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  • Cerveau, émotions, maturité...

    Neurosciences Vidéo 

    Émotions : le cerveau est immature jusqu’à 25 ans

      Adozen  Aucun commentaire 

    Près de 15% de la population admet rencontrer des difficultés à verbaliser et comprendre ses émotions. Les technologies d’imageries permettent aujourd’hui d’observer comment notre cerveau s’active pour ressentir. L’affectif découle d’un dialogue entre les parties profondes et corticales. Or chez les enfants, la partie corticale associée à la raison et la prise de recul n’est pas encore mature. Ils n’ont donc pas atteint leur maturité émotionnelle. Ce qui explique entre autre leur comportement très émotif mais aussi la fragilité des adolescents face aux drogues.

     

    Est-il possible d’accélérer la maturation des structures corticales ?

    Dès l’enfance, la bienveillance éducative et l’empathie favorisent la maturation du cortex préfrontal. Cette bienveillance s’exprime notamment par un accueil des émotions par les parents et enseignants et une aide à la verbalisation.

    La verbalisation est en effet un processus issu du cortex préfrontal.

    Catherine Gueguen l’explique brillamment dans cette vidéo : 

    À l’âge adulte, il est possible de développer la capacité des structures supérieures du cerveau en pratiquant par exemple la méditation de pleine conscience, en tenant un journal des émotions et en prenant l’habitude de nommer les ressentis : « maintenant je me sens… ».

     

    Pour tester : voici des exemples de méditations et de pleine conscience des émotions pour les enfants, les adolescents et les adultes.

    Enfants :

    Adolescents :

    Pour les adultes :

     

  • Sur la chasse (suite 3)

    Chasseurs de tous pays, même constat...Quand on autorise des individus à sortir avec des armes à feu, on ne peut plus aller en montagne chercher des champignons ou se balader, ni même faire du vélo... Dimanche dernier, j'en ai croisé deux qui marchaient, fusils armés en main, sur le bord de la route... Un panneau indiquait quelques mètres avant :"Attention chasse en cours"... Ce qui voudrait signifier que c'est à nous de faire attention. Je sens que je vais finir par me fâcher...

     

    Juste un rappel : De 600 à 634 morts (selon les sources) en 20 saisons de chasse en France : 30 à 32 morts par an en moyenne.

     

     

    Un chasseur tire sur la championne d'Autriche, qu'il confond avec... un lièvre

    SAUVEGARDER

     

    Par: rédaction 
    16/10/14 - 16h25  Source: APA, L'Arena© Dr..

    Christine Koschier, triple championne d'Autriche de cyclisme sur route, a connu une mésaventure pour le moins rarissime. En plein échauffement avant une épreuve de contre-la-montre à Colloreda, en Italie, l'athlète de 40 ans a été la cible d'un chasseur local, qui l'aurait confondue avec... un lièvre (selon ses déclarations faites à la police).

    "Dans un premier temps, j'ai cru à une crevaison, mais dans la foulée, j'ai ressenti une douleur vive et j'ai chuté", raconte-t-elle. Touchée à la jambe, au bras et à la hanche, la sportive autrichienne l'a échappé belle. J'ai eu de la chance. Pour le même prix, j'aurais pu être heurtée à la tête ou dans le cou", prolonge-t-elle.

    Lorsque le chasseur s'est rendu compte de son erreur, il est directement venu au secours de la victime, allongée sur le sol. 

    En 1987, l'Américain Greg Lemond fut également victime d'un terrible accident de chasse, ce qui l'a écarté du cyclisme pour deux ans. Cela ne l'a pas empêché de revenir et de remporter le Tour de France en 1989.

  • Sur la chasse (suite 2)

    A l'allure où les informations arrivent quand on cherche un peu, il est clair que je pourrais écrire un ou même plusieurs articles par jour... Je n'invente rien...Les faits, juste les faits...

    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/temoignage-une-balle-de-chasse-de-calibre-12-traverse-sa-portiere-alors-qu-elle-rentre-en-chartreuse-1506191559

     

    Témoignage : une balle de chasse de calibre 12 traverse sa portière alors qu'elle est en voiture en Chartreuse

    Par Nathalie GrynszpanFrance Bleu IsèreFrance Bleu Pays de Savoie et France BleuSamedi 23 septembre 2017 à 20:33 Mis à jour le dimanche 24 septembre 2017 à 11:46

    Panneau de passage de faune sauvage
    Panneau de passage de faune sauvage © Maxppp - -

    Stéphanie en est encore choquée. Mercredi à 11h du matin, elle rentrait chez elle avec sa belle-soeur, sur une route menant à Entremont-le-Vieux (Savoie), quand une balle de calibre 12 a traversé la portière et s'est fichée dans le siège à huit cm de la passagère.

    C'est une route fréquentée qui relie Chambéry au col du Granier par la D6 et les carrières de Montagnole. Mercredi dernier, Stéphanie l'a empruntée pour rentrer chez elle à Entremont-le-Vieux (Savoie), quand une déflagration se produit. Elle s'arrête à hauteur de la carrière et découvre qu'elle vient de recevoir une balle perdue de calibre 12.

    "Ils n'ont parlé que de leur balle et de leur gibier qu'ils avaient loupé".

    La balle a traversé la portière de sa voiture et s'est fichée dans le siège passager à huit cm du bassin de sa belle-soeur. Les chasseurs arrivent. Stéphanie raconte : "ils ont été exécrables. Il n'y en a pas un qui nous a demandé si ça allait. Ils n'ont parlé que de leur balle et de leur gibier qu'ils avaient loupé".

    Témoignage de Stéphanie, habitante d'Entremont-le-Vieux

    Stéphanie a déposé plainte à la gendarmerie de Chambéry pour "mise en danger d'autrui et risque immédiat de mort ou d'infirmité par violation délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence".

