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René Dumont, un visionnaire oublié
Par
Thierry LEDRU
Le 03/12/2021
René Dumont, agronome tiers-mondiste et visionnaire
Publié le : 03/07/2021 - 11:22
Audio 04:01Podcast
René Dumont, en avril 1974, lors de sa campagne électorale pour l'élection présidentielle de mai 1974. © AFP
Par :Agnès Rougier
17 mn
Expert du développement agricole devenu militant écologiste, René Dumont se revendiquait avant tout tiers-mondiste. Toute sa vie, cet ingénieur agronome s’est battu pour « mettre fin à la faim ». Alliant l’engagement, les connaissances scientifiques, l’analyse critique et le sens de la communication, René Dumont, le premier candidat écologiste aux élections présidentielles de 1974, est considéré comme le créateur de l’écologie politique en France.
René Dumont est né dans le Nord en 1904, d’un père agronome et d’une mère mathématicienne et directrice de collège, tous deux républicains laïques. René Dumont a 10 ans au début de la Première Guerre mondiale, il vit avec sa famille près du front et sa confrontation aux horreurs de la guerre le rendra pacifiste pour toujours.
Petit garçon, René Dumont adore passer ses vacances à la ferme de ses grands-parents et encouragé par son père qui lui communique son attachement à la terre, aux plantes, aux animaux, il décide, très jeune, d’étudier l’agronomie et il réussit brillamment le concours d’entrée à l’Institut national d’agronomie en 1922.
Sorti diplômé, René Dumont part effectuer son service militaire, mais le jeune homme au tempérament rebelle et pacifiste le vit très mal et en sortira dépressif. Pour s’en remettre, il travaillera comme ouvrier agricole pendant un an dans la ferme de ses oncles.
Jeune agronome productiviste
En 1927, René Dumont, jeune ingénieur agronome, veut découvrir le monde, se rendre utile, et il entre à l’Institut national d’agronomie coloniale (INAC). Il travaille au développement de l’agriculture intensive par les engrais chimiques et le machinisme. L’INAC l’envoie en mission au Maroc, puis en Tunisie, et enfin en Indochine en 1930. Il est alors responsable de la station agricole sur le delta du Fleuve Rouge, où il est chargé de tester les engrais pour la riziculture.
Mais en parallèle de son travail, l’agronome rencontre les agriculteurs locaux, ce qui le conduira à remettre en question l’idéologie des agronomes coloniaux et dans son première livre, La culture du riz dans le delta du Tonkin. René Dumont affirme ses positions critiques et anticolonialistes.
Pour Marc Dufumier, agronome et qui a été son élève en agronomie comparée : « Il était parti pour aider les Vietnamiens à se nourrir par eux-mêmes en intensifiant leur système de culture, mais il découvrait que l’attitude des Français était très autoritaire ».
René Dumont démissionne de l’INAC en 1932 pour entrer, en 1933, à l’Institut national d’agronomie (INA), où il créera la chaire d’agriculture comparée en 1953.
Nourrir le monde
Des années 1930 aux années 1960, la population mondiale est en pleine croissance. René Dumont est alors régulièrement sollicité pour ses conseils en agronomie, d’abord en France, pour mettre en place le système d’agriculture productiviste ; puis à la fin des années 1950, au lendemain des indépendances, par les jeunes gouvernements des anciennes colonies africaines.
Mais l’agronome, toujours à l’écoute des paysans, constate que le système néocolonial qui consiste à reproduire les techniques agricoles des pays industrialisés dans les pays du tiers-monde est source de dégâts sociaux et environnementaux : « Petit-fils de paysan et agronome, je dois défendre les paysanneries sous-développées et souvent opprimées, ces vrais prolétaires des temps modernes », écrit-il dans un livre qui fait scandale à sa publication en 1962, L’Afrique noire est mal partie.
Voyageur infatigable, ses missions l’amènent dans plus de 90 pays, de l’Inde à Cuba, où il constate les méfaits de la Révolution verte qui pousse à la monoculture mécanisée avec engrais et pesticides chimiques. Alors qu’il ne défend pas le libéralisme, René Dumont est aussi très critique envers l’agriculture des « pays socialistes », et de la canne à sucre à Cuba en particulier. Fidel Castro, mécontent, ira jusqu’à l’accuser d’être un agent de la CIA !
Où l’agronome devient écologiste
Alors qu’au début des années 1970, les écologistes sont plutôt perçus comme des marginaux, René Dumont, scientifique de terrain, a à la fois la légitimité et les connaissances qui apportent crédibilité au discours écologiste, et le goût de parler en public. « Il était très bon professeur, très bon pédagogue… et très polémique ! déclare son ancien élève en agronomie comparée, Marc Dufumier, (…) mais la force de son enseignement, c’était de nous dire : "avant de donner des conseils, allez d’abord voir sur le terrain !" »
En 1972, les scientifiques du Club de Rome éditent un rapport intitulé : « Stopper la croissance » – ou « Rapport Meadows » –, dans lequel ils affirment que le système planétaire va s’effondrer sous la pression de la croissance démographique et industrielle si rien n’est fait.
