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  • Liberté et responsabilité

     

     

    « Là liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». 

    "Formule exécrable en ce qu’elle place la liberté dans une logique de la concurrence alors que la liberté ne peut être véritablement comprise que dans une logique de solidarité." Christian GODIN (Au fil de la philosophie)

     

    Je mets de côté toute la problématique liée au fait que nous sommes des êtres "déterminés", que cette fameuse liberté n'est qu'une illusion et que cette liberté ne peut s'acquérir entièrement qu'au regard du travail intérieur qui consiste à identifier tout ce qui agit en nous. Je suis juste libre d'identifier l'étendue de ma geôle avant de tenter d'y creuser des ouvertures.

    Ce qui m'intéresse ici, c'est de reprendre une phrase souvent entendue chez les individus qui réclament le droit de manger des animaux (et donc de valider leur souffrance), de prendre l'avion comme bon leur semble, de partir en croisière, de consommer à outrance, bref, de se lover confortablement dans le déni d'une situation planétaire qui relève de la destruction. 

    Cette liberté d'agir comme bon leur semble porte atteinte à ma liberté de vivre dans un monde préservé, autant que faire se peut. Et se pose dès lors ce problème de la responsabilité et de la solidarité. 

    Si je rejette cette responsabilité qui consiste à participer à des phénomènes mortifères, c'est donc que j'ai décidé de ne pas me montrer solidaire envers mes condisciples et encore moins envers les générations futures. 

    Bien entendu, les cas de conscience peuvent révéler une situation très complexe. Le cas présenté par Sartre est très représentatif : un jeune homme qui se demande s'il doit s'engager dans la Résistance ou rester auprès de sa mère dépendante. 

    La réponse est que nous sommes "condamnés" à prendre une décision, condamnés dans le sens où les conséquences ne peuvent se poser simplement du côté du bien ou du mal mais se combinent, s'entremêlent et génèrent une crise qui n'a pas de solution. Il n'y a pas de juste milieu. 

    Dans le cas d'un positionnement envers l'état de la planète, il ne s'agit pas de se heurter à un dilemme insoluble : ne pas manger d'animaux, ne pas prendre l'avion pour du tourisme, ne pas partir en croisière, ne pas consommer à outrance, ce sont des décisions qui ne mettent aucunement en péril notre intégrité physique ou celle d'autrui. Ces décisions ne nous privent pas de notre liberté puisque ce choix est libre. Personne ne peut me contraindre à ne pas manger d'animaux etc... Cette décision relève de ma liberté et cette liberté que je m'octroie prend forme parce que je décide de me montrer responsable et solidaire. 

    Le repli sur soi dans une "liberté égoïste" (Lévinas) doit être contrée par la responsabilité envers autrui. 

    Par conséquent, les individus qui viendraient me reprocher mon "intransigeance" en m'accusant de porter atteinte à leur liberté, je suis en droit de leur répondre que leur liberté individuelle participe à la condamnation de tous à en subir les effets. 

    Le problème actuel, c'est qu'il y a beaucoup plus d'individus prônant l'entière liberté que d'individus oeuvrant à établir une responsabilité inconditionnelle.

    "Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité. Etre libre, rien n'est plus grave. La liberté est pesante et toutes les chaînes qu'elle ôte au corps, elle les ajoute à la conscience." Victor HUGO

     

  • Les seniors en croisière

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    Bon, inutile que je précise ce que je pense de ces gens-là, tout comme ceux qui prennent l'avion pour aller prendre le soleil ou voir la "belle nature préservée". Intéressant de voir l'âge habituel de ces personnes qui aiment les croisières : des retraités pour la majorité. C'est à dire ceux et celles qui ont participé au désastre autant que possible et qui continueront jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus. Les "après moi le déluge". Le plus sidérant, c'est de penser qu'ils sont sans doute, en grande partie, grands-parents. L'égoïsme total.

     

    Au salon mondial du tourisme de Paris, les stands des croisières ne désemplissent pas, signe d'un intérêt grandissant des Français à la fois pour les petits bateaux en mode expédition polaire ou les mastodontes en Méditerranée.

    "Je vous ai déjà vues l'année dernière!", lance une commerciale à deux clientes sur le stand Grands Espaces qui propose des croisières d'expédition dans les régions polaires lors de ce salon qui s'est ouvert jeudi et ferme ses portes dimanche.

    Marie-Dominique du Fontenioux, 73 ans et Laurence Bolloré Bourdin, 71 ans sont déjà parties avec cette compagnie l'année dernière à Spitzberg, en mer du Groenland. "Pour la nature et les animaux, il y a des oiseaux à foison", se souvient Marie-Dominique du Fontenioux.

    Les croisières plutôt qu'une destination fixe car "on est attachées à la mer", assure son amie Laurence Bolloré Bourdin.

    Les deux bretonnes se sont offert aussi en novembre dernier trois semaines sur un bateau Costa, direction les Antilles depuis Marseille. Un voyage bien différent des bateaux d'expédition polaire qui ne comptent que quelques dizaines de voyageurs.

    "Je voulais du soleil pas cher", lance Marie-Dominique qui en est à sa troisième croisière alors que son amie en compte "une dizaine".

    Selon Cruise Lines International Association (CLIA), la principale voix de la communauté mondiale du secteur des croisières qui doit publier dans les semaines à venir les chiffres pour 2024, le nombre de Français ayant voyagé en croisière sur les trois premiers trimestres de 2024 est en hausse de 1% à 388.000.

