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L'Analyse Transactionnelle (1)

Par Le 17/10/2014

 

L’ANALYSE TRANSACTIONNELLE

 

Eric Berne, fondateur de l'Analyse Transactionnelle

 

Biographie

Eric Berne est né le 10 mai 1910 à Montréal, Québec, Canada. Dénommé Leonard Bernstein Eric, fils de David Hillel Bernstein, un médecin généraliste, et de Sara Gordon Bernstein, écrivain professionnel et éditrice.   Les parents de David et Sara avaient immigré au Canada en provenance de la Pologne et de la Russie. Eric était proche de son père et a évoqué avec émotion les moments où il l'accompagnait pendant ses visites au domicile de ses patients. Le Dr. Bernstein est mort de la tuberculose à l'âge de 39 ans alors qu'Eric n'avait qu'une dizaine d'années.  Mme Bernstein a alors pris en charge, ses deux enfants, Eric et sa jeune sœur. Elle a encouragé Eric à suivre les traces de son père et à faire des études de médecine.

En 1935, Berne a obtenu son doctorat en médecine à l'Université McGill de Montreal. Puis il est parti travailler aux Etats-Unis à l'hôpital d'Englewood dans le New Jersey. En 1936, il est devenu interne à la clinique psychiatrique de l'Université de Yale. Au début des années 40, il a obtenu la nationalité américaine et a transformé son nom de Bernstein en Berne. Il a épousé sa première femme Ruth dont il aura deux enfants. Il a exercé alors en tant que psychiatre au MONT ZION Hospital de New York et a ouvert un cabinet privé dans le Connecticut. En 1941, il a commencé sa formation de psychanalyste à l'Institut Psychanalytique de New-York et a par la suite entamé une analyse avec Paul Federn (un des premiers disciples de Freud) qui a émigré aux Etats Unis pour échapper au National-Socialisme

http://www.ifat.net/histoire_at.php

Les concepts d'origine de l'analyse transactionnelle

Les besoins de base Les états du moi Les transactions Les jeux psychologiques Le scénario

Les besoins de base

Eric Berne, psychiatre américain, fondateur de l'Analyse Transactionnelle a introduit dans son livre « Analyse Transactionnelle et Psychothérapie »  l'esquisse d'un système cohérent de psychiatrie individuelle et sociale.

La théorie de l'Analyse Transactionnelle est conçue comme une théorie scientifique. C'est une théorie permettant d'analyser les dynamiques intrapsychiques (ce qui se vit dans le psychisme de la personne) et les dynamiques interpersonnelles (ce qui se vit dans la relation avec les autres). C'est aussi une approche psychothérapeutique spécifique. Pour Eric Berne, le contrat est à la fois un cadre et un processus thérapeutique fondamental. Pour lui, c'est la personne qui accepte de changer et de guérir.

À la base de la théorie :

  • un postulat : chaque personne fait de son mieux dans la situation telle qu'elle la perçoit. En bon Américain, Eric Berne dit : chacun est OK.
  • un modèle : la structure fondée sur les trois états du moi (Parent, Adulte, Enfant).
  • des lois : les trois lois de la communication relatives aux échanges mis en œuvre, nommés « transactions ».
  • une dynamique : le besoin de reconnaissance commun et nécessaire à toute personne humaine.

Les besoins de base

Eric Berne1 s'est interrogé sur nos besoins vitaux. Par analogie à la nutrition, il les a appelés "soifs" en montrant ainsi à quel point ils sont fondamentaux.

Avons-nous, au-delà de l'eau, de la nourriture ou de l'air, d'autres besoins tout aussi importants, et donc vitaux ?

Oui, répond Eric Berne qui a identifié trois soifs fondamentales chez tout être humain :

  • La soif de stimulation
  • La soif de reconnaissance
  • La soif de structure

Pour survivre, l'être humain est dans la nécessité de satisfaire ses soifs fondamentales, il va, en conséquence, utiliser une grande partie de son temps et de son énergie pour y parvenir. Que nous en ayons conscience ou non notre activité quotidienne, pour une bonne part, est orientée vers la satisfaction de ces trois soifs. Connaître nos besoins nous permet de satisfaire nos soifs avec plus d'efficacité. Ainsi réussissons-nous à nous maintenir en bonne santé morale et physique.

Le besoin de stimulation 

Dès sa naissance, l'enfant reçoit de nombreuses stimulations de toutes sortes : il est touché, nourri, manipulé, caressé, il sent les parfums, entend des sons, voit lumières et ombres, il goûte le lait. Il entre en contact avec le monde avec ses cinq sens.

Les sensations fortes, devenues perceptions, vont accompagner son évolution et son développement tout au long de sa vie.

La personne satisfait sa soif de stimulations en utilisant ses cinq sens, et ainsi entretient sa relation avec son environnement. Pour Eric Berne, la soif de stimuli conduit l'individu à l'activité sociale, dans le but d'éviter la privation sensorielle qui provoque la perte de sens et conduit à la pathologie.

Le besoin de reconnaissance

La soif de reconnaissance correspond au besoin de l'individu d'être accepté et reconnu par les autres en tant que lui-même, à la fois être humain singulier, spécifique, mais aussi semblable aux autres.

Sa satisfaction permet l'élaboration, par la personne, de son image, de son psychisme. Pour la satisfaire, la personne met en œuvre des comportements et des conduites qui lui permettent d'établir une relation avec les autres. Dans son livre « Que dites-vous, après avoir dit Bonjour ? »2 Eric Berne explique la manière que nous avons d'entrer en contact et en relation avec les autres.

Tout moyen est utilisable, aussi bien les coups que les caresses appelées « strokes » car le besoin de reconnaissance est si profond et si vital que la personne vit l'indifférence comme insoutenable.

Le besoin de structure 

Pour Berne, l'être humain a le besoin vital de se positionner dans l'espace et dans le temps. Au fil du temps, selon la façon dont nous structurons nos relations, nous obtenons soit des stimulations, soit de la reconnaissance, et ce, en fonction de besoins dont nous avons plus ou moins conscience.

Comment structurons-nous notre temps dans la relation avec l'autre ?

Eric Berne classe six manières de s'impliquer dans une relation avec un ordre croissant de stimulations obtenues et de risques pris pour les obtenir.

Cette façon de structurer le temps permet à la personne de choisir le mode approprié qu'elle est prête à engager dans la relation aux autres pour satisfaire ses soifs vitales.

  • Le retrait. La personne utilise son temps pour être en contact avec elle-même, elle est avec les autres mais ne communique pas avec eux, et reste dans ses pensées.
  • Le rituel. La personne entre en relation avec les autres de façon stéréotypée. Elle utilise des formules simples et complémentaires : « bonjour, ça va ? » « ça va, et vous ? ». Ce sont des habitudes culturelles.
  • Le passe-temps. La personne passe le temps, elle échange des informations avec son interlocuteur, elle discute sans trop s'impliquer dans la relation. La conversation est balisée, elle se fait "toute seule", sur des sujets comme la météo, le dernier film, ou les voisins … C'est le moment où la personne repère les partenaires possibles avec lesquels elle pourrait aller plus loin dans la relation.
  • L'activité. La personne instaure une relation qui est orientée vers une tâche à réaliser ensemble. La conversation, les gestes sont dédiés à cette réalisation : une randonnée, l'élaboration d'une maquette, d'un site internet…. C'est une manière d'échanger avec des personnes pour obtenir un résultat, un bénéfice, une production ou une concrétisation … au travail, en famille, etc.
  • Les jeux. La personne établit des séquences relationnelles où la relation et où ses échanges avec l'autre sont très intenses, récurrents et génèrent beaucoup de stimulations, mais aussi, où la fin est prévisible et négative. Eric Berne a nommé ces séquences « jeux psychologiques ».
  • L'intimité. La personne établit une relation sincère et exempte de volonté manipulatoire où les interlocuteurs échangent sur ce qu'ils ressentent, et s'impliquent (joie, tristesse...). C'est le mode le plus risqué de communication parce que les personnes montrent leur vulnérabilité, se livrent. C'est un vécu dans l'instant. L'échange est direct et spontané. Structuration du temps rare, de courte durée, et de grande intensité.

L'analyse transactionnelle (AT) est au départ une forme de psychothérapie. Mais c’est aussi une théorie de « psychiatrie sociale » (selon les mots de son concepteur) parce qu'elle propose d’étudier le psychisme des personnes en analysant leurs relations sociales. Elle tire d'ailleurs son nom du mot « transaction » qui, en anglais, désigne un échange, verbal ou pas. On a souvent qualifié cette approche de « version populaire de la psychanalyse »1.

Les analystes transactionnels expliquent les dysfonctionnements, les comportements inadéquats, les maladies psychosomatiques et même les névroses et les psychoses par des notions de « décisions précoces » et de « scénarios de vie ». Dès l’enfance (de 3 ans à 8 ans), on ferait nôtres des décisions, des renoncements et des « choix douloureux ». On se créerait ainsi des « scénarios de vie » plus ou moins permanents. On ferait cela parce que, à cet âge, on dispose de ressources et de moyens d’action nécessairement réduits. Ces scénarios serviraient de mécanismes de défense ou de solutions de moindre mal devant les pressions de l'entourage ou des situations adverses.

Plus tard, après avoir développé d'autres dimensions de sa personnalité et acquis de nouvelles compétences, on pourrait réévaluer ces décisions et faire les modifications nécessaires pour mieux s’épanouir. Cela demande toutefois de prendre conscience de ses décisions précoces et de ses scénarios de vie. C’est, entre autres, ce que propose l’analyse transactionnelle.

L’approche est utilisée en travail psychothérapeutique auprès d’individus, de couples et de familles. Diverses disciplines, comme le travail social, l’éducation et le développement organisationnel, font appel à l’analyse transactionnelle. On l’utilise notamment comme outil de formation continue ou pour désamorcer des crises qui cachent des problèmes de communication.

À quel moi parles-tu?

Le concept de base de l'analyse transactionnelle est celui des 3 états du moi, formés au cours de la petite enfance et qui constituent la structure de toute personnalité : ce sont le Parent, l’Adulte et l’Enfant. On les représente généralement par 3 cercles superposés. Tous les 3 sont aussi importants l'un que l'autre. Ce qui se passe dans nos rapports interpersonnels et dans nos vies dépend en grande partie de l’état du moi à partir duquel nous agissons, dans telle ou telle situation.

  • L'état Enfant est celui d'où provient notamment la créativité, le jeu, l'intuition, les pulsions et les sentiments. S'il peut être spontané, intuitif et créateur, l'Enfant peut aussi être capricieux, rebelle ou soumis.
  • L'état Parent, pour sa part, est responsable, réconfortant et protecteur. Il représente le sens éthique et les normes, ce qui constitue la base du respect de soi et d'autrui. Il est « civilisé », mais peut être critique, dévalorisant et contraignant.
  • Quant à l'état Adulte, il sert de fonction équilibrante entre le Parent et l'Enfant, sachant quand lâcher du lest à l'un ou à l'autre. Il évalue, réfléchit et fonctionne de manière rationnelle en fonction de la situation du moment. L'état Adulte est un genre d’ordinateur : il n'est ni négatif ni positif.

Dans le cas d’un psychisme « idéal », chaque état occupe la bonne place au bon moment. Par exemple, si à l’intérieur d’une personne le Parent peut poser des limites à l'Enfant, cette personne pourra s’éclater dans une fête sans pour autant perdre la tête. Ou elle pourra énoncer des idées originales, voire farfelues, dans une réunion de travail sans que le Parent muselle l'Enfant.

Mais il arrive souvent que l'un des états soit atrophié, ou trop omniprésent, ou qu'il ne comporte que sa dimension négative. Si l'état Adulte est « contaminé » par certains aspects du Parent ou de l'Enfant, la personne n'aura pas accès à ses pleines ressources « adultes ». Des personnes peuvent être « figées » dans un état particulier. Certaines seront toujours renfrognées, comme le Parent critique, par exemple. D’autres réagiront inexorablement de la même façon, peu importe que cela soit approprié ou non (en éternel Enfant soumis, par exemple).

