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  • Epidémie de bronchiolite

    Il va bien y avoir un moment où l'ensemble de la population va finir par comprendre que la santé des citoyens n'est pas la priorité des gouvernements, ni de celui-ci, ni des précédents. Que la finance mène le pays au détriment des services les plus indispensables. La fermeture des lits, la pression sur le personnel, la rentabilité, la rentabilité...Avec le covid, ce sont les personnes âgées et les personnes en situation de commorbidités qui sont les plus touchées.

    Ici, ce sont les bébés et les jeunes enfants. 

    Mais tout va bien, pour le covid, il y a un vaccin, pour la bronchiolite, ils vont réfléchir... Finalement, on dirait vraiment que l'hôpital public fonctionne comme une entreprise privée, en flux tendu...

     

    Epidémie de bronchiolite : "Nous sommes très inquiets pour les semaines à venir", alertent les services d'urgences pédiatriques

     

    Arrivés plus tôt dans la saison, les virus hivernaux, dont la bronchiolite, font craindre une saturation des services pédiatriques partout en France.

    Article rédigé par

    Guillemette Jeannot

    France Télévisions

    Publié le 21/10/2021 14:32Mis à jour le 21/10/2021 14:56

     Temps de lecture : 4 min.

    Le service des urgences pédiatriques du CHU de Toulouse (Haute-Garonne), le 31 décembre 2015. (MAXPPP)

    Le service des urgences pédiatriques du CHU de Toulouse (Haute-Garonne), le 31 décembre 2015. (MAXPPP)

    Plus précoce, plus rapide et plus sévère. Voilà les traits de l'épidémie de bronchiolite qui touche la France moins de deux mois après la rentrée de septembre, selon le tableau dressé par les professionnels de santé interrogés par franceinfo. "En général, le pic épidémique démarre mi-novembre et culmine à son sommet entre Noël et le Nouvel An avant de décliner", expose le docteur Sébastien Kiefer, pneumopédiatre au centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy et au centre hospitalier régional de Metz, dans la région Grand-Est.   

    A la mi-octobre, période à laquelle l'épidémie débute d'habitude, le virus respiratoire de la bronchiolite a déjà fait basculer onze régions de l'Hexagone en phase épidémique, selon le dernier bulletin hebdomadaire sur cette maladie de Santé publique France, publié le 20 octobre. La situation des services d'urgences pédiatriques, dont la fréquentation augmente semaine après semaine, inquiète le corps médical.

    Une épidémie "très" précoce

    "Le taux de consultation aux urgences est 30% supérieur à celui des autres années à la même date", calcule Sébastien Kiefer. "En termes d'effectifs de personnel aux urgences, cela devient compliqué, assure le pneumopédiatre. Nous sommes vraiment à la limite d'une prise en charge convenable pour le patient et sa famille." Même constat en Ile-de-France. Depuis trois semaines, l'activité a augmenté entre "15% et 20%" à l'hôpital Robert-Debré à Paris, estime le chef du service de réanimation pédiatrique, Stéphane Dauger.

    A l'échelle nationale, depuis la fin du mois de septembre, les passages aux urgences pédiatriques et les hospitalisations qui ont suivi augmentent en moyenne de 30% par semaine, selon Santé publique France. Durant la semaine du 11 au 17 octobre, plus d'une hospitalisation pédiatrique sur quatre était due à la bronchiolite. Par ailleurs, sur les 799 enfants hospitalisés, 93% étaient âgés de moins de 1 an. Une "situation prévisible" sur laquelle alertait le Conseil national professionnel de pédiatrie depuis avril-mai. 

    "Une faible défense immunitaire"

    Comment expliquer la précocité de cette vague, apparue dès la fin de l'été dans certains départements ? Le docteur Sébastien Kiefer avance l'hypothèse d'une "faible circulation du virus l'hiver dernier" et un "fort retour de la circulation des virus avec le déconfinement d'avril-mai" 2021.

    Par ailleurs, "les plus petits, âgés d'un ou deux ans, n'ont jamais connu de virus et ont donc une faible défense immunitaire, poursuit le spécialiste. Ce qui explique leur plus grande fragilité face aux infections virales respiratoires cet automne."  Une analyse partagée par le Conseil scientifique dans son dernier avis publié le 5 octobre ainsi que par le professeur Stéphane Dauger, également préoccupé par la situation. 

    "Nous sommes très inquiets pour les semaines et mois à venir, car l'accroissement de la courbe épidémique est plus accéléré que d'habitude."

    Stéphane Dauger, chef du service de réanimation pédiatrique à l'hôpital Robert-Debré 

    à franceinfo

    Pour le chef de service, il va falloir "rapidement" réagir face à cet afflux prématuré de cas de bronchiolites. Car celui-ci "s'additionne à des difficultés existantes depuis plusieurs mois" soulève-t-il.