    C'est toutefois encore loin derrière les Allemands (1,9 million) et les Britanniques et Irlandais (1,8 million).

    "La croisière est encore un marché relativement récent en France, avec une croissance significative observée depuis un peu plus de 15 ans", explique à l'AFP Leonardo Massa, vice-président Europe du sud de la division croisière du groupe MSC.

    - "Effet wahou"-

    Sur le stand de CroisiEurope, autre opérateur, l'animatrice confirme à l'AFP "un engouement constant" pour les croisières sur les 50 bateaux du groupe qui naviguent en Europe, sur le Mékong et en Afrique.

    Des visiteurs s'informent sur les croisières au stand de CroisiEurope lors du Salon mondial du tourisme à Paris, le 13 mars 2025 ( AFP / Ludovic MARIN )

    Des visiteurs s'informent sur les croisières au stand de CroisiEurope lors du Salon mondial du tourisme à Paris, le 13 mars 2025 ( AFP / Ludovic MARIN )

    L'entreprise basée à Strasbourg transporte essentiellement des jeunes retraités mais aussi des familles pour les destinations telles que l'Espagne, le Portugal, l'Italie.

    "Ce qui plaît au Français dans les croisières, c'est la qualité du service, le côté +tout compris+", explique à l'AFP Didier Arino, qui dirige le cabinet Protourisme.

    Sur les grands bateaux aux milliers de cabines, souvent cibles de critiques pour leur impact environnemental, il y a "l'abondance d'activités, de nourriture, de spectacles, de boutiques", ajoute-t-il estimant que les Français aiment "l'effet +wahou+, le gigantisme".

    Qu'il s'agisse des croisières sur les énormes bateaux ou plus intimistes de découverte et d'aventure, les vacanciers veulent "sortir du quotidien et s'offrir des souvenirs", estime M. Arino.

    Anne Gayot, 64 ans, se renseigne quant à elle pour sa première croisière qu'elle souhaite faire en Norvège. "Je fuis le tourisme de masse", explique-t-elle à l'AFP, donc pas question de choisir un gros bateau et une destination soleil. Habituée des randonnées, elle voyage seule cette fois et a choisi la croisière vers une destination "pas encore trop connue".

    Quant au climat, Didier Arino estime "que cela peut refroidir une partie de la clientèle qui se sent coupable surtout dans des villes comme Marseille".

    Des ONG avaient d'ailleurs bloqué en septembre dernier l'arrivée de bateaux dans la ville pour dénoncer la pollution causée par ces navires.

    Ces dernières années, Venise ou Amsterdam ont interdit leur centre-ville aux géants des mers.

    "C'est pour cela que les armateurs développent des bateaux moins polluants", selon M. Arino. Et "il y a aussi un travail à faire sur l'électrification des ports" qui leur permet de couper le moteur à quai, poursuit-il.

    Mais "c'est comme pour l'avion, les gens disent que c'est polluant mais le prennent quand même", résume-t-il.

  • L'effet global

     

    Atmosphere terrestre

    J'avais déjà lu des écrits sur cet "effet global", vécu par certains astronautes. Mais sans même quitter la planète, dépasser la fine "coquille" atmosphérique, ces témoignages de connexion ultime existent depuis bien longtemps. Le problème, c'est que pour y parvenir, le cheminement n'est pas celui suivi par les millions ou milliards d'individus dont le souci premier est celui mentionné par l'article : économie, société, planète. ce que j'écris dans la dystopie en cours, c'est justement l'effondrement de ce système et par conséquent, la possibilité pour les survivants de découvrir l'autre voie : planète, société, économie. Si nous ne le décidons pas volontairement, les limites planétaires s'en chargeront.

     

    Dans chacun de mes romans publiés, j'ai toujours tenté d'exprimer cet état.

    Jarwal le Lutin : de la réalité au Réel

    LE DÉSERT DES BARBARES : La conscience de la nature

     

    Hans Mues

     

     

     

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    EFFET GÉNÉRAL

     

    Ron Garan, un ancien astronaute de la NASA, a passé 178 jours dans l'espace et a accumulé plus de 114 millions de kilomètres en parcourant 2 842 orbites autour de la Terre. Votre voyage n'a cependant pas été seulement sur des chiffres impressionnants. 

    Au cours d'un de ces voyages, il a vécu quelque chose que peu d'humains n'ont jamais connu : ce qu'on appelle l'effet global, un phénomène qui transforme notre façon de voir notre planète.

    L'effet général est un choc de réalité commune entre astronautes. En regardant la Terre depuis l'espace, ils se rendent compte viscéralement que la planète est un système unique, fragile et interconnecté. Pour Garan, l'expérience a été si remarquable qu'il la décrit comme un « grand réveil ». Lors d'une interview avec le site Big Think, il a révélé : « Certaines choses deviennent indéniablement claires quand vous êtes là-haut. "

    De sa fenêtre sur la Station spatiale internationale, Garan a été témoin de phénomènes naturels impressionnants : des tempêtes éclairs ressemblant à des éclats paparazzi, des aurores boréales dansant comme des rideaux brillants, et l'atmosphère terrestre si mince que vous pouviez « presque la toucher de vos mains. "Mais c'était la délicatesse de cette cape qui l'a marqué. « J'ai réalisé que tout ce qui soutient la vie sur terre dépend d'une couche fragile, presque comme du papier », a-t-il expliqué.

