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  • Le survivalisme (2)

    Cet article présente l'attitude de certains milliardaires de la planète, principalement des USA, au regard d'une possible dégradation de la situation planétaire : la FUITE.

    Ces privilégiés souhaitent uniquement profiter aussi longtemps que possible des "bienfaits" qu'ils retirent de la société moderne et lorsque celle-ci partira en décrépitude, ils s'attacheront uniquement à sauver leur peau. On est du début à la fin dans un égoïsme destructeur. 

    Pour nous, c'est exactement l'inverse de cette "philosophie" survivaliste.

    Il ne s'agit pas d'attendre les signes précurseurs d'une dégradation majeure mais d'agir à se propre mesure pour que ça n'arrive pas. 

    Deuxièmement, il s'agit de se préparer à vivre autrement si jamais ça arrive.

    Encore une fois, j'ai lu moults ouvrages sociologiques sur les catastrophes, qu'elles soient naturelles, accidentelles ou volontaires. Il est certain et c'est d'ailleurs d'une logique implacable que les dégâts sur les populations sont d'autant plus élevés que cette population a vécu dans une illusoire croyance que rien ne changerait jamais. 

    Monter à bord d'un ferry et repérer les compartiments contenant les gilets de sauvetage, c'est un réflexe...Courir à la salle de jeux ou au buffet permanent, c'est infantile.

    Infantile : le terme est justifié au regard de l'agissement planétaire des individus aujourd'hui. Beaucoup de plaintes mais une incapacité à rechercher ses propres responsabilités.

    Se plaindre du réchauffement climatique et manger encore et toujours de la viande issue de l'industrie agro alimentaire, c'est totalement infantile. Si vous lisez ce blog régulièrement, vous avez vu passer suffisamment d'études sur le sujet. 

    Le survivalisme, pour ma femme, mes enfants et moi, c'est donc la nécessité de s'extraire au mieux de tous les éléments destructeurs de la planète, pour l'humanité entière. Il ne s'agit pas de chercher un refuge afin de survivre mais d'agir pour que le refuge ne serve jamais à rien...

    S'il doit être utilisé, il sera prêt mais ça sera alors le signe que nos efforts n'auront pas été à la mesure du désastre. Et nous savons très bien que nos actes seuls ne peuvent rien contre la mise en danger de la vie et qu'il est impératif de partager nos idées et amener quelques individus à réfléchir...

    Il existe de nombreux groupes sur les réseaux sociaux usant du terme "survivalisme".

    Certains rassemblent des allumés, des déglingués, des fous de la gâchette, des fans de "walking dead" et autres fins cataclysmiques. 

    D'autres rassemblent des adeptes de permaculture, de techniques de survie, de "bushcraft", de métodes variées et ingénieuses pour viser l'autonomie intégrale et ne pas participer à l'épuisement de la planète.  

    Ceux-là nous intéressent. 




    http://www.latribune.fr/opinions/editos/la-derive-survivaliste-des-super-riches-americains-634730.html

    Alors que Donald Trump divise la société américaine et reprend la course aux armements, les milliardaires de Wall Street et la Silicon Valley ne pensent qu'à une seule chose : où se planquer si jamais advenait l'apocalypse, qu'elle soit nucléaire, climatique ou surtout sociale et politique.

    En ces temps troublés où un tweet de Donald Trump suffit pour faire trembler la planète, à quoi pensent les super-riches ? Au Dow Jones qui vient de dépasser pour la première fois de son histoire le mur des 20.000 points ? Au prochain iPhone d'Apple qui serait tout en verre et se chargerait par induction. Non, pas du tout, les gens les plus riches de la planète, en particulier aux États-Unis, n'ont qu'une seule chose en tête : où se réfugier au cas où cela tournerait mal...

    Le « survivalism », qui consiste à se préparer à survivre à la fin de la civilisation, fait des ravages chez les « rich & wealthy ». Ils sont tellement déprimés que le très sérieux magazine The New Yorker vient d'y consacrer un dossier. Sous la signature de l'un de ses journalistes vedette, Evan Osnos, l'article, titré en anglais « Doomsday prep for the super-rich » raconte comment « ils », les « Preppers », se préparent à fuir en cas d'apocalypse, qu'il soit nucléaire, climatique ou social et politique.

    Il faut dire qu'il y a de quoi se faire peur : début janvier, le comité scientifique en charge de l'horloge de l'apocalypse (« Doomsday clock ») a avancé de 30 secondes, à 2 minutes et 30 secondes avant minuit, l'heure de la fin du monde. Une conséquence « de la forte montée du nationalisme, des déclarations du président Trump sur les armes nucléaires, du réchauffement climatique, de la détérioration de la sécurité mondiale dans un contexte de technologies de plus en plus sophistiquées ainsi que l'ignorance grandissante de l'expertise scientifique ». Bref, jamais, depuis 1953, quand la « Doomsday clock » était réglée à 2 minutes, lors de la création de la bombe H, nous n'avons été plus près de la fin de l'humanité.

    La seule obsession est de se préparer au pire, raconte Evan Osnos dans son papier. Ainsi, Steve Huffman, 33 ans, l'un des co-fondateur du site communautaire Reddit, a-t-il décidé de se faire opérer de la myopie pour éviter d'avoir à porter des lunettes ou des lentilles de contact si les temps se troublent (« Without them, I'm fucked », explique-t-il)... Alors que l'élection de Trump divise le pays et fait craindre jusqu'à une « guerre civile », d'autres consacrent leur temps et leur argent à se bâtir un refuge inviolable. Ainsi Antonio Garcia Martinez, ex-dirigeant de Facebook, a acheté un terrain sur une ile déserte du Pacifique qu'il a équipé en énergie solaire et en armes et munitions. En fait, d'après l'enquête du New Yorker, plus de la moitié des plus riches Américains auraient déjà prévu leurs arrières en cas de crise. L'un d'entre eux a toujours un hélicoptère à disposition avec le plein pour se rendre dans son bunker. Dans le Kansas, le Survival Condo Project de Larry Hall propose des appartements de luxe dans un ancien silo de missiles Atlas. Le lieu le plus «hype» pour ces « réfugiés de luxe du futur » : la Nouvelle-Zélande, lieu de tournage du film « Le seigneur des anneaux ». Quiconque s'y rend en voyage s'entend dire par ses amis : « ça y est, tu t'achètes une assurance contre l'apocalypse... ».

    La cause des tourments des « preppers » (voir par exemple le site prepperwebsite.com pour apprendre à cultiver ses légumes, construire son abri, vivre frugalement...), c'est bien entendu la conscience très vive qu'ils ont des inégalités extrêmes en particulier aux États-Unis. Selon une étude de Piketty, 170 millions de personnes gagnent, en moyenne, autant aujourd'hui qu'en 1980. Robert Johnson, un financier repenti qui a travaillé pour Georges Soros, estime que « 25 gérants de fonds spéculatifs gagnent autant que tous les instituteurs américains ». Rien d'étonnant à ce que certains de ces riches Américains avertis craignent qu'il se passe en 2017 aux États-Unis quelque chose qui pourrait ressembler à la révolution russe de 1917... Bernie Sanders en est en quelque sorte l'annonciateur alors que la contestation de la politique de Donald Trump fait renaître un socialisme américain inspiré du mouvement des 99%.

    Le paradoxe de ce mouvement survivaliste, c'est que plutôt que de proposer de faire quelque chose pour résoudre la question des inégalités et donc éloigner au moins le risque d'explosion sociale, la seule réponse envisagée est de se protéger individuellement. Plutôt que d'accepter par exemple de payer un peu plus d'impôts, sur le revenu ou sur les successions, ou de développer une sécurité sociale pour tous, l'Amérique prend le chemin exactement inverse. Donald Trump veut supprimer l'Obamacare, baisser les impôts des plus riches ; il conteste la réalité du réchauffement climatique, interdit l'entrée des États-Unis aux ressortissants de certains pays et construit un mur avec le Mexique. Une protection illusoire et inefficace, néfaste à long terme pour la prospérité des États-Unis comme du reste du monde. Aussi illusoire que la fausse sécurité que s'achètent à prix d'or les « Preppers » dans leurs bunkers de luxe.

     

  • Le survivalisme (1)

     

    "Je me définis comme un survivaliste de manière récente, en raison de la définition que je fais mienne de ce concept : un survivaliste, pour moi, c’est quelqu’un qui perçoit dans son environnement une menace qu’il estime de nature à mettre sa vie en péril, et qui agit en prenant en compte cette menace afin de tenter d’en limiter les conséquences pour lui et pour les autres.

    Disons que d’après cette définition, on est survivaliste si la menace est réelle, et paranoïaque si la menace est imaginaire. Cela n’exclut pas qu’un survivaliste soit en plus paranoïaque.

    Je suis personnellement porté à croire que l’heure n’est plus à l’insouciance."

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/qu-est-ce-que-le-survivalisme-133677







     

    Il y a quelques temps déjà que Nathalie, nos trois enfants (jeunes adultes) et moi, nous nous sommes fortement penchés sur la question...

    Il est clair pour nous que le monde occidental vit dans une totale illusion de sécurité. Je ne parle pas ici uniquement du terrorisme mais de l'idée infantile que nos gouvernants sont aptes à gérer des situations de crises majeures et que tout a été pensé pour que les populations urbaines et rurales ne soient pas impactées durablement par des situations conflictuelles, accidentelles, naturelles ou guerrières. 

    Juste un exemple : La ville de Paris a trois jours de réserves alimentaires. C'est le problème du "flux tendu" géré par les transports routiers. Que ces transports soient perturbés, voire inopérants et c'est la razzia dans les magasins. 

     

    C'est d'ailleurs une situation très symbolique au regard de l'ensemble du fonctionnement économique actuel dans les sociétés dites "modernes". Tant que ça fonctionne, tout va bien...

    Quelques recherches sur le cyclone Katrina et ce qui s'est passé à la Nouvelle Orléans donne une idée du fil du rasoir sur lequel nous évoluons. 

     








    Le survivalisme 

    188 987 vues il y a 5 ans

    Pour en savoir plus, visitez le blog:
    http://lesurvivaliste.blogs...

    La démarche du survivaliste n'est pas la promesse d'une catastrophe, ou l'espoir inconscient d'une implosion de la fabrique pour pouvoir enfin revêtir nos parades camouflées et sortir le calibre 12 tacticool, mais bien la construction d'un mode de vie qui nous invite a matérialiser toujours un peu plus d'indépendance, de résilience et de liberté.

    Le survivalisme est le reflet physique, presque symbolique, d'une prise de conscience particulière, qui exprime non pas l'idée de s'affranchir du système par la destruction de celui-ci, comme un enfant frustré et ne pouvant pas briller ou s'assumer devant les règles de jeu en place, mais bien par la construction, en parallèle, d'une manière de vivre que nous pouvons comprendre et qui nous est utile au quotidien.

    Je ne m'intéresse pas a la Permaculture pour survivre a la faim dans le cadre d'un effondrement total et systémique du monde tel que nous le connaissons, je m'y intéresse pour contribuer a la construction d'une vie locale, saine et cohérente avec mon environnement, pour pouvoir manger des aliments sains, pour limiter le trajet de certains produits, et m'affranchir (c'est a dire avoir la liberté de choisir de participer ou non) de l'agri-business, de la monoculture et de la destruction de nos sols.

