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La rage

Par Le 04/09/2014

 

Ma tête est un champ de batailles infinies, des armées insoumises qui ont décapité leurs chefs, un chaos, bruit et fureur, des guerriers infatigables qui ruinent la paix de mon âme…

Les pointillés de mes réveils illuminent le noir de mes nuits. Et je me réveille sans avoir dormi. Je sens parfois mon corps qui sombre et entraîne dans les flots agités une âme épuisée qui maudit le vomi des pensées intestines.

La culpabilité me saute parfois à la gorge, des visages d’enfants qui m’observent, silencieux, des mots froids dans leurs yeux…

La peur vient toujours se mêler au combat, elle sait où trouver des partenaires efficaces.

Que vais-je faire ?

La peur, comme un désert qui coule dans ma gorge, une brûlure qui déchire mes entrailles.

J’ai avalé des débris de verres et mes pensées ont le goût du sang.

 

Je travaille pour l’État, j’ai un salaire assuré, j’ai des congés en pagaille, je suis à la maison à 17 h…

Et je n’en veux plus.

Des armées ennemies qui se combattent.

Des convictions contre des intérêts.

Des passions contre des soumissions.

 

Des certitudes désespérées contre des espoirs infantiles.

Les enfants que j’ai aimés. Que sont-ils devenus ? Que leur reste-t-il ?

Cette impression d’avoir épluché de moi des peaux vitales et que je suis à nu, décharné, vidé de toute substances… Un ectoplasme qui ne tient plus debout. Intérieurement.

 

Ce monde humain est trop puissant pour que je puisse continuer à lutter de la sorte.

Je sais désormais que je n’ai plus aucune mission. Fin des prétentions. Fin des illusions.

 

Je sais par contre que mon corps n’a rien à voir avec toutes ces pensées assassines, ce tohu-bohu qui me ruine.

Je sais que la Vie en moi se doit d’être protégée, aimée, vénérée.

Je sais que la paix de mon âme passera par l’apaisement du corps.

Je dois brûler cette énergie, la restituer au Monde…

 

La rage.

Il faut qu’elle me serve, que j’use de son pouvoir pour aller chercher les résidus de forces les plus anciens, plonger jusqu’à la source.

Courir en montagne, rouler pendant des heures.

Et dans le brasier des énergies consumées, fondre en moi les strates fossilisées des peurs et des culpabilités, liquéfier les pensées et les laisser couler dans les ruisselets de sueur…

 

La vitesse, la puissance, le souffle.

« Appuie, appuie, ne lève pas la tête, regarde à l’intérieur, regarde les fibres et le sang qui cascade, écoute ce cœur qui cogne, écoute ton cerveau qui s’éteint… »


Laissez monter la fièvre

Par Le 04/09/2014

 CECI EST UN MESSAGE POLITIQUE : LAISSEZ MONTER LA FIÈVRE !!!

Le Peuple est un organisme vivant. Le gouvernement est un virus.

Ne cherchez pas à apaiser la fièvre, vous sauveriez les politiciens...

Laissez monter la fièvre

45 commentaires - 27973 lectures
Laissez monter la fièvre

Le premier réflexe de la plupart des médecins, parents et malades, est de vouloir « faire tomber la fièvre » dès que celle-ci dépasse 38,5°C.

C’est une énorme bêtise dans le cas des infections virales (la grande majorité des cas !), et vous allez comprendre tout de suite pourquoi.

Les virus pénètrent dans le corps par la bouche ou par le nez, le plus souvent. Ils entrent dans une cellule et se reproduisent à l’intérieur jusqu’à ce que la cellule soit pleine comme un œuf, remplie de millions de virus.

Si vous regardez à ce moment-là la cellule au microscope électronique, vous avez l’impression qu’elle est remplie d’alvéoles d’abeilles : ce sont les virus, qui sont aussi serrés que des alvéoles dans un rayon de miel ! Entièrement colonisée, la cellule meurt, éclate, et tous les virus sortent et se dispersent. Chacun entre dans une cellule saine, et le cycle recommence.

La propagation du virus est donc très rapide. Des millions ou des milliards de cellules peuvent être touchés en quelques heures. Elles sont si nombreuses à mourir que vous ne tardez pas à souffrir de lésions dans les organes. Vous avez mal aux articulations, à la tête, aux muscles, au ventre, aux oreilles, ou ailleurs selon les cas.

Heureusement, notre corps ne reste pas sans réagir face à une invasion de virus.

Dès qu’un virus pénètre dans une cellule, celle-ci lâche des substances qui font gonfler les vaisseaux sanguins à proximité. Le sang ralentit, s’accumule à l’endroit de l’infection, ce qui permet aux globules blancs qui sont dans le sang de traverser la paroi des vaisseaux sanguins et de rejoindre la cellule infectée.

Les globules blancs, aussi appelés leucocytes, sont en effet attirés par les substances émises par la cellule.

De votre côté, vous constatez une inflammation : parce que le sang s’accumule à l’endroit de l’infection, cela devient rouge, chaud, et douloureux. Mais c’est bon signe.

Cela veut dire qu’une « inflammation » est en train de se produire. C’est un mécanisme qui ordonne au corps de se défendre. La cellule infectée se retrouve entourée de millions de globules blancs. Ils sont si nombreux qu’ils bloquent l’oxygénation. Ne pouvant plus respirer, la cellule se met à fermenter et à produire du dioxyde de carbone et des acides lactiques. Cela crée une acidité dans la cellule qui bloque la reproduction des virus. De plus, la fermentation produit beaucoup de chaleur, ce qui tue les virus.

Bien entendu, la cellule meurt aussi. Mais la propagation du virus est stoppée, ce qui est le plus important. Quand la cellule meurt, les globules blancs meurent aussi et lâchent des substances qui augmentent la température du corps. Cela provoque de la température et de la fièvre. Cette température plus élevée du corps tue les autres virus présents ailleurs dans le corps.

La stratégie de réaction du corps est donc double : faire monter la température locale, au niveau de la cellule malade, et faire monter la température générale du corps, qui est la fièvre. Ces deux réactions contribuent à stopper l’infection virale.

L’inflammation et la fièvre sont bonnes pour vous


L’inflammation, lorsqu’elle est passagère, et la fièvre, lorsqu’elle ne dépasse pas 40°C, sont des réactions très efficaces de l’organisme pour se protéger des virus. En fait, ce sont même des réactions indispensables : si notre corps ne génère pas d’inflammation, les virus nous tuent sans la moindre résistance.

Les hommes l’ont toujours su : autrefois, quand un malade avait une infection, on le mettait sous des édredons, on lui faisait boire beaucoup de tisane pour le faire transpirer et augmenter sa température.

Un virus aussi dangereux que celui de la poliomyélite, qui provoque des handicaps à vie, voit sa vitesse de reproduction diminuer de 99 % lorsque la température passe de 38,5°C à 39°C ! [1]

Il faut savoir qu’avant les années 60, tout le monde attrapait à un moment ou à un autre le virus de la poliomyélite. 90 à 95 % des personnes ne s’en apercevaient même pas, car le virus était éliminé par leurs défenses naturelles avant même d’avoir provoqué des symptômes de maladie. Une minorité tombait malade, mais la plupart faisaient alors une poussée de fièvre qui détruisait le virus selon le mécanisme décrit ci-dessus.

Toutefois, si par malheur quelqu’un leur donnait à ce moment-là un cachet d’aspirine pour « faire baisser la fièvre », c’était la catastrophe : le virus attaquait la moelle épinière, provoquant la paralysie des jambes.

C’est pourquoi donner un simple cachet d’aspirine ou de doliprane à une personne infectée par un virus peut avoir des conséquences désastreuses : en faisant baisser l’inflammation et la température, un énorme « coup de fouet » est donné au virus. Votre organisme est dépouillé de ses protections naturelles, et n’a plus aucun moyen d’empêcher la prolifération du virus et la maladie.
(SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS)

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La culpabilité et la peur (école)

Par Le 04/09/2014

C'est fascinant de voir les méthodes employées par le Ministère pour étouffer la contestation.

 

La culpabilité :

"Les parents qui refusent la classe le mercredi agissent contre le bien de leurs enfants" (Non, ils les protègent)

"Les Maires qui cadenassent les écoles ne respectent pas l'école de la république;" ( Ah ben si justement. C'est le GVT qui ne la respecte pas.)

"Les enseignants réfractaires n'ont pas conscience de la gravité de leur démarche." ( Si, si, totalement conscient. Faut arrêter de nous prendre pour des huitres...(Total respect aux huitres soit dit en passant.)

 

La peur:

"L'école est obligatoire et les parents qui choisissent de garder leurs enfants le mercredi seront convoqués par les Inspecteurs."  ( faux argument: l''instruction est obligatoire mais pas l'école)

"Il reste la suspension des allocations familiales comme recours." ( Le gvt a supprimé cette option en 2013...Ils ne savent même pas ce qu'ils font...)

"Les Maires contestataires seront sanctionnés et peuvent même perdre leur mandat." (Ce qui reviendrait à rendre invalide le vote de la population ? C'est démocratique ça ? Et les hommes politiques condamnés et qui sont pourtant au GVT ? Harlem Désir par exemple...

"Les enseignants qui appellent au boycott seront convoqués par leur supérieur hiérarchique de circonscription. "

(Et alors ? On peut même aller au tribunal si ça vous dit...J'y réfléchis...)

 

Alors, pourquoi ces méthodes ?

Parce que cette Réforme est inacceptable et qu'ils le savent mais que leurs objectifs de démolition sont prioritaires. Ils tirent les dernières cartouches...J'ai même entendu des spots publicitaires à la radio...

 

Ce qui m'énerve également, c'est d'imaginer qu'en 2017, la population sera soulagée de pouvoir voter "pour le changement, pour la France..."

 

On n'est pas sorti de l'auberge...(J'aimais bien cette expression quand j'étais gamin...)

 

 

5 février 2013. – Une loi, d'application immédiate publiée au journal officiel le 1er février, vient de mettre fin à la suppression des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire, sanction inscrite dans la loi n° 2010-1127 du 28 septembre 2010 visant à lutter contre l'absentéisme scolaire dite « loi Ciotti ».

