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Réalité de la voiture électrique.
- Par Thierry LEDRU
- Le 02/10/2017
Émissions de CO2 : l’impasse de la voiture électrique
TRIBUNEPAR STÉPHANE LHOMME
Directeur de l’Observatoire du nucléaireLe cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique. Le subventionner n’a pas de sens, explique le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme.
Temps de lecture : 2 min

La fabrication des batteries est tellement émettrice de CO2 qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO2 qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans ! AFP/DANIEL ROLAND Al’approche de la COP21, le gouvernement français intensifie sa croisade en faveur de la voiture électrique, probablement parce qu’il s’agit de la seule action pouvant faire croire que le pays hôte se préoccupe du climat…
Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel.
LA SUITE APRÈS CETTE PUBLICITÉ
Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), ignorées délibérément par le gouvernement (Elaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, novembre 2013).
La donnée la plus cruciale est que la fabrication des batteries est tellement émettrice de CO2 qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO2qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !
Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint. De plus, tout le CO2 émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre, alors que la voiture thermique émet son CO2 au fil des ans…
Par ailleurs, il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines. Mais comme le signale le magazine Science et Vie(janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diesel ». La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu’elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron !
A 80 % nucléaire
Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique. L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié. Or, il s’agit de sommes astronomiques :
– le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un coût d’environ 70 milliards d’euros. Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ;
– le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10 000 euros par véhicule, souvent complété par une prime de la région. La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés.
En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années. Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire.
Il ne faut pas se laisser abuser par les certificats mis en avant par M. Bolloré et ses Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) et Bluely (Lyon), assurant qu’elles sont rechargées aux énergies renouvelables : il ne s’agit que de jeux d’écriture ; l’électricité utilisée est la même qu’ailleurs.
Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale. Mais, justement, personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 euros à l’achat d’une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé…
Par STÉPHANE LHOMME Directeur de l’Observatoire du nucléaire
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"Peut-on penser l'origine de l'Univers?"
- Par Thierry LEDRU
- Le 30/09/2017
Nous n'avons pas la preuve de l'existence du néant.......
Comment le néant, c'est à dire l'absence de toute chose, peut devenir quelque chose ? Il faudrait que ce néant contienne les propriétés lui permettant de devenir quelque chose. Il faudrait au coeur du néant une espèce "d'oeuf" capable d'engendrer autre chose que le néant mais l'existence de cet oeuf lui-même rendrait caduque la notion de néant. Et d'ailleurs, où pourrait-on situer le coeur du néant ?
L'idée en cours est par conséquent que le néant n'a jamais existé, que l'instant zéro du big bang n'a jamais existé et qu'il existerait un univers précédent le nôtre, que celui-ci se serait contracté jusqu'à cet instant zéro et ayant atteint la dimension du point ultime aurait rebondi... Et depuis, il s'étend...
Où est-ce que j'ai rangé ce fichu tube d'aspirine? :)
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Le désir métaphysique
- Par Thierry LEDRU
- Le 30/09/2017
"Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?" Leibniz
« Que l’esprit humain renonce une fois pour toutes aux recherches métaphysiques, on doit tout aussi peu s’y attendre qu’à nous voir, pour ne pas respirer un air impur, préférer suspendre totalement notre respiration. » Emmanuel Kant.
Cette métaphysique est pourtant bien souvent perçue comme une pure spéculation, une vue de l’esprit ne tenant pas compte de la réalité, cette fameuse « réalité » qui sert de fondement à tout esprit cartésien et logique. Kant s’est évertué à montrer, à juste titre, que le domaine de la métaphysique se situe hors de portée de la raison, que les procédures scientifiques de vérifications y sont inopérantes. Pour lui, « il est nécessaire d’abolir le savoir pour laisser place à la croyance. »
Cette croyance ne peut pas devenir une vérité ou une connaissance étant donné que les inquiétudes fondamentales qui la constituent sont individuelles dans leurs développements. Il n’y a pas d’universalité dans la métaphysique.
Alors que les scientifiques y voient la raison même de sa subjectivité et donc de son incapacité à devenir une vérité fondamentale, j’y vois l’opportunité d’une liberté. C’est parce que la métaphysique n’entre pas dans le champ de la connaissance scientifique qu’elle préserve son indépendance.