    Un système pédiatrique "dégradé"

    "Non seulement il y a d'autres virus qui circulent, comme les gastro-entérites et la grippe, mais il y a également des décompensations chez certains enfants, d'autres qui souffrent de maladies chroniques et qui doivent être pris en charge ou suivis dans les bons délais", remarque le professeur. Il redoute ainsi de prendre à nouveau "trois à quatre mois de retard" dans la prise en charge des malades, après "quasiment deux années à l'arrêt dues au Covid-19". "Contrairement à un adulte, faire attendre un enfant de 18 mois plus de six mois pour une IRM, c'est trop long et peut s'avérer dangereux pour sa santé", insiste Stéphane Dauger.

    Pour l'heure, les services pédiatriques de l'hôpital Robert-Debré et des hôpitaux de Nancy et Metz absorbent encore toutes les entrées. Mais la tension en hospitalisation, faute de lits suffisants en sortie de réanimation, commence déjà à se faire sentir.

    Les chirurgies pédiatriques non urgentes ont été décalées et l'hôpital de Nancy réfléchit à ouvrir dès à présent son unité bronchiolite, habituellement mise en place courant novembre. "Pour cela, il faut non seulement des lits, mais surtout du personnel qualifié. Ce qui nous manque, précise le docteur Sébastien Kiefer. Le personnel soignant est fatigué et cette épidémie arrive à un moment où nous n'étions pas forcément prêts." 

    Pas de renfort du secteur privé

    "En trente ans d'expérience, c'est la première fois que nous nous retrouvons dans cet état-là, au pied du mur, s'alarme le professeur Stéphane Dauger. Et contrairement aux urgences adultes, en pédiatrie, nous ne pouvons pas nous appuyer sur le secteur privé, car il n'existe pas."

    Dans la région Grand-Est, comme à Paris, le personnel pédiatrique espère éviter une priorisation des malades à l'entrée de l'hiver si l'épidémie ne se calme pas d'ici là. "Bien qu'elle ait commencé en avance, nous espérons qu'elle se terminera aussi plus tôt", présage Sébastien Kiefer.

     

  • Evasion fiscale

     

    Et nous, on essaie de s'en sortir au moins pire. Et les services publics partent à vau-l'eau. Et les lits des hôpitaux disparaissent par milliers et le gouvernement culpabilise à outrance ceux qui ne suivent pas les injonctions vaccinales en arguant que c'est une atteinte à la croissance et à l'économie de la France. Monde de fous. 

     

    "CumEx Files" : ce que l'on sait du "pillage fiscal à 140 milliards d’euros" révélé par plusieurs médias

     

    Le non-paiement de taxes sur les dividendes a fait perdre 33 milliards d'euros de recettes fiscales à la France en vingt ans, selon l'enquête d'un collectif d'investigation révélée par "Le Monde".

    Article rédigé par

    franceinfo

    France Télévisions

    Publié le 21/10/2021 17:12

     Temps de lecture : 3 min.

    Le ministère des Finances à Paris dans le 12e arrondissement, photographié le 14 octobre 2021. (SERGE ATTAL / AFP)

    Le ministère des Finances à Paris dans le 12e arrondissement, photographié le 14 octobre 2021. (SERGE ATTAL / AFP)

    Des montants faramineux. Ces vingt dernières années, 140 milliards d'euros auraient échappé au fisc d'une dizaine de pays européens, dont 33 milliards uniquement pour la France, selon Le Monde (article abonnés) du jeudi 21 octobre. En cause : un mécanisme d'optimisation fiscale permettant à des investisseurs étrangers d'échapper à la taxe sur les dividendes. 

    Cette méthode d'évasion fiscale avait déjà été mise en lumière en 2018 par 19 médias européens regroupés dans un collectif d'investigation baptisé "CumEx Files" (en anglais). Ce collectif avait révélé que plusieurs Etats de l'Union européenne, dont la France, l'Allemagne et le Danemark, avaient perdu quelque 55 milliards d'euros à cause d'un vaste montage financier impliquant des traders, des banques et des avocats.

    Que faut-il retenir des dernières révélations publiées, où sont revues à la hausse les sommes soustraites aux caisses des Etats ?

    Une fraude aux dividendes toujours en vigueur

    Premier enseignement : malgré le scandale suscité par les révélations de 2018, des montages financiers sont toujours utilisés par "l'immense majorité des investisseurs étrangers dans les sociétés cotées françaises" pour "optimiser leurs dividendes", selon Le Monde. Le Parlement "avait pourtant voté une réforme censée mettre fin à ces pratiques à la frontière de la légalité", rappelle le journal, mais la majorité macroniste avait ensuite "affaibli le dispositif, en n'interdisant que les montages les plus simples". Il reste donc facile de le contourner.