Et en 1973, René Dumont dresse à son tour un bilan implacable du XXe siècle productiviste : « Nous fonçons à toute allure dans le brouillard vers un mur de ciment », écrit-il dans L’utopie ou la mort, son dernier livre.
Alors que l’Afrique subsaharienne est en proie à de graves sécheresses depuis 1970, l’auteur tire le signal d’alarme sur l’épuisement des ressources naturelles, la pollution, le changement climatique et le risque d’effondrement de la civilisation dus à la croissance de la consommation dans les pays industrialisés, inversement proportionnelle à la misère des populations des pays démunis.
Naissance de l’écologie politique
Le professeur Dumont a 70 ans quand les représentants des mouvements écologistes, dont Brice Lalonde, des Amis de la Terre, lui demandent de porter la parole de l’écologie aux élections présidentielles de 1974 ; il accepte à condition qu’on le laisse libre de parler et devient le premier candidat écologiste en France.
Vêtu de son éternel pull-over rouge, le candidat Dumont a le sens du spectacle et la télévision est l’occasion idéale de faire passer ses idées : « Nous allons bientôt manquer d’eau », déclare-t-il aux téléspectateurs et brandissant un verre plein : « C’est pourquoi je bois devant vous un verre d’eau, précieuse, puisque avant la fin du siècle, si nous continuons un tel débordement, elle manquera ». Le candidat écologiste, qu’aucun parti politique installé ne soutient, récoltera seulement 1,32 % des voix aux élections, mais l’écologie politique était née.
Un lanceur d’alerte visionnaire
Celui que l’on appelait « l’agronome de la faim », lanceur d’alerte visionnaire, professeur et militant, anticipait en 1974 les sujets qui sont aujourd’hui d’actualité – le changement climatique et ses conséquences, ou la perte de biodiversité –, il proposait aussi des solutions, comme l’agroécologie, dont la pertinence commence seulement à être perçue.
Pour Marc Dufumier, « le principal héritage de René Dumont, c’est que des solutions concrètes, oui, il y en a, et il y aurait des raisons d’être optimiste sur le fait qu’on peut nourrir l’humanité toute entière avec des formes d’agricultures respectueuses de l’environnement » mais quand on lui demande s’il est vraiment optimiste : « Politiquement parlant ? Alors là, je réponds à la René Dumont : je n’attends pas de le savoir pour rester mobilisé ! »
Jusqu’à son décès en 2001, René Dumont, auteur de plus de 60 ouvrages, militant tiers-mondiste, engagé pour le pacifisme et l’émancipation des femmes, membre fondateur de l’association Attac en 1998, dénoncera les effets délétères du productivisme et les inégalités entre pays du Sud et pays du Nord.
Jardin d'agronomie tropicale René Dumont, le bâtiment d'Indochine © © RFI Agnès Rougier
Pour en savoir plus :
Site du Musée du vivant et de la fondation René Dumont
Extrait de L’Afrique noire est mal partie
René Dumont, une vie saisie pas l’écologie, par Jean Paul Besset, édition Stock, 1992
Marc Dufumier, agroéconomiste, spécialiste des agricultures dans les pays en développement
Par
Thierry LEDRU
Le 02/12/2021
Si vous ne connaissez pas ce médecin, un petit tour sur le net vous montrera à quel point, il a pu être virulent dans ses prises de position envers une vaccination de masse et le pass sanitaire.
C'est donc très intéressant de constater aujourd'hui à quel point son discours a évolué.
Au moins, avec lui, personne ne pourra parler de complotisme et autres raccourcis méprisants.
Par
Thierry LEDRU
Le 30/11/2021
Bon, voilà ce que j'espérais entendre.
"Vivre en harmonie avec la nature en respectant l'immunité."
"L'état désastreux du système hospitalier."
Invité : Gérald Kierzek, médecin urgentiste
"Contester le pass- sanitaire ne signifie pas que l'on soit anti-vax"
L’Université populaire de la biodiversité
Par
Thierry LEDRU
Le 27/11/2021
C'est tout nouveau et je trouve cela très intéressant. Les quizz peuvent d'ailleurs être une source d'informations pour des enfants.
Publié le 24 novembre 2021
par Tela Botanica
L’UNIVERSITÉ POPULAIRE DE LA BIODIVERSITÉ
L’Université populaire de la biodiversité
L'Office français de la biodiversité a lancé cette semaine l’Université populaire de la biodiversité. Découvrez sur son site des contenus thématiques, des quiz pour vous tester et des informations sur les conférences, débats et témoignages à suivre en ligne ou à Tours.

Pourquoi une Université populaire de la biodiversité ?
La crise sanitaire actuelle a déclenché une prise de conscience des impacts des modes de vie humains et des habitudes de consommation sur les espaces naturels et les milieux. Elle amène des interrogations sur le rapport à la nature, du côté individuel et collectif. Tous les experts internationaux s’accordent à pointer une érosion massive de la biodiversité qui affecte tous les milieux et toutes les espèces, à un rythme sans précédent. Les causes sont toutes, directement ou indirectement, d’origine humaine : il y a urgence à enrayer son déclin au quotidien.
