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Pyramide de Ponzi

Par Le 14/10/2014

Sur un site économique.


ETAT DES LIEUX

La vaste pyramide de Ponzi de la création monétaire par la dette via les banques commerciales est en train de s'effondrer... il fallait bien que ça arrive un jour car ce système prélève ( au profit des banksters ..) plus à la nation qu'elle ne produit de richesse ... Aujourd'hui , la quasi totalité du montant des dettes souveraines correspond au montant des intérêts cumulés payés par les états ...
Aujourd'hui,  par exemple, les USA font 5,5 dollars de dette pour augmenter le PIB de 1 dollar ... ça ne pourra pas tenir longtemps ce système ...
Pour que la pyramide de Ponzi fonctionne : il faut qu'il y ait toujours plus de ménages qui s'endettent pour compenser la destruction de monnaie suite à ceux qui remboursent ...
Or aujourd'hui on a un système où ceux qui pourraient s'endetter préfèrent se désendetter et ceux qui voudraient s'endetter ne le peuvent pas ...

Comme le communisme, le capitalisme libéral va faire faillite ... Ce système profite à une part de plus en plus restreinte de la population au prix de sacrifices de plus en plus importants pour les autres ... Par exemple, la monnaie en circulation n'est pratiquement que de la monnaie d'endettement et  les agents économiques cherchent à se désendetter, il va y avoir réduction de la masse monétaire à disposition de l'économie réelle ...
Baisse du crédit = réduction de la masse monétaire = réduction des investissements et de la croissance 
Certes, les banques centrales ont multiplié presque par 3 les liquidités mondiales depuis 2008 mais ces liquidités ne vont plus dans l'économie réélle car :
- ceux qui voudraient emprunter ne le peuvent pas parce qu'ils ne présentent pas assez de garanties pour les banksters
- ceux qui pourraient emprunter ne le font pas et épargnent ..
Dans ces conditions, on voit bien que le système ne peut plus fonctionner et on va droit à la faillite ...
Les taux n'ont jamais été aussi bas, et pourtant le crédit ne redémarre pas ...

Le modèle "Ford" a été remplacé par le modèle "Wal Mart", ce système dont tous les mondialistes nous font l'apologie matin , midi et soir : plus de concurrence, baisse des coûts, taille dans les effectifs, augmentation de la productivité, baisse des cotisations sociales et des impôts ....
L'économie mondiale est atteinte du syndrome Wal-Mart qui se caractérise par :
- un écrasement des prix pour le bonheur des consommateurs mais au prix d'une distribution massive de produits réalisés dans les pays à bas coûts ;(pas de créations d'emplois autres que de l'esclavage)
- un bénéfice mitigé pour les USA puisque de nombreuses entreprises locales ont dû fermer leurs portes par manque de compétitivité ;
- des licenciements massifs pour les salariés de ces entreprises qui en sont réduits à accepter des emplois chez Wal-Mart moins bien payés ( jusqu'à 50 % de moins sur la fiche de paie !! )

Mais ces salariés sont aussi des consommateurs !!!
Comment vont-ils faire pour consommer plus s'ils gagnent encore et toujours moins ?
Avec une croissance qui ne repose que sur la consommation des ménages, on voit mal comment on pourrait retrouver une forte croissance ???
Bref,c''est pas la monnaie qu'il faut changer, mais le système entier dirigé par la mafia des banksters qui font ce qu'ils veulent pour maintenir leurs privilèges:
- manipulation des taux ( libor )
- manipulation des monnaies
- distribution de produits financiers pourris ( subprimes ..)
- fraude fiscale au profit des gros contribuables ou des multinationales ( montages dans les paradis fiscaux ..)
- manipulation du cours des actions avec les Hedge Fonds ....

Le crédit est le cancer du capitalisme , il est à l'origine de toutes les bulles dont l'éclatement a ravagé nos economies :
- bulle sur les actions en 1929
- bulle des technos en 2000
- bulle des subprimes ...
et maintenant, bulle des dettes souveraines qui ne va pas tarder à éclater elle aussi ...

Bref le krach économique est inévitable maintenant :
- la zone euro est en déflation et s'apprête à retourner en recession
- les "BRICS" commencent à connaitre des difficultés et la Chine voit son activité fortement ralentir
- les USA s'apprêtent à remonter leurs taux ce qui va relancer la "guerre des monnaies"
- la bulle obligataire peut exploser à tout moment ....
- les tensions géoplitiques sont toujours là ( Ukraine, Proche Orient ...)

C'est un état des lieux et je n'ai pas de solutions autre que l'annulation intégrale des dettes envers les banques...

Le problème et la solution

Par Le 13/10/2014

"S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème."

Les SHADOCKS (Jacques Rouxel)

Mais il reste dès lors le problème de la question. Si personne ne se pose la question relevant d'un problème, aucune solution ne pourra être trouvée. Il est donc indispensable que des problèmes soient soulevés pour que les questions se dressent car c'est là que cette intelligence en chacun pourra s'éveiller. Et les intelligences associées créeront la possibilité d'une réponse. 

La pire attitude consisterait par conséquent de refuser l'émergence d'une question en extrapolant sur l'éventuelle impossibilité de trouver une réponse. 

Il peut sembler absurde de chercher à savoir qui a pensé Dieu. 

Mais si personne ne s'interroge sur ce problème, aucune réponse ne pourra jamais émerger et on considèrera donc que le problème n'existe pas. 

Si l'Humanité a progressé, c'est parce qu'elle n'a jamais cessé de s'interroger. S'abandonner à l'indifférence serait une condamnation. Ce serait comme un déni de Dieu en nous et par conséquent notre propre négation. Nous ne serions rien d'autre que ce néant qui n'a jamais existé puisque rien ne peut advenir de rien...Même pas Dieu. 

Il me plaît de penser que sur cette planète, des esprits obstinés explorent des problèmes qui n'ont pas de solutions présentes mais que les questions qu'ils se posent contiennent en elles-mêmes une réponse essentielle : Nous sommes unifiés et nous sommes vivants. 

La réponse a moins d'importance que la vie insérée dans l'obstination à se poser des questions. 

Philippe Martinez

Par Le 13/10/2014

Lui ne cherche pas à connaître la Raison de tout ça. Il n'est pas collé à un écran d'ordinateur à se triturer les méninges. Il a les yeux collés à ses jumelles. 

 Il a l'utilité que je n'ai pas. 

Merci à lui.

 

Au-delà d'Alpha

Par Le 13/10/2014

 "Je suis sûr que Dieu est là, je soupçonne sa présence. Mais aucune parole sur Dieu n'est bonne, les comportements religieux sont toujours suspects, et les critiques de Marx ou Freud sont fondées. Alors, comment vivre? Si tout s'écroule, objet d'une critique cohérente, ma première décision sera de me comporter selon ma conscience. Alors j'ai compris que j'étais un philosophe et un croyant.

 

Philosophe, parce que je me méfie constamment du croyant que je suis. Croyant, parce que le message chrétien me concerne. je peux m'identifier à lui. Le croyant en moi provoque le philosophe et le philosophe ne parvient pas à réduire le croyant. Et ce dialogue est source de vie "

Jacques Durandeaux.


Je ne suis pas Chrétien et je ne suis pas philosophe.

Mais je m'interroge constamment.

J'ai lu que les scientifiques sont capables d'identifier les ondes du cerveau et je comprends davantage les états que je connais lorsque j'écris, lorsque j'aime la femme que j'aime, lorsque je contemple les montagnes, lorsque j'écoute de la musique...

Tout cela est cartographié. On sait le "comment". Les philosophes et les scientifiques peuvent s'étendre sur le sujet et ils le font allègrement. Je n'ai rien à leur reprocher et leurs travaux nourrissent et enrichissent mes propres questionnements. 

Mais il reste un espace personnel dans lequel je suis libre d'évoluer et de m'étendre, comme une onde. C'est celui de "ma" spiritualité.

Ces ondes alpha ou autres, peu m'importe le nom qu'elles portent, si elles existent, c'est qu'il y a une intention.

Lorsque j'écris, j'ai une intention. Lorsque j'aime physiquement, émotionnellement, spirituellement, intégralement la femme que j'aime, j'ai une intention. Lorsque je vais en montagne, j'ai une intention.

Mais si cette intention existe, c'est donc qu'il y a une intelligence. Rien n'est dû au hasard.

S'il y a une intention, c'est que dans l'instant présent, je possède la capacité à m'en extraire pour aller plus loin ou plus haut mais en tout cas dans une dimension qui ouvre le champ des possibles...

Puisque notre cerveau dispose de ces espaces, c'est qu'il y a une intention mais celle-ci ne nous appartient pas au regard de son origine. Nous n'en sommes pas les instigateurs, nous n'avons pas oeuvré à son élaboration. Nous en sommes uniquement les héritiers...