  • Sur la chasse (suite)

    Dans la série "je suis un chasseur et je fais ce que je veux", voici un nouvel épisode

     

    "Les accidents provoqués par les chasseurs sont nombreux et le désir de randonnées est bien souvent gâché par les risques de rencontrer une balle perdue... Il y a aussi les chasseurs qui ne maîtrisent pas leurs chiens... la plupart n'ayant guère eu le loisirs de s'ébrouer pendant de longs mois avant cette période. Nous sommes tristes et en colère car hier des chiens sont rentrés dans le parc de nos chèvres et brebis aux Granges de Joigny, semant la zizanie blessant une chèvre et en tuant une autre que nous avons retrouvée dans un état pitoyable. Là c'est la goutte qui fait déborder le vase. Souvent pendant cette période, les chasseurs rentrent dans les parcs qu'ils ne referment pas ensuite il nous faut parfois plusieurs jours pour retrouver notre troupeau. Ils roulent dans les prés avec leurs 4x4. Il y a maintenant plusieurs années, c'est un bélier qui a été tué à bout portant par un chasseur d'Entremont le vieux. On nous a souvent dit qu'il fallait être conciliant pour avoir la paix avec les chasseurs. Pour ne pas attirer leur foudre il ne fallait pas faire "trop de vagues". Merde alors! J'aimerais en rencontrer un, le moins bête de préférence afin de lui faire comprendre la situation.

    Le loup serait-il moins dangereux pour notre troupeau qu'une bande de chasseurs en manque d'adrénaline ?"

    https://www.facebook.com/profile.php?id=100009672450837&fref=mentions

    Ferme de l'hébergerie.


     

  • La chasse chez les Suisses

    Plus précisément dans le canton de Genève.

    A tous ceux qui pensent encore qu'il faut "réguler" la population des animaux... Il faudrait plutôt réguler la population des chasseurs français...

     

    Joyeux anniversaire les Suisses : 40 ans sans chasse, et tout va bien !

    13/05/2014

    geneve110Le 14 mai 1974, l’interdiction de la chasse dans le canton de Genève était approuvée par 72 % de la population. Malgré les affirmations alarmistes des chasseurs d’alors, tout se passe très bien ! Un exemple salué par l’ASPAS, mais qui contrarie un lobby toujours paniqué par la vie sauvage…

    canton-geneve-webAujourd’hui, la faune du canton de Genève est devenue exceptionnellement riche, et les promeneurs apprécient la quiétude des lieux. Depuis l’arrêt de la chasse, les seuls problèmes notables n’ont été que politiques ou psychologiques, mais certainement pas écologiques. Pourtant, en 1974, le petit monde des chasseurs s’était affolé, maudissant les écologistes et prédisant d’épouvantables pullulations. Même phénomène en France en 1972, lorsque la chasse des rapaces a été interdite. Les chasseurs paniqués multipliaient les prévisions alarmistes. Aujourd’hui, on observe couramment des faucons jusqu’au cœur des villes, et aucun excès n’a été signalé…

    Dans les 282 kilomètres carrés du canton de Genève, c’est donc la sérénité. Quelques sangliers commettent bien des dégâts à l’agriculture, mais ces problèmes ponctuels sont réglés par des gardes professionnels, ce qui satisfait les habitants. Ces sangliers, d’ailleurs, viennent souvent de France, où ils prolifèrent, car leur chasse y est très rentable. De plus, l’absence de grands carnivores favorise l’expansion de ces proies potentielles. En revanche, la présence de petits carnivores (renards, fouines, hermines, etc.), considérés par les chasseurs français comme des « nuisibles » qu’il faudrait à tout prix « réguler », ne pose ici pas de souci.

    Lapin-garenne-F.CahezIl est toujours curieux de constater que des hommes adultes et armés, les chasseurs, sont aussi ceux qui ont le plus peur des animaux. Ce sont encore des chasseurs paniqués par la rencontre qui ont tiré sur nos ours Claude, Melba ou Cannelle, alors que les promeneurs n’ont jamais eu de problème. Responsables de l’appauvrissement de la nature, les chasseurs n’ont donc pas de leçon à donner sur leur prétendument nécessaire « gestion de la faune ». L’ASPAS, qui met en place des Réserves de Vie Sauvage® où la chasse est totalement interdite, tient à les rassurer : ils ne se feront pas attaquer par les lapins…

     

  • Sur la chasse.

    Personnellement, je suis totalement contre cette pratique. 

    Elle n'a aucune raison d'être et génère bien plus de dégâts qu'autre chose. 

    Et je ne parle pas des victimes humaines qui s'ajoutent chaque année. 

    Personnellement, désormais, comme à chaque saison, on marche en montagne avec une cloche accrochée au sac et des habits fluo. 

    Ici, j'apprends que les agriculteurs sont indemnisés pour les dégâts des "cochonsgliers" dans les champs. Indemnisations payées par l'argent public et non avec l'argent des permis de chasse.

    On sait bien que l'aspect financier et électoral passe avant tout.

    En 2015, un jeune de vingt ans a été abattu, à quelques kilomètres de laison. Il faisait juste une balade en forêt avec son amoureuse. 

     

    Faits divers

     

     

    Un jeune homme a été tué accidentellement par un chasseur samedi matin alors qu'il se promenait sur un sentier de la commune de Revel, près du lac de Freydières, en Isère.

    Vers 9h15, ce promeneur, âgé de 20 ans et originaire du Gard, a reçu une balle de chevrotine provenant d'une carabine de chasse dans le thorax ainsi que dans le bras gauche dans le massif de Belledonne, très fréquenté à l'automne par les promeneurs, chasseurs et cueilleurs de champignons. En arrêt respiratoire, il est décédé peu après malgré les tentatives pour le secourir. 

    Le chasseur, accompagné de plusieurs autres, aurait tiré en contre-bas d'un chemin forestier, atteignant accidentellement le randonneur qui évoluait avec un ami ou une amie. Il l'aurait pris pour un chevreuil, selon France 3 Alpes. Choqué, le chasseur n'avait pas été entendu en fin de matinée, non plus que l'accompagnateur de la victime, qui a dû être hospitalisé. Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête en flagrance pour homicide involontaire.

     

      leparisien.fr


     

    Des paysans éreintés par le « sanglochons » ou « cochongliers »…élevés par les chasseurs !

    activitésc'est tous les joursEtatjusticevie localevoyous

    27 août 2017

    Par Médias Citoyens Diois

    Cela fait bien 40 ans que les chasseurs élèvent, croisent, lâchent, nourrissent des sangliers.  Cet élevage en plein-air de  « sanglochons » ou « cochongliers » détruit les cultures, vendange les vignes, laboure les jardins.  Les paysans éreintés et exaspérés sont obligés de clore leurs parcelles ou d’abandonner leurs cultures. Une catastrophe, cent fois pire que le loup, mais qui ne fait pas la « Une » des journaux, ni du tapage chez les chasseurs-éleveurs.  Cet élevage permet d’en tuer beaucoup, favorisant une chasse florissante, et désolant un peu plus un monde rural exsangue…P.B.