 

Le mensonge de l'Etat

Par Le 04/09/2014

3 septembre 2014

l'education nationale a vecu le pire jour de rentrée de son histoire et dans une sorte de déni fanatique ,voilà une ministre qui reprend les paroles de peillon et hamon pour nous chanter  "tout va tres bien madame la marquise"

je voudrai présenter mes excuses aux maires de penne mirabeau ,de fos sur mer de carnoules et de centaines d'autres communes

,l'essonne a concentré l'infoirmation et la ministre qui ne sait pas compter  a confondu l'essonne et la france en affirmant que seules 15 communes sont recalcitrantes et elle a donné l'ordre aux prefets de leur donner le baton, de les poursuivre  puis  de les guillotiner dans cette propension qu'ont les membres de gouvernment a se faire juge procureur avocat genral et bourreau

madame la ministre fraichement arrivée n'a pas encore intégré qu'il s'agit d'un decret et non pas d'une loi ,nous l'avons tellement dit que c'en est lassant  comme il s'agit d'un décret aucune poursuite pénale n'est possible...

quant au boycott nombreux et sur tout le territoire francais ,il a été passé sous silence

,faut il rappeler que les parents ne peuvent pas avoir leurs allocations familiales suppriméées pour non présentation d'enfants a l'ecole puisque francois hollande a supprimé cette mesure ?

madame la ministre soit on vous ment,soit vous mentez soit vous ne savez pas compter

sur tous les tons ,relayé par la presse et les medias on essaye de nous fairte croire que tout va bien et que seuls 12 trublions font encore de la résistance,

en fait l'agitation,les trepignations de la ministre demontrent le contraire,

chacun comprend que si c'était vrai cela ne meriterait pas une minute de l'attention d'un ministre et là c'est tout l'appareil d'état qui est mobilisé ,: renseignemenst généraux dans nos cours d'ecoles ,visites des gendarmes, courriers hallucinants des prefets,consignes folles des dasens aux enseignants ,

incroyable que sur tout le territoire francais touit le monde soit sur les dents ; ministren premier ministre compris pour 15 communes...qui pourrait croire cela ?

juste en interrogeant mes amis et en moins d'une demi heure voilà ce que j'ai recu comme reponses ,un liste absolument pas exhaustive tres tres t éloignée de 15 communes de notre mini stress

Essertines en Chatelneuf 42600 : 40 % d'absents ;

l'hôpital le grand 60%

Lézigneux 70 %

Ecole d'Isola 2000: hier rentrée boycottée par les parents, 1 seule élève sur 36, aujourd'hui même chose!

Ecole d'Isola village, aujourd'hui 1 élève sur 18!

Entrecasteaux 51 enfants en classe sur 98..... Presque à moitié vide.

Ecole publique de Persquen (56160). Sur 20 élèves, 15 absents et 5 présents

( St Médard en Forez, fermée

Viricelles, fermée

Jarnosse, fermée

Villemontais fermée

Margerie-Chantagret fermé

e Ecole primaire de HEITEREN (68) complètement fermée avec présence de nombreux élus locaux

Sucy en brie toutes les ecoles fermées

La Roquette sur Var ecole baus-roux vide / école de village 11 sur 42

SIVOS Aigleville Villegats Hecourt Chaignes 27120 fermés par les élus

Roinville sous Dourdan 91 36 enfants ABS soit environ 1/3 de l'effectif

Saint-Caradec Trégomel (56540) 24 élèves ont boycotté sur 34

St Escobille

Merobert

le Plessis St . Benoîst

Authon la Plaine

Regroupements de Aigleville hécourt Villegats Chaignes fermées

montgeron

Tigery

janvry

Yerres

Savigny sur orge

Saintry sur seine

Vigneux sur seine

Saint germain les corbeil

Chaloumolineux

Chalo saint mars

Haumont

phalempin

les ecoles du RPI de Preuschdorf, dieffenbach et oberdorf spachbach ont participé au boycott national3/4 des enfants étaient absents aujourd'hui

l Carbay 49  Aucun enfant

chambly dans le 60 nous avons boycotté comme l'annee dernière ,

Bouville,$

Brières-les-Scellés,

Saint-Hilaire,

D'Huison-Longueville,

Moigny-sur-Ecole,

Puiselet-le-Marais,

Valpuiseaux

Ganzeville

Saint felicien

,les attaques

commune de limeil brevannes 94450

Le Meriot 10400 l'école était ouverte ce sont les parents qui n'ont pas mis leurs enfants 4 enfants présents sur 72 élèves

Montmeyan

Carnoules

Fos sur mer

, Pennes,

Cabries

Ecole heiteren dans le 68

nettancourt lorrainne

6 communes dans les pyrénées

myans

apremont

~~Saint-Sauveur sur Tinée (06)

Beaumont en Argonne (08)

Saint Julien les Rosiers (30)

Le Martinet (30)

Monoblet (30)

Hures-la-Parade (48)

Rantigny (60)

Fontrabiouse (66)

Formiguères (66)

mont louis (66)

Les Angles (66)

Matemale (66)

Puyvalador (66)

Railleu (66)

Real (66

) Sansa (66)

La Llagonne (66)

mont louis (66)

 

 

etc etc etc ....

s'il n'y avait que les communes ci dessus ce serait insuffisant mais le nombre est bien plus grand  ,il faut que je verifie j'ai une premeire liste de 250 communes qui m'avaient indiqué leur intention de marquer leur desapprobation mais je me dois de verifier qu'elles ont mis en aplication etpuis il y a toutes celels qui  l'ont fait dans leur coin sansnrine demandr a personne et c'est bien parce que c'eest mecontentement génralisé sur tout le  territoire qu elle s'enerve la ministre a l'autorité un peu hysterique

si ces quelques reponses font 15 ou 20 moi je mets 0 a ceux qui racontent cela

je vous invite a completer  a venir grossir les rangs de la manifestation de paris a 15 au depart de la place colette pres du conseil d'état

Je ne me trompais pas...

Par Le 03/09/2014

Ecrit il y a deux ans...

Et le désastre accélère, inexorablement...

APPRENTISSAGE DE L’ABSENCE

L'enseignement tel qu'il est pratiqué est un apprentissage de l'absence dès lors que le retour vers soi est nié. L'intention d'un enseignant est de former l'enseigné à une réponse mais sans que le fonctionnement inhérent à cette réponse soit analysé. Il s'agit bel et bien d'une violence parce que l'enseigné subit un apprentissage dans lequel il n'existe pas mais qui est destiné à lui donner une certaine existence ; une existence qui correspond à ce que l'enseignant attend. Il n'est pas question pour l'enseigné de "se" connaître mais juste de connaître. C'est le combat entre l'avoir et l'être.

J'ai la bonne réponse mais je ne sais pas qui, en moi, connaît la réponse. Je ne suis pas celui qui connaît mais celui que l'enseigné à former à savoir. Donc, juste un élève et pas un individu.

L'enseignement est une camisole de force dès lors qu'il n'est pas initialement porté par le développement existentiel de l'enseigné. Et il ne faut pas s'étonner que les enseignés finissent par se rebeller contre l'autorité qui enseigne. Si l'enseignement ne conduit pas l'enseigné à œuvrer à sa propre connaissance mais uniquement à une connaissance technique, de quelque ordre qu'elle soit, il ne s'agit que de la possibilité donnée aux enseignants de se conforter dans l'accomplissement d'une tâche cognitive et les enseignés qui n'y parviennent pas deviennent des résistants qu'il faut forcer à la soumission. 

Cet enseignement est un acte violent à travers lequel l'absence des enseignés est réclamée. Une absence existentielle. Chaque individu possède une nature. Dans une classe d'école primaire, ces individus sont des enfants. Leur fonction est d'être élève. Si la fonction prend le pas sur la nature et finit par s'imposer comme une identification, l'enseignement agit en sorte que l'élève soit présent et l'enfant absent. Il est indispensable d'établir une distinction extrêmement claire entre ce que l'enfant fait et qui correspond à une fonction provisoire et sa nature d'enfant. Si cette nature est bafouée parce que la fonction le condamne à porter une étiquette qui peut se révéler dévastatrice au regard de l'enseignant, l'enfant n'est plus.

Cette violence-là est éminemment destructrice.

L'énorme problème posé par les enseignements programmés, c'est justement qu'ils sont programmés. Impossible d'y échapper. Dès lors, il est absolument vital de les accompagner d'une démarche existentielle, philosophique, un regard intérieur, un ancrage sur le réel et non seulement sur cette réalité rapportée. Le réel est intérieur, la réalité est extérieure. Si cette réalité s'impose, il est évident que se posera un jour ou l'autre de savoir qui est "réellement" là. L'enfant ou l'élève. S'il ne reste que l'élève et que l'enfant n'a fait que subir et se conforter aux apprentissages, c'est une perdition de soi qui s'est jouée pendant des années.

Que reste-t-il de nos enfants quand ils quittent le système scolaire ? Ont-il perdu en cours de route l'être réel ? S'est -il métamorphosé en diplômé ? Mais qui est diplômé ? Juste un élève ou un individu éveillé à soi ? Qu'a-t-il appris sur lui ? Juste qu'il a été un bon élève ? Et maintenant que se termine cette perdition de soi, comment va se dérouler la suite ? Et bien, le désastre continuera mais en étant salarié...Se réjouir d’être payé pour se perdre...Mais se réjouir de pouvoir enfin consommer et d'apaiser les douleurs...Parce qu'elles sont toujours là les douleurs. Fossilisées. Et elles sont rentables, elles participent à la croissance puisqu'il faut bien les taire. Consommer, consommer, s'agiter, appréhender la réalité proposée en s'illusionnant de certitudes.

Le conditionnement de l'enfance a fini son œuvre.

L'adulte est là.

Et puis parfois, la bombe des émotions ravalées explose. La réalité n'est plus qu'un cauchemar et l'être réel est mort. Il a tout perdu. La réalité et le réel. Il n'y a plus rien. Crise économique, crise amoureuse, crise familiale, crise professionnelle...Toutes les étiquettes se déchirent. Il ne reste que la haine, la violence, la folie, le fanatisme, l'errance. Plus aucune estime de soi puisque la réalité est un cauchemar et que l'individu ne se croyait exister qu'à travers cette réalité. Le mal est fait. Il ne reste qu'à le propager. Plus aucune estime pour les autres. Et c'est alors que faire du mal finit par faire du bien. Tout a volé en éclat. Plus aucune valeur humaine puisque cet être réel est mort depuis longtemps.

Je suis effaré parfois d'imaginer que parmi les enfants que je croise, il y aura peut-être un adulte assassin. Car tous les assassins ont été enfants, élèves, étudiants, diplômés, salariés ou "cancres" et chômeurs. Cette réalité qui est imposée à chaque individu est un champ de batailles. On y trouve les armes, on apprend même aux enfants à s'en servir. La compétition, la comparaison, le classement, l'honneur ou l'humiliation. 

Et je vis là-dedans depuis trente ans. Je croise des vies pendant dix mois de classe. Pendant dix mois, je tente de dresser devant eux le miroir de ce qu'ils sont, l'horizon de ce qu'ils veulent être. Non pas dans la réalité mais dans le réel.

Dans quelques semaines, un nouveau Président nommera un nouveau Ministre de l'Education Nationale. Et "on" nous dira qu'on ne s’y prenait pas comme il faut mais que maintenant, tout va aller beaucoup mieux parce qu'on va nous apprendre à travailler correctement.

Et je continuerai à œuvrer pour le réel. Nature et fonction. Jamais dans l'ordre inverse.

 

 

Pression administrative

Par Le 03/09/2014

NOTE DE SERVICE RYTHMES SCOLAIRES : UNE HONTE !

Les directeurs d’écoles ont été destinataires, dès hier, d’une note de service particulièrement choquante.

L'addministration, par la voie des IEN, entend faire porter, sur les épaules des directeurs, le poids d’une réforme massivement rejetée par les enseignants, les parents d’élèves, les agents territoriaux et les élus municipaux.

