'appartenance, de reconnaissance, d'union. À mon sens, elles restent dans la dimension des "croyances", même si nous leur trouvons d'indéniables justifications parce qu'elles sont justement de l'ordre de l'intellect.

Il suffit pour s'en convaincre de juger des changements de ces "croyances", des discussions infinies sur les religions elles-mêmes ou sur la politique... Elles sont fluctuantes parce qu'elles n'existent que par notre intellect. Il est normal qu'elles évoluent dans cet espace mentalisé, sinon il s'agirait de fanatisme... Mais elles ne peuvent dès lors permettre à l'individu de nager en eaux libres.

La foi n'est pas dans cet espace parce qu'elle ne trouve pas sa source dans l'intellect. Elle est de l'ordre du ressenti, mais un ressenti qui n'est pas identifié, maîtrisable, reproductible. Les cinq sens eux-mêmes s'y affolent et dès lors qu'une tentative de contrôle est envisagée tout se perd.

L'abandon du moi est à la source du Soi. La foi est son combustible. Rien à faire. Peut-être même que seul l'abandon de l'intellect, momentané, involontaire ou pas, reste le point de départ.

Ne pas chercher revient à découvrir que c'est déjà là, comme si l'effort était un paravent au lieu du cheminement qu'on imagine. Les voies de l'intellect sont impénétrables à défaut de tailler dedans à grands coups de machette.

La foi, elle, n'est même pas une voie puisque cela laisse entendre qu'il y a un horizon à conquérir.

Ce n'est pas une voie sur la montagne. C'est la montagne.

 

Dans mon cheminement, je dirais que la foi est la certitude que je n'ai pas à chercher une réponse. Alors que la croyance m'inviterait à absorber celles qui me seraient proposées. Il me serait facile de « croire » après avoir été envahi d'auras bleues qui me parlaient, d'avoir recommencé à marcher, d'être devenu une "énigme" médicale.

Les Églises m'invitaient.

Mais je n'ai pas de croyance.

J'ai une certitude. Celle qu'il est inutile et présomptueux de vouloir obtenir une réponse autre que celle de la Vie en moi. Il n'est pas question pourtant de laxisme ou de lâcheté ou de fatalisme. Juste une bénédiction totale et constante devant cette certitude qu'il existe ce que je ne peux pas saisir mais qui pourtant vibre en moi.

Mon cerveau est un organe inerte dans le courant de ce flux, un obstacle qui me prive du bonheur de l'eau qui tourbillonne. Il me suffit de m'asseoir et de laisser monter les larmes.

La foi en moi, ce sont ces frissons qui m'enflamment.

 

Dieu ? L'Energie ? L'Architecte ? Quelle importance ?

La croyance voudrait le nommer, le reconnaître, l'identifier, lui donner une histoire, un projet, nous transmettre des Textes, la croyance voudrait souder les âmes perdues, leur donner une direction...

Ça ne m'intéresse pas. Le chemin est en moi.

C'est ma foi. Une certitude.

Fermeture

Par Le 21/09/2014

Quant aux enseignants qui disaient que j'étais "parano", on voit ici les effets désirés de cette réforme. 

Les fermetures des petites écoles.

 




Ecole Louis Pergaud à Roncq NON au projet de fermeture

Vous avez appris par la presse ….comme nous qui avons pourtant des élus au conseil municipal, la fermeture de l’école publique LOUIS PERGAUD au centre bourg de Roncq !

Comme toujours c’est au nom de la « bonne gestion » que cette décision est « justifiée »

Silence dans les rangs…c’est pour vous qu’on économise !

L’argent est sacré …ce qui est fait en son nom ne saurait être contesté ni même discuté

Contre cette fermeture, nous devons nous mobiliser au-delà des parents et familles concernés car une fois de plus ce sont des valeurs fondamentales qui sont mises à mal :

  • C’est l’école de la république contre l’école privée qu’on laisse seule sur le centre-ville avec demain des menaces directes sur l’autre école maternelle KERGOMARD,
  • c’est l’activité économique qu’on menace à travers les commerces qui vont pâtir de la baisse de passage et donc de fréquentation,
  • c’est de la déshérence du patrimoine municipal qu’on érige en modèle de gestion (laisser pourrir pour ensuite justifier la vente)
  • C’est une vision étriquée de l’économie et du rôle d’une municipalité contraire aux besoins de dynamique et d’investissement
  • Ce sont les plus petits qu’on « punit », les enfants qu’on ignore
  • C’est l’avenir des jeunes familles qu’on bafoue
  • C’est une gestion autoritaire ignorant tous les corps sociaux (parents, enseignants, associations, commerçants …sans parler de l’opposition !

 

Alors quand l’adjoint en charge de cette « opération » admet en privé  en avoir honte nous ne pouvons que partager avec lui cette honte mais au lieu de nous « coucher » nous réveiller ainsi que les consciences

Avec vous nous démontrerons qu’un autre projet est possible et obligerons Monsieur le maire à garantir l’accès de toutes les familles à une école publique de qualité sans réserver le centre ville aux intérêts privés des marchands 

  

Il faut nous rassembler contre ce projet, Il faut signer et faire signer la pétition, MERCI

roncq avenir    Contacter l'auteur de la pétition

Jackpot pour l'école privée

Par Le 21/09/2014

Le pire, c'est qu'ils ont l'air surpris...Depuis un an que je le répète.