Lorsque 2 personnes échangent entre elles, une grande variété de « transactions » peuvent avoir lieu. Cela dépend de l'état d'être à partir duquel chaque personne s'exprime; de l'état d'être auquel on croit s’adresser; et de l'état d'être réel de la personne qui répond. Les échangesparallèles ou complémentaires ne créent généralement pas de conflits : par exemple lorsque le Parent parle à l’Enfant et que l’Enfant répond au Parent; ou lorsque le Parent s'adresse au Parent qui répond en Parent. Mais cela ne signifie pas nécessairement que ces échanges sont sains.

Les malaises psychiques, les conflits et les ruptures surviennent lorsque les transactions sont croisées : par exemple, un Adulte demande une information factuelle à l'autre Adulte qui, se pensant pris en défaut, réagit plutôt en Enfant soumis à un Parent. Les possibilités de transactions croisées sont considérables et donnent lieu à toutes sortes de frustrations, de malentendus, de manipulations... Sans s'en rendre compte et sans comprendre ce qui pousse l'autre à réagir d'une telle façon, les gens sont donc très souvent engagés dans des transactions dysfonctionnelles.

À ces notions de base, beaucoup plus complexes que ce résumé ne le laisse deviner, se greffe une foule de concepts susceptibles de révéler le psychisme de l’individu. Mentionnons les transactions à double fond (avec degré apparent et degré caché); les stratagèmes (games) qui sont des transactions truquées en vue d'un bénéfice; les échanges de signes de reconnaissance, réussis ou pas; les rôles dramatiques (persécuteur, sauveteur, victime); les scénarios de vie et les contre-scénarios, etc.

Prendre la responsabilité du changement

Élaborée par le psychiatre Eric Berne (1910-1970) au cours des années 1950, l'analyse transactionnelle s'appuie sur une prémisse incontournable : chaque personne est « fondamentalement correcte », elle a de la valeur, de l'importance et de la dignité, et elle a la capacité de penser et de choisir. Cela situe l'approche dans le courant de la psychologie humaniste.

Eric Berne a beaucoup insisté sur la responsabilité de la personne dans la mise en place de son histoire de vie et dans sa capacité à changer. Il croyait qu'avec une aide compétente, toute personne peut retrouver ses capacités originelles, qui n’attendraient que d'être délivrées des interdictions créées par les scénarios qu’elle a construits. Berne souhaitait permettre à ses clients de dépasser la souffrance psychologique et d'atteindre une maturité qui se caractérise par une grande capacité de conscience, d'autonomie et de spontanéité.

Comme dans de nombreuses psychothérapies de type humaniste, il s'agit ici d'aider le client à :

  • prendre conscience de ses comportements;
  • revoir dans quel contexte (généralement familial ou culturel) les attitudes problématiques ont été adoptées;
  • prendre la décision de se reconstituer des frontières interpersonnelles saines;
  • organiser de façon intégrante les divers éléments de sa vie émotionnelle, intellectuelle et relationnelle, pour avoir une existence plus satisfaisante dans le présent.

Le pour et le contre

L'analyse transactionnelle possède de grandes qualités et des outils remarquablement efficaces, ce qui ne l'empêche pas d'être critiquée, notamment pour son manque d'hypothèse centrale. On fait aussi remarquer que la description des différents états (Parent, Adulte et Enfant) ne correspond à aucune réalité biochimique ou physiologique. On lui reproche enfin de ne pas tenir compte de la dimension sociologique des problèmes humains, et de négliger l'importance de l'imaginaire et des fantasmes. Il faut dire aussi que son jargon et ses aphorismes, humoristiques à la manière américaine, sont parfois perçus comme simplistes (et souvent incongrus en français!).

Mais l'analyse transactionnelle a d'ardents défenseurs : n'est-elle pas, comme Berne l'avait voulu, accessible aux gens de tous âges et de toutes conditions sociales? Et puis, comme dit un théologien et psychanalyste : « Cette thérapie, apparemment superficielle puisqu'elle porte plus sur les rôles que sur les instances psychiques profondes, est cependant très importante dans les perspectives des thérapies transpersonnelles. D'abord parce qu'elle valorise le moi-Adulte, autonome, capable de juger par lui-même. Puis, parce qu'elle préconise l'acceptation inconditionnelle d'autrui2. »

http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=analyse_transactionnelle_th

Quels rôles jouez-vous dans votre vie ?

Chaque jour, nous sommes amenés à jouer des rôles multiples. Au gré des situations et des personnes rencontrées, nos attitudes varient, plus ou moins consciemment. C'est ainsi que nous exprimons notre personnalité.

Selon la théorie de l' Analyse Transactionnelle, nous pouvons nous trouver tour à tour dans les personnages du "Parent", de l'"Adulte" ou de l'"Enfant" et, dans la logique de chacun de ces rôles, nous placer dans un rapport de domination, d'échange ou de soumission, exprimer librement nos émotions ou au contraire les retenir. La vie peut ainsi se comparer à un théâtre dans lequel nous portons différents masques selon les circonstances mais toujours en suivant un script bien établi.

Comprendre ces jeux de communication (ces "transactions") et les décrypter, analyser nos comportements, nos paroles, nos émotions : ceci peut nous éviter de devenir prisonnier d'un type de réaction, et de rejouer toujours la même scène et le même rôle dans un film qui ne correspond pas forcément à notre réalité profonde.

Mieux nous connaître, savoir comment les autres nous perçoivent peut nous détourner des pièges dans lesquels nous tombons, nous empêcher de reproduire trop souvent les mêmes erreurs et de revivre les mêmes scénarios dans nos relations aux autres, en couple, en famille, ou dans notre contexte professionnel...

Depuis plus de quarante années l'approche de l’Analyse Transactionnelle est ainsi utilisée pour le développement de soi, les bilans de compétences, la dynamique des groupes…

http://www.analyse-transactionnelle.com/

 

LA SOPHROLOGIE ANALYSANTE

 

Elle permet de dénouer les nœuds du passé, dans le présent, pour libérer le futur.

Il s’agit donc de revenir sur des moments difficiles, limitants, conscients ou inconscients, sur des interprétations, des « réalités » fabriquées, des scénarios répétitifs, que nos cellules ont enregistrées, afin de les revivre autrement, sereinement, dans un état de conscience libérateur.

L’obtention de la détente nécessaire s’obtient par des techniques issues de la sophrologie et de la méditation, des exercices corporels qu’il s’agira d’acquérir et de maîtriser. L’autonomie de l’individu reste un objectif prioritaire. Le thérapeute est un accompagnant mais non un « Maître. »

L’embryon, le fœtus, le bébé, le jeune enfant, l’adolescent…tous ces états de l’individu sont des éponges à émotions, ils captent le vécu avec une logique archaïque. Culpabilité, peur, colère, frustration, manque, tristesse, sentiment d’abandon, d’injustice, de solitude, d’incompréhension, de rejet, toutes ces émotions sont perçues par le corps et enregistrés comme matériel de référence. Ils construisent une vision limitative de la réalité et nourrissent l’existence de leurs fardeaux.

Ces émotions qui s’intègrent dans des schémas de pensées, des croyances, des certitudes acquises, se répètent encore et encore dans la vie adulte et deviennent des scénarios que l’individu rejoue sans cesse sans pouvoir s’en libérer car ils sont la plupart du temps inconscients ou simplement parce qu’ils entretiennent une identification dans laquelle l’individu se sent exister même si cela l’enferme…

Jacques Flament Editions

Par Le 16/10/2014

Je connais Jacques personnellement et s'il y a bien quelques individus amoureux des livres, il en fait partie. S'il y a bien une maison qui mérite d'être soutenue, c'est la sienne. 


Jacques Flament Editions

80 auteurs. 145 ouvrages. 2 revues. 23 collections.

À heure de l'hystérie généralisée (plus de 60 000 ouvrages sont publiés chaque année), une fois n'est pas coutume, je vais donner un coup d'encensoir à Jacques Flament Editions, car elles (j'emploie à dessein le féminin) en ont bien besoin.
Non pas que je sois coutumier de l'autocélébration, mais juste pour expliciter en quelques mots (même si certains trouveront cela trop long) le travail de petits éditeurs comme moi.
Jacques Flament Editions ne veut pas jouer dans la cour des grandes. Elles font de l'industrie, nous faisons de l'artisanat. 
Notre modeste ambition, pour ceux qui participent avec moi activement à cette aventure, est de faire un travail de qualité avec les moyens qui sont les nôtres et de servir de tremplin à l'un ou l'autre de nos auteurs qui rejoindra un jour l'une des grandes maisons via JFE. Point. 
Et je serai le plus heureux des hommes lorsque l'un d'eux me dira un jour avoir été accepté chez l'une de mes célébrées et reconnues consœurs.
En créant cette maison d'éditions il y a cinq ans, j'ai choisi un modèle bien précis de fonctionnement pour diffuser les ouvrages : 
- le site internet JFE ;
- Amazon ;
- les libraires qui acceptent de vendre nos ouvrages avec seulement (!) une marge de 20 % (beaucoup de libraires nous font confiance mais ce n'est malheureusement pas le cas de tous, certains considérant parfois avec mépris notre travail pour si peu de gains et que devoir faire l'effort de nous commander l'ouvrage autrement que par leur système de distribution habituel est au-dessus de leurs forces ! ; nous avons par contre en grande estime ceux qui jouent le jeu et sont ainsi les partenaires de notre reconnaissance).
Je crois que ce modèle hybride que nous avons adopté (internet + libraires comme intermédiaires directs), avec les nouvelles technologies qui se développent de façon exponentielle, est un modèle qui est amené, à l'avenir, à se généraliser, comme dans beaucoup d'autres secteurs de la vie économique qui tendent à se passer de trop nombreux intermédiaires pour relier directement producteurs et consommateurs. Malheureusement trop peu de lecteurs potentiels lui font confiance. Parce que nous sommes autodiffusés, nous sommes parfois assimilés aux auteurs autoédités qui grossissent le magma de l'offre littéraire, magma où l'on trouve, il est vrai, le meilleur mais aussi parfois le pire. 
J'essaie personnellement de donner à cette maison d'éditions qu'est JFE un seuil de qualité des ouvrages publiés tout à fait acceptable en comparaison des grandes maisons qui sont censées accueillir la crème des auteurs. Nous sommes juste une solution alternative (et peut-être provisoire) pour les auteurs de talent qui n'ont pas les relations nécessaires pour intégrer un système plus visible, médiatisé. Et si je concède que nous sortons parfois des ouvrages plus "grand public" (ce qui ne veut pas dire de mauvaise qualité) pour pouvoir garder la tête hors de l'eau, nous ne sommes pas des marchands de soupe, et nombre d'ouvrages publiés chez JFE n'ont rien à envier à des ouvrages publiés dans de très grandes maisons concélébrées par la messe médiatique.
Notre problème est donc simplement un manque de visibilité et de reconnaissance. 
Vous êtes là aussi pour essayer de pallier ce manque puisque vous lisez cet article.
Partagez et demandez de partager à vos amis via Facebook ou par simple mail dans vos réseaux respectifs cette petite mise au point à la veille des fêtes et des cadeaux de fin d'année.
Je rêve qu'un jour une maison comme la mienne fasse le buzz en recueillant l'adhésion de dizaine de milliers de personnes comme nombre d'imbécillités audiovisuelles le font très souvent sur la Toile. Les auteurs que nous défendons méritent eux aussi d'avoir une petite chance de vivre à travers leur travail d'écriture. Et Internet peut-être un outil formidable pour défendre des projets culturels de qualité comme le nôtre.
D'avance merci d'y participer.

Des humains. Des histoires. Des livres de papier.

Jacques Flament et toute son équipe vous souhaitent la bienvenue sur le site de leur maison d'édition indépendante.