Cette note de service n’est rien d’autre qu’un "appel à la délation" qui pourrait rappeler les heures les plus sombres de notre histoire : mais c’est vrai qu’il est difficile, dans une démocratie, d’imposer une réforme contre la volonté de tous !

Pour que les choses soient claires :
- le directeur d’école n’est pas un officier de police : faire remonter des informations sur des mouvements divers, identifier et dénoncer des "meneurs" ne fait en aucun cas partie de ses obligations de service.

- le directeur d’école n’a pas à se plier à un argumentaire non signé pour dialoguer avec ses parents d’élèves.

- Le directeur d’école n’a pas à envoyer quotidiennement un état de l’absentéisme de ses élèves : l’absentéisme est consigné dans les cahiers d’appel et l’IEN peut venir les consulter quand il le souhaite.

Pour autant, ce dispositif démontre, s’il en était besoin, la course éperdue du ministère pour faire passer sa réforme en force, donc sa fragilité... et par conséquent notre force pour la faire échouer !

Liberté d'opinion (politique)

Par Le 03/09/2014

Article 6 

Modifié par LOI n°2012-954 du 6 août 2012 - art. 4


"La liberté d'opinion est garantie aux fonctionnaires."

 

 

Le "devoir de réserve" n'existe pas. J'ai pris position et je le ferai entendre autant que possible. 

Que ça plaise au Ministère ou pas me laisse impassible. 

 

 

Claude Bartolone sur Bfm ce matin: " Les Maires qui cadenassent les écoles ce matin, affaiblissent notre société..."

 

Et personne ne lui dit de se taire ? La contestation serait donc un danger ? La démocratie ne pourrait l'accepter ? Mais quelle démocratie ?...

"Vigilances" (le forum)

Par Le 02/09/2014

Pour toutes les nouvelles, les articles, les analyses, les témoignages.

N'hésitez pas à participer...

vigilance rythmes scolaires Index du Forum

vigilance rythmes scolaires
Vigilance sur les difficultés supplémentaires engendrées par la réforme des rythmes scolaires pour les enfants, les enseignants, les parents d'élèves, les animateurs, les communes, les associations, les clubs de sport, les conservatoires .............

LES FRANCAIS NE VEULENT PAS DE CETTE REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES IMPOSEE D'UNE MAIN DE FER PAR L'ETAT ! ILS VOUS DISENT POURQUOI :
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Pas de nouveaux messages   LE MAIRE DE TALANT DONNE LE "MODE D'EMPLOI" POUR REFUSER CETTE REFORME "INTENABLE"
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Pas de nouveaux messages   Une lettre du maire de Caudry au ministre "je reste déterminé à ne pas mettre en place, sous sa forme actuelle, cette réforme. »
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Pas de nouveaux messages   Associations, pétitions, manifestations, boycott et occupations d'écoles... partout les parents d'élèves de mobilisent contre cette réforme catastrophique
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Pas de nouveaux messages   TOURCOING : Gérald Darmanin précise que « ce sont les Tourquennois qui choisiront »
0 PM 102 Mer 16 Avr - 12:27 (2014)
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Pas de nouveaux messages   "...que les enfants sont fatigués et que leurs parents ne constatent aucun bénéfice à l'opération, l'ensemble des élus de la liste du nouveau maire ...ont décidé « d'étudier l'idée d'un retour à la semaine de quatre jours ».
0 PM 48 Mer 16 Avr - 12:23 (2014)
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Pas de nouveaux messages   "Tous les partenaires consultés s'accordent sur le fait qu'elle va créer des inégalités territoriales et qu'elle privera les enfants de temps scolaires fondamentaux pour les apprentissages. "
0 PM 32 Mer 16 Avr - 12:16 (2014)
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Pas de nouveaux messages   Plusieurs maires UMP de Savoie lancent une fronde contre la réforme des rythmes scolaires
0 PM 51 Mer 16 Avr - 12:11 (2014)
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Pas de nouveaux messages   Des milliers de maires dénoncent l'absurdité de cette réforme et s'y opposent fermement
1 PM 64 Mer 16 Avr - 11:49 (2014)
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Pas de nouveaux messages   " Des enfants fatigués dès le jeudi "
0 PM 41 Mer 16 Avr - 11:43 (2014)
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Pas de nouveaux messages   Consultation France Inter Rythmes scolaires : 72,86 % des sondés n'en veulent pas chez eux
0 PM 48 Mar 15 Avr - 23:47 (2014)
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Pas de nouveaux messages   La page facebook du nouveau ministre de l'Education Nationale Benoît Hamon est submergée par les messages demandant l'arrêt d'urgence de cette réforme
0 PM 47 Mar 15 Avr - 23:41 (2014)
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0 PM 57 Mar 15 Avr - 21:52 (2014)
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Pas de nouveaux messages   Christian Schoettl, maire de Janvry (91 ) : le "non" a la reforme des rythmes scolaires se propage comme un incendie
0 PM 88 Mar 15 Avr - 21:49 (2014)
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Pas de nouveaux messages   Opération : Secouons les Medias !
8 Alexandre 690 Lun 7 Avr - 22:43 (2014)
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Pas de nouveaux messages   réforme
1 MURIELmumu 44 Lun 7 Avr - 22:42 (2014)
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Pas de nouveaux messages   reforme
0 Karine 48 Mer 2 Avr - 17:10 (2014)
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Pas de nouveaux messages   Juppé s'en mèle ... ça devient serieux !
1 FJ<

Une étrange similitude

Par Le 02/09/2014

 

Pierre, instituteur révolté, le personnage principal de "Jusqu'au bout".


 

Image 3

Le retournement vers soi. Il ne s’agissait pas de se contenter d’un regard humain mais d’instaurer un regard différent, neuf, épuré, jusqu’à l’effacement de cet humain. Qu’il ne reste qu’une forme de vie en symbiose avec d’autres formes de vie. L’oubli de soi, quand il ne s’agit que d’une forme aiguë de prétention, était la clé nécessaire à cette ouverture vers le monde. Il tenait la solution et la joie qui le gonflait aurait pu le faire voler au-dessus de la cime des arbres.

Ce fut comme une naissance. Et l’accession à une nouvelle lumière.

Pas, cette fois, la lumière artificielle d’une salle d’hôpital mais la lumière de l’univers. Un rayonnement d’étoile, un embrasement au cœur de ses fibres, un noyau en fusion, une âme libérée, un envol. Des vagues de frissons qui cascadent.

Un autre état de conscience, différent de celui prôné par l’esprit humain. Un état naturel. Un état de connivence avec le monde. Nous serions donc en dehors de la vie, attachés comme du bétail à tirer dans une fuite aveugle des fardeaux imposés, à nous abrutir jour et nuit de drogues licites, à nous interdire, par tous les moyens, de nous observer. Il pensa à ses journées de travail, à ses six heures en classe, à ses deux heures au bureau, à l’entretien de son logement et de son fourgon, de son vélo et de toutes ses petites affaires, aux courses, à la télévision et à la radio, à ces informations d’un monde en débâcle, aux discussions sur le mauvais temps et le prix de l’essence, et à tous les passe-temps dérisoires pour occuper les dernières minutes de cette mort camouflée dans une journée quotidienne. Toutes nos activités nous tournaient irrémédiablement vers un extérieur artificiel, à des distances considérables de nous-mêmes et du monde. De notre complicité avec ce monde. Nous étions tous dans un état de non vie.

Il s’assit au sommet d’une butte. Il dominait la cime des arbres. Le paysage devant lui s’étendait jusqu’à l’horizon. Il eut peur brutalement de ce qu’il découvrait.

Il eut peur du moment où il redescendrait parmi les morts.   

Il eut envie de leur parler. Il eut pitié d’eux. Pour la première fois, il aima l’humanité. Pendant quelques secondes. Pourquoi cette humanité avait-elle abandonné ce bonheur ?

Il chercha… Et comprit qu’il ne devait pas le faire. Chercher, c’était encore faire appel à l’esprit humain pour répondre à une question qui concernait un ordre planétaire, une harmonie universelle d’où l’homme s’était retiré.

Il déposa son sac, sortit sa serviette et l’étala. Il se déshabilla et s’allongea au soleil. Les yeux fermés.

Une brise légère mais régulière coiffait le sommet dégagé et repoussait les insectes. Il pensa aux rennes de Scandinavie qui progressent sur les crêtes ventées pour se protéger des taons. Il suivit leurs longues marches. Vaste troupeau obéissant à des migrations séculaires, chaque individu posant ses pas dans les pas de ses ancêtres, acceptant la loi du groupe sans même y penser, perpétuant sereinement un ordre naturel. Un faucon survolait les troupeaux. La danse suspendue de l’oiseau le conduisit au bord de l’océan. Jonathan Livingstone l’accueillit. Le goéland avait acquis la liberté à travers le vol, il avait brisé les règles établies et choisi de développer des qualités extraordinaires pour éveiller sa propre connaissance. Mais s’il avait atteint une liberté sublime, il ne le devait qu’à une volonté farouche. Ce n’était pas un exemple accessible à tous. Le développement de cette connaissance hors du commun n’avait été rendu possible qu’à travers l’extrême perception et l’absolue maîtrise de son essence. Il avait retrouvé enfoui sous de misérables comportements quotidiens toutes les possibilités de son corps et de son esprit. De son être unifié. Aujourd’hui, le culte de la personnalité qui servait de référence ne représentait en fait que la consolidation d’un système pervers, nullement l’accession à cette connaissance supérieure. Ce n’était pas l’homme qui était promu mais sa totale participation à une vie de masse. Et les quelques individus parvenant à s’extirper de cette foule anonyme cautionnaient par cette fausse réussite un esclavage doré, totalement éloigné de toute essence. Rien ne s’éveillerait. Ce n’était pas l’homme libre qui pouvait jaillir mais juste l’homme privilégié, profitant avidement de l’opulence sordide des plaisirs offerts par ce système, l’embellissement frénétique des murs de la prison. Et celui qui y parvenait apparaissait comme le plus heureux et le meilleur des hommes. Et la foule envieuse continuait à rêver avec le même enthousiasme aveugle, la même convoitise. Se nourrissant d’espoirs de gloire et de fortune quand la paix de l’âme restait à portée de main, accessible à tous, sans distinction sociale, raciale ou d’intelligence. C’est l’esprit seul, sa sensibilité et sa capacité à goûter pleinement l’importance d’un brin d’herbe comme celle d’une étoile qui ouvrait les portes du monde.