Et c'est évidemment VOLONTAIRE DE LA PART DU GOUVERNEMENT. 


Selon Le Canard enchaîné, la réforme des rythmes scolaires favorise... l'école privée

Le Canard enchaîné · 20 sep. 2014 à 18:12 · Commentaires 1

Ecole privée

Un comble pour un gouvernement de gauche : selon Le Canard enchaîné, la réforme des rythmes scolaires est une aubaine... pour l'école privée. A double titre : en terme d'effectifs et de budget. "La réforme des rythmes scolaires n'étant obligatoire que dans le public, 90% des écoles privées ont décidé de ne pas l'adopter. Du coup, elles connaissent un afflux de nouveaux élèves, que leurs parents hostiles à la semaine de 4,5 jours, ont retiré du public. La réforme fait donc gonfler les effectifs", assure l'hebdomadaire sans toutefois donner le moindre chiffre.


Mais il y a mieux : grâce à la réforme des rythmes, l'école privée fait une bonne opération... financière ! Aujourd'hui, les mairies, qui financent en partie l'école publique, versent aux écoles privées un "forfait communal" compensatoire, calculé en fonction du coût moyen d'un élève dans les écoles publiques. Vous voyez l'idée ? "Les dépenses supplémentaires des communes pour les nouvelles activités périscolaires vont gonfler ce coût moyen", explique Le Canard. Du coup, le "forfait communal" compensatoire, versé aux écoles privées, va automatiquement augmenter.

Des effectifs en hausse, un budget en hausse : l'école privée apparaît donc comme la principale bénéficiaire d'une réforme... qu'elle ne s'applique pas. Incroyable, non ?


*** Source
- "Une réforme tout bénéf pour l'école privée", Le Canard enchaîné n°4899, 17.09.2014

Ecole privée, Canard enchaîné

Jarwal le lutin (tome 4)

Par Le 20/09/2014


"Ils mangèrent en gardant les yeux tournés vers les horizons ou sur les eaux miroitantes. Ce calme étrange dans les pensées secrètes et quelques paroles dérisoires qui surgissaient parfois. Cette présence du monde qui emplissait les esprits, comme un partenaire respectueux qui se tenait, immobile, silencieux et fidèle.

Au loin, des brumes de chaleur couvraient les vallées d’un voile diaphane, des haleines tièdes qui cachaient les agitations humaines. Les villes se dissipaient sous des volutes immobiles. Les sommets rayonnaient en pleine lumière. Quelques nids de neige subsistaient encore dans les faces sombres. Les forêts de résineux dessinaient des lignes de partage avec les alpages et, plus bas, les feuillus dispensaient des palettes de verts aux variétés infinies.

 

Léo jeta un caillou dans l’eau du lac. Des ondes circulaires s’étendirent dans une symétrie parfaite.

« Quand je vois les cercles, comme ça, sur l’eau, expliqua Rémi, j’imagine toujours mes pensées. Comme si la première qui arrive, c’est comme un caillou qui tombe à l’eau et ensuite, la pensée s’étend, s’étend. Et puis, après le calme revient et c’est tout lisse dans ma tête, comme le lac. »

Lou regarda Rémi avec surprise, une certaine curiosité. Une émotion étrange. Elle n’avait jamais fait attention à lui au collège. Il était juste le frère de son amie, de sa seule amie. Mais elle ne l’avait jamais écouté et elle découvrait un monde intérieur qui lui plaisait beaucoup. Elle se trouva absurde en réalisant qu’elle avait ignoré le garçon uniquement parce qu’il avait un an de moins qu’elle.

« C’est une très belle image Rémi, avoua-t-elle. Je trouve difficile en tout cas de parvenir à faire en sorte que dans ma tête, ça soit comme le lac. J’ai l’impression que des cailloux tombent tout le temps à l’intérieur et que tous les cercles se superposent sans arrêt. »

Rémi ressentit un picotement délicieux. Cette certitude qu’il existait vraiment pour Lou, qu’il n’était pas juste qu’un camarade du jour. Il se surprenait en même temps d’avoir osé révéler cette image devant de nouveaux compagnons. Cette conscience soudaine que les pudeurs entretenaient l’insignifiance des échanges alors qu’il suffisait d’être vrai et honnête pour créer un réel partage, une rencontre inespérée. Cette idée que les hommes construisaient leurs propres prisons. Jarwal l’avait dit.

 

Ils finirent leur casse-croûte et reprirent le chemin.

Les interrogations s’éveillèrent rapidement. Lou voulait en savoir davantage sur le voyage de l’eau. Tian s’intéressait grandement aux Kogis. Il pensait aux Tibétains, colonisés à leur tour. Encore et toujours des soumissions et des douleurs, rien n’avait changé dans le fonctionnement de l’humanité.

Marine essayait d’expliquer ce que Jarwal avait découvert à travers la perte de sa mémoire.

« Il dit que si on reste attaché à notre mémoire, on perd la conscience de la vie. Mais c’est compliqué à expliquer en fait. C’est comme si le passé que notre mémoire garde en elle nous privait de la compréhension de la vie immédiate.

-Un peu comme si on traînait un fardeau. On dépense notre énergie pour ça alors qu’on devrait l’utiliser dans l’instant présent, c’est ça ? demanda Tian.

-Oui, c’est ça, acquiesça Marine, en souriant au jeune garçon. Mais en plus, Jarwal disait qu’on en finissait par ne plus exister réellement. On se souvenait d’avoir vécu et on se servait de ces souvenirs pour recevoir le présent.