Mais pour qu'il y ait héritage, il faut qu'il y ait un donateur. 

Aucune richesse intérieure ne peut s'élaborer sans un potentiel inné. 

Dieu ? 

Celui-là n'est qu'un nom, une identification et par conséquent une limite. 

Je suis par exemple incapable de savoir ce qu'il reste de moi, de façon claire, lorsque je me défais par un effort mental de toutes mes identifications. Je pourrais me satisfaire de l'image de mon corps et lui attibuer le nom de Moi. Mais rien dans le fonctionnement de ce corps ne m'appartient. J'en connais partiellement les rouages mais aucunement la Raison de son élaboration... Son intention.   

Je pourrais étudier pendant une vie entière, explorer jusqu'à l'infiniment petit, au coeur même des particules, sans parvenir à trouver en moi la Raison même de ce réseau de connexions. 

Et pourtant, il me semble absolument inconcevable que tout cela n'ait aucun sens. 

La question de Leibniz "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? " ne me suffit pas. 

Le néant n'est rien et rien que de l'écrire, je lui donne une forme et il n'est plus dès lors ce rien mais un quelque chose qui n'est rien... Et il ne sert à rien de s'y perdre. 

Ce qui m'interroge, ça n'est pas la Raison du quelque chose mais la possibilité que du rien jaillise quelque chose. Car il est nécessaire dès lors qu'il existe déjà quelque chose qui puisse s'extraire du rien. 

C'est la question de la Raison de Dieu qui me hante. Non pas sa raison dans le sens de l'entendement mais dans la possibilité qu'il existe. Comment concevoir l'idée que Dieu puisse s'extraire de rien ?...Il faudrait qu'Il puisse se penser lui-même et dès lors élaborer sa propre création alors qu'il n'existe absolument rien. 

Dieu serait apparu de rien ? Mais pour qu'il puisse y prendre forme, il faudrait qu'il puisse avoir été nourri par une intention...

Et c'est là que je tombe dans le néant...

Qui a pensé Dieu ? 

Est-ce que Dieu en l'Homme a créé un espace qui lui permettait de s'interroger sur la Raison de sa propre création, non pas la Création de l'Univers mais sa propre élaboration. Est-ce que Dieu en l'Homme cherche à savoir d'où il vient ? 

Est-ce que Dieu est aussi hanté que moi de la Raison de tout ça ?

Ondes Alpha

Par Le 13/10/2014

Je sais maintenant que bien souvent, lorsque j'écris, je suis en mode Alpha. 

Cela explique que je suis si surpris lorsque je me relis ensuite, le lendemain ou plusieurs jours après alors que je le fais en mode Beta...

La part intuitive a disparu, le bien-être n'est plus, l'osmose entre les deux hémisphères du cerveau est provisoirement rompu. Il ne reste que l'analyse et elle est éminemment décevante au regard de tout ce qui a émergé alors que je fonctionnais dans l'espace Alpha...

Il est 4 h du matin.

Entre le niveau 3 et le niveau 2, mon cerveau est gorgé d'ondes, je vois s'étendre des vagues, j'entends des souffles comme des vents solaires. 

Je sais comment écrire ce qui vient en moi sans chercher à en contrôler ni le flux, ni le contenu...

Il est étrange de retrouver cette similitude du bien-être de l'acte d'aimer, lorsque l'euphorie s'est calmée et que s'étend en chacun le mouvement hypnotique des corps, la douceur et l'intensité, le désir de prolonger la fusion, comme si des deux cerveaux émanaient une énergie commune et que c'est dans cet espace d'ondes que l'Union avait lieu...


 

Notre cerveau est constitué de plusieurs milliards de cellules qui échangent en permanance des informations. Ces échanges provoquent l'émission de courants électriques faibles -les ondes cérébrales- que l'on peut capter grâce à l'électro-encéphalogramme. Le rythme de ces ondes (mesuré en cycles par secondes) varie selon notre activité : éveil, apprentissage, repos, relaxation, sommeil léger, sommeil profond... Chaque type d'onde est représenté par une lettre de l'alphabet grec : alpha, beta, thêta, delta.

Les ondes émises par le cerveau

Les explications qui suivent nous ont été fournies par Philippe Perruchon (Natura-Clairvi) , praticien en sophrologie.

Le rythme BETA
C'est le cycle de plein éveil, celui auquel nous fonctionnons lorsque nous avons les yeux ouverts, que nous sommes dans l'action, que nous réfléchissons, que nous étudions, que nous apprenons, etc... Notre cerveau fonctionne alors en plein régime, et l'encéphalogramme nous montre que celui-ci affiche des cycles de l'ordre de 14 à 21 cycles par seconde. Dans les états d'hyper-activité, notre cerveau fonctionne bien plus près des 21 cycles/secondes que celui des 14 cycles.

Le rythme ALPHA
Dès que nous avons les yeux fermés, que nous prenons une position confortable, allongé sur un lit par exemple, automatiquement l'encéphalogramme affiche un ralentissement des ondes cérébrales et notre cerveau fonctionne alors suivant un rythme qui oscille entre 7 et 14 cycles/secondes.
Il est intéressant de noter qu'à ce rythme, les deux hémisphères du cerveau arrivent à fonctionner ensemble dans une harmonie parfaite alors que lors du rythme Beta, nous fonctionnons souvent avec un hémisphère dominant, (le gauche dans la plupart des cas), ce qui privilégie le travail analytique et la réflexion mais ce qui nous "prive" de toute la perception intuitive, créative et globale de l'hémisphère droit.
Mais nous reviendrons un peu plus loin sur les avantages que nous offre le rythme Alpha.

Le rythme THÊTA
Lorsque l'activité cérébrale se ralentit encore et que nous arrivons dans une zone qui oscille entre 4 et 7 cycles/secondes, nous pouvons dire que le cerveau fonctionne au rythme des ondes Théta. Ce rythme correspond à la phase du sommeil léger, et plus nous nous enfonçons dans ce rythme, plus le sommeil devient profond. Au niveau Thêta, nous trouvons aussi la zone correspondant au sommeil hypnotique et la zone d'insensibilité à la douleur.

Le rythme DELTA
Le dernier des quatre cycles de fonctionnement de notre cerveau.
Il correspond véritablement à la zone de l'inconscient, le sommeil très profond et plus nous fonctionnons en dessous de 4 cycles/secondes, plus nous sombrons dans des états qui s'approchent de la mort physique. Dans cette zone, seules les fonctions vitales sont assurées par le cerveau. Lorsque l'encéphalogramme affiche un tracé plat, cela signifie la mort cérébrale... n'ayant plus d'activité cérébrale, l'individu est considéré comme mort physiquement.

Revenons plus en profondeur sur le cycle des ondes ALPHA....
Pourquoi ce cycle est important pour nous ? C'est en effet un cycle important puisque la nature a prévu que lorsque nous sommes au niveau d'éveil, c'est à dire que nous fonctionnons au rythme BETA, notre cerveau chute très régulièrement dans les ondes Alpha, sans que nous en soyons vraiment conscient, et ceci pour éviter une "surchauffe" de notre cerveau.... Près de 30 fois par minute, notre cycle cérébral chute quelques microsecondes seulement au rythme des ondes alpha.
Lorsque nous fonctionnons au rythme cérébral alpha, les deux hémisphères de notre cerveau fonctionnent en parfaite harmonie, ce qui nous permet d'avoir une vision plus globale des choses, ce qui nous permet encore
• d'avoir une meilleure concentration, 
• une meilleure mémoire,
• de pouvoir mieux gérer nos états de stress et nos états émotionnels,
• de pouvoir prendre un contrôle conscient du fonctionnement de notre corps, de nos organes, et de nos réactions physiologiques,
• de pouvoir prendre le contrôle de nos habitudes, surtout de celles que l'on désire changer,
• de pouvoir créer de nouvelles habitudes plus positives et salutaires pour notre vie,
Au niveau alpha, nous avons une meilleure perception de tous nos sens et même, nous sommes beaucoup plus à l'écoute de notre intuition, ce qui veut dire que nous savons ce qu'il faut faire au moment où il faut le faire.
Notre mental est alors en "veilleuse", il interfère moins souvent et notre choix est alors plus juste, plus intuitif...
L'intuition peut être définie comme cette faculté de connaître des informations qui sont hors de notre champ de perception habituel.