L’Université souhaite inviter les citoyens à faire le lien entre des actes de la vie quotidienne et les transformations globales des modes de production et de consommation, qui sont aujourd’hui indispensables pour faire bouger les lignes.
Présentation sur le site de l’OFB.
Des contenus à consulter en ligne
Rendez-vous sur le site de l’OFB pour découvrir des vidéos et contenus en ligne sur la biodiversité, la place qu’elle occupe dans la vie quotidienne et l’impact de gestes comme se nourrir, prendre soin de soi, se loger, ou profiter de la nature. Ci-dessous, un aperçu avec une vidéo sur la dissémination des graines dans les forêts de Guyane grâce aux primates, agouti, tapirs et autres espèces frugivores.
Voir la vidéo sur la chaine YouTube de l’OFB
Voir tous les contenus de l'Université populaire de la biodivsersité
Sur la chaîne YouTube de l'OFB
Des quiz pour tester vos connaissances
Testez-vous avec des quiz interactifs autour des différents thèmes abordés par l’Université. Par exemple, quelle est la réponse à cette question du quiz « La biodiversité, source de nourriture »?
Pour nourrir la majorité de la population sur Terre, combien de plantes domestiques comestibles est-il nécessaire de cultiver?
– 9
– 6 000
– 300 000
Des conférences et des débats
L’Université populaire de la biodiversité vous donne rendez-vous les 27 et 28 novembre pour des conférences, des débats, des temps pédagogiques, des décryptages scientifiques et des témoignages. Pour participer à l’événement sur inscription, deux possibilités :
en présentiel, à Tours
en ligne, via la chaîne Youtube de l’OFB
Rendez-vous sur le site de l’OFB pour vous inscrire et découvrir le programme.
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Par
Thierry LEDRU
Le 26/11/2021
Supprimer des postes de fonctionnaires, faire des économies, précariser des emplois qui devraient être attribués à des gens compétents et non à des contractuels du privé, abandonner l'idée d'une gestion à long terme dans le respect de la nécessire biodiversité pour aller vers le court terme et la rentabilité immédiate etc etc...Et un jour prochain, on se demandera pour quelles raisons les forêts françaises dépérissent. Souvenons-nous de l'effacement du paysage de toutes les haies afin d'augmenter les surfaces cultivables. Aujourd'hui, on tente de les replanter parce que les scientifiques et les gens du terrain eux-mêmes, cultivateurs, agriculteurs, forestiers ont réalisé que leur disparition était catastrophique dans l'équilibre des terrains. Raser une haie et des talus, c'est rapide. Les réinstaller, c'est beaucoup, beaucoup plus long. Que feront les gouvernements lorsqu'ils verront les forêts dépérir ? Ils demanderont des études ? Ils enverront des spécialistes sur le terrain ? Mais c'est déjà fait, c'est déjà étudié, tout est déjà écrit. Le problème, c'est que les gouvernants n'entendent jamais les alertes dès lors que la rentabilité les obsède.
Les garde-forestiers se mobilisent contre la marchandisation des forêts françaises
Les domaines à gérer sont toujours plus grands, les effectifs toujours plus minces : chaque garde-forestier doit aujourd’hui gérer, en moyenne, 2 000 hectares de forêts. C’est 1 200 de plus que dans les années 1980.

25 novembre 2021 - Augustin Langlade

Envie d’une vraie déconnexion ? Évadez-vous avec notre bande dessinée !
- Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
- Format : 128 pages
- Impression : France
Ce jeudi 25 novembre, les personnels de l’Office national des forêts, soutenus par des associations et de nombreux élus, ont manifesté devant le siège de leur organisation, à Paris. Ils dénoncent les baisses continues de leurs effectifs, la marchandisation des forêts et la « privatisation rampante » de l’établissement public.
Alors que les arbres souffrent des conséquences du réchauffement climatique, le gouvernement assassine l’Office national des forêts (ONF). C’est le constat qu’ont martelé, jeudi 25 novembre, les organisations syndicales, associations et élus rassemblés avenue de Saint-Mandé, dans le 12e arrondissement de Paris, pour protester contre le démantèlement programmé des services forestiers.
Le 2 juillet dernier, l’adoption du contrat État-ONF pour les années 2021-2025 a été perçue comme un énième coup de poignard porté à l’établissement public.
Ce document-cadre, approuvé de justesse par un conseil d’administration divisé, a entériné la suppression de 475 postes supplémentaires en cinq ans, dans un office plus que jamais exsangue.
En 35 ans, l’ONF a perdu près de 40 % de ses effectifs : de 16 000 salariés que comptait l’office en 1986, il n’en reste plus que 8 400, auxquels l’État confie pourtant un nombre équivalent de missions et exige une plus grande rentabilité.

Manifestation pour la défense du service public forestier – Crédit : Union syndicale Solidaires
Démantèlement programmé
Ces suppressions de postes continuelles viennent s’ajouter à une série de mesures structurelles dans lesquelles se dessine la stratégie de l’État, sans équivoque : le démantèlement.