-Par exemple, en ce moment, on est tellement attaché au souvenir de Jarwal qu’on en finit par ne plus voir ce qui nous entoure, ajouta Léo, alors que la petite troupe arrivait au col.

-Tu as bien raison, petit frère, renchérit Rémi. On ne se sert même pas de ce que Jarwal nous a appris. C’est nul.

-C’est bien la preuve que quand on apprend quelque chose, ça n’est pas pour autant que c’est à nous.

-Oh oui, Léo, alors tu imagines un peu avec tout ce qu’on doit avaler à l’école, reprit Marine. Et en plus, ça ne nous concerne pas directement. C’est juste du savoir. Alors que Jarwal, il nous parle de notre vie. Et pourtant, même ça, on n’arrive pas vraiment à s’en servir.

- Dites donc, vous n’imaginez pas le plaisir que j’ai à être avec vous. Je pensais qu’on allait juste faire une balade en montagne et j’étais déjà très contente mais alors, là, ça dépasse tout ce que j’espérais, lança Lou, rayonnante. C’est chouette toutes ces discussions. C’est triste d’ailleurs qu’à l’école, on ne parle jamais de tout ça et même entre nous, comme si l’endroit lui-même nous rendait bête.

-Ah, ah, éclata Tian, c’est exactement ça, c’est un endroit qui nous rend bête de savoir.  

-Et qui nous éloigne de nous-mêmes, continua Rémi, en nous racontant que c’est pour nous préparer à gagner notre vie. Je déteste cette expression. »

Un regard de Lou que Rémi surprit, un choc immense, l’attention qu’elle lui portait, comme une volonté de le comprendre, de saisir tout ce qu’il portait, la tête légèrement inclinée, une interrogation curieuse, tendre, le bonheur de la rencontre, une découverte inattendue. Comme une fenêtre ouverte sur un espace inconnu.

Ils regardèrent silencieusement les horizons gagnés. La chaîne de la Lauzière et ses arêtes dentelées, les forêts comme arrêtées par une ligne infranchissable, l’altitude dessinée sur le faîte des derniers arbres, une longue ligne régulière courant sur les flancs, les alpages les dominant jusqu’aux premières zones rocheuses et cet élan vertical projetant vers les cieux immobiles des flèches minérales.

Ils percevaient, remontant du fond de la vallée, la rumeur des camions et des voitures filant sur l’autoroute, une rumeur sourde, envahissante.

 

« J’aurais aimé connaître cette vallée avant même que l’homme y soit installé, annonça Léo. Vous imaginez cette immensité dans le silence, tout à découvrir, aucun chemin, des animaux en pagaille, ça devait être extraordinaire.

-En Chine, il y a des régions qui sont encore très peu habitées, des étendues immenses, mon père m’a dit qu’il y avait une différence de vie incroyable entre certaines zones du Nord et les grandes villes. Dans les mégapoles, il y a des enfants qui n’ont jamais vu la nature, rien, ils ne sont jamais sortis de ces centaines de kilomètres de rues, les villes en France sont toutes petites comparées à Shangaï ou Pékin.

-Je ne pourrais pas y survivre, intervint Rémi.

-Moi non plus, Rémi, continua Tian et il y a d’ailleurs beaucoup de gens qui y meurent. La pollution atmosphérique est terrifiante. Certaines villes industrielles sont constamment recouvertes par un nuage gris. On n’y voit jamais le ciel bleu.

-C’est complètement fou. 

-Oui, Léo, pire que ça, même, c’est suicidaire. Et soi-disant pour vivre mieux.

-Il me fait terriblement peur ce monde adulte », avoua Lou, en baissant les yeux.

Une infinie tristesse qui toucha immensément Rémi, comme des tenailles qui enserraient son cœur.

Le silence qui s’imposa, une peur partagée, un avenir aussi inquiétant qu’un ciel d’orage.

« Et si on descendait voir notre cabane ? proposa Léo. De toute façon, Jarwal ne viendra pas, faut pas rêver.

-Ouais, tiens, chouette idée ça petit frère, » acquiesça Rémi.

Un dernier regard sur les horizons, comme un ultime espoir projeté. Tian et Lou, désolés de cette rencontre manquée, Marine, Rémi et Léo, inconsolables de cette disparition. Il fallait occuper le reste de la journée. La mission de partage était achevée. Et c’était déjà un grand bonheur. Et puis, il y avait ces émotions impromptues, fugaces mais déjà si puissantes. Tian et Marine. Lou et Rémi.  

Léo s’en amusait. Il sentait bien qu’il y avait dans l’air des parfums inhabituels, des échanges secrets, des pensées lumineuses.

 

Ils prirent le chemin vers la forêt."

Un courrier à M Peillon.