    L'atmosphère, avec ses quelques kilomètres d'épaisseur, protège toutes les formes de vie des conditions hostiles de l'espace. Pour Garan, cette vision a mis en évidence un paradoxe : alors que la biosphère est vibrante et pleine de vie, les systèmes humains traitent la planète comme une « subvention à l'économie mondiale. En d'autres termes, nous donnons la priorité à la croissance économique au détriment des systèmes naturels qui nous soutiennent. « Nous vivons un mensonge », a-t-il déclaré.

    L'astronaute a également souligné comment des problèmes tels que le réchauffement climatique, la déforestation et la perte de biodiversité sont traités comme des problèmes isolés alors qu'ils sont en fait les symptômes d'un problème plus important : la déconnexion humaine avec la planète. "Depuis l'espace, il est clair que nous ne nous voyons pas comme faisant partie d'un tout. « Tant que nous ne changeons pas cette mentalité, nous continuerons à être en crise », a-t-il dit.

    La solution, selon Garan, est un changement radical de priorités. Au lieu de penser « économie, société, planète », nous devrions inverser l'ordre : « planète, société, économie ». Ce simple échange reflète la nécessité de placer la santé environnementale comme base de toutes les autres décisions. « C'est la seule façon d'évoluer vraiment », a-t-il argumenté.

    Un autre point crucial est l'indépendance. Garan a comparé l'effet global à "une lampe éclair" – une révélation sur la façon dont chaque action humaine, aussi petite qu'elle puisse paraître, affecte l'équilibre mondial. « Nous n'aurons pas de paix sur terre tant que nous n'aurons pas reconnu que tout est interconnecté », a-t-il déclaré.

    Depuis son retour sur Terre, Garan s'est consacré à des projets qui favorisent la durabilité et la coopération mondiale. Son message est clair : nous devons de toute urgence repenser notre place dans le monde.

    Avez-vous déjà imaginé ce que ça serait de voir la Terre sous cette perspective ? Même si cela n'arrive pas, la vision de Garan nous rappelle que chaque choix – de la consommation d'énergie à l'utilisation des ressources – est un pas vers la préservation (ou la destruction) de cette délicate « coquille » que nous appelons notre maison.

  • En soins palliatifs

    Voilà l'expression qui m'est venue lorsque j'ai entendu parler du plan du gouvernement présenté par la ministre de l'écologie. Je ne dis pas que les mesures annoncées sont inutiles, bien que très insuffisantes mais elles valident surtout l'idée que le gouvernement, comme ceux de tous les pays industrialisés, ont acté le fait que nous n'échapperons pas à une hausse importante des températures.

    "Ce plan doit préparer la France à vivre dans un monde à +4°C d'ici 2100 afin de protéger la population." 

    A + 4 degrés, on ne protège plus personne, on compte les morts.

    Ce qui signifie une hausse de plus ou moins 2 degrés dans 25 ans, à quelques années près. Ce qui me sidère, c'est qu'il n'est jamais question de décroissance. Tous les gouvernements rêvent de croissance pour éponger des dettes astronomiques et tous les grands groupes pétroliers investissent par milliards dans la quête effrénée de pétrole. Et l'UE prévoit de débloquer 800 milliards pour l'armement. Et la France est censée organiser en 2030 des JO d'hiver "écologiques".

    Bon, c'est clair. On est entré dans la phase des soins palliatifs. On ne sauvera pas le malade. La fièvre continuera à grimper. Et ça n'est pas la prochaine COP ou autres grandes messes sous l'emprise des lobbies qui y changeront quelque chose ni les plans successifs de "transition écologique". Tous ceux qui s'intéressent au problème savent pertinemment que nos modèles de sociétés consuméristes ne sont plus viables. 

     

    Crise climatique : le gouvernement livre son Plan national d'adaptation et laisse les associations sceptiques

     

    La version finale, présentée lundi, comporte quelques nuances par rapport à la première mouture dévoilée à l'automne. Ce troisième plan met l'accent sur la mise en œuvre d'une cinquantaine de mesures au niveau local, d'ores et déjà jugées insuffisantes par certains experts du climat.

    Article rédigé par Louis San

    France Télévisions

    Publié le 10/03/2025 18:31

    Temps de lecture : 5min La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 12 février 2025. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

    La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, à l'Assemblée nationale, à Paris, le 12 février 2025. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

    La copie a été revue. Avec plus d'un an de retard, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a présenté, lundi 10 mars, la version finale de la troisième édition du Plan national d'adaptation au changement climatique (Pnacc). Ce plan doit préparer la France à vivre dans un monde à +4°C d'ici 2100 afin de protéger la population.

    Cette nouvelle mouture du Pnacc a été légèrement modifiée par rapport à la première, dévoilée en octobre 2024. Le ministère a souligné qu'elle était le fruit de plusieurs mois de concertation avec "toutes les parties prenantes", Etat, collectivités territoriales, acteurs économiques, citoyens. Au total, ils ont produit 6 000 contributions, dont 176 "cahiers d'acteurs".

    L'un des priorités du plan est de réaliser une cartographie des vulnérabilités, avec une attention soutenue pour les établissements de santé, les infrastructures de transport ou de sécurité. L'accent est mis sur les territoires et secteurs les plus menacés comme le littoral, les montagnes, les forêts et l'agriculture. Parmi les mesures, le renforcement des protections pour les travailleurs exposés aux canicules, différentes études pour mieux adapter transports et exploitations agricoles ou encore une protection des principaux sites culturels français (tour Eiffel, mont Saint-Michel...).