Bien entendu, elle reste du coup sous l’emprise des plus farfelus…Mais la science, elle-même, n’est pas à l’abri des développements les plus néfastes…Inutile d’en faire la liste. La raison n’a pas mis l’humanité à l’abri de la folie humaine.
La métaphysique s’attache aux intérêts théoriques les plus hauts de la raison sans répondre pour autant aux critères rigoristes de la science. Est-ce pour autant qu’elle ne mérite pas d’attention ? Doit-elle être considérée comme une illusion ou un cheminement vers une vision macroscopique du phénomène vital.
« Qui suis-je, où vais-je, dans quel état j’erre ? »
Tournure humoristique mais qui reflète quelque peu l’image associée à ce genre d’interrogations. Evidemment qu’aucune expérience scientifique ne pourra résoudre l’énigme. Certains se demanderont d’ailleurs le sens et l’intérêt de cette énigme, entrant par là même dans le champ de la métaphysique en s’imaginant la critiquer…
« Les lois de la physique n’existent aucunement dans l’espace et dans le temps. Tout comme les mathématiques, elles ont une existence abstraite. Elles décrivent le monde mais elles ne sont pas « dedans ». Néanmoins, cela ne signifie pas pour autant que les lois de la physique sont nées avec l’Univers. Si tel était le cas, si l’ensemble de l’Univers physique et des lois étaient issues de rien, nous ne pourrions alors pas recourir à ces lois pour expliquer l’origine de l’Univers. Aussi, pour avoir quelque chance de comprendre scientifiquement comment l’Univers est apparu, nous devons admettre que les lois elles-mêmes ont un caractère abstrait, intemporel, éternel. » Paul Davies.
Ce que je comprends dans ce texte, c’est que le fait d’avoir identifié les lois qui régissent l’Univers n’explique pas pour autant l’établissement antérieur de ces lois.
C’est comme si on s’appliquait à décrire les ingrédients d’un repas et les phénomènes expliquant leur croissance dans la Nature mais sans jamais s’interroger sur le fait que ces ingrédients existent « à priori » avant même d’être insérés dans la Nature. Ou alors, c'est qu'ils auraient la capacité à jaillir de "rien", spontanément.
Est-ce que la Vie jaillit "spontanément" ?
Y a-t-il une « pensée » élaborant le principe de Vie avant même que les mulitudes de formes de vie ne prennent forme ?
Y a-t-il une « intention » antérieure à la création de l’Univers ?
Comment pourrait-on concevoir que quelque chose d’aussi incommensurable dans sa complexité puisse être issu de rien ?.....
Mais alors, si cela s’avère exact, qu’y a-t-il avant la Création ?
« Toute la philosophie est comme un arbre, dont les racines sont la métaphysique. » René Descartes.
Il est curieux de constater à quel point les scientifiques ont fini par effacer cet intérêt primordial du discours cartésien…
Il convient au contraire de ne pas étouffer ce désir d’horizon.
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Enfant indigo / autiste asperger.
- Par Thierry LEDRU
- Le 30/09/2017

Enfant indigo et autiste asperger.
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Mouton Lucide
18 h ·
C'est quoi un adulte indigo? Si vous vous reconnaissez dans les 10 signes de cette vidéo, c'est que vous en êtes probablement un.
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L'école, cible première.
- Par Thierry LEDRU
- Le 30/09/2017
Le problème des personnels manquants est bien évidemment crucial mais ce qu'il faut analyser également, ce sont les causes originelles de cette situation, non pas les causes financières puisqu'on sait très bien que le "budget" reste la priorité des gouvernements successifs mais le fait qu'il existe une telle violence et insécurité dans les enceintes mêmes des structures scolaires et celle-ci n'est pas un cas unique.
Ce que j'en retire comme conclusion, c'est bien que la société civile est de plus en plus anxiogène et que la confrontation des individus est à l'image de la société extérieure à l'école.