Le rythme Alpha se décompose aussi en 4 niveaux
Le niveau 4, très proche de l'état d'éveil, s'active d'une manière automatique dès que l'on prend une position de relâchement, soit confortablement installé dans un fauteuil, ou allongé sur un lit, et que l'on ferme les yeux. A ce moment là, automatiquement notre cerveau ralentit les ondes cérébrales.... puis si nous persistons plus longtemps, nous sentons alors tout notre corps se détendre, se relâcher.... c'est le niveau 3 du rythme alpha.
Au niveau 3, notre mental est encore très actif; nous sommes encore capables de penser à dix mille choses qui nous préoccupent... puis vient le moment où nous avons le sentiment de planer....d'être bien, nous serions à ce moment presque incapable de savoir ce à quoi nous pensions, c'est le niveau 2.
Puis juste après cette phase, nous sombrons encore un peu, nous passons par le niveau 1, le niveau de base du rythme alpha. Sans même nous en rendre compte et parce que nous n'en sommes pas conscient, nous chutons encore plus bas dans le sommeil et là notre cerveau fonctionne déjà en Thêta... et c'est bien dommage car juste avant cela, l'occasion nous était donnée au niveau 1, le niveau de base du rythme alpha, d'ouvrir la porte de notre subconscient et de lui donner des ordres bien précis pour qu'il nous serve au lieu de nous desservir, comme il le fait bien souvent...
Le but des exercices et des méthodes de contrôle mental au niveau alpha, comme la méthode Silva ou bien d'autres encore, ont pour but d'apprendre à parvenir au niveau 1, à le maîtriser tout en gardant en permanence le contrôle et sans chuter plus bas dans le sommeil.
Nous pourrions presque dire qu'il s'agit véritablement d'un exercice sportif, bien qu'ici le sport soit purement cérébral.
Si je fais cette comparaison avec un sport, cela n'est pas complètement innocent... car comme vous le savez, la performance sportive sera directement proportionnelle à l'entraînement que vous aurez effectué.
Donc plus vous allez vous entraîner à travailler consciemment au niveau alpha, plus cela vous sera facile et plus vous en tirerez des avantages précieux dans tous les domaines de votre vie...
• que ce soit pour améliorer votre santé, 
• pour vous fixer des objectifs professionnels et les atteindre,
• pour travailler votre confiance en vous,
• pour renforcer et développer votre mémoire,
• pour arrêter de fumer,
• perdre du poids,
• etc.. etc... la liste serait bien trop longue à dresser.

Je pense que maintenant, après la lecture de ces quelques lignes, vous savez un peu mieux ce que représente le "Rythme des Ondes Alpha" et que vous percevez beaucoup mieux, le champ d'application qu'il vous offre... champ d'application véritablement illimité si vous voulez bien m'en croire !


Téléinduction au cours de la méditation : approche électrophysiologique d'une problématique nouvelle sur la conscience 
(
Lachaud C. Michel, Mémoire de Maîtrise , Université de Nice Sophia Antipolis - 06/1996, .....
"corrélats électrophysiologiques (EEG, RED) d'un état de conscience modifié grâce à une technique de méditation d'origine indienne". (Taper "Lachaud" dans le moteur de recherche
))

Apprentissage, stress et émotions

Ce texte est tiré d'un document de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) dont l'intégralité est disponible ici.

La plupart des enseignants s'accordent à dire que les étudiants participent et apprennent davantage dans un environnement détendu et néanmoins motivé. L'inverse est également vrai : la peur ou l'anxiété peut inhiber l'apprentissage et les résultats scolaires. Mais il ne suffit pas de se pencher uniquement sur l'environnement de la salle de classe. Les neuroscientifiques croient savoir pourquoi.

Deux parties spécifiques du cerveau ont fait l'objet d'un intérêt particulier : l'hippocampe, qui fonctionne entre autres comme une interface entre la mémoire à court terme et la mémoire à long terme, et joue un rôle déterminant dans l'apprentissage des faits ; et l'amygdale, qui participe à l'attribution d'une signification émotionnelle aux événements, et est en particulier impliquée dans le traitement de la peur.

Comme l'explique Bruno della Chiesa, coordinateur du projet OCDE-CERI, si vous vous retrouvez en face d'un taureau furieux par exemple, l'amygdale va prendre le relais et inhiber le raisonnement. Vous devenez ainsi plus efficace lorsque vous essayez de vous enfuir. En cas de stress, la transmission des informations au néocortex est bloquée ou se fait au minimum de manière anormale ou incomplète. Plus tard, vous pourrez vous souvenir d'avoir affronté l'animal, mais oublier ce qui s'est passé immédiatement avant ou après.

Les animaux dangereux sont rares dans les salles de classe, mais ils ont leurs contreparties émotionnelles, comme les professeurs, les autres étudiants ou les outils d'apprentissage eux-mêmes, par exemple des manuels ou des ordinateurs. Des influences extérieures négatives, telles que l'éclatement de la famille, le terrorisme, la violence sur le terrain de jeu et même l'influence des loisirs ou des médias, peuvent s'exercer sur l'enfant et perturber sa stabilité émotionnelle.

Autrement dit, alors que la peur nuit à la motivation et à l'apprentissage, le plaisir les favorise. Comme l'a souligné David Servan-Schreiber, de l'École de médecine de l'Université de Pittsburgh au cours du symposium d'Ulm, les étudiants ne peuvent simplement « pas traiter les informations comme le demande l'école si nous n'arrivons pas à agir sur l'interaction entre le déclenchement des émotions et le fonctionnement du cerveau ».

La compréhension des mécanismes et des processus neurofonctionnels pourrait permettre d'élaborer des programmes éducatifs cohérents qui contribueraient à former l'intelligence émotionnelle, augmentant ainsi la capacité d'apprentissage du cerveau. Les apprenants plus lents pourraient être formés en étant libérés de leurs peurs et de leurs blocages, ce qui pourrait déboucher sur une assimilation et un traitement plus faciles des informations. Cela demande des efforts de la part des éducateurs.

Dans le domaine de l'apprentissage, divers traitements thérapeutiques visant à maîtriser le stress et à améliorer l'intelligence et la stabilité émotionnelles commencent à être incorporés dans certains programmes scolaires. Le gouvernement britannique a récemment identifié 25 services éducatifs qui testeront et mettront en oeuvre des programmes pilotes de prise en compte des émotions.

Il ne fait aucun doute que les influences sociales et familiales sont importantes, mais nos ondes cérébrales montrent que les éducateurs et les autorités, plutôt que de se limiter uniquement à l'enseignement, devraient également s'attaquer aux influences émotionnelles présentes dans la salle de classe.

http://www.ecole-et-relaxation.com/html/cerveau_contenu.htm

Thérapeute

Par Le 12/10/2014

Montagne avatar

Lorsque j'étais adolescent, je voulais devenir Guide de hautes montagnes. À mes yeux, ce métier nécessitait une maîtrise totale, physique et émotionnelle, une gestion de tous les phénomènes intérieurs, résistance et peur, fatigue et ténacité, courage et lucidité... Il me semblait impossible qu'un Guide puisse se laisser envahir par les émotions générées par la beauté des montagnes ou par leur rudesse. Il était responsable de son client et faillir à cette maîtrise pouvait conduire à la mort de son client et à sa propre mort. 

Je suis entré dans la profession d'instituteur avec la même exigence. 

Un Maître à mes yeux devait être un individu pleinement conscient de ses phénomènes intérieurs, devant posséder une connaissance extrêmement aboutie de luii-même, lucide, clairvoyant, rigoureux, attentif, bienveillant, aimant, tenace et patient. Toutes les qualités d'un guide...

Il était exclu pour moi qu'un enseignant puisse être un individu tourmenté qui prendrait sa classe comme le vide-ordures de ses errances, de ses conflits, de ses traumatismes, qu'il puisse considérer la classe comme un dépotoir, un exutoire, un champ de batailles sur lequel il aurait pleins pouvoirs. 

Les enfants, immanquablement, en souffriraient et pourraient même en "mourir" spirituellement.  

Il n'était donc pas question à mes yeux que je puisse succomber à la colère jusqu'à porter un jugement sur un enfant, jusqu'à insérer en lui des poisons mortifères. Lui reprocher les errances de ses pas. Ne jamais porter atteinte au marcheur lui-même.   

Cela reviendrait à être un guide invalide. Aucune altitude ne pourrait être découverte par le client de la cordée; aucune révélation ne surviendrait, aucun éveil, aucune contemplation. celui-là ne serait qu'un guide plongeant son client vers des entrailles gangrénées par ses propres cadavres.

Aujourd'hui, je suis engagé dans une formation de thérapeute.

Une formation très exigeante, menée par une Professionnelle possédant une maîtrise semblable à celle d'un Guide. Clairvoyance, rigueur, bienveillance.

Je suis dans la cordée, je marche dans les traces qu'elle a posées pour nous tous. Mais je n'ai pas son rythme, je n'ai pas ses qualités, je n'ai pas son expérience, je ne suis qu'un béotien qui découvre des horizons qui l'éblouissent, qui le fascinent, le bouleversent, l'enivrent et le stimulent.