Pourquoi choisir les mots dans un monde qui a tendance à banaliser l’écrit au profit d’un flot coloré d’images animées, parfois bien insipides et médiocres dans leur réalité numérique ou télévisuelle ?

En toute modestie, pour marcher à contre-courant, contre le vent de l’asservissement, de l’abrutissement, faire acte de résistance et rejoindre ainsi la lutte pacifique de ceux qui refusent la médiocratie envahissante.
Combat rétrograde diront certains, combat actuel et impératif diront ceux qui prônent l’indignation radicale. Qu’importe dirons-nous, pourvu que la faim soit dévorante.
Les mots sont de la magie pure, des fragments d’utopie et l’utopie, la nourriture des rêves.

Mais pourquoi, aussi, choisir le papier alors que notre monde a tendance à se virtualiser, se dématérialiser ?
Tout simplement parce que nous aimons les objets que l’on nomme livres, des objets qui respirent, sentent bon, sont agréables au toucher et des présences rassurantes face à ce monde qui a tendance à se dématérialiser. Cela dit, notre démarche ne dédaigne pas le progrès. Pourquoi en effet ne pas se servir des nouvelles technologies pour diffuser cet objet-fétiche qu’est le livre en papier ? C’est tout notre propos : en totale indépendance, vendre des livres fabriqués de façon classique, en dehors de la filière classique de diffusion (trop coûteuse pour les petits éditeurs), sans pour autant faire l’impasse sur les libraires.

L’ÉDITION DIFFÉREMMENT …

Un canal de vente principal (internet), une collaboration durable avec les libraires (voir onglet libraires), des ouvrages disponibles en version papier répartis en collections rétrospectives ou contemporaines, clairement typées par leur présentation et leur contenu, tel est le cadre résolument différent et innovant de Jacques Flament Editions, structure légère et farouchement indépendante qui naquit en 2010.
Nous revendiquons notre système atypique d’autodiffusion producteur de marge, pour différentes raisons :
- nous nous réclamons de cette mouvance du (e-)commerce actuel qui souhaite traiter directement du producteur (l’éditeur) au consommateur (le lecteur) en occultant nombre d’intermédiaires qui n’ont rien d’indispensable pour produire des ouvrages d’une qualité aussi bonne que ceux qui sortent des circuits traditionnels ;
- nous souhaitons générer une marge suffisante (que nous n’aurions pas en passant par la filière classique) pour subsister de façon pérenne dans la jungle éditoriale et ne pas rejoindre le cimetière des petits éditeurs morts étouffés par ces différents intermédiaires ;
- grâce à cette marge, nous pouvons octroyer des droits aux auteurs qui nous ont fait confiance, et ce dès le premier exemplaire vendu, et nous pouvons publier des ouvrages différents, non étiquetés comme produits de masse, aux tirages initiaux limités (et donc plus cher à l’impression).

Nous sommes convaincus qu’il existe une place pour une production éditoriale indépendante de ce type et mettons en œuvre les ressources nécessaires pour la rendre visible avec les moyens originaux qui sont nôtres et en respectant une charte de qualité à la fois sur le fond et sur la forme.

Artisans du livre, en marge des circuits industriels traditionnels, loin géographiquement du sérail parisien, nous assumons pleinement notre différence en proposant trois axes de recherche :
- mettre à jour des voix nouvelles originales, ;
- rééditer des ouvrages injustement oubliés ;
- proposer une évasion alternative au sens large du terme.

Livres de qualité, présentations soignées, petits tirages rapidement renouvelables, voilà clairement assumées les balises de notre chemin de traverse tourné vers un simple objectif : rejoindre le cercle de ceux qui aiment les livres et leurs auteurs, prennent du plaisir à les fabriquer sans l’obsession constante de la recherche du profit, et dont l’ambition première est de partager passion des mots et plaisir de la découverte.

Jacques Flament

L'intuition (Victor Hugo)

Par Le 15/10/2014

« C’EST PARCE QUE L’INTUITION EST MYSTÉRIEUSE QU’IL FAUT L’ÉCOUTER »

« C’est parce que l’intuition est mystérieuse qu’il faut l’écouter »
http://www.jeanbaptistelc.fr/cest-parce-que-lintuition-est-mysterieuse-quil-faut-lecouter/#.VD4osilVX-k.facebook

« Vous êtes-vous parfois replié en vous-même, plongeant vos yeux dans votre propre mystère, songeant et sondant ? Qu’avez-vous vu ? Une immensité. Une immensité, noire pour quelques-uns, sereine pour quelques autres, trouble pour la plupart.

Presque tous les penseurs qui se recueillent et méditent aperçoivent en eux-mêmes (c’est-à-dire dans l’univers, l’homme étant un microcosme) une sorte de vide d’abord terrible, toutes les hypothèses des philosophies et des religions superposées comme des voûtes d’ombre, la causalité, la substance, l’essence, le dôme informe de l’abstraction, des porches mystérieux ouverts sur l’infini, au fond, une lueur. Peu à peu des linéaments se dessinent dans cette brume, des promontoires apparaissent dans cet océan, des fixités se dressent dans ces profondeurs ; une sorte d’affirmation se dégage lentement de ce gouffre et de ce vertige.

Ce phénomène de vision intérieure est l’intuition.

…L’intuition est à la raison ce que la conscience est à la vertu : le guide voilé, l’éclaireur souterrain, l’avertisseur inconnu, mais renseigné, la vigie sur la cime sombre. Là où le raisonnement s’arrête, l’intuition continue. L’escarpement des conjectures ne l’intimide pas. Elle a de la certitude en elle comme l’oiseau. L’intuition ouvre ses ailes et s’envole et plane majestueusement au-dessus de ce précipice, le possible. Elle est à l’aise dans l’insondable ; elle y va et vient ; elle s’y dilate ; elle y vit. Son appareil respiratoire est propre à l’infini. Par moments, elle s’abat sur quelque grand sommet, s’arrête et contemple. Elle voit le dedans.

Le raisonnement vulgaire rampe sur les surfaces ; l’intuition explore et scrute le dessous.

L’intuition, comme la conscience, est faite de clarté directe ; elle vient de plus loin que l’homme ; elle va au delà de l’homme ; elle est dans l’homme et dans le mystère ; ce qu’elle a d’indéfini finit toujours par arriver… Et c’est parce qu’elle est surhumaine qu’il faut la croire ; c’est parce qu’elle est mystérieuse qu’il faut l’écouter ; c’est parce qu’elle semble obscure qu’elle est lumineuse. »

Victor Hugo

Cet extrait des Proses Philosophiques (1860-1865) de Victor Hugo illustre toute la dimension spirituelle de l’intuition, celle qui nous relie à la conscience, à la lumière, au mystère et à la sagesse. L’intuition va à l’essentiel en dirigeant notre regard vers notre intériorité, qui à son tour, nous rend disponible au monde extérieur. « Chose inouïe, c’est au dedans de soi qu’il faut regarder au dehors » écrit Victor Hugo dans un autre recueil de textes poétiques.

Source: www.histoiredintuition.com

L'enracinement

Par Le 14/10/2014

Arbre 10

                                                                                                                              L’ENRACINEMENT

 

Vous prenez une position verticale, les pieds ancrés au sol, vous cherchez un équilibre parfait et vous entamez une respiration lente et profonde.

Maintenant que vous avez trouvé votre position idéale, que vous sentez votre corps parfaitement stabilisé, vous fermez les yeux et vous suivez de votre regard intérieur le mouvement de votre ventre à l’inspiration et à l’expiration.

Inspiration par les narines, votre ventre se gonfle.

Expiration, il se vide.

Sur un rythme calme, lent et profond.

Vous laissez votre langue se poser derrière les incisives du bas.

Vous recueillez les sensations de votre corps, toutes les sensations, vos épaules se relâchent, votre visage se détend, vos bras pendent le long de votre corps et vous devinez peut-être des picotements au bout des doigts, vous suivez le trajet de l’air de vos narines à vos poumons à l’inspiration puis de vos poumons à votre bouche légèrement entrouverte à l'expiration. L’air qui entre est un courant légèrement froid et celui qui sort est tiède, réchauffé par la vie en vous.

Concentrez-vous quelques instants sur cette différence de température, cherchez la précision des sensations, observez votre être intérieur.

Vous pouvez imaginer maintenant que vos pieds sont des racines qui s’infiltrent dans le sol. Des racines solides qui s’entremêlent et descendent au cœur de la Terre. Des sèves nourricières montent en vous, elles ruissellent dans votre corps et vous pouvez imaginer votre être entier qui devient un arbre, un arbre solide, un tronc élancé qui dresse ses branches vers la lumière. Vous pouvez sentir cette force en vous.

La vie de l’arbre, capable de résister aux plus redoutables tempêtes, cette vie est en vous.

Laissez-vous envahir par cette force et cette énergie.

Laissez monter en vous cet amour de la vie.

L’arbre est relié à la Terre et au Ciel.

Cherchez en vous cette rencontre, cette conscience de votre place sur la Terre.

Observez ce qui se passe en vous.

Inscrivez les sensations dans votre corps et votre mémoire.

Vous savez maintenant qu’il y a cet espace de paix et de force en vous. 

Surprise...

Par Le 14/10/2014

Ce qui "m'amuse" (façon de parler bien entendu...) c'est de voir des Maires surpris par cette nouvelle...Et il y en a qui pensent toujours que je suis un déglingué qui raconte n'importe quoi...Depuis un an, je dis que cette aide sera supprimée bien plus vite que prévu. Il n'y a qu'à lire le post que j'ai mis ce matin sur la menace économique qui pèse sur la France et l'UE...Qu'est-ce qu'ils en ont à faire les Pontes de quelques gamins ou des Maires de communes rurales ? Coucou les Bisounours, on se réveille...

Rythmes scolaires: le gouvernement zappe l'aide aux communes

Par , publié le 

Scandale dans les mairies. Le fonds d'amorçage des rythmes scolaires mis en place en 2013-2014 pour aider les communes à accueillir les enfants est drastiquement réduit dans le budget 2015. 

Rythmes scolaires: le gouvernement zappe l'aide aux communes

Le gouvernement ne veut pas pérenniser l'aide aux communes pour les nouveaux rythmes scolaires.

REUTERS/Charles Platiau

Mauvaise surprise pour les maires à la lecture attentive du projet de budget 2015. Le fonds d'amorçage mis en place en 2013 pour aider les communes à accueillir les enfants après la réforme des rythmes scolaires a pris un coup de hache. L'article 55 du projet de loi de finances, traitant de sa "prorogation", mentionne dans un alinéa que "ce montant n'est pas versé au titre de l'année scolaire 2015-2016." Seule est prorogée "sa composante majorée destinée aux communes éligibles à la dotation de solidarité" et aux communes d'outre-mer. Avec cette prorogation tronquée, c'est "le socle de base" du fonds qui disparaît. Il s'élevait à 50 euros par élève pour 24 000 communes, quand la composante majorée ne s'élève qu'à 40 euros pour 7000 communes. Soit 100 millions pour l'année pleine 2015, au lieu des 400 millions qui y étaient consacrés pour l'année pleine 2014, confirme le ministère du Budget à L'Expansion. "Le fonds d'amorçage, comme son nom l'indique, n'avait pas vocation à être pérennisé", explique-t-on au ministère. 

Fonds "d'amorçage" ou "durable"?

L'alinéa passe mal à l'association des maires de France (AMF), alors que les collectivités font déjà face à une baisse de leur dotation de 3,7 milliards. La réforme "demande aux communes en moyenne 200 € par élève", précise l'AMF dans un communiqué. Elle demande l'amendement de l'article 55 du PLF "pour donner au fonds d'amorçage un caractère durable et général et pour lui affecter des crédits permettant de l'adapter au coût de la réforme." L'association des maires de France "demande à être reçue sans délai par la ministre de l'Education nationale" tandis que son vice-président délégué André Laignel dénonce "une véritable rupture de confiance entre les maires et l'État." 

