Là-Haut

Articles de la-haut

Le "Je" qui est

Par Le 28/10/2014

Un choc, ce matin en réalisant que le "Je" qui est en moi n'a absolument pas changé en 52 ans...

Seul, le "Je suis" a évolué. J'ai vieilli, j'ai appris, j'ai accumulé des connaissances, j'ai connu de multiples situations, je partage la vie d'une femme que j'aime, je suis devenu père, je suis passé du statut d'élève à celui d'enseignant et je suis maintenant redevenu élève.

Mais le "Je" qui est, ce flux vital qui vit en moi et me donne forme, il n'a absolument pas changé. Je ne suis pas davantage vivant, ni encore moins. Le flux est constant et immuable. 

Le "Je suis" est fluctuant, fragile, mouvant, instable. Il se doit durant son existence de "grandir" intérieurement.

Le "Je qui est" n'aura aucune réaction aux aléas du "Je suis". Tant que le "Je suis" ne viendra pas commettre l'irréparable qui le conduirait accidentellement à la mort, le "Je qui est" continuera à irradier son flux vital. Constant et immuable. Et puis viendra inévitablement un jour le moment où le flux faiblira. Comme une bougie en fin de cire...La flamme se réduit, elle lutte, elle aspire les dernières ressources énergétiques. Et elle s'éteint.

Le "Je suis" disparaîtra avec le "Je qui est".

Mais le "Je qui est" n'aura disparu qu'à l'intérieur de ce "Je suis". 

Il continuera à irradier son flux vital à l'intérieur d'autres supports. 

Est-ce qu'il restera une Mémoire extra cellulaire, transmissible, est-ce qu'il existe une matrice qui enregistre tout et le rediffuse, de façon extrêmement infime, est-ce que les "Je suis" sont des continuités ou des créations uniques et temporellement limitées?

Voilà, c'était ce matin...

On verra la suite demain... 

Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté (humanisme)

Par Le 28/10/2014

24 photographies qui vous prouvent que l’humanité n’est pas encore perdue.

  •  
  •  
  •  
23 novembre 2013 / Catégories: Articles / Tags:  / 0 Commentaires
24 photographies qui vous prouvent que l’humanité n’est pas encore perdue

Pensiez-vous qu’humanité et bonté étaient incompatibles ?

Si oui, nous vous proposons de vous redonner foi en l’Homme et sa bienveillance au travers des ces clichés, nous témoignant que l’être humain est capable du meilleur… Et pas que du pire.


Enjoy !

1. Cet homme qui s’arrête pour aider une femme âgée à porter ses sacs dans les escaliers

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite18via Imgur

 

2. Ces parents qui laissent un pourboire de 50 dollars (37 €) pour honorer la mémoire de leur enfant décédé

20-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite13

via propelsteps

« Un acte aléatoire d’amour en mémoire de notre fils Joel. Il illuminait la vie de tout le monde, puisse ceci illuminer la vôtre. Merci. »

 

3. Cette pancarte qui prévient qu’une planche de surf égarée a été récupérée en attendant que son propriétaire se manifeste, alors que quelqu’un d’autre aurait pu la voler

20-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite2

via Imgur

« Si vous avez laissé votre toute nouvelle planche ici, nous l’avons. Appelez nous. »

 

4. Ce cycliste qui sacrifie sa course pour donner à boire à un Koala

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite1

via rufor.org

 

5. Ces personnes qui étaient les seules à avoir de l’électricité et qui l’ont partagé avec les autres pour qu’ils puissent appeler leurs proches lors de la tempête de New York en 2012

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite17

via TheShizz

« Vous pouvez venir recharger votre téléphone si vous voulez. »

 

6. Cette laverie qui offre gratuitement ses services aux personnes les plus démunies

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite25

via Twicsy

« Si vous êtes sans emploi et que vous avez besoin d’affaires propres pour un entretien, nous vous les laverons gratuitement. »

 

7. Cette fille qui fait demi-tour pour venir en aide à une autre coureuse

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite12

via TheIndependent.co.uk

 

8. Cet homme qui offre un chocolat chaud à une personne vivant dans la rue frigorifiée

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite6

via redstatedems

 

9. Ces chrétiens qui protègent des musulmans pendant leur prière lors des émeutes du Caire en 2011

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite23

via Imgur

 

10. Ce pompier qui donne de l’oxygène à un chaton sauvé d’un incendie

25-photographies-pleines-demotions-qui-vous-prouveront-que-lhumanite-nest-pas-encore-perdue4

via beautiful-picturest

 

11. Ce patron d’une boutique qui quitte son travail pour donner à manger à un handicapé dans la rue

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite16

via banoosh

 

12. Ces passants qui se joignent aux autorités pour soulever une voiture sous laquelle est coincé un motard

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite14

via standard.net

 

13. Ces personnes qui font la queue des heures durant pour donner leur sang après une violente explosion à Beyrouth, au Liban

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite8

via peluchinga

 

14. Ce motard qui abandonne son véhicule pour stopper la circulation et aider une personne âgée à traverser

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite26

via blog.joins

 

15. Cet homme qui offre sa nourriture à un sans-abri amputé des deux bras et l’aide à manger lui-même

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite9

via giaoduc

 

16. Cette femme qui vient en aide à une personne handicapée pendant une pluie diluvienne

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite7

via knnc

 

17. Cette petite fille qui reçoit la visite de son héros, Brian O’Driscoll (rugbyman irlandais), dans sa chambre d’hôpital

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite3

via personalitycafe

 

18. Cette foule qui permet à un jeune en fauteuil roulant de participer activement au concert

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite15

via thatsright

 

19. Ce pompier qui donne de l’eau à un Koala durant les incendies qui ont ravagé l’Australie en 2009

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite27

via Twitter

 

20. Cet homme qui sert son chien dans ses bras après avoir l’avoir retrouvé sous les décombres de sa maison soufflée par une tornade 

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite28

via civilwartalks

 

21. Cet homme qui donne ses chaussures à une sans-abri 

25-photographies-pleines-demotions-qui-vous-prouveront-que-lhumanite-nest-pas-encore-perdue1

via forwards

 

22. Ce restaurant de la franchise Subway qui offre des repas aux personnes sans domicile fixe

25-photographies-pleines-demotions-qui-vous-prouveront-que-lhumanite-nest-pas-encore-perdue2

via madmoizelle

« Repas gratuits pour les sans-abris chaque vendredi de 15h à 17h »

 

23. Cet homme qui sauve des chatons durant une inondation 

25-photographies-pleines-demotions-qui-vous-prouveront-que-lhumanite-nest-pas-encore-perdue3

via giornalettismo

 

24. Ce petit garçon qui donne un sandwich à un sans-abri dans la rue

25-photographies-emouvantes-qui-vous-prouveront-quil-y-a-encore-un-espoir-pour-lhumanite11

via nordicphotos

 

Se rencontrer

Par Le 27/10/2014

Se rencontrer sans se posséder, se rapprocher sans s'envahir

"Nous ne parlons pas seulement avec des mots, nous nous rencontrons avec des regards, des gestes ou des touchers.
Ce qui va donner à la relation tout son sens, c’est à la fois l’intentionnalité (la main qui donne une caresse ou une gifle est la même, simplement différence d’intention et d’intensité !) et le mouvement intérieur qui nous porte vers l’autre.
Il est des gestes, des touchers qui nous agressent ou nous font violence, même si l’autre ou l’entourage proche qui les déposent sur nous, n’en sont pas toujours conscients. Car c’est celui qui reçoit le message qui lui donne un sens. Un même geste peut retentir, résonner sur notre histoire dans un sens positif ou dans un sens négatif et catastrophique. Il nous appartient donc de nous respecter et pour cela d’apprendre à nous positionner le plus rapidement et le plus clairement possible face à celui ou celle que nous pouvons vivre comme agressant au travers de ses conduites ou de ses actes envers nous.

La vie sociale comme la vie intime est constamment traversée de gestes qui font intrusion dans notre intimité. Gestes dont certains peuvent être sans retentissement grave et qui sont relativisés par un échange, et d’autres qui au contraire nous bousculent ou nous déstabilisent et qui peuvent nous blesser ou réveiller d’anciennes blessures, qui vont saigner en nous et nous faire une violence inouïe.
Il ne suffit pas pour faire face à des gestes toxiques ou nocifs de nous éloigner, de nous placer hors de portée ou de mettre l’autre en accusation, encore faut -il apprendre à mettre en place un ensemble d’attitudes et de comportements qui vont nous permettre de nous réconcilier avec l’image de nous-mêmes qui a été atteinte, de retrouver confiance en nos ressources, de se réapproprier l’amour et l’estime de soi qui peuvent avoir été maltraités par des comportements qui n’étaient pas bons pour notre corps, notre vulnérabilité ou notre sensibilité.

Au delà de paroles, de comportements ou d’attitudes qui peuvent nous agresser, c’est surtout par un toucher violent ou inadapté, qu’il soit intentionnel ou le résultat d’une maladresse, que nous sommes parfois le plus atteints, le plus violemment interpellés, car il faut savoir qu’un geste vécu par celui qui le reçoit comme agressif ou déstabilisant peut réveiller l’une ou l’autre des blessures archaïques qui sont inscrites dans la mémoire insondable et toujours en éveil du corps. Il s’agit le plus souvent de blessures liées à la trahison, l’injustice, l’humiliation ou l’impuissance.
Si notre corps est un formidable émetteurs de signaux positifs (ou négatifs) il est aussi une immenses surface de projection sur laquelle vont se diriger et se jeter des signaux qui seront vécus comme positifs et d’autres qui seront enregistrés, par celui qui les reçoit à ce moment là, comme puissamment négatifs.

Quel que soit le degré d’intimité, l’intensité des sentiments partagés avec quelqu’un nous avons besoin de trouver la bonne distance face à lui. Une distance qui corresponde à notre besoin de sécurité mais aussi à notre liberté d’être. Une distance juste, bienveillante, ni intrusive, ni oppressive, quand la présence de l’autre, ses attentions, ses gestes vont nous confirmer l’attentivité, le respect et l’écoute qu’il peut avoir à notre égard. Mais il peut se trouver que cette distance soit transgressée et que nous nous sentons insécurisé ou violenté.
« Chaque fois que mon mari me prenait dans ses bras, j’avais la sensation d’être étouffée, qu’une partie de moi ne m’appartenait plus, n’existait plus. Il ne donnait pas (malgré ce qu’il en disait) il prenait. Je recevais ces gestes comme une imposition, une dépossession à partir de laquelle je n’avais plus rien à offrir… »
« Quand ma mère me serrait contre elle, en disant « mon amour, mon amour » je sentais que je devenais sa chose, que je devais lui appartenir et cela m’angoissait beaucoup. Si je m’éloignais je sentais que je luis faisais de la peine et surtout que je risquais de perdre son amour à jamais…Aujourd’hui encore un contact physique trop proche me panique… »
« Lors de mon dernier passage à l’hôpital, je recevais une piqûre tous les jours, à la même heure, mais par le fait des congés et des horaires, trois infirmières différentes se sont succédées durant tout mon séjour. Avec une, je ne sentais absolument rien, elle établissait un contact avec moi, par un mot, un sourire et d’un geste vif semblable à une caresse légère enfonçait l’aiguille sans me faire aucun mal. Avec une autre, c’était l’inverse, son contact était plus brutal, impersonnel, elle me découvrait en arrachant le drap d’un geste violent et je sentais la douleur de l’aiguille et du liquide qui pénétrait mon ventre…Avec la troisième c’était plus aléatoire. Une fois je ne sentais rien et le lendemain c’était douloureux.. Je n’ai pas réussi durant tout mon séjour à trouver une parole, un geste pour modifier le comportement des deux infirmières qui m’ont fait mal ! »
« J’aurais tant voulu dire à mon père que la gifle qu’il me donnait « pour mon bien » chaque fois que je lui présentais mon carnet scolaire, ne me faisait pas de bien, m’humiliait et m’infantilisait… »
« Je n’aimais pas quand le professeur de piano, s’appuyait trop contre moi et posait sa main sur ma cuisse pendant que je faisais mes exercices. A cause de lui, j’ai détesté le piano durant des années. Il a fallu longtemps pour que je me réconcilie avec la musique … »
Il ne s’agit que de quelques exemples parmi les situations innombrables vécues par des enfants ou des adultes, qui se sont vus imposer un toucher qui n’était pas bon pour nous.

J’enseigne depuis des années qu’il est toujours possible de « restituer » sur un mode symbolique (à l’aide d’un objet, d’un dessin, d’une photo) avec un mot d’accompagnement, une violence reçue. Violence d’un geste qu’il n’est pas souhaitable de garder en soi, car elle entretient et peut même nourrir le foyer d’une blessure psychique, morale ou physique.
Je prétends que ces « restitutions symboliques » sont très libératoires d’énergie, qu’elles favorisent une restauration de la vivance de notre vie et redynamisent l’amour, la confiance et l’estime de soi.
Une restitution symbolique s’appuie sur le ressenti de celui qui s’est senti agressé ou violenté par un geste, un passage à l’acte sur son corps, quelle que soit l’intentionnalité de celui qui à déposé ce geste. C’est celui qui reçoit le message qui lui donne un sens.
Certains comportements (abus sexuels, maltraitances physiques à répétitions) inscrivent des blessures quasi inguérissables si elles ne font pas l’objet d’une mise en mots ou d’une médiation réparatrice par un symbole.

Ces démarches de restauration, de réconciliation avec soi même me paraissent d’autant plus nécessaires, que certaines violences primaires, engendrent des comportements défensifs et réactionnels qui sont autant d’auto violences que l’on se fait à soi même. Auto violence par auto privation (repli sur soi, enfermement dans la solitude ) pour se protéger par une mise en maux récurrentes ( équivalent à un langage pour tenter de dire l’indicible) tels de maux de ventre, des infections vaginales, des blocages sexuels, auto violence encore dans le surgissement de somatisations plus graves (cancer, kystes ou autres affections profondes…)
Quand notre corps absorbe par mégarde ou par erreur un met, un produit toxique, il se défend aussitôt en le régurgitant, en le « rendant » en vomissant, en évacuant ce qui n’a pas été bon pour lui. Mais quand il s’agit de gestes toxiques, malsains, nous acceptons malheureusement, de les garder longtemps en nous, enfermés dans le silence, la culpabilité ou le ressentiment.

J’invite chacun à se respecter au plus près de ses ressentis, à s’affirmer, à se positionner en ne gardant pas en lui des gestes, des attouchements, des paroles mêmes qui ont été enregistrés comme violents ou agressants par son corps ou son esprit. Ainsi trouver la bonne distance est activité sans cesse remise en question non seulement suivant la nature des gestes reçus mais aussi en fonction de leur retentissement sur notre histoire.
Restaurer la paix dans son corps est une démarche qui peut comporter plusieurs supports.
Il y a bien sûr toutes les démarches centrées sur la psychothérapie, les groupes d’éveil, mais aussi les stage de formation portant sur le changement. Toutes ces démarches nous invitent à un travail d’archéologie intime pour nous permettre de nous réconcilier avec notre passé et surtout à achever les situations inachevées ou panser les blessures de notre enfance.
Pour respecter son corps l’évidence de la nécessité d’un travail sur soi, passera nécessairement par des approches corporelles dont l’éventail est aujourd’hui largement connu, allant du yoga, à la méditation, au tai chi…"
http://www.institut-espere.com/se-rencontrer-sans-se-posseder-se-rapprocher-sans-senvahir.html

Hommage

Par Le 27/10/2014

                     HOMMAGE

 

J’ai vécu une belle scolarité à l’école primaire. Monsieur Leroux, Monsieur Navellou puis Monsieur Quéré. Trois hommes les trois dernières années. Trois hommes que je respectais, que j’aimais. Trois hommes qui étaient bienveillants et rigoureux.

Et puis, je suis entré en 6ème. Un désastre. J'ai redoublé ma 5ème au collège. Mes parents, consternés par cet effondrement, m'ont changé d'établissement. Et j'ai rencontré Monsieur Pichon. Professeur de français. Et d'élève déprimé, dégoûté, massacré, humilié, je suis devenu en un an un élève enthousiaste. Mon potentiel intellectuel était pourtant le même. Personne ne m'avait greffé de neurones supplémentaires. La seule différence, c'est que cet homme aimait ses élèves. Et que j'étais heureux avec lui, jusqu'à en oublier les autres professeurs, ceux qui continuaient à ne voir en moi qu'un rêveur paresseux, un poète boutonneux et asthmatique. J’ai aimé cet homme, comme un père spirituel.

J'étais entré dans le champ d'influences d'un professeur aimant, respectueux, attentif, calme, patient, et c'était l'ouverture de l'antre sombre de mon potentiel intellectuel. En seconde, en première et en terminale, il y a eu un autre professeur de français, Monsieur Ollier. Et puis Madame Sotirakis, professeure de philosophie. Il a suffi de trois professeurs pour que je ne sombre pas.