    En quoi consiste ce dispositif ? Comme l'avait expliqué franceinfo en 2018, la pratique du "CumCum" est une opération d'optimisation fiscale qui joue sur la différence de fiscalité entre investisseurs nationaux et étrangers. Les investisseurs étrangers sont taxés sur les dividendes qu'ils touchent sur les actions de groupes français cotés en Bourse. Pour alléger la facture ou pour échapper à l'impôt, ils revendent brièvement leurs titres à des banques françaises à l'approche du jour de versement des dividendes. Cela leur permet d'échapper à la ponction liée au versement de ces bénéfices.

    Personne n'est donc taxé et les investisseurs récupèrent quelques jours plus tard leurs actions ainsi que les dividendes associés. Au passage, les banques se servent en prenant une commission. L'administration fiscale n'y voit que du feu et, en bout de chaîne, ce sont le fisc et les contribuables qui sont les grands perdants. 

    Une perte de 140 milliards d'euros pour les Etats européens

    Résultat : des sommes énormes ne sont pas versées aux impôts. Selon Le Monde, plus de 140 milliards d'euros ne seraient pas rentrés dans les caisses d'une dizaine d'Etats européens ces deux dernières décennies. La France est le pays le plus touché par cette évasion fiscale avec 33,3 milliards, affirme le quotidien. Une somme équivalente à celle débloquée par l'exécutif dans le cadre du plan de relance 2030. 

    Parmi les pays champions de ce type d'optimisation fiscale viennent ensuite l'Allemagne, avec 28,5 milliards non versés au fisc, les Pays-Bas (27 milliards) et l'Espagne (18,8 milliards), selon Le Monde, qui s'appuie sur des données recueillies par Christoph Spengel, professeur de fiscalité internationale à l'université allemande de Mannheim. 

    Quatre grandes banques françaises mises en cause

    Soupçonnées d'aider leurs clients à se soustraire à la taxe sur les dividendes, quatre grandes banques françaises sont dans le viseur de l'administration fiscale : BNP Paribas, la Société générale, Natixis et le Crédit agricole, par l'entremise de sa filiale Cacib. Les banques "n'ont pas souhaité s'étendre sur le sujet", assure Le Monde, mais elles considèrent qu'elles respectent les règles d'optimisation fiscale en vigueur.

    La revente et le rachat d'actions, même pour une durée brève, est en effet légale. En revanche, l'industrialisation de cette pratique pour échapper au fisc peut être sanctionnée. L'issue du bras de fer entre les banques et Bercy est donc incertaine. En 2018, BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale figuraient déjà parmi les banques françaises épinglées par le collectif d'investigation "CumEx Files" pour ce type de pratiques. 

  • Pourquoi viser l'autonomie alimentaire

    Un texte écrit par un ami.

    J'ajouterais, au sujet de la générosité de la nature, qu'en ce moment, en se baladant dans le secteur, on a ramassé plus de dix kilos de pommes sauvages, des poires, autant de châtaignes et plusieurs kilos de noisettes. Cette année les noyers n'ont quasiment rien donné. Je ne sais plus combien nous avons fait de pots de confiture de mûres. A cela s'ajoutent les champignons. On se promène toujours avec chacun notre sac à dos. On a fini quelques balades bien, bien chargés :)

    On est arrivé sur notre nouveau terrain au mois de mars et notre potager nous nourrit amplement. C'est clair qu'on y passe beaucoup de temps, (vive la retraite) mais en même temps, on a démarré sur un terrain qui était abandonné depuis plusieurs années. L'année prochaine, tout ce qu'on a fait cette année ne sera plus à faire.

    Une chose qui nous réjouit ici, dans la Creuse, c'est de voir le nombre de potager-verger sur les terrains. Le jardin "pelouse-décoration", ça n'est pas ce que les gens cherchent à avoir.  

     

    "Pourquoi devenir autonome en alimentation alors que je n'ai qu'à acheter mes produits grâce à ma rémunération ?"

    Lorsque nous travaillons, c'est pour avoir une rémunération et celle-ci nous permet d'acheter notamment de la nourriture. Mais cette nourriture a un coût économique, temporel et moral qui va bien au-delà de ce que l'on pense. Prenons un exemple.

    Notre alimentation est composée essentiellement de fruits, de légumes (frais, conserves, surgelés et transformés) et de protéines que l'on trouve majoritairement dans la viande, le poisson, les œufs ou certains légumes secs.