Adoptée en octobre 2020, la loi dite d’accélération et de simplification de l’action publique (Asap) a par exemple autorisé le gouvernement à élargir, par ordonnances, « les possibilités de recrutement d’agents contractuels de droit privé », qui pourront désormais « concourir à l’exercice de l’ensemble des missions confiées à l’Office [national des forêts], y compris la constatation de certaines infractions ».
Conjointe au gel, il y a quatre ans, des concours de recrutement de techniciens forestiers, cette réforme devrait permettre, à terme, de vider entièrement l’ONF de ses fonctionnaires, auxquels seront substitués des agents privés plus maniables – et 20 % moins chers.
« En parallèle de cette loi destructrice, des projets de filialisation sont étudiés pour retirer certaines activités à l’ONF, témoigne Loukas Bénard, technicien forestier en Haute-Marne et représentant du syndicat CGT-Forêt, pour La Relève et La Peste. Toute une partie de nos travaux sylvicoles, comme l’élagage, en sera fortement impactée. »
Selon le syndicaliste, présent à la manifestation de jeudi, ce sont les ouvriers qualifiés qui subissent les plus importantes suppressions d’emplois.
« Sur le terrain, déplore-t-il, l’État préfère de plus en plus avoir recours à de l’intérim ou de la sous-traitance, alors que c’est la perpétuation, au sein d’un service public, de ces compétences majeures qui a toujours permis de transmettre les forêts aux générations suivantes. »

Crédit : Union syndicale Solidaires
Un patrimoine exceptionnel, mais fragile
Les forêts couvrent 31 % du territoire métropolitain, soit 17 millions d’hectares, trois de plus qu’en 1985. Sur ces 17 millions d’hectares, plus de 25 %, les forêts publiques, dépendent de l’ONF, dont les missions vont de la commercialisation du bois à la protection de l’environnement, en passant par l’accueil du public et la prévention des risques naturels.
Les domaines à gérer sont toujours plus grands, les effectifs toujours plus minces : chaque garde-forestier doit aujourd’hui gérer, en moyenne, 2 000 hectares de forêts. C’est 1 200 de plus que dans les années 1980.
Ce fragile équilibre est d’ailleurs compromis par les défis du réchauffement climatique, aussi immenses qu’imprévisibles : dépérissement de certaines espèces, augmentation des incendies et des tempêtes, glissements de terrain, prolifération de parasites tels que les scolytes, qui ravagent les forêts d’épicéas, dans le nord-est de la France.
C’est cette situation qui fait craindre à Loukas Bénard que les fondements mêmes de l’ONF soient en péril.
« Les effectifs sont si réduits que nous ne parvenons pas à réaliser correctement nos missions, confie-t-il, notamment toutes celles qui relèvent de la gestion (suivi des exploitations, contrôle des infractions) et de l’environnement (étude des écosystèmes, surveillance des milieux…). À force, on se dit que l’objectif de nos patrons, c’est la production de bois. »

Lire aussi : Ce ne sont pas les forêts qui meurent, mais surtout des plantations d’arbres
Vers une marchandisation des forêts
Jusqu’ici, le statut de fonctionnaires permettait aux techniciens de résister, tant bien que mal, aux pressions de l’industrie forestière et aux exigences de rentabilité : espaces multifonctionnels, les forêts devaient avant tout profiter au bien commun, la « valorisation » des domaines n’étant qu’un aspect, parmi d’autres, des mille et une missions de l’ONF.
Mais avec la « privatisation rampante » de l’office public, les syndicats et les associations redoutent que la logique productiviste du gouvernement prenne le dessus sur celle de service et que les forêts se transforment, peu à peu, en « usines à bois ».
En se débarrassant des fonctionnaires, l’État prive ses étendues vertes de gardiens assermentés que des agents contractuels ne sauraient remplacer. D’un statut précaire et révocable, isolés, comment ceux-ci pourront-ils s’opposer à leur employeur, aux préfets réglementant les coupes rases ou aux acteurs du secteur, puissants et organisés ?
Posées par la manifestation de jeudi, ces interrogations resteront une fois de plus sans réponse. Au cours d’un défilé suivi de près par les forces de l’ordre, l’intersyndicale de l’ONF est parvenue, en milieu d’après-midi, devant le ministère de l’Économie (Paris 12e), où elle espérait être reçue. Mais ni l’Élysée, ni le ministère de l’Agriculture, ni Bercy n’ont donné suite à ses revendications.
Approuvé en conseil d’administration, le contrat État-ONF devrait être adopté d’ici peu.
Crédit photo couv : Canopée Forêts Vivantes
25 novembre 2021 - Augustin Langlade
Par
Thierry LEDRU
Le 26/11/2021
Historiquement, il n'y a eu que deux pétitions qui soient arrivées à dépasser le seuil des 100 000 votes et qui sont donc accessibles au débat au Sénat.
La première concernait les personnes en situation de handicap.
https://www.vie-publique.fr/en-bref/278381-senat-une-petition-en-ligne-pour-un-nouveau-calcul-de-laah
"Pour pouvoir bénéficier de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH), un certain nombre de conditions doivent être réunies dont des conditions de ressources à ne pas dépasser. Or, pour les personnes handicapées en couple, les ressources sont calculées en prenant en compte les revenus du conjoint, concubin ou pacsé.