La sophrologie analysante est une montagne gigantesque, une masse dressée vers les Cieux, au sommet de laquelle trône une lumière bienveillante qui m'aimante.

Je marche sur ses pentes, alourdi par mes propres fardeaux, j'ai conscience de l'immensité de la tâche, chacun de mes pas exige une énergie totale.   

Je ne sais pas si j'atteindrai un jour le sommet. Pour l'instant, les altitudes me dominent et pourtant je reste engagé dans le rythme obstiné de mes pas. Je n'ai aucunement la prétention de croire qu'un jour, je prendrai la tête de la cordée et encore moins que je parviendrai à cheminer tout seul sur les pentes. 

Je sais que je devrai à maintes reprises redescendre vers des camps intermédiaires pour reprendre des forces, récupérer, me contenter des altitudes atteintes et des horizons découverts, les laisser se diffuser en moi comme des sèves nourricières. 

Dans l'écrin de mon refuge, je sentirai dans mes fibres leurs cascades réjouissantes, le courant de leurs flots. J'attendrai patiemment que le calme revienne, que les connaissances m'appartiennent intégralement, que les doutes s'effacent et enfin, un matin, au lever du jour, je pourrai reprendre l'ascension. 

Ce sera long. Infiniment long. Mais je sais que le temps passé à se hisser nourrit les bonheurs à venir. Il serait dangereux d'être présomptueux, de se croire protégé, intouchable.

Brûler les étapes revient inévitablement à se consumer.

Et je ne veux pas finir en cendres. Seule la Mort s'en chargera.  

J'ai déjà connu des épreuves redoutables au coeur de ce groupe bienveillant. je me suis découvert, j'ai laissé tomber des carapaces archaïques, j'ai brisé l'écrin de ma solitude et de mes pudeurs, de mes secrets, j'ai posé sous les regards de mes partenaires d'ascension des masses invalidantes, des freins à mon ascension. J'ai senti combien mes peurs n'étaient que des enceintes, des geôles. 

Dans la voie vers le sommet, je suis un être fragile qui tente d'apprendre à poser ses pas. 

Ceux que j'aime m'encouragent aussi, ils m'accompagnent, ils me soutiennent.

La Princesse de mes jours est là. Jours et nuits, quelles que soient les distances, comme une Étoile dans les Cieux que je contemple. 

Je sais la chance que j'ai.

Aussi longue que soit cette montée vers les Cieux, vers ces horizons qui m'appellent et que je souhaite découvrir dans leur immensité, je sais que la patience, l'humilité et l'Amour de la Vie seront des sources vitales.

Je me réjouis déjà de l'altitude atteinte, aussi infime soit-elle, pour l'instant.

Je remercie tous les membres de la cordée, je remercie notre Guide, je remercie la beauté des horizons.  

La conscience et le cerveau

Par Le 09/10/2014

 

                                                                                                      Conscience et cerveauL’idée la plus répandue voudrait que les états de conscience associés à nos expériences de vie soient générés par le cerveau.

Il faut imaginer une machinerie créant un flux électrique. Quand la machine s’arrête, le flux s’éteint.

Ce serait donc à cause du fonctionnement de la machine que la conscience existe. Cause et conséquence.  

Mais rien ne vient m’expliquer la "raison" de cette machine… C’est là que se trouve le vide existentiel qui me préoccupe.

Il y a autre chose encore qui m’interroge.

J’ai repris depuis le mois de juin la totalité des textes personnels de mon blog. De nombreuses fois, j’ai été frappé par le fait que je n’avais aucun souvenir précis de ces réflexions et j’en arrivais même à me demander si c’était moi qui les avais écrites.

Je sais que très souvent, lorsque j’écris, je réponds à une « intuition », comme un parfum qui serait venu en moi, comme un flux électrique qui viendrait exciter mes synapses… Une fois l’exploration achevée, le courant s’éteint…

« Ça écrit en moi. »

Voilà l’impression qu’il m’en reste.

Et c’est maintenant que je relis tout ça que je m’aperçois que j’ai besoin d’un temps de réflexion pour comprendre pleinement ce que j’ai écrit… Stupéfiant…

 

La Conscience crée le cerveau.

Voilà l’idée qu’il me vient dès lors.

Je ne suis pas le concepteur de mes idées. Je suis un récepteur puis un transcripteur. Et le transcripteur, lui-même, aura besoin d’une certaine réflexion pour s’approprier ensuite ce qu’il aura reçu.

La preuve : Malgré les milliers d’heures que j’ai passés à explorer les strates de ma conscience, je ne parviens pas à maintenir en moi une conscience sereine au regard de mes émotions. Alors que je « sais » que toute la résolution de mes problèmes tient dans cette démarche…

Comme si tout cela ne m’appartenait pas.  

Cette phrase de Jarwal le lutin : « Tes souffrances prennent soin de toi… »

D’où me vient une telle idée ? Elle va totalement à l’encontre de la raison première…Les souffrances, on veut les éteindre.

Oui, évidemment, mais il s'agit de remonter à la source et non de les inonder. 

Dans quelle dimension suis-je projeté lorsque les mots me viennent ?

Cette impression extrêmement forte que je ne suis pas en moi ou que ce moi s’est intégralement ouvert à une conscience extérieure qui m’investit ou dans laquelle je plonge… Je ne sais pas.

Pourquoi est-ce que je me réveille parfois la nuit dans un état de conscience extrêmement lumineux, comme habité par un flux électrique et un ruissellement continu de mots ? J’ouvre les yeux et tout est là, dans une clarté que je suis incapable d’atteindre lorsque je le veux…J'allume l'ordinateur et j'écris ce qui se dit en moi. Récepteur et transcripteur.

C’est au-delà de moi.

Est-ce que l’Inconscient a ce pouvoir de discernement et de fluidité sémantique ? Est-ce que l’Inconscient écrit la nuit ?

 

Je suis convaincu aujourd’hui qu’il existe une Conscience, une Intelligence, une Raison et que, parfois, nous y avons accès.

Cette Conscience crée la matière susceptible de prendre conscience d’elle-même.

Nous sommes des turbines. Nous avons conscience de nous-mêmes en tant que machines vivantes.

Nous n’en sommes que là. C’est la suite de l’exploration qui est la plus flamboyante. Et je suis convaincu que tous les expérimentateurs d'expérience de conscience modifiée, qu'il s'agisse d'expérience de mort approchée ou d'états de transe chamaniques sont les éclaireurs d'une Terra Incognita qui se dévoile.  

Les causes, les conséquences et la Raison.

Par Le 09/10/2014

"Si tu ne comprends rien de tes souffrances, c'est que tu ne méritais pas qu'elles prennent soin de toi. "

Jarwal le lutin.

En quoi devrais-je me réjouir d'être mal, physiquement, moralement, existentiellement ?

Vers quoi ces épreuves pourraient-elles me mener ?

N'y a-t-il pas dans cette citation une complaisance envers les douleurs ? Comme une condamnation adorée, un goût morbide pour les tourments intérieurs ? 

Comment considérer que des souffrances puissent prendre soin de moi ? 

J'ai tourné la phrase dans ma tête, cette nuit. 

Et puis, soudainement, j'ai réalisé que c'est bien moi qui l'avais écrite...Aussi étrange que ça puisse paraître, l'idée ne m'était même pas venue...

Évidemment que les douleurs sont des tremplins vers la connaissance de Soi. Non pas une simple connaissance de son anatomie et l'identification des zones concernées mais bien entendu, une introspection nécessaire vers la Source du problème. 

J'en reviens à ces trois niveaux de conscience que j'essaie toujours d'explorer : la cause,les conséquences et puis la raison, l'intention, le chemin...

J'ai un problème existentiel intense, une situation très compliquée au regard de mon parcours professionnel et de celui à venir. Ce trouble constant a des effets destructeurs sur mon physique, comme un empoisonnement. 

Mais je sais que ce sont les émotions générées qui en sont responsables ou plus précisément, mon incapacité partielle à m'en extraire, cette propension à me laisser intoxiquer par mes errances... Je ne suis la victime que de moi-même. La situation, elle-même, n'est qu'une proposition de croissance, pas une condamnation.

Je connais donc les causes et les conséquences du problème. Mais je suis convaincu depuis bien longtemps déjà qu'il existe un niveau supérieur, un palier à franchir, un territoire à explorer : celui de la Raison.

Non pas la raison dans son sens cartésien mais dans une dimension spirituelle. Au-delà de l'humain. 

Je sais que je dois apprendre encore à gérer mes émotions. C'est un niveau de conscience, un horizon à atteindre. 