Par Le 20/09/2014

"16 décembre 2012. Cher Monsieur Peillon,

L’illettrisme ? C’est ma faute. Ma méthode de lecture était sans doute trop globale. J’assume
Le décrochage scolaire ? C’est ma faute. Je ne suis pas capable d’intéresser mes élèves et rendre l’école attrayante. J’assume.
La délinquance juvénile ? C’est ma faute. Je n’insiste pas suffisamment sur l’Instruction civique et morale.J’assume.
L’obésité ? C’est ma faute. A cause du biscuit à la récré. J’assume.
Les caries ? C’est ma faute. Je devrais fournir le matériel nécessaire à mes élèves afin qu’ils puissent se brosser les dents sur le temps de classe. J’assume.
Théo a 12 ans et porte encore des baskets à scratch ? C’est ma faute. J’aurais dû lui apprendre à faire ses lacets. J’assume.
Arthur s’est fait renverser par une voiture ? C’est ma faute. Je ne lui ai pas fait passer son permis piéton.J’assume.
Zoé ne connait ni ses tables de multiplication, ni sa poésie, ni Jules César, ni Vercingétorix, ni les départements français, ni…. Encore ma faute. J’aurais dû lui faire apprendre ses leçons pendant qu’elle se brossait les dents d’une main et nouait ses lacets de l’autre, avant de traverser la rue en courant pour éliminer les calories du biscuit que je l’avais forcée à ingurgiter à 10 heures ! Bref, j’assume tout.
Même la crise économique. Il faut bien avouer que l’Etat me paie grassement pour finir mes journées à 16 h 30 et passer le plus clair de mon temps en vacances…
Et j’allais oublier la sécurité de l’emploi…

Alors vous avez raison, Monsieur le Ministre. Il est grand temps de réformer tout ça. Le changement, c’est maintenant !
Vous avez enfin dévoilé votre plan pour une grande Refondation de l’École. Grandiose ! Magnifique ! Courageux ! Audacieux !
Mes collègues et moi-même sommes enfin investis d’une véritable mission d’intérêt général : supporter et soulager tous les maux de notre société. Alors, méprisez-nous, insultez-nous, frappez-nous, instrumentalisez les familles au nom du bien être et de l’avenir de leurs enfants…
C’est tout ce que nous méritons ! En plus, une fédération de parents d’élèves se gausse et certains de nos syndicats applaudissent. Franchement, vous auriez tort de vous en priver.
Toutefois, bien qu’irresponsable, paresseuse, incompétente et quelque peu limitée intellectuellement comparée aux cols blancs de la rue de Grenelle, j’ose vous dire, Monsieur le Ministre, que votre projet est une hérésie voire même une involution.

Bon nombre d’enseignants ne veulent pas de votre semaine de 4 jours et demi. Quel salarié accepterait de travailler plus pour gagner moins ? Le précédent gouvernement en a rêvé, vous l’avez fait !

Vous brandissez l’étendard des rythmes de l’enfant. Il est en effet d’une logique implacable qu’ils seront moins fatigués en travaillant une demi-journée supplémentaire. Vous êtes le Ministre de l’Éducation nationale et vous ne vous adressez qu’aux enseignants. Pourquoi n’expliqueriez-vous pas à moult parents qu’il est déraisonnable de coucher son enfant à 23h ?...

La journée d’école écourtée, bonne idée ! Expliquez à nos concitoyens que leurs impôts vont financer l’accueil périscolaire (par ailleurs totalement inégalitaire sur le territoire) et que leurs frais de garde vont augmenter. Je suis sûre qu’ils apprécieront! Les maires qui doivent supporter le coût de votre réforme aussi !

Savez-vous que le mercredi est une journée de coupure nécessaire à la santé mentale des enseignants qui gèrent une trentaine d’enfants chaque jour ?! Ignorez-vous que nous consacrons déjà la majeure partie de notre mercredi à l’école (formation, corrections, préparations…) ? Savez-vous que beaucoup de parents apprécient de travailler à 80 % pour passer le mercredi avec leurs enfants ? Ah oui ! Suis-je bête ! C’est vrai qu’ils sont mieux à l’école que chez eux …

Pensez-vous sérieusement qu’en supprimant les devoirs vous lutterez contre les inégalités sociales ? Venez dans nos classes et montrez-nous comment faire apprendre une leçon à 30 élèves en même temps ! Les parents investis continueront le suivi de leur enfant à la maison. Pour les autres, vous cautionnez leur manque d’intérêt pour l’école et les encouragez à se déresponsabiliser encore un peu plus. Les enseignants ne sont pas omnipotents et ne pourront jamais se substituer aux familles ! Leur faire croire le contraire est un mensonge éhonté et dangereux ! Dans notre métier, le temps consacré à l’éducation tend déjà à prendre le pas sur celui consacré à l’instruction (tant pis pour l’orthographe, Vercingétorix et Jules César !). Il est donc grand temps de redéfinir les missions de chacun !

Après les MDPH, les PPRE, les PPMS, les DUERP nouvelle révolution : vous tentez de nous enfumer avec les PEdT ! Jamais un sigle n’aura aussi bien porté son nom !

Et les enfants dans tout ça ? On continue de les asphyxier sous le poids de programmes surchargés et inadaptés. On continue de les accabler sous le poids d’évaluations toujours plus normatives et dévorantes. Quand va-t-on leur rendre le temps d’apprendre ? On continue le bricolage avec les élèves en difficulté. Quid des RASED dans votre réforme. A quand une véritable égalité sur le territoire des prises en charge en orthophonie, psychomotricité, psychothérapie…. ? (Jusqu’à un an d’attente dans le Cher !) On continue d’intégrer les enfants handicapés dans des classes surchargées avec, dans le meilleur des cas, la présence d’AVS sous-payés, plein de bonne volonté mais pas formés ! La négligence confine parfois à la maltraitance ! Et les collégiens qui décrochent ? On continue de briser des talents sous prétexte qu’on a raté sa vie si on ne finit pas col blanc ? Pas de manuels, pas de pâtissiers, pas de boulangers, pas de plombiers... Au nom de l’égalité, tous bacheliers ! Et tant pis pour ceux qui craquent avant : ils ne pourront plus être orientés à temps !
Je pourrais continuer ainsi bien longtemps.
Vous l’aurez compris, Monsieur le Ministre, il va falloir réviser votre copie !
Les enseignants ne sont pas hostiles à toute réforme. Au contraire, nous voulons redresser notre école.