Face à ce constat, une pétition demandant la désolidarisation des revenus du conjoint pour le paiement de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) (nouvelle fenêtre)a été déposée sur la plateforme de pétitions en ligne du Sénat le 10 septembre 2020."
Il est très parlant de voir que la pétition qui suit cet article et qui émane des chasseurs eux-mêmes a reçu 109 signatures. En même temps, vu les propositions, c'est préférable...
Une pétition s’impose au Sénat pour mettre fin aux dérives meurtrières de la chasse
Cette pétition exige la mise en place de cinq mesures : l’interdiction de la chasse le dimanche et le mercredi, « sur l’ensemble du territoire français » ; le renforcement de la formation des chasseurs et des règles générales de sécurité ; le contrôle et le suivi des armes de chasse et des comportements à risque ; de nouvelles sanctions pénales, à la hauteur des délits commis ; enfin « la libération de la parole et la reconnaissance des victimes de la chasse par l’État ».

17 novembre 2021 - Augustin Langlade

Envie d’une vraie déconnexion ? Évadez-vous avec notre bande dessinée !
- Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
- Format : 128 pages
- Impression : France
Portée par le collectif « Un jour, un chasseur », une pétition réclamant une refonde profonde des lois sur la chasse vient de dépasser, sur le site internet du Sénat, le seuil des 100 000 signatures à partir duquel la chambre haute du Parlement peut s’en saisir et l’examiner. C’est une petite victoire pour toutes les victimes, directes ou indirectes, de ce loisir dont on ne compte plus les dommages.
410 morts en 10 ans
Depuis des décennies, les « accidents » de chasse se suivent et se ressemblent, chaque année apportant son lot de décès, de blessures et de traumatismes. De leur ouverture en septembre à leur fermeture en janvier-février, les périodes de chasse sont toujours accompagnées, en France, d’une litanie de victimes. À peine commencée, la saison actuelle n’échappe pas à cette triste fatalité.
Le 28 octobre, en Haute-Savoie, un jeune homme se promenant avec sa mère le long d’un sentier de village reçoit soudain une balle de fusil en plein thorax. Il est grièvement blessé. Le chasseur responsable, qui participait à une battue, n’avait pas respecté les règles les plus élémentaires de sécurité, qui exigent de ne jamais tirer en direction des routes.
Le 30 octobre, alors qu’il circule sur une quatre-voies entre Laillé et Orgères, en Ille-et-Vilaine, un automobiliste de 67 ans est atteint au cou par une balle de calibre 9,3 mm. Quatre jours plus tard, il décède de ses blessures dans un centre hospitalier de Rennes.
Le 6 novembre, en Normandie, un cycliste amateur rentre de sa promenade le visage, les mains et le dos perforés de treize éclats de plomb. Un chasseur l’avait pris pour un faisan. Le lendemain, c’est au tour d’un chasseur de l’Aisne d’être blessé au thorax, alors que son adroit collègue visait un sanglier…
Entre 1999 et 2019, la chasse aurait causé, en France, 2 792 accidents, dont pas moins de 410 mortels.
Encore ne s’agit-il que des faits « recensés » : si l’on prenait le temps de l’estimer, le nombre de drames évités de justesse — balles perdues, ricochets, tirs venant siffler au-dessus de la tête ou finissant dans les murs de maisons — serait, lui, beaucoup plus grand.
Intimidations, harcèlement, violences physiques, monopole des espaces naturels, noyautage des institutions civiques, les maux que l’on reproche aux chasseurs, nourris par cette multitude d’incidents quotidiens, ont fini par créer un climat de peur et de défiance insoutenable.
Dans les zones rurales, qui rappelons-le représentent l’écrasante majorité des territoires français, la chasse est devenue l’objet d’une discorde de plus en plus vive entre les « usagers de la nature », au point que les chasseurs apparaissent désormais comme une caste, distincte du reste de la population. C’est pourquoi les initiatives visant à réguler ce loisir encore trop anarchique se multiplient.

Lire aussi : « En campagne, témoignages et actions se multiplient contre la tyrannie des chasseurs »
Des initiatives pour mettre fin aux dérives
La dernière en date est d’une ampleur inédite. Il s’agit d’une pétition citoyenne. Déposée début septembre sur le site internet du Sénat par le collectif Un jour, un chasseur, elle demande qu’une modification profonde des lois permette enfin d’éviter les « morts, violences et abus liés à la chasse ».
Le collectif Un jour, un chasseur a été créé à la suite d’un de ces accidents de chasse si fréquents. C’était le 2 décembre 2020, dans le Lot. Ce jour-là, Morgan Keane, un Britannique de 25 ans, était sorti de sa maison de Calvignac pour couper du bois, sans se douter qu’une battue avait lieu autour du jardin.
Quelques minutes plus tard, un chasseur surgit. Il confond le jeune homme avec un sanglier et lui fiche une balle au creux du ventre, le tuant sur le coup.
Largement relayé par la presse, ce drame a comme libéré la parole des habitants du Lot contre la tyrannie des chasseurs, ainsi que le rapporte le journal Reporterre. L’envie de se battre a tout à coup dépassé l’inertie.