    Je ne m'intéresse pas a la chasse pour le plaisir de tuer un animal, ou pour pouvoir me nourrir après une apocalypse quelconque, je m'y intéresse pour m'affranchir de la manière actuelle dont nous concevons l'élevage, et de la déconnexion programmée et hypocrite de notre rapport a la mort.

    Je ne m'intéresse pas a des énergies alternatives pour pouvoir continuer d'utiliser mon frigo quand la troisième guerre mondiale éclate, je m'y intéresse pour réduire l'impact de mes factures mensuelles sur mes finances, pour ne pas être dépendant du système pour mon électricité en cas de pannes, pour m'affranchir du monopole énergétique de compagnies douteuses et de certains enjeux écologiques que devrons subir nos enfants...

    Je ne m'intéresse pas a l'hygiène et la santé pour pouvoir me faire des points de sutures après une fusillade quand l'effondrement de l'économie globale nous aura plongée au 18eme siècle...je le fais pour pouvoir intelligemment porter assistance a une personne blessée, a mon voisin, pour pouvoir fabriquer mon propre savon bio sans tests sur les animaux, pour pouvoir éviter de tomber malade et m'interdire la productivité, pour faire des économies, pour peut être réduire l'impact sur le monde hospitalier du pouvoir des grandes compagnies pharmaceutiques...

    Je ne fais pas de la récupération des eaux de pluie pour pouvoir continuer de boire durant la prochaine pandémie, je le fais pour réduire le gaspillage ambiant d'une ressource critique, pour réduire mes factures, pour arroser mes légumes, pour ne pas être dépendant du système si il y a une coupure, parce que c'est facile et que ça a du sens.

    Je ne m'intéresse pas aux armes a feu pour tuer quelques pilleurs de riz durant une guerre civile, je m'y intéresse pour avoir un moyen adapté de défendre la vie de mes proches dans un cadre extrêmement précis et stricte, pour pouvoir récolter ma propre viande, aussi dans un cadre extrêmement précis et stricte, pour contribuer a un certain équilibre de la force, et finalement pour le plaisir que me procure le tir le dimanche entre amis.

    Je ne fais pas des réserves de nourriture pour pouvoir bouffer quand tout le monde a faim, je le fais pour m'affranchir d'un système de distribution "juste-a-temps", pour faire des économies, pour mitiger les fluctuations de prix causées par la spéculation sur les produits de base, pour ne pas avoir a prendre la voiture le dimanche matin quand je m'aperçois que je n'ai plus de sucre ou de sel, et donc payer plus de taxes, utiliser plus d'essence... 








    Quelques photos de l"aménagement de la maison.

    L’image contient peut-être : plante et plein air

    Comme nous sommes végétariens depuis trois ans, nous avons considérablement investi en temps et en énergie pour viser l'autonomie alimentaire. Deux serres s'ajoutent au potager et nous en sommes à 3500 litres d'eau de pluie dans un ensemble de cinq citernes. Cette eau de pluie serait rendue potable par ébullition ou l'emploi de capsules de "micropur". 

    J'ai également creusé une cave dans le vide sanitaire, 13 mètres cube de terre sortis ou déplacés et divers aménagements pour entreposer nos récoltes au frais. 

    Nous n'employons aucun produit chimique mais usons de toutes les méthodes issues de la permaculture.

    Nous sommes très attachés à l'entretien physique et à l'endurance afin d'être le plus libres possibles au regard d'une aide extérieure. 

    De très nombreuses lectures portant sur l'attitude des populations en situation de crises majeures nous amènent à penser également que la nécessité de devoir défendre ces réserves alimentaires imposent une préparation spécifique...

    Je sais qu'en écrivant ces lignes de nombreuses personnes n'y verront qu'une paranoïa chronique. C'est également le terme qui m'a été attribué il y a trois ans lorsque j'ai tenté de décrire l'évolution de l'enseignement en France sous le joug de la Réforme du précédent gouvernement... On sait ce qu'il en est aujourd'hui. La marge entre la paranoïa et la lucidité dépend bien souvent de l'interprétation d'autrui...Je sais que je ne suis nullement atteint de peurs insoumises. Je tente juste d'anticiper...

     

    La question essentielle est de savoir s'il est justifié de s'en remettre à des instances gouvernementales et de leur attribuer une totale confiance ou si ce rapport au "Père nourricier" est désormais révolu. Comme dit précédemment, nous pensons que le temps de l'insouciance est terminé.  



    Il est par conséquent essentiel pour nous de nous extraire au mieux de cette situation de dépendance, tout en essayant de ne pas participer à ce désastre écologique et aux menaces planétaires qui en découlent. 

    Le choix du végétarisme est bien évidemment associé à cette attention constante. L'industrie alimentaire carnée exploite des ressources considérables en terre, en eau et contribuent de façon dramatique à la pollution de la planète. 

    Il ne s'agissait pas uniquement d'un choix lié à notre propre santé mais d'une vision beaucoup plus large. 

    S'y ajoute bien entendu, le refus catégorique de cautionner la souffrance animale. 

     











    Décapitaliser les consciences

    À propos de : Jérôme Baschet, Adieux au capitalisme. Autonomie, société du bien vivre et multiplicité des mondes, La Découverte


    par Federico Tarragoni , le 18 février 2015 

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    Le capitalisme contemporain est auto-destructeur. Le médiéviste Jérôme Baschet en expose les raisons et dessine les voies de la société qui pourrait lui succéder. Une réflexion sur le « bien vivre » qui emprunte les sentiers de l’utopie pour penser l’émancipation.

    Recensé : Jérôme Baschet, Adieux au capitalisme. Autonomie, société du bien vivre et multiplicité des mondes, Paris, La Découverte, 2014, 160 p., 15 €.

    Le constat dressé par Jérôme Baschet dans Adieux au capitalisme est sans appel : le capitalisme néolibéral serait entré dans une crise structurelle : accroissement de l’exploitation du travail (p. 35-39), tyrannie de l’urgence (p. 42-43), formatage concurrentiel des subjectivités (p. 39-42), marchandisation généralisée de la vie (p. 43-47) et prédation des ressources naturelles de la planète. Voici selon J. Baschet, spécialiste d’histoire médiévale et penseur des formes d’émancipation contemporaines, les traits saillants d’une crise qui se déploie sous nos yeux, à l’échelle du globe. Comment en sortir ? Quels référents imaginer pour « décapitaliser les consciences » (p. 173) ?

    J. Baschet choisit la voie de l’utopie. Afin d’établir une critique du caractère humanicide du capitalisme contemporain, il entreprend de le mesurer aux possibles concrets qui le travaillent. Son analyse conjugue ainsi trois régimes temporels : le passé ou la longue durée de vie des rapports sociaux capitalistes et des réalités socialement constituées ; le présent (ou plutôt le « présentisme ») s’imposant sous la forme du TINA (There is no alternative) comme une norme d’action a priori indépassable ; le futur, construit comme une projection utopique. Il n’en fallait pas moins pour aborder l’épineux problème de l’avenir du capitalisme, sans mythes ou faux espoirs.

    Du « capitalisme humanicide » à l’avenir d’une société autonome : l’expérience zapatiste

    L’avenir du capitalisme est ainsi mesuré aux formes d’organisation alternatives qui en fissurent l’hégémonie. Ces expériences prennent pied sur les nombreuses contradictions que manifeste le capitalisme tardif, dans ses phases critiques comme celle en cours depuis 2008 (p. 24). L’auteur commence par repérer une transformation majeure des sociétés capitalistes contemporaines, suivant à la fois, dans la lignée de Foucault, les régimes de gouvernementalité qui les caractérisent, et l’autonomie de leur organisation sociale par rapport à la logique économique (selon Polanyi) :

    « Au total, on glisse du capitalisme disciplinaire des États-nations, où, tout en s’épaulant mutuellement, les sphères de l’économie et de l’État répondaient à des normes propres et influaient de manière différenciée le champ social, à un capitalisme sécuritaire mondialisé, caractérisé par une forme managériale de l’État et un formatage de plus en plus généralisé des conduites sociales par la logique de l’économie » (p. 31).

    Le nouveau capitalisme néolibéral constituerait ainsi, en quelque sorte, l’apogée de la « Grande transformation » de Polanyi, et en même temps une rupture par rapport à la forme capitaliste elle-même, sous la forme d’une transformation radicale de l’organisation sociale moderne (le rapport entre l’économique, le social et l’étatique). C’est cette rupture qui permet d’étayer la transition vers une société post-capitaliste. Mais comment ?

    Avant même de plonger dans les formes d’organisation alternative au « capitalisme humanicide », J. Baschet présente une issue structurée au capitalisme : les Juntas del buen gobierno (Conseils de bon gouvernement) zapatistes, désignées comme une « utopie réelle » (p. 54). Mouvement social inauguré le 1er janvier 1994 après l’entrée en vigueur de l’Accord de libre échange nord-américain, signé par les États-Unis, le Canada et le Mexique, le zapatisme conjugue la revendication des droits des groupes indigènes et l’opposition structurelle aux formes de domination capitalistes. Représenté par le charismatique et médiatique « Sous-commandant Marcos », ce mouvement anti-système s’est déployé sous la forme d’une organisation sociale alternative dans le territoire du Chiapas, progressivement soustrait au contrôle militaire de l’État mexicain. L’exemple zapatiste fournit à l’auteur matière à réfléchir pour esquisser les formes de la société post-capitaliste future, ce qui suppose de conjuguer une critique des rapports de domination capitalistes présents et une imagination utopique d’un « possible » à venir.
    Les Conseils zapatistes apparaissent ainsi comme des « formes non étatiques de gouvernement », qui se caractérisent par l’étroite imbrication d’une dimension d’horizontalité (coopération, discussion, partage) et de verticalité (autorité, influence). L’une de leurs caractéristiques fondamentales, génératrice d’autonomie, est le mandar obedeciendo (« gouverner en obéissant »), diffus dans toutes les pratiques sociales et quotidiennes (familiales, de voisinage, coopératives, productives, éducatives, politiques). Entre l’opposition organisée de la société à l’État et la revitalisation de la pratique démocratique, Baschet esquisse ainsi une politique opposée au capitalisme. La réflexion de l’auteur semble reproduire ici la méthode de P. Clastres [
    1] qui repérait dans les sociétés amérindiennes des Guayaki les formes d’un pouvoir irréductible à la gouvernementalité étatique et fondé sur l’autonomie de la société vis-à-vis de l’accumulation primitive du capital.

    Le principe du mandar obedeciendo permet ainsi de revenir de manière critique sur notre pratique de la démocratie, prise dans les rouages de la délégation représentative, de la bureaucratie étatique et de l’« expertocratie » (p. 71-72). Les Conseils montrent en effet que l’essence même de la démocratie tient, pour utiliser la formule de Rancière, au « gouvernement de n’importe qui » [2]. Baschet prend appui sur ce constat pour penser les frontières de la démocratie post-capitaliste, en assumant (de façon un peu rapide) le primat de la tendance humaine à la coopération vis-à-vis de l’attitude intéressée [3].