Il s’étonna de la fluidité de son raisonnement. Il ne se souvenait pas avoir connu auparavant des éveils aussi flamboyants. Il ne pouvait certifier qu’il parviendrait à échanger de telles idées mais ce bonheur  était déjà si inattendu qu’il lui suffisait amplement. Il douta d’ailleurs d’une possible transmission de tels raisonnements. N’était-ce pas à chacun de constituer sa propre théorie ? Sa propre vérité…Opposée à cette vacuité terrible qui nous étouffait. Soudainement, encore une fois, le vide de l’existence telle qu’elle était instituée, lui brûla la gorge. Physiquement. Il s’assit, prit la gourde et avala plusieurs goulées d’eau fraîche. L’angoisse disparût mais la tension dans laquelle l’esprit s’était maintenu céda d’un coup. Les larmes coulèrent, librement, sur les joues. Il fallait pleurer, il le sentait, c’était une délivrance nécessaire, pas une fuite ou un abandon mais un lien avec ce monde oublié et battu. La rencontre triste de deux consciences esseulées, la complicité fabuleuse de deux esprits en sursis, deux êtres condamnés à plus ou moins brève échéance, sentant au-dessus de leurs consciences effrayées la menace permanente d’un sabre que l’espèce humaine tenait fièrement.

Il refusa de sombrer dans les noirceurs et se releva. Il reprit son sac et s’engagea sur une sente. Il força son pas durant de longues minutes, crachant des bouffées de déprime dans les souffles jaillis de ses poumons, dans les brûlures de ses muscles, les gouttes de sueur qui voilaient ses yeux. Il sentit combien la peur pouvait étouffer les plus beaux sentiments, les plus intenses émotions. Il avait entrevu son retour parmi les hommes et la terreur qui s’était dressée l’avait tétanisé. Comment supporter ce mensonge immonde ? Ça ne lui semblait plus possible.

Il marcha comme un forcené, évadé d’une prison morale et qui court, qui court, sentant dans son dos la rage haineuse des morts.

Il serpenta entre les arbres, hors de tout objectif et de toute conscience réelle. Ce fut une fuite sans but. La douleur était en lui, les terreurs l’habitaient. Et il souffrait davantage encore de ne pas maîtriser ces assauts morbides, de ne pas parvenir au contrôle de soi et de devoir, pour trouver une certaine paix, consumer ses forces dans des défis déraisonnés.

Il atteignit un nouveau sommet, simple colline déboisée, ouverte sur les horizons. Dans la dernière montée, un vertige l’avait ébloui. Il décida de manger. Espérant surtout y trouver l’absence de pensées dont il avait besoin.

Face à lui s’étendaient des pentes boisées, vastes mers de couleurs superbes sur lesquelles les rayons solaires, variant leurs inclinaisons et leurs intensités, jouaient pendant des heures. Il devina, sous le secret des frondaisons, les itinéraires répétés des animaux, leurs parcours ancestraux, incessamment agressés par des hommes envahisseurs. Il sentit l’angoisse pesante des espèces encerclées, les cris suppliants des arbres abattus, les râles étouffés d’une terre labourée, toutes ces souffrances quotidiennes qui resserraient impitoyablement sur des êtres fragiles leurs étreintes mortelles. Il aperçut au loin une brume étrange, surplombant une vallée invisible. Etait-ce une vapeur échappée d’un lac ou la pollution d’une ville ? Embryon de pluie ou haleine putride. C’est de nos âmes que s’élevait ce poison. L’empreinte des hommes sur la Terre. Le cerf, au fond des bois, percevait le parfum pestilentiel des fumées d’usine, le ronflement des moteurs, le vacarme des avions, le hurlement aigu des tronçonneuses, les appels des chasseurs vers les meutes excitées des chiens. Même le parfum âcre de sa sueur agressait les narines des animaux aux abois. L’homme n’était toujours qu’une menace, que le complice cynique de la mort. Le dégoût. Il n’était qu’un humain. Les fumées de son fourgon, les routes dont il profitait, les champs sulfatés pour les récoltes forcées dont il se nourrissait, les bétails engraissés pour des populations obèses, les mers vidées par les filets dérivants, les centrales nucléaires pour des électricités gaspillées, les forêts vierges rasées pour des meubles coûteux, les fleuves agonisants sous les rejets nitratés, les décharges sauvages et les dépotoirs engorgés. On immergeait dans les fosses marines des containers de déchets radioactifs comme on jetait par les fenêtres des voitures un paquet de cigarettes. Le geste était le même. C’est la mort qu’on propageait.

Le dégoût.

Il ne voyait pas d’issue et sentait combien ses réflexions le conduisaient à une impasse. Si les animaux vivaient dans la peur permanente, la planète elle-même ressentait-elle cette angoisse ? Représentions-nous désormais le mal absolu ? 

Sa simple présence éveillait dans les arbres des frissons inquiets. Et les gens incrédules mettaient cela sur le compte du vent. Un pigeon passa devant lui. Son vol était puissant et rapide. Etait-ce une fuite, la recherche désespérée d’un dernier refuge ? On trouvait jusque dans les mers australes des traces de dérivés chimiques. Où pouvait-il aller ? Les feuilles des arbres, autour de lui, le regardaient avec des yeux terrifiés. Des hordes d’insectes affolés fuyaient devant ses pas aveugles. Les nuages empoisonnés pleuraient des larmes acides.

Les hommes avaient propagé la mort. Ils étaient son plus fidèle allié. L’humanité comme l’étendard de la grande faucheuse.

Le dégoût.

La violence du dégoût.

Il se leva et prit le chemin du retour. Un court instant, des désirs de suicide. Il en gardait sur les lèvres un goût sucré, presque bon. L’anéantissement salvateur de la culpabilité. Et l’impression d’un geste enfin à soi.

Il ne devait pas rester seul. Il en mourrait. C’était certain.

Tête baissée, il parcourut les bois, la mort aux trousses. Et c’est ce sentiment effroyable de la fin à venir que les hommes étouffaient sous des agitations frénétiques. Ne pas savoir, ne pas écouter ni sentir. Rien. Vivre dans l’aveuglement, juste pour se supporter. Nous étions la mort et nous le savions. Mais nous maintenions avec obstination l’interdiction de le dire.

Il finit par courir espérant que la violence de l’effort empêcherait toute intrusion raisonnée.

Arrêter de penser et ne penser qu’à cela.

C’était donc cela le rôle du sport. Juste le complice d’une dictature complexe. L’opium du peuple, un de plus.

Ne pas penser. Courir. Etouffer le dégoût sous des épuisements musculaires.

« Arrête de penser ! » cria-t-il dans le silence craintif des bois. Des sanglots échappés bloquaient ses souffles dans la gorge serrée.

« Arrête de penser, gémit-il, arrête, c’est plus supportable. »

A l’orée d’une clairière, il s’arrêta. Il ne se souvenait pas de cet espace dégagé. Il regarda autour de lui et ne reconnut rien. Au premier instant, il se dit qu’il était perdu mais l’absurdité de cette conclusion le frappa. Parmi les hommes il était perdu. C’est ici qu’il était quelque part. Mais il n’y trouvait pas les repères inculqués. Et se sentait totalement égaré.

Avant de s’effondrer, il fonça, droit devant.

Ce n’est pas le temps qui s’égrena mais la répétition mécanique de ses foulées, la force de ses respirations, l’usure de ses muscles, le choc dans son crâne des pas retombés, les crachats de salive qui suintaient aux coins des lèvres. Et les larmes salées qui coulaient de son corps comme un pus honteux.

Honteux.

C’est ainsi qu’il déboucha sur une route. Il reconnut l’accès au lac. Il était descendu trop bas. Il remonta le ruban goudronné et songea à ces milliards de kilomètres balafrant la planète, cicatrices sans cesse entretenues, élargies, renforcées, reliées entre elles par des réseaux de plus en plus étendus. Il crut devenir fou et comprit qu’il découvrait la vraie raison. Les fous, de leurs côtés, traçaient de nouvelles routes pour rejoindre plus rapidement leurs semblables.

Le parking, le fourgon. Il courut encore, s’engouffra, ferma la porte et sauta fébrilement sur la boîte de cannabis. Anesthésier les flots de pensées sous des brouillards parfumés, étouffer fébrilement des consciences insupportables.

"Suicide assisté..."

Par Le 02/09/2014

Tata: le "suicide" qui tombe à pic

31 janvier 2014

 

La nouvelle ne fait pas grand bruit, et pourtant, le Directeur Général de Tata Motors a été déclaré « suicidé » le 27 janvier 2014, à Bangkok, alors qu’il s’y était rendu pour participer à une réunion du Conseil d’Administration de Tata Motors Thailand Ltd. Retour sur cette troublante et soudaine disparition.

Karl Slym, un homme d’affaires Britannique de 51 ans, est devenu Directeur Général de Tata Motors en 2012. Pour rappel, Tata est une multinationale Indienne d’automobiles. Elle a beaucoup fait parler d’elle ces dernières années, proposant des véhicules peu onéreux (comme la Tata Nano) et surtout elle se classe au 4e rang mondial de constructeurs de camions et au 2d rang de constructeurs d’autobus.
Le petit poucet de l’automobile n’a cessé de faire des pas de géants, lorsque la firme acheta Jaguar  Land Rover de Ford en 2008. Et puis, vint la fameuse voiture à air. Oui, ce que bon nombre de personnes attendent dans ce bas monde, est l’initiative de Tata. Une voiture capable de fonctionner sans carburant, mais uniquement avec l’air que l’on respire. Une révolution dans le monde automobile. Elle devait être commercialisée fin 2013 mais c’est normalement en ce début d’année qu’elle devrait fouler les routes Indiennes

 

Cette voiture baptisée « Mini Cat », coûterait la modique somme de 5225€. Encore un coup de génie de la part de Tata. Certes la voiture est assez rustique et ses options basiques (éclairages, clignotants, poste et même la climatisation en autonomie, avec le système d’air comprimé qui expulse l’air du tuyau d’échappement entre 0 et 15°), mais son mode de carburant (l’air) est totalement gratuit, ce qui en fait un moyen de locomotion peu onéreux, économe et écologique.

 

Mais là ne s’arrêtent pas les prouesses de la Mini Cat : son kilométrage est ni plus ni moins que le double d’une voiture électrique dernier cri ! Elle a une autonomie de 300Kms, se recharque en quelques minutes dans une station spéciale ou en 3-4 heures à domicile. De plus, elle ne peut rouler au-delà de 105km/h, ce qui en fait une voiture de ville parfaite.  Très simple, elle nécessite très peu d’entretien et lorsque cela est le cas, les frais sont très en dessous des tarifs pratiqués ne serait-ce qu’en France.

La firme Indienne a donc réalisé un petit bijou automobile, tant sur le plan financier, que sur les plans économiques et écologiques. De quoi faire trembler toute l’industrie automobile, ainsi que les compagnies pétrolières…. Même si, pour le moment le véhicule n’a pas encore roulé sur les routes Indiennes, il y a fort à parier que son homologation en Europe (et dans le reste du monde) posera très certainement problème… Sans compter que le Royaume Uni ainsi que l’Australie, ont déjà annoncé un projet, visant à taxer l’air !... Un signe ?

 

Après « l’étrange » destruction totale de l’usine automobile Japonaise Genepax en 2011 (après le séisme), qui s’apprêtait à mettre sur le marché sa voiture à eau (Voir reporatage sur le sujet ici ) , voici venu l'heure de Tata, de faire face à un « suicide » et non des moindres : celui de son Directeur Général.