La refondation doit se faire avec nous. Nous sommes les premiers acteurs du système éducatif. Qui peut prétendre mieux le connaître que nous ? Nous débordons d’idées, de suggestions alors écoutez-nous !
Je n’appartiens plus à aucun syndicat, je ne suis membre d’aucun parti politique, mes propos ne feront sans doute pas l’unanimité, c’est pourquoi je vous invite à consulter les blogs sur le sujet. Vous constaterez alors qu’il y a au moins deux points sur lesquels nous sommes tous d’accord : votre projet en l’état actuel des choses est inacceptable (aussi bien pour les élèves que leurs enseignants) et nous ne nous laisserons pas déplumer !

J’appelle maintenant les deux premiers syndicats enseignants de France à ne plus rester sourds aux glouglous de leur base.
J’appelle tous les enseignants dépités, découragés, résignés à rester en colère.
J’appelle tous les parents qui veulent pour leurs enfants une école publique, républicaine et laïque digne de ce nom à nous rejoindre.
J’appelle tous les maires de France qui refusent d’assumer le poids de cette réforme à faire entendre leur voix.

J’appelle tous ceux qui se considèrent comme les dindons de cette farce à la mobilisation !

Soyons la nouvelle grippe aviaire de cet hiver !

Zaz Malaussène du 18"
NB : Mes propos n’engagent que moi "

"L'insti-tueur"

Par Le 20/09/2014

FABULEUSE RÉFORME DES RYTHMES

Je vous préviens, c’est écrit au kilomètres, comme ça vient. Pas la peine de vous la jouer grand écrivain !

J’en ai marre, j’en peux plus. Cette réforme n’est pas qu’un changement de rythmes scolaires. C’est aussi et surtout une vraie connerie. Qu’on balance une réforme pour que les élèves puissent avoir des semaines plus lissées, pour que les élèves puissent sortir de l’école plus tôt pour pratiquer des activités de qualité, pour que les élèves puissent bénéficier de journées de classe moins longues pour accumuler moins de fatigue, je dis OUI !
Mais c’est FAUX! Et j’en ai la preuve : certaines écoles françaises ne pratiquent pas ces rythmes scolaires, mais ont mis en place un rattrapage des heures d’activités sur une demi-journée. Pour exemple, ça peut donner :
LUNDI journée complète comme l’année dernière (8h30-11h30 puis 13h30-16h30), MARDI journée complète again, mercredi matin (8h30-11h30) puis jeudi matin (8h30-11h30) puis vendredi toute la journée. Ceci est un exemple de ce qui est possible de mettre en place désormais dans l’esprit de la réforme. L’ESPRIT DE LA REFORME ??? On rembobine : cette réforme avait pour but d’alléger les journées de classe. Donc, là, t’es un élève, on te bourre le crâne trois jours par semaine, à l’ancienne, 6 heures par jour, on te fait venir une demi-journée le mercredi matin, on te fait revenir le jeudi matin avant de te lâcher l’après-midi entière dans le grand bain des activités de qualité. Au choix, tennis de table, foot, théâtre, musique pour les plus chanceux, et pour les autres dessin, jeux collectifs sous le préau miteux, mal chauffé, voire carrément ouvert, ou jeux de société dans des classes réquisitionnées, vidées de leurs enseignants. Et pour le bas-peuple, garderie! Wooow! La classe. Et cerise sur le gâteau, la garderie est parfois payante ! Extraordinaire ! Et enfin (désolé pour les divagations), tu termines ta semaine complètement tordue par un vendredi plein, juste avant le week-end. Okaaay… Donc, PLEIN – PLEIN – MOITIE – MOITIE – PLEIN. Semaine idéale pour les élèves.
Autre preuve : toujours dans la catégorie des écoles françaises favorisées : les écoles privées. Personne ne se demande pourquoi ces écoles de plus en plus attirantes n’appliquent pas les nouveaux rythmes (seulement 10% d’entre elles appliquent les nouveau rythmes !) ? Quand même, pour ceux qui ne le savent pas, ces écoles, majoritairement sous contrat, sont financées et entretenues par l’Etat et les collectivités territoriales, de la même manière que pour les écoles publiques. Les enseignants y sont d’ailleurs aussi rémunérés par l’Etat. Si cette réforme est si belle, si parfaite, on peut m’expliquer pourquoi les écoles privées ne foncent pas têtes baissées ? Non parce que soit les responsables du privé se foutent de leurs élèves en ne pensant qu’à sauver leur mercredi, soit ils ne souhaitent tout simplement pas investir massivement pour installer des activités de fin de journées et rouvrir les portes de leurs écoles le mercredi (et oui, ça coûte d’ouvrir un jour de plus!) pour rien. J’ai ma petite idée…

Alors pourquoi des écoles à deux vitesses ? Qui va enfin prendre la parole pour dénoncer ces injustices?