"C'est tout de même paradoxal", relève pour L'Expansion Philippe Laurent, vice-président de l'AMF: "Même s'il ne s'agit que d'un fonds dit 'd'amorçage', il signifie bien que la réforme a un coût pour les communes. Où alors c'est la réforme qu'il faut arrêter?" Le maire de Sceaux accuse le gouvernement, "pris à la gorge par Bruxelles", de vouloir "montrer qu'il fait des choses". Pourtant, même les maires socialistes de Paris et du Mans, note-t-il, dénoncent cette façon de faire des économies sur le dos des collectivités locales: "Nous sommes des boucs émissaires, forcés d'augmenter les impôts ou de faire baisser la qualité des services rendus aux habitants." 


En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/rythmes-scolaires-le-gouvernement-zappe-l-aide-aux-communes_1611234.html#2GUdKqOLOtyiIR3s.99

Sophronisation

Par Le 14/10/2014

SOPHRONISATION DE BASE

 

Je vous invite à vous installer confortablement et à entrer en vous par le canal de la respiration. Vous pouvez fermer les yeux et commencer à vous détendre.

Laissez votre respiration trouver le rythme qui lui convient. Laissez la descendre dans votre ventre, gonflez le à l’inspiration en prenant l’air par vos narines puis relâchez votre ventre en ouvrant légèrement les lèvres.

Sentez les points de contact de votre corps, dans votre dos, vos jambes, l’arrière de votre tête, sur vos pieds, parcourez votre être en vous laissant guider par l’air qui le parcoure, accueillez avec bienveillance ce calme qui vous envahit et vous apaise.

Vos yeux sont fermés et votre conscience de vous-même s’ouvre.

Sentez votre visage qui se détend, les mâchoires, votre front, votre langue qui se détache du palais et se repose, sentez l’air qui vous emplit comme un océan de paix, laissez passer les pensées comme des risées sur l’eau, ne vous y accrochez pas, laissez le souffle de votre respiration envelopper votre être intérieur.

Vous pouvez si vous le souhaitez laisser venir sur votre écran mental l’image d’une vague qui va et vient au rythme de votre respiration. À chaque inspiration, la vague vous enveloppe, elle prend avec elle toutes les tensions et les pensées limitantes et à l’expiration, elle les emporte dans l’océan qui les dilue, les disperse et vous en libère.

Vous ne perdez rien, vous vous ouvrez simplement à la paix d’une nature qui vous accueille. Vous êtes dans un espace que vous aimez et vous pouvez imaginer aussi que cet espace éprouve de l’amour pour vous.

Votre respiration est de plus en plus profonde, elle vous porte et vous emmène. Vos muscles sont détendus, vos bras, vos jambes, votre visage, tout en vous est empli de ce silence immobile, il ne reste que ce mouvement lent et sans effort de votre ventre qui se gonfle et se détend.

Vous descendez de plus en plus profondément en vous-mêmes, vous vous laissez guider en toute confiance par ce souffle intérieur.

Vous êtes bien. En paix.

  

Pyramide de Ponzi

Par Le 14/10/2014

Sur un site économique.


ETAT DES LIEUX

La vaste pyramide de Ponzi de la création monétaire par la dette via les banques commerciales est en train de s'effondrer... il fallait bien que ça arrive un jour car ce système prélève ( au profit des banksters ..) plus à la nation qu'elle ne produit de richesse ... Aujourd'hui , la quasi totalité du montant des dettes souveraines correspond au montant des intérêts cumulés payés par les états ...
Aujourd'hui,  par exemple, les USA font 5,5 dollars de dette pour augmenter le PIB de 1 dollar ... ça ne pourra pas tenir longtemps ce système ...
Pour que la pyramide de Ponzi fonctionne : il faut qu'il y ait toujours plus de ménages qui s'endettent pour compenser la destruction de monnaie suite à ceux qui remboursent ...
Or aujourd'hui on a un système où ceux qui pourraient s'endetter préfèrent se désendetter et ceux qui voudraient s'endetter ne le peuvent pas ...

Comme le communisme, le capitalisme libéral va faire faillite ... Ce système profite à une part de plus en plus restreinte de la population au prix de sacrifices de plus en plus importants pour les autres ... Par exemple, la monnaie en circulation n'est pratiquement que de la monnaie d'endettement et  les agents économiques cherchent à se désendetter, il va y avoir réduction de la masse monétaire à disposition de l'économie réelle ...
Baisse du crédit = réduction de la masse monétaire = réduction des investissements et de la croissance 
Certes, les banques centrales ont multiplié presque par 3 les liquidités mondiales depuis 2008 mais ces liquidités ne vont plus dans l'économie réélle car :
- ceux qui voudraient emprunter ne le peuvent pas parce qu'ils ne présentent pas assez de garanties pour les banksters
- ceux qui pourraient emprunter ne le font pas et épargnent ..
Dans ces conditions, on voit bien que le système ne peut plus fonctionner et on va droit à la faillite ...
Les taux n'ont jamais été aussi bas, et pourtant le crédit ne redémarre pas ...

Le modèle "Ford" a été remplacé par le modèle "Wal Mart", ce système dont tous les mondialistes nous font l'apologie matin , midi et soir : plus de concurrence, baisse des coûts, taille dans les effectifs, augmentation de la productivité, baisse des cotisations sociales et des impôts ....
L'économie mondiale est atteinte du syndrome Wal-Mart qui se caractérise par :
- un écrasement des prix pour le bonheur des consommateurs mais au prix d'une distribution massive de produits réalisés dans les pays à bas coûts ;(pas de créations d'emplois autres que de l'esclavage)
- un bénéfice mitigé pour les USA puisque de nombreuses entreprises locales ont dû fermer leurs portes par manque de compétitivité ;
- des licenciements massifs pour les salariés de ces entreprises qui en sont réduits à accepter des emplois chez Wal-Mart moins bien payés ( jusqu'à 50 % de moins sur la fiche de paie !! )

Mais ces salariés sont aussi des consommateurs !!!
Comment vont-ils faire pour consommer plus s'ils gagnent encore et toujours moins ?
Avec une croissance qui ne repose que sur la consommation des ménages, on voit mal comment on pourrait retrouver une forte croissance ???
Bref,c''est pas la monnaie qu'il faut changer, mais le système entier dirigé par la mafia des banksters qui font ce qu'ils veulent pour maintenir leurs privilèges:
- manipulation des taux ( libor )
- manipulation des monnaies
- distribution de produits financiers pourris ( subprimes ..)
- fraude fiscale au profit des gros contribuables ou des multinationales ( montages dans les paradis fiscaux ..)
- manipulation du cours des actions avec les Hedge Fonds ....

Le crédit est le cancer du capitalisme , il est à l'origine de toutes les bulles dont l'éclatement a ravagé nos economies :
- bulle sur les actions en 1929
- bulle des technos en 2000
- bulle des subprimes ...
et maintenant, bulle des dettes souveraines qui ne va pas tarder à éclater elle aussi ...

Bref le krach économique est inévitable maintenant :
- la zone euro est en déflation et s'apprête à retourner en recession
- les "BRICS" commencent à connaitre des difficultés et la Chine voit son activité fortement ralentir
- les USA s'apprêtent à remonter leurs taux ce qui va relancer la "guerre des monnaies"
- la bulle obligataire peut exploser à tout moment ....
- les tensions géoplitiques sont toujours là ( Ukraine, Proche Orient ...)

C'est un état des lieux et je n'ai pas de solutions autre que l'annulation intégrale des dettes envers les banques...

Le problème et la solution

Par Le 13/10/2014

"S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème."

Les SHADOCKS (Jacques Rouxel)

Mais il reste dès lors le problème de la question. Si personne ne se pose la question relevant d'un problème, aucune solution ne pourra être trouvée. Il est donc indispensable que des problèmes soient soulevés pour que les questions se dressent car c'est là que cette intelligence en chacun pourra s'éveiller. Et les intelligences associées créeront la possibilité d'une réponse. 

La pire attitude consisterait par conséquent de refuser l'émergence d'une question en extrapolant sur l'éventuelle impossibilité de trouver une réponse. 

Il peut sembler absurde de chercher à savoir qui a pensé Dieu. 

Mais si personne ne s'interroge sur ce problème, aucune réponse ne pourra jamais émerger et on considèrera donc que le problème n'existe pas. 

Si l'Humanité a progressé, c'est parce qu'elle n'a jamais cessé de s'interroger. S'abandonner à l'indifférence serait une condamnation. Ce serait comme un déni de Dieu en nous et par conséquent notre propre négation. Nous ne serions rien d'autre que ce néant qui n'a jamais existé puisque rien ne peut advenir de rien...Même pas Dieu. 

Il me plaît de penser que sur cette planète, des esprits obstinés explorent des problèmes qui n'ont pas de solutions présentes mais que les questions qu'ils se posent contiennent en elles-mêmes une réponse essentielle : Nous sommes unifiés et nous sommes vivants. 

La réponse a moins d'importance que la vie insérée dans l'obstination à se poser des questions. 

Philippe Martinez

Par Le 13/10/2014

Lui ne cherche pas à connaître la Raison de tout ça. Il n'est pas collé à un écran d'ordinateur à se triturer les méninges. Il a les yeux collés à ses jumelles. 

 Il a l'utilité que je n'ai pas. 

Merci à lui.

 

Au-delà d'Alpha

Par Le 13/10/2014

 "Je suis sûr que Dieu est là, je soupçonne sa présence. Mais aucune parole sur Dieu n'est bonne, les comportements religieux sont toujours suspects, et les critiques de Marx ou Freud sont fondées. Alors, comment vivre? Si tout s'écroule, objet d'une critique cohérente, ma première décision sera de me comporter selon ma conscience. Alors j'ai compris que j'étais un philosophe et un croyant.

 

Philosophe, parce que je me méfie constamment du croyant que je suis. Croyant, parce que le message chrétien me concerne. je peux m'identifier à lui. Le croyant en moi provoque le philosophe et le philosophe ne parvient pas à réduire le croyant. Et ce dialogue est source de vie ". 

Jacques Durandeaux.


Je ne suis pas Chrétien et je ne suis pas philosophe.

Mais je m'interroge constamment.

J'ai lu que les scientifiques sont capables d'identifier les ondes du cerveau et je comprends davantage les états que je connais lorsque j'écris, lorsque j'aime la femme que j'aime, lorsque je contemple les montagnes, lorsque j'écoute de la musique...

Tout cela est cartographié. On sait le "comment". Les philosophes et les scientifiques peuvent s'étendre sur le sujet et ils le font allègrement. Je n'ai rien à leur reprocher et leurs travaux nourrissent et enrichissent mes propres questionnements. 

Mais il reste un espace personnel dans lequel je suis libre d'évoluer et de m'étendre, comme une onde. C'est celui de "ma" spiritualité.

Ces ondes alpha ou autres, peu m'importe le nom qu'elles portent, si elles existent, c'est qu'il y a une intention.

Lorsque j'écris, j'ai une intention. Lorsque j'aime physiquement, émotionnellement, spirituellement, intégralement la femme que j'aime, j'ai une intention. Lorsque je vais en montagne, j'ai une intention.

Mais si cette intention existe, c'est donc qu'il y a une intelligence. Rien n'est dû au hasard.

S'il y a une intention, c'est que dans l'instant présent, je possède la capacité à m'en extraire pour aller plus loin ou plus haut mais en tout cas dans une dimension qui ouvre le champ des possibles...

Puisque notre cerveau dispose de ces espaces, c'est qu'il y a une intention mais celle-ci ne nous appartient pas au regard de son origine. Nous n'en sommes pas les instigateurs, nous n'avons pas oeuvré à son élaboration. Nous en sommes uniquement les héritiers...

Mais pour qu'il y ait héritage, il faut qu'il y ait un donateur. 

Aucune richesse intérieure ne peut s'élaborer sans un potentiel inné. 

Dieu ? 

Celui-là n'est qu'un nom, une identification et par conséquent une limite. 