L'école n'est bien souvent que le réceptacle chaotique des conflits d'une société éminemment déséquilibrée dans ses fondements. Les enseignants, aussi bienveillants et rigoureux soient-ils, deviennent les symboles d'un "enfermement existentiel" et attirent vers eux toutes les révoltes. Les enseignants représentent bien souvent les premières cibles dans le rejet de cette société anxiogène. Ensuite viendront les policiers, les politiciens ou même les pompiers, les services de santé et les biens publics.
Il existe une solution immédiate à ce terreau des violences : les petites structures scolaires.
"Les hommes sont comme des pommes ; plus on les entasse, plus elles pourrissent vite". Mirabeau
J'ai connu des petites écoles rurales dans lesquelles l'espace vital était préservé. Aujourd'hui, les structures scolaires ressemblent à des entassements délétères.
C'est une évidence que la séparation des conflits les apaisent.
Oui, mais la multiplication des structures a un coût financier que les gouvernements ne veulent pas assumer. Je rappelle que le personnage Belkacem ( le "Madame" ne lui sied pas) a toujours considéré que le nombre élevé d'enfants par classe et par établissement n'était nullement un problème.
Il suffit pourtant de regarder le foutoir de l'Assemblée nationale pour comprendre que lorsqu'on entasse dans le même endroit des egos qui s'opposent, rien de bon n'est possible...
A Grenoble, un collège entame sa troisième semaine de grève
Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, à l'Elysée le 18 mai. Les grévistes ont fait appel à lui, ainsi qu'au président LR du conseil départemental de l’Isère, Jean-Pierre Barbier et au député LREM de la circonscription Olivier Véran. Photo Stéphane de Sakutin. AFP Les personnels de l'établissement, classé en réseau d'éducation prioritaire, s'élèvent contre la suppression de contrats aidés, qui leur assurait auparavant 6 postes pleins de surveillants pour 425 élèves, «le strict minimum».
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A Grenoble, un collège entame sa troisième semaine de grève
«Nous refusons de voir les élèves de notre collège, situé dans le secteur le plus précarisé de Grenoble, pâtir de décisions irréfléchies qui vont accentuer les inégalités» : les personnels du collège Vercors n’acceptent pas le recul du nombre de surveillants dont ils disposent cette année pour encadrer leurs 425 élèves : ils ont entamé ce lundi leur troisième semaine de grève. Le collège, classé en réseau d’éducation prioritaire (REP), est celui d’un quartier populaire du sud de Grenoble, Jouhaux, lourdement impacté par les trafics de drogue, avec la forte insécurité et les incivilités qui les accompagnent.
L’équipe du collège, motivée et unie – elle avait décroché en mai 2016 un prix de l’Education prioritaire qui lui avait été remis par Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre de l’Education nationale – avait réussi l’an dernier, au prix d’une grève déjà, à faire passer son personnel surveillant de 4,5 à 6 équivalents temps plein, grâce à l’embauche de 3 surveillants, ou assistants d’éducation (AED), en contrats aidés. L’équipe pensait alors que ce taux d’encadrement était acquis.
Le répit n’aura duré qu’un an : la suppression récente des contrats aidés du collège, en accord avec la politique gouvernementale, a fait retomber le nombre d’assistants d’éducation à 4,5 équivalents temps plein et provoqué une grève massive des personnels, enseignants compris, en dehors de tout cadre syndical. Le rectorat de Grenoble a vite réagi en réattribuant un demi-poste d’assistant d’éducation au collège et annonçant le recrutement de deux jeunes en service civique en renfort… sans effet sur la mobilisation des personnels, soutenus par les délégués des parents d’élèves, mobilisés chaque matin ces deux dernières semaines devant le rectorat, avec leur pancartes.
Les services civiques ne peuvent en effet participer «qu’à l’accompagnement scolaire, comme l’aide aux devoirs, mais ne sont pas habilités à faire de la surveillance, dans la cour par exemple, et ne peuvent avoir seul la responsabilité d’un groupe», alertent les grévistes. «Dans ce quartier qui a une réelle capacité d’embrasement, ces 6 postes pleins de surveillants pour 425 élèves c’est le strict minimum. C’est indispensable pour que nous puissions continuer à pacifier, à désamorcer les situations explosives qui peuvent régner à l’extérieur du collège», précise l’une d’entre eux.