    Une nouvelle organisation politique cohérente avec ce postulat devrait être fondée sur l’autonomie locale, le contrôle « par le bas » du pouvoir, la circulation des mandats et la rotation des charges, une gestion du commun partagée à différentes échelles (local, supra-local et global) et surtout une opposition de principe à toute captation du pouvoir par l’État. Cette forme d’organisation est une utopie pratique : elle ne peut se réaliser, comme le souligne l’auteur à maintes reprises, que dans un ensemble de luttes, de litiges, de conflits préservant des espaces d’autonomie de la domination de l’État et du capitalisme (p. 78-84).

    Les formes de l’organisation post-capitaliste : le « bien vivre »

    J. Baschet souligne que l’enjeu d’une démocratisation véritable, assise sur le principe de l’autonomie locale, est également de nature économico-productive. Il s’agit dès lors de privilégier l’autoproduction et « les circuits les plus courts possibles entre producteurs et consommateurs » (p. 79-80), tout en maintenant l’échelle supra-locale pour certaines compétences (transports et communications à grande distance, développement de certaines productions, compensation des déséquilibres régionaux, préservation de la biosphère). Cette nouvelle organisation collective devrait permettre de réimbriquer le social, le politique et l’économico-productif (p. 85-117), tout en contrant le désenchantement et la « perte de sens » inhérents à la civilisation capitaliste [4].

    Si l’autonomie politique reste à construire, les bases matérielles de la société post-capitaliste sont toutefois déjà là : l’augmentation de la productivité du travail dans les dernières décennies permet désormais d’affronter, avec un nouveau « réalisme utopique », la question de la libération du travail. Celle-ci doit se produire en inversant, sur la base d’une redéfinition collective du commun [5], les logiques mêmes de la division du travail. La société post-capitaliste de demain se produira dans une « dé-différenciation progressive » des sphères de production et d’échange, en suivant le principe d’une redéfinition, selon les critères du commun, de la division du travail social. L’auteur le montre en déclinant les conséquences imaginaires d’une élimination de la sphère répressive, du système financier, de certains secteurs industriels et de service, comme la publicité et du marketing (p. 90-91), d’une reconfiguration d’envergure des modalités de circulation des hommes et des marchandises (p. 92) et d’une politique de la décroissance (p. 93). Cette refonte de l’organisation productive entraînera une nouvelle relation collective au temps, le temps de travail devenant désormais un des temps socialement qualifiés : l’individu post-capitaliste consacrera son temps de vie à des tâches multiples, en s’investissant tant dans la production que dans la gestion de la cité, tant dans les tâches de justice et de police [6] que dans l’entretien des infrastructures locales. Seules l’éducation, en partie « déscolarisée » (p. 100), et la santé, dépouillée de « l’hypertechnicisme de la médecine capitaliste » (ibid.), continueront à fonctionner comme des sphères différenciées.

    Les formes de cette nouvelle organisation productive devant être arrêtées collectivement, dans les différents échelons décisionnels pertinents (locaux et supra-locaux), il est impossible, dit l’auteur, de dessiner a priori un modèle d’organisation. Les lignes structurantes de la société post-capitaliste sont l’autonomie locale, l’autoproduction et la déspécialisation productive, l’assujettissement de l’économique au politique, la réduction du temps de travail dans l’économie du temps de vie et la libération d’un temps disponible (p. 105-109), l’assomption collective de tous les choix de production et de consommation. Mais il n’est pas possible d’imaginer les normes (formelles et informelles) qui permettront à ces différentes exigences de fonctionner ensemble. De telles normes, supposant une refonte du droit, devraient résoudre les tensions qui demeurent dans la société post-capitaliste : les conflits entre les différentes échelles politiques (local et supra-local), la possible reproduction des inégalités entre groupes ou régions et la présence de domaines non déspécialisés (la médecine et la recherche) à l’intérieur d’une société totalement opposée à la perspective de la division du travail (p. 103-104).

    Baschet remplace dès lors l’impossible codification des normes de la société post-capitaliste à venir par la définition d’un éthos qui lui serait propre, un « esprit » au sens wébérien [7]. C’est à l’intérieur de cette problématique que prend tout son sens l’analyse du concept amérindien de « bien vivir ». En tant qu’ensemble de valeurs opposées au culte du quantitatif, de la marchandise, de la « production-pour-la-production », le « bien vivre » permet de « faire des choix relatifs à la forme même de la vie vécue le cœur sensible de l’organisation collective » (p. 130). Ces valeurs sont assises sur la définition même de la vie du « bien vivre » : une vie caractérisée par la pluralité de ses formes culturelles (p. 132-141) et par ses interdépendances entre humain et non-humain (p. 147-149), et qui est opposée à tout ce qui la nie. Ainsi défini, ce « bien vivre » constitue bien l’analogue idéel de l’ancien « ascétisme intramondain » du capitalisme en voie de constitution, analysé par Max Weber.

    Les frontières de l’émancipation dans la société post-capitaliste

    Ce qui précède montre bien à quel point l’enjeu de la réflexion de Baschet sur l’avenir du capitalisme est davantage normatif que positif. Il ne s’agit pas, dans ses intentions, d’apprécier les possibilités d’émergence d’une telle organisation sociale alternative, en évaluant, de manière comparative, les affinités électives entre l’utopie zapatiste, d’un côté, et les expériences anti-capitalistes parsemant notre organisation sociale, de l’autre [8]. Ce point est rapidement évacué de l’analyse au profit d’un repositionnement normatif : nous serions entrés, par le degré d’exploitation sociale présente et l’accroissement de la conflictualité, dans une période de transition post-capitaliste ; il ne resterait donc qu’à accélérer le processus en engageant une réflexion collective sur la meilleure organisation politique à adopter dans la société à venir. Or, concrètement, cette réflexion se traduit par la démonstration suivante : il s’agit d’imaginer une organisation sociale néo-zapatiste (dont on tend à gommer les propriétés contextuelles et les spécificités, comme la forme communautaire du lien social) généralisée à l’échelle de la planète. Les réflexions sur le « bien vivir » sont également tributaires de cette méthode ; bien que l’auteur fasse état, au passage, de quelques tensions internes caractérisant le modèle amérindien, il s’agit in fine d’en faire une « source d’inspiration » pour la transition post-capitaliste :

    « Sans faire des peuples indigènes une énième version de la perfection du bon sauvage, leur conception plus écocentrée du rapport à la Terre Mère et leur sens du collectif (qui n’exclut ni la différenciation sociale, ni les hiérarchies de statut, de prestige ou de genre, mais s’enracine néanmoins dans la possession collective de la terre et les pratiques coutumiers d’entraide) pourraient constituer une source d’inspiration, ou plutôt un utile point d’appui pour une humanité occidentalisée dont les valeurs fondamentales, comme l’individualisme compétitif et l’instrumentalisation de la nature, ont partie liée avec la crise de civilisation à laquelle est confrontée » (p. 126).

    Est-il permis de penser que les modalités d’une émancipation post-capitaliste puissent se rapprocher d’expériences organisationnelles s’ancrant dans un mode de vie communautaire, dans un certain rapport à la terre et à la tradition, dans une ritualité partagée ? Si le but de l’auteur est d’organiser la sortie du capitalisme, comme Gramsci proposait, dans ses Cahiers de prison, d’organiser le pessimisme face à l’échec révolutionnaire, l’assise empirique du projet semble ainsi se dérober. Le renouveau de la critique sociale des années 1990-2000, dont l’un des enjeux a été précisément de réarticuler les formes savantes de critique et les expériences d’injustice ordinaire, n’est pas ici suffisamment exploité dans le cadre d’une réflexion sur les catégories présidant la « sortie du capitalisme » [9].

    Aussi le statut de l’exemple zapatiste et amérindien demeure-t-il ambivalent. On oscille en permanence, malgré les mises en garde de l’auteur, entre le modèle, le cas analytique et l’idéal pratique (la référence pour la praxis). Ainsi, pour décrire le fonctionnement des Conseils de bon gouvernement, Baschet recourt à des textes produits par l’Ejército Zapatista de Liberación nacional (Armée zapatiste de libération nationale) ou à des extraits repris de travaux ethnographiques de seconde main. Ce type de démonstration manque évidemment de rigueur et de distanciation analytique vis-à-vis du matériau empirique présenté. Il eût été utile de confronter les formes de l’autonomie politique repérables dans les Conseils, avec les pratiques quotidiennes, dans la sphère de la famille, des sociabilités, de la socialisation éducative, de la vie communautaire, du rapport aux institutions et au droit, qui les font vivre au jour le jour. Quitte, ensuite, à construire des passerelles sociologiques entre dynamiques émancipatoires ici et là-bas. L’absence d’une telle réflexion, qui eût nourri le dispositif analytique de l’auteur et renforcé la thèse, fait pencher le lecteur vers une sorte de « modèle zapatiste/indigéniste » que l’auteur n’assume pas complètement. Ce modèle, caractérisé par des formes d’organisation spécifiques, des modalités de distribution du pouvoir, des types de lien social, des modalités éducatives et pédagogiques, des types de rapport à l’autre, à l’enfance, à soi, au temps, à l’espace, pourrait ne pas se « greffer » parfaitement à notre capitalisme en voie de transition. Ou du moins pourrait-il produire des surprises, quant aux modalités concrètes d’émancipation des individus ou aux lignes directrices des conflits à venir…Il semblerait que derrière ce problème il y ait plus généralement un malentendu autour du concept même d’utopie, dont l’usage en sciences sociales ne peut pas faire l’économie d’une certaine vigilance épistémologique. Le pari d’Adieux au capitalisme est de construire une utopie zapatiste qui puisse éclairer, sous le double mode de la critique et de l’alternative, les ravages sociaux, éthiques et politiques du capitalisme. En ce sens, l’utopie renvoie bien, comme le soulignait Elias, à un procédé spécifique de connaissance dans le domaine des sciences sociales [10]. Toutefois, la proximité au modèle semble sacrifier la critique à la volonté assumée de changer les rapports sociaux : ainsi la capacité de l’observateur à restituer les « possibles » qui traversent le monde social, dans leur pluralité irréductible, cède-t-elle, de son côté, à la volonté de faire coller la réalité au modèle.

    Cette critique ne réduit pas toutefois l’apport d’Adieux au capitalisme à la construction de référents pratiques pour l’émancipation. C’est sans doute sur le terrain de la réflexion normative et de l’imagination conceptuelle que ce livre apporte une pièce importante au débat sur les alternatives à la société capitaliste présente, et aux formes de l’émancipation à venir.

     

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  • LA-HAUT : Commentaire (4)

     

     

    Là-haut par Ledru
    Si le coeur vous en dit, vous pouvez ajouter un commentaire sur ce site. Babelio est une référence dans le registre littéraire et les lecteurs et lectrices attachent beaucoup d'importance aux avis. Merci.

     

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    ISBN : 9791094725436 
    Éditeur : 
    LES ÉDITIONS DU 38 (27/04/2015)


    Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)

    Résumé :


    25 juillet 1995. Jean, guide de haute montagne, est avec Blandine dans le RER. Il l’aime. Ils arrivent à la station Saint Michel.

    Attentat.

    Sa dernière image de Blandine sera celle de son visage ensanglanté, de son regard vide, de la tache carmin qui s’étend sur sa poitrine. Et de l’Océan d’âmes où elle a disparu.