Je suis par exemple incapable de savoir ce qu'il reste de moi, de façon claire, lorsque je me défais par un effort mental de toutes mes identifications. Je pourrais me satisfaire de l'image de mon corps et lui attibuer le nom de Moi. Mais rien dans le fonctionnement de ce corps ne m'appartient. J'en connais partiellement les rouages mais aucunement la Raison de son élaboration... Son intention.   

Je pourrais étudier pendant une vie entière, explorer jusqu'à l'infiniment petit, au coeur même des particules, sans parvenir à trouver en moi la Raison même de ce réseau de connexions. 

Et pourtant, il me semble absolument inconcevable que tout cela n'ait aucun sens. 

La question de Leibniz "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? " ne me suffit pas. 

Le néant n'est rien et rien que de l'écrire, je lui donne une forme et il n'est plus dès lors ce rien mais un quelque chose qui n'est rien... Et il ne sert à rien de s'y perdre. 

Ce qui m'interroge, ça n'est pas la Raison du quelque chose mais la possibilité que du rien jaillise quelque chose. Car il est nécessaire dès lors qu'il existe déjà quelque chose qui puisse s'extraire du rien. 

C'est la question de la Raison de Dieu qui me hante. Non pas sa raison dans le sens de l'entendement mais dans la possibilité qu'il existe. Comment concevoir l'idée que Dieu puisse s'extraire de rien ?...Il faudrait qu'Il puisse se penser lui-même et dès lors élaborer sa propre création alors qu'il n'existe absolument rien. 

Dieu serait apparu de rien ? Mais pour qu'il puisse y prendre forme, il faudrait qu'il puisse avoir été nourri par une intention...

Et c'est là que je tombe dans le néant...

Qui a pensé Dieu ? 

Est-ce que Dieu en l'Homme a créé un espace qui lui permettait de s'interroger sur la Raison de sa propre création, non pas la Création de l'Univers mais sa propre élaboration. Est-ce que Dieu en l'Homme cherche à savoir d'où il vient ? 

Est-ce que Dieu est aussi hanté que moi de la Raison de tout ça ?

Ondes Alpha

Par Le 13/10/2014

Je sais maintenant que bien souvent, lorsque j'écris, je suis en mode Alpha. 

Cela explique que je suis si surpris lorsque je me relis ensuite, le lendemain ou plusieurs jours après alors que je le fais en mode Beta...

La part intuitive a disparu, le bien-être n'est plus, l'osmose entre les deux hémisphères du cerveau est provisoirement rompu. Il ne reste que l'analyse et elle est éminemment décevante au regard de tout ce qui a émergé alors que je fonctionnais dans l'espace Alpha...

Il est 4 h du matin.

Entre le niveau 3 et le niveau 2, mon cerveau est gorgé d'ondes, je vois s'étendre des vagues, j'entends des souffles comme des vents solaires. 

Je sais comment écrire ce qui vient en moi sans chercher à en contrôler ni le flux, ni le contenu...

Il est étrange de retrouver cette similitude du bien-être de l'acte d'aimer, lorsque l'euphorie s'est calmée et que s'étend en chacun le mouvement hypnotique des corps, la douceur et l'intensité, le désir de prolonger la fusion, comme si des deux cerveaux émanaient une énergie commune et que c'est dans cet espace d'ondes que l'Union avait lieu...


 

Notre cerveau est constitué de plusieurs milliards de cellules qui échangent en permanance des informations. Ces échanges provoquent l'émission de courants électriques faibles -les ondes cérébrales- que l'on peut capter grâce à l'électro-encéphalogramme. Le rythme de ces ondes (mesuré en cycles par secondes) varie selon notre activité : éveil, apprentissage, repos, relaxation, sommeil léger, sommeil profond... Chaque type d'onde est représenté par une lettre de l'alphabet grec : alpha, beta, thêta, delta.

Les ondes émises par le cerveau

Les explications qui suivent nous ont été fournies par Philippe Perruchon (Natura-Clairvi) , praticien en sophrologie.

Le rythme BETA
C'est le cycle de plein éveil, celui auquel nous fonctionnons lorsque nous avons les yeux ouverts, que nous sommes dans l'action, que nous réfléchissons, que nous étudions, que nous apprenons, etc... Notre cerveau fonctionne alors en plein régime, et l'encéphalogramme nous montre que celui-ci affiche des cycles de l'ordre de 14 à 21 cycles par seconde. Dans les états d'hyper-activité, notre cerveau fonctionne bien plus près des 21 cycles/secondes que celui des 14 cycles.

Le rythme ALPHA
Dès que nous avons les yeux fermés, que nous prenons une position confortable, allongé sur un lit par exemple, automatiquement l'encéphalogramme affiche un ralentissement des ondes cérébrales et notre cerveau fonctionne alors suivant un rythme qui oscille entre 7 et 14 cycles/secondes.
Il est intéressant de noter qu'à ce rythme, les deux hémisphères du cerveau arrivent à fonctionner ensemble dans une harmonie parfaite alors que lors du rythme Beta, nous fonctionnons souvent avec un hémisphère dominant, (le gauche dans la plupart des cas), ce qui privilégie le travail analytique et la réflexion mais ce qui nous "prive" de toute la perception intuitive, créative et globale de l'hémisphère droit.
Mais nous reviendrons un peu plus loin sur les avantages que nous offre le rythme Alpha.

Le rythme THÊTA
Lorsque l'activité cérébrale se ralentit encore et que nous arrivons dans une zone qui oscille entre 4 et 7 cycles/secondes, nous pouvons dire que le cerveau fonctionne au rythme des ondes Théta. Ce rythme correspond à la phase du sommeil léger, et plus nous nous enfonçons dans ce rythme, plus le sommeil devient profond. Au niveau Thêta, nous trouvons aussi la zone correspondant au sommeil hypnotique et la zone d'insensibilité à la douleur.

Le rythme DELTA
Le dernier des quatre cycles de fonctionnement de notre cerveau.
Il correspond véritablement à la zone de l'inconscient, le sommeil très profond et plus nous fonctionnons en dessous de 4 cycles/secondes, plus nous sombrons dans des états qui s'approchent de la mort physique. Dans cette zone, seules les fonctions vitales sont assurées par le cerveau. Lorsque l'encéphalogramme affiche un tracé plat, cela signifie la mort cérébrale... n'ayant plus d'activité cérébrale, l'individu est considéré comme mort physiquement.

Revenons plus en profondeur sur le cycle des ondes ALPHA....
Pourquoi ce cycle est important pour nous ? C'est en effet un cycle important puisque la nature a prévu que lorsque nous sommes au niveau d'éveil, c'est à dire que nous fonctionnons au rythme BETA, notre cerveau chute très régulièrement dans les ondes Alpha, sans que nous en soyons vraiment conscient, et ceci pour éviter une "surchauffe" de notre cerveau.... Près de 30 fois par minute, notre cycle cérébral chute quelques microsecondes seulement au rythme des ondes alpha.
Lorsque nous fonctionnons au rythme cérébral alpha, les deux hémisphères de notre cerveau fonctionnent en parfaite harmonie, ce qui nous permet d'avoir une vision plus globale des choses, ce qui nous permet encore
• d'avoir une meilleure concentration, 
• une meilleure mémoire,
• de pouvoir mieux gérer nos états de stress et nos états émotionnels,
• de pouvoir prendre un contrôle conscient du fonctionnement de notre corps, de nos organes, et de nos réactions physiologiques,
• de pouvoir prendre le contrôle de nos habitudes, surtout de celles que l'on désire changer,
• de pouvoir créer de nouvelles habitudes plus positives et salutaires pour notre vie,
Au niveau alpha, nous avons une meilleure perception de tous nos sens et même, nous sommes beaucoup plus à l'écoute de notre intuition, ce qui veut dire que nous savons ce qu'il faut faire au moment où il faut le faire.
Notre mental est alors en "veilleuse", il interfère moins souvent et notre choix est alors plus juste, plus intuitif...
L'intuition peut être définie comme cette faculté de connaître des informations qui sont hors de notre champ de perception habituel.

Le rythme Alpha se décompose aussi en 4 niveaux
Le niveau 4, très proche de l'état d'éveil, s'active d'une manière automatique dès que l'on prend une position de relâchement, soit confortablement installé dans un fauteuil, ou allongé sur un lit, et que l'on ferme les yeux. A ce moment là, automatiquement notre cerveau ralentit les ondes cérébrales.... puis si nous persistons plus longtemps, nous sentons alors tout notre corps se détendre, se relâcher.... c'est le niveau 3 du rythme alpha.
Au niveau 3, notre mental est encore très actif; nous sommes encore capables de penser à dix mille choses qui nous préoccupent... puis vient le moment où nous avons le sentiment de planer....d'être bien, nous serions à ce moment presque incapable de savoir ce à quoi nous pensions, c'est le niveau 2.
Puis juste après cette phase, nous sombrons encore un peu, nous passons par le niveau 1, le niveau de base du rythme alpha. Sans même nous en rendre compte et parce que nous n'en sommes pas conscient, nous chutons encore plus bas dans le sommeil et là notre cerveau fonctionne déjà en Thêta... et c'est bien dommage car juste avant cela, l'occasion nous était donnée au niveau 1, le niveau de base du rythme alpha, d'ouvrir la porte de notre subconscient et de lui donner des ordres bien précis pour qu'il nous serve au lieu de nous desservir, comme il le fait bien souvent...
Le but des exercices et des méthodes de contrôle mental au niveau alpha, comme la méthode Silva ou bien d'autres encore, ont pour but d'apprendre à parvenir au niveau 1, à le maîtriser tout en gardant en permanence le contrôle et sans chuter plus bas dans le sommeil.
Nous pourrions presque dire qu'il s'agit véritablement d'un exercice sportif, bien qu'ici le sport soit purement cérébral.
Si je fais cette comparaison avec un sport, cela n'est pas complètement innocent... car comme vous le savez, la performance sportive sera directement proportionnelle à l'entraînement que vous aurez effectué.
Donc plus vous allez vous entraîner à travailler consciemment au niveau alpha, plus cela vous sera facile et plus vous en tirerez des avantages précieux dans tous les domaines de votre vie...
• que ce soit pour améliorer votre santé, 
• pour vous fixer des objectifs professionnels et les atteindre,
• pour travailler votre confiance en vous,
• pour renforcer et développer votre mémoire,
• pour arrêter de fumer,
• perdre du poids,
• etc.. etc... la liste serait bien trop longue à dresser.

Je pense que maintenant, après la lecture de ces quelques lignes, vous savez un peu mieux ce que représente le "Rythme des Ondes Alpha" et que vous percevez beaucoup mieux, le champ d'application qu'il vous offre... champ d'application véritablement illimité si vous voulez bien m'en croire !


Téléinduction au cours de la méditation : approche électrophysiologique d'une problématique nouvelle sur la conscience 
(
Lachaud C. Michel, Mémoire de Maîtrise , Université de Nice Sophia Antipolis - 06/1996, .....
"corrélats électrophysiologiques (EEG, RED) d'un état de conscience modifié grâce à une technique de méditation d'origine indienne". (Taper "Lachaud" dans le moteur de recherche
))

Apprentissage, stress et émotions

Ce texte est tiré d'un document de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) dont l'intégralité est disponible ici.

La plupart des enseignants s'accordent à dire que les étudiants participent et apprennent davantage dans un environnement détendu et néanmoins motivé. L'inverse est également vrai : la peur ou l'anxiété peut inhiber l'apprentissage et les résultats scolaires. Mais il ne suffit pas de se pencher uniquement sur l'environnement de la salle de classe. Les neuroscientifiques croient savoir pourquoi.

Deux parties spécifiques du cerveau ont fait l'objet d'un intérêt particulier : l'hippocampe, qui fonctionne entre autres comme une interface entre la mémoire à court terme et la mémoire à long terme, et joue un rôle déterminant dans l'apprentissage des faits ; et l'amygdale, qui participe à l'attribution d'une signification émotionnelle aux événements, et est en particulier impliquée dans le traitement de la peur.