    Les sangliers montrent une préférence pour les champs en agriculture biologique.  Photo Le DL/A.N.
    Les sangliers montrent une préférence pour les champs en agriculture biologique.

    Baptiste Vialet est agriculteur biologique depuis une dizaine d’années. Quand il arrive à Saint-Julien-en-Beauchêne, le propriétaire du terrain le met en garde contre les cerfs. « La chance qu’on a, c’est qu’il n’y a pas trop de sangliers », avait-il ajouté. Mais la chance a tourné. Baptiste déplore aujourd’hui entre 30 % et 50 % de pertes dues aux sangliers.

    Dans ses champs, des céréales ont été couchées par le passage des bêtes. « Ce serait plus cher de moissonner ça que de le laisser perdre », déplore Baptiste, montrant un chemin tracé par les animaux. Guyhem Brizard et son associé sont eux aussi en agriculture biologique. Ils estiment leur perte annuelle à environ 15 % des récoltes. « Les premiers dégâts sont visibles fin mai, explique-t-il. Et ça s’accentue ensuite jusqu’à juillet. »

    Amateurs de champs bios

    Depuis 2014, la population de sangliers semble s’être renforcée. Selon Max Mercurio, président de la Fédération de chasse des Hautes-Alpes (FDC05), cela s’explique par une forte capacité d’adaptation. « C’est un grand opportuniste », ajoute-t-il. L’animal survit ainsi aux changements de son environnement, allant jusqu’à s’approcher des habitations.

    « Les hivers étant moins sévères, le taux de survie des bêtes augmente », ajoute Thierry Chevrier, directeur de la FDC05. Mais le sanglier, et a fortiori le « cochonglier », est surtout une espèce très prolifique. « Les laies peuvent avoir des petits de plus en plus jeunes », note Max Mercurio.

    Des solutions insuffisantes

    Face aux sangliers, les agriculteurs ont différentes solutions, subventionnées par la Fédération de chasseurs. Mais leurs limites se dessinent. Ainsi, à Saint-Julien-en-Beauchêne, des chasseurs ont accepté de faire des tirs à l’affût. Autorisés depuis le 1er juin, ils sont soumis à une réglementation stricte. « Les tirs font fuir, mais chez le voisin, expose Baptiste Vialet. Ce n’est donc pas une solution durable. »

    Dans les Hautes-Alpes, l’agrainage linéaire de dissuasion est une autre solution. Le but ? Fournir de la nourriture loin des cultures. « Nous officions sous autorisation préfectorale sur des tracés localisés », détaille Max Mercurio. Mais là aussi, des doutes subsistent. « Ils ne vont plus dans les champs pour manger mais pour s’amuser », raconte Guyhem Brizard. Pour les restreindre, justement, des clôtures électrifiées peuvent être installées. « Il faut la poser quand on fait le semis », explique le président de la FDC05. Toutefois, il faut pouvoir les entretenir et les veiller. « Ce qui n’est pas gérable, avec plusieurs parcelles dispatchées », témoigne un agriculteur.

    Finalement, en cas de dégât, l’agriculteur peut être indemnisé. Une fois la déclaration remplie, un estimateur vient constater les pertes. « L’indemnisation se calcule en fonction de la superficie, du rendement et du coût au kilo de ce qui a été touché », explique Max Mercurio. Mais ce système ne contente pas les agriculteurs bios. En effet, le barème d’indexation des coûts est calculé en fonction des récoltes en agriculture conventionnelle. Qui n’ont donc ni les mêmes rendements ni les mêmes contraintes que leurs équivalents biologiques. Des exploitants bios dénoncent ainsi une méconnaissance de leur travail. Selon Guyhem Brizard, la solution serait une nouvelle table ronde. « Avec tous les acteurs du secteur, pour qu’on réagisse vite. »

    Un trafic de sangliers démantelé en Haute-Loire

    Au terme d’une longue enquête, le 10 juillet, les gendarmes de Haute-Loire ont mis fin à un trafic de sangliers. Un élevage clandestin qui aurait alimenté des chasseurs. / © P. LACHENAUD / AFP
    Au terme d’une longue enquête, le 10 juillet, les gendarmes de Haute-Loire ont mis fin à un trafic de sangliers. Un élevage clandestin qui aurait alimenté des chasseurs.

    Depuis plusieurs mois, près de Monistrol-sur-Loire, les agriculteurs constataient une surpopulation anormale de sangliers. Au terme d’une longue enquête, le 10 juillet, les gendarmes de Haute-Loire ont mis fin à un trafic de sangliers. Un élevage clandestin qui aurait alimenté des chasseurs.

    C’est grâce à un hélicoptère équipé d’une caméra infrarouge que les gendarmes de la Haute-Loire ont réussi à localiser un élevage illégal de sangliers à Bas-en-Basset, près de Monistrol-sur-Loire. Cela faisait plusieurs mois que la sous-préfecture d’Yssingeaux essayait de comprendre l’origine de cette surpopulation de sangliers dans le secteur.

    Une prolifération aux conséquences fâcheuses sur les cultures des agriculteurs. Au point que les tensions entre eux et les chasseurs n’avaient jamais été aussi vives.

    Plusieurs services de l’Etat avaient été mobilisés pour tenter d’enrayer cette surpopulation dont l’origine n’avait rien de naturel. Sous autorité du parquet, une opération de contrôle a permis aux gendarmes de mettre au jour un élevage clandestin de sangliers.

    Dans un enclos de 60 hectares, 64 sangliers ont été ainsi comptabilisés même « si on pense qu’il y en a probablement au moins 150 » explique Christine Hacques, sous-préfète de Haute-Loire.

    Un trafic de sangliers démantelé en Haute-Loire

    Les sangliers seront abattus
    Du matériel de transport et des cages ont été saisis, ce qui laisse à penser qu’il s’agit là d’un élevage « quasi industriel » précise la représentante de l’Etat. L’enquête et les auditions en cours devraient permettre de savoir si, comme le pensent les enquêteurs, ces sangliers étaient vendus à des chasseurs peu scrupuleux

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    Un plan d’abattage de ces sangliers a été décidé. Ce sont les services de l’Etat qui s’en chargeront. Les animaux sauvages dont l’élevage est illégal finiront à l’équarrissage. En attendant, ce sont les instigateurs présumés de ce trafic de sangliers qui auront en charge de garder les animaux.