Et puis pour ne jamais oublier, voilà ce que ça a induit pour mes élèves (j’en oublie certainement, je me permettrai de modifier en cas de réveil de cerveau intempestif). Je ne fais que parler de MOI hein, j’imagine que d’autres pourraient en rajouter un couche. C’est juste montrer ce que ça change sur les élèves de ma ville :

- Plus de natation pour les CM depuis l’application de la réforme.
– 15 minutes de moins par classe d’intervention musique. Les intervenants devant désormais intervenir sur le péri…
– Moins d’activités extra-scolaires, confirmé par de nombreux parents. Avec la suppression du mercredi matin, impossible parfois de recaser les activités le mercredi après-midi ou en soirée. Il a donc parfois fallu choisir entre musique et sport par exemple.
– Des activités périscolaires de qualité (c’est ce qui était prévu) pas de qualité.
– Des activités périscolaires pas pour tout le monde. Rien en maternelle, peu au CP et quelques grands peuvent espérer pratiquer quelques séances de sport dans la cour de l’école.
– Beaucoup d’enfants qui restent à l’école après la sortie. La mairie a d’ailleurs communiqué l’an dernier en se félicitant de cette réussite. Mais comment pouvait-on imaginer que les élèves rentreraient plus tôt chez eux??? Cette augmentation était une évidence !
– Des mardis soirs qui ne seront plus jamais comme avant.
– La suppression des récréations de l’après-midi !!! Énorme injustice alors qu’on nous rabâche que le temps de l’élève à l’école n’a pas changé! Les élèves ont donc plus "d’heures de cours" et moins de récré. Ou pour faire plus simple, les élèves du primaire ont désormais moins de pause que des élèves du secondaire. Un gamin de CP a moins de temps qu’un élève de 3e pour discuter avec ses copains, pour partager des moments importants, pour jouer, pour se détendre ou pour aller aux toilettes (pas de récré l’après-midi, c’est pas de passage aux toilettes pendant 2h15 / 2h30.
– Des séances de sport le mercredi matin ! Parfait pour ceux qui pratiquent un sport le mercredi après-midi  ! Il me semblait pourtant que le matin devait être consacré aux apprentissages fondamentaux (maths / français).
– La fin du ski à la semaine. Les enseignants ont dit stop ! Avant, de tradition, ski une semaine en CM1 et en CM2, sans nuitée, avec retour vers 17h30. Aujourd’hui, avec raccourcissement de la journée, les enseignants ont dit stop ! Plus de bénévolat. On raccourcit les journées, alors pourquoi continuer à faire des heures supp’ ? On reste dans l’esprit de la réforme et on pénalise les pauvres gamins qui n’ont rien demandé…
– Des petites sections à qui on coupe la sieste ou qu’on ne laisse plus faire la sieste. Après-midi trop courte…
– Le recul du début de la journée, passant de 8h30 à 8h45, et donc fin des classes à 16h au lieu de 16h30. Révolution? Les parents remercient la mairie pour ce changement qui ne leur permet plus de déposer leurs enfants à l’école le matin…
– Des après-midi raccourcies, pendant lesquelles on a l’impression de moins en faire. Et donc, d’en demander encore plus aux élèves (petit rappel de circonstance, les élèves sont passés de 27 heures pour tous à 24h pour presque tous, et 25h ou 26h pour les élèves en difficulté ("T’es nul ? Ok, tu viendras en fin de journées travailler un peu plus. Toi, la réforme, c’est pas pour toi. T’es en difficulté, tu n’as donc pas le droit au repos et aux journées allégées, et par conséquent, t’auras pas la possibilité de participer aux activités sportives et culturelles qui pourraient te faire découvrir d’autres choses que ta télé. Tu viendras donc jusqu’à 17h ET le mercredi matin, comme les autres bons élèves !").
– Des activités sont proposées sur la pause méridienne ! Et personne ne se rend compte que seuls les enfants inscrits à la cantine peuvent y participer ! "Toi, t’as la chance de bouffer chez ta mère, au calme, tu vas pas nous demander en plus de participer aux activités de 12h30 non?" [Précision: les activités sur ce temps sont... roulement de tambour... BCD et pétanque. Génialissime.]

Et pour d’autres écoles aussi c’est dur. Un exemple parmi d’autres : des élèves de primaire (rappel : primaire = maternelle + élémentaire, donc de la PS au CM2) qui doivent se taper 1h20 de trajet en car A/R pour 2 heures de classe le mercredi matin. 1h20 de trajet pour 2 heures de classe !!! N’importe quel adulte travailleur prendrait très mal une telle demande de son employeur. Voire même refuserait.

Et demander une application de la réforme à toutes les communes de France, sans tenir compte des spécificités de chacune d’entre elles, c’est comme si on demandait à une famille riche et une famille pauvre d’avoir le même train de vie. NO WAY !
Et ça va même au-delà des différences entre communes. Les différences se font aussi au sein d’une même ville! Par chez moi, on trouve des écoles avec grande cour, terrain de hand et basket, un voire deux préaux fermés, des salles inutilisées par les enseignants. Mais on trouve également des écoles sans préau fermé, sans salle libre, sans grande cour et marquage au sol de terrains sportifs.

L’idée de génie serait peut-être tout simplement de revenir aux 27 heures, avec 2 samedis sur trois vaqués pour le bonheur des familles et des enseignants, TOUT EN PROPOSANT DES ACTIVITÉS de 16h30 à 17h30.