Comme l'explique Bruno della Chiesa, coordinateur du projet OCDE-CERI, si vous vous retrouvez en face d'un taureau furieux par exemple, l'amygdale va prendre le relais et inhiber le raisonnement. Vous devenez ainsi plus efficace lorsque vous essayez de vous enfuir. En cas de stress, la transmission des informations au néocortex est bloquée ou se fait au minimum de manière anormale ou incomplète. Plus tard, vous pourrez vous souvenir d'avoir affronté l'animal, mais oublier ce qui s'est passé immédiatement avant ou après.

Les animaux dangereux sont rares dans les salles de classe, mais ils ont leurs contreparties émotionnelles, comme les professeurs, les autres étudiants ou les outils d'apprentissage eux-mêmes, par exemple des manuels ou des ordinateurs. Des influences extérieures négatives, telles que l'éclatement de la famille, le terrorisme, la violence sur le terrain de jeu et même l'influence des loisirs ou des médias, peuvent s'exercer sur l'enfant et perturber sa stabilité émotionnelle.

Autrement dit, alors que la peur nuit à la motivation et à l'apprentissage, le plaisir les favorise. Comme l'a souligné David Servan-Schreiber, de l'École de médecine de l'Université de Pittsburgh au cours du symposium d'Ulm, les étudiants ne peuvent simplement « pas traiter les informations comme le demande l'école si nous n'arrivons pas à agir sur l'interaction entre le déclenchement des émotions et le fonctionnement du cerveau ».

La compréhension des mécanismes et des processus neurofonctionnels pourrait permettre d'élaborer des programmes éducatifs cohérents qui contribueraient à former l'intelligence émotionnelle, augmentant ainsi la capacité d'apprentissage du cerveau. Les apprenants plus lents pourraient être formés en étant libérés de leurs peurs et de leurs blocages, ce qui pourrait déboucher sur une assimilation et un traitement plus faciles des informations. Cela demande des efforts de la part des éducateurs.

Dans le domaine de l'apprentissage, divers traitements thérapeutiques visant à maîtriser le stress et à améliorer l'intelligence et la stabilité émotionnelles commencent à être incorporés dans certains programmes scolaires. Le gouvernement britannique a récemment identifié 25 services éducatifs qui testeront et mettront en oeuvre des programmes pilotes de prise en compte des émotions.

Il ne fait aucun doute que les influences sociales et familiales sont importantes, mais nos ondes cérébrales montrent que les éducateurs et les autorités, plutôt que de se limiter uniquement à l'enseignement, devraient également s'attaquer aux influences émotionnelles présentes dans la salle de classe.

http://www.ecole-et-relaxation.com/html/cerveau_contenu.htm

Thérapeute

Par Le 12/10/2014

Montagne avatar

Lorsque j'étais adolescent, je voulais devenir Guide de hautes montagnes. À mes yeux, ce métier nécessitait une maîtrise totale, physique et émotionnelle, une gestion de tous les phénomènes intérieurs, résistance et peur, fatigue et ténacité, courage et lucidité... Il me semblait impossible qu'un Guide puisse se laisser envahir par les émotions générées par la beauté des montagnes ou par leur rudesse. Il était responsable de son client et faillir à cette maîtrise pouvait conduire à la mort de son client et à sa propre mort. 

Je suis entré dans la profession d'instituteur avec la même exigence. 

Un Maître à mes yeux devait être un individu pleinement conscient de ses phénomènes intérieurs, devant posséder une connaissance extrêmement aboutie de luii-même, lucide, clairvoyant, rigoureux, attentif, bienveillant, aimant, tenace et patient. Toutes les qualités d'un guide...

Il était exclu pour moi qu'un enseignant puisse être un individu tourmenté qui prendrait sa classe comme le vide-ordures de ses errances, de ses conflits, de ses traumatismes, qu'il puisse considérer la classe comme un dépotoir, un exutoire, un champ de batailles sur lequel il aurait pleins pouvoirs. 

Les enfants, immanquablement, en souffriraient et pourraient même en "mourir" spirituellement.  

Il n'était donc pas question à mes yeux que je puisse succomber à la colère jusqu'à porter un jugement sur un enfant, jusqu'à insérer en lui des poisons mortifères. Lui reprocher les errances de ses pas. Ne jamais porter atteinte au marcheur lui-même.   

Cela reviendrait à être un guide invalide. Aucune altitude ne pourrait être découverte par le client de la cordée; aucune révélation ne surviendrait, aucun éveil, aucune contemplation. celui-là ne serait qu'un guide plongeant son client vers des entrailles gangrénées par ses propres cadavres.

Aujourd'hui, je suis engagé dans une formation de thérapeute.

Une formation très exigeante, menée par une Professionnelle possédant une maîtrise semblable à celle d'un Guide. Clairvoyance, rigueur, bienveillance.

Je suis dans la cordée, je marche dans les traces qu'elle a posées pour nous tous. Mais je n'ai pas son rythme, je n'ai pas ses qualités, je n'ai pas son expérience, je ne suis qu'un béotien qui découvre des horizons qui l'éblouissent, qui le fascinent, le bouleversent, l'enivrent et le stimulent.

La sophrologie analysante est une montagne gigantesque, une masse dressée vers les Cieux, au sommet de laquelle trône une lumière bienveillante qui m'aimante.

Je marche sur ses pentes, alourdi par mes propres fardeaux, j'ai conscience de l'immensité de la tâche, chacun de mes pas exige une énergie totale.   

Je ne sais pas si j'atteindrai un jour le sommet. Pour l'instant, les altitudes me dominent et pourtant je reste engagé dans le rythme obstiné de mes pas. Je n'ai aucunement la prétention de croire qu'un jour, je prendrai la tête de la cordée et encore moins que je parviendrai à cheminer tout seul sur les pentes. 

Je sais que je devrai à maintes reprises redescendre vers des camps intermédiaires pour reprendre des forces, récupérer, me contenter des altitudes atteintes et des horizons découverts, les laisser se diffuser en moi comme des sèves nourricières. 

Dans l'écrin de mon refuge, je sentirai dans mes fibres leurs cascades réjouissantes, le courant de leurs flots. J'attendrai patiemment que le calme revienne, que les connaissances m'appartiennent intégralement, que les doutes s'effacent et enfin, un matin, au lever du jour, je pourrai reprendre l'ascension. 

Ce sera long. Infiniment long. Mais je sais que le temps passé à se hisser nourrit les bonheurs à venir. Il serait dangereux d'être présomptueux, de se croire protégé, intouchable.

Brûler les étapes revient inévitablement à se consumer.

Et je ne veux pas finir en cendres. Seule la Mort s'en chargera.  

J'ai déjà connu des épreuves redoutables au coeur de ce groupe bienveillant. je me suis découvert, j'ai laissé tomber des carapaces archaïques, j'ai brisé l'écrin de ma solitude et de mes pudeurs, de mes secrets, j'ai posé sous les regards de mes partenaires d'ascension des masses invalidantes, des freins à mon ascension. J'ai senti combien mes peurs n'étaient que des enceintes, des geôles. 

Dans la voie vers le sommet, je suis un être fragile qui tente d'apprendre à poser ses pas. 

Ceux que j'aime m'encouragent aussi, ils m'accompagnent, ils me soutiennent.

La Princesse de mes jours est là. Jours et nuits, quelles que soient les distances, comme une Étoile dans les Cieux que je contemple. 

Je sais la chance que j'ai.

Aussi longue que soit cette montée vers les Cieux, vers ces horizons qui m'appellent et que je souhaite découvrir dans leur immensité, je sais que la patience, l'humilité et l'Amour de la Vie seront des sources vitales.

Je me réjouis déjà de l'altitude atteinte, aussi infime soit-elle, pour l'instant.

Je remercie tous les membres de la cordée, je remercie notre Guide, je remercie la beauté des horizons.  

La conscience et le cerveau

Par Le 09/10/2014

 

                                                                                                      Conscience et cerveauL’idée la plus répandue voudrait que les états de conscience associés à nos expériences de vie soient générés par le cerveau.

Il faut imaginer une machinerie créant un flux électrique. Quand la machine s’arrête, le flux s’éteint.

Ce serait donc à cause du fonctionnement de la machine que la conscience existe. Cause et conséquence.  

Mais rien ne vient m’expliquer la "raison" de cette machine… C’est là que se trouve le vide existentiel qui me préoccupe.

Il y a autre chose encore qui m’interroge.

J’ai repris depuis le mois de juin la totalité des textes personnels de mon blog. De nombreuses fois, j’ai été frappé par le fait que je n’avais aucun souvenir précis de ces réflexions et j’en arrivais même à me demander si c’était moi qui les avais écrites.

Je sais que très souvent, lorsque j’écris, je réponds à une « intuition », comme un parfum qui serait venu en moi, comme un flux électrique qui viendrait exciter mes synapses… Une fois l’exploration achevée, le courant s’éteint…

« Ça écrit en moi. »

Voilà l’impression qu’il m’en reste.

Et c’est maintenant que je relis tout ça que je m’aperçois que j’ai besoin d’un temps de réflexion pour comprendre pleinement ce que j’ai écrit… Stupéfiant…

 

La Conscience crée le cerveau.

Voilà l’idée qu’il me vient dès lors.

Je ne suis pas le concepteur de mes idées. Je suis un récepteur puis un transcripteur. Et le transcripteur, lui-même, aura besoin d’une certaine réflexion pour s’approprier ensuite ce qu’il aura reçu.

La preuve : Malgré les milliers d’heures que j’ai passés à explorer les strates de ma conscience, je ne parviens pas à maintenir en moi une conscience sereine au regard de mes émotions. Alors que je « sais » que toute la résolution de mes problèmes tient dans cette démarche…

Comme si tout cela ne m’appartenait pas.  

Cette phrase de Jarwal le lutin : « Tes souffrances prennent soin de toi… »

D’où me vient une telle idée ? Elle va totalement à l’encontre de la raison première…Les souffrances, on veut les éteindre.

Oui, évidemment, mais il s'agit de remonter à la source et non de les inonder. 

Dans quelle dimension suis-je projeté lorsque les mots me viennent ?

Cette impression extrêmement forte que je ne suis pas en moi ou que ce moi s’est intégralement ouvert à une conscience extérieure qui m’investit ou dans laquelle je plonge… Je ne sais pas.

Pourquoi est-ce que je me réveille parfois la nuit dans un état de conscience extrêmement lumineux, comme habité par un flux électrique et un ruissellement continu de mots ? J’ouvre les yeux et tout est là, dans une clarté que je suis incapable d’atteindre lorsque je le veux…J'allume l'ordinateur et j'écris ce qui se dit en moi. Récepteur et transcripteur.

C’est au-delà de moi.

Est-ce que l’Inconscient a ce pouvoir de discernement et de fluidité sémantique ? Est-ce que l’Inconscient écrit la nuit ?

 

Je suis convaincu aujourd’hui qu’il existe une Conscience, une Intelligence, une Raison et que, parfois, nous y avons accès.

Cette Conscience crée la matière susceptible de prendre conscience d’elle-même.

Nous sommes des turbines. Nous avons conscience de nous-mêmes en tant que machines vivantes.

Nous n’en sommes que là. C’est la suite de l’exploration qui est la plus flamboyante. Et je suis convaincu que tous les expérimentateurs d'expérience de conscience modifiée, qu'il s'agisse d'expérience de mort approchée ou d'états de transe chamaniques sont les éclaireurs d'une Terra Incognita qui se dévoile.  

Les causes, les conséquences et la Raison.

Par Le 09/10/2014

"Si tu ne comprends rien de tes souffrances, c'est que tu ne méritais pas qu'elles prennent soin de toi. "

Jarwal le lutin.

En quoi devrais-je me réjouir d'être mal, physiquement, moralement, existentiellement ?

Vers quoi ces épreuves pourraient-elles me mener ?

N'y a-t-il pas dans cette citation une complaisance envers les douleurs ? Comme une condamnation adorée, un goût morbide pour les tourments intérieurs ? 