    "Au minimum", une famille de 4 personnes dépense 100€/semaine pour ces denrées (sur une base moyenne de 150€ par semaine pour des courses intégrales intégrant des produits ménagers et fonctionnels). Ainsi, rien qu'en nourriture - puisqu'un mois compte 4,33 semaines - une famille dépense 433€/mois, soit 5200€/an en denrées. Et pour rappel, c'est bien ici le minimum.

    Au niveau salarial, si l'un des adultes de cette famille touche 1500€/mois, ces 5200€ représentent un peu moins de 4 mois de sa rémunération..

    Sauf que pour obtenir ces 5200€, il est nécessaire également de dépenser de l'argent dans des frais annexes de véhicule (crédit, carburant, assurance, parfois une tenue de travail adaptée, etc.). Avec le carburant qui augmente considérablement, si cette personne fait 1h A/R de route par jour, les frais de route pour gagner cette somme s'élèvent à 210€ par mois (3 pleins à 70€/pièce), donc 840€ sur 4 mois.

    Le total humain et économique dépensé de façon immédiate (sans compter les assurances, les crédits et les frais d'entretien des véhicules) par cette famille est donc de 6040€ et 4 mois de travail à temps plein (temps de courses en plus) pour se nourrir à l'année.

    Or, produire ses denrées est nettement moins chronophage. La mise en place du potager initial ne prend qu'une dizaine de jours, puis seulement 15 à 20 minutes par jour pour l'entretenir, récolte du jour incluse.

    Le jardin remplace ainsi le supermarché : on récolte les fruits et légumes du jour sur les plants, exactement de la même façon que l'on va les chercher sur une étale, ou que l'on récupère une conserve dans le rayon, le transport et le ticket de caisse en moins.

    Avez-vous déjà compté le nombre de graines que l'on trouve dans une seule tomate ? Entre 300 et 400. Imaginez maintenant que chaque graine donne un plant (appelé pied) comptant chacun 2 à 4kg de tomate de production. Ainsi, avec une seule tomate, vous pouvez potentiellement produire entre 600 et 1600 kilos de tomates l'année d'après... le tout : GRA-TUI-TE-MENT !! Sans compter la différence de goût et les bienfaits des produits sains.

    Alors oui, devenir autonome est à la fois rentable économiquement, matériellement, et humainement. Et qui sait ? Peut-être que vous pourriez échanger et revendre votre surplus et ainsi devenir pleinement autonome... dans votre travail.

    La nature est généreuse et gratuite, profitons-en.

     

  • Les guildes en permaculture

    Voilà ce qui occupe nos journées sur le terrain et nos soirées en lecture et videos. Et comme le terrain était inoccupé depuis trois ans et délaissé depuis six ans, le travail est conséquent. Mais le bonheur est à sa mesure. 

     

    La ferme de Cagnolle

    Tout ce que l'agriculture intensive a oublié, délaisse, ignoré...Tout ce qu'elle devrait réapprendre...

    Tout est là

     

     

     

  • Encore et toujours Milgram

    L'expérience de Milgram. maintes et maintes fois commentée.

    D'un intérêt considérable. Applicable à de nombreux phénomènes de société. 

    Cette vidéo explique très clairement les enjeux.

    L'extrait du film "I comme Icare" avec Yves Montand comporte un échange très fort. (à 9mn20)

    Yves Montand demande : "Mais si ce conflit lui est tellement insupportable, pourquoi ne s'arrête-t-il pas ?

    Le scientifique responsable de l'expérience lui répond : "S'il s'arrête, il reconnaît implicitement qu'il a eu tort d'aller jusque-là. En continuant, il justifie tout ce qu'il a fait jusqu'à présent."

    Vous voyez à quoi je pense ? ...

    La 3ème dose...Et les suivantes.

    Et le poids de l'autorité qui vient s'ajouter à tout ce que l'individu a fait jusque-là. Le matraquage continu, la peur d'être mis aux bans de la société, d'être montré du doigt, d'être un "pestiféré", la peur de ne plus pouvoir vivre comme avant, etc etc...

    Oui, je sais, des centaines de milliers de personnes sont mortes. Dis comme ça, c'est effrayant. 

    Et si on parlait des milliers de lits qui ont été supprimés dans les hôpitaux depuis dix ans et des 5700 lits supprimés encore depuis le début de la pandémie. N'y aurait-il pas une contradiction monumentale entre les propos du gouvernement et les actes ? N'y aurait-il pas une forme de déviance à vouloir faire porter le chapeau à ceux qui refusent le vaccin. 

    Quant à la vaccination de masse, l'exemple actuel du Royaume-Uni ou d'Israël permet de voir vers quoi on se dirige. 