Si je me contentais par exemple de demander des anti-inflammatoires à mon médecin, des anti-dépresseurs, des anxiolytiques, des somnifères et autres friandises, je ne serais que le dealer de mes propres errances. J'ai mal au dos parce que j'ai une excroissance osseuse qui pousse au niveau de mes hernies discales. Ma vésicule biliaire est totalement inopérante, remplie de cailloux gros comme des petits pois, tous susceptibles un jour de s'enfiler dans un tuyau et de me conduire aux urgences... J'ai des migraines ophtalmiques qui réduisent mon champ de vision par des vagues, des barres et des flashs incontrôlables... J'entends parfois les voix comme si j'étais dans une pièce insonorisée, un champ de coton...

Je pourrais m'arrêter à cet état des lieux... J'ai identifié des causes et des conséquences mais c'est bien évidemment totalement insuffisant. 

Il reste à en extraire la Raison. Non pas dans le cadre médical mais bien dans la dimension spirituelle. 

Et c'est là que la phrase de Jarwal le lutin prend tout son sens...

Il s'agit bien de comprendre et plus ce temps de compréhension durera, plus le déni de la Raison sera maintenu, plus les souffrances continueront à s'étendre. Elles ne sont là que pour nous élever vers la conscience. Elles prennent soin de nous. Dans une démarche qui pourrait être perçue comme un drame alors qu'il s'agit profondément d'une opportunité de croissance... Mais le regard posé par le mental est infiniment réducteur. 

"J'en ai assez d'avoir mal, je vais prendre un cachet..."

"Il faut que je trouve quelqu'un qui me soigne..."

Il n'est pas question de s'obstiner à vouloir guérir tout seul, ça serait absurde. Il est des situations qui nous échappent. Si je me casse une jambe au ski, je ne vais pas essayer de rentrer chez moi pour comprendre ce qui m'est arrivé... Il ne s'agit pas de renier la médecine et de rejeter ses bienfaits.

Il s'agit de comprendre lorsque la situation le permet. 

C'est en cela que les souffrances prennent soin de nous. Elles viennent briser les enceintes, elles viennent déchirer les paravents. 

Il ne s'agit pas d'une condamnation mais bien d'une possibilité de croissance. 

Il faut aller vers la Raison, l'intention, l'horizon spirituel. 

Il y a quelques jours, je faisais part à Hélène d'une interrogation qui me poursuit : Quelle est la Raison divine à l'existence de l'Humain ? 

Au regard de son évolution, quelle est l'intention de l'énergie créatrice ? Comment se satisfaire des errances de cette Humanité si on considère que rien n'est laissé au hasard ? 

Elle ne m'a pas donné de réponse. Elle m'a juste dit de continuer à chercher. 

Je pense au final qu'il s'agit justement pour l'Homme d'identifier les causes, les conséquences et la Raison. Et que pour l'instant, il n'a pas encore exploré sa propre dimension. Il est bien trop tôt par conséquent pour espérer le voir réfléchir au pourquoi de notre présence dans l'Univers...

Mais l'Humanité ne pourra y échapper. Ce chemin de la Raison est le seul qui puisse lui permettre de perdurer. 

Et tout ça résulte d'une phrase de Jarwal le lutin...

Sacré petit bonhomme...

Effets secondaires

Par Le 05/10/2014

La colère

La tristesse

La culpabilité

Mon corps est une alerte.

Les émotions qui me rongent se sont matérialisées.

Une excroissance osseuse sur une vertèbre, comme un noeud de douleurs.

Une vésicule biliaire remplie de cailloux, une plage de galets...

Le radiologue a appelé ses collègues...

Je suis une nouvelle fois une énigme médicale.

"C'est impossible d'avoir une vésicule dans un tel état et je ne comprends rien à cette excroissance osseuse. Je n'ai jamais vu ça..."

Des migraines ophtalmiques, des bandes qui ondulent devant mes yeux, des flash qui me donnent la nausée.

J'entends parfois les voix des gens comme si j'étais au fond d'une piscine.

Une sciatique qui s'est réveillée comme un trajet électrique qui me foudroie.

Mon corps est une alerte.

Je sais ce que je dois faire.

Toutes mes luttes, toute ma rage, ces colères, cette honte d'avoir abandonné mes élèves, cette tristesse devant l'agonie provoquée de l'école que j'aimais, comme un être adoré que je vois mourir...

Je n'y peux plus rien et si je persiste à me battre, je me condamne.

Mon corps me le dit puisque mon mental s'obstine.

Fini. 

Je me suis retiré de tous les groupes qui combattent cette Réforme.

Je ne lis plus rien.

Je ne dois plus rien voir, plus rien écouter, je ne dois plus me lever le matin pour prolonger le combat mais uniquement pour aimer la Vie.

Et l'existence à laquelle je me suis identifié n'a rien à voir avec la Vie. 

 

Je suis donc retourné voir Hélène. Elle m'a sauvé la vie il y a huit ans déjà.

"Thierry, pourquoi ne t'accordes-tu pas le droit de t'aimer?

Pourquoi ne t'accordes-tu pas le droit d'être fier de tout ce que tu as fait pour les enfants ?

Pourquoi est-ce que tu penses que tout s'écroule dès lors que tu ne remplis plus cette mission d'accompagner les enfants ?

Pourquoi ne comprends-tu pas que tu peux désormais oeuvrer autrement, dans un autre accompagnement, dans une liberté beaucoup plus grande ?

Pourquoi veux-tu mourir de dépit en combattant une entité gouvernementale qui finira immanquablement par t'écraser ?

Tu épuises l'énergie que la Vie t'a confié et elle ne le mérite pas.

Pourquoi est-ce que tu regardes ce que que tu ne peux plus donner jusqu'à en oublier ce que la Vie te propose de saisir maintenant ?

Pourquoi restes-tu ancré sur ce passé ? Cherche en toi les raisons de ce déni de l'instant. De quoi as-tu peur, pourquoi as-tu peur, en quoi cette peur est-elle utile ? 

Des heures à parler, à explorer l'intime, tout ce que la Vie a de plus profond, toutes les raisons cachées, toutes les explications à saisir, dans la lucidité. Se nettoyer des émotions versatiles, des colères invalidantes et des culpabilités égotiques...

Des heures entre les mains d'Hélène, transfert d'énergie, des massages si étranges que j'en finis toujours par ne plus sentir ses mains sur moi mais des flux de vie qui ruissellent et nourrissent mes fibres jusqu'au plus profond des particules.

Des retrouvailles avec cet instant de rupture, il y a huit ans déjà...


Hélène.


J'étais un autre, j'étais celui qui n'avait pas franchi ce seuil de l'ineffable. 

Cette impression désormais d'avoir sali cet horizon. 

Je dois me sauver. Comme un hommage aussi à ce que la Vie m'a montré.

Retrouver en moi cet Amour qui m'a sauvé, apprendre à le diffuser, dans un espace qui m'appartiendra totalement, libéré des entraves gouvernementales puisque cet État ne me permet plus d'exprimer cet Amour...

Je sais que je peux Aimer encore. Dans un autre lieu, dans une dimension plus libre et plus sereine.

Et puisque la Vie m'aura entraîné dans des voies difficiles pour briser en moi mes peurs et mes blocages, je sais que je peux la bénir au regard de ce qu'elle m'aura appris et qui me servira le jour où je deviendrai thérapeute...

"La maison d'hôtes"

Par Le 30/09/2014

Rûmi : La Maison d’hôtes

"L’être humain est un lieu d’accueil,
Chaque matin un nouvel arrivant.

Une joie, une déprime, une bassesse,
Une prise de conscience momentanée arrivent
Tel un visiteur inattendu.

Accueille-les, divertis-les tous
Même s’il s’agit d’une foule de regrets
Qui d’un seul coup balaye ta maison
Et la vide de tous ses biens.

Chaque hôte, quel qu’il soit, traite-le avec respect,
Peut-être te prépare-t-il
A de nouveaux ravissements.

Les noires pensées, la honte, la malveillance
Rencontre-les à la porte en riant
Et invite-les à entrer.

Sois reconnaissant envers celui qui arrive
Quel qu’il soit,
Car chacun est envoyé comme un guide de l’au-delà."

La vie silencieuse

Par Le 26/09/2014

"Le monde des hommes a oublié les joies du silence et la paix de la solitude qui sont, dans une certaine mesure, nécessaires à la plénitude de la vie. Si tous les hommes ne sont pas appelés à devenir ermites, tous ont besoin d’assez de silence et de solitude pour permettre à la voix intérieure secrète de leur être véritable de se faire entendre, au moins de temps en temps. Et lorsque cette voix n’est pas entendue, lorsque l’homme ne peut arriver à la paix spirituelle qui vient d’une union totale avec son être vrai, sa vie est toujours malheureuse et épuisante.