Ce mardi, au 13e jour de grève, 75% des personnels, dont 25 des 37 profs, resteront en grève. Une douzaine d’enseignants ont repris le travail lundi, permettant à quelque 130 collégiens sur les 425 inscrits d’avoir leurs premiers cours de l’année, sur un «emploi du temps-gruyère», expliquent les grévistes. Le soutien d’une partie des parents d’élèves s’effritant, le rectorat assurant avoir déjà fait ce qu’il pouvait, les grévistes font désormais appel au président LR du conseil départemental de l’Isère, Jean-Pierre Barbier, au député LREM de la circonscription Olivier Véran, et au ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer : «Messieurs, pour une école de la confiance, rétablissez les moyens supprimés !»
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Nature et fonction
- Par Thierry LEDRU
- Le 29/09/2017
D'être retourné en classe après trois ans d'arrêt m'a ramené immanquablement aussi vers tout ce que j'ai écrit sur ce métier et je suis donc retombé sur un texte qui se devait d'être revu et complété.
Je pense que cet état des lieux écrit en mars 2012 est toujours d'actualité mais s'aggrave année après année.
Les gouvernements successifs ne voient toujours dans l'école que l'antichambre des futurs salariés, des futurs consommateurs, des futurs rouages de l'économie. Il n'est pas question, fondamentalement, de privilégier l'individu mais juste le rôle que cet individu pourra tenir dans le système.
Il ne s'agit pas d'oeuvrer à la liberté philosophique et spirituelle des esprits mais à leur adhésion à la machinerie matérialiste. Jusqu'à en faire des machines elles-mêmes, comme le disait Gurdjieff.
Cette vision pessimiste de l'enseignement et de ses dérives, elle me désole au plus haut point. Que l'école publique soit devenue un rouage essentiel de cette "machinerie" me révulse. Que les écoles privées en tirent profit ne me console nullement. Combien de privilégiés nés dans le bon berceau pour combien d'enfants progressivement modelés par une école publique au service de l'Etat ? Je sais que tout cela peut paraître exagéré et bien sombre mais quand on essaie d'établir les liens entre les différents organismes étatiques que les enfants traversent jusqu'à entrer dans la vie professionnelle, il n'est pas difficile de cerner le cadre dans lequel tout est fait pour qu'ils deviennent des citoyens productifs et adaptés...
Mais qui là-dedans est vraiment heureux ?
Qui au sortir d'un parcours scolaire peut affirmer y avoir trouvé une voie de plénitude et de connaissance de soi ?
Qui tout au long d'une voie professionnelle peut affirmer avoir trouvé dans le système matérialiste une sérénité bienheureuse ?
Combien sont-ils ?
Est-il acceptable qu'une humanité, dite moderne et développée, soit devenue en réalité aussi obscure ?
Est-il honorable et justifiable que nous, adultes, nous obstinions à insérer nos enfants dans cette machinerie, en espérant, au mieux, qu'ils n'en souffriront pas trop ?
L'enseignement tel qu'il est pratiqué est un apprentissage de l'absence dès lors que le retour vers soi est nié. L'intention d'un enseignant est de former l'enseigné à une réponse mais sans que le fonctionnement inhérent à cette réponse soit analysé.
Il s'agit bel et bien d'une forme de violence parce que l'enseigné subit un apprentissage dans lequel il n'existe pas mais qui est destiné à lui donner une certaine existence ; une existence qui correspond à ce que l'enseignant attend.
Il n'est pas question pour l'enseigné de "se" connaître mais juste de connaître. C'est le combat entre l'avoir et l'être.
"J'ai la bonne réponse mais je ne sais pas, en moi, qui connaît la réponse. Je ne suis pas celui qui connaît mais celui que l'enseignant à former à savoir. "
L'enseignement est une camisole de force dès lors qu'il n'est pas initialement porté par le développement existentiel de l'enseigné. Et il ne faut pas s'étonner que les enseignés finissent par se rebeller contre l'autorité qui enseigne.
Si l'enseignement ne conduit pas l'enseigné à oeuvrer à sa propre connaissance mais uniquement à une connaissance technique, de quelque ordre qu'elle soit, il ne s'agit que de la possibilité donnée aux enseignants de se conforter dans l'accomplissement d'une tâche cognitive et les enseignés qui n'y parviennent pas deviennent des résistants qu'il faut forcer à la soumission.