Je n'oublierai jamais leurs visages, ni même leurs voix. Je les bénis. Je les honore. Je pense à eux souvent et je les remercie. Infiniment.

 

 

          

 

LE SENS DU SACRÉ

 J’avais onze ans. Je vivais en Bretagne. Mes parents avaient fait construire une maison près des bois. Avec mon vélo, il me fallait vingt minutes pour arriver à la plage. Mon vélo, c’était le Solex de ma grand-mère, le moteur avait fini sa carrière et je l’avais entièrement démonté à grands coups de burin…Je me levais à sept heures les jours de congé, je me préparais un copieux petit-déjeuner, j’enfilais « mes habits des bois » et je partais pour la journée avec un bout de pain, une tranche de jambon, une pomme, une gourde.

J’aimais tellement le silence du matin. J’aimais la lumière, le vent, la pluie, le soleil. J’aimais par-dessus tout être dehors. Libre. Un sourire perpétuel, l’envie de rire parfois, tout seul, juste comme ça, pour le bonheur de la vie en moi, la force de mes muscles, ma respiration quand j’appuyais comme un mort de faim sur les pédales.

J’étais seul, très souvent. Mon grand-frère ne venait pas avec moi. Très peu de complicité entre nous…Olivier était mon seul ami. Les autres n’étaient que des connaissances épisodiques, des « camarades » de classe, mais rien ne nous unissait. Olivier, par contre, était comme moi. Il aimait la Nature, il aimait la mer, le silence, c’était un « taiseux », comme moi. On pouvait marcher ou rouler pendant des heures sans se dire grand-chose, juste des regards échangés ou une proposition de balade, des rochers à escalader, une cabane à construire, un nouveau lance-pierres qu’on coupait dans une fourche de sapins, un bâton de marche qu’on sculptait, assis sur un rocher, face à la mer. Parfois, on se lançait des défis : nager en hiver pour aller planter un bâton le plus loin possible au fond de la mer, cinq, six mètres de profondeur, on restait habillé et après on se faisait sécher en allumant un feu sur la plage, avec le bois flotté. On escaladait des falaises qui tombaient dans la mer et quand on se loupait, on finissait à l’eau…On aimait bien aussi installer une rampe de tremplin au bout d’une jetée, une vieille porte qu’on cachait dans un buisson, on glissait une pierre dessous et on prenait notre élan à vélo de tout au bout de la jetée, on décollait, on sautait en l’air, on lâchait le vélo et on tombait à l’eau. On remontait le vélo avec une corde qu’on accrochait sur le tube de selle. On réparait nos vélos en allant dans les décharges sauvages, on trouvait toujours ce qui nous manquait.

J’ai passé des milliers d’heures à marcher dans les bois, à écouter le vent, le chant des oiseaux, à jouer au bord d’un ruisseau, à sculpter des bouts de bois, j’avais un joli couteau de poche, j’étais comme un trappeur, je lisais Jack London parfois, le dos appuyé à un tronc d’arbre et puis quand je sentais bouillir l’énergie en moi, je reprenais mon avancée. J’étendais inlassablement les horizons.

Je n’avais pas conscience de l’importance du Sacré. Je vivais l’instant. La joie de partager ma vie avec le monde. Il y avait bien ces moments de contemplation immobile, les yeux rivés sur la houle du large ou le balancement hypnotique des grands arbres. Une absence totale de pensées. Une plénitude qui ne portait pas de nom. Je me souviens avoir pleuré parfois. Sans savoir pourquoi.

Le Sacré.

J’ai mis longtemps à comprendre.

Je n’avais pas d’ordinateur, la télévision était rarement allumée, j’avais le droit de regarder « Histoires sans paroles » et « La piste aux étoiles. ». J’attendrais quelques temps encore pour avoir le droit de regarder les films du soir. J’aimais beaucoup le cinéma.  « Ben Hur », « Les révoltés du Bounty », « Vingt mille lieues sous les mers ». Quelques films comme ceux-là qui ont marqué mon adolescence.

Je n’avais pas de PlayStation, ni de Wii, ni de jeux vidéo, bien évidemment. Ma chambre était garnie de romans et de livres sur la nature. Je lisais sous ma couette avec une lampe de poche après que ma mère soit venue éteindre. J’apprenais les noms des animaux, les pays, les forêts, les grands fleuves et les Peuples Premiers, je lisais les aventures des grands explorateurs, les marins ou les marcheurs et puis j’ai découvert un livre de montagnes à la bibliothèque du village où je passais beaucoup de temps : « les conquérants de l’inutile » de Lionel Terray. Un choc immense, cet engagement physique et cette force morale m’enthousiasmaient, je sentais qu’il y avait dans les ascensions l’opportunité de se grandir…

Mais je vivais en Bretagne et je devais attendre. Alors, je continuais à courir dans les bois et à enfiler les kilomètres à vélo, à escalader tous les rochers de la côte. Toujours dehors. Avec mes habits des bois que ma mère n’avait pas le droit de laver.

« Mais maman, les animaux me sentent arriver sinon, il faut que je sente la terre, les feuilles, la mer, il faut que je sente la Nature sinon ils s’enfuient. »

Parfois, elle craquait et fourrait le tout dans la machine à laver. À la première sortie, je me roulais dans les feuilles et dans la terre, je m’en couvrais, j’accrochais du lierre dans mes cheveux et je m’amusais à me glisser sous les frondaisons sans un bruit.

J’avais une vie très simple, construite sur un cadre immuable. L’école, des Maîtres que j'aimais, la Nature, le sport, les livres et un peu de télévision.

C’est le livre de Jack London, « l’amour de la vie » qui a été le véritable déclencheur. Le sens du Sacré. Le sens de la Vie.

Je réalise aujourd’hui que je ne me souviens quasiment plus des visages des gens que j’ai connus à cette époque. Tout s'efface. Mais je me souviens très bien des lieux, le petit pont, le moulin, la digue, le bois des marais, les rochers de Saint Guénolé, le grand pin maritime au sommet duquel j’avais construit une cabane, toutes les routes que j'ai parcourues...Je me souviens de la Terre.

Je me souviens bien d’Olivier, un des seuls. Une tête ronde, des yeux rieurs, des bras de bûcheron. Il voulait être marin pêcheur. Il détestait l’école. Il a fait une formation d’apprenti à seize ans sur un chalutier et il a peu à peu disparu de ma vie.

Olivier est mort d’une rupture d’anévrisme l’année de ses vingt ans. Son grand-frère est mort de la même façon deux ans plus tard. Une malformation génétique qui n’avait jamais été décelée…

La mort. J’allais souvent la croiser. La souffrance, la douleur, la détresse, la lutte pour survivre, pour sauver ceux qu’on aime. Un très long apprentissage.

 

Le sens du Sacré. Je ne pouvais pas y échapper.

Mes parents travaillaient très dur pour qu’on ne manque de rien. Et ils me manquaient finalement. J’aurais aimé que mon père fasse du vélo avec moi, qu’ils viennent se promener avec moi. Ils n’avaient pas le temps. Ils étaient souvent fatigués ou ils étaient trop occupés, l’entretien de la maison et du jardin, des invitations chez des amis et des invitations à rendre.

Je n’aimais pas ces repas, ces visiteurs qui m’obligeaient à rester enfermé. Je n’aimais pas les repas du dimanche. Tout ça était si dérisoire à mes yeux.

 

Je savais déjà ce dont je ne voulais pas.

Je serai instituteur et mes élèves seront heureux. Je les aimerai comme nous aimait M Quéré, mon Maître de CM2. C’est dans sa classe que j’ai décidé que je serai instituteur. Je n’ai jamais changé d’avis. Il est la première personne que je suis allé voir quand j’ai eu mon diplôme. Il m’a pris dans ses bras. Il était mon père spirituel.  

J’aurai une femme et trois enfants, je les aimerai infiniment et je passerai tout mon temps libre avec eux. Je leur apprendrai la Nature. Je leur apprendrai le Sacre de la Vie.

Et puis je les laisserai grandir en les accompagnant au mieux.

 

J'avais seize ans. Mon grand-frère a eu un accident de voiture. Cliniquement mort. J'ai passé trois mois à ses côtés, nuits et jours. Il est sorti vivant. Une énigme médicale. Roger, un ami d'école, avait été admis dans le même service. Cliniquement mort. J'allais lui lire un livre de Saint-Exupéry toutes les nuits, "Citadelle". Et puis, une fois, je n'y suis pas allé, j'étais trop fatigué. Et Roger est mort cette nuit-là. On ne peut pas vivre sereinement avec ça en soi quand on a seize ans.

Le sens du Sacré. Le devoir. L'engagement. Ne jamais lâcher. Vérifier à chaque instant que les pensées, les décisions et les actes sont à l'image de la personne qu'on veut être.

Dix-huit ans. Lorsque j’ai passé mon permis, j’ai tout de suite travaillé. Éducateur sportif puis instituteur. Autonome. À vingt ans, j’ai acheté un fourgon et je l’ai aménagé. J’ai vécu pendant un an et demi dedans. Pas d’adresse fixe. J’étais instituteur remplaçant, j’allais dormir à la plage ou dans les bois, là où j’avais été nommé, je bougeais tout le temps. Marcher la nuit, j’adorais ça, me baigner sous les étoiles, courir avec une lampe frontale. Parler avec mes élèves, leur enseigner l'Amour de la Vie. 

Je passais tous mes congés à escalader les falaises de Pen Hir sur la presqu’île de Camaret. Je savais que le moment où je partirais en montagne approchait à grands pas.

L’escalade. Un défi puissant. Grimper en tête dans des falaises sans équipement fixe, poser ses protections, assurer son compagnon, apprendre le contrôle, la peur, l’euphorie, la puissance, cette énergie folle qui m’enflammait parfois, cette impression d’être plus que moi…

Je courais beaucoup aussi, vingt, trente, quarante kilomètres, dans les bois, sur la route, toujours ce désir de pousser le plus loin possible, d’entrer dans cet espace intérieur où tout se révèle, où l’insignifiant s’efface, où apparaît parfois ce qui n’est pas connu, l’invisible, l’insondable, l’insaisissable, des perceptions que je cherchais à prolonger, une fois allongé sur mon lit et que la pesanteur de mon corps disparaissait dans une évanescence délicieuse. Le vélo sur des distances de plus en plus importantes. Trois cent soixante-quinze kilomètres une fois. Je me souviens qu’au retour, je ne reconnaissais pas le paysage, les maisons, les villages et puis j’ai eu l’impression de me voir par-dessus, de très haut, un cycliste minuscule dans un espace immense, tout petit être agité sur la Terre, comme un insecte sur un animal gigantesque.

Je me souviens de galaxies d’étoiles, des lumières intérieures qui scintillaient, des pulsations de soleils, comme des chaleurs en moi, un cœur bien plus grand que l’organe.

 

J’avais une planche à voile et je partais parfois, droit vers le large, juste un petit sac sur le dos avec de l’eau et une pomme, je naviguais pendant des heures, sans aucun objectif sinon celui d’aller le plus loin possible. Plus d’une fois, je ne suis rentré qu’à la nuit en utilisant le phare de Bénodet qui m’indiquait la direction. Naviguer, debout sur ma planche, dans le silence immense de la nuit, la phosphorescence de l’eau sous les étoiles.

Mes parents ne savaient rien de ce que je faisais.

 

Ce qui était sacré pour moi leur était inaccessible, nous n’évoluions pas dans la même dimension. Mais je les aimais et je les aime toujours. Je sais aussi la vie qu’ils ont eue... Leur enfance, la guerre, la misère, l’Algérie pour mon père, les fins de mois sans un sou, travailler, travailler, enchaîner les heures, accepter les humiliations, gravir peu à peu les échelons, obtenir un poste un peu plus important et subir une pression encore plus forte…Ils se sont usés au travail.

 

Je savais ce dont je ne voulais pas…

En moi vibre toujours l’enfant qui pédalait sur les chemins de Bretagne, l’enfant qui courait sur le sable, grimpait sur les rochers, contemplait les vagues, construisait des cabanes, écoutait les oiseaux, dormait sur un tapis de feuilles, grillait des châtaignes et cuisait des pommes dans les braises, l’enfant qui aimait l’odeur du feu sur lui, l’enfant qui rentrait boueux, crotté, en sueur et heureux.

Il ne mourra jamais. Le Monde se souvient de ceux qui l’aiment.

 

 

 

 

 

LE SENS DU SACRÉ (2)

J'avais dix-sept ans. Camping des Bossons, vallée de Chamonix. Seul dans ma petite tente.

Mes parents m'avaient déposé et étaient repartis. Ma mère ne supportait pas l'oppression des montagnes. Ils m'avaient laissé assez d'argent pour tenir trois semaines et payer un guide pour l'ascension du Mont-Blanc. J'avais demandé au gérant du camping de garder l'enveloppe contenant l'argent.

J'ai regardé le coucher du soleil sur les aiguilles de Chamonix, sur le Mont-blanc. J'ai cherché les voies aux jumelles, les passages à franchir, je me suis imaginé là-haut. 

Trois ans que j'attendais cet instant. Trois ans que je m'entraînais à escalader les falaises de Bretagne, à courir, pédaler, nager, former mon corps aux épreuves les plus dures. J'avais lu tout ce qui a été écrit sur l'histoire de l'alpinisme. Les Bonatti, Desmaison, Terray, Livanos, Cassin... Je les admirais. Je connaissais l'histoire de toutes les grandes faces. Les drames, les exploits, les miracles. 

Avant que mes parents ne me laissent, on était passé à la maison des guides et j'avais rencontré Jean-Paul Balmat, un Grand Guide, Première ascension du Mont Maudit par la face nord. Je le savais, je n'ai rien dit. Je l’admirais en silence.

Il m'avait demandé ce que je savais faire, quel niveau j'avais en escalade. On avait mis au point une liste de courses destinées à me préparer à l'ascension du Mont-Blanc. J'avais été frappé par la force qui émanait de cet homme, par sa sérénité, la douceur de sa voix, la fluidité de ses gestes. La simplicité bienveillante de son enseignement…

J'avais peu dormi. L'impatience. Je l'avais retrouvé à la télécabine de la Flégère. Première benne, cinq heures trente du matin. J'étais allé à pied jusque-là, avec mon sac sur le dos. Une énergie folle qui m'enflammait. J'étais déjà là-haut.

Là-Haut. Deux mots qui allaient devenir la ligne continue de ma vie.

"On va faire la Chapelle de la Glière".

Rien d'autre. Il était aussi silencieux que moi. Je me suis calé dans ses pas. J'étais surpris par la régularité avec laquelle il progressait, cette impression qu'il ne se heurtait à aucun obstacle, que la pente n'existait pas. J'ai mis des années à savoir marcher comme un Guide.

Trois cents mètres d'escalade.

"Tu te débrouilles bien."

Rien d'autre. On était assis au sommet.

"Demain, on fait plus difficile. Avec une approche sur une pente de neige. On mettra les crampons. 

-Je n'ai jamais marché avec des crampons.

-Tu apprendras."

On s'est retrouvé comme ça quatre jours de suite. Rien ne m'arrêtait. Je ne demandais qu'à apprendre, j'imitais chacun de ses gestes, je l'observais avec une attention constante, j'écoutais chacun de ses conseils.

"C'est bien avec toi, pas besoin de parler. Tu sais regarder."

Être l’exemple pour que l’élève apprenne. Les notions fondamentales qui guideraient toute ma vie d’instituteur…

On était assis au sommet de l'Aiguille de l'M. On regardait l'enfilade de sommets, les Grandes Jorasses qui se dressaient comme une étrave de navire au-dessus de la mer de glace. L'Aiguille Verte, le Moine, Le Grépon…

"Tu connais bien la vallée dis donc pour quelqu'un qui n'y a jamais mis les pieds.

-Trois ans que j'apprends les cartes par cœur, les altitudes, les voies, les histoires. Je peux vous donner toutes les dates des premières, les noms des alpinistes, les noms des voies.

-C'est bien, mon gars, tu seras un alpiniste. Tu as ça en toi."

Je n'ai jamais oublié cette phrase.

J'aurais voulu que mon père l'entende...Une douleur tenace. Il ne m'avait pas vu grandir, il n'avait pas vu l'homme qui pointait sur la route. 

Je m'étais occupé de mon frère à l'hôpital, avec une rage que mes parents n'auraient jamais imaginée. Un défi pour que leurs regards sur moi changent. J'ai mis longtemps à admettre que ça n'était pas vraiment pour mon frère. Je cherchais leur reconnaissance. J'avais accompagné mon frère dans sa rééducation, c'est avec moi qu'il avait repris le vélo. Il pesait quarante-sept kilos quand il était sorti de l'hôpital. Pour un mètre quatre-vingt-dix-sept. Un si long chemin.