    Il se réveille à l’hôpital. Il comprend. Le vacarme de l’explosion, l’effroyable douleur, les cris et... >
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    CRITIQUES, ANALYSES & AVIS (1)AJOUTER UNE CRITIQUE

    BVIALLET
    BVIALLET10 novembre 2015

    ★★★★★

    ★★★★★

    Attentat dans le RER à la station Saint Michel. de passage à Paris, Jean, guide de haute montagne, est grièvement blessé. Blandine, la femme qui l'accompagne, déchiquetée par l'explosion de la bombe, meurt immédiatement. Quand Jean se réveille sur un lit d'hôpital, c'est pour apprendre qu'il a été amputé sous le genou et qu'il ne reverra plus jamais celle qu'il aimait. Il est désespéré. Il sait, qu'avec une jambe en moins, il ne pourra plus jamais exercer son métier. Dès son retour en Savoie, il se remet à marcher et même à grimper avec sa prothèse. Un beau jour, il fait la connaissance d'Isabelle, jeune et charmante bibliothécaire blonde qui, comme lui, s'intéresse aux questions de spiritualité.
    « 
    Là-haut » est un roman émouvant et prenant qui aborde un thème difficile et assez rarement traité, celui du handicap et d'un handicap particulièrement cruel et injuste, celui qui est causé par un attentat terroriste. le lecteur suit pas à pas le héros dans sa longue et lente progression pour échapper par le haut à l'enfer dans lequel il a été plongé. Tout est si minutieusement détaillé par l'auteur, si finement observé qu'on se dit que ça sent le vécu. Même si l'auteur dérive un peu beaucoup dans la métaphysique (recherche de preuves de l'existence de Dieu, citations de paroles de sagesse hindoue) et affiche un anticléricalisme militant, l'ouvrage reste un témoignage puissant qui ne pourra laisser personne indifférent. D'autant plus que Thierry Ledru, qui possède un style très personnel, très efficace et de très bonne facture, sait rendre son propos particulièrement percutant. Un très bel hymne à la résilience, au courage et à l'amour. 
    Lien : 
    HTTP://LEMAMMOUTHMATUE.SKYNE..

     

     

  • Raid à vélo : le Diois

    Nathalie et moi, nous avons fait le tour du Diois à vélo ces jours-ci. 

    300 kms, avec les sacoches, tente, duvet et tout le barda. Une région magnifique, des cols et des descentes, des paysages naturels, vierges de toute urbanisation, des hameaux dans des coins perdus, des rencontres avec des producteurs bios, des discussions passionnantes, des nuits sous la tente à écouter la vie de la forêt, des baignades dans des rivières, torrents, bassines, une eau turquoise et parfois argileuse, grand soleil sur tout le parcours, une chapelle datant du XI siècle et son cimetière envahi par les fleurs, des orchidées, le chant des oiseaux, le silence aussi, des heures à pédaler en écoutant de la musique ou juste le ronronnement du dérailleur, des routes départementales vides de circulation, les kilomètres qui défilent comme des bonheurs qui s'alignent sur le compteur.

    Je suis toujours ému par la force physique et le mental de la femme de ma vie. Pédaler par 38 degrés, dans des cols de dix et même vingt kilomètres avec une douzaine de kilos dans les sacoches, le tout à 55 ans,dormir sous la tente dans le confort spartiate de la nature, savoir trouver les plantes comestibles pour accompagner les pâtes ou le riz, sourire à la vie à chaque coup de pédale, se laver dans les ruisseaux, aimer les montagnes comme au premier jour... Je bénis le jour de notre rencontre...

    De mon côté, je me reconstruis patiemment. Physiquement. J'ai pris cher comme disent mes garçons durant ces trois dernières années et les dégâts collatéraux, liés à une somatisation effrénée, laisseront des traces définitives...

     

    Des vacances à vélo : Il y a un aspect financier qui est grandement intéressant en dehors de tout le reste. Se mettre en autonomie revient à ne rien payer en logement durant toute la durée, à ne rien dépenser en essence et à limiter les dépenses alimentaires au minimum énergétique. Le coût de départ se répartit entre l'achat du vélo puis tous les accessoires nécessaires. Un VTT d'occasion dans les 1000 euros se trouvent sur le Bon Coin ou dans des magasins disposant d'un rayon "occasion". La fourche suspendue n'est pas une obligation par contre, il faut inévitablement chercher des développements conséquents : 3 plateaux et 9 pignons et surtout un gros développement pour les montées (32/34). Les sacoches doivent être solides et étanches et disposer d'un gros volume de chargement. La marque Vaude est reconnue pour sa qualité. (les miennes ont quinze ans). Le porte-bagages doit être costaud...et bien fixé.
    Il reste ensuite à acheter une tente (attention au poids...), un duvet d'été, un tapis de sol, un réchaud, une popote, une lampe frontale. Avec 500 euros, on part avec du matériel qui ne fera pas défaut. Budget total : environ 1500 euros. Sachant qu'il s'agira du même matériel pendant des années, la rentabilité est vite assurée. L'entretien du vélo (chambres à air, patins de freins, câbles, pneus, chaîne, compteur...) fait partie du coût de n'importe quel vélo. Nathalie et moi, on a le même VTT depuis quinze ans. Il faudra ajouter également l'achat des cartes IGN au 1/25000éme 1 cm=250 mètres pour les parcours (les chemins, pistes, prairies, bois etc y sont tracés, environ 10 euros la carte). Il est possible de trouver également des guides détaillés sur certains itinéraires balisés. Au niveau alimentation, c'est clair que l'objectif n'est pas d'aller au restaurant mais de savoir se contenter de ce qu'on trouve et plus encore de ce qu'on peut transporter. Pour notre part, on se contente de peu (riz, pâtes, tomates, couscous, plantes sauvages, concombres, oignons, échalotes...) mais cela n'enlève nullement le plaisir du repas. Quand on pédale pendant six à sept heures par jour, le repas est toujours un moment agréable ! Pour l'eau, en France, on en trouve dans les villages, fontaines, lavoirs, toilettes publiques et si nécessaire, on va demander dans un bar ou restaurant. On ne nous a jamais refusé de faire le plein des bidons et des quatre bouteilles pour le soir. (boisson et toilettes si on n'a pas trouvé de ruisseau.) On se lave donc dans les points d'eau qu'on déniche le soir (rivières, ruisseaux, torrents, lacs) et sinon, c'est à la bouteille (1 litre suffit pour deux personnes). C'est aussi un moyen d'apprendre à ne pas gaspiller. Il existe de multiples itinéraires connus ou à inventer, qu'ils soient routiers (départementales) ou sur les chemins. Les pneus ne seront pas les mêmes selon l'itinéraire. Les pneus VTT fortement crantés ne sont guère agréables sur le goudron et il vaut mieux se tourner vers des pneus "mixtes" de type "marathon" Schwalbe). Ils permettent d'entrer dans les chemins de forêts ou les pistes pour chercher un bivouac et de rouler sur les routes sans perdre trop d'énergie. Les enfants peuvent tout à fait participer à ce type de raid en portant au moins un duvet, leur tapis de sol et quelques habits. Notre première traversée du Jura, de Montbéliard à Nantua, ( 500 km) nos trois enfants étaient avec nous et Léo, le plus jeune, avait dix ans. Maintenant, c'est clair qu'il faut un minimum d'entraînement pour que le plaisir de rouler ne devienne pas un calvaire. 
     Notre raid le plus ardu et aussi le plus beau, c'était la GTMC, Grande Traversée du Massif Central, de Clermont-Ferrand à Montpellier. 700 kms en VTT et quelques passages goudronnés. La traversée du Jura par les Hauts plateaux est magnifique également. Mais il y a des itinéraires moins physiques comme le "Tour de Bourgogne" ou "la VélOcéan" le long de la côte Atlantique. Ensuite, rien n'empêche de se créer son propre itinéraire. 

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  • Lectures

    Quelques-unes de mes lectures passées et de mes relectures à venir. 

    Se libérer du connu par Krishnamurti
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    Mary Lutyens (Éditeur scientifique)Carlo Suarès (Traducteur)

    ISBN : 2253138207 
    Éditeur : 
    LE LIVRE DE POCHE (27/09/1995)


    Note moyenne : 4.24/5 (sur 137 notes)

    Résumé :

    Voici le traité de la seule révolution qui vaille : la libération intérieure. L'homme en cage, prisonnier des dogmatismes et des conformismes de pensée, est une ombre illusoire. 

    De l'exigence spirituelle présente de façon plus ou moins confuse dans chaque être humain, jusqu'à cette authentique libération, nous sommes conviés ici à parcourir toutes les étapes : se connaître soi-même, surmonter la peur, découvrir peu à peu le silence et la plénitude. 

    Réalisé à partir des conférences du grand philosophe indien, ce livre constitue une initiation accessible et brève à une philosophie dont la renommée et l'influence, au fil des générations, n'ont fait que grandir.


    Quand la conscience s'éveille par De Mello
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    Paule Pierre (Traducteur)

    ISBN : 2226116672 
    Éditeur : 
    ALBIN MICHEL (04/11/2002)


    Note moyenne : 4.34/5 (sur 34 notes)

    Résumé :

    Toute l'œuvre d'Anthony de Mello (1931-1987), prêtre jésuite indien, qui fit également profession de psychologue et psychothérapeute, est consacrée à la libération intérieure. Quand la conscience s'éveille se présente comme un recueil d'histoires courtes, de fables ou de paraboles qui, influencées par les spiritualités bouddhiste ou taoïste, tracent les voies d'une sagesse originale et efficace. S'appuyant sur son expérience d'animateur de retraites spirituelles, Anthony de Mello s'adresse ici directement à son lecteur, dans un style vif et familier. Il aborde les thèmes essentiels qui pourraient l'éclairer sur l'éveil à soi, condition d'harmonie intérieure et de bonheur. Il le poursuit jusque dans ses derniers retranchements psychologiques avec une perspicacité teintée d'ironie et de tendresse. Ce livre sera un compagnon de route précieux pour qui veut cheminer vers la connaissance de soi.


    Le Pouvoir du moment présent : Guide d'éveil spirituel par Tolle
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    LIRE UN EXTRAIT

    ISBN : 2920987461 
    Éditeur : 
    ARIANE (18/11/2000)


    Note moyenne : 4.08/5 (sur 340 notes)

    Résumé :

    Ce livre nous présente plusieurs défis : si nous réussissons à être totalement présent et à faire un pas à la fois dans le moment présent, si nous réussissons aussi à vraiment appréhender les réalités que sont notre corps énergétique, le lâcher-prise, le pardon et le non-manifeste, c'est que nous saurons nous ouvrir au pouvoir transformateur de l'instant présent.


    Femmes qui courent avec les loups par Pinkola Estés
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    Marie-France Girod (Traducteur)

    ISBN : 2253147850 
    Éditeur : 
    LE LIVRE DE POCHE (17/10/2001)


    Note moyenne : 4.12/5 (sur 247 notes)

    Résumé :

    Chaque femme porte en elle une force naturelle, instinctive, riche de dons créateurs et d'un savoir immémorial. Mais la société et la culture ont trop souvent muselé cette " Femme sauvage" afin de la faire entrer dans le moule réducteur des rôles assignés. Psychanalyste et conteuse, fascinée par les mythes et les légendes, auteur également du Jardinier de l'Eden, Clarissa Pinkola Estés nous propose de retrouver cette part enfouie, pleine de vitalité et de générosité, vibrante, donneuse de vie. A travers des "fouilles psycho-archéologiques" des ruines de l'inconscient féminin, en faisant appel au traditions et aux représentations les plus diverses, de la Vierge Marie à Vénus, de Barbe-Bleu à la petite marchande d'allumettes, elle ouvre la route et démontre qu'il ne tient qu'à chacune de retrouver en elle la Femme sauvage.
    Best-seller aux Etats-Unis, ce livre exceptionnel est destiné à faire date dans l'évolution contemporaine de l'identité féminine.