Bien sûr, la police a trouvé, ce qui pourrait être une lettre de suicide dans la chambre d’hôtel de Karl Slym. Néanmoins, la chute du 22e étage, par une fenêtre plus qu’étriquée par laquelle « il a fallu qu’il fasse un effort pour passer à travers », d’après  le Lieutenant-Colonel de Police Somoyot Boonnakaev, semble toutefois tirée par les cheveux.
L’enquête est en cours, une analyse graphologique concernant la lettre qu’il aurait laissé doit confirmer ou pas, qu’il s’agisse bien de son écriture et délivrerait donc la ou les raisons qui l’auraient poussé à se jeter de sa fenêtre. La femme du Directeur Général était visiblement présente au moment de sa mort mais ne peut répondre aux questions de la police, car elle est en état de choc.
Comble de l’ironie, c’est Karly Slym qui a re-propulsé la Nano sur le marché, après l’échec commercial lors de sa sortie initiale et qui a réussi à faire de Tata, une multinationale sur laquelle il fallait désormais compter dans le monde automobile.

 

Si pour certains, ce suicide n'en est pas un est ne résulte que d'une pression des lobbies, pour le moment, aucune lumière supplémentaire n’a pu être faite sur les causes de la mort de Karl Slym. L’affaire suit son cours, mais il y a peu de chances pour que la presse relate la suite des événements. La Mini Cat pourrait alors, rester dans les usines Indiennes, encore un certain temps.

 

Sources : Wikipédia
Le Monde
Users.Telenet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Langues de bois

Par Le 02/09/2014

UN EXCELLENT TRAVAIL D'ANALYSE SÉMANTIQUE

Dégâts collatéraux

Par Le 02/09/2014

ASSOCIATIONS EN DANGER !  
ECOLE DE CIRQUE dans le VAR
 
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Je ne sais pas par où commencer... 
À un moment donné il faut se jeter à l’eau... alors je vais faire ma part en témoignant...
 
Je suis directrice pédagogique d'une école de cirque dans le VAR, nous existons depuis 17 ans, nous avons 450 adhérents. 
Notre gestion est totalement indépendante et tant mieux. 
Pas de local de la mairie, qu'une petite subvention de 1000 euros (pour 450 adhérents... bref, le sujet  n'est pas là), donc véritablement indépendante !!
 
Notre association a toujours travaillé en partenariat avec l'éducation nationale (17 ans), et depuis toutes ces années nous avons dû accepter de faire des changements :
·         nous mettre aux normes de sécurités,
·         respecter les décrets imposés par l'inspection académique,
·         se former  
 
Et tout cela nous a permis de devenir de plus en plus grands, (surtout en connaissance..).
 
Avant d'exprimer mon mécontentement, il faut que je vous donne des éléments sur notre école de cirque pour mieux comprendre notre problème qui est certainement le problème de beaucoup d’associations.
 
Nos cours se déroulent toute la semaine, du lundi au samedi, (le samedi matin est réservé à nos petits enfants autistes, je vous en parle plus tard)
Notre école ouvre ses portes aux enfants de 3 ans à 58 ans !
Nous sommes 4 salariés à temps plein et environ 15 bénévoles tournent et s'impliquent dans notre association.
 
Durant la journée, notre école peut recevoir les écoles maternelles, primaires et secondaires,
mais nous avons aussi des IME, des foyers occupationnels et hôpitaux de jours etc. 
Nous travaillons sur plusieurs communes pour nos interventions (environ une 25 communes différentes) actuellement tout cela est assez uniformisé et nous pouvons faire de bons projets, car tout le monde débute à la même heure et termine à la même heure.
En cours annuels (fixe ) seules 2 villes peuvent "profiter" de notre travail, nous avons 394 adhérents sur la commune de S-P qui nous permet aussi une belle diversité car pour ces cours nous avons aussi des enfants de T, M, mais aussi C, T, S, B, et…(plusieurs villes) belle diversité mais c’est normal, S-P est notre siège social, mais nous avons aussi 56 adhérents sur la V.
 
QUEL IMPACT CETTE REFORME AURA SUR NOTRE ASSOCIATION ?
 
1er point : le planning
 
Cela fait 4 réunions que nous essayons de nous organiser pour avoir des réponses et surtout proposer un programme à nos adhérents (nous avons plus d'un mois de retard sur notre organisation, sans compter la surcharge de travail et de stress que cela nous procure.)
4 réunions de 1 h pour dire que nous nous partons vers l'inconnu, pourquoi ? 
Et bien le plus gros problème pour nous, les associations, est que chaque mairie peut décider ce qu'elle veut. Certaines ont décidé de terminer les cours à 15h30, d'autres à 16h, d'autres à 16h30, pour corser le tout, ces écoles peuvent choisir l’après-midi où elles ne travailleront pas.
 
Exemple : mercredi et jeudi pour S-V, mercredi et vendredi pour B, mercredi et vendredi pour S-P !
Puis au moment que je vous écris, nous apprenons que S-P devrait encore changer, et ils auraient décidé de finir de travailler le jeudi à 12h30 !
Mais comment voulez-vous que nous nous organisions, nous, les associations dans tout cela ?
 
Il faut donc UNIFORMISER, cela ne devrait pas être les mairies qui décident, mais le rectorat !
 
Qu’avons-nous fait les associations pour survivre dans ce cafouillis ?
Nous voulions essayer de faire des cours plus tôt à 16h , mais pas possible, pas toutes les écoles fonctionnent comme cela, nous allons donc débuter à 17h...
Nous avons cherché à « recaser » ces 40 enfants que nous perdons sur S-P, et les
45 que nous perdons sur L-Vimpossible !!!
 
Nous sommes obligés de faire des cours en triple  heureusement que notre salle nous le permet !
Et que c'est chez nous ! (enfin presque) Nous avons réussi à "caser" 30 enfants et que faire des 55 autres ? Que faire !
Je ne peux plus ouvrir un créneau sur la ville de L- V, car me déplacer pour 15 enfants l'après-midi cela ne vaut pas le coup (dans le sens où je serai obligée de faire payer à mes adhérents de L-V  le coût du chargement , déplacement et autres et cela uniquement pour les 15 enfants !
Sans compter la fatigue que mon animatrice aurait !
Donc non, on annule,  la ville de L-V ne pourra plus avoir de cours de cirque pour l'année 2014 -2015 (c'est vraiment pas discriminant ça ? ) 
 
Sur S-P, nous risquons de supprimer nos cours de cirque-adapté pour nos enfants autistes qui ne sont que 4 à 6 par groupes, cela touche donc que 10 à 12 enfants, mais, nous ici dans notre école, on fait pas des cours de cirque-adapté pour le « Fric » sinon j’aurais arrêté, c’est parce que nous avons des enfants différents qui ont besoin de plus de temps, plus de calme, plus d’encadrement et surtout moins d’effectif par groupes, pour mieux s’intégrer et s'épanouir!
Mais je ne pourrai plus !
NON, je ne pourrai plus accueillir ces enfants handicapés car entre 12 enfants et 30 enfants, on n'a pas le choix !
 
Le conseil d’administration a proposé d'ouvrir 3 cours le samedi matin pour accueillir 30 enfants mais il en reste encore 25 sur le carreau ! Je ne peux pas faire mieux !
 
Bilan : outre le fait que nous perdons environ 25 enfants, sans compter le nombre de parents qui refuseront de payer une activité pour leur enfant le samedi matin car cela coupe le W-E, sans compter ceux qui estiment que : « vu qu'ils vont payer des activités occupationnelles durant la semaine, leur enfant ne fera pas d'autre activité même si celle-ci est encadrée par des personnes compétentes.
 
2ème point :  la législation
 
Pour intervenir dans les écoles maternelles ou primaires ou encore secondaires,
- le rectorat me demande ce qui suit : 
·         l'école de cirque doit être fédérée et agrée par la FFEC, fédération française des écoles de cirque
·         l'école de cirque doit être agrée par l'inspection académique
·         l'école de cirque doit être agrée par la direction régionale des sports
·         l’école de cirque doit avoir une assurance couvrant ses intervenants, les enfants et le matériel
·         Bien sûr, l'école de cirque doit avoir du personnel qualifié et diplômé : tous les intervenants doivent avoir un BIAC mais aussi  le BPJEEPS option cirque, ou encore un DMA diplôme des métiers des arts.
 
- Pour la sécurité : 
L'école de cirque est responsable et doit vérifier que l'animateur respecte les consignes de sécurité imposées par la FFEC mais aussi imposées par l’éducation nationale qui sont : 
·         le matériel doit être adapté à l’âge, la taille, à la capacité et la compréhension de l'enfant. 
·         l'animateur doit veiller à ce que la tenue de sport soit adaptée à l'activité
·         l'animateur doit avoir 10 enfants de 3 ans à 5 ans et 15 enfants de plus de 6 ans.
 
Et tout cela fait partie d'un projet éducatif et pédagogique.
 
Et puisque nous parlons de sécurité : comment allons-nous identifier ce personnel supplémentaire, est-ce que ces intervenants feront l’objet d’une attention particulière comme nous le faisons dans notre école de cirque, puisque nous vérifions que le casier judiciaire soit compatible avec les enfants par exemple ?
 
Alors comment les écoles ou les mairies vont-elles assurer cette sécurité ?
Comment va se dérouler la fin des cours ? 
L’école se termine à 15h30, la maîtresse sera forcée de terminer sa séance bien avant car l’animateur doit commencer ses séances à 15h30 !
 
Bilan : outre le fait que les mairies demandent de prendre 13 enfants de 3- 5 ans et
18 enfants pour les 6 - 12 ans (soit 3 enfants de plus que ce que ma fédération m'oblige à avoir !  )
Outre le fait que très peu d'enfants pourront être en tenue de sport, car cela fait 17 ans que nous intervenons dans les écoles et nous avons encore du mal, malgré l'aide des enseignants, à faire respecter cela, alors imaginez dans ces activités... qui sera responsable ?
Nous avons une société procédurière !!
Alors croyez-moi, si l’assurance apprend que je pratique sans une tenue de sport adaptée,
demain j’ai 15 procès sur le dos !
Outre l'espace proposé, les écoles n'ont toujours pas leur propre salle de motricité, donc souvent, très souvent ce type d'intervention se fera dans les couloirs de l’école, avec un passage incessant !
 
Vraiment pédagogique !! 
 
3ème point : le coût
 
Ces interventions nous sont proposées pour un prix extraordinaire soit de 23 euros de l'heure tout compris.
Waouhhh déplacement, temps de travail sur un projet pédagogique, incluant les réunions avec les mairies, les bilans, mais aussi les trajets etc.. Pour la maudite somme de : 23 euros !
 
Bilan : donc en fait, je dois faire « don » à la mairie (car c'est la mairie l'employeur) je dois fermer les yeux sur le temps de chargement, le trajet, le déchargement, puis encore le chargement, le trajet et le déchargement.
Bref, je paie comment mon animateur ?
Je lui demande de faire du bénévolat ?
Ah ! bien sûr c'est une association, oui ! Mais qui emploie du personnel qualifié ! 
 