Première sortie. Le cuissard flottait sur ses cuisses. Les premiers coups de pédale, la cheville bloquée qui brûlait.

Je m'étais mis devant pour lui couper le vent. Des regards attentifs pour m’assurer qu’il suivait. On était allé voir la mer. Des sourires, une bouffée de bonheur, des larmes retenues. Mon grand frère devant moi, debout sur le sable, face aux vagues, mon grand frère, vivant, un revenant, l’envie de crier aux passants.

« Si vous saviez d’où il vient ! Regardez ! Il a vaincu la Mort ! Regardez ! Il l’a fait ! C’est mon frère ! »

 Les jambes molles, les larmes dans la gorge.

« Il a vaincu la Mort ! »

 Ça n’était qu’un répit. 

 

Et puis, je l'avais entraîné dans les falaises, il avait appris l'escalade. Mais cette cheville bloquée limitait ses déplacements et les douleurs se lisaient sur son visage. Il ne serait pas le second de cordée dont j'avais besoin pour gravir les sommets des Alpes. Je savais qu'un jour, je le quitterai.

Je n'aurais jamais imaginé que c'est la mort qui s'en chargerait.

Le Mont-Blanc. Premier jour, la montée au refuge du Goûter. Un pilier interminable sur lequel on avait doublé plusieurs cordées. Le soir, au refuge, j'avais écouté les discussions, j'avais observé tous ces visages, certains avaient la peau tannée, les Anciens. J'écoutais, j'écoutais.

"Tu n'es pas un bavard, toi. J'étais comme toi, à ton âge. Pour apprendre, il vaut mieux se taire. Quand on parle, on n'écoute pas. "

Je n'ai rien oublié. Il avait eu un regard affectueux.

Pendant la nuit, je m'étais souvenu de ce moniteur de ski de fond. Mouthe, petit village glacial dans le Jura. Mes parents m'avaient offert une semaine de ski de fond. Un voyage organisé avec le Foyer Léo Lagrange de Quimper. Voyage en car.

Je tournais sans arrêt, après le repas du soir, je reprenais mes skis et je skiais, je skiais, ma lampe frontale traçait un chemin étroit sur le tapis des cristaux. La mélodie de mes souffles dans le silence, le froid qui givrait ma bave aux lèvres.

Le moniteur avait une barbe de bûcheron canadien. Une force de la nature, des mains aussi larges que des pieds, des cuisses comme des troncs d'arbres. J'avais vite appris. Ça l'amusait de voir l'énergie que je dépensais pour le suivre. Déjà, cette fluidité dans les gestes, celle des guides, celle qui n'appartient qu'à ceux qui ne luttent pas pour avancer. J'étais fasciné. 

Les adolescents avec qui j'avais fait le voyage passaient leurs nuits à coucher d'une chambre à l'autre, baisodrome continuel et gueule de bois au matin. Je les ignorais.

Un matin, on avait eu une tempête dantesque, la neige qui tombait à l'horizontal dans un vent à décorner les vaches. Le moniteur m'avait proposé une sortie en raquettes. Inoubliable, un bonheur à pleurer, juste moi dans ses traces, de la neige jusqu'aux genoux, un cheminement sous les arbres qui vacillaient sous les bourrasques, des avalanches continuelles qui tombaient des frondaisons, pas une âme dehors. Le paradis sur terre.

J’aimais apprendre et je ne savais pas encore que ces quelques rencontres m’enseignaient mon futur métier.

 

Vallée de Chamonix. Refuge du Goûter. Lever à minuit. Se forcer à avaler un petit-déjeuner, s’habiller, trier le matériel, serrer les crampons, allumer la lampe frontale et sortir dans la nuit. Le Mont-Blanc. Dans cinq heures, six peut-être. Et peut-être pas du tout. Le guide décidera et je l'écouterai.

Sur les pentes s'alignaient déjà une ribambelle de lampes, flux dérisoires dans l'immensité de la nuit, le craquement de la neige givrée, des voix qui s'appelaient. Se rassurer en échangeant son euphorie et cacher les inquiétudes. Pas un souffle d'air, un plafond d'étoiles comme des spectateurs curieux. J'ai emboîté le pas de mon guide et je suis entré dans son rythme. Ne pas penser, ne pas se projeter plus loin que le pas à faire, ne pas laisser l'impatience consommer l'énergie, rester appliqué dans l'instant.

 Je n'avais pas conscience de cet état de plénitude, de cet apprentissage de l'instant Sacré. Je n'avais pas conscience de grand-chose de toute façon, à cette époque. Je découvrais, j'explorais, je m'enflammais.

  L'analyse viendrait beaucoup plus tard, beaucoup, beaucoup plus tard.

Avant le passage de l'arête des Bosses, le vent s'est levé et une marée de nuages est remontée depuis le versant italien. Plusieurs cordées ont fait demi-tour. J'ai vu un alpiniste qui vomissait.

Je suivais mon guide, sans voir son visage, aucun ralentissement dans son pas, la corde entre nous comme un lien indestructible.

On a traversé le plafond nuageux et on s'est retrouvé sur le fil de l'arête au-dessus de l'océan cotonneux. Les gouffres de chaque côté. J'ai levé la tête et j'ai cru voir le sommet. J'ai rejeté l'euphorie et je me suis concentré sur mes pas, cette nécessité de poser mes pieds exactement à l'emplacement de mon guide, l'impérieux défi de ne pas le décevoir, je n'avais aucune inquiétude sur ma capacité à tenir jusqu'en haut mais je ne savais rien de l'évolution possible du temps. Je m'en suis remis à celui qui savait. 

"Tu seras un alpiniste, tu as ça en toi. "

Ne pas le décevoir. Monter là-haut et garder chaque seconde en moi. 

Je n'ai rien oublié.

L'arrivée. Quatre ou cinq cordées. Dernière bosse et cette surprise de la pente qui s'inverse. Mon guide qui s'arrête et se retourne vers moi. Il me tend la main.

"Bravo, mon gars. Je le savais.

-Quoi ?

-Que tu irais en haut."

J'ai regardé autour de moi. Cet horizon qui cascadait dans mes fibres, cette impression folle que le paysage s'ancrait dans ma peau, derrière mes rétines, au plus profond de mon cœur.

Je sais que j'ai pleuré. Derrière mes lunettes de soleil.

Là-Haut.

Je n'ai rien oublié.

Un instant Sacré.

 

 

LE SENS DU SACRÉ (3)

Le psychiatre R.D. Laing pense que ce sont nos conditionnements sociaux et les mémoires psychiques et psychogénétiques qui sont la cause de notre division intérieure et de notre souffrance.

« Les êtres humains semblent avoir une capacité presque illimitée de se duper eux-mêmes et de prendre leurs propres mensonges pour la vérité. Par cette mystification, nous accomplissons et consolidons notre adaptation, notre socialisation mais le résultat de cette adaptation à notre société est que, ayant été abusés et nous étant abusés nous-mêmes, nous avons en même temps été enfermés dans l’illusion que nous sommes des « moi » séparés. Ayant à la fois perdu notre vraie personnalité et acquis l’illusion que nous sommes des egos autonomes, on attend de nous que nous nous pliions aux contraintes extérieures et ce dans une mesure presque incroyable. Le corps, l’esprit et l’âme déchirés par des contradictions intérieures, écartelé en tous sens, l’homme est coupé à la fois de son esprit et de son corps. Ce n’est plus qu’une créature à demi démente dans un monde qui l’est tout à fait. »

 

C’est pour cela que je cherche à retrouver le sens du Sacré. Quelle est la part en moi qui ne soit pas issue de cette ingérence environnementale ? Quelle est l’entité qui a grandi hors de toutes influences ? Est-ce que c’est possible ? Quelle est sinon la part qui n’a pas été souillée, où est le cœur, la source, l’entité originelle ?

C’est dans l’enfance que se trouve le Sacré. C’est là que le germe a goûté à la lumière ou aux noirceurs, c’est là que la sève s’est chargée de toxines ou a su rester limpide.

Je sais que ce rapport que j’entretenais avec la Nature a constitué le ciment entre mon corps, mon âme et l’esprit.

L'âme fait partie intégrante du corps mais elle est aussi le lieu de l'esprit... Le mot âme vient du latin "anima" qui signifie le principe pensant mais surtout "animer". L'âme est ce qui anime le corps et ce qui pense en nous-mêmes. 

L'âme, c'est aussi la "psukhê" grecque signifiant l'idée d'un miroir pivotant permettant de se regarder dans toutes les directions et de s'observer complètement. 

Elle est à la fois le lieu de la pensée, de l'animation du corps, mais aussi le lieu d'où l'on peut apercevoir, si on "oriente" le miroir, la lumière de l'esprit... 

L'âme est donc l'entité servant de point de jonction entre le corps et l'esprit, pouvant éclairer à la fois l'un et l'autre. 

L'esprit peut être compris dans son sens latin "spiritus" qui signifie souffle. Il est ce qui donne la vie à l'âme et donc au corps, le souffle de vie qui, lorsqu'il quitte le corps, fait que l'homme meurt. L'esprit est ce qui rattache l'homme à quelque chose de plus "haut" en l'homme et non au-dessus de lui. 

 

J’ai vécu mon enfance dans une proximité constante avec la Nature. J’y entendais l’esprit, sans le savoir, sans en avoir conscience, je l’entendais au plus profond, je le percevais, j’ai toujours été fasciné par cette énergie en moi, cette force immense qui n’apparaissait que dans certaines situations. Des défis physiques que je ne comprenais pas à l’époque. Tout ça relevait d’un désir d’exister au regard des autres, de mes parents, des autres individus de mon âge, des adultes avec lesquels je faisais du vélo, avec lesquels je grimpais…J’étais la « mascotte » et je m’en glorifiais.

J’étais très loin de comprendre l’essentiel.

Mais je sais que toutes ces expériences ont contribué à découvrir peu à peu cette dimension existentielle. Je n’ai rien appris auprès de la plupart de mes semblables. D’autres ont eu un rôle considérable et je les bénis. Monsieur Leroux, Monsieur Navellou et Monsieur Quéré, trois instituteurs, du CE2 au CM2. Une chance extraordinaire pour l’époque. Le métier était majoritairement occupé par des femmes. Moi, j’avais besoin de « pères ».

Je me souviens d’un été où mon père m’a demandé si j’étais capable d’utiliser mon matériel d’escalade pour aller tailler le haut des arbres du jardin. J’avais quatorze ans.

J’ai tout mis en bas dans le week-end avec une énergie folle. Je me souviens de son regard. Il était fier de moi.

J’avais besoin de cet amour. Lui-même ne l’avait pas connu. Un père violent, alcoolique et qui avait abandonné sa famille.

Je ne lui ai jamais rien reproché. Il faisait comme il pouvait.

Mes trois instituteurs ont donc tenu une place immense. Cette bienveillance, cette patience, l’humour, le rire, la tendresse pour leurs élèves et cette rigueur qui nous tiraient vers le haut. Vers Là-Haut…

Je savais à la fin de mon CM2 que je serais instituteur.

Monsieur Pichon, Madame Daéron, Monsieur Roux, Madame Sotirakis, Monsieur Ollier. Des professeurs de collège ou de lycée.

L’importance considérable de cette partie de notre vie. Un peu de chance ou un désastre interminable. Nous en sortons tous marqués, soit par le dégout, soit par le bonheur.

J’ai eu des bonheurs.

Monsieur Kernaïs, prof de math qui me détestait autant que je détestais ses cours. Monsieur Le Goff, prof de math que j’adorais autant que ses cours. La matière n’a rien à voir avec ce qui se passe dans une classe. Il suffit que le professeur voie dans sa mission l’accès au Sacré. L’enseignement est sacré. Certains le savent, d’autres le découvriront, certains partiront à la retraite sans avoir jamais rien compris et en ayant passé leur carrière à vouloir enseigner…

On ne peut pas apprendre une matière, à qui que ce soit, tant qu’on ne se connaît pas soi-même. Tant qu’on n’essaie pas au moins de s’approcher de la source, de ressentir le Sacré... Aucun diplôme ne donnera le mode d’emploi.

J’ai connu quelques personnes en dehors du milieu scolaire. François, ancien Poilu, qui vivait au fond des bois, dans une petite maison que la mairie lui avait octroyée. Ils étaient partis à cinq camarades. Lui seul était revenu. Il vivait seul avec les morts à ses côtés. Il m’a appris à reconnaître les oiseaux, à sentir la pluie qui arrive, à marcher en silence sur des feuilles sèches, à construire des cabanes, à sculpter un morceau de bois, il m’a appris à aimer les arbres.

Luc, le moniteur de ski de fond à Mouthe.

Jean-Paul, le guide du Mont-Blanc.

Charlotte, l’infirmière de nuit qui m’aidait à tenir auprès de mon frère, à l’hôpital. La première fois que je ressentais du désir pour une femme. Elle ne l’a jamais su. J’aurais aimé poser ma tête contre sa poitrine, rien d’autre. Un refuge.

Denis, le compagnon de cordée. On grimpait à Pen-Hir ensemble. On a grimpé ensemble dans les Alpes. Il a disparu de ma vie le jour où j’ai rencontré Nathalie. Peut-être qu’il m’aimait. Je ne sais pas. Peut-être aussi, tout simplement, qu’il a compris que je ne serais plus disponible, que ma vie prenait une autre voie. Je n’étais plus « intéressant. »

Il a été mon dernier ami.

L’amitié est Sacrée.      

L’Amour est le Sacre suprême.

L’Amour de la Vie est l’Amour suprême.

C’est à l’hôpital que je l’ai découvert. Mais je l’ai compris bien plus tard. La Mort est la dernière chance, la dernière possibilité de briser le carcan de l’ego, l’opportunité de basculer dans cette dimension intérieure qui contient l’essentiel. « Quand tu te lèves le matin, remercie pour le bonheur de vivre. »  Tecumseh.

C’est effrayant de devoir attendre d’être confronté à la Mort pour entamer cette bénédiction.

Sans doute faut-il avoir ressenti cette Vie autrement que par les cinq sens ou à travers la raison. Ces perceptions-là sont insuffisantes et cette compréhension-là n’est que le mental qui se glorifie de son pouvoir…

La Vie n’est pas là ou alors ça reviendrait à se contenter de regarder le rideau qui cache la scène.

Il faut tout arracher. Et c’est un effort incommensurable parce que les conditionnements sont là. La boucle est bouclée. Personne ne nous a appris à saisir la Vie. Nous errons seulement dans nos existences. C’est de ça dont il faut s’extraire. S’arracher à la boue de « l’habitus » et entrer dans le Sacré.

 

Je bénis la Vie de m’avoir lancé sur la route et j’aime infiniment les horizons intérieurs.

L'Analyse Transactionnelle (4)

Par Le 27/10/2014

Levé à 5 heures. Je lis, je compile, j'analyse...

L'avantage de ma situation, c'est que je suis mon propre patient. Je "remercie" l'institution scolaire d'avoir accéléré le processus d'exploration intérieure...

La crise est une opportunité de transformation. 


Les trois états du Moi sont une notion simple en théorie et un peu plus compliquée en pratique...

La prise de conscience est un point de départ, comme quelqu'un qui réaliserait qu'il a le potentiel pour avancer. Il reste ensuite à cheminer intérieurement.  

Savoir quelle partie de nous est touchée permet de se sortir d'un état interne désagréable ou limitant.

* Je me sens inférieure à mon collègue de travail

*Cela me blesse profondément.

*Cet état est désagréable et je ressens des émotions qui accaparent toute mon énergie.

*J'en prends conscience.

*Quelle partie de moi est touchée ? À quelle étape de mon existence, cette situation me renvoie ?

 *C'est l'Enfant en moi. Toute mon histoire personnelle est entravée par ce manque de confiance, cette absence de reconnaissance parentale et sociale.

*Je peux aujourd'hui me dissocier de cette part, reveniir dans l'Adulte et rassurer l'Enfant par des messages positifs. 

*Je vois mon émotion de l'extérieur, je l'analyse, je l'accepte avec bienveillance car je sais aussi ce que j'en ai retiré. Elle m'apprend à explorer mes ressources intérieures. La crise est toujours une opportunité de transformation. 

*Toutes les ressources dont j'ai besoin sont en moi. 

Le thérapeute ne crée pas de ressources. Il permet à la personne de s'extraire de ses blocages et de s'en servir pour s'explorer et apprendre à se connaître. 

LES BOUCLES DE VIE

L'être humain fonctionne avec des boucles, des boucles qui se répètent. 

Nous avons tous des chémas inconscients qui régissent, organisent notre vie. Lorsque ceux-ci deviennent limitants, bloquants, ils peuvent apparaître plus clairement. La souffrance qu'ils engendrent a un pouvoir carcéral mais elle peut au contraire se révéler un puissant moteur de trnasformation. User de la crise pour grandir...

L'accroissement constant du schéma limitant se répète et nourrit les souffrances physiques et les douleurs morales. Plus les tourments augmentent plus le schéma se révèle à la conscience. Encore faut-il en accepter la démarche. 