Cet enseignement est un acte violent à travers lequel l'absence des enseignés est réclamée. Une absence existentielle.
Chaque individu possède une nature. Dans une classe d'école primaire, ces individus sont des enfants.
Leur fonction est d'être élève.
Si la fonction prend le pas sur la nature et finit par s'imposer comme une identification, l'enseignement agit en sorte que l'élève soit présent et l'enfant absent.
Il est indispensable d'établir une distinction extrêmement claire entre ce que l'enfant fait et qui correspond à une fonction provisoire et sa nature d'enfant.
Si cette nature est bafouée parce que la fonction le condamne à porter une étiquette qui peut se révéler dévastatrice au regard de l'enseignant, l'enfant n'est plus.
Cette violence-là est éminemment destructrice.
L'énorme problème posé par les enseignements programmés, c'est justement qu'ils sont programmés. Impossible d'y échapper. Dès lors, il est absolument vital de les accompagner d'une démarche existentielle, philosophique, un regard intérieur, un ancrage sur le réel et non seulement sur cette réalité rapportée.
Le réel est intérieur,(nature) la réalité est extérieure (fonction).
Si cette réalité s'impose, il est évident que se posera un jour ou l'autre la question de savoir qui est "réellement" là.
L'enfant ou l'élève ?
S'il ne reste que l'élève et que l'enfant n'a fait que subir et se conforter aux apprentissages, c'est une perdition de soi qui s'est jouée pendant des années.
Que reste-t-il de nos enfants quand ils quittent le système scolaire ? Ont-il perdu en cours de route l'être réel ? S'est -il métamorphosé en diplômé ? Mais qui est diplômé ? Juste un élève ou un individu éveillé à soi ? Qu'a-t-il appris sur lui ? Juste qu'il a été un bon élève ? Et maintenant que se termine cette perdition de soi, comment va se dérouler la suite ? Eh bien, le désastre continuera mais en étant salarié...
Être payé pour se perdre...
Mais se réjouir de pouvoir enfin consommer et d'apaiser les douleurs...Parce qu'elles sont toujours là les douleurs. Fossilisées. Et elles sont rentables, elles participent à la croissance puisqu'il faut bien les taire.
Consommer, consommer, s'agiter, appréhender la réalité proposée en s'illusionnant de certitudes.
Le conditionnement de l'enfance a fini son oeuvre.
Certains pourront consommer au-delà du nécessaire et d'autres consommeront les restes en s'étourdissant au mieux.
L'adulte-citoyen-consommateur est là.
L'école a parfaitement joué son rôle. Un rôle dévastateur.
Et puis parfois, la bombe des émotions ravalées explose. La réalité n'est plus qu'un cauchemar et l'être réel est mort. Il a tout perdu.
La réalité et le réel. Il n'y a plus rien : Crise économique, crise amoureuse, crise familiale, crise professionnelle...
Toutes les étiquettes se déchirent. Il ne reste que la haine, la violence, la folie, le fanatisme, l'errance. Plus aucune estime de soi puisque la réalité est un cauchemar et que l'individu ne se croyait exister qu'à travers cette réalité. Le mal est fait. Il ne reste qu'à le propager. Plus aucune estime pour les autres. Et c'est alors que faire du mal finit par faire du bien. Plus aucune valeur humaine puisque cet être réel est mort depuis longtemps.
Je suis effaré parfois d'imaginer que parmi les enfants que je croise, il y aura peut-être un adulte assassin. Car tous les assassins ont été enfants, élèves, étudiants, diplômés, "cancres", salariés ou chômeurs. Cette réalité qui est imposée à chaque individu est un champ de batailles. On y trouve les armes, on apprend même aux enfants à s'en servir. La compétition, la comparaison, le classement, l'honneur ou l'humiliation.
Imaginons maintenant que l'enseignement en vienne à contribuer à l'éveil des consciences, à la connaissance de soi, à l'exploration philosophique et spirituelle de la vie. Combien d'individus réaliseraient la folie des existences dans les rouages de la machine économique ? Beaucoup trop pour que la machine puisse continuer à fonctionner ? Il y aurait inévitablement des transformations immenses au sein de la société.