    Paul Breynat

     

    Illustration

    CHASSE

    Illustration PHOTO/AFP JEAN-FRANCOIS MONIER
    •  par Lindep.fr avec AFP
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    • Le 17 septembre à 20h56 | Mis à jour le 18 septembre
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    Chasse : un ado de 13 ans décédé, un enfant de 11 ans très grièvement blessé

     

    MISE A JOUR LUNDI 10h

     

    Deux terribles accidents sont survenus ce dimanche au cours ou en marge de parties de chasse. Le premier, en Vendée, a coûté la vie à un adolescent de 13 ans atteint d'une balle en pleine tête alors qu'il accompagnait une battue. Le second, dans le Var, a vu un enfant de 11 ans atteint à l'estomac et au poumon par un projectile tiré par un chasseur. Son pronostic vital est engagé. Son père a également été blessé. 

    Un garçon de treize ans est mort d'un coup de fusil en pleine tête, tiré par son grand-père, dimanche matin au cours d'un accident de chasse près de Luçon (Vendée),

    En arrêt cardio-respiratoire, l'adolescent a été transporté par hélicoptère au CHU de Nantes, ont indiqué les pompiers et les gendarmes. Il est mort des suites de ses blessures.

    La victime accompagnait les chasseurs au moment de l'accident, qui s'est déroulé vers 11H30 sur la commune de Triaize, au premier jour de l'ouverture de la chasse dans le département de la Vendée. Il a été victime d'un tir alors qu'il ramassait un volatile.

    Le parquet de La Roche-sur-Yon a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de l'accident, a-t-il indiqué à un correspondant de l'AFP, sans plus de précision.

    Par ailleurs, un enfant a été "très grièvement blessé", son père plus légèrement, ce dimanche matin par un projectile alors que des chasseurs faisaient une battue à Collobrières (Var).

    Alors que dans un premier temps, le pronostic vital de l'enfant, âgé de 11 ans, "très grièvement blessé à l'estomac et au poumon", était engagé, on apprenait ce lundi que ses jours n'étaient plus en danger.

    Le père, 49 ans, blessé aux jambes mais dont le pronostic vital n'est pas engagé, a été transporté dans un hôpital de Toulon.

    Selon les premiers éléments de l'enquête, le père et le fils ont reçu "un projectile unique tiré par le chef de traque".

     


    FAITS DIVERS – JUSTICE

    Savoie : quatre ânes tués par un chasseur à Arith dans les Bauges

    Par Nelly Assénat et Anabelle GallottiFrance Bleu Pays de Savoie et France BleuLundi 18 septembre 2017 à 12:50

    Sandrine a découvert ses ânes morts dans le champ
    Sandrine a découvert ses ânes morts dans le champ © Radio France - Anabelle Gallotti

    Quatre ânes ont été tués par un chasseur suisse dimanche à Arith dans les Bauges (Savoie). L'homme leur aurait tiré dessus à la sortie d'un sous-bois. La Fédération de chasse de Savoie condamne ses tirs et refuse de parler "d'accident de chasse".

    C'est dimanche dernier, dans l'après-midi, que Sandrine, la propriétaire des ânes a appris la nouvelle par téléphone. Quasiment tout le cheptel de Arpi'ânes cette jeune entreprise de location d'ânes à Arith, dans les Bauges (Savoie) a été décimé par un chasseur.

    Deux animaux sont morts sur le coup, les deux autres ont agonisé plusieurs heures et ont dû être euthanasiés.

    Les ânes ont reçu plusieurs balles chacun

    Le chasseur a tiré sur tous les ânes, probablement alors qu'ils sortaient d'un sous bois. Ils ont reçu plusieurs balles chacun, notamment au niveau des pattes. Fanfan, Ulule, Moustique et Mistral sont morts. Il ne plus reste qu'un cinquième âne, Safran, le survivant. Le tireur est un chasseur suisse, qui avait pris une carte à l'Association de chasse Arith / Lescheraines avec son frère. La propriétaire des ânes ne veut pas polémiquer sur la chasse ou les chasseurs. Elle parle des faits et seulement des faits.

    "C'est avec une douleur indescriptible que j'ai la tristesse de vous annoncer l’assassinat de presque l'intégralité de notre troupeau d'ânes : Fanfan, Ulule, Moustique, Mistral ont été massacrés par un chasseur suisse." — Sandrine, la propriétaire des ânes abattus

    La propriétaire des ânes parle d'un "assassinatsur sa page facebook, où elle a posté une vidéo de ses animaux. D'après elle, le chasseur suisse était officiellement venu dans les Bauges pour chasser les biches, chevreuils et autre sangliers. Le frère du chasseur s'est présenté auprès de la propriétaire des animaux, pour s'excuser, mais sans expliquer les raisons du geste du tireur. Les ânes vivaient dans des champs à Arith, loués par leur propriétaire qui n'habite pas sur place.

    "Donc dans les Bauges, au 21e siècle, on tire sur des animaux qui sortent du bois sans prendre la peine de vérifier ce qu'on tire et on envoie, on enchaîne les balles, on ne tire pas qu'un seul coup !" — Sandrine, la propriétaire des ânes abattus

    Les bêtes ont notamment été visées aux pattes - Radio France
    Les bêtes ont notamment été visées aux pattes © Radio France - Anabelle Gallotti

    « C'est un âne qui a tiré sur des ânes »

    C’est ce qu’affirme un habitant du secteur. Il ne comprend pas ce geste, « comment quelqu’un peut tirer à plusieurs reprises sur des ânes, sans se rendre compte que ce ne sont pas des biches ou des chevreuils ? ».

    "on ne peut pas confondre les oreilles d'un âne avec un autre animal"

    La Fédération de chasse de Savoie condamne cet acte

    « Ce n’est pas un accident de chasse tellement ce geste est hors norme ». Voilà ce qu’affirme le directeur de la Fédération de Chasse de Savoie, Pierre Sicard. « C’est un geste totalement incompréhensible, c’est très grave pour l’image de la chasse en Savoie. Les 8000 chasseurs du département ne peuvent pas être considérés comme ce chasseur suisse ». Le directeur de la Fédération est allé personnellement rencontrer la propriétaire des ânes. Il lui a apporté tout son soutien et assuré qu’il communiquerait avec elle en toute transparence.

     


     

    Un chasseur croit tirer sur un loup, mais tue le chien d’un couple de vacanciers
    L'homme avait cru voir un loup... 