Il existe nécessairement un seuil au-delà duquel la personne ne peut plus fonctionner et est prête à changer.

Souffrir de soi.

La souffrance qui libère.

Souffrance.

Le changement passe par la prise de conscience du schéma limitant et de ses ancrages dans le passé.

Ce travail peut être rapide ou lent. Il va dépendre de la "maturation" de la personne et de son niveau de développement personnel.

Le thérapeute repère, identifie le schéma, le scénario de vie et rentre dans la boucle pour permettre au patient de le modifier. 

Les boucles répétitives sont des boucles pyscho-émotionnelles.En psychanalyse, on peut les associer au principe de compulsion de répétition :

Principe de compulsion de répétition : Traduit la tendance psychique à répéter les expériences fortes, favorables ou non. Processus incoercible et d'origine inconsciente par lequel le sujet se place activement dans des situations souvent pénibles, répétant ainsi les expériences anciennes sans identifier le prototype et avec l'impression très vive qu'il s'agit de quelque chose pleinement motivé dans l'instant. "

BOUCLE PSYCHO-ÉMOTIONNELLE

PENSÉE→ÉMOTIONSCOMPORTEMENTRECONFIRMATION→PENSÉE...

 

L'individu est enfermé dans une boucle, au coeur de laquelle se succèdent les pensées, les émotions, les comportements et la résultante de ce comportement confirme la boucle qui se reproduit de nouveau...

il est possible de rentrer dans une boucle à un niveau ou un autre.

La Psychologie comportementale agira sur le comportement et la modification du comportement engendrera la modification de la boucle.

La Sophrologie Analysante agira sur la pensée et/ou les émotions.

En revenant dans une situation, la plus primale possible, là où la boucle s'est cristallisée, on introduit un regard extérieur. La transformation est très profonde et pertinente puisqu'elle passe par le ressenti.

La Sophrologie Analysante est un échange entre thérapeute et patient, c'est à dire qu'une fois la détente installée, les ancrages, les ressources, le thérapeute pose des questions sur l'état émotionnel et sur le factuel. Le patient répond librement. 

Le patient revit des situations du passé, enfance, VIU, (intra utérine), conception, entend avec ces "oreilles-là", ressent comme le bébé et comprend en tant que tel avec le potentiel de l'Adulte en lui...C'est un travail sur la MÉMOIRE CELLULAIRE.

 Source :

Audrey Steinmetz (formatrice en sophrologie analysante)

Agnès le Guernic : L'Analyse Transactionnelle

La libération des mémoires cellulaires

LA GUÉRISON INTUITIVE

http://guerisonintuitive.com/1-la-liberation-des-memoires-cellulaires

Qu’est-ce que les mémoires cellulaires ?

Dès notre conception, nous enregistrons dans notre corps des émotions liées à des événements vécus qui nous ont blessés, voire traumatisés. Le plus souvent, par un mécanisme de protection, ces événements ont étés refoulés, nous laissant inconscients des conséquences qu’ils génèrent aujourd’hui dans nos vies. Pourtant, bien ancrées dans nos cellules, ces mémoires sont responsables de biens des maux et nous empêchent de nous épanouir librement.

Elles sont à l’origine de la plupart de nos maladies, mais aussi de nos comportements négatifs et de nos schémas répétitifs de vie. Même ce que nous caractérisons comme nos traits de caractère sont imprégnés de ces mémoires que nous portons malgré nous et qui ne demandent qu’à être conscientisées et libérées.

.

Quelles sont les conséquences de nos mémoires cellulaires ?

Lorsque des évènements ont été malheureux et que la charge émotionnelle qu’ils ont générée a été trop forte pour être libérée, alors une empreinte restera gravée dans notre mémoire corporelle nous perturbant chacune à sa manière. Nos mémoires ont donc des conséquences aussi diverses que nombreuses dans notre vie. Toutefois, la plupart d’entre elles peuvent se regrouper en 3 catégories :

  1. Elles peuvent se matérialiser dans notre corps physique en donnant naissance à des douleurs et des maladiesqu’on qualifie alors de « psychosomatiques ».
  2. Elles peuvent être responsables de nos comportements et même de ce que nous appelons plus communément nosdéfauts.
  3. Elles peuvent provoquer certains événements et certains schémas répétitifs de vie.

.

1. L’impact des mémoires sur les maladies… « C’est psychosomatique ! »

.

Tout d’abord, je veux préciser ce que sont les maladies « psychosomatiques», car trop souvent encore on associe ce terme au fait que la maladie n’existe pas et qu’elle est juste imaginaire. Or, les maladies psychosomatiques ne sous entendent pas ça, elles ne signifient pas que cela se passe « dans notre tête ». La maladie ou la douleur existent bel et bien, mais elles ont une origine psychique, psychologique et/ou émotionnelle plutôt que physique.

De manière plus scientifique, nous remarquons que sous l’effet du stress, l’organisme produit des hormones corticoïdes qui abaissent les défenses immunitaires, ce qui expose immanquablement l’individu aux affections.

D’ailleurs, des études récentes semblent indiquer que les maladies psychosomatiques seraient à l’origine de 40 à 50 % des visites chez le médecin et quelques praticiens vont encore plus loin en considérant que quasiment toutes les maladies sont psychosomatiques.

Qu’est- ce que la somatisation ?

De façon assez simple on peut expliquer la somatisation comme la traduction physique d’un conflit ou d’une souffrance psychique. D’une certaine manière, le corps reflète à l’extérieur ce qui se passe à l’intérieur. Bref, ce qui ne s’exprime pas s’imprime.

Quels sont les principaux symptômes ?

La liste n’est pas exhaustive, mais d’une manière générale, voici les plus courants :

  • La plupart des troubles gastro-intestinaux constituent les maladies psychosomatiques les plus fréquentes : le foie, les intestins, le côlon, …
  • Les maladies de la peau auraient, elles aussi, souvent une origine psychique. Le psoriasis, les verrues, l’herpès, la transpiration excessive, la couperose, les dartres et les aphtes apparaissent lors de contrariétés et d’émotivité.
  • Chez les nourrissons et les enfants aussi, la somatisation va prendre place : l’eczéma, l’insomnie, le dérèglement du sommeil, les vomissements, l’asthme, les retards de croissance…
  • Même l’évolution de certains cancers serait, d’après certains scientifiques, attribuables aux dérèglements psychiques. Le savant américain Lawrence Le Shan a déterminé qu’une solitude brutale, un choc émotif violent ou un état psychologique désespéré pouvaient intervenir sur la morbidité cancéreuse.
  • Les déséquilibres de l’alimentation comme la boulimie et l’anorexie ou encore l’alcoolisme, l’obésité et les maladies cardio-vasculaires liées à une consommation excessive de certains aliments gras ou sucrés… sont également souvent la conséquence d’émotions très fortes.
  • L’hypertension artérielle et les migraines se retrouvent également au nombre des symptômes présentés lors de dérèglements émotifs..

.

2. L’impact des mémoires sur notre comportement et notre personnalité

.

Lorsque nous vivons une émotion dans le présent qui résonne avec une émotion passée, celle-ci va enclencher un processus de reconnaissance. Notre corps va retrouver dans sa base de données l’expérience similaire et l’émotion y étant liée pour ainsi se réactiver. De ce fait, elle peut accentuer, amplifier voire complètement exagérer l’émotion du présent. C’est à cause de ce fonctionnement que certains se mettent en colère pour une bêtise, que d’autres dépriment pour un simple incident et que d’autres encore se retrouvent dans des états de terreur et de panique. C’est ainsi que les personnes phobiques ou dépressives se font, malgré elles, rattraper par leurs émotions d’origine, sans qu’il ne leur soit possible de les contrôler.

Symptômes les plus courants

  • Phobies, dépressions, angoisses, insomnies, nervosité, …
  • Agressivité, colère, comportement destructeur, …
  • Timidité, manque de confiance, échecs, sentiment d’insécurité, …
  • Laxisme, indécision, irritabilité, tristesse, honte, culpabilité, …
  • Difficulté à lâcher prise : peur de ne pas contrôler
  • Difficultés relationnelles, difficultés à communiquer
  • Peur de l’inconnu et du changement

.

Exemples

  • Une phobie de l’eau peut simplement venir d’une mémoire contractée durant l’enfance si vous avez failli vous noyer. Dans ce cas, la vue de l’eau réactive chez vous l’émotion de ce fameux événement. Par contre, cette phobie peut aussi être une mémoire que vous héritez, elle peut vous avoir été transmise par votre grand-mère qui a perdu son fils lors d’une noyade.
  • Une difficulté à s’engager dans une relation durable, peut venir d’une volonté d’éviter à tout prix une éventuelle séparation que vous auriez vécue dans votre enfance et d’ainsi ne pas revivre une telle souffrance. Elle peut aussi venir d’une blessure d’abandon face à une personne que votre maman aimait et qui est partie. Elle vous a alors transmis cette peur de revivre cette même souffrance.

.

3. L’impact des mémoires sur les événements et les schémas répétitifs de notre vie

« Tout ce qui ne vient pas à la Conscience se retrouve sous forme de destin »

Carl Gustav Jung

La psychogénéalogie ou ces ancêtres qui nous lèguent leurs vécus.

Lorsque l’on dit que notre caractère ressemble à celui d’un de nos parents, de nos oncles ou de notre grand-père, c’est simplement parce que l’on est porteur des mêmes bagages émotionnels, des mêmes mémoires. Et de la même façon, ils nous lèguent aussi leurs histoires et leurs vécus. Le plus impressionnant quand on fait un travail en psychogénéalogie, c’est lorsque l’on s’intéresse aux événements de chacun des membres de notre famille et surtout à ceux de nos aïeux. Quand on commence à s’attarder sur les dates autant que les faits on peut trouver d’étranges similitudes dans les échecs, les décès, les trahisons, les ruptures, le nombre d’enfants, d’avortements ou de fausses couches ; mais aussi dans les rapports qu’ils avaient entre eux, les disputes, les abandons ou les rejets qui ont étés vécus. C’est là qu’on identifie clairement les cycles de répétition de notre ligné familiale.

Toutefois, au-delà de celles-ci, existent aussi nos propres cycles et nos propres schémas répétitifs de vie que nous aussi nous lèguerons à nos enfants et à toute notre descendance. Pour nous-même comme pour eux, il est de notre devoir de couper ces liens qui nous maintiennent dans ces spirales infernales.

Symptômes à répétition

  • Stérilité, fausses couches, complications des grossesses, …
  • Séparations, humiliations, abandons, rejets, trahisons, …
  • Échecs professionnels, relationnels, amoureux, …
  • Maltraitances, incestes, abus de pouvoir, violences, …

.

Exemples de cas

  • Une stérilité pourra être la conséquence d’une de nos ancêtres morte lors d’un accouchement, ainsi pour éviter ce danger de mort, le corps ne permettra pas de naissance.
  • Quelqu’un qui sera régulièrement trahit dans ses relations amoureuses peut transporter dans sa mémoire la croyance de sa grand-mère qui était que tous les hommes trahissent.

.

Comment prendre conscience de ses mémoires cellulaires ?

C’est dans notre histoire, dans notre passé que nous pouvons trouver la source de nos problèmes et les réponses à nos questions. Malheureusement, tenter de percer les secrets de notre inconscient ne s’avère pas toujours aussi simple quand on décide de faire cavalier seul. Lorsque nous allons mal, nous avons tendance à garder le nez dans nos problèmes, or il faut commencer par pouvoir prendre du recul et regarder sa propre vie sous un autre angle. Ensuite, cela implique également de sortir de son mental, de laisser de côté les jugements et les analyses pour simplement être à l’écoute de nous-même, de nos émotions, de nos ressentis et de notre intuition, car c’est dans notre inconscient que sont allées se cacher nos blessures et nos mémoires de souffrances. Par instinct de survie, le corps nous protège de cette souffrance et lorsque celle-ci est jugée trop douloureuse, il se charge de l’engloutir et de l’oublier. Toutefois, bien qu’oubliées ces blessures et ses souffrances sont toujours à l’intérieur de nous. Elles subsistent dans notre subconscient et sont souvent somatisées.

C’est par la reconnexion à notre enfant intérieur que nous pourrons prendre conscience des souffrances, des croyances et des peurs qui nous maintiennent dans nos schémas négatifs. C’est en en se reconnectant à l’enfant blessé en nous que nous pourrons enfin faire remonter à la surface la cause même de notre problème pour nous en libérer. Nous pourrons alors « ressentir » en conscience cette blessure originelle, car ressentir, ce n’est rien d’autre que « sentir à nouveau ». Lorsque nous ressentons quelque chose nous ne faisons que laisser émerger en nous les mémoires de ce que nous avons sentis la toute première fois. C’est d’ailleurs très clairement le cas des phobies. Lorsqu’un enfant qui s’est fait mordre par un chien, garde une fois adulte, une peur panique envers les chiens, son corps ne fait que lui remémorer sa première peur. Les phobies sont des cas assez extrêmes et supposent presque toujours un choc voire un traumatisme déclencheur, mais dans une moindre mesure, il en va de même pour toutes nos mémoires, le fonctionnement psychique est identique.

.

Comment se libérer de ses mémoires cellulaires ?

Lorsque nous avons trouvés et pris conscience de l’origine de notre mal, le plus gros du travail est fait. En effet, reprendre contact avec les émotions qui ont été refoulées et réprimées, les laisser s’exprimer et couler librement dans notre corps est ce qui nous libère vraiment.

.

Je vous propose un exercice simple et efficace de libération de mémoires cellulaires.

.

Trucs et astuces pour se libérer de ses mémoires cellulaires

Il n’est pas toujours simple de prendre conscience des mémoires que notre corps porte en lui, nous sommes souvent coincés dans nos schémas et nous avons de la difficulté à sortir de notre personnalité émotionnelle et mentale pour prendre le recul nécessaire de l’observateur. L’aide d’un thérapeute est donc parfois nécessaire, car il apporte souvent un nouveau regard sur votre histoire, votre maladie ou votre mal être. Le thérapeute lui-même doit d’ailleurs parfois s’en remettre à un de ses collègues pour prendre conscience de ce qui se passe en lui, c’est tout à fait normal de se faire aider à certains moments de sa vie.

Malgré tout, il nous est possible d’effectuer une grande partie du travail seul et de s’engager dans sa propre déconstruction et déprogrammation de ses mémoires. Pour cela, il nous faudra faire preuve de volonté, de patience et de persévérance, mais comme tout ce que nous entreprenons de nouveau dans notre vie, c’est à force de travail et d’expérience que nous parvenons à la réussite. Pour vous aider, voici donc quelques trucs et exercices qui vous permettront d’entamer cette libération :

  • Lorsque des douleurs ou des symptômes apparaissent, notez tout ce qui a pu se passer dans votre vie au même moment ou quelques temps avant. Soyez aussi attentif à ce à quoi vous avez pensé ou à ce qui vous a tracassé voire angoissé, puis n’oubliez pas de prendre également en compte les émotions et les ressentis qui vous ont traversés. Surtout, ne négligez aucun point sous prétexte qu’il soit anodin, car vous seriez surpris de voir à quel point nous pouvons être déconnectés et inconscients de nos propres causes de souffrance.Nous n’avons pas l’habitude de prêter attention à toutes ces choses et nous minimisons souvent l’effet qu’elles peuvent avoir. D’ailleurs, plus qu’une question d’inattention, il s’agit d’une réaction de protection face à la souffrance. Lorsque quelque chose nous touche et nous blesse, instinctivement nous avons tendance à le chasser pour ne pas souffrir. Combien de fois même ne donnons-nous pas ces conseils « n’y pense plus », « chasse toi ça de la tête », « tourne la page », « passe à autre chose », …
  • Chaque fois qu’il vous arrive d’être en colère, blessé ou triste, chaque fois qu’une émotion surgit en vous, observez ce qui l’a provoquée. Tentez de rester détaché de l’émotion pour uniquement observer sans jugement le sentiment déclencheur de l’émotion. Interrogez-vous sur la cause réelle de ce qui a fait rejaillir cette émotion. Je conseille parfois aux gens de se poser juste la question « pourquoi ? » et de voir ce qui se cache réellement derrière. Par exemple, si quelqu’un vous fait une remarque sur votre travail, demandez-vous ce qui vous fait vraiment réagir. Est-ce simplement le fait que cette remarque ne soit pas justifiée ou persiste-t-il derrière une émotion liée au manque de reconnaissance qu’à votre supérieur, faisant émerger chez vous le souvenir d’un parent qui ne vous a pas reconnu, qui n’a pas reconnu vos qualités. Reprenez contact avec votre corps et vos émotions, apprenez à ressentir et à définir vos émotions. La méditation et la relaxation sont de très bons outils pour renouer avec son Être. Si vous ne savez pas comment vous y prendre, il existe des tas de méditations guidées sur internet qui vous aideront. Les exercices de respiration consciente sont aussi efficaces et assez simples, ils vous permettront de réintégrer rapidement les sensations de votre corps. S’il est si important de retrouver l’intégralité de ses ressentis dans son corps, c’est parce que pour prendre conscience de nos mémoires il nous faut être à l’écoute de ce qu’elles nous disent et leur langage s’effectue par votre corps, c’est leur moyen d’expression. Pour les voir et les comprendre, il vous faut donc réapprendre à les écouter.
  • Prêtez attention à vos rêves, ils sont le langage de votre inconscient. Notez-les, si possible, car en plus d’être un bon moyen pour ne pas les oublier, écrire ses rêves permet de se souvenir plus facilement des prochains. Même si vous ne vous sentez pas capable de les analyser ou de les comprendre vraiment, retenez juste les sensations que vous avez eues durant le rêve. Prenez conscience des émotions qui vous ont traversées, des peurs, des peines, des colères, … et surtout observez les raisons pour lesquelles elles se sont déclenchées. Vous verrez que de cette manière vous en découvrirez déjà beaucoup sur vous-même.