Il est aisé de comprendre pour quelles raisons les gouvernements n'ont jamais envisagé l'enseignement de la philosophie avant la classe de terminale et pour quelles raisons ils ont fait de cette "matière" un cauchemar pour les étudiants. Il n'est pas bon pour la machine économique que les esprits sentent le parfum de la liberté individuelle. Il n'est pas bon d'insérer dans les esprits d'autres objectifs que l'échelle sociale. La machine économique a besoin d'ouvriers et de chefs d'entreprise, d'ingénieurs et de manutentionnaires. Pas d'esprits philosophiques, pas de consciences éveillées.
Tout cela doit être préparé dans les écoles.
Les jeunes esprits sont malléables et l'école doit les modeler avant que l'envie de s'émanciper ne les taraude.
Il me reste deux ans à vivre avec les enfants.
J'aurai fait mon possible pour qu'ils aient le désir d'être eux-mêmes. Que leur nature ne s'efface pas au profit de leur fonction.
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Réunion de parents
- Par Thierry LEDRU
- Le 28/09/2017
J'avais ce soir la réunion de parents d'élèves à l'école.
Trois ans que ça n'était pas arrivé. Je n'avais aucune inquiétude. Je sais ce que je fais avec les enfants et je sais pourquoi.
J'ai donc expliqué le contenu des textes mis en application par l'Etat depuis plusieurs années.
J'ai expliqué le projet de démantèlement de l'école publique, l'inculture volontaire, l'absence de développement personnel, les mensonges sur le "bien être", l'importance du contenu quand le contenant est ignoré, la désacralisation de l'école, la futilité et l'inutilité de la formation professionnelle, l'incompétence des personnels enseignants recrutés dans des filières en crise, la disparition des "vocations", l'absence de réflexions sur le sens de l'enseignement, la difficulté énorme au regard de la notion d'effort chez les enfants, la disparition du désir d'apprendre chez un grand nombre, l'anxiété générée par l'école elle-même, la souffrance des enfants, les conditions pitoyables d'enseignement, les intérêts essentiellement financiers des décideurs, l'importance considérable de la philosophie et les raisons pour lesquelles j'étudie avec les enfants des textes de Socrate ou autres penseurs, le pourquoi de tout ce que je dis, de tout ce que j'explique, en dehors des enseignements cognitifs, la connaissance, l'observation de soi...
J'ai expliqué mon parcours de ces trois dernières sannées, ma révolte, mes convictions, mon dégôut des injonctions ministérielles, mes convocations en hôpital psychiatrique, l'obligation de suivre une thérapie parce que j'étais "malade", ma volonté de ne plus être enseignant et les raisons pour lesquelles j'étais de nouveau dans une classe.
Je n'ai rien à cacher.
"Vérifie toujours, à chaque instant, que tes pensées, tes décisions et tes actes sont à l'image de la personne que tu veux être."
Hors de ça, rien n'est possible.
OCDE, Cahier 13 : un plan de destruction massive


jeudi 8 janvier 2015
Pourquoi les gouvernements successifs s’acharnent-ils à laminer les services publics ?
Les documents de l’OCDE apportent une réponse assez précise. L’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE), regroupe 34 pays et gère un budget de 354 millions d’euros (en 2013). Elle siège à Paris et « sa mission est de promouvoir les politiques qui amélioreront le bien-être économique et social partout dans le monde » [1]. Le Cahier n°13 de l’OCDE, [2] dont il sera question ici, décrit les mesures d’ajustement, qui peuvent se résumer par la « privatisation et libéralisation des marchés » (p.7) [3], ce qui implique licenciements abusifs, exploitation, bas salaires, mutations forcées, baisse de qualité de service, casse des grèves, répression… Depuis 20 ans, nos gouvernants suivent ces conseils à la lettre. Tout ce qui arrive était écrit ici, dans ce rapport.