    Soit on renforce le système hospitalier et on vit avec ce virus, en cherchant à renforcer son propre système immunitaire ou en tout cas à ne pas l'affaiblir...soit on prend un abonnement aux piqûres de rappel. 

     

    Plus de 5 700 lits supprimés à l’hôpital en 2020

     

    Le ministère de la Santé vient de publier une étude sur la capacité d’accueil hospitalière, confirmant la tendance de fond du « virage ambulatoire ». (FREDERICK FLORIN / AFP)

    La crise du Covid n’a pas interrompu la réduction inexorable des capacités hospitalières. Au contraire.

    Par L'Obs avec AFP

    ·Publié le 29 septembre 2021 à 8h24

    Temps de lecture 1 min

    Plus de 5 700 lits d’hospitalisation complète ont été fermés en 2020 dans les établissements de santé français, qui ont créé dans le même temps, près de 1 400 places d’hospitalisation partielle, selon une étude du ministère de la Santé publiée ce mercredi 29 septembre.

     

    Le Covid-19 n’a pas interrompu la réduction inexorable des capacités hospitalières. Au contraire, la crise sanitaire a en partie amplifié les fermetures de lits.

     

    Signe de ce déclin, la France compte désormais moins de 3 000 hôpitaux et cliniques. « Sous l’effet des réorganisations et des restructurations », 25 établissements publics et privés ont fermé l’an dernier, indique la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

    Une baisse un peu plus marquée

    Les 2 983 structures encore ouvertes fin 2020 disposaient très exactement de 386 835 lits d’hospitalisation complète, soit 5 758 de moins en un an – comparé au dernier bilan pour l’année 2019, publié en juillet par la même direction statistique des ministères sociaux.

    Hôpital public : comment en est-on arrivé à un tel niveau d’indigence ?

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    « Ils remettent en question la maladie » : une infirmière raconte la défiance des patients face aux soignants

     

    Cette baisse est « un peu plus marquée » que les années précédentes, ce qui « pourrait s’expliquer par le contexte d’épidémie », avec « de nombreuses chambres doubles transformées en chambres simples pour limiter la contagion », ainsi que des déprogrammations massives pour réaffecter les personnels soignants dans les services de soins critiques.

    Le nombre de lits de réanimation, qui a fortement varié au gré des vagues de Covid, a d’ailleurs terminé l’année en hausse de 14,5 % (soit environ 6 200).

     

    L’ambulatoire comme tendance de fond

    Cela n’a pas empêché la tendance de fond du « virage ambulatoire » – sur fond de « contraintes de personnel » – de se poursuivre : 1 369 places d’hospitalisation « de jour » ont été ouvertes en 2020, portant leur nombre total à 80 089.

    L’hospitalisation à domicile a dans le même temps connu une « croissance particulièrement vive » de 10,8 %, soit 21 276 patients « pouvant être pris en charge simultanément sur le territoire ».

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    Ce mode de prise en charge représentait ainsi, fin 2020, « 7 % des capacités totales en hospitalisation complète » hors psychiatrie, contre 2,1 % en 2006.

     

     

    Par L'Obs avec AFP

     

  • Pass sanitaire et constitution

     

    On peut se demander à la lecture de ces textes de lois, si cela sert à quelque chose de les voter...

    Vu la facilité avec laquelle les gouvernements les effacent, les contournent, écrivent des décrets, des alinéas, des modifications toutes "légales", il ne s'agit pas de "constitution" mais juste d'une main mise sur les peuples.  

    Comme le dit depuis bien longtemps Etienne Chouard, dès lors que les puissants écrivent eux-mêmes la constitution, ils s'approprient tous les pouvoirs. 

     

     

    Article L1132-1

     

    Version en vigueur depuis le 23 juin 2020

    Modifié par LOI n°2020-760 du 22 juin 2020 - art. 15

    Aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement ou de nomination ou de l'accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, telle que définie à l'article 1er de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations, notamment en matière de rémunération, au sens de l'article L. 3221-3, de mesures d'intéressement ou de distribution d'actions, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat en raison de son origine, de son sexe, de ses mœurs, de son orientation sexuelle, de son identité de genre, de son âge, de sa situation de famille ou de sa grossesse, de ses caractéristiques génétiques, de la particulière vulnérabilité résultant de sa situation économique, apparente ou connue de son auteur, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une prétendue race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes, de son exercice d'un mandat électif, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son nom de famille, de son lieu de résidence ou de sa domiciliation bancaire, ou en raison de son état de santé, de sa perte d'autonomie ou de son handicap, de sa capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français.


     

     

    Article 225-1

    Modifié par LOI n°2016-1547 du 18 novembre 2016 - art. 86

    Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé , de leur perte d'autonomie, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée.