Se sentant soutenues par la population, six amies de Morgan Keane ont alors décidé de monter « Un jour, un chasseur » et de porter, au sommet de l’État, une série de revendications.
En quelques mois, le collectif a compilé et diffusé des milliers de témoignages prouvant — s’il le fallait encore — les comportements intolérables des chasseurs, auxquels les fédérations et les comités locaux, intimement liés aux pouvoirs publics, garantissent une impunité qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, hormis peut-être dans certains rangs de la police.
Afin de prolonger et concrétiser ces témoignages, l’idée est ensuite venue aux six amies de porter leur combat à l’échelon national. C’est là que le Sénat entre en jeu : depuis janvier 2021, une plate-forme numérique permet à toute personne ou à tout groupe d’adresser, à la chambre haute du Parlement, une pétition inédite ou déjà publiée.
Si, dans un délai de six mois, celle-ci a recueilli au moins 100 000 signatures, elle est alors transmise à la Conférence des Présidents, qui pourra choisir d’y donner suite, par exemple en instituant une mission de contrôle ou en l’inscrivant à l’ordre du jour d’un texte législatif.
Déposée le 10 septembre, la pétition d’Un jour, un chasseur a dépassé, en moins de deux mois, le nombre de 100 000 signatures requis.

Lire aussi : « La chasse plombe l’environnement »
Le 16 novembre, plus de 118 000 personnes avaient adhéré, en prenant le soin de s’identifier, à cette requête exigeant la mise en place de cinq mesures : l’interdiction de la chasse le dimanche et le mercredi, « sur l’ensemble du territoire français » ; le renforcement de la formation des chasseurs et des règles générales de sécurité ; le contrôle et le suivi des armes de chasse et des comportements à risque ; de nouvelles sanctions pénales, à la hauteur des délits commis ; enfin « la libération de la parole et la reconnaissance des victimes de la chasse par l’État ».
Constatant « l’adhésion forte » de la population à cette pétition, le Sénat a annoncé le 9 novembre, dans un communiqué de presse, que les questions soulevées par le collectif allaient faire l’objet d’une « mission conjointe » entre la commission des lois et celle des affaires économiques.
À cette occasion, un débat, une série d’auditions et une « étude de législation comparée » devraient être organisés, « afin de déboucher sur des propositions concrètes, éventuellement de portée législative ».
Réagissant sur les réseaux sociaux, les amies de Morgan Keane ont souligné que la rapidité avec laquelle la pétition a atteint le seuil des 100 000 signatures « relève de l’exploit », mais traduit également « les attentes des citoyens ».
« Ce n’est qu’un premier pas vers la victoire, ajoutent-elles, qui ne sera atteinte qu’à la mise en place d’un texte législatif qui apportera de réelles réponses à nos revendications. »
Des aberrations dans la loi
Affirmant vouloir « ouvrir le débat » et « porter la parole des ruraux » sur les méfaits de la chasse, le collectif Un jour, un chasseur n’a cessé, pendant ses dix mois d’existence, de relever les « aberrations » de la loi, responsables selon lui des drames quotidiens qui entourent ce loisir.
Les chasseurs bénéficient en effet de maints privilèges et passe-droits entretenant, voire justifiant leur sentiment d’impunité.
Le bon million de détenteurs d’un permis valide sur le territoire peuvent par exemple, en toute légalité, manipuler des armes létales avec un taux d’alcoolémie de plusieurs grammes par litre de sang, malgré le risque évident que ce vide juridique fait courir aux autres citoyens.

Lire aussi : « Chasser sous l’emprise d’alcool est toujours légal, une faille juridique dangereuse »
De la même manière, une fois le permis en poche, les capacités physiques et psychiques des chasseurs, tout comme leurs armes, ne sont soumises à aucun examen régulier : chasser alors qu’on est atteint d’une maladie motrice et doté d’une arme défectueuse est tout à fait possible.
Autre dérive : si un « accident » entraîne mort d’homme lors d’une partie de chasse, le crime est la plupart du temps qualifié d’homicide involontaire ; à ce titre, il n’est puni que de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende, alors que cette peine s’élève, pour un accident de voiture, à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
Lire aussi : « La souffrance est inhérente à la chasse de loisir car il est quasi impossible de tuer net un animal »
Sans juger du bien-fondé d’un loisir consistant à abattre des animaux sauvages, de telles incohérences juridiques démontrent, selon le collectif, qu’il est urgent de refondre entièrement des lois « qui, de toute évidence, ne garantissent ni notre sécurité, ni notre bien-être ».
Le combat d’Un jour, un chasseur parviendra-t-il à ébranler le statu quo ? En 2000, la loi Voynet instaurait, pour la première fois, un jour sans chasse en France, le mercredi. Trois ans plus tard, après le retour de la droite au pouvoir, cette disposition aussi légitime que minime était abrogée par l’Assemblée nationale.
Depuis lors, les cadres n’ont presque pas évolué. Murmurant à l’oreille du gouvernement, le lobby de la chasse est contraire à toute réforme, toute conciliation, tout aménagement.