4ème point : les diplômes
 
Comme je le disais plus haut, l’éducation nationale nous a obligés avec le temps (et tant mieux) à nous qualifier, trouver du personnel diplômé,  s’épanouir sur des projets pédagogiques, et donc pour toutes les interventions que nous faisons dans les écoles nous avons l’obligation de fournir la copie des diplômes : BPJES, DMA, BIAC, brevet de secourisme.
 
Si nous partons dans l'hypothèse que les écoles de cirque puissent ne pas accepter de faire ces interventions pour le tarif qu'il nous a été proposé, qui va faire les cours de cirque ? 
Car ne me dites pas qu’un BAFA option cirque c’est la même chose que le BPJES !
Ne me dites pas qu'apprendre à jongler tout le monde peut le faire !
 
Bilan : Allez soyons fous...
Admettons que les animateurs BAFA avaient leur BIAC (brevet d'initiation des arts du cirque) et bien cela reste tout de même un problème ! Ce diplôme a une valeur uniquement Fédérale et valable légalement uniquement si l'animateur travaille dans une école de cirque fédéré et agrée à la FFEC, sinon ce brevet n'est pas valable, car ce n'est pas un diplôme d'état c’est un brevet fédéral !
L’animateur ne peut officiellement qu'être diplômé en BPJES cirque ou en DMA !
 
Mon avis de directrice pédagogique et de maman, 
cette réforme ne fera pas le bien de nos enfants !
 
Ont-ils pensé aussi à ces mères qui se sont battues pour avoir leur mercredi de libre pour être avec leur enfant ?
Combien de mamans vont essayer de renégocier avec leur patron leur emploi du temps ?
Donc résultat, moins de temps avec leur enfant !
Bravo, pour une réforme qui se veut bénéfique pour l'enfant, nos politiciens se moquent pas mal de la cellule familiale, source de bien-être de l'enfant !
 
Voilà mon témoignage... si cela peut aider !
 
Très peu d'associations n'osent parler, car elles sont

quasiment toutes dépendantes d'un financement communal !
 
 
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Et ça, c'est "égalitaire" ?

Par Le 02/09/2014

"Pour le bien de TOUS les enfants de France" qu'ils disent...

Mais alors, les enfants en situation de handicap, ce ne sont pas des enfants ? Ou alors ils ne sont pas Français ? Ou alors, l'Etat se fiche de leur bien-être ? 

C'est quoi la bonne réponse ?...

Et il y a des gens pour me critiquer parce que je refuse de collaborer à ça ?...


Réforme des rythmes scolaires : seul un tiers des élèves handicapés participent aux activités périscolaires selon le Défenseur des droits

Pas de poterie, de basket, de cirque ou de théâtre après l’école pour la grande majorité des élèves handicapés. Ils doivent rentrer chez eux alors que leurs copains, valides, s’amusent dans ces ateliers programmés après la fin des cours et organisés par les communes.

Deux enfants en situation de handicap sur trois n’ont pas accès à ces activités périscolaires après la classe. C'est ce que révèle les témoignages recueillis par le Défenseur des droits, après un appel lancé en octobre 2013. Pourtant, l’immense majorité des parents (près de 90 %) souhaitent qu’ils y participent.


Manque d'accompagnement adapté et inaccessibilité plus d'une structure sur deuxEn cause, l’absence d’accompagnement adapté, notamment d’auxiliaire de vie scolaire dans 78 % des cas. S'y ajoutent  un encadrement insuffisant (74 %), des activités inadaptées au handicap (71 %) et l’absence de transport adapté (57 %). Sans oublier l’inaccessibilité de la structure dans plus d'un cas sur deux (55 %). 

« Avec le temps de restauration collective, c’est pourtant ces activités qui prolongent et complètent le plus naturellement le service public de l'éducation, notamment dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires », note le Défenseur des droits. À partir de la rentrée 2014/2015, l'ensemble des communes françaises va devoir en organiser. 

Un droit non respecté

« Les activités périscolaires relèvent du droit à l’éducation (…) »,rappelle le Défenseur des droits dans une décision du 30 novembre 2012.Le Conseil d’État reconnaît l’obligation pour l’État de prendre en charge les mesures propres à y assurer l’accès des enfants handicapés. »

Pourtant, le projet de décret réformant l’accompagnement scolaire limite l’intervention des accompagnants des élèves en situation de handicap – AESH, la nouvelle dénomination des AVS – au seul temps scolaire.

Les communes sont également impliquées dans la mise en œuvre effective de ce droit. « Elles organisent librement les modalités d’accueil des enfants qu’elles ont sous leur responsabilité sur le temps périscolaire », rappelle le ministère de l’Éducation nationale. À charge pour elles, donc, de choisir des lieux d’accueil accessibles, de recruter du personnel formé, etc. Il leur reste trois mois pour faire le nécessaire… Franck Seuret - Photo Jean-Marie Liotier 

À lire aussi :

 - Handicap et scolarité : le Défenseur des droits lance un appel à témoignages sur l’accès aux activités périscolaires et extrascolaires

- Un décret va préciser la nouvelle organisation de l’accompagnement scolaire des élèves handicapés

Commentaires

J'ai été Coordinatrice des activités sur les temps libérés par la Réforme des Rythmes. Je confirme que les enfants handicapés sont discriminés dans la majeur partie des organisations. Bien souvent par manque de personnel compétent. Les équipes d'encadrement sont prêtes à accueillir les enfants, mais manquent de soutien (surcharge des groupes, activités inadaptées...) Les municipalités rechignent à prendre en charge les salaires des AVS sur les temps de la Réforme et pourtant ! Un contrat de 20h hebdo (maxi), payé au smic mériterait bien une petite rallonge pour le bien des enfants... l'égalité des chances... Il est urgent de former les intervenants, tout comme les enseignants ! En attendant, si vous voulez vous faire une idée de ce qui se passe dans les coulisses et sur le terrain, je vous invite à lire "l'école est finie !" et mon blog dans lequel j'évoque la question.

Écrit par : DIONISIUS | 09/07/2014

Le top du pire

Par Le 02/09/2014

«Rentré scolaire» : la faute de l'Éducation nationale fait le buzz

"Rentré scolaire" : la faute de l'éducation nationale fait le buzz

L'Éducation Nationale a débuté mardi la formation des professeurs des écoles stagiaires de l'Académie de Toulouse. Quelque 300 futurs instits y participaient. On peut supposer qu'il y a dû y avoir quelques rires étouffés dans l'amphi lorsque la première diapo est apparue derrière la tribune officielle, avec une magnifique faute d'orthographe : «Rentré scolaire». Une des stagiaires a pris une photo et l'a postée sur twitter avec ce commentaire laconique : «Notre formation commence bien. Crédibilité 0». L'image de la boulette tourne sur les réseaux sociaux. Hier, le message de la dénommée Virginie a été relayé plus de 400 fois suscitant commentaires amusés ou consternés chez les internautes. L'un d'eux écrit : «Orpheline de Hamon, l'EN en perd son orthographe». Un autre s'amuse : «Faut leur rentré dedans». Un peu dépassée par le retentissement de son tweet, la prof stagiaire a essayé de relativiser : «Il ne faut pas avoir honte. On dira que c'était une erreur de frappe», écrit-elle. Au rectorat, la plaisanterie a été jugée «moyennement amusante», mais pas question de donner plus d'importance que ça à cette affaire. «Nous avons de vrais sujets en ce moment», rétorque un des collaborateurs de la rectrice. «Évidemment il s'agit d'une coquille et non d'une faute d'orthographe. Vous pensez sérieusement qu'à l'éducation nationale quelqu'un ne sait pas écrire le mot «rentrée» ?».

Dupontel

Par Le 02/09/2014

Quelqu'un que j'aime infiniment.

"Toutes les tragédies qui existent aujourd'hui, ça commence à l'école".

"Les Déshérités ou l'urgence de transmettre"

Par Le 02/09/2014

- La culture n'est pas un ornement. Elle seule peut, selon François-Xavier Bellamy, apaiser les tensions qui traversent la société. Elle est aujourd'hui menacée et combattue, surtout à l'école, plaide-t-il dans Les Déshérités ou l'urgence de transmettre. Morceaux choisis.


Najat Vallaud-Belkacem, notre nouveau ministre de l'Éducation nationale, lira-t-elle l'ouvrage de François-Xavier Bellamy? Les Déshérités ou l'urgence de transmettre, dont nous publions, en exclusivité, les bonnes feuilles, est un texte décisif pour prendre la mesure de la crise de la culture contemporaine. On le doit à un jeune philosophe, ancien élève de la Rue d'Ulm, professeur en classes préparatoires. «Vous n'avez rien à transmettre», a-t-il entendu, lors de son arrivée à l'IUFM. Cette injonction, Bellamy l'a méditée pendant des années. Il a relu Descartes, Rousseau, Bourdieu, pour établir la généalogie des nouveaux pédagogues. Ceux qui préfèrent l'instinct à l'instruction, la spontanéité à l'apprentissage pour former, selon les mots de L'Émile, un «sauvage fait pour habiter la ville». Son constat est implacable: la faillite de l'Éducation nationale n'est pas la conséquence de notre impéritie mais le fruit d'une idéologie diffuse. Son livre, écrit d'une plume limpide, parfois lumineuse, toujours accessible, n'est pas seulement un brillant réquisitoire contre l'ingratitude des esprits forts, il est surtout une magnifique ode à ce qui fait l'humanité de l'homme: la culture. Vincent Tremolet de Villers


Cette crise de la culture n'est pas le résultat d'un problème de moyens, de financement ou de gestion ; c'est un bouleversement intérieur. Il s'est produit, dans nos sociétés occidentales, un phénomène unique, une rupture inédite: une génération s'est refusée à transmettre à la suivante ce qu'elle avait à lui donner, l'ensemble du savoir, des repères, de l'expérience humaine immémoriale qui constituait son héritage. Il y a là une ligne de conduite délibérée, jusqu'à l'explicite: j'étais loin d'imaginer, en commençant à enseigner, l'impératif essentiel qui allait structurer ma formation de jeune professeur.

«Vous n'avez rien à transmettre» : ces mots, prononcés à plusieurs reprises par un inspecteur général qui nous accueillait dans le métier le jour de notre première rentrée, avaient quelque chose de si étonnant qu'ils ont profondément marqué ma mémoire. «Vous n'avez rien à transmettre.» La culture est proprement ce qui se transmet. Ne plus faire subir à nos successeurs ce fardeau périmé que le passé jetterait sur leur liberté nouvelle, voilà le projet qui nous est proposé.