Car il ne peut vivre longtemps heureux s’il n’est en contact avec les sources de vie spirituelle cachées au fond de son âme. S’il est constamment exilé de chez lui, dans l’impossibilité de retrouver sa propre solitude spirituelle, il cesse d’être une personne. Il ne vit plus en être humain. Ce n’est même plus un animal sain. Il devient une sorte d’automate, fonctionnant sans joie parce qu’il a perdu toute spontanéité. Il n’est plus mû de l’intérieur, mais seulement de l’extérieur de lui-même. Ce n’est plus lui, ce sont les autres qui décident pour lui. Au lieu que ce soit lui qui agisse sur le monde extérieur, c’est le monde extérieur qui agit sur lui. Il avance dans la vie par une suite de collisions avec les forces du dehors. Sa vie n’est plus celle d’un être humain, mais celle d’une boule de billard sensible, d’un être sans but et sans aucune réponse vraiment valide à la réalité."
Thomas Merton « La vie silencieuse » p 174, 175. Ed du Seuil, la vigne du carmel

De l'usage du désordre...

Par Le 25/09/2014

"Les Lumières, c'est la sortie de l'homme hors de l'état de tutelle dont il est lui-même responsable. L'état de tutelle est l'incapacité à se servir de son entendement sans la conduite d'un autre. On est soi-même responsable de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l'entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s'en servir sans la conduite d'un autre...Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières. Paresse et lâcheté sont les causes qui font qu'un si grand nombre d'hommes, après que la nature les eut affranchis depuis longtemps d'une conduite étrangère, restent cependant volontiers toute leur vie dans un état de tutelle, et qui font qu'il est si facile à d'autres de se poser comme leurs tuteurs. Il est si commode d'être sous tutelle. Si j'ai un livre qui a de l'entendement à ma place, un directeur de conscience qui  a de la conscience  à ma place, un médecin qui juge à ma place de mon régime alimentaire, alors je n'ai pas à fournir moi-même d'efforts."

KANT

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La problématique posée par ce texte concerne la situation des hommes lorsque celle-ci ressemble davantage à une soumission passive qu'à une liberté issue de leur entendement. Kant considère en plus que les hommes sont responsables de cette situation et que cette "mise sous tutelle" est la conséquence de leur incapacité à user de leur "entendement" mais plus encore de la conséquence de leur "lâcheté". Il semblerait selon ce texte que les hommes ne sont pas asservis par la force d'une puissance étrangère mais, à l'origine, en raison de leur propre abandon, de leur "paresse."

On peut s'interroger sur cette situation de soumission. Est-elle réelle ? Concerne-t-elle tous les individus ? Existe-t-il une responsabilité de la part des victimes elles-mêmes ?

L'auteur ne laisse aucun doute sur son jugement. Pour lui, il n'y a aucune interrogation mais un état de fait général, universel. Le ton cynique, sarcastique est destiné à montrer de façon crue et détestable cette propension des hommes à se vautrer dans la bassesse. Le fait d'opposer des termes aussi forts que "paresse" et "courage" est révélateur.

Kant parle de courage car il est indéniable pour lui que cette situation réclame une prise de position pleine et entière, non seulement une prise de conscience mais un engagement à travers des actes. Puisque l'homme est "responsable" de cette soumission passive, il doit par-delà son entendement initial être responsable de sa révolte. L'entendement n'est pas suffisant. Il n'est qu'une étape intellectuelle. La cause ne vient pas d'une insuffisance de l'entendement mais à une insuffisance de la résolution qui devrait en résulter.

Les hommes délèguent leurs décisions et leurs actes à d'autres hommes qui leur paraissent plus aptes à les guider et à les prendre en charge. Ce raisonnement, car il s'agit bien d'un raisonnement, aussi primaire soit-il,  est à la source de la soumission et du pouvoir.

Même si je ne sais pas soigner une dent cariée et que je me dois m'en remettre au dentiste, je peux assumer l'entretien de mes dents et veiller à la qualité des aliments que je consomme. Le fait de m'en remettre selon les situations à des gens plus performants que moi dans certains domaines ne signifie pas pour autant que ce choix doit s'étendre à l'ensemble de mon existence et surtout pas aux domaines existentiels.

C'est là qu'il faut rester vigilant pour ne pas sombrer dans une complaisance assassine envers cette paresse et cette lâcheté.

Il y a dans "Le Bon, la Brute et le Truand" une réplique culte.

"Le monde se partage en deux catégories. Il y a ceux qui ont une arme et il y a ceux qui creusent. Toi, tu creuses. "

Selon Kant, on peut rajouter que ceux qui possèdent une arme et donc le pouvoir en disposent parce que ceux qui creusent les ont autorisés par leur soumission originelle à user d'une arme.

Si on prolonge la réflexion, les dictateurs ne sont pas des hommes plus puissants mais simplement des hommes qui ont saisi l'opportunité que la masse leur offrait. C'est la masse par son comportement lâche et servile qui donne le pouvoir aux dictateurs. Il n'est pas permis de critiquer les dictateurs avant même d'avoir pris conscience de ce comportement. La seule solution pour s'extraire de ce rapport de faible à fort, est d'avoir le courage de se servir de son propre entendement et non de se contenter d'un entendement servile. Il ne suffit pas d'analyser une situation. Il faut œuvrer à son évolution. 

Ce texte issu de l'époque des Lumières correspond au mouvement actuel des "Indignés". Ce mouvement n'attend pas des gouvernants des solutions miracles. Ils les proposent. Leur entendement et leur analyse de la situation les conduisent à entrer en résistance. Ils agissent. L'asservissement est généré aussi par le silence. Pour combattre, il faut d'abord saisir l'ensemble de ses insuffisances.

Une autre question surgit dès lors. Pourquoi les hommes en sont-ils arrivés là ? Est-ce un état naturel dont se servent les Puissants?  Mais dans ce cas-là, pourquoi les Puissants n'en sont-ils pas eux aussi les victimes ? Comment sont-ils devenus Puissants si cet état de laxisme existentiel est un état naturel ? Les Puissants sont bien pourtant des hommes.

La problématique ainsi posée met en évidence la part sociale de l'homme. Son statut de citoyen, c'est à dire un individu inséré dans un microcosme relationnel. Les Puissants œuvrent à la pérennité de leur statut. Par héritage bien entendu mais bien plus encore par l'éducation. De la même façon, les asservis sont conditionnés à une existence soumise. Les Puissants se chargeront de les y maintenir par d'habiles subterfuges et en se servant de la paresse et de la lâcheté de la masse.

Il n'y a rien de naturel. Tout est éducatif. Certains vont naître avec une cuillère d'argent dans la bouche mais l'environnement va se charger de leur apprendre à s'en servir. Les asservis se contenteront de les envier et de geindre. 

Les Philosophes des Lumières ont mis en avant le droit des hommes à être responsables lorsque ce droit finissait par apparaître comme insaisissable.

 

Jean Jacques Rousseau disait « qu’on perd dans l’asservissement jusqu’au désir d’en sortir. »

  L’asservissement corrompt les âmes, contraintes à de multiples compromissions pour subvenir à l’essentiel. Toute l’énergie des individus s’y perd. La peur de la perte des biens vitaux devient générale et les individus en viennent à percevoir la masse environnante comme l’adversaire à combattre. Les Puissants entretiennent cette peur et l’amplifient si nécessaire. Elle sert leurs intérêts. Lorsque la contestation des uns finit par gêner les autres, les Puissants interviennent et deviennent dès lors des Sauveurs… C’est en cela que les Puissants aiment que des désordres surviennent et s’il n’y en a pas en cours, ils se débrouillent pour en créer…

L’entendement devient dès lors la source des actes. Il faut parvenir à cet état d’observation macroscopique, une élévation au-dessus de la masse pour prendre conscience des entrelacs instaurés par la matrice, cette entité constituée par des individus anonymes, travaillant dans les palais. Une fois cette observation validée, chaque individu ayant effectué sa propre analyse et pris conscience de l’émergence d’une pensée commune, les individus éveillés peuvent entamer une tâche évolutionniste. Il ne s’agit pas de chercher des guides mais de favoriser par un travail intérieur son propre éclairage au risque d’être éblouis et par conséquent manipulés par les tenants des lampions…

Les Philosophes des Lumières prônaient la raison comme étendard. Il faut y adjoindre le courage.

Il reste ensuite à ne pas tomber dans l’euphorie magnifiée par des individus avides qui cherchent à se présenter comme les nouveaux Guides. Combien de Révolutions portées par les peuples et tombées aux mains des Puissants ?

La France en est un "bel" exemple.     

Que reste-t-il de cet héritage ? Une démocratie ? Où ça ?

Public/Privé

Par Le 25/09/2014

J'ai mis en place une "ALERTE" sur google pour recevoir les articles sur la Réforme. Entre cinq et dix articles par jour...Après quatre semaines de classe...Déçu

Des enfants épuisés.