    Constitue également une discrimination toute distinction opérée entre les personnes morales sur le fondement de l'origine, du sexe, de la situation de famille, de la grossesse, de l'apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de la situation économique, apparente ou connue de son auteur, du patronyme, du lieu de résidence, de l'état de santé, de la perte d'autonomie, du handicap, des caractéristiques génétiques, des mœurs, de l'orientation sexuelle, de l'identité de genre, de l'âge, des opinions politiques, des activités syndicales, de la capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français, de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée des membres ou de certains membres de ces personnes morales.


     

     

    Article R4127-36

    Version en vigueur depuis le 31 mai 2021

    Modifié par Décret n°2021-684 du 28 mai 2021 - art. 12

    Le consentement de la personne examinée ou soignée doit être recherché dans tous les cas.

    Lorsque le malade, en état d'exprimer sa volonté, refuse les investigations ou le traitement proposés, le médecin doit respecter ce refus après avoir informé le malade de ses conséquences.

    Si le malade est hors d'état d'exprimer sa volonté, le médecin ne peut intervenir sans que la personne de confiance, à défaut, la famille ou un de ses proches ait été prévenu et informé, sauf urgence ou impossibilité.

    Les obligations du médecin à l'égard du patient lorsque celui-ci est un mineur ou un majeur faisant l'objet d'une mesure de protection juridique sont définies à l'article R. 4127-42.


     

     

    Accueil › S'informer › La vaccination en France › Décisions de justice › Cour Européenne des Droits de l'Homme : Arrêt SALVETTI

    COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME : ARRÊT SALVETTI

     

    Un arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme rendu en 2002, a précisé « qu’en tant que traitement médical non volontaire, la vaccination obligatoire constitue une ingérence dans le droit au respect de la vie privée, garanti par l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales » (Arrêt SALVETTI c/Italie – CEDH Décision du 9 juillet 2002 ; n° 42197/98)


    Accueil › S'informer › La vaccination en France › Les textes fondamentaux garantissant nos libertés › La Convention d'Oviedo

    LA CONVENTION D'OVIEDO

     

    Convention pour la protection des Droits de l'Homme et de la dignité de l'être humain à l'égard des applications de la biologie et de la médecine : Convention sur les Droits de l'Homme et la biomédecine

    Ratifié par la France le 4 avril 1997 à Oviedo, la Convention d'Oviedo énonce les principes fondamentaux applicables à la médecine quotidienne ainsi que ceux applicables aux nouvelles technologies dans le domaine de la biologie humaine et de la médecine.

    Article 2 : Primauté de l'être humain L'intérêt et le bien de l'être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science.

    Article 5 : Règle générale Une intervention dans le domaine de la santé ne peut être effectuée qu'après que la personne concernée y a donné son consentement libre et éclairé. Cette personne reçoit préalablement une information adéquate quant au but et à la nature de l'intervention ainsi que quant à ses conséquences et ses risques. La personne concernée peut, à tout moment, librement retirer son consentement.


     

  • Moderna suspendu

    Non, mais franchement, cette phrase et cet aveu, c'est complètement ahurissant...Je rappelle tout de même que le moindre doute émis il y a quelques temps par des individus lambda leur valait d'être immédiatement traités de tous les noms et en particulier de complotiste. Et là, on découvre que la "haute autroité de santé" n'a rien dit pour ne pas désorganiser la campagne de vaccination...

    "Confiance.

    -Pardon, vous avez dit quel mot ? "

     

    "Si Moderna était aussi utilisé jusqu'à présent, la HAS ne l'avait pas remis en cause "pour ne pas désorganiser la campagne en cours". "

    Covid-19 : pourquoi le vaccin Moderna n'est plus autorisé pour les doses de rappel en France

    Article rédigé par

    franceinfo avec AFP

    France Télévisions

    Publié le 17/10/2021 17:03Mis à jour le 17/10/2021 17:42

     Temps de lecture : 3 min.

    Un flacon du vaccin Moderna contre le Covid-19 à l'hôpital général du Pays de Galles occidental à Carmarthen, au Pays de Galles, le 7 avril 2021. (JACOB KING / AFP)

    Un flacon du vaccin Moderna contre le Covid-19 à l'hôpital général du Pays de Galles occidental à Carmarthen, au Pays de Galles, le 7 avril 2021. (JACOB KING / AFP)

    La Haute Autorité de santé a décidé vendredi de ne plus injecter le produit développé par Moderna pour la campagne vaccinale de rappel.