    La première et dernière liberté par Krishnamurti
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    LIRE UN EXTRAIT


    Carlo Suarès (Traducteur)Aldous Huxley (Préfacier, etc.)

    ISBN : 2253138215 
    Éditeur : 
    LE LIVRE DE POCHE (30/11/-1)


    Note moyenne : 4.18/5 (sur 38 notes)

    Résumé :

    Si l'on ne se comprend pas soi-même, il est impossible de penser " vrai " ; à chacun de faire d'abord la lumière en lui-même.
    Telle est la " première et dernière liberté " dont nous entretient ce livre, qui résume toute la pensée et l'enseignement du grand philosophe indien. Sans nous enfermer dans aucun système, nous invitant au contraire à une mise en question permanente, il aborde les problèmes fondamentaux de la vie avec le seul souci de rendre l'homme plus libre. C'est sans doute pourquoi le rayonnement de Krishnamurti ne cesse de croître, de génération en génération, dans un monde et une société de plus en plus en proie à l'inquiétude spirituelle


    De l'amour et de la solitude par Krishnamurti
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    LIRE UN EXTRAIT


    Colette Joyeux (Traducteur)

    ISBN : 2253109878 
    Éditeur : 
    LE LIVRE DE POCHE (13/10/2004)


    Note moyenne : 4.16/5 (sur 37 notes)

    Résumé :

    Qu’est-ce que l’amour ? La possession, le plaisir, la certitude de réciprocité ? Qu’appelons-nous «solitude», et pourquoi en souffrons-nous ?
    En s’adressant aux auditoires les plus divers, en Inde, aux Etats-Unis ou en Angleterre, Jiddu Krishnamurti n’a cessé de revenir sur ces thèmes. Loin de nous im-poser un système, et en procédant le plus souvent par questions, il nous conduit pas à pas sur le chemin d’une véritable émancipation. C’est en se libérant des blessures du passé, aussi bien que des satisfactions et des plaisirs que chacun de nous brûle de retrouver, que notre esprit peut reconquérir l’innocence et la disponibilité. Alors seulement nous saurons quelle valeur et quelle place donner à la sexualité comme à l’amitié, à la tendresse comme à la connaissance. Et nous pourrons aimer vraiment…
    Disparu en 1986, l’auteur de L’Eveil de l’intelligence et de Se libérer du connu laisse à un xxie siècle plus que jamais épris de spiritualité et de paix un message philosophique accessible à chacun, et d’une portée universelle.


    Le livre de la méditation et de la vie par Krishnamurti
    AJOUTER À MES LIVRES

     

    LIRE UN EXTRAIT


    Colette Joyeux (Traducteur)

    ISBN : 2253147524 
    Éditeur : 
    LE LIVRE DE POCHE (01/12/1999)


    Note moyenne : 4.32/5 (sur 37 notes)

    Résumé :


    Quinze ans après la mort de Krishnamurti, sa pensée demeure une référence dès lors qu'on parle de spiritualité et de méditation. Loin de prétendre à fonder une Église ou une secte, ce philosophe inclassable invite chacun de nous à prendre conscience des multiples conditionnements qui l'environnent (idéologies, croyances, modèles sociaux) afin de s'en dégager et de trouver en lui-même la source de sa liberté. Le Livre de la méditation et de la vie offre un ample panorama des thèmes les plus souvent abordés dans cet enseignement : la souffrance, le désir, l'amour, la mort. Les chapitres de l'ouvrage correspondent aux mois de l'année et comportent chacun quatre thèmes de réflexion. C'est la manière idéale de découvrir la pensée de Krishnamurti.


    La Révolution du silence par Krishnamurti
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    Mary Lutyens (Éditeur scientifique)Carlo Suarès (Traducteur)

    ISBN : 2253138789 
    Éditeur : 
    LE LIVRE DE POCHE (01/12/1995)


    Note moyenne : 4.21/5 (sur 35 notes)

    Résumé :


    Durant des décennies, de l?Inde à l?Amérique et à l?Europe, Krishnamurti n?a cessé de dénoncer l?illusion de ces «drogues dorées» que sont les religions, les doctrines politiques aussi bien que la consommation matérielle, également impuissantes à répondre aux besoins spirituels de l?homme.Dans ce livre paru en 1970 et d?une actualité toujours brûlante, il nous incite une fois de plus à nous libérer des discours ou des morales préétablis, à écouter notre silence intérieur et celui de la nature.«Ce qui est créateur est toujours destructeur», affirmait-il. En menant une critique radicale des formes modernes de l'asservissement, son ?uvre dégage des perspectives dont la ruine actuelle des grandes idéologies ne fait que souligner la pertinence.


    Le sens du bonheur par Krishnamurti
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    Colette Joyeux (Traducteur)

    ISBN : 2757801171 
    Éditeur : 
    SEUIL (15/03/2007)


    Note moyenne : 4.16/5 (sur 88 notes)

    Résumé :


    L'enseignement de Krishnamurti repose sur la conviction que les transformations de la société ne peuvent se faire qu'au terme d'une transformation des individus.

    Critique vis-à-vis des religions et des sectes, Krishnamurti n'aura de cesse de répéter que le bonheur passe par le refus de tout type d'autorité. 

    C'est le sens des multiples conférences qu'il a données pendant des dizaines d'années, partout dans le monde."Dès l'instant où vous suivez quelqu'un, vous cessez de suivre la Vérité. "Le Sens du bonheur - un best-seller mondial - nous permet de voir le monde autrement.

    Sans parti pris, universelle, la parole de Krishnamurti nous fait découvrir les racines mêmes de nos problèmes personnels et de ceux de la société qui nous entoure. 

    Il nous apprend l'art de voir et d'écouter avec notre cœur. Et à découvrir la Vérité qui est en nous.


    Petit traité de vie intérieure par Lenoir
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    ISBN : 2259212484 
    Éditeur : 
    PLON (04/11/2010) 
       
    Existe en édition audio


    Note moyenne : 3.93/5 (sur 322 notes)

    Résumé :

    " De tous mes livres de philosophie et de spiritualité, celui-ci est certainement le plus accessible, mais sans doute aussi le plus utile. Car ce n'est pas un savoir théorique que je cherche à transmettre, mais une connaissance pratique, la plus essentielle qui soit : comment mener une vie bonne, heureuse, en harmonie avec soi-même et avec les autres. Ce que je dis ici avec des mots simples et des exemples concrets, comme au cours d'une conversation avec un ami, est le fruit de trente années de recherches et d'expériences. Mon témoignage personnel importerait peu s'il n'était éclairé par la pensée des philosophes et des sages de l'humanité qui ont marqué ma vie : le Bouddha, Confucius, Socrate, Aristote, Épicure, Épictète, Jésus, Montaigne, Spinoza, Schopenhauer, Lévinas parmi d'autres. 
    Exister est un fait, vivre est un art. Tout le chemin de la vie, c'est passer de l'ignorance à la connaissance, de la peur à l'amour ".


    Les quatre accords toltèques : La voie de la liberté personnelle par Ruiz
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    Olivier Clerc (Traducteur)

    ISBN : 2883534616 
    Éditeur : 
    JOUVENCE (05/12/2005) 
       
    Existe en édition audio


    Note moyenne : 4.04/5 (sur 490 notes)

    Résumé :

    Castaneda a fait découvrir au grand public les enseignements des chamans mexicains qui ont pour origine la tradition toltèque, gardienne des connaissances de Quetzacoatl, le serpent à plumes. Dans ce livre, Don Miguel révèle la source des croyances limitatrices qui nous privent de joie et créent des souffrances inutiles. Il montre en des termes très simples comment on peut se libérer du conditionnement collectif - le « rêve de la planète », basé sur la peur - afin de retrouver la dimension d'amour inconditionnel qui est à notre origine et constitue le fondement des enseignements toltèques que Castenada fut le premier à faire découvrir au grand public. Don Miguel révèle ici 4 clés simples pour transformer sa vie et ses relations, tirées de la sagesse toltèque. Leur application au quotidien permet de transformer rapidement notre vie en une expérience de liberté, de vrai bonheur et d'amour. Le monde fascinant de la Connaissance véritable et incarnée est enfin à la portée de chacun.


    Le Chevalier à l'armure rouillée par Fisher
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    ISBN : 9782940430147 
    Éditeur : 
    AMBRE (08/03/2010)


    Note moyenne : 3.94/5 (sur 54 notes)

    Résumé :


    Plus de 3 millions d'exemplaires vendus dans le monde. Il y a fort longtemps, un vaillant chevalier combattait les méchants, tuait des dragons et sauvait les demoiselles en détresse. Il se croyait bon, gentil et plein d'amour. Il était très fier de sa magnifique armure qui brillait de mille feux, et ne la quittait jamais, même pour dormir. Seulement, un beau jour, en voulant l'enlever, il se retrouva coincé... Ainsi commença pour lui une quête initiatique, à la recherche de sa véritable identité, au gré de rencontres insolites et d'épreuves riches d'enseignement. En parvenant au "Sommet de la Vérité", il deviendra alors ce qu'il n'avait jamais cessé d'être, un homme au coeur pur, libre de toute illusion et de peur. Cette nouvelle quête du Graal, d'un humour délicieux, fait partie de ces "grands petits livres" comme Le Petit Prince et Jonathan Livingston le goéland. La limpidité, la profondeur du Chevalier à l'armure rouillée, qui parle au coeur et à l'âme, en font un conte d'une portée universelle.


    Les formules de Swâmi Prajnânpad par Prajnanpad
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    Arnaud Desjardins (Auteur du commentaire)Véronique Desjardins (Éditeur scientifique)

    ISBN : 2710326019 
    Éditeur : 
    LA TABLE RONDE (10/07/2003)


    Note moyenne : 4.38/5 (sur 8 notes)

    Résumé :


    « La voie proposée par Swâmi Prajnânpad consiste à entendre avec un coeur et un esprit ouvert des affirmations souvent inattendues, déroutantes, parois même choquantes au premier abord, d'y réfléchir, avec toutes les ressources de notre intelligence et à voir, eu dehors de nous et en nous-même, si ce que nous observons confirme ou ,on la vérité de ces paroles. Ce dont nous sommes intimement convaincus, pas parce qu'un maître nous l'a dit mais parce qu'il a réussi à nous le montrer, transforme tout naturellement notre perception de la réalité quotidienne et modifie notre manière d'y répondre. » - Arnaud Desjardins.


    Henry Thoreau, l'éveillé du Nouveau Monde par Farcet
    AJOUTER À MES LIVRES


    Kenneth White (Auteur de la postface, du colophon, etc.)