Alors, que ceux qui pensent que cette réforme est une bonne chose pour nos élèves, pour nos enfants, prennent la parole. Je suis tout ouïe. Mais pas de langue de bois hein ! Du sérieux !

Si...

Par Le 19/09/2014

Si tu peux être en paix alors qu'autour de toi

Tombent les enfants comme les feuilles des bois,

Étouffent les enfants dans les bras des aînés

Qui se croient tout permis envers ces nouveau-nés

 

Si tu peux violenter la virginité

De leurs âmes offertes à tes sourires menteurs

Sans jamais ressentir la tristesse de leurs cœurs

Périssant sous le poids de tes divinités

 

Si tu peux devant eux te dresser sans honneur

Sans jamais en toi-même observer ton enfant

L’âme pure et joyeuse des matins naissants

Avant que tu ne croises le chemin des tueurs

 

Si tu crois détenir une quelconque vérité

Quand tu n’es qu’un pantin aux idées engoncées

Une tumeur cérébrale qui s’extasie

Des poisons qui la tuent tout au long de sa vie

 

Si tu penses devoir lutter contre la Terre

Et choisir follement de souiller notre Mère

Éduqués par des fous à gagner une vie

Qui jamais ne se plaint alors qu’elle te remplit

 

Si tu peux devant toi entasser tous tes biens

Et te sentir heureux en gâchant ton destin

Posséder des chimères et en nourrir tes peurs

De perdre tout à coup une vie de labeur

 

Si tu penses choisir l’horizon du chemin

Quand tu ne fais qu’emprunter celui de tes aînés

Et pour te rassurer faire de tes héritiers

Des enfants formatés à la course des biens

 

Si l’amour en ton cœur n’est qu’une possession

Une mise en valeur de toutes tes ambitions

Si tu veux enchaîner les âmes comme des chiens

Tu n’es juste qu’un pilleur qui court à sa fin

 

Si tu te crois entier quand tu n’es qu’un fragment

Qu’un moi émietté qui n’a plus de ciment

Et qui cherche la paix dans les mirages payants

Quand le trésor est en toi et qu’il t’attend

 

Si tu peux voir détruit cette existence plate

Sans un mot quitter l’idée de la rebâtir

Tu laisseras s’éteindre cette âme de blatte

Pour un matin laisser de toi l’Humain jaillir.

Prince Ea

Par Le 18/09/2014

Dans l'océan du net, des chroniques et plus de 1000 adresses fiables, éthiques et bio.



http://www.laseiche.net/les-chroniques-de-la-seiche/article/prince-ea-le-monde-va-finir#forum719

(16 septembre 2014)

Prince Ea... Le monde va finir

Quand la musique inspirée et le flot des mots nous ramènent à l’essentiel...

"Le monde va finir 
L’air est pollué, les océans contaminés
Les animaux disparaissent, l’économie s’effondre
L’éducation est morte, la police corrompu
On évite l’intelligence, on récompense l’ignorance
Partout des gens déprimés, en colère
On n’arrive pas plus à vivre ensemble qu’avec nous-mêmes
Alors on se met sous médicaments
Dans la rue, on se croise sans se voir 
Et si jamais on se parle ce sont des mots sans vie 
La plupart des gens désirent 15 secondes de gloire 
Au lieu d’une vie pleine et riche de sens 
Car ce qui est populaire est plus important que ce qui est juste 
Évaluer compte plus que dire la vérité 
Nos politiques construisent deux fois plus de prisons que d’écoles 
C’est plus facile d’avoir un Big Mac qu’une pomme 
Et quand tu trouves une pomme 
Elle a été créée dans un labo, génétiquement modifiée 
Les présidents mentent, les politiciens se jouent de nous 
Les races sont encore un problème tout comme la religion 
Ton Dieu n’existe pas, mon Dieu existe et il est Tout-Amour 
Et si tu n’es pas d’accord... je te tue 
Ou pire je vais discuter à mort 
A la radio, 92% des chansons parlent de sexe 
Nos enfants ne tagguent pas, ils matent des vidéos douteuses 
En moyenne, les gens passent 5 heures par jour devant la télé 
Et il y a plus de violence sur les écrans que jamais par le passé 
La technologie nous a donné tout ce que nous pouvions désirer 
Nous volant en même temps tout ce dont nous avons vraiment besoin 
L’orgueil est toujours au top, l’humilité méprisée 
Tout le monde sait tout, tout le monde va quelque part 
Ignorant celui-ci, critiquant celui-là 
Y a plus d’avoir que d’être humains 
Beaucoup d’hommes repliés sur le passé, pas beaucoup en devenir 
L’argent reste la racine de tous les maux 
On dit à nos enfants de ne pas passer tel diplôme 
Parce que ça ne paye pas assez 
Les devoirs spirituels ne sont faits que dans un esprit de profit 
Des vidéos montrant les malheurs des uns réjouissent les foules 
On se marre et on partage ça pour en rire entre amis 
Nos modèles actuels 
Auraient été il y a 60 ans les exemples à ne pas suivre 
La discrimination est encore légale dans certains États 
Juste parce que tu es né comme ci ou comme ça 
Des entreprises investissent des millions pour recruter des têtes 
Et convaincre des fillettes de se maquiller pour être belles 
Rabaissant en permanence leur estime de soi 
Puisqu’elles ne seront jamais assez belles pour 
Incarner d’impossibles normes 
Les entreprises nous disent achète achète achète prends ceci ou cela 
Suis la mode, allez vas-y 
Ce truc va te rendre heureux... mais ça ne dure pas longtemps 
Alors qu’est-ce qu’on peut faire au milieu de cette folie, de ce chaos ? 
Quelle est la solution ? Nous pouvons aimer 
Pas l’amour sirupeux des tubes à la radio 
Non, je parle d’amour, un véritable amour, libre, fort 
Vous pouvez aimer, vous pouvez vous aimer 
Du réveil au coucher 
Posez des actes de gentillesse parce que ça c’est contagieux 
On peut être attentif à chaque instant 
Et planter des graines de bonté 
Faire preuve d’un tout petit peu plus de compassion 
Nous pouvons pardonner 
Parce que dans 300 ans ce sera quoi ta rancune envers 
Ton ami, ta mère, ton père, ça vaut le coup ? 
Au lieu d’essayer de changer les autres, changeons-nous d’abord 
Nous pouvons changer nos coeurs 
Assez de mensonges 
Assez de lavages de cerveaux orchestrés par nos leaders et nos proches 
Tout cela nous empêche de nous relier à nos frères et soeurs 
Et met en avant la colère, la haine, la cruauté 
Mais quand on est dans l’amour, la colère se fait empathie, 
La haine devient compassion, la cruauté bonté 
L’amour est la plus puissante arme sur cette planète 
Robert Kennedy a dit ça un jour 
Peu d’entre nous vont changer l’histoire 
Mais chacun d’entre nous peut changer une petite série d’événements 
Et c’est dans la somme de tous ces changements 
Que s’écrira l’histoire d’une nouvelle génération 
Alors oui, ce monde va finir 
Et le chemin vers un nouveau départ commence en vous." 