    Prudence est mère de sûreté pour la Haute Autorité de santé. Le régulateur français a décidé, vendredi 15 octobre, de ne plus permettre d'injecter le produit développé par Moderna pour une dose de rappel du vaccin contre le Covid-19. Seul le vaccin de Pfizer-BioNTech est donc utilisé pour la campagne de rappel pour les plus de 65 ans, les immunodéprimés et leurs proches, les personnes à risque, comme les obèses et les diabétiques, ainsi que les soignants. Si Moderna était aussi utilisé jusqu'à présent, la HAS ne l'avait pas remis en cause "pour ne pas désorganiser la campagne en cours". Franceinfo vous explique pourquoi l'instance a décidé de le suspendre.

    Parce que les pays scandinaves s'inquiètent de risques cardiaques

    Début octobre, la Suède et la Finlande ont suspendu l'emploi du vaccin de Moderna pour les moins de 30 ans et le Danemark et la Norvège l'ont formellement déconseillé pour les moins de 18 ans. L'Islande, elle, a suspendu totalement l'utilisation du produit à ARN messager du laboratoire américain en tant que dose de rappel. La raison ? Un possible risque d'inflammation du myocarde, muscle cardiaque, et du péricarde, la membrane recouvrant le cœur. Selon les autorités suédoises, la plupart de ces inflammations sont bénignes et passent d'elles-mêmes, mais un avis médical est recommandé en cas de symptômes. "En toute hypothèse, celles-ci [les myocardites et péricardites] demeurent rares et spontanément résolutives dans la quasi-totalité des cas", écrit de son côté la Haute Autorité de santé dans son communiqué.

    Parce que l'Agence européenne des médicaments n'a pas donné son feu vert

    D'ordinaire, la Haute Autorité de santé attend l'avis de l'Agence européenne des médicaments (EMA) pour ensuite se prononcer sur l'administration d'un vaccin en France. Le régulateur européen doit rendre sa décision sur l'administration d'une dose de rappel avec le vaccin de Moderna à la fin du mois d'octobre. "Celui-ci va déterminer la population cible de ces injections et la quantité de produit nécessaire", précise Dominique Le Guludec, la présidente de la Haute Autorité de santé, dans Le Journal du dimanche.

    "Dans son avis du 6 octobre dernier sur les rappels dans la vaccination contre la Covid-19, la HAS recommandait l'usage de Comirnaty [le nom commercial du vaccin Pfizer-BioNTech] suite à son obtention de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) dans cette extension d'indication, sans écarter l'utilisation de Spikevax [Moderna] qui lui ne l'a pas encore, écrivait la HAS dans son communiqué vendredi. Les annonces de diverses autorités sanitaires ont mis en lumière les inconnues qui demeurent."

    Parce que les indicateurs sont bons et la France ne manque pas de vaccins

    Rien ne justifie de prendre une décision dans l'urgence concernant l'utilisation du vaccin Moderna en dose de rappel puisque les indicateurs de la situation sanitaire sont positifs. Selon les chiffres de Santé publique France au 16 octobre, le nombre d'hospitalisations est en baisse, avec 6 437 personnes hospitalisées à cause du Covid-19. Et 4 679 nouveaux cas ont été recensés en moyenne sur les sept jours précédents.

    Cela correspond à l'objectif fixé par Emmanuel Macron lors de son allocution du 24 novembre 2020 pour lever les conditions du confinement de l'époque et contrôler la propagation de l'épidémie. "Il nous est arrivé d'y déroger [à la publication d'un avis avant l'EMA] dans l'urgence de la pandémie, mais aujourd'hui la situation sanitaire est sous contrôle et il est important de revenir à des règles normales", explique Dominique Le Guludec dans Le Journal du dimanche.

    D'autant que la France peut compter sur de nombreuses doses du vaccin de Pfizer-BioNTech, en attendant la mise sur le marché d'une dose de rappel de celui produit par Moderna. La France a reçu cette semaine 1,2 million de doses, rappelle Le Parisien. Dans tous les pays où le vaccin Moderna est suspendu, celui de Pfizer-BioNTech prend le relais. Depuis le début de la campagne de vaccination, 74% de la population en France a reçu un protection intégrale grâce aux différents produits mis sur le marché.

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  • Gaspillage alimentaire

     

     

    C'est bien joli tout ça, la réflexion est indispensable, les actes le sont bien plus encore. 

    Et quand je lis de la part de ce monsieur qu'il n'est pas nécessaire de produire moins, je me dis qu'on n'est pas prêt d'avancer....Bien entendu que la pléthore d'offre accroît la demande, c'est tellement évident...Mais bon, il ne faut pas toucher à la croissance et surtout pas aux lobbies agro-industriel.

    Il aurait fallu parler également de la surconsommation alimentaire d'une grande partie des individus car cela aussi, c'est du gaspillage. Mais, houla, que diable, c'est impossible, on ne peut pas porter atteinte ainsi à la liberté de manger plus que nécessaire...Et puis, ça serait de la discrimination, de la "grossophobie", etc etc...