    ISBN : 2226048472 
    Éditeur : 
    ALBIN MICHEL (11/09/1990)


    Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes)

    Résumé :


    Ecrivain et philosophe considéré aujourd'hui comme l'un des grands " classiques " de la culture américaine, Henry Thoreau (1817-1862) fut redécouvert récemment par les jeunes générations à travers un film culte " Le Cercle des poètes disparus " dont il est la principale référence avec Walt Whitman. Loin d'être un " littérateur ", ce personnage singulier se construisit une cabane sur la rive de l'étang de Walden, dans les bois du Massachussetts, et y demeura seul des années durant, à l'écoute de lui-même et du dehors. Son chef d'oeuvre Walden - ou la vie dans les bois -, constitue le compte rendu de cette entreprise d'éveil. Inspirateur de Gandhi, Tolstoï, Martin Luther King, mais aussi de Yeats, Henry Miller, Gary Snider, Jack Kérouac, Thoreau figure au Panthéon des écrivains de la nature et de la non-violence. Les hindous saluent en lui un sannyasin (éveillé) du Nouveau monde. Lu avec admiration par Gide, Proust et Michaux, placé par Kenneth White au centre du réseau des " figures du dehors ", Thoreau indique des pistes à tous ceux qui aspirent à une vie plus dense. Ses cheminements sont ceux de notre temps. Dans ce livre très documenté, émaillé de nombreuses citations, Gilles Farcet propose une vivante approche de l'auteur de Walden, centrée sur l'expérience spirituelle de Thoreau et sur sa communion avec la nature, rapprochant notamment sa quête de celle des maîtres hindous, anciens ou contemporains. Présenté par Arnaud Desjardins, un des grands maîtres spirituels français, préfacé par Maurice Gonnaud, Président d'Honneur de l'Association Française d'études Amércaines, l'ouvrage comprend un long entretien avec l'écrivain Kenneth White. 
    --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.


    Les chemins de la sagesse par Arnaud Desjardins

    Les chemins de la sagesse

    INFOSCRITIQUES (2)CITATIONS (20)

    Les chemins de la sagesse par Desjardins
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    ISBN : 2266157558 
    Éditeur : 
    POCKET (10/05/2006)


    Note moyenne : 3.83/5 (sur 41 notes)

    Résumé :


    Rédigés entre 1968 et 1972 à partir de notes prises par l'auteur auprès de son guide, Swâmi Prajnanpad (l891-1974), les trois tomes des Chemins de la Sagesse, aujourd'hui en un seul volume, restituent sous la forme d'un exposé rigoureux les découvertes d'un disciple à la recherche du Soi. Alors réalisateur à la Télévision française, Arnaud Desjardins y expose l'enseignement qu'il s'appliquait lui-même à mettre en pratique jour après jour. Source indispensable aux lecteurs désireux d'aborder ou de cerner dans son essence la démarche qu'il propose, cet ouvrage ouvre une voie concrète et nous rend accessibles, ici et maintenant, les vérités centrales de la métaphysique hindoue. Tous les aspects de notre nature trouvent leur place et leur fonction provisoire dans la voie qu'Arnaud Desjardins a élue pour lui-même, l'adhyatma yoga, dont les disciplines sont compatibles avec les conditions de vie des Occidentaux modernes. Rien de ce qui se manifeste en nous n'est rejeté : tout est assumé, intégré et transformé. L'accent mis par l'auteur sur la connaissance de soi et des mécanismes mentaux intéressera tous ceux que préoccupent les recherches contemporaines de la psychologie des profondeurs. Bien au-delà de l'Inde et des enseignements proprement orientaux, cette trilogie est en somme un traité de sagesse à l'usage des " hommes de bonne volonté ". On y retrouvera les échos d'une connaissance universelle, à laquelle peuvent puiser aussi bien agnostiques que croyants. 

     


    L'audace de vivre

    INFOSCRITIQUES (3)CITATIONS (10)

    L'audace de vivre par Desjardins
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    Véronique Loiseleur (Collaborateur)

    ISBN : 2266094548 
    Éditeur : 
    POCKET (06/01/2000)


    Note moyenne : 3.96/5 (sur 23 notes)

    Résumé :

    Autrefois grand voyageur, réalisateur pour la télévision de films sur les spiritualités vivantes de l'Orient, films qui ont fait date, auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont l'impact ne cesse de croître, Arnaud Desjardins vit aujourd'hui en Ardèche où il se consacre à transmettre ce qui lui fut jadis enseigné. Pourquoi les êtres humains ont-ils peur de mourir ? Parce qu'ils n'ont pas vraiment vécu.
    Et quelle malédiction les a empêchés d'exister pleinement, sinon la peur de vivre ? Sans doute notre civilisation ne nous aide-t-elle guère à oser être et exprimer ce que nous sommes réellement, en dépit de son apparente permissivité. L'importance exagérée accordée dans notre société aux valeurs purement intellectuelles et au savoir abstrait ne favorise pas la culture et la croissance du sentiment.
    La prolifération des modèles souvent éphémères et superficiels proposés par les médias ajoute à la confusion. Il est devenu plus que jamais difficile de parvenir à être ce que l'on est, et non une imitation. Aussi, nombre de personnes ne s'engagent-elles qu'à moitié dans l'aventure de l'existence, elles avancent avec timidité, tout en se sentant frustrées, ne sachant où puiser, le simple courage d'être. Dans la lignée des précédents ouvrages d'Arnaud Desjardins, ce livre se veut un appel à une vie pleine, intense, à la mesure de chacun d'entre nous.
    Il s'adresse à ceux et à celles qui aspirent à trouver et à retrouver en eux-mêmes l'audace de vivre.


    L'Art de la réalisation par Chandra Swami

    L'Art de la réalisation

    INFOSCRITIQUES (1)CITATIONS (5)

    L'Art de la réalisation par Swami
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    Yvan Amar (Autre)

    ISBN : 2226024689 
    Éditeur : 
    ALBIN MICHEL (24/09/1985)


    Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes)

    Résumé :

    La démarche à laquelle nous convie Chandra Swami, authentique sage hindou, est simplement la vérification concrète, pratique, dans notre vie quotidienne, ici, maintenant, de cette vérité éternelle que les sages d'âge en âge, d'Orient ou d'Occident ne cessent d'énoncer, et dont lui-même est le témoignage vivant :
    "Vous êtes Être-Conscience-Joie, au-delà de la peur, de la souffrance, de la dualité du moi."
    Dans ce petit traité de sagesse sont donnés et longuement commentés les différents moyens propres à développer le silence intérieur, lieu clé de l'éveil à cette réalité. C'est sobre, précis, clair et marqué tout au long du sceau de l'authenticité.
    Le reste est entre nos mains.


    Pratique de l'expérience spirituelle

    INFOSCRITIQUES (0)CITATIONS (0)

    Pratique de l'expérience spirituelle par Dürckheim
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    Catherine de Bose (Traducteur)

    ISBN : 2268003779 
    Éditeur : 
    LES EDITIONS DU ROCHER (01/05/1989)


    Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)

    Résumé :

    Pratique de l'expérience spirituelle

    De la Bavière au Japon, de Maître Eckart au Tao Te King, de la psychologie expérimentale à l'Initiation, ce livre retrace le prodigieux cheminement spirituel de Karlfried Graf Dürckheim qui chercha la grande aventure de l'Esprit, la quête de la « conscience absolue », de la sérénité et de l'harmonie intérieure.

    Du Japon, où il séjourne dix ans, il rapporte la pratique de la méditation Zazen, celles de l'aïkido et du tirc à l'arc.

    La spiritualité est avant tout affaire de vécu, un fait d'expérience : tel est pour Dürckheim l'un des principaux messages de l'Orient à un Occident qui a perdu l'Esprit.

    L'Occident pourtant a eu ses maîtres spirituels, et il ne s'agit en aucun cas de les renier - Eckart, en particulier, dont Dürckheim nous dit qu'il a été pour lui essentiel dans sa rencontre du Zen. Mais, à la manière orientale, il nous faudrait désormais les considérer plus comme des maîtres à vivre que comme des maîtres à penser.


    Manuel de l'anti-sagesse : Traité de l'échec sur la voie spirituelle

    INFOSCRITIQUES (1)CITATIONS (7)

    Manuel de l'anti-sagesse : Traité de l'échec sur la voie spirituelle par Farcet
    AJOUTER À MES LIVRES

    ISBN : 2354900201 
    Éditeur : 
    LES EDITIONS DU RELIÉ (02/06/2008)


    Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)

    Résumé :


    Cet excellent petit traité satirique sur les raisons des échecs que l'on peut rencontrer lors d'un cheminement spirituel a pour base l'enseignement proposé par Arnaud Desjardins, dont Gilles Farcet est un proche collaborateur. Il nous éclaire sur tous les pièges susceptibles d'égarer le chercheur spirituel sincère, et ce quelle que soit la voie sur laquelle il est engagé. Ce manuel met en lumière les armes dont dispose le mental pour nous faire dévier à chaque instant de notre intention première qui devrait être : devenir un être humain digne de ce nom, un être libre. Voici un livre qui nous aide à redevenir des amants de la vie.

     


    Le courage : La joie de vivre dangereusement

    INFOSCRITIQUES (3)CITATIONS (23)

    Le courage : La joie de vivre dangereusement par Osho
    AJOUTER À MES LIVRES

    ISBN : 2889114597 
    Éditeur : 
    JOUVENCE (16/08/2013)


    Note moyenne : 4.19/5 (sur 8 notes)

    Résumé :

    D'où viennent les peurs, comment les comprendre et comment trouver le courage d'y faire face ? Tels sont les thèmes évoqués dans ce livre qui est une leçon de vie "droit dans les yeux".
    Être confronté à l'incertitude et aux changements est en réalité une opportunité de célébration. Plutôt que d'essayer de s'accrocher au familier, au connu, nous pouvons apprendre à apprécier ces situations comme des occasions d'aventures et d'approfondissements de la compréhension que nous avons de nous-mêmes, des autres et du monde qui nous entoure. Le courage commence par une exploration en profondeur de la façon dont celui-ci s'exprime dans notre vie quotidienne. Il sera abordé ici le courage de changer quand cela s'avère nécessaire, le courage de s'affirmer contre l'opinion des autres, et le courage d'accueillir l'inconnu en dépit de nos peurs - dans nos relations, dans nos carrières, ou dans ce constant voyage de la compréhension de qui nous sommes.

    «Le courage n'est pas l'absence de peur.
    C'est plutôt et justement la volonté d'y faire face.»
    OSHO

    OSHO est un des enseignants spirituels les plus provocateurs du XXe siècle et devient après sa mort en 1990, enfin reconnu comme un maître spirituel de référence.
    Par son mode de pensée déstabilisant, il incite à une remise en cause permanente des certitudes et à une nouvelle prise de conscience plus autonome. Les Éditions Jouvence ont édité quatre de ses livres : La liberté, Être en pleine conscience, Sous la couette et Le courage, dont voilà la version Poche.


     

  • De l'enfant à l'adulte.

    L’image contient peut-être : ciel, montagne, nuage, neige, nature et plein air

     

    Jarwal le lutin :
    « Dans votre monde, lorsque vous naissez, vos parents ont peur pour vous et vous transmettent inconsciemment cette émotion profonde. C’est la peur de la mort et elle prend le pas sur l’amour de la vie. Vous allez apprendre avec cette peur et elle vous poussera inconsciemment à vous détacher de la Vie jusqu’à croire que vous êtes différents, meilleurs, insignifiants, bêtes, intelligents, paresseux, courageux, forte tête, soumis, rebelle, rêveur, que vous êtes votre nom, votre image, votre réputation. Tout cela peut exister effectivement mais tout cela vous éloigne de la source, tout le drame est là. Vos conditions de vie ne sont pas la Vie et dès que vous êtes coupés de cette Vie, vous vous contentez d’exister. Et c’est un effroyable gâchis. C’est comme si vous vous intéressiez à l’Océan en vous préoccupant uniquement d’une des gouttes d’eau qui le composent. Vous ne connaîtrez alors jamais l’Océan et vous n’aurez qu’une vue parcellaire de la Vie. Ce qui manque à votre Monde, c’est la capacité à vous élever.»