 

 

L'analyse transactionnelle (3)

Par Le 26/10/2014

            PARENT

           ADULTE

           ENFANT

Les trois états du Moi (EDM) s'articulent sans cesse.

Les dialogues internes que nous nous adressons, encouragements, reproches, critiques, colères, enthousiasmes, fantasmes, projections...sont les témoins des échanges permanents entre ces trois parties. Cela forme un système structuré, coordonné, des pensées et des émotions...

Le traitement de l'information passe par une ou plusieurs parties. C'est là que l'interprétation de la réalité prend sa source et que les dérives s'installent. Ou la lucidité lorsque la conscience reste active...

Lorsqu'on est en rapport avec soi-même ou avec l'autre, nos attitudes, intonations, vocabulaire, varient en fonction de la partie de nous qui s'exprime. 

Si nous sommes dans la partie Enfant et que l'interlocuteur est dans sa partie Adulte, la relation peut devenir conflictuelle, mal vécue, déséquilibrée...

Prendre conscience des trois États, apprendre à les repérer chez soi et chez les autres, ne peut être que bénéfique. 

Savoir quelle partie de nous s'exprime nous amène à mieux nous connaître et à avoir par conséquent une action positive sur nous-mêmes et sur nos émotions. 

Sachant que nos émotions sont la résultante de nos pensées, il est indispensable d'identifier en nous celui qui pense. Hors de ce travail, il est vain de vouloir maîtriser ses émotions étant donné que celui qui chercherait à le faire ne saurait même pas qui pense, qui est ému, qui cherche à comprendre...

C'est comme se mettre à chercher quelque chose sans savoir de quoi il s'agit, sans même être capable d'identifier clairement celui qui cherche...

L'émotion.

Les émotions

Les émotions créatrices de la Vie.

Les émotions du ventre

Nous sommes des êtres fondamentalement émotionnels. Et si nous n'avons aucune lucidité envers ces émotions, alors, nous n'existons pas en tant qu'individu mais juste comme des entités possédées...

Savoir dans quelle partie l'autre s'exprime nous permet aussi de nous ajuster (par exemple, Ad-Ad et non Par/Ad ou Ad-Enf) afin de parler le même langage. Chaque partie a ses spécificités et sa communication. La compréhension ne peut s'établir que dans la pleine conscience de son propre État et de celui de son interlocuteur. 

Pour repérér les EDM, il s'agit d'être attentif à ce qui est vu et entendu, au ressenti autant qu'à l'analyse cognitive. 

Ce qui est important dans la pratique thérapeutique, c'est de repérer quelle partie est touchée chez l'autre et de l'amener à en prendre conscience et de l'en dissocier si cela est nécessaire. 

La seule question :" Qui pense ça en vous ?" permet à la personne de prendre conscience que ce n'est peut-être pas l'Adulte mais l'Enfant qui est dévalorisé, touché, blessé...Grâce à la dissociation, l'Adulte pourra intervenir auprès de l'Enfant (régression)

PARENT

L'état du moi PARENT est un système de pensées, émotions et comportements copiés sur les parents ou les figures parentales. Sermonner systématiquement les autres était peut-être la réaction de votre père ou de votre mère quand ils étaient en difficulté. Sans vous en rendre compte, vous reproduisez peut-être ce comportement avec les sentiments et les pensées qui vont avec : colère, jugement... L'état du moi PARENT est un héritage, une sorte de grande malle contenant des modèles pour se comporter dans la vie. Ils ne sont pas forcément adaptés mais ils sont là...

L'ENFANT

Quand vous êtes dans l'état du moi ENFANT, vous avez les pensées, émotions et comportements acquis dans l'enfance. Un geste, un ton de voix, un comportement, des peurs archaïques...Certains individus n'ont aucun souvenir de leur enfance et pourtant l'enfant qu'ils ont été peut être "contacté" (psychothérapie) et le souvenir revenir. Faire de l'AT implique de retrouver son enfance, de prendre conscience de ses implications, de toutes les répercussions dans sa vie présente et de ramener par conséquent dans la réalité actuelle, l'ENFANT que nous avons été, avec ses manies, ses peurs, ses comportements, ses stratégies les plus profondes pour faire face à sa réalité d'enfant, une réalité passée mais qui peut perdurer très longtemps...Ce sont des stratégies qui nous ont permis de grandir, de survivre parfois, il ne s'agit pas de les renier mais de les analyser pour en retirer le pouvoir positif et se libérer des effets limitants.

L'ADULTE

C'est la partie de la personne qui est dans la Conscience et qui sait traiter l'infomration dans le présent. Les pensées, émotions, sentiments et comportements sont en relation directe à l'ici et maintenant.  

Les émotions et les sentiments sont en correspondance avec cette réalité et les comportements adaptés. 

Sur la distinction que je fais entre les émotions et les sentiments : 

Débat philo.

L'état du moi ADULTE se distingue fondamentalement par des pensées, des émotions, des sentiments et des comportements qui sont cohérents entre eux.  

  


 Source :

Audrey Steinmetz (formatrice en sophrologie analysante)

Agnès le Guernic : L'Analyse Transactionnelle

 

Juste pour information...(politique)

Par Le 26/10/2014

Les vieux navires de l'armée "Le Jeanne D'Arc" et "Le Colbert" vont être démantelés par Veolia.

Il est prevu que l'amiante extraite, soit 20 tonnes, sera enfouie alors que des textes de lois interdisent dorénavant l'enfouissement d'une telle matière....

A Morcenx dans les Landes, il existe la seule usine au monde qui fonctionne et qui peut rendre inerte l'amiante par vitrification de celle ci.

L'usine s'appelle INERTAM située Z.A de Cantegrit à Morcenx (40). Elle fait partie du groupe EUROPLASMA.

Le procédé est completement maîtrisé et permet de rendre inerte l'amiante de façon definitive.

Ce vitrificat peut ensuite être utilisé comme sous couche routière.



A l'heure où l'on nous parle de transition énergétique et de protection de l'environnement, on en est toujours au stade du copinage et de la défense des lobbies qui arrosent de tous les côtés.....

 

Faire confiance aux Politiciens Financiers ? 

Mais oui, bien sûr, passez devant, je vous regarde...

L'Analyse Transactionnelle (2)

Par Le 26/10/2014

C’est quoi l’AT ??

« Ce qui se passe dans l’intervalle, entre bonjour et au revoir, relève d’une théorie spécifique de la personnalité et de la dynamique de groupe, qui est aussi une méthode thérapeutique, connue sous le nom d’analyse transactionnelle ». (Eric Berne – Que dites-vous après avoir dit Bonjour ?)


L’analyse transactionnelle est une théorie élaborée dans les années 1950 parEric Berne. Depuis plus de 50 ans, elle n’a cessé d’être validée, complétée et enrichie par de grands professionnels de nombreux pays (notamment Amérique du Nord, Grande-Bretagne, Italie, Belgique et France). Bien qu’elle ait été créée par un médecin psychiatre qui souhaitait mettre en place une nouvelle approche psychothérapeutique, il est rapidement apparu que son champ d’application n’était pas réductible au champ de la psychothérapie. Sa pertinence, son originalité, son accessibilité en font aujourd’hui l’une des théories les plus appréciées et appliquées dans l’ensemble des métiers de la relation d’aide. Elle peut être utilement couplée à d’autres approches comme la systémique de l’Ecole de Palo Alto, la Process Com ou la Gestalt.

L’analyse transactionnelle a été pensée sur la base des principes suivants, auxquels elle s’attache à rester fidèle au fil de son évolution :

  • elle adhère au courant humaniste qui postule la nature fondamentalement positive de l’être humain, sa capacité à faire des choix et à les assumer,
  • à ce titre, attachée à la vulgarisation des savoirs, elle utilise un langage simple et accessible,
  • le cadre de sa pratique est contractuel, c’est-à-dire que le lien entre l’accompagnant et l’accompagné est basé sur la libre négociation et acceptation d’un contrat préalable, clair et exhaustif qui responsabilise chacun quant au travail à mener et aux objectifs à atteindre.

L’analyse transactionnelle est une théorie à plusieurs niveaux :

Une théorie de la communication

« Entre bonjour et au revoir »… Nous passons beaucoup de notre temps en interaction avec les autres ; tout ce temps est communication, qu’il s’agisse de messages verbaux ou non verbaux. Ainsi, pour donner, demander, refuser ou accepter « quelque chose« , nous devons entrer en contact les uns avec les autres. Comment se passe la relation ? Est-elle agréable ou non, efficace ou improductive ? Suis-je entendu ou non ou mal ? Semble-t-il y avoir un message caché derrière un message apparent ? Dans quelles mesures la réaction de mon interlocuteur dépend-elle de ma façon de m’adresser à lui ?

En étant attentif aux mots prononcés, à la manière dont ils sont dits (le ton, le volume de la voix), aux postures corporelles et au cadre dans lequel la relation s’insère, l’analyse transactionnelle a vocation à aider à la compréhension – et, si besoin, à l’amélioration – de la communication entre deux ou plusieurs personnes.

(Voir les concepts : besoins de base, signes de reconnaissance, États du moi,transactionsstructuration du temps, jeux, positions de viepassivité)

Une théorie du développement

L’une des grandes forces de l’analyse transactionnelle est de proposer, à côté d’une théorie de la communication interpersonnelle, une théorie de ce que l’on appelle l’intrapsychique. Le postulat est le suivant : ce que j’exprime à l’extérieur de moi trouve une origine à l’intérieur de moi.

Ainsi, si l’aspect communication de la théorie tend à répondre à la question : que se dit-il ? – cette partie s’intéresse à : pourquoi est-ce dit ? Et pourquoi de cette façon ?

Il s’agit ici d’une élaboration complète de la structure de la personnalité, originale et indépendante d’autres théories. Cette élaboration présente une théorie sur la façon dont l’enfant se construit, se développe, face au monde qui l’entoure en prenant des décisions adéquates. Elle affirme également que certaines de ces décisions, maintenues en l’état à l’âge adulte, peuvent être cause de souffrances.

(Voir les concepts : besoins de base, signes de reconnaissance, États du moi,scénario, jeux, symbiose, positions de vie, méconnaissances, passivité,autonomie)

http://www.analyse-transactionnelle.com/menutests.php

Envoyer à un ami
Dimanche 26 Octobre 2014

Les Tests de l'A.T.

Les tests les plus couramment utilisés dans le champ de l'A.T. sont au nombre de quatre : l'Egogramme, l'Energogramme, les Messages Cachés, la Position de Vie. 

Un point est absolument important : il vous faut répondre le plus vite possible aux questions posées, c'est votre spontanéité qui compte ! Pour cette raison, il n'est pas recommandé de revenir sur une réponse pour la corriger. Si, à un instant donné, vous pensez avoir été inexact, sachez que cela n'est pas bien grave : les tests comportent en effet plusieurs questions différentes permettant d'étayer chaque point de personnalité... 

Pour chaque test, notre commentaire vous sera présenté dès que vous aurez validé vos réponses. Une fois tous les tests passés, une synthèse en "Profil-Types" vous est proposée en conclusion. 

Vous souhaitez aller un peu plus loin ? Nous vous suggérons en premier lieu une analyse plus approfondie de vos réponses, qui sera réalisée par un expert AT de notre équipe. Afin d'avancer encore, un accompagnement adapté à votre situation peut également vous être proposé par l'un de nos coachs associés. Pour en savoir plus, contactez-nous ici ! 

Voici les Tests :

 
     L'Egogramme
  (env. 5')
     L'Energogramme
  (env. 8')
     Les Messages Cachés
  (env. 3')
     La Position de Vie
  (env. 5')
     Le Profil-Type

Jung

Par Le 25/10/2014

Dans les livres, vous pouvez apprendre beaucoup de choses sur la psychologie mais vous découvrirez vite que cette psychologie ne sert pas à grand-chose dans la vie pratique. Toute personne chargée de s'occuper des problèmes de l'âme devrait posséder une certaine sagesse de la vie, reposant non seulement sur les mots mais surtout sur l'expérience.
La psychologie telle que je la comprends n'est pas seulement un quantum de savoir, c'est aussi une connaissance de la vie. Si tant est que l'on puisse inculquer une telle connaissance, ce n'est possible qu'à partir d'une expérience personnelle de l'âme humaine et cette expérience ne peut être acquise que par un enseignement personnel, c'est-à-dire individuel, et non collectif.
En Inde, la coutume veut depuis fort longtemps que toute personne quelque peu cultivée ait un gourou, un guide spirituel qui lui apprenne, et à elle seule, ce qu'elle doit savoir. Tout le monde ne doit pas savoir la même chose, et le savoir en question ne peut jamais être transmis à tous de la même façon. C'est là ce qui fait totalement défaut dans nos universités: la relation entre l'élève et le maître. Et c'est aussi ce dont devraient disposer tous ceux qui, comme vous, souhaitent recevoir une formation en psychologie.
Toute personne se sentant une vocation pour guider les âmes devrait d'abord se laisser guider par sa propre âme afin d'apprendre ce que signifie la rencontre avec l'âme humaine. Connaître la face obscure de sa propre âme est la meilleure préparation qui soit pour savoir comment se comporter face aux parties obscures des autres âmes. La simple étude des livres ne vous servirait pas à grand-chose, bien que ce soit aussi indispensable. Ce qui vous aidera le plus, c'est de pénétrer personnellement dans le secret des âmes humaines. Sans cela tout ne sera toujours qu'artifice intellectuel ingénieux, paroles creuses et discours creux. Peut-être essayez-vous de comprendre ce que je veux dire dans mes livres; si vous avez un bon ami, essayez donc de regarder ce qui se trouve derrière sa façade afin de vous découvrir vous-même. Ce serait un bon début.
— CG Jung, Correspondance

Merci

Par Le 24/10/2014

Il est de ces messages qui arrivent toujours à point nommé...Celui-ci en fait partie.

C'est à moi de dire Merci. 


"Bonjour,

Je suis L..., je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, je suis une de vos anciennes élèves ( j ai treize ans maintenant). J'ai appris que vous n'enseignez plus, c'est A... qui me la dit, je dois vous avouer que je n'aurait jamais imaginée une seule seconde mais je pense que chacun sait ce qui est bon pour lui alors j'ai envie de vous dire de ne pas écouter mon avis. Je vous écrit simplement pour vous dire une seule chose: Merci. Je dirais que c'est un devoir de vous remercier, vous m'avez aidée à sortir d'une période qui n'a pas été très facile et je vous remercie  encore une fois... J'ai de très beaux souvenirs dans votre classe et je suis sûr que chaque élève qui a passé la porte de votre classe en a également . Si il y a bien une personne qui puisse savoir que l'école n'est pas toujours facile c'est bien moi, l'école ma assez "bouffée" ! Combien de larmes j'ai versées à ce sujet ! 
Mais lorsque j'étais dans votre classe, j'aimais apprendre, ce qui n'ai plus vraiment le cas. 
Je sais que la Vie n'est pas toujours facile, que parfois on aimerait bien effacer certains moments de notre vie,  pour que cela soit plus facile , justement. Mais seront nous les mêmes personnes si on n'avait pas vécus ces souvenirs désagréables et qui nous seront aujourd'hui ? 
Je sais aussi que parfois on s' enterre dans notre noir et que c'est tellement facile d'y accéder alors que c'est tout le contraire pour en sortir , vous m'avez aidée à sortir de mon trou, MERCI de m'avoir aidée."