Merci à Prince Ea de m’avoir envoyé ses paroles pour que je les traduise.

 

Ultimatum

Par Le 18/09/2014

Il est clair que l'Humanité se trouve aujourd'hui face à un ultimatum.

L'idée d'un progrès nourri par la haute technologie et une croissance forcenée, ce progrès qui voulait "libérer" les hommes de leurs conditions a contribué finalement à l'enfermer encore davantage.

Les progrès de la médecine ont permis principalement de maintenir en l'état les forces ouvrières. Il fallait prioritairement entretenir les masses travailleuses. Un médecin, à mon sens, a pour but de préserver chez son patient sa bonne santé et non de le guérir lorsqu'il est tombé malade. C'est la prévention et l'équilibre d'une vie saine qui sont les axes premiers. Mais de quoi vivraient les laboratoires pharmaceutiques, comment préserver la croissance des chiffres d'affaires si les hommes restaient en bonne santé ?

Je ne nie pas que les médecins sauvent des vies. Je ne nie pas le dévouement de certains. Je condamne juste une collaboration à un système financier.

Qui, au niveau du peuple, a idée des bénéfices colossaux amassés par les laboratoires ?  

Cette puissance matérialiste a effacé les équilibres. L'indigence côtoie des fortunes bâties sur des empires où la manipulation des masses autorise toutes les dérives. Réussir sa vie signifie parfois que celles des autres servent de support. Peu importe les dégâts générés. Seul le résultat compte...

La médecine soigne les victimes et entretient les armées de consommateurs.

L'ère de la technologie fondée sur les ressources naturelles détruit la Nature elle-même. Les dommages ont pris une dimension planétaire.

La négation de toute spiritualité, l'effacement même de l'unité, l'empathie envers la Terre.

Combien sont-ils aujourd'hui à aimer l'atmosphère ? L'idée elle-même paraît absurde pour la majorité des Humains. Et pourtant...

Combien d'enfants aujourd'hui à honorer la Vie, combien à remercier pour le souffle vital ? L'idée, sans doute, ne les effleure même pas et je ne tenterai plus de le leur faire ressentir.

Les politiciens ne dessinent aucun horizon car ils sont enfermés dans la geôle des conditionnements qu'ils propagent.

Je ne connais aucun artiste capable de créer un élan vers l'Eveil des consciences.

Ils existent pourtant, inévitablement, mais ils n'ont aucun accès, aucune porte ouverte vers la masse.

Et la masse, elle-même, ne les cherche pas car elle s'oblige à croire, comme les aînés, que les solutions viendront des Maîtres du système.

Tout ce monde tourne en rond et creuse sous ses pieds un puits sans horizon et sans lumière.

Alors, est-ce que cette Humanité est irrémédiablement condamnée ? 

NON.

Car, des individus, aux quatre coins d'une planète ronde, oeuvrent à LEUR PROPRE CHEMIN.

Et c'est là que se trouve l'horizon.

Aucun mouvement commun ne porte de solutions mais les indivdualités tiennent en leur sein la création d'une Humanité différente.

Les échanges d'idées ne se feront pas dans l'optique d'une suprématie mais uniquement d'un partage.

Ce partage ne sera pas le pilier d'une économie destinée à établir des hiérarchies sociales mais à instaurer une spiritualité vierge de toute volonté d'influences.

Les religions s'éteindront car elles ne sont que des mouvements de pensées similaires à une économie de marché.

Les politiciens disparaîtront car ils ne sont que des prêtres fanatiques adorant leurs églises.  

La culture ne sera plus la source d'une compétition acharnée pour vendre des produits mais une propagation libre de toutes les formes d'amour envers la Vie. 

Je ne serai plus de ce Monde lorsque cela arrivera. 

Mais c'est sans importance.

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