     

    Cette semaine, Rémi et Léo, les deux frères, sont montés au Mont-Blanc, par les Trois Monts (Tacul/ Maudit/Mont-Blanc). Piolets, crampons et skis, puis descente par la Face Nord à travers le dédale des crevasses et des séracs.

    Des souvenirs pour une vie entière et pour nous, parents, ce bonheur d'avoir su transmettre cette amour des montagnes, le goût de l'effort, la volonté, l'engagement, la détermination, la conscentration, la connaissance de soi. Le désir de "s'élever", toujours plus haut, de s'explorer en usant des montagnes et de leur beauté. 

    Bien sûr que nous étions "tendus" et impatients d'avoir de leurs nouvelles. On sait ce qu'il en est là-haut et les risques encourus mais nos peurs, nous les avons gardées car sinon, il aurait été absurde lorsqu'ils étaient enfants de les avoir emmenés en altitude. Il aurait été tout aussi absurde de "charger" les garçons de nos inquiétudes. Nous les avons encouragés, connaissant parfaitement leur entraînement et l'exigence de leur préparation. Ils sont eux aussi intégralement végétariens, ils connaissent les bienfaits du jeûne, ils courent en montagne aussi souvent que possible. Une hygiène de vie intégrale, une hygiène spirituelle qui nous comble de bonheur. 

    Transmission des valeurs validée.

     

  • Nourriture émotionnelle et carence affective

    https://nospensees.fr/lalimentation-emotionnelle-la-nourriture-qui-comble-le-vide/

    L’alimentation émotionnelle, la nourriture qui « comble le vide »

    4, août 2016 dans Psychologie12848 Partagés

    Manger des sucreries après une rupture amoureuse, dévorer de la nourriture pendant des moments de tension, dépasser les quantités suffisantes pour notre corps, etc.

    Voilà ce qu’est l’alimentation émotionnelle, une habitude pour laquelle il n’y a pas meilleure définition que les exemples.

    Nous croyons qu’“être des personnes normales” équivaut à être en état d’alerte par rapport à la nourriture, que nous devons avoir peur du chocolat et de la crème, persuadés que si nous pouvions arriver à maîtriser “cette féroce faim intérieure”, nous parviendrions à l’harmonie.

    Nous oublions là que souvent, manger devient une métaphore de la façon dont nous vivons et de la manière dont nous gérons nos émotions.

    Pourtant, dans de nombreux cas d’ingestion compulsive, la nourriture fonctionne comme un rideau de fumée qui nous empêche de voir le vrai problème : la perte de contrôle émotionnel par le besoin de combler le vide relatif à d’autres domaines de notre vie.

    IMAGE 2

    La relation entre les carences affectives et la nourriture

    La nourriture peut devenir un substitut d’équilibre émotionnel.

    Combien de fois avons-nous payé nos frustrations en nous empiffrant ou en mangeant une glace ou un chocolat ?

    La compulsion qui nous guide au moment de manger est très souvent le désespoir au niveau émotionnel.

    Les régimes ne fonctionnent pas parce que la nourriture et le poids sont les symptômes, pas le problème.

    Disons que le fait de se concentrer sur le poids est une manière de ne pas prêter attention aux raisons pour lesquelles tant de personnes se jettent sur la nourriture quand elles ont faim.

    Ceci, naturellement, est renforcé par notre société, qui focalise son attention sur les kilos en trop et sur les calories consommées.

    On dirait que la perte de poids et l’obtention d’une belle silhouette provoqueraient chez nous la libération émotionnelle des événements douloureux qui nous tourmentent actuellement.

    Geneen Roth, auteure spécialisée, met l’accent sur le fait que la prise de poids est, en soi, un symptôme. Même si nous arrivons à la faire diminuer, nous continuerons à générer de grandes fluctuations.

    Je vous fais partager un passage qui illustre très bien cette question :

    Quelqu’un assista une fois à un de mes séminaires après avoir perdu trente-quatre kilos en faisant un régime. Cette femme s’est mise devant cent cinquante personnes et elle a dit d’une voix tremblante :

    — C’est comme si on m’avait dépouillée. On m’a volé le plus beau de mes rêves. Je croyais vraiment qu’en perdant du poids, ma vie changerait. Mais ce qui a changé en moi est seulement extérieur. L’intérieur est toujours le même. Ma mère est toujours décédée, et je suis toujours sûre que mon père me battait quand j’étais petite. Je suis toujours en colère et je me sens seule, et maintenant, je n’ai plus l’espoir de maigrir.

    IMAGE 3

    Le cercle vicieux de l’alimentation émotionnelle

    D’une certaine manière, la préoccupation de notre corps masque des préoccupations bien plus profondes, qui alimentent un cercle vicieux d’inquiétudes qui ne se résolvent pas et qui freinent notre capacité à grandir et à nous développer.

    Pour certains auteurs, le véritable problème de la prise de poids et de l’alimentation émotionnelle est que la nourriture devient un substitut de l’amour.

    Ainsi, comme l’affirme Geneen Roth : “Si nous cessons d’alimenter l’enfant maltraité qu’il y a à l’intérieur de l’adulte solitaire, nous pourrons nourrir l’amour et donner lieu à l’intimité.

    De cette manière, nous libérerons la douleur de la vie passée et nous nous installerons définitivement dans le présent.

    Il n’y a qu’en nous réservant un espace pour l’intimité et l’amour que nous apprendrons à apprécier la nourriture et que nous cesserons de nous en servir comme d’un substitut.”

    À certains moments, nous croyons que manger nous sauvera de nous-mêmes, de la haine que nous ressentons, de l’angoisse d’être qui nous sommes et de ce que cela provoque chez nous, et que nous ne souhaitons pas. C’est une espèce de pensée magique qui renforce un cercle vicieux qui nous tourmente.

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    Quand nous mangeons de manière déséquilibrée, nous ne prenons pas soin de nous et de notre présent.

    Mais comme nous le disons, nous soulager à travers la nourriture et prendre du poids est, très souvent, juste un symptôme qui se recrée dans un cercle vicieux.

    Alors, ce faisant, chaque fois que nous mangeons de manière compulsive, nous renforçons la croyance selon laquelle la seule façon d’avoir ce que nous voulons est de nous l’octroyer nous-mêmes grâce à la nutrition.

    IMAGE 5

    C’est pourquoi chaque fois que nous nous adonnons à une ingestion excessive à la suite d’un déséquilibre émotionnel, nous renforçons ce désespoir associé à notre problème, ce qui provoque une pagaille encore plus grande.

    C’est un cercle vicieux en tous points qui se nourrit lui-même du besoin de manger, tout en cachant ainsi le problème de fond.

    L’alimentation émotionnelle, surnutrition ou déséquilibre nutritionnel nous sert souvent d’appui imaginaire, c’est-à-dire que nous pouvons arriver à utiliser la nourriture pour maintenir debout les quatre murs de notre maison.

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    Prendre et perdre du poids ou être toujours au régime, c’est comme être constamment sur une montagne russe émotionnelle.

    Une personne qui se sert de la nourriture pour se protéger s’enivre sans cesse à travers le chaos, l’intensité émotionnelle et le dramatisme.

    Parce que comme nous l’avons dit, manger de façon compulsive reflète la mise en scène de la souffrance.

  • IMC et alimentation

    IMC : indice de masse corporelle

    Il y a un énorme problème de santé qui se profile avec une ampleur dont on n'imagine pas encore vraiment les conséquences et tout est lié à l'alimentation...

    Actuellement, j'ai un IMC de 18 et pour le milieu médical, je suis en "état de maigreur". Ce matin, je me suis pourtant avalé 80 km de vélo, à fond, avant d'aller travailler au potager, hier deux heures de tennis, avant-hier, 1800 m de dénivelée en montagne et je travaille tous les jours dans le potager ou je fends du bois ou je creuse ma cave à la pioche et à la pelle et sans ressentir le moindre effet négatif au regard de cet "état de maigreur"....

    Par contre, si j'observe les personnes que je croise dans la vie quotidienne et notamment les gens de mon âge, je constate un état de surpoids très fréquent, hommes et femmes mélangés. Même constat chez des individus plus jeunes, même constat chez des adolescents... Et de plus en plus chez de jeunes enfants.

    Et là, je n'ai pas l'impression que le milieu médical soit très enclin à tirer la sonnette d'alarme, en tout cas, pas avec la même application que lorsque l'IMC est soi-disant "trop bas"....Et pourtant, il existe de plus en plus d'études scientifiques, dans divers pays, qui pointent une menace réelle, à l'échelle d'une pandémie..." La maladie du foie gras" (NASH, acronyme anglo-saxon)  n'est pas une illusion. Et maintenant, viennent s'ajouter des risques de dégénérescence cérébrale, de démence, d'augmentation exponentielle de maladie liée au vieillissement, amplifiées par des pratiques alimentaires totalement toxiques..... On va où là ?.........

    Ce qui m'interpelle, c'est de voir que cet IMC a évolué dans les cinquante dernières années, une évolution qui suggérerait que l'IMC actuel est beaucoup plus "conciliant" et que des individus en surpoids il y a cinquante ans sont considérés aujourd'hui comme étant en bonne santé. Je n'aime guère ce que cela signifie : la consommation alimentaire est encouragée et la "norme" est relevée afin que les individus ne se sentent pas "hors cadre". Si cela n'avait pas d'incidence sur leur santé, il n'y aurait aucun problème mais ça n'est nullement le cas. 

    La maladie du "foie gras" contribue à l'apparition de cirrhose du foie et à long terme à la nécessité d'une greffe. L'animateur Pierre Ménès en est devenu le porte parole après avoir failli mourir.

     

    Pour quelles raisons, cet état de fait n'est pas plus fortement dénoncé, pour quelles raisons les alertes du milieu médical ne se font pas plus pressantes ? Qui freine de la sorte la prise de conscience des populations ? 

    Les lobbies agro-alimentaires ne le souhaitent pas. 

    Les laboratoires pharmaceutiques pas davantage.

    Il faut imaginer les sommes que tout cela représente.

     

    Il faut observer également les résistances de la population sur les régimes végétariens et les "traditions alimentaires carnées", les résistances sur la pratique du jeûne, pourtant connu depuis des siècles et sans que rien ne soit jamais venu en prouver la novicité, dès lors que c'est une méthode raisonnée, justifiée, encadrée, documentée.  

    Comment peut-on considérer que la nourriture censée promouvoir notre santé finisse par y porter atteinte ? 

    De la même façon, comment accepter le fait que l'alimentation humaine contribue avec une telle violence à la souffrance animale et à la dégradation de l'espace naturel ? 

    N'y a-t-il pas là une réflexion indispensable, vitale ?...

     

    "150 millions d'animaux tués par heure pour la consommation humaine." Je ne sais pas trop comment des gens parviennent à établir un tel constat mais en tout cas, ce qui est certain, au-delà des chiffres, c'est que l'humain produit sur la planète une quantité de souffrance inimaginable....