Dans un entretien au JDD, le 14 novembre, le président de la Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen, a même proposé que les chasseurs prennent part, comme « police de proximité », à la sécurité des villages et à « la surveillance des espaces agricoles et forestiers ». L’avenir est encore bien incertain.
17 novembre 2021 - Augustin Langlade
Denigrement des chasseurs, tireurs et amateurs d'armes: ça suffit!
Sébastien POINT
15/11/2021
Identifiant: N°870
Seuil non atteint
En 2019, une ancienne actrice française mondialement célèbre qualifiait les chasseurs de "sous hommes d'une abjecte lâcheté aux trognes d'ivrognes" et de "terroristes du monde animal". En 2020, la fédération de chasse de Gironde subissait des volées d'insultes de la part d'internautes après une opération promotionnelle en faveur du permis de chasse. A ces deux exemples récents et connus, il faut ajouter la majorité des incidents, injures et dénigrements que subissent chasseurs, tireurs et amateurs d'armes et qui ne sont pas déclarés.
Nous refusons d’accepter la banalisation de ces discriminations. Il est du devoir des autorités et du gouvernement de les dénoncer, de leur faire face et de ne surtout pas tolérer l’intolérable.
Dans cet esprit, la mise en place des mesures suivantes s'avère , sinon suffisante, au moins nécessaire:
I - Reconnaissance d'un droit inaliénable à la chasse
Nous demandons l’inscription dans la loi d'un droit inaliénable pour les chasseurs de chasser tous les jours de la semaine, y compris le dimanche et le mercredi.
II - Information des promeneurs
La présence de promeneurs sur des parcelles forestières privées est souvent tolérée par les propriétaires mais, en cas de chasse en cours, cette présence pose des problèmes de sécurité. Nous demandons un renforcement général de l'information des promeneurs sur les risques qu'ils encourent ou qu'ils font courir à pénétrer des parcelles forestières privées accueillant potentiellement des actions de chasse. Une bonne appréciation et définition des responsabilités en cas d'accident doit être systématiquement réalisée.
III- Allègement du contrôle et du suivi des armes de chasse
La chasse est une action favorable à l'entretien des espaces forestiers et à la régulation des espèces animales. Elle doit être encouragée.
Le tir aux armes à feu, quel que soit le calibre, est une pratique sportive et de loisir encadrée qui ne doit souffrir d'aucune discrimination et qui doit être accessible à toutes et tous, dans un esprit démocratique.
La collection d'armes à feu participe de la préservation d'un patrimoine historique et technique français, européen et mondial.
Ces raisons plaident pour l'arrêt des politiques répressives et pour un allègement des conditions de détention des armes à feu de catégories C et de leurs munitions afin de permettre la démocratisation des disciplines exigeant la possession et/ou l'utilisation d'une arme à feu.
IV- Reconnaissance par l’État
Il est primordial de reconnaître la place des chasseurs dans la préservation de nos usages et modes de vie traditionnels, et dans la gestion des espaces naturels.
Il est primordial de reconnaître le tir sportif et la collection d'armes comme des moyens de faire vivre et de valoriser un patrimoine historique et technologique.
Cette pétition est fermée aux signatures.
Décision de la Conférence des Présidents :
Lors de sa réunion du mardi 23 novembre 2021, la Conférence des Présidents a décidé de renvoyer la pétition n° 742 à la commission des affaires économiques et à la commission des lois en vue de la création d'une mission conjointe de contrôle.
Elle a en outre décidé de fermer aux signatures cette pétition ainsi que celles publiées sur la plateforme ayant le même objet.
Coronavirus : nouvelles du jour
Par
Thierry LEDRU
Le 25/11/2021
Bon, tout ça n'est guère réjouissant.
En même temps, j'ai déjà lu moult articles scientifiques annonçant que la disparition du virus est utopique. Les personnes vaccinées peuvent continuer à transmettre le virus et doivent donc rester tout aussi prudentes que les non-vaccinées. Ce qui n'est pas le cas. Il existe un état de fait qui montre clairement que les personnes vaccinées sont beaucoup moins prudentes.
Où va-t-on ? Je n'en sais rien bien évidemment mais il est certain en tout cas, pour moi, que le fait de prendre soin de sa santé est primordial et je ne suis pas persuadé que cette idée ait beaucoup évolué dans l'esprit des gens. Le système immunitaire, ça s'entretient. Son affaiblissement est une opportunité offerte au virus.
Je ne dis pas que je n'attraperai pas cette maladie et je n'ai aucune certitude sur la façon dont mon corps réagira dans ce cas mais au moins, j'aurais fait de mon mieux pour que le virus, s'il m'atteint, rencontre une certaine résistance. Je ne peux pas faire davantage.
Quand je vois déjà apparaître sur les réseaux sociaux le calendrier des marchés de Noël et toutes les animations associées, ça me désole. Toutes ces concentrations humaines, dans des espaces restreints, même si ça a lieu en plein air, c'est "open bar" pour le virus.
Oui, je pense qu'il est nécessaire de se passer de toutes les concentrations qui ne relèvent pas d'une obligation absolue. Il s'agit de savoir si la période de fêtes doit être une période de risques.