    CC PIXABAY

    L’animal portait pourtant un collier orange bien visible selon ses maîtres, qui ont décidé de porter plainte. 

    Cette triste scène a eu lieu jeudi à Saint-Auban, dans les Alpes-Maritimes. Un chasseur, qui participait à une battue, a tué le chien d’un couple de randonneursen vacances, rapporte Nice-Matin. L’homme avait cru voir un loup.

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    Nice-Matin @Nice_Matin

    Un chasseur croit tirer sur un loup et tue la chienne d'un couple de randonneurshttp://www.nicematin.com/a/166446 

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    La chienne, Geisha, un malinois de 6 ans, déambulait devant ses maîtres lorsqu’elle a été atteinte par une balle. L’animal portait pourtant un collier orange et ses maîtres des couleurs vives, indique le journal régional.

    Le couple de vacanciers, très affecté par le drame, a décidé de porter plainte contre le chasseur.

     


     

  • RISTRETTO CAFÉ

    C'est plutôt rare ici que je fasse de la promotion pour un article alimentaire mais là, vraiment, c'est inévitable. 

    Nous achetons notre café chez Jocelyn (RISTRETTO CAFE) et je dois dire que la différence avec les cafés standards du commerce est indéniable. Un vrai régal.

    Même si vous n'êtes pas sur la région, vous pouvez être livrés à domicile. 

    Un bel article et le lien direct vers le site.

    "Ensemble, luttons contre l'amertume" :)


     

    Un torréfacteur de café en Cœur de Savoie !

    economiecoeurdesavoie

    logo-01Installé à La Chapelle Blanche depuis 2006, LE RISTRETTO torréfie et commercialise une large gamme de cafés, thés, tisanes via différents canaux de distribution :

    • Les marchés en Savoie à Chambéry, La Rochette et Albertville,
    • La vente en ligne avec le site internet ristretto-cafe.com,
    • La vente aux professionnels (commerce, restauration et au sein des entreprises).

    Les cafés sont sélectionnés et achetés à un comptoir du Havre avec toujours la recherche d’une gamme de qualité d’origines diverses. Sur les 25 cafés proposés 19 pays sont ainsi représentés des plus communs aux plus rares : l’Ethiopie, la Colombie, le Brésil, le Mexique, la Tanzanie, le Viêtnam, l’Australie, le Congo…

    Jocelyn Glorieux gère l’activité à plein temps avec l’appui de son épouse Françoise. «  En 10 ans, le marché a évolué avec la moitié des clients qui demandent maintenant du café en grains, alors que 80% du café était moulu en 2006 ! Nous vendons donc aussi des machines à café de la marque SCOTT (très bon rapport qualité prix) et des modèles premium de la marque suisse JURA.P1020694 Aujourd’hui, nous souhaitons développer notre activité à destination des professionnels de la restauration gastronomique et proposer une offre complète avec une formation clef en main. Nous sommes persuadés qu’il y a de la place pour un torréfacteur artisanal de proximité ! Reste à séduire les chefs, les étoilés comme les autres ! Le café est encore méconnu et il y a beaucoup de préjugés sur le produit ».

    La devise du RISTRETTO : « Ensemble luttons contre l’amertume ».

    Plus d’information sur LE RISTRETTO

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    logo-ristretto-artisan-torrefacteur-savoie

    Ristretto Café

    Ensemble luttons contre l'amertume

    Ristretto Café, Artisan torréfacteur en Savoie

    « Ristretto » nom commun donné au café de comptoir en Italie, appelé plus couramment espresso en France.
    Au Ristretto, le café est torréfié « blond », artisanalement, nous respectons les 20 minutes à 200°C max et le temps de repos avant consommation.

    Café

    Cafés Origines, Cafés Mélangés, Cafés Organiques, Cafés Déca, Capsul’in

    Découvrez nos cafés

    Thé

    Thés Noirs, Thés Verts, Nature, Aromatisés, Blancs, Bio, Rooibos, Mate

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    Minceur, Digestion, Relaxation

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    Classique ou boisson froide

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    Accessoire

    Pinces, Filtres, Chaussettes

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    Retrait gratuit

    Sur les marchés en Savoie

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  • Les Kogis de Colombie

    Je ne sais plus quand, ni dans quelles circonstances, j'ai découvert l'existence de ce peuple mais je leur porte une grande affection. Ils sont ce que l'humanité n'aurait dû jamais cesser d'être.

    Dans la série de "Jarwal le lutin", ils sont là.

    Dans "Les héros sont tous morts", également.

    Dans "Tous, sauf elle", ils apparaissent encore.

    Et à chaque fois, que je viens relire des documents sur leur existence ou que je découvre de nouveaux articles, je suis toujours aussi fasciné et ému.

    Peut-être qu'un jour, j'irai là-bas.

    Il me plaît d'y croire.


    http://cocomagnanville.over-blog.com/2017/01/colombie-les-kogis.html

    Colombie : Les Kogis

    Publié le 17 Janvier 2017

    By The original uploader was Thomasdhl at German Wikipedia - Transferred from de.wikipedia to Commons., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1648450

    By The original uploader was Thomasdhl at German Wikipedia - Transferred from de.wikipedia to Commons., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1648450

    Sierra Nevada

    Ils sont dans la Sierra Nevada.
    Ils sont monothéistes, et Dieu est Femme.
    D'abord il y avait la mer. Tout était obscur.
    Il n'y avait ni soleil ni lune ni gens ni animaux ni
    plantes.
    Seule la mer était en tous lieux.
    La mer était la Mère. (...)

    Ernesto Cardenal (Hommage aux indiens d'Amérique)

    Par Taggen — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18954722

    Par Taggen — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18954722

    Au nord de la Colombie se situe la Sierra Nevada de Santa Marta qui est la plus haute montagne côtière du monde avec une altitude de 5800 mètres.

    Elle borde la mer des caraïbes et se trouve à une quarantaine de kilomètres des terres.

    La Sierra Nevada est aussi escarpée que le versant sud de l’Himalaya et les indiens savent habilement utiliser les différences d’altitude pour obtenir des récoltes à différentes époques de l’année.

    Le climat est tropical , chaud et humide et de grandes variations climatiques peuvent se produire dans la même journée.

    Au sein des 4 tribus qui vivent dans cette partie du monde, vivent les indiens Kogis.

    Ils sont au nombre de 9911 personnes

    Ils partagent les mêmes coutumes que les autres groupes indigènes qui sont les Arhuacos, les Arsarios et les Kankuamos.