    LA-HAUT
    "Si, sur cette Terre ensanglantée, chaque être vivant qui meurt poussait un cri puissant à l’instant où il succombe, qu’il soit animal, végétal ou humain, ce monde ne serait qu’un atroce hurlement indéfiniment prolongé et nous mutilerions certainement nos oreilles, préférant être sourds."

     

     

     

     

    http://www.santemagazine.fr/actualite-avc-et-demence-des-nouveaux-risques-attribues-aux-boissons-sucrees-77779.html

     

    Les sodas classiques et light sont-ils mauvais pour le cerveau ? La question se pose après la publication de deux études menées par une même équipe de chercheurs américains qui mettent en garde contre ces deux types de boissons, et plus généralement contre l'excès de sucre.

    Qu'elles soient light ou classiques, les effets des boissons sucrées sur l'organisme font souvent l'objet d'études scientifiques pour connaître leur impact sur le long terme. Caries, surpoids, diabète... outre ces risques bien connus, des chercheurs de l'université de Boston évoquent un autre dommage, qui concerne cette fois le cerveau.

    Leur étude montre en effet que les personnes qui consomment fréquemment des boissons sucrées classiques (boissons gazeuses, sodas et jus de fruits) sont plus susceptibles de présenter une mémoire moins développée, un volume global du cerveau moins important et un hippocampe plus petit, une zone du cerveau importante pour l'apprentissage et la mémoire.

    Mais il n'est pas conseillé de se "rabattre" sur les sodas light car dans une autre étude, les chercheurs pointent des risques propres. Les adeptes de ces boissons seraient presque trois fois plus susceptibles de développer un accident vasculaire cérébral et une démence que celles qui n'en consomment pas. Les chercheurs sont prompts à souligner que ces résultats, qui apparaissent dans les journaux "Alzheimer & Dementia" et "Stroke", démontrent une corrélation mais pas de véritable lien de cause-à-effet.

    Plus de recherches sont nécessaires pour déterminer comment ces boissons endommagent le cerveau et si ces dommages peuvent être causés par une maladie vasculaire ou un diabète sous-jacent. "Ces études ne sont pas exhaustives, mais ce sont des données solides et une suggestion très forte, déclare Sudha Seshadri, professeur de neurologie à la Faculté de médecine de l'Université de Boston. Il semble qu'il n'y ait pas d'avantages à consommer des boissons sucrées, et la substitution du sucre par des édulcorants artificiels ne semble pas aider".

    Les boissons sucrées, principale source d'exposition

    Les chercheurs sont partis du constat que l'excès de sucre a longtemps été associé à des maladies cardiovasculaires et métaboliques, mais ses effets sur le cerveau humain sont peu documentés. Bien que le risque concerne le sucre en général, ils ont choisi de se concentrer sur l'impact des boissons sucrées, principale source d'exposition.

    Pour la première étude, les chercheurs ont examiné les données, y compris celles issues d'analyses d'imagerie par résonance magnétique (IRM) et de résultats de tests cognitifs, auprès d'environ 4 000 personnes inscrites dans des cohortes de santé. Ils se sont particulièrement intéressés aux personnes qui ont consommé plus de deux boissons sucrées par jour ou plus de trois sodas par semaine.

    Parmi celles-ci ils ont constaté de multiples signes de vieillissement accéléré du cerveau, y compris un volume général du cerveau plus faible, une mémoire épisodique plus pauvre et un hippocampe rétréci, soit des éléments qui constituent des facteurs de risque de survenue de la maladie d'Alzheimer à un stade précoce.

    Gare aux édulcorants artificiels

    Les chercheurs ont également constaté qu'une consommation élevée de sodas diététiques, au moins une par jour, était associée à un volume plus petit du cerveau. Dans la deuxième étude, les chercheurs ont utilisé les données de santé des mêmes personnes membres de ces cohortes, mais seulement des plus âgées et ont regardé spécifiquement si les participants avaient subi un AVC ou avaient été diagnostiqués avec une démence.

    Après avoir mesuré l'apport de boissons des bénévoles sur sept ans, les chercheurs les ont ensuite surveillé pendant 10 ans, cherchant des signes d'accident vasculaire cérébral chez 2 888 personnes de plus de 45 ans ou de démence chez 1 484 participants de plus de 60 ans. Leurs conclusions ont établi que les personnes qui ont bu au moins un soda diététique par jour étaient presque trois fois plus susceptibles de développer un AVC et une démence.

    Les chercheurs ne sont cependant pas parvenus à savoir quel rôle le diabète pouvait jouer dans la survenue de ces pathologies: ce dernier constitue un facteur de risque connu pour ces deux maladies. Mais les diabétiques ont davantage tendance à consommer des sodas light pour limiter leur consommation de sucre. Diverses hypothèses sont avancées sur la façon dont les édulcorants artificiels peuvent causer ces dommages, notamment le fait qu'ils auraient la capacité de modifier la composition de la flore intestinale, une partie de l'organisme directement liée au cerveau.


    http://www.conseil-economique-et-social.fr/steatose-hepatique-causes-symptomes-traitements/

    Stéatose hépatique – Causes, symptômes et traitements

     

     fred

     

     Appareil digestif

    La stéatose hépatique ou foie gras non alcoolique est la cause la plus fréquente des maladies chroniques du foie dans le monde occidental. C’est une maladie assez courante dans les pays développés, qui affecte surtout les hommes entre 40 et 60 ans. Il a une incidence de 15% à 35% selon les pays, qui a augmenté au cours des dernières décennies en raison de la présence accrue de diabète de type 2 et de l’obésité.

    Toutes les informations importantes sur la stéatose hépatique

    La stéatose hépatique est une maladie qui consiste en l’accumulation progressive de graisse dans les hépatocytes et qui empêche le corps d’accomplir correctement ses fonctions.

    Le diabète de type 2, l’obésité ou l’hypertension sont les facteurs qui facilitent le développement de foie gras ou de la stéatose hépatique.

    La stéatose hépatique ne montre aucun symptôme visible. Habituellement, elle est découverte fortuitement suite à une douleur sourde dans la région du foie, une fatigue et dans certains cas une augmentation de la taille du foie qui peut révéler son apparence.

    Qu’est-ce que le foie gras?

    Le foie est un viscère avec diverses fonctions, y compris la production de protéines, le stockage du glycogène et la sécrétion de la bile, qui sont nécessaires pour la digestion des corps gras. La cellule principale du foie est l’hépatocyte, une cellule capable de stocker à la fois du glucose et des lipides (graisses). Si ces excès de graisse s’accumulent, un moment peut arriver où les cellules n’accomplissent plus correctement leur fonction. Lorsque ce moment se produit, et que la cause de cette augmentation de lipides intracellulaires n’est pas l’alcool, il est dit que le patient a une stéatose hépatique ou un foie gras.

    Comment se produit la stéatose hépatique ?

    C’est une maladie qui se produit dans le foie en bonne santé et qui ne provient pas de la consommation excessive d’alcool. Il s’agit clairement d’un hépatotoxique. Progressivement, l’accumulation de la graisse dans les hépatocytes est due à une production excessive pendant son utilisation, ce qui provoque une augmentation de la sensibilité à des facteurs qui peuvent causer des dommages au foie et entrainer finalement une inflammation et une fibrose, empêchant le corps d’accomplir correctement leurs obligations.

    Les principaux facteurs qui prédisposent ou facilitent la stéatose hépatique sont :

    − L’obésité,

    − Le diabète de type 2 et la résistance à l’insuline,

    − La dyslipidémie,

    − L’hypertension,

    − Certains médicaments tels que l’amiodarone, les antirétroviraux, les corticoïdes, le diltiazem, le tamoxifène, etc.

    − Diverses maladies telles que l’apnée obstructive du sommeil (AOS), le syndrome des ovaires polykystiques, l’hypothyroïdie , la perte de poids importante, la résection intestinale, etc.

    Les symptômes de la stéatose hépatique

    La maladie du foie gras ne provoque généralement pas de signes évidents ou encombrants. La plupart du temps, sa découverte est fortuite lors d’une exécution d’un test d’imagerie abdominale (échographie ou tomodensitométrie -TAC-) pour d’autres raisons.

    Toutefois, dans certains cas, le patient peut avoir une douleur sourde au niveau abdominal, dans la région du foie, avec un peu plus de fatigue que d’habitude. Il peut aussi ressentir une hépatomégalie. Une augmentation de la taille du foie peut être perçue en palpant l’abdomen.

    La plupart des patients atteints de la stéatose hépatique sont stables et la maladie ne dégénère pas en hépatite. Mais dans les cas résiduels, on peut constater une insuffisance hépatique. La coexistence de l’obésité et du diabète de type 2 favorise la progression de la maladie. Il a été découvert que les patients souffrants de foie gras peuvent avoir des complications cardiovasculaires plus fréquentes.

    Le diagnostic de la stéatose hépatique

    La maladie est habituellement découverte fortuitement. Un examen de l’abdomen du patient peut être flou. Il se peut que le médecin remarque une augmentation de la taille du foie ou que le patient se plaigne d’une douleur à la palpation de la région du foie.

    Au cours de l’analyse de sang, on peut voir une élévation des enzymes hépatiques (ALT, AST et GGT), une diminution du cholestérol de haute densité (HDL) et une augmentation des triglycérides, avec des niveaux de glucose dans le sang.

    L’échographie abdominale est la meilleure technique d’imagerie, à cause de sa simplicité. Ce test invasif permet d’évaluer les résultats typiques de la stéatose hépatique. Le CT (scanner) et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) peuvent également être utiles pour diagnostiquer la stéatose hépatique. Cependant, le diagnostic définitif sera donné par une biopsie du foie. Mais, puisque cette maladie a généralement une évolution bénigne, le test présente des risques et ne devrait être effectué que si le patient montre des facteurs de risque sur la progression de la maladie, tels que l’âge avancé, l’obésité sévère, le diabète ou des modifications importantes des enzymes hépatiques. L’étude des tissus permet d’évaluer le degré de l’inflammation et la fibrose.

    Il est important d’établir le diagnostic en excluant avant tout les causes possibles de l’hépatite et le dysfonctionnement du foie comme :

    − La stéatose alcoolique,

    − L’utilisation de médicaments hépatotoxiques,

    − Les maladies du foie auto-immunes,

    − L’hémochromatose,

    − La maladie de Wilson.

    Le traitement de la stéatose hépatique

    La stéatose hépatique est une maladie essentiellement bénigne et son traitement est basé sur la détection de la maladie pour ralentir la progression des facteurs de risque et les corriger le plus tôt possible.

    Il est souhaitable que le patient qui est en surpoids ou obèse essaie de réduire son indice de masse corporelle (IMC) avec une alimentation saine et une pratique modérée d’exercice aérobique (course, vélo, aviron…).

    En cas de diabète ou de dyslipidémie, un contrôle métabolique adéquat et une utilisation de médicaments prescrits par un spécialiste, tels que les glitazones ou les antidiabètes biguanides et les statines hypolipidémiants, sont recommandés.

    Les précautions

    En dépit que la stéatose hépatique soit une maladie bénigne, il faut essayer de réduire la consommation de graisses et de sucres qui peut conduire à l’obésité et au diabète de type 2 et de faire une activité physique modérée.