    Le confort d'été mieux intégré au DPE

    Une autre mesure concerne la rénovation énergétique, afin d'adapter "les logements aux fortes chaleurs et pas seulement au froid". Il est prévu que le confort d'été soit mieux pris en compte dans le calcul du diagnostic de performance énergétique, le décrié DPE. Concrètement, "un travail sera lancé pour étudier la possibilité d'intégrer des gestes de confort d'été au dispositif MaPrimeRénov'", précise le ministère. Des mesures pour encourager le secteur bancaire à financer l'adaptation sont également mises en avant. Sous la houlette d'Agnès Pannier-Runacher et du ministre de l'Economie, Eric Lombard, une mission "sur le rôle du système bancaire dans la prévention des risques sera réalisée" au premier semestre 2026.

    Le gouvernement a aussi insisté sur la place que doit prendre la trajectoire de référence d'adaptation au changement climatique (Tracc), c'est-à-dire le fameux scénario qui projette la France à +4°C d'ici la fin du siècle, en passant par un palier à +2,7°C en 2050. La démarche pour "donner une valeur juridique" à la Tracc doit connaître un coup d'accélérateur. Alors que l'exécutif voulait l'intégrer "progressivement" dans les textes publics, il affirme maintenant que la réflexion doit être achevée d'ici la fin de l'année.

    Si certaines avancées sont enregistrées dans cette version finale du plan, des reculs sont également à signaler. Le Monde(Nouvelle fenêtre) rapporte ainsi que les entreprises du transport et de l'énergie ne seront plus obligées d'"instaurer progressivement" des plans d'adaptation, mais seront seulement incitées à le faire.

    Flou sur le financement

    La question du financement reste le point le plus épineux de ce plan. Adèle Tanguy, chercheuse à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), a salué sur le réseau social BlueSky(Nouvelle fenêtre) la mise en place d'une mission d'adaptation réunissant les agences de l'Etat, comme l'Ademe (l'agence de la Transition écologique), le Cerema (le Centre d'études et d'expertise sur les risques) et les agences de l'eau. Mais l'experte rappelle que ces agences disposent de "budgets diminués" et font face "à beaucoup de défiance politique, ce qui crée de l’incertitude". En effet, l'Ademe a été violemment critiquée, en janvier, par des figures de droite.

    "Il est essentiel que l'adaptation soit dotée de moyens à la hauteur des enjeux", a déclaré Agnès Pannier-Runacher, disant avoir augmenté les enveloppes "à hauteur de 40%". Une affirmation "à nuancer", estime l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE), car en dépit des allégations, "les crédits dédiés à l'adaptation se maintiennent mais n'augmentent pas".

    Autre voix critique, Oxfam juge le Pnacc "inopérant", pointant un manque "de gouvernance adaptée et de moyens budgétaires pour sa mise en œuvre". Condamnant un "brouillon inabouti", l'ONG écrit qu'il "prévoit de financer les politiques d’adaptation avec des fonds qu’il vient tout juste de supprimer, comme la coupe dans le Fonds vert" décidée pour le budget 2025. Oxfam accuse ainsi le gouvernement de "financer l'adaptation au détriment de la lutte contre le changement climatique". "Le changement climatique est un risque certain", a estimé de son côté Anne Bringault, directrice des programmes pour le Réseau action climat(Nouvelle fenêtre). Et de mettre en garde : "Il est plus que temps de le prendre réellement en compte dans les politiques publiques."

  • Une nature consciente

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    Loin de moi l'idée prétentieuse que je m'oppose aux écrits de Camus mais il n'en reste pas moins que je n'aime pas dans cette citation le fait de considérer que le "monde" puisse se défaire s'il ne s'agit que de l'humanité et je suppose qu'il en était ainsi dans la pensée de Camus. Je n'ai pas souvenir dans mes nombreuses lectures de ses écrits que la nature elle-même ait tenu une place prépondérante. L'humanité oui, bien entendu. Les descriptions de la nature aussi mais pas dans le sens de sa nécessité. Juste de son impact. Il suffit de penser à "L'étranger" et au soleil, à la chaleur, à l'océan. 

    Ce monde qui se défait n'est donc pas juste la masse humaine mais bien l'entièreté de la vie. C'est elle que nous regardons souffrir. C'est elle qui se défait avec une ampleur que Camus n'aurait pu imaginer. 

    C'est pour cette raison que dans la dystopie en cours d'écriture, la nature devient un être réel, une entité intelligente, consciente, un personnage à part entière et comme l'humanité s'est engagée dans une voie destructrice, elle accompagne le mouvement, par mimétisme non par colère ou désir de vengeance. Juste parce que l'humanité représente une masse intelligente et qu'elle en vient à imiter ses comportements. 

    L'humanité souffrante, au lieu de se montrer solidaire et bienveillante envers l'ensemble du groupe humain, s'est dispersée, fragmentée, nourrie par des idées nationalistes, des suprématies, des désirs de puissance, de domination. Le chaos déclenché par des individus puissants, aux idées extrémistes, a plongé l'humanité toute entière dans une dévastation. Et la nature, si longtemps meurtrie, si impitoyablement martyrisée par les volontés d'exploitation s'engage elle aussi dans le chaos. 

    Les phénomènes naturels d'ampleur ne sont plus des effets de l'activité humaine mais des phénomènes intentionnels. 