     

    Sommets d'Abya Yala - 5774 mètres Pic Simón Bolivar et la Sierra Nevada de Santa Marta - coco Magnanville

    Sommets d'Abya Yala - 5774 mètres Pic Simón Bolivar et la Sierra Nevada de Santa Marta - coco Magnanville

    Par Jenni Contreras from Colombia - Picos nevados, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4074096 C'est le second plus haut sommet de Colombie situé dans la sierra nevada de ...

    http://cocomagnanville.over-blog.com/2016/05/sommets-d-abya-yala-5774-metres-pic-simon-bolivar-et-la-sierra-nevada-de-santa-marta.html

    Colombie : Les indiens de la Sierra Nevada de Santa Marta (kogis, arhuacos et arsarios) - coco Magnanville

    Colombie : Les indiens de la Sierra Nevada de Santa Marta (kogis, arhuacos et arsarios) - coco Magnanville

    COLOMBIE : indiens de la Sierra Nevada de Santa Marta image Situation géographique image ....... La montagne Au nord de la Colombie se situe la Sierra Nevada de Santa Marta qui est la plus haute ...

    http://cocomagnanville.over-blog.com/article-colombie-les-indiens-de-la-sierra-nevada-117361625.html

    Les ancêtres des indiens actuels, les Tayronas étaient des maîtres orfèvres moulant des figurines d’esprits, d’humains et d’animaux à l’aide de l’ancienne technique de la « cire perdue ». L’’or , extrait du sable des rivières, fondu et versé dans le moule prenait la forme de la cire. Les figurines étaient utilisées dans les rituels, placées dans les tombes ou enterrées en paiements à la « terre ». Pour les indiens ( comme pour nous d’ailleurs) l’or est un métal sacré et d’une grande importance rituelle. Les envahisseurs ont vite flairé ce « filon » et pillèrent tout ce qu’ils purent piller, affectant terriblement les indiens, héritiers de toutes ses pièces de leur passé et les affectant d’autant plus que les pilleurs n’avaient aucun respect pour le métal sacré.

    Colombie : Les Tayronas - coco Magnanville

    Colombie : Les Tayronas - coco Magnanville

    Civilisation dite " dorée " qui s'est développée entre 1200 et 1510 de notre ère dans la partie la plus septentrionale de la Colombie, la Sierra Nevada de Santa Marta. Une civilisation qui avai...

    http://cocomagnanville.over-blog.com/2016/02/colombie-les-tayronas.html

    Quand les indiens Kogis nous parlent de la Terre

    Quand les indiens Kogis nous parlent de la Terre

    L'INREES a rencontré deux représentants de la communauté des Indiens kogis, peuple autochtone de Colombie, venus en France à l'occasion d'une tournée de conférences intitulée " Regards Crois...

    https://www.youtube.com/watch?v=CU8eJMCGWVg

    Un Kogi ou Grand frère regarde les touristes, les petits frères - Par Luis Perez — http://www.flickr.com/photos/pe5pe/5344338290/sizes/o/in/photostream/, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19697150

     

    LA LIGNE NOIRE

     

     

    Elle délimite le territoire ancestral et est stipulée dans la résolution numéro 00002 de 1973 et modifiée par la résolution numéro 837 du ministère de l’intérieur. La ligne noire passe par les sites sacrés remis par la Terre mère comme héritage.

    La Sierra Nevada est considérée comme la ville spirituelle, les indiens en sont les gardiens ainsi que de celui du monde.

    Leur raison d’être est de prendre soin de la vie, les montagnes de la Sierra Nevada sont des Mamos ( chamans), ce sont les géniteurs de toute vie. Les indiens leur adressent leurs offrandes afin que la vie soit préservée.

    HERMANOS MAYORES ( les frères aînés) : est le nom qu’ils se donnent.

    Les autres peuples ( nous en l’occurrence) sont dénommés «  HERMANOS MENORES, les frères cadets, les petits frères.

     

    Ils pensent que leur message doit être diffusé aussi largement que possible, ils savent qu’ils ont beaucoup d’alliés dans le monde et que de plus en plus d’individus défendent comme eux les valeurs humaines au détriment des valeurs économiques.

    Par Uhkabu — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=32173257

     

    Les Mamos, prêtres, ou savants ou encore chamanes soutiennent le monde, ils conservent les forces en équilibre.

    Ils chantent et dansent, célèbrent les cérémonies et font les « paiements » à la terre. Ils guérissent les maladies, gardent les objets sacrés, les bâtons, les masques, les pierres sacrées.

     

    Ecoutons-les :

     

    « Les blancs nous maltraitent et ne sont d’accord avec nous que lorsqu’ils veulent obtenir de nous quelque chose, comme nos votes pour leurs politiciens qui promettent beaucoup et ne donnent rien.

    Ils nous ont enseigné des besoins nouveaux qui nous séparent peu à peu de nos traditions et de nos méthodes anciennes pour produire tout ce dont nous avons besoin.

    Ils ont apporté leur propre façon de penser dans notre communauté. Mais leurs idées sont mauvaises et rendent certains d’entre nous honteux d’être indiens, ce qui devrait pourtant être notre plus grande fierté.

     

    « Etre indien, c’est comme être à la racine des choses « 

    Colombie : Les Kogis

    Chez les Kogis Colombie #drawing #dessin #traveldiary #carnetdevoyage #colombia #colombie #stephan - steph.ledoux

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    http://www.imgrum.net/media/1254047071621989399_237372416

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    LA COCA

     

    C'est une importante plante rituelle cultivée par de nombreux peuples indiens des Andes et de l’Amazonie. Ses feuilles contiennent des alcaloïdes ( au nombre de 14) dont la cocaïne.

    Pour extraire l’alcalin actif de la feuille, les indiens de la Sierra réduisent des coquillages marins en fine poudre de chaux qu’ils mettent dans une gourde fermée par un bâtonnet. Chaque homme porte sa gourde ou « poporo » avec son sac de feuilles de coca et lorsqu’ils se rencontrent ils en échangent une poignée.

    Ils mâchent une poignée de feuilles qui forme une chique, retirent de leur poporo le bâtonnet enduit de poudre de coquillage et le roulent précautionneusement dans la chique. Une partie de la poudre se mélange avec les feuilles mâchées et la réaction chimique peut commencer en libérant les alcaloïdes.