Désormais, il faut faire en sorte que chaque enfant puisse, pour créer un chemin personnel, produire son propre savoir. Écartés, le «cours magistral» et le «par cœur» ; refusée, l'idée qu'une conception du monde pourrait être transmise aux enfants par leurs parents. Nous avons perdu le sens de la culture. Elle est pour nous, au mieux, un luxe inutile ; au pire, un bagage encombrant. Bien sûr, nous continuons de visiter les musées, d'aller au cinéma, d'écouter de la musique ; et en ce sens, nous n'avons pas consciemment rejeté loin de nous la culture. Mais elle ne nous intéresse plus que sous la forme d'une distraction superficielle, d'un plaisir intelligent ou d'un agrément décoratif. De cette défiance vis-à-vis de la culture, on peut trouver partout le symptôme. Pour qui veut bien tendre l'oreille, le discours commun sur l'école, l'enfance, la société, la famille, la laisse entendre à chaque instant. Elle s'illustre par exemple dans la fascination contemporaine pour l'immense réservoir de données que nous offre la révolution numérique. Tel ancien ministre explique que, puisque toute la connaissance est

désormais accessible sur le Web, les enfants peuvent être enfin délivrés de la tâche pénible d'apprendre. Tel intellectuel s'enthousiasme à l'idée que, pour la première fois, les petits génies du Net que sont les enfants de la jeune génération ont un meilleur accès à l'information que leurs propres parents, qui n'ont donc plus rien à leur enseigner. Par la grâce du Web, nous voilà dispensés de transmettre un savoir: il ne reste plus qu'à proposer des «savoir-faire», des «savoir-être»…

Puisque les machines se chargent de stocker l'héritage pour nous, de nouveaux horizons de liberté peuvent s'ouvrir. Voilà bien un symptôme de cette défiance qui nous fait regarder la culture comme une aliénation dont nous serions les prisonniers, comme un fardeau dont il faudrait se décharger par tous les moyens.

L'utilité demeurera le critère de notre seul rapport au savoir, si tant est qu'on puisse encore parler de savoir

dès lors que la mémoire n'est plus en jeu. C'est exactement ce que laissait entrevoir l'Émile: Robinson, sur son île, ne s'intéresse qu'à ce qui lui est profitable. Nous voilà tout près de le rejoindre dans son calcul solitaire. Au fond, il semble que nous ne sommes collectivement plus du tout persuadés que l'école ait pour mission de transmettre à tous une forme de culture générale gratuite, indépendante de toute «rentabilité» ou de toute visée strictement professionnelle. Mais alors, quand nous nous plaignons que «le niveau baisse», ne sommes-nous pas en train de déplorer les conséquences d'une conception de l'éducation que nous partageons pourtant largement? Il faudrait, dans ces moments-là, se souvenir de la claire conscience de Rousseau, disant de son élève: «Je lui apprends bien plus à

ignorer qu'à (…) savoir.» Car enfin, si l'on ne voit pas assez cette proximité dans l'inspiration qui structure aujourd'hui notre système éducatif, il faut au moins la considérer dans ses conséquences. Rousseau consacre ses plus belles pages, et les plus audacieuses, à un portrait de son élève. Il le décrit comme «un sauvage fait pour habiter les villes».

Rousseau écrit: «Peut-être faut-il lire, dans ce portrait, les conséquences inassumées de notre conception de l'éducation. Émile n'a que des connaissances naturelles et purement physiques. Il ne sait pas même le nom de l'histoire, ni ce que c'est que métaphysique et morale. Il connaît les rapports essentiels de l'homme aux choses, mais nul des rapports moraux de l'homme à l'homme. Il sait peu généraliser d'idées, peu faire d'abstractions. Il voit des qualités communes à certains corps sans raisonner sur ces qualités en elles-mêmes. (…) Il ne cherche point à connaître les choses par leur nature, mais seulement par les relations qui l'intéressent. Il n'estime ce qui lui est étranger que par rapport à lui. (…)

Il se considère sans égard aux autres, et trouve bon que les autres ne pensent point à lui. Il n'exige rien de personne, et ne croit rien devoir à personne. Il est seul dans la société humaine ; il ne compte que sur lui seul.»

En décembre 2009, en pleine polémique sur les concours d'accès aux grandes écoles, un ministre de l'Enseignement supérieur déclara, dans un communiqué officiel, que la culture générale était «discriminatoire». Un gouvernement de droite reprenait donc à son compte la clé de voûte de l'analyse du marxiste Bourdieu. Je n'oublierai jamais le jour où je lus, quelques minutes avant d'entrer en cours, cette déclaration si anodine d'apparence - si explosive en réalité. Qu'allais-je faire au juste en entrant dans cette salle de classe? J'avais voulu transmettre la culture en croyant naïvement servir par là les élèves que je rencontrerais, et les aider à s'approprier leur avenir ; et voilà qu'une parole officielle, représentant l'institution qui m'avait formé pour cela, affirmait que mon travail entretenait les discriminations… Les savoirs sont discriminants, puisqu'ils sont le capital dont héritent les privilégiés ; mieux vaut donc changer de critère.

Aide aux Profs

Par Le 01/09/2014

 
 
 

Secondes carrières des enseignants ; à peine nées, déjà mortes ! Le changement n'aura pas lieu, sauf en changeant radicalement de politique

Aide aux Profs dresse un triste constat: depuis mai 2012, les efforts réalisés entre 2010 et 2012 par le gouvernement précédent pour les secondes carrières des enseignants sont maintenant anéantis.


Le décret n°2014-507 du 19 mai 2014 sonne la fin de la récréation pour ces professeurs qui avaient cru en la générosité de l'Etat pour leur permettre de croire à une seconde carrière externe après 10 à 25 ans de bons et loyaux services. Ce décret met fin à la possibilité d'obtenir une Indemnité de Départ Volontaire pour projet personnel, et pour création d'entreprise, même si ce n'est pas expressément spécifié dans le texte, un oubli incroyable alors que le Président de la République a lancé un vaste projet pour enseigner l'entreprenariat à l'Ecole.

Ce fut pourtant l'une des meilleures idées de ces 50 dernières années, qu'a eu le gouvernement FILLON.

Le versement de l'indemnité de départ volontaire est désormais conditionné à la suppression ou au reclassement du poste occupé par l'agent. Ce qui signifie que les enseignants n'y auront plus jamais droit, puisqu'une affectation leur est toujours proposée une fois leur poste supprimé, quitte à les affecter dans les pires conditions qui soient, en TZR ou sur un établissement à particularités.

Cette suppression de l'IDV s'ajoute à la série de décisions dramatiques prises depuis mai 2012 sur le front toujours pionnier des secondes carrières des enseignants.

LE TEXTE

Entre mai 2012 et aujourd'hui, en effet, le Gouvernement a tenté de restreindre considérablement le régime des autoentrepreneurs, avant de faire machine arrière sous la pression des "poussins". Non, il n'y a pas de lutte contre le chômage dans ce pays, sinon, notre gouvernement serait fier de savoir que bon nombre de demandeurs d'emploi ne demandent qu'à créer leur entreprise au lieu de devenir des assistés en allant quémander leur RMI ou leur RSA.Pourquoi le régime d'autoentrepreneur est-il honni à ce point ? Pourquoi lancer d'un côté une vaste campagne à l'Ecole pour l'entrepreunariat si c'est de l'autre côté pour rendre la vie impossible à ceux qui souhaitent entreprendre ?

Un autre projet va contribuer à diminuer le nombre d'entreprises créées par des fonctionnaires: la réforme de la déontologie des agents publics. En proposant de la renforcer, alors que le gouvernement n'est pas en état depuis 2010 de changer le point d'indice des fonctionnaires, la Ministre de la Fonction Publique va accroître leur paupérisation sur le court, le moyen et le long terme. C'est une perspective dramatique, qui va à l'encontre de tous les idéaux de ceux qui ont cru dans ce changement qui leur avait été promis.

Cette loi va limiter fortement les cumuls d'activité des agents publics dont le pouvoir d'achat n'est plus garanti, avec une politique d'économies de plus en plus fortes.

Enfin, et cela nous inquiète aussi, avec les économies de 50 milliards à réaliser, les 801 opérateurs de l'Etat sont fortement mis à contributionPour la première fois depuis 2006, nous constatons un sérieux recul du nombre de postes à pourvoir en détachement dans les établissements publics et dans les associations complémentaires de l'Etat. Nous y discernons une volonté de les supprimer au fur et à mesure, comme l'ont été 5200 postes de "mise à disposition" durant les années Sarkozy entre 2007 et 2012.

Alors que les secondes carrières des enseignants ont servi comme contrepartie à l'allongement de la durée de carrière des enseignants dans la loi sur les retraites de 2003, ces secondes carrières n'auront jamais vu le jour, malgré la promesse de François FILLON en 2005 de "500 postes par an" puis de Dominique DE VILLEPIN en 2006 de "1000 postes par an". Ce ne furent que des miroirs aux alouettes.

Les secondes carrières que l'on propose aux enseignants qui n'en peuvent plus d'enseigner, sont de:

- changer de discipline d'enseignement,
- changer de niveau d'enseignement,
- de devenir chef d'établissement. Le Livre Blanc de 2014 du SNPDEN a de quoi inquiéter les candidats à ce type de fonctions.

De Gauche comme de Droite, les promesses n'ont pas été tenues. Les secondes carrières des enseignants se réduisent symboliquement à quelques dizaines de postes d'attachés accueillis chaque année en détachement dans diverses administrations...pour toute la France.

Le nombre de postes en PACD et PALD n'a pas varié d'un iota depuis 5 ans, et les rectorats en sont réduits à de savants bricolages pour tenter d'aider ceux qu'ils peuvent aider. Les enseignants en mauvaise santé sont logés à très mauvaise enseigne, de plus en plus conduits vers la mise en invalidité avec une perte conséquente de leurs revenus, amputés de 30 à 40%. 

Les personnels administratifs des académies, obligés de prendre de telles décisions faute de postes de reclassement à proposer, sont eux aussi les victimes de cette politique d'économies outrancière depuis 2007 au moins, qui réduit leurs moyens, leurs effectifs, et les soumet eux aussi à une tension au travail, avec une montée des Risques Psycho-Sociaux, qui affecte notamment les agents de catégories C et B, qui ne peuvent faire qu'une chose: subir, ou partir.

Les secondes carrières auraient pu naître du potentiel important des emplois qui onnt existé en MAD et en détachement. Ce Gouvernement a décidé de les supprimer progressivement, nous en sommes les témoins. De nombreux CIO de l'ONISEP fusionnent, voire ferment. Ce sont des postes qui sont supprimés. Des postes en détachement sont supprimés lors des départs en retraite. Les associations complémentaires de l'Etat proposent de plus en plus de postes de contractuels. Le détachement est en train de vivre ses dernières belles années dans l'Education Nationale, mais subsiste encore dans d'autres ministères: jusqu'à quand ?

Alors que des foules en liesse ont cru dans un changement courant 2011-2012, on découvre peu à peu qu'il n'a pas eu lieu, et qu'il n'aura pas lieu. En effet, le projet de regroupement des régions et de suppression de nos départements, héritage de notre histoire, de l'après révolution, en 1790, va avoir de lourdes conséquences sur les effectifs des conseils généraux, et engendrer inquiétude et montée des Risques Psycho-Sociaux dans les collectivités locales. C'est un grand plan social qui s'annonce dans les conseils généraux. Les communes et les régions pourront-elles absorber ses effectifs, ou le nombre de contractuels employés ira-t-il rejoindre lui aussi les statistiques du chômage ?