Des enseignants au bord de la crise de nerfs. Burn out en formation serrée.

Des communes étranglées financièrement.

Un recrutement d'animateurs totalement chaotique.

Des départs dans le Privé. C'était inévitable et ça fait partie du projet. (chut, "devoir de réserve qu'elle a dit la Dame)

Je n'en tire aucune satisfaction mais tout ce que j'écris ici depuis un an se confirme.

Il ne reste plus qu'un pédophile entre dans les classes sous couvert "d'animations" ou qu'un enfant échappe à la surveillance des animateurs et se fasse tuer sur la route...


Merris : des parents d’élèves opposés à la réforme scolaire, craignent une fuite dans le privé, l’inspectrice tente de rassurer

Trois enfants de Merris ont quitté l’école du village pour un établissement privé. Des parents, opposés à cette réforme, sont en colère. Hier soir (mardi), une réunion en présence de l’inspectrice de la circonscription, était organisée afin de tenter d’apaiser la situation.

À Merris, la réforme des rythmes scolaires bouleverse le train-train quotidien du village de 1 000habitants. Depuis la rentrée, l’absentéisme dépasse les 50 % le mercredi matin. Un mouvement lancé par des parents d’élèves particulièrement remontés.

Pour tenter d’apaiser la situation, Mireille Derville, inspectrice de la circonscription de Bailleul, a organisé une rencontre en présence d’élus et des enseignants, hier. Elle va débattre avec les parents des communes « où il faut retrouver une sérénité de travail », explique-t-elle.

Dans la salle des fêtes du village, des parents abordent très vite le sujet qui les inquiète : la fuite dans le privé. « Une famille a retiré ses trois enfants pour aller dans le privé », lance une maman. Un départ qui pourrait faire boule de neige ? Un papa imagine ce scénario catastrophe mais « espère se tromper ».

Mireille Derville est plus optimiste. « Je n’ai aucun basculement d’effectif sur les communes où il pourrait y avoir une concurrence public/privé, annonce-t-elle. J’espère bien qu’avec la qualité de l’enseignement, ce ne sera qu’une seule famille. » Face aux parents opposés à la réforme, l’inspectrice tente de mettre en avant ses avantages. « Les TAP sont une autre façon de voir les enfants », appuie une enseignante.

Les parents mécontents mettent un point d’honneur à préciser qu’ils ne sont pas « contre l’application de la réforme à Merris » mais « contre la réforme ». Le débat devient vite impossible. La raison ? Il dépasse le cadre du village. Quand une maman demande à Mireille Derville si elle trouve normal que le privé n’est pas obligé d’appliquer la réforme, l’inspectrice explique « qu’elle a un devoir de réserve ».

L’ancienne enseignante explique qu’elle jouera le rôle de « messagère » mais qu’elle ne peut évidemment pas empêcher la mise en place de la réforme dans le village rebelle : « La casquette qui est la mienne ne me donne pas la possibilité de dire À Merris, on ne la mettra pas en œuvre », précise-t-elle.

Les parents en ont conscience. Mais veulent surtout se faire entendre. « On espère qu’une goutte d’eau plus une goutte d’eau plus une goutte d’eau pourront faire bouger les choses », confie un membre du collectif, qui regroupe une vingtaine de parents.

Yves Delfolie n’exclut pas de nouveaux changements

Le maire de Merris a glissé lors de la réunion que des changements étaient encore envisageables. Il propose, « en milieu d’année », un nouveau sondage avec cette question : « On travaille le mercredi ou le samedi ? »

Fin du boycott mais pas du mouvement

Depuis la rentrée, à Merris, plus de 50 % des parents boycottaient le mercredi matin. Ce mercredi, les enfants ont repris le chemin de l’école, comme cela avait été prévu. « On avait dit qu’on boycotterait les trois premiers mercredis », explique un membre du collectif. Ce qui ne veut pas dire que la mobilisation est terminée. Une nouvelle action pourrait être mise en place avant les vacances de Noël.

Mardi soir, lors de la réunion, l’inspectrice a insisté pour que le mercredi ne soit plus boycotté. « Je le dis de la façon la plus professionnelle : demain, il est important qu’ils soient à l’école. » Un message qu’a aussi fait passer Yves Delfolie, maire. « Soyez raisonnables, a lancé le maire. Le décret a été voté, il faut l’appliquer. »

Région > Hazebrouck et ses environs > Merris

Mireille Derville, inspectrice, a tenté de rassurer les parents.

Publié le 24/09/2014

SIMON CAENEN

http://www.lavoixdunord.fr/region/merris-des-parents-d-eleves-opposes-a-la-reforme-ia18b47657n2397136

Un commentaire d'une maman : "C'était prévisible. Dans l'école privée à 15 km de chez moi, il y a déjà une liste d'attente longue comme le bras  ( 100 demandes pour info )"

Nu...

Par Le 24/09/2014

J'étais enfant.

J'aimais infiniment me baigner nu dans la mer. Sentir l'eau sur la totalité de mon corps, le soleil, le grain rugueux des rochers ou la chaleur du sable.

Et puis, un jour, je me suis dénudé dans les bois, loin des chemins, sous les frondaisons. J'ai marché sur les feuilles et je sentais les mousses épaisses. J'ai enlacé des troncs. 

Je me souviens avoir pleuré. Comme si en moi coulaient les bonheurs des arbres, l'amour de la terre.

 

Adolescent, j'ai couru à ne plus avoir de souffle sans savoir où j'allais, comme empli d'une vitalié trop grande, j'ai senti les parfums des mousses, j'entendais le frémissement des feuilles qui croissent, le flux de la sève comme une semence verticale et la force en moi comme un magma qui cherche une issue.

J'ai aimé marcher nu dans la clarté des cieux étoilés, écouter la nuit qui respire.

Adulte, il m'est arrivé de marcher nu sur les crêtes des montagnes. Je me suis baigné très souvent dans les torrents et les lacs d'altitude, sous les cascades et les pluies d'été

Je n'ai jamais rien senti de plus beau qu'en étant nu sur la terre.

Sinon, les instants d'amour dans les bras de ma Belle.

Quand il n'y a plus rien d'autre que cette connexion à la vie, quand tout ce qui parasite l'émission vibratoire a été effacé.

Je sais infiniment, au plus profond de moi, ce que vit cette jeune fille.  

 

"JUSQU AU BOUT"

EXTRAIT

"Il démarra et rejoignit le parking de la plage. Il regarda la montre du tableau de bord. 8h20.

« Alors là, c’est peut-être un peu trop tôt ! » se moqua-t-il à voix haute.

Il décida d’aller marcher sur la plage. Il escalada le cordon de dunes.

Le vent léger du large l’accueillit, apportant l’odeur piquante du sel, des algues, des particules d’eau sans cesses agitées, le parfum de l’immensité. Il contempla l’étendue et pensa que c’était l’amour qui s’ouvrait devant lui, la paix, la beauté simple et nue, des odeurs mêlées, un corps offert aux regards, juste aux regards, pour le plaisir des yeux, et puis surtout cette complicité silencieuse, l’inutilité des mots, le bonheur limpide d’être ensemble, juste ensemble, c’était beau, si beau et si tendre. Il enleva ses chaussures et descendit sur la plage et dans la pente il pensa que, comme lui à cet instant, tout descendait un jour à la mer, les glaciers et les ruisseaux, les rivières et les fleuves, les routes humaines et les chemins de forêts, tout aboutissait finalement dans ce grand corps accueillant et même si on restait au bord, même si on ne s’aventurait pas sur sa peau et qu’on restait assis contre ce ventre immense, on retrouvait déjà la paix de l’enfant contre sa mère. C’était ça la magie de l’océan…Un refuge offert à l’humanité entière.

Il se sentit fort et heureux. Il marcha sans penser, sur un rythme de houle, les pas dans le sable comme le parcours respectueux des doigts d’un homme sur un corps de femme, des gestes délicats, légers, effleurements subtils. Il n’aurait pas osé courir, il voulait juste que le sable le sente passer, délicatement. Il laissa une vague lécher ses pieds. Ce fut comme un salut matinal, un bonjour joyeux mais un peu endormi. L’eau se retira avec un sourire écumeux, des petites bulles d’air pleines de joies qui se dispersèrent dans le rouleau suivant. Il se demanda si l’océan avait pu ressentir ce contact. Est-ce qu’il percevait toute la vie qui l’habitait, les poissons amoureux, les coquillages multicolores, les baleines câlines, les dauphins joueurs, les algues dansantes ? Et les hommes, est-ce qu’il les ressentait comme des prédateurs impitoyables ou parfois aussi comme des êtres bons ? Il s’arrêta et regarda le large, lançant sur les horizons ouverts tout l’amour qu’il pouvait diffuser. Il se déshabilla et entra dans l’eau, juste quelques pas, sans atteindre le creux des rouleaux. Il s’allongea sur le dos et attendit la vague suivante. Elle le baigna soigneusement, glissant entre ses cuisses, passant sur ses épaules, jetant malicieusement quelques gouttes sur son ventre, il frissonna au premier contact puis s’abandonna à l’étreinte. Les yeux fermés.