    Avec le temps , l’orifice du poporo se couvre d’une fine couche de calcium durcie par le frottement répété du bâtonnet.

    Les Arhuacos pensent que consommer la feuille de coca les rend plus vifs et lucides, plus résistants à la fatigue et à la faim.

    Il y a un symbolisme sexuel dans ce rituel utilisé principalement par les hommes : l’usage du bâton ( mâle) et du poporo ( femelle).

    La feuille de coca, victime de tabous - coco Magnanville

    La feuille de coca, victime de tabous - coco Magnanville

    Un peu de botanique La coca, de son nom latin erythroxylum coca lam est une plante de la famille des erythroxylacées. C'est un arbuste de 1.50 m à 4 m qui pousse à l'état sauvage dans la Cordil...

    http://cocomagnanville.over-blog.com/article-22897538.html

    LES KOGIS

    Se prononce kogui.

    Autres noms kággaba = les gens de la terre

    Coqui- Kogi- Yoghi.

    Coté nord de la Sierra Nevada, dans les départements de La Guajira, Cesar et Magdalena.

    Langue : kogi de la familles des langues chibchanes.


     

     

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    Des jardiniers qui n’ignorent rien de la permaculture

    Les Kogis sont des agriculteurs ou plutôt des jardiniers, toutes les formes vivantes qui se déploient dans leur environnement sont travaillées avec une idée d’alliance avec la nature . Les produits de la terre-mère sont un élément essentiel de cette dernière et doivent composer l’univers des Kogis. Chaque élément est essentiel, une composante à ne pas négliger et qui permet d’enrichir naturellement par exemple la terre pour l’enrichir comme avec les coquillages ou qui permet d’obtenir une ombre diffuse avec le placement précis d’un jardin ou la plantation d’un arbre plus haut.

    Il y a 2 saisons sèches dans l’année de décembre à mars et de juillet à septembre qui s’alternent avec 2 saisons des pluies comprenant des précipitations assez violentes et importantes.

    En décembre et janvier les jardins sont nettoyés.

    En février commencent les brûlis de bois auparavant abattus.

    Les jardiniers cultivent de nombreuses espèces, ils sont persuadés que consommer des protéines animales est dangereux pour la santé du moins lors des rituels et pour cela leur agriculture comprend une grande variété de cycles végétaux qui sont répartis sur les différents étages de leur territoire.

    Cela leur permet d’obtenir de quoi survivre toute l’année.

    Certains pensent que la permaculture est une invention de la société occidentale et civilisée mais c’est bien les peuples premiers qui en sont les véritables détenteurs

    Chaque famille dispose de lieux de vies sur les différents étages de la sierra . Ils se déplacent avec le peu qu’ils possèdent, leurs enfants et leurs animaux par un réseau de chemins ou bungula sillonnant la sierra et en parallèle des cours d’eau.

    L’espace cultivé a été laissé auparavant en jachère, il est retravaillé et planté tout d’abord de tubercules.

    Puis sont semées les céréales dont le maïs et des légumineuses.

    Les tiges de maïs servent de support aux légumineuses comme c’est le cas dans le système de la milpa des Mayas.

    Ils répartissent les plus grandes plantes comme les plants de banane plantain et les arbres fruitiers à des endroits demandant une ombre diffuse tout en protégeant les cultures du vent.

    Chacun vient puiser dans ce grand garde-manger à ciel ouvert ce dont il a besoin.

    La ressource principale est la banane plantain qui est un fruit salé consommé comme un légume toute l’année.

    Ensuite vient la banane, les haricots, la pomme de terre (un produit qui est venu avec la colonisation), la canne à sucre, les oranges, les mangues, le manioc, le maïs ; la batata et le name.

    Certains produits sont emportés à d’autres étages, ils sont échangés contre des produits agricoles.

    Le stockage est peu répandu car il y a peu de matières à conserver et parce qu’ils pensent qu’il n’est pas nécessaire de produire plus que nécessaire.

     

    Aluna

    Aluna c'est la pensée ou l'énergie créatrice.

    En toute chose est aluna, elle a sa place dans tout ce qui est vie, c'est un principe de vie

    L'amour c'est aussi aluna, vivre c'est être en aluna (penser et aimer)

    Aluna est le message des Kogis et des peuples de la Sierra Nevada de Santa Marta.

    (...) La pensée ils l'appellent aluna
    (et c'est aussi esprit, souvenir, âme, vie).
    Aluna c'est l'esprit ou l'idée des choses.
    Avant la création du monde la Mère Universelle
    a existé en aluna
    "elle n'était ni quelqu'un ni rien ni quoi
    que ce soit
    elle était aluna" (...)

    Ernesto Cardenal - Hommage aux indiens d'Amérique

    colibri coruscans- Par http://www.birdphotos.com — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4242900

     

    Les animaux

    Pour les Kogis ils sont considérés presque comme des personnes. Le colibri représente le paradoxe entre la beauté et le côté solaire de son plumage et la paresse ou l’instabilité. Cet oiseau est important dans les rituels, les danses, les cérémonies car il symbolise les voyages chamaniques d’un monde à l’autre.

    La grenouille, la chauve-souris, le jaguar font également partie du bestiaire des Kogis.

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    La musique

     

    La musique tient une place importante dans le travail spirituel.

    Les instruments utilisés sont la flûte ou quizi, les tortues ou kuiiguba, le tambour ou kaja.

    La flûte est masculine, c’est alors kuizi sigi ou macho ou féminine, elle est alors kuizo bunzi ou embra. Les flûtes doivent parler ensemble, les mélodies des hommes, répétitives et simples se trouvent comme enroulées par les mélodies des femmes qui se développent de façon plus mélodieuse.

    Chaque mamu a ses propres danses et chants qui sont utilisés lors ses mariages, des baptêmes et de la mort.

    D’autres instruments sont utilisés comme sonnailles ou clochettes ou trompes fixées aux chevilles : maracas, petits tambours, coquillages, calebasses.

    La mochila

    Le tissage des mochilas ou tutu, ces petits sacs que portent les hommes en bandoulière et qui leur sert bien souvent à transporter des feuilles de coca est effectué par les femmes. Les femmes filent le coton que vont tisser ensuite les hommes sur le métier à tisser. Homme et femme tissent en relation avec la mère. La mochila est aussi la représentation de l’utérus féminin dans lequel nous avons tous grandi. Un homme porte toujours 2 ou 3 mochilas croisées sur sa poitrine, dans l’une il y met ses objets spirituels, dans une autre des objets courants et dans une autre le poporo.