    Je sais que cette idée remonte à loin dans ma vie. J'étais adolescent quand j'ai commencé à me demander si la nature ressentait l'amour que j'éprouvais pour elle et si elle s'en réjouissait. Il m'arrivait également de m'interroger sur ce qu'elle pouvait éprouver devant l'avidité destructrice des hommes. Est-ce qu'il était envisageable de penser qu'un jour peut-être elle ne le supporterait plus. Je n'imaginais pas pour autant une révolte de sa part mais bien plutôt un accompagnement. Puisque les hommes s'entretuent, elle se joint au mouvement. Dans une accélération du processus. 

     

    Un ancien texte écrit en 2012

    L’AMOUR DE LA NATURE

    Le titre évoque bien entendu, en première pensée, l'idée que l'homme peut aimer la Nature.

    Mais la Nature éprouve-t-elle de l'Amour pour nous, pour tous les êtres, les végétaux, tout ce qu'elle crée ?

    Y a-t-il en elle une émotion, un sentiment, un bonheur ?

    Bien entendu, au premier abord, la proposition paraît absurde. Pour que cela soit, il faudrait une conscience et par conséquent un organe émetteur, un "cerveau", une entité extrêmement évoluée...

    La Nature ne peut pas être assez évoluée pour ça.

    Non, c'est cette phrase qui est absurde en fait. Rien de connu n'est plus évolué que la Nature. Nous en sommes un élément, performant c'est un fait, mais devant la richesse infinie de la Nature, rien ne dit que nous en sommes le point ultime au point d'être plus évolués qu'elle alors que nous en sommes issus. Cela signifierait qu'une des créations serait plus perfectionnée que l'entité créatrice elle-même... Que nous aurions conscience de l'élément qui nous a créés alors que ce créateur en serait dénué...

    Il semblerait par conséquent que la performance humaine nous ait amenés à penser que rien ne serait plus conscient que l'être humain au point que la Nature dont nous sommes issus ne possèderait pas cette conscience. Comme s'il nous était insupportable d'imaginer une entité supérieure.

    Et je ne parle évidemment pas d'un Dieu issu de la conscience des hommes.

    Je parle uniquement de la Nature.

    Mais si la Nature est effectivement dotée de cette conscience, cela suppose qu'il y a en elle une intelligence et par conséquent une intention quant à sa création. Nous sommes des êtres dotés d'intelligence et de conscience et nous nous engageons dans des voies précises avec une intention, un projet, une projection temporelle. C'est cela qui a permis l'évolution de notre espèce et nous ne pouvons pas regretter les temps préhistoriques. Nous vivons dans une sécurité bien supérieure à celle de Lucy, de Toumaï, des Gaulois, des serfs, des sans culottes, des Poilus, de nos grands-parents...Impossible de le nier. Malgré tout...

    Bien, nous avons donc évolué en fonction d'une intention, celle d'améliorer le quotidien de chaque individu. Le nôtre d'abord. En travaillant à notre survie individuelle, nous avons contribué à celle de l'ensemble.

    Pouvons-nous dès lors envisager que la Nature, dans l'hypothèse d'une conscience et d'une intelligence, agit différemment que la création la plus évoluée de son œuvre ? Il nous est bien nécessaire de considérer que cette Nature a un projet. Ou alors nous devons rejeter toute idée d'intelligence de sa part. Ce qui reviendrait à dire que nous sommes une entité disparate issue d'un fabuleux hasard...Hum...

    Bien. Quel projet ? Voilà LA question... Ce projet nous est-il accessible dès lors que nous adoptons une attitude hautaine, dès lors que nous ne sommes plus dans un statut de création respectueuse mais que nous nous attribuons le rôle de maître supérieur ? Dès lors que nous considérons la Nature comme une entité hasardeuse, comment pourrions-nous accéder à ce projet alors que nous ne voyons dans notre évolution que le résultat de nos efforts et non une osmose constructive entre l'oeuvre créatrice ?

    Si dans une classe, un élève en vient à penser qu'il est plus performant que le maître, il finira obligatoirement par fabriquer en lui un projet qui ne sera plus celui de ce maître...Je reconnais que parfois, c'est préférable pour les élèves au vu de certains professeurs...

    Mais pour l’humanité ? Avons-nous bien fait de nous extraire ainsi d'une fusion nourricière en décidant que nos performances millénaires suffisaient à nourrir notre évolution ? Quelle évolution ?

    Médicale, culturelle, technologique, matérielle. Oui, c'est indéniable.

    Est-ce suffisant ?

    Qu'en est-il de cet Amour dont je parlais ? Lorsque j'aime la Nature, le sait-elle ? N'y a-t-il de ma part qu'une opportunité que je saisis, la plénitude de la contemplation, le bonheur de la marche en montagne, l'émerveillement devant la neige qui tombe, ou cette joie infinie en moi transmute-t-elle dans le corps immense de la Nature ? Est-ce que je lui suis relié en tant que créature naturelle au point de lui faire ressentir ce que je vis lorsque je l'aime ?

    On pourrait craindre si c'est le cas qu'elle ressente depuis un certain temps une animosité quasi générale et non un amour infini...Inutile de rappeler certains passages de la Bible par exemple. Ça remonte à loin tout ça...Et ça ne s'arrange guère...