Une danse céleste (sexualité sacrée)

Par Le 19/10/2014

"Les philosophies orientales considèrent la sexualité comme un élément fondamental du développement physique, psychologique, émotionnel et spirituel. Dans ce contexte, la sexualité est considérée comme sacrée, participant à une véritable transformation intérieure capable de mener à l'Éveil. Extrait du livre « L’Eveil de la femme à la sexualité tantrique » de Shakti Malan, qui nous initie au pouvoir sacré de la sexualité féminine.
© Lauren Sweet
À quoi le féminin est-il réceptif – à quoi nous ouvrons-nous ? Il y a de nombreuses façons de répondre à cette question. L’une d’elles est de dire que nous nous ouvrons à la source, à l’essence, au divin, à tout ce qui est. Dans le Tantrisme hindou, la force transcendante est représentée par le Shiva lingam. Shiva est le principe mâle transcendant, tout entier dans sa focalisation sur un point. Son pénis est le symbole de l’énergie qui monte à travers les chakras.
Lorsque Shiva pénètre Shakti, le principe féminin, elle ressent sa connexion à la source. Physiquement, dans notre corps, notre connexion à la source, à l’énergie de tout ce qui est, commence dans le périnée ou chakra de base. C’est là le point à partir duquel nous nous relions à la terre, à la grande source d’énergie à laquelle nous pouvons puiser. Lorsque le lingam s’élève dans la yoni de la femme, la kundalini monte depuis le chakra de base à travers tous les autres chakras. La montée d’énergie poursuit son chemin au-delà de l’endroit où s’arrête la pénétration physique. La tâche du masculin est de garder la concentration sur le fait de dresser son lingam. Sans chanceler ni se laisser distraire, il se concentre sur la force de transcendance qui s’élève à travers le corps. Dans la pratique Tantrique, cela veut littéralement dire que l’homme ne lâche pas la concentration portée sur son pénis. Lorsque la femme s’ouvre pour recevoir cette force transcendante, elle permet à sa propre énergie de s’élever à l’infini. En faisant cela, elle amène l’homme avec elle dans cette expérience. (…)
Lorsque l’énergie sexuelle se déploie dans le corps d’une femme, la kundalini semblable à un serpent s’éveille et commence à se dérouler. Cela ressemble tout à fait à un serpent qui sort de son enroulement – un mouvement en rondeurs, qui part en spirale vers le haut. C’est ce mouvement qui va vous ouvrir à l’inconnu. Un phénomène curieux mais très clair dans la danse céleste est que l’énergie vous demande d’avoir confiance, d’abandonner complètement tout contrôle. Lorsque la kundalini commence à bouger, cela peut donner l’impression d’un courant qui ondule depuis la base du corps et qui monte. Elle peut vraiment bouger comme un serpent qui se déroule. Mais ce serpent, c’est la kundalini, la force universelle de vie. C’est l’ouverture à l’énergie de votre essence.
En bougeant à travers votre corps, elle va mettre en mouvement l’énergie qui est prête à être transformée. Il peut en résulter des sensations physiques, des sentiments et émotions qui vous traversent, parfois fugitivement, parfois sur de plus longues périodes de temps. Si vous voulez permettre à la danseuse céleste de se manifester, tout ce que vous pouvez faire alors est de vous en remettre, dans la confiance et l’ouverture, au flux de votre propre force vitale. Cela peut vous donner l’impression que votre corps bouge avec des façons qui ne vous sont pas familières. Vous pouvez même ressentir des émotions que vous ne savez pas situer. C’est là la nature de la danse céleste. Elle vous amène au-delà du connu, au-delà du sentiment de soi qui vous est familier. C’est là, d’après mon expérience, une qualité essentielle du féminin. Lorsque nous nous ouvrons au féminin, nous accueillons la forêt sombre qui est au cœur de notre être. Nous entrons dans l’inconnu. Nous faisons preuve de notre bonne volonté à ne pas savoir : ne pas savoir où nous allons, ni même savoir que nous sommes là – à un moment donné de ce que nous vivons.
Soyez même prête à laisser tomber tout attachement à votre apparence. Il m’est souvent arrivé dans la danse céleste avec un partenaire que l’homme ensuite, ou à ce moment-là, dise quelque chose sur le changement total qui se produisait dans mon apparence physique. Prenez-en considération à quel point, en tant que femmes, nous sommes attachées à notre apparence. Nous mettons une grande énergie à contrôler cette dimension de notre être. Nous évaluons et jugeons qui nous pensons être en fonction de ce que nous voyons dans le miroir. Notre identité égotique, notre sentiment de nous-mêmes, prend forme autour de la façon dont nous percevons notre reflet. En réalité, vous et moi ne sommes pas des formes fixes. Nous sommes des vagues d’énergie qui bougent et vibrent en permanence. Nous ne sommes pas ce que nous pensons. Nous avons des corps énergétiques qui vont bien au-delà des limites du corps physique. La danse céleste va vous demander d’être prêtes à abandonner de telles identifications, dans le ciel sans limites.
Lorsque les vagues de l’énergie sexuelle commencent à monter dans le corps de la femme, cela déclenche spontanément dans tous ses muscles une danse de la création. Ses muscles bougent légèrement, sans effort ; ils expriment pleinement la jubilation, l’énergie qui circule à travers eux. À un moment donné, l’énergie arrive au chakra du cœur. La félicité qu’une personne ressent lorsque la kundalini remplit son cœur est difficile à décrire. C’est la pleine et délicieuse force d’amour qui monte en vous pour vous emplir sans fin. Lorsqu’on fait l’expérience de l’amour inconditionnel à ce degré de plénitude, il veut jaillir de nous. Chez une femme, l’énergie va de son propre gré bouger dans ses bras : ils vont commencer à flotter en l’air et s’animer en une danse spontanée de création. La kundalini court réellement dans tout notre corps, elle nous fait lever les bras et transporte tout notre être.
Avez-vous déjà vu des images de déesses hindoues avec leurs nombreux bras déployés dans toutes les directions ? Je suis convaincue que cela doit être une représentation de la déesse dans sa danse céleste, la déesse en train de danser dans la béatitude du ciel de l’amour inconditionnel. Abandonnant passé et futur, elle crée spontanément, à partir de la profonde sagesse de l’âme. Que crée-t-elle avec cette énergie magique ? Spontanément, dans le moment présent, elle crée tout ce qui est à créer là. Elle crée ce qui n’existait pas auparavant. Laissant tomber la réalité partielle de l’ego pour la vérité intemporelle de l’âme, elle manifeste l’amour inconditionnel et l’envoie dans le monde.
Extrait de "L'éveil de la femme à la sexualité tantrique",
Shakti Mari Malan
 
 
                                                                                    Shiva et Shakti
 
Shiva et shakti

 

Déesse

Par Le 19/10/2014

"Si l'amour vient du cœur, s'il est mieux qu'un sentiment, un engouement et un désir physique, il dure par-delà le conflit, la séparation, le trépas. Aimer est une grâce et une gravité.Mais prendre le risque de l'amour, ce “beau risque”, comme le disait Socrate à propos du mythe, agrée aux cœurs libres.
Une femme, tout particulièrement, devrait inviter à cette aventure chevaleresque et à cette passion qu'est l'amour. Quand on considère le code de le Fin'Amor (“parfait amour”) des xiie siècle, quand on lit les poèmes et les romans courtois du XIIe et XIIIe siècles ainsi que les récits mystique des Fidèles d'Amour persans, c'est toujours la Dame - une femme “sage et belle”, autant dire éveillée - qui inspire et oriente chevaliers et troubadours dans leur quête.La Dame est la manifestation d'un amour infini, céleste, elle en est aussi la médiatrice.
Toute femme devrait être consciente de ce rôle souverain. De nos jours, on a tendance à oublier que l'amour humain est d'abord une union mystique des âmes et des esprits.
Ensuite seulement, et comme de surcroît, l'union des corps peut s'accomplir, tels un cantique et une prière. En s'affairant uniquement dans le sexuel, notre époque a tout inversé et tout saccagé ! Selon le Fin' Amor, né en pays d'Oc, les amants courtois vivent le « long désir », une approche infinie où jouent les affinités du cœur et des rêves : ils ont tout le temps puisque l'amour est éternel ! Dans cet art d'aimer - qui n'est pas révolu - il y a toujours trois présences : l'homme, la femme et le mystère de l'amour. Il y va de notre honneur de nous rendre digne de ce mystère, de nous affiner, de nous élever jusqu'à lui. Pour ma part, je vais au combat sans relâche pour sauver la beauté et le mystère de l'amour. C'est ma tâche de “guerrière spirituelle” qui consiste à répondre de l'Amour en un monde qui le profane et le crucifie... " 
Jacqueline Kelen, interview au magazine "Clés"
1621841 10202416930278681 1394545851 n

Conscience et sophrologie (santé)

Par Le 17/10/2014

 

LA CONSCIENCE EN SOPHROLOGIE

 

Définition

 

La conscience en sophrologie englobe les aspects cognitifs (les pensées, croyances... conscientes ou non), conatifs (les affects et les émotions) et somatiques. Elle ne s'y conçoit pas comme une simple fonction de rationalisation.

Pour le fondateur de la sophrologie, la conscience est

"la force qui permet l'intégration de tous les éléments psychologiques et physiques de la personne humaine, c'est-à-dire la force qui l'anime. La sophrologie considère l'homme comme un être indivisible, original et transcendant (...)" (Caycedo, 1979).

"la force responsable de l'intégration de l'existence de l'être"

"Théorie" Caycédienne fondatrice de la sophrologie (1960) : 

 

Etat et niveaux de conscience

.

A. Caycedo propose une distinction entre les états - variations qualitatives, axe horizontal du schéma - et les niveaux de conscience - variations quantitatives, axe vertical du même schéma de l'éventail. Ces éléments ne sont pas spécifiques à la sophrologie.

 

 Les états et les niveaux de la conscience

 

Eventail de la conscience

 

La sophrologie différencie

 Trois niveaux de conscience (variations quantitatives) : veille, sommeil et entre les deux : "niveau sophroliminal" (N.S.L.). C'est au "niveau sophroliminal" que les sensations corporelles sont le mieux perçues et intégrées. C'est à ce niveau que la dynamisation des structures de la conscience est la plus facile et efficace.

 Trois états de conscience (variations qualitatives) :

  1.  pathologique (C.P.), étudiée par la psychiatrie ;
  2.  ordinaire (C.O.), étudiée par la psychologie ;
  3.  "sophronique" (C.S.), étudiée par la sophrologie.

Ces états de conscience peuvent être permanents ou transitoires. La plupart des êtres humains habitent le monde de la conscience ordinaire ou naturelle et ont trois possibilités existentielles.

"Théorie" des possibilités existentielles de l'Être :

  1. rester toute la vie dans cette conscience ordinaire ;
  2. tomber dans le monde de la conscience pathologique à cause de la maladie mentale ou physique (maladie existentielle) ;
  3. conquérir le monde de la conscience sophronique (c'est à dire, harmonieuse et lucide), objectif fondamental de la sophrologie.
  4.  

L'entraînement vise la découverte et la conquête de l'état de "conscience sophronique" à l'aide d'une dynamisation des structures positives au "niveau sophroliminal".

 

LA PLACE DE LA SOPHROLOGIE DANS LA SOPHROLOGIE ANALYSANTE

La sophrologie permet de placer le patient en "ondes Alpha", un espace intérieur de relaxation profonde, un regard intérieur dissocié de l'environnement quotidien, une dimension épurée, nécessaire à l'analyse.

Elle permet :

l'ouverture de conscience

l'accès aux ressources personnelles

Elle permet de poser des ancrages nécessaires lors d'émergences de souvenirs ou d'émotions fortes. 

 

L'analyse proprement dite (la régression) ne peut et ne doit commencer qu'une fois que des ancrages clefs, des ressources, sont identifiés et maîtrisés par le patient. Cela est du domaine de la sophrologie.

La sophro-analysante utilise donc la sophrologie afin de préparer le patient aux changements analytiques, aux prises de conscience.

On peut schématiser une séance de cette façon :

INDUCTION

RELAXATION MUSCULAIRE

RESPIRATION

VISUALISATIONS ÉVENTUELLES

PASSAGE EN ONDES ALPHA

OUVERTURE DE CONSCIENCE (zone de dialogue subconscient/inconscient)

COMPRÉHENSION

ACTION THÉRAPEUTIQUE

ACTION ANALYTIQUE

REPRISE

ANCRAGE DES NOUVELLES COMPRÉHENSIONS ET RESSOURCES

 


 

L'Analyse Transactionnelle (1)

Par Le 17/10/2014

 

L’ANALYSE TRANSACTIONNELLE

 

Eric Berne, fondateur de l'Analyse Transactionnelle

 

Biographie

Eric Berne est né le 10 mai 1910 à Montréal, Québec, Canada. Dénommé Leonard Bernstein Eric, fils de David Hillel Bernstein, un médecin généraliste, et de Sara Gordon Bernstein, écrivain professionnel et éditrice.   Les parents de David et Sara avaient immigré au Canada en provenance de la Pologne et de la Russie. Eric était proche de son père et a évoqué avec émotion les moments où il l'accompagnait pendant ses visites au domicile de ses patients. Le Dr. Bernstein est mort de la tuberculose à l'âge de 39 ans alors qu'Eric n'avait qu'une dizaine d'années.  Mme Bernstein a alors pris en charge, ses deux enfants, Eric et sa jeune sœur. Elle a encouragé Eric à suivre les traces de son père et à faire des études de médecine.

En 1935, Berne a obtenu son doctorat en médecine à l'Université McGill de Montreal. Puis il est parti travailler aux Etats-Unis à l'hôpital d'Englewood dans le New Jersey. En 1936, il est devenu interne à la clinique psychiatrique de l'Université de Yale. Au début des années 40, il a obtenu la nationalité américaine et a transformé son nom de Bernstein en Berne. Il a épousé sa première femme Ruth dont il aura deux enfants. Il a exercé alors en tant que psychiatre au MONT ZION Hospital de New York et a ouvert un cabinet privé dans le Connecticut. En 1941, il a commencé sa formation de psychanalyste à l'Institut Psychanalytique de New-York et a par la suite entamé une analyse avec Paul Federn (un des premiers disciples de Freud) qui a émigré aux Etats Unis pour échapper au National-Socialisme

http://www.ifat.net/histoire_at.php

Les concepts d'origine de l'analyse transactionnelle

Les besoins de base Les états du moi Les transactions Les jeux psychologiques Le scénario

Les besoins de base

Eric Berne, psychiatre américain, fondateur de l'Analyse Transactionnelle a introduit dans son livre « Analyse Transactionnelle et Psychothérapie »  l'esquisse d'un système cohérent de psychiatrie individuelle et sociale.

La théorie de l'Analyse Transactionnelle est conçue comme une théorie scientifique. C'est une théorie permettant d'analyser les dynamiques intrapsychiques (ce qui se vit dans le psychisme de la personne) et les dynamiques interpersonnelles (ce qui se vit dans la relation avec les autres). C'est aussi une approche psychothérapeutique spécifique. Pour Eric Berne, le contrat est à la fois un cadre et un processus thérapeutique fondamental. Pour lui, c'est la personne qui accepte de changer et de guérir.

À la base de la théorie :

  • un postulat : chaque personne fait de son mieux dans la situation telle qu'elle la perçoit. En bon Américain, Eric Berne dit : chacun est OK.
  • un modèle : la structure fondée sur les trois états du moi (Parent, Adulte, Enfant).
  • des lois : les trois lois de la communication relatives aux échanges mis en œuvre, nommés « transactions ».
  • une dynamique : le besoin de reconnaissance commun et nécessaire à toute personne humaine.

Les besoins de base

Eric Berne1 s'est interrogé sur nos besoins vitaux. Par analogie à la nutrition, il les a appelés "soifs" en montrant ainsi à quel point ils sont fondamentaux.

Avons-nous, au-delà de l'eau, de la nourriture ou de l'air, d'autres besoins tout aussi importants, et donc vitaux ?

Oui, répond Eric Berne qui a identifié trois soifs fondamentales chez tout être humain :

  • La soif de stimulation
  • La soif de reconnaissance
  • La soif de structure

Pour survivre, l'être humain est dans la nécessité de satisfaire ses soifs fondamentales, il va, en conséquence, utiliser une grande partie de son temps et de son énergie pour y parvenir. Que nous en ayons conscience ou non notre activité quotidienne, pour une bonne part, est orientée vers la satisfaction de ces trois soifs. Connaître nos besoins nous permet de satisfaire nos soifs avec plus d'efficacité. Ainsi réussissons-nous à nous maintenir en bonne santé morale et physique.

Le besoin de stimulation 

Dès sa naissance, l'enfant reçoit de nombreuses stimulations de toutes sortes : il est touché, nourri, manipulé, caressé, il sent les parfums, entend des sons, voit lumières et ombres, il goûte le lait. Il entre en contact avec le monde avec ses cinq sens.

Les sensations fortes, devenues perceptions, vont accompagner son évolution et son développement tout au long de sa vie.

La personne satisfait sa soif de stimulations en utilisant ses cinq sens, et ainsi entretient sa relation avec son environnement. Pour Eric Berne, la soif de stimuli conduit l'individu à l'activité sociale, dans le but d'éviter la privation sensorielle qui provoque la perte de sens et conduit à la pathologie.