Je trouve d'ailleurs déplorable les réglements de compte sur les réseaux sociaux de la part de certains vaccinés qui s'acharnent sur les non-vaccinés et les accusent de tous les maux. Je suis non-vacciné et je me tiens à distance, je porte un masque, je me lave les mains. Je n'embrasse que la femme de ma vie.
Le vaccin n'empêche pas intégralement les transmissions. Il faut absolument que ça rentre dans les têtes.
Nous ne sommes pas revenus au "monde d'avant" et ça n'en prend pas le chemin. Personnellement, il y a énormément de paramètres qui peuvent disparaître sans que ça me désole. Le "monde d'avant" est empli de comportements néfastes. Ce qui m'importe, par contre, serait de voir émerger de nouveaux modes d'existence. On n'en prend pas le chemin non plus. Nous sommes donc entre deux mondes.
JEUDI 25/11/2021 à 14H03 - Mis à jour à 14H07
Coronavirus : un nouveau variant détecté en Afrique du Sud
Par La Provence (avec AFP)

Le variant B.1.1.529 présente un nombre "extrêmement élevé" de mutations.NIPHON KHIAWPROMMAS / GETTY IMAGES
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Un nouveau variant du Covid-19, dont le nombre élevé de mutations pourrait menacer l'efficacité des vaccins existants, a été détecté en Afrique du Sud, ont annoncé jeudi des scientifiques.
"Nous avons malheureusement détecté un nouveau variant qui constitue une source de préoccupation en Afrique du Sud", a déclaré le virologue Tulio de Oliveira, lors d'une conférence de presse en ligne. Le variant B.1.1.529 présente un nombre "extrêmement élevé" de mutations, selon les scientifiques sud-africains qui avaient déjà détecté le variant Beta, contagieux.
À ce stade, les scientifiques ne sont pas certains de l'efficacité des vaccins anti-Covid contre cette nouvelle forme du virus.
L'apparition de ce variant est sans doute à l'origine de l'augmentation "exponentielle" des contaminations ces dernières semaines, selon le ministre de la Santé, Joe Phaahla, présent à la conférence de presse. D'autres cas ont été signalés au Botswana voisin et à Hong Kong, sur une personne de retour d'un voyage en Afrique du Sud.
L'Afrique du Sud, qui craint une nouvelle vague de la pandémie d'ici la fin de l'année, est officiellement le plus touché du continent par la pandémie. Il compte plus de 2,9 millions de cas et plus de 89 600 décès.
La pandémie dans le monde est actuellement dominée par la propagation du variant Delta, très contagieux, initialement détecté en Inde.
Coronavirus : à cause du variant Delta, les vaccins ne protègent qu'à 40% de la transmission selon l'OMS
Par La Provence (avec AFP)

Le variant Delta, très contagieux, a réduit à 40% l'efficacité des vaccins contre la transmission de la maladie, a souligné mercredi le patron de l'OMS, pressant les gens de continuer à porter des masques et autres pratiques barrières.PHOTO - AFP/ARCHIVES - FABRICE COFFRINI
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Le variant Delta, très contagieux, a réduit à 40% l'efficacité des vaccins contre la transmission de la maladie, a souligné mercredi le patron de l'OMS, pressant les gens de continuer à porter des masques et autres pratiques barrières.
"Les vaccins sauvent des vies, mais ils n'empêchent pas totalement la transmission du Covid-19", a expliqué Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d'un point de presse régulier consacré à la pandémie, qui refait des ravages en Europe. "Il y a des données qui suggèrent qu'avant l'arrivée du variant Delta, les vaccins réduisaient la transmission d'environ 60%, avec Delta cela a chuté à 40%", a-t-il souligné. "Dans de nombreux pays et communautés, nous craignons qu'il n'y ait cette idée fausse que les vaccins ont mis fin à la pandémie, et que les gens qui sont vaccinés n'ont plus besoin de prendre d'autres précautions", a-t-il ajouté.
Le directeur général de l'organisation a ouvert ses traditionnelles remarques liminaires sur la situation en Europe, frappée de plein fouet par une cinquième vague d'infections, provoquée par un mélange de taux de vaccination insuffisant et du relâchement - sans doute prématuré au vu de la domination du variant Delta dans la région - dans les gestes barrières et les restrictions.
"La semaine dernière, plus de 60% des infections et des décès du Covid dans le monde se sont produits en Europe", a rappelé le docteur Tedros, ajoutant que "cet énorme nombre de cas se répercute en fardeau insupportable pour les systèmes de santé et les personnels de santé épuisés".
Avec plus de 2,5 millions de cas et près de 30 000 morts enregistrés depuis une semaine, le Vieux Continent est de loin la région du monde la plus touchée par la pandémie, selon les données officielles collectées par l'AFP. Et la tendance reste à la hausse.
Mardi, l'OMS Europe s'était alarmée de l'"emprise" du Covid-19 en Europe, qui pourrait faire 700 000 morts supplémentaires sur le continent d'ici au printemps, en plus des 1,5 million de décès déjà dénombrés.