Comment considérer que des souffrances puissent prendre soin de moi ? 

J'ai tourné la phrase dans ma tête, cette nuit. 

Et puis, soudainement, j'ai réalisé que c'est bien moi qui l'avais écrite...Aussi étrange que ça puisse paraître, l'idée ne m'était même pas venue...

Évidemment que les douleurs sont des tremplins vers la connaissance de Soi. Non pas une simple connaissance de son anatomie et l'identification des zones concernées mais bien entendu, une introspection nécessaire vers la Source du problème. 

J'en reviens à ces trois niveaux de conscience que j'essaie toujours d'explorer : la cause,les conséquences et puis la raison, l'intention, le chemin...

J'ai un problème existentiel intense, une situation très compliquée au regard de mon parcours professionnel et de celui à venir. Ce trouble constant a des effets destructeurs sur mon physique, comme un empoisonnement. 

Mais je sais que ce sont les émotions générées qui en sont responsables ou plus précisément, mon incapacité partielle à m'en extraire, cette propension à me laisser intoxiquer par mes errances... Je ne suis la victime que de moi-même. La situation, elle-même, n'est qu'une proposition de croissance, pas une condamnation.

Je connais donc les causes et les conséquences du problème. Mais je suis convaincu depuis bien longtemps déjà qu'il existe un niveau supérieur, un palier à franchir, un territoire à explorer : celui de la Raison.

Non pas la raison dans son sens cartésien mais dans une dimension spirituelle. Au-delà de l'humain. 

Je sais que je dois apprendre encore à gérer mes émotions. C'est un niveau de conscience, un horizon à atteindre. 

Si je me contentais par exemple de demander des anti-inflammatoires à mon médecin, des anti-dépresseurs, des anxiolytiques, des somnifères et autres friandises, je ne serais que le dealer de mes propres errances. J'ai mal au dos parce que j'ai une excroissance osseuse qui pousse au niveau de mes hernies discales. Ma vésicule biliaire est totalement inopérante, remplie de cailloux gros comme des petits pois, tous susceptibles un jour de s'enfiler dans un tuyau et de me conduire aux urgences... J'ai des migraines ophtalmiques qui réduisent mon champ de vision par des vagues, des barres et des flashs incontrôlables... J'entends parfois les voix comme si j'étais dans une pièce insonorisée, un champ de coton...

Je pourrais m'arrêter à cet état des lieux... J'ai identifié des causes et des conséquences mais c'est bien évidemment totalement insuffisant. 

Il reste à en extraire la Raison. Non pas dans le cadre médical mais bien dans la dimension spirituelle. 

Et c'est là que la phrase de Jarwal le lutin prend tout son sens...

Il s'agit bien de comprendre et plus ce temps de compréhension durera, plus le déni de la Raison sera maintenu, plus les souffrances continueront à s'étendre. Elles ne sont là que pour nous élever vers la conscience. Elles prennent soin de nous. Dans une démarche qui pourrait être perçue comme un drame alors qu'il s'agit profondément d'une opportunité de croissance... Mais le regard posé par le mental est infiniment réducteur. 

"J'en ai assez d'avoir mal, je vais prendre un cachet..."

"Il faut que je trouve quelqu'un qui me soigne..."

Il n'est pas question de s'obstiner à vouloir guérir tout seul, ça serait absurde. Il est des situations qui nous échappent. Si je me casse une jambe au ski, je ne vais pas essayer de rentrer chez moi pour comprendre ce qui m'est arrivé... Il ne s'agit pas de renier la médecine et de rejeter ses bienfaits.

Il s'agit de comprendre lorsque la situation le permet. 

C'est en cela que les souffrances prennent soin de nous. Elles viennent briser les enceintes, elles viennent déchirer les paravents. 

Il ne s'agit pas d'une condamnation mais bien d'une possibilité de croissance. 

Il faut aller vers la Raison, l'intention, l'horizon spirituel. 

Il y a quelques jours, je faisais part à Hélène d'une interrogation qui me poursuit : Quelle est la Raison divine à l'existence de l'Humain ? 

Au regard de son évolution, quelle est l'intention de l'énergie créatrice ? Comment se satisfaire des errances de cette Humanité si on considère que rien n'est laissé au hasard ? 

Elle ne m'a pas donné de réponse. Elle m'a juste dit de continuer à chercher. 

Je pense au final qu'il s'agit justement pour l'Homme d'identifier les causes, les conséquences et la Raison. Et que pour l'instant, il n'a pas encore exploré sa propre dimension. Il est bien trop tôt par conséquent pour espérer le voir réfléchir au pourquoi de notre présence dans l'Univers...

Mais l'Humanité ne pourra y échapper. Ce chemin de la Raison est le seul qui puisse lui permettre de perdurer. 

Et tout ça résulte d'une phrase de Jarwal le lutin...

Sacré petit bonhomme...

Effets secondaires

Par Le 05/10/2014

La colère

La tristesse

La culpabilité

Mon corps est une alerte.

Les émotions qui me rongent se sont matérialisées.

Une excroissance osseuse sur une vertèbre, comme un noeud de douleurs.

Une vésicule biliaire remplie de cailloux, une plage de galets...

Le radiologue a appelé ses collègues...

Je suis une nouvelle fois une énigme médicale.

"C'est impossible d'avoir une vésicule dans un tel état et je ne comprends rien à cette excroissance osseuse. Je n'ai jamais vu ça..."

Des migraines ophtalmiques, des bandes qui ondulent devant mes yeux, des flash qui me donnent la nausée.

J'entends parfois les voix des gens comme si j'étais au fond d'une piscine.

Une sciatique qui s'est réveillée comme un trajet électrique qui me foudroie.

Mon corps est une alerte.

Je sais ce que je dois faire.

Toutes mes luttes, toute ma rage, ces colères, cette honte d'avoir abandonné mes élèves, cette tristesse devant l'agonie provoquée de l'école que j'aimais, comme un être adoré que je vois mourir...

Je n'y peux plus rien et si je persiste à me battre, je me condamne.

Mon corps me le dit puisque mon mental s'obstine.

Fini. 

Je me suis retiré de tous les groupes qui combattent cette Réforme.

Je ne lis plus rien.

Je ne dois plus rien voir, plus rien écouter, je ne dois plus me lever le matin pour prolonger le combat mais uniquement pour aimer la Vie.

Et l'existence à laquelle je me suis identifié n'a rien à voir avec la Vie. 

 

Je suis donc retourné voir Hélène. Elle m'a sauvé la vie il y a huit ans déjà.

"Thierry, pourquoi ne t'accordes-tu pas le droit de t'aimer?

Pourquoi ne t'accordes-tu pas le droit d'être fier de tout ce que tu as fait pour les enfants ?

Pourquoi est-ce que tu penses que tout s'écroule dès lors que tu ne remplis plus cette mission d'accompagner les enfants ?

Pourquoi ne comprends-tu pas que tu peux désormais oeuvrer autrement, dans un autre accompagnement, dans une liberté beaucoup plus grande ?

Pourquoi veux-tu mourir de dépit en combattant une entité gouvernementale qui finira immanquablement par t'écraser ?

Tu épuises l'énergie que la Vie t'a confié et elle ne le mérite pas.

Pourquoi est-ce que tu regardes ce que que tu ne peux plus donner jusqu'à en oublier ce que la Vie te propose de saisir maintenant ?

Pourquoi restes-tu ancré sur ce passé ? Cherche en toi les raisons de ce déni de l'instant. De quoi as-tu peur, pourquoi as-tu peur, en quoi cette peur est-elle utile ? 

Des heures à parler, à explorer l'intime, tout ce que la Vie a de plus profond, toutes les raisons cachées, toutes les explications à saisir, dans la lucidité. Se nettoyer des émotions versatiles, des colères invalidantes et des culpabilités égotiques...

Des heures entre les mains d'Hélène, transfert d'énergie, des massages si étranges que j'en finis toujours par ne plus sentir ses mains sur moi mais des flux de vie qui ruissellent et nourrissent mes fibres jusqu'au plus profond des particules.

Des retrouvailles avec cet instant de rupture, il y a huit ans déjà...


Hélène.


J'étais un autre, j'étais celui qui n'avait pas franchi ce seuil de l'ineffable. 

Cette impression désormais d'avoir sali cet horizon. 

Je dois me sauver. Comme un hommage aussi à ce que la Vie m'a montré.

Retrouver en moi cet Amour qui m'a sauvé, apprendre à le diffuser, dans un espace qui m'appartiendra totalement, libéré des entraves gouvernementales puisque cet État ne me permet plus d'exprimer cet Amour...

Je sais que je peux Aimer encore. Dans un autre lieu, dans une dimension plus libre et plus sereine.

Et puisque la Vie m'aura entraîné dans des voies difficiles pour briser en moi mes peurs et mes blocages, je sais que je peux la bénir au regard de ce qu'elle m'aura appris et qui me servira le jour où je deviendrai thérapeute...

"La maison d'hôtes"

Par Le 30/09/2014

Rûmi : La Maison d’hôtes

"L’être humain est un lieu d’accueil,
Chaque matin un nouvel arrivant.

Une joie, une déprime, une bassesse,
Une prise de conscience momentanée arrivent
Tel un visiteur inattendu.

Accueille-les, divertis-les tous
Même s’il s’agit d’une foule de regrets
Qui d’un seul coup balaye ta maison
Et la vide de tous ses biens.

Chaque hôte, quel qu’il soit, traite-le avec respect,
Peut-être te prépare-t-il
A de nouveaux ravissements.

Les noires pensées, la honte, la malveillance
Rencontre-les à la porte en riant
Et invite-les à entrer.

Sois reconnaissant envers celui qui arrive
Quel qu’il soit,
Car chacun est envoyé comme un guide de l’au-delà."

La vie silencieuse

Par Le 26/09/2014

"Le monde des hommes a oublié les joies du silence et la paix de la solitude qui sont, dans une certaine mesure, nécessaires à la plénitude de la vie. Si tous les hommes ne sont pas appelés à devenir ermites, tous ont besoin d’assez de silence et de solitude pour permettre à la voix intérieure secrète de leur être véritable de se faire entendre, au moins de temps en temps. Et lorsque cette voix n’est pas entendue, lorsque l’homme ne peut arriver à la paix spirituelle qui vient d’une union totale avec son être vrai, sa vie est toujours malheureuse et épuisante.

Car il ne peut vivre longtemps heureux s’il n’est en contact avec les sources de vie spirituelle cachées au fond de son âme. S’il est constamment exilé de chez lui, dans l’impossibilité de retrouver sa propre solitude spirituelle, il cesse d’être une personne. Il ne vit plus en être humain. Ce n’est même plus un animal sain. Il devient une sorte d’automate, fonctionnant sans joie parce qu’il a perdu toute spontanéité. Il n’est plus mû de l’intérieur, mais seulement de l’extérieur de lui-même. Ce n’est plus lui, ce sont les autres qui décident pour lui. Au lieu que ce soit lui qui agisse sur le monde extérieur, c’est le monde extérieur qui agit sur lui. Il avance dans la vie par une suite de collisions avec les forces du dehors. Sa vie n’est plus celle d’un être humain, mais celle d’une boule de billard sensible, d’un être sans but et sans aucune réponse vraiment valide à la réalité."
Thomas Merton « La vie silencieuse » p 174, 175. Ed du Seuil, la vigne du carmel

De l'usage du désordre...

Par Le 25/09/2014

"Les Lumières, c'est la sortie de l'homme hors de l'état de tutelle dont il est lui-même responsable. L'état de tutelle est l'incapacité à se servir de son entendement sans la conduite d'un autre. On est soi-même responsable de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l'entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s'en servir sans la conduite d'un autre...Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières. Paresse et lâcheté sont les causes qui font qu'un si grand nombre d'hommes, après que la nature les eut affranchis depuis longtemps d'une conduite étrangère, restent cependant volontiers toute leur vie dans un état de tutelle, et qui font qu'il est si facile à d'autres de se poser comme leurs tuteurs. Il est si commode d'être sous tutelle. Si j'ai un livre qui a de l'entendement à ma place, un directeur de conscience qui  a de la conscience  à ma place, un médecin qui juge à ma place de mon régime alimentaire, alors je n'ai pas à fournir moi-même d'efforts."