Tout d’abord, il faut savoir que l’OCDE développe ces stratégies à l’échelle internationale :« L’expérience de nombreux ajustements a montré que le succès politique de l’ajustement repose sur une suite de compromis et sur le pragmatisme. La mise au point d’un programme est déjà la résultante d’une série de compromis entre les gouvernements et les organisations internationales puis, au sein de l’exécutif, entre les différents ministres » (p.36).
Ensuite, à l’échelle nationale, le gouvernement se doit d’être préparé : « Si un gouvernement arrive au pouvoir au moment où les déséquilibres macro-économiques se développent, il bénéficie d’une courte période d’ouverture (quatre à six mois), pendant laquelle l’opinion publique le soutient et il peut rejeter sur ses prédécesseurs l’impopularité de l’ajustement. (…) Cela suppose une bonne stratégie de communication, cette stratégie étant une arme importante dans le combat politique. Il faut dès l’arrivée au pouvoir insister, voire en exagérant, sur la gravité des déséquilibres » (p.24). Autrement dit, il s’agit de créer une forte inquiétude et une grande insécurité. Ce Cahier n°13 se penche donc surtout sur les moyens de faire avaler la pilule au peuple.
Mais au fait, c’est quoi cet « ajustement » ? Dans le vocabulaire de l’OCDE, la stabilisation est une baisse subite des dépenses de l’État, et l’ajustement structurel est une réorganisation de l’économie du pays pour diminuer les dépenses de l’État. Par exemple : « Une politique monétaire restrictive, des coupures brutales de l’investissement public ou une réduction des dépenses de fonctionnement ne font prendre aucun risque à un gouvernement. Cela ne signifie pas que ces mesures n’ont pas des conséquences économiques ou sociales négatives : la chute des investissements publics ralentit la croissance pour les années à venir et met sur-le-champ des milliers d’ouvriers du bâtiment au chômage, sans allocation. Mais nous raisonnons ici en fonction d’un seul critère : minimiser les risques de troubles. » (p.16). Quant aux fonctionnaires : « Les salaires nominaux peuvent être bloqués (...) ; on peut ne pas remplacer une partie des salariés qui partent en retraite ; ou bien l’on peut supprimer des primes dans certaines administrations, en suivant une politique discriminatoire pour éviter un front commun de tous les fonctionnaires. Évidemment, il est déconseillé de supprimer les primes versées aux forces de l’ordre dans une conjoncture politique difficile où l’on peut en avoir besoin. (...) L’essentiel est d’éviter un mouvement de grève générale dans le secteur public qui remettrait en question un objectif essentiel du programme de stabilisation : la réduction du déficit budgétaire » (p.30). Ajustement, stabilisation, dans tous les cas, une privatisation au moins partielle du secteur public est imposée, et ce en évitant les troubles politiques et sociaux que constituent la grève générale, les émeutes ou les blocages économiques.
« Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population » (p.30). Or, sans les moyens matériels et financiers, tout dysfonctionne. On ne le constate que trop bien actuellement dans le secteur de l’éducation notamment.
Mais les stratégies sont variées : « Cette politique peut prendre diverses formes : garantie d’un service minimum, formation d’un personnel qualifié complémentaire, privatisation ou division en plusieurs entreprises concurrentes, lorsque cela est possible » (p.23).Service minimum, emploi de précaires en force d’appoint, limitation du droit de grève, privatisation, ça ne vous rappelle rien ?