    Non, c'est juste une question de bon sens...

     

    Gaspillage alimentaire : "Chaque année, 30% de la production mondiale termine dans nos poubelles", se désole un député

     

    "Il faut qu'on fasse davantage" sur le gaspillage alimentaire, a soutenu Guillaume Garot, député socialiste de Mayenne, ce samedi sur franceinfo. 

    Article rédigé par

    franceinfo

    Radio France

    Publié le 16/10/2021 19:46

     Temps de lecture : 3 min.

    Guillaume Garot lors d'une session de question au gouvernement dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, 13 juillet 2021. (THOMAS PADILLAT / MAXPPP)

    Guillaume Garot lors d'une session de question au gouvernement dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, 13 juillet 2021. (THOMAS PADILLAT / MAXPPP)

    "Chaque année, 30% de la production alimentaire mondiale termine dans nos poubelles", a déclaré samedi 16 octobre sur franceinfo Guillaume Garot, député socialiste de Mayenne, ancien ministre délégué à l’Agroalimentaire, auteur d'une loi anti-gaspillage, qui interdit à la grande distribution de rendre les invendus impropres à la consommation, à l'occasion de la journée mondiale de l'alimentation. Le député demande une "meilleure information des consommateurs", alors que 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année en France.

    franceinfo : La France s'est engagée à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici 2025. Est-ce qu'on en prend le chemin ?

    Guillaume Garot : Il faut qu'on fasse davantage. Il est vrai que nous sommes un pays pionnier en Europe puisque nous avions, en 2016, voté la première loi en Europe et sans doute dans le monde contre le gaspillage alimentaire. Il faut rappeler que le gaspillage alimentaire, c'est considérable à l'échelle de planète, c'est 30% de la production alimentaire qui est jetée ou gaspillée chaque année. À l'échelle de notre pays, c'est 10 millions de tonnes qui finissent à la poubelle. Ça équivaut à 16 milliards d'euros. Nous sommes évidemment, comme consommateurs, directement concernés. C'est là-dessus que nous devons porter aujourd'hui l'effort dans nos politiques publiques. Il faut mieux informer les consommateurs, faire qu'on sorte des confusions entre les dates limites de consommation et les dates de consommation optimale. Tout cela est un peu difficile à comprendre. Il faut vraiment un effort de clarification et un effort d'explication auprès des consommateurs que nous sommes. Pour les produits secs, les biscuits par exemple, vous pouvez toujours manger votre biscuit au-delà de la date indiquée sur le paquet. D'ailleurs, si vous regardez bien, c'est "à consommer de préférence avant". Il faut cet effort d'explication. Et puis, je crois surtout fondamentalement qu'il faut un effort sur l'éducation à l'alimentation. Ça veut dire qu'il faut donner à chaque enfant de France les repères, les savoirs, les connaissances sur l'alimentation pour avoir une consommation plus responsable. C'est indispensable que notre pays s'engage dans cette voie.

    C'est l'un des points de votre proposition de loi qui n'avait pas été retenu, justement : l'éducation au sein des établissements scolaires.

    Je milite pour ça depuis depuis longtemps maintenant. Nous attendons des actes et rien ne sort. Ce qu'il faut aussi contre le gaspillage alimentaire, c'est que nous soyons beaucoup plus volontaristes sur la mesure exacte du gaspillage parce que c'est très bien de se doter d'objectifs pour que nous puissions réduire notre gaspillage alimentaire à l'horizon 2020, 2025, 2030, de 50% par ce qu'il était en 2015. Encore faut-il savoir de quoi on parle. Il faut donc que l'on puisse mesurer exactement ce qui est gaspillé.

    L'une des solutions est-elle de moins produire ?

    Non, la solution n'est pas de moins produire, mais de mieux consommer. Je pense qu'il faut aujourd'hui continuer à produire, bien sûr, parce qu'on a besoin de manger. Quand je dis besoin de manger, on a besoin que tous puissent accéder à la nourriture et une nourriture de qualité. Lutter contre le gaspillage alimentaire, c'est bien pour la planète. Parce qu'aujourd'hui, le gaspillage, c'est l'équivalent d'un troisième pays après la Chine et les États-Unis, qui produirait des gaz à effet de serre. C'est 8 à 10% du total des émissions de gaz à effet de serre mondiales et c'est un enjeu de solidarité. Il y a la précarité alimentaire pour beaucoup d'entre nous et donc ce qu'il faut aujourd'hui, c'est agir pour que la nourriture et l'alimentation soient mieux distribuées, qu'on puisse garantir à chacun l'accès à cette alimentation de qualité.