KANT

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La problématique posée par ce texte concerne la situation des hommes lorsque celle-ci ressemble davantage à une soumission passive qu'à une liberté issue de leur entendement. Kant considère en plus que les hommes sont responsables de cette situation et que cette "mise sous tutelle" est la conséquence de leur incapacité à user de leur "entendement" mais plus encore de la conséquence de leur "lâcheté". Il semblerait selon ce texte que les hommes ne sont pas asservis par la force d'une puissance étrangère mais, à l'origine, en raison de leur propre abandon, de leur "paresse."

On peut s'interroger sur cette situation de soumission. Est-elle réelle ? Concerne-t-elle tous les individus ? Existe-t-il une responsabilité de la part des victimes elles-mêmes ?

L'auteur ne laisse aucun doute sur son jugement. Pour lui, il n'y a aucune interrogation mais un état de fait général, universel. Le ton cynique, sarcastique est destiné à montrer de façon crue et détestable cette propension des hommes à se vautrer dans la bassesse. Le fait d'opposer des termes aussi forts que "paresse" et "courage" est révélateur.

Kant parle de courage car il est indéniable pour lui que cette situation réclame une prise de position pleine et entière, non seulement une prise de conscience mais un engagement à travers des actes. Puisque l'homme est "responsable" de cette soumission passive, il doit par-delà son entendement initial être responsable de sa révolte. L'entendement n'est pas suffisant. Il n'est qu'une étape intellectuelle. La cause ne vient pas d'une insuffisance de l'entendement mais à une insuffisance de la résolution qui devrait en résulter.

Les hommes délèguent leurs décisions et leurs actes à d'autres hommes qui leur paraissent plus aptes à les guider et à les prendre en charge. Ce raisonnement, car il s'agit bien d'un raisonnement, aussi primaire soit-il,  est à la source de la soumission et du pouvoir.

Même si je ne sais pas soigner une dent cariée et que je me dois m'en remettre au dentiste, je peux assumer l'entretien de mes dents et veiller à la qualité des aliments que je consomme. Le fait de m'en remettre selon les situations à des gens plus performants que moi dans certains domaines ne signifie pas pour autant que ce choix doit s'étendre à l'ensemble de mon existence et surtout pas aux domaines existentiels.

C'est là qu'il faut rester vigilant pour ne pas sombrer dans une complaisance assassine envers cette paresse et cette lâcheté.

Il y a dans "Le Bon, la Brute et le Truand" une réplique culte.

"Le monde se partage en deux catégories. Il y a ceux qui ont une arme et il y a ceux qui creusent. Toi, tu creuses. "

Selon Kant, on peut rajouter que ceux qui possèdent une arme et donc le pouvoir en disposent parce que ceux qui creusent les ont autorisés par leur soumission originelle à user d'une arme.

Si on prolonge la réflexion, les dictateurs ne sont pas des hommes plus puissants mais simplement des hommes qui ont saisi l'opportunité que la masse leur offrait. C'est la masse par son comportement lâche et servile qui donne le pouvoir aux dictateurs. Il n'est pas permis de critiquer les dictateurs avant même d'avoir pris conscience de ce comportement. La seule solution pour s'extraire de ce rapport de faible à fort, est d'avoir le courage de se servir de son propre entendement et non de se contenter d'un entendement servile. Il ne suffit pas d'analyser une situation. Il faut œuvrer à son évolution. 

Ce texte issu de l'époque des Lumières correspond au mouvement actuel des "Indignés". Ce mouvement n'attend pas des gouvernants des solutions miracles. Ils les proposent. Leur entendement et leur analyse de la situation les conduisent à entrer en résistance. Ils agissent. L'asservissement est généré aussi par le silence. Pour combattre, il faut d'abord saisir l'ensemble de ses insuffisances.

Une autre question surgit dès lors. Pourquoi les hommes en sont-ils arrivés là ? Est-ce un état naturel dont se servent les Puissants?  Mais dans ce cas-là, pourquoi les Puissants n'en sont-ils pas eux aussi les victimes ? Comment sont-ils devenus Puissants si cet état de laxisme existentiel est un état naturel ? Les Puissants sont bien pourtant des hommes.

La problématique ainsi posée met en évidence la part sociale de l'homme. Son statut de citoyen, c'est à dire un individu inséré dans un microcosme relationnel. Les Puissants œuvrent à la pérennité de leur statut. Par héritage bien entendu mais bien plus encore par l'éducation. De la même façon, les asservis sont conditionnés à une existence soumise. Les Puissants se chargeront de les y maintenir par d'habiles subterfuges et en se servant de la paresse et de la lâcheté de la masse.

Il n'y a rien de naturel. Tout est éducatif. Certains vont naître avec une cuillère d'argent dans la bouche mais l'environnement va se charger de leur apprendre à s'en servir. Les asservis se contenteront de les envier et de geindre. 

Les Philosophes des Lumières ont mis en avant le droit des hommes à être responsables lorsque ce droit finissait par apparaître comme insaisissable.

 

Jean Jacques Rousseau disait « qu’on perd dans l’asservissement jusqu’au désir d’en sortir. »

  L’asservissement corrompt les âmes, contraintes à de multiples compromissions pour subvenir à l’essentiel. Toute l’énergie des individus s’y perd. La peur de la perte des biens vitaux devient générale et les individus en viennent à percevoir la masse environnante comme l’adversaire à combattre. Les Puissants entretiennent cette peur et l’amplifient si nécessaire. Elle sert leurs intérêts. Lorsque la contestation des uns finit par gêner les autres, les Puissants interviennent et deviennent dès lors des Sauveurs… C’est en cela que les Puissants aiment que des désordres surviennent et s’il n’y en a pas en cours, ils se débrouillent pour en créer…

L’entendement devient dès lors la source des actes. Il faut parvenir à cet état d’observation macroscopique, une élévation au-dessus de la masse pour prendre conscience des entrelacs instaurés par la matrice, cette entité constituée par des individus anonymes, travaillant dans les palais. Une fois cette observation validée, chaque individu ayant effectué sa propre analyse et pris conscience de l’émergence d’une pensée commune, les individus éveillés peuvent entamer une tâche évolutionniste. Il ne s’agit pas de chercher des guides mais de favoriser par un travail intérieur son propre éclairage au risque d’être éblouis et par conséquent manipulés par les tenants des lampions…

Les Philosophes des Lumières prônaient la raison comme étendard. Il faut y adjoindre le courage.

Il reste ensuite à ne pas tomber dans l’euphorie magnifiée par des individus avides qui cherchent à se présenter comme les nouveaux Guides. Combien de Révolutions portées par les peuples et tombées aux mains des Puissants ?

La France en est un "bel" exemple.     

Que reste-t-il de cet héritage ? Une démocratie ? Où ça ?

Public/Privé

Par Le 25/09/2014

J'ai mis en place une "ALERTE" sur google pour recevoir les articles sur la Réforme. Entre cinq et dix articles par jour...Après quatre semaines de classe...Déçu

Des enfants épuisés.

Des enseignants au bord de la crise de nerfs. Burn out en formation serrée.

Des communes étranglées financièrement.

Un recrutement d'animateurs totalement chaotique.

Des départs dans le Privé. C'était inévitable et ça fait partie du projet. (chut, "devoir de réserve qu'elle a dit la Dame)

Je n'en tire aucune satisfaction mais tout ce que j'écris ici depuis un an se confirme.

Il ne reste plus qu'un pédophile entre dans les classes sous couvert "d'animations" ou qu'un enfant échappe à la surveillance des animateurs et se fasse tuer sur la route...


Merris : des parents d’élèves opposés à la réforme scolaire, craignent une fuite dans le privé, l’inspectrice tente de rassurer

Trois enfants de Merris ont quitté l’école du village pour un établissement privé. Des parents, opposés à cette réforme, sont en colère. Hier soir (mardi), une réunion en présence de l’inspectrice de la circonscription, était organisée afin de tenter d’apaiser la situation.

À Merris, la réforme des rythmes scolaires bouleverse le train-train quotidien du village de 1 000habitants. Depuis la rentrée, l’absentéisme dépasse les 50 % le mercredi matin. Un mouvement lancé par des parents d’élèves particulièrement remontés.

Pour tenter d’apaiser la situation, Mireille Derville, inspectrice de la circonscription de Bailleul, a organisé une rencontre en présence d’élus et des enseignants, hier. Elle va débattre avec les parents des communes « où il faut retrouver une sérénité de travail », explique-t-elle.

Dans la salle des fêtes du village, des parents abordent très vite le sujet qui les inquiète : la fuite dans le privé. « Une famille a retiré ses trois enfants pour aller dans le privé », lance une maman. Un départ qui pourrait faire boule de neige ? Un papa imagine ce scénario catastrophe mais « espère se tromper ».

Mireille Derville est plus optimiste. « Je n’ai aucun basculement d’effectif sur les communes où il pourrait y avoir une concurrence public/privé, annonce-t-elle. J’espère bien qu’avec la qualité de l’enseignement, ce ne sera qu’une seule famille. » Face aux parents opposés à la réforme, l’inspectrice tente de mettre en avant ses avantages. « Les TAP sont une autre façon de voir les enfants », appuie une enseignante.

Les parents mécontents mettent un point d’honneur à préciser qu’ils ne sont pas « contre l’application de la réforme à Merris » mais « contre la réforme ». Le débat devient vite impossible. La raison ? Il dépasse le cadre du village. Quand une maman demande à Mireille Derville si elle trouve normal que le privé n’est pas obligé d’appliquer la réforme, l’inspectrice explique « qu’elle a un devoir de réserve ».

L’ancienne enseignante explique qu’elle jouera le rôle de « messagère » mais qu’elle ne peut évidemment pas empêcher la mise en place de la réforme dans le village rebelle : « La casquette qui est la mienne ne me donne pas la possibilité de dire À Merris, on ne la mettra pas en œuvre », précise-t-elle.

Les parents en ont conscience. Mais veulent surtout se faire entendre. « On espère qu’une goutte d’eau plus une goutte d’eau plus une goutte d’eau pourront faire bouger les choses », confie un membre du collectif, qui regroupe une vingtaine de parents.

Yves Delfolie n’exclut pas de nouveaux changements

Le maire de Merris a glissé lors de la réunion que des changements étaient encore envisageables. Il propose, « en milieu d’année », un nouveau sondage avec cette question : « On travaille le mercredi ou le samedi ? »

Fin du boycott mais pas du mouvement

Depuis la rentrée, à Merris, plus de 50 % des parents boycottaient le mercredi matin. Ce mercredi, les enfants ont repris le chemin de l’école, comme cela avait été prévu. « On avait dit qu’on boycotterait les trois premiers mercredis », explique un membre du collectif. Ce qui ne veut pas dire que la mobilisation est terminée. Une nouvelle action pourrait être mise en place avant les vacances de Noël.

Mardi soir, lors de la réunion, l’inspectrice a insisté pour que le mercredi ne soit plus boycotté. « Je le dis de la façon la plus professionnelle : demain, il est important qu’ils soient à l’école. » Un message qu’a aussi fait passer Yves Delfolie, maire. « Soyez raisonnables, a lancé le maire. Le décret a été voté, il faut l’appliquer. »

Région > Hazebrouck et ses environs > Merris

Mireille Derville, inspectrice, a tenté de rassurer les parents.

Publié le 24/09/2014

SIMON CAENEN

http://www.lavoixdunord.fr/region/merris-des-parents-d-eleves-opposes-a-la-reforme-ia18b47657n2397136

Un commentaire d'une maman : "C'était prévisible. Dans l'école privée à 15 km de chez moi, il y a déjà une liste d'attente longue comme le bras  ( 100 demandes pour info )"

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