Le besoin de reconnaissance

La soif de reconnaissance correspond au besoin de l'individu d'être accepté et reconnu par les autres en tant que lui-même, à la fois être humain singulier, spécifique, mais aussi semblable aux autres.

Sa satisfaction permet l'élaboration, par la personne, de son image, de son psychisme. Pour la satisfaire, la personne met en œuvre des comportements et des conduites qui lui permettent d'établir une relation avec les autres. Dans son livre « Que dites-vous, après avoir dit Bonjour ? »2 Eric Berne explique la manière que nous avons d'entrer en contact et en relation avec les autres.

Tout moyen est utilisable, aussi bien les coups que les caresses appelées « strokes » car le besoin de reconnaissance est si profond et si vital que la personne vit l'indifférence comme insoutenable.

Le besoin de structure 

Pour Berne, l'être humain a le besoin vital de se positionner dans l'espace et dans le temps. Au fil du temps, selon la façon dont nous structurons nos relations, nous obtenons soit des stimulations, soit de la reconnaissance, et ce, en fonction de besoins dont nous avons plus ou moins conscience.

Comment structurons-nous notre temps dans la relation avec l'autre ?

Eric Berne classe six manières de s'impliquer dans une relation avec un ordre croissant de stimulations obtenues et de risques pris pour les obtenir.

Cette façon de structurer le temps permet à la personne de choisir le mode approprié qu'elle est prête à engager dans la relation aux autres pour satisfaire ses soifs vitales.

  • Le retrait. La personne utilise son temps pour être en contact avec elle-même, elle est avec les autres mais ne communique pas avec eux, et reste dans ses pensées.
  • Le rituel. La personne entre en relation avec les autres de façon stéréotypée. Elle utilise des formules simples et complémentaires : « bonjour, ça va ? » « ça va, et vous ? ». Ce sont des habitudes culturelles.
  • Le passe-temps. La personne passe le temps, elle échange des informations avec son interlocuteur, elle discute sans trop s'impliquer dans la relation. La conversation est balisée, elle se fait "toute seule", sur des sujets comme la météo, le dernier film, ou les voisins … C'est le moment où la personne repère les partenaires possibles avec lesquels elle pourrait aller plus loin dans la relation.
  • L'activité. La personne instaure une relation qui est orientée vers une tâche à réaliser ensemble. La conversation, les gestes sont dédiés à cette réalisation : une randonnée, l'élaboration d'une maquette, d'un site internet…. C'est une manière d'échanger avec des personnes pour obtenir un résultat, un bénéfice, une production ou une concrétisation … au travail, en famille, etc.
  • Les jeux. La personne établit des séquences relationnelles où la relation et où ses échanges avec l'autre sont très intenses, récurrents et génèrent beaucoup de stimulations, mais aussi, où la fin est prévisible et négative. Eric Berne a nommé ces séquences « jeux psychologiques ».
  • L'intimité. La personne établit une relation sincère et exempte de volonté manipulatoire où les interlocuteurs échangent sur ce qu'ils ressentent, et s'impliquent (joie, tristesse...). C'est le mode le plus risqué de communication parce que les personnes montrent leur vulnérabilité, se livrent. C'est un vécu dans l'instant. L'échange est direct et spontané. Structuration du temps rare, de courte durée, et de grande intensité.

L'analyse transactionnelle (AT) est au départ une forme de psychothérapie. Mais c’est aussi une théorie de « psychiatrie sociale » (selon les mots de son concepteur) parce qu'elle propose d’étudier le psychisme des personnes en analysant leurs relations sociales. Elle tire d'ailleurs son nom du mot « transaction » qui, en anglais, désigne un échange, verbal ou pas. On a souvent qualifié cette approche de « version populaire de la psychanalyse »1.

Les analystes transactionnels expliquent les dysfonctionnements, les comportements inadéquats, les maladies psychosomatiques et même les névroses et les psychoses par des notions de « décisions précoces » et de « scénarios de vie ». Dès l’enfance (de 3 ans à 8 ans), on ferait nôtres des décisions, des renoncements et des « choix douloureux ». On se créerait ainsi des « scénarios de vie » plus ou moins permanents. On ferait cela parce que, à cet âge, on dispose de ressources et de moyens d’action nécessairement réduits. Ces scénarios serviraient de mécanismes de défense ou de solutions de moindre mal devant les pressions de l'entourage ou des situations adverses.

Plus tard, après avoir développé d'autres dimensions de sa personnalité et acquis de nouvelles compétences, on pourrait réévaluer ces décisions et faire les modifications nécessaires pour mieux s’épanouir. Cela demande toutefois de prendre conscience de ses décisions précoces et de ses scénarios de vie. C’est, entre autres, ce que propose l’analyse transactionnelle.

L’approche est utilisée en travail psychothérapeutique auprès d’individus, de couples et de familles. Diverses disciplines, comme le travail social, l’éducation et le développement organisationnel, font appel à l’analyse transactionnelle. On l’utilise notamment comme outil de formation continue ou pour désamorcer des crises qui cachent des problèmes de communication.

À quel moi parles-tu?

Le concept de base de l'analyse transactionnelle est celui des 3 états du moi, formés au cours de la petite enfance et qui constituent la structure de toute personnalité : ce sont le Parent, l’Adulte et l’Enfant. On les représente généralement par 3 cercles superposés. Tous les 3 sont aussi importants l'un que l'autre. Ce qui se passe dans nos rapports interpersonnels et dans nos vies dépend en grande partie de l’état du moi à partir duquel nous agissons, dans telle ou telle situation.

  • L'état Enfant est celui d'où provient notamment la créativité, le jeu, l'intuition, les pulsions et les sentiments. S'il peut être spontané, intuitif et créateur, l'Enfant peut aussi être capricieux, rebelle ou soumis.
  • L'état Parent, pour sa part, est responsable, réconfortant et protecteur. Il représente le sens éthique et les normes, ce qui constitue la base du respect de soi et d'autrui. Il est « civilisé », mais peut être critique, dévalorisant et contraignant.
  • Quant à l'état Adulte, il sert de fonction équilibrante entre le Parent et l'Enfant, sachant quand lâcher du lest à l'un ou à l'autre. Il évalue, réfléchit et fonctionne de manière rationnelle en fonction de la situation du moment. L'état Adulte est un genre d’ordinateur : il n'est ni négatif ni positif.

Dans le cas d’un psychisme « idéal », chaque état occupe la bonne place au bon moment. Par exemple, si à l’intérieur d’une personne le Parent peut poser des limites à l'Enfant, cette personne pourra s’éclater dans une fête sans pour autant perdre la tête. Ou elle pourra énoncer des idées originales, voire farfelues, dans une réunion de travail sans que le Parent muselle l'Enfant.

Mais il arrive souvent que l'un des états soit atrophié, ou trop omniprésent, ou qu'il ne comporte que sa dimension négative. Si l'état Adulte est « contaminé » par certains aspects du Parent ou de l'Enfant, la personne n'aura pas accès à ses pleines ressources « adultes ». Des personnes peuvent être « figées » dans un état particulier. Certaines seront toujours renfrognées, comme le Parent critique, par exemple. D’autres réagiront inexorablement de la même façon, peu importe que cela soit approprié ou non (en éternel Enfant soumis, par exemple).

Lorsque 2 personnes échangent entre elles, une grande variété de « transactions » peuvent avoir lieu. Cela dépend de l'état d'être à partir duquel chaque personne s'exprime; de l'état d'être auquel on croit s’adresser; et de l'état d'être réel de la personne qui répond. Les échangesparallèles ou complémentaires ne créent généralement pas de conflits : par exemple lorsque le Parent parle à l’Enfant et que l’Enfant répond au Parent; ou lorsque le Parent s'adresse au Parent qui répond en Parent. Mais cela ne signifie pas nécessairement que ces échanges sont sains.

Les malaises psychiques, les conflits et les ruptures surviennent lorsque les transactions sont croisées : par exemple, un Adulte demande une information factuelle à l'autre Adulte qui, se pensant pris en défaut, réagit plutôt en Enfant soumis à un Parent. Les possibilités de transactions croisées sont considérables et donnent lieu à toutes sortes de frustrations, de malentendus, de manipulations... Sans s'en rendre compte et sans comprendre ce qui pousse l'autre à réagir d'une telle façon, les gens sont donc très souvent engagés dans des transactions dysfonctionnelles.

À ces notions de base, beaucoup plus complexes que ce résumé ne le laisse deviner, se greffe une foule de concepts susceptibles de révéler le psychisme de l’individu. Mentionnons les transactions à double fond (avec degré apparent et degré caché); les stratagèmes (games) qui sont des transactions truquées en vue d'un bénéfice; les échanges de signes de reconnaissance, réussis ou pas; les rôles dramatiques (persécuteur, sauveteur, victime); les scénarios de vie et les contre-scénarios, etc.

Prendre la responsabilité du changement

Élaborée par le psychiatre Eric Berne (1910-1970) au cours des années 1950, l'analyse transactionnelle s'appuie sur une prémisse incontournable : chaque personne est « fondamentalement correcte », elle a de la valeur, de l'importance et de la dignité, et elle a la capacité de penser et de choisir. Cela situe l'approche dans le courant de la psychologie humaniste.

Eric Berne a beaucoup insisté sur la responsabilité de la personne dans la mise en place de son histoire de vie et dans sa capacité à changer. Il croyait qu'avec une aide compétente, toute personne peut retrouver ses capacités originelles, qui n’attendraient que d'être délivrées des interdictions créées par les scénarios qu’elle a construits. Berne souhaitait permettre à ses clients de dépasser la souffrance psychologique et d'atteindre une maturité qui se caractérise par une grande capacité de conscience, d'autonomie et de spontanéité.

Comme dans de nombreuses psychothérapies de type humaniste, il s'agit ici d'aider le client à :

  • prendre conscience de ses comportements;
  • revoir dans quel contexte (généralement familial ou culturel) les attitudes problématiques ont été adoptées;
  • prendre la décision de se reconstituer des frontières interpersonnelles saines;
  • organiser de façon intégrante les divers éléments de sa vie émotionnelle, intellectuelle et relationnelle, pour avoir une existence plus satisfaisante dans le présent.

Le pour et le contre

L'analyse transactionnelle possède de grandes qualités et des outils remarquablement efficaces, ce qui ne l'empêche pas d'être critiquée, notamment pour son manque d'hypothèse centrale. On fait aussi remarquer que la description des différents états (Parent, Adulte et Enfant) ne correspond à aucune réalité biochimique ou physiologique. On lui reproche enfin de ne pas tenir compte de la dimension sociologique des problèmes humains, et de négliger l'importance de l'imaginaire et des fantasmes. Il faut dire aussi que son jargon et ses aphorismes, humoristiques à la manière américaine, sont parfois perçus comme simplistes (et souvent incongrus en français!).

Mais l'analyse transactionnelle a d'ardents défenseurs : n'est-elle pas, comme Berne l'avait voulu, accessible aux gens de tous âges et de toutes conditions sociales? Et puis, comme dit un théologien et psychanalyste : « Cette thérapie, apparemment superficielle puisqu'elle porte plus sur les rôles que sur les instances psychiques profondes, est cependant très importante dans les perspectives des thérapies transpersonnelles. D'abord parce qu'elle valorise le moi-Adulte, autonome, capable de juger par lui-même. Puis, parce qu'elle préconise l'acceptation inconditionnelle d'autrui2. »

http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=analyse_transactionnelle_th

Quels rôles jouez-vous dans votre vie ?

Chaque jour, nous sommes amenés à jouer des rôles multiples. Au gré des situations et des personnes rencontrées, nos attitudes varient, plus ou moins consciemment. C'est ainsi que nous exprimons notre personnalité.

Selon la théorie de l' Analyse Transactionnelle, nous pouvons nous trouver tour à tour dans les personnages du "Parent", de l'"Adulte" ou de l'"Enfant" et, dans la logique de chacun de ces rôles, nous placer dans un rapport de domination, d'échange ou de soumission, exprimer librement nos émotions ou au contraire les retenir. La vie peut ainsi se comparer à un théâtre dans lequel nous portons différents masques selon les circonstances mais toujours en suivant un script bien établi.

Comprendre ces jeux de communication (ces "transactions") et les décrypter, analyser nos comportements, nos paroles, nos émotions : ceci peut nous éviter de devenir prisonnier d'un type de réaction, et de rejouer toujours la même scène et le même rôle dans un film qui ne correspond pas forcément à notre réalité profonde.

Mieux nous connaître, savoir comment les autres nous perçoivent peut nous détourner des pièges dans lesquels nous tombons, nous empêcher de reproduire trop souvent les mêmes erreurs et de revivre les mêmes scénarios dans nos relations aux autres, en couple, en famille, ou dans notre contexte professionnel...

Depuis plus de quarante années l'approche de l’Analyse Transactionnelle est ainsi utilisée pour le développement de soi, les bilans de compétences, la dynamique des groupes…

http://www.analyse-transactionnelle.com/

 

LA SOPHROLOGIE ANALYSANTE

 

Elle permet de dénouer les nœuds du passé, dans le présent, pour libérer le futur.

Il s’agit donc de revenir sur des moments difficiles, limitants, conscients ou inconscients, sur des interprétations, des « réalités » fabriquées, des scénarios répétitifs, que nos cellules ont enregistrées, afin de les revivre autrement, sereinement, dans un état de conscience libérateur.

L’obtention de la détente nécessaire s’obtient par des techniques issues de la sophrologie et de la méditation, des exercices corporels qu’il s’agira d’acquérir et de maîtriser. L’autonomie de l’individu reste un objectif prioritaire. Le thérapeute est un accompagnant mais non un « Maître. »

L’embryon, le fœtus, le bébé, le jeune enfant, l’adolescent…tous ces états de l’individu sont des éponges à émotions, ils captent le vécu avec une logique archaïque. Culpabilité, peur, colère, frustration, manque, tristesse, sentiment d’abandon, d’injustice, de solitude, d’incompréhension, de rejet, toutes ces émotions sont perçues par le corps et enregistrés comme matériel de référence. Ils construisent une vision limitative de la réalité et nourrissent l’existence de leurs fardeaux.

Ces émotions qui s’intègrent dans des schémas de pensées, des croyances, des certitudes acquises, se répètent encore et encore dans la vie adulte et deviennent des scénarios que l’individu rejoue sans cesse sans pouvoir s’en libérer car ils sont la plupart du temps inconscients ou simplement parce qu’ils entretiennent une identification dans laquelle l’individu se sent exister même si cela l’enferme…

Jacques Flament Editions

Par Le 16/10/2014

Je connais Jacques personnellement et s'il y a bien quelques individus amoureux des livres, il en fait partie. S'il y a bien une maison qui mérite d'être soutenue, c'est la sienne. 


Jacques Flament Editions

80 auteurs. 145 ouvrages. 2 revues. 23 collections.

À heure de l'hystérie généralisée (plus de 60 000 ouvrages sont publiés chaque année), une fois n'est pas coutume, je vais donner un coup d'encensoir à Jacques Flament Editions, car elles (j'emploie à dessein le féminin) en ont bien besoin.
Non pas que je sois coutumier de l'autocélébration, mais juste pour expliciter en quelques mots (même si certains trouveront cela trop long) le travail de petits éditeurs comme moi.
Jacques Flament Editions ne veut pas jouer dans la cour des grandes. Elles font de l'industrie, nous faisons de l'artisanat. 
Notre modeste ambition, pour ceux qui participent avec moi activement à cette aventure, est de faire un travail de qualité avec les moyens qui sont les nôtres et de servir de tremplin à l'un ou l'autre de nos auteurs qui rejoindra un jour l'une des grandes maisons via JFE. Point. 
Et je serai le plus heureux des hommes lorsque l'un d'eux me dira un jour avoir été accepté chez l'une de mes célébrées et reconnues consœurs.
En créant cette maison d'éditions il y a cinq ans, j'ai choisi un modèle bien précis de fonctionnement pour diffuser les ouvrages : 
- le site internet JFE ;
- Amazon ;
- les libraires qui acceptent de vendre nos ouvrages avec seulement (!) une marge de 20 % (beaucoup de libraires nous font confiance mais ce n'est malheureusement pas le cas de tous, certains considérant parfois avec mépris notre travail pour si peu de gains et que devoir faire l'effort de nous commander l'ouvrage autrement que par leur système de distribution habituel est au-dessus de leurs forces ! ; nous avons par contre en grande estime ceux qui jouent le jeu et sont ainsi les partenaires de notre reconnaissance).
Je crois que ce modèle hybride que nous avons adopté (internet + libraires comme intermédiaires directs), avec les nouvelles technologies qui se développent de façon exponentielle, est un modèle qui est amené, à l'avenir, à se généraliser, comme dans beaucoup d'autres secteurs de la vie économique qui tendent à se passer de trop nombreux intermédiaires pour relier directement producteurs et consommateurs. Malheureusement trop peu de lecteurs potentiels lui font confiance. Parce que nous sommes autodiffusés, nous sommes parfois assimilés aux auteurs autoédités qui grossissent le magma de l'offre littéraire, magma où l'on trouve, il est vrai, le meilleur mais aussi parfois le pire. 
J'essaie personnellement de donner à cette maison d'éditions qu'est JFE un seuil de qualité des ouvrages publiés tout à fait acceptable en comparaison des grandes maisons qui sont censées accueillir la crème des auteurs. Nous sommes juste une solution alternative (et peut-être provisoire) pour les auteurs de talent qui n'ont pas les relations nécessaires pour intégrer un système plus visible, médiatisé. Et si je concède que nous sortons parfois des ouvrages plus "grand public" (ce qui ne veut pas dire de mauvaise qualité) pour pouvoir garder la tête hors de l'eau, nous ne sommes pas des marchands de soupe, et nombre d'ouvrages publiés chez JFE n'ont rien à envier à des ouvrages publiés dans de très grandes maisons concélébrées par la messe médiatique.
Notre problème est donc simplement un manque de visibilité et de reconnaissance. 
Vous êtes là aussi pour essayer de pallier ce manque puisque vous lisez cet article.
Partagez et demandez de partager à vos amis via Facebook ou par simple mail dans vos réseaux respectifs cette petite mise au point à la veille des fêtes et des cadeaux de fin d'année.
Je rêve qu'un jour une maison comme la mienne fasse le buzz en recueillant l'adhésion de dizaine de milliers de personnes comme nombre d'imbécillités audiovisuelles le font très souvent sur la Toile. Les auteurs que nous défendons méritent eux aussi d'avoir une petite chance de vivre à travers leur travail d'écriture. Et Internet peut-être un outil formidable pour défendre des projets culturels de qualité comme le nôtre.
D'avance merci d'y participer.