     

    Le tissage

     

    Le tissage est une activité essentielle.

     

    Le tissage est une activité masculine et personnelle. Les hommes ont toujours leur métier à tisser appuyé contre un mur devant chez eux.

    La pensée nécessaire à la cosmovision Kogi s’exprime au sein d’un immense métier à tisser vivant et le territoire lui-même est un grand métier à tisser. C’est pourquoi pour les Kogis vivre c’est tisser et tisser c’est penser, se relier a aluna.

    Le métier à tisser qui est le territoire exprime le symbolisme porteur des principes éthiques et les mamu au fil de leurs actes de méditation déplacent avec finesse les fils (ou relations) qui se régulent sur le territoire des Kogis.

    Le métier à tisser en lui-même est de forme rustique composé d’un cadre carré en bois maintenu par 2 autres morceaux de bois croisés en diagonale tenant l’ensemble, il est appuyé contre le mur de la maison.

     

    Dans le livre de Kathy Dauthuille on apprend à tisser les relations complexes de la cosmovision Kogi tout comme le fil navigue d’un motif à l’autre, suivant parfois des zigzags imprévus pour réaliser à la fin une œuvre complète ou chaque élément est à sa place.

    Tisserand du soleil de Kathy Dauthuille

     

    (..) Se déroule alors tout au long de ce poème aux trente-six mélopées, un collier de perles rares et lumineuses, tissage des quatre éléments qui se multiplient en restant toujours neuf. (…)

    Par Thomas Dahlberg, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18476413

    Par Thomas Dahlberg, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18476413

    La  maison ou juzhui

    La maison sert surtout à protéger lors des intempéries car la Sierra Nevada est considérée comme une grande maison. Regroupées par 2, une pour les hommes et une pour les femmes. Le toit est en palmes (représentation des arbres de la sierra), la pointe du toit c’est le cœur de la Sierra. La porte et le bois utilisés dans la maison représentent les sommets, les vallées. Chaque maison a un nom et une pensée.
    La kankurua est la hutte sacrée, une reproduction de l’univers qui représente la porte d’accès à différentes dimensions (aluna l’énergie, yuluka l’équilibre, seiwa l’alliance, selda le contraire) et aux clés du savoir des Kogis.

    Don et contre-don

     

    En contrepartie de ce que donne la nature chacun doit réaliser un remerciement ou faire des dons. Ceci est au cœur du système social Kogi

    « Tu m’aides et je t’aide sans contrepartie rémunérée » est le système régissant les relations entre frères, beaux frères et voisins. Un très puissant système de valeurs qui existe à travers le don et le contre-don et qui apporte l’harmonie, l’équilibre, la solidarité, l’engagement, la responsabilité, le respect et l’écoute.

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    Le poporo

     

    Le poporo est une calebasse surmontée d'une boule jaune qui est remise au jeune garçon qui a réussi le rite de passage pour devenir adulte et peut alors se marier.

    Il est rempli de chaux extraite de coquillages calcinés et pilés qui, mélangée en bouche avec les feuilles de coco permet de libérer l'alcaloïde de la coca sur les muqueuses.

    Il faut un morceau de bois fin de 20 à 30 cm pour sortir la chaux du poporo.

    La calebasse et le morceau de bois représentent la dimension féminine et la dimension masculine de l'existence.

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    Les cartes tressées ou tissées

    Ce sont des cartes mais pour eux elles représentent également des calendriers, des supports de toute sorte qui nous amènent à avoir une lecture mentale spirituelle et matérielle de leur cosmovision.

    Ces cartes physico-symboliques représentent le monde tel qu'ils le voit. Elles sont aussi le coeur du monde, reliées à la pensé fondamentale des Kogis et qui règle chaque chose de leur vie : Vivre c'est tisser la vie.

    Cet article de Tchendukua apporte toutes les précisions essentielles sur le mode de vie des Kogis, c'est un documentaire d'une grande richesse.

    Sous forme d'abécédaire tout y recensé avec savoir-faire et vous aurez toutes les explications nécessaires à votre intérêt pour ce peuple.

    Les données apportées en grande partie dans la réalisation de cet article proviennent de ce document qui m'a servi de source.

    Quelques sites et liens que je vous recommande en rapport avec les Kogis :

    Association Tchendukua Ici et ailleurs

    Créée en 1997 par Eric Julien, sous le parrainage de Pierre Richard, Edgar Morin et Jean-Marie Pelt, l'association Tchendukua réunit celles et ceux qui souhaitent préserver un mode d'existence basé sur le respect de la nature, des autres et la recherche de l'équilibre.

    Passons aux choses sérieuses : L'association TCHENDUKUA créée par Eric Julien, spécialiste des indiens kogis propose de racheter des terres pour les indiens :

    Acheter une terre

    C'est un des objectifs principaux de notre association : restituer leurs territoires aux Indiens Kogis... En s'y mettant à plusieurs, nous pouvons racheter des terres dans la Sierra Nevada de Santa Marta, suffisamment grandes pour accueillir des familles, voire tout un village.

    Un « carré vert », c’est un terrain d’environ 600 m2 dans la Sierra Nevada de Santa Marta. Cet espace permettra aux Kogis, repoussés vers le sommet du massif, de retrouver des terres chaudes, et donc de conserver la diversité des cultures qui leur permet de vivre.

    Acheter ce petit bout de terre par l’intermédiaire de Tchendukua contribue donc à rendre un territoire à une communauté, et lui permettre de conserver son identité. Pour nous, c’est l’occasion de s’enrichir de nos différences.

    Opération « carré vert »

    (numérotés de 1 à 1000) seront vendus afin de pouvoir racheter de nouvelles terres pour les Kogis et de planter des arbres pour « une forêt à venir ».

    Acheter un carré vert

    *****

    Tisserand du soleil ouvrage poétique de Kathy Dauthuille

    Extrait :

     

    "Il tissait le fil, tissait la vie, croisait ses pensées dans le cœur oublié du monde.
    C'est dans le silence et avec lenteur, qu'il exprimait ce lien intense aux choses. Et c'est par cette alchimie primordiale que le tissu deviendrait sagesse, mémoire et vérité.
    Comme tant d'autres de sa tribu, il filait à son tour le temps, sa destinée. Maintes fois il passa par la porte solaire pour reprendre le fluide, le courant, l'énergie.