    Se pourrait-il dès lors que cette intention, ce projet de la Nature se soit révélé inconsidéré et que nous ayons échappé à son contrôle ? Mais a-t-elle instauré un contrôle ou sommes-nous une expérience libre de toutes entraves ? Le risque me paraît monstrueux...Se peut-il que cette intelligence humaine se soit retournée contre le créateur lui-même ou cela fait-il partie d'un projet qui nous échappe totalement étant donné qu'il semble se retourner contre l'expérimentateur lui-même ?

    L'expérimenté se révolte et délaisse toute forme d'amour. Il brise ses chaînes ou ce qu'il imagine être des entraves, il s'élève sur le piédestal de son progrès, il réduit la création à une marchandise... Et cela ferait partie d'un projet ? Alors cela voudrait dire que la raison de la Nature est au-delà de la raison humaine. Et que nous ne pouvons pas la comprendre.

    Ou bien que tout ceci n'était qu'une élucubration de plus et que nous ne sommes qu'un hasard fortuit au milieu d'un capharnaüm intersidéral.

    Tant pis si c'est le cas. Je continuerai béatement à aimer la Nature en imaginant qu'elle m'aime en retour.

  • Les revenus de la guerre.

     

    "La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. " ¨Paul Valéry

    Artiste, écrivain, Philosophe, Poète (1871 - 1945)

    "Il y a une lutte des classes, bien sûr, mais c'est ma classe, celle des riches, qui fait la guerre. Et nous gagnons.

    Warren Buffet (milliardaire américain)

     

     

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    Sur les marchés financiers, les entreprises du secteur de la défense profitent du contexte géopolitique actuel. Lundi, les investisseurs se sont en effet rués à la bourse sur les actions des entreprises européennes d’armement.

    Article rédigé par franceinfo, Emmanuel Cugny

    Radio France

    Publié le 18/02/2025 08:27 Mis à jour le 18/02/2025 08:28

    Temps de lecture : 2min Dassault Aviation, avec son célèbre avion de combat Rafale, a gagné 6%. (YASUYOSHI CHIBA / AFP)

    Dassault Aviation, avec son célèbre avion de combat Rafale, a gagné 6%. (YASUYOSHI CHIBA / AFP)

    Le souhait de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen de lever les contraintes budgétaires pour permettre aux États-membres de financer la Défense a été entendue par les investisseurs. Ces derniers se sont en effet rués, à la bourse, sur les actions des entreprises européennes d’armement. Les indices boursiers en ont eux-mêmes profité : lundi 17 février, la bourse de Paris a gagné un peu plus de 0,13% avec un indice CAC40 arrimé au-dessus de 8 000 points. Progression proche de 0,1% de l’indice DAX à Francfort. Londres a gagné 0,2% grâce à cet appétit pour les valeurs de la Défense.

    En France le groupe de hautes technologies Thales a gagné près de 6%, Safran (spécialisé dans l’aéronautique et le militaire) : +2%, Dassault Aviation (avec son célèbre avion de combat Rafale) a gagné 6%. Ces valeurs ont même atteint leur plus haut historique. La musique est la même ailleurs en Europe. L’action du constructeur aéronautique suédois Saab a flambé de 11%, l’allemand Rheinmetall de 9% à la Bourse de Francfort, etc.

    Nouvel effet Donald Trump

    Les déclarations d’Ursula von der Leyen en faveur d’une plus grande liberté budgétaire au niveau européen s’ajoutent aux positions exprimées très clairement par le président américain. Donald Trump met la pression sur les pays de l’Alliance atlantique pour qu’ils augmentent leur participation financière  à l’effort de Défense de l’Otan jusqu’à 5% de leur PIB, leur richesse nationale. Quelque 5% pour l’heure, seule la Pologne en est la plus proche. Les autres tournent entre 2 et 3% de leur PIB.

    Une perspective de hausse des budgets publics pour la Défense sous-entend une montée en puissance de la production industrielle d’armements et d’équipements militaire. Et il n’y a pas que la bourse. Une autre idée est de créer des obligations communes, des titres de dette émis par les États, pour financer nos efforts de Défense. L’équivalent des obligations vertes pour l’environnement. Nous sommes là dans un autre genre de beauté, mais les investissements nécessaires sont estimés à 3 000 milliards de dollars supplémentaires sur les dix prochaines années pour les puissances européennes.

  • Le mal absolu.

    Je sais que ce roman, écrit, il y a plus de dix ans, contenait les idées que je développe dans la dystopie en cours.

    "Les héros sont tous morts", "Tous, sauf elle", "Le désert des Barbares", "Terre sans hommes", sont la continuité de ces lignes, mais poussées à l'extrême. 

    L'humanité est mortifère. 

    Quelques individus sont portés par l'amour de la vie.

     

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    Il serpenta entre les arbres, hors de tout objectif et de toute conscience réelle. Ce fut une fuite sans but. La douleur était en lui, les terreurs l’habitaient. Et il souffrait davantage encore de ne pas maîtriser ces assauts morbides, de ne pas parvenir au contrôle de soi et de devoir, pour trouver une certaine paix, consumer ses forces dans des défis déraisonnés.

    Il atteignit un nouveau sommet, simple colline déboisée, ouverte sur les horizons. Dans la dernière montée, un vertige l’avait ébloui. Il décida de manger. Espérant surtout y trouver l’absence de pensées dont il avait besoin.