Des humains. Des histoires. Des livres de papier.

Jacques Flament et toute son équipe vous souhaitent la bienvenue sur le site de leur maison d'édition indépendante.

Pourquoi choisir les mots dans un monde qui a tendance à banaliser l’écrit au profit d’un flot coloré d’images animées, parfois bien insipides et médiocres dans leur réalité numérique ou télévisuelle ?

En toute modestie, pour marcher à contre-courant, contre le vent de l’asservissement, de l’abrutissement, faire acte de résistance et rejoindre ainsi la lutte pacifique de ceux qui refusent la médiocratie envahissante.
Combat rétrograde diront certains, combat actuel et impératif diront ceux qui prônent l’indignation radicale. Qu’importe dirons-nous, pourvu que la faim soit dévorante.
Les mots sont de la magie pure, des fragments d’utopie et l’utopie, la nourriture des rêves.

Mais pourquoi, aussi, choisir le papier alors que notre monde a tendance à se virtualiser, se dématérialiser ?
Tout simplement parce que nous aimons les objets que l’on nomme livres, des objets qui respirent, sentent bon, sont agréables au toucher et des présences rassurantes face à ce monde qui a tendance à se dématérialiser. Cela dit, notre démarche ne dédaigne pas le progrès. Pourquoi en effet ne pas se servir des nouvelles technologies pour diffuser cet objet-fétiche qu’est le livre en papier ? C’est tout notre propos : en totale indépendance, vendre des livres fabriqués de façon classique, en dehors de la filière classique de diffusion (trop coûteuse pour les petits éditeurs), sans pour autant faire l’impasse sur les libraires.

L’ÉDITION DIFFÉREMMENT …

Un canal de vente principal (internet), une collaboration durable avec les libraires (voir onglet libraires), des ouvrages disponibles en version papier répartis en collections rétrospectives ou contemporaines, clairement typées par leur présentation et leur contenu, tel est le cadre résolument différent et innovant de Jacques Flament Editions, structure légère et farouchement indépendante qui naquit en 2010.
Nous revendiquons notre système atypique d’autodiffusion producteur de marge, pour différentes raisons :
- nous nous réclamons de cette mouvance du (e-)commerce actuel qui souhaite traiter directement du producteur (l’éditeur) au consommateur (le lecteur) en occultant nombre d’intermédiaires qui n’ont rien d’indispensable pour produire des ouvrages d’une qualité aussi bonne que ceux qui sortent des circuits traditionnels ;
- nous souhaitons générer une marge suffisante (que nous n’aurions pas en passant par la filière classique) pour subsister de façon pérenne dans la jungle éditoriale et ne pas rejoindre le cimetière des petits éditeurs morts étouffés par ces différents intermédiaires ;
- grâce à cette marge, nous pouvons octroyer des droits aux auteurs qui nous ont fait confiance, et ce dès le premier exemplaire vendu, et nous pouvons publier des ouvrages différents, non étiquetés comme produits de masse, aux tirages initiaux limités (et donc plus cher à l’impression).

Nous sommes convaincus qu’il existe une place pour une production éditoriale indépendante de ce type et mettons en œuvre les ressources nécessaires pour la rendre visible avec les moyens originaux qui sont nôtres et en respectant une charte de qualité à la fois sur le fond et sur la forme.

Artisans du livre, en marge des circuits industriels traditionnels, loin géographiquement du sérail parisien, nous assumons pleinement notre différence en proposant trois axes de recherche :
- mettre à jour des voix nouvelles originales, ;
- rééditer des ouvrages injustement oubliés ;
- proposer une évasion alternative au sens large du terme.

Livres de qualité, présentations soignées, petits tirages rapidement renouvelables, voilà clairement assumées les balises de notre chemin de traverse tourné vers un simple objectif : rejoindre le cercle de ceux qui aiment les livres et leurs auteurs, prennent du plaisir à les fabriquer sans l’obsession constante de la recherche du profit, et dont l’ambition première est de partager passion des mots et plaisir de la découverte.

Jacques Flament

L'intuition (Victor Hugo)

Par Le 15/10/2014

« C’EST PARCE QUE L’INTUITION EST MYSTÉRIEUSE QU’IL FAUT L’ÉCOUTER »

« C’est parce que l’intuition est mystérieuse qu’il faut l’écouter »
http://www.jeanbaptistelc.fr/cest-parce-que-lintuition-est-mysterieuse-quil-faut-lecouter/#.VD4osilVX-k.facebook

« Vous êtes-vous parfois replié en vous-même, plongeant vos yeux dans votre propre mystère, songeant et sondant ? Qu’avez-vous vu ? Une immensité. Une immensité, noire pour quelques-uns, sereine pour quelques autres, trouble pour la plupart.

Presque tous les penseurs qui se recueillent et méditent aperçoivent en eux-mêmes (c’est-à-dire dans l’univers, l’homme étant un microcosme) une sorte de vide d’abord terrible, toutes les hypothèses des philosophies et des religions superposées comme des voûtes d’ombre, la causalité, la substance, l’essence, le dôme informe de l’abstraction, des porches mystérieux ouverts sur l’infini, au fond, une lueur. Peu à peu des linéaments se dessinent dans cette brume, des promontoires apparaissent dans cet océan, des fixités se dressent dans ces profondeurs ; une sorte d’affirmation se dégage lentement de ce gouffre et de ce vertige.

Ce phénomène de vision intérieure est l’intuition.

…L’intuition est à la raison ce que la conscience est à la vertu : le guide voilé, l’éclaireur souterrain, l’avertisseur inconnu, mais renseigné, la vigie sur la cime sombre. Là où le raisonnement s’arrête, l’intuition continue. L’escarpement des conjectures ne l’intimide pas. Elle a de la certitude en elle comme l’oiseau. L’intuition ouvre ses ailes et s’envole et plane majestueusement au-dessus de ce précipice, le possible. Elle est à l’aise dans l’insondable ; elle y va et vient ; elle s’y dilate ; elle y vit. Son appareil respiratoire est propre à l’infini. Par moments, elle s’abat sur quelque grand sommet, s’arrête et contemple. Elle voit le dedans.

Le raisonnement vulgaire rampe sur les surfaces ; l’intuition explore et scrute le dessous.

L’intuition, comme la conscience, est faite de clarté directe ; elle vient de plus loin que l’homme ; elle va au delà de l’homme ; elle est dans l’homme et dans le mystère ; ce qu’elle a d’indéfini finit toujours par arriver… Et c’est parce qu’elle est surhumaine qu’il faut la croire ; c’est parce qu’elle est mystérieuse qu’il faut l’écouter ; c’est parce qu’elle semble obscure qu’elle est lumineuse. »

Victor Hugo

Cet extrait des Proses Philosophiques (1860-1865) de Victor Hugo illustre toute la dimension spirituelle de l’intuition, celle qui nous relie à la conscience, à la lumière, au mystère et à la sagesse. L’intuition va à l’essentiel en dirigeant notre regard vers notre intériorité, qui à son tour, nous rend disponible au monde extérieur. « Chose inouïe, c’est au dedans de soi qu’il faut regarder au dehors » écrit Victor Hugo dans un autre recueil de textes poétiques.

Source: www.histoiredintuition.com

L'enracinement

Par Le 14/10/2014

Arbre 10

                                                                                                                              L’ENRACINEMENT

 

Vous prenez une position verticale, les pieds ancrés au sol, vous cherchez un équilibre parfait et vous entamez une respiration lente et profonde.

Maintenant que vous avez trouvé votre position idéale, que vous sentez votre corps parfaitement stabilisé, vous fermez les yeux et vous suivez de votre regard intérieur le mouvement de votre ventre à l’inspiration et à l’expiration.

Inspiration par les narines, votre ventre se gonfle.

Expiration, il se vide.

Sur un rythme calme, lent et profond.

Vous laissez votre langue se poser derrière les incisives du bas.

Vous recueillez les sensations de votre corps, toutes les sensations, vos épaules se relâchent, votre visage se détend, vos bras pendent le long de votre corps et vous devinez peut-être des picotements au bout des doigts, vous suivez le trajet de l’air de vos narines à vos poumons à l’inspiration puis de vos poumons à votre bouche légèrement entrouverte à l'expiration. L’air qui entre est un courant légèrement froid et celui qui sort est tiède, réchauffé par la vie en vous.

Concentrez-vous quelques instants sur cette différence de température, cherchez la précision des sensations, observez votre être intérieur.

Vous pouvez imaginer maintenant que vos pieds sont des racines qui s’infiltrent dans le sol. Des racines solides qui s’entremêlent et descendent au cœur de la Terre. Des sèves nourricières montent en vous, elles ruissellent dans votre corps et vous pouvez imaginer votre être entier qui devient un arbre, un arbre solide, un tronc élancé qui dresse ses branches vers la lumière. Vous pouvez sentir cette force en vous.

La vie de l’arbre, capable de résister aux plus redoutables tempêtes, cette vie est en vous.

Laissez-vous envahir par cette force et cette énergie.

Laissez monter en vous cet amour de la vie.

L’arbre est relié à la Terre et au Ciel.

Cherchez en vous cette rencontre, cette conscience de votre place sur la Terre.

Observez ce qui se passe en vous.

Inscrivez les sensations dans votre corps et votre mémoire.

Vous savez maintenant qu’il y a cet espace de paix et de force en vous. 

Surprise...

Par Le 14/10/2014

Ce qui "m'amuse" (façon de parler bien entendu...) c'est de voir des Maires surpris par cette nouvelle...Et il y en a qui pensent toujours que je suis un déglingué qui raconte n'importe quoi...Depuis un an, je dis que cette aide sera supprimée bien plus vite que prévu. Il n'y a qu'à lire le post que j'ai mis ce matin sur la menace économique qui pèse sur la France et l'UE...Qu'est-ce qu'ils en ont à faire les Pontes de quelques gamins ou des Maires de communes rurales ? Coucou les Bisounours, on se réveille...

Rythmes scolaires: le gouvernement zappe l'aide aux communes

Par , publié le 

Scandale dans les mairies. Le fonds d'amorçage des rythmes scolaires mis en place en 2013-2014 pour aider les communes à accueillir les enfants est drastiquement réduit dans le budget 2015. 

Rythmes scolaires: le gouvernement zappe l'aide aux communes

Le gouvernement ne veut pas pérenniser l'aide aux communes pour les nouveaux rythmes scolaires.

REUTERS/Charles Platiau

Mauvaise surprise pour les maires à la lecture attentive du projet de budget 2015. Le fonds d'amorçage mis en place en 2013 pour aider les communes à accueillir les enfants après la réforme des rythmes scolaires a pris un coup de hache. L'article 55 du projet de loi de finances, traitant de sa "prorogation", mentionne dans un alinéa que "ce montant n'est pas versé au titre de l'année scolaire 2015-2016." Seule est prorogée "sa composante majorée destinée aux communes éligibles à la dotation de solidarité" et aux communes d'outre-mer. Avec cette prorogation tronquée, c'est "le socle de base" du fonds qui disparaît. Il s'élevait à 50 euros par élève pour 24 000 communes, quand la composante majorée ne s'élève qu'à 40 euros pour 7000 communes. Soit 100 millions pour l'année pleine 2015, au lieu des 400 millions qui y étaient consacrés pour l'année pleine 2014, confirme le ministère du Budget à L'Expansion. "Le fonds d'amorçage, comme son nom l'indique, n'avait pas vocation à être pérennisé", explique-t-on au ministère. 

Fonds "d'amorçage" ou "durable"?

L'alinéa passe mal à l'association des maires de France (AMF), alors que les collectivités font déjà face à une baisse de leur dotation de 3,7 milliards. La réforme "demande aux communes en moyenne 200 € par élève", précise l'AMF dans un communiqué. Elle demande l'amendement de l'article 55 du PLF "pour donner au fonds d'amorçage un caractère durable et général et pour lui affecter des crédits permettant de l'adapter au coût de la réforme." L'association des maires de France "demande à être reçue sans délai par la ministre de l'Education nationale" tandis que son vice-président délégué André Laignel dénonce "une véritable rupture de confiance entre les maires et l'État." 

"C'est tout de même paradoxal", relève pour L'Expansion Philippe Laurent, vice-président de l'AMF: "Même s'il ne s'agit que d'un fonds dit 'd'amorçage', il signifie bien que la réforme a un coût pour les communes. Où alors c'est la réforme qu'il faut arrêter?" Le maire de Sceaux accuse le gouvernement, "pris à la gorge par Bruxelles", de vouloir "montrer qu'il fait des choses". Pourtant, même les maires socialistes de Paris et du Mans, note-t-il, dénoncent cette façon de faire des économies sur le dos des collectivités locales: "Nous sommes des boucs émissaires, forcés d'augmenter les impôts ou de faire baisser la qualité des services rendus aux habitants." 


En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/rythmes-scolaires-le-gouvernement-zappe-l-aide-aux-communes_1611234.html#2GUdKqOLOtyiIR3s.99

Sophronisation

Par Le 14/10/2014

SOPHRONISATION DE BASE

 

Je vous invite à vous installer confortablement et à entrer en vous par le canal de la respiration. Vous pouvez fermer les yeux et commencer à vous détendre.

Laissez votre respiration trouver le rythme qui lui convient. Laissez la descendre dans votre ventre, gonflez le à l’inspiration en prenant l’air par vos narines puis relâchez votre ventre en ouvrant légèrement les lèvres.

Sentez les points de contact de votre corps, dans votre dos, vos jambes, l’arrière de votre tête, sur vos pieds, parcourez votre être en vous laissant guider par l’air qui le parcoure, accueillez avec bienveillance ce calme qui vous envahit et vous apaise.

Vos yeux sont fermés et votre conscience de vous-même s’ouvre.

Sentez votre visage qui se détend, les mâchoires, votre front, votre langue qui se détache du palais et se repose, sentez l’air qui vous emplit comme un océan de paix, laissez passer les pensées comme des risées sur l’eau, ne vous y accrochez pas, laissez le souffle de votre respiration envelopper votre être intérieur.

Vous pouvez si vous le souhaitez laisser venir sur votre écran mental l’image d’une vague qui va et vient au rythme de votre respiration. À chaque inspiration, la vague vous enveloppe, elle prend avec elle toutes les tensions et les pensées limitantes et à l’expiration, elle les emporte dans l’océan qui les dilue, les disperse et vous en libère.

Vous ne perdez rien, vous vous ouvrez simplement à la paix d’une nature qui vous accueille. Vous êtes dans un espace que vous aimez et vous pouvez imaginer aussi que cet espace éprouve de l’amour pour vous.

Votre respiration est de plus en plus profonde, elle vous porte et vous emmène. Vos muscles sont détendus, vos bras, vos jambes, votre visage, tout en vous est empli de ce silence immobile, il ne reste que ce mouvement lent et sans effort de votre ventre qui se gonfle et se détend.

Vous descendez de plus en plus profondément en vous-mêmes, vous vous laissez guider en toute confiance par ce souffle intérieur.

Vous êtes bien. En paix.

  

  • 192
  • 193
  • 194
  • 195
  • 196
  • 197
  • 198
  • 199