 

Il se releva enfin et reprit son sac. Il resta nu et marcha les chevilles dans l’eau. Une trouée dans le ciel dispensa un souffle chaud qui descendit sur la plage comme une haleine solaire. Il s’arrêta et ouvrit la bouche, buvant les ondes célestes, inspirant à pleins poumons cette chaleur ténue mais pleine de promesses. Au large, des bandes bleues, luisantes de lumière, s’étaient peintes à la limite de la mer. Le vent de la marée montante rameutait vers la côte ces plages éclatantes comme autant de halos incandescents. Des crayons rectilignes, vastes torrents éblouissants, cascadant des altitudes éthérées, tombaient sur la mer enflammée. Il imagina les poissons remontés sous ces auréoles chaudes, jouant à la surface miroitante, frissonnant de bonheur sous leurs écailles.

 

Quand il s’arrêta, il s’aperçut que la courbure de la côte l’isolait de tout. Il ne voyait plus l’accès à la plage et devant lui, aucune zone habitée, ni même portant trace humaine, ne se dessinait. Cette solitude lui parut incroyable, presque irréelle. Le cordon de dunes le coupait de tous regards vers les terres. La mer était vide de toutes embarcations. Aucune trace dans le ciel du passage d’un avion. Seul au monde."

 

 

"L'école tue la créativité"

Par Le 24/09/2014

Une intervention de KEN ROBINSON

Un humour merveilleux et des vérités inacceptables pour les technocrates qui nous gouvernent.

Un témoignage

Par Le 24/09/2014

Mon fils Simon est en CM2 à l'école xxxxx, à Tours. Jeudi 18 septembre, dans le cadre de l'atelier « premiers secours », il a été confronté à toute l'étendue de l'impréparation et de l'irresponsabilité générale devant l'organisation de cette réforme. L'intervenant est apparemment un retraité-pompier-volontaire. En fait, nous, parents, nous n'en savons rien. Devant 15 ou 16 enfants, il a littéralement perdu les pédales. Simon est rentré en pleurant, choqué par ce qui c'était passé durant cette heure . Le « pompier » n'ayant aucune formation pour intervenir devant ce type de public, s'est laissé aller à injurier des élèves visiblement dissipés pour certains (« vous êtes cons comme des valises ! »,« je m'engage à revenir et ne plus être con ! » J'en passe et des meilleures. Il a de plus raconté devant des élèves médusés, le récit d'un intervention pénible, fruit de son expérience personnelle. Une intervention qui s'était soldée par la mort d'un nouveau-né faute de réanimation réussie ! Dans quel but ? Quel sens donner à tout cela ? C'est juste stupide. Intervenir devant les élèves est un métier dans lequel on apprend à maîtriser ses nerfs et à conduire une classe. Confier nos enfants à des professionnels est le lien contractuel et moral qui justifie ce qu'il est convenu d'appeler l'école de la République. Ces TAP déconstruisent complètement le travail éducatif honorable, d'un rapport sain à la transmission et à l'école. Je suis consterné et en colère devant l'incurie générale. Personne à qui réellement faire aboutir cette sensation d'une crise profonde qui n'est plus abstraite pour chaque parent, mais qui se vit désormais quotidiennement dans cette école, qui n'est plus tout à fait un territoire protégé. L'école change de nature dans le silence ahurissant des acteurs de la société civile. Nous avons décidé de ne plus faire participer Simon à cette mascarade habitée ni par le sens, ni par la réflexion et qui est, au regard de ce qui vient de se passer, nocive. La perversité de ce système tient au fait que personne n'endosse la responsabilité de ce qui se fait en TAP. C'est un aveuglement général dans lequel le regard des responsables (intervenants, référent TAP, directrice, inspection académique, mairie ou ministère) se borne à son territoire d'intervention sans se soucier du mécanisme d'ensemble. Bref, personne ne se sent responsable de ce qui se passe dans les écoles. C'est triste et consternant. Eric xxxx, père très en colère.


Dès lors qu'on confie des enfants à des gens qui n'ont aucune compétence, aucune expérience, aucun recul et qui pour certains sont là pour tenter de survivre financièrement, il est inévitable que ça dérape. Quant aux responsables de tout ça, ils vivent dans des tours dorées et diront "qu'il faut un peu de temps pour que ça soit efficace"...Un peu de temps qui suffira à traumatiser des milliers d'enfants qui n'ont pas les ressources pour se protéger...

Mais ça n'est pas grave...Le gouvernement va annoncer dans quelques jours, j'en suis persuadé, que le chômage des jeunes recule...Un des objectifs de cette Réforme.

Le reste, ils s'en tamponnent. Et si les parents ne sont pas contents, qu'ils aillent dans le Privé (c'est à dire d'ailleurs le deuxième objectif de cette Réforme).

On fera le bilan à la fin de l'année...

Les Hackers

Par Le 24/09/2014

Un hacker de la vie rangée des adultes conditionnés. 

Il a quitté l'école. 

Il ne veut pas gagner sa vie.

Il veut vivre.

Un pur bonheur. 

Très loin de notre système scolaire, de notre mode de non vie ou à devoir la gagner, on finit par s'y perdre. 

Les Gentils Virus

Par Le 24/09/2014

Deformation democratie b13c1

Accueil

Bienvenue sur le site vitrine des Gentils Virus !

Les quoi ?

Les Gentils Virus sont tous ceux qui pensent que :

  • nous ne sommes pas dans une vraie démocratie, parce que nous ne pouvons qu'élire des maîtres qui décideront tout à notre place
  • de nombreux problèmes de notre société sont la conséquence de l'impuissance politique des citoyens, et seraient résolus depuis longtemps si le peuple pouvait vraiment y faire quelque chose
  • il nous faut absolument une vraie démocratie pour pouvoir résoudre ces problèmes
  • il faut en parler autour de soi pour réveiller les citoyens qui sommeillent en nous tous, de sorte à ce que l'on soit nombreux à exiger une vraie démocratie

Nous essayons donc de donner aux gens le virus de la démocratie, d'où le nom "Gentils Virus".

Si vous êtes nouveau sur le site, nous vous recommandons de commencer votre visite par la rubrique "Le constat", qui nous l'espérons arrivera à vous convaincre :).

Si vous voulez bavarder avec nous, passez nous voir sur le tchat.

Nous nous situons principalement en France, mais pas seulement :


Le constat

Le peuple n’est pas protégé. Actuellement le pouvoir politique et ses représentants servent les intérêts d’une minorité contre l’intérêt général.

Le peuple est politiquement impuissant car on ne peut pas révoquer des élus qui nous trahissent, ils ne sont pas tenus par leur programme électoral, on ne peut leur imposer de se saisir d'un sujet...

Les citoyens ne peuvent qu'élire des maîtres qui décideront tout à leur place. Or limiter le pouvoir des citoyens à la seule élection crée notre impuissance politique et rend complètement inutile le débat entre citoyens et la recherche de décisions convenant au plus grand nombre. Le principe de « démocratie représentative » limite volontairement drastiquement le pouvoir du peuple et rend les décisions prises contre l'intérêt général difficiles à corriger.

Les citoyens sont dépossédés de tout rôle politique quotidien. Les constitutions écrites par des élus donnent mécaniquement des règles qui contraignent peu leur pouvoir. Il y a conflit d’intérêts : ce n'est pas celui qui est au pouvoir qui doit déterminer les limites de son propre pouvoir. La constitution de la Ve République, écrite par des élus et des hommes exerçant le pouvoir, transfère le pouvoir du peuple à des représentants tout en n’organisant aucun contre-pouvoir ou contrôle des élus.

Nous ne sommes pas en démocratie mais en oligarchie (ou ploutocratie).

Rendez-vous sur le site La vraie démocratie pour une explication détaillée des raisons pour lesquelles notre système politique actuel diffère de la démocratie.

Rendez-vous sur cette page du wiki pour des exemples de conséquences de la prise de pouvoir par les puissances financières (ploutocratie).

Vous pouvez aussi visiter cette page de réflexion qui constitue l'approche personnelle d'un Gentil Virus.

Fonctionnaire

Par Le 24/09/2014

Fonctionnaire

Alors, écoute bien mon gars...

Ton devoir d'obéissance, je m'assois dessus.

Et je te prie de me croire que rien ne me fera changer d'avis.

Vous pouvez me virer, me pourrir la vie, je n'obéis qu'à mes convictions et pas aux cons. 

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