    Face à lui s’étendaient des pentes boisées, vastes mers de couleurs superbes sur lesquelles les rayons solaires, variant leurs inclinaisons et leurs intensités, jouaient pendant des heures. Il devina, sous le secret des frondaisons, les itinéraires répétés des animaux, leurs parcours ancestraux, incessamment agressés par des hommes envahisseurs. Il sentit l’angoisse pesante des espèces encerclées, les cris suppliants des arbres abattus, les râles étouffés d’une terre labourée, toutes ces souffrances quotidiennes qui resserraient impitoyablement sur des êtres fragiles leurs étreintes mortelles. Il aperçut au loin une brume étrange, surplombant une vallée invisible. Était-ce une vapeur échappée d’un lac ou la pollution d’une ville ? Embryon de pluie ou haleine putride. C’est de nos âmes que s’élevait ce poison. L’empreinte des hommes sur la Terre. Le cerf, au fond des bois, percevait le parfum pestilentiel des fumées d’usine, le ronflement des moteurs, le vacarme des avions, le hurlement aigu des tronçonneuses, les appels des chasseurs vers les meutes excitées des chiens. Même le parfum âcre de sa sueur agressait les narines des animaux aux abois. L’homme n’était toujours qu’une menace, que le complice cynique de la mort. Le dégoût. Il n’était qu’un humain. Les fumées de son fourgon, les routes dont il profitait, les champs sulfatés pour les récoltes forcées dont il se nourrissait, les bétails engraissés pour des populations obèses, les mers vidées par les filets dérivants, les centrales nucléaires pour des électricités gaspillées, les forêts vierges rasées pour des meubles coûteux, les fleuves agonisants sous les rejets nitratés, les décharges sauvages et les dépotoirs engorgés. On immergeait dans les fosses marines des containers de déchets radioactifs comme on jetait par les fenêtres des voitures un paquet de cigarettes. Le geste était le même. C’est la mort qu’on propageait.

    Le dégoût.

    Il ne voyait pas d’issue et sentait combien ses réflexions le conduisaient à une impasse. Si les animaux vivaient dans la peur permanente, la planète elle-même ressentait-elle cette angoisse ? Représentions-nous désormais le mal absolu ?

    Sa simple présence éveillait dans les arbres des frissons inquiets et les gens incrédules mettaient cela sur le compte du vent. Un pigeon passa devant lui. Son vol était puissant et rapide. Était-ce une fuite, la recherche désespérée d’un dernier refuge ? On trouvait jusque dans les mers australes des traces de dérivés chimiques. Où pouvait-il aller ? Les feuilles des arbres, autour de lui, le regardaient avec des yeux terrifiés, des hordes d’insectes affolés fuyaient devant ses pas aveugles, les nuages empoisonnés pleuraient des larmes acides.

    Les hommes avaient propagé la mort. Ils étaient son plus fidèle allié. L’humanité comme l’étendard de la grande faucheuse.

    Le dégoût.

    La violence du dégoût.

    Il se leva et prit le chemin du retour. Un court instant, des désirs de suicide. Il en gardait sur les lèvres un goût sucré, presque bon, l’anéantissement salvateur de la culpabilité et l’impression d’un geste enfin à soi.

    Il ne devait pas rester seul. Il en mourrait. C’était certain.

    Tête baissée, il parcourut les bois, la mort aux trousses et c’est ce sentiment effroyable de la fin à venir que les hommes étouffaient sous des agitations frénétiques. Ne pas savoir, ne pas écouter ni sentir. Rien. Vivre dans l’aveuglement, juste pour se supporter. Nous étions la mort et nous le savions. Mais nous maintenions avec obstination l’interdiction de le dire.

    Il finit par courir espérant que la violence de l’effort empêcherait toute intrusion raisonnée.

    Arrêter de penser et ne penser qu’à cela.

    C’était donc cela le rôle du sport. Juste le complice d’une dictature complexe. L’opium du peuple, un de plus.

    Ne pas penser. Courir. Etouffer le dégoût sous des épuisements musculaires.

    « Arrête de penser ! » cria-t-il dans le silence craintif des bois. Des sanglots échappés bloquaient ses souffles dans la gorge serrée.

    « Arrête de penser, gémit-il, arrête. »

    A l’orée d’une clairière, il se figea. Il ne se souvenait pas de cet espace dégagé. Il regarda autour de lui et ne reconnut rien. Au premier instant, il se dit qu’il était perdu mais l’absurdité de cette conclusion le frappa. Parmi les hommes, il était perdu. C’est ici qu’il était quelque part mais il n’y trouvait pas les repères inculqués et se sentait totalement égaré.

    Avant de s’effondrer, il fonça, droit devant.

    Ce n’est pas le temps qui s’égrena mais la répétition mécanique de ses foulées, la force de ses respirations, l’usure de ses muscles, le choc dans son crâne des pas retombés, les crachats de salive qui suintaient aux coins des lèvres et les larmes salées qui coulaient de son corps comme un pus honteux.

    Honteux.

    C’est ainsi qu’il déboucha sur une route. Il reconnut l’accès au lac. Il était descendu trop bas. Il remonta le ruban goudronné sans diminuer la longueur de ses foulées, comme poursuivi par l’horreur du monde humain et il songea à ces milliards de kilomètres balafrant la planète, cicatrices sans cesse entretenues, élargies, renforcées, reliées entre elles par des réseaux de plus en plus étendus. Il crut devenir fou et comprit qu’il découvrait la vraie raison. Les fous, de leurs côtés, traçaient de nouvelles routes pour rejoindre plus rapidement leurs semblables.