La preuve est donc là, noir sur blanc, et démontre à celles-ceux qui en doutaient encore que nos dirigeants ont un plan progressif, qualifié de « programme de stabilisation politiquement optimal qui, pour un même résultat économique, minimise les coûts politiques » (p.3). La destruction au moins partielle des services publics, entre autres, est bel et bien voulue. Les réformes des gouvernements, de droite comme de gauche, ne tombent pas au hasard. Nous sommes en face de politiciens stratèges et cyniques qui ne sont absolument pas là pour arranger les choses. Leur vision politique est à long terme, et pour s’en convaincre il suffit d’observer, par exemple, la logique des réformes successives depuis 20 ans sur la question des retraites : elle est l’application parfaite des stratégies décrites ici. Toute dynamique positive est étrangère à nos gouvernants, si ce n’est dans l’intérêt des classes dirigeantes. La méthode, diviser pour mieux régner, n’est pas nouvelle, mais a fait ses preuves : « Un gouvernement peut difficilement stabiliser contre la volonté de l’opinion publique dans son ensemble. Il doit se ménager le soutien d’une partie de l’opinion, au besoin en pénalisant davantage certains groupes » (p.17). À cet égard le Cahier n°13 est un exemple de cynisme, de communication et de stratégie pour dirigeant prétendument démocrate. « Si le gouvernement, par crainte de l’opposition, attend la crise financière pour ajuster, il aura beaucoup moins de marge de manœuvre, en cas de crise politique. A la limite, il ne peut plus faire, en principe, de concession dès lors qu’il a pris des engagements envers le FMI pour bénéficier de son concours. D’ailleurs, une telle décision peut rendre service à un gouvernement car celui-ci peut ensuite répondre aux opposants que l’accord réalisé avec le FMI s’impose à lui, qu’il le veuille ou non » (p.22). Et encore : « Enfin, pour éviter les troubles, il est souhaitable que le gouvernement fasse un effort exceptionnel d’information (...) Ces interventions peuvent paraître plus spectaculaires qu’efficaces, mais en l’occurrence, seule importe l’image que donne le gouvernement et non la portée réelle de ses interventions » (p.28). Ce Cahier n°13 est un exemple, non que la politique décrite ici sorte de l’ordinaire, mais bien plutôt par le fait que nous, travailleuses et travailleurs, puissions la constater noir sur blanc sans risquer d’être taxé-es de paranoïa.
Reste cependant un point important, et non des moindres : si celui qui génère le moins de troubles est le programme d’ajustement idéal, tout ce qui s’apparente à l’émeute, à la grève générale, au blocage économique, tout cela fait peur à l’OCDE et aux gouvernements. « La grève des enseignants n’est pas, en tant que telle, une gêne pour le gouvernement mais elle est indirectement dangereuse, comme on l’a noté, puisqu’elle libère la jeunesse pour manifester. Ces grèves peuvent donc devenir des épreuves de force difficiles à gérer » (p.29). On est donc loin d’avoir tout perdu, même si leur programme a déjà, partiellement mais largement, détruit les services publics. Notre capacité de lutte, de résistance, est ce qui les effraie le plus. « Les grèves comportent un inconvénient sérieux, celui de favoriser les manifestations. Par définition les grévistes ont le temps de manifester » (p.26).
Si certain-es ont perdu espoir et croient la lutte inutile, en face, nos dirigeants savent que le pouvoir est entre nos mains et qu’ensemble nous pouvons les renverser pour changer l’ordre des choses. D’ailleurs, « l’organisation d’une répression dure et permanente (...) n’est pas possible pour plusieurs raisons : le coût de l’appareil répressif, la dépendance du gouvernement à l’égard de l’armée et de la police et surtout l’incidence extérieure » (p.12). D’où la nécessité, pour les gouvernants, de développer toutes ces stratégies. D’où la nécessité, pour nous, de nous mobiliser et de lutter pour une autre école, pour une autre société, débarrassée du capitalisme, une société solidaire, égalitaire et démocratique.
[1] http://www.oecd.org/fr/apropos/
[2] Cahier daté de 1996 et téléchargeable ici : http://www.oecd.org/fr/dev/1919068.pdf
[3] Toutes les citations en italiques sont issues de : OCDE, Cahier n°13, la faisabilité politique de l’ajustement
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Un ancien élève
- Par Thierry LEDRU
- Le 27/09/2017
Arnaud est un ancien élève, un de ceux qui laissent des souvenirs heureux et je me réjouis aujourd'hui de le voir travailler assidûment sa passion de la musique électro. Il participe à un concours et les "like" ont une importance capitale. Donc, à votre bon cœur Messieurs Dames
:) Même si ce genre musical n'est pas le vôtre, Arnaud vous en sera très reconnaissant et dans le genre, son morceau est vraiment bon. :)(suivre le lien en rouge en bas de page)

DJ candidat pour le WARM UP Underground Stage - Scène 2
Lien du mix du candidat : https://soundcloud.com/arnaud-ferreira-2/ mix-concour-inter-bde-greno ble
Fin du concours : lundi 09/10 à minuit
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