Il n'y a plus de secondes carrières. Il n'y a que regrets, déceptions, souffrances, parmi tous ces enseignants qui y ont cru, et qui n'y croient plus. L'Education Nationale est financièrement et structurellement dans l'incapacité de créer des emplois de reconversion pour les enseignants autres que ceux d'enseigner ou de piloter des établissements d'enseignement.

La solution nous semble simple pourtant pour sortir de cette impasse du recrutement, et de l'envie de réaliser une reconversion, cette envie étant éprouvée par de plus en plus d'enseignants, et nous l'avons proposée lors du colloque du 21 mai du Se-Unsa auquel Aide aux Profs était conviée à s'exprimer:

Il faut en finir avec le Mammouth, avec cette gestion trop centralisée et devenue inadaptée.

Pour changer de mode de GRH, il faut changer au niveau macro et au niveau micro.

1.Quelle Gestion des Ressources/Richesses Humaines inventer au niveau macro ?

Changer maintenant de culture RH, c’est possible, cela doit être un comportement collectif, au quotidien, par l’accueil, l’écoute, le sourire, la bonne humeur. Pourquoi les savoir-être ne sont-ils pas évalués lors des concours d’attaché d’administration, de chef d’établissement, d’inspecteur ? Un manager de proximité est-il celui qui maîtrise seulement les savoirs que l'on attend de lui ?

Pour changer de mode de GRH, il faut apporter du sang neuf dans le système, des managers qui viennent de l’extérieur avec un regard neuf, sans préjugés, déconnectés a priori des pratiques ancestrales de l’Education nationale. Le ministre Luc CHATEL avait rompu une tradition en nommant DGRH une ancienne DRH de la RATP, Josette THEOPHILE. Elle a manqué de temps pour réaliser un véritable changement.

PROPOSITION 1 :
Le Premier Ministre Manuel VALLS propose d’ici 2016 de réduire le nombre de régions administratives. Cela peut signifier la fusion des rectorats dans les actuelles petites régions. En 2 à 3 quinquennats ce système de pilotage par le haut peut être modifié en ne renouvelant pas les départs en retraite en administration centrale puisque 30% de leurs actifs ont plus de 50 ans, et en redéployant progressivement tous les autres agents dans les différents rectorats, dans des pôles d’expertise plus proches du terrain. Le pilotage de masse, au lieu de gérer plus d'un million de personnes, serait territorialisé, avec des masses à gérer bien moindres.

PROPOSITION 2 :

Conserver un recrutement par concours pour 60% maxi des effectifs enseignants.

Monter progressivement en puissance dans le recrutement de contractuels jusqu’à 40% comme le prévoit la loi du 3 août 2009 sur les parcours de mobilité interministériels. Ces contractuels seraient rémunérés et gérés administrativement par les Régions. Ils seraient recrutés par les chefs d’établissement, de l’école au lycée, à partir de la BIEP et de pôle emploi.

Quatre avantages : 

- Nous aurions deux systèmes de GRH qu’il sera possible de comparer. On saura très vite, au bout d’un an ou deux, lequel est le meilleur : local, ou national ? 

- une plus grande flexibilité d’emploi, de remplacement, de mobilité tout au long de l’année tant pour les enseignants fonctionnaires que contractuels. 

- permettre enfin une plus grande diversité dans le recrutement des enseignants, en favorisant l’expérience. Cela influerait sur le chômage des cadres, et notamment des plus de 50 ans que le privé met sur le bas-côté.

- la possibilité, enfin, de créer les conditions d’une GRH de proximité.

2.Quelle Gestion des Richesses Humaines de proximité inventer dans les EPLE ?

Le dernier Livre Blanc du Syndicat National des Personnels de Direction de l’Education Nationale de 2014 dénonce le harcèlement administratif dont ils font l’objet de la part de leur tutelle. Près de 20% ont participé à l’enquête. 50% estiment leur temps de travail entre 55 et 75h par semaine, et 30% entre 46h et 54h. C’est trop dans les deux cas. 

Dans ce contexte, la reconnaissance du burnout comme maladie professionnelle est plus que jamais d’actualité. Jean-Claude DELGENES, Directeur Général du Cabinet d’étude des risques professionnels Technologia qu’il a créé en 1989, a lancé une pétition en ce sens le 22 janvier 2014, qui a recueilli plus de 6100 signatures. 

PROPOSITION 1 :

Constituer des pôles de direction étoffés dans les écoles, collèges et lycées, pour diluer le pouvoir d’un binôme au profit d’un collectif, qui s’y impliquerait par rotation annuelle, les PERDIR devenant des managers coordonnateurs.

- Depuis 2006 Aide aux Profs propose de confier des lettres de mission à l’année à des enseignants intéressés par cette diversification de leur temps de travail. Des secondes carrières à temps partiel sur la base de 1h d’enseignement en moins = 2h de travail administratif. Un certifié peut ainsi enseigner 15h + 6h de mission dans l’établissement.

Cela aurait plusieurs avantages :

- Responsabiliser chaque enseignant dans le bon fonctionnement de l’établissement, c’est le valoriser professionnellement, lui faire confiance.

- Assurer une plus grande présence des adultes dans l’établissement.

- Constituer un pôle d’appui qui sera un relais d’efficacité lors du changement d’un chef ou chef adjoint.

- Alléger le temps de travail du binôme PERDIR au quotidien, qui peut donc se consacrer à former les enseignants et être plus à leur écoute dans leurs difficultés au travail.

- Réaliser une meilleure gestion de la pénibilité au travail des personnels au fil de l’âge. 

- Permettre à l’enseignant de gagner plus, grâce à ces missions annuelles 

Le PERDIR deviendrait un logisticien, un DRH de proximité. 

PROPOSITION 2 :

Modifier le mode d’évaluation et de progression professionnelle des enseignants.

- L’inspection doit devenir bienveillante, attentive, encourageante, pour les 10 premières années de la carrière. Au-delà, il faut considérer qu’un enseignant a enfin acquis des compétences pédagogiques qui ne peuvent plus être remises en cause. Le système actuel infantilise l’enseignant durant toute sa carrière, c’est démotivant, déstabilisant. Il faut en finir.

- L’évaluation doit faire l’objet d’une note collective, établie en concertation entre pairs et entérinée par le chef d’établissement, et encourageante. 

- Il faut se garder de la tentation d’évaluation par les résultats, car il est tellement facile de pratiquer des devoirs plus faciles pour que les élèves aient de meilleures notes, que cela desservirait l’Ecole et induirait en erreur les parents comme tout le système.

Tous les enseignants avanceraient au petit choix, avec intégration des hors classes dans les grilles actuelles, donc jusqu’à 14 échelons, pour éviter la stagnation du pouvoir d’achat après 55 ans qui conduira chaque enseignant 15 ans plus tard vers la précarité. La variation de leur rémunération s’effectuerait en fonction de la qualité de leur investissement dans le pôle de direction étoffé de l’établissement.


Début mai 2014 a été promis un gouvernement de combat. Depuis, le résultat des élections européennes montre qu'il est en train de faire fausse route, de se tromper de bataille, en continuant d'assommer les classes moyennes qui constituaient le terreau principal de son électorat. 



Association Aide aux Profs,
Mouvement associatif de seconde carriere des enseignants

Naoto Matsumura

Par Le 01/09/2014

"Dans le Shinto, aucune espèce n'est supérieure à une autre... Nous devrions tous posséder l'intuition et comprendre que nous sommes une humble partie de ce délicat tissu de relations qu'on appelle la vie et jamais son destructeur."

Naoto Matsumura

FUKUSHIMA...

Rien n'est réglé là-bas. Silence total...

 

Naoto bougies

"Le dernier homme de Fukushima". C'est ainsi que le journaliste italien Antonio Pagnotta a baptisé l'agriculteur et éleveur Naoto Matsumura.

 

Celui-ci a d’abord rejoint Iwaki lorsque les autorités japonaises ont ordonné l'évacuation de la zone contaminée le 21 mars 2011, en compagnie de ses parents. Refoulé par sa propre tante paternelle puis par un camp de réfugiés voisin du domicile de cette dernière, désemparé et prenant conscience qu’ils sont devenus des parias irradiés, Naoto est retourné chez lui avec son père et sa mère, qui ont vécu là pendant des semaines avant d’être finalement évacués.

 

« Lorsque j'ai vu les visages de ma tante et sa famille, j'y ai lu la peur panique d'être contaminé. Cette épouvante était incontrôlable ; à tel point que leur première réaction a été de nous laisser dehors. Nous y sommes restés un long moment. Une fois entrés, la conversation tournait autour d'un seul sujet : celui de notre départ immédiat vers un centre d'évacuation. » (Naoto Matsumura p.62)*

 

 

A partir de ce moment, il a refusé tous les ordres d’évacuation de la zone qui ont suivi. A 51 ans, il s’est senti incapable de recommencer une nouvelle vie, et pour conserver son identité et son honneur, il est donc resté sur la terre de ses ancêtres à laquelle il est viscéralement attaché.

 

« J'ai beaucoup de temps pouNaoto chapeaur penser. Il est triste de voir ma ville natale sombrer, mais je ne déserterai pas. La centrale nucléaire m'a tout pris, ma vie et mes biens. Rester ici, c'est ma façon de combattre pour ne pas oublier, ni ma colère ni mon chagrin. » (Naoto Matsumura p.70)*

 

 

Issu de la religion shintoïste qui considère que tous les êtres vivants sont égaux, il a décidé de venir en aide aux animaux abandonnés lors de l'évacuation.

 

 

Il vit donc depuis mars 2011 dans le désert humain de 30 km autour de la centrale Daii Ichi, se nourrissant de colis envoyés par des associations afin d'assurer sa sécurité face à la radioactivité environnante.

 

Son combat dépasse les frontières du bourg de Tomioka car il se positionne comme un lanceur d'alerte contre l'entreprise Tepco qui dirige les centrales responsables de l'accident. Il entame un travail de décontamination à l'aide des animaux.

 

« Patiemment, la nuit, lorsqu'il ne dormait pas, Naoto rêvait les yeux ouverts. Il réfléchissait à son grand projet : ramener Tomioka à la vie. » (P.188)*

 

Seul face à l'immensité du travail à accomplir, il représente le courage défiant l'autorité folle qui n'a pas su protéger ses citoyens d'une catastrophe mondiale.

Naoto - Koji HArada

 

Photo du photoreporter japonais Koji Harada (agence Kyodo): "Naoto Matsumura jette une pierre en silence vers la centrale n°1 de Fukushima le 11 mars 2013. Naoto Matsumura est resté dans la zone de non-droit autour de la centrale paralysée alors même que des dizaines de milliers de personnes ont été évacuées en raison des taux très élevés de radioactivité".

 

 

James Cleaver et Catherine Connan

 

 

« Dans le shinto, on offre des aliments aux dieux. En nourrissant les animaux, Matsumura veut nourrir les dieux. Plus encore, il leur sacrifie sa vie. Dans le désert humain de la zone évacuée, il parcourt non pas la voie shinto du commun des mortels, mais une route plus rapide et libre, l'autoroute des dieux. » (P.218)*

 

*  : citations issues du livre d’Antonio Pagnotta : « le dernier homme de Fukushima » aux éditions Don Quichotte.

 

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