    Le parking, le fourgon. Il courut encore, s’engouffra, ferma la porte et sauta fébrilement sur la boîte de cannabis. Anesthésier les flots de pensées sous des brouillards parfumés, étouffer fébrilement des consciences insupportables."

     

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  • Podcast : "Dernières limites"

    Personnellement, malgré tout ce qui se passe sur le plan guerrier, économique, politique, sanitaire, les Trump, Poutine, Zelensky et autres combats des chefs, rien n'y fait. 

    Il n'y a que les "limites planétaires" qui me motivent à lire, lire, écouter, écouter, réfléchir.

     

     

    https://podcast.ausha.co/dernieres-limites/bande-annonce

    "ll y a 50 ans paraissait un rapport scientifique qui fit l’effet d’une bombe. Le rapport Meadows évaluait pour la première fois l’impact de l’activité humaine sur notre planète. Sa conclusion : continuer la croissance, qui va de paire avec une consommation toujours plus grande des ressources planétaires, aboutirait inévitablement à un “crash” au cours du XXIème siècle.

    Dans ce podcast, la journaliste Audrey Boehly mène l’enquête 50 ans après en interrogeant des experts et des scientifiques : a-t-on dépassé les limites planétaires ? Quelles sont les solutions pour bâtir un avenir où l’activité humaine n’épuiserait pas les ressources de notre seule planète ?

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    Dernières limites

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    03min |25/02/2022

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    Description

    50 ans après la parution du rapport Meadows, la journaliste Audrey Boehly mène l’enquête en interrogeant des experts et des scientifiques : a-t-on dépassé les limites planétaires ? Quelles sont les solutions pour bâtir un avenir où l’activité humaine n’épuiserait pas les ressources de notre seule planète ?

    Dernières Limites est un podcast pensé et écrit par Audrey Boehly. La réalisation et la musique sont d’Emma Chevallier, l’illustration de Chloé Nicolay et la production Saga sounds, avec le soutien de la Fondation Madeleine abritée par la Fondation de l’Université Paris Dauphine - PSL.

    Retrouvez tous les épisodes de notre série :

    PROLOGUE : 50 ANS APRÈS | DENNIS MEADOWS
    Dennis Meadows, coauteur du rapport Les limites à la croissance. Version doublée en français.

    #1 MEADOWS : UN RAPPORT EXPLOSIF | GAËL GIRAUD

    Gaël Giraud est économiste, directeur du programme Justice environnementale de Georgetown University, directeur de recherche au CNRS et ancien chef économiste de l'AFD.

    #2 COMMENT NOURRIR LE MONDE | MARC DUFUMIER

    Marc Dufumier est agronome, professeur honoraire à AgroParisTech, et expert auprès de la FAO (organisation des nations unis pour l’alimentation et l’agriculture).

    #3 DE L’EAU DOUCE POUR TOUS ? | FLORENCE HABETS

    Florence Habets est hydrogéologue et hydroclimatologue, directrice de recherche et enseignante à l’Ecole Normale Supérieure.

    #4 LA MER DANS NOS FILETS | PHILIPPE CURY

    Philippe Cury est directeur de recherche à l'IRD, directeur du Consortium européen Euromarine et spécialiste de l'approche écosystémique des pêches.

    #5 POUR UN CHÂTEAU DE SABLE | ERIC CHAUMILLON

    Eric Chaumillon est professeur à l'université de La Rochelle en géologie littorale et spécialiste des littoraux et des ressources en sable.

    #6 BIODIVERSITÉ EN DANGER | SANDRA LAVOREL

    Sandra Lavorel est écologue, directrice de recherche, membre de l'Académie des sciences, présidente de l'Évaluation nationale des écosystèmes français et contributrice à l’IPBES.

    #7 ENERGIE : L'OVERDOSE | MATTHIEU AUZANNEAU

    Matthieu Auzanneau est directeur de The Shift Project, groupe de réflexion sur la transition énergétique, auteur de Pétrole : le déclin est proche et du blog du Monde Oil Man.

    #8 MINERAIS : CREUSER, MAIS JUSQU'OÙ ? | PHILIPPE BIHOUIX

    Philippe Bihouix est ingénieur centralien, auteur de Quel futur pour les métaux ? Raréfaction des métaux : un nouveau défi pour la société et de L'âge des low-tech.


    #9 LE CLIMAT EN SURCHAUFFE | VALÉRIE MASSON DELMOTTE

    Valérie Masson Delmotte est paléoclimatologue, chercheuse senior au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE) au sein du CEA et co-présidente du GIEC.

    #10 A-T-ON DÉPASSÉ LES LIMITES ? | AURÉLIEN BOUTAUD

    Aurélien Boutaud est docteur en sciences de la Terre et de l’environnement, chercheur associé au CNRS et co-auteur des ouvrages Les limites planétaires et L’empreinte écologique.

    #11 MIGRATIONS ET GÉOPOLITIQUE | FRANÇOIS GEMENNE

    François Gemenne est spécialiste des questions de géopolitique de l’environnement, professeur à Sciences Po Paris et Grenoble, et à l’Université libre de Bruxelles.


    #12 VIVRE AUTREMENT | DOMINIQUE MÉDA

    Dominique Méda est philosophe et sociologue, directrice de l’Institut de Recherche Interdisciplinaire en Sciences Sociales de Paris Dauphine et présidente de l’Institut